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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-01-30, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 LA PRESSE COUP DE GUEULE MARC CASS IVI RENCONTRE PAULAHMARANI PAGE 4 LOUISE MARLEAU BRISER L\u2019IMAGE PAGE 16 ARTS CINÉI PRIDE AND PREJUDICE AND ZOMBIES LE ZOMBIE, MONSTRE CLASSIQUE PAGE 14 FABIENNE LA! TOURNER .\u2019 «MW LA PAGE En avril prochain, Fabienne Larouche mettra un point final à 30 vies, et clôturera 20 ans d\u2019écriture de quotidiennes à la télévision, entamés avec Virginie.Portrait d\u2019une grande dame du petit écran.UN DOSSIER DE LUC BOULANGER À LIRE EN PAGES 6 ET 7 PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE DONNEZ-VOUS.OU DONNEZ, POINT.Participez au 10e Triathlon d\u2019hiver de la Fondation CHU Sainte-Justine en faisant du patin, du ski de fond ou de la course.Ou participez en faisant un don, tout simplement.5 o Triathlon d'hiver\tFondation Cercle des jeunes leaders\tCHU Sainte-Justine Tous les détails surtriathlon-sainte-justine.org ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 Le mirage des Jutra HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR CHRISTAL /SÉVILLE Le message envoyé par le comité des Jutra, selon notre chroniqueur, est que les films populaires ne sont pas assez bons pour obtenir des mises en nomination.Sur la photo, Louis Morissette, dans une scène du film Le mirage.Sérieusement, bonne chance à Stéphane Bellavance et Pénélope McQuade, qui héritent de la mission quasi suicidaire de coanimer la prochaine soirée des Jutra, où la majorité des films en lice ont été boudés par les cinéphiles d'ici.On a beau prétendre que cette fête du cinéma offrira une vitrine « exceptionnelle » à cette fournée de films d'auteur, si personne ne se plante devant ladite vitrine télévisuelle pour admirer son contenu, à qui servira cet exercice ?En snobant à peu près tout ce qui a fonctionné au box-office, l'académie des Jutra ne s'est vraiment pas aidée et n'a pas non plus aidé son gala, qui risque de subir le même sort que celui des Masques.Ça frôle l'autosabotage.Même l'Académie des arts et des sciences du cinéma, une organisation plutôt conservatrice, a assoupli et élargi ses critères de sélection pour justement accueillir aux Oscars des films plus commerciaux (quelle horreur !) à la Mad Max ou The Martian aux côtés d'œuvres dites exigeantes comme The Revenant.Ne me dites pas qu'un tel exercice de compromis est impossible aux Jutra sans travestir l'esprit de la cérémonie ou diminuer la valeur des statuettes.C'est du marketing 101.Le message que le comité des Jutra envoie aux gens du public ressemble, grosso modo, à celui-ci: les films que vous avez aimés cette année, comme Paul à Québec ou Le mirage (loin d'être des navets, soit dit en passant), eh bien, ils ne sont pas bons.Pas assez, en tout cas, pour obtenir une poignée de mises en nomination.Vous le savez, aller au cinéma coûte de plus en plus cher.Je peux parfaitement comprendre que des cinéphiles, après une grosse semaine de boulot et d'obligations familiales, optent pour un Star Wars au détriment d'un Félix et Meira, par exemple.On n'a pas nécessairement le goût, par un beau vendredi soir de printemps, de ressortir d'une salle de cinéma avec des idées suicidaires en noir et blanc et en gros plan.Mais bon.Connecter avec l'audience ne semble pas être une qualité très estimée par la clique des Jutra.Pourtant, c'est le public qui finance tous ces films, bons comme mauvais, pointus comme populaires.Ne l'oublions pas.Le dévoilement de la liste des finalistes de la prochaine soirée des Jutra a encore creusé le fossé entre les créateurs de longs métrages et les Québécois qui les reçoivent ou les ignorent.C'est un gros problème, que de nombreux puristes refusent de voir.Par exemple, un des cinq candidats au Jutra du meilleur film, Les démons de Philippe Lesage, n'a été vu que par 1568 acheteurs de billets.Les êtres chers d'Anne Émond n'a accumulé que 7622 entrées.C'est dommage, mais uniquement en lisant les synopsis (drame familial, désespoir tranquille, catatonie), on se dit qu'on a déjà vu ce film québécois 86 fois dans les cinq dernières années.Et ça ne nous tente pas nécessairement d'avaler, de façon préventive, une poignée d'antidépresseurs avant de passer à la billetterie.Sommes-nous des incultes pour autant?Pas du tout.En télé, quand une émission se plante dans les cotes d'écoute, ses concepteurs cherchent à savoir pourquoi et s'ajustent.Le cinéma québécois, qui enchaîne les crises plus rapidement que Marie Lamontagne dans Unité 9, devrait se prêter à cet exercice de post-mortem plus régulièrement.Chers cinéastes et organismes qui les soutiennent financièrement, variez vos sujets d'étude, un peu.Changez parfois le gris de vos intrigues pour une couleur moins terne.Et sortez-nous de notre propre spleen avant de nous enliser dans celui de vos personnages.Me semble que ce n'est pas trop demander, non?Ce n'est pas impossible ni incompatible d'allier succès d'estime et recettes au guichet.Le Mommy de Xavier Dolan a brillamment accompli cet exploit l'an passé.Incendies, Les invasions barbares et C.R.A.Z.Y.aussi.11 y a aussi une guéguerre de clans aux Jutra.Comment expliquer alors que Ricardo Trogi, quand il est produit par Nicole Robert (1981,1987), plaît aux votants, mais qu'on l'excommunie quasiment du club des privilégiés quand ce même Ricardo Trogi s'associe à Louis Morissette pour Le mirage?C'est super plate, je le répète, pour Stéphane Bellavance et Pénélope McQuade.Car l'impression qui se dégage présentement, c'est que la gang des Jutra s'organise un beau party en prévision du 20 mars, un party que nous avons tous payé et auquel nous ne sommes malheureusement pas conviés.Connecter avec l\u2019audience ne semble pas être une qualité très estimée par la clique des Jutra.tu ÏV » CERCLE FORCES FEMMES Avec Sylvio Arriola Marc Béland Lise Castonguay Sophie Desmarais Éric Robidoux Paul Savoie Gabriel Szabo TNH.QC.CA À L\u2019AFFICHE! Il y a de la force et du charme dans cette production pleine de fraîcheur (.) \u2014\tFabien Deglise, Le Devoir Marc Béland (.) au sommet de son art (.) \u2014\tÉlise Lagacé, lahihleurhaine.com Sophie Desmarais fragile et hypnotisante.Éric Robidoux un monstre de sensualité.Extraordinaire mise en scène.\u2014 Katerine Verebely, Gravel le matin, ICI Radio-Canada Première (.) une mise en scène à couper le souffle (.) \u2014 Sophie Jama, quebec.huffingtonpost.ca Il faut y aller pour le plaisir intellectuel et pour le plaisir tout court.\u2014 Tristan Malavoy-Racine, lactualite.com ICI # artv à RaDio-canaDa Une collaboration ?» SNOLAVALIN ?(.) un théâtre d\u2019intelligence, de risque et de savoir-faire (.) \u2014 Philippe Couture, Voir Audacieux.Tremblement de terre au Théâtre du Nouveau Monde.Il s\u2019appelle Christian Lapointe.\u2014 Kaiyne Lefebvre, Samedi et rien d\u2019autre, ICI Radio-Canada Première %.Hi Déjà plus de 80 000 visiteurs - mbam.qc.ca Mécène de l\u2019exposition Une présentation de miOSLER Canada\tQuébec S S MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL Heffel AIR CANADA Une exposition produite par le Musée des beaux-arts de Montréal et mise en tournée à l'Art Gallery of Hamilton, à l'Art Gallery of Windsor et au Glenbow Museum de Calgary.Randolph S.Hewton, Carmencfta (détail), 1922 ou avant.Collection particulière.Photo Craig Boyko LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 ARTS 3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS La transparence ne règle pas tout NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE PHOTO BETH DIJBBER, FOURNIE PAR AMAZON DIGITAL La série américaine Transparent, diffusée sur ARTV, raconte les effets de la sortie de placard de Mort Pfefferman (Jeffrey Tambor) sur ses enfants, notamment sa fille Sarah (Amy Landecker).%// Longtemps discriminés, ostracisés et tournés en dérision, les transgenres connaissent en ce moment une vague de popularité médiatique sans précédent.On les invite sur les grands plateaux de télé, on leur consacre des dossiers et des documentaires et, depuis l'année dernière, ils ont maintenant leur série télé : Transparent, une série produite par Amazon et créée par Jill Soloway, une auteure télé qui s'est inspirée du coming ont de son propre père, Harry, un psychiatre de 75 ans, qui s'affiche maintenant sous le nom de Carrie.La première saison de 10 épisodes de Transparent a pris l'affiche jeudi chez nous sur ARTV et, après l'avoir visionnée, je comprends pourquoi elle a remporté un tel succès.Les prix que la série a remportés à la soirée des Emmy (meilleure réalisation et meilleur acteur pour Jeffrey Tambor) et plus récemment aux Golden Globes sont amplement mérités.Si vous êtes un abonné de la télé publique, vous avez sans doute vu mille fois la pub qui annonce la série.Par son montage et son choix d'extraits, elle promet une série presque rose et joyeuse, prêchant l'ouverture, la tolérance, l'inclusion et toutes les belles valeurs de notre époque enchantée.Tant mieux si cette pub appâte les téléspectateurs et permet à la série de faire le plein de cotes d'écoute.Mais dans les faits, Transparent est tout sauf une série joyeuse et rassurante.C'est, au contraire, une série qui nous met face à nos contradictions et torpille plusieurs de nos illusions.Transparent tourne autour de Mort Pfefferman, un universitaire juif à la retraite en Californie qui, à l'âge de 68 ans, décide de faire ce qu'il s'est refusé toute sa vie: s'habiller en femme et s'assumer comme trans à la face du monde, de son ex-femme et de ses trois grands enfants.Jusque-là, tout va bien.La vulnérabilité de Mort devenu Maura, sa peur de l'annoncer à ses enfants, sa peur de les décevoir et son bonheur de pouvoir enfin vivre libre et sans se « déguiser » en homme, tout cela est formidable.Même les premières réactions de ses grands enfants, d'abord stupéfaits et estomaqués, puis compréhensifs, sont rassurantes.Et puis tranquillement, à mesure que Maura déploie ses ailes, ses cheveux et ses jupes, la série nous entraîne dans l'intimité émotive et sexuelle complètement fitckée des trois grands enfants qui n'ont jamais réussi à trouver un équilibre personnel ni à savoir qui ils étaient vraiment.Entendons-nous : ce n'est pas la sortie du placard du père qui est responsable de la confusion, des tourments et des traumatismes des enfants.C'est le passé de mensonges, d'ambivalence mais aussi d'égoïsme que le père leur a fait vivre, volontairement ou pas.Bref, sous des dehors de grande tolérance, Jill Soloway, qui est à la fois l'auteure et la réalisatrice de la série, fait le procès de la génération des baby-boomers.Ce qu'elle nous dit entre les lignes, c'est que la révolution sociale entreprise par la génération de ses parents au nom de la liberté, des droits individuels et de l'épanouissement personnel a eu sur ses héritiers des effets souvent néfastes et débilitants et dont les séquelles se font encore sentir aujourd'hui.Tout le monde, il est beau et trans, très peu pour Jill Soloway.Dans un long portrait d'elle publié par le magazine New Yorker, on apprend que Jill Soloway a longtemps entretenu avec son père une relation conflictuelle fondée sur une «montagne de ressentiment» dont elle ignorait les tenants et aboutissants.Lorsque son père est enfin sorti du placard il y a cinq ans, subitement tout est devenu clair pour sa fille cadette.Transparent est née de cette épiphanie, mais aussi des essais et erreurs de Jill Soloway qui a écrit une demi-douzaine d'épisodes de la mythique série Six Feet Under, qui a collaboré avec Diablo Cody sur l'échec de United States of Tara et qui, après avoir été foutue à la porte de la production de Grey's Anatomy et refusée sur Glee, s'est retrouvée sans le sou et dans l'ombre de Lena Dunham (Girls) à qui elle était perpétuellement comparée, même si Soloway était là bien avant la reine des hipsters.Transparent est arrivée à point nommé et a, pour ainsi dire, sauvé sa carrière et sa vie.Je n'ai pas encore vu la deuxième saison de Transparent, qui a été mise en ligne en décembre au Canada en anglais sur Shomi.Mais selon ce que j'en ai lu, ça ne s'arrange pas vraiment pour les enfants de Mort/Maura.Au lieu de ramollir, la série continue, avec une belle insolence, de remettre en cause plusieurs valeurs de nos braves sociétés progressistes.C'est un parti pris audacieux pour une série qui, malgré tout, milite pour une meilleure acceptation sociale des transgenres.C'est d'autant précieux et utile qu'encore aujourd'hui, en 2016, dans une trentaine d'États américains, les propriétaires d'immeubles locatifs ont encore le droit de refuser de louer à un transgenre.11 serait grand temps que ces lois se trans.forment à leur tour.Sous des dehors de grande tolérance, Jill Soloway fait le procès de la génération des baby-boomers.SUSIE flRIOLI SPRING 11 FÉVRIER THÉÂTRE OUTREMONT 514 495-9944 30\tjanvier, Saint-Eustache Centre dArt la Petite Église (Salle Desjardins) 514 974-2787 31\tjanvier, Saint-Jean-sur-Richelieu Théâtre des Deux-Rives 450 358-3949,1 888 443-3949 19 février, Québec Palais Montcalm (Salle Raoul-Jobin) 41 8 641-6040 ou 1 877 641-6040 26\tfévrier, L'Assomption Théâtre Hector-Charland 450 589-9198 # 5 27\tfévrier, Longueuil Théâtre de la Ville - Salle Pratt 8c Whitney Canada 450 670-1616 3\tmars, Gatineau Maison de la culture de Gatineau (Salle Odyssée) 819 243-2525 4\tmars, Amos Théâtre des Eskers 819 732-9233 5\tmars, Rouyn-Noranda Théâtre du Cuivre 819 797-7133 6\tmars.Val d'Or Théâtre Télébec 819 824-3060 17 mars, Saint-Hyacinthe Centre des arts Juliette-Lassonde (Salle Desjardins) 450 778-3388 19 mars.Valleyfield Salle Albert-Dumouchel 450 373-5794,1 800 842-5794 24\tmars.Laval Maison des arts de Laval 450 667-2040,1 877 677-2040 25\tmars,Terrebonne Théâtre du Vieux Terrebonne (Salle Desjardins) 450 492-4777 ALBUM DISPONIBLE MAINTENANT - SUSIEARI0LI.COM SKCIU dsp DANS LE CADRE DE .V f 4P ?^ 1C AU 21 FÉVRIER IBERVILLE m JARRr r«: MONTRÉAL EN LUMIÈRE.'ïtb' ] JARR^^g Q TONUX/TC: U» Québec 5 5 Montréal @ Canada 17* édition A A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 ARTS PAULAHMARANI La moitié gauche « Dans la vie, je surjoue», admet Paul Ahmarani, tête d\u2019affiche du Joueur de Dostoïevski au Prospero, dans une mise en scène et une adaptation de Gregory H lady.Cet artiste engagé, aussi progressiste que son personnage de La moitié gauche du frigo de Philippe Falardeau, en a long à dire sur les compressions de 120 millions annoncées par le gouvernement libéral dans les CPE.MARC CASSIVI / \\ COUP DE GUEULE Tu voulais qu\u2019on parle d\u2019austérité.C\u2019est quelque chose qui nous touche tous ! Et en particulier des coupes dans les CPE et les centres de désintoxication.C\u2019est une question de principe.On attaque pour quelques millions les plus poqués de notre société.On attaque aussi les CPE alors que les enfants sont la base de notre société.On essaie de faire des économies de bouts de chandelle sur le dos des plus démunis.C\u2019est malheureusement un choix idéologique et un choix de classe sociale, pas seulement ici mais partout dans le monde.Les super-riches et les puissants de ce monde ont une conscience de classe très forte.Ils savent qui ils sont, ils se connaissent et ils s\u2019entraident.Chose que, malheureusement, les classes moyennes et populaires ne font plus depuis les années 80.On a vraiment réussi, de façon brillante, à monter la classe moyenne contre la classe populaire.Pour faire en sorte que les gens se désolidarisent les uns des autres.On dit qu\u2019on est dans le trou, mais on emprunte pour sauver Bombardier.C\u2019est 1700 emplois, des gens qui ont des enfants aussi, on se comprend.Sauf qu\u2019en contrepartie, on met en danger de 2500 à 5000 femmes, pour la majorité, qui travaillent dans des CPE.Non seulement on fragilise les enfants, mais aussi ces femmes-là qui sont dans le milieu du travail.Alors qu\u2019on se dit une société progressiste, ouverte et moderne.Des femmes qui, comme les profs dans les écoles, sont prêtes à faire bien des sacrifices pour le bien-être des enfants.Leurs moyens de pression se font le moins possible au détriment des enfants, et à leur corps défendant.Ils ne le font pas de gaieté de cœur.Ce sont des gens passionnés qui subliment leurs propres besoins.C\u2019est d\u2019un cynisme absolu de les traiter comme ça.Je ne fais pas beaucoup d\u2019argent, mais j\u2019ai grandi en banlieue, je suis allé à Brébeuf.Mes parents se sont saignés aux quatre veines pour que j\u2019aie une bonne éducation.J\u2019ai été couvé de la réalité sociale.C\u2019est le cas de bien des politiciens.En 2005, quand j\u2019ai été mis face au fait qu\u2019il fallait que j\u2019aille en cure de désintox puis en thérapie, j\u2019ai choisi des centres qui n\u2019étaient pas luxueux.J\u2019aurais pu me le payer, mais je ne voulais pas.Je voulais quelque chose de Spartiate: une chambre en béton.Il y avait une part de masochisme là-dedans.Tu voulais en baver ?Oui.Pourtant, ça été trois des plus beaux mois de ma vie.J\u2019avais l\u2019impression de revivre.LAISSEZ-VOUS SÉDUIRE PAR LA MUSIQUE LA SYMPHONIE FANTASTIQUE dirigée par Jacques Lacombe ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL Présenté par /'\"N Hydro VX^ Québec Inspiré d\u2019une vive passion amoureuse, Berlioz exploite toute la richesse sonore de l\u2019orchestre, comme un peintre les couleurs de sa palette.VIVEZ LA ROMANCE ET LA PASSION À LA MAISON SYMPHONIQUE 10 FEVRIER I 20 H 13 FEVRIER I 20 H Plus de détails sur le programme complet à OSM.CA 514 842-9951 | demon™!alHONIQUE En vente aussi à\tplacedesarts.com PARTENAIRE DE SAISON PARTENAIRES PUBLICS BMO Montréal® Le lauréat du Concours OSM Manuvie 2015, Scott Maclsaac, fera ses débuts aux côtés de l\u2019Orchestre.Les grands samedis OSM AIR CANADA ® f f Ce concert est présenté par CH Manuvie 14 FEVRIER I 14 H 30 1V \u2018H * 'V \"\"ST .É ' i.¦ -Vît.' .PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE L\u2019acteur Paul Ahmarani en a contre les plus récentes coupes du gouvernement Couillard dans les CPE et les centres de désintoxication.J\u2019ai composé un album là-bas.Tout ça pour dire qu\u2019en arrivant là, j\u2019ai vu les poqués.J\u2019ai vu les danseuses et les prostituées.J\u2019ai vu des gars qui avaient dealé de la dope.Et ce qui est drôle, c\u2019est que c\u2019est du monde comme toi et moi.Il suffit de laver la vaisselle et faire les corvées de toilettes avec eux pendant trois mois pour se rendre compte qu\u2019on est tous pareils.Sauf qu\u2019eux, pour la plupart, ont vécu dans la marde.Alors quand je vois un gouvernement qui volontairement, de façon absolument cynique, prend des décisions qui effritent le tissu social en s\u2019attaquant aux CPE ou aux centres de désintox, ça m\u2019écœure.Le problème, c\u2019est aussi que la société ne s\u2019insurge pas tellement contre ce genre de décisions, non?On ne réagit que lorsqu\u2019on voit des gars pleurer parce que leur centre de désintox est fermé et qu\u2019ils n\u2019ont plus d\u2019endroit où aller.C\u2019est drôle.On était dans la rue en 2012.Et là, il y aurait 1000 fois plus de raisons d\u2019y être et on n\u2019y est pas.Les libéraux savent qu\u2019ils sont indélogeables pour l\u2019instant, notamment parce que le PQ a pris de très mauvaises décisions depuis quelques années.Pour ce qui est des coupes, notamment à l\u2019aide sociale, le PQ n\u2019a pas fait mieux.C\u2019est vrai.Mais l\u2019austérité détruit la démocratie.Parce qu elle remet le pouvoir décisionnel entre les mains de dirigeants d\u2019institutions financières qui n\u2019ont pas été élus.Le pouvoir de l\u2019Etat baisse radicalement depuis les années 80 et 1ère Reagan-Thatcher.On sous-finance nos institutions.Ceci est officiellement une discussion de la « gogauche » du Plateau Mont-Royal ! Tu ne crains pas d\u2019être traité de pelleteux de nuages, tout sauf pragmatique, qui vit en marge de la société?Appliquer des mesures d\u2019austérité dans un contexte de récession, même les économistes du Fonds monétaire international disent que ça n\u2019a pas d\u2019allure! Je m\u2019excuse, mais ce ne sont pas exactement des trotskystes! Le gouvernement Couillard, c\u2019est un peu l\u2019équivalent du gouvernement Harper au fédéral.Pour toi, c\u2019est une version qui passe mieux d\u2019un gouvernement conservateur qui n\u2019a de libéral que le nom?Exactement! Ils ne sont pas à cheval sur les affaires de créationnisme et d\u2019avortement, ils n\u2019ont pas une haine viscérale de Radio-Canada comme Harper, mais, économiquement, ça se ressemble.On va te répondre que tu es un artiste subventionné, un gâté pourri.Tout le monde est subventionné ! Tu ne vas pas me dire que Bombardier n\u2019est pas subventionné! Le problème, c\u2019est qu\u2019on opère un détournement du bien commun au profit d\u2019une élite.Nos dirigeants sont des Robins des bois à l\u2019envers : ils volent aux pauvres pour donner aux riches.Tu espères quoi quand tu décides de prendre la parole contre l\u2019austérité?J\u2019aimerais que les gens sortent le 7 février et aillent à la manif pour les CPE.Je trouve que c\u2019est important.Il faudrait qu\u2019il y ait 100 000 personnes.Si on n\u2019a pas de respect pour nos profs et nos éducateurs, pour qui on va en avoir?Nos politiciens s\u2019en foutent que les écoles tombent en ruine et qu\u2019il y ait des bouts d\u2019isolant qui tombent sur la tête des enfants.Ils envoient pour la plupart leurs enfants au privé.Le pire ministre de l\u2019Education de l\u2019histoire est parti avec une prime de départ, sans scrupules.On construit une société inégalitaire.Chomsky disait: « Austerity is a fancy word for class war.» C\u2019est vraiment ça.Ne soyons pas dupes.?'ORCHESTRE i MÉTROPOLITAIN ÀMRÏ1RDE Québec! 3 Desjardins Shéhérazade Ligeti Ravel Rimski-Korsakov vendredi Conseil des arts de Montréal en tournée \u2022\tLaSalle: 3 fev.\u2022\tSaint-Laurent: 4fév \u2022\tMercier-Hochelaga Maisonneuve: 6 fév.février Michele\tMaison symphonique Losier\tde Montréal Mezzo-soprano IQhSQ Julian Kuerti Chef orchestremetropolitam.com placedesarts.con Montréal© René Angélil 1942-2016 Nous remercions du fond du coeur tous les gens qui ont manifesté leur amour pour René au cours de ces moments éprouvants.Vos témoignages et votre support nous ont aidés, plus que vous ne pouvez l\u2019imaginer, à franchir cette étape et à lui faire nos adieux.Merci également au Gouvernement du Québec pour la tenue de funérailles nationales ainsi qu\u2019aux nombreuses personnes et organisations qui se sont mobilisées pour lui rendre un dernier hommage à la hauteur de l\u2019homme qu\u2019il était.Céline René-Charles, Nelson et Eddy, Patrick, Jean-Pierre et Anne-Marie \u2022 WJ 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS TÉLÉVISION FABIENNE LAROUCHE A GRANDE DAME DU PETIT ÉCRAN A PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Depuis Scoop, Fabienne Larouche est une figure incontournable de notre paysage télévisuel.Portrait d\u2019une femme travaillante, intègre, passionnée.Et d\u2019un personnage qui fait tout, sauf l\u2019unanimité.LUC BOULANGER D LA DAME DE CŒUR On nous avait prévenu : Fabienne va vous séduire.Elle est charmante, charismatique et très habile.Dans le milieu, Fabienne est aussi respectée que controversée.Toutefois, ses admirateurs et ses détracteurs font le même constat: Fabienne est hypersensible.Ambitieuse, tenace et résiliente, certes.Mais aussi timide, fragile et timorée.Installée à la table de sa salle à manger, avec vue sur les pentes enneigées du mont Saint-Sauveur, où habitent Fabienne Larouche et son mari, Michel Trudeau, l'auteure de Trauma répond aux questions de La Presse; même celles qui lui semblent de peu d'intérêt.Comme à propos du sketch du Bye bye 2015.Comment a-t-elle réagi à son imitation par Louis Morissette?«Je l'ai regardé le lendemain pour voir ce dont j'avais l'air.C'est \" fille \", je sais, mais je ne l'ai pas écouté.\u2014 Vous ne l'avez pas écouté ?\u2014 J'ai regardé le sketch sans le son.\u2014 Ça vous dérange, tout ce qui se dit sur vous?\u2014 Si c'est fait avec méchanceté, oui, ça me blesse.Parfois, je lis des choses dans le journal et je dis: \"Ce n'est pas moi, ça!\" Luc, je croyais que La Presse allait faire un portrait le fnn pour mes 20 ans de quotidiennes.Finalement, est-ce que ça va être positif, votre article?» Franchement Fabienne Du positif, il y en a beaucoup chez Fabienne.Sa générosité, son ouverture d'esprit, sa franchise, son grand cœur, son sens de la fête et de la famille.« Fabienne est incandescente, c'est le feu et la braise.11 n'y a rien de plate avec elle », dit Louis-Philippe Rochon, qui l'a connue à la fin des années 90.11 était producteur délégué chez Aetios, la boîte de Fabienne et de Michel Trudeau, entre autres pour Music-Hall et Fortier.Dans un portrait de Fabienne Larouche pour la série documentaire Virages, l'animatrice Marie-Claude Barrette avance que si la productrice dérange tant, c'est parce qu'elle est une femme.Une femme franche et directe, qui a du succès, dans un milieu pétri de jalousie, voire de misogynie.«11 y a tout de même beaucoup de femmes qui ont du pouvoir chez les producteurs et les diffuseurs », nuance Luc Dionne, auteur de la série Bine Moon, produite par Aetios.« Par contre, l'été dernier, il y a eu de la misogynie dans les attaques vicieuses qui la ciblaient» à propos de problèmes de travail sur les plateaux de Ruptures et de Blue Moon, croit M.Dionne.« Fabienne est une femme de cœur qui prend son travail à cœur.Si elle croit à un projet, elle le défend bec et ongles.» \u2014 Guylaine Tremblay La comédienne Guylaine Tremblay a rencontré Fabienne Larouche pour la première fois quand cette dernière lui a proposé un premier rôle dans Unité 9, en 2011.«J'ai été frappée par la Bombe! s'exclame l'interprète de Marie LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 ARTS 7 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS TÉLÉVISION Lamontagne.Fabienne était persuadée qu'Unité 9 allait avoir un impact aussi fort que Lance et compte, avec des cotes d'écoute frôlant les deux millions.Parce que l'histoire fait pénétrer les téléspectateurs dans des lieux qu'ils ne connaissent pas: un vestiaire de joueurs de hockey, une prison pour femmes.» « On fait le même métier, dit Luc Dionne, et c'est rare que je voie un auteur se remettre autant en question.Fabienne regarde tout ce qui se fait ailleurs.Elle a contribué à l'évolution de l'industrie de la télévision au Québec.Elle a sorti le téléroman de la cave de Radio-Canada pour l'amener à l'extérieur avec 30 vies.» g B _A DAME DE FER À la fin de l'été, beaucoup de commentaires ont circulé dans les journaux et les médias sociaux à propos des conditions de travail « aberrantes » et de la présence « terrorisante » de Fabienne Larouche sur les plateaux d'Ae-tios.Budgets insensés, rythme de tournage effréné, équipe épuisée de travailler sans répit.La liste des doléances est longue.Mythe ou réalité ?« C'est faux! Je déteste les heures supplémentaires, dit la patronne.Sur 30 vies, l'équipe tourne 10 heures par jour, du lundi au vendredi, incluant 90 minutes pour manger.Le week-end, tout le monde a congé.Si tu n'es pas heureux, viens m'en parler et je vais essayer de régler le problème.Mais ne me demande pas une augmentation de salaire au milieu d'un contrat.» «Je vais rarement sur les plateaux, ça m\u2019ennuie.Je préfère la postproduction, le montage, la promotion, etc.Et j\u2019ai 160 pages de textes à livrer chaque semaine.» \u2014 Fabienne Larouche Jean-Claude Lord, l'un des réalisateurs de 30 vies, confirme cette affirmation : « Fabienne n'a pas le temps de se mêler des tournages.» De plus, le réalisateur, qui a 40 ans d'expérience en cinéma et en télévision, estime que si ça va mal sur un plateau, c'est le problème du réalisateur.« C'est lui, le chef d'orchestre », tranche Lord.Pourtant, sous le couvert de l'anonymat, deux artisans de la télévision ayant travaillé pour Aetios estiment que la productrice implante des impératifs de production à rabais, une manière de faire toujours plus avec moins.Ce qui est inquiétant pour l'avenir de l'industrie.L'un d'entre eux a cessé de travailler pour Fabienne Larouche, car, selon lui, elle refusait de lui donner le cachet minimum fixé par son association pour ses services.« C'est une négociatrice impitoyable », juge ce professionnel.« La création, c'est brutal.11 faut être résilient », justifie Fabienne Larouche.Elle nie avoir une liste noire.«Par contre, j'aime m'entourer de gens qui sont positifs.J'ai de la misère avec les \"chia-leux\".Ce n'est pas tout le monde qui est fait pour travailler sur une quotidienne.Tu embarques ou pas.» Une course à relais « Un acteur doit travailler fort pour être à la hauteur de sa confiance », explique Karine Vanasse, qui avait 20 ans lorsqu'elle a collaboré à la série Un homme mort.« Fabienne admire le talent et le travail par-dessus tout.» Grand ami de l'auteure, le sprinter Bruny Surin recourt à une métaphore olympique pour résumer Fabienne, la battante.« Si je me prépare et je m'entraîne comme un fou pour une course à relais, je m'attends à ce que les trois autres coureurs en fassent autant.Fabienne fait énormément de sacrifices pour créer ses séries.Et ça n'avance pas tout seul, un paquebot.» L'auteure de 30 vies pense que la télé québécoise est branchée sur un respirateur artificiel.Plusieurs fois, en deux heures d'entrevue, elle répète qu'il faut être les meilleurs, qu'on doit faire ses preuves, que la concurrence est féroce : « On se bat contre Netflix, Showtime, HBO, dit-elle.Le milieu de la télévision québécoise doit réfléchir aux façons de mieux faire les choses.Le temps est à l'organisation, pas à la revendication.» iljllliïlilisi h ^ _____ % PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Luc Dionne, scénariste de Blue Moon, Karine Vanasse, actrice principale, Yves-Christian Fournier, réalisateur, et Fabienne Larouche, productrice.B LA FEMME DE POUVOIR Fabienne Larouche a le droit de vie ou de mort sur ses personnages.Comme elle en invente des centaines depuis 20 ans, c'est une mine d'or pour les membres de l'Union des artistes.Elle peut lancer une carrière et mettre un acteur sur la map.Curieusement, les interprètes ont plus de facilité à apprendre ses textes qu'à parler de l'auteure.La Presse a pris contact avec une vingtaine d'actrices et d'acteurs connus ayant défendu un rôle créé par l'auteure.Seulement quatre ont accepté nos demandes d'entrevue, dont l'actuelle vedette de 30 vies, Julie Perreault.« Ils ont peur de toi », lance à la blague Michel Trudeau, quand Fabienne lui fait part de son étonnement.Karine Vanasse comprend que des collègues craignent de parler aux médias.«Fabienne peut être très dure si elle a l'impression que tu la trahis, que tu lui joues dans le dos.Par contre, tu gagnes automatiquement son respect si tu es honnête », confie la vedette de la série Blue Moon, diffusée depuis lundi sur le Club Illico.« Elle est extrêmement exigeante, envers elle et envers les autres.Mais elle va toujours aller au bâton pour défendre un projet qu elle aime.Sans Fabienne, Les Bougon n\u2019aurait jamais existé.>: \u2014 François Avard Ma meilleure ennemie En 1996, Marie-Joanne Boucher (qui jouait Claudie dans le téléroman Virginie) a poursuivi Fabienne Larouche pour non-respect de contrat, après que l'auteure eut fait disparaître son personnage.L'actrice avait accepté de jouer dans un théâtre d'été, sans prévenir la production.Cela la mettait en conflit avec les horaires de tournage de la quotidienne.Mme Boucher a perdu son procès.Aujourd'hui, les deux femmes ont enterré la hache de guerre.Avant de jouer dans les ultimes épisodes de Virginie, en 2010, la comédienne est allée chez Fabienne.« On a parlé durant près de trois heures.On s'est expliquées avec franchise et respect, raconte la comédienne.Pour moi, la page est tournée.Je suis certaine qu'on va retravailler ensemble un jour.» « Fabienne est un bulldozer déguisé en Ferrari.C'est un peu la marraine de la télé », blague François Avard, coauteur des Bougon, une série produite par Aetios en 2004 et qui fera en 2017 l'objet d'un film produit par le couple Trudeau-Larouche.Que sont les morons devenus?En 1999, Fabienne Larouche a déclenché une controverse surnommée la « crise des morons », terme que l'auteure utilisait pour qualifier certains producteurs et « leur utilisation douteuse des fonds publics dans le secteur de la télévision».Elle plaidait pour qu'on revoie le système de subventions afin que « l'argent soit à l'écran».Dix-sept ans plus tard, « peu de choses ont changé », déplore la productrice.?DAME PLUME Fabienne Larouche est née au Lac-Saint-Jean le 26 octobre 1958 (« la même journée qu'Hillary Clinton», souligne-t-elle avec fierté).Un frère aîné, des parents ouverts et curieux (sa mère était enseignante, comme sa tante et sa grand-mère).Quand elle a 6 ans, la famille déménage.Fabienne passe son enfance dans la couronne nord de Montréal.Pour chasser son spleen, l'été de ses 15 ans, elle lit et relit «en boucle» le roman de Françoise Sagan Bonjour tristesse.L'adolescente se reconnaît dans la mélancolie de l'héroïne, Cécile, une Parisienne de 17 ans.«J'ai longtemps combattu l'ennui et la mélancolie, se rappelle Fabienne.J'ai un souvenir de jeunesse, assise sur une chaîne de trottoir à Boisbriand avec mes quatre bonnes amies - que je vois encore ! - en leur disant : \" Oh boy ! On a juste 16 ans, les filles.Ça va être long.la vie.\" » Fabienne lit aussi des magazines à potins que sa mère achète - Paris Match, Point de vue.Elle se projette dans les vies des Caroline de Monaco, Caroline Kennedy, Brigitte Bardot.Et découvre le pouvoir de l'invention.Seule dans sa chambre, elle parle à ses amis imaginaires.À l'époque, Fabienne regarde le téléroman Quelle famille !.La jeune fille découvre alors celle qui deviendra sa mentore.Une femme qui lui fait réaliser à quel point la télévision touche les gens, et que la fiction est un baume sur la mélancolie.« Janette Bertrand a déniaisé le Québec, dit Fabienne.Elle a fait œuvre de pédagogie.C'est toujours mon idole.» Juste retour des choses: en 2012, Fabienne reçoit des mains de Janette le prix de la Fondation Émergence pour la lutte contre l'homophobie et pour «sa contribution afin de démythifier l'homosexualité à heure de grande écoute ».« Ma mère se demandait à qui je pouvais bien parler.Dans ma tête, je me sentais toute-puissante.Lorsqu\u2019on peut s\u2019inventer des histoires, on n\u2019est plus jamais seul.» \u2014 Fabienne Larouche « Je ne suis pas meilleure qu'une autre, mais, après 20 ans d'écriture, je suis devenue une meilleure personne, dit-elle.Par exemple, j'ai de la misère avec le voile.À mes yeux, c'est un symbole de domination masculine.Or, j'ai créé pour 30 vies le rôle d'une élève musulmane voilée: Warda.Et maintenant, quand j'écris des scènes avec Warda, je ne vois plus du tout son voile.» Trouver son rythme Fabienne Larouche a mis du temps avant de devenir auteure.Après un baccalauréat en histoire à l'Université de Montréal, elle sera enseignante au secondaire.Puis, à 26 ans, elle collabore aux pages éditoriales de La Presse, à l'occasion de l'Année internationale de la jeunesse, en 1985.C'est dans la salle de rédaction qu'elle rencontre le chroniqueur sportif Réjean Tremblay, avec qui elle cosignera Scoop, Urgence, Miséricorde, entre autres.« À l'époque, ça lui prenait 12 heures pour écrire un éditorial de 60 lignes, se souvient Réjean Tremblay.Aujourd'hui, ça lui prend 12 heures pour écrire un épisode de 60 pages.Je pense que je lui ai appris à moins douter, à plonger.Ênsuite, Fabienne a trouvé son souffle, son rythme, son style.Et je considère que Fortier est une œuvre majeure de la télévision d'ici.» Une machine Pour pondre plus de 96 000 pages en 20 ans (40 feuillets multipliés par 2400 épisodes), il faut se lever de bonne heure.« Fabienne a une discipline militaire et une énorme capacité de travail, explique Luc Dionne.Et elle tient le cap depuis deux décennies.C'est admirable ! » Alors, Fabienne, pourquoi cesser d'écrire?«Un jour, ça suffit.J'ai 57 ans et je veux me servir de mon expertise pour accompagner et aider d'autres auteurs, du début à la fin d'un projet.Aux États-Unis, on appelle ça un show runner.» Qui sait, d'ici à ce que Fabienne ait écrit la dernière page de 30 vies, en avril prochain, elle peut encore changer d'idée.B L\u2019EXISTENTIALISTE Selon Michel Trudeau, au-delà de la femme hyperactive, Fabienne est une « contemplative » qui, comme Jean de La Bruyère, auteur du XVIIe siècle, croit que la vie se résume à peu de choses: «On ne se sent pas naître; on est angoissé par la mort; et on oublie de vivre.» De son propre aveu, Fabienne Larouche a peur de tout : « J'ai peur de la maladie, des fruits de mer, de prendre l'avion, de la foule, du vent.J'ai même peur des avalanches au mont Saint-Sauveur quand je fais du ski ! » En entrevue, comme dans la vie, Fabienne Larouche n'a pas de filtre.Elle dit tout ce qu'elle pense, à la seconde où elle le pense.Même devant des enfants.Invitée récemment à l'émission jeunesse Dis-moi tout, à Télé-Québec, l'auteure de Trauma a raconté une anecdote savoureuse pour illustrer ses nombreuses phobies.À l'occasion du visionnement officiel de la série américaine Pan Am, avec Karine Vanasse, Fabienne est restée coincée durant cinq minutes dans un ascenseur surchargé d'un hôtel de Manhattan.«Je paniquais.Je manquais d'air.Je croyais que j'allais mourir.Karine me tenait la main.Mais les gens jasaient autour de nous, comme si de rien n'était.Et j'ai crié : Please stop talking ! » «Au moins, vous seriez morte à New York », lui a rétorqué une sage fille de 10 ans dans l'auditoire.Même devant une centaine d'enfants du primaire, Fabienne Larouche demeure la petite fille vulnérable de Boisbriand, plus à l'aise avec la fiction qu'avec la réalité. 8 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS LECTURE GARTH RISK HALLBERG / City on Fire New York punk et choral PHOTO FOURNIE PAR PLON L\u2019auteur Garth Risk Hallberg a vu son premier roman acheté pour la somme de 2 millions, et ce, avant même qu\u2019il soit publié ! mi City on Fire est un premier roman de 960 pages que son auteur a mis six ans à écrire, et qui a été acheté par son éditeur pour 2 millions.Garth Risk Hallberg nous a raconté le parcours qui l\u2019a mené jusqu\u2019à la publication de ce livre phénomène, roman choral qui se déroule dans le New York mythique des années 70 et qui arrive dans sa traduction française quelques mois après sa sortie en anglais.SONIA SARFATI L'année dernière, il y a eu Les luminaires d'Eleanor Catton avec ses 994 pages.Celle d'avant, Le chardonneret de Donna Tartt et ses 794 pages.Et voici que 2016 s'ouvre (littérairement) avec les 960 pages de City on Fire de Garth Risk Hallberg.L'auteur, âgé de 37 ans, signe ici un premier roman pour lequel la maison d'édition Albert A.Knopf a payé la non modique somme de 2 millions.Divisé en 7 livres, City on Fire se déroule à New York, principalement du 31 décembre 1976 au black-out du 13 juillet 1977.Des retours en arrière remontant jusqu'en 1959 permettent, ici et là, d'éclairer le passé des personnages.Eux sont une bonne douzaine à vivre dans le luxe ou à tirer le diable par la queue dans une Grosse Pomme en quasi-faillite, violente, décrépie.Mythique.On y suit un aspirant écrivain noir et gai, et son amoureux, qui a quitté le (riche) cocon familial, a fondé un groupe punk et, accro aux drogues, s'adonne aujourd'hui à la peinture; les Hamilton-Sweeney, qui ont réussi dans le monde de la finance - il y a le père, sa deuxième épouse et le frère de cette dernière, sa fille, etc.un adolescent amateur de musique punk et sa copine, fille d'un maître des feux d'artifice qui illuminent le ciel de la métropole lors des grands événements; et puis, un journaliste et un policier.Car le fil reliant ces destins disparates et les amenant à se croiser est un crime : le soir du réveillon, une adolescente est abattue dans Central Park.Et ce n'est là que la surface de ce bouquin à la fois complexe et haletant.Où New York est un décor/personnage et où les humains/personnages sont à ce point bien cernés et vivants que l'intrigue se fait secondaire.Ces gens, ces lieux, deviennent rapidement nos gens, nos lieux.Dans un entretien téléphonique accordé à La Presse alors qu'il était en promotion à Paris, Garth Risk Hallberg nous a servi de guide dans sa vie et sur la route qui a mené à la création de City of Fire.1978 Naissance près de Baton Rouge, en Louisiane.La famille s\u2019installe plus tard en Caroline-du-Nord.Années 90 Avide lecteur qui grandit dans une petite ville, il développe une passion pour New York, qu\u2019il visite régulièrement avec des amis.« Mais au départ, pour moi, c\u2019était l\u2019endroit un peu magique d\u2019où venaient les livres et où se déroulaient des romans que j\u2019aimais - Stuart Little ou Harriet la petite espionne.» 2005 Dans l\u2019autocar qui le conduit à New York, il observe la ligne d\u2019horizon de la ville - altérée depuis les événements du 11 septembre 2001.«Seen the lights go out on Broadway», chante Billy Joel dans ses oreilles.Et là, le flash.« Les questions se posant dans la foulée des attentats au sujet de la communauté, de la sécurité, de la liberté, de la vie, de la mort étaient les mêmes que celles que l\u2019on se posait en 1977, alors que la ville \u201cbrûlait\u201d au propre comme au figuré.Bref, les années 2001-2002-2003 m\u2019ont semblé comme un miroir des années de 1975-1976-1977.» Il savait dès lors où et quand se déroulerait son roman.Un lieu et un temps qui l\u2019ont choisi.Pas l\u2019inverse.Mais le flash allait plus loin que cela.«Le livre dans son ensemble, avec son intrigue, des scènes, ses personnages, son ton, sa vastitude.tout ça m\u2019est apparu.» Sauf que: «Je n\u2019avais que 24 ans! J\u2019ai eu peur.Je n\u2019étais pas \u201céquipé\u201d pour ce projet qui allait se déployer, je le sentais, sur un très grand canevas.» Comme lecteur, il a en effet été formé par ces romans-fleuves que sont La maison d\u2019Apre-Vent de Dickens, Les frères Karamazov de Dostoïevski ou encore Les aventures dAugie March de Saul Bellow.Cela allait déteindre sur l\u2019écrivain en lui.«Mais je n\u2019étais pas Dickens!» Bref, intimidé par l\u2019ampleur que prendrait ce récit, «j\u2019ai écrit une page et j\u2019ai mis tout ça dans un tiroir».2004 Il emménage (enfin I) à New York avec celle qui est aujourd\u2019hui sa femme et avec qui il a deux enfants.2007 Garth Risk Hallberg, qui contribue parfois au New York Times Book Review, n\u2019a pas (complètement) dompté ses craintes, mais il n\u2019a pas le choix.Il est « possédé» par cette histoire.Il doit s\u2019en exorciser.L\u2019écrire.«J\u2019ai donc rouvert le tiroir et poussé la porte donnant sur ce monde touffu, dense qui avait continué à se déployer dans mon subconscient pendant ces quatre années.Un monde si vaste et imposant que je ne savais pas trop comment m\u2019y prendre -jusqu\u2019à ce que je \u201cvisualise\u201d le point de départ, le 31 décembre 1976; et le point d\u2019arrivée, le black-out de juillet 1977.Je me suis mis à l\u2019écriture sans même penser que quelqu\u2019un me lirait un jour.En fait, je ne croyais même pas que le roman serait publié.» Pas pour des raisons de qualité, mais parce qu\u2019en cette époque où rien n\u2019est jamais assez rapide, en cette ère des 140 caractères de Twitter, il n\u2019imaginait pas un lecteur qui accepterait de consacrer des semaines à ses écrits.Mais qu\u2019importe.«Je ne pouvais pas savoir si je réussirais ou si j\u2019échouerais si je ne faisais rien.Alors, j\u2019ai fait.» Et que sera, sera.Il était heureux et sincère dans sa tentative de «faire de l\u2019art.Si j\u2019échouais, j\u2019échouais en tentant de faire de l\u2019art.Ce qui, je crois, est une chose noble».2007-2012 Il lui faut six ans pour achever City on Fire.Il estime à 10 000 heures le temps consacré à l\u2019œuvre.Y travaillant de façon chronologique, du début à la fin.Avec d es opérations « réécriture» à la fin de chacune de sept parties.Quand il a mis le point final au récit, la première partie avait été révisée six fois, la deuxième, cinq fois, etc.Et, de façon instinctive, il a clos chacune de ces sections par un «interlude»; une lettre qu\u2019un père écrit à son fils, l\u2019enquête que mène un journaliste, le fanzine publié par une adolescente, etc.« C est un peu comme une ponctuation, des moments qui ne sont pas indispensables à l\u2019intrigue, mais qui permettent de respirer.C était aussi l\u2019occasion pour moi de quitter le narrateur extérieur et d\u2019exploiter la voix des personnages.Ça m\u2019amusait, c\u2019était comme une pause du chantier principal.Et croyez-moi, j\u2019en avais besoin!», rigole le romancier.2015 La rumeur monte au sujet du manuscrit de Garth Risk Hallberg.On évoque Michael Chabon (Les extraordinaires aventures de Kavalier and Clay) et Thomas Pynchon (L\u2019arc-en-ciel de la gravité).Dans une guerre d\u2019enchères de 48 heures, 10 éditeurs américains offrent plus de 1 million d\u2019avance pour le livre.Knopf rafle la mise en versant près de 2 millions.2015 Publication de City on Fire aux Etats-Unis.Avant cela, des ententes de traduction sont signées avec 15 pays, et les droits d\u2019adaptation au cinéma sont achetés par Miramax.Pendant deux ans, donc, Garth Risk Hallberg a plus été connu pour l\u2019entente qu\u2019il a signée pour son livre que pour le livre lui-même.Surréaliste?Parlez-en au principal concerné! CITY ON FIRE I E Ml YORKI LE ROMAN D'UNE :n feu City on Fire Garth Risk Hallberg, (traduit de l\u2019anglais par Elisabeth Peellaert) Plon, 960 Pages ?e THEATRE OUTREMONT Montréal @ Le théâtre de tous les possibles HEYMOONSHAKER (SUÈDE) Un hypnotisant duo de beatbox, des voix énergiques criant leurs racines blues.9-10 fév pO C0LLECTIF9 - VOLKSMOBILES Un ensemble vibrant pour une musique classique sans concession dans l'ambiance d\u2019un concert de rock.C) FABIEN CLOUTIER-ASSUME Les politiciens, les décorateurs et autres fabricants d\u2019opinions passent dans le tordeur.26-27 avrils-\u2014-1 514495-9944#^ 9 L DesJardins\t~Q^bec;; SUSIE ARIOLI-SPRING Une voix douce et chaude qui plane sur des interprétations de mélodies de jazz.ENSEMBLE ROMULOLARREA TANGO: LA PASSION D\u2019UNE VIE Un spectacle mêlant musique, chant et danse du distingué maestro Romulo Larrea.16 mars i CATHERINE MAJOR LA MAISON DU MONDE Un talent immense qui érige « la maison du monde ».17 mars MARIE-THERESE FORTIN CHANTE BARBARA Un hommage à la grande dame de I chanson française.30 avril- 3 au 6 mai pO ET PLUS ENCORE ! Un voyage humoristico-sdentifique au coeur de la vie.pO LE PETIT OUTREMONT OutranoW Cil SICILE le soleil de la Méditerranée AVEC BRUNO BEAUFILS navigateur au long cours LES GRANDS EXPLORATEURS COM Présente par L0IMGUEUIL Théâtre de la Ville 2 au 7 février Desjardins Coopérer pour créer l'avenir LAVAL Salle André-Mathieu 9 au 15 février Théâtre Marcellin-Champagnat 17 et 18 février Je RESERVE dès maintenant! 514 521.1002 / 1 800 558.1002 MONTREAL Salle Pierre-Mercure 1er au 6 mars CINE-CONFERENCES presentees a Montreal, Laval Longueuil, L\u2019Assomption, Pierrefonds, St-Jean, LaSalle St-Jérôme, La Prairie, Montréal-Nord, St-Hyacinthe BILLETTERIE PREMIÈRE MONTRÉALAISE BETTY BONIFASSI 23 FEVRIER *20 h CLUB SODA CO-PRESIDENTE D\u2019HONNEUR PREMIÈRE MONTRÉALAISE ^ N jft jfe PETER HENRY PHILLIPS 25 FEVRIER *20 h CLUB SODA en collaboration avec ni PREMIÈRE MONTRÉALAISE en collaboration avec PREMIERE PARTIE : RAY MARCIANNO en collaboration avec CISM2 PREMIERE PARTIE : GEOFFROY avec ERIC-EMMANUEL SCHMITT PREMIÈRE MONTRÉALAISE PREMIÈRE MONTRÉALAISE VU ELECTfiOSWING; Vbwfm» PREMIÈRE PARTIE : KROY PREMIÈRE PARTIE : JOE GRASS PREMIÈRE PARTIE : GABRIELLE PAPILLON BALLET FLAMENCO DE ANDALUCIA K 27 ET 28 FÉVRIER \u2022 19h «SALLE PIERRE-MERCURE \u2022 CENTRE PIERRE-PÉLADEAU DE L'UQAM FOXTROTT 26 FÉVRIER *20 h \u2022 CLUB SODA ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE SHENZHEN (CHINE) 21 FÉVRIER *20 h \u2022 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 25 au 27 FÉVRIER *20h \u2022 CINQUIÈME SALLE, PdA 20 FÉVRIER» 20 h \u2022 MÉTROPOLIS 18 FEVRIER \u2022 20 h \u2022 GESU 20 FÉVRIER» 20 h \u2022 GESÙ 24 FÉVRIER »20h \u2022 GESÙ 26 FÉVRIER »20h» L'ASTRAL 18 au 20 FEVRIER \u2022 20 h \u2022 THEATRE ST-DENIS 1 19 FEVRIER \u2022 20 h \u2022 L'ASTRAL 25 FEVRIER \u2022 20 h \u2022 L'ASTRAL 26 FEVRIER» 20 h «GESU SHENZHEN GRANDE VILLE À L'HONNEUR Présenté par AVEC LE CHEF JINDONG CAI KEITH KOUNA LE VOYAGE D'HIVER AaRON ra e THUS OWLS WILL DRIVING WEST LESFANTASTIX 2082 : LA FUSION DES FORCES MAGIQUES ANGÉLIQUE IONATOS (GRÈCE) RESTE LA LUMIÈRE en collaboration avec 4?RON SEXSMITH CALUM GRAHAM PROGRAMME DOUBLE ELLIOT MAGINOT/ JESSE MAC CORMACK YANNICK RIEU DALI RACE 19,20 et 24 au 28 FÉVRIER \u2022 HEURES VARIABLES \u2022 THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE, PdA FRIDA KAHLO: CORRESPONDANCE 19 FEVRIER \u2022 19h \u2022 LION D'OR SPEAKEASY ELECTRO SWING 19 FÉVRIER »22h \u2022 LION D'OR L'EVEIL LE GESÙ DONNE CARTE BLANCHE AIVY 19 FÉVRIER \u2022 19 h 30 \u2022 ÉGLISE DU GESÙ MONSIEUR IBRAHIM ET LES FLEURS DU CORAN (France) 19et20 FEVRIER»20h SALLE PIERRE-MERCURE \u2022 CENTRE PIERRE-PÉIADEAU DE L'UQAMl 22 FÉVRIER »20h \u2022 CLUB SODA P SPECTACLE DE LANCEMENT DE L'ALBUM LIGHT THE SKY RADIO RADIO RÉMI CHASSÉ 24 FÉVRIER \u2022 20 h \u2022 CLUB SODA PLACE DES ARTS et MAISON SYMPHONIQUE DE MONTREAL 514 842-2112/1 866 842-2112 placedesarts.com L\u2019ASTRAL, Maison du Festival 1 855 790-1245 ticketmaster.ca admission.com METROPOLIS 1 855 790-1245 ticketmaster.ca CLUB SODA 514 286-1010 /clubsoda.ca TOHU 514 376-TOHU (8648) 1 888 376-TOHU (8648) tohu.ca THEATRE DENISE-PELLETIER (SALLE FRED-BARRY) 514 253-8974/1 855 790-1245 admission.com THÉÂTRE ST-DENIS 514 790-1111 /1 800 848-1594 Ticketpro.ca LION D\u2019OR 514 598-0709 / lepointdevente.com vSALLE PIERRE-MERCURE Centre Pierre-Péladeau de l\u2019UQAM 1 855 790-1245/admission.corn SALLE BOURGIE Musée des beaux-arts de Montréal 514 285-2000 poste 4 mbam.qc.ca THEATRE DU RIDEAU VERT 514 844-1793 rideauvert.qc.ca O MTLenLumiere O montrealenlumiere montrealenlumiere.com LA PRESSE I Grande ville à l'honneur , Shenzhen B SAQ CBC Radio-Canada\tDesiardIns ici Tfr arcv Ç) gg Ragg 981$ ta® S Canada \"SSBÜl \u2022=\" A.CASINO Y MONTRÉAL © 01 Financière wo-Sun Life AHGH © ® Bureau destestwals et dssévénorents cultures\t,\t__ __ Montréal ® Québec S S LA GUITARISTE ET CHANTEUSE GRECQUE S'AMÈNE AVEC SON 20e ALBUM ! MOINS DE 3 SEMAINES AVANT LE FESTIVAL! SOYEZ DE LA FÊTE 18 FÉVRIER AU 5 MARS 17\u201d ÉDITION Irbcj.présente MONTRÉAL EN LUMIERE.en collaboration avec ARTS MUSIQUE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 USA FISCHER Des Stones à la liberté totale PHOTO DJENEBA ADUAYOM, FOURNIE PAR LA PRODUCTION Depuis 2014, Lisa Fischer fait équipe avec Jean-Christophe Maillard et son groupe Grand Baton, complété par le bassiste Aidan Carroll et le batteur Thierry Arpino.THEATRE DENISE-PELLETIER Partenaire de saison Québec DIRECTION ARTISTIQUE CLAUDE POISSANT 3 AU 27 FÉVRIER 2016 LE SANG LA RENCONTRE 1 922 -i -fLui DU TRIO MYTHIQUE DALI LORCA À LA BUNUEL RESIDENCE ETUDIANTE DE MADRID ! Billetterie 514 253-8974 denise-pelletier.qc.ca Québec PRESSE LE MIEL E5T PLUS DOUX DUE TEXTE SIMONE CHARTRAND ET PHILIPPE SOLDEVILA MISE EN SCÈNE CATHERINE VIDAL AVEC FRANÇOIS BERNIER, ISABELLE BLAIS, RENAUD LACELLE-BOURDON ET SIMON LACROIX UNE PRODUCTION DU THÉÂTRE DENISE-PELLETIER AVEC LA COMPLICITÉ DU THÉÂTRE SORTIE DE SECOURS Partenaire média ALAIN DE REPENTIGNY Pour la première fois en 26 ans, Lisa Fischer n'accompagnera pas les Rolling Stones en tournée quand ils se lanceront à la conquête de l'Amérique du Sud à compter de mercredi.À 57 ans, la choriste de métier a préféré voler de ses propres ailes et elle s'arrêtera au Corona ce soir avec le trio Grand Baton.Malgré son talent incontestable, Lisa Fischer avait pratiquement renoncé à une carrière solo il y a une vingtaine d'années.Son premier album, So Intense, avait été bien reçu et la chanson How Can I Ease the Pain ?lui avait valu un Grammy en 1992, mais les astres n'étaient pas bien alignés et son deuxième album n'a jamais vu le jour.Elle a donc continué à jouer avec éclat son rôle de choriste au service des Stones, de Sting et de Tina Turner.Elle ne s'est jamais mariée et n'a pas eu d'enfants, mais elle ne regrette pas du tout d'avoir choisi ce métier, comme elle l'a dit dans le film 20 Feet From Stardom.C'est ce documentaire primé, paru en 2013 et racontant l'histoire de battantes comme elle, Darlene Love et Merry Clay ton, qui a ressuscité la carrière de Lisa Fischer.« Le film a piqué la curiosité de ceux qui l'ont vu, dit-elle au téléphone.Contre toute attente, on s'est mis à m'appeler pour me proposer de chanter ici et là.Jusque-là, je faisais ma petite affaire et je n'avais même pas d'imprésario.Ce film m'a donc réellement ouvert des portes.» Carré de sable La chanteuse a confié sa carrière à Linda Goldstein qui avait en tête son parfait complément musical en la personne de Jean-Christophe Maillard, un Guadeloupéen d'origine qui a travaillé à Paris avec Michel Fugain, Angélique Kidjo, Michel Jonasz et Richard Bona avant de s'établir à New York.Depuis 2014, Lisa Fischer fait équipe avec Maillard et son groupe Grand Baton, complété par le bassiste Aidan Carroll et le batteur Thierry Arpino.11 lui a parfois fallu jongler avec des horaires serrés, comme l'été dernier quand elle a chanté en ouverture du Festival de jazz d'Ottawa avant de retrouver les Stones sur scène le lendemain à Pittsburgh.Mais cette année, elle a décidé de se consacrer entièrement à son propre projet au moins jusqu'en octobre.Elle compte même aller en studio avec Grand Baton d'ici peu : « On va jouer comme le font les enfants dans un carré de sable et on va voir ce que ça va donner.» Sur scène, les trois musiciens de Grand Baton aiment bien improviser et se lancer dans de longs solos.La chanteuse ne demande pas mieux.Ensemble, ils s'amusent à transformer des chansons des Stones, de Led Zeppelin, de Robert Palmer ou de Little Willie John dans lesquelles, selon l'inspiration du moment, Lisa Fischer peut glisser un emprunt à Michael Jackson, Queen ou Chic.Ça n'a pas été facile pour elle de dire non à ses vieux amis des Stones qui l'ont encouragée à voler de ses propres ailes.«Ils ont trouvé une chanteuse fantastique, Sasha Allen, une belle jeune femme qui travaille fort », dit celle qui ne peut jurer qu'elle renouera un jour avec Mick, Keith et compagnie, dont les projets d'avenir sont un secret bien gardé.Gimme Shelter Chose certaine, les fans des Stones n'oublieront pas de sitôt l'éblouissante chanteuse qui a donné la réplique à Mick Jagger dans la chanson Gimme Shelter pendant toutes ces années.Dans 20 Feet From Stardom, Jagger en parle comme d'un moment de « combustion spontanée ».Quand elle a commencé à chanter Gimme Shelter avec les Stones, Lisa Fischer savait trop bien l'ampleur du défi qui l'attendait, Merry Clayton s'étant approprié la chanson sur l'album Let It Bleed.«J\u2019ai pu voir des artistes fantastiques dans le feu de l\u2019action, je les ai vus grandir à travers leur musique, depuis l\u2019enregistrement d\u2019une chanson à sa version sur scène.C\u2019est un véritable cadeau d\u2019être témoin de ça.» \u2014 Lisa Fischer «Je suis consciente qu'il n'y aura pas une autre chanteuse comme Merry Clayton, dit-elle.Elle a mis tout son cœur, son âme et son sang dans cette chanson.Je me disais que jamais je ne pourrais sonner comme elle, mais j'ai fait de mon mieux pour être là pour Mick en essayant d'incarner l'énergie que Merry nous avait transmise.» Lisa Fischer a enfin pu rencontrer Merry Clayton lors de la présentation de 20 Feet From Stardom au festival Sundance en 2013.«J'étais tellement heureuse que je l'ai embrassée sur la bouche, raconte-t-elle en pouffant de rire.On s'est étreintes et elle m'a dit qu'elle était très fière de moi.» Oui, reconnaît Lisa Fischer, le fait de chanter dans l'ombre des vedettes a sans doute un peu nui à son épanouissement artistique personnel.«Mais, ajoute-t-elle du même coup, j'ai pu voir des artistes fantastiques dans le feu de l'action, je les ai vus grandir à travers leur musique, depuis l'enregistrement d'une chanson à sa version sur scène.C'est un véritable cadeau d'être témoin de ça.Un cadeau qui n'a pas de prix.» Au Corona ce soir à 20 h.Consultez le site de Lisa Fischer: lisafischermusic.com LISA AU SERVICE DE.MICK JAGGER « Un véritable tapis volant auquel tu t\u2019accroches comme si ta vie en dépendait.Mick est électrisant, explosif, tellement en vie! Sur scène, tu ne sais jamais ce qu\u2019il va faire.Cest une créature de la musique.» STING «Un artiste plus introspectif.Il a une façon bien à lui de se mettre en bouche les paroles de ses chansons.C est le plus fantastique conteur mélodique de notre époque.» TRENT REZNOR «Il m\u2019a appelée à cause du film 20 Feet From Stardom, je pense.J\u2019avais entendu parler de Nine Inch Nails, mais je ne connaissais pas vraiment leur musique.Trent était très doux et poli au bout du fil, mais, quand j\u2019ai écouté leur musique, j\u2019ai pouffé de rire: était-ce bien le même gars à qui je venais de parler?C était lui.» TINA TURNER «Comme Mick, elle est explosive.Elle a un grain dans la voix et personne ne chante comme elle.Dès qu elle ouvre la bouche, on sait que c\u2019est elle: on entend ses empreintes digitales dans sa voix, ainsi que son cœur et sa force.Elle m\u2019inspire.» LUTHERVANDROSS «Mon mentor, mon professeur et celui qui me consolait.J\u2019écoutais sa voix et elle me guérissait.Il m\u2019a tellement appris.Cétait un homme patient, indulgent et drôle.Il me manque tellement.» \u2014 Alain de Repentigny LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 ARTS iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE OPÉRA Six choses à savoir sur Otello PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE LOtello de Montréal est une nouvelle coproduction de l\u2019Opéra de Montréal et du Pacific Opera de Victoria.4P m ¦ Hkfa .« ' CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE L'Opéra de Montréal présente Otello, de Verdi, dans une toute nouvelle production.L'opéra, l'un des derniers du compositeur, est présenté à partir de ce soir à la salle Wilfrid-Pelletier.Aperçu de l'œuvre et de la production.Vengeance, complot et jalousie Otello, c'est l'histoire d'une sombre machination ourdie par vengeance.Otello, esclave affranchi devenu général de l'armée vénitienne et gouverneur de Chypre, revient dans l'île après avoir vaincu les Turcs.11 promeut Cassio, son enseigne, au rang de capitaine à la place d'fago.Pour se venger, Iago imagine des stratagèmes pour faire croire à Otello que Cassio veut lui voler sa femme, Desdemona.Cassio et Desdemona subiront les foudres d'un Otello fou de jalousie, ce qui mènera à une fin tragique et sanglante comme on en trouve souvent dans les pièces de Shakespeare.ou à l'opéra! Verdi le shakespearien Verdi était un passionné du théâtre de Shakespeare, qui l'a beaucoup inspiré.En plus d'Otello, il a aussi mis en musique Macbeth, Falstaff, et il a entrepris une adaptation du Roi Lear demeurée inachevée.Déjà célébré dans le monde entier, il souhaitait prendre sa retraite après Aida, mais l'éditeur Ricordi et le librettiste Arrigo Boito l'ont convaincu de s'attaquer à la tragédie Othello ou le Maure de Venise (« Otello » s'écrit sans h en italien, mais avec un h en anglais et en français; l'Opéra de Montréal privilégie le titre sans h, puisque l'opéra est en italien).Le compositeur a mis huit ans à compléter ce qui constitue son avant-dernier chef-d'œuvre, juste avant Falstaff, son ultime opéra.11 avait 74 ans lors de sa création en 1887.Un rôle difficile Le rôle d'Otello est considéré comme l'un des plus exigeants de tout le répertoire, et rares sont les ténors capables de l'interpréter.11 exige ce que les spécialistes appellent une voix de « ténor héroïque ».Parmi ses célèbres interprètes, on compte le regretté Canadien Jon Vickers et Placido Domingo.À Montréal, c'est le ténor lituanien Kristian Benedikt qui interprétera le rôle.À ses côtés, une habituée de l'Opéra de Montréal, la soprano japonaise Hiromi Omura, sera Desdemona; le baryton grec Aris Argiris sera Iago et le ténor québécois Antoine Bélanger sera Cassio.L'Orchestre symphonique de Montréal sera dirigé par Keri-Lynn Wilson.Mise en scène Cet Otello est une nouvelle coproduction de l'Opéra de Montréal et du Pacific Opera de Victoria, mise en scène par la Canadienne Glynis Leyshon.Cette mise en scène sera plutôt traditionnelle, mais stylisée et épurée, sans surcharge d'accessoires, indique Pierre Vachon, musicologue et directeur des communications de l'OdM.Les costumes et les décors nous plongent au XVIe siècle.Un côté moderne est apporté par trois voiles représentant des vaisseaux, avec des projections donnant une facture poétique à l'ensemble.Otello, Maure sans «blackface» Le terme «Maures» désigne les populations arabo-berbères d'Afrique du Nord.Traditionnellement, les ténors blancs personnifiant Otello étaient donc maquillés pour avoir le teint basané.Toutefois, avec les controverses qu'a suscitées le « blackface », on abandonne graduellement ce maquillage.Ainsi, le Metropolitan Opera de New York a présenté son premier Otello blanc en 2015.La même décision a été prise à l'Opéra de Montréal.Le «syndrome d\u2019Othello» Le saviez-vous?Le personnage d'Othello de Shakespeare n'a pas inspiré que Verdi, mais aussi les psychiatres.Le syndrome d'Othello est un terme utilisé pour décrire la jalousie morbide pathologique et décrit pour la première fois par le psychiatre John Todd dans The Journal of Nervous and Mental Disease en 1955.À la salle Wilfrid-Pelletier ce soir et les 2, 4 et 6 février.Le rôle d\u2019Otello est considéré comme l\u2019un des plus exigeants de tout le répertoire, et rares sont les ténors capables de l\u2019interpréter.Il exige ce que les spécialistes appellent une voix de «ténor héroïque».k.** -30 C ^ avec le facteur éolien ^\t*(ç> Alain Dubuc ALAIN DUBUC , îKSff #\tles coûts # le temps « perdu » # les conséquences sur la santé #\tl'histoire # l'urbanisation # la fausse nordicité # l'exode vers le Sud Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub LES RÉÉDITIONS DES ALBUMS FACE VALUE & BOTH SIDES EN VERSION 2 CD INCLUANT LES ALBUMS REMASTÉRISÉS, DES MAQUETTES ET DES EXTRAITS LIVE.ÉGALEMENT DISPONIBLE: ÉDITION DU COLLECTIONNEUR TAKE A LOOK AT ME NOW (4 CD OU 3 VINYLES) ^olVoJUaJL.En vente chez ARCHAMBAULT 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CISM FÊTE SES 25 ANS Toujours pertinente Itèrisé WcrsNtf B5.3\"-' nilTE3.ni Le monde de la musique a beaucoup évolué en 25 ans.Depuis la création de CISM, en 1991, les jeunes Québécois ont changé leurs habitudes de consommation.Ils découvrent désormais les nouveaux artistes principalement sur l\u2019internet.Pourtant, malgré la fameuse «révolution numérique», les radios universitaires vouées à la musique émergente demeurent pertinentes.HUGO PILON-LAROSE CISM, diffusée au 89,3 sur la bande FM, n'est plus qu'une simple radio.Après 25 ans d'histoire, la station mise aujourd'hui son avenir sur la diffusion en ligne.Au début de 2015, grâce à un investissement de 70 000$, la radio étudiante de l'Université de Montréal a mis à jour son site internet, maximisé sa présence sur les réseaux sociaux et lancé une nouvelle application mobile.La stratégie semble être porteuse, affirme le directeur général de la station, Jarrett Mann.«Depuis cette refonte de nos plateformes web, nous avons enregistré plus d'un million d'écoutes en ligne », dit-il fièrement.« Pour continuer à être pertinent auprès des jeunes adultes, il faut être présent sur l'internet.Il ne faut pas être dépassé par les choses.CISM doit être une radio qui innove.C'est ça qu'on veut être et ça doit paraître sur nos plateformes », poursuit Jarrett.Des revenus publicitaires en déclin Comme c'est le cas pour plusieurs médias, les revenus publicitaires de CISM sont en déclin, confirme Jarrett Mann.Or, contrairement à une station comme CIBL, qui selon Radio-Canada gère une dette de 200 000$, la radio universitaire a une santé financière positive.«Nos revenus publicitaires comptent pour 40 % de notre budget.Le reste vient des étudiants, qui versent en moyenne 2,5 0$ par trimestre pour financer la radio.L'université nous prête quant à elle ses locaux gratuitement», explique Jarrett Mann.En 2006, la station comptait 70 000 auditeurs uniques par semaine.Lors de son dernier Comme c\u2019est le cas pour plusieurs méd Mann, directeur général de la station.sondage Numéris, en 2014, ce chiffre avait grimpé de 10%.L'augmentation a-t-elle attiré de nouveaux annonceurs ?Difficile à dire.Selon Jason Bissessar, responsable du marketing au label montréalais Bonsound, PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE ias, les revenus publicitaires de CISM sont en déclin, confirme Jarrett MOTS CROISÉS DES ARTS Alléguer (mettre j SOLUTION de la semaine dernière VAVw.nicolehannequart.com HORIZONTALEMENT 1\tAuteur de Tout ce qu\u2019on ne te dira pas, Mongo.2\tPris pour modèle - Au sommet (à IA).3\tPrénom de I actrice Bellucci - Vedette de la chanson.4\tEnfantines - Ses états membres ont créé Euro news.Initiales du sculpteur Rodin - Table de bois épais - Chaîne de télévision musicale spécialisée (.Canada).Elle soutient des plantes grimpantes - Il débute en janvier.7\tSuffixe .).8\tVagabondas - Enlevées.9\tInitiales de l auteure de Burqa de chair - Monnaie bulgare - Ne révéla pas.10\tPrénom de la chroniqueuse 61hfoman - Titre du dernier spectacle d André Sauvé.11\tSon duvet est recherché pour ses propriétés isolantes - Film de Jacques Tati (Jour de.).12\tM is dans un réservoir - Il était absent dans les débuts du cinéma.VERTICALEMENT 1\tTroisième tome de la série 1967de Jean-Pierre Charland.2\tRoman de Gabriel Garcia Marquez au temps du choléra) - Abandonnée.3\tRôle de Catherine Trudeau dans Les invincibles (Lyne-la-pas-.) - Indique qu\u2019un refrain doit être répété trois fois - Crick a découvert sa structure en double hélice.4\tAllonger - Plus âgés que d'autres.5\tDéclamées - Il peut être alphabétique.Prénom de celui qui anime Second regard -\tInitiales du musicien de jazz Armstrong.Initiales de l auteur de Fondation - .Fitzgerald -\tGénie du folklore Scandinave.8 Mèches de cheveux -\tVille d'Ukraine - Initiales de celui qui anime Les recettes pompettes.9\t.Stewart - Cavité inter-cellulaire des végétaux -\tFilm de Spielberg.10\tPuisard - Distinctes.11\tUn chariot peut l'être.12\tRégi me de retraite individuel - On lui doit L'autobiographie d'Alice B.Toklas.les ressources financières en marketing ne sont plus nécessairement dirigées vers les radios.« Chez nous, bien que nous ayons de très bonnes relations avec CISM, où nos artistes sont souvent joués, on concentre davantage nos efforts sur l'image, la création de bons \" clips \" et l'augmentation de leur fan base», explique-t-il.Jarrett Mann, et son équipe de 125 animateurs bénévoles.«Je pense que nous sommes plus pertinents que jamais.Les radios commerciales jouent toutes sensiblement le même top 40; alors, c'est incroyable comment CISM est encore un véhicule incroyable pour découvrir de nouveaux artistes québécois », dit-il avec conviction.«Je pense que nous sommes plus pertinents que jamais.Les radios commerciales jouent toutes sensiblement le même top 40 ; alors, c\u2019est incroyable comment CISM est encore un véhicule incroyable pour découvrir de nouveaux artistes québécois.» \u2014 Jarrett Mann, directeur général de CISM « Il y a de la place pour les bons DJ » Malgré l'omniprésence du web dans les nouvelles habitudes de consommation de la musique, les radios étudiantes sont toujours pertinentes, croit toutefois Jason Bissessar.« Il faut se l'avouer, ce n'est plus comme avant, où la station de radio était un tremplin promotionnel incroyable.[.] Par contre, je crois qu'il y a encore un public pour écouter de bonnes émissions.Il y a de la place pour les bons DJ, des gens avec des connaissances, qui font de bonnes entrevues et qui connaissent où ça se passe en ville », affirme-t-il.C'est le défi que se lance le directeur général de CISM, 25 ans, ça se fête Les animateurs de CISM et leurs fidèles auditeurs étaient réunis cette semaine au Divan orange, à Montréal, pour le lancement des festivités marquant les 25 ans de la station.Le 31 mars, 1er et 2 avril, la radio organise des concerts rassemblant quelques grands noms de la scène émergente montréalaise.31 mars, au Divan orange: We Are Wolves 1er avril, à la SAT : Loud Lary Ajust, Brown, Rednext Level 2 avril, au Club Soda : Galaxie, Les Hôtesses d\u2019Hilaire et I.D.A.L.G.WEEK-ENDS DU 16 JANVIEI AU 7 FÉVRIER * £\t4 Rare Jean-Drapeau neiges de Montréal WÊMi «ïh> Télé-Québec DIMANCHE Atchoum et ses microbes 11 h et 14 h Swing 14 h DJ Jimmy Rancourt 16 h 30 parcjeandrapeau.com #FDN2016 DDEI5I J Jean-Drapeau rythme*® cco\u201c\u201c)\t«ÉcCANADIAN.Montréal! SAMEDI ET DIMANCHE 51e Finale des Jeux du Québec Initiations sportives et invités surprises 10 h à 17 h SAMEDI Match de hockey bottine avec Subito texto i 13 h à 14 h 30 ID présente le FESTIVAL nffiHml if A 77 DE MONTREAL ¦¦¦1111111111 1mwmmû cMce/ïtl & cumlMJj \\M ! en collaboration avec RioTinto 29 JUIN AU 9 JUILLET 2016 37e édition r%> Ou ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX E3 «SL* 9 JUILLET *19h30 SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA MS.LAURYN HILL 5JUILLET*19h30 SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA jiH:) TÏ LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE CHICK COREA TRIO avec CHRISTIAN McBRIDE ET BRIAN BLADE 1er JUILLET *19h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL ilKH LE FESTIVAL A LA MAISON SYMPHONIQUE EMIUE-CLAIRE BARLOW ORCHESTRAL 6 JUILLET*19 h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL LES COULEURS ?JAY-JAY JOHANSON 6JUILLET*18h CLUBSODA LES COULEURS ?SAQ 29 JUIN \u2022 19h30 ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX EÜ MELODY GARDOT SALLE WILFRID-PELLETIER, PdA LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE JAZZ AT LINCOLN CENTER ORCHESTRA featuring WYNTON MARSALIS 30 JUIN * 19h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL RioTinto LES GRANDS CONCERTS GREGORY PORTER 29 JUIN \u2022 20h THÉÂTRE MAISONNEUVE, PdA LE FESTIVAL À LA MAISON SYMPHONIQUE Didier Morissonneau présente BATTLE OF THE BANDS VIII SAMEDI 9 JUILLET,19h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL ORCHESTRA ORC^STRA / ffll ÉVÉNEMENTS SPÉCIAUX ES] JAZZ BEAT AVISHAI COHEN FRED HERSCH SOLO 2JUILLET*20h MONUMENT-NATIONAL 5 JUILLET \u2022 22h30 \u2022 GESÙ en collaboration avec QuMl «/ (aj^oAc (Mc GEORGE TH0R0G00D BRAD MEHLDAU JOHN FOGERTY ROUM'ON THE RIVER 12 JUILLET \u202220h CENTRE BELL AND THE DESTROYERS DIANA ROSS 7 MAI \u2022 20h MÉTROPOLIS 27 MAI \u2022 20 h MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 4 AVRIL \u2022 20 h CENTRE BELL montrealjazzfest.com f /montrealjazzfest SP @MtlJazzFestival BILLETTERIE: CENTRE BELL 514790-2525 1877 668-8269 evenko.ca CLUB SODA\tMETROPOLIS 514 286-1010 \u2022 dubsoda.ca 1 855 790-1245 \u2022 ticketmaster.ca MONUMENT-NATIONAL\tLASTRAL.MAISON 514871-2224\tDU FESTIVAL 1866844-2172\t1855 790-1245 admission.com\tticketmaster.ca PLACE DES ARTS MAISON SYMPHONIQUE DE MONTRÉAL 514842-2112 placedesarts.com Bell Blfflttl CBC E , ¦JSS9 THE CHOICE Les choix de Nicholas, la recette de Sparks SONIA SARFATI LOS ANGELES Il a noyé Kevin Costner, fait mourir Mandy Moore de la leucémie, tué Richard Gere dans un glissement de terrain et abattu James Marsden -laissant respectivement dans le deuil Robin Wright, Shane West, Diane Lane et Michelle Monaghan.Meurtrier en série?Fabricant à la chaîne de veufs et de veuves?Non.Nicholas Sparks.Auteur de 19 romans où les cœurs battent avec passion.avant de, souvent, stopper à jamais.Dix de ces romans ont pour l'instant été portés à l'écran.Pensons à The Notebook, Message in a Bottle, Nights in Rodanthe, The Best of Me, etc.La 11e de ces adaptations, qui prend l'affiche (comme par pas-hasard) à quelques jours de la Saint-Valentin, s'intitule The Choice et a été réalisée par Ross Katz.The Choice, c'est l'histoire de Gabby et Travis.Elle est étudiante en médecine, il est vétérinaire.Elle a un fiancé, il est un homme à femmes.Elle est sérieuse, il ne pense qu'à faire la fête.Bref, tout pour que ça fasse des flammèches entre eux.Avant qu'ils ne s'embrasent de passion.Le choix, celui auquel le titre fait référence, c'est Travis qui a à le faire.Car Gabby, au début du long métrage, est à l'hôpital.Depuis longtemps, devine-t-on.Retour en arrière éclairant les circonstances menant au drame et au dilemme cornélien auquel fait face le jeune homme.On n'en dira pas plus : ceux qui tiennent à savoir devront aller voir.Mais La Presse a passé en revue les ingrédients récurrents des histoires d'amour façon Sparks en compagnie de ceux qui interprètent Gabby et Travis : Teresa Palmer (Warm Bodies) et Benjamin Walker (In the Heart of the Sea).MORT Avez-vous lu le scénario avec la crainte que votre personnage ne meure?T.P.: C\u2019est vrai, ces films suivent une formule et la mort y est régulièrement présente.Alors, oui, je lisais le script et plus j\u2019avançais, plus je craignais pour Gabby.Je ne voulais pas qu elle meure, mais.(et on laisse le reste de sa réponse en suspens pour éviter de trop en dire).B.W.: .(I mpossible de le citer: il «divulgâche» sans compter!) PLUIE Les amoureux du monde selon Spa rks sont souvent « baptisés » par une course sous la pluie.Vous ne faites pas exception.T.P.: C\u2019était une scène formidable à tourner, avec cette machine à fabriquer de la pluie.et l\u2019eau qui devenait de plus en plus froide ! B.W.: Froide?On voit que tu n\u2019étais pas sur le plateau de In the Heart of the Sea ! (L\u2019acteur était du dernier film de Ron Howard, qui suit l\u2019équipage d\u2019un baleinier et les 90 jours de dérive en mer qui ont suivi son naufrage.) ÉTOILES Autre passage «obligé»: le moment de réflexion sous le ciel étoilé.T.P.: Il était magnifique, ce ciel ! B.W.: Et agrémenté d\u2019un superbe écran vert.SEXE En général, la première fois que les couples « sparksiens» font l\u2019amour, il la prend dans ses bras et la plaque contre un mur ou un tronc d\u2019arbre.Vous avez eu droit au mur ET au comptoir de cuisine ET à la table.B.W.: N ous sommes très flexibles, ils en ont profité ! T.P.: Au moins, nous avons tourné cette scène presque à la fin.On travaillait ensemble depuis un moment, on était à l\u2019aise l\u2019un avec l\u2019autre.DISPUTE Vous avez aussi une scène de dispute - un autre des passages obligés dans ces longs métrages.B.W.: Et c\u2019était plus complexe que d\u2019embrasser Teresa! En fait, les scènes les plus exigeantes sont celles qui sont émotives.On peut s\u2019y sentir très mal à l\u2019aise et bizarre.T.P.: Surtout qu\u2019ici, c\u2019est la première scène que nous avons tournée.B.W.: H eureusement, tu nous avais émotivement préparés, moi et toute l\u2019équipe, en nous obligeant à voir The Notebook tous ensemble avant qu\u2019on commence le tournage.T.P.: Ah ! Et c\u2019était.émotivement très drôle de vous voir pleurer.r&T-SEUJNG AUTHOR Of TME NOïïBOOiC.BENJAMIN WALR1 TF.KKSA PAT .MEK THE CHOIC LtV VWJS H| AHT DIODf m2, ,M PÈBfiÛARY b AFFICHE Finalement, l\u2019affiche du film.Elle est dans la lignée directe de celles des autres longs métrages.Un couple visiblement amoureux.B.W.: H onnêtement, je ne sais même pas quand ils ont pris cette photo-là! T.P.: Je pense que c\u2019était le jour où on a tourné à la plage.Un photographe de plateau t\u2019a demandé de te placer dans mon dos et de me serrer dans tes bras.Et voilà.Ça s\u2019est fait très vite.The Choice (Un choix) prend l\u2019affiche le 5 février.UN FILM DE ANDREW HAIGH hn°Ngr metropolefilms.com RESENTEMENT AU CINEMA VQSTF DÈSLE 5 FÉVRIER rrietropol PRESENTEMENT AU CINEMA iTEm^ GRAND PRIX ?« D'UNE GRÂCE ET D'UNE FOUGUE LUMINEUSES avoir-alire.com ?« UN EMBALLANT HYMNE À LA LIBERTÉ Télérama m°Ngre]_ PRESENTEMENT AU CINEMA métrage « DE TOUTE BEAUTE »\t« UN VRAI BIJOU » NEW YORK POST HEAT MAGAZINE ?CINEMA BLEND HEAT MAGAZINE TIME OUT NEW YORK BROOKLYN réalisé par JOHN CROWLEY UN SCÉNARIO DE NICK HORNBY y % ' '-% Æ n JW métropole I ribm DntHbutnr I NOMINATION AUX OSCARS® Jk MEILLEURE ACTRICE \u2022 CHARLOTTE RAMPLING JL EN NOMINATION AUX OSCARS® J.MEILLEUR FILM J\u20191.LANGUE ÉTRANGÈRE NOMINATIONS AUX CÉSAR® - DONT - MEILLEUR FILM MEILLEUR SCÉNARIO Hlm de GAMZE ERGUVEN Un DENIZ j NOMINATION AUX OSCARS® jf-, MEILLEURFILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE t GAGNANT GOLDEN GLOBE® MEILLEURFILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE \u2018UNE GRANDE ŒUVRE SUR LA QUETE DE DIGNITE.UN FILM PROFONDÉMENT HUMAIN.» MARC CASSIVI, LA PRESSE __ FILS DE SAUL UN FILM DE LÂSZLÔ NEMES irpNgteL PRESENTEMENT AU CINEMA SONY PICTURES CLASSICS' ÏSICS\" métropole NOMINATIONS AUX OSCARS* DONT MEILLEURFILM MEILLEUREACTRICE jfc NOMINATIONS AUX BAFTA® DONT MEILLEUR FILM BRITANNIQUE \u2022 MEILLEURE ACTRICE ?«DES ACTEURS AU SOMMET D\u2019UN ART QU\u2019ILS TRANSCENDENT DÉSORMAIS.» François Lévesque, LE DEVOIR «L\u2019UN DES MEILLEURS.FILMS DE L\u2019ANNEE» il P\t^ tbegnardian\tf SteStarltbgrr Eos Anodes (Times Bfre ÿriir ÿork tlbsitt Hnüfjmod newTORIOBSERVER THE PLAYLIST Slate \\OGLE (VOICE\tISiJNewïQrkl Che «tara «lobe TOM COURTENAY CHARLOTTE RAMPLING ARTS CINÉMA LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 li&âSî# A /O y.CA K A K » 1 mm \t PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE LOUISE MARLEAU / Mes ennemis Au-delà de Dans Mes ennemis, un film indépendant de Stéphane Géhami, Louise Marleau incarne une grande pianiste déchue, alcoolique, entourée d\u2019une cour de jeunes mâles éclopés de la vie comme elle.Une occasion de faire le point avec une actrice à qui ce genre de rôle n\u2019avait jamais été offert auparavant.l\u2019image MARC-ANDRÉ LUSSIER Elle venait à peine de terminer la lecture du scénario de Mes ennemis.Sa décision était déjà prise.Louise Marleau a d'emblée accepté la proposition que lui a faite Stéphane Géhami, un cinéaste qu'elle ne connaissait pourtant pas du tout.« C'est un rôle de rêve, explique-t-elle lors d'un entretien accordé à La Presse plus tôt cette semaine.Quand on vieillit, on ne peut se permettre de laisser filer les beaux rôles qu'on vous offre.D'autant qu'on ne m'en avait jamais proposé un comme celui-là auparavant.C'est un film à tout petit budget, produit de façon entièrement indépendante, pour lequel Stéphane est quand même parvenu à réunir une distribution impressionnante.Nous l'avons tous suivi, car on croyait en lui.Et en son film.» Le personnage de grande pianiste déchue qu'elle incarne dans Mes ennemis, qu'elle compare à un personnage de théâtre hors normes, se situe à l'opposé de l'image élégante et sophistiquée qui lui colle à la peau.Atteinte par les ravages de l'alcool, la musicienne ouvre néanmoins la porte de sa maison délabrée à de jeunes mâles poqués, exclus de la société.Parmi lesquels, un jeune écrivain (Frédéric Lemay) en rupture amoureuse.« 11 y a de la poésie, du lyrisme, souligne l'actrice.Le scénario est aussi magnifiquement bien écrit.Mon personnage a un monologue sublime à livrer.Au cinéma, c'est plutôt rare.Et puis, je n'aurais probablement pas pu l'incarner il y a 10 ans.Question d'âge.» Une femme comme tout le monde Maintenant septuagénaire, Louise Marleau se sent aujourd'hui en pleine possession de ses moyens et de son art.Et libérée d'une certaine image avec laquelle elle a toujours dû composer au fil de son parcours cinématographique.«C'est étrange, car au théâtre, j'ai pu casser l'image de la belle jeune première assez rapidement, explique-t-elle.La perception qu'avaient de moi les gens du milieu théâtral a changé le jour où j'ai joué Soudain l'été dernier de Tennessee Williams.Nous étions alors dans les années 70.Et je n'ai plus eu à m'en préoccuper.Au cinéma, c'est différent.» Icône québécoise de beauté, l'actrice a en effet traîné avec elle une image de grande bourgeoise très chic qui, dans les faits, ne correspondait pas du tout à la réalité de la femme issue d'une famille modeste, dont l'enfance a été vécue dans la rue Panet.En 1979, elle a même dû convaincre la cinéaste Mireille Dansereau qu'elle pouvait aisément se glisser dans la peau d'une mère de famille « ordinaire » dans L'arrache-cœur, son premier grand rôle au cinéma.« 11 a fallu que Mireille vienne chez moi, qu'elle me voie dans mon quotidien avec ma fille, dans ma cuisine, pour qu'elle se rende compte que j'étais une femme comme tout le monde, explique-t-elle.Je me suis fait dire assez sou- vent par des cinéastes qu'ils ne pouvaient pas me prendre parce qu'ils me trouvaient trop belle pour les rôles ! Heureusement, j'ai quand même pu faire de très belles rencontres au cinéma.» Léa Pool, notamment, lui offre à la suite deux films marquants (La femme de l\u2019hôtel et Anne Trister).À la faveur d'Une histoire inventée, elle se fond dans l'univers d'André Forcier avec grâce.Robert Ménard lui offre de son côté son plus grand succès public -\tCruising bar - après lui avoir proposé ce qu'elle estime être son plus beau rôle de jeunesse.Exit est toutefois peu vu.Un rôle de premier plan Entre Le mirage, un film français qu'elle a tourné sous la direction du regretté Jean-Claude Guiguet en 1992, et Mes ennemis, Louise Marleau n'a pratiquement pas tenu un rôle de premier plan au cinéma.« Je trouve formidable d'arriver à ce moment de la vie et d'avoir le sentiment d'être en pleine possession de ses moyens, dit-elle.On atteint une maturité artistique et on est riche de l'expérience de la vie.En revanche, je trouve ça triste que les gens plus mûrs -la population vieillit, pourtant -\tsoient si peu représentés à l'écran.Les films qui le font -\tcomme 45 Years ou Youth -viennent toujours d'ailleurs.J'aimerais tourner plus.Particulièrement à la télé.11 se produit des séries formidables maintenant chez nous ! » Tête d'affiche de Jocaste reine, une pièce de Nancy Huston montée au TNM il y a trois ans (« Louise Marleau, passionnée et impériale », avait écrit le collègue Vigneault), l'actrice a quelques projets destinés au théâtre à son programme, ainsi qu'un film dans lequel, si les institutions le veulent bien, un « très beau rôle » l'attend.Rien de tout cela n'est encore confirmé cependant.Elle se croise les doigts.«Pour moi, jouer, c'est toujours la même exaltation, même après toutes ces années ! » Mes ennemis prendra l\u2019affiche le 5 février.«Il me semble qu\u2019aujourd\u2019hui, on pourrait me pardonner d\u2019avoir été belle.En vieillissant, ça s\u2019arrange, ces affaires-là!» \u2014 Louise Marleau Ce qu\u2019il faut laisser derrière Un jeune Turc (Emile Schneider), adopté enfant par un couple québécois (Roy Dupuis, Julie Deslauriers), cherche son identité à la croisée de sa double culture.LÀ OÙ ATI LL A PASSE.?Drame d\u2019Onur Karaman.Avec Emile Schneider, Roy Dupuis, Dilan Gwyn, Julie Deslauriers.1 h 29.CHANTAL GUY Une douloureuse mélancolie traverse Là où Atilla passe., deuxième film d'Onur Karaman qui nous avait donné La ferme des humains en 2013.Et ça se passe surtout dans les yeux d'Atilla (émouvant Émile Schneider), un jeune homme un peu à la dérive, hanté par la rupture brutale d'avec ses origines.11 pourrait être un ado comme les autres, qui fume un peu trop de cannabis au grand dam de ses parents, mais Atilla, on finit par le comprendre, a été adopté enfant par un couple québécois, Michel (Roy Dupuis) et Julie (Julie Deslauriers).Plus le temps l'éloigne de son passé en Turquie, où il est né et dont il a largement oublié la langue, plus ce passé vient le hanter.D'autant qu'il travaille dans un restaurant qui le met en contact avec de jeunes Turcs, notamment la jolie Asya (Dilan Gwyn), étudiante de passage au Québec, dont il tombe amoureux.Atilla parle peu avec ses parents, dans ces rapports conflictuels propres à la crise d'adolescence qui s'étire, mais il ne dialogue pas beaucoup non plus avec ses nouveaux amis, gêné de ne pas mieux maîtriser sa langue maternelle.On saisit alors le déchirement dans lequel il est constamment tiraillé.Par souci de réalisme, Karaman propose dans ses dialogues un mélange des langues, au point de rencontre des cultures.Mais ainsi, la relation silencieuse et affectueuse entre Atilla et son père n'en est que plus touchante et plus chargée de sens.Dans ce film contemplatif aux accents oniriques, les drames ne sont pas à venir, ils sont déjà arrivés et contaminent le présent.Le défi, pour les personnages, est de pouvoir passer à autre chose et d'avancer.C'est le couple qui traverse une crise qui en rappelle une autre.Julie et Michel doivent vaincre leurs peurs, notamment celle de voir leur fils adoptif renouer avec quelque chose qui leur est étranger.Mais craindre que notre enfant nous échappe, n'est-ce pas le lot de tout parent ?Quant à Atilla, seule la paix avec son passé lui ouvrira PHOTO FOURNIE PAR K-FILMS AMÉRIQUE la porte de son futur.Onur Karaman signe ici un film simple et sensible, d'une grande subtilité, où il laisse toute la place au talent de ses interprètes.Surtout, il aborde le sujet de l'identité sans jamais rien surligner, sans faire la morale, simplement en restant dans un registre très humain. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 ARTS 17 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CINÉMA Refus global PHOTO FOURNIE PAR CG CINÉMA VÆ* * \u2022' K Mustang rend hommage à la fougue et à l\u2019appétit de jeunes femmes gui, tels les chevaux sauvages, refusent, ne serait-ce gue dans leur esprit, les limites de l\u2019enclos dans leguel on tente de les enfermer.MUSTANG ?Drame de Deniz Gamze Ergüven.Avec Günes Nezihe Sensoy, Doga Zeynep Doguslu, Tugba Sunguroglu.1 h34.MARC-ANDRÉ LUSSIER À l'évidence, le contexte dans lequel évoluent les jeunes femmes autour desquelles est construit le récit de Mustang est dramatique.La grande qualité de Deniz Gamze Ergüven, qui signe ici un premier long métrage très enthousiasmant, est de refuser toute victimisation.La réalisatrice franco-turque préfère de loin saluer l'impétuosité des cinq jeunes femmes dont elle suit le parcours.Indomptables et conquérantes, en dépit de tous les obstacles qui se posent devant elles.Dans le petit village turc où le récit est campé, où régnent des valeurs ultraconservatri-ces, on ne badine pas avec le comportement des jeunes filles.Dans une maison au bord de la mer Noire vivent cinq adolescentes, toutes sœurs, élevées principalement par une grand-mère - et aussi l'un des fils de cette dernière - qui ne sait plus comment canaliser l'énergie de ces êtres dont les moindres gestes -banals et innocents - sont vus comme autant de possibles dérives sexuelles.Le jour où les chahuteuses sont surprises en train de s'amuser sur une plage en montant sur les épaules de garçons, c'en est trop.Ainsi, l'oncle prend tous les moyens pour « dresser » les jeunes insolentes.Désormais séquestrées dans la maison, d'où toute sortie est pratiquement interdite, les sœurs ne peuvent plus fréquenter l'école non plus.On les force également à épouser de « bons » maris inconnus, qui sauront bien leur enseigner comment doit se tenir une femme respectable.Convient-il de préciser que Mustang est un film contemporain dont l'intrigue est située à notre époque?À cette chape de plomb, la réalisatrice oppose l'humeur frondeuse de jeunes femmes qui organisent leur résistance à leur façon.La meneuse de la troupe est d'ailleurs une gamine âgée de 12 ans.Qui n'hésitera pas à brûler une chaise dans la rue en guise de protestation puisque, si on y pense bien, cet objet s'approche aussi des parties génitales des filles quand elles s'assoient.Au-delà de la dénonciation, la manière.La fratrie se démantèle pourtant physiquement dès que l'une des membres de la bande des cinq quitte la maison pour suivre un improbable mari.Aussi la réalisatrice ne manque pas de faire écho aux malheurs individuels qui frappent certaines d'entre elles, y compris une visite à l'hôpital pour conduire un test de virginité après une nuit de noces de laquelle ne subsiste aucune trace sur le drap.Mais au-delà de la dénonciation, il y a aussi la manière.Sur ce plan, Deniz Gamze Ergüven propose une approche remarquable, qui célèbre en douceur l'esprit rebelle de ces femmes, un peu comme l'avait fait Nadine Labaki il y a quelques années dans son très beau film Caramel.C'est dire que la réalisatrice filme sans ostentation la beauté naturelle de ces femmes.Et prend le pari de célébrer leur féminité plein écran.Comme un bras d'honneur administré à ces intégristes aux yeux desquels le simple fait d'être femme constitue une provocation sexuelle.Les longs cheveux sont libres, les crinières se révèlent sans attache.Surtout, Mustang rend hommage à la fougue et à l'appétit de jeunes femmes qui, tels les chevaux sauvages, refusent, ne serait-ce que dans leur esprit, les limites de l'enclos dans lequel on tente de les enfermer.Rappelons que Mustang est l'un des cinq films finalistes aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.11 est probablement le plus sérieux rival du Fils de Saul.CINÉMA MAISON TOUS LES FILMS CRITIQUÉS SORTENT EN DVD MARDI.DRAME D\u2019ESPIONNAGE BRIDGE OF SPIES (V.F.: LE PONT DES ESPIONS) ?b De Steven Spielberg.Avec Tom Hanks, Mark Rylance, Austin Stowell.Recréant de formidable manière les tensions de la guerre froide, ces années où l\u2019on projetait dans les écoles des films expliquant (!) aux petits Américains ce qu\u2019il adviendrait en cas d\u2019attaque nucléaire et où la hantise et la crainte du fléau communiste étaient sous tous les toits, Steven Spielberg livre avec Bridge of Spies un drame humain, un suspense efficace, une impressionnante reconstruction visuelle d\u2019une époque.Le tout sans un soupçon de cynisme ; et avec, ici et là dans l\u2019excellent scénario du dramaturge Matt Charman inspiré de faits réels, l\u2019humour incomparable de Joel et Ethan Coen - qui ont eux aussi mis la main à la pâte.- Sonia Sarfati PDNTces IR DGE i iunks MEILLEURS FILMS DE SPIELBERG -ohé Of SPIELBERG'S FINEST FILMS\u201d ANNA i DRAME ANNA ?De Charles-Olivier Michaud.Avec Anna Mouglalis, Pierre-Yves Cardinal, Pascale Bussières.Grâce à des films comme Snow&Ashes et Exil, Charles-Olivier Michaud s\u2019est positionné comme un cinéaste engagé socialement, bien résolu à exposer dans son oeuvre des réalités difficiles.A cet égard, Anna est sans contredit son film le plus percutant.Traversé de part en part par un sentiment de colère et d\u2019indignation, ce drame brutal aborde de plein front la difficile question du trafic de jeunes femmes dans les pays de l\u2019Asie du Sud-Est.Et la violence dont elles sont victimes.Cela dit, la première partie du film, qui se déroule dans un pays jamais nommé (le tournage a eu lieu en Thaïlande), est plus forte que celle dont l\u2019action se situe à Montréal.- Marc-André Lussier DRAME BIOGRAPHIQUE TRUTH (V.F.: ?De James Vanderbilt.Avec Cate Blanchett, Robert Redford, Topher Grace.L\u2019histoire a fait grand bruit à l\u2019époque.Septembre 2004.Emission phare de CBS produite par Mary Mapes et animée par Dan Rather, 60 Minutes diffuse un reportage compromettant pour le président George W.Bush - alors en campagne électorale en vue d\u2019obtenir un second mandat à la Maison-Blanche.Selon des documents obtenus par le magazine d\u2019information, le jeune George W.Bush aurait bénéficié d\u2019un traitement de faveur afin d\u2019échapper à la guerre du Viêtnam.Une bombe, quoi.Qui, au bout du compte, explosera au visage de ceux qui l\u2019ont amorcée.Truth est un film fascinant.Mais il aurait été agréable que la leçon donnée avec autant d\u2019application se fasse aussi cinéma.- Sonia Sarfati VÉRITÉ) Truth.mm LES DEUX ACTEURS PRINCIPAUX, MAGNIFIQUES LIVRENT DE REMARQUABLES PERFORMANCES.» Marc-André Lussier, La Presse PAUL DOUCET SUZANNE EMENT PREMIERES NEIGES MICHAEL ROWE *2œj>SZ&âaêG :L.\u2018; ¦¦m*'.** GAGNANT VWrVENICEDAYS^ Filmoption International ©\tUKFiimsSra CHRîSTAL micro.scape Québec ! \"c°ULEX BrTEJTOINNŒKTT FORUM I m PRÉSENTEMENT AU CINÉMA B J^YbiiflŒ LesF il msC h rista I Deux solitudes On pourrait dire d Our Brand Is Crisis qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une satire politique.Mais cette comédie dramatique est conçue de telle sorte que la personnalité de Sandra Bullock est mise en valeur avant tout le reste.En plus d\u2019être attachante, elle affiche ici un réel talent.Le hic, c\u2019est que son omniprésence vient occulter la pertinence du propos.Des gags de nature slapstick h la Miss Congeniality viennent ainsi se greffer à une histoire de manipulation des masses dans le cadre d\u2019une campagne électorale.Le ton qu\u2019emprunte le réalisateur David Gordon Green crée un certain décalage entre des scènes de comédie de situation, certes divertissantes, et la nature même du sujet.- Marc-André Lussier EARLY WINTER (V.F.: PREMIÈRES NEIGES) *** Vi Drame de Michael Rowe.Avec Suzanne Clément, Paul Doucet, Max Laferriere.1 h 36.MARC-ANDRÉ LUSSIER Production canado-austra-lienne, Early Winter est le nouvel opus du cinéaste Michael Rowe, lauréat 2010 de la Caméra d'or du Festival de Cannes grâce à Aho bisiesto (Année bissextile).Ce prix prestigieux, rappelons-le, est attribué au meilleur premier film, toutes sections confondues.Pour Early Winter, son troisième long métrage (le deuxième, Manto Acuifero, a eu moins d'écho sur le plan international), le cinéaste australo-mexicain a mis le cap sur le Québec.Il a choisi pour cadre les rigueurs de notre hiver afin de décrire les difficultés d'un couple montréalais formé de Maya (Suzanne Clément), immigrante russe, et de David (Paul Doucet), Québécois bilingue.L'une des récriminations que formulera la femme fera notamment écho au fait que le couple est installé dans un milieu francophone dont elle comprend mal les codes.Et avec lequel elle a du mal à communiquer.D'où, d'ailleurs, l'usage de la langue de Shakespeare à l'intérieur de la maisonnée.Mais ce n'est pas là le moindre problème auquel fait face ce couple.L'approche qu'emprunte le cinéaste est délibérément austère, sans compromis, sans effets dramatiques non plus.Le récit recense avec justesse, à l'aide de menus détails, les signes d'un amour qui s'étiole dans un contexte familial où de jeunes garçons sont aussi impliqués.On prendra en outre soin de décrire la réalité de vie de chacun des époux, en évoquant notamment des choses du passé qui, aujourd'hui, viennent les rattraper et semer le trouble.On verra aussi David dans son milieu de travail, concierge de nuit dans un centre de soins de longue durée.Rowe évoque notamment la OUR BRAND IS CRISIS (V.F.: SPÉCIALITÉ: CRISES) ?Comédie dramatique de David Gordon Green.Avec Sandra Bullock, Billy Bob Thornton, Joaquim de Almeida.personnalité d'un homme qui, à l'aide de petits gestes, tente de veiller sur les patients.De retour à la maison, David est toutefois accueilli dans l'indifférence la plus totale.L'esprit de chacun est plutôt occupé par une dépendance à la vie virtuelle.Beau, mais sombre Maya, à qui l'on donne ici un rôle moins sympathique, souffre aussi d'un ennui chronique.Et tente d'anesthésier son mal du pays comme elle peut.À vrai dire, Early Winter évoque plutôt deux solitudes vécues en parallèle plutôt que la dislocation d'un couple.Les performances des deux acteurs principaux, magnifiques de retenue, méritent assurément d'être saluées.Leur jeu, tout en finesse, soutient l'intérêt.À la Mostra de Venise l'an dernier, ce film, beau mais sombre, a remporté le prix du meilleur film de la section Venice Days, laquelle s'apparente à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.DUR BRAND IS SPECIALITE: CRISES PRESENTEMENT A L\u2019AFFICHE! ».3H2 Sf1 fpOMT-ViALM 6~i Qt JÜ ITemiÉBOfAÏE^în rTÀH:qEUEnTri [pRUMwoNcwLlil IThTrbhookëI 18 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 30 JANVIER 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS iste de notre invité TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES CINQ COUPS DE CŒUR DU MOMENT.WNfâOjNÇE, ^ Gs£^T)-FAI>EN kviTïT* ¦\t¦ B JB M\t¦ ¦ Colorado, and More \\ ' W! )\t\u2018\tI I Design W W\tM B SANAA and Lima Bol The Modem Prefab From Mixed-Use to Shipping Containers, the Year's Most Exciting Projects wm .* ARTS VISUELS ARCHITECTURE MUSIQUE CHANSON PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE i emme i fuit LIVRE La femme qui fuit d\u2019Ânaïs Barbeau-Lavalette «J\u2019ai une fascination pour les peintres automatistes et pour les signataires de Refus global.J\u2019ai eu ce livre d\u2019Anaïs Barbeau-Lavalette, qui est la petite-fille du peintre Marcel Barbeau et qui raconte l\u2019histoire de sa grand-mère, Suzanne.J\u2019ai hâte de le lire, il me semble qu\u2019il m\u2019aidera à connaître cette période.» JOSEE LAPOINTE Il est à la barre de Salut Bonjour à TVA depuis près de 10 ans après avoir tenu les rênes de Salut Bonjour week-end pendant 4 ans.Avec ses 3,5 heures de direct par jour, pour un total de 17,5 heures par semaine, Gino Chouinard est un véritable marathonien de la télé.«Je n\u2019ai jamais calculé combien de chroniqueurs sont passés par mon émission», dit-il, évaluant à «au moins 200» le nombre d\u2019entrevues qu\u2019il doit mener chaque année.Pour faire de la télé si tôt pendant si longtemps, il n\u2019y a pas de secret : il faut avoir une bonne hygiène de vie, dit Gino Chouinard L\u2019animateur se lève toutes les nuits entre 3h et 3h10 - «Ça dépend du nombre de fois que je snooze» -, s\u2019alimente bien, ne boit pas, «sauf le samedi».«L\u2019idée est d\u2019avoir un horaire régulier, pour être bien disposé chaque matin.» Etre alerte et vif et ne jamais oublier qu\u2019il travaille d\u2019abord pour le public font partie des exigences de son métier.«Quand on fait du direct, on doit être connecté sur le public», explique l\u2019animateur, qui se dit très orienté «service-client».«En réunion, je me demande toujours ce que les gens voudraient apprendre d\u2019un sujet.Dans le fond, ce qu\u2019on veut, c\u2019est être divertissants et instructifs.» Jamais Gino Chouinard n\u2019aurait pu imaginer qu\u2019il passerait autant de temps à la barre de la même émission.«J\u2019avais toujours été du genre à quitter mon emploi après deux ou trois ans.Mais là, je suis heureux, ce job me plaît et me convient et, tant que j\u2019aurai du plaisir, je ne vois pas pourquoi je m\u2019en irais.» Dwell «J\u2019aime la déco, les maisons d\u2019architecte.Je peux passer des heures à regarder des sites comme celui de Dwell, autant que des sites de galeries d\u2019art.J\u2019ai visité des maisons de l\u2019architecte québécois Pierre Thibault, qui a une grande intelligence de l\u2019espace.Je suis fasciné par Chicago, qui est une ville magnifique.Un jour, j\u2019aurai une maison moderne.Pour moi, ce sont comme des oeuvres d\u2019art.» rose ave.de You+Me «Ce disque, qui est le projet de Pink et de Dallas Green, est celui que j\u2019ai le plus écouté depuis un an et demi.Et j\u2019ai découvert en même temps le groupe de Dallas Green, City and Colour, qui fait de la très bonne musique enveloppante, qu\u2019on peut écouter n\u2019importe quand.Ils seront d\u2019ailleurs au Centre Bell bientôt [le 20 juin].Je ne sors pas beaucoup, mais ça se peut que j\u2019aille les voir.» Bring Me to Life d\u2019Evanescence «C est la toune parfaite quand je m\u2019entraîne.Sur ma playlist de 30 chansons, elle doit revenir à peu près six fois.Quand elle joue, je pédale plus vite, elle me fait remonter mon énergie par son intensité, son rythme, son groove.Elle est rock à souhait.» « Chaque année, je vais au pavillon d\u2019art canadien du Musée des beaux-arts, particulièrement à l\u2019étage des peintres québécois.Je vais m\u2019asseoir dans le salon Riopelle et j\u2019admire ses tableaux magnifiques; c\u2019est comme un besoin essentiel pour moi d\u2019y retourner.La dernière fois, j\u2019ai emmené mes enfants.Ils ont adoré ça.» Riopelle PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE "]
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