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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-07-16, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/ MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 mm MARC CASS IVI LLOYD KAUFMAN LE MAÎTRE DE LA SÉRIE Z PAGE 13 LA PRESSE ARTS ABSOLUTELY FABULOUS L\u2019ABÉCÉDAIRE DAB FAB PAGE 12 CINEMA Joanna Lumley et Jennifer Saunders HUGO DUMAS TROUBLE DADAPTATION PAGE 4 THEATRE JT ROMEO JULIETTE Après Roy Dupuis et Geneviève Rioux (1989) puis Dartiny Gilmore et Isabelle Blais (1999), Philippe Thibault-Denis et Marianne Fortier interpréteront le mythique couple maudit de Shakespeare sur les planches du Théâtre du Nouveau Mpnde à partir du 21 juillet.De la première lecture à la confection des costumes en passant par le montàge des décors, La Presse a suivi le travail du metteur en scène Serge Denoncourt et de son équipe.UN DOSSIER DE STÉPHANIE VALLET EN PAGES 6 ET 7 ! \u2022 W/m, W \u2019,J- PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE espace '\u2014 pour la vie montréal Ml' K\\ r&'V*.ïart !\u2022 \\ w ; ijrojfaÉH \u2022(.\" T Billets en ligne : espacepourlavie.ca INSECTARIUM 23 JUIN - tfW. ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS JUSTE POUR RIRE CATHY GAUTHIER Une fille dans une équipe de gars PHOTO OLIVIER JEAN, LA PRESSE «J\u2019aimerais que les femmes soient considérées comme des humoristes au même titre que les hommes.Pas comme des \u201cfemmes humoristes \u201d.Mais je ne pense pas voir ça de mon vivant», affirme Cathy Gauthier.MARC CASSIVI COUP DE GUEULE L'humoriste Cathy Gauthier coanime mercredi prochain (à 18 h 30 et à 21 h 30) un gala Juste pour rire avec Laurent Paquin, sur le thème «Cérébral ou impulsif?».Entrevue sur le thème de la femme.Tu es la seule coanimatrice sur 14 humoristes à tenir la barre d\u2019un gala Juste pour rire cette année.Comment ça te fait réagir d\u2019être la seule femme en 2016 ?Je n\u2019ai pas vraiment eu le temps d\u2019y réfléchir.Je suis tellement concentrée sur le gala.Je ne suis pas la seule femme en humour.C\u2019est une question qui revient à chaque entrevue que je fais.« Il n\u2019y a pas beaucoup de femmes en humour: pourquoi?» Honnêtement, je ne le sais pas.Il y a un peu plus de femmes en humour aujourd\u2019hui.Il y en a de plus en plus.Et des fortes, en plus.Parce qu\u2019avant, on dirait qu\u2019on laissait passer les filles parce que c\u2019était des filles.Comme un quota?Oui, un peu comme ça.On le sentait dans le milieu, même si le public ne le savait pas nécessairement.As-tu déjà eu l\u2019impression d\u2019être là grâce à une sorte de quota ?Je n\u2019ai jamais senti ça parce que je faisais de l\u2019humour très « gars ».Je suis une fille, mais tout le monde pense que j\u2019ai un pénis ! Le milieu fait-il des efforts pour faire une plus grande place aux filles, selon toi ?Oui, mais en organisant des «shows de filles».Moi, ça m\u2019énerve.On va mettre un paquet de filles ensemble pour mieux les montrer du doigt en disant: «Vous êtes pas assez bonnes pour être avec les boys».Quand c\u2019est un show d\u2019humoristes [masculins], on ne dit pas que c\u2019est un «show de gars».J\u2019aimerais que les femmes soient considérées comme des humoristes au même titre que les hommes.Pas comme des «femmes humoristes».Mais je ne pense pas voir ça de mon vivant.Décider d\u2019être une femme en humour, c\u2019est un peu comme décider de jouer pour le Canadien.On nous donne une chance de jouer dans la game, mais c\u2019est une game de gars.De jeunes femmes font leur place dans la game.Elles sont très bonnes ! Celles qui sont là ne font pas partie d\u2019un quota.Elles ont mérité leur place.Je pense entre autres à Mariana Mazza, à Virginie Fortin, à Silvi Tourigny, qui fait ma première partie.Elle va devenir une star.J\u2019aimerais ça, animer un gala avec Kat Levac.Mais c\u2019est sûr que c\u2019est un métier de gars.Cette semaine, un sondage [Léger] est sorti et il y avait seulement Lise Dion parmi les 15 humoristes les plus aimés du public.Donc le public associe toujours humour et hommes?Les consommateurs d\u2019humour, ce sont beaucoup des femmes.Comme à la maison, ce sont plutôt les femmes qui décident de ce qu\u2019on achète.Ah oui ?Tu as remarqué ça en humour aussi ?Oui.Ce sont beaucoup les femmes qui décident qu elles vont aller voir en couple Jean-Michel Anctil ou Louis-José Houde, Martin Matte ou Stéphane Rousseau en bedaine.Moi, j\u2019attire plus les chums de filles que deux gars qui se disent: « Heille, on va-tu voir Cathy Gauthier?» Ils vont plutôt aller voir Mike Ward.Dans la vie, on est plus enclin à choisir un PDG qui va être un homme.Les hommes ont encore beaucoup d\u2019avance sur les femmes.C\u2019est un cliché, mais on s\u2019est tous adaptés, hommes et femmes, aux diktats de la société patriarcale.Sans trop envisager que les choses puissent être différentes.C\u2019est comme ça parce que c\u2019est de même.Légalité des sexes, ça non plus, je ne pense pas que je vais voir ça de mon vivant.Cela dit, je ne veux pas avoir l\u2019air antiféministe, mais on essaie d\u2019avoir un enfant, mon chum et moi, et je n\u2019ai pas de problème pantoute avec l\u2019idée de rester à la maison, de faire du ménage et de faire le souper.Mes amies sont outrées : « Franchement ! Ta carrière ! » Ma carrière va être encore là dans 10 ans.Je vais pouvoir écrire des jokes à 60 ans.La chance d\u2019avoir un enfant, ça se passe là.C\u2019est drôle parce que tu as déjà fait un numéro sur le fait que tu ne voulais pas d\u2019enfant.Il y a juste les fous qui ne changent pas d\u2019idée, ça l\u2019air! J\u2019en veux tellement un que j\u2019arrête ma tournée et que j\u2019annule des supplémentaires.À 40 ans, si je veux un bébé, c\u2019est maintenant.Last call, dernier service au bar.Pour revenir à ce qu\u2019on disait au début, sur le fait qu\u2019on te pose toujours la question sur la place des femmes en humour: es-tu tannée de l\u2019entendre?Je ne suis pas tannée de l\u2019entendre : je n\u2019ai pas de réponse.Je ne sais pas quoi répondre.D\u2019une entrevue à l\u2019autre, je ne réponds jamais la même affaire.As-tu eu à te battre plus que d\u2019autres pour faire ta place parce que tu es une fille ?Etais-tu consciente de ça ?Oui.Surtout au début.Mais pas auprès de mes collègues humoristes.Auprès des producteurs et des diffuseurs.Encore là, ce sont surtout des hommes qui décident.Ça été dur.D\u2019autant que j\u2019exploitais à ce moment-là un type d\u2019humour qui était beaucoup plus vulgaire qu\u2019aujourd\u2019hui.Les gars avaient peur de moi.Ils avaient peur de m\u2019inviter sur des plateaux, peur que je dise des choses qui ne se disent pas mais qui sont acceptables de la part d\u2019un homme.Jean-François Mercier pète les plombs et se met à sacrer: tout le monde l\u2019applaudit.Il y a des choses que les hommes peuvent se permettre et que les femmes ne peuvent pas se permettre.Comprendre que les gars pouvaient s\u2019en permettre davantage, est-ce que ç\u2019a été une source de motivation dans ta carrière ?Est-ce pour ça que tu as été aussi crue à tes débuts?Il faut s\u2019assumer.Il est temps que les choses changent et qu\u2019on ouvre les barrières et les horizons.Sinon, on va rester enfermées dans notre enclos à faire des jokes sur nos chums, nos menstruations et nos bébés qui pleurent.Il faut défoncer des portes si on veut aller plus loin.J\u2019aime les choses qui dépeignent.Je n\u2019aime pas quand c\u2019est trop lisse ou trop blanc.Mais est-ce que tu l\u2019as fait en réaction?Non.Au début de ma carrière, je ne me posais pas de questions.J\u2019y suis allée all in avec un personnage de grosse «colonne».Les gens ne faisaient pas la distinction entre le personnage et moi.Je me suis un peu peinturée dans le coin.Ç\u2019a été mon erreur de jeunesse.J\u2019ai mis beaucoup de temps à m\u2019en défaire.Mon troisième show a mieux marché parce qu\u2019il était beaucoup moins vulgaire.J\u2019étais gênée que ma mère voie mes deux premiers shows, mais très fière qu elle voie le dernier.Mes parents ont 80 ans.Ils n\u2019ont pas compris pourquoi je faisais de l\u2019humour aussi heavy.Tu parlais des jeunes femmes.Mariana Mazza exploite elle aussi ce filon de l\u2019humour cru.Crois-tu quelle pourrait comme toi finir par se sentir piégée dans un carcan ?C\u2019est sûr que c\u2019est un danger.Mais elle le fait bien et elle l\u2019assume beaucoup plus que moi.Elle s\u2019assume à fond.Elle est super sweet dans la vie.C\u2019est un petit ange.Mais elle parle haut et fort! Aux yeux de mes collègues, j\u2019ai peut-être l\u2019air de la fille qui ne s\u2019assume plus et qui essaie d\u2019élargir son public.C\u2019est correct.C\u2019est mon objectif.Mon prochain show sera sans doute encore plus grand public.A ^ MK ene SERGE DENONCOURT CHAURETTE TEXTE FRANÇAIS ^RENDEZ-VOUS, THEATRAL DE L\u2019ETE! DÈS LE 21 JUILLET SUR LA SCÈNE DU TNM AVEC MARIANNE FORTIER et PHILIPPE THIBAULT-DENIS + MIKHAÏL AHOOJA, MARION BAROT, ALEX BERGERON, NATHALIE BREUER, JEAN-FRANÇOIS CASABONNE, SARAH CLOUTIER LABBÉ, LÉVI DORÉ, ANTOINE DURAND, GUILLAUME GAUTHIER, GABRIEL LEMIRE, DEBBIE LYNCH-WHITE, JEAN-MOÏSE MARTIN, BENOÎT McGINNIS, JEAN-FRANÇOIS PICHETTE, SIMON PIGEON, CATHERINE PROULX-LEMAY, MATHIEU RICHARD, GUILLAUME RODRIGUE RESERVEZ DES TNM.QC.CA | HAHAHA.COM VIDÉOTRON Québec 4273 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 ARTS 3 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS T 'r \t\t\t\"'m Y' '' ' \tT*\t\t \t\tmSW '\tJpj JE* : fi PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE Dans les bureaux du studio Le Slingshot, avenue De Gaspé, Gabrielle Madé et Micho Marquis-Rose travaillent quotidiennement avec 15 youtubeurs qui rejoignent CIISCIIIUIC A,/ IIIIIIIOIIS pti -J V I II IC J.YOUTUBEURS DE L\u2019HEURE Les stars du « je-me-moi » PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE Emma Bossé, PL Cloutier et Cynthia Dulude sont trois youtubeurs très actifs à Montréal.Les capsules de PL Cloutier sont vues des centaines de milliers de fois.La chaîne de Cynthia Dulude est l\u2019une des plus suivies dans la francophonie canadienne.Ils produisent du contenu vidéo sur l\u2019internet, s\u2019associent avec les marques les plus lucratives, génèrent des millions de clics et divertissent des communautés en forte croissance.Si vous êtes attiré par leur style narcissiquement authentique, vous appartenez probablement aux générations Y ou Z.Bienvenue chez les youtubeurs.HUGO PILON-LAROSE Alors que les diffuseurs se creusent la tête pour rajeunir leur public, de jeunes youtubeurs rassemblent des milliers de fidèles grâce à leur personnalité et à leur authenticité.Une popularité qui ne passe pas inaperçue.Dans les bureaux du studio Le Slingshot, avenue De Gaspé, Micho Marquis-Rose et Gabrielle Madé travaillent quotidiennement avec 15 youtubeurs qui rejoignent ensemble 2,7 millions de personnes.À titre d'agent et de producteur, cette division d'Attraction Images (important producteur télévisuel au Québec) s'est donné pour mission d'aider le Québec à rattraper son retard sur ce terrain numérique.« On voit que les plus jeunes, ceux de la génération Y et Z, s'assoient moins devant la télévision.11 y a un désintérêt envers ce médium ou plutôt une transformation des habitudes d'écoute », note M.Marquis-Rose, directeur stratégie, développement et production numérique, chez Attraction Images.« Avec les youtubeurs, ce sont de vraies personnes qui vivent leur vraie vie et qui racontent ça à leurs abonnés, qui se reconnaissent énormément là-dedans », dit Gabrielle Madé, directrice du studio Le Slingshot.Quelques kilomètres plus au sud, rue Sherbrooke, le directeur du studio Goji, Élie Prudhomme, abonde dans son sens.À la tête d'une organisation similaire appartenant à Québécor Groupe Média, il travaille avec 16 créateurs dont les contenus vidéo sont diffusés sur YouTube principalement, mais aussi sur d'autres réseaux sociaux.« Ces youtubeurs sont les idoles des plus jeunes.Ils ont une influence importante qui passe surtout par l'authenticité de leur produit et de leur message.Ils n'ont pas de masque, c'est-à-dire qu'ils se livrent en étant eux-mêmes», explique-t-il.Un public captif Avec une simple caméra, un décor qui se résume bien souvent à une chambre à coucher, un salon ou une cuisine, les youtubeurs enchaînent les capsules en racontant leur quotidien, en faisant quelques blagues, en donnant leurs trucs beauté ou en expliquant certaines ruses d'un jeu vidéo.YouTube, qui existe depuis à peine 11 ans, verse des rede- vances publicitaires à certains.Mais ce qui fait le pain et le beurre de ces stars de l'internet est davantage le marketing de contenu, ce qui se produit lorsqu'une entreprise s'associe à une personnalité pour commanditer le contenu de ses capsules, plutôt que de simplement afficher sa marque en ouverture des vidéos.« Ces créateurs [intéressent les marques] parce qu'ils arrivent avec un auditoire.Leur public est captif: quand une vidéo est publiée, il la reçoit assurément », dit Micho Marquis-Rose.« Les meilleurs contenus sur YouTube sont ceux qui s'échelonnent dans le temps.Cette plateforme n'est pas bonne pour faire de la promotion à court terme, mais sert plutôt à faire rayonner une marque pendant longtemps », poursuit Gabrielle Madé.Au-delà de YouTube Les studios Le Slingshot et Goji financent leurs activités en prenant une part des revenus générés par les youtubeurs, puisqu'ils font pour eux le travail de joindre les entreprises et stimulent leurs revenus publicitaires.Mais YouTube n'est pas nécessairement une finalité pour tous ces créateurs nouveau genre.En ce moment, les deux studios montréalais travaillent sur des projets hors internet afin de propulser leurs recrues sur d'autres plateformes, comme le monde de l'édition ou de la télévision.«Notre objectif est de créer et de développer des marques sur YouTube, mais aussi de profiter de leur succès pour les sortir des frontières d'internet», dit Élie Prudhomme.« Comme on appartient à Québécor, on travaille aussi dans les magazines, les livres, la télévision.On a des projets dans l'ensemble de ces médias », souligne le directeur du studio Goji.Quand l'équipe numérique d'Attraction Images a réuni quelques youtubeurs en amont de la création du studio Le Slingshot, la plupart d'entre eux connaissaient mal les grands succès de la boîte de production.Pour eux, la télévision n'est pas une finalité.«Il y a une réflexion d'affaires [dans ce que nous faisons], mais aussi une réflexion sur l'avenir du divertissement et des médias», explique Gabrielle Madé, ajoutant qu'il ne faut pas comparer les chiffres des youtubeurs aux cotes d'écoute traditionnelles, puisqu'il ne s'agit tout simplement pas de la même offre.«Est-ce que dans 10 ans, ce sera autre chose que YouTube ?C'est difficile à prédire.Mais il y a un changement dans les attentes du public face aux gens qui les divertissent.Les créateurs numériques sont en conversation avec leur communauté, qui influence leurs prochaines créations », poursuit la jeune directrice.Chose certaine, complète Micho Marquis-Rose, «il n'y aura pas de retour à l'époque où tout le monde s'assoit devant sa télé, à 19 h ou à 2Oh, dans un mode d'écoute traditionnel ».Le festival OhMyFest, qui met en vedette une trentaine de youtubeurs, se déroule aujourd\u2019hui et demain au Monument-National.«On voit que les plus jeunes, ceux de la génération Y et Z, s\u2019assoient moins devant la télévision.Il y a un désintérêt envers ce médium ou plutôt une transformation des habitudes d\u2019écoute.» \u2014 Micho Marquis-Rose, directeur stratégie, développement et production numérique, chez Attraction Images Les grandes familles de youtubeurs HUGO PILON-LAROSE Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les vidéos vues et retransmises sur YouTube ne sont pas nécessairement de courts clips, au contraire ! La plupart durent plus de cinq minutes et touchent des thèmes variés, dont trois sont particulièrement dominants.Les voici.Humour L'humour a toujours eu une place de choix sur YouTube, notamment grâce aux sketches d'humoristes connus qui y sont diffusés.Or, chez les youtubeurs québécois, l'humour est souvent plus juvénile, sans que cela n'entame leur succès.Les capsules d'un PL Cloutier, par exemple, sont vues des centaines de milliers de fois.Il faut toutefois avoir un intérêt pour les mises en scène centrées sur la personnalité du youtubeur.Mode L'industrie de la mode a trouvé une plateforme de prédilection en YouTube, notamment grâce à ces youtubeuses qui cartonnent - pensons à Cynthia Dulude, dont la chaîne est Tune des plus suivies dans la francophonie canadienne.Ces jeunes réussissent aussi à se faire commanditer par des marques de cosmétiques, qui apprécient l'accès privilégié qu'elles ont auprès des fameux « mil-léniaux».Au Québec, le youtubeur Jean-François Casselman-Dupont est l'un des rares hommes à faire des capsules de maquillage.Opinions À une époque où tout le monde exprime son opinion sur tout et sur rien, les youtubeurs n'échappent pas à la tendance.La quantité de vlogueurs (vidéoblo-gueurs) sur YouTube est impressionnante.Qu'on aime ou qu'on n'aime pas, la demande est là et leur succès a de quoi faire saliver nombre de chroniqueurs d'opinion. A A RT S LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS Trouble d\u2019adaptation H\t£\u2022 {\t£*>i\t \t \t PHOTO FOURNIE PAR TV5 Edith Cochrane, interprète de la psy de pacotille Florence Champagne dans Web thérapie.L1 adaptation de formats de télé étrangers ne .se démode pas.Au Groupe V Média, c'est pratiquement devenu la norme : on achète une recette d'émission qui cartonne ailleurs dans le monde, on l'assaisonne avec des épices locales et voilà, on obtient un succès d'écoute garanti comme ce fut le cas pour Les détestables, L'amour est dans le pré, Taxi payant, Ce soir tout est permis ou Un souper presque parfait, pour ne nommer que ceux-là.À cette liste d'épicerie, il faudra ajouter cet automne Coup de foudre, Célibataire et nus ainsi que Tu m'aimes, tu mens, qui dérive du jeu de séduction grec The Married Game.Ça commence à faire beaucoup dans une petite assiette.En fiction, l'achat de formats excite moins les patrons des programmes, qui préfèrent miser sur des histoires miton-nées ici.Mais il existe quelques exceptions.Après avoir modifié In Treatment pour créer En thérapie, TV5 a lancé à la fin de juin la version québécoise de la comédie Web Therapy, relayée par Showtime aux Etats-Unis.Malgré quelques textes qui auraient pu mordre davantage, c'est plutôt sympathique et réussi comme passage.Édith Cochrane, la vedette de Web thérapie, avait de gros escarpins à chausser, soit ceux de l'actrice Lisa Kudrow (Phoebe dans Friends), qui a inventé ce personnage de thérapeute inadéquate et centrée sur elle-même.Le danger était de rendre trop désagréable ou antipathique cette psy de pacotille, qui s'appelle Florence Champagne et qui ne possède ni diplôme, ni formation, ni aucune forme de tact.Sans flirter avec la caricature, Édith Cochrane réussit à rendre attachante cette pseudo-gourou drôlement carencée.Pas de burlesque ni d'hystérie dans son jeu, mais la bonne dose de finesse.Notre Florence, qui se fait frauduleusement appeler Dre Champagne, offre à ses patients des consultations par Skype de trois minutes top chrono.Et ne lui racontez pas votre cauchemar d'hier ou votre traumatisme dans le carré de sable en maternelle, elle s'en sacre.Ce qui la branche, c'est de décrocher du financement pour sa méthode, tout en manipulant ses clients pour qu'ils croient à l'efficacité de ses traitements éclair.Au départ, elle nous apparaît revêche, cette Florence.Plus la série progresse, plus on découvre que la franchise cassante et le détachement de Florence cachent en fait de l'insécurité et un grave manque d'amour maternel.Le passé de Florence demeure toutefois nébuleux : pourquoi cette ex-femme d'affaires diplômée des HEC a-t-elle été congédiée d'une grande firme d'investissement?Le passé de son mari, un avocat et aspirant politicien campé par Pierre Brassard, renferme aussi plusieurs squelettes intéressants.Web thérapie offre un divertissement de qualité.Vous ne crierez pas au génie en enfi- lant les demi-heures, mais vous passerez un agréable moment.Ça passe les mardis à 19h30 sur TV5.Les épisodes sont aussi disponibles en vidéo sur demande.Autre suggestion, mais à l'autre bout du spectre psychologique : The Girlfriend Experience, une télésérie inspirée du film du même nom tourné par Steven Soderbergh en 2009.Vous pouvez visionner les épisodes en rattrapage sur Super Channel ou les acheter sur iTunes.C'est très étrange et déstabilisant comme produit télé.Nous y suivons Christine, une brillante étudiante en droit de Chicago jouée par Riley Keough, la petite-fille d'Elvis Presley.La moitié du temps, l'intrigue ressemble à celle de Suits, alors que Christine bosse comme stagiaire dans un prestigieux cabinet d'avocats.Pendant l'autre moitié, Christine se consacre à son deuxième métier: escorte de luxe.Le type de prostitution qui implique des soupers à 500$ le couvert et des nuits dans les hôtels les plus chics.Le plus étrange, c'est l'absence totale d'émotions que dégage Riley Keough : elle a constamment l'air de s'emmerder.Comme téléspectateur, on se gratte la tête.Est-ce que ces demi-heures de The Girlfriend Experience m'ennuient moi aussi?Ou est-ce que la comédienne est juste vraiment excellente dans son rôle d'adu-lescente blasée ?Puis on dévore la demi-heure suivante.Et l'autre d'après, pour comprendre qu'on a été happé par la double vie de Christine.Jamais on ne décode si ce que Christine fait est bien ou mal.L'héroïne, très intelligente mais peu expressive, ne se pose pas ces questions-là non plus.La télésérie ne porte pas de jugement sur le plus vieux métier du monde et se contente de nous en montrer les dessous moins glauques, avec des dialogues réduits au minimum.On vient quasiment à se dire que, finalement, Christine fait très bien de vendre son corps à des millionnaires: c'est de l'argent si facilement gagné ! C'est peut-être pour ça que The Girlfriend Experience nous rend si mal à l'aise.Parce qu'on en vient presque à cautionner le marchandage du corps de la femme.« Web thérapie » offre un divertissement de qualité.Vous ne crierez pas au génie en enfilant les demi-heures, mais vous passerez un agréable moment.Ë (mm , m SNS HHHI iMsk-Ç, tigp tatm V-\\\\.'iÜr&ifé ¦ ÉPH r .\u2014 ggæp WBBSmm mm i-Wi-i mWMm \u2018 v ' A *'.\u2018 \u2022 7 \" -if; A-'A.si&sssa?mm fÈISII A * v -v, -, EX- : \u2018'-m ¦ V; & MUSEE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL J iii P F 8$ Æi mbam.qc.ca Sa Cetefé, Musée est ouvert tous les jours dès 10 h ! AIR CANADA ® UNE EXPOSITION ORGANISÉE PAR LE MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL ET THE PHILLIPS COLLECTION, WASHINGTON (DC).HE N RI DE TOULOUSE-LAUTREC, [ANGLAIS AU MOULIN ROUGE (DÉ TAIL), 1892.COLLE CTION PARTI CULIÈ RE.PH OTO PE TE R SCHALCHI DU 9 JUILLET AU 7 AOÛT 2016 .LE FESTIVAL DE.£\\3 lanaudiere Québec présente en collaboration avec F jtfusa g y.1- SAMED116 JUILLET 120 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY ORCHESTRE DE CHAMBRE I MUSICI Emmanuelle BERTRAND, violoncelle Jean-Marie ZEITOUNI, direction CONCERT Québec S S Programme: Félix MENDELSSOHN, Camille SAINT-SAËNS, Antonin DVORÂK, Ludwig van BEETHOVEN DIMANCHE 17 JUILLET 114 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ DE MONTRÉAL Jessica VIGNEAULT, voix Christine JENSEN, direction Programme: Hommage à Ella Fitzgerald VENDREDI 22 JUILLET I 20 H AMPHITHÉÂTRE FERNAND-LINDSAY ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN Karina GAUVIN, soprano Mathieu LUSSIER, direction Programme : Édouard LALO, Jules MASSENET, Ernest CHAUSSON, Hector BERLIOZ, Georges BIZET, César FRANCK Pour informations et programmation complète 1 800 561-4343 | lanaudiere.org B Desjardins El ©YAMAHA Québec SS Canada ^|oliette SAQ lanaudiere.org\tplacedesarts.com LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 ARTS 5 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS MUSIQUE LARA ST.JOHN A la rencontre du Violon rouge mmi ¦Æwaism tffjsmi rêvêLanons CONCERTS EN SALLE nflinnue présente 31AI0J 1 MOLIÈRE 2015 OU théâtre musical points DES LE 12 JUILLET 20H00 c mus oue Yael Nairn [france-israëu LUNDI 18 JUILLET I 21h00 Le National llütiKllip rencontre la relève i LUNDI 18 JUILLET I 20h00 Théâtre Fairmount Dakka [CÔTE D'IVOIRE-QUÉBEC] LUNDI 18 JUILLET I 20h30 Club Balattou Faris utaue-sahara] MARDI 19 JUILLET I 20h30 Club Balattou CAROLINE RODGERS COLLABORATION SPÉCIALE Elle possède sa propre maison de disques.Elle était nue - ou presque - sur la pochette de son premier album en 2010.Chaque année, elle expédie 1600 cartes de Noël qu'elle écrit à la main.Elle a un iguane du nom de Cain comme animal de compagnie.Le moins qu'on puisse dire, c'est que Lara St.John n'est pas très conformiste.La violoniste canadienne sera au Festival de Lanaudière le 23 juillet pour interpréter la trame musicale du film Le violon ronge, de François Girard, au cours d'une projection en direct avec orchestre.Née à London, en Ontario, Lara St.John parle très bien le français.Son père, parfaitement bilingue, enseignait la langue de Molière.Enfant prodige, elle a commencé le violon à 2 ans et, à 4 ans, elle jouait avec un orchestre pour la première fois.Elle vit aujourd'hui à New York et sa carrière internationale est florissante.Propriétaire de la maison de disques Ancalagon, elle aime les projets qui sortent de l'ordinaire.« Comme propriétaire d'étiquette de disques, je pourrais enregistrer le Concerto de Mendelssohn demain matin.11 y a déjà tant de versions, ça ne m'attire pas.Je déteste l'ennui », dit Lara St.John.L'événement musical concocté par le Festival de Lanaudière est une première mondiale.On projettera Le violon rouge sur grand écran tandis que l'Orchestre du Festival, sous la direction de Dina Gilbert, interprétera la musique de l'Américain John Corigliano, qui avait remporté l'Oscar de la meilleure trame musicale PHOTO PAUL CLANCY FOURNIE PAR LE FESTIVAL DE LANAUDIÈRE Lara St.John, violoniste canadienne, sera au Festival de Lanaudière le 23 juillet pour interpréter la trame musicale du film Le violon rouge, de François Girard, au cours d\u2019une projection en direct avec orchestre.originale en 1998.Le tout en présence de François Girard lui-même.« Cette trame musicale est tellement belle que le film ne serait pas le même sans elle, dit Lara St.John.De plus, je suis devenue amie avec John Corigliano avec qui j'ai voyagé en Chine et au Japon pour y jouer les premières nationales de certaines œuvres.» Un violon sorti d outre-tombe Ce sera la première fois qu'elle interprétera la trame sonore dans son intégralité.« Je reste plus de deux heures sur scène, bien que je ne joue pas sans arrêt, dit-elle.Parce qu'il y a très souvent un violoniste à l'écran, il faut que je sois absolument parfaite, à la fraction de seconde près, contrairement à d'autres projections avec orchestre où un petit décalage de quelques secondes n'a pas trop d'impact.» Fait inusité, l'histoire de son propre violon, un Guadagnini 1779 fabriqué à Turin, a des points communs avec celle, fictive, du violon rouge de Girard que l'on voit enterré, dans le film, avec un de ses propriétaires.« Parce qu\u2019il y a très souvent un violoniste à l\u2019écran, il faut que je sois absolument parfaite, à la fraction de seconde près, contrairement à d\u2019autres projections avec orchestre où un petit décalage de quelques secondes n\u2019a pas trop d\u2019impact.» \u2014 Lara St.John «Dans les années 20, il a appartenu à un jeune violoniste issu d'une famille riche en Californie, et ce jeune homme est mort à 17 ans de la tuberculose, raconte-t-elle.Quand ils ont déposé son corps dans le mausolée familial, ils ont mis le violon avec lui, où il est resté pendant des années, jusqu'à ce que la Grande Dépression oblige la famille à ressortir le violon pour le vendre.» A l\u2019amphithéâtre Fernand-Lindsay le 23 juillet, 20 h, dans le cadre du Festival de Lanaudière.î J* m FESTIVAL INTERNfflONtlJW > 4 ; M Nurrs owmuB l \\A PRÉSEMTE DU 12 AU 24 JUILLET 2016 - MONTRÉAL PASSEPORTS 37n*.Rnc ( NU TS 70* WUI I O g CONCERTS D\u2019AFRIQUE 110S C jSm BILLETTERIE CENTRALE BILLETTERIE EN LIGNE gfMf CLUB BALATTOU\tET INFOS 4372, boul.St-Laurent (coin Marie-Anne) festivalnuitsdafrique.com Tabou Combo I 514 845-5447\tI 514 499-FINA Juste pour r/re FRANGLAlSJES LES PLUS GRANDS SUCCÈS DE LA POP DANS DES TRADUCTIONS LITTÉRALES HILARANTES! «FORMIDABLE» « DÉBRIDÉ.TTT » « CRAZY ! »\t_ avec AdamaDaou mue de louesh SAMEDI 16 JUILLET I 21h00 Théâtre Fairmount Kareyce Fotso [CAMEROUN] DIMANCHE 17 JUILLET I 20h30 Club Balattou LE PARISIEN « TORDANT » LE CANARD ENCHAINE TELERAMA « EPATANT » ELLE ' [SÉNÉGAL] ILAM [SÉNÉGAL-QUÉBEC] SALLE PIERRE-MERCURE UQAM Centre Pierre-Péladeau MERCREDI 20 JUILLET I 20h30 Club Balattou JEUDI 21 JUILLET I 20h30 Club Balattou [ESPAGNE-MÉDITERRANÉE] SAMEDI 23 JUILLET I 20h00 Le Gesù DIMANCHE 24 JUILLET I 20h00 Le Gesù TVS cStfe ©DV musioue mm iîjpf Morikeba Kouyaté Zal Sissokho [SÉNÉGAL] [SÉNÉGAL-QUÉBEC] Montréal Q Canada Québec ë MAINTENANT EN VENTE ! hahaha.com présenté par > vidéotron 514 845-2322 COMBINEZ CE SPECTACLE et économisez PENDANT TOUT LE FESTIVAL GRACE A L'UN DE NOS 3 PASSEPORTS 'Billets sélectionnés parmi 2 spectacles différents (1 billet par spectacle) et I billet chaque jour du Festival 2016 (selon inventaire disponible, hors section VIP) Tangerine7 TütiMmtôHi SiriusXlYl & TVA CcUlclclâ °Mo5nTreaL Montréal® Québ&Cnn > VIDEOTRON présente rythme 51 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 RECRÉER ROMÉO ET JULIETTE Les artisans de la pièce Roméo et Juliette n\u2019ont reculé devant aucun défi pour faire de la tragédie romantique un Shakespeare en spectacle à grand déploiement qui se déroule dans les années 30.TEXTES\tPHOTOS STÉPHANIE\tOLIVIER VALLET\tI JEAN O Pierre-Guy Lapointe et Serge Denoncourt ont conçu les costumes.Ils ont pu compter sur quatre équipes de coupe, deux chapelières et une douzaine de petites mains.O « Ce qui est particulier pour moi, c\u2019est que mon mentor François Barbeau est parti avant de pouvoir travailler sur ce projet, explique Pierre-Guy Lapointe.On avait eu des réunions préparatoires avant son décès, mais j\u2019ai dû dessiner tous les costumes.Nous avons décidé de lui rendre hommage en utilisant ses créations les plus mythiques dans la scène du bal donné chez les Capulet.» © Roméo et Juliette donnera également aux spectateurs un fidèle aperçu de la mode de l\u2019Italie entre 1935 et 1937 en été.« J\u2019ai eu la chance de pouvoir compter sur Vincent Pastena qui a longtemps travaillé avec François et qui est italien.Ses souvenirs lui ont permis de confectionner les habits militaires et les pantalons de la période fasciste.» O La Presse a notamment pu prendre des photos lors de l\u2019habillage de l\u2019interprète de Roméo, Philippe Thibault-Denis, en compagnie de Serge Denoncourt.© « Tout est ambitieux dans ce projet ! », lance Guillaume Lord, concepteur de la scénographie.« Serge Denoncourt voulait un balcon différent, quelque chose de plus abstrait et architectural que pour un Roméo et Juliette de la Renaissance.J\u2019ai proposé de faire des périactes, un vieux système du théâtre de l\u2019Antiquité.Ils deviennent ici des murs latéraux qui ont trois faces pour permettre trois textures différentes.» 0 Mur qui pivote pour devenir la chapelle du frère Laurent, élévateur qui se transforme en lit puis en tombeau au centre de la scène et projections composent ce décor à la mécanique complexe.En exclusivité La Presse a suivi les deux vedettes de Roméo et Juliette tout au long des 245 heures de répétitions auxquelles elles ont participé.Regardez notre vidéo dans La Presse+ -A h ¦pf?1 ¦ LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 ARTS 7 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS r^TTT Fïm=ï SS.iSIHiKi'H MJ Kl iwagt ü i ?»>> \u2022sr 1 ' i ai ¦ W**: Sififir* fi i I \"V O*'*'8' Serge Denoncourt PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE ÆOMÉO ET JULIETTE L\u2019amour au temps du fascisme STÉPHANIE VALLET Abonné des grands classiques, Serge Denoncourt signe cette fois-ci la mise en scène de Roméo et Juliette, œuvre de Shakespeare qu\u2019il rêvait de monter depuis 25 ans.Il offrira ainsi sur les planches du Théâtre du Nouveau Monde sa version de cette mythique tragédie romantique, avec comme toile de fond une Italie des années 30 aux prises avec la montée du fascisme.Entretien avec le metteur en scène.Q Pourquoi avoir choisi de situer l\u2019action de votre Roméo et Juliette à la fin des années 30 ?R Je n\u2019avais pas envie de le faire en collants, mais je n\u2019avais pas non plus envie de le faire en jeans.Ce n\u2019est pas West Side Storyl Dans Shakespeare, ce sont des familles véronaises extrêmement riches.Il m\u2019est venu cette image des grandes familles bourgeoises, de cette aristocratie italienne des années 30 qui allait dans des lieux de villégiature, jouait au tennis, faisait du vélo et organisait des réceptions pendant que le fascisme montait, que la guerre se préparait et que l\u2019Italie se refermait sur elle-même.Ces gens ne se rendaient pas compte de tout cela.Je trouvais que c\u2019était une bien plus belle métaphore que si je les avais mis en jeans.Q Quelle résonance ce classique de Shakespeare trouve-t-il à notre époque, d\u2019après vous?R Comme le public est intelligent, il comprendra qu\u2019on parle aussi de la montée de l\u2019extrême droite en filigrane.Si on veut même extrapoler, on parle de Trump dans cette pièce! C\u2019est une société qui s\u2019amuse et se débat.On comprendra aussi que Tybalt est une chemise noire, que les Montaigu ne sont pas fascistes et que le prince de Vérone est un ersatz de Mussolini.Pendant ce temps-là, la face du monde va changer.Pendant que Roméo et Juliette s\u2019aiment et espèrent changer le monde, ils ne changent rien du tout! Gl Et l\u2019amour dans tout ça?R C\u2019est peut-être le pire quand on monte cette pièce: on parle toujours de cette histoire d\u2019amour et pourtant, la position de Shakespeare est que l\u2019amour ne sauve pas le monde.Roméo et Juliette vont tenter de réunir leurs deux familles, ce qui est une métaphore du monde dans lequel on vit, de dire: si on s\u2019aime, les autres vont s\u2019aimer.Malheureusement, non.C\u2019est une grande pièce romantique, mais c\u2019est aussi une tragédie.Le point final est que leur projet de sauver l\u2019humanité n\u2019a pas fonctionné.Je pense que comme adolescent, quand tu vois la pièce, ça te touche énormément, mais comme adulte, tu as ce regard sur l\u2019adolescent que tu as été.Adolescent, j\u2019ai pensé changer le monde.Et je sais maintenant que c\u2019est impossible: on peut changer deux ou trois êtres humains autour de nous, mais c\u2019est tout ce qu\u2019on peut faire.QUn de vos personnages préférés de Roméo et Juliette est Mercutio, incarné ici par Benoît McGinnis.Pourquoi?R Les spectateurs aiment beaucoup Roméo et Juliette.Les gens de théâtre aiment plutôt Mercutio, un personnage qui meurt assez rapidement, mais qui est très difficile à jouer.Il passe à travers différentes émotions.Je l\u2019ai joué quand j\u2019avais 27 ans, tout comme Antoine Durand [Capulet dans cette distribution].C\u2019est une des partitions les plus complexes et les plus courtes à jouer, mais elle est aussi très payante au théâtre.C\u2019est rare d\u2019avoir un rôle de jeune acteur avec une telle profondeur.Souvent, on va avoir de jeunes premiers, de jeunes amoureux, mais cette détresse intérieure là, cette pulsion de mort tout en faisant le clown prend un très bon acteur et un metteur en scène inspiré pour ne pas refaire ce qui a été fait avant.C\u2019est un défi pour Benoît comme pour moi.Q Pourquoi avoir choisi de mettre de l\u2019avant l\u2019ambiguïté sexuelle de Mercutio?R L\u2019ambiguïté sexuelle de Mercutio est très claire chez Shakespeare.L\u2019amour ou le désir qu\u2019il a pour Roméo est dit: il parle de désir pour Roméo, il est triste quand il part avec une femme.Roméo est tout son univers.Je n\u2019ai pas fait de relecture de Shakespeare.On peut décider de le jouer un peu ou beaucoup.Moi, j\u2019ai choisi de le faire beaucoup au point où il est habillé en femme pour aller au bal.Ce n\u2019est pas une vision homosexuelle de la pièce : c\u2019est la pièce ! À 27 ans, j\u2019avais abordé le personnage de cette manière et Baz Luhrmann a fait la même chose dans son film.Au TNM du 21 juillet au 18 août dans le cadre de Juste pour rire ARTS MUSIQUE LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 NUITS D\u2019AFRIQUE / Yael Naïm Vivre à fond ALAIN DE REPENTIGNY Entre deux engagements en France, où elle a été sacrée pour la deuxième fois artiste féminine de l'année aux Victoires de la musique, Yael Naïm revient au Québec en coup de vent le temps de deux concerts.On a connu la chanteuse franco- israélienne par la chanson New Soul, assez accrocheuse pour être associée à une pub d'Apple, et pourtant extraite d'un album plutôt mélancolique.Son disque suivant, She Was a Boy, qui lui a valu une première fois la consécration suprême aux Victoires de la musique, était plus rythmé, plus libre.Son plus récent album, Older, est encore plus éclaté, inspiré par la naissance de la petite fille qu'elle a eue avec son compagnon de vie et de musique, David Donatien.Ça s'entend dans presque toutes les chansons de ce disque, et pas uniquement dans l'entraînante Make a Child qui évoque les bouleversements dans la vie d'une nouvelle mère.« Je me suis toujours juré de ne pas être de ceux qui écrivent : \"Mon enfant, c'est merveilleux\", dit en riant Yael Naïm au téléphone de la France.Tout le monde fait des enfants, il ne faut pas en faire une histoire ! Mais de voir cette créature qui vient de naître, ça m'a fait prendre conscience du temps qui passe et des choix que j'ai faits dans la vie.» Profiter de tout Cet album, ajoute-t-elle, correspond à une période de transition marquée par cette naissance, mais aussi par la mort de sa grand-mère : le décor sonore de la très belle Meme Iren Song a été enregistré au cours de la réunion familiale un an après son décès.« Tout est éphémère et ça m'a donné envie de vivre à fond et de profiter davantage de tout ce que j'ai », dit la chanteuse qu'on verra demain soir au Festival d'été de Québec et lundi au National dans le cadre de Nuits d'Afrique.Cette volonté de profiter du moment présent s'est manifestée dans l'invitation qu'elle a lancée à Brad Mehldau de jouer avec elle une autre version de sa fort belle chanson Coward qui s'est retrouvée sur un mini-album paru Tan dernier.En lieu et place des chœurs élégiaques d'adultes et d'enfants de la version d'origine sur l'album Older, le piano du jazzman accompagne magnifiquement la voix de la chanteuse.- : - PHOTO FOURNIE PAR TÔT OU TARD Sur le nouvel album de Yael Naïm, la chanteuse en elle libère sa voix encore plus quelle ne le faisait sur disque par le passé.«Avant, j\u2019enregistrais souvent seule dans mon studio et j\u2019avais un rapport intime avec mes chansons, explique-t-elle.Mais quand on chante en tournée, il faut projeter vers les gens.» Quand elle a vu Mehldau en concert, Yael Naïm a craqué pour son talent d'improvisateur et a tout de suite eu le fantasme qu'il joue sur sa chanson.« On s'est retrouvés dans un studio à Amsterdam à jouer ce morceau ensemble huit fois, raconte-t-elle.Je n'avais pas envie de m'arrêter parce que la première version était incroyable, la deuxième aussi mais complètement différente.Chaque version ouvrait sur quelque chose d'autre.C'était vraiment une rencontre axée sur le jeu et l'émotion de partir ensemble quelque part.» Libérer la voix Sur son nouvel album, la chanteuse en elle libère sa voix encore plus qu'elle ne le faisait sur disque par le passé.«Avant, j'enregistrais souvent seule dans mon studio et j'avais un rapport intime avec mes chansons, expli-que-t-elle.Mais quand on chante en tournée, il faut projeter vers les gens.Je pense que j'avais peur que ce ne soit pas parfait ou de lâcher le contrôle dans ma vie en général.David [Donatien] Ta remarqué et il me Ta dit plusieurs fois: \"Laisse-toi aller, arrête d'essayer de tout contrôler\".» À la dernière cérémonie des Victoires, dédiée aux victimes des attentats parisiens du 13 novembre, l'émotion de Yael Naïm était palpable quand elle a chanté Dream In My Head en s'accompagnant au piano, entourée de ses musiciens et d'un orchestre.«Affronter la différence, ça fait partie de mon quotidien.Quand tu es juif ou israélien, c'est une question qui se pose: qu'est-ce que tu fais face à la différence ?», demande Yael Naïm.« Le poids de l'histoire est tel que, très jeune, beaucoup grâce à la musique, j'ai eu envie d'embrasser la différence, de voyager, de connaître plein de cultures, affirme la chanteuse.J'étais curieuse - et je le suis toujours - de connaître ce qui existe à l'extérieur de moi-même, de comparer et de changer des choses chez moi en allant les prendre ailleurs pour en faire un mix.» 11 est également question dans Dream In My Head d'enfants qui jouent avec des fusils.Ce n'est pas uniquement la réalité des enfants-soldats qui a inspiré cette chanson à la nouvelle maman.« Un gamin de 18 ans - l'âge auquel le service est obligatoire dans certains pays - n'a pas encore une conscience politique ou une conscience tout court assez développée, dit-elle.C'est incroyable qu'on lui demande d'aller à la guerre.Moi aussi, j'ai dû passer par là [NDLR: le service militaire en Israël].À l'époque, je me disais: \"Tout le monde le fait\", mais on me l'aurait demandé cinq ans plus tard et j'aurais fait autre chose.Heureusement, je n'ai rien fait de dangereux ni de méchant.J'ai été chanceuse, mais j'ai des copains qui ont eu un peu plus de contacts politiques et qui ne l'ont pas fait.» Sur la place d\u2019Youville demain, 21 h 10, au Festival d\u2019été de Québec; au National lundi, 21 h, dans le cadre du festival Nuits d\u2019Afrique.«Je me suis toujours juré de ne pas être de ceux qui écrivent: \"Mon enfant, c\u2019est merveilleux/' Tout le monde fait des enfants, il ne faut pas en faire une histoire! Mais de voir cette créature qui vient de naître, ça m\u2019a fait prendre conscience du temps qui passe et des choix que j\u2019ai faits dans la vie.» \u2014 Yael Naïm QUE JAMAIS EN ÉTÉ, C\u2019EST PRESSE ¥ Musique Kaytranada en lice pour le prix Polaris Le producteur québécois Kaytranada (né Louis Kevin Celestin) a su se faufiler dans la liste des 10 finalistes au prix Polaris du meilleur album canadien avec son premier opus, 99,9%.La Montréalaise d\u2019adoption Basia Bulat est également en lice pour son album Good Advice; il s\u2019agit de sa troisième présence en carrière parmi les finalistes.Plusieurs artistes francophones figuraient dans la longue liste de 40 albums, mais ils n\u2019ont pas franchi l\u2019étape ultime avant le gala du 19 septembre à Toronto.Les autres finalistes qui pourraient obtenir une bourse de 50 000$ sont Black Mountain (IV), Grimes (Art Angels), Carly Rae Jepsen (E\u2019MO\u2019TION), Jessy Lanza (Oh No), PUP (The Dream Is Over), Andy Shauf (The Party), U.S.Girls (Half Free) et White Lung (Paradise).Depuis ses débuts, le Polaris a notamment été remis à Buffy Sainte-Marie, Tanya Tagaq, Godspeed You ! Black Emperor, Feist, Arcade Fire et Karkwa.\u2014 Emilie Côté Crimes et châtiments LES DIMANCHES D\u2019ÉTÉ À LA MAISON SAINT-GABRIEL Expérimentez l\u2019histoire avec une programmation vivante et captivante ! Ce dimanche 17 juillet dès 11 h: \u2022\trencontrez les artisans de métiers anciens \u2022\tsuivez une visite guidée par les Filles du Roy \u2022\tparticipez à la conférence horticole \u2022\tassistez à la causerie musicale \u2022\tlaissez-vous divertir par les comédiens \u2022\tvisitez l\u2019exposition Curiosités et trésors \u2022\texplorez les jardins et le sous-bois Le dimanche Z4 juillet, en plus de la programmation animée, rencontrez le prévôt et le bourreau, ils relatent les sanctions infligées aux condamnés sous le Régime français.K J ; ~ j I (3 maisonsaint-gabriel.qc.ca MAISON SAINT-GABRIEL Musée et site historique LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 ARTS 9 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS JOËL LEGENDRE AU ZOOFEST Enfin de retour ! HUGO PILON-LAROSE CRITIQUE a offert plusieurs ovations, répondrait certainement qu'il ne faut pas laisser passer un tel talent.PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Joël Legendre a démontré tout son talent et toute sa polyvalence sur scène.FUfl Dans ce qui était son premier et certainement pas son dernier spectacle solo, à l'affiche jeudi soir pour une unique représentation au Zoofest, l'animateur et désormais humoriste Joël Legendre a démontré tout son talent et toute sa polyvalence sur scène.Après avoir traversé une année mouvementée, épinglé par un policier dans un parc de Longueuil pour avoir commis un acte de grossière indécence, Legendre a prouvé ses talents d'imitateur et de showman.D'abord en incarnant sans perruque ni costume une incomparable Céline Dion (il n'y a pas mieux que lui au Québec pour interpréter la diva de Charlemagne), mais aussi une longue série de personnalités toutes assez réussies, dont une Denise Bombardier aux mimiques identiques.L'animateur ne se limite toutefois pas à une succession d'imitations.Son spectacle, assez bien rodé compte tenu de l'unique représentation, survole sa longue carrière diversifiée.« J'ai quand même du contenu », dit d'ailleurs l'homme qui veut tant être aimé du public.11 parsème ses numéros de plusieurs blagues ironiques sur le scandale sexuel auquel il a été mêlé et on le sent toujours fragile, mais surtout sincère.Certes, Joël Legendre n\u2019est pas prêt à présenter un spectacle de la sorte en tournée.Les numéros sont bons, mais le tout manque de cohérence.Sa grande présence scénique ne permet pas de gommer toutes les imprécisions.Mais à la lumière de ce qui a été montré jeudi, on ne peut qu\u2019applaudir au courage d\u2019un artiste qui s\u2019est mis en danger.On se demande d'ailleurs si Joël Legendre a réellement envie de faire autant de blagues sur cette controverse.Le public présent dans la salle Ludger-Duvernay du Monument-National, jeudi soir, a certes applaudi et ri quand il l'a fait, mais on sentait rapidement que les gens avaient tourné la page.Prochain sujet?Ce n est pas terminé À 50 ans, Joël Legendre est dans une forme exceptionnelle.Sur scène, jeudi soir, il a multiplié les chorégraphies, les chants, les numéros plutôt comiques et d'autres davantage émouvants.Quand il a interprété La duchesse de Langeais de la comédie musicale Demain matin, Montréal m'attend, on a senti toute la fragilité du personnage, qui a procuré au public un sincère frisson d'émotion.Puis, sur une note plus légère, ses nouvelles interprétations de la chanson Un nouveau monde du film Aladin (comment oublier ce personnage mythique dont il signe la voix francophone) et la scène finale entre Jack et Rose dans Titanic, version pause repas entre comédiens qui font du doublage, nous ont fait pleurer de rire.Certes, Joël Legendre n'est pas prêt à présenter un spectacle de la sorte en tournée.Les numéros sont bons, mais le tout manque de cohérence.Sa grande présence scénique ne permet pas de gommer toutes les imprécisions.Mais à la lumière de ce qui a été montré jeudi, on ne peut qu'applaudir au courage d'un artiste qui s'est mis en danger.Est-il prêt à revenir sous les projecteurs?La réponse appartient au public, mais aussi aux producteurs et diffuseurs, pourvoyeurs de contrats.Le public du Monument-National, qui lui « Du point de vue acrobatique, _Jls sont remarquable^ » La Presse\t1 \u2022 RaDio-canaDa présente «Plaît dès les premières minutes^ \u2014 Journal de Montre « Attacnants compn \u2014 Le J FESTIF sont vraiment bons! » i Radio-Canada Première JUSQU\u2019AU 16 JUILLET TOHU UN FESTIVAL Tb H® MONTREAL présente our le meilleu our le pire « Une belle decouverte » - La Presse >olur int formidable » CIRQUE AITAL \u2022 France Ici Radio-Canada Premiere « U ne Malade explosive » »\t\u2014 Journal Métro JUSQU\u2019AU 17 JUILLET CHAPITEAU À LA TOHU rnal de Montreal jusqu\u2019au O juillet montrealcompletementcirque.com Québec SS Montréal Canada ESSET\u201d TOÏBfntraaL\tAIRFRANCE Æ 10 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CAROLINE MONNET Redonner une fierté aux autochtones PHOTO SCOTT BERWICK, FOURNIE PAR LARTISTE « Comme jeune femme autochtone, j\u2019ai la responsabilité de briser le cycle des traumatismes et de la victimisation et d\u2019avancer», affirme Caroline Monnet.lin m 0*12 Cinéaste et artiste visuelle émergente aux origines bretonnes et algonquines, Caroline Monnet s\u2019intéresse à l\u2019identité autochtone et à la réalité biculturelle.Elle vient d\u2019être sélectionnée par le Festival de Cannes pour une résidence de production de son premier long métrage.La Presse l\u2019a rencontrée à Gatineau, où elle présente sa première exposition solo d\u2019envergure jusqu\u2019au 3 août.ÉRIC CLÉMENT Caroline Monnet porte deux casquettes et elle aime ça! «J'ai besoin de jongler entre cinéma et arts visuels et je n'ai pas l'intention de choisir », dit-elle en entrevue.Pourtant, elle pourrait s'emballer.L'artiste de 31 ans vient d'obtenir une résidence à Paris, à la Cinéfondation du Festival de Cannes, pour écrire son premier long métrage, Bootlegger.Le projet, sélectionné par le CineMart de Rotterdam et le marché de coproduction du Festival de Berlin, est soutenu par la SODEC et Téléfilm Canada.La résidence, dont bénéficient chaque année 12 cinéastes internationaux, aura lieu d'octobre à février prochains.« Cette résidence, c'est hallucinant ! C'est comme avoir un pied dans la porte du Festival de Cannes, comme entrer dans la famille.C'est fou ! », dit Caroline Monnet.Marchant avec assurance et pragmatisme dans les pas de Xavier Dolan, Caroline Monnet tournera Bootlegger au Québec à la fin de 2017.« C'est l'histoire d'une femme qui trafique des boissons alcoolisées dans une réserve où l'alcool est interdit, dit-elle.Un sujet sensible sur ma communauté, mais j'aime bien déranger ! » Une dizaine de courts métrages Caroline Monnet s'est orientée vers le cinéma et les arts plastiques après des études en sociologie et en communication.Un séjour à Winnipeg, de 2006 à 2011, a été déterminant pour elle: l'artiste y a découvert une communauté autochtone effervescente.« C'était la première fois que j'étais fière de crier que j'étais autochtone », dit-elle.Elle y a réalisé son premier I court métrage, Ikwé.Un dialogue entre une jeune femme autochtone et sa grand-mère qui lui transmet des enseignements sur la vie.L'artiste algonquine a depuis tourné une dizaine de courts métrages, dont une fiction, Roberta, avec Marie Brassard, l'an dernier.Son court métrage Mobiliser a été présenté à Toronto l'an dernier et à Sundance en janvier.Elle y explore la tension entre les modes de vie traditionnel et moderne des autochtones.Père breton, mère algonquine Animée par un désir d'accomplissement, Caroline Monnet a grandi en Outaouais et vécu en France.« Les séjours en Bretagne m'ont ouverte sur le monde, dit-elle.J'ai eu une éducation très française et un métissage culturel très présent.» Ses racines autochtones rr 53a Wë mS&m ont pris le dessus dans son expression artistique.« Être autochtone aujourd'hui, c'est politique, dit-elle.11 y a un besoin de l'exprimer pour prendre notre place.Je pourrais revendiquer mes origines françaises, mais je n'aurais pas l'impression que je contribuerais à grand-chose.» En entrevue, elle se réfère souvent à sa mère, originaire de la réserve algonquine de Kitigan Zibi, à 130 kilomètres au nord de Gatineau, et qui vit à Aylmer avec son père.Caroline Monnet se définit comme une artiste autochtone qui veut donner une voix aux autochtones.«Comme jeune femme autochtone, j'ai la responsabilité de briser le cycle des traumatismes et de la victimisation et d'avancer», affirme-t-elle.Comme elle l'exprime dans Ikwé, la mémoire collective de ses ancêtres lui « colle à la peau » et l'inspire pour créer des œuvres qu'elle a déjà présentées à Paris, Berlin, Cannes, Toronto et au Royaume-Uni.Passionnée d architecture Artiste visuelle passionnée d'architecture, elle utilise des matériaux industriels, du bois ou du cuivre pour montrer les liens entre nature et urbanité, entre autochtones et non-autochtones.En 2014, elle avait créé à l'Arsenal une installation avec un vieux bureau qu'elle avait détruit à coups de flèches, une performance qu'elle avait filmée.Au centre d'artistes AXENÉ07, où elle a été en résidence en mai, son exposition Dans l'ombre de l'évidence aborde la place des femmes autochtones au Canada.Une de ses œuvres, La guerrière, a été créée avec le New-Yorkais Mark Jenkins.11 a moulé son corps.Elle a coulé du ciment avec des vêtements dans les moules.La sculpture évoque les 1200 femmes CAROLINE MONNET EN 10 DATES >1985 : naissance à Aylmer >\t1989-2005: études au lycée français Claudel, à Ottawa >2005-2004: baccalauréat en sociologie et communication à l\u2019Université d\u2019Ottawa >\t2004-2005: études en sociologie et communication à Grenade (Espagne) >\t2006-2011 : séjour à Winnipeg >2009 : premier court métrage, Ikwé >\t2015: établissement à Montréal >2016 : création de son dernier court métrage, Tshiuetin >2016 : première grande expo solo à Gatineau >\t2016-2017: résidence de quatre mois et demi à la Cinéfondation du Festival de Cannes, à Paris autochtones disparues, tout comme ses bustes créés avec des minijupes et du béton.Chaque buste porte le nom d'une femme disparue, dont deux de la réserve d'où est originaire sa mère.L'installation est accompagnée d'une vidéo dans laquelle Caroline Monnet transporte un bloc de glace sur un traîneau traditionnel, un travois.Une vidéo sur l'idée de migration.Par ses œuvres, elle dit vouloir créer des ponts.« J'essaie de rassembler puisque je suis le produit d'un pont entre autochtone et non-autochtone, dit-elle.J'ai envie d'être dans la fraîcheur et la célébration plutôt que dans la lourdeur.J'essaie d'apporter une certaine fierté.» Heureuse d'habiter à Montréal, elle trouve que la métropole a encore « du chemin à faire » en ce qui a trait à la cause autochtone.«Mais il y a une émergence pour faire bouger les choses», dit-elle.Émergence dont elle est un des fers de lance.Dans l'ombre de l'évidence, de Caroline Monnet, au centre d\u2019artistes AXENÉ07 (80, rue Hanson, Gatineau) jusqu\u2019au 5 août.¦ PHOTO FOURNIE PAR LE CENTRE DARTISTES AXE NÉ 07 Par ses œuvres, Caroline Monnet veut créer des ponts entre autochtones et non-autochtones.«Comme jeune femme autochtone, j\u2019ai la responsabilité de briser le cycle des traumatismes et de la victimisation et d\u2019avancer.» \u2014 Caroline Monnet, artiste CELEBRITES.Rita Gagnon et Fernand Lauzière Donner à la RENDEZ-VOUS AU www.spcamontreal.com/donnez 5215, Jean-Talon o.Montréal QC H4P1X4 i Métro Namur Tél.: 514 735-2711 Fax : 514 735-7448 | www.spcamontreal.com/donnez Vous avez un événement à célébrer?Voilà déjà 60 ans que vous avez décidé de faire route ensemble, le 14 juillet 1956 à St-Cyrille-de-Wendover.Aujourd\u2019hui, vous pouvez être fiers de ce que vous avez accompli : famille, amis, projets .que de succès! Félicitations pour votre 60e anniversaire de mariage! Vos enfants et petits-enfants LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 16 JUILLET 2016 ARTS iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn ARTS CIRQUE Tout écartillé du Cirque du Soleil Le Cirque capte la folie de Charlebois PHOTO OU CROTEAU, LE NOUVELLISTE Jupettes et pompons, shorts et t-shirts aux couleurs vives, vélos bananes et motos rutilantes, projections de spirales psychédéliques, toute l\u2019époque hippie des années 70 est représentée dans le spectacle Tout écartillé.JEAN SI AG CRITIQUE Lorsque Robert Charlebois a lancé à la blague que le spectacle hommage à Beau Dommage, l'an dernier, avait été une «belle répétition» pour le sien, il n'avait pas tout à fait tort.Pour ce spectacle beaucoup moins linéaire que Le monde est fou, qui a inauguré l'amphithéâtre extérieur de Trois-Rivières l'été dernier, le Cirque du Soleil a misé sur la folie et l'excentricité de Robert Charlebois en puisant dans son répertoire rock pour créer un spectacle acrobatique avec du ressort, visuellement très riche.Tout écartillé s'ouvre de belle manière sur les paroles du Mur du son («je veux être plus qu'un oiseau, plus qu'un avion, un UFO, je veux être un météorite, vous entraîner dans mon orbite.»).Arrive alors le personnage de Lindberg, alter ego de Charlebois, qui servira de fil conducteur.La table est mise et de belle manière.Jupettes et pompons, shorts et t-shirts aux couleurs vives, vélos bananes et motos rutilantes, projections de spirales psychédéliques, toute l'époque hippie des années 70 y est représentée.Un feu roulant Dès le premier numéro de barre russe sur CPR Blues, le spectacle décolle.J't'aime comme un fou, Lindberg et Les ailes d'un ange s'enchaînent.Sans oublier les ballades Je reviendrai à Montréal et Ordinaire, qui se termine par un saut dans le vide ! Après la première de mercredi dernier, Charlebois a avoué avoir été remué par cet extrait.Non seulement les numéros acrobatiques sont en parfaite harmonie avec la musique, mais le metteur en scène Jean-Guy Legault et la scé- nographe Geneviève Lizotte ont aussi réussi à bien lier les tableaux entre eux.Un feu roulant de près de 90 minutes, ponctué de quelques accalmies, notamment avec l'apparition d'un fil-de-fériste qui traverse la scène - à au moins deux reprises.Parmi les moments forts, notons le numéro de tissu aérien à cinq - sur scène et au-dessus de la foule - sur la pièce Le mont Athos ; les numéros de banquine et de contorsion sur Te v\u2019ià; le numéro de manipulation de boîtes à cigares d'Eric Bates (révélé dans la pièce Séquence 8 des 7 doigts), ainsi que les numéros de diabolos et de cerceau - de la flamboyante Alexandra Royer - dans une très belle version remixée de Fil Man Chu.Sans oublier le numéro final de la « roue de la mort ».Un réenregistrement discutable Ce qui nous amène à parler de la direction musicale de Jean-Phi Goncalves.On le sait, Charlebois a enregistré une quinzaine de ses chansons pour les besoins du spectacle.Même s'il trouve qu'il chante mieux qu'avant, le résultat est décevant et l'on perd le « son » original du jeune Charlebois - son urgence, son intempestivité, ses râles.Comment se prépare-t-on, à 72 ans, pour reprendre Tout écartillé, Tev\u2019là ou Dolorès, des chansons où Charlebois poussait la note haut et multipliait les hululements?Comment « recréer » l'ambiance et l'état d'esprit de l'époque sans être physiquement sur scène ?Sans les «crisses» de Louise Forestier dans Lindberg 7 Le choix de réenregistrer ces chansons ne me paraît pas judicieux - parole d'un raté sympathique.Cela dit, Charlebois tient la note et ceux qui n'ont jamais écouté les enregistrements de Québec Love ou de Solidaritude ne seront pas autrement choqués.Mais dans le contexte d'un spectacle acrobatique inspiré par le rock psychédélique francophone de l'époque (une petite révolution au Québec !) et toute son imagerie, l'absence de la voix originale de Charlebois est une perte.Que cela ne vous décourage pas.Le Cirque réussit avec Tout écartillé à créer un spectacle acrobatique d'une rare intensité.Un bel exemple où la musique s'imbrique parfaitement dans le cirque.Tout écartillé est le deuxième de cinq spectacles exclusifs que le Cirque s'est engagé à créer à Trois-Rivières dans le cadre de sa série hommage.Après Beau Dommage et Charlebois, sur qui le Cirque jettera-t-il son dévolu l'été prochain?Harmonium?Les Colocs ?Diane Dufresne ?Les paris sont ouverts.A l\u2019amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières jusqu\u2019au 13 août.Non seulement les numéros acrobatiques sont en parfaite harmonie avec la musique, mais le metteur en scène Jean-Guy Legault et la scénographe Geneviève Lizotte ont aussi réussi à bien lier les tableaux entre eux.Knee Deep de Casus Circus Force et légèreté JOSÉE LAPOINTE CRITIQUE Est-ce que le cirque peut encore surprendre les spectateurs avec des disciplines aussi utilisées que les acrobaties au sol ou le trapèze?Après avoir vu Knee Deep, de la jeune compagnie australienne Casus Circus, la réponse est oui.Ce spectacle, qui a déjà été présenté 200 fois depuis 2012 et qui arrive ici dans le cadre de Montréal complètement cirque, est étonnant, divertissant, fait sourire.et émeut même avec son alliage de simplicité, de force et d'agilité extrêmes.Ils sont trois hommes et une femme dans ce spectacle qui se passe au sol, avec des numéros de main à main et d'acrobatie, et aussi dans les airs - au cerceau, à la sangle, au tissu et au trapèze.Mais pour ces interprètes, dont deux sont issus de la compagnie australienne Circa, il s'agit toujours de trouver le mouvement, la forme, l'image, l'équilibre qu'on n'attend pas.La troupe de Brisbane réussit ainsi à créer une tension constante en se rendant toujours à la limite de ce que les corps peuvent faire.Les stéréotypes sexuels sont brisés, les rôles des porteurs et des voltigeurs sont parfois inversés et les corps, malmenés - une des marques de commerce de Circa, d'ailleurs.Ainsi, la seule femme du groupe, à quatre pattes, réussit à soutenir sur son dos deux hommes debout l'un par-dessus l'autre; les bras entrecroisés servent de fil de fer; le grand mince se suspend au tout petit voltigeur.Ou encore, les quatre se marchent et se grimpent dessus, s'accrochent les uns aux autres d'une manière incongrue, se font lancer dans les airs et tournoyer sans ménagement.Marcher sur des œufs La force, l'équilibre et la légèreté sont au cœur de ce spectacle où l'on marche, littéralement, sur des œufs - sans trop en casser.Les numéros s'enchaînent avec grâce, du sol aux airs, portés par un choix musical éclectique qui souligne l'émotion.Pas d'histoire ici, seulement une ligne directrice ludique et à fleur de peau, qui finit par nous attraper au détour par son dépouillement.Quand, dans le dernier tiers, Natano Fa'anana - originaire des Samoa - arrive en caleçon, impressionnant avec ses cuisses toutes tatouées, pour faire voleter ses mains et battre le rythme sur son corps, une sorte de possession s'empare de la salle.Les trois autres viendront le rejoindre, en maillot aussi, pour des acrobaties époustouflantes.Le tout mène à un numéro de trapèze d'une beauté qui arrache les larmes - oui oui, c'est possible.Cette manière qu'ont les acrobates de bouger, d'utiliser le corps de l'autre pour grimper, se PHOTO FOURNIE PAR MONTRÉAL COMPLÈTEMENT CIRQUE Avec son premier spectacle, Casus Circus réussit à étonner et à émouvoir le public en même temps.suspendre, se tenir par les mains, les pieds, le cou, la taille, à deux, trois ou quatre, avec sensualité et énergie, confiance et force, est bouleversante.Knee Deep n'est pas un spectacle parfait non plus.La caméra GoPro, qui sert à projeter quelques mouvements, est si peu utilisée que sa présence n'apporte rien.Et on cherche encore l'intérêt de l'intermède de pliage de papier et de dessin.Le plus gros bémol reste le choix de la salle, ou en tout cas son aménagement.À moins d'être dans les deux ou trois premières rangées, il était difficile de voir certaines acrobaties au sol.Une scène plus haute ou plus profonde ou un plateau central auraient été plus appropriés.On n'aurait que davantage savouré ce spectacle qui fait la preuve que l'innovation et la simplicité peuvent aller de pair dans l'univers circassien.À l\u2019Espace Go jusqu\u2019à demain, dans le cadre de Montréal complètement cirque.tiyal era DE QUEBEC Direction générale et artistique Grégoire Legendre 24 juillet au 6 août 2016 BMO O Le rendez-vous lyrique de l\u2019été ! Starmania opéra Plamondon - Berger Mise en scène Michel Lemieux et Victor Pilon Adaptation musicale Simon Leclerc COMPLET Les quatre ténors ?> O H Christophe Dumaux et Bernard Labadie Prima la musica, poi le parole Salieri Le directeur de théâtre Mozart Gounod à l\u2019apéro La brigade lyrique Le serpent et le chat Opéra jeunesse Les Grands Feux Loto-Québec 1 877 643-8131 billetech.com r fe^îvaloperaquebec.com Ville de Québec Canada
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