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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Arts - Cinéma
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2016-10-22, Collections de BAnQ.

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[" www.lapresse.ca/arts MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ARTS CINÉMA MARGUERITE LA JUSTE NOTE PAGE 11 Catherine Frot PHOTO COHEN MEDIA GROUP LA VACHE ' DOUCE FRANCE PAGE 15 HUGO DUMAS LES MEILLEURS MÉCHANTS PAGE 2 PRESSE TÉLÉVISION JEUNESSE Y AURA-T-IL UNE AUTRE \u2014V AUSSI MARC CASSIVI RENCONTRE ANNIE BROCOL EN PAGE 8 î Wi GENERATION PASSE-PARTOUT?Les jeunes Québécois sont fous de leur télévision.De Fanfreluche à Cornemuse, en passant par Passe-Partout et Salmigondis, ils l\u2019ont de tout temps regardée et aimée.Or, des artistes et des productrices affirment que son avenir est incertain.Certains vont jusqu\u2019à réclamer que l\u2019on permette la publicité destinée aux enfants pour la sauver.Est-ce la bonne solution?UN DOSSIER DE HUGO PILON-LAROSE À LIRE EN PAGES 6 ET 7 Les vedettes de l\u2019émission Passe-Partout: Claire Pimparé, Marie Eykel et Jacques L\u2019Heureux.PHOTOMONTAGE LA PRESSE; PHOTO FOURNIE PAR ARCHIVES TÉLÉ-QUÉBEC FONDATION Mc DES MALADIES DU CŒUR ET DE L'AVC APPRENEZ LES SIGNES DE L\u2019AVC [V]lSAGE Est-il affaissé?I [Oncapacité Pouvez-vous lever les deux bras normalement?T ROUBLE DE LA PAROLE Trouble de prononciation?Extreme urgence Composez le 9-1-1.APPRENEZ À RECONNAÎTRE LES SIGNES.plus [V] \\T\\ [T] M\\vous Réagissez, PLUsHEDffll] VOUS SAUVEZ LA PERSONNE.fmcoeur.ca/VITE © Fondation des maladies du cœur et de l'AVC, 2016, ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS Mes méchants favoris Ç zs i à H1 HUGO DUMAS CHRONIQUE PHOTO FOURNIE PAR RADIO-CANADA Le très inquiétant Jérémie Gendron (Pier-Luc Funk), dans Mémoires vives J) ai toujours aimé les méchants dans les séries télé.J'aime leur crier dessus, les détester viscéralement et tenter de comprendre quels fils se sont touchés dans leur coco pour qu'ils se transforment en êtres aussi vils, fourbes et machiavéliques.Les «pas fins» pullulent dans les séries québécoises, où ils brisent des cœurs (allô, Bernadette Rioux) autant qu'ils cassent des cous d'humains (salut, Milan Garnier) ou ceux de pauvres chatons (coucou, Jérémie Gendron).Le vilain n'a pas de sexe et ses techniques de manipulation psychologique se raffinent, quoiqu'un fusil appuyé sur une tempe provoque tou- jours l'effet de peur escompté.Voici quelques-uns des individus les plus désagréables de l'automne au petit écran.Ne le criez pas trop fort, mais on les apprécie malgré leurs traits diaboliques.Jérémie Gendron (Pier-Luc Funk), Mémoires vives Mémoires vives est un vivier formidable pour les personnages complètement sautés.11 y a eu le maniaque Jérôme Fortier (Roger La Rue), la détraquée Nancy Grimard (Catherine-Anne Toupin) et maintenant le très inquiétant Jérémie Gendron, qui porte le cerne aussi fièrement que la chemise à carreaux.En plus d'empester la vieille dope jusque dans nos salons, Jérémie a l'air encore plus malade que le pauvre Christophe (Antoine Pilon), qui souffre d'une tumeur au cerveau, rappelons-le.Tenez vos animaux de compagnie loin du petit Jérémie.Bouba (Ayisha Issa), Unité 9 À l'image de la trajectoire de Jeanne (Ève Landry) et de celle de l'IPL Nancy Prévost (Debbie Lynch-White), Bouba - Brittany Sizzla de son vrai nom - glisse lentement du côté des bons.Résiste, Bouba, résiste ! Comme Marie Lamontagne (Guylaine Tremblay) a aussi été éclairée par la lumière divine de la bonté, il en faut au moins une pour virer la bibliothèque à l'envers ou pour planter un stylo dans l'œil d'une figure d'autorité.Sinon, qui va-t-on haïr à Lietteville?La jeune Cameron Marquis (Karelle Tremblay) - et son caractère insupportable - marque des points de détestabilité.Idem pour l'IPL Kevin Anctil (Jason Roy-Léveillée), qui n'a pas l'air du pogo le plus dégelé de la boîte.La Dre Bernadette Rioux (Monique Spaziani), Au secours ae Béatrice Autant on appréciait la douceur de Bernadette dans les premiers épisodes, autant elle nous énerve avec son désir incontrôlable de s'accrocher au pouvoir.En fait, Bernadette a chapardé le titre de déplaisante au Dr Pascal Jodoin (Luc Bourgeois), devenu franchement sympathique.Heureusement, Bernadette n'a pas encore atteint le niveau de cruauté de la formidable Dre Adrienne Bannon (Isabelle Blais), dont on s'ennuie, il faut l'admettre.À la liste des crackpots potentiels d'Au secours de Béatrice, j'ajouterais Isabelle (Marie-France Lambert) et sa gourou Lysanne (Lise Roy), qui forment un duo de crinquées imbattable.Milan Garnier (Eric Bruneau), Blue Moon Oh boy.C'est le plus dangereux du lot.Le plus sournois.Le plus calculateur.Celui qui a le moins peur du sang.Bref, c'est un fou furieux.Justine (Karine Vanasse) a parfaitement raison de s'en méfier chez Blue Moon.Pourtant, Milan ensorcèle tous ceux qui l'entourent et s'en tire, jusqu'à présent, sans trop de conséquences graves.Manifestement, Milan a étudié à l'académie Franck Manseau (Stéphane Jacques) de Mémoires vives.Et il a terminé parmi les meilleurs de sa classe.Bobby Lambert-Prescott (Yan Rompré), Mémoires vives En voilà un autre fêlé comme on les apprécie.En plus, il se dédouble! 11 est Bobby Lambert-Prescott aux yeux de l'enquêteur Dupuis (Stéphane Gagnon) et de son complice Jérémie Gendron (Pier-Luc Funk).11 est Stéphane Tremblay pour sa femme (Cynthia Wu-Maheux) et son fils Matisse, à qui il parle en code, en direct de sa cellule.Sérieusement, que demander de plus?Un changement de couleurs d'yeux?C'est fait.Vive les lentilles cornéennes.Un regard de psychopathe?Encore coché.Bobby/Stéphane, c'est ni plus ni moins que Satan descendu à Saint-Hilaire.Le Dr Jacques Lemaire (Denis Bernard), Feux Est-il aussi tordu qu'il en a l'air?Je n'y crois pas.Ce serait trop facile, même s'il est capable de déclencher des crises d'apoplexie à distance.Le Dr Lemaire aimait sincèrement Jean Forget (Aliocha Schneider).Du moins, la « fille » que Jean était.Alors, pourquoi aurait-il voulu le battre à mort ou le pousser au suicide ?Ça ne colle pas.Les parents de Claudine Grenier (Maude Guérin), joués par Louise Turcot et Michel Forget, de même que sa sœur Carole (Valérie Blais), ont l'air pas mal plus suspects, je trouve.Les enquêteuses Stéphanie (Camille Felton) et Mylène (Fanny Mallette) ont encore beaucoup de boulot à abattre.Vous ne vous souvenez vraiment pas de ce qui s'est passé le soir de l'incendie?Allez, forcez-vous un peu.Les «pas fins» pullulent dans les séries québécoises, où ils brisent des cœurs (allô, Bernadette Rioux) autant qu\u2019ils cassent des cous d\u2019humains (salut, Milan Garnier) ou ceux de pauvres chatons (coucou, Jérémie Gendron).Emma vend du vent NATHALIE PETROWSKI CHRONIQUE PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE Vingt mille exemplaires en dix jours ! Mais qu\u2019est-ce que cette Emma Verde a de si intéressant, de si pertinent, de si transcendant pour que 20 000 lectrices (et lecteurs) courent acheter son livre?se demande notre chroniqueuse.Elle a un très joli prénom et une adorable frimousse, mais ce qui frappe le plus chez Emma Verde, c'est la colonne de chiffres impressionnante qui la définit.La youtubeuse de 20 ans, née en Bretagne et arrivée à Sherbrooke à l'âge de 8 ans, a en effet 540 000 abonnés sur sa chaîne YouTube, 318 000 abonnés sur son compte fnstagram, 11 900 abonnés sur son compte Twitter, 22 000 amis sur Facebook et ses vidéos sont regardées 2 millions de fois par mois.Ne faisant pas partie de sa clientèle cible et n'appartenant plus depuis des lustres à cette communauté dorée âgée de 13 à 24 ans, je ne me serais jamais penchée sur son cas ni intéressée à son monde.Sauf que cette semaine, un communiqué des Éditions de l'Homme nous apprenait qu'Emma avait vendu en seulement 10 jours 20 000 exemplaires de Suivez-moi, livre illustré de photos, de dessins et de conseils prodigués par la jolie Emma.En ces temps peu livresques où les ventes de livres sont en chute libre et où les gens qui lisent autre chose que des livres de cuisine passent pour des dinosaures, sinon des momies, ce chiffre m'a sidérée.Vingt mille exemplaires en dix jours ! Mais qu'est-ce que cette Emma Verde a de si intéressant, de si pertinent, de si transcendant pour que 20 000 lectrices (et lecteurs) courent acheter son livre ?Pour en avoir le cœur net, j'ai visionné une douzaine de ses vidéos sur YouTube avant de parcourir très attentivement son livre et j'ai été.comment dire?Irritée?Outrée?Exaspérée?En beau maudit?Disons tout cela, et un peu plus.Pourquoi ?Parce qu'Emma, qui a le même âge que Maïtée Labrecque-Saganash et qui est de la même génération que Léa Clermont-Dion, Emma donc, qui n'a pas terminé son cégep, rejoint beaucoup de jeunes à qui elle vend.du vent: des clichés, des anglicismes à la pelle et des valeurs de consommation à outrance, le tout servi avec un vernis d'empathie et d'authenticité pour mieux nous faire avaler la pilule marchande.Pourtant, elle est mignonne, cette Emma.Elle est sympathique et attachante, ce qui explique qu'en l'espace de trois ans, elle est passée de 10 000 à un demi-million d'abonnés sur sa chaîne YouTube.En plus, elle est honnête.Quand elle collabore avec une marque - Pantene, L'Oréal ou Olay -, elle en informe ses abonnés.Elle n'essaie pas de leur en passer une.C'est un bon point pour elle.Malheureusement, cela ne change rien au fait que les trois quarts de ses vidéos encouragent les filles (et peut-être une poignée de garçons) à se procurer des blushs et des mascaras Tarte, des crèmes, des rouges à lèvres et des vernis à ongles de chez Procter & Gamble et une tonne de bébelles inutiles, comme dans la vidéo Mes cadeaux de Noël.Avec Emma, c'est le plus souvent: je consomme, donc je suis.Dans un des chapitres du livre (destiné cette fois à un public spécifiquement ado), elle se lance dans une critique en douce de la réalité idéalisée des comptes Instagram, réalité retouchée qui entraîne fatalement trop de jeunes à trouver leur quotidien terne et sans intérêt en comparaison des images idylliques que le Net leur balance.« On épie les comptes des autres, écrit-elle, on se pâme devant des selfies plus que parfaits, des teints bronzés, des cils qui vont jusqu'au ciel, et à cause de cette absence totale d'imperfections, c'est facile de tomber dans le piège et de se demander pourquoi nos photos ne ressemblent pas à ça.» La remarque ne manque pas de pertinence.L'ennui, c'est que dans ses vidéos, Emma perpétue ce qu'elle dénonce.C'est particulièrement évident (et pénible) dans sa vidéo tournée l'été dernier au festival Osheaga.En guise d'introduction, Emma explique à ceux qui l'ignorent qu'Osheaga est un festival comme.Coachella.Rien de plus que cette référence totalement snobinarde qui renvoie l'ignare à son ignorance tout en moussant le prestige de la youtubeuse.Puis, elle informe ses abonnés que son séjour à Osheaga a été commandité par Coca-Cola.S'ensuit une longue pub d'Emma qui se balade en robe blanche de Lolita sur le site d'Osheaga en faisant des sourires et des tatas, avec sa cannette de Coke.On ne découvre strictement rien sur le festival ni sur la multitude d'artistes qui s'y produisent ni même sur les goûts musicaux de la youtubeuse.Tout ce qu'on voit, c'est Emma et son sourire Coca-Cola qui se dandine pour une caméra qui ne fait qu'alimenter le narcissisme effréné de la culture selfie.Je ne doute pas un instant de la bonne volonté d'Emma ni de sa débrouillardise.Il y a trois ans, en s'achetant une caméra et en créant sa chaîne YouTube, elle a pris le risque de s'exposer et, à force de travail et de persévérance, elle a réussi.Elle n'est pas la seule.Il existe sur le Net, dans le monde entier, des centaines d'Emma qui mettent en scène leur quotidien sur YouTube et qui sont suivies par des millions d'abonnés (voir Zoe Sugg).Mais trop souvent, elles se bornent à encourager les jeunes filles à se maquiller et à s'acheter des breloques et des vêtements.Pour prendre la mesure de ce vide, il faut parcourir la « liste de #goals à compléter avant mes 25 ans» comprise dans le livre d'Emma.On passera sous silence son insupportable recours aux anglicismes.On retiendra que d'ici ses 25 ans, Emma n'a pas l'ambition d'aller à l'université, de lutter contre le sexisme, de lire Cent ans de solitude ou de faire un voyage humanitaire.Les buts qu'elle espère atteindre sont plus prosaïques : être invitée à un talk-show, recevoir une plaque de YouTube quand elle aura atteint 1 million d'abonnés, lancer sa collection de vêtements.Il y a aussi, parmi ses buts, « écrire un livre ».Le livre étant écrit et le but, atteint, on se dit qu'au moins, Emma n'en écrira pas d'autres.J\u2019ai visionné une douzaine de ses vidéos sur YouTube avant de parcourir très attentivement son livre et j\u2019ai été.comment dire ?Irritée ?Outrée ?Exaspérée ?En beau maudit ?Disons tout cela, et un peu plus. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ARTS 3 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS THÉÂTRE La culture du viol UNE FEMME A BERLIN La culture du viol n\u2019est pas qu\u2019une expression à la mode, c\u2019est une réalité depuis que le monde est monde.C\u2019est la culture de la domination masculine, celle qui gagne les guerres, qui prend pays, territoire et, donc, femmes.C\u2019est le sujet de la pièce Une femme à Berlin, d\u2019après le livre de Martha Hillers, Allemande qui a vécu les atrocités commises par l\u2019armée russe à Berlin en 1945.Brigitte Haentjens y dirige notamment Sophie Desmarais.\u2014 Mario Cloutier PHOTO BERNARD BRAULT, LA PRESSE Brigitte Haentjens et Sophie Desmarais Quelle est la genèse du projet?Brigitte Haentjens: J\u2019ai commencé à lire le livre avec Sophie Desmarais il y a trois ans.Avant de demander l\u2019adaptation à Jean-Marc Dalpé, j\u2019avais décidé que ce serait un quatuor de voix qui reprendrait celle de Martha Hillers.Ça s\u2019est imposé.La voix principale au présent est celle qu\u2019incarne Sophie.Le texte est construit comme une partition musicale dans le fond.Les quatre voix donnent beaucoup de rythme au récit.Sophie Desmarais: On est toujours ensemble sur scène.On ne forme qu\u2019un même corps.C\u2019est un travail organique, très tissé serré.Ça ajoute beaucoup de force au récit, qui est celui d\u2019une femme, mais il y en a tellement qui ont vécu cela.C\u2019est donc l\u2019histoire d\u2019une survie?SD: Oui, mais pas qu\u2019allemande.Ce n\u2019est pas un cas isolé.Il y a une dimension universelle.Ce n\u2019est pas une chronique de guerre figée dans le temps.BH: La mise en scène n\u2019est pas naturaliste.On essaie d\u2019avoir un jeu super épuré.Tout est incarné dans le corps.SD: C\u2019est le travail de théâtre où je me sens le plus responsable de porter la parole sans penser à ma propre performance.On est responsables de faire entendre cette parole-là.Une responsabilité face à l\u2019histoire, aux femmes?BH : C\u2019est émouvant de porter cette parole-là.J\u2019en suis fière.Ce n\u2019est pas de faire passer les femmes pour des victimes.Je suis fière de porter la parole de courage d\u2019une femme qui affronte la vie.SD: C\u2019est une femme moderne qui dit des choses incroyables pour son époque.C\u2019est une journaliste cultivée qui parle plusieurs langues et qui a voyagé.Il y a des viols décrits assez crûment dans la pièce.C\u2019est dur pour les actrices, non ?BH : Il y a eu des moments où les interprètes étaient submergées par les mots.SD : Ce qui est tellement touchant dans ce récit, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a jamais de mélodrame.La douleur est décrite, mais le fait qu elle est tournée vers l\u2019action empêche la complaisance.C\u2019est cru, parfois, mais ce n\u2019est pas trash.BH : Martha Hillers est très pudique quelque part.C\u2019est ce qui est beau dans son écriture: elle n\u2019est pas exhibitionniste.Ce n\u2019est pas notre époque, quoi ! BH : C\u2019est ça.Elle parle avec lucidité, justesse, mais pudeur.Il n\u2019y a aucun étalage.SD: Elle aurait pu entrer dans l\u2019horreur plus sensorielle, mais non.C\u2019est une femme intelligente qui ne prend pas le lecteur pour un idiot.BH : Ces femmes font des farces pour oublier l\u2019horreur et ce qu elles savent qui les attend.Et, malgré tout, surgit même une certaine forme de tendresse.BH : Ça fait partie de l\u2019ambiguïté de la survie.Elle n\u2019a pas le choix de chercher un protecteur.Une sorte de relation se tisse avec un homme plus attentif et moins brutal que d\u2019autres.C\u2019est troublant, ça.BH: C\u2019est malheureusement typique des relations de violence.Il se développe des relations de dépendance extrêmement ambiguës.On le sait qu\u2019il y a des viols et des victimes, mais c\u2019est trouble, les sentiments humains.Martha Hillers s\u2019est mariée, mais elle n\u2019a pas eu d\u2019enfants.Son mari revient de la guerre et apparaît brièvement à la fin, mais il ne comprend pas ce qu\u2019a vécu Martha.BH : Après une heure trente en compagnie des femmes, c\u2019est quelque chose qu\u2019il apparaisse.Ce qu\u2019il impose, c\u2019est la pire des violences.Certaines femmes violées par l\u2019armée russe ont été tuées par leur mari qui ne supportait pas ça.La défaite allemande est celle de la virilité.C\u2019est doublement cruel pour ces femmes qui ont été violées de rester incomprises par leur mari.BH : C\u2019est le cas de toutes les guerres.SD: Et c\u2019est l\u2019idée du territoire.Le corps de la femme est le parallèle du territoire à conquérir.Ce sont des viols de masse.Ce n\u2019est pas l\u2019histoire d\u2019un tordu dans une ruelle.Je me demande comment les hommes vont recevoir cette parole.L\u2019écriture n\u2019est pas mesquine, même si l\u2019auteure vit les pires moments de sa vie.BH : Non, ce qui est beau, c\u2019est qu elle raconte les faits sans porter de jugement.Elle n\u2019est pas moraliste.Je n\u2019aime pas le théâtre qui fait la leçon.À Espace Go du 25 octobre au 19 novembre; au Centre national des arts, à Ottawa, du 30 novembre au 3 décembre æ'ïa U : /TÏ'-VÇV A HURLER DE PLAISIR! Vif, drôle, pertinent, du bonheur pur! - Marie-Christine Trottier, La Mélodie de bonne heure, ICI Musique Si vous vous demandez pourquoi on joue encore des classiques de Molière en 2016, allez au TNM, allez voir Tartuffe.\u2014 Émilie Perreault, Puisqu\u2019il faut se lever, 98,5FM SAISOX16/17I X Une presentation BMO Groupe financier DERNIERES CHANCES! MER 26 + JEUDI 27 + VEN 28 OCT A 20 H avec EMMANUEL SCHWARTZ, BENOIT BRIERE, ANNE-MARIE CADEIUX, VIOLETTE CHAUVEAU + CARL BÉCHARD, NICOLAS DIONNE-SIMARD, ANNIE ÉTHIER, MAXIME GENOIS, RACHEL GRATON, DENIS LAVALOU, BRUNO MARCH, MONIQUE MILLER, JÉRÔME MINIÈRE collaboration artistique STÉPHANIE JASMIN production TNM en collaboration avec UBU, COMPAGNIE DE CRÉATION FOCUS :PERFECTION ROBERT MAPPLETHORPE Soirée spéciale « Le New York des années 80 » Mercredi 26 octobre, de 17 h à 21 h Détails sur facebook.com/mbamtl Billets à 1/2 prix*\tEnrichissez votre expérience les mercredis soirs\tgrâce aux visites guidées.\"Applicable à l'achat d'un billet au prix courant de 20 $, de 17 h à 21 h M MUSËE DES BEAUX-ARTS MONTRÉAL Salait KUIIIII TERRA AIR CANADA ® Bell MARTIN DUQUETTE Cette exposition est organisée par le Los Angeles County Museum of Art et le 7.Paul Getty Museum, en collaboration avec la Robert Mapplethorpe Foundation et le Musée des beaux-arts de Montréal.L'exposition et sa tournée internationale bénéficient du soutien de la Terra Foundation for American Art.| Robert Mapplethorpe, Philipp Prio/eau, 1982.Promesse de don de la Robert Mapplethorpe Foundation et du Los Angeles County Museum of Art.© Robert Mapplethorpe Foundation.Used by permission.| Le MBAM remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec pour son appui essentiel, de même que le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.+ TOURNEE AU QUEBEC TNM.QC.CA ARTS MUSIQUE LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ANTOINE CORRIVEAU La sombre beauté des mots ÉMILIE CÔTÉ Antoine Corriveau a eu droit à un accueil critique fort enthousiaste pour son deuxième album, Les ombres longues, dont il avait financé la production grâce à une campagne de financement sur l'internet.Son nouvel opus, Cette chose qui cognait au creux de sa poitrine sans vouloir s'arrêter - un titre dont la beauté des mots pardonne la longueur -, sort dans un contexte autrement plus favorable.«C'est la première fois que tout le monde a pu être correctement payé », dit-il.De son deuxième à son troisième album, Antoine Corriveau évolue en suivant le cours naturel de son inspiration.Pas de virage majeur ici, mais de nouvelles idées et envies et des chansons dont les enregistrements se transposeront mieux sur scène.En mars 2014, il nous disait plutôt aimer l'idée d'arranger une chanson sans se préoccuper de sa prestation en concert.Or, cette approche a donné lieu à un spectacle « lourd qui coûtait cher » avec six musiciens.«Ensuite, j'avais une formule à trois.et cela a aligné le processus de création du nouveau disque.Je me suis mis à tripper sur des bands minimalistes, comme Low.» PHOTO ALAIN ROBERGE, LA PRESSE De son deuxième à son troisième album, Antoine Corriveau évolue en suivant le cours naturel de son inspiration.Pas de virage majeur ici, mais de nouvelles idées et envies et des chansons dont les enregistrements se transposeront mieux sur scène.L '«J*» rj '-L < *>, £2P; l Y-ùi » 4/ Minimaliste, mais pas tant que ça Or, le « minimalisme » de son nouvel opus a davantage de conséquences sur papier qu'à l'oreille.« Autant le nouvel album sonne chargé à cause d'un ensemble à cordes de 12 musiciens avec des cuivres, autant cela demeure simple, explique Corriveau.Il y a moins de couches.Au final, les idées clés des tounes se font bien à quatre musiciens.On remplace les cordes par des claviers et cela marche bien en répétition.» La référence est précise, mais, si vous aimez la reprise par Charlotte Gainsbourg du Chat du café des artistes de Ferland (réalisée par Beck), vous serez séduit par le nouvel album d'Antoine Corriveau.Le chanteur opine.Ses musiciens et lui ont écouté l'album IRM de Charlotte Gainsbourg dans leur camion de tournée.Présentons-les, justement: le batteur Stéphane Bergeron (Karkwa), la douée des cordes Marianne Houle (Monogrenade) et la responsable des cuivres Rose Normandin.«Tout le monde est très investi, insiste Antoine Corriveau.C'est un album de collaboration.» Autre référence: Portishead.« Pour le côté down-tempo, avec des boucles de back beat que nous avons enrichies, précise Antoine Corriveau.Le côté trip-hop sera plus évident [en concert].» Antoine Corriveau a confié de nouveau la réalisation de ses chansons à Nicolas Grou.« C'est fête ses 10 ans Montréal Présenté par FESTIVAL BACH MONTREAL COM ORCHESTRE METROPOLITAIN YANNICK NÉZET-SÉGUIN Billets à partir de VENDREDI 4 NOVEMBRE 19 H 30 MAISON SYMPHONIQUE DE MONTREAL Desjardins Mendelssohn : Les couleurs du romantisme Kensho Watanabe, chef Yukari Cousineau, violon * Taxes et frais de service en sus.OUVERTURE « LA BELLE MÉLUSINE » CONCERTO POUR VIOLON N° 2 SYMPHONIE N° 3 « ÉCOSSAISE » placedesarts.com m YWfh saga\u2014 «Mbcciïî Montréal© du 18 novembre au 4 décembre 2016 514.989.9668 comme un frère.Je travaille avec lui depuis mon premier disque.Tout se fait chez lui, donc l'horloge ne compte pas.Nous avons travaillé plusieurs mois à temps plein.pour finir d'enregistrer à la mi-juillet.Il a pris l'album comme si c'était le sien et on se comprend sans se parler.Je ne peux même pas imaginer travailler avec quelqu'un d'autre.» Impasse et nudité Sur Constellations, Antoine Corriveau chante en duo avec Fanny Bloom - il voulait collaborer avec elle, alors qu'il ne la connaît pas.À la fin de l'album, Musique pour la danse se démarque par son texte narré, ses cordes tourmentées et ses douces sonorités de saxophone.« Je traînais le riff de guitare depuis longtemps, mais je n'étais pas capable de faire quelque chose avec, détaille Antoine Corriveau.Finalement, une chanson est née en studio.La veille, j'avais juste récité du texte dessus.Nous l'avons enregistrée très vite et le résultat est débile.» Intenses, des textes comme ceux des chansons Deux animaux et Les trous à rats évoquent des thématiques comme l'amour passionné et le voyeurisme avec des sentiments exaltés et des images fortes d'impasse et de nudité.« Ce sont les deux chansons les plus personnelles.Je sens que les textes sont sans filtre.Mais en les écrivant, j'ai vu une bonne histoire au service de la chanson et du propos », dit Antoine Corriveau.L'artiste adore écrire, contrairement à plusieurs pour qui c'est une étape parfois pénible.« C'est presque quotidien.J'ai toujours un bout de texte avec lequel je veux faire quelque chose.» Autre nouvelle corde à son arc: la réalisation.Antoine Corriveau a réalisé le premier album du batteur Mat Vezio, qui sortira en 2017.« J'ai deux autres projets à long terme et j'ai un projet de livre avec une illustratrice.» Bref, le musicien est là pour rester.En musique et (ou) en mots.T- L ANTOINE ¥¦ MRRIVFfill 1 CORRIVEAU ¦ CHANSON ROCK ANTOINE CORRIVEAU CETTE CHOSE QUI COGNAIT AU CREUX DE SA POITRINE SANS VOULOIR S ARRÊTER COYOTE RECORDS « VOILÀ UN DISQUE QUI NE DEMANDE QU\u2019À SE LAISSER APPRIVOISER, MAIS DONT LA RICHESSE SAUTE AUX OREILLES DÈS LES PREMIÈRES ÉCOUTES.» - ALAIN DE REPENTIGNY, LA PRESSE LE LEONARD COHEN YOU WANT IT DARKER NOUVEL ALBUM DE LEONARD COHEN DISPONIBLE MAINTENANT COLUMBIA bony music 6 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS F m mo Les personnages de Cornemuse François Tremblay, interprète d\u2019Arthur L\u2019aventurier PHOTO FOURNIE PAR L'ARTISTE Claire Pimparé, Marie Eykel et Jacques L\u2019Heureux dans Passe-Partout PHOTO ARCHIVES TÉLÉ-QUEBEC TÉLÉVISION JEUNESSE A CROISEE DES Ch Il y a eu Bobino, La Ribouldingue et Fanfreluche, mais aussi Passe-Partout, qui a profondément marqué une génération.La télé jeunesse est enracinée dans la culture québécoise.Or, ce créneau est menacé par les coupes budgétaires qui frappent les médias et la montée de géants comme Netflix.Portrait d\u2019un secteur en mutation.HUGO PILON-LAROSE L'époque où une émission jeunesse comme Passe-Partout pouvait marquer aussi profondément une génération d'enfants est révolue, croient les experts du milieu de la télé consultés par La Presse.« La génération Passe-Partout est née à un moment où il n'y avait rien d'autre pour eux à la télévision.Le contexte a changé et ça n'arrivera plus », affirme sans détour Cécile Bellemare, ex-directrice à Radio-Canada et à Télé-Québec, qui a notamment été l'instigatrice de séries comme Cornemuse, Macaroni tout garni, Ramdam et Banzaï.11 reste que la télé jeunesse québécoise a encore un impact sur les jeunes, fait valoir François Tremblay, qui interprète depuis 20 ans le personnage d'Arthur L'aventurier.Le problème, selon lui, est le manque d'intérêt de la société pour ses enfants.« À l'époque, il y avait une volonté politique d'investir dans quelque chose qui changerait la vie d'une génération de jeunes.On dirait que ce désir s'est en partie [estompé] », dit François Tremblay, interprète d'Arthur L'aventurier Ce manque d'intérêt pour les enfants est également visible ailleurs, affirme François Tremblay.« Quand j'essaie de me faire inviter à Tout le monde en parle pour parler de mes spectacles, on me répond qu'on ne couvre pas ces sujets-là.On dirait que les artistes jeunesse, qui sont pourtant la première source de contact des jeunes avec la culture québécoise, sont relégués au second rang.On est peut-être moins glamour et \"sexy\" », déplore-t-il.La «tempête parfaite» Daniel Coutu, qui anime les émissions Code Max et Science ou magie à ICI Radio-Canada, croit que la télé jeunesse perd de la vitesse, ce qui nuit à sa capacité d'influencer une génération.« Est-ce que tout ce que nous avons bâti est en train de disparaître?Je ne le souhaite pas, mais je suis inquiet », estime-t-il.En 2010, une étude du Groupe de recherche sur les jeunes et les médias de l'Université de Montréal évaluait que la proportion des émissions jeunesse canadiennes diffusées à la télévision était passée de 50% dans les années 90 à seulement 36% deux décennies plus tard.La tendance observée au Québec seulement est similaire, indique le chercheur André H.Caron à La Presse.Dans ce contexte, Daniel Coutu entrevoit qu'une « tempête parfaite » point à l'horizon.Avec l'augmentation des contenus jeunesse provenant de l'international (diffusés entre autres sur Netflix) et de récentes modifications aux crédits d'impôt - où l'on ne distingue plus les producteurs jeunesse de ceux qui produisent des émissions pour adultes -, l'avenir est incertain, estime le magicien.«Pour qu'une série ait un impact, ça prend une masse critique de téléspectateurs.Pour obtenir cette masse critique, ça prend du contenu intéressant.Mais pour avoir du contenu intéressant, ça prend les moyens financiers de le développer », explique Daniel Coutu Or, l'insuffisance de moyens ouvre la voie aux géants du web, comme Netflix et YouTube, pour produire du contenu jeunesse, ce qui comporte des dangers, prévient-il.« Est-ce que tout ce que nous avons bâti est en train de disparaître?Je ne le souhaite pas, mais je suis inquiet.» \u2014 Daniel Coutu, animateur des émissions Code Max et Science ou magie à ICI Radio-Canada « Les jeunes Québécois francophones sont attachés à des idoles et à des modèles.Ils vivent dans un star-system.Si on les laisse migrer vers des produits américains, on perd une grande richesse », déplore le jeune magicien.La sociologue des médias Monique Caron-Bouchard, affiliée au Centre de recherche sur la communication et la santé de l'UQAM, partage cette analyse.Selon elle, les productions jeunesse québécoises jouent un rôle important dans la socialisation des enfants.« Ces émissions véhiculent nos valeurs, notre humour, notre langue et l'identification à un mode de vie.[En consommant de la culture d'ailleurs], on se retrouve à perdre toute cette richesse », dit la chercheuse.« Dans le cas de mon personnage, Arthur L'aventurier, on filme dans les forêts du Québec.On parle de nos animaux, de nos insectes, de notre flore et de notre faune.Diego, lui, il parle des éléphants.C'est intéressant, mais ce n'est pas nécessairement notre culture », déplore à son tour François Tremblay. LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ARTS 7 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS G-» PHOTO ARCHIVES TÉLÉ-QUÉBEC Daniel Coutu, animateur HEMINS La mode est au « coviewing » Zoomba Létourneau, qui a une vaste expérience des émissions jeunesse - elle a contribué à l'écriture de séries cultes comme Télé-Pirate et Watatatow -, croit que l'abondance de l'offre et le succès d'émissions comme Dans une galaxie près de chez vous, Les Parent ou Les pêcheurs ont mené les diffuseurs à favoriser une nouvelle tendance : le « coviewing », c'est-à-dire les productions qui rassemblent toute la famille sur le divan.«Avec ces formats, les enfants et les parents se parlent [et on peut faire de la publicité].De nos jours, on a [moins] de budgets pour faire des émissions [exclusivement] destinées aux jeunes », indique-t-elle.D'ailleurs, Zoomba Létourneau, Daniel Coutu et François Tremblay joignent leurs voix à celles qui demandent que l'on envisage de permettre au Québec la publicité destinée aux enfants pour revitaliser ce secteur.Signe que les façons de parler aux jeunes changent, la chaîne spécialisée VRAK.TV, autrefois destinée aux enfants de 9 à 14 ans, a annoncé cet automne qu'elle ciblait désormais les «becomers».Ce terme désigne les adolescents qui arrivent au cégep et qui commencent leur vie adulte.Ce changement, qui a nécessité une modification de la licence de la chaîne auprès du CRTC, a inquiété certains professionnels du milieu jeunesse que nous avons rencontrés.«En visant les becomers, nous nous assurons de grandir avec eux et de continuer à les intéresser.Tant mieux si cela ouvre de nouvelles opportunités commerciales, mais nous souhaitons avant tout conserver notre base d'abonnement », a expliqué Bell, propriétaire de la chaîne.Le Groupe TVA (notamment propriétaire de la chaîne spécialisée Yoopa) et Télé-Québec (dont la programmation fait une place importante aux émissions jeunesse) ont refusé de répondre à nos questions sur l'état de la télé jeunesse.Du côté de Radio-Canada, la direction des communications a répondu par courriel que la société d'État, « en vertu de son mandat, de ses conditions de licence et de l'importance qu'elle accorde au jeune public, se fait un point d'honneur de fournir une offre substantielle d'émissions jeunesse sur ICI Radio-Canada Télé, en plus de jouer un rôle actif pour appuyer la production québécoise et canadienne dans ce secteur.Pour toutes ces raisons et tenant compte de son financement public, Radio-Canada considère qu'il est de son devoir d'assumer le coût de ses activités dans ce secteur, quelle que soit la réglementation en vigueur».rzïJ*'- K PHOTO IVANOH DEMERS.LA PRESSE De gauche à droite : Cécile Bellemare, Eve Tessier-Bouchard et Marie-Claude Beauchamp LA PUBLICITÉ POUR SECOURIR LA TÉLÉ JEUNESSE HUGO PILON-LAROSE Elles ont piloté de grands succès de la télévision jeunesse du Québec.Aujourd\u2019hui, Eve Tessier-Bouchard, Marie-Claude Beauchamp et Cécile Bellemare sonnent l\u2019alarme.Si on ne légalise pas la publicité destinée aux enfants, la télé d\u2019ici pour les tout-petits finira par s\u2019éteindre.«Si on ne fait rien, les émissions jeunesse finiront toutes par être des productions étrangères.» Marie-Claude Beauchamp est sans appel.Celle qui a produit La guerre des tuques 3D s\u2019allie à Eve Tessier-Bouchard (à qui l\u2019on doit notamment Frank vs Girard et RDI Junior) ainsi qu\u2019à Cécile Bellemare (ex-directrice des émissions jeunesse à Radio-Canada et ex-directrice du développement des programmes à Télé-Québec) pour demander au gouvernement du Québec de rouvrir la Loi sur la protection du consommateur, qui interdit la publicité destinée aux enfants de moins de 13 ans.Alors que la concurrence étrangère se multiplie, que les téléspectateurs consomment leurs contenus sur une multitude d\u2019écrans et que les fonds publics et privés évaluent l\u2019audimat des émissions pour attribuer les enveloppes aux diffuseurs, «le besoin grandissant des chaînes d\u2019être performantes» entraîne la chute de la production d\u2019émissions jeunesse.«On a de moins en moins d\u2019argent et on se fait damer le pion par les émissions canadiennes-anglaises et les acquisitions étrangères, qui sont rentables, n\u2019étant pas régies par la loi québécoise», affirme Eve Tessier-Bouchard.Selon les trois professionnelles de la télé, les diffuseurs favorisent désormais les émissions regardées en « coviewing », alors que toute la famille se retrouve autour d\u2019une même production, afin d\u2019attirer le plus grand nombre de téléspectateurs pour lesquels on peut diffuser de la publicité.Ainsi, les émissions destinées aux enfants sont essentiellement reléguées au petit matin et les productions originales québécoises ont de nouvelles réalités budgétaires plus contraignantes que jamais.Des budgets qui diminuent Pour analyser l\u2019évolution des budgets alloués aux productions jeunesse au Québec, La Presse a demandé à Johanne Brunet et Renaud Legoux, spécialistes des médias et des industries culturelles à HEC Montréal, de regarder l\u2019évolution du crédit d\u2019impôt octroyé pour les productions destinées aux enfants de moins de 13 ans, selon les données de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC).À titre indicatif, en 2008-2009, 11 projets ont été soumis, ce qui totalisait 28,9 millions en budgets pour l\u2019ensemble de ces productions.En 2015-2016,16 dossiers ont été soumis, pour une somme pratiquement identique.«Les productions ont énormément de pression parce qu\u2019il y a une érosion des cotes d\u2019écoute.Les montants que les diffuseurs sont prêts à octroyer sont moins importants, alors que les enveloppes des différents fonds n\u2019augmentent pas», analyse Renaud Legoux, professeur agrégé à HEC Montréal.Selon Cécile Bellemare, qui a notamment été l\u2019instigatrice de Cornemuse, à l\u2019époque où elle était directrice à Télé-Québec, la télé jeunesse doit être soutenue puisqu\u2019elle prépare les téléspectateurs québécois à regarder leurs histoires, à voir leurs acteurs.« Lorsque j\u2019allais à l\u2019étranger, les diffuseurs me demandaient comment on faisait, au Québec, pour que notre public regarde ses dramatiques en fin de soirée.Ma réponse a toujours été: \u201cOn habitue nos enfants à regarder notre télévision et nos comédiens en bas âge.Lorsqu\u2019ils deviennent adultes, c\u2019est tout naturel pour eux de continuer à nous suivre.\u201d Cette [dynamique unique] est en [péril] », s\u2019inquiète-t-elle.Une idée déjà dénoncée Alors que la question de la publicité destinée aux enfants sera au cœur du prochain congrès de l\u2019Alliance Médias Jeunesse, qui aura lieu à la mi-novembre à Montréal, l\u2019idée proposée par Marie-Claude Beauchamp, Eve Tessier-Bouchard et Cécile Bellemare provoque déjà une levée de boucliers.«Réduire la protection qui est offerte aux enfants, c\u2019est inacceptable.Dans le cadre d\u2019une émission jeunesse, on peut présenter de la publicité.Ce qui est interdit, c\u2019est la publicité destinée aux enfants.C\u2019est un principe fondamental et il n\u2019y a aucune raison qui justifie un recul», martèle Me Alexandre Plourde, avocat chez Option consommateurs.De toute façon, le retour de la publicité destinée aux enfants ne ferait pas une grande différence, croit pour sa part André H.Caron, professeur titulaire au département de communication de l\u2019Université de Montréal et spécialiste des médias de masse.«On a aussi regardé quels étaient les revenus publicitaires [des diffuseurs] à l\u2019époque qui étaient générés par les émissions pour enfants.C\u2019était l\u2019équivalent du coût d\u2019une série de bonne qualité.C\u2019est assez marginal», poursuit M.Caron.Nos enfants sont-ils crédules?La présidente de l\u2019Association des agences de communication créative, Dominique Villeneuve, est pour sa part ouverte à une ouverture de la Loi sur la protection du consommateur, même si le consensus social ne va pas en ce sens, prévient-elle.«Quand la loi a été adoptée, on a dit que ça allait appauvrir les producteurs et avoir un impact direct sur le contenu développé.Je comprends donc le point de vue qui dit qu\u2019on devrait assouplir la réglementation en vigueur.Ça donnerait un peu d\u2019air frais.[.] La question à se poser est: peut-on assouplir la loi tout en se donnant des balises?», affirme-t-elle.«Les enfants sont bombardés de publicité.C\u2019est un public crédule, qui n\u2019a pas de capacité de discernement.C\u2019est pour ça que les normes existent, pour les protéger», rétorque Me Plourde, d\u2019Option consommateurs.Renaud Legoux, professeur de marketing à HEC Montréal, n\u2019adhère pas à cette mise en garde.«C\u2019est un peu angélique de penser qu\u2019on peut isoler nos enfants de tout ce qui est commercial.Quand ils vont sur YouTube, ils voient de la publicité.Quand ils écoutent la radio avec leurs parents, ils en entendent.C\u2019est comme si on espérait les placer dans une bulle protectrice, mais cette bulle est percée depuis longtemps», ajoute-t-il. ARTS LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ANNIE BROCOLI Public cible PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE « Dans mes rêves les plus fous, les émissions seraient payées entièrement par les gouvernements et on protégerait à 100 % les enfants de la publicité.Mais ce n\u2019est pas réaliste.», affirme Annie Brocoli.f ¦ : 1 * MARC CASSIVI ! A- A COUP DE GUEULE Plusieurs producteurs d'émissions jeunesse qui se sont confiés à La Presse souhaitent un assouplissement des règles interdisant la diffusion de publicité destinée aux enfants à la télévision.Qu'en pense Annie Brocoli, tête d'affiche de la télévision jeunesse depuis 17 ans?Plusieurs producteurs veulent autoriser la publicité destinée aux enfants à la télé.J\u2019avais envie d\u2019entendre ton point de vue.Ça fait des années que je me pose des questions là-dessus.Je te parle en tant qu\u2019Annie Grenier, en tant que maman, productrice, animatrice.J\u2019ai vu le déclin de l\u2019industrie.C\u2019est pire pour les émissions jeunesse parce que c\u2019est là qu\u2019il y a le moins de budget depuis longtemps.La Loi sur la protection du consommateur, c\u2019est une loi que j\u2019aime.Mais les enfants sont bombardés de publicité partout.Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019ils sont épargnés.Plus jeunes, mes enfants regardaient les Pokémon et les Beyblade, qui sont en quelque sorte des publicités déguisées en émissions d\u2019une demi-heure.C\u2019est une manière détournée de faire de la publicité destinée aux enfants?Oui, et ça vient d\u2019ailleurs.Dans mes rêves les plus fous, les émissions seraient payées entièrement par les gouvernements et on protégerait à 100% les enfants de la publicité.Mais ce n\u2019est pas réaliste.Ce qui me dérange, c\u2019est de faire porter aux enfants le fardeau des difficultés de l\u2019industrie de la télé.Je comprends que les sources de financement disparaissent.Mais ça ne me rentre pas dans la tête d\u2019assouplir les règles pour rendre les enfants encore plus vulnérables à la publicité.Ma question est: «Qu\u2019est-ce qu\u2019on fait?» On est devant une situation difficile.On est une société distincte.On a une culture à protéger, une télévision qu\u2019on veut la meilleure pour nos enfants.Pour stimuler leur créativité, leur imaginaire.Pour leur faire écouter de la musique d\u2019ici, dans leur langue.Produire une émission de télé pour les enfants, ça coûte cher.Je ne veux pas qu\u2019on propose de la malbouffe à nos enfants, mais peut-on imaginer des exceptions à la loi?On est devant deux valeurs qui s\u2019entrechoquent: la protection de l\u2019enfance et celle de notre culture.On voudrait les deux.On veut le beurre et l\u2019argent du beurre.Je ne sais pas comment on pourrait mettre ça en vigueur, mais serait-il envisageable de financer la créativité par la créativité?D\u2019imaginer de la publicité positive pour un jeu éducatif ou de la musique québécoise destinée aux enfants, par exemple?Plutôt que de les laisser être bombardés par les autres.Je ne veux pas diaboliser les publicitaires, mais leur but est quand même de vendre de la marchandise.Il y a des études qui démontrent que les enfants sont très perméables à la publicité.Ils sont susceptibles, dès l\u2019âge de 3 ans, d\u2019associer des logos à des marques et de savoir quels produits les rendent plus populaires auprès de leurs amis.J\u2019espère comme toi qu\u2019il y a d\u2019autres options.Mais la réalité, c\u2019est que les producteurs et les diffuseurs veulent faire des émissions jeunesse et qu\u2019ils n\u2019en ont plus les moyens.Je l\u2019ai vécu: je faisais le Broco Show avec pas mal de sous au début et maintenant, on fait des capsules avec presque rien.Pourquoi donc?Il y a beaucoup moins de revenus publicitaires.Les jeunes vont sur YouTube.Ils sont moins devant la télé.Il y a un impact majeur sur les créateurs.Mes enfants ont été bombardés de publicité de masse provenant de partout dans le monde.Et si on leur montrait qu\u2019il existe autre chose que les Pokémon?En faisant la promotion de produits québécois.Oui, mais seulement ce qui est bon pour eux.Du yogourt?Des jeux qui développent le cerveau?Evidemment, ce n\u2019est pas simple à gérer.Il faudrait s\u2019asseoir et y réfléchir.Parce qu\u2019on ne va quand même pas cesser de faire des émissions pour les enfants ! Je suis d\u2019accord avec toi pour dire que le goût de la culture québécoise se forge à un jeune âge.Moi, je suis de la génération Passe-Partout.Il y a beaucoup de préjugés sur Passe-Partout, sur sa mission éducative, mais ç\u2019a a rassemblé une génération autour de la culture québécoise.C\u2019est important, mais pas à n\u2019importe quel prix.Je suis d\u2019accord.Seulement de me poser ces questions publiquement, c\u2019est très délicat.Mes enfants, rendus ados, m\u2019ont reproché de les avoir surprotégés à l\u2019enfance.Peut-être qu\u2019en protégeant les enfants de la publicité, on les protège aussi de notre culture?De ce qui pourrait les intéresser?Moi, par exemple, je n\u2019ai pas pu faire de publicité de mes disques ou de mes DVD.C\u2019est pourtant de la culture québécoise.Pourquoi trouves-tu ça délicat?Je tiens à ce que les enfants aient accès à la télé jeunesse et j\u2019ai peur qu elle disparaisse.Mais je trouve ça délicat parce que je ne veux pas avoir l\u2019air mercantile.L\u2019enfance et l\u2019argent, c\u2019est un tabou terrible.Mais ça coûte des sous, faire une émission! J\u2019ai peur que les enfants fassent les frais de tout ça.Ils en font déjà les frais ! On laisse toute la place aux produits étrangers.À des infopubs déguisées.Alors que les enfants pourraient être informés de produits qui sont bons pour leur développement.Tu trouves qu\u2019il y a quelque chose d\u2019hypocrite à prétendre qu\u2019on protège les enfants alors qu\u2019ils voient de la pub partout ailleurs.Est-ce qu\u2019on se donne bonne conscience avec notre loi?Oui ! Plus j\u2019y pense et plus je me dis qu\u2019on s\u2019est donné bonne conscience avec cette loi.Ce n\u2019est pas vrai qu\u2019on a protégé nos enfants en favorisant des émissions qui viennent d\u2019ailleurs et qui sont construites autour de produits à vendre.La solution pour moi, ce n\u2019est pas d\u2019élargir la portée de la publicité, mais de revoir les règles de financement public, les crédits d\u2019impôt, etc.De décider collectivement qu\u2019on veut encourager davantage les productions jeunesse.Tu y crois vraiment?Moi aussi, j\u2019aimerais ça, vivre au pays des merveilles.On est les seuls à avoir cette loi-là au Canada.En Ontario, c\u2019est permis.Oui, mais, dans certains pays Scandinaves, c\u2019est interdit, comme au Québec.Et on dit qu\u2019il s\u2019agit des nations dotées du meilleur système d\u2019éducation primaire au monde.Ce n\u2019est pas parce que les Ontariens protègent moins bien leurs enfants qu\u2019on devrait les imiter.Je suis d\u2019accord.Mais favoriser la créativité chez nos enfants par des émissions d\u2019ici, c\u2019est leur donner la chance de se créer du bonheur.Sauf que la créativité a un prix.Stimulons nos enfants en leur montrant qu\u2019il y a des choses bonnes pour la santé.Au bout du compte, si on est honnête, on consomme de toute façon.Donnons-nous la chance de consommer de bons produits québécois.Laissons surtout les parents décider ! Sans marchander l\u2019accès aux enfants.Aux Etats-Unis, 93 % des enfants de 3 à 5 ans sont capables de reconnaître le logo de McDo.Justement! Protégeons-les en mettant en valeur des choses qui sont saines pour eux.De chez nous.J\u2019ai compris.Tu vas peut-être finir par m\u2019arracher un compromis ! DUG20 AUX GRANDS VINS TOUT S\u2019EXPLIQUE 13 novembre 2016 19h30 Salle André-Mathieu LAVAL HAWAII les îles du bonheur AVEC RICHARD-OLIVIER JEANSON Je RÉSERVE dès maintenant ! 514 521.1002 / 1 800 558.1002 Présentation spéciale au profit de la Maison Monbourquette LES GRANDS EXPLORATEURS .COM LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ARTS 9 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS VISUELS ¦if* ^ 1 PHOTOS IVANOH DEMERS, LA PRESSE L\u2019assemblage de sept personnages de l\u2019installation Schauspieler III (Acteur, en allemand) de l\u2019artiste berlinoise Isa Genzken évogue le recyclage des matériaux, les multiples facettes des identités et l\u2019évolution à la fois disparate et conformiste de sociétés où le citoyen devient acteur.Eclectisme au MAC BIENNALE DE MONTREAL Lieu pivot de la neuvième Biennale de Montréal, le Musée d\u2019art contemporain (MAC) est jusqu\u2019à la mi-janvier l\u2019écrin principal de l\u2019événement d\u2019art contemporain intitulé Le Grand Balcon par son géniteur, le commissaire européen Philippe Pirotte.Un grand balcon avec vue sur l\u2019art international.Un art en représentation, théâtral, source de plaisirs et d\u2019interrogations.ÉRIC CLÉMENT La Biennale de Montréal est un jeu, et l'amateur d'art aura autant de plaisir en se promenant dans les grandes salles du musée dirigé par John Zeppetelli qu'un enfant découvrant Disneyland pour la première fois.La Biennale est une expérience pour le corps comme pour l'esprit.Et chacun y puisera, ici du bien-être, là matière à la rêverie, à l'introspection, à la réflexion, voire à l'envie de réagir.Comme l'insinue par exemple le film de David Gheron Tretiakoff.O L'artiste français présente deux œuvres à BNL MTL 2016, notamment une vidéo de 20 min, A God Passing, réalisée au Caire en 2008.Le bouillonnement populaire accompagnant le déménagement de la statue de Ramsès dans les rues de la capitale égyptienne laisse présager les événements qui surgiront trois ans plus tard, sur la place Tahrir.Un film saisissant sur l'histoire qui s'écrit au rythme des volontés et des exaspérations.L'histoire est aussi au rendez-vous avec le tableau Portrait of a Lady, peint vers 1540 par Lucas Cranach l'Ancien.© Cette toile, que Philippe Pirotte a découverte lors de sa « traversée » du Canada, préalable à la genèse de cette Biennale, a une histoire.Elle représente Sidonie de Saxe (1834-1862), morte à 28 ans, mais il semble que le résultat final ne soit pas conforme à l'œuvre initiale.On aurait effacé un plateau présentant une tête humaine pour le remplacer par les bras et les mains de la duchesse allemande.Une anecdote historique qui a marqué Philippe Pirotte, la toile devenant une sorte de symbole d'une Biennale où se mêlent réalité et fiction.Réalité et fiction sont aussi au cœur du travail de Thomas Bayrle.© L'artiste berlinois né en 1937 expose des œuvres en caoutchouc et en bois qui évoquent l'activité humaine, ses conséquences sur l'environnement et ses liens avec le sacré.Une pile montre des pneus dont la bande de roulement montre des croix romaines.Au mur, deux pneus créés en bois tourné sont incrustés de phrases latines de la religion catholique.Encore la réalité et la fiction avec les dernières sculptures de Valérie Blass.© L'artiste montréalaise a travaillé sur le visible et l'invisible avec des sculptures créées entre figuration et abstraction.Pour Mieux vaut une vraie tristesse qu'une fausse joie, Valérie Blass a moulé un tissu sur les jambes d'un mannequin avant de durcir le matériau et d'extraire le cobaye devenu homme invisible dont on devine les formes.L'empreinte du modèle tombe comme le pantalon d'un toréador.Enfin, on est plus dans le réel avec l'excellent travail de l'artiste néo-zélandais Zac Langdon-Pole, qui a créé une installation rendant hommage à son oncle mort du sida dans les premières années du ravage de cette maladie.© Sa mère ayant recueilli un poème de son frère, My Body, alors qu'il vivait ses derniers instants, Zac Langdon-Pole a reconstitué le poème sur deux murs en utilisant des lettres majuscules ornementées.11 faut reculer pour bien distinguer les mots (en anglais), et la Biennale a eu l'heureuse idée de faire appel à des guides qui vous récitent par cœur le poème en français.Un beau moment de poésie en ces lieux plus que jamais enchantés.© A God Passing, 2008, David Gheron Tretiakoff, vidéo avec son, 20 minutes.© Portrait of a Lady, vers 1540, Lucas Carnach l\u2019Ancien, huile et détrempe sur panneau.© Santa Maria, Madré di dio, prega per noi peccatori, adesso e nell\u2019ora della nostra morte, 2009, Thomas Bayrle, bois tourné avec roulements à billes et à brides.© Mieux vaut une vraie tristesse qu\u2019une fausse joie, 2016, Valérie Blass, tissu, polymère, forton, peinture.mi vv* :te*l IÊSI [l «n& SS*»® se S s!#!i#i ïïS «ç-H «Et» isHiUjs''' -i ;;:-2 -il\tSt?i.l I» - © Cleaving Narratives, de Zac Langdon-Pole.Une bénévole raconte le poème de l\u2019oncle de l\u2019artiste néo-zélandais, Brendan Pole, aux visiteurs.I ¦ â .h I ! 5jB:;iej ESPACE G0 du S 5 octobre au 19 novembre 2016 UNE m adaptation mise an scène MATIHAJItrDriABON Marta Hillers avec Evelyne de la Chenelière Sophie Desmarais Française Wuilmart Louise Laprade_Frédéric Lavallée Evelyne Rompre _Jean Marc Dalpé une coproduction ESPACE GO ^ + SIBYLLINES Brigitte Hacntjens + THÉÂTRE FRANÇAIS DU CNA________ IHÉÂTRE ESPACEGO I SMS45-4890 i ESPACEG0.COM ___ ^transat# Bell Qt Ouébee\tQuébec 5 ï!\t> dutunid» jjp m CRÉATEUR DU MOUVEMENT 2016 I 2017 ) id £G4 Après PINA BAUSCH, Danse Danse présente NEDERLANDS DANS THEATER y DANSEDANSE.CA 1.2.3.4.5.NOV 2016, Théâtre Maisonneuve « Cette compagnie est l\u2019une des sept merveilles du monde de la danse.» [Le Figaro, Paris) lliot à partir do 41,50$ placedesarts.com 10 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ARTS LECTURE NATHALIE LECLERC / La voix de mon père Lettre d\u2019amour à un père JOSÉE LAPOINTE Nathalie Leclerc était encore adolescente lorsqu'elle a décidé qu'elle consacrerait sa vie à la mémoire de son père Félix, qui est mort alors qu'elle n'avait que 19 ans, en 1988.Une tâche qu'elle a accomplie avec passion en prenant les rênes de la Fondation Félix-Leclerc et en créant le magnifique lieu de diffusion qu'est l'Espace Félix-Leclerc à l'île d'Orléans.Mais elle a attendu près de 30 ans après la disparition de Félix avant de publier un premier livre, son rêve de toujours.« U y a deux côtés à une médaille.C'est extraordinaire d'avoir été la fille de Félix.Mais même si j'écris depuis l'adolescence, car pour moi c'est vraiment une pulsion, j'ai toujours eu cette espèce de peur de me faire comparer, ou qu'on m'accuse de me servir de lui et qu'on dise que j'étais publiée seulement parce que j'étais la fille de.» Nathalie Leclerc ne changerait pas de père pour autant, bien sûr.«Je pourrais t'en parler jusqu'à demain matin!», lance-t-elle.U aura été la grande inspiration de sa vie, il était donc logique que son premier livre soit consacré au poète de l'île de l'Orléans.La voix de mon père, recueil d'une centaine de courts textes très poétiques où l'émotion est à fleur de peau, est le portrait de Félix vu à travers le regard d'une petite fille amoureuse de son père, qui arrêtait de vivre lorsqu'il partait en tournée et qui a grandi en emmagasinant chaque détail de lui.« Ce n'est pas une biographie car je ne suis pas biographe, ce n'est pas mon métier, explique-t-elle.U y a des choses que je ne peux raconter car je n'étais pas là.D'ailleurs, il n'y a pas de date : c'est un peu intemporel et je voulais ça.Je voulais surtout montrer que mon père était l'homme authentique que vous avez connu, conforter les gens dans la vision qu'ils ont de lui.Et c'était un maudit bon père.Ce livre est une lettre d'amour à mon père, comme n'importe quelle fille aurait pu écrire.» Mais Félix n'est pas n'importe quel père.Et si Nathalie Leclerc raconte dans ce livre comment il aimait observer la nature et lui en montrer la beauté, on est fascinée de découvrir ce Félix en grande séance de ménage et jetant une grande partie de ses manuscrits à la poubelle - «Je suis tellement fâchée contre lui, mais aussi contre moi qui l'ai laissé faire !» - ou excité comme un enfant à l'idée de recevoir Maurice Richard chez lui.«J-!;.-* \u2022 mmm ni III\t\tA I\t I-' t if \u2019 fi ;\t\t\u2022 Ti :#:!\tf J\t\u2019 i ¦ V - T .' i * f.\"\t,.r \u2019 .i ;\tl \t?'O\t\tr\ti \tm - |'\t: -J * i\t.V /u y fil\t7\t\"\t'M\t» !\tT .fl?% \\ (jL.\ty ;ï *¦ 1 À- - r y\t» ¦ i\t1 .¦> 1 - tK'MI PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, LA PRESSE Nathalie Leclerc, fille du grand chansonnier, publie son premier livre, composé d\u2019une centaine de courts textes très poétiques faisant le portrait de Félix.Nathalie Leclerc a mis des années à faire le deuil de son père.Elle raconte aussi dans le livre ce long et dur chemin parcouru depuis sa mort.« Ça m'a pris six ans avant d'être capable de juste voir une photo, de réécouter une entrevue.Je ne le pleure plus maintenant, mais je l'ai longtemps pleuré.Un jour j'ai compris que je pouvais trouver des réponses dans son écriture.C'est fantastique d'avoir un père qui écrit ! Sa présence est donc toujours très forte en moi.» Après deux ans passés en France avec ses trois garçons, Nathalie Leclerc est revenue s'installer à l'île d'Orléans l'été dernier.Si elle garde un œil sur la Fondation Félix-Leclerc, elle n'est plus aussi impliquée qu'avant et semble s'être affranchie un peu de son rôle de gardienne de la mémoire.Son désir: écrire encore plein d'autres livres.« J'espère que les gens aimeront celui-ci et que j'en publierai plein d'autres.Mais je pense que je pourrai maintenant sortir de lui.Je ne suis plus une petite fille qui cherche son père.» La voix de mon père Nathalie Leclerc Leméac 154 pages NATHALIE LECLERC La voix de mon père ÆÆ Je voulais surtout montrer que mon père était l\u2019homme authentique que vous avez connu, conforter les gens dans la vision qu\u2019ils ont de lui.MM Comme La voix de mon père parle de Félix Leclerc au quotidien, nous avons demandé à Nathalie Leclerc de nous parler d\u2019objets qui lui rappellent son père.« Il y avait un pot à café sur son bureau avec plein de crayons Bic dedans.Il écrivait tout à la main.Parfois il retapait à la machine, mais c\u2019était laborieux.Son outil restait le crayon.Parfois on allait au resto, il avait une idée et pas de crayon, alors il en demandait un pour écrire sur la nappe.et repartait sans le redonner.» «C\u2019est un de ses derniers livres [Le petit livre bleu de Félix] et il m\u2019en avait dédicacé un.Il est beau, et il était très fier de son livre bleu.Je me souviens de sa joie lorsqu\u2019il a reçu sa boîte de livres.Evidemment je parle d\u2019un livre publié pendant ma vie à moi, comme je suis née quand il avait 53 ans, il y en avait eu plein d\u2019autres avant.» « Mon père cueillait partout des nids d\u2019oiseaux et les rapportait à la maison.J\u2019en ai encore, et je fais la même chose maintenant pour mes enfants.Notre maison est un arbre.Un nid, c\u2019est beau, délicat, ingénieux, fragile et solide à la fois.Bien sûr, on les cueille quand ils sont vides, quand les oiseaux sont partis ! » « Diane Dufresne devait chanter deux chansons avec mon père dans un documentaire.Ils en ont fait un dans une barque, et comme elle était dans sa période rose, elle lui avait demandé de porter une chemise rose.Au début il ne voulait pas, mais il a fini par dire oui car il aimait beaucoup Diane.Il me l\u2019a donnée après, et j\u2019ai beaucoup porté cette chemise.Je l\u2019ai toujours, mais, bien sûr, je ne la porte plus! Elle est chez ma mère, dans ma garde-robe de petite fille.» « Le chêne est l\u2019arbre qui vit le plus vieux, il est droit et fort.Mon père a planté beaucoup d\u2019arbres, et moi aussi, je le fais.Quand je suis triste, je serre un arbre dans mes bras.Il faut l\u2019essayer, il se passe vraiment quelque chose.» Amour, tu me tueras SIMON BOULERICE L\u2019enfant mascara LUC BOULANGER Le toujours très actif Simon Boulerice publie deux livres cet automne.Son nouveau roman, destiné aux jeunes mais dont le thème interpelle tout le monde, aborde le même sujet que 1:54, le film de Yan England: l'intimidation à l'école, avec ses conséquences tragiques.Là s'arrête la comparaison.Dans le récit de Boulerice, la victime est amoureuse de son intimidateur, allant jusqu'à « s'autodiagnostiquer » le syndrome de Stockholm, qui lui donne des « bouffées d'empathie pour son superbe bourreau».L'enfant mascara s'inspire d'un fait vécu dans une école d'Oxnard, en Californie.En février 2008, un élève de 15 ans, Larry King, est assassiné par un camarade de classe dont il est amoureux, au lendemain de sa demande d'être son valentin.Horrifié et fasciné par cette histoire, l'auteur nous plonge dans la tête de Larry/ Leticia, un adolescent gras et efféminé, issu d'un milieu défavorisé et fils manqué d'un père violent.Le résultat est aussi émouvant que révoltant.Au début du roman, Larry est déjà mort.Il va remonter le temps pour raconter son amour à sens unique pour Brandon.U le fait à la manière d'un journal de l'au-delà, qu'il adresse au geôlier de son cœur.(Brandon Mclnerney purge actuellement une peine de 21 ans de prison.) «Tout homme tue ce qu'il aime », a écrit Oscar Wilde dans La ballade de la geôle de Reading, «[.] certains d'un baiser; d'autres d'un coup d'épée ».L'enfant mascara est traversé par le destin tragique d'un jeune homme qui aimait trop.LLMÉAC L\u2019enfant mascara Simon Boulerice Leméac/Jeunesse, 180 pages ?1/2 Amours, délices et réseaux sociaux Le deuxième livre de Simon Boulerice cet automne est un ouvrage hybride (roman et poèmes) intitulé Géolocaliser l'amour.Il y est bien sûr question d'une quête amoureuse à l'ère des textos, de Grindr, Tindr et autres applications.On suit en vers libres les pérégrinations d'un jeune homme aux quatre coins de la ville.Une métropole qui ressemble à un buffet à volonté d'amours jetables; celles qui gavent les carences affectives des garçons trop pressés de trouver le grand amour.Épique époque.Géolocaliser l\u2019amour Simon Boulerice Les Editions de ta mère 242 pages DÉCOUVREZ GILLES LEGARDINIER « L'auteur qui a vendu près de 3 millions de livres rien qu'en France.» - Le Parisien AVEC SON NOUVEAU ROMAN « Une intrigue haletante aux accents de roman Rue mêlant à parts égales suspense, émotion, aventure et humour, le tout porté par des personnages résolument humains.» - Livres Hebdo 528 PAGES - PAPIER - NUMERIQUE LISEZ UN EXTRAIT SUR flammarion.qc.ca Flammarion 54 LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ARTS llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA CATHERINE FROT / Marguerite La juste note Plus d\u2019un an après avoir conquis le public français, Marguerite débarque enfin chez nous.Inspiré par Florence Foster Jenkins, qui a déjà eu droit à son film avec Meryl Streep, ce personnage haut en couleur a valu à Catherine Frot le César de la meilleure actrice.a MARC-ANDRÉ LUSSIER ttkiï'\"' J VU] PHOTO FOURNIE PAR LES FILMS SÉVILLE Cité 11 fois à la cérémonie des Césars du cinéma français, tenue l\u2019hiver dernier, lauréat de 4 trophées (dont celui remis à la meilleure actrice), Marguerite constitue pour Catherine Frot un rôle charnière.SOPHIE NEUSSE FIFF NAMUR rr-HA R LM FRANCOPHONE D'ANSOULÊME PRODUIT PAR Canada ANTOINE OLIVIER PILON LOU-PASCAL TREMBLAY GAGNANT JURY JUN OR GAGNANT MEILLEUR ACTEUR & JURY ÉTUDIANT un film de YAN ENGLAND DENISE ROBERT DIANE ENGLAND TELEFILM La loule première fois que Catherine Frol a écoulé un vérilable enregislremenl de Florence Fosler Jenkins, elle a eu, un peu comme loul le monde, du mal à y croire.Quelle hisloire quand même que celle de celle mauvaise chanteuse d'opéra qui, au début du XXe siècle, a investi sa fortune reçue en héritage dans l'entretien de sa carrière.Se produisant uniquement dans des concerts de salon où elle choisissait elle-même ses invités, la cantatrice a ainsi pu entretenir pendant des années ses illusions de grande artiste.En écrivant Marguerite, dont la conception remonte à bien avant celle du drame biographique qu'a réalisé Stephen Frears avec Meryl Streep (sorti plus tôt cette année), le cinéaste Xavier Giannoli (Quand j\u2019étais chanteur, À l\u2019origine) s'est inspiré de l'histoire de la chanteuse à la voix de crécelle, mais il en a fait un personnage français.Qui sévit dans le Paris des années folles.« Au moment où l'on m'a fait parvenir le script, je ne connaissais pas du tout l'histoire de cette cantatrice, confie Catherine Frot au cours d'un entretien téléphonique accordé récemment à La Presse.À part peut-être les cercles musicaux, qui en ont fait une référence, Florence Foster Jenkins restait jusqu'alors très peu connue du grand public.À la lecture du scénario de Marguerite, j'ai été bouleversée par ce personnage, vraiment touchée.J'ai tout de suite voulu écouter son interprétation de La reine de la nuit de Mozart.C'est.comment dire ?» Le «comment faire» Au-delà du « comment dire », il y a aussi le « comment faire ».Comment traduire à la fois le ridicule dans lequel se vautre une cantatrice incapable d'atteindre la moindre note juste, mais aussi l'aspect attachant d'une femme qui se donne de tout son être à un art qu'elle croit maîtriser?Comment, aussi, faire écho à l'aspect tragique d'un personnage qui ne peut susciter que moqueries et étonnement?Et, de façon plus pratique, comment attaquer de façon crédible les (vrais) airs d'opéra, chantés de façon parfaitement épouvantable ?« Sur le plan technique, il y a eu un travail très important, explique l'actrice.Sur le plateau, je chantais.Je connaissais bien sûr les airs qui jouaient en playback et je les reproduisais le plus parfaitement possible.N'étant pas moi-même chanteuse, je ne pouvais cependant pas me rendre jusqu'aux grands aigus.Une partie de ma voix a donc été doublée.Celle qui complète la voix de Marguerite, une non-professionnelle, a d'ailleurs été choisie grâce à un important casting.11 a fallu procéder ainsi, car les chanteuses professionnelles pro- façon générale, celui de Xavier Giannoli se démarque quand même davantage grâce à la profondeur de son récit et à l'aspect plus dramatique du personnage.« 11 a fallu trois ans avant que nous puissions aller en production, car le montage financier a été difficile à faire, explique Catherine Frot.Je n'ai pratiquement rien tourné durant toute façon.Comme il est resté très peu de temps à l'affiche en France, je n'ai d'ailleurs pas encore eu l'occasion de le voir.» Cité 11 fois à la cérémonie des Césars du cinéma français, tenue l'hiver dernier, lauréat de 4 trophées (dont celui remis à la meilleure actrice), Marguerite constitue pour l'actrice un rôle charnière.«Il a fallu trois ans avant que nous puissions aller en production, car le montage financier a été difficile à faire, explique Catherine Frot.Je n\u2019ai pratiquement rien tourné durant cette période, car je tenais à me consacrer entièrement au rôle.Ce n\u2019est qu\u2019au moment où le tournage a commencé que nous avons appris l\u2019existence du projet avec Meryl Streep.» \u2014 Catherine Frot, actrice qu'un seul film.Réalisé par Martin Provost (Séraphine, Violette), Sage femme est un drame dans lequel elle incarne, comme le titre l'indique, une spécialiste de la naissance qui voit revenir dans sa vie la femme qui l'a pratiquement élevée, interprétée par Catherine Deneuve.Cela dit, l'actualité de l'actrice a aussi été théâtrale au cours des dernières années.Venue au Québec l'an dernier pour jouer Oh les beaux jours de Beckett au Théâtre du Nouveau Monde, à Montréal, et à La Bordée, à Québec, l'actrice a depuis remonté sur les planches à Paris avec son partenaire de Marguerite, Michel Fau (remarquable dans le rôle de son professeur de chant).Elle s'apprête maintenant à partir en tournée en France avec Fleur de cactus, une pièce de Pierre Barillet et de Jean-Pierre Grédy.« Ma fille est maintenant grande, alors je peux me permettre de partir en tournée.J'adore cet esprit de saltimbanque ! » Marguerite prendra l\u2019affiche le 28 octobre.«LES CRITIQUES SONT UNANIMES! UN FILM COUP-DE-POING et NÉCESSAIRE ÉRIC SALVAIL, EN MODE SALVAIL «TOUCHANT et TROUBLANT une SOLIDE DISTRIBUTION » MARIE-CHRISTINE PROULX, SALUT BONJOUR «UN FILM PERCUTANT et ÉMOUVANT » MARC-ANDRÉ LUSSIER, LA PRESSE posaient des interprétations trop caricaturales.Comme si elles se forçaient trop à chanter faux.Ça ne passait pas.11 fallait trouver quelque chose de sympathique quand même un peu, de poétique presque.Marguerite a beau nous casser les oreilles, elle devait quand même avoir sa bonne voix ! » Un projet concurrent Sorti au mois de septembre 2015 en France, Marguerite a attiré plus de 1 million de spectateurs dans les salles.Florence Foster Jenkins, qui a pris l'affiche l'été dernier là-bas, a obtenu beaucoup moins de succès.11 est notoire qu'en de telles situations (deux projets similaires produits en même temps), celui des deux qui parviendra à gagner les écrans le plus rapidement risque d'avoir plus d'impact auprès des spectateurs.Marguerite, le film, subira-t-il le même sort chez nous que Florence Foster Jenkins en France ?Souhaitons que non.Si le film de Stephen Frears s'est démarqué principalement grâce aux performances des acteurs (Meryl Streep et Hugh Grant, notamment), il reste que, de cette période, car je tenais à me consacrer entièrement au rôle.Ce n'est qu'au moment où le tournage a commencé que nous avons appris l'existence du projet avec Meryl Streep.Ça faisait un peu étrange, mais nous avons tous choisi de ne pas en être déstabilisés.On savait que le film de Stephen Frears ne sortirait qu'un an plus tard de « Ce genre de rencontres entre une actrice et un personnage fait quand même partie de ces raretés du métier.Marguerite m'a portée.Ce film a été aimé et il m'a valu cette accolade.» Actualité théâtrale Depuis Marguerite, Catherine Frot n'a tourné PAR LES PRODUCTEURS DE « LA FAMILLE BELIER LtiedhfcM.Us ?(COMÉDIE TORDANTE» 20 mm ?AGNIFIQUEMENT RÉUSSI SÉQUENCES ¦ ÉLIE CASUEL ilm >[¦][¦'[ QUAND ON AIME, ON NE COMPTE PAS.SAUF., « UNE COMÉDIE QUI FAIT MOUCHE»\t- «COMÉDIETORDANTE» LUOWtHUDUlOMÉtl ^ ' 20 wmts\t-MAXIME DEMERS «INDICEDE BONHEUR liieninniiriiEUT Delicti\tOPTIMAL!»\tf'b&th.«MAGNIFIQUEMENT REUSSI.»\t,ssm -™LIE™EW,lT £Jaïi.FREDCAVAYÉ DANY BOON (PENNYPINCHIR!) RADIN! LAURENCE ARNÉ NOÉMIE SCHMIDT PATRICK RIDREMONT ?FEMME ACTUELLE IQUARTIER LATIN I 11 PJOLiETfTi' 11jnaMnfMOOTRËu] ITaCHEN/UeI rPLACeLABALLel IdrummoÜ dvilIT ¦ VUMMOAIAIMLI [\"jACaTiÊS CAFrfff H°l7j F B ROSSARp\u201dVIP 1 r\u2019sf-BRUNO \"1 FpOUCHERVuIeI rCQLOSS U s'lAVA L~1 ¦ Ile forum r ?J fflAtAXY SHEKBMoÜVl fsHERBROOKEl f STARCTrfl '*H UClH IoATUmÉaU | flLYSlijE QRAMByJ fCHICOUTIwTI jij JÇJJ PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE! Si LA COMÉDIE FRANÇAISE DE L'HEURE! DÉJÀ PLUS DE 2 MILLIONS D'ENTRÉES! PRÉSENTEMENT au CINÉMA E-*@Youfn LesFilmsSeville 154-lefilm.com #i54lefilm 12 ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN ARTS CINÉMA SUR LES TRACES DARTHUR Arthur qui?Le dessinateur et bédéiste québécois André Montpetit (surnommé Arthur) a été décrit dans les années 60 et 70 comme un maître et un génie.Mais la perspective de réussir l\u2019a fait fuir toute sa vie.Jusqu\u2019au jour où il a disparu.Le documentariste Saël Lacroix nous fait le portrait de cet artiste tourmenté méconnu.qu\u2019il a fini par retrouver! JEAN SIAG Si vous ne savez pas qui est André Montpetit, vous n'êtes pas seul.La vérité est que cet artiste inclassable a déployé des efforts considérables pour éviter d'être connu.Au point de détruire 95 % de tout ce qu'il a dessiné.Ce qui n'est pas peu dire puisqu'on raconte dans son entourage qu'il dessinait presque tout le temps ! Même s'il a marqué ses proches, son histoire aurait bien fini par être oubliée, n'eût été le travail du documentariste Saël Lacroix.Dès le départ, l'homme de 36 ans établit le lien qui l'unit à son sujet: son père, le peintre et graveur Richard Lacroix, a côtoyé André Montpetit pendant une vingtaine d'années.Il a grandi avec ses dessins dans sa maison.« Mon père avait fondé L'atelier libre de recherche graphique et le collectif Fusion des arts, deux groupes que fréquentait André Montpetit, raconte-t-il.La première fois qu'il m'a parlé de lui, je devais avoir 14 ou 15 ans.Son histoire puis sa disparition m'ont marqué.Quand j'ai commencé à travailler comme cinéaste, je me suis dit qu'il y avait là une bonne histoire à raconter.» Saël Lacroix a rencontré des gens qui ont fréquenté l'artiste.Les dessinateurs Marc-Antoine Nadeau et Michel Fortier, le graveur Louis Forest, le critique et historien Robert Daudelin, le cinéaste André Gladu, le caricaturiste ISWWB?Wi 4 ' R .ES BAN P ES DESSINÉES \t\t ii.jjfc.i.liWiiiiïiiiü m wj* W * PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE Saël Lacroix a réussi à gagner la confiance d\u2019Arthur, surnom donné à André Montpetit.Au fil d\u2019une dizaine de rencontres, il lui a posé les questions qu\u2019il voulait.Un mois après l\u2019avoir retrouvé, André Montpetit s\u2019est éteint.Serge Chapleau, le poète Claude Haeffely, etc.Ensemble, ils tracent les contours d'André Montpetit, un homme à la fois lumineux et ombrageux, talentueux et anxieux.Décrit par les critiques de l'époque comme le maître de la bande dessinée québécoise, André Montpetit fait partie du collectif Chiendent et devient l'un des pionniers de la bédé.Il publie ses dessins dans le magazine Perspectives, tout en se distinguant comme illustrateur, affichiste et satiriste.Tout ce qu'il faisait attirait l'attention.Malgré cela, la part ombrageuse de l'homme a toujours eu le dessus.« Partout où il est passé, les gens ont reconnu son talent, mais chaque fois que ses projets ont eu du succès, il les a sabotés, précise le documentariste.Après avoir collaboré à cinq numéros, il a quitté Perspectives; après avoir consenti à ce que ses textes soient publiés dans un recueil, il a fait volte-face.Il a même été embauché par l'ONF, qu'il a quitté après un mois.» décision, comme il l'avait fait toute sa vie.Il ne voulait plus rien savoir.» Saël Lacroix a tout de même réussi à gagner la confiance d'Arthur - un surnom inspiré d'une chanson de Boris Vian (Arthur; où t'as mis le corps?).Mais il ne voulait pas que ses amis de l'époque (y compris son père) ne viennent à son chevet.Au fil d'une dizaine de rencontres, il lui a posé les questions qu'il voulait.Un mois après l'avoir retrouvé, André Montpetit s'est éteint.Un hymne à la beauté des lieux, des maisons, des rues et des villes s PIERRE THIBAULT ^rchitEcU FRANÇOIS cardinal 3oumfl^ste 1 s St ! s?$ § u à Iô beè^< re*M h#'**0/ 6 A Itti é3rti , B UN LIVRE INSPIRANT Dialogues entre François Cardinal et l\u2019architecte Pierre Thibault Offert en librairie ou sur editionslapresse.ca Aussi en format PDF et E-pub nnc PRESSE Retrouver son sujet Parallèlement à ces entrevues, Saël Lacroix a tenté de retrouver le sujet de son document que plus personne n'avait vu depuis 25 ans.Était-il même toujours en vie?Personne ne Une tournure inattendue Évidemment, le portrait qu'il voulait faire de l'homme a pris une tournure inattendue.Pour donner la parole à André Montpetit, il l'a représenté en dessin animé.Ce dernier segment « Partout où il [André Montpetit] est passé, les gens ont reconnu son talent, mais chaque fois que ses projets ont eu du succès, il les a sabotés.» \u2014 Saël Lacroix, documentariste le savait.Après deux ans de recherches, une amie de jeunesse d'André Montpetit le met en contact avec son frère.C'est grâce à lui qu'il a retrouvé Arthur.L'illustre anonyme combattait un cancer dans un hôpital montréalais.Que faisait-il depuis 25 ans?Est-ce qu'il dessinait toujours?Pourquoi avait-il constamment pris la fuite ?Saël Lacroix est allé à sa rencontre.« Son état de santé était très précaire.Dès qu'il m'a vu, il m'a dit : \"Toi, t'es le fils de Richard Lacroix\" », raconte avec émotion Saël Lacroix.Je lui ai parlé de mon projet, il a accepté de me parler à la caméra, j'ai reconnu le personnage perspicace qu'on m'avait décrit.Mais le lendemain, il était revenu sur sa du document est particulièrement brillant.Le vieil homme y dévoile une partie du mystère qui l'a enveloppé de son vivant.«C'est un destin tragique, nous dit Saël Lacroix, qui a profité de la sortie de son film pour exposer une quinzaine d'œuvres de l'artiste.Toute sa vie, il a été poussé parce qu'il avait un talent hors normes, mais le succès n'avait aucune emprise sur lui.La dernière fois que je l'ai vu, il m'a dit: \"C'est peut-être que je ne m'aime pas.En fait, c'est exactement ça, je ne m'aime pas.\" » Sur les traces d\u2019Arthur prend l\u2019affiche le 21 octobre, à la Cinémathèque québécoise.Funfilm présente Une production le Studio Whimz Paul Doucet Julianne Côté Anne-Marie Cadieux Christian Bégin la chasse au collet Un film de Steve Kerr PAUL DOUCET, JULIANNE CÔTÉ, ANNE-MARIE CADIEUX, CHRISTIAN BÉGIN, EVE DURANCEAU, NORMAND DANEAU PRODUCTEURS : STEVE KERR & SOPHIE RÉMILLARD, SCÉNARIO ET DIALOGUES : STEVE KERR, DIRECTION ARTISTIQUE : SOPHIE RÉMILLARD DIRECTION PHOTO : LOUIS-PHILIPPE BLAIN, MONTAGE : CARL D'AMOURS & STEVE KERR, CONCEPTION SONORE : JÉRÔME BOITEAU unis™ Québec a Canada TELEFILM CANADA Whimz à l\u2019affiche ! [CINÉMA BEAUBIEN] rouARTIllRLATiNl 12396, Beaubien E.514-721-606011 BUAKTICH LATIN | #.\t_____ I\u2014MEGA-PLEX™ GUZZO\u2014| i-CINEPLEX DIVERTISSEMENT-.| MÉGA-PLEX™ GUZZO\u2014i J1 STATIDN VU ~ I PONT-viAU 16 II Boucherville 11 Jacquescartier 141 I-CINÉMA CAPITOL | PRUMMONPVILLE - CINEMA RGFM ¦ JOLIETTE LE CLAP CINEMA E E T PIS ROUGC CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES DES CINÉMAS version originale avec sous-titres anglais -CINEPLEX ODEON- FORUM CINEMAS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ARTS 13 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA Un Jason Bourne des pauvres PHOTO FOURNIE PAR PARAMOUNT Tom Cruise est encore en vedette dans Jack Readier: Never Go Back, suite du premier opus, sorti en 2012.Æ ! _ r ¦¦ JACK REACHER: NEVER GO BACK (V.F.: JACK REACHER-SANS RETOUR) ________________________ Film d\u2019action d\u2019Edward Zwick.Avec Tom Cruise, Cobie Smulder, Danika Yarosh.2 h 10.HUGO MEUNIER Prenez tous les clichés imaginables d'un film d'action classique, ajoutez une icône hollywoodienne vieillissante qui persiste à jouer les surhommes et saupoudrez le tout d'un budget d'environ 100 millions de dollars: vous obtiendrez Jack Reacher: Never Go Backf la suite du premier opus, sorti en 2012.Réalisé par Christopher McQuarrie, le film original avait pourtant été bien reçu par la critique, qui avait apprécié l'adaptation d'un des polars de la série de Lee Child et le travail de Tom Cruise dans son rôle d'ex-super-militaire-loup - solitaire-aux-méthodes-peu-orthodoxes.Mais comme Grease, Blair Witch Project et Dirty Dancing n'ont pas le monopole des suites poches, ce nouveau Reacher réalisé par Edward Zwick (qui avait dirigé Cruise dans The Last Samouraï) donne tout son sens à l'expression « étirer la sauce ».De l\u2019action L'action nous happe toutefois dès le départ, avec Tom Cruise qui tabasse facilement quatre malabars pour collaborer à une enquête.Certes, Reacher n'est plus officiellement un super policier militaire, mais vous savez ce que c'est: on peut sortir un gars de la police militaire, mais jamais la police militaire du gars.Ce qui n'empêche pas Reacher d'être un électron libre, de longer les autoroutes, poussé par le vent, au gré des saisons.Mais les choses tournent au vinaigre lorsqu'il se rend tout bonnement à son ancienne base militaire pour dîner avec le major Susan Turner (Cobie Smulders), collègue groupie fortement impressionnée par sa réputation.Reacher apprend que l'officier a été arrêté pour espionnage et qu'il est lui-même soupçonné de meurtre.Il apprend même l'existence d'une enfant (Danika Yarosh), une fille 15 ans qui paraît plus vieille que son âge (elle a aujourd'hui 18 ans).Tout le contraire de Tom Cruise, censé incarner à 54 ans un personnage à l'aube de la quarantaine.Hélas, tous les effets spéciaux de la planète et les pectoraux d'acier ne dupent personne.Saluons néanmoins l'effort.Jack Reacher se lance dans des poursuites, saute d'un toit à l'autre, frappe, tombe, grimpe, tire et prend même un peu de temps pour essayer de bâtir quelque chose avec sa présumée fille adolescente et une relation amoureuse.Habitué de travailler seul, il aura besoin d'aide pour mettre au jour les sombres activités d'une société paramilitaire, sur fond de complot et de trafic illicite.Il aura notamment constamment sur les talons un tueur froid et calculateur (Patrick Heusinger), qui s'est donné comme mission sur terre de liquider Jack Reacher.D\u2019une autre époque Bref, tout ça aurait pu être bon, mais en 1998.Les cinéphiles ont vu mille fois ce scénario truffé de répliques plaquées.Comme cette fois où le major Turner lance: «T'es comme un animal sauvage, t'as leur odeur dans le nez et tu veux juste que leur sang se répande » à un Jack Reacher déterminé à aller au fond des choses.Et encore ces tirades élo-gieuses au sujet du héros trop fort pour la ligue, digne de l'époque Chuck Norris.«Je veux savoir ce que ce gars mange au déjeuner, comment il prend ses œufs et je veux le savoir hier ! » Avec ce Jason Bourne des pauvres, seul le nom de Tom Cruise justifie une sortie sur grand écran.Le remplacer par Dolph Lundren, Jean-Claude Van Damme ou Steven Seagal l'aurait envoyé le temps de crier « scientologie ! » sur les rayons du club vidéo local.Meilleure chance la prochaine fois.Tout ça aurait pu être bon, mais en 1998.Les cinéphiles ont vu mille fois ce scénario truffé de répliques plaquées.ON A VU.PHOTO FOURNIE PAR FUNFILM DISTRIBUTION Paul Doucet et Julianne Côté dans une scène du film La chasse au collet.Faux-fuyant LACHASSE AU COLLET irkVi Suspense psychologique de Steve Kerr.Avec Julianne Côté, Paul Doucet, Anne-Marie Cadieux, Christian Bégin.1 h30.Un homme dont l\u2019entreprise de marketing bat de l\u2019aile lance un site internet de rencontres qui encourage l\u2019adultère - qu\u2019il pratique lui-même avec une collègue - et qu\u2019une jeune femme troublée va utiliser pour assouvir sa vengeance.Est-ce moral de faire de l\u2019argent en exploitant les bas instincts de clients qui sont prêts à tromper femme ou mari pour mettre du piquant dans leur vie?Eric (Paul Doucet) se fait sévèrement juger par sa femme (Anne-Marie Cadieux) - qui profite pourtant de sa fortune - et ses amis pour avoir lancé un site internet du genre, alors que son but est surtout de s\u2019en sortir financièrement.C\u2019est aussi un chaud lapin qui a une maîtresse et qui finira par se faire prendre au piège d\u2019Elyse (Julianne Côté), une jeune femme pas très équilibrée, encore traumatisée par la trahison de son père quand elle était enfant.Elle utilisera le site pour assouvir sa vengeance contre les hommes infidèles, jusqu\u2019à prendre Eric dans ses filets.Film à petit budget, avec quelques faiblesses - les motivations d\u2019Elyse sont plutôt tirées par les cheveux et la fin est précipitée -, La chasse au collet tient surtout pour l\u2019excellente qualité du jeu des comédiens, Julianne Côté en premier, particulièrement inquiétante dans son rôle, et Paul Doucet, en angoissé chronique vaguement lubrique.\u2014 Chantal Guy Cinéma TF1 achète les droits internationaux de 1:54 La maison de distribution française TF1 Studio a acquis les droits du film 1:54 de Yan England pour en assurer une distribution internationale, a-t-on annoncé jeudi matin.Ces droits excluent le territoire français (où les droits ont été acquis par ARP Sélection) et le territoire canadien, où 1:54 est distribué par Les Films Séville.« Les choses se sont faites rapidement, se réjouit la coproductrice Denise Robert.Cet été, juste avant que le film soit présenté en première mondiale à Angoulême, ARP Sélection a demandé à le voir et en a acquis les droits de distribution en France.Et après une bonne critique parue dans Paris Match, les gens de TF1 Studio nous ont approchés et ont acquis les droits internationaux.» À son premier week-end en salle au Québec, le film a atteint le deuxième rang du top 10 au box-office avec des revenus de 231 732 $.\u2014 André Duchesne COUP DE CŒUR DU FESTIVAL DE COMÉDIE DE UALPE D\u2019HUEZ GRAND PRIX \\\tPRIX DU PUBLIC \\ FeSTIVRL De L'flLPe D'H liez 2016 J\t\\ w PeSTIVflL De L'fllPe D'HUeZ 2016 J PRIX MICHEL GALABRU & fBB PRIX D'INTERPRÉTATION ^ FesTiviH ne nupe D\u2019Huez 2016 J «Touchant et drôle » GALA «Irrésistible et émouvant» LE FIGARO «Tendrement hilarant » LE PARISIEN « Un film à voir absolument » MABI TV LaVache-LeFilm.ca PRESENTEMENT AU CINEMA El ^@YouiD LesFilmsChristal vache UN FILM DE MOHAMED HAMIDI 1A ARTS LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA PHOTO FOURNIE PAR WOODS ENTERTAINMENT Sophie Nélisse tient le rôle de Casey dans le long métrage Mean Dreams de Nathan Morlando.SOPHIE NÉLISSE / Mean Dreams Une bonne fille au mauvais endroit ANDRÉ DUCHESNE De « bonnes personnes ».Deux mots qui, foi de Sophie Nélisse, décrivent parfaitement les personnages de Casey (elle-même) et de Jonas (Josh Wiggins) dans le long métrage Mean Dreams de Nathan Morlando.Deux «bonnes personnes» malheureusement au mauvais endroit et entourées de.mauvaises personnes.En l'occurrence les membres de leur famille.Et, plus particulièrement, leur père respectif.Homme strict, renfrogné et manipulateur, celui de Jonas n'en est pas moins le plus sage des deux, car Wayne (Bill Paxton), père de Casey, est un flic totalement corrompu, alcoolo et violent.Lorsque Jonas tentera de l'empêcher de s'en prendre à Casey, il recevra une forte correction.Et lorsqu'il ira le dénoncer au chef de police (Colm Feore), il ne fera qu'aggraver sa cause, le chef étant aussi corrompu que son subalterne.Le film, qui a été présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, oscille entre deux genres: le teen on the run movie et le coming of age.La cohabitation fonctionne.« C'est une histoire d'amour sérieuse sans être un film cliché, dit la comédienne Sophie Nélisse (La voleuse de livres, Monsieur Lazhar, 1:54).Entre Jonas et Casey, il y a un amour sincère où chacun ferait n'importe quoi pour l'autre.» De sa Casey, adolescente introvertie, mais forte, la comédienne dit qu'elle va toute seule tracer son chemin.« Fondamentalement, elle a bon cœur, dit-elle.C'est une bonne fille malgré tous les choix immoraux qu'elle a à faire.Mais elle est prête à faire face aux conséquences de ses actes.Ce qu'elle va vivre avec son père va la marquer, demeurer un poids sur ses épaules, mais cela va la rendre encore plus forte.» Sombre amour « En lisant le scénario [de Kevin Coughlin et de Ryan Grassby], j'ai été intéressé par le côté sombre de l'amour, dit pour sa part le réalisateur Nathan Morlando, qui signe ici son deuxième long métrage.11 y a des avantages douloureux à être en amour pour la première fois.C'est une façon de dire à ses parents : \"J'aime quelqu'un d'autre que vous et je vous quitte un peu.\" » Ayant étudié la religion et la philosophie, M.Morlando a été attiré par cette dimension du film qui ne saute pas aux yeux.Disons qu'au premier contact, on est davantage saisi par le mal qui habite Way ne.Certaines scènes avec Casey sont particulièrement troublantes.«Mon but était d'aborder la violence de Wayne de façon frontale, dit le réalisateur.Cela a provoqué de bonnes discussions en amont avec Sophie et Bill Paxton.11 fallait jouer ça dans une confiance absolue.Mais Sophie a fait preuve de professionnalisme.Elle est très authentique dans ses passages d'une enfant terrifiée.» Vers une comédie?La principale intéressée, qui, à 16 ans, compte déjà un bagage impressionnant de longs métrages à son actif, dit que le tournage a été « le plus exigeant, physiquement ».« On a fait beaucoup de scènes très émotives et très physiques», ajoute-t-elle.Sans qu'on le lui demande, elle reconnaît que, depuis le début de sa carrière, elle a principalement joué dans des drames.Trois autres longs métrages pour lesquels elle a tourné et qui ne sont pas encore sortis font aussi dans le même genre.Dont le très attendu Et au pire on se mariera de Léa Pool, adaptation du roman de Sophie Bienvenu.« L'arc, la complexité de mon personnage dans ce tournage sont incroyables», dit la jeune comédienne à propos de ce film dont elle vient de terminer le tournage.Au point d'ailleurs que c'est maintenant le film de Mme Pool qu'elle classe au rang du plus exigeant.Cela dit, Sophie Nélisse se dit prête à plonger dans d'autres genres.« C'est sûr que j'aimerais peut-être faire une comédie, dit-elle.Ou encore un film d'action, un genre de Hunger Games.Mais le plus important pour moi, c'est que les projets me tiennent à cœur, que les films dans lesquels je joue aient une signification.Je ne veux pas faire un film pour le plaisir de faire un film.Je veux que chacun envoie un message, communique quelque chose.» Comme ici, dans Mean Dreams.«Après tout ce qu'ils ont vécu, Jonas et Casey sont capables de passer à travers n'importe quoi, fis vivent un amour vrai qui va les amener plus loin dans la vie.» Mean Dreams est actuellement à l\u2019affiche.SUR VOS ÉCRANS ON A VU.MEAN DREAMS (V.F.: RÊVES NOIRS) ?Thriller de Nathan Morlando avec Sophie Nélisse, Josh Wiggins, Bill Paxton, Colm Feore.1 h48.iL\u2019HISTOIREl Adolescent vivant avec ses parents asociaux sur une ferme, Jonas (Josh Wiggins) voit sa vie bouleversée par son amour naissant pour Casey (Sophie Nélisse) lorsque celle-ci et son père Wayne (Bill Paxton) s\u2019installent à proximité.L\u2019euphorie aura cependant tôt fait de se transformer en cauchemar lorsque Wayne, un policier, et son chef (Colm Feore) révèlent leur vrai visage de criminel.Pour survivre, Jonas et Casey doivent unir leurs forces.Et fuir.|LA CRITIQUEl Ce film, présenté à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes en mai dernier, aurait pu souffrir du mélange des genres: un amour naissant entre deux adolescents et un thriller dérangeant.Mais non, ça fonctionne plutôt bien, notamment parce qu\u2019on est ici à des années-lumière des teen movies hollywoodiens colorés et ravissants.Ce deuxième long métrage de Nathan Morlando souffre toutefois d\u2019une malheureuse baisse de régime à mesure qu\u2019on s\u2019approche du dénouement.Le scénario ne va pas au bout de son côté lugubre, pourtant fort prometteur.Le personnage de Wayne est très bien dessiné en père violent et alcoolique qui prend des allures affolantes, presque démoniaques, lorsque Casey et Jonas mettent leur nez dans ses louches combines.Malheureusement, plus le film progresse et plus sa personnalité tend à s\u2019effacer.C\u2019est peut-être en raison de sa proximité avec le chef de police, un Colm Feore beaucoup trop sage à nos yeux.Fidèle à elle-même, Sophie Nélisse joue avec aplomb.Légère quand son personnage de Casey le commande, surtout auprès de Jonas, elle se métamorphose en adolescente terrifiée lorsque Wayne la menace.Même si le lieu n\u2019est pas défini, l\u2019action se passe dans la région des Grands Lacs.Ici, la nature devient un personnage.La pluie, les rives boueuses, la couverture végétale sombre et inhospitalière, tout est utilisé pour créer un climat anxiogène.L\u2019effet est parfaitement réussi.\u2014 André Duchesne EN DVD TÉLÉ SUR DEMANDE DRAME CAPTAIN FANTASTIC (V.F.: UNE VIE FANTASTIQUE) ?De Matt Ross.Avec Viggo Mortensen, George Mackay, Annalise Basso.Au croisement d Into The Wild, pour sa sublime facture visuelle signée Stéphane Fontaine (Un prophète).et de Little Miss Sunshine, pour son scénario de road movie décalé, drôle et touchant.Captain Fantastic suit un père dévoué qui a choisi d\u2019élever ses six enfants de 7 à 18 ans en marge de la société dans les majestueuses forêts reculées du nord-ouest des Etats-Unis.Du moins jusqu\u2019à ce que sa femme bipolaire se donne la mort.Un drame qui amène toute la petite tribu à quitter son jardin d\u2019Eden et à retourner à la civilisation.Un film intelligent où rien n\u2019est jamais tout noir ou tout blanc.\u2014 Stéphanie Vallet DRAME KING DAVE ?b De Podz (Daniel Grou).Avec Alexandre Goyette, Mylène Saint-Sauveur, Karelle Tremblay.King Dave n\u2019est pas qu\u2019un tour de force formel.On a beaucoup parlé de son plan-séquence de 91 minutes, réalisé sur quelque 9 km et une vingtaine de lieux de tournage.Hormis la scène de départ sur une rame de métro, le reste du film a en effet été tourné en un seul plan continu - bonifié çà et là par des effets visuels.C\u2019est une proposition radicale, à laquelle on adhère ou pas.Certes, tout n\u2019est pas parfait.La valse technique se fait sans doute au détriment d\u2019une émotion plus subtile ou profonde.Mais ce pari fou est relevé haut la main.\u2014 Marc Cassivi DRAME D\u2019EPOUVANTE LIGHTS OUT (V.F.: DANS LE NOIR) ?De David F.Sandberg.Avec Teresa Palmer, Maria Bello, Gabriel Bateman.Il y a le «Bouh!» destiné à faire peur.Et le « Bouh ! » de ceux qui huent.Eh bien, il y a des deux dans Lights Out que David F.Sandberg a réalisé à partir de ce qui était au départ un court métrage.Et qui aurait dû le rester.L\u2019idée avait du potentiel: un esprit malfaisant apparaît et sévit lorsque les lumières sont éteintes.Dans le noir.Vous allumez et pfft! il disparaît.Il ne restait qu\u2019à trouver une histoire sur laquelle la coller.Ça n\u2019a pas été fait.A l\u2019arrivée, un long métrage qui a ses moments de tension, mais qui ne provoquera certainement pas de cauchemars.\u2014 Sonia Sarfati GOTHAM * fÆ r V / SÉRIE TÉLÉVISÉE GOTHAM THE COMPLETE SECOND SEASON ?Développée par Bruno Heller.Avec Ben McKenzie, Robin Lord Taylor, David Mazouz.Sous-titrée Rise of the Villains.la deuxième saison de Gotham se perd un peu en montrant l\u2019ascension de trop de ces méchants iconiques.On s\u2019attarde sur The Penguin, The Riddler, Catwoman - déjà très appréciés -, on retourne à Poison Ivy, à Scarecrow et au «peut-être» Joker et on présente Mr.Freeze, Hugo Strange, Firefly, Azrael, Clayface, etc.C\u2019est beaucoup.Trop.On ajoute le retour (horreur!) de l\u2019insupportable Fish Mooney, interprétée par la non moins insupportable Jada Pinkett Smith.Mais on tient le coup parce qu\u2019on aime l\u2019univers, son atmosphère et son visuel glauques totalement assumés.En espérant que les nombreuses pistes amorcées là commencent enfin à être creusées.\u2014 Sonia Sarfati ISÉRIE D\u2019HORREURl THE WALKING DEAD - SAISON 7 De Robert Kirkman et Charlie Adlard.Avec Andrew Lincoln, Norman Reedus, Steven Yeun, Jeffrey Dean Morgan.Tous les fans de The Walking Dead sont aux abois parce que l\u2019insoutenable attente va prendre fin le 23 octobre, soir de la première de la saison 7.Le dernier épisode de la saison 6 nous a laissés sur un climax effroyable, avec l\u2019arrivée du terrible Negan (Jeffrey Dean Morgan), qui s\u2019apprêtait à battre à mort une ou plusieurs personnes de la bande de Nick.Depuis des mois, les théories circulent sur la ou les victimes, puisque la série s\u2019éloigne de la bande dessinée de Robert Kirkman.Est-ce que ce sera Glenn?Daryl?Maggie?Tout ce qu\u2019on sait, c\u2019est que ce sera un personnage important, pour un début de saison qui aurait traumatisé même les acteurs de la série.Dans un extrait dévoilé récemment, on voit Rick promettre à Negan qu\u2019il va le tuer.«Pas aujourd\u2019hui, pas demain, mais je vais te tuer», dit-il (et on le croit).La boucherie va commencer.\u2014 Chantal Guy WALKING DEAD Sur AMC iDOCUMENTAIREl INTO THE INFERNO De Werner Herzog.Le légendaire cinéaste Werner Herzog est de retour avec un nouveau documentaire.Into the Inferno, qui a été chaudement accueilli au dernier Festival international du film de Toronto.Cette fois, il nous plonge dans les entrailles de la Terre, en explorant les volcans en activité sur la planète, accompagné du volcanologue Clive Oppenheimer.C\u2019est aussi une façon de nous montrer à quel point l\u2019humanité est presque insignifiante à l\u2019ombre de ces monuments naturels souvent inquiétants.La bande-annonce laisse présager des images époustouflantes, typiques du talent un peu fou de Herzog.Offert sur Netflix le 28 octobre.\u2014 Chantal Guy mM Kl SU B mut Ob', INFERNO ' v ï r- OCTOBER 28 NETFLIX Sur Netfl ix LA PRESSE MONTRÉAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 ARTS 15 llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll ARTS CINÉMA FATSAH BOUYAHMED / La vache Douce France PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE «Tout n\u2019est pas juste en France, tout le monde n\u2019est pas accueillant, mais ce film [La vache] a fait oublier cela pour un moment», explique Fatsah Bouyahmed.ON A VU.Fatsah Bouyahmed est sans aucun doute une des plus belles surprises du cinéma français cette année.En vedette dans La vache, le comédien se glisse dans la peau de Fatah, un personnage dont la candeur aura attiré près de 1,3 million de spectateurs en manque de douceur de vivre dans les salles obscures d\u2019un pays en pleine période post-attentats.De passage à Montréal, Fatsah Bouyahmed a rencontré La Presse.STÉPHANIE VALLET Les propositions de rôles au grand écran étaient loin de se bousculer pour Fatsah Bouyahmed avant qu'il incarne dans La vache Fatah, ce modeste paysan algérien qui décide de traverser la France à pied avec sa vache pour participer au Salon de l'agriculture.« Pour la première fois de ma vie, je reçois des scénarios entiers! Avant, on m'envoyait seulement quelques pages.J'ai déjà accepté trois projets», lance fièrement le comédien, habitué du festival marocain Marrakech du rire et du Jamel Comedy Club.Personnage fétiche Fatsah Bouyahmed a 1 an quand il quitte sa Kabylie natale avec le reste de sa famille pour rejoindre son père parti travailler en banlieue parisienne.Un père symbole de toute une génération d'immigrés algériens qui lui inspire le personnage de Fatah, qui prend vie pour la toute première fois dans un spectacle de théâtre de me en 1997.« Je jouais cet immigré dans un café des années 50 qui allait être détruit pour être remplacé par une de ces grandes tours HLM, se rappelle Fatsah Bouyahmed.Je l'ai ensuite oublié pendant très longtemps.11 est revenu quand j'ai rencontré Jamel Debbouze.Je me suis rendu compte de l'impact qu'il avait et de la vérité qu'il colportait.» Le comédien renoue ainsi en 2013 avec son personnage, cette fois-ci au cinéma dans Né quelque part du réalisateur Mohamed Hamidi.Un rôle secondaire qui sera finalement la prémisse de la grande aventure que sera trois ans plus tard La vache.« Quand Mohamed a monté son premier film, je lui ai donné un coup de main pour les dialogues et il a créé ce personnage de standardiste dans un petit village d'Algérie.Un jour, je lui ai parlé de mon oncle au bled qui me demandait de lui apporter de la documentation sur le Salon de l'agriculture.Quelques mois plus tard, il est arrivé avec l'idée de ce road movie qu'est La vache», se souvient Fatsah Bouyahmed.Les deux complices planchent alors sur l'écriture du long métrage dont le scénario s'inspire autant de leur père respectif que du film de Fernandel La vache et le prisonnier.«Mon père a presque 80 ans.Tout comme le père de Mohamed, il fait partie de cette génération de l'immigration maghrébine en France qui ne voulait absolument pas se faire remarquer.Ces gens-là, on ne les laisse pas parler.Pourtant, ils ont beaucoup de fantaisie.Mon père faisait rire tout le monde dans la cité où j'ai grandi.Sauf nous ! Quand il rentrait à la maison, il était sérieux, il nous faisait peur.On se demandait ce qu'il pouvait bien raconter aux gens!», lance-t-il.Avec comme toile de fond un pays «rêvé», La vache est la fable d'une terre accueillante, un road movie destiné à mettre un baume sur une France touchée par les attentats.« J'adore les films italiens des années 60 et 70 dans lesquels la fantaisie côtoie la misère.Je trouve ça vrai, confie le comédien.On a écrit quelques séquences qu'on a tournées avec une France moins accueillante, mais ça ne collait pas avec le reste du film.Tout n'est pas juste en France, tout le monde n'est pas accueillant, mais ce film a fait oublier cela pour un moment», ajoute le comédien, bien conscient des défis auxquels font encore face les jeunes d'origine maghrébine en France.« Pendant la tournée de promotion, on leur disait souvent que s'ils veulent trouver plus facilement un emploi ou un appartement, ils devraient apporter avec eux une vache! lance-t-il.11 vaut mieux en rire », conclut Fatsah Bouyahmed qui travaille déjà sur l'écriture d'une nouvelle aventure pour son personnage fétiche.La vache est actuellement à l\u2019affiche.LA VACHE ?Vi Comédie de Mohamed Hamidi avec Fatsah Bouyahmed, Lambert Wilson, Jamel Debbouze.1 h 33.iL\u2019HISTOIREl Fatah est un paysan algérien qui n\u2019a d\u2019yeux que pour sa vache Jacqueline.Alors qu\u2019il rêve depuis de nombreuses années de participer avec elle au Salon de l\u2019agriculture de Paris, il reçoit à sa grande surprise la précieuse invitation.Lui qui n\u2019a jamais quitté sa campagne, il prend le bateau en direction de Marseille pour traverser toute la France à pied, avec sa vache.ILA CRITIQUEl On s\u2019imaginait déjà une longue et pénible comédie française dégoulinante de clichés, un long déjà-vu un brin «malai-sant» caricaturant le petit paysan algérien qui traverse une France pas toujours très accueillante.Pas du tout: La vache est un film qui fait du bien! On en ressort le cœur un peu plus léger, attendri par le personnage de Fatah, ce Candide des temps modernes plongé dans une fable humaniste.La caméra du réalisateur Mohamed Hamidi (Né quelque part) dépeint à travers son road movie une France idéalisée aux mille et un somptueux paysages, sans racisme ni sympathisant du Front national, sans pour autant tomber dans la mièvrerie.Même si on apprécie le jeu de Lambert Wilson, interprète d\u2019un sympathique bourgeois gentleman-farmer qui prend Fatah sous son aile, et de Jamel Debbouzze, l\u2019antipathique cousin parti refaire sa vie en France, toute la magie de La vache réside dans la relation entre l\u2019attachant Fatah et sa belle Jacqueline.Quelle révélation que ce Fatsah Bouyahmed au grand écran! \u2014 Stéphanie Vallet PLAN LARGE ANDRÉ DUCHESNE PHOTO FOURNIE PAR LE MUSÉE DES HOSPITALIÈRES UN FILM SUR L\u2019HÔTEL-DIEU EN PRÉPARATION Après un premier documentaire sur la vie de la cofondatrice de Montréal intitulé La folle entreprise, sur les pas de Jeanne Mance, la réalisatrice Annabel Loyola proposera bientôt un documentaire sur l\u2019Hôtel-Dieu dont la sortie coïncidera avec le 375e anniversaire de la fondation de Ville-Marie.Le dernier souffle, au cœur de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal sortira en effet en salle au printemps 2017 avant d\u2019être diffusé à Canal D.Rappelons que Jeanne Mance a fondé l\u2019Hôtel-Dieu le 8 octobre 1645.Ce projet est actuellement en postproduction.LES SORTIES EN SALLE DU 28 OCTOBRE American Pastoral d\u2019Ewen McGregor The Handmaiden (Mademoiselle) de Park Chan-wook Inferno de Ron Howard Marguerite de Xavier Giannoli Max Steel de Stewart Hendler Prank de Vincent Biron LA BOLDUC BIENTÔT EN TOURNAGE Foi d\u2019André Rouleau, président de Caramel Films, le tournage du long métrage biographique La Bolduc devrait s\u2019amorcer à la fin du mois de janvier 2017.«Le financement est bouclé et nous sommes actuellement en période de casting pour les rôles secondaires», nous a dit le producteur il y a quelques jours.Rappelons que c\u2019est la comédienne Debbie Lynch-White qui interprétera le rôle principal de Mary Travers.La réalisation a été confiée à François Bouvier, qui nous a récemment donné Paul à Québec.Debbie Lynch-White\tPHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE ! mm ¦ \u2022 Mm'14 i wmmm.EDF.AOMABiUS L\u2019ONF ET ANIMEZ-VOUS! Pour la dixième année, I Office national du film participe à la Journée mondiale du cinéma d\u2019animation avec Animez-vous! , un rendez-vous de deux semaines (du 17 au 31 octobre) sur le site web de l\u2019organisme, où les visiteurs peuvent voir gratuitement 25 films d\u2019animation.On pourra y voir, par exemple, Jeu de l'inconscient de Chris Landreth, Manifeste de sang de Theodore Ushev ou encore Le dominion de Seth de Luc Chamberland.Info: onf.ca.PHOTO FOURNIE PAR GLOBO FILMES Sonia Braga dans Aquarius (2016) DIX ANS DE FILMS BRÉSILIENS À compter de ce soir et jusqu\u2019au 27 octobre, le Cinéma du Parc présente la 10e édition du Festival du film brésilien de Montréal.C\u2019est le long métrage Aquarius (version originale avec sous-titres français) de Kleber Mendonça Filho qui ouvre le festival.Présenté en compétition officielle au dernier Festival de Cannes ainsi qu\u2019au récent Festival du nouveau cinéma à Montréal, le film raconte l\u2019histoire d\u2019une femme à la retraite qui se bat pour demeurer dans un édifice en bord de mer convoité par des spéculateurs.La programmation complète (12 titres) est à consulter sur le site cinemaduparc.com.PHOTO TIRÉE DE LA PRODUCTION, OFFICE NATIONAL DU FILM DU CANADA Nrvsr.v la ARTS LA PRESSE MONTREAL SAMEDI 22 OCTOBRE 2016 iste de notre invité TOUS LES SAMEDIS, UN ARTISTE NOUS FAIT PART DE SES CINQ COUPS DE CŒUR DU MOMENT.VERONIQUE LAUZON Jérôme Couture le dit d\u2019emblée: «Je n\u2019ai pas de plan B.La musique, c\u2019est ma passion.Je suis là pour rester dans ce milieu, et ce sera d\u2019une manière ou d\u2019une autre.Mais c\u2019est sûr que j\u2019aimerais ça que les gens me suivent!» Le finaliste de la première édition de La voix (dans l\u2019équipe de Marc Dupré) a écrit la majorité des chansons de son deuxième album, Gagner sa place.«J\u2019ai 32 ans et je m\u2019aperçois que la vie va vite.Je parle encore d\u2019amour - un sujet qui m\u2019inspire toujours -, mais il y a aussi une volonté de parler du moment présent, de s\u2019amuser, de profiter de ce que nous avons.» Nommé dans deux catégories au gala de l\u2019ADISQ l\u2019an dernier, Jérôme Couture précise que son nouvel album explore plusieurs styles.«C\u2019est ce que je souhaitais parce que je pense beaucoup au spectacle.Et lorsque je serai sur scène, j\u2019ai envie d\u2019avoir ma toune vraiment pop à la Madonna plutôt que de faire un cover.J\u2019ai envie de m\u2019éclater et de danser sur scène.Mais il y a des chansons plus émotives sur cet album», explique-t-il.« Mon but ultime est de faire le plus de spectacles possible.Hier encore [le 4 octobre dernier], j\u2019étais en spectacle et c\u2019est vraiment là que je suis le plus heureux.J\u2019ai fait une chanson que personne ne connaissait, qui se retrouve sur l\u2019album, et tout le monde dansait.C\u2019est vraiment une drogue», confie l\u2019auteur-compositeur-interprète.PHOTO HUGO-SEBASTIEN AUBERT, LA PRESSE MUSIQUE ttvï PHOTO TIREE DE LA PAGE FACEBOOK DU GROUPE The Brooks «Tous les mercredis au Diese Onze, il y a The Brooks.C est la meilleure section rythmique de Montréal, avec Alexandre Lapointe à la basse et Maxime Bellavance à la batterie.Juste pour apprécier le groove dans son expression la plus pure, c\u2019est là que ça se passe.Et il y a toujours de bons chanteurs qui les accompagnent.» Fuso «Fuso a sorti son premier album en août et c\u2019est ce que j\u2019aurais aimé faire comme premier album à son âge.Cest un peu surfeur, live donc pas parfait, il joue avec l\u2019anglais et le français, les textes sont bons.Il a réussi à marier le québécois avec l\u2019anglais international.Il a une belle franchise dans ses textes, un peu à la Jason Mraz.Cest tout ce que j\u2019aime, en fait!» toi '\" / f m m / PHOTO TIREE DE LA PAGE FACEBOOK DE LARTISTE Magic! «Cest un groupe canadien.Tout le monde a entendu au moins une fois Rude, avec une sonorité reggae.La désinvolture et le delivery du chanteur sont écoeurants.Lalbum est pop, mais ça sonne bien, il a été bien travaillé, ça me parle.Et, bien sûr, je suis un gars de pop.» EXPOSITION Fragments d'humanité au musée Pointe-à-Callière «Ça retrace les découvertes marquantes en archéologie des 50 dernières années au Québec.On voit l\u2019arrivée des hommes au Québec, il y a 12 000 ans.Cest capoté! Il y a des vestiges de navires, des objets du XVIe siècle, du XVIIe siècle.Depuis plusieurs années, c\u2019est l\u2019archéologie et les musées qui me sortent de ma bulle musicale; ça me fait du bien, ça me recentre avec l\u2019humanité.» PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE FILM The Revenant d Alejandro Gonzalez Inârritu «Cest une fresque relativement réaliste, même si des archéologues ne sont pas d\u2019accord! Je tripe sur l\u2019histoire du Québec, les coureurs des bois et la dureté de la vie à cette époque-là.Je l\u2019ai écouté deux fois tellement j\u2019ai tripé, et ce, même si c\u2019est hollywoodien.Et je trouve qu\u2019au Québec, nous n\u2019avons pas tant présenté ça à la télévision et au cinéma de manière sérieuse.» PHOTO PAUL A.HEBERT/INVISION/AP PHOTO FOURNIE PAR TWENTIETH CENTURY FOX "]
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