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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Maison - Gourmand
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-09-17, Collections de BAnQ.

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[" MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 IB LA PRESSE CONSTRUCTION i LA 4e GÉNÉRATION DE LA CERTIFICATION LEED : PAGE 2 RENOS REBUT GLOBAL: 10 ANS PLUS TARD.PAGE 3 MAISON POISSON CUISINER LES PRISES DU LAC SAINT-PI ERRE PAGES 10 ET 11 GOURMAND LE COIN Carburant essentiel des matins, le café - et ses accessoires - ont une place de choix dans de nombreuses cuisines et certains y réservent même un espace.Comment aménager le coin où on prépare son café?Nos astuces.UN DOSSIER DE MARIE-EVE MORASSE EN PAGES 4 ET 5 PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE 107 jHlMUD dHIUM» ü RÉFÉRENCE POUR i SPORTIFS GOURMANDS ! 100 RECETTES SAVOUREUSES 100 PAGES D\u2019INFORMATION SUR LA NUTRITION JEAN SOULARD BENOÎT LAMARCHE i&simB « Si vous essayez des recettes, vous n\u2019allez pas lâcher votre livre ! » Catherine Lachaussée, Radio-Canada « Un objet de référence pour les athlètes, pour les sportifs de tous niveaux et aussi ceux qui sont gourmands» Jean-Philippe Martin, Radio-Canada Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca LA Aussi en format PDF et E- pub MAISON LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinn MAISON CONSTRUCTION VERTE Prêts, pas prêts, voici le LE ED v4 PHOTO PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT Le premier projet certifié LEED v4 au Canada, toutes catégories confondues, se trouve au Québec, à Wakefield.Il s\u2019agit de la maison Edelweiss.DANIELLE BONNEAU Un vent de changement souffle dans l'univers de la construction verte.À partir du 1er novembre, tous les nouveaux projets immobiliers visant une certification LEED et non préalablement inscrits devront répondre aux exigences plus rigoureuses de la quatrième version des systèmes d'évaluation LEED (Leadership in Energy and Environmental Design).Le tout premier projet certifié LEED v4 au Canada se trouve au Québec, à Wakefield.Différentes priorités La certification LEED v4 a été élaborée à la suite d'un long processus auquel ont participé des centaines d'experts dans le monde.Le but?Réduire les émissions de carbone des bâtiments et construire en se souciant encore davantage de la santé des occupants.L'analyse du cycle de vie des matériaux est prise en considération.La barre est aussi placée plus haut en matière de consommation d'eau et d'énergie.Résultat?«Dans le domaine résidentiel, de meilleures habitations, avec une faible empreinte écologique et générant de plus grandes économies d'énergie seront construites », indique Mark Hutchinson, vice-président des programmes des bâtiments verts au Conseil du bâtiment durable du Canada.Premier cobaye La maison Edelweiss, le seul projet certifié LEED v4 au Canada pour l'instant, appartient à Emmanuel Cosgrove, directeur d'Éco-habitation.Cette maison de démonstration est la deuxième habitation certifiée LEED v4 platine au monde.« J'accompagne la grande famille des constructeurs éco-los au Québec et je désirais maintenir l'expertise, dit-il.J'ai voulu démontrer qu'il ne faut pas avoir peur du changement.» L'habitation de 1552 pi2, construite à Wakefield, dans Gatineau, a coûté environ 350 000$ (terrain, excavation, puits, installation septique et taxes compris).La facture d'énergie, incluant la recharge de l'auto électrique, n'est que de 2,19$ par jour.Une famille de cinq personnes y consommera 60 % moins d'eau.Leadership québécois Deux autres habitations sont inscrites au programme LEED v4 au Canada, sans être encore certifiées.Elles se trouvent toutes deux au Québec.Knightsbridge construit ainsi La Géode, un complexe de cinq appartements en copropriété dans le Plateau Mont-Royal.« Chaque norme évolue pour devenir plus rigoureuse et plus pertinente », indique Charles-Antoine Gosselin, cofondateur de l'entreprise Knightsbridge, dont les immeubles en copropriété sont bâtis en visant la certification LEED or et même platine.Pour ce premier complexe LEED v4, qui devrait être terminé en décembre, Knightsbridge vise une certification argent.EN CHIFFRES 1 Nombre de projets certifiés LEED v4 au Canada (maison Edelweiss) 30 Nombre de projets inscrits LEED v4 au Canada (toutes catégories - secteurs privé ou public, immeubles de bureaux, écoles, résidences, etc.) 2 Nombre de projets résidentiels inscrits LEED v4 au Canada (La Géode, L\u2019Heure Bleue) Pousser plus loin Croyant en une architecture régénératrice, qui participe activement à l'amélioration de la planète et de la condition humaine, Tergos Architecture + Construction écologique, de Québec, a promptement inscrit la maison L'Heure Bleue au nouveau programme.« 11 s'agit d'un pas dans la bonne direction, estime Alejandro Montera, président-directeur général de l'agence.On est chanceux d'avoir des clients vraiment ouverts, qui veulent innover.» Conçue par l'architecte Anabel Arsenault, la maison devrait être mise en chantier sous peu à Saint-lrénée, dans Charlevoix.ARTISANS Etsy, fait au Québec VIOLAINE BALLIVY Le marché virtuel Etsy s'ancrera dans le réel le week-end prochain, alors que près de 70 membres de la plateforme commerciale seront réunis pour le salon «Fait au Québec» présenté au Technopole Angus.Une belle occasion de rencontrer les artistes, parce que même si le magasinage en ligne est bien pratique, rien ne vaut quelques échanges en chair et en os.En voici cinq à ne pas rater.Info: etsy.com/ca-fr ART ET MANUFACTURE Du bleu, du bleu et encore du bleu.Cobalt, pour être précis.C'est la signature de la céramiste Edith Bourgault qui propose une gamme d'articles de vaisselle au charme certain, pièces blanches décorées de motifs anciens azurés : des assiettes à tarte, des tasses à café, des plateaux à fromage, inspirés de ses ancêtres québécois.« J'essaie de créer des objets réconfortants, familiers, qui donnent envie de manger, avec appétit, les recettes de nos grands-mères.» Des pièces qui ne devront pas prendre la poussière sur les étagères, donc, mais servir aussi souvent que possible à la maison.LE BALTIC CLUB Le Baltic Club, c'est Brice et Mélanie.Un entrepreneur.Une artiste.Une passion: le papier.Derrière le Baltic Club se cachent donc de bien jolies illustrations - beaucoup de cartes urbaines -, des livres aux couleurs pimpantes et, surtout, des guirlandes ludiques, de pigeons ou de paresseux pour décorer le bureau (et faire jaser les collègues sur nos performances au travail).« On aime s'inspirer de choses qui nous font rire », dit Mélanie Ouellette.Et nous aussi.US ET COUTUMES Fondé par deux Montréalais bien au fait des défis de meubler de petits espaces, Us et Coutumes se spécialise dans le mobilier en bois en format réduit aussi joli que pratique.«Nous faisons des objets du quotidien qui trouvent une réelle utilité dans la maison de nos clients plutôt que des pièces de musée », résument Jean Darveau et Vincent Fortier sur leur site.Comme leur banc d'entrée qui sert aussi de support à chaussures, ou leur marche d'appoint qui, une fois repliée, est assez compacte pour être rangée dans un tiroir.MONIQUE MONIQUE TRICOT La mode est au cactus: c'est bien, ça ne demande pas trop d'attention, mais ça pique.Alors on préfère ceux de Monique Monique Tricot, tout doux qu'ils sont, sans épines et tout de laine, tricotés à la main par Alexandra Bélanger.On verdit le bureau?Oui.Même s'il n'y entre pas le moindre rayon de soleil.NANOUTRIKO Natacha Castonguay perpétue un art que l'on pourrait croire en voie de disparition: celui du tissage.La jeune mère de famille crée, dans son atelier de la Montérégie, des œuvres à suspendre au mur, abstraites, avec des fibres souvent recyclées, montées sur des tentures en bois de grève.Ses pièces réveillent une âme créatrice en vous?Tant mieux, elle propose aussi des kits prêts à l'emploi pour faire ses propres tissages.PRESTIGE, CONFORT ET QUALITÉ AU CŒUR DE MONTRÉAL Les plaisirs de la canjbagne, les avantages de la ville NOUVEAU SAINT-LlilREfJT CONDOS MAISONS MODÈLES À VISITER! gir V DES ~ CONSTRUCTIONS UNIQUES QUI RÉPONDENT k À VOS BESOINS MAISONS DEVILLE MAISONS DE PRESTIGE NOVO CLIMAT2* ¦rtÇfrfjjfSÎ\te\tp a \tf R pStel \tK w B».\tf: nSHE if t$l jfïŒ\t PHOTOS FOURNIES PAR ETSY MONTRÉAL Le produit vedette du Baltic Club: les guirlandes de paresseux.n .\t||\ti\t \t\t! ! i Us et Coutumes propose du mobilier conçu pour les petits espaces, comme ce banc d\u2019entrée.O ^ U.W | PHOTOS ROBERT SKINNER, LA PRESSE POISSONS SAINT- PIERRE Oublions un peu le thon, le saumon, la truite et le flétan et intéressons-nous à quelques délicieuses espèces qui sont pêchées presque sous notre nez.Les poissons du lac Saint-Pierre font tranquillement leur apparition dans les poissonneries.Histoires de pêche et recettes pour s\u2019y mettre! ÈVE DUMAS Tous les Québécois, ou presque, ont déjà pêché un crapet-soleil.Mais qui l'a déjà mangé?Le pêcheur commercial Roger Michaud nous a prouvé que cette prise presque toujours rejetée était en fait délicieuse! Retour sur une étonnante journée de dégustation au lac Saint-Pierre, qui compte plus d'un trésor.Roger Michaud, l'un des six derniers pêcheurs commerciaux de la région - ils étaient 42 en 2001, avant le rachat massif de permis par le gouvernement - se désole du manque d'intérêt qu'ont la majorité des Québécois pour ses prises : barbotte, barbue, meunier, brochet, crapet, écrevisse, etc.« Les Haïtiens, les Chinois et plusieurs autres communautés culturelles de chez nous en raffolent.Mais les Québécois, eux, ils préfèrent manger du tilapia ! », regrette celui qui est également maire de Maskinongé.Sa femme, Sonia Paquin, nous raconte que seules les personnes âgées des alentours commandent encore de la barbotte.«Au printemps et à l'automne, le téléphone sonne pour la barbotte.Les clients ont des demandes très précises.Ils veulent de la petite, ou de la moyenne, en rond [ndlr: en longe] ou en filet.» Mais la majorité des barbot-tes prises dans les verveux de M.Michaud sont envoyées au grossiste André Gagné, qui les expédie on ne sait où.C'est un autre poisson barbu et moustachu que le pêcheur est en train de fileter tandis que nous jasons dans son petit espace de travail.La barbue de rivière commence à faire son entrée dans quelques poissonneries urbaines.On la trouve sur le marché virtuel des fermes Lufa et à La Mer.Mais avant de goûter à la belle chair charnue de la barbue, M.Michaud nous rappelle la raison principale de notre visite: le crapet.Gênée de se mettre aux fourneaux pour de parfaits étrangers, Mme Paquin s'exécute quand même.Quinze minutes plus tard, elle est de retour dans la poissonnerie avec un plat de cuisson rempli de beaux petits filets dorés, salés, poivrés, puis parsemés tout simplement d'oignons frits.En moins de cinq minutes, le plat est vide.Nous n'en avons même pas laissé un seul flocon pour les chatons qui salivent à l'extérieur.Conclusion: le crapet-soleil est non seulement comestible, il peut être délicieux.Et si facile à apprêter.C'est une solution de rechange tout à fait viable à la perchaude, qui fait l'objet d'un moratoire depuis 2012.La femme du pêcheur nous sort une barquette du congélateur, qu'elle vend à tous ceux qui sont prêts à se rendre jusqu'à leur maison du rang de la Rivière Sud-Ouest.On a rarement vu de si parfaits petits filets, adroitement préparés par des mains qui ont touché à des dizaines, voire des centaines de milliers de poissons.Repas de plage Nous repartons de Maskinongé avec quatre beaux gros filets de barbue et un sac d'écrevisses, pêchés le matin même.Quelques minutes plus tard, nous voilà sur un dépaysant bout de plage du lac Saint-Pierre, qui évoque davantage le Maine que le Québec, avec ses herbes hautes, son sable fin et ses coquillages partout.Marc-André Royal, grand pêcheur devant l'Éternel, sort son poêle Coleman et met une casserole d'eau à bouillir.Le chef du restaurant Le St-Urbain et des deux boulangeries-cafés La bête à pain, passe ses étés sur l'eau.Rien ne lui fait plus plaisir que de taquiner le poisson.11 planche même sur un projet d'émission sur la pêche autour du monde.Sans façon, il plonge les vigoureuses écrevisses dans l'eau bouillante.Une minute plus tard, les petits crustacés sont prêts.On ne conserve que les queues, qui se décortiquent en un rien de temps et sans danger pour les doigts.Le professionnel des créatures aquatiques a pensé à une présentation incroyablement simple, mais digne des tables les plus élégantes.11 sert les queues d'écrevisses sur une crème montée vinaigrée avec des crudités toutes fines.La barbue est un poisson qu'il faut savoir préparer.Chez Simmer, grossiste qui distribue plusieurs poissons du lac Saint-Pierre, on a compris qu'il fallait enlever un peu de chair avec la peau, pour éliminer le goût âcre que peut avoir cette espèce.Pour notre repas de plage, Marc-André Royal coupe les filets en gros cubes et les envoie dans un cari d'inspiration thaïe.Polyvalente, la barbue peut être cuite en croûte d'épices (noircie), à la louisianaise.11 peut être tout simplement pané et poêlé.On le mangerait bien en soupe ou en gibelotte aussi.« Ce n'est pas du flétan, mais c'est un beau poisson à chair ferme et c'est économique en plus », se réjouit François-Xavier Dehédin, directeur des opérations à La Mer.La poissonnerie montréalaise a commencé à tenir plusieurs belles prises du lac Saint-Pierre, comme la barbue, l'esturgeon, le brochet, l'anguille (vivante ou fumée) et l'écrevisse.« Imaginez que vous ne mangiez que des pommes et des oranges », lance le poissonnier, en paraphrasant un chef.Avec la rareté grandissante de certains poissons et les conditions d'élevage un peu douteuses de plusieurs espèces, les Québécois ont tout à gagner à se tourner vers les poissons de leurs propres cours d'eau.PHOTOS ROBERT SKINNER, LA PRESSE Le chef Marc-André Royal prépare les prises sur une plage du lac Saint-Pierre.O.\t7^V- \u2018Jo;-;* -> , 00*\t.-, ,\t5\u201c - \u2018A.T !';;*! -rAVv.\"TEA i -ittf?.* * » ¦ LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 GOURMAND llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll GOURMAND LES ESPÈCES Le ministère du Développement durable, de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec répertorie 59 espèces de poissons présentes dans le lac Saint-Pierre et son archipel.Depuis le moratoire sur la perchaude, les pêcheurs doivent diversifier leurs prises et trouver des débouchés pour des espèces beaucoup moins connues.«La perchaude constituait environ la moitié des revenus des pêcheurs commerciaux du lac Saint-Pierre», nous rappelle le biologiste Claude Lemire, directeur général de la Fédération des pêcheurs commerciaux d\u2019eau douce du Québec.Quant au brochet et au doré, ils sont réservés aux pêcheurs sportifs du lac Saint-Pierre.Voici les principaux poissons pêchés commercialement dans ce grand plan d\u2019eau en plein cœur du fleuve Saint-Laurent.O Barbue de rivière\t\t © Barbotte\t\t © Carpe\t\t © Crapet-soleil et crapet de roche\t © Écrevisse\t 0 Esturgeon\t AUTRES ESPÈCES D\u2019autres espèces sont pêchées en quantités réduites.L\u2019anguille, notamment, et le poisson-castor, une espèce préhistorique prise au printemps.Le meunier et les chevaliers blanc et rouge trouvent preneur dans certaines communautés culturelles du Québec.On voit aussi un peu d\u2019alose savoureuse.La tanche, originaire d\u2019Europe et échapée de culture, a aussi fait son apparition dans le lac.\u2014 Eve Dumas V 1 Wi XvMwi êmm W V .__ RECETTES mm c-gO CURRY DE BARBUE DE RIVIÈRE AU MAÏS ET AU BASILIC Pour 4 personnes INGRÉDIENTS >\t700 g de barbue de rivière, en gros cubes >\t3 c.à soupe d\u2019huile de canola >\t1 tasse de grains de maïs frais ou congelés >\t1 oignon haché >\t5 gousses d\u2019ail haché >\t4 tasses de tomates coupées en dés >\t3 c.à soupe de gingembre moulu >\t3 c.à soupe de cardamome moulue >\t2 c.à soupe de graines de moutarde >\t1 c.à soupe de cumin moulu >\t1 c.à soupe de graines de fenouil moulues >\t3 c.à soupe de miel >\t400 ml de lait de coco >\tBasilic frais >\tCoriandre fraîche >\t3 limes (zeste et jus) >\t1/4 de tasse de graines de citrouille décortiquées >\tSel et poivre au goût PRÉPARATION 1.\tDans une grande casserole, faire chauffer l\u2019huile à feu moyen et y cuire toutes les épices pendant 2 minutes.2.\tAjouter le maïs, l\u2019oignon et l\u2019ail et laisser sauter pendant 5 minutes, tout en brassant de temps en temps.3.\tAjouter la tomate et poursuivre la cuisson pendant 5 minutes.4.\tAjouter le lait de coco et le miel ainsi gue les zestes de lime et laisser mijoter pendant 10 minutes.5.\tAjouter alors la barbue de rivière et réduire le feu à minimum.Laisser cuire pendant 5 minutes.Finir avec le jus de lime et garnir généreusement de basilic, de coriandre et de graines de citrouille.ÉCREVISSES RAFRAÎCHIES AUX COPEAUX DE LÉGUMES ET CRÈME MONTÉE AU VINAIGRE DE CIDRE Pour 4 personnes INGRÉDIENTS >\t30-40 écrevisses >\t1 tasse de crème à fouetter >\t3 c.à soupe de vinaigre de cidre >\t3 radis tranchés finement >\t4 rabioles tranchées finement >\t1 tasse de copeaux de carotte >\t3 c.à soupe d\u2019huile d\u2019olive >\t1 c.à soupe de vinaigre de cidre >\tQuelques herbes fraîches en garniture, au goût >\tSel, poivre, au goût PRÉPARATION 1.\tDans une grande casserole, faire bouillir une bonne guantité d\u2019eau salée.Y plonger d\u2019un coup les écrevisses et laisser cuire pendant 1 minute seulement.Rafraîchir dans l\u2019eau glacée.Décortiguer les gueues et les mettre au réfrigérateur.C\u2019est la seule partie gu\u2019on mange.2.\tFouetter la crème avec une pincée de sel et un peu de poivre fraîchement moulu, jusgu\u2019à l\u2019obtention d\u2019une belle crème fouettée.Ajouter le vinaigre de cidre et bien l\u2019incorporer.Réserver au frais.3.\tTrancher tous les légumes à l\u2019aide d\u2019une mandoline ou d\u2019un économe.Déposer dans un bol et assaisonner d\u2019huile d\u2019olive et d\u2019un trait de vinaigre de cidre.4.\tDresser l\u2019assiette et ajouter guelgues herbes sur le dessus, comme de l\u2019estragon ou du cerfeuil.I V PHOTOS ROBERT SKINNER, LA PRESSE GOURMAND LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 17 SEPTEMBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll GOURMAND LUPITA Le Mexique vrai à Saint-Henri 1 fr & ! \u2014- U L-;\u2014; PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE Lupita, avec ses tables à pique-nique et sa décoration lumineuse comme l\u2019artisanat mexicain, évoque les ambiances des marchés de la capitale mexicaine.C\u2019est une cuisine simplement familiale, voire ménagère, qu\u2019on propose tout en sortant totalement des lieux communs.MARIE-CLAUDE LORTIE CRITIQUE Une ancienne gérante d'Olive et Gourmando d'origine mexicaine ouvre un restaurant avec sa mère et sa sœur aux fourneaux dans Saint-Henri, en utilisant des recettes traditionnelles de la famille et des ingrédients locaux et saisonniers.La formule réunit bien de bons éléments pour réussir.Et elle fonctionne, comme de fait, à merveille.La nouvelle Torteria Lupita de Sandra Soto m'a charmée, ma gang aussi.On y retournera dès qu'on en aura l'occasion.Cuisine familiale Attention, ce troquet de la rue Notre-Dame Ouest, tout en tons pastel vitaminés, ne fait pas de concurrence à Pujol (Mexico) ou Cosme (New York), chics temples de la créativité moderniste du pays de Frida Kahlo.La Lupita, avec ses tables à pique-nique et sa décoration lumineuse comme l'artisanat mexicain - on adore le crâne fleuri à l'entrée -, évoque plutôt les ambiances des marchés de la capitale mexicaine.C'est une cuisine simplement familiale, voire ménagère, qu'on propose tout en sortant totalement des lieux communs.Par exemple, les tacos brillent par leur absence du menu.À la place, on préfère les tortas, des sandwichs préparés avec du pain rond moelleux que l'on garnit généreusement d'ingrédients hauts en saveurs.Le «cochinita», notamment, combine du porc braisé dans des épices mayas - pensez piment, cacao, cannelle, pour commencer - avec des frijoles - haricots noirs mijotés -, des oignons marinés pour une touche d'acidité, de la mayonnaise au piment habanero et de la salade de chou.À ma table, on a déclaré que cette création riche en saveurs et en textures contrastées était meilleure que le « cubano » d'Olive et Gourmando, une marche pourtant bien haute à monter.Le «Pépito mi Corazon», où l'on a grillé les oignons et où le faux-filet côtoie du fromage fondu et du cresson bien frais, le tout adouci par de la mayonnaise au piment pasilla qu'on aime pour ses notes boisées, a ravi la table lui aussi.Plus que des tortas Mais la Lupita ne propose pas uniquement des tortas.Au moment de mon passage, on y servait un plat typique de la ville de Mexico: un sauté de morceaux de faux-filet, de poivrons rouges, verts et orangés et d'oignons sautés - juste assez cuit pour que le poivron soit encore bien croquant -servi avec fromage fondu sur tout cela, des salsas verte et rouge notamment et des tortillas pour en faire des rouleaux façon fajitas.Un plat à la fois costaud et joyeux grâce à l'abondance de légumes et aux parfums épicés des sauces.Ceux qui ont un faible pour le croquant adoreront les « flautas », des rouleaux de maïs croustillants farcis de poulet - mais on les prépare aussi avec de la pomme de terre - et garnis de radis, de laitue, d'un peu de fromage fêta et de crème au piment habanero, avec salsa verde aux parfums joyeux.Une entrée à partager ou un petit plat principal qui réunit des textures et des parfums qu'on aime, d'une façon méconnue ici.En entrée - tant qu'il y en aura au marché -, la maison propose aussi des morceaux de maïs en épi tout simples, garnis d'une mayonnaise au citron vert, d'un peu de fromage râpé et d'un soupçon de Tajin, ce condiment mexicain typique pimenté et acidulé.Une interprétation ensoleillée d'un classique de septembre.En attendant l alcool Pour boire avec tout ça, on ne peut pas encore choisir de bière ou de tequila, puisqu'on attend encore le permis d'alcool, donc on boit plutôt des « aguas frescas» - littéralement «eaux fraîches » - aux parfums divers variant selon les journées : hibiscus et cannelle ou ananas et gingembre, combinaison particulièrement allumée, lors de notre dernier passage.Pour le dessert, certains seront peut-être tentés d'aller chercher une glace à la porte d'à TORTERIA LUPITA 4601, rue Notre-Dame Ouest, Montréal 514 989-8464 >\tPrix: flautas ou maïs: 6,50$.Tortas: 10,95$.Flan de coco: 4,95$.Aguas frescas: 5,50$.>\tCarte des vins : la maison n\u2019a pas encore de permis d\u2019alcool.On boit donc des eaux parfumées aux notes exotiques ou du café mexicain, bien torréfié, bien filtré.>\tService: hyper relax et souriant.>\tAmbiance: lumineuse et décontractée.On y va avec les enfants, avec des amis, seul ou en gang, le midi, en début de soirée - ça ferme à 20 h actuellement -ou encore pour le brunch.La décoration est simple mais de très bon goût, avec juste assez de références folkloriques et un sentiment général de modernisme.© Le bon rapport qualité-prix, l\u2019ambiance sympathique, les plats savoureux cuisinés par la maman de Sandra On a hâte au permis d\u2019alcool ! On y retourne?Bien sûr! côté, chez Dalla Rose, magnifique petit comptoir de produits originaux où l'on sert, par exemple, de la glace aux graines de tournesol ou aux cerises de terre et des sandwichs à la crème glacée sur mesure.Le tout fait entièrement sur place, évidemment.Cela dit, la Lupita propose un flan à la noix de coco tout simplement parfait, juste assez sucré, moelleux, rempli de saveurs du Sud.Une bouchée d'exotisme tout simple, qui va droit au but, à l'image du repas.iïlartinique ^Gourmande 9ÈME ÉDITION ^ V:*- LA MARTINIQUE 15 AU 25^ SEPTEMBRE www.martiniquegourmande.ca À NOTRE GOÛT PHOTOS FRANÇOIS ROY, LA PRESSE Susan Lo, jeune entrepreneuse de 30 ans, a trouvé sa voix en ouvrant tout près du parc Molson une petite sandwicherie d\u2019inspiration asiatique.Les bons sandwichs de Mme Lo VIOLAINE BALLIVY Susan Lo est heureuse.Cela s'entend, cela se voit, la jeune entrepreneuse de 30 ans a trouvé sa voix en ouvrant tout près du parc Molson une petite sandwicherie d'inspiration asiatique qui roule à bon régime depuis ses premiers jours, au printemps dernier.On y sert des banh mi, surtout, des rouleaux de printemps et quelques salades.« On mise sur la qualité des ingrédients, la fraîcheur, la rapidité, dit-elle, avant de pouffer.Ça sonne un peu fast-food, non?» Sur papier, peut-être.En vrai, non.D'abord parce que le service est sympathique, que les légumes sont vraiment frais, la viande grillée et les sandwichs, préparés à la demande, pas en grande quantité le matin et emballés pour la journée.Différence de taille.Cela prend plus de temps, c'est vrai, mais on ne s'en plaint pas, loin de là, parce que ce qu'on mange n'est pas défraîchi.On aime aussi qu'il y ait plusieurs options végétariennes - avec des champignons shiitakés sautés avec de la sauce soya, ou avec de l'aubergine chinoise épicée - et que tous les sandwichs soient aussi offerts sous forme de rouleau de printemps, enveloppés dans une feuille de riz, autre avantage du «fait à la demande».Mais les végétariens devront se L\u2019une des plus belles découvertes au menu de Susan Lo est le sandwich au porc caramélisé, un peu piquant, un peu sucré, frais.¦ priver de l'une des plus belles découvertes au menu : le sandwich au porc caramélisé, un peu piquant, un peu sucré, frais.Ce ne sont donc pas tout à fait des banh mi traditionnels que Sue propose.«Je me suis inspirée du Viêtnam, mais aussi de mes origines, chinoises et cambodgiennes, c'est pour cela que je parle d'une inspiration asiatique en général », explique-t-elle.Et puis, il faut dire que l'adresse est idéalement située, près de l'un des plus jolis parcs de Montréal.On en profite pour faire un pique-nique pendant qu'il en est encore temps.Sandwichs de 5,50$ à 7,50$.2660, rue Beaubien Est, 514 629-8783 sandwicheriesue.com "]
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