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Titre :
Le rappel
Éditeur :
  • Montréal :Aegidius Fauteux,1902-1904
Contenu spécifique :
dimanche 28 février 1904
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le rappel, 1904-02-28, Collections de BAnQ.

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[" l\u2019Ordre.\u201d \u201cLe Progrès dans \u201c Le Canada aux Canadiens \u201d 2e ANNÉE, No 24 Le balai de Rt à amoclès M.Parent.s\u2019il n'a pas la simplicité de la lu prudence se glisser moins Pour eolombre, à du du serpent.duns la confiance de l'électorat, il attend toujours patiemment que Sir Milfrid ail sondé le terrain et ouvert un passage.C'ect sa tactique, depuis 1597, alors qu'il est entré dans la place à la faveur du désarroi général.M.suit de loin la trace des grands fauves Parent ressemble au chacal qui duns le désert et se repait de leurs restes, Les élretion- partielles fédérales viennent de finir, Lu bataille a ets rude et elle à coûté cher aux vain- queur-.Cependant, la sotte superstition, que les pretres de l'Idole entre- avait gardé encois d'empire Le peuple pour assurer la Victoire à l'in fluence libéral M.Parent sent bien, comme tout le monde, qu'il y a très sensible de l'enthousiasme d'antre- tisnnent avec un art si savant, ax.er sur un ralentissement fois, muis il croit pouvoir escompter fois encore | prestige du grand ll a placé ses élections partivl- une chef.les locales, comme par hasard,iinmdédia- ment apres lu victoire fédérale.C'est pour lui permettre d'attendre cette oc casion que les comtés de Portn-ui, de Berthier.et autres.sont restés si longtemps suns représentants.A tous ceux qui savent quelle tempè # de récriminations a soulevé depuis un certain temps M.Parent peut paraître bien témérai re d'affronter l'électorat.Il est diff cile de comprendre, en effet, comment son administration.le gouvernement provincial pourra en- fliguer la vague de mépris qui monte \u2018ans.cesse depuis de longs mois et qui menace de le couvrir.Malheureusement personne comment sc font Un gouvernement qui tient en n'ignore lex élections de nos Jours.ses mains le pouvoir, ne lv lâche pas aisément ; grâce à ses agents qui trompent les honnétes gens et achètent l- autres, il peut souvent rester à la crèche le ruiner une proviner.Nous uimons à croire cependant que l\u2019indignation populaire sera, cette fois, plus forte que toutes les manigances électorales.Si l'on en croit les innombrables protestations qui se sont élu- vées de toutes parts, 165 jours du gou- tout teulps qu'il faut pur vernement Parent sont comptés.Le bulai de Damoclès est suspendu au-dessus de lu tête de nos ministres.C'est aux électeurs de Maskinongé, de Berthier, Shefford et Portneuf, de trancher le premier fil.Notre belle provinee de Québec de de est rongée jusqu'au cœur par une troupe avide de spéculateurs.L'administra de nos afiuires provincialez est famiHe, tion devenue apanage de notre patrimoine est livré à l'étranzer vt noun tre colonisation avonise, Le régime Parent est un régime aé sastreux.Sir Wilinid Laurier fut bien mal ins piré lorsqu'il imposa à sa province, à un chef comme IH s'est repenti laquelle i] doit tant.M.Cumulard Parent.depuis de s'être mélé de ce qui\u201d ne le regardait pas, mais, puisqu'il n'a pu réparer le mal, il en demeure responsu ble.HEP EEEE LPL E E444 44 EP PII ELIE ELIE SEs Le coup du pont Parmi les entreprises qui ont rendu célèbre M.Camulard Parent, celle du Pont de Québec, mérite une place à part, par l'ingénuité de l'idée et la simplicité de l'exécution.Quelques notes sur cette intéressante construction feront toucher du doigt aux électeurs les rares qualités de désintéressement qui distinguent notre incomparable premier ministre.M.Parent a voulu doter sa ville d'un Saint par pont qui traverserait le fleuve Laurent et ferait l'orgueil du pays.Pour épargner à l'administration publique l'emharras d\u2019une telle entreprise, il résolut de s'en charger hi-méme, avec quelques amis dévoués, quitte à se faire rembourser plus tard.avec un tout petit profit.M.Parent, qui étuit premier minis tra, ne se crui pas trop ohéré déjà par ses fonctions et assuma encore vel- le de président de la Compagnie du Pont de Quéher Tel qu'il apparait œessionnels.le coût des travaux estimé à S3,619AA0, Cette première base jetée, M.le pré- documents fut nux mit en travail.Le premier sident se coin de M.le Président Parent fut de s'aboucher avec M.le premier nn Parent pour obtenir des subi des.Et.le premier pag, pour une prendre de sa mnin droite, dans + nistre comme on peut sv attendre, ministre Parent n\u2019hesita mo belle entreprise, à lignée très distinguée des premiers ministres de Québec qui allait des Chauveau aux Marchand, en passant pur les Ouimet, les Chapleau, les Mercier, les De Bou- et les Taillon.| M.Parent fuit tuche dans la cherville, les Flynu, L'hon.M.Parent n'e-t même pas il n'a Jamais un personnage décoratif : aucune circons- suit pus par- paru en public dans tance importante ; il ne ler, et il lit très mal, Nes panégyristes aux abois nous disent qu'au moins il est homme dof faires.Dieu garde notre province de | | | i | ves politiciens d\u2019affaires, de ces trop ~ dont Montesquieu di- l'Etat comme habiles finuncie suit qu\u2019ils soutiennent lu corde soutient le pendu.M.Parent, nous l'avouons, entend à merveille ses propres affuires, et il ne perd pas Une occasion d'arroudir son magot.11 a nn estomuc d'autruche et ne repousse rien de ce qui lui | sous la dent.11 est premier ministre, | commissaire des Terres de la Couronne, maire de Québec, avocat et prési dent de ln Compagnie du Pont.C\u2019est tombe à croire vraiment que le peuple de la a été créé et mis province de Québec au monde pour servir de tremliu au Cumulard Parent.Quant aux intérèts du peuple méme.le cadet Lui cest hien de wes sou cs.Après noi le détuge ! semble tal dire lui aussi, ll vend an rabais aux étran vers nos limites à bois, nos pouvoirs d'ean, et il se moque du lendemain, de notre avenir comprontis, pouvvh que de beaux \u201ceus sonnant= tomb» le moment dans son escarcelle.M.Pareut qui est homme laitairer n'a d'égard que pour les hommes à uf- sait rien refuser, par faires.Hone exemple, aux marchands de bois qui sont, d'ailleurs.les meilleurs clients de Pour eux, son e\u201clèbre bureau d'avocat il dépouille sans pitié le pauvre colon.il sacrifié nos forêts, notre plus gran de richesse nutionale.Et une majorité tout cela, terrorisée par un maitre dont toute Fhabileté consiste à tenir la dra- servile applaudit gée haute aux mendiants de la politique.Malgré la couragette opposition conservatrice.le couvernement fait adop- ce qu'il veut.par la Chaun- le rèuyne de l'arbitraire le Nox ministres, qui, soit ter tout phre: c'est plus absolu.dit en passant sont tous avocats, s'en donnent à etur joie : ils ouvrent tou- LE BALAI 2 Le tes erandes les ailes de Leur aunbittion Lot de leur fantaisie, | Et c'est pourquoi nous voyons tant l d'abus sranduleux germer dans le jar | din Lrovinelal.L'affaire Gaynor et { Greene, l'affaire Nemtaye, le coup du pont de Québes, voilà d'assez mons- truenses choes qui appellent la vindie- te de l'électeur honte, sir Wilfrid, sous la pression de lo pinion publique, s'est rendu à Québer Devant les afin de déposer sou vassal.énormes poinys du Cumulard da I .i reculé.M ny a que le vote pontlaire t | qui puisse dévisser M.Parent sue son | fauteuil | Avis aux électeurs de Shefiord, Port i neuf, Maskhinongé et Berthier, 50,600 et à les mettre trésor publie, dans la main ganche du pré-ident l\u2019a rent.Le président Parent > tourna ensuite du côté du toaire Parent, et c'est ain | si que la Ville de Quebec fournit à son : tour S300, 000, M.Ch.Fitzpatrick, ministre du gouvernement fedére] et associé de M.Pa rent, n'ent pas de peine à faire voter de à son copain ln modique somme 81 060 000.Cela faisait peu près la moitié de ce que les en tout ST550000, à tra coûter.de subsides vaux devaient En inatière s'était done montré supérieur : il Ia moins comme administratenr.A la fin IRL ARRETE avait des travaux faits au montant de S1,416,304, qui ne cevaient coûter d'a | près l'extimé que RT.019,000, soit une { M.Parent | bil de décembre différence de 100,000 en plus.Pour payer cette somme, la compa ; .24 988 gnie n reçu, jusqu'à date, S924,355.00, provincial, du gou- ville du gouvernement federal et de vernement de Ja Quéhec.Or.après avoir payé tous ces Mon tante là.pour faire des travaux qui devaient coûter 81,019,000.la compa vnie était encore endettée de 8779,551.- «00, c'est-à-dire qu'il y n° un petit écart | de $351,904.00, M.Parent a recu depuis en déhentu total a 87,625,000.Sept millions et demi pour construire un pont que le gouvernement avait déclaré ne devoir coûter que trots millions et demi.Le peuple a droit de savoir ou tout cet argent.M.Parent est un homme d'affaires, ainsi que M.Fitzpatrick.personne va Avant que en ait entendu tous deux que acifique passerait par Québec dans l\u2019intérét de leur pont et qu'ils pourraient uutre parler, ils savaient le Grand Trone P revendre au quelques huit millions leur construction.pays imposante Ce sont de superbes affaires, mais qui ne font pas les affuires du peuple.VEILLEE DES MORTS On baille, on sort, Et cet la mort! { Ausone de \u2018hancel ri Mourir, est choses de plus en plus En vla comme suivre ]- conaune de nos jours.n tout il faut progiès, lu moe! a »e- D'après les statistiques, vhaque { res fédérales 26,725.000, ce qui porte le conde écoulée correspond an rile d'un pauvre diable qui claque.Les croquemorts et les fossoyeurs ne \u201cen pluignent pas trop, et, quant anx médecins c'est une preuve que leurs ordeonnanes ont été suivies avre une FIvoureus + canotitude.Lorsqu'il s'agit forcément de faire une pirouetts dans l'éternité il serait de ts mauvais goût de == montrer révaleitrant.à moins que notre care cars ne soit destinée à la morue, la zalle de dis+- tion ou l'échafaud.D'autant plus que cela arrive dons les meilleurs familles tnon pas de monter sur l'échafaud, mais de mourir.) Quoi qu'il cn soit, si nous divaguons , nest pas tant pour vous conYaincre qu\u2019une fois mort on l'est pour longtemps.mais bien afin de flétrir une coutume sur Un sujet aussi inacubre, on que nous voulons voir disparaître de nos meurs.En effet, lorsqu'un individu traverse le Styx il y a trois catégories de gens pour s'apitoyer sur son sort et mettre\u2019 à profit le laps qui s'écoule entre lo dés et l'infuumation.D'abord\u2014neux qui en toute sincérité pleurent ot mr, un fils, prient pour un père, une un umant, etr.\u2014vnlevé à leur vficotion En deuxième liau\u2014le cerels des inti- indifférents de con mes et des \u201cpas trop dont le cœur se serre à la pensée perdre à jamais une figure amie, nue.Enfin- la meute des curieux ot des indifférents in toto\u201d went Un métier de veiller les morts qui font nuitam- C'est cette dernière catégorie que nots voulons fustiger Pour ceuxdà.an crêpe à In porte a un attrait autrement irrésistible qu'une afliche de théâtr\u2026 C'est que, Voyez Vous, on irait le soir of un des lnanmes de crocodile IX veux, et, fois dans ln place, =i on a Au talent, rire mone impos roses serviens, onparviendra vite 4 conduire la noce.pardon à diriger Is cérémonies fun bres dont voici un maigrs programme, Jusqu'à minuit, à heure fixe, le cha pelo révité à Durant et més avec repos obligatoire.silence lula fiable.les intervalles, conversation vive ant- gubre, sonpirs, attendrissement gréné- ral, éloges du défunt.puis reprise graduelle d2 potins, des comméraces, des sourires dir ts ct dies rires vit.\u201ctouffés.Dans la chambre mortuaire de che.tive ot vaillantes lueurs éclairent à prine la face bleuie du cadavre.Dans la salle à manger et la cuisine illumination éblouissanté comme pour une soiré: de gala.Minnit a table.difunt est mort.vive le défunt ! Ios perdent leur air contraint.pleurnichenr, hy po- =onne,\u2014a tahle Le fautes s'épunouissent, ecrit.En avant les bonnes fourchattes les et mou-seux! fuit vins Dieu, qu'il bon de vivre 2 heures du matin-\u2014Ies hommes\u2014re- pu-\u2014fument, baillent ot piaffont en attendant femmes qui marmottent près du vorpe une dernière oraison.les Puis.en route, filons - Nos sSYmpa- thie Voilà nn pile résumé d'une comédie a demain bonsoir.cure répète trop souvent, Het trouve à de se sous- pou Fermez retenez charita- pourtant facile une coutume ales) res- morts.\u2018au uez des intrus et pretieuss envers les la po les services de quelques âmes bles ou des bonnes sœurs.livrer paix à votre douleur st à votre Vous pourrez alors vons rn tr cueillement.NOBLET.Dans nne gargote de quartier La bonne sert à un client un potage sur lequel se promêne deux ou trois \u201cheveux.Alors le client \u2014Vous feriez mienx, ma fille, de les servir à part.Comme cela, en prendrait qui voudrait Monseigneur l'archevêque de Montréal nous adresse la lettre suivante 26 février 1801, Moutréal, le Monsieur le directeur, Le Pape Pie X duns un \u2018Motn Pro- pri0\u201d\u201d a donné pour l'organisation de l'action populaire chrétienne des lois qui doivent être \u2018\u201cpour tous les catho- tiques la règle constante de leur con duite.\u201d\u201d Mais afin de faire parvenir à la connaissance des fidèles cette lépis- lation, Notre Saint Père le Pape de mande aux journaux catholiques de la \u201cpublier intégralement et de s\u2019en gager à l'observer.Je erois devoir, Monsieur le diree teur, Vous transmettre ce document, «4 Vous prier de le reproduire.Je suis sûr que vous serez heureux d\u2019obéir à un ordre qui émane du Chef de l\u2019lgli se universelle.Ainsi vous rendrez ser vice a la cause catholique en portant dans nos familles cos saines et fortes doctrines romaines.Agréce, Monsieur le directeur, l'ex pression de mes sentiments dévoués, PAUL.Areh.de Montréal.\u2018\u201cMOTU PROPRIO\u201d Dès Notre premivre lEncyclique à l'E- piscopat du monde, fuisunt echo à ce que Nos glorieux Prédécesseurs ont dévidé, au sujet de action catholique des laïques, Nous avons déclaré ts louable céite entreprisu et, de plus, né céssaire, dans la présente situation de l'Eglise et de la societé civile.Nous ne pouvons pus ne pas louer très haut le zèle de tant d\u2019illustres personnages qui, depuis longtemps se sont voués à cette tâche, et l'urdeur d\u2019une qeu- nesse si distinguie, qui allégrement s'est empressée d'y donner son con cours.Le XINe congrès catholique tenu récemment à Bologne, promu et en couragé par Nous, u montré suffisamment a tous la vigucur des torces catholiques et ce que l'on peut obtenir d\u2019utile et de salutaire purini les popu- lutions croyantes, pourvu que cette ac tion soit bien régulière et disciplinée et que regne l\u2019union de j.eusées, de sentiments ct de travaux parmi tous ceux qui y quennent part.Toutefois, Nous éprouvons un reel regret de ce qu\u2019un dissentiment, surve nu parmi eux, ait suscité des palémi- ques trop vives, qui lorsqu'elles ne sont pas ojportunément réprimées, | pourraient diviser ses forces et les af faiblir.Nous qui avons recommandé par-dessus tout ljunion et la concorde ! des âmes avant le congrès, en vue d'établir d\u2019un commun accord ce qui up partient aux règles pratiques de ac tion catholique, Nous né pouvons Nous taire maintenant.Et puisque les divergences de vues dans l'ordre pratique pénètrent facilement dans Fordre théorique, où elles prennent nécessairement leur appui, il importe de raî fermir les principes qui doivent informer l'action catholique tout entière.Léon NHI, de sainte mémoire, Notre illustre Prédécesseur, à tracé luminen- sement les règles de l'action populaire | chrétienne dans les célèbres Encycliques © Quod Apostolici muneris du 2s décembre 1875, \u2018* Rerum novarum du 15 mai Inlet \u201cGraves de communi du IS janvier 1901 : et encore spéciale ment l'Insfruction émanée de In Sacrée Congrégation des affaires ccelésinsti ques extraordinaires, le 27 janvier 1902, Et Nous, qui, non moins que Notre Prédécecesseur, constatons combien il est nécessaire que l'action populaire chrétienne soit gouvernée «t conduite avec mectitude, Nous voulons que cox règles très prudentes soient exactement et pleinement observées, et que personne n'ait In témérité de s'en éloi gner dans aucune mesure.\u2014 Aussi, pour les rendre plus vives et plus présentes, Nous avons eu la pensée de les rassembler dans les articles suivants.abrégé tiré de ces documents, comme l'organisation fondamentale de 1'ac- règle constante de leur conduite : ORGANISATION FONDAMENTALE DE L'ACTION POPULAIRE CHRETIENNE lo La société humaine, telle que Dieu l'a établie, est composée d'éléments inégaux, tels que sont aussi les mem- hres du corps humain ; vouloir l'égalité de tous ces éléments sociaux est impossible ; ce serait la destruction même de la société.{ Encyel.Quod Apostolici muneris.) Zo L'égalité des divers membres de la société réside uniquement dans le fait que tous les homnws tirent leur origine de Dieu le Créateur.que tous ont été rachetés par Jésus-Christ et doivent, selon la régle de leurs mérites et démérités, être jugés, récompensés et punis par Lui.(Encyel.** Quod Apos- tolici muneris.) Jo Il en résulte que dans la société humaine, selon l\u2019ordre divin, il v a des princes et des sujets.des patrons et dex prolétaires, des riches et des pau- Vres, deg savants et des ignorants, des nobles et des pléhiens unis mutuellement ils s'entr'aident pour poursuivre ! le but final au ciel, et le bien-être matériel et moral sur la terre.( Encyel, \u201c\u2018Rarum novarum.\"\") 4o L'homme a -ur les biens terres tres non pas le simple usage comme les bêtes.mais des droits et un pouvoir établis non seulement sur les chores que l'on use en les consommant, mais aussi sur celles dont on use sans lex consommer.( Encyel, \u201cRerum no- varum.\"\") 5e Droit indisentable de nature sur la propriété privée, fruit du travail et de l'industrie, sur l'accession et la do nation.dont chacun peut à son degré raisonnablement disposer.( Encyel.\u2018\u201cRerum novarum.\u201d 1 MONTREAL, DIMANCHE, 28 FEVRIER 1904 La question Sociale: Motu proprio de Sa Sainteté le Pape Pie X | de distinguer la justice de lu charité.wy a pas de droit de revendication sinon quand la justice à été lésée.(Æneyel, Rerum novarmn,'™) 7o Le devoir de la Justice, autant de la part des patrons que des ouvriers, c'est de rester entièrement fidé- le au pacte conclu en toute équité, de ne pus endommager les choses ou of fensor les personnes des patrons, de s'abstenir d'actes violents et de ne pas les transformer en émeute pour lu défense de ses propres intéréts, (Envvel, \u201cRerati_novarum.\"y \u2019 So Les devoirs de justice pour les capitalistes et les patrons sont les suivants Donner un juste salaire aux ouvriers, He pas porter préjudice à leur juste \u201cpargue, soit par violence, soit par fraude, soit par des mesures manifestes ou dissimulées.Donner la liberte pour accomplir les devoirs religieux, ne pas exposer ouvriers aux séductions corruptriers et aux dangers de scandales, ne pus leur imposer des travaux les LE NUMERO: DEUX CENTINS Lu terre = S'allait.It cette voix criait : disproportionnés a leurs forces ou peu conformes à leur âge ou a leur sexe, {Æncyel.\u201c\u201cRorum novarum.') Yo Le devoir de charité du riche qui possède, c'est de secourir le pauvre et l'indigent conformement aux préceptes de l'Évangile, obligation dont il sera demande compte le jour du jugement dernier d'une uianière spéciale, confor- | ulément à ce que dit le Christ.( Matt, | AXNV Encyel.\u201cRerum novarom.™) | 100 Les puuvres ne doivent pas rougir de leur indigenee et dédaigner les | charités du riche, pensant que -ésus- | Christ Rédempteur aurait pu naître ri che, est né pauvre et annoblit ainsi la | pauvreté en l'enrichissaut de mérites incompuarables pour le ciel.( Enevel.\u201cRerum novarum.\u201d) To A ln solution de la question ou vrière peuvent beaucoup contribuer les capitalistes et les ouvriers en insti | tuant des sociétés ouvrières de secours mutuels, des associations privées, des patronages d'enfants et surtout des corporations d'arts et de métiers.{ Eneyel.\u2018Rérum novarum.'™ 120 C'est vers ce but que tend Vae tion populaire ehr tienne ou lu démo eratie chrétienne avec es nombreuses wuvres vari Cette démocratie chrétienne doit être entendue dans le sens déjà défini avec autorité lequel, très éloigné de la démocratie sociale.a pour bases les prineipes de la foi et de la morale catholique :' ot surtout qu'elle ne Ise en aucune façon le 66 Pour empêcher lc désaccord entre le riche et le pausre, il est nécessaire droit invioluble de la propriété privée, t Eneyel.\u201cGraves de communi.\u201d ) 136 La démocratie chrétienne ne doit pas s'imiciseer dans la politique; J elle ne doit pas servir aux partis ni à des fins politiques ce n'est pus son affaire,mais celle doit exercer une ac tion bienfaisante en faveur des peuples fondée sur le droit naturel et les préceptes de J'Evangile, tlEnevel.\u2018\u201cGraves de communi.\u201d \u201cInstruction\u201d de la Sacrée Congrégation des Affaires ee clésiastiques extraordinaires.1 Les démocrates chrétiens d'Italie devront s'abstenir complètement de participer à une action politique quelron- que, attendu que dans les circonstan- tes actuelles et pour des motifs d\u2019ordre très élevé cette action est interdite à tout catholique.Instr.cit.) j do Lu démocratie chrétienne a l'o- | bligution la plus étroite de défendre l'autorité veel'siastique, en prétant aux évêques el à leurs représentants pleine soumission et oléissance © h'est pas Un zèle méritoire ni une pié té sincère d'entreprendre des choses, même belles et bonnes en soi, quand elles ne sont pas approuvées par le propre pasteur, ; ; 150 Pour qu'une telle action démo- cratico-rhrétienne ait l'unité de direction, elle devra être dirigée par l'Oeu vre des congrès catholiques qui, tant par d'années de louables fatigues, n si bien mérité de l'Eglise.et à laquelle Pie IX et Léon XIIF ont confié ln charge de diriger le mouvement gené- ral catholique, toujours sous les aus pices et la direction des évêques, 160 Les écrivains catholiques pour tout ce qui touche aux intérêts religieux et a l\u2019action de l'Eglise dans lu soriét* doivent se soumettre pleinement, d'intelligence et de volonté,comme tous les autres fidèles, aux évêques «à au pape ; ils doivent surtout se garder de devancer en tout jugement le Siège Apostolique.(Instruction de la Sacrée Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires ).170 Les écrivains démocratique-,comme tous les ecerivaing catholiques, doivent soumettre à la censure préalable de l\u2019Ordinaire tous Jes écrits concernant la religion et la morale chrétienne, éthique et naturelle.conforms.ment à la Constitution \u201c\u2018Officlorum et muneris ecclesiastici\u201d d\u2019après la mêé- we Constitution.quand ils doivent préalablement obtenir ie consentement de l'Ordinaire.(Instruction de la Sacrée Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires).; 180 Hu doivent, en outre faire tous leurs efforts pour que règnent entre eux la charité et la concorde, en évitant l'injure ot le blâme ; quand il surgit des motifs de dissentiment, avant de rien publier aur les journaux ils doivent en référer à l'autorité ecclésiastique, qui y pourvoit selon la justice.S'ils sont repris par cette autorité, qu'ils ohéissent promptement sans tergiversation et sans se plandre publiquement, étant d'ailleurr entendu que par les moyens convenables île peuvent faire recours à l'Autorité au périeure, {Instruction de la Sacrée Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires.) 190 Finalement.le= écrivains catho liques, en -ontenant la cause des prolétaires et des pauvres, doivent se gar der d'employer un langage qui puisse inspirer au peuple l'aversion des clas- sen supérieures de la société.; Qu'ils ne parlent pas de revendications ot de justice alors qu'il s'agit sculement de charité.Comme on l'a ce De feux pâles, LA VOIE LACTÉE lue nuit, Attila, le cavalier de Dieu, Avait laissé surprendre ct corner ses armées : Le serrant, l\u2019étouffant dans un cercle de feu, Autour de lui grondaient les forêts enflammées.Quand tout à coup, dans Fair une voix lui parla, \u201cRelève ton courage\u201d, l\u2019ais cabrer ton cheval, je lly vont par l'infini faire des cieux nouveaux, Ï lt balaver le mal, comme ils ont fait sur terre.lt bri-er, et fouter aux pieds de leurs chevaux, Les étoiles, que Dieu frappe de sa colère.avec l'éclat de leurs prunelles.Les ennemis vainqueurs choquaient leurs bouctiers, au loin tonnuit du lourd fracas des armes, \\ttila regardait périr ses cavaliers.Lt ses grands yeux brûlants se rougi saient de larmes.vs femmes se rouluient devant son cheval noir Et cachaient dans leurs mains leur tête Or, le vieux chef, vovant qu\u2019il n\u2019était plus d\u2019espoir, pour bien mourir, jeter dans la mêlée.| | écheveiée, veille et je suis là, Ne Vois-tu pus qu\u2019en haut il te reste un passage ?\u201d i | i | Hourrahi! au grand galop, par les immensités i Non cheval a bondi sccouant sa crinière, \u2019, | lt les mourants, les morts, soudain ressuscitée, i \\rdents, le glaive en main, montent dans la lumière : | lt la nuit leur armée apparaît à nos veux.Errant toujours parmi les stoppes éternelles, ! } Car ce sont leurs chevaux qui remplissent les cieux, JEAN LAHOR, \u2018 SHGGGHG ASS TAGS HA DCC0HAO000N0HA000050H4 Une poire pour la soit \u2014_\u2014e Les organes officiels et officieux du parti libéral annoncent pour la ving tième fois que le ministere de ln mari ne trcevra incessanmment l'augmentation si souvent promise.Cet fuit courir ct nous aurons pcine à un bruit que M.Préfontaine le croire même lorsque co seru fait.L'ho- norahle ministre, depuis tantôt trente uns «qu'il politique.a tellement aceu- mulé de promesses ct de mensonges, qu'on ne peut plus le prendre au rieux et qu'il ne lui servirait né- même Dlus de dire la vérité, comme le berger Guillet.Cette éternelle promesse du \u2018\u201cGrrrand ministre ét une trop bonne, ficelle à tirer, aux vrilles d'élections, pour que le gouvernement se décide à l'user Sit, Va-t-en voir s'il viennent.C'est comnie la cnlee-sèvhe pour Mai- sonneuve.M.Préfontaine ve garderu bien de jumais la faire construire.| entend la promettre à toutes les élec tions, comme son meilleur atout dunt un temps indéfini.pen C'est une poire pour la soil.M.Préfontuine est tourours à veille d'avoir les Travaux Publics lu el il se prête innocemment à cette comédie, «uns se soucier ou sans se douter qu'il se rend ridicule aux veux de tou te la population intellicente.Puisque le gouvernanent entendait faire une si belle réforme, pourquoi tarde-til si lonbtemys à l'uccomplir ?On désespère, alors qu'en espère toujours.M.Préfontaine a êté nommé, à un ninistère de second ordre, celui de la la Marine, en remplacement de mn.Tarte qui détenait un portefeuille important.celui des Travaux-Publies.La Province de Québec perdait doublement au change, tant au point de vue du ministère qu'au point de vue du ministre.M.Tarte était un homme de valeur un (ravailleur it : M.Préfontaine eq un incapable ot un endormi.La mari De ne compte presque pas, et les Tru vaux Publics d'influence.sont une large soure C'est alors que, pour faire avaler | pilule, M.Dansereau, imagina la farc du \u2018* grand ministère.M.Préfontaine, content d'être minis tre à n'importe quel prix et docile au aux ordres de ses bienfaiteurs, fit tou tes sortes de promesses.I fut dément en Chanfiue, par M.Sutherland, mai il ne broncha pus.1 savait par expé tiencerience avec quelle aisance le bo peuple gobe les blagues lis plus anor mes.Une promesse nouvelle, vu ten: opportun suffrait à fout cffacér, + C'est ainsi qu'il parait que lu chezse vw enfin s'acromplir.C'est pout-âtre vrai, après tout.|.gouvernement, chez qui la crainte qA vote est le commencement de lu sages se, peut s'être résolu à donner satis fetion justes exigener de la Province d ; Québec.Muis, rien n'empéckera qu'un | lourde faute à été commise en mim temps qu'une criante injustice.Il eut falla garder à la Provimee d Québec le ministite des Travaux et; appeler un homme compétent, vi M lréfontaine n\u2019y suitisait pas.Ce pol ticien ne valait pas tout la rein qu\u2019on s\u2019est donnée pour le placer.12 + M.Préfontaine obtient un jour uv l'antre ln réalisation de ses rêves, c'es que Sir Wilfrid, ménage à su chère pre d'Ontario, ct à M.Sutherlan the compensation adéquate à la inst réclamation de la Province de Quête C'est-à-dire, que ce que nous gagneron vines d'un côté.nous sommes assurés de | perdre de l'autre.Québec a lâché le morreau, Onturi l'a pris ; il ne le laissera plus sans \u20ac réclamer un autre invifleur.vrrorrooreaat ttes ét 44444444 HAN sus-Christ qui a voulu unir tous les hommes dans un lien d'amour réciproque qui est la perfection de la justice et nous a fait une obligation de travailler pour le bien réciproque, ( Instruction de la Sacrée Congrégation des Affaires ecclésiastiques extraordinaires.) + ++ Ces règles fondamentales, Nous, \u201cde Notre propre mouvement\u2019 et de science certaine, avec Notre autorité apostolique.Nous les renouvelons dans tous leurs détails ot Nous prescrivons de les transmettre & tous les comités, cercles et unions catholiques de toute nature et de toute forme.Ces sociétés devront les tenir affichées dans leurs lieux de réunion et les relire souvent dans leurs séances.Nous ordonnouns en outre aux journaux catholiques de les publier intégralement ot de s'engager à les observer et de les observer en fait religieusement sinon qu\u2019ils soient sérieusement avertis : et si après avoir été avertis ils ne se corrigent pas, qu'ils :oien4 interdits par l\u2019autorité ecclésiastiqrie.Et puisque les pe'oles ct les actes ne valent rien s'ils ne sont pas constamment précédés, accompagnés et suivis de l'exemple.(A raractéristique né- cessaira qui doit resplendir en toux lea mambres d\u2019une œuvre catholique quel- conquem c'est de manifester ouverte ment la foi avec la sainteté de la vie.avec ln pureté des mœurs et avec la scrupuleuse obrervance des lois de Dien rt de l'Eglise.Et cela parce que c'est le devoir de tout chrétien, et puis ensuite parce que \u201cQui ex adversa est vereatur, nihil habens malum dicere de nobis,\u201d «Tit.11, 8), De Nos sollicitudes pour le hien commun de l'action catholique.spécialement en Italie.Nous espérons, avee la bénédiction divine, des fruits abondants et heureux.Donné à Rome.près «de Saint Père, le 18 décembre 1903, la première année de déjà expliqué, qu'ils se rappellent Jé Notre Pontificat.PIUS PP.X.LE TRAVAIL Une légende italienne raconte qu'u saint qui avait le don des miracle emmenant ses compagnons dans ur contrée déserte, recommanda à chacu d'eux de prendre une grosse piece pour avoir au besoin de quoi repose sa tête.Tous obéirent, mais l'un d\u2019eu trouvant la charge trop lourde ne 4 munit que d'un petit caillou.H ch minait allègrement tandis que les ay tres pliaient sous le faix.L'heure d repas venue, le saint les fit asscoir 4 changes soudainement toutes les pid res en painf Ceux qui avaient accepté la fatigy se trouvèrent amplement nourris : cf lui-là qui avait épargné sa peine n'eû pour sa part qu'une bouchée de pair \u2014 \u2018\u2019Mon frère, dit-il, comment dog mangerai-je Ÿ \u2014 Eh ! mon frère, li fut-il répondu, pourquei n'avez-vou pris qu'un petit caillou ?Les autre ont eu beaucoup de pain parce qu\u2019il avaient porté beaucoup de picrre.Q prodige est peaucoup plus qu'une li gende.C'est'une leçon ct un symbol de l'ordre lé*plus élevé ; il se reno velle d'âge en âge et pour ainsi di de jour en jour.Le labeur et le sac fice sont les précurseurs indispensablej les conditions rigoureuses de la récon pense.À quelque état que nous appa) tenions, nous avong tous notre f deau à porter, nous avons tous à so lever notre quartier dz rocher qui tend l'heure ot la bénédiction de Providence pour se transformer en m son, en bonheur et en repos justemey acquis.Que le poide d\u2019aucun farded ne nous effraie jamais.M.de FALLOUX; eme = Le) 2 LE RAPPEL PUBLIE PAR AEGIDIUS FAUTEUX EDITEUR-PROPRIETAIRE L.COUTURE, Gérant.ABONNEMENTS : En ville .\u2026\u2026 veus ++.$2-00 Far an A l'étranger \u2026\u2026 2.u0 A ls campagne .140 ** Fout doit être adressé, \u201cLE RAPPEL\u201d, Boîte à lettres 2184.MONTREAL, PG.Bureaux : 1586 RUE NOTRE-DAME CHAMBRE No li Tél.Bell Main 1664.S\u2019adresse le Samedi soir aux bureaux de \u2018La Patris\u201d, 77 St-Jueques.Tél.Bell, Main 738.Tél.March.672.L APPENDICITE Paul Loliet, 43 ans.Germaine Loliet, 30 ans.Mère Alain, 50 ans.À Saint-Guérech : une délicieuse, eoli- taire et tout-à-fait inconnue plage bretonne ; cinq heures du soir.Paul Loliet, le célibre chirurgien, Fha.bile diagnostiqueur, celui que ses hardies et toufoura heureuses opéra tions ont fait nommer \u2018Île virtuose du Listouri,\u201d est étendu sur le sable au bord de la mer.V:tu de flanelle blanch», chaussé d'espadrilles, il regarde nager sa femnie, Germaine, dont le fin v°- seer, Un peu pile, aurdolé de che veux slairs, ressemb-e, énwrgeant des vrgues vertes, dune fleur sans tige, balancée par les coux.Paul (élevant la voix).Germaine ! Germair> ! En voilà asæez ! Allons, pours maintenant.C'est aseez ma pe- Lite femine, cest assez ! sors ! Germedine (se rapprochant un peu).\u2014Uh, encore une ntinute.\u2026je t'en prie ! Tu n'as pas idee comme l'eau est vhaude, comme elle ext exquise.! Faul\u2014Si, st, j'ai idée, mais ce ne fait rien, sors Germaine, sors tout de suite\u2026Je t'apporte ton peignon.tI} se lève et va à la rencontre de Germaine, tenant grand ouvert un large peignoir dont il l'enveloppe soigmeu- sement}.tGermaine-\u2014Meici ! Oh, quel bon brin Germaine.\u2014Merci ! Oh! quel bon Lain ! Paul.\u2014C'est agréable dé nager sans personne autour de soi, n'est-ce pas?Germaine.\u2014-C\u2019est délicieus.ot pas de galerie\u2026 pas d'imbéciles qui vous lor grent.on se croirait au Lout du mon- de.d'uilleurs.nous y sommes, au bout du monde.Finistère: \u201cFinis terrae\u2019! Paul (riant).\u2014Oh ! oh! tn ax lu ve Utuns ton \u2018Larousse\u2019 ?Germaine! riant ).\u2014Bien entendu.Paul \u2014Va vite l'hubiller.Tu n'as pas on de moi * ermeine (entrant dans une petite cate, la seule qui voit dressée sur la \u2018age déserte }.\u2014Pour la moment,non ! \u2018eut à l\u2019heure,tu m'agraferas mon col- comme ce matin.Ça n'a joliment amu xée ce matin, d\u2019être habillée par toi.\u2026 Ça m'a rappelé les premiers temps de notre mariage, lorsque tu me servais de femme de chambre.Tu t'en souviens, chéri ?Paul -Très bien, je m'en souviens très bien.Je ne voulais pas que l'unique bonne que nous avions à cette épo- nue touchât à tes vêtement: avec ses mains de grailloneure.Germaine (gentille\u2014 L'anticeptie sentimentale ! L'unisue bonne ! Ce n\u2019était même pas une honne, non Pau- lo! c'était une vulgaire femme de ménage, Mine Séclin; nous l'appelions rrspectueusement : Madame Séclinr Ello nous intimidait beaucoup.Paul ( gaiement ).\u2014Allons donc ! Germaine (baissant le ridean de la tente )-\u2014C'est commu j'ai l'horneur de te le dire.Paul (il s'étend de nouveau sur Je table et il allume une cigarette].Ça c'est cocasse, par exemple.Je ne me vois jus tremblant devant Mme Séclin, tu sais., Germaine (tout en s'habillant).Au- jourd'hui, certainement, moi non plus, Je ne te vois pas\u2026 Mais il y a douze {Ms \u20ac songe ! tu n\u2019étais cu'un jeune docteur sans clientèle, il y a douze ans\u2026t, lex jours de consultation.comme Mme Séclin ouvrait la porte, je lui recommandais de faire attendre les per sonnes, en leur disant que tu avais du monde dans ton cabinet, alors qu'elle n'ignorait pus que tu t'y morfondais tout seul, flans ton cabinet.Ce mensonge nécessaire nous dépréciait fort à ses yeux.Elle en abusait pour nous terrifier !.je t'assure !.Si elle vit en- cora et qu'elle live les journaux, elle doit être bien surprise que son petit docteur enit devenu un des princes de l\u2019art ! , Paul (affectueux) \u2014I] n'y a pus de princes de l'art, mon petit mignon.Il y a de bons ouvriers, de tenaces travailleurs.Je suis un obstiné travailleur, voilà tout.(1 se lave ot s\u2019étire ) Un obstiné travailleur qui est bien con tent de fainéanter, en ce moment, du reste ! Quel calme ! cuel repos \u2018Tu er prête ?Germaine.-~Me voici! (Elle sort de la cahine.lle a une robe de grosse laine blanche et une cape do laine blanche également.) Paul.\u2014Et ton col ?Germaine.\u2014-J\u2019ai pu le mettre nwi- même.Merci Paulo ! (Elle lui prend le bras.Ils sont accourus en vagues pressées, comme pour leur apporter les adieux du so- sil pourpre qui, là-bas, très loin à l'horizon, seuls sur la plage.Le mer montante semble s\u2019abimer sous ls flots).; Germaine (se serrant contre Paul).\u2014Oui, quel repos.! On est bien ! On est heureux ensemble !.N'est-ce pas que tu es heureux ?Paul (attendri et grave) \u2014Profon- dément heureux ! Germaine (donce).\u2014C'est cue vois- tu, depuis treize ons ue nous nous sommes mariés, ce sont nos premières \u2014 LOU A4V0 US VOUS V0 OPDUROVVUO Vous VOUS TU OU UN 0000 OOVT UV O0 SVUU SV SO COUV TS EU T00 EU 00US 000000000200 OU 09 | vraies vacances.lei nous sommes à |: Mère Alain \u2014Perdus ?Fabri de ce qui dérange si souvent notre communion : malades, J'hôpital, l\u2019Académie de Médecine, le téléphone.Ne ris pas, Paul, oui le téléphone !\u2026.las même de bureau ds postes ici I.Quel bonheur ! Nous vivous enlin l\u2019un pour l'autre, entro ces deux hninenees : eo cit), l'océan ! C'est divin ! Pæul\u2014En t'amenant à Saint-Gué- rech, j'ai réalisé mon réve : Vivre un nrvis loin du raonde, seul avec toi ! Germaine.\u2014Oh ! mon aimé ! Dieu est bon ! (Elle lui offre sa bouche pure qu\u2019il baise dévotement.Tout à coup il la sewt frisonuer et il la voit devenir livide.) Paul.\u2014Germaine ! as ?Tu as froid ?Germaine (la voix changée ).\u2014Non ! Paul \u2014Pourtant tu viens d\u2019avoir un frisson.um grand frisson.-.Avoue que tu ac eu froid ?Germaine (même ton ).\u2014Non ! Paul.\u2014Oh ! c\u2019est de ma faute, si tu as pris froid au bain.C'est de ma faute.Nous allons courir pour te réchauffer.(M1 vout la prendre sous le bras pour la faire marcher vite ; elle pousee®in grand cri).Germaine (elle & courbe en deux les traits subitement altérés ) \u2014Laisse-moi \u2026Na me touche pas\u2026 Tu me fais mal.Oh! cue j'ai mal! (Ses jumbes fléchissent ).Paul \u2014Tu ne peux jus bout Ÿ Où as-tu mal ?Germaine.\u2014Ce.ce va.f passer.Oh !.mit.) Paul (il l\u2019assied sur le sable).\u2014 Où as-tu bobo ?.\u2026 Dis ?Dis mon putit en- fænt ?Où as-tu bobo ?A uel endroit ?(Il s\u2019agenouille devant elle et d'un Qu'est-ce que tu te tenir de- n'est rien.Ca Oh !.(Elle gé- geste professionnel, il lui tate les flancs : de nouveau elle se met à crier.) Germaine.\u2014Là\u2026 c\u2019est là\u2026 Oh ! n'appuie pas ! n\u2019apj uie pas ! J ai un point a droite.C'est là ! juste là ! Oh ! mon Dieu que j'ai mal ! Qu'est-ce que ça peut Être ?.\u2026.Qu\u2019est-ce que.qu'\u2019est- ce que j'ai ?(Elle le regarde dans les yeux).Paul (seuraitrisant ).\u2014 Rien.Rien d\u2019inquiétant.Calme-toi, Mémaine, ma femme chérie, caline-toi ! Germaine.~-Oui.oui !.Paul.\u2014 Réponds-moi ! C'est In pre- : Mière fois que tu ressens cela ?Germaine.\u2014 Oh ! non ! a Paris.il v a\u2026 huit jours.avant notre départ l'avant-veille.de notre dépari\u2026j'ai vu une crise aussi forte.Paul, -\u2014 Aussi forte.tu crois ?Germaine.\u2014 Oh ! non !.\u2026 tout de même.moins fortr\u2026 mais.terrible.aussi ! Oh !.\u2026 (Elle se mord les là- \u201cres pour ne pas crier.) Paul.\u2014 Et tu ne m'as rien dit ?Germaine (parlant avec effort) \u2014 Je \u2026 je craignais de.de retarder.notre voyage.J'avais.une telle joie dede venir ici | Et puis.tu n'étais pas à lu maison justement ! Paul.\u2014 Où étais-je ?Germaine.\u2014 A Chartres.tn sais.pour cette jeune fille.de Churtre sul avait une appendicite.Tu entré.que le soir\u2026 si fatigué ! Elle réfléchit une seconde.) Paul \u2018'e\u2026 ce n\u2019est pas ca.au moins\u2026le d'est pas ca que j'ai ?ne \u2018 Paul (avec assurance).\u2014 Non ! Non ! Tu es folle! (Il essaie de la sou lever.) Mets tes bras autour de mon cou.Je Vais te porter jusqu'à l'auberge, Germaine.\u2014 Oh ! oui .vorte moi \u2026 je.ne.peux pas marcher ! (I la prend dans sey hras, et, lentement, péniblement, à cause du sable où ses pieds s'enlizent, évitant le nom- dre heurt, la plus légère, secousse, il se dirige vers l'auberge de la mère Alain, qui, debout sur le seuil, une main abritant ses veux.s'étonne de voir le monsieur: de Paris, un monsieur, qui a l'air \u201c\u201c si convenable,\u201d jouer avec \u2018 sa dame\u201d comme cela; mais, lorsqu'ils sont près d\u2019elle, elle comprend, et.aussitôt, s'empresse, offrant Lson aide pou déshahiller et coucher Germaine, laqnel- le ne cesse pas de gémir.) Mère Alain (à demi-voi- 1.\u2014 Faut y faire un peu de tisane bien chaude ?Paul \u2014Non.C'est de la glace qu'il faudrait\u2026 Naturellement, vous n'en avez pas ! Germaine.\u2014De la glace ?Pourquoi ?Pourquoi ?Paul.\u2014Reste immobile ! Ne houge pas ! (A la mère Alain).Tirez un seau d'eau du puits, elle ests très froide.Savez-vous où madanfe met son bonnet de bain en caoutcher l'avait pas tout à l'heure : là!\u2026.Mère Alain (ahurie).\u2014Un petit hon- net ?Germaine (d'une voix faible \\\u2014Dans le tiroir.à droite, de la commode.à droite.Tu veux mettre de l\u2019eau froide- decians, remplacer ainst\u2026 la vessie de glace.Je comprends.Paul! tu crains.tu crains donc quelque chose.de grave ?.Paul\u2014Je t'en gupplie, mon enfant chérie, ne t'agite pas.Ne parle pas.Laisse-moi faire ! Germaine (essayant de sourire).\u2014 Bien, docteur.\u2018 {La mère Alain rentre.apportant un petit pichet plein d'eau froide.Paul en verse dans le bonnet de caoutchone.qu'il serre avec une ficelle, ct doucement, précautionnement.il le pose sur Germaine, à l'endroit douloureux.Silence.) Paul (has, a la mére Alain).\u2014Est ce que la carriole est revenue de Chatean- lain ?Mère Alain.\u2014Oh, non de partir ! Paul.\u2014Combien de temps faut-il pour aller au plus prochain village, Petit- Cormier ?M're Alain.\u2014Trois heures.en mar chant bien.Germaine (ouvrant les veux, qu'elle trmait fermés depuis un moment).\u2014 Pourquoi demandes-tu ça ?Paul.\u2014Pour me procurer quelques mé dicaments qui te soulageront.Germaine.\u2014Ne me quitte pas ! Je ne veux pas que tu me quittes ! Paul ! Ne me quitte pas ! 6 Paul.\u2014-Non ! non ! je ne te quitterai par, je te le promets.Seulement je vais écrire une ordonnance que votre fils va porter à Petit-Cormier, mère Alain.Mère Alain \u2014Bonne Sainte-Vierge bien volontiers ! (M sort, suivi par la mère Alain.Une fois qu'il est loin de la chambre, il cache sa figure dans son mouchoir.) Mère Alain.(stupéfaite ).\u2014C'est - y qu'elle est bien malade, vat'dame, mon bon monsieur, que vous pleure ?Paul \u2014Flle est perdue ! (11 thehe de retenir ses sanglots.) il doit être elle fait que ment pes ta faute au LUBY Les gens ee retournent sur la rue pour regarder une belle chevelure, si rarece splendide ornement est devenu de nos jours, Pourquoi cela ?Ce n\u2019est certalne- enovateur Lequel est un remède presque infaillible contre le grisonnement prématuré des cheveux.api laire Parisien de Seulement so cts la bouteille.* début parce qu'elle était Paul\u2014Si elle n'est pas opérée sur l'heure, entendes-vous Ÿ sur l'heure,ella est perdue ! (A lui-même).Et comment, comment l\u2019opérer ?avec quoi ?de n'ai pas d'instruments.Je n'ai rien ici ! (A la mère Alain Y o-til us médecin, un chirurgien, à Petit - Cormier ?; Mère Alain \u2014Bûr que non ?ni chirurgien ni médecin.Un herboriste seu- lernent.; Paul (sombre et désespéré.\u2014Alors, je vais la Voir mourir sous mes yeux, quand je suis certain de la sauver si J'avais ce qu'il me faut ! (11 regarde ses mains et les tord.) loutiles ! inutiles ! elles me sont inutiles ! Mère Alain \u2014Faut-il appeler mon gars ?.Paul\u2014No.(Il pleure silenciouse - ment.) Mère Alain.\u2014Ecoutez ! vot® dame, appelle ! Paul.J'y vais ! (Il se lève.Par un violent éffort de volonté il se compose un visage calme et des yeux rassurés, puis il revient auprès du lit de Germaine).CGermaine.\u2014Paul ?Paul.\u2014Ma chérie ?; Cermaine \u2014Tu as envoyé à Petit-Gor- mier ?Paul.\u2014Oui.; Germaine calculant ) .\u2014Trois heures pour aller, une demi-heure pour rester, trois heures pour revenir.) aural mes potions bien tard.tu ne crains pas.Tu n'as pas peur 2.Paul.\u2014Non.; .Gerrgaina.\u2014Tu est certainn que Je peux souffrir comme Ça 8X heures et demie encore ?\u2026 Tu crois que j aurais assez.assez de force ?2, Paul\u2014'Tes douleurs vont s apaiser\u2026 Élies doivent même être apuisées\u2026.un 7 peu, n'est-ce pas ?; Germaine\u2014Oui.c'est vrai.Appro- che-loi de moi.Montre tes yeux ?On dirait qu'ils sont rouges.Tu as pleuré ?Paul, tu as pleuré ?Oh, je suis bien malade.alors, pour que toi, si fort, si maître de toi !\u2026 je suis bien malade !.\u2026.; 1 Paul \u2014Mais je n'ai pas pleuré! Pourquoi pleurerais-je ?Parce que tu as Un peu d'inflammation au péritoine ?Dane huit jours tu seras sur pied.Germaine (violente).\u2014 Tu mens ! Tu as la figure que tu fais quand tu mens aux malades.Je la connais, cette figure-là ! Elle ne peut pas me tromper, moi.Voyons ! qu'est-ce que j'ai ?Une péritonite ?Non ! Quoi, alors ?Quoi ?(Flle cherche).Ah, mon Dieu ! (son visage se couvre dr sueur froide), jai trouvé ! Je seas que l'ai trouvé.J'ai cette maladie qu'avait la jeune fille que tu es oi optrer a Chartres.Une.une.je sais le nom.je viens de la dir !.Ure.Oh ! je viens de le dire, à l'instant.Une.C'est trop fort que je ne puisse pas me souvenir de ce nom ! Une maladie si connue !.Tu en as gueri des centaines !\u2026 Une.une appendicite !\u2026.C'est ça ! Une appendi i- te ! Eh bien.qu'attends-tu ?Opère- moi\u2026 Il n\u2019y a que cela à faire.Opè- 1 Paul (houleversé).\u2014T opérer ?Mais tu n'en as pas besoin.Mais je ne veux pas ! Tais-toi ! tais-toi ! Tu dis des choses horribles.T'opirer ?Le voudrais-je, serait-ce indis;ensable («4 cela ne l'est pas) avec quoi ?Crois-tu que je ferait une chose pareille, sans chloroforme, sans instruments 7.Germaine.\u2014Qui.oul.tu dois la fai: re ! 11 ls faut ! Je sens bien.pent.être, ce que j'éprouve.moi ! I le faut ! Mon ami, mon aimé ! sauve- moi ! Ne me laisse pas mourir.\u2026Opère- moi avec n\u2019importe quoi.tiens, avaz ton couteau ! ton couteau ! ton couteau ?je ne bougerai pas ! je to le jure ! J'ai confiance ! opére-moi ! (Elle tend vers lui des mains suppliantes.) ; ; ; Paul avec une voix d'agonie et le visage inondé de larmes ).\u2014Je ne Feux pas ! Je ne peux pas ! _ { La nuit entre dans la chambre.Une nuit d'août, étincelantes d'étoiles.La mer , toute proche, couvre de sa large «t puissante plainte.les sanglots du graud chirurgien qui, dans l\u2019effondrement et l'humilité ct la désespérance de ton âme, répète incessamment: \u201cJe ne peux pas ! Je ne peux pas 1) J.MARNL L'ANEMIE Il est facile de reconnaître l'anémie aux signes suivants pâleur des Jà- vres, fuiblesse des muscles, appétit réduit, congestions à la tête, irritation nerveuse, humeur chagrine, palpitu- tions et essouflements à la moindre fa- Il est ainsi facile, dés que l\u2019un tigue.; de ces symptômes se manifeste, de vaincre l'anémie en faisant usage des DRAGEES RECONSTITUANTES LA- CHANCE, régénératrices du sang, et qu'on trouve dans toutes les pharmacies.DEUX REPUBLIQUES Je suis allé passer quelques semaines aux Etats-Unis à ht moment où l'on ne nous ménuge guère Jes Cumparaisons entre les républiques française et améri- camne, et les quelques réflexions que ma suggérées mon séjour me portent à croire qu'il serait plus juste d'opposer l'une à l'autre ces deux républiques que de les rapprocher.Car l'une est une démocratie qui s'organise el qui tend ar ceia même à s'approprier les idées d'ordres, de hiérarchie.d'autorité : et l'autre nous présente une monarchie qui ta décompote, cn évoluant vers l'anarchie.Nos métaphysiciens humanitaires nous tirent Violemment vers un état de nature inorganique d'où les Américains du Nord tendent de plus en plus à se dégager On nous fait voir comind le point d'arrivée ce qui est pour les autres le point de départ.i Dis là peuvent se déduire toutes les différences de détail qui fant contraster st violemment les deux peuples.\u20140 \u2014 En France.la Révolution a trouvé de vant elle.comme autant d'obstacles à détruire.des classes sociales, une Eglise hiérarchisée.et des orgamsmes locaux qui s'appelaient les provinces.na fallu briser tout cola pour faire de chaque Français un être d abstraction aussi peu diiférent qu\u201d possible de son Voisin.pour créer.au pent of la disait Taine, \u2018l'unité civique partout semblable à elle- êine.; M L'abolition dep privilèges et des titres la constitution csvile du clergé, la division du territoire en départements.tous cr& actes essentiels cofrespondainnt à une conception unique, puiste dans le contrat social.\u201cOf œuvre révolutionnaire, arrêtée à son d'allure trop brutale.a été repriee et s'est paursuivio pendant un si*cle avec une méthode et une continuité étonnantes ; Elle est prés d'aboutir anjourd'hui Elle ne menace plus seulement d'ancien- ; résistance n'a nes formes politiques ou sociales, mais l'existence mème de la Nation.Ft c'est pourquoi un sursaut de notre instinct ce conservation lui a opposé je nationalle- me.Malheureusement notre effort da pas êté aséez compris nt secondé.D'ici quelques années les destructeurs en jetAnt lenrs regards autour d'eux ne trouveront plus rien à détruire.T1 faudre s'asscoir sur des ruines ou commencer À reconstruire Peut-être verra-t-on alors se produire la contre-révolution On nous en parle aniourd'hni comme d'un Apouvantail.M.Waideck-Iloussean nous l\u2019a montrée dans un discours fameux, comme le péril le pius proche qui menaçât la répuhlique.LE RAPPEL rm | on ne dénonce pus ainsi @ surtout on ne combat pas comme il !'@ fait une pure chimère.Qui, la coptre-révolution est inévitable muis elle apparaîtra sans doute aux bowmes de demain comme l'œuvre de sæsut national et social.\u2014\u2019\u2014 Le contraire est arrivé aux Etats-Unis.Les colons anglais établis sur le territoire américaln ont cowmmencd par être des hommes du contrat social, des individus échappent à toute hiérarchie et à tout Groupement, aussi parfaitement éguux uontre eux que le permet la nature humaine.Cnacun d'eux, sur un sol nouveau, avait à se tirer d'affaire, à bâtir In cabane de Robiuson, à exister.La religion protestante qu'ils appor- talent avec eux était éminepimient propre à développer lu sens individuel ; non seulement, elle nu Créait pos une hiérarchie au milieu du corps populaire, mais eucore elle n\u2019iniposnit pas une autorité supérieurs à l'individu isolé, qu'elle laissait libre d'interpréter la loi et le dogme chrétieus selon son sens prore, selon sa nature.D'autre part, l'Américain, qui ne prenait rang ni dans une classe sociale nl dans une église, n'appartenait pas non plus à une province, ni à proprement dire à un État.Sans doute, d\u2019un bout à l\u2019autre du vaste territoire, les variations de sol et de climat aifférenciaient forcément les colons, mais de façon très large, en établissant soulement.Ia dualité du Nord et du Sud.el sans faire graviter autour de plusieurs centres, de piu- sieurs capitules, des individus doués d \u2018un mème caractère provincial.Les colonies taient si peu des provinces qu'elles se prolongèrent sous la forme de l'Etat.délimité géométriquement, sans souci des accidents du terrain.Enfin, cet agrégut de citoyens américains, ne pouvant aller chercher la force dirigeante et gouvernante chez une famille investie par la tradition, en fut réduit à l'expédient du chef élu et tem poraire.\u2014_0 \u2014 Voilà bien comment à débuté le peuple ainéricuin.Mais c\u2019est un sophimne de nous douner cet état originel et passager pour un état définitif et absolu.Le peuple américain ne s\u2019est pas figé pour toujours duns sa forme première ; il évolue.\u2019 Je ne veux pas dire qu'il soi os in- tenant transformé.\" garde des traits essentiels de son premier âge.Les Amé- ricaing sont restés ren hliiguenots et leur religion i Contribué à naintenir chez cux un état d\u2019esprit individualiste qui ne correspond plus par ailleurs à leur état social.Ils sont encore une agglomération d'individus plus qu\u2019une nation.Hs existent plus Qu'ils ne vivent.Ils ne se sont jus constitués de tradition.Je défie qu\u2019on écrive un livre sérieux sur leurs murs, Car jls n'ont ni meaurs, Ni coutumes, ni habitudes Pas da pensée nationale, de ; pus de litté- roture.Leurs Journaux sont faits tout entiers d'informations et d'annonces.Lours seuls livres l'auteur brode sur un fait-divers vie Courante.La scène n'oifre que des féeries où, de temps en temps, un acteur chante n'importe quelle romance, reprise eustité par le chœur avec des gestes et un, Balarcement rythmé sur la musique.;! Is croieut Être artistes, ils proctameut q Seurs peintres, leurs sculpteurs.leurs are \\itectes \u2018Mlépasseront bientôt les no- res: mais ils ne prodfiisent rien da marquable et gatent toute œuvre plastique par la négligence des propurtions Qui est en tout un de leurs traits les plus frappants.a Bref ils sont un pays et pas un peuple.Et un signe caractériseique de cette inlériorité c'est que leur patrie ne se désigne pus par un nom propre, comme la sont des romans où de la France ou l'Angleterre, nutais par deux substantifs communs empruntés au dic- llohnuire et accolés i'un a l'autre les Etuts-Unis Du four où ils sera ation J rant une cette nation se nommera \u2014l 0; \u2014 Mais voici la ganisent.Une haute clagse sociale se forme chez eux.C'est celle des vieux Américains 11xés au sol depuis trois ou quétre ge nérations et qui tiennent i se distinguer des apports nouveaux que | immigration jette chaque année à coté d'eux.Chez ceux-là apparaît le sentiment de de la nationalite innée.Ils considerenr le pays comme leur uppartenant.Lis indiquent un mouvement de résistance au cosmopolitisme.' Ils manifestent la crainte diètre noyés ou dénaturés pur les éléments étrangers.Chose très curieuse, ils inclinent au cu- tholicisme.Les progrès de la religion catholique aux Etats-Unis sont trop connus et ont donné matière à trop fi tudes pour que j'y insiste ici.Je marque seulement qu'ils se font surtout chez les vieux Américains.Et ainsi c\u2019est bien l'élément national qui cherche un point d'appui dans l'Eglise autoritaire et hiérarchique.Voilà un signe du travail de formation organique au sein de la démocratie égatitaire et individualiste.Autre fuit: \u201cesprit national.qui ne réussit pas à se dégager sous la forme littéraire ou artistique.s'affirme politi- contre-partie ils s'or- quement.ll y à un nationalisme urnri- cain que l'on peut appeler aussi \u2018\u2018l\u2019impérialisme populaire.\u201d Un Américain ne comprend pas qu\u2019on prétende injurier un citoven d'un autre pays en le traitant nationaliste, et il se tiendrait Quant A lui, pour insulté si on fui refusait cette épithète.Les victoires et les annexions fédérales ont développé une immense fierté nationale.De leurs succès dans la guerre de Cuba, les Américains concluent, sans hésiter, qu'aucun peuple ne saurait leur résister.lls prédisent orgueillensement qu'ils seront un jour les maîtres du monde.On ne les entend point médire guerre, et ils honorent tout ce qu\u2019on cherche à discréditer chez nous.De fait ls ont une armée ct une flotte\u2014celle-ci surtout devient chaque jour plus formi- duble \u2014 dignes de tout respect.Or, on ne peut s'empêcher de se souvenir que nos souverains onl eu, eux aussi, une de la puissance militaire avant que fût créée l'unité française.Et l'on a envie de conclure que la guerre fera chez les Amé- riCains ce qaYile a fait chez nous.Je note une derniâre transformation, possible on probable, comme on voudra- l'autorité suprème, celle du chef de l'E- tat, puisern peut-être sa force, un Jour.duns un autre principe que dans le principe électif.C'est une chose avouée là-b:s que le président de la république n'est que l'élu théorique et apparent du peuple.En rê alité il est le délégué \u2018es puissances d'argent, le résultat et l'instrument des comhinaisons financières.Il reste respecté et respectable, parce que la finan.chez ce'\u2019 amdricaine n'est pas comms nous cosmopolite et antinationale.Un honme politique iméricain dépendant des grandes fortunes et des grands trusts ne devient pas pour cela un agent des entreprises étrangères casftre son propre pays, ; oo Mais enfin, la situation du président de la république n'en est Pas moins nor- inale.La Constitution américaine vw'avait pas été faite pour .Bonne avant la transformation économique.elle est, auprès, dengereuse et vicife, D'autre part: il faut @évoir une révolution contre les trusts et les fortunés dispropor- tionnées et cette révolution entrafiice ra fatulement un changement de Constitution.Oùd les Américains iront-ils alors chercher le principe de l'autorité?N'en vien- dront-ils pas à se «dire qu\u2019un chef héré- d*taire est seul soustrait aux influences d'argent?La nation.enfin créée et dé- nomfuée, ne Re personnifirra-t-elle pas dans un chef de race?Ceux qui.a In fin du dix-huitième siècle, offraient A Washington le titre dl'Empereur étaient peut-être moins des chimériques que des gens Un peu trop pressés, en avance Sur leur époque.\u2014:0.\u2014 Je ne gus pas prophétp n: ne veux passer pour tel.J'ai tenu.simplement, à relever les signes nombreux dë transformation \u2018que présente ja démocratie américaine et à fixer le gens de cette transformation Les Américains tendent à ce dont nous noun 8loignous.comme ila sont partis de ce dont nous nous rapprochons.ils cla.viendront une nation distincte des autres.avez des cualit*s intrinsèques trèn marquées, an même moment.peut - être, où nous nous tronverons disaociés et dénaturés par le jeu des forces commopoli- tog, Ln France on poursuivant son rêve écalltaire, & fini par abattre prerque toutes les tâten \u2018ui dénassaient le niveau commun : l'Amérique.qui a commencé par l'égalité, élève peu A ven an- dessus def autres ceux qui le méritent Points de dénart et points d'arrivée différents deux Évoiutions en sens tn- verse : 41 est difficile de canclure nutre- went.auand on Étuidie de bonne foi et, d'un pou près.l'état politique et social des deux républiques, .Si nous nous attachions à imiter la rénublique américaine.nous nous effnr- rerions danc de rnaintenir où de recréer chez nons ce au'elie s'applique À faire nortir d'elle-même, Mais vous n'aurions Lesain pour cela de rien lui emprunter, et noun ne tiendrions rien d'alla\u2014tenant tout de notre propre pops.COMTE DE CASTETLANE ' Député de Casteiluna + [A Bee NOS THEATRES | THEATRE DES NOUVEAUTES \u201c \u201d L'Arlésienne \u2019\u2019, pièce en 5 actes d\u2019Alphonse Daudet, sera représentée la semaine prochaine au théâtre des Nou- véautés.Ce sera la première fois que cette œuvre sera donnée en Amérique et l\u2019on peut s'attendre a ce que les nombreux admirateurs de Daudet viennent en foule.George Bizet, l'immortel auteur de * Carmen \u2019, a écrit pour \u201c\u2018 l'Arlésieu- ne \u2018\u2019 une musique de scène que les plus grands orchestres du momde ont mis à leur répertoire et qui n\u2019est jamais jouée sans être applaudie et redemandée.la pièce, a été olwervée par le compo- : siteur au point qu'on ne peut s\u2019imagi- iQ ner qu'on chante autrement en Provence.L'intrigue de \u2018\u201c L'Arlésienne est on ! ne peut plus émouvante, cependant que | fort simple.ll s'agit d\u2019un jeune homme qui aime une belle fille d'Arles.H demande à sa mère la permission de l'épouser et l'obtient après une Intte assez longue.C'est alors qu'il s\u2019aper- goit que la jeune fille est depuis long- \u2018 temps indigne de Ini et de sa famille.Ne pouvant plus l'épouser, il ne cesse pas pour cela de l'aimer.En vain sa mère pour consoler le sombra désus- poir qui s\u2019est emparé de lui convoque- telle un conseil de famille qui veut pour ainsi dire le forcer à se marier.Il ne veut pas, il ne peut pas accepter et à la fin, l'amour est plus fort que la mort, il se jette par une fenêtre et se tue.C'est une idylle qui finit par la tragédie la plus sombre, Cet amour, ce désespoir sont racontés par Daudet avec cette magie de style qui l'a fait le plus exquis conteur de son siècle.Un mot de la mise en scène.La piè- c sera donnée avec tout le soin, qu'elle comporte.Rien n'a été négligé pour vous présenter les costumies si curieux du pays d\u2019Arles et de la Provence.Les décors, les ameublements seront dans la note voulue.THEATRE NA ç \u201d TIONAL FRAN- AlS Des milleirs de personnes sont allés enteudre \u2018La Mendiante de St-Sulpi- ce\u2019 lorsque ce grand drame parisien si émouvant fut veprésenté l'an dernier au Théâtre National Français.La direction a cru faire plaisir à ses fidèles patrons en remettant cette pièce à l'affiche pour la semaïine prochaine \u2014 avec une inise en scène plus complète et une distribution nouvelle.\u2018La Patrie\u201d a publié en feuilleton la roman \u2018La Mendiaute de Saint-Sulpi- ce\" duquel a été tiré le drame.Tous ceux qui l'ont vn voudront en revoir se dérouler devant leurs yeux, les péripéties émonvantes.Au prologue on assiste à la lecture du testament du comte d'Areynes, par l'abbé d\u2019Areynes.à Gilbert Rollin et a sa femme.Par ce testament, les espérances de Rollin se trouvent dé- cues aussi ce dernier se promct-il de mettre tout en œuvre pour entrer en poss\u2019ssion de l'héritage qui revient à sa femmepnis à sa fille, si la première vient à disparaître, puis à lui en dernier lieu.Sa fille étant morte en naissantil l'a remplacée à l'insu de la mère, par l\u2018une des deux jumelles enlevées à Jranne Rivat, par son com- plicee, Servais Desplats, un affreux bandit.Poursuivant son œuvre criminelle Rallin s'associe plus tard, malgré lui, à Desplats ©t à Gaston De- prety, et ce trio cynique ne recule devant aucun crime.11 s'agit, pour eux, d'entrer en possession de la fortune de Madame et de la prétendue Mlle Rollin.Jeanne R vat devenant emburrassante parce qu\u2019elle cherche son enfant volée fls essayent de la faire disparaître en la jetant dans la Seine, mais elle est sauvée par deux pêcheurs.Rollin a force de mauvais traitement a réussi à rendre sa femme folle, il ne Jui reste plus qu\u2019à se débarrasser de sa file et les trois bandits ont bien près de triompher quand grâce à l'abbé d\u2019Areynes, à Lurien de Kernoel, et au brave Marcel, le pot aux roses est découvert et les coupables sont chatiés.Les interprètes seront : J.P.Fi lion, Petit-Jean, Jean Guiraud, Har- mant.Godeau, Soulier, Palmiéri, Ton- gas, Villeraie, Leurs, Tremblay, Chap- delaine, St-George.Mmes Maud Evrard, Blanche de la Sahlonnière, Merzuerite Audiot, Soulier et Nozière.Pièce dn concours, jeudi prochain \u201cLe pardon du gentilhomme\u201d par M.Décarie.Dans les entr'actes, à chaque représentation de la semaine, nouvelles vues animées de Fenton.AU PARC SOHMER Trois numéros sensationnels sont inscrite an programme pour les deux représentations de demain, au Parc Soh- mer.Paul Stephens, l\u2019homme à une seule jambe, rivalise sur le fil de fer d\u2019adresse et d'audace, avec les plus brillants acrobates que nous ayons vus au (\u2018a- nada.Le professeur Hewes, est un magicien hindou célèbre même dans sa patric, cette terre classique de la magie.C\u2019est sa première apparition à Montréal, et il nous | arrive directement de New- York.Thomas (Mullins, arrive de Londres et n'est pas moins célèbre que les deux autres.C'est un chanteur de genre, avec costumes appropriés.MM.Constantineau et Lafond sont des danseurs bien connus à Montréal.Les exercices sur piedestal et la tête en bas sont toujours vivement appré- cits, M.et Mme Harmant, les duettistes français, nous promettent du nouveau, ainsi que la Cie de Kinétographe de News-York, qui exposera des vurs du récent incendie de Paltimore, des scà- nes tirées des \u201cDeux orphelins et plusieurs Vues comiques.Deux représentations, après-midi et soir.Entrée 10 cts.La science des potnons.C'est un thème de raillerie facile que l'ambiguité des rapports des experts et la prudence de leura conclusions.Mais on ne doit pas oublier que leur tâche devient de plus en plus complexe, de plus en plus déhuate.Depuis quelques années.on re préor- cupe fortement de la découverte de poisons pour, ainsi dire normaux, provenant.les uns de la putréfaction (les ptomaines ), tandis qu\u2019on rencontre les autres dans Jes liquides physiologiques (les leucomaïnes ).Cette découverte des alcaloïdes, et principalement des alealis cadavériques qu'on a haptisés du nom de ptomaines, a une importance congidérable au point de vue de la chimie légale, puisque, d'après ces données nouvelles.il est désormais prouvé que la décompa- sition du corps muflit pour donner ! nairsance a des réactions simulant cel \u2018 les des poisons les plus violents, La couteur locale, si intense dans \u2018 seo e urs reed PIV Tew «A DIMANCHE, 28 FEVRIER 1904 aN Dupuis Freres MN = Nos magasins sont fermés tou les soirs à 6 hsures ox- copté ie samedi.Les commandes par la maille | sont exécutées aveo soin.| TISSU Pour Kobes Le Rayon des Tissus de fantaisie pour Robes occupe, maintevant, le centre de notre nouvelle bâtisse, Nous avons 1a beaucoup plus d'espace et beaucoup plus de lumière que dans l\u2019ancien site.Notre écalage de Tissus français, importation du printemps, attire l\u2019attention des foules et nous a valu des remarques fort élogieuses de la part de plusieurs visiteurs ; certaine Dame déclarait n'avoir rien vu d'aussi riche à Montréal.5 A REMARQUER =x Tissus de fantaisie \u2018 Nebuleuse \u2019', produits français, couleurs champagne, gris-bleu et gris-acier, pour toilette de soirée ou de réception, largeur 46 pouces, prix la verge.$3.00 Patrons en Voile de Paris, avec g>rniture importation française, couleurs gris, réséda et bleu, prix $18.00, $20.00, 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La France est femme.ells te chasse aujourd'hui.elle t embrasse- ru demaiu\u2026 \u2018à bientot\u201d !.Quelques heures après, le transport disparaissait à l'horizon et, penbant des semaines, vogusit, défiant, anxieux, quatre sentineles dans ses vergues, jusqu'à l'ile du Liable ou il déposait enlin son galirien, épave sur une autre épave.kt la, Dreyfus attendit.Les gardiens ont ont beau se taire.les poutres funèbres de bois goudrou- nes qui tcrmeut son réduit, puuveat lui dissimuler la vue de la mer.Derrière elles, le traître écoute, jour ct nuit, si su milieu du grand bruit du large, n'é- vlate pus tout à coup le siiflet joyeux d'un vapeur unnonçant déjà la délivrance\u2026 et -i Un gardien, pale d\u2019émotion, n'ouvre pus brusquement sa case: **.Levez-vous.Dreyfus, vous êtes libre D7 lt bien que la berceuse monotone du Hot contre le flot, murmurée par la mer, semble vouloir endoruiir son espérance, Ureyfus attend, et toujours! et quand méine *\u2026 Les juils sont là'\u2026.>» + + Alors, en France, les grands Sémites commencèrent ja lutte pour le Cain moderne.\u201cLe seta peu de chose, pensaient- ils © une question de presse et ce gros sols.ll faut ctouffer l\u2019'Affaire dans un succès 1.Et !ls allèrent trouver le romancier en Vogue, celui qui signait aes bons a itrer de 150,900 et dont les livres,tleurs munondes, s'épanouissaient , jartout dans lu buée chaude du fuu icr déma- voyique, Quand le stercoraire vit en face de ni ces grands remueurs d'argent, il en [ut ivre d'orgueil, et raevant sa che- mi>+ sur ses bras noueux : \u2018\u2019Combicn 1ne donnerez-vous\u2026 ?Et on convint du prix.Les trente pièces durent être superbes, car iamais romancies «6 buxa avec autant de ténacité et u alondaice hideuse.Mais quand il eut fini, que su viville pliune eut éclahoussé tout ce qu'elle pouvait ; quand, d\u2019un bout du pays à l'autre, on cut bien trainé dans la houe les épaulettes d'or ou de laine, l'accusateur devint l'accusé; malyré Vencre, et la fangs, l'Affaire.plus exaspérante que Jamais, était là.toujours là !\u2026.+ ++ \u201cAlors.du sang !\u2026.\u2019 clamèrent-ils.Et les grands Sémites choisiient un homme honnête mais simple, qui entra dans la question comme un bœuf dans un écheveau de scie\u2026 un homme qui tuerait logiquement.comme ces médecins, forts en thème, qui font mourir d\u2019après les principes.Et le commandant Henry se roupa lu gorge.Aussitôt, Israc] tout entier «\u20ac rua À la chaude curée.On recueillit ce sang, du beau sang irançais, qu'il avait rèvé, le commandant, de verser pour une tout autre cause ; et, avec ce sain, On lrotta les maigres muine du traitre\u2026 Et, quand elles furent bien rouges, le juif regarda ses mains.et, longue ment, it tressaillit, \u2018n proie au noir frisson.Comme dans \u2018Macbeth\u2019, la tache mettait partout sa note infamante : \u2018Là, murmura til.l'Affaire ext toujours la !.\" Les Démites alors s'exaspézérent 1] faut faire, dirent-ils, \u2026lne enceinte Ce tours que rien ne puisse approcher d'elle ! Et dans toutes les institutions sociales, on chercha lu plus auguste, la plus fermee, celle dout lu voix serait quelque chose comme une vols ue Lieu, l'expression indiscutable de la justice mimanucute des choses, ot on trouva la Cour Duprème.Et, dans eutte Cour, on mit Dreyfus et su fortune; ct au-dessus Ge lui, pour le proteger, s'etenuirent les togue de pourpre des plus huutzs legisluteurs.14 y eut alors enez les jusis Un moment fou d'espoir : lus juges embras- werenil le coupuble ; et entre deux léli- citallons, Us la.salent humblement tondre le sucre de ses grogs, volume uae: vuit loudre, à lu luiivre au verdict supréme, là sentence maudite.Lette lui, CUlait blen | etoullement de | Af faire dans un triomphe sans nom.Un prit des precaucons surnumiaines : JL où creVait les Yeux à quiconque passait.kt, le soir, on lauçait des flèches aux voles.Lu grunit remplaçu la tente aux murs de toile, Un liu chaque bloc avec des nwœucus de ser, Et la Ville semblait une ville d'enier ; L ombre des tours luisuit la nuit dans les campagnes, Hs donnèrent aux nmiurs ] épuisseur des montagnes ; \u2018Deteuse à Heu d'entrer fini de clore et de murer, Un mt Dreyfus au centre cn une tour de pietio ; Là lui, restait lugubre\u2026 et hagard.L'Aftaire étail toujours là ! Si terrible Sur la porte, on grava : Quand ils eurent +++ \u201cAlors, la guerre ! ! comme des chacals.us \u2018Que le sang coule à flots !\u2026.que les mers soient rouges :\u2026 lu guerre, tout de suite, pour un rien !.\u2026.pour le murais de l'achoda ou le banc de 1ene Neuve où le vhantier de Mascate :\u2026.mais ia guerre !.Quand le tambour Lattra, que le cluiron sonneru, que les oris des blesses montrront dans l'air, un n'entendra peut-\u201ctre pus le bruit deg chaines que nous briserons-là-bas, i coups de lingots dor.\u201d La guerre n'eut pas leu; car, pour se battre, il faut être deux ; ét, pour une fois, la France, mciiante, écoutant de partout.dans l'omhre, le chuchotement des trahisons.attrneut la main sur l'épée, refusant de lier la pre mière.Et, dans ce silence, l'Affaire montait de plus en plug, grandissait à l'horizon et rougeoyait uiaintenant mena- cante dans l'espace.La Cour Suprême était vainene.le Chef de l'Etat fraternisait avec l'armée, et pour 1a pre mitre fois avait osé lui dire : ine terviondrai !.\u2026.Aussitôt, les filk de Samson ot de Dalila prirent peur.Tani de fatiznes et «le fatigues seraient-cllig i tout jae mais inutiles ?Fallait-il tomber quand il ne rratait plus qu'une marche à gre- vie.qu'une \u2018\u2019seule\u201d\u201d pour dominer Tout uno mystérieuse complaisance dea cho- l'édifice social ?Ft.subitement, par ses, le Chef suprême de l'Etat mou- burlérent-ils re en bière aussitôt après.- * Alors, les grands rent à tout rompre.Mais quand ils eurent escaladé la dernière marche de J'idifice sccial, quand l'armée inquiète fut rentrée dans ses Casernes, que les perquisitions furent finies dans toutes les Ligues, et ue les juifs, comme leurs ancêtres au \u2018alvaire, triomphaient bruyamment \u201cJ'Affaire et bien finie, enterrée, scellée avec le Président dans sa tombe !.\u201d\u2019\u2019 l'Affuire était là, toujours 1a.plus menaçante qu'hicr et bien moins que demain !\u2026 PIERRE L'ERMITE.A .Bémites ar-pleudi- VANILLE, essonco: Vente a Ia fivre fluide ou au gallon seuiome)n par Jules Bourbonnière.Télé phone Bell Est 1122, CORPS £1 AME Les physiologistes s\u2019appliquent avec une sorte de passion, a constater l'influence du corps sur l'âme.Je voudrais les voir appliquer leur méthode d'observation ingénieuse, et s'il était possible, d'expérimentation, à toute une révie de faits plus diff ciles a sui- sir, mais dont l'existence n\u2019est pas moins constante, et qui affirment l'influence de l\u2019âme sur le corps.Si, au lieu de se confiner dans une salle de dissection et de n'observer que sur la mort, les physiologistes observaieut davantage dans le monde, et sur la vie, leurs yeux exerces ne seraient-ils pas ffappés encore plus que les nôtres dn ces transformations que les unnées opérent chez les étres sentant et agissant, transformations qui sont la traduction extérieure desphénomènes de leur vis intérieure ?Parfois, à leur entrée dans l'existence, le hasard nous met en relation avec deux êtres ches lesquels aucun indice ne revèle, au premier regard, deux natures morales très différentes.Rien dans leur physionomie général, dans leurs traits, dans leurs veux, dans je ne sais quoi dm- définissable qui constitue l'expression du visage.ne trahit l\u2019élévation ou la bassesse des iustinuts, ét ne donner à deviner dans quel :ens litre se dêve- loppeta.Leur ume cst une matiére malléable et sans forme.que les plaisirs, les passions, les svuffrances n'ont point encore façonnée.Vous perdez ces deux êtres de vue, puis vous les retrouvez au bout de quelques années.Vous êtes frappé du changement de leur aspect.L'un a, en quelque sorte, épairi ; les veux ont perdu de leur éclat, les lèvres sont devenues plus fortes, le corps s'est alourdi, et de | être lui-même se degage une impression vague de vulgarité.L'autre s'est au contraire raffiné : les yeux sont dexe- nus plus profonds, l'expression du visage s'est ennobli.la personne entière apparait moins matériclie et plus idéale.Que s'est-il donc passé 7 Rien : i's ont vécu.Au premier, le plaisir s'est offert dans
de

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