L'indépendance : organe officiel du Rassemblement pour l'indépendance nationale, 1 avril 1963, Vol. 1, no 7
[" l'Ind VOLUME UN \u2014 NUMÉRO SEPT MONTRÉAL \u2014 AVRIL \u2014 1963 0 naance 15 CENTS ORCANE OFFICIEL DU RASSEMBLEMENT POUR L\u2019INDÉPENDANCE NATIONALE Le sort en est jeté: le R.I.N.est devenu parti politique.Qu'est-ce que cela veut dire?Cela, essentiellement, veut dire que le RIN.éntend prendre le pouvoir à Québec et faire l'indépendance.Cela veut dire que le RN.croit qu'il est le \u201c parti le plus apté à combler les aspirations du peuple québécois.Cela veut dire que le R.L.N.s'engage dans la lutte sans espoir de retour, - Mais il y a plus.Cela veut dire que ceux qui ne sont pas pour Au secours, l'esprit de clocher nous entoure ! Eh oui, les régionalistes sont à l'oeuvre et la lutte n'aura de cesse que n nous les ayons \u201cmis\u201d a la raison.Pouvait-il en étre autrement?La grandeur et la générosité les étouffent: la médiocrité et la mesquinerie nous asphyxient ! À l'heure où nous refusons à Ottawa l\u2019aliénation de notre souveraineté, il ne faut donc pas laisser le cancer régionaliste pourrir la Révolution nationale.Le Au lendemain de l'indépendance, nous serons \u201ccondamnés\u201d, pour survivre, à la compétence et à l'efficacité dans tous les domaines.La bonne mère fédérale ne sera plus là et nous entrerons dans un monde où la compétition sera dure.Finie l'ère de l'improvisation, de la routine et du plagiat! Chacun d'entre nous devra être un créateur.nous sont contre nous et que nous les combattrons.| Ne parlons pas des partis fédéraux: ils représentent la Confédération, ils représentent le gouvernement étranger, colonial.Ils cherchent à prendre le pouvoir à Ottawa.Nous le prendrons à Québec.Restent les partis \u201cprovinciaux\u201d.Ils acceptent eux aussi la Confédération.lls sont nos ads versaires.Nous les combattrons.Il n'existe pas pour nous de \u201cpartis-frères\u201d ou \u201cd\u2019associations-soeurs\u201d.; ll y a nous et, en face, nos adversaires, 4 C\u2019est la guerre! Nous la gagnerons ! | PIERRE BOURGAULT Nous ne répéterons donc jamais assez que, pour nous, l\u2019indépendance n\u2019est pas un but mais un moyen.Cela signifie que chaque membre \u201cdu RIN.doit renoncer a ses intéréts persons nels, que chaque conseil régional du R.I.N.doit faire le sacrifice de ses avantages propres au nom des intérêts supérieurs de la Nation.Il faudra donc lâcher l'ombre pour la proie! C'est-à-dire dépasser la région pour accéder à la Nation.Et la Nation elle-même \u2014 pourvu, bien entendu, qu'elle ait son État souverain \u2014 est l'intermédiaire indispensable entre le monde entier et chaque individu qui la compose.Tel est le sens de l'indépendance pour nous du R.LN.C'est pourquoi la République québécoise sera une et indivise ou ne sera pas! EDOUARD DOUCET LE 8 AVRIL: ANNULONS NOTRE VOTE! Nous ne pouvons rien à Ottawa parce que nous y sommes une éternelle minorité.Aucun parti fédéral ne peut obtenir quoi que ce soit pour les Canadiens français.96 ans de Confédération nous l'ont prouvé.TOUS LES POUVOIRS A QUEBEC. | COURRE Ga marche Monsieur le rédacteur puis plus d\u2019un an, le R.L.N.dit à la population canadienne-françai- se que les Anglais cherchent & nous c'était faux mais aujourd\u2019hui je dis que je pense comme le RIN, parce que vendredi le oer février dernier Fen al eu la e jour-là, un propriétaire anglais dune salle danse de \u201cTown Mount-Royal\u201d faisait distribuer à Ta sortie de mon école (secondaire Pie IX à Montréal-Nord) des circulaires annonçant l'ouverture d'une autre salle de danse.Cette circulaire est en anglais presque exclusivement car il y & un peu de français mais bourré u 3 uros caracter Je vous écris cette lettre dans le but de vous dire que vous avez 100% raison de lutter pour l\u2019Indépendance du Québec et quelle est l\u2019effronterie des Anglais de venir essayer de nous angliciser jusque dans nos écoles.Veuillez chez monsieur, accepte mes salutations les plus distinguées, J.Ménard \u2014 Montréal Un créditiste Monsieur le rédacteur, M'accorderiez-vous une petite colonne dans votre journal, ceci pour faire une mise au point concernant la conduite du R.I.N.envers le mouvement du Crédit social.Après lecture de la dernière édition de votre journal, je constate en dernière page, que vous vous opposez au mouvement créditiste.J'en suis à me demander si vous êtes réaliste?ou encore inconscient de votre répercussion malsaine tant envers votre mouvement qu'à celui du Crédit socia A l'assemblée régionale de ce même mouvement dans Québec- -ouest, M.Caouette a félicité et même admiré votre mouvement qui était aussi le mien à ce momen Ce même mouvement s'oppose à la finance, qui est l\u2019unique responsable de l\u2019état actuel du Québec, vous le savez trop bien, mais on peut se demander si vous ne faites pas partie vous-même de la finance Reconnaissez seulement ce que même mouvement à pu faire sa Pee gard de la nation canadienne-fran- c¢alse au dernier parlement, cela vous fera peut-étre comprendre que bien rot mouvement \u2018appuieront le Crédit social le 8 avril prochain.our ma part je préfère la libération totale d'un pays que celle du Québec seulement.Bien à vous, P.BERNIER \u2014 Québec N.B.: comprends votre raison d'ETRE.mails je comprends le Crédit Social, et je n\u2019ai jamais voté pour lfu NDLR: Monsieur Bernier nous a sans doute mal lus.Nous ne nous opposons pas au Crédit social en tant que tel mais en tant que parti fédéral.Nous nous opposons a la situation de minorité faite à nos députés à Ottawa: leur allégeance nous importe peu, ils sont tous impuissants.D'autre part, si M.Bernier croit qu\u2019il vaut mieux rester Canadien que de devenir Québécois c'est son droit.Nous lui ferons pourtant remarquer que ce pays dont il se réclame ne lui appartient pas et ne lui appartiendra jamais.Le Canada n'est qu\u2018un pays \u201cpour le fun\u201c, \u201cThe order of Railroad telegraphers\u201d refuse le français à ses syndiqués Ce syndicat ayant son siège social à St.Louis, au Missouri, est affilté à la C.T.C.et représente les télégraphistes, agents de station, assistants agents, fépartiteurs et quelques autres employés connexes des chemins de fer au Canada.Pour conduire ses affaires au Canada, il a deux vice- présidents canadiens (unilingues an- lais) et autres officiers à l'échelon régional (toujours unilingues dans la roportion de 90 pour cent).Is ont toujours ignoré, malgré plusieurs demandes, de traiter en français avec leurs syndiqués de langue française.plus récente demande a été faite le 24 mai 1962, lors d\u2019une réunion du comité régional canadien à Montréal.Voici l\u2019ordre du jour de cette assemblée: \u201cProposé par Gignac, secondé par Robitaille, que ce comité donne considération à la plainte reçue de notre confrère de la division \u201cLaurentian\u2019\u201d concernant notre or- anisation et demande que notre constitution ainsi due toutes nos ententes soient imprimées en fran- cals\u2019.MOTION PERDUE: 1 oul; 22 non; 3 abstentions: L'aspect comique est que le secondeur n'a pas appuyé le proposeur, Que Teriez-vous & la place d\u2019un syndiqué qui désire être respecté?Refuser de payer vos cotisations?Vous n'y pensez pas: nt la formule Rand, dong déduction obligatoire de votre chèque et vous n\u2019avez plu rien à dire.Il y a toujours possibilité de modifier la situation à l\u2019occasion En retour, nos petits \u2018\u2019Canayens\u201d reçoivent le \u2018Labor\u2019 des Etats, dans lequel monsieur Roger Provost, de la T.Q., écrit quelques mots en francais (trés rarement) et le tour est joué, monsieur le fedératiste gur vost a sauvé les mie si un membre ne comprend pas son \u2018\u2018schedule\u201d ou la correspondance, on lui répondra bien nalvement: \u201cI y & rement quelqu\u2019un qui vous travaillez qui sait lire I\u2019 angles 4 A ire, sur les chemins de on & assez bien réussi à ténor le personnel de langue française \u2018pour le besoin de tous les jours\u201d, car seul l'anglais y est officiel.Bravo pour les futurs vice-présidents canadiens-fran- çais de Donald: il pourront approfondir leur vocabulaire anglais, tout en pouvant &pprécier le folklore du Québec! Et quand on pense qu\u2019en plus de se faire cracher au visage, nos petits \u201cCanayens\u2019\u201d des chemins de fer contribuent pour plusieurs milliers de leurs dollars chaque année, exportés nis à cause de leur affiliation.via le C.T.C.Monsieur Provost, où est la logique: eux maîtres chez nous, ou nous maï- tres chez nous LE CHEMINOT \u2019 = - Réponse à M.Dozois Monsieur Dozois, Ayant pris connaissance de certal- nes parties de l\u2019allocution que vous prononciez ces jours derniers lors de votre causerie devant les membres du club Renaissance de Montréal, voyant gue vous avez abordé le problème du séparatisme au uébec et n\u2019étant point de votre avis, je sentis le besoin de répondre à certaines de vos hypothèses.Je ne suis pas d'accord avec vous lorsque vous dites: \u2018Nous devons faire tous les efforts possibles pour res= ter dans la Confédération.\u2019 Permet- tez-moi de vous citer quelques lignes d\u2019un article du \u201cCourrier de St-Hya- cinthe\u2019\u201d (journal qui paraissait vers les années 1860).Ces mots portent la signature d\u2019Honoré Mercier (il fut plus tard premier ministre de la province de Québec).\u2018Le peuple du Bas- Canada ne consentira jamais a la représentation basée sur la population.L\u2019union sera plutôt brisée et rompue x jamais, Cette représentation entrai- nerait la mort e canadien-francais.Et le peuple cana- dien-français ne veut pas mourir.La Confédération ne représente-t-elle pas un \u2018système parlementaire où la représentation est basée sur la popu lation.Et, actuellement, ce pacte n'entrainerait-il pas une certaine déchéance de notre vitalité sociale et D'ailleurs, notre situation au Canada le prouve d\u2019éloquente façon.Y s loin, vous abordez la situation industrielle de l'Etat du uébec, vous dites dès lors: \u201cJe crois qu'il faut écarter que l'indépendance mettrait entre les mains des Canadien français les entreprises actuellement possédées par les Anglo-Cana- s > Je ne crois pas qu\u2019une seule fois les leaders indénendantistes du Qué- bes ont préch la accords par lesquels des capitaux étrangers seront amenés ici pour garantir l'avenir industriel du pays.que nos chefs de demain ont proclamé est que, dés l'indénendance, {13 pourront faire venir ici les installations qui conviennent aux gens de l'endroit.Celles qui se seront instal- .Eh bien, mon cher M.Do- zois, nous avons vieilli, nous avons miûri, nous ne nous laissons plus berner par de pareils dires.Le Québec ozois sera un pays comme les autres, vivant de la solidarité humaine, de l\u2019importation et de l'\u2019exportation.oul monsieur, de l\u2019ex portation.on.la seule chose qui vous manquait à cette réunion (elle manque à plusieurs d\u2019entre nous), c\u2019est la foi, foi envers votre pays, son peuple et ses capacités.Pour la nouvelle génération, pour tous, tous, l\u2019ère des \u2018\u2019pas capable\u201d et es \u2018on ne peut pas\u201d est révolue.Maintenant, le temps est à l\u2019action pour rendre le peuple maitre de ses destinées.Marc BLANCHARD, Québec.Qadir helo ?oe 3 Les élections Ou comment une minorité exploitée s\u2019évertue à le demeurer ?Encore une fois, nous allons assister à la grande comédie, Rideau! Elections fédérales.Encore une fois, des députés qui ne pourront que faire le jeu d\u2019un gouvernement étranger et colonialiste vont être élus.Encore une fois, nous seront LA mino- Nous pe rité, Encore une fois, 11 nous faudra endosser les dettes des autres.Encore une fois, les colonisés seront représentés par des hommes de paille à Ottawa.I faut à tout prix que l\u2019on finisse par comprendre qu\u2019élire un députe canadien-francais au fédéral, qu\u2019il soit indépendantiste ou non, équivaut à en élire un au Guatémala ou au Danemark.C\u2019est un acte ABSURDE; ça ne sert à RIEN.Le seul gouvernement \u201cqui soit le nôtre, qui nous représente (ou du moins qui semble, officiellement, s\u2019y efforcer), c\u2019est celui de Québec.Et ce gouvernement doit continuellement plier devant l\u2019arrogance et la mauvaise foi du colonialisme anglo-saxon d\u2019Ottawa.Déléguer des députés à Ottawa, qu\u2019ils soient dons 2 millions par jo .et pendant ce lemps le gouvernement provincial se plaint qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019argent pour l\u2019éducation EEE Au cours de ses derniers con- gris, la corporation des institu teurs et des institutrices catholiques de la province de Québee a réclamé que les périodes d\u2019enseignement, au niveau secondaire, soient réduites de 23 périodes d\u2019enseignement de minutes par semaine qu\u2019elles sont actuellement à 20 périodes par semaine.Or, voilà que le gouvernement provincial, par la voix autorisée de son ministre de la Jeunesse, vient tout juste d'annoncer son intention d\u2019augmenter de 23 à 26 par semaine le nombre des périodes d\u2019enseignement.Le ministre ajoute que le gouvernement compte réaliser ainsi des économies de l\u2019ordre de 15 millions par année à même les dépenses courantes.Nous croyons que le moment est propice pour rappeler au peuple québécois que la Confédération lui Loûte presque deux millions par jour, soit l'équivalent de la différence entre ce qu\u2019il paie à titre d\u2019impôt fédéral et ec que le gouvernement fédéral dépense dans le Quél .c.Les économies d\u2019environ 13 millions que le gouvernement provincial tente de réaliser au détriment des modestes salariés que sont les instituteurs et au détriment aussi de la qualité de l\u2019enseignement, représentent approximativement ce que nous coûte pour chaque semaine le maintien de la Confédération.Ce n\u2019est pas tout.Dans la région du Saguenay et du Lac-St- Jean, par exemple, les retards dans le versement des salaires aux instituteurs varient entre 1 et 2 mois, ce qui a amené des commissions scolaires à demander au gouvernement des subventions spéciales.D'autres commissions scolaires, telle celle de Québec, par exemple, ont préféré annoncer des augmentations de taxes allant, dans certains cas, jusqu\u2019à 40%.Dans un cas comme dans l\u2019autre, c\u2019est le citoyen, qu'il soit instituteur, propriétaire ou locataire, qui doit faire les frais du manque de courage des partis politiques provinciaux à l'égard de la Confédération.Que l\u2019on se rappelle seulement les 188 millions versés à l'Ontario (284 millions à fédérales sincères où non, c\u2019est admeiire notre état d\u2019infériorité et le maintenir, C\u2019est se replonger dans le marasme.C\u2019est du masochisme collectif, Cessons donc, une fois pour toutes, de nous mystifier nous- mêmes, Ottawa, c\u2019est l'instabilité, Je \u20ac hémage, la collaboration, là démagogie, l\u2019anglicisation, l'assie milation, le colonialisme, l\u2019explois tation outrée des ressources et de la main-d\u2019oeuvre du Québec, Ottawa, @\u2019est 1'écraseur, le discri- minateur, le repaire des Gordong.C\u2019est la monstrueuse farce de là \u201cbôén-antant.\u201d Ottawa, c\u2019est notre faiblesse nationale et sociale.Ottawa, e\u2018est la négation de notre existence.C\u2019est Québec cu\u2019il faut prendre le pouvoir.Jacques RENAUD r! tout le \u20acanada), contre les 12 millions versés au Québec en faveur de l\u2019enseignement techni que et professionnel 1 Dans tous les pays civilisés, le traitement accordé par une communauté à ses instituteurs est le critère du degré de civilisation auquel à atteint cette commu- nau L'INDEPENDANCE Organe officiel du Rassemblement pour l'indépendance Nationale 2157, rue Mackay, Montréal imprimé par: L'Iimprimerie Populaire Ltée, Montréal Rédacteur en chef : Pierre Bourgault Adjoint au rédacteur en chef: douard Doucet Caricaturiste : André Lemieux André p'Allemagne André Garan Guy Pouliot Guy Bouthillier Edouard Cloutier Claude Jasmin Guy Sanche Jacques Renaud Bernard Smith Rédaction à Maquettiste : Guy Spénard Le Ministère des Postes à Ottawa 7 autorisé l\u2019affranchissement en numé rairé \u20act l\u2019envoi comme objet deuxième classe de ia présente fe eat PAGE 2 \u2014 L'INDÉPENDANCE \u2014 AVRIL 1963 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EL cm STE US pe A vante SM CES TT TS.FESR ps AN TX NES.JEAN LESAGE ET LES ELECTIONS Jean Lesage, mécontent de la tournure que la campagne électorale semble prendre pour les fédéralistes libéraux, s\u2019est saisi, personnellement du problème.La raison apparente de son intervention: affirmer la nécessité pour tout bon Québécois qui veut assurer l\u2019avenir économique de sa province, de voter pour le seul parti qui, paraît-il, puisse donner un gouvernement stable à Ottawa, le parti libéral, Il faut bien admettre d\u2019abord que la stabilité est en général un préalable à la prospérité, mais aussi que les Québécois, sous la Confédération, ont fait exception à cette règle générale.Quatre-vingt-quinze ans de stabilité confédérative presque ininterrompue, dont près des deux tiers sous l\u2019égide des libéraux, ont fait des Québécois une minorité sans cesse déclinante économiquement et politiquenient.Nous le savons dès au- jourd\u2019hui par expérience (nous en sommes, sauf erreur, a notre vingt-sixiéme élection fédérale), que nous votions pour l\u2019un ou l\u2019autre - des partis fédéraux en lice, le lendemain des prochaines élections, nous serons enco- .re perdants parce que enco- -ve minoritaires.S\u2019abstenir de voter ou an- -nuler son bulletin de vote, voilà le meilleur moyen pour les Québécois de s'unir pour marquer leur réprobation envers le régime confédéra- tif qui est celui de la honte, du chômage et de la misère, Si M.Lesage était sincère \u201cenvers le peuple du Québec, dl lui dirait clairement que, pour vaincre le chômage, il \u2018faut développer l'industrie \u2018secondaire, qu\u2019à son tour le développement de ce secteur de l\u2019industrie n\u2019est possible que par la planification et que la clé de la planification c\u2019est au moins la fiscalité.La solution au problème fig.sal repose dans le consente- -ment par Ottawa de percevoir une moindre part qu\u2019actuellement des revenus provenant de la taxation, pour en laisser davantage aux provinces.Or, le programme du parti libéral fédéral exclut toute possibilité de solution, car il postule un accroissement de dépenses pour rencontrer ses promesses électorales.En attendant, M.Lesage aura beau pleurnicher face au fédéral pour obtenir un accroissement des 1evenus provinciaux.Il pourra se consoler en songeant que Duplessis a réclamé en vain pendant 15 ans le rapatriement des revenus que nous avons perdus pendant la guerre, en même temps que nous obtenions la conscription.M.Lesage n\u2019est pas plus coupable que d'autres de vouloir la victoire de son parti.Depuis 95 ans, les partis fédéraux n\u2019ont cessé de diviser les Québécois et les collaborateurs ont été légion.C\u2019est la logique du système confédératif qui le veut ainsi et ses fruits ont été la misère, l'inégalité, la honte et le chômage.Ce ne sont pas les collaborateurs qu\u2019il faut détruire, mais la possibilité de collaborer.Tant que les Québécois permettront à la Confédération de survivre, la collaboration se fera à leur détriment, ACTUALITÉS ALI-BABA LESAGE CEST UN © DEVOIR DE VOTER L\u2019approche des élections générales au Canada remet en question le problème du devoir strict qu\u2019a tout citoyen de participer à l\u2019élaboration des structures démocratiques de son pays.Les catholiques parmi nous se rappellent sans doute les directives données en chaire par le Clergé lors du dernier scrutin fédéral.\u201cTout citoyen, nous disait-on, qui souci de la chose publique, doit se faire un devoir de voter à une élection, sauf s\u2019il a des motifs sérieux.\u201d Je me soumets à cette directive et je partage entièrement cette vue.Pourtant, je considère qu\u2019il est de notre devoir de ne pas voter à Ottawa puisqu\u2019il s'agit là d\u2019un gouvernement étran à notre nation qui ne peut rien pour nous et qu\u2019il nous faut écarter au plus tôt.Le R.I.N.demande à la population en général et exige de tous ses membres une collaboration étroite pour que notre protestation ait un sens.Ne votons pas le 8 avril prochain ou allons annuler notre bulletin, Nous avons québécoise.Ce serait trahir notre peuple, croyons-nous, que de vouloir, après 96 ans, lui faire croire qu\u2019il aura justice en collaborant avec la majorité \u201ccanadian.\u201d Nous avons done un motif sérieux de ne pas voter, soit de hâter, par notre protestation, la prise de conscience de notre nation et Pingtauration d'une République libre, démocratique et française.Cessons de perdre notre temps dans un dialogue de sourds.Nous avons opté pour la liberté, soyons logiques et concentrons nos efforts a lédification d\u2019un Québec éral ni aucun candidat ne peut nous ap- car plus la majorité \u2018\u201ccanadian\u201d accorders des miettes, plus long- elle nous maintiendra dans l'état inférieur d\u2019une minorité.PIERRE-M.VERDY LE QUÉBEC NE FAIT PAS ASSEZ POUR LES MINORITES Y a-t-il des Québécois qui sont opposés à l\u2019aide aux minorités françaises ?On le croirait à en juger par le tintamarre publicitaire dont a jugé bon de s'entourer le gouvernement provincial à l'occasion de l\u2019annonce de sa trop chétive souscription de $15,000 en faveur de l\u2019Evangéline, quotidien des Acadiens du Nouveau- Brunswic Pour un Etat \u2014 le Québec \u2014 qui se veut la mère-patrie de tous les parlants français d'Amérique (j'emploie ici la pompeuse phraséologie gouvernementale), bien peu a été fait depuis juin 1860 pour secourir les minorités françaises d\u2019Amérique, à part le palement de frais de voyage d\u2019émissaires du ouvernement envoyés pour prodiguer aux minorités des conseils dont celles-ci n\u2019ont nul besoin.Point de politique sérieuse d'entraide à long et à court terme.Récemment encore, le seul journal français de Toronto, \u201cLes Nouvelles Françaises,\u201d a dû faire banqueroute et disparaitre faute d'aide appropriée de la part des autorités provinciales.Et en fait de soutien aux étudiants francophones d'en dehors du Québec ?Des miettes.Et en fait de relations économiques établies avec les groupes francophones d\u2019en dehors de la province ?Rien.Encore rien, toujours rien Et pourtant, nous avons un pressant besoin d\u2019amis et d'alliés.Notre économte fonctionne mal faute de débouchés suffisants.Dès à présent, des rapports étroits établis sur les plans culturel et économique, non seulement avec les minorités fran- es d'Amérique, mais avec les autres pays francophones de l'univers, seraient utiles à notre population.Le RI.N.a déjà annoncé qu\u2019en accédant au pouvoir {1 consacrera des millions de dollars \u2014 à prendre à même l'argent que nous envoyons sans profit à Ottawa sous forme de taxes \u2014 pour stimuler l\u2019établissement de relations fructueuses avec les autres peuples de l'univers.Mais dès maintenant, le gouvernement du Québec se doit, par des faits concrets d\u2019assistance sérieuse aux pays francophones, de démontrer à l\u2019individu québécois qu'il est faux de croire que nous sommes un petit groune isolé de cinq à six millions de francophones.Il faut que le peuple sache que nous appartenons à un grand ensemble de 175 millions de francophones répandus sur tous les continents.Ainsi disparaîtra le «désarroi qui accable les masses populaires depuis deux cents ans et ainsl apparaitra, chez le peuple, la conscience de son destin, la volonté de réaliser ce destin en se donnant les instruments appropriés, en confiant à Québec tous les pouvoirs sur le sort de la nation.SABOTAGE QUI EST COUPABLE ?L\u2019esprit qui anime les tentatives de sabotage perpétrées les 7 et 8 mars, par le Front de libération québécois, est condamnable.11 faut craindre qu\u2019avec le pas- age des plours, ces tentatives se multiplie nt.en doit retomber sur les dirigeants québécois, les dirigeants actuels comme leurs prédécesseurs, qui ont, depuis 95 ans, laissé graduellement se détériorer une situation où les masses qué- pécoises ont été de plus en plus malmenées.De plus en plus, l'énergie réveillée des masses tendra à trou des masses, des groupes particuliers tenteront de donner une so- es.Il n\u2019y a a pas à se surprendre si une attente stérile pousse, dans l'avenir, des groupes de plus en plus nombreux de gens à défoncer les portes auxquelles ils ont frappé opiniâtrement depuis des années sans qu\u2019on daigne leur ouvrir IL FAUT VOIR EN CES ACTES LE LAN NON D'UNE PLAINTE PORTANT NON SEULEMENT SUR LA MISERE, LE CHOMAGE ET LES BAS NIVEAUX DE VIE, MAIS e que les masses commencent à comprendre, c\u2019est qu\u2019il faut plus qu\u2019un changement de gouvernement.I faut un changement de régime.LES VERITABLES FAUTEURS DE DES oe JRE SONT, N En ss COMMETTENT DES ES R TES PERSONNES EN AUTORITE QUI TOLERENT ES CAUSES QUI FONT NAITRE LES GESTES DE DESESPO REPRESENTANTS POUR L'INDEPENDANCE Nous demandons: 1\u2014des représentants de publicité (annonces).À commission.2\u2014des représentants pour abonnements au journal -À commission.Il faut s'adresser à: SOCIETE JEANNE - MANCE 6908, 12e Avenue, Rosemont Montréal 36 Téléphones : 722-0470 721-6092 L\u2019INDÉPENDANCE \u2014 AVRIL 1963 \u2014 PAGE 3 REE bo ref \u201cje C\u2019est dans l'ambiance créée par le mouvement d\u2019indépendance nationale que prend forme, que se concrétise la première véritable culture nationale, celle qui libère l\u2019homme des puissances - \u20ac : 8° RIT par Jacques Renaud occultes et matérielles qui l\u2019oppriment, celle qui groupe les Québécois autour d\u2019une pensée cohérente et homogène dans une action collective: la lutte pour la libération sociale du Québec par la prise DES ANGLOPHONES RÉALISTES LA CONTROVERSE SEPARATISTE N\u2019A PAS DE TENDANCE ISOLATIONNISTE La controverse séparatiste continue à prendre de l'ampleur.En effet, elle prend des proportions considérables avec une rapidité - étonnante, et même si nous ne sommes pas prêts à admettre que le but des séparatistes \u2014 un Etat québécois indépendant et fran- cais \u2014 sera inévitablement atteint, il devient de plus en plus difficile d\u2019arréter ce mouvement, Ailleurs au Canada, ce mouvement est fort sous-estimé et mal compris.On constate certains signes de réveil, mais il est possible que ce soit trop tard.Notre désir évidemment est de maintenir la Confédération.Mais on ne peut s\u2019empêcher d\u2019admirer ces voix qui crient la négation du pacte qui unit les provinces, (Les indépendantistes) sont des hommes honnêtes, dont le but est de protéger les intérêts de leurs compatriotes canadiens-francais.Inutile de dire que pour eux le seul salut possible pour les Cana- (Editorial paru dans le \u201cQuebec Chronicle\u201d du 14 février 1963) diens français se trouve en dehors de la Confédération.Et ils gagnent du terrain chaque jour.L'organisateur du R.I.N.pour la région de Québec, M.Jean Mv le Deschesnes, n\u2019est pas le révolutionnaire féroce qu \u2018on pou.zit imaginer.Bien sûr, il est prêt à tabler sur les sentiments du peuple pour atteindre son but, mais il s\u2019appuie d'abord sur un fort pragmatisme.Il présente les faits calmement, sans amertume.La question n\u2019est pas de savoir si les Canadiens français en veulent aux Canadiens anglais.C\u2019est tout simplement que le Canada français croit que l\u2019indépendance politique est la meilleure façon de combler ses aspirations.Qui pourrait discuter contre cela?Un Etat canadien-français indépendant \u2014 quel que soit le nom qu\u2019on lui donnera \u2014 -continuera à entretenir des relations amicales avec le Canada anglais et is Etats-Unis.Il ne s\u2019agit pas d\u2019une politique isolationniste.11 s\u2019agit tout simplement de l\u2019indépendance.Encore une fois, - peut difficilement discuter ce point.UNE HYPOTHESE REVOLUTIONNAIRZ Je croyais que la récente \u201caffaire Gordon\u201d avait au moins eu lheureuse conséquence de faire réfléchir les gens et de leur faire rechercher les raisons profondes de la piètre représentation des Canadiens français dans l\u2019économie et dans le fonctionarisme fédéral.L'émission radio-phoni- cue \u201cDeux voix.un pays\u201d de vendredi dernier me fournit la triste preuve du contraire.Une personnalité dont je suis heureux d\u2019oublier le nom, mais - une personnalité quand même as- PACE 4 \u2014 L'INDÉPENDANCE \u2014 AVRIL 1963 par Jacaues Langis sez importante pour qu\u2019on l\u2019invite à discuter du problème national canadien-français à la radio, nous a pour la millième fois sorti le vieux squelette de notre système scolaire défectueux et de no- tie peu d\u2019intérét pour nos propres affaires.Il a sans doute raison de dire que notre système scolaire est défectueux et que nous sommes passablement paresseux dans un peu tous les domaines.Mais personne n\u2019a encore prouvé que nos défauts étaient plus grands que ceux des autres VY wir de possession des biens et des pouvoirs dont il a été aliéné par les puissances 1m- périalistes et colonialistes anglo-saxonnes depuis la conquête.Seul le mouvement d\u2019indépendance nationale peut canaliser des énergies assez puissantes, assez cohérentes pour que les Québécois colonisés puissent, un jour, reprendre en main l\u2019économie nationale dont la gérance leur échappe et sans laquelle toute initiative devenant matériellement impossible, le devient psychologiquement.Un peuple colonisé est un peuple sans âme.Un peuple en tutelle est un peuple infantile.Seul le mouvement d\u2019indépendance nationale suscite A notre avis, il n\u2019y a qu\u2019une façon d\u2019enrayer ce mouvement d\u2019indépendance, c'est de faire en sorte que le Canada arrive à démontrer positivement que les- aspirations du Canada français seront mieux comblées à l\u2019intérieur de la Confédération.Une pensée nous traversa l\u2019esprit dernièrement: c'est que le Québec d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019est pas le même que le Québec qui entra dans la Confédération.: 1 y a un siècle, le Québec était dominé sur les plans politique, social, culturel et économique par l'élément anglo-saxon.Bien sûr, certains Canadiens français avaient réussi à pénétrer au sein de cet élément.Ils participèrent au développement de la Confédération.Mais, essentiellement, ce pacte confédératif fut conclu entre un groupe de provinces anglophones, dont Québec.Les années ont changé les choses.Nos confrères canadiens-fran- çais se sont aujourd\u2019hui réalisés et ils demandent leur part du Canada, ce qu\u2019ils ne pouvaient faire il y a un siècle.Il est évident qu'ils l\u2019obtiendront d\u2019une façon ou d\u2019une autre.Ce sera dans la Confédération ou hors de celle-ci.Le Canada anglais sera-t-il prêt à faire les changements constitutionnels qui établiront la reconnaissance de ce qu\u2019on peut appeler le fait français?Comme toujours, c\u2019est dans notre partie du Canada qu\u2019est posée la question, mais la réponse doit venir d\u2019ailleurs.Et nous disons à nos amis anglophones de l\u2019est et de l\u2019ouest que la réponse doit venir rapidement.Ce mouvement s\u2019accélère et il avance beaucoup plus rapidement qu\u2019on l\u2019admet généralement.Il sera peut- être trop tard l\u2019an prochain pour reconnaître Je Canada français.comme celui-ci le demande.peuples, peisonne n\u2019a encore p ouvé que nos défauts étaient la cause prc.onde de la r'édiocrité relative de notre vie nationale.Qu\u2019on tente de corriger ces dé- fauis, j'en suis pleinement.Mais qu\u2019on veuille arrêter là la recherche des c-ures de notre médiocrité me fcit douter de la sincériié ou de l\u2019intelligence de ces grands conna: S72 nts qui ne réussissent ja- .mais qu\u2019à dérigrer notre peuple.Je veux suggérer à ces gens de cesser leurs accusations qu\u2019on a quand même entendues assez souvent et de proposer enfin des remèdes pratiques.Ce n\u2019est pas à.répéter aux gens qu\u2019ils sont pare.seux qu\u2019on va les rendre plus entreprenants.Dans leur recherche de remèdes appropriés à notre maladie, je veux leur suggérer une hypothèse de travail qui me semble beaucoup plus prometteuse que celle qu\u2019ils ont suivie jusqu\u2019ici, beaucoup plus prometteuse que celle que monsieur Gérard Filion énoncait apres la victoire créditiste de juin dernier.Cette hypothèse nouvelle et révolutionnaire est la suivante: LES CANADIENS FRANCAIS NE SONT PAS \u201cPLUS' BETES QUE LES AUTRES\u201d.Ils ne sont ni plus bêtes n1 plus fins que les autres, ils n'ont ni plus de défauts ni plus de qualités que les 4 they \u201cFt g pod présentement chez les Québécois le désir de plus en plus impératif de vivre pleinement dans un pays qui leur appartienne corps et âme.C\u2019est en prenant conscience de son état de frustration et d\u2019infériorité que le Canadien francais, quelle que soit la classe sociale a laquelle il appartienne, se rebellera.Il n\u2019est pas un homme au monde qui, prenant conscience qu\u2019on le nie quotidienne- - ment, ne prenne les moyens pour s\u2019affirmer, pour prouver au monde entier qu\u2019il existe.Nous vivons présentement cette expérience historique, marquante dans la vie d\u2019un peuple.La révolution est amorcée.On se bat sur tous les fronts.Rien ne peut plus nous arrêter.D'un bout TURN à l\u2019autre du Québec les hommes s\u2019exaspèrent.La situation.dure depuis trop longtemps.On réclame la patrie, on réclame la justice, on réclame la liberté! La révolution est en marche.Son extension effraie toute une élite assise et somnolente, son extension est agitatrice.A chaque geste posé par les fédéralistes énervés qui se sentent dénoncés, découverts, l'on voit et l\u2019on verra de plus en plus grandir l\u2019indignation du peuple qu\u2019on a trompé, spolié, nié.À chaque jour suffit son effort.Il faut continuer à lutter passionnément, sans transiger.Le jour de la libération approche.A bas la confédération! Vive le Québec libre et indépendant! Ça ira! Cette affiche nous crève les yeux rue Saint- Urbain, à Montréal.H n\u2019y a évidemment pas de traduction française.Pire, U of M, ça veut dire Université de Montréal.C\u2019est dégoûtant.L'armée canadienne est une armée étrangère pour les Québécois.Nous vivons en territoire occupé.Il est temps de nous débarrasser de cette odieuse machine à dénationalisation.Remarquez qu\u2019on n\u2019a pas oublié de nous \u2018\u2019en- roler\u201d en francais.On attire toujours les colonisés en leur parlant dans Jeur langue, après on leur tape dessus.autres, en un mot ils sont aussi humains que les autres.Une telle hypothése, il me semble, pourrait stimuler l'imagination un peu courte de nos prétendus spécialistes et les amener a des découvertes sensationnelles.Tous les peuples ont des systémes scolaires défectueux, tous les peuples sont paresseux, tous les péu- ples gaspillent la majeure partie de leurs énergies dans des entreprises puériles.Si les Canadiens français, qui sont par hypothèse assez semblables à tous les autres peuples, réussissent appréciable- ment moins bien que les autres, il faut alors rechercher la cause de leur infériorité ailleurs que dans leur médiocrité strictement humaine.Il faut rechercher la cause de leur infériorité dans des facteurs extérieurs, peut-être dans des facteurs politiques et se- ciaux AUCUN SYSTEME SCOLAIRE, SI PARFAIT FUT-IL, NE PARVIENDRA A APPRENDRE UN FRANCAIS CONVENABLE A UN PEUPLE À QUI L\u2019ON CHANTE CONSTAMMENT QU\u2019IL SAVOIR L\u2019ANGLAIS POUR GAGNER SA VIE.AUCUN SYSTE- \"ME SCOLAIRE, SI PARFAIT FUT-IL, NE STIMULERA I ESPRIT D\u2019ENTREPRISE CHEZ UN PEUPLE S\u2019IL LUI ENJOINT DE RESTER FRANCAIS ET LUI ENSEIGNE EN MEME TEMPS L MYTHE DE LA SUPERIORIT ECONOMIQUE DES ANGLAIS.AUCUN SYSTEME SCOLAIRE, SI PARFAIT FUT- IL, NE REUS- SIRA A INCULQUER LA FIER.TE A UN PEUPLE A QUI LON ENSEIGNE QU'IL EST CANADIEN ET QUI DECOUVRE DE PLUS EN PLUS QU'IL N\u2019EST PAS CHEZ LUI AU CANADA, AUCUN SYSTEME SCOLAIRE N\u2019ENSEIGNERA LA FIERTE ET LA CONFIANCE EN SOI A UN PEUPLE DERACINE, A UN PEUPLE SANS PATRIE, À UN PEUPLE DONT LA CULTURE EST PRISONNIERE DES INSTITUTIONS POLITIQUES, ECONO- MIQUES ET SOCIALES D'UNE CULTURE ETRANGERE.Et qu\u2019on ne me réponde surtout pas par l\u2019exemple des Juifs.\u2018Quon distingue entre la race et Ya.culture, ou entre la religion et Ja culture.Où qu\u2019ils soient, les Juifs adoptent la langue et la culture du pays.Au Canada, ils sont anglais et ils sont infiniment plus chez eux que nous ne le sommes.Les Juifs ont adopté la solution de l\u2019intégration.Faisons de même ou choisissons l\u2019indé- - pendance, mais cessons de cheï- cher des solutions où il ny en à pas a ra ra A Tee TRIN Lan a a ATER AN [EEF ED Hes cpdi ow kt We PAS D'ACCORD M.JOHNSON Pour le R.IN.c'est tout ou rien Puisque les états généraux sont la première étape, et semblée constituante la dernière d\u2019une série de procédures visant à amender la constitution (celle que les Anglais nous ont imposée en 1867 en dehors de toute consultation populaire), cela veut dire que l\u2019on est en face de propositions visant .À \u2018escamoter le problème en prétugeant de la solution à lui donner véritable problème west il pas: l'indépendance du Québec?Lors de la dernière \"élection provinciale, quand ce n\u2019était ni le lieu ni lo temps, un certain parti provincial a parlé de référendum.Maintenant que le temps est venu de permettre au peuple du Québec de se prononcer pour les pleins pouvoirs ou des demi-pouvoirs 3 Québec, pour de véritables mesures ou des demi-mesures, on ne souffle plus moi d\u2019un référendum.C\u2019est le gas de dire qu'on a affaire à un arti qui marche a temps et a ontretemps.On peut d\u2019ores et ! \u201cjà être assuré que ce parti ne poursuivra pas au-delà d\u2019une certaine rhétorique émancipatrice ses.efforts pour la libération du Québec.oul ce qu\u2019il veut: cajoler les teprésentants de nos grandes sociétés nationales.Avec Bertrand, le proposeur de la motion inscrite au feuilleton de l\u2019Assemblée législative, cela fait plus sincère, cela donne puls confiance, croit-on, que si c\u2019était Johnson qui la proposait.Nous avons là un exemple classique d\u2019opportunisme qui peut se définir de la façon suivante: Pobséquiosité devant ce que l\u2019on L'Honorable Georges-Emile Lapalme, Ministre des Affaires gulturelles, Hôtel du Parlement, Québec, Etat du Québec.Monsieur le ministre des Affaires culturelles, Le Comité de vigilance nationale porte à votre attention les injustices flagrantes fai- .tes aux Québécois et à la culture canadienne-française, par l\u2019administration de la Place des Arts de Montréal.Cette Place des Arts, en plus de son rôle artistique éminent, sera un objet de prestige pour la deuxième ville française du monde et deviendra l\u2019un des principaux centres de culture française en Amérique.Il a fallu cinquante ans de polémique et d'efforts pour doter Montréal d\u2019une saile de concert convenable; le projet a été finalement entrepris sous l'égide et avec des subventions de notre Etat québécois, d'une souscription publique.Les directeurs de la Place des Arts donnent de plus en plus une âme étrangère à notre institution nationale, qui doit représenter les plus hautes manifestations de notre esprit et de notre identité québécois.La Corporation Georges-Etienne Cartier se moque des protestations et du mécontentement général de la\u2018 population de Montréal et du Québec à ce sujet.Le CVN demande le renvoi NE a vuelve: de la métropole et éfhôuc.aéby SESGHE Tu té oh: RM SIR, - |] considère comme Un pouvoir électoral.Mais cela suffira-t-il à faire oublier la lâcheté de ce parti \u2014 comme celle du parti lh- béral d\u2019ailleurs \u2014 dans l\u2019affaire de St-Jean - St.John\u2019s?Croit-on ce parti assez désintéressé pour proposer des amendements à la constitution qui iraient à l\u2019encontre des intérêts de ses bailleurs de fonds anglo- saxons qui eux sont satisfaits de la constitution telle qu\u2019elle est et qui n\u2019auront jamais l\u2019intention de continuer à fournir plus des 4/5 des fonds de la caisse électorale du parti si on nuit à leurs intérêts?Aura-t-on oublié les méthodes à l\u2019honneur dans ce parti telles que les a instaurées son fondateur qui se prononcait en 1936 pour la nationalisation de l\u2019électricité pendant que les bailleurs de fonds anglo-saxons, pri- vément rassurés sur ses réelles intentions, versaient des millions à sa caisse électorale?Voilà au point de vue des principes ce qu\u2019il faut penser des propositions concernant les Etats généraux et l\u2019assemblée constituante.Au point de vue chronologique, l\u2019auteur de la motion retarde, Il y a un demi-siècle, en effet, en 1917, un député présentait à l\u2019Assemblée Législative une motion portant sur l'Indépendance du Québec, C\u2019était la motion Fran- coeur.LETTRE OUVERTE À Propos DE LA immédiat de M.Silas Edman, directeur administratif a la Place des Arts, ce jeune Américain.de 31 ans qui ne parle pas le français et à la compétence douteuse.Devant les protestations de la population, Me Louis-À.Lapointe se contredit souvent sur les véritables fonctions de cet étranger.|| minimise l'importance de son travail et le réduit maintenant à simple locateur de la salle et vendeur de billets.Le Comité de vigilance nationale demande si M.Ed- man a obtenu ce haut poste par patronage?Avec la Société Saint - Jean - Baptiste de Montréal, nous croyons \u2018qu'il LES JUIFS QUEBECOIS FONT-ILS PARTIE DE LA NATION QUEBECOISE?Récemment, deux membres du R.ILN.portaient le message de l'indépendance devant un groupe de jeunes réunis sous les auspices du C\u2019était la pre- miére fois qu le R.LN.s\u2019adressait officiellement à un groupe québécois d\u2019originy juive.Quelle fut la réaction des jeunes auditeurs?Premier obstacle: ils entretenaient un certain nombre de malentendus et de préjugés sur le sort que le Québec libre leur réservait.Premier préjugé à dissiper \u2014 et qui démontre la peur que notre idéal suscite en eux\u2014: la refrancisation du Québec se fera par l\u2019expulsion des anglophones du Québec.Nous croyons avoir dissipé le préjugé, car l\u2019in- \u2018dépendance ne se fera pas ainsi, et cela nous le leur avons bien dit.Pas question d\u2019expulser les anglophones.Les anglophones seront libres de vivre au Québec (en acceptant les lois de la nation québécoise), ou d\u2019émigrer.Et mous croyons que la grande majorité d\u2019entre eux voudront demeurer au Québec.Il faudra alors intégrer étape par étape les anglophones dans la vie nationale du Québec.Etre anglophone au Québec libre ne constituera pas un crime, mais graduellement les anglophones comprendront d\u2019eux- mêmes qu\u2019il leur faut s\u2019assimiler à la nation quéhécoise.Autre fausse conception que Pon retrouvait chez plusieurs : Comment arriverons-nous à nationaliser toutes les entreprises étrangères?(Pour eux, nationalisation globale ne voulait- il pas dire \u201cdépossession forcée\u201d?) Beaucoup d\u2019entre nous, Canadiens français, reconnaissons cette erreur: combien n\u2019étions-nous x pas à croire au début à la néces- TRISTE AFFAI est inadmissible que pas un seul citoyen de la métropole n'ait la compétence voulue pour remplir le poste confié à ce jeune étranger\u201d.Le festival d'ouverture de fa Place des Arts sera inauguré sous le signe de l'opéra italien, et cela dans la deuxie- me ville frangaise du monde.M.Jean Hamelin, dans \u201cLe Devoir\u2019 du 28 février 1963, déplorait \u2018l\u2019entêtement des directeurs de la Place des Arts à refuser de considérer le caractère français de notre ville dans un festival comme celui de la Place des Arts\u201d \u201cInternationalement, le festival de la Place des Arts, le sité d\u2019une politique de nationalisations globales, alors que nous savons très bien maintenant que l'indépendance politique du Québec peut se fuire sans prendre de telles mesures économiques.Bien sûr, certains secteurs publics seront nationalic£s, s\u2019ils ne le sont déjà : chemins \u2018de fer, Hydro- Québec, Radio d\u2019Etat, etc, mais le R.LN.ne préconise nullement une politique générale de nationalisations.Et surtout pas de dépossession forcée.Ainsi, les capitalistes étrangers continueront d'investir au Québec libre, tout comme les capitalistes français continuent d'investir en Algérie, malgré sept années de guerres meurtrières.Et cela notre jeune auditoire l\u2019a vite compris : : il est possible d\u2019atteindre à l\u2019indépendance politi, > t,ut en pratiquant une politique de collaboration entre étrangers et Québécois sur le plan économique.Les préjugés dissipés \u2014 et la crainte avec \u2014 les nombreuses questions posées décelaient toutes une préoccupation marquée our leur avenir dans le Québec ibre.Parmi ces questions, nous retenons celles-ci: Liberté religieuse?Liberté de conscience?Démocratie?A ces question, le programme politique du R.I.N.répondait de lui-même.Nous ne voulons pas de religion d\u2019Etat, nous ne voulons pas de système clérico- politique, nous ne voulons plus de ces étiquettes religieuses que l\u2019on colle depuis toujours sur les individus.Les Québécois seront libres d\u2019avoir ou de ne pas avoir de religion.Ils pratiqueront la religion de leur choix.Il y aura des écoles catholiques et des écoles neutres.Et dans ces écoles neutres, viendront s\u2019instruire, en français, aux côtés de RE DE LA PLACE sera surtout par le spectacle de notre impuissance\u2019\u2019 comme le faisait remarquer M.Jean Vallerand du journal \u2018La Presse\u2019.Les prix des billets du festival ne seront pas accessibles à la majorité de la population, ils seront réservés, en définitive, aux snobs et à la haute société, alors que le peuple paie pour la construction de ce centre culturel.M.Jean-Paul |eannotte avait raison d'affirmer que: \u201cLa Place des Arts, c'est devenu une chose absolument anti-sociale\u201d Monsieur le ministre, est- il exact que toutes les assurances de la Place des Arts I.N.appuie \u2018de toutes ses forces n Comité da Vigilance Nationale.Nous en avons assez d\u2019être traités avec mépris, surtout par \u2018des Canadiens français - M.Lapointe ne veut pas baisser le prix des biHets DE PEUR DE VOIR DES GENS ARRIVER AU CONCERT EN \u201cJEANS.Pensez donc comme ça ferait peuple, ma chère Eh bien, le peuple a payé pour cette salle et pas plus bête que nos snobs il a le droit d\u2019entendre la musique qu\u2019on y présentera.N\u2019ayez crainte, Monsieur Lapointe, il comprend Verdi, Bizet ou Mozart, au moins aussi bien que vous.Nous avons attendu cette saite pendant cinquante\u2019 ans.Maintenant, on nous en interdit l\u2019entrée ! Allez-y voir.Nous avons conquise de haute lutte et on nous eve.NOUS LA RECONQUER Monsieur Lapointe, attendez- -Vous à voir, en septembre, une première comme vous n'en avez jamais vue ! LA PLACE DES ARTS NOUS APPARTIENT Nous la reconquerrons s'il le faut! Le jeunes Canadiens français, ces juifs et ces immigrants du Québec qu\u2019a-jourd\u2019hui la Confédération nous fait perdre au profit du groupe anglo-saxon.Et cela est dans l\u2019esprit du R.I.N., qui puise sa force dans les grands principes de liberté de la Déclaration des Droits de l'Homme.Parmi toutes les questions posées, il y a un ens.mble de questions qui brillaient par leur absence, et auxquelles les auditoires québécois nous avaient habitués.Alors que le pessimisme canadien- -français recherche l'impossibilité économique de l\u2019indé- endance \u2014 c\u2019en est devenu une ixation \u2014, cet auditoire juit s\u2019est à peine nosé la question, Plusieurs ont même reconnu qu\u2019ils savaient l\u2019indépendance économiquement réalisable.Et ce fut là un sujet d\u2019étonnement pour nous: cette impuissance devant notre avenir économique n'est elle pas la preuve éclatante d profond complexe d\u2019infériori dont nous ont marqués deux siècles de colonialisme?Par cette peur devant nos responsabilités économiques nous rejoignons leg colonisés du monde entier, d\u2019AL ger à Pékin.Trois heures de discours, de questions et réponses.Le temps parut trés court: l\u2019atmosphère fut cordiale, détendue.On s'était expliqué: la crainte était maintenant dissipée, la compréhension devenait possible.Comment peu- vent-ils ne pas nous comprendre eux dui, depuis 1947, ont bâti leur Etat souverain, Israël?Premier contact! Nous avions la conviction de parler à de bons citoyens québécois de demain.Guy Bouthillier DES ARTS sont détenues par des compagnies anglaises et américaines?D'autres transactions plus scandaleuses semblent s'être produites à la Place des Arts.Devant leur gravité, nous vous demandons la faveur d\u2019accorder audience à une délégation du CVN.Considérant que les administrateurs colonialistes de la Place des Arts travaillent à l\u2019encontre des aspirations légitimes des Québécois, nous appuyons M.Manuel Maître, du journal \u2018La Patrie\u2019, en demandant la démission du présent Con se i | d'administration de la Place des Arts.Les Québécois désirent être maîtres chez eux et ils n\u2019'endureront plus ces insultes et ces trahisons.S\u2019il le faut, nous demanderons à toute la population du Québec de boycotter toutes les manifestations futures de la Corporation Georges-Etienne Cartier.Nous avons la certitude, monsieur le ministre, que vous daignerez étudier nos revendications et que vous corrigerez les injustices flagrantes faites aux Québécois, par l'administration de la Place des Arts.Veuillez agréer, cher monsieur le ministre des Affaires culturelles, l'expression de nos sentiments les plus nationalistes.le secrétaire, Jean-Guy Labarre Comité de vigilance nationale, Case postale 215, Succursale De Lorimier, Montréal 34e, Etat du Québec.EERE | INDEPENDANCE \u2014 AVRIL 1963 \u2014 PAGE § g 1 8 41 7005 uns douanes - 4 - lw NT | LE R.LN.DEVIENT PARTI PO ET CI I ER ee pe pr a a ade u aaa abana etc tes PES SP pe AE A son dernier congrès, tenu à Montréal les 2 et 3 mars dernier, le R.I.N.s\u2019est transformé en parti politique.Les délégués se prononcèrent dans ce sens à l'unanimité moins un.3 QUE S'EST-IL PASSE À CE CONGRES ?Nous vous en donnons ici un compte rendu.Nous reproduisons d'autre part le discours inaugural du président du R.I.N., Me Guy Pouliot.Il y dessine les buts et les moyens du seul PARTI REVOLUTIONNAIRE DU QUEBEC.Les membres doivent lire et relire ce texte: il est d\u2019une extrême importance au moment où nous entreprenons la lutte politique.E RIN.PARTI REVOLUTICNNAIRE Discours inaugural prononcé par Me Guy Pouliot à l\u2019occasion du congrès national du R.I.N.les 2 et 3 mars 1963 Les masses trompées par les partis politiques tant provinciaux que fédéraux sont de bonne foi.NH importe au plus haut point de les éclairer avec soin, avec persévérance, avec patience sur leur erreur, de leur montrer le lien indissoluble de la Confédération, du chômage et de la domination anglo-canadienne, de leur expliquer que l\u2019on ne peut pas mettre fin au régime Confédératif, sans cesser d\u2019appuyer d\u2019abord, et sans combattre, ensuite, les partis politiques provinciaux ou fédéraux qui l\u2019incarnent.L\u2019avènement de l\u2019indépendance n'est possible qu'aux prix d\u2019une rupture totale immédiate avec le fédéralisme en toutes ses manifestations.C\u2019est cette idée de rupture totale, donc, qui doit être développée auprès de tous les citoyens, en tout temps, et partout : sur la rue, au bureau, à l\u2019usine, dans les villes comme dans les campagnes.\u201c Les citoyens demandent des réponses concrètes; il ne faut pas les bercer d'illusions.Nous ne devons faire appel qu'à la conscience des citoyens.Si même, pour un temps, nous devons rester en minorité.Il faut se souvenir que les minorités d'aujourd\u2019hui sont les majorités de de- Et demain n\u2019est pas loin.Ce qui fait la particularité de la situation actuelle au Québec c\u2019est la transition de la première étape de la révolution pacifique, qui a fait douter les milieux les plus conscients de la population de Ja rentabilité du système confédératif, à sa deuxième étape qui doit ultimement donner le pouvoir aux patriotes québécois.Cette particularité exige que nous sachions nous adapter ainsi que nos structures aux conditions spéciales du travail parmi les masses qui commencent à s\u2019éveiller à la conception de leur droit de disposer d\u2019eux-mêmes en tant que peuple.\u2026 PROPOSITION L'attitude des masses populaires, depuis le début du système confédératif, en est une de confiance aveugle, quel que soit le parti au pouvoir, envers le gouvernement du Québec considéré à tort comme le protecteur du peuple québécois.PROPOSITION .En principe, aucun soutien du gouvernement québécois.Démontrer le caractère parfaitement mensonger de toutes ses promesses, créatrices d\u2019:l- lusions dangereuses et de pertes d'énergie au sein des masses qui sont forcées de travailler à la réalisation d\u2019un but impossible à atteindre : la création d\u2019un Québec économiquement fort sans rupture avec le système confédératif.Le démasquer au lieu d'exiger (chose inadmissible et qui ne fait que créer des illusions) que ce gouvernement de capitalistes cesse d'être soumis à la haute finance anglo-canadienne.Tout ce que nous avons à faire c'est un travail de critique et de dénonciation patient, persévérant et systématique parmi les masses.Le vrai gouvernement, le seul possible, le seul efficace, c\u2019est un gouvernement groupant tous les pouvoirs à Québec.Toutes les mesures adoptées par un autre genre de gouvernement ne sont que des demi-mesures, des palliatifs qui ont l\u2019effet de créer des Hlusions et de retarder ainsi l'avènement d\u2019un gouvernement fort à la tête d\u2019un Québec rendu fort par l'in- : dépendance.C'est cela qu'il faut faire comprendre aux masses.|! faut démontrer en toute occasion minutieusement, scrupuleusement, le bien-fondé de notre attitude.Nous ne voulons pas être crus sur parole, Nous ne sommes pas des charlatans.Ce que nous proposons est normal, honnête.N'imitons pas les politiciens.N'ayons pas peur de la vérité.Sachons la dire aux masses.Elle n\u2019est pas terrible.Le tout est de savoir défendre ses idées systématiquement, avec persévéranee.Pour résumer : faisons pénétrer dans l'esprit des masses que les lois sont importantes non en raison de ce qui est écrit sur le papier, mais en raison de celui qui les applique.Pour cette raison, que notre mot d\u2019ordre soit : Tous les pouvoirs à Québec.PROPOSITION I! faut entreprendre, encore plus qu\u2019auparavant, une large discussion de toutes les questions intéressant le R.I.N.Il faut obtenir que l\u2019organisation à tous ses Niveaux se prononce sur elles, les approuvant, les désapprouvant.|| faut accepter ensuite que le Conseil Central, maitre de la stratégie et de la tactique entre les Congrès, décide à leur sujet en dernier ressort, jusqu\u2019au prochain Congrès, I faut exiger de tous les membres qu\u2019ils adoptent une attitude parfaitement consciente à l\u2019égard des décisions du Conseil Central.Cela veut dire que ses décisions doivent être exécutées, et non plus discutées.|| faut reconnaître au Conseil Central le droit, dans les cas d'urgence, de décider sans avoir obtenu l\u2019avis préalable des différents niveaux du R.I.N.PROPOSITION Toutes nos pensées, tous nos efforts, tout notre travail de propagande et d'organisation doivent tendre à s\u2019opposer à toute forme de confédération que ce soit avec le Canada anglais.Il nous faut bien faire comprendre aux masses que l'égalité absolue de nos deux nations est un leurre hors de l'indépendance et que, en l\u2019absence d'égalité, donnez ne fut-ce qu'une parcelle de pouvoir à une majorité, et celle-ci tâchera à la fois d'en abuser et de l'étendre.PROPOSITION Le gouvernement provincial est composé de partisans déclarés du régime confédératif.H ne peut pas plus donner du pain aux pauvres, du travail aux chômeurs, qu\u2019il ne peut assurer la liberté complète au peuple entier.Le gouvernement est dans une impasse dont il ne peut se sortir : lié, d'une part, par l'intérêt, à la haute finance anglo-saxonne, il doit aspirer à la continuation de l\u2019abominable Confédération, M doit s\u2019activer 3 la défense du capital anglo-saxon contre l'intérét du peuple québécois.Lié, d\u2019autre part, par ses origines, 3 la démocratie, au peuple de qui il attend la réélection, il doit sans cesse mentir; louvoyer, donner d'une main et reprendre de l\u2019autre.Le devoir impérieux du peuple québécois doit être de renverser ce gouvernement le plus tôt possible.Pour opérer ce renversement, le R.I.N., qui est l'avant-garde de la nation opprimée, doit accomplir des prodiges d'organisation.En quoi ces prodiges vont-ils consister ?Premièrement et avant toute chose : création partout, dans chaque quartier ou dans chaque paroisse, de sections R.l.N.La jeunesse doit être initiée à la vie politique.Quant à la population féminine, H faut se convaincre de l\u2019idée qu\u2019on ne peut pas asseoir les fondements d\u2019une liberté véritable, qu'on ne peut pas bâtir une véritable démocratie, sans appeler les femi être cant font prov Ses lism.réts plus se s les.ques les i cont form pleir et n angl danc men l\u2019opr ture sède quat qu'o d'op temy sout et n cert part part tien tiére rer | libe: le fu libe: dési crat toye dien d\u2019un com celu À éc que peu Can lui « vagl men ter .tion locu finir soit \u2018PAGE 6 \u2014 L\u2019INDEPENDANCE \u2014 AY RIL 1963 \"\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014m\u2014\u2014\u2014\u2014\u20140m_ femmes à être faite dans les comités de travail au lieu de les cantonner dans les comités de réception comme font aujourd\u2019hui les partis politiques.PROPOSITION Le parti qui forme aujourd\u2019hui l\u2019opposition provinciale officielle n\u2019est pas né d\u2019un pur hasard.Ses membres sont autant représentants du capitalisme anglo-saxon et sont aussi liés par les intérêts de ce dernier que le sont les membres du parti au pouvoir.La haute Finance anglo-saxonne ne peut pas plus renoncer à ses intérêts qu'un homme ne peut se soulever lui-même en se prenant par les oreilles.La chose est également vraie des partis politiques dits provinciaux.1! en résulte qu'après l\u2019avènement de l'indépendance, ces partis, pour protéger les intérêts de leurs commanditaires anglo-saxons, continueront sournoisement de s'opposer aux réformes nécessaires pour que l'indépendance profite pleinement à tous les éléments du peuple québécois et non seulement aux riches, que ceux-ci soient anglo-saxons ou canadiens-français.I! en résulte qu\u2019après comme avant l\u2019indépendance les vieux partis devront être combattus.Le R.I.N.doit prendre la direction de la lutte menée par le peuple contre toutes les formes de l\u2019opposition; politique, économique, sociale, et culturelle.En effet, à l'heure actuelle, seul le R.!.N.possède un programme postulant la lutte contre ces quatre formes d'oppression.Le R.1.N.est convaincu qu\u2019onne peut espérer vaincre l'une de ces formes d'oppression sans s'attaquer à toutes en même temps, tant il est vrai qu'elles se nourissent et se soutiennent mutuellement.Le R.I.N.estime possible, souhaitable, utile et nécessaire, à certain moment, une action concertée avec une autre organisation, mouvement ou parti fédéral ou provincial pour atteindre un but particulier.Mais nous déclarons que ce n'est que le maintien de l'indépendance complète du R.I.N.en matière de doctrine et d'organisation qui peut assurer la libération complète du peuple québécois.Le R.I.N.reconnaît le droit de chacun à la liberté religieuse et s\u2019engage à travailler pour que le futur Etat souverain reconnaisse et protège cette liberté.Le R.I.N.croit indispensable de réaffirmer son désir bien arrêté de voir, dans le domaine religieux comme ailleurs, s\u2019instaurer une république démocratique réalisant les voeux de la majorité des citoyens.La coexistence pacifique avec les anglo-cana- diens n\u2019est possible que par l\u2019arrivée au pouvoir d\u2019un gouvernement de la libération nationale.PROPOSITION Rien, en effet, n\u2019est plus révélateur de l\u2019incompétence commune du parti au pouvoir et de \u20acelui qui rêve de le remplacer que leur incapacité À éclairer les Anglo-Canadiens sur la nature de ce que le Québec attend de la Confédération.A la question : que veut, de façon positive, le peuple du Québec et quels gestes attend-il des Canadiens anglais ?le chef du gouvernement et celui de l\u2019opposition se contentent pour réponse de vagues généralités qui n\u2019éclairent pas le moindrement les Anglo-Canadiens sur les remèdes à apporter au mécontentement du Québec.Seuls les indépendantistes apportent des solutions claires, précises, faisant d'eux les seuls interlocuteurs valables.C\u2019est cela que le peuple va finir par réaliser.C\u2019est de nous qu'il dépend que ce solt à brève échéance.: la politique.Une place large doit.leur CE QUI EN \"Le R.I.N.doit prendre la direction de la lutte menée par le peuple contre toutes ies formes de l'oppression: politique, économique, sociale et cul- turelie.\u201d Dans un vibrant discours d'\u2018ouverture, d'où nous tirons ce passage-clé, Me Guy Pouliot, président national du Rassemblement pour l\u2019Indépendance Nationale, donnait le ton au congrès spécial du R.I.N.qui se tenait les 2 et 3 mars derniers en la salle de l\u2018Ecole St-Stanislas, à Montréal.Cette préoccupation de servir les intérêts du Québec dans tous les domaines, qui a été une constante de la pensée du R.I.N.depuis sa fondation et qui s\u2019est précisée dans la notion de \u2018révolution nationale\u201d préconisée par le mouvement, devait fatalement déboucher sur la transformation du R.I.N.en parti politique.C\u2019est le deuxième jour du congrès que cette transformation s\u2018opérait.Depuis près d'un an, déja, le R.LN.s\u2018était fixé cet objectif.A son congrès d'octobre dernier, il avait décidé de ne pas devenir parti avant 1964, mais en mars 1963, on ne pouvait plus permettre que des Québécois de bonne volonté aillent militer pour la cause de l'Indépendance dans d'autres mouvements ou partis qui, en perpétuant par leur esprit et leurs méthodes politiques un état de choses qui nous a valu d'être un peuple subjugué, asservi, colonisé, compromettent au départ la cause de l'Indépendance.Mais c'est à un autre problème que devaient s\u2019attaquer les congressistes le samedi.Le directeur du Comité constitutionnel, Me Pierre Verdy, présentait à l\u2018assemblée le rapport de son comité sur les nouvelles structures du mouvement.Ces structures sont destinées à faciliter et à coordonner l\u2019action politique du R.I.N.Aux différents niveaux, c\u2018est- à-dire à celui de la nation, de la région (le Québec est divisé en huit régions), du comté (les 95 comtés du Québec), et de la section (paroisse, quartier, municipalité ou autre), on trouve un comité exécutif et un conseil.Au niveau national, le conseil est le conseil central et détient l'autorité suprême du a GAS vin St.; thence north-east on St.Kev mieux Sale Es Gigs by a pair of urban enumerators.= ES EST SORTI mouvement entre les congrès; av niveau de la section, ce conseil est l\u2018assembiée générale des membres de la section.Une fois adoptées ces structures il restait à déterminer dans quel esprit notre lutte serait menée.\u201cNous ne ferons pas l\u2018indépendance avec la somme des compromis que nous serons capables de réaliser avec tous ceux qui ne partagent pas nos idées; nous la ferons avec la somme des intransigeances sur lesquelles nous serons capables de nous entendre entre nous.\u201c Voilà la position à laquelle se sont ralliés les congressistes.Et pour bien établir l'esprit dans lequel le R.I.N.doit mener son action politique, le Congrès adoptait la résolution suivante, proposée par deux membres du Comité politique: \u201cQue le R.I.N._entreprenne son action politique selon les principes suivants: 1.Notre aspiration à l\u2018Indépendance est intimement liée à notre aspiration à une véritable démocratie, à une plus grande justice sociale et à l\u2019épanouissement de lindividu dans une société humaniste et ouverte sur le monde; 2, Le R.U.N.s\u2019\u2018engage à ne pas sacrifier les principes de son action a des considérations d\u2018ordre tactique ou de rentabilité.Sans écarter les actions concertées avec d'autres mouvements, qui n\u2019atteignent pas les principes, le R.I.N.entend poursuivre la libération du Québec avec la volonté bien arrêtée de la mener lui-même à bonne fin; 3.Le R.I.N.fait confiance au peuple québécois et veut faire l'Indépendance avec lui.I! s'engage à ne pas lui cacher les buts véritables qu\u2019il poursuit et en particulier la nature de la révolution nationale qu\u2019il veut réaliser.\u201d La position du R.I.N.est donc définie clairement dès le lancement du parti.II n\u2019y a pas de mouvement ni de parti qui soit frère du nôtre, s\u2019il endort les Québécois en leur offrant, à certains de leurs problèmes, des solutions qui les maintiennent sous le joug d'Ottawa.Il n'y a qu'un parti qui se soit fixe de rendre véritablement le Québec libre, s\u2019est e R.LN.AR A AIRES A pi i 72 CANADA ELECTIONS ACT URBAN PRELIMINARY LIST OF ELECTORS Electoral District of Mount Royal.City of Monireal.Urban Polling Division No.205 Comprising an area bounded on the northwest by a line starting at the intersection of Lemieux St.and n St.to Beaucourt St.; thence north-west on Beaucourt St.to tad civic No.5535; thence north-east to and including civic No.5500 Victoria Ave.; bounded on the north-east by Victoria Ave; on the south-east by Maplewood Ave.; on the south-west by Le reet.The following names have been enumerated during & recent house-to-house visitation In the above mentioned polling division BEAUCOURT STREET 7 Fagenbaum, Mrs.Feena, Widow .\u2026\u2026svicus Nudlem A dress contractor ess.14 .4 Nudleman, Mrs, Shirtey _ 3e shbovvoes srastbhsnceus Swift, Jack, credit mang Swift, Mrs.Eleanor Abramovitch, Annie, ret red renner, Mrs.e, office manager av wi ow Slawski, Eric, sales \"+0.basses FEAT AT PE Re CR tly I= UA RL TE FL = RATE REAL [} Fein, Mos Lily.LL LEMIEUX STREET \u2018 53471 Campeau, George, Supt.cosvvsstririanssreerisssnssns 5471 Campeau, Marlaine 5471 Campeau, Mr.Rheal, Inspeator MAPLEWOOD STREET *sssna4a0gestnaus 4825 Apt Lid ertaebIauT ELEY \" es MAPLEWOOD STREET, Con, pt.3 Neaman, Mrs.Anne \u2014 arr ssessssonenenes pt.3 Neaman, Jacqueline, sten ssscu000 pt.4 Garber, Carl, general pT pt, Garber, Mrs.Paul pt.pt.pt.
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