Le rappel, 6 septembre 1903, dimanche 6 septembre 1903
[" 0 cent Y ar l'Ordre.\u2019 \u2018Lie Progres dans \u2014 1 ANNEE\u2014No 51 MONTREAL.MONTREAL.DIMANCHE, 6 SEPTEMBRE 1903 SIR WILFRID \u201cJe te buptise carpe, prononçuit dom Gorenflot, un vendredi, en ê- tendant lu nain sur un magnifique Les linon moins goguenards, out ils out baptisé fuisan, dont il avuil envie.béraux, fait.mieux sir Wilfrid, \u2018un grand canadien\u201d Dom Gorenflot appâtuit sa conscience, appâtuient l'&- encore: les libéraux et le Laurier fut gobé.Muis si l'illusion voulue du l'illusion lecteur; fuisan fut mwangd et brave moine nous fuit rire, très involontuire du non moins brave 6 lecteur nous attiriste;, cur manger une carpe qui est un fuisun et le savoir, ce west pas un malheur, tandis que gober \u201cun grand canadien\u201d qui n'est qu'un anglais ct nue pas s\u2019en douter, c'en est un.En effet, les hénédictions, l'enceus ne les mots, changent rien à l'uffaire, et pas plus que Raymond Préfontuine n\u2019est un uigle, sir Wilfrid n'est et ne \u2018un grand Canadien\u201d premier est, sinon arrivé, du moins par- sera jumiais 11 est vrai, notre honorable venu 4 une trés belle situation: juché sur un haut piédestal, il hutne des flots d'encens; on le fête, on le choye, on D'un ail serein il voit tous ces prosternciaents, ct il semible bien les uccepter tous comine Igitinie à sa rare ex- sept ans que Cu c'est l'adulte.un hommage cellence.Depuis dure, il peut croire enfin que arrivé et que les populations lui doivent un culte, mais, avant qu\u2019il en l'habitude, ulors que Lis premier eût pris louange avait atteint du coup son paroxysuie, ne devait-il pas être.le plus surpris du monde lui- même de sa très inattendue glorification?Ne devait-il pas se demander ce qu\u2019il avait bieu pu fitire de si extraordinaire pour justifier une si soudaine explosion d'enthousiasine ?Mais s\u2019il à cherché, il n'a rien trouvé.ou plutôt, hélas! que ce n'étuit pas lui s'il eût cherché, il eût trouvé, qui avait faic sa carrière, ul que d'autres, pour avec lui, lui avaient fait son chemin.Nul ne se refuse à vanter talent et parvenir en sir Wilfrid un incontestable d'appréciables avantuges: il purle il parle bien l'anglais surtout: il à bien, une apparence décorative qui fait une eufin il porte un non Tout cela n'aurait pas suffi cependant à excellente impression: Canadien-français.au pinacle, s'il n'avait nutre quali- le placer pus cn même temps une té, ou mieux, une uutre faculté, que nous appellerons d'u- Laurier était pouvait tilisution générale.M.un parfait outil anquel on adapter tous les imauches les uns après les autres, sif qu'ou pouvait accommoder à tous un instrument juis- les usages.11 était proteetionniste, et il frit nisément que M.MeKenzie lui appliquat un ruauche libre-Cchangis- te: M.Tarte est Venu remettre les choses presque daus le premier état; Sifton qui s\u2019est empi- souf- puis c\u2019est M.ré de l'outil.là était démocrate, M.Chamberlain s'en emparat, le do- rit, I'aristocratisit.11 west que de savoir s'en servir.M.Laurier n'a pas d'opinion, it n'a qu'on ! lui apporte chaque jusqu'à ce que oe celle jour.ll a un cerveau trés hospitalier, et il accueille l'une après l'autre les idées les plus contradictoires: un clou chasse l\u2019autre.Cet homme de cire très amalléable subit toutes sortes d'empreintes, qui laissent chu- eune leur truce et qui fout un mé lunge assez disparate.Tour a l'out manié MM.Tarte et Sifton; il Ctait leur chef, c'était donc pour les tour suivre.C'est en su merveilleux que les libéraux out choisi sir Wilfrid pour le trainer sur le char de In réchune et entrer avec lui au Capitole du pouvoir.Pour les Anglais, il était assez angluis, il s\u2019agissait de faire croire aux canadiens qu'il était assez canadien.Et c'est alors qu'éclala dans ln \u2018Presse\u2019 cette campagne échevelée de louanges à l'adresse du \u2018Grand Canadien\u201d.On erin si fort et si haut que le peuple finit pur le croire; on n\u2019a jamais su ce que le pays devait à ses éclu- tants travaux ni quelles preuves il uvait donné de son ardent patriotis- Mme.Aujourd'hui on le sait: il a trahi su race en abandonnant lâchement ses compatriotes du Manitoba.qualité d'instrument Néunmoins la campagne de glorification n réussi, et les nuages d\u2019on- cens n\u2019ont pus encore cessé de flot- 11 y n quel- Auguste ter sur notre province.que indécence disait Préault, À ce qu'un homme reçoive le Panthéon dans le nez.La désillusion est amère lorsqu'on s'u- perçoit que toutes nos adulations se sont trompées d'adresse.Ante mor- tent ne laudes quemquam.Le G.T- D.dont sir Wilfrid est l'âme, va peut-être, par l'énormité de son poids, enfoncer le fragile échafaudage hiss@ les intrigues vivant sur lequel Font politiques.\u201cIl y à dans lu Vic de tous les hommes une heure d'or.une clme lumineuse où ce qu'ils peuvent espérer de prospérités, de triomphes, les attend et leur est donné.Le niet est plus ou moin- haui.«plus.eu.moins rugueux cel difficile à monter, pour tous également, hum- sommais il existe pour les puissants ct pour les bles.Seulement, comme le plus long jour de l'année où le soleil a fourni tout son élan et dont le lendemain semble un premier pus Vers l\u2019hiver, ce \u201csummum\u2019\u2019 des existences humiai- nes n\u2019est qu'un moment À savourer, après lequel on ne peut que redescen- nuaintenunt pâlira, peu à peu retiré et tombunt, incapable, bientôt de percer lu nuit lugubre où le destin va s'accomplir.\u201d\u201d Nous livrons cette page d'un seur aux méditations de notre hono- dre.L'astre, pen- rable premier, si le GTP.lui en laisse le loisir.Lorsqu'on s'applique À être Cana- dien-français aussi peu que possible, il n'est pas permis d'usurper le titre de \u201cGrand Canadien\u201d M.Laurier aura ÉLÉ un égreneur de phrases so- doit lui suffire.Nous envers nos grands patriotes canadiens, les Cartier, les Morin, les Lafontaine, À des devoirs de respect et à des égards: ce serait y manquer que de leur imposer la compagnie du père du G.T.P.et de l'assassin des écoles mani- tohaines.nores; cette gloire sommes tenus VINDEX- Touj jours Scandalises On nous apprend que In conduite de nos députés, lors de la stance o- rugeuse de l'autre jour, à scandalisé fort les membres du Parlement An- gluis qui étaient présents et qui, n'en pouvant plus, ont quitté la gu- lerie en munière de protestation cour- tuise.Décidément, ces anglais sont de drôles personnages, et en face de cette nouvelle bizarrevrie du \u2018\u2018cant britannique, nous ne pouvons que comme In mère de M.envie de rire \u2026 nous éÉcrier, Jourdain: \u201cGrande nous avons!\u201d De toutes les gens du monde, il n\u2019en eat, pas auxquels s'uppliqué mieux qu'aux fils d\u2019Albion, la comparaison évangélique suivant laquelle celui-là voit souvent une paille dans l'moil de son voisin qui ne voit pas Une pou les insulai- continent durs tre dans lo sien propre.res qui voyagent - sur le n'ont jamais de mots assez pour caractériser les vices des autres peuples, et cele fait sourire tous ceux qui savent quelle sentine impu- 1 ve est Londres, la grande ville.speaker, Lors de l'affaire preytime.le presse anglaise ne pouvalt taire son indignation et ne savait comment flétrir ln.criante voisins de France, et cela presque au où l'Angleterre assussinait injustice do leurs moment le petit peuple boér.La récente innnifestation des tés anglais n\u2019a pas une si haute portée sans doute, mais elle témoigne une fois de plus jusqu'à quel point de naïveté et de candeur, un Anglo- Saxon pousse ln conscience de sa su- dépu- périorité.Lorsqu'on fuit partie d'un parlement où les députés ont pour habitude de se prendre aux cheveux et de se boxer avec animation, suivant la mode anglaise, sous les yeux du il devient ridicule de manifester quelque surprise parce que dans un parlement colonial, on parle avec un peu plus de chaleur que de raison.A moins toutefois que ces députés anglais, par trop exclusifs, n'aient la prétention de monopoliser les tu- multea panrlementaires et n\u2019alent ôté froissés que de simples coloniaux tentent de se mettre au diapason de la métropole.GODFROI LATOUR.Des Courbettes La presse libérale cherche à répandre le bruit que M.Blair acceptera la présidence de la Commission des Chemins de Fer.Il n'y a rien d\u2019absolument impossible, et tout arrive ; cependant, nous fuisons à M.Blair l'houneur de croire quo c\u2019est bien pou probable.L'ancien xuinistre des chemins de fer s'ent séparé de ses collègues, Wu ministère sur une question d'importance majeure; il a condamné hautement la construction du Transconti- neutal: nous ne voyuns douc pas, comment il peut se rullier au gouw vernement, sans que celui-ci le convainque d\u2019erroeur ou ne reconnaisse lui-même la sienne.Or, le gouvernement paraît d'une part plus enfoncé que famate @ans son obstination, et d'autre part, il n\u2019a pas, que nous sachions, apporté au secours de sa Lhése aucun argument nouveau que M.Blair n'ait pas démoli dans sa magistrale philippique.* La rupture a eu trop d'éclat et ok le a été trop longtemps préméditée pour qu\u2019elle se raccommode aussi aisément.Si M.Blair n'a pas démenti tous ces bruits, c\u2019est sans doute Qu'il les dédaigne, et que sa conduite à elle seule une réponse La sincérité de l\u2019hon.M.trop manifeste- l'ont constituera suffisante.Blair apparaissait ment pour que tous ceux qui entendu puissent croire à un revirement aussi prompt et aussi peu digne de luis Sans doute, il peut bien lui plaire les libéraux qu\u2019il fustigeait si violemment hier, continuer À faire devant lui d'aussi basses courbettes, et il prondra plaisir & les laisser se devant lui pendant quelque temps encore.Le gouvernement, qui voit se lever en lui un terrible adversaire, n'a pas le courage de le combattre et il veut enchaîner le vieux lion du Nouveau-Brunswick.Nos ministres mesurent évidemment les gens à leur aune et ils sont d'a- \u201cVIE qu'on peut acheter le silanes d\u2019un honnéte homme au prix d'une grasse position.Mais nous ne doutons pas qu\u2019ils se sont mal adressés en cir- de voir traîner convenant l'ancien ministre des che- ins de fer et qu\u2019un refus énergique viendra bientôt leur donner le soufflet qu'appelle une pareille outrecuidance.Encore une fois, rien de ce qui arrivera; mais comme nous ne savons nous avons toutes les ralsons de juger M.Blair un honnôte homme et un.patriote convaincu, nous n\u2019hésitons pas à lui en prêter les sentiments, ot par 1A même, à rassurer le public.\u2014 \u2014 Vaudeville Vecu M.Arthur-A.Bruneau, député de Richelieu, n\u2019a pas encore fait de discours sur le G.T.P.Au fait, 11 n'a pas encore pendant cette session fait retentir la Chambre des Communes den éclats de sa belle voix.Ce pauvre Arthur est dégoûté de la politique qui lui a apporté plus que sa part de déboires.N'ayant pu trouver place au paradis des ronds- de-cuir, il à résolu de se consacrer aux lettres.Il débutera par le théâtre.Son premier ouvrage, \u2014il est sur le métier, \u2014sera une comédie intitulée: \u2018La démission d\u2019un député.\u201d La scène se passe à la Chambre 16, au Parlement.1 Acto.\u2014Sir Wilfrid Laurier G.C.- M.G., L.L.B.; X.Y.Z., est sur un trône très élevé.Il porte au complet le costume aristocratique et toutes les médailles que Joe.Chamberlain lui a fait donner par notre feue reine Victoria la bonne, en ré compense de ses discours impérialistes.Un encensoir d'or fume à ses pieds; der députés libôraux défilent, tour à tour, devant le fétiche, font une profonde révérence, donnent trois coups d\u2019encensoir, formulent une demande ot reeoivent une réponse sibylline.Aprèa tous les autres, apparaît un jeune député, beau garçon, à la moustache épaisse, brun, pommadé, tout l'imago de la fatuité sans valeur.T! se prosterne jusqu'à terre, joue de l'encensoir, avec une dextérité sans égale, tourne une douzaine de compliments à l'idole, et de sa voix la plus doucereuse, dépose sa supplique.11 se heurte À un refus catégorique.Ie ACTB.\u2014La première scène nous \u201cdont il était coutumier.Se UNE AUTRE PAGE D'HISTOIRE _\u2014 Le plus beau souvenir que l'on puisse évoquer À Nhonmeur du parti conservateur est bien sa lutle gigantesque et dernière, en laveur d'une législation rémédiatries qui restituât à la minorité catholigàe du Manitoba tous ses droits, cufiformément au jugement du Conseil Privé.La bataille commença le 3 mars, et se termina le 15 avril 1896.On sait ce qui arriva.Laurier qui ne craiut pas aujourd\u2019hui de bâtir son transcontinental AAns connaître le terrain qu'il dait traverser, ne se considérait pas alors dseez bien renseigné sur un procès pendant depuis plus de cing ans, et il proposa son fameux amendement du renvoi à six mois.Et, pour réussir, il conduisit cette obstruction célôbre mais teuse et sans précédent dans histoire, qui prolongea la session de 1896 jusqu'au terme fixée par lu loi au Parlement.Laurier tua lo bill rémédiateur et, en méme temps, il enterrait, pour toujours, la question elle-même ! hon- notre La lutte dura quarante-trois jours de session presque ininterrompue; l'on siégea même 24 heures par jour, pendant un assez long temps.Or, la durée moyenno des séances, chaque jour, étant de six heures, nous pouvons affirmor que le temps consacré à la discussion du bill rémédiateur, représente toute une session ordtuui- re, C'est-à-dire plusieurs inois.Et cela pour cntendre les banalités les plus ridicules, allongées à la queue leu leu pur les 7 fanatiques servateurs devenus les alliés de Laurier et par toute l'opposition elle- même: tuer le temps pour empêcher la plus noble revendication, Voilà ce qu\u2019a fait le parti libéral de 1896, de sang froid et par calcul politique.La défection de Dalton McCarthy, l\u2019inspirateur de la loi Greenway, de con- - Clack- Walecs el de oi) Shires sec taires, provoqua de la part de Sir Charles Tupper un des plus beaux mouvements de cette vtrile éloqueuce tournant vers les déserteurs, ses compagnons de la veille, il les conjura de rester du côté de cette opposition dont ils se fuisaient les comparses d'occasion, et déclara hautement QUIL PERDRAIT LE POUVOIR PLUTOT QUE DE LAISSER TRIOMPHER DE PAREILLES IDEES.Interpellant ensuite le Premier d'aujourd'hui, sir Charles l\u2019accusa de CONSPIRER AVEC EUX CONTRE SA PROPRE RELIGION ET OON- TRE SA PROPRE NATIONALITE! L'accusation étuit d'autant plus fiétrissante que sir Chs.Tupper 6 tait appuyé par lu majorité protes- taute conservatrice, dout plusieurs d'ailleurs, dans Ontario, furent victimes de leur dévouement, aux lec tions générales.Ces souvenirs nous reviennent Lout vivants, & la lecture du discours pro- noucé à Môgantic, par son vaillunt député, Itufus Pope et dont nous ve- produisons le passage suivant, qui peut être considéré comte lu plus juste expression de co que fit la mu- jorité protestante du parti conservateur en 1806; il est de fixer certains poiots de notre his- celui-là surtout: très important toire, M.Pope dit que le parti conservateur est avant tout ferme dans ses principes, et que, s\u2019il eût voulu sacrifier les droits de In minarité du Manitoba.pouvoir.Et l'orateur ajoute: * J'ai voté pour le bill réparateur qui re minorité catholique du des droits il serait ensore au inettait la Manitoba duns l'exercice dont elle avait ét6 injustement dé pouillée.Je le forais encore si l\u2019occasion so présentait.Je le feruis par respect pour ces droits reconnus, par respect pour la constitution, dut ma carrière politique en ôtre brisée.\u201cJ'ai ici avec mot un député d'Ontario, M.Northrup, qui a été défait en 1896 A cause de son attitude favorable à la minorité catholique do la province de l'Ouest, el je veux lui dire en présence de cette assemblée composée de protestants et de catholiques de Canadiens-français et de Canadiens-anglauis, qu'ici, dans notre belle province de Québec, de protestants sont scrupuleusement respectés et que jamais nos concitoyens catholiques qui forment la grande majorité de cette province, n\u2019ont lésé les droits et privilèges des protestants.Les principes du parti con- nos droits servateur demandent le respect des droits de tous et j'entends respecter ces principes et avec mon parti jien veux la plus rigoureuse application.\u201d Ce n\u2019est pus la première fois que le député de Compton affirme hautement son esprit de justice, qu\u2019il met au-dessus de tout intérot et de toute ambition: sa déclaration de la dernière heure méritait, ici, une place d'honneur! Quand Lous les yeux s'ouvriront- ils?UN ANCIEN DEPUTE.REE R x fEeaee my aeTaia]n [PET] se w]e] pm Re Rf sae fae] es représente le jeune député à la jolie tête qui fait une colère d'enfant gâté en présence de deux confrères.Après avoir épuisé tout un vocabulaire de mots malsonnants à l'adresse du dieu des rouges, il ouvre un statut et copie soigneusement la formule de démission d\u2019un député, fait si- compagnons comme la lettre, l'adresse gner ses deux témoins, cachète à l\u2019Orateur et disparaît.IITo Acte \u2014Nous sommes dans les appartements de l'Orateur, qui est A dépouiller sa correspondance.Ie député démissionnaire est introduit et il demande à l'Orateur de lui re mettre une lettre qu'il lui a adressée Celui-ci y consent.Le décor change.Nous voila maintenant en pleine Chambre des Communes, les auditeurs d'un beau débat.L'Orateur explique comment le député démissionnaire à su retirer À temps sa lettre de la veille.Et l\u2019on discute cette grave quustion: \u2014 la démission d'un député est-olle complète lorsqu'elle est rédigée suivant la forme du statut, signée en présence de deux députés et remise a 1'Orateur, ou faut-il qu'en outre, Ce dernier en ait pris connaissance?Sir Wilfrid décide que lo député n'a pas démissionné et la majorité suit.IVe ACTE.\u2014Devant la Cour Supérieur À Sorel.Un électeur demande que la Cour déclare vacant le siège de M.Bruneau, pour raison de dé Mission; M.Bruneau est témoin et explique qu\u2019il n\u2019a jamais envoyé sa démission à l'orateur, et que c\u2019est une autre lettre qu'il est allé réclamer le matin.C'est par plaisanterie qu'il à rédigé sa démission et c'est pour s'amuser qu'il a laissé la Chambre discuter sur cette affaire.Là-dessue le rideau tombe.la veille.GC.T.P.Si Von adoptait pour la construction du transcontinental projeté, l'entreprise serait réalisée six fois plus vite et coûterait la moitié moins.Avec les soixante-dix ou quatre- vingts millions épargnés au trésor national, en donnant ka préférence wu plan Borden sur lo plan Taurier, on pourrait ensuite dâtir un superbe chemin de colonisation et le raccourci, entre Québec et Winnipeg.Seulement, on ne le bâtirait qu'après u- voir bien déterminé l\u2019endroit le plus favorable et avoir béuéficié du transcontinental au moins cinq ou six ane plus vite qu'nvee ln formule Laurier.le plan Borden Baptiste n'est pas hypnotisé autant que le \u2018Canada\u2019 paraft le croire par le plan grandiose de M.Laurier pour donner un chemin do fer transcontinental au Grand-Tronc, \u2018aux frais de la princesse\u201d La preuve en est dans la façon dont on blague l\u2019entreprise, qui n'a d'autre but réel que de bourrer le \u2018\u2018\u2019bank-notes\u2019\u2019 le fonds des reptiles, les poches de M.Cox ct de ses Comparses du ministère.C\u2019est au point qu'un brave campagnard, de nos amis, à qui l\u2019on demandait l\u2019explication des lettres cabalistiques G.T.P., dont la presse rouge fait ses délices, en donnait cette définition ingénieuse et pleine de vérité: \u2014G.T.P.mes amis, cela veut tout bonnement dtre GROS TRUC POURRI.Demandez plutôt à nos 1uinistres Sifton, Sutherland, Fitzpatrick, Parent et au sénateur Cox.Le Caneda ' aux Canadiens \u2019\u2019 LE NUMERO : 2 CENTIN S Les Deux Menetriers Sur deux noirs chevaux sans mors, Sans selle et sans étriers, Dang le royaume des morts Vout deux blancs ménétriers.lls vont d'un gulop d'enfer Tout en raclant leurs crins-crins, Avee des archets de fer Ayaut des cheveux jour crins.Au gulop des lourds sabots, Au rire des violons, les morts sortent des tombeaux: \u2018\u2019Dausons et cabriolons!\u201d* Ft les trépassés joyeux Suivent, par bonds essouflants, Avec une flamme aux yeux Mouge dans leurs crânes blancs.Soudain les chevaux sans mors, Sans selle et sans étriers, l'ont halte et voici qu'aux morts Parlent les ménétriers L'un leur dit À haute voix, Sonnant comme un tympanon: \u2018Voulez-vous vivre deux fois?Venez, la vie est mon nom.\u201d Et tous, mime les plus gueux Qui de rien n'avaient joui, Tous, dans un élan fougueux, Lea morts ont répondu: Oui! Alors l\u2019autre, d'une voix Qui soupirait counne un cor, Leur dit: \u2018\u2018Pour vivre deux fois, 11 vous faut aimer encor.\u2018\u201cAimez donc! Enlacez-vous! Venez! l'Amour est mon nom! Alors, mêmie les plus fous, Les morts ont répondu: Non! Tous, Montrant leurs cœurs en lambeaux, Avec des cris de damnés Sont rentrés daus leurs tombeaux de leurs doigts décharnés Et les blancs ménétriers Sur leurs noirs chevaux suns mors, Sans selle et sans Otriers, Ont laissé dormir les morts.JEAN RICIHEPIN.OOBOOIOOOOOOOOOOOOE DO {ve Fu ie [i oe [oo ok [x ME [To [ Vains Scrupules libéral a manwuvré, y attendait, l'autre jour.rompue à opiné Le régiment Couimmis on s'y Les députés ministériels, une \u2018discipline exemplaire, ont du bonnet et voté selon ls désir du grand chef sir Wilfrid, en faveur du Grand-Tronc-Pacifique.Hs ont voté, les uns par ignorance, les autres par entêtement.Trois députés seulement, ceux Qui siégeaient du côté droit de ja Chambre, et non ; des moiudres, MM.Tarte, Blair et Puttee, ont fait | preuve d\u2019une noble indépendance en obéissunt d'abord aux dictôes de leur.conscience.Cus trois votes, aux- Quelles les circonstances prêtent une vuleur singulière, pèseront plus dans la balance populaire que tous les autres arrachés à leur auteur par des considérations mesquines de patronua- ge.Le projet du Grand-Tronc à encore parmi d'autres épreuves à subir avant d'ê- tre définitivement sauctionné; mais il le sera nécessairement et il est manifeste que le gouvernement entend l'imnposer au pays coûte que coûte.La lutte courageuse de Yop- servi qu\u2019à êé clairer l'opinion sur l'inconséquence ¢t sur l'ignorance de nos ministres.Les organes ministériels tentent de jeter le blame sur l'opposition et l'accusent de tentative d\u2019obstruction conduit l\u2019obstruction scundaleuse de 1896, à l'encontre d'une question de justice et d\u2019honneur national, sont mal venus & se plaindre parce qu'on tente aujour- d'hui, par des moyens légitimes, d'empêcher qu'une irrémédiable erreur soit commise au détriment du position n'aura donc ceux qui ont crédit canadien.projet d'un nouveau plus impor- Le colossal transcontinental est le tant qui ait été soum!is À l\u2019'appréciation du Parlement, depuis lu cons truction du Pacifique canadien; s'il est mal ordonné, trop hâtivement accepté, it peut entraîner le Canada dans des difficultés financières consi- dérubles.Il n'est donc pas permis de négliger rien qui aide & mieux conuaître la nature de l\u2019entreprise sous toutes ses faces, sa portée, ses moyens de réussite; et cela, dans l'intérêt même du gouvernement Qui ne s'exposerait pas, par sulte, au juste ressentiment du peuple.Pourquoi cette hâte fébrile, que rien ne saurait légitinement expliquer?pourquoi cet empressement fr&- nétique qui emporte nos ministres dans une course échevelée vers 1'inconnu et les empêche de voir où ils vont?Que penser de sir Wilfrid qui refuse aux représentants du peuple le droit de délibérer dans une si importante affaire?Et c'est bien ce droit de délibérer que la presse libérale nie arbitrairement À l'opposition lorsqu'elle l\u2019accuse de faire obstruction à cetto mesure Qu'ils qualifient pompeusement de nationale.Jamais projet n'a porté A sa face autant de signes d\u2019une précipitation excessive.Du leur propre aveu, les ministres qui le réclament, ne savout même pas où doit passer ce transcontinental si indispensable au dêve- loppenient du pays; ils ne savent pas dans quelles dépenses ils s'engagent; el ils s\u2019étonnent qu'on los arrête en chemin, ils se scundalisent parce qu'on leur demande s'ils savent bien ce qu\u2019ils vont faire.Et c'est tout ce que fuit l\u2019honnête opposition qui assume, aver tant de vaillance, la défense des intérêts populaires, Les innombrables objections qu\u2019à soulevées le projet du G.T.P., dis le début ct qui n\u2019ont fait que centuer par la suite, tant donner à penser au gouvernement qu'ils pourraient bien n'avoir pus nécessairement s\u2019ac- devraient pour- raison; elles de- pour la sutisfuc- tion de leur conscience politique, à donner une vraient les engager, plus rigoureuse attention jusqu'aux moindres détails.Lorsque le peuple entend le minis- chemins de fer, lui-même, l\u2019hon.M.Blair, dont la compétence est indiscutable, s\u2019élever aussi fortement et apporter d'aussi graves raisons À Fencontre du Transcontinental; lorsqu\u2019on voit un homme politique de haute valeur, comme M, Tarte, qui a À cœur plus que personne le développement du Canada, condamner le projet et proclamer son absolue inutilité, l'opinion publique nôcessairement À s\u2019émou- tre des en arrive voir.Le gouvernement semble décidé a passer outre, et se vrésigne au châtiment qui l'attend aux élections.I faut vraiment qu'il trouve dans la conatruction hâtée du Transcontinental des avantages excoptionnels qui compensent abondamment la perte inévitable de la conflance de l\u2019êlee- torat.Le peuple veut snvoir; il à même le droit d\u2019être coneulté avant qu\u2019une mesure de proportions aussi colossales ait forcé de loi.Mais au moins que le gouvernement ne refuse pas de lui fournir par lu voie de ses députés, toutes les informations qu'il est en droit d'attendre.Les ministres gouvernent pendant ¢ing ans, mais c\u2019est pour le peuple et en son nom Qu'ils gouvernent.Le despotieme n'est pas de mise chez nous; le peu- \"ple n'est pas taillable et corvéable à merci, pour le bon plaisir ou pour le plus grand avantage personnel de quelques ministres, qui ne sont après tout que des serviteurs, et des serviteurs bien payés.Que les libéraux les hauts cris; cessent de jeter qu\u2019ils no s'indignent pas de l'audace de l'opposition.Leurs scrupules, témoignent sans doute d'une conscience délicate, mais tout le monde s\u2019en trouverait mieux s'ils les portaient sur eux-mêmes et s'ils épouillaient d'abord leur cons cience politique qu'achève de rongor la vermine des compromis.LUDOVIC MOREL.ans e SH LE RAPPEL PUBLIÉ PAR a rapies FAUTEUX, ÉDITHUR-PROGRIBTAIRE L.COUTURE Gerant ABONNEMENTS : Bin ville, - ~- - oe par an À l\u2019étranger, - \"10 * A ls campagne, ., Feut doit être adressé, «LE APPEL, Boîte à lettres 2464 Bureau: 15864 rue N-tre-Dame Tel.Bell Main 1664.le Samedi soir au No.Ed ete Catherine, entre les rues Visitation et Panet., Bell Est, 1873.ro.des Marchands, 1569.ee LA FILLE DU SONNEUR Il y avait, une fois, dans la ville d\u2019Agen, un brave homme qu\u2019on appelait Basserion, de son métier sonneur de cloches, ot qui vivait aveo une iemme sans se disputer.La femme ra- 11 leur vint une fille un soir petassait des culottes, filait du lin, la quenouille en quill devant sa porte i sept pas de la oathédrale.L'homme travaillait à son jardin, sonnait à l'église et récitait ses prières.qu\u2019un feu de joie flambait devant la maison, tandis que lee herbes aromatisées de la Saint- Jean s\u2019éparpillait dans la nuit.C\u2019était un augure de bonheur.Ils baptisèrent leur fille du nom de Luce, on l\u2019appela Lucinette, puis Lucinde, ensul- te Lucine, et plus tard elle eut un dernier surnom: \u2018\u2018Lucette, mon amour,\u201d disait la fileuse.Il avait sa renommée, le sonneur, un beau renom, qui s\u2019étendait loin, plus loin que l\u2019écho de ses cloches.Les bergers, autour des feux, les nuits d\u2019é- t6, disaient en se contant les histoires que Basserion sonnait mieux qu\u2019aucun sonneur de Gascogne.i 11 sonnait comme ces artistes pauvres de l\u2019ancien temps cise laient leurs images ou per ient.leurs figures, avec le Avenir du hameau, et la tête levée, les jarrets fléchis, l\u2019œil dans le' ciel, semblait parler avec Dieu, Basserion secouait sa poignée de cordes, faisait chanter le monastère, et sur la campagne assoupie, grêlant sur les hirondelles, toutes les voix de ce couvent de cloches donnaient en chœur: les petites nonnes de la carillonnade et le prédicant à grosse voix du bourdon.Lucette grandit, dorlotée par ce cantique, ces voix d'anges qui chantaient en dessus des toits, s\u2019envolaiens avec mystère, semblaient tantôt pleurer.Elie les connut, une par une, de leur vrai nom, et quand le sonneur était à l\u2019église et que tout à coup, malgré les fené- tres jointes, les cloches commençaient à bavarder, elle les reconnaissait à leur parole vive ou grave: \u2014Maman, c\u2019est la \u2018\u2018Gasconne,\u201d et cette autre c'est la \u201cChanoinesse\u2019\u2019, et cette autre encore c'est la \u2018\u2018Limousine.\u201d Et dans le bruit mutin du carillon: \u2014Maman, voici la \u201cFélée,\u201d voici la \u201cJolie\u201d, voici la \u201cSe- condette.\u201d\u2019 Et elle répétait ce qu\u2019elle entendait dire aux bergers: \u2014Oui, pardi bien! pour sonner bien, papa sonne très bien.Quelquefois Baseerion prenait sa fille, la faisait monter avec lui sur le clocher, entre les poutrelles qui supportent la toiture et la croix, puis il descendait: \u201cHop! y es-tu ?criait-il d\u2019en bas.\u201cQui!\u2019\u201d\u201d \u2014 Le sonneur éclatait de rire.Lucette, épouvantée, voyait le câble se tendre, et, soudain, pris de folie, après deux ou trois élans muets, l\u2019énorme \u2018\u2018Gasconne\u2019\u2019 se mettait à rugir.Puis c\u2019était un tintän- nabulis de clachettes, une clameur aigre de crécelles, et d\u2019autres voix s\u2019ajoutaient a cotte bourasque de bruit, suffisantes, lourdes ou légères, à quadruples volées, trilles et basses tailles, avec des tintements d\u2019enclume ou des ronflements d\u2019orage\u2014\u2018\u2018Papa, j'ai peur!\u201d criait Lucette, et pleurait, elle regardait avec effrai les grands ormes du mail qui semblaient de petite bouquets verts.Basserion, tout heureux, surgissait alors, prenait oo me o * sa fille à pleine brag, l\u2019enlapait sous se oeinture, et Penfapteca- ressait la rebe de branze eff les oreilles de cloches, et battants de cuivre qui pe daient comme dds.langues & tiguées.C\u2019étaient.leurs grandes joies à tous les deux; elles reve naient à des époques régulières fixées par l\u2019almanach; c\u2019était d\u2019abord, au printemps, le signal de la Passion, l'éclat des Rameaux, puis Pâques, et toutes les fêtes fleuries jusqu\u2019à l\u2019éparpillement des roses de la Fête-Dieu, la flûte ailée de l\u2019Assomption dans le temps des chaleurs, le paume des trépassés à la Toussaint, puis les cantiques de Noël, une mess de neige avec d\u2019ovales croisées aux vitraux tout rouges dans la nuit, ensuite le branle des crêpes du mardi gras, sonore comme un coup de poélon, la tristesse des Cendres et, pour finir le gros rire de la mi-carême.Le sonneur avait une façon à lui d\u2019émouvoir ces musiques divines; il leur insufflait son âme, les habillait de joie ou de souffrance.Il tenait dans sa main, obéissant et fidèle, un chœur de filles, da matrones et de vieillards, un concert de veuves et d\u2019épuusées.Son clocher, c\u2019était son cœur et toutes ces voix enfermées dans le bronze qui ne battaient de l\u2019aile qu\u2019aux dates sacrées, c\u2019était pour lui comme des oiseaux dont il ouvrait les cages, et qu\u2019il rendait à la liberté les jours de fêtes et les jours de mort.\u2014Papa, lus, on dit haut, chaque soir, le ciel silence pour t\u2019écouter.Bassarion embrassait sa fille.L'Angelus, ah! l\u2019angelus du soir, c'était son orgueil, son coup de gosier, sa note comme on dit à Toulouse.Il en avait étudié le virement du poignet, l\u2019ondulation d\u2019air, les intervalles savants.I] commençait d\u2019abord chuchoteur, puis planait sur les champs d'une large voix sereine; c\u2019était beau comme la parole de Dieu, puis il s\u2019éteignait en un murmure indéfinissable, ainsi qu\u2019une eau tombe, ensuite afflue et meurt goutte à goutte.Son angelus, chante-moi l\u2019Ange- partout que la- fait une gloire! Papa, je me mettrai demain à la \u2018fenêtre et j\u2019écouterai quand tu chanteras.Et le vieux sonneur, ne voulant pas la chagriner en lui disant que les cloches ne sonne raient pas le lendemain parce que c'était le jeudi saint, ré pondit en riant: \u2014C\u2019est, bien, Lucette, quand je sonnerai demain, je penserai a toi.Comme elle descendait du clocher, Lucette fut saisie d\u2019un grand froid et tandis qu\u2019elle retournait à la maison, derrière le sonneur, elle toussa si fort que sa poitrine en fut déchirée.\u2014Qu\u2019as-tu?demanda Basse- rion.\u2014Rien, dit, l'enfant.Mais toute la nuit sa tête s'agita comme pour échapper à la fièvre, et le lendemain matin, a- prés une agonie d\u2019oisillon, elle était toute prête pour mourir.Le docteur lui prit la main.\u2014Où souffres-tu?\u2014Partout, gémit l\u2019enfant.Puis elle ajouta: \u2018Je voudrais bien entendre l\u2019angelus\u2019\u2019.Le sonneur, debout près das rideaux, se mit à pleurer.D\u2019heure en heure, elle s\u2019en alla vers la tombe, son corps recroquevilla comme un brm de feuille fanée, ses joues devinrent pales, ses yeux s\u2019agrandirent.\u2018\u201c\u2018I\u2019angelus, 'angelus\u201d.murmurait-elle.Le fardeau de la vie est si pesant pour ses petites épaules qu\u2019elle ne fut pas longue à s\u2019en débarrasser.Le médecin regarda le sonneur tristement: \u2014Je vous conseille de sortir.Votre femme veillera.Basserion s'en alla tremblant, C\u2019était le soir.Un soleil rose mourait au loin, vers le coteau de Croxuelardi.Ca fut la première heure dans l\u2019existence oll son esprit ne courut point vers ses autres filles, ses autres filles, les bonnes cloches.La plus aimée d\u2019entre elles s\u2019en allait toute menue, avec un léger son d\u2019âme qui se fale.Luce ou Lucine, Lucinde ou Lucette, c'était la moitiz de sa vie, comme une église d\u2019amour aux minuscules clochetons qu\u2019édifie la paternité.\u2014\u201c Mon Dieu! quand je pense qu\u2019hier encore elle s\u2019amusait d\u2019entendre brâiller la \u201cLimousine\u201d.Et l\u2019angelus qu\u2019elle vou- lait Écouter ce soir de jeudi leurs = ee saint!\u201d \u2026.+ - Il ®t Joo chemtipe au: tour &u pays.L\u2019heure de l\u2019An- £elus passa, pais une autre, eb d'autres teujours, taæt eb si bien qu\u2019aux environs de ta nuit comme le sonneur traversait la place de Saint-Caprais, un bonhomme le reconnut et l\u2019appela: .\u2014Hé* Basserion! \u2014Quoi?fit le sonneur.Alors le paysan se découvrit.-Mon Dieu! cria le sonneur, Il saidit le paywan par le collet et le sécona.-\u2014Elle est morte, hein! dites- ms la vérité.\u2014Eh ben! par la croix du chemin, oui; mais il faut être sourageux.Vous n\u2019aurez pas la douleur de sonner son glas, à la petite, puisque les cloches.sont parties.\u2014Le glas, le glas, répétait le sonneur.Quelque chose de blanc lui traversa la figure.Il rebroussa chemin, pénétra dans l\u2019église.Une paix noire, un calme de nuit de semaine sainte, des cendait des voûtes.Son pas fit gronder les dalles.[| monta les trois cents marches du.clocher, puis s\u2019essuya les sueurs du cou, du front, des poignets, saisit les cordes et les arrangea dans sa main.\u2014Le glas, toujours.Et soudain, sur la ville, une le glas, disait-il sonnerie se déchaîna.11 était minuit, la fille du sonneur mourait.6 Ce qui se passa dans la conscience de Basserion, Dieu pourrait le dire, car Dieu certainement traversa l\u2019âme du sonneur, cette nuit-la.ll avait pris les cloches, et les bras guidés par les saints anges, les saints anges qui font esquiver les cloches tous les jeudis saints, Basserion sonnait, toujours.Il sonna longtemps ains?, et la chanson céleste planait, confusionnant sans doute les gens épeurés, qui disaient: \u2014Le diable, c\u2019est sûr, est dans l\u2019église, les cloches deviennent folles.La nuit du vendredi saint.minuit passé\u2026 pourquoi l\u2019Angelus, cette nuit, à cette heure?Car c\u2019était bien l\u2019angelua qui réveillait les ouailles endormies, la sonnerie joyeuse, l\u2019An- gelus d'amour, l\u2019Angelus élargi des campagnes, une paix qui s\u2019égrenait d\u2019une voix pure, charmante.Et c'était si divin, si dénué d\u2019humaine douleur, que lorsque Basserion reposa les cordes glacées, quelque chose de frissonnant qui montait vers les étoiles frôla sa joue comme une plume et lui chuchota: \u2014Pardi, bien! papa pour sonner bien, tu sonnes très bien; je vais le dire au hon Dieu.GEORGES D\u2019ESPARBES + PRONONCIATION DIFFICILE Ce petit jeu de société aide à passer les longues soirées.En même temps, il délie la langue et la rend plus habile, plus souple.Un chanteur enchanteur enchante sur-le-champ, en chantant des chants touchants les champs.La cavale au Valaque avala l\u2019eau du lac et l'eau du lac lava la cavale au Valaque.Il a tant plu Qu\u2019on ne sait plus Dans quel pays il a plus plu, Mais, au surplus, S'il eût moins plu, Ça m\u2019eÂût plus plu.Un pâtissier pAtissait, chez un tapissier qui tapiseait.: Le tapissier qui tapissait dit au patissier qui pAtissait: \u2014 Pourquoi, patissier, viens- tu pâtissier, chez un tapissier, qui tapisse?\u2014Un pâtissier peut aussi bien pâtisser chez un tapisaier qui tapisse, qu\u2019un tapissiez tapisser chez un pâtissier qui pâtisse.\u201c « Quand un cordier cordant veut accorder sa corde.Pour sa corde corder trois cordons il décorde, Mais si l'un des cordons de la, corde décorde, Le cordon decordé fait décorder la corde, Si six scies scient six cyprès, six cent six scies scieront six cent six cyprès.Un chasseur sachant chasser doit savoir chasser sans son chien.LE RAPPEL \u201c La Legende hb, - \u201cUn jour, le Hupveur: du monde partit de Jérusalem avec ses disciples pour aller pré- cher la vérité dans le reste -de la Judée, Comme ils devaient traverser une contrée sablonneuse et déserte, Jésus recommanda à chacun, de prendre sous son bras une grosse pièr- | re sur laquelle il pit au besoin reposer sa tête en dormant.F Tous obéirent, \u2018mais saint Pierre, trouvant la charge trop lourde, ne se munit que d\u2019un petit caillou.L\u2019heure du repos étant venue, le Sauveur fit asseoir les disciples et leur dit: \u2014Avant de dormir, il serait bon de manger.\u2014Mais que mangerons-nous, maitre, car yous n\u2019avons rien apporté?: Jésus alors étendit la main ; soudain les pierres qu'avaient apportées les disciples furent changées en autant de pains de la même grosseur.Et le Seigneur dit: Que chacun mange suivant ce qu\u2019il a.\u2019 Or, l\u2019un des douze, celui qui avait épargné sa peine, ne se trouvait possesseur que d'un petit morceau de pain pouvant suffire au repas d\u2019un oiseau.\u2014Maître, fit-il, que mange- rai-je; moi?\u2014Eh! lui répondit Jésus, que n\u2019avais-tu pris une grosse pierre; tu aurais maintenant un gros pain.À chacun selon ses œuvres et selon ses peines : souviens-toi de cette parole.Saint-Pierre eût enduré la faim, si les autres apôtres ne lui eussent donné de leur pain, \u2014J\u2019ai mangé le pain de la charité au lieu du pain par le travail.Si la charité m'avait fait défaut, je n\u2019aurais pas eu de pain et je pouvais mourir.Et il répéta la parole du maître: \u201c A chacun selon ses œuvres et selon ses peines.\u201d\u2019 ! \u2014_\u2014\u2014 A propos des Congregations La \u201cLibre-Parole\u201d, \u2014 M.E- douard Drugont.\" Les protedtan\u20acs, sauf de très rares exceptions, ont eu leur large part dans la persécution religieuse.Aujourd'hui, ils comprennent la vérité de la parole: \u201cMalheur a celui qui remue le fond d\u2019une nation.\u201d Ils semblaient avoir honte d\u2019avoir renié toutes ces idées de tolérance et de liberté qui furent longtemps leur cheval de bataille.Ils devinent que, de toutes ces iniquités, sortira la plus épouvantable guerre civile, religieuse et sociale que jamais le monde ait vue.Au point où nous en sommes, nous ne pouvons que rebondir du fond de l\u2019abîme, et c\u2019est exclusivement sur nous que nous devons compter pour (que cette espérance sc réalise.Le mouvement de tout le pays contre la violation des dumici- les et l\u2019expulsion de religieux et de religieuses, l\u2019union qui s\u2019est faite entre toutes les Ligues patriotiques, attestent que toute la vitalité n\u2019est pas morte chez les Français catholiques.Nous sommes le nombre, nous serons la force.Le \u2018\u2018Gaulois\u2019\u2019.\u2014- lins.M.Combes devient suspect à ses amis, et peu s\u2019en faut qu'on ne le dépose dans ce musée fu- nëbre où sommetllent depuis la fondation du régime les ré publicaing qui ont cessé de plaire.Il paraît que M.Combes ne désaffecte point les chapelles recommandées par les députés du \u201chloc\u2019\u2019 et qu\u2019il se refuse à fermer les oratoires protestants, par égard pour MM.Réveillaud et Buisson, D\u2019autre part, on cite un certain nombre d\u2019écoles congréganistes qu\u2019il tolérerait pour ne point exaspérer les électeurs de ses amis personnels et politiques.La chapelle et l\u2019école libre deviennent monnaie électorale au même titre que les bureaux de tabac, le Mérite agricole ou les palmes académiques, Pour soïgner ma popularité, dit M, B.\u2014notable radical ministériel \u2014 il me faut deux écoles congréganistes, quatre bureaux de tabac, une chapelle ct douze métres de ruban vert ou M.Desmou- violet.du Travaif | Ay National Français | - C'est donc lundi prochain que Mile \u2018Jamw Bertin, l'artiste parisienne arrivée À Montréal, samedi dernier, fe- ru ses débuts au Théâtre National Mile Bertin À choisi pour sa première apparition devant un public canu- dien, le role de Claire de Beaulieu, du \u2018\u2019Maître de Forges\u2018, le chef-d\u2019œu- vre de George Ohmet.\u2018Le Maitre de Forges'' est come on le sait, l\u2019une des pièces les plus Émouvantes et le rôle de Claire de Beaulieu est l'un des plus beaux du répertoire, parce qu'il fournit à l'artiste qui l'interprète l'occasion de faire adinirer son talent sous toute nes faces.Fière, hautaine, méprisante, frivole au début, Cluire se métamorphose à mesure que se déroulent les péripéties du drame, ct lorsqu\u2019arrive le dénouement, Vaincue par l'itumense bonté de Philippe Derblay, elle est devenue l'épouse dévouée, alinante, soumise, reconnaissante de celui qu\u2019- elle écrasuit de son mépris, de l'huru- ble Maître de Forges qu\u2019elle jugeait bien audessous d'elle.Mlle Bertin a joué ce rôle plusieurs fuis à Paris et y u remporté les plus grands succès de sa carrière.La distribution, compreud en outre les plus forts urtistes de la troupe du National.Des décors ont été peints spécialement pour cette production du chef- d\u2019teuvre d'Ohmet, lu meilleure sous tous les rapports que eue à Montréal.\u2014\u2014@\u2014\u2014\u2014 Au Parc Sohmer nous aurons \u2014_ \u2014\u2014_ Comme le temps passe! A peine muanifestions-nous notre joie de voir le Parc Sohmer nous offrir ses attraction festivales, aue les heures coulaient assez rupidement pour nous amener au jour de la clôture.Encore nujourd'hui, et la saison d'été ne se ra plus qu'un souvenir.Jamais ona vu un pareil choix d'attractions.La dernière semaine, celle-ci, a été particulièrement remarquable.On admire au programme le fameux Fitzgerald, dans ses transformations instantanées, représentant des types marqués fort connus et fort populaires.Ensuite, c\u2019est Lidonia, un tu- nambule bien connu, qui roule en bicyclette sur un fil d'acier, mais qui prépare cet exercice par une série de trucs comiques qui ont dilater la rate de tous les spectateurs.Après, on applaudit la famille Fraser dans ses danses nationales, et les cina \u2018Carl! Dammann'\u2019\u2019, acrobates sur tapis d\u2019une force et d\u2019une adresse iu- croyables.Enfin, ce sont les éléphants du Prof.Sam Lockart, dont les exorcices stupéfient le public par leur précision, leur étonnante virtuosité et surtout par la légèreté de ces animaux énormes si lourds en apparence.Ce programme sera exéeuté encore aujourd'hui.A partir de lundi, le Parc sera désert pendant la semaine, imais il reprendra son animation et ses attraits chaque dimanche.\u2014 Ru Parc Riverside \u2014\u2014 Vu que les Parcs d'été sont à la veille de fermer leurs portes, le pro- priftaires du magnifique Parc Riverside n\u2019ont rien négligé pour donner à leurs clients en ces dernières semaines un choix d'attractions irréprochables.Les artistes qui figureront au programme de la semaine prochaine, sont tous des étoiles leur genre.Aussi ceux qui veulent s\u2019amuser tout en se reposant des fu- tigues de la journée n\u2019ont qu'à se rendre au Parc où ils jouiront d'un spectacle idéal.A part les concerts habituels les grandes ascensions en ballon et les mille autres amusements, les artistes dont les noms suivent se feront entendre: Le populaire A.-E.Road duns ses chansons et monologues.Charlebois et Charette dans un acte nouveau; Ia charmante soubrette, Florence Corbin: w.World, le merveilleux contorsionniste; Tommy Lyons, le comédien tni- mitable; Donnelly et Vincont, deux dans originaux; Wood et Wood, sur le trapèze, enfin Cartal l'artiste français.\"Comme fin de programme toute la troupe interprétera la désopilanto co- \u2018Le nouveau ju- et il y médie en un acte: ge\u2019, Attendez la fiu des surprises, \u2014_\u2014\u2014 En cour d\u2019ussises.Le président, \u2014 Enfin, vous avez jeté votre femme sur Jes rails au moment où le train passait?L'accupé.\u2014 C\u2019est exact, monsieur le président; mais il faut que je vous dise: je lui expliquais quelque chose, et comme aurg elle ne comprenait pas tris bien, je l\u2019ai mise sur la voie.Theatre National, 1440 RUE STE.CATHERINE.Tel.Bell Est 1736.I o£ a Tel, Marchands 520.Semaine du 7 Septembre 1903 \u201cLe Maitre de Forge .DEBUT DE.Delle JEANNE BERTIN N.B.\u2014-Lundi Fête L soirées PAIX: SOIREES, MATINEES, 10, 15, 20, 25 et 306.10, 25, 85, 40 et 50c.PEER à AT LE égale, matinée mêmes prix qu'aux ii [Its i) [STR ITT i! Li (2 Te Fo (FT To [To [oF oT To eo) [ PARC SOHMER AUJOURD'HUI Apres-1nidi, a 3 heures et ce Soir a 8 heures, LES 4 ELEPHANTS prodigieux de Sam Lockhart.LES 3 FRASER, danses nationales.LE CELEBRE SIDONIA, bicycliste aérien, F, V.FI'TZGERALD, transformation instantanées.LA FAMILLE DAMMANN, (5) acrobates merveilleux.ADMISSION: 10 CENTS.En fo fee ep eee imac [tf] px) [ou oc] Tou] [od ot To Tt [oe oe To To [oo Tk a RT) 5 i PARC RIVERSIDE, Maisonneuve, Représentations extraordinaires pour la semaine de la Fête du Travail Engagements speciaux d\u2019Artistes etrangers DOUZE NUMEROS AU PROCRAMME _ Cotédie en un acte LE NOUVEAU JUGE.Concerts.ASCENSION EN BALLON Admission - - RT eo FRR] Tor Se [i ou TR RTI] A] ope 0 Te Bell Phone Mount 1045 3602 RUE NOTRE-DAME IO cents iN ie} Cs ts [ Io CL C he by i.ng E .Repair Suit Concern ST-HENRI, Nous prenons soins de votre linge pour $1.00 mo épongeons, nettoyons et faisons toutes les petites ré lone compris la teinturerie.Nous fournissons aux clients À linge, nous l'envoyons chercher et la retourn quelle partie de la ville.Louis Lemieux & Cle, Prors.parations une jolie boite ons dans n'importe 0 O-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0 -0- 0 5-0+0-0-+4-C § Tel, Bell 456 Mount.H.A.DEPOCAS Ferronneries, Quincailleries, Peintures, MARCHAND DE Finceaux, Huiles Vernis, Vitres, Mastic, Tuyaux pour Canaux, Ciment, Fer en barres, Articles de Carrosseries .POELES ET OUTILS Une specialite, 1984 8t-dacques, St-Henri à O-e-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0\u2014010 0-0 O-e-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0-0 O He \u2014mmeeen-d 270 St-Laurent.| Papeterie : Parfums J | Fantaisie Ficonue Ct-devant.de 8t- Henri.Tel.Main 3257.XXX XXX IX XXX XI IX XX XIX XXX YX YX YYYYYYITIIYX AA A I x I II I IIImImmImIIIIaI III © Ë 0 CRINDE Fig (nar?! Pwente pans 0 06! 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Dame! ll n\u2019y a rien de bien surprenant là-dedans puisqu il se méle d\u2019être masculin.(un petit coup de griffe en pus- sant).et sans rancune, messieurs les \u2018\u201c\u2018Masculing\u201d qui s\u2019amusent à inebtre leur fin museau dans ce qui ne les regarde pas.Je d'sais donc que septembre serait charmant s\u2019il possédait soulement un soupçon de constance.Vous vous couchez le soir par un temps frais qui frise la gclée, vous êtes réveillée le lendemain par un coquin de soleil qui rit de vous entre deux nuages barbouillés, tandis qu\u2019- une chaleur écrasante vous oblige d\u2019endosser une toilette légère, presque estivale.Vous vous promenez l'après- midi en toilette mince ct ajourée, arrive à l\u2019épouvante un vent du Nord suivi d'un petit bijou de rhume qui vous emporte le nez et vous force d\u2019éternuer pendant trois jours et autant de nuits.Comment faire, hélas, pour s'habiller suivant la mode ot, la température\u201d Faudrait-il, quand on sort, se munir d'une petite malle remplie de toilettes en les variant tour à tour suivant les caprices du temps?Imaginez alors le plaisir qu'on aurait de voyager.Ft pourtant, ne nous plaignons pas trop vite, car si le mois d'août a cu la larme à l\u2019œil pendant trente- ct-Un jours, espérons que septembre saura nous faire quelques petites risetles qui nous permettront de porter encore quelquefois nos jolies robes d\u2019êté.fn ce moment, les deux tissus les plus employés sont lu toile et le voile en dehors de cela, il n'y a que lu serge de différentes couleurs pour costumes de voyage ou de plage, quand la brise se fait dangereuse et qu\u2019il est prudent de se couvrir.Pour toilette plus habillée, il y u la robe de crèpe de Chine, légère et nuageuse, mais d'un fragile! Contrairement aux robes de toile qui peuvent so faire courtes, la toilette de crêpe de Chine se porte traînante, s\u2019évasant tout autour de la femme en de gracieuses ondulations, [| lui faut beaucoup d\u2019ampleur et des empiècements unis, plissés ou froncés afin de luis- ser les hanches libres.La jupe peut être froncée à la taille et ornée dans le has d'un large entre-deux de guipure incrustée, Comme corsage, une louse bouffante recouverts d'un Lo- léro laissant apercevoir tout le bouffant du corsage, s'arrondissant vers le bas, et s'arré- tant au-dessus d'une cvinture drapée en taffetas souple.Ainsi de nombreuses conmhi- naisons de toilettes sitipe-s et élégantes, et convenables pour toutes les circonstances sont particulièrement jolies avec l\u2019une ou l'autre de ces deux ê- toffes: toile ou crêpe de chine et voile.A la petite canadienne qui aime à se trotliner à la pluie, lu nez au vent, dont le pied mignon ne craint pas brûler l\u2019asphalte de notre bonne ville, je conseille la jupe courte al lant, à la cheville, qui quoi- qu'on en dise ou qu\u2019on en pense est encore la plus pratique de toutes, pour les jours de mauvais temps, quand on s\u2019amuse aux \u201cbargains\u201d du vendredi.les mains chargées de petits paquets et la cervelle remplie de gros projets.MARGOT, -_\u2014 Dans un restaurant des boulevards.Madame commande un turbot et, s'adressant au maître d'hôtel: - GRAMMAIRE.Toutes les purtivs du discours ont Une terminaison propre, suuf lus Huots invariubles, tels que prépositions, conjectlions, &c., ces mots invariables sont indiqués au vocabulaire au moyen d'un usterisque, el nous les expliquerons plus tard.lorsque l'on veut comprendré la nature, le role, le cas d'un mot Fon n'a qu'à regarder quelle en est la tertmitaison, ces terminaisons gram- tinticales \u2018ae do, ui\u201d (ou Y-}) et enfin nn\u2019 sont: l'adjectif finit toujours par ta lettre \u2018Alu), bon (bona): grand (granda) .long (longa): théntral (teatra) honnête (honestu).Exemple: beau (be- ID Cprononcez toujours eT) L'udverbe dérivé est caractérisé pur la finale CE.(bellement ): bone (grandement >; longe (lon- Exemples, bele (bonnement ) grande guement ); teutre (théatralemeut >: honeste Chonnétement > I L'infinitif de tous les verbes est caractérisé pau la terminatson C1 ExemphHes: Ami (aisner ); fini fi- mir) ricevi (recevoir).redoni Cren- dre): paroli (parley kanti (chan ter): ivi (aller).Le Le nom où substanli se termine toujours par Le lettre OU Fixes bovo (bœuf ) (Pierre }; ples: Honie (homme) domo (maison) Petro 00 e800 08) 080) 100 080) 180 0 OO Doe Mile Bertin a Joué ce role plusieurs fois à Paris, et v a remporté de re tentissunts succès.Avec les qualités que lui prétent les critiques les plus autorisés de France.Mile Bertin ne saurait que rendre à la perfection le caractère de Claire, cette Jeune fille fantasque, frivote et hautaine dont l'orgueil est vaineu pur la bonté, la générosité, In grandeur d'âme de Philippe Derblay, le maître de forges.La distribution des autres rôles a Cté faite avec le plus grand soin et l'on peut s'attendre à une interprétation supérieure.Hotel! Ed.Fortin Coin St-Jacques et St-Gabriel Aujourd\u2019hui, 6 Septembre de midi a 3 heures p.m., et de 6a 8heures p.m.SOUPES Soupe AUX pois Comsommié Giblotte POISSONS Haddock pannée sauce su beurre ENTREES.Salade poulet mayonaise Cotelettes de veau pannées sauce tomate Bœuf à la jardinière ROTIS ROAST BEEF Agnenu roti sauce menthe VIANDES FROIDES.Roast Beef, Jambon, Porc frais, Petit Salé LEGUMES Pommes de terre bouillies.Cresson Blédinde bouilli crosby, Celeri, Laitue DESSERTS.Gelée aux fraises Conserves de pommettes FRUITS; Pommes Poires FROMAGES.Gruyère.Oka, Lait, thé café.Déjeuner, $ à 9 heures.Diner, 12 àf3 heures, Souper 6 à $ heures précises.Fumez le Cigare EL PRESIDENTE 10c.SOP HOPPE OPOPPPIOODOOOOODOOOD Grand Concert de Charite \u2014 A - L'UNIVERSITE LAVAL | JEUDI LE 10 SEPTEMBRE Pour la creation d\u2019un Laboratoire a la Creche des Soeurs de la Misericorde DEBUT DE Delle Lucile Franchere VIOLONISTE Une gloire musicale canadienne-française de Chicago Avec le concours d'artistes distingués de Montréal.BILLETS EN VENTE CHEZ ED.ARCHAMBAULT 1686 STE-CATHERINE Près de la rue St-Denis | | } teutro (théâtre): uno (amour > parolo (parole), hanto (chant ) L (prononcez \u2018\u2018ou\u2019\u2019).L'inpératif où subjonctif des verbes est caractérisé par lu terminaison \u2018a\u2019.Exemples: Faru (faites); diru (dites): ke mi diru (gue je dise): keui amnu (que nous uiznions ); skribu (écrivez), ete.+ (prononcez \u2018Ve .) Lav lettre finale *\u2018j\u201d indiquo le plu- viol.Lexeinples: hela domo (une bel- belles hon- lee raison); bela domoj (de masons); honesta homo (un homuoj (des nète homme); honestaj hommes hounétles); granda teatre (un grand théâtre): grundai\u201d teutroj (de grands théâtres N Lac terminaison \u2018n° indique l'uc- cusatif ou le complément direct da verbe, FExemples: Vidu la belan do- mon (voyez la belle maison): vidu lu bélain domoin (voyez les belles maisons).Doma al mi maturan po- mon (donnez-mioi une pomme mu- red; dona al ai mnturain pomoju (dounez-moi des ponites mûres).Mi vin salutus (je vous salue).Vi tin salutas (Vous me saluez).Mous donnerons dans la prochaine leçon li balance de lu grammaire.Nous prions les lecteurs de conserver te coupon «L celui qui va suivre, vu ques les premiers exercices de traduction pour lesquels nous donnerons des primes, seront.des exercices pour Lu pratique des règles de Ju gratn- Haire.Pour toutes informations relatives à lTsperanto, prière de s'adresser à Dile Berthe Saint-Martin, \u201cLe Rap- opel.LE oo 8:00: 8:00: 000: 000-000-0000 PACIFIQUE CANADIEN EXPOSITION TORONTO ET RETOUR 37 Septembre: 1,6, 8, del TH Lee 2000» Limite de retour, 15 Septembre 1503 $10.SHERBROOKE ET RETOUR Dutes de depart, Sptembre 4 at 5.| Limite de retour.7 Septembre 1403.OTTAWA ET RETOUR 1, 16, 15 Septembre $2.60 1), 12, 13, 15, 17 Septembre - - $3.80 Limite de retour, 21 Septembre 1903, ST-JEAN ET RETOUR Du 5 au 12 septembre inclusivement, Limité à la date de vente et comprenant une admis-ion à | - - ' l'exposition - - .Trains de l'après-midi, le 48ep- tembre ct tous les trains, du 5 au 2 septembre - - - - 1 Septembre sel 7 oie, Fete du Travail 7 SEPTEMBRI Des billets d'atler et retour seront délivrés au pris :-\u2014 D\u2019ua b lict simpl Date du dévart - 5.6 et 7 septembre, Limite de retsur « Septembre 1003, de premiere classe Excursions a bon m.rche de Fin de Semaine.Bépart: le samedi où le dimanche, Retour te tundi.Abbotsford - - $1.60 Redford - - - 1,60 Jolietie - - - 1,60 St-Jeun, Que - - - - 1.10 Ste-Agathe - - - - - - 210 {le dimanche seulement} 1-50 Sainte-Anne - ++ 0-01 - 0,80 Knowlton - - - - - - - 22 Québec oo = = - 4,00 St-Gabricl de Hrandon ~~ = - 220 \u201c (le dimanche seulement) 1.60 Taux pour plusieurs autres points donné, demande, sur Service Spe.ial do Samedi.PARTANT DE MONTREAL pour le Lac Brome, Knowlton, Cowansville et Sherbrooke (Gare Windsor)1,40 p.m,le samedi Retour.le lun di, arrivant à Montréal à 9.30 a.m Le train régulier part de lagare Windsor 44.80 p,m, t r Dorval, Valois, Polnte-Claire, Ste.ine, yaudrenil, Hudvon, Pointe Fortune et Stations Intermesiaires.(Gare Windsor) 1.50 h.p._m, les amedis, Retour les lundis, arrivant à Montréal à 8.40 a, mn 8514, M.et 11,45 3m, Pour les trains additionnels, voyez l'horaire.Pour les Euurentides, Shaw bridge, ot les Kkares Intermediaires Jusqa\u2019n Labelle (Gare Viger 125 p,m.le samedi, Retour, le dimanche soir, avrivant à Montréal a 9'10 p.met le lundi, arrivant a Montréal a 840 a.m.et & 9.60 a m.Les trains réguliers partent a 9.00 ant ct a 5:30 pn.Pour Ste Rose, Ste-Theresc, St-Jerome (Gare Viger 1.45 p.m.le samedi.Retour, le dimanche a 8.50 p.m.et lo lundi, a 8.30 a.m.et us an.l\u2019our les autres trains voyez 1horaire.Peur le Lac Maskinonge, Terrebonne, Joe lictte, St-Gabriel de¢ Brandon (Gare Viger) 1.55 p.m.le samedi, Retour, le même voir et le dimanche soir, arrivant a Montréal à 9.00 p,iu.Train régulics 8'U0 à, m.Service du Dimanche- \u2018tt 4e Windsor à 10 hrs.n, in, pour l\u2019lantagenel et les stations intermediaires Au retour arrive a Montreal a 9.45 hrs- p.m.\u2018Depart de la Place vier a $ hrs a, m.pour JOLIK1 TE, 5St-GABRIKL et les gares intertne- dinires, An retour, arrive a Montreal a 9 hrs, p.m.Départ dc la Place Viger a 9.15 hrs æ m.pour STK-AGATIEK, LABKLLE ct les stations intermédiaires.Au retour, arrive à Montréal, « 9,10 hre p.m.Depart de la Place Viger a 9.35 a.m.pour 8t-Jéromeo ot les stations Intermédinires.Retour & Montréal à 4.45.Le train du samedi pour le lac Brome, qui quitte Montréal A 140 p, m.pour Fherbrooke.et qui, au retour.quitte Sherbrooke, le lundl, à 4 hrs à.tn.fera son dernior voyage de Montréal pour la saison.samedi, In 5 septembre, et de Sherbrooke, lundt le 7 septembre 1003.Bureau des Billets de la Ville et du Telegraphe 129 rue St-Jacques, Pres du Bureau de Poste "]
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