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Titre :
Album universel
Succédant au Monde illustré (1884-1902), L'Album universel offre des textes variés, abondamment illustrés de gravures et de photographies.
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie de photogravure de Montréal,1902-1907
Contenu spécifique :
samedi 10 janvier 1903
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Monde illustré (Montréal, Québec)
  • Successeur :
  • Monde illustré (Montréal, Québec : 1907)
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Références

Album universel, 1903-01-10, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE À - 4 LBUM UNIVERSEL - \u2014 = \u2014\u2014\u2014 \u2014 = 19¢ ANNEE\u2014 No 37 MONTREAL, 10 JANVIER 1903 40 PAGES, So.le Numéro y % Ng D ACER 154 7 A 4 ie oN 5 aa Mt FOIS A 1%; = \\ 4; pa y vus A 2 \u2018a - / ut RES bn 4 of 7 < Fi \u201c CT I \\ Po.J 3 @ 7 5 Ka PRE D \u2018e \u201cx * 3 eZ FE = a à ses va Sa) 8 5, \"A Ÿ i \\ RN 0 NR aD == J Nit 7 \\ oT É = D SON tg \u20ac TY 0 2 FL ee AE AS AY & &o +\") 7 73 = \\ Es A S\\N 2 1 > ile ! es Dov NN \u201cSN NS qe -72 ri \u2014 ad Pt ; \\ ë SRE ww Seto \u201cia \\ \u2014 = Zz = md.| A NN.\\ 2 A | ZZ, a Ÿ WwW ATH me y A Ÿ S \\ - \\2 == ALBUM UNIVERSEL = RQ) : ; AS 6 BN { hE _ + > 1° Wh Les Lions wiz Ae es 4 ; à (2 » x ve 457 w \\ bys % MD Bik WY < » i \u20ac \u20ac IF = \u20ac Ÿ 9 4 pi 3 \\ \\ a ve AU ! 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répouses, dont la majeure partie ne contenalent pas lu solution exacte, On ne semble pas avoir compris \u2018e problème tel que posé.; La plupart des amis de TIRESIAS ont répondu par la même occasion aux deux prob:èmes : celui de la tarte de Noël comme celui du Santa Claus goguenard.Pour le premier, !l ue s'agissait que de tirer trois lignes droites divisant ln tarte en six morceaux égnux, et ayant soin de séparer les chiffres Ce nombre de raisins) (es uns des autres.Le concours du Santa Ciaus goguenard était encore d'une plus grande simplicité, Le petit cercle découpd faisait voir en tout 23 figures.LES PRIX.les deux premiers prix des deux concours ont vté gagués par : M.Léon Trépanicr, Sherbrooke.2EMES PRIX.Marie Gravelle (12 ans), 165 rue Saint-Patrice, Ottawa, 3EME PRIX (Santa Claus).Arsène Lavallée, Saint-Henri.3EME PRIX (Tarte de Noel), Arthur Lamarche, Saint-Jean de la Croix.MENTIONS HONORABLES.Mine J.W.Bonneville, St Rémi, comté Napier- ville, PQ; Lu U.Menauid, 539 rue St Jean, Qué- bee; Melle Primeau, 73 rue Dubord ; A.Payette, 221 rue Panet, Moutréal ; C.Savarlat, 55 rue Pou- part, Montréa: ; Mel'e Alex.Watler, 59 rue Ples- sls, Montréal; Mcile Albertine Marchand, 148 rue Chureh, Ottawa ; J.Derbes, 2765 Palmyre, Nou- velle-Orléans ; Melle C.Beaudry, Loretto Abbey, Wellington Place, Toronto; Eugene Paquin, 256 rue Notre-Dame, Trois-Rivières ; A.Charbonneau, 141 Hôtel-de-VIYe ; C.Scheffer, Chambly Bassin ; Arthur Monday, 1309 rue Notre-Dame, Montréa! ; C.A.Archambault, 309b rue St Hubert ; C.A.Archambaut, 309b rue St Hubert : Melle Homéline Préfontaine, Sainte-Marguerite ; J.A.Bouvier, Montréal ; P.C.Piché, 8ha- winigan Falls, P.Q.; F-X.Lindsay, Ste Claire, Dorchester, P.: A.O.Touran- geau, 373 rue Rivard, Moniréal ; Eugène Miller, 38 rue D'Artigny, Quéêhee ; Joseph Langlois, St Charles, Richelieu; al.C., St Thomas de Joliette, P.Q.; Sylvida Paré, Rouses Polut, N.Y.; W.O.Langevin, Village Grand'Mere, P.().; Francis Du- bean, Cranston, P.Q.; Melies Amanda Gaulin, Woonsocket, R.I; Maria Paux, 612 rue St Denls: Paul Leclere, 196 rue Cadicux : Aimé Génest, 1247 rue de Montigny ; Emma Boulanger, 546 rue A!- nuit, ville St Louis ; Maria Milard, Ste Marthe, Co.Vaudreuil, P.Q.; Melle Antoinette Hurteau, 789 rue St André, Montréal; Melle Gabrielle Perrault, Longueuil, Canada ; Edgar Geuest, 1247 rue de Montigny, Montréal ; Aib.Vinet, 227 rue St Pan, Montréal ; Chas.E.Al'aire, Fberville, P.Q.; R.Atuyot, 3208 rue Notre-Dame, Ste Cunégonde : Mme Doré, 103 rue Mance; Francis Dubeau, Crans- ton R.LL; Marta Baux, 612 rue St Denis, TIRES:AS.BE I ALAN VAE DRE AESREMREDA AS ANA LARMES AODREO AOONE SEA ORCSAFORORNAPO SORA UN TOUR PAR SEMAINE LES SERVANTES Un accessoire des plus utiles au prestidigitateur.c'est la servante, dont nous aurons occasion de parler à propos ue averses expériences, On nous à demandé plus de détails et d'explications à ce sujet : nous répondrons aujourd'hui et dans quelques-uns des prochaing numéros.Te premier dispositif se voit dans notre figure 1.On enlève le tiroir d\u2019une table ordinaire, et au moyen de deux pinces B, que l'on peut se procurer chez les quincailliers, en fixe à \u2018a traverse de in troie, tune p'anche, sur laquelle on place une boîte capitonnée et les différents objets dont on pourra avoir besoin pendant la séance, Parfois on se trouve obligé d'installer une servante presque sous les yeux des spectateurs.Dans ce cis, on reiève par derriere, au moyen de quelques épingies, le tapis de la table, de manière à former une grande poche au milieu, et deux petites de chaque côté, (voyez lu fig.2), celles-ci servent à déposer les museades et autres menus objets.APPAYNAI.\u2014 > vee ¥ T7 TI vise se Fer * sh.% + 5) Yi + af av : 4 + ce (A # 5 À Lu y \"A ad \u201c4 # ra x £ ~ oa ot) x 3 5 To Ki 4.a yl i À nr iF dE § Fa 4 4 A i CRN $ Re ax : ad : x.+ Jd F .; 0 ?F Ms A > 2 wr e, od FA @ er A ; psd 14 f A 9 dé > # Vo bp AY sk.à, f sw gr, x G >.3 2 3 0e + Fads 5 ; À > pbm.[) { 2 \u201cbe a 1 \u201c+ =J mm cts $ = e; à dé Ces eé + pt le.» à opt ot et?A> 4 Pe a got FA ven: a > \u201cda \u201c5 AY Co « Be y PS J No \u201cke \u201ci Ie sav der ih po Nu \u201ca # Len i, w- $ LE.4 LS # , Fe Ps RY Re 43 de > + ve À ; x 3 Lê.2 4 Les # _ 7 \\ 0 a à gs Edn A % \u201c3 3 $s 7.4 voit ue rd fe \u2018x pm).+ va > Leeper > ane ès >; Cot 3 = * A oo) >a EL \u201cSn \"RE © > te & 2 ci + 2 wil 2 & s 3 : 4 Fahy.% éme %.4 ; \u201chy £ rs bi\u201d py sr a.24 # A RE = & se 5 Ari a1 Lecce Aras ag\u201d = 8, x \u201cade Det Ay =- hey x > 3 itil ex, Rings 03 Ay » ss p 1 ¥ Nt Kt, A, A ian, ht 2 Pad Le La fête des Roisjà la campagne.-Essai au \u2018crayon d'un jeune artiste canadien, M.Aimé ]Léger.- Pour plus amples détails, voir puue vi» JR ALBUM UNIVERSEL d\u2019Aubecourt \u201d et I Il est deux petits livres, humbles de format, mals très remarquables de peusée et de style ; deux livres tombés de a plume de deux écrivains de renom, daus la maturité de leur âge et de leur talent ; deux livres dont la beauté des seutimenis lutte constamment avec la beauté des idées et des pensées ; deux livres pleins de lumière et de grace, écrits sous la même inspiration chrétienne, se ressemblant sous un certain rapport \u2014 puisqu'ils consistent en une suite de lettres écrites par une jeune fi:le et une femme, mais eu même temps différant l\u2019un de l'autre par !a manière propre à chaque écrivain \u2014 car enfin, selon la fameuse parole de Buffon, ie style, c'est l\u2019homme.Ces deux uvres, bienvelllants lecteurs de 1'\u201cAlbum\u201d, sout ceux dont les titres figurent en tête de cet article avec les nomg de leurs auteurs : \u201cCorbin et d\u2019Aubecourt\u201d, de Louis Veuillot ; \u201cLa Vie Réelle\u201d, de madame Bourdon.Louis Veulllot, qui avait abordé avec un brillant succès presque tous ice genres de littérature, vou- sut un jour s'essayer dans le roman.L'idée de cet ouvrage lui vint en uue circoustance particulière.11 se trouvait en A'sace, chez un ami intime, dont la maison, ou plutôt 1\u20ac château, est situé dans un endroit des plus pittoresques.Cet ami, grand seigneur, avait de plus et surtout pour Veulilot :e mérite d'être uu ferveut catholique.II se nommait Théodore de Bussierre, ot était uni À une femme digne de lui.Possesseur d'une grande fortume, il couronnait ces avantages matériels par des qualités u uomme profondément religieux, de tin lcttré, d'amant des beaux arts.Relativement jeune, Théodore de Busslerre se complaisait & donner une almab\u2019e hospitalité à ses jeunes amis lettrés qui, comme lul, pratiquaient la vertu saus respect humain, et s'efforçalent de défendre l'Eglise par la parole et par la plume.Un jour qu\u2019i's avaient causé à perte de vue de blen des cnoses, Louis Veulllot se permit d'avancer que le roman pourrait être utilisé par les ca- tuoliques, et devenir une arme de combat pour lutter contre les influences pernicieuses des mauvais romans.De idée, du projet i! passa un peu tard à l'exécution, et écrivit ce délicieux roman qui se nomme \u201cCorbin et d\u2019Aubecourt\u201d.Ainsi que nous l\u2019avons dit pius haut, cet opuscule consiste en une série de lettres qui sont présentées comme l'oeuvre d\u2019une jeune fille.C'est surtout dans ce roman mora: que le rude polémiste a révélé la douceur de ses sentiments, la délicatesse de son coeur.En vérité, l'on dirait que c'est une jeune fille, et des plus délicates, qui a dicté ces lettres avec une élégance de style exquise, avec une délicieuse expression des sentiments les plus purs, les plus nobles, «es p.us chrétiens.L'intrigue de l'ouvrage est une fréquentation entre une jeune fille et un homme assez âgé.Elle nous paraît être l'idéal! d\u2019une fréquentation chrétienne.I serait à soulhuiter que ce charmant petit livre fût entre les mains de toutes les jeunes personnes qui se disposent à l\u2019état du mariage.Elles y trouveraient :e modèle de la conduite à suivre avant de recevoir le \u201cgrand sacrement\u201d, comme l'appelle l'apôtre snint Paul.II Madame Bourdon est l'une des étoiles brillantes de cette plélade de femmes françaises qui ont tenu la plume dans le uix-neuvième siccie, entre autres Madame de Staël, Madame Swetchine, Madame Craven, Mademoiselle Eugénie de Guérin, Mademoiselle Zénaïde Fleuriot.Le but qu'elle cherche à attelndre dans ses di vers ouvrages est de tourner les Ames vers les réglons du devoir; de démontrer que le bonheur dans \u201ccette vallee de \u2018armes\u201d ne peut se réaliser que par la pratique de la morale évangélique.Il semble que !a noble et pieuse femme, frappée de cette belle parole du poète wvucis : \u201cle bonheur terrestre n\u2019est jamais qu\u2019un malheur plus ou moins consolé\u201d, prenne à coeur de convaiucre les âmes plus ou moins blessées par les plerres ot les ronces du chemin de la vie, qu\u2019il n\u2019y a que la religion Louis Veuillot et Madame Bourdon.== \u201c Corbin et Magnifigne étude littéraire écrite spécistewent pour \u201cl\u2019Albuus Universel\u201d par le Rév, M.l\u2019anneton PANAAAAAAAAAAAAAN \u201c La vie réelle.\u201d du Christ capable de changer ces blessures en Joulssauces, en deices.Madame Bourdon, dans tous ses livres, accomplit l'oeuvre d\u2019un ami qui vient apporter à son amt souffrant des encouragements, des cousola- tions.Elle ne fait pas de romans ; elle peint la vie telle qu'elle cest, \u201cavec ses grands et ses modestes de- \u201cvoirs, sen combats secrets, que l'oeil de Dieu voit et compte, les joles ct ies douleurs du foyer.\u201d Dans sa \u201cVie réelle\u201d, la plus parfaite de ses compositions \u2014 parce que peut-8tre e.le n'est que la peinture de sa propre vie \u2014 elle nous trace le tableau de l'existence d'une femme chrétienne.Elle commence son histoire à sa sortie d'un couvent d\u2019Urselines.La jeune fille, guidée par sa mère \u2014 un modèle de femme pleuse et éclairée \u2014 fait avec circonspection ses premiers pas dans le monde.Elle regarue, elle examine, elle observe la soclété sous ses divers aspects, elle en volt les travers comme les bons côtés, les vertus et les vices.Puis, après une sérieuse préparation, .alte sous les regards de Dieu, elle se décide à entrer daus l\u2019état du mariage.Elle choisit, par une douce Inclination de son coeur, celui qui doit être le compagnon de sa nouvelle carrière, celui qui doit porter avec elle le poids des épreuves de la vie de famille, Daus la peinture des péripéties de cette vie fa- milinla daus le récit des événements divers qui la remplissent, Madame Bourdon est admirable de naturel, de justesse, de vérité.C'est véritable ment \u2018a \u201cvie réelle\u201d.Les choses s'y passent comme nous les voyons se passer tous les jours sous TOR yeux.Les joies, les tristesses, les plaisirs, les ennuis, les jours sereins, les jours sombres, les surprises désagréables, les froissements entre époux, les susceptibilités entre beaux-fréres et bellcs-soeurs, les remèdes applicables aux uns et aux autres, les sue- cès, les revers, les caractères légers, les caractères Braves, les caractères Apres ou trop doux, les déll- catesses comme les indélicatesses du coeur, les affaires domestiques, es devoirs sociaux, l\u2019éducation des enfants, ete, ete, tout est !à représenté d\u2019une manière vraie, réelle.Souvent le lecteur, en voyant toutes ces réalités, se dit à lui-même : \u201cC\u2019est bien vrai, tout cela !.C'est bien là la conduite d\u2019un te) ou d\u2019une tele.C\u2019est bien mol, enfin, que je reconnais dans certaine faiblesse ou certaine vigueur de caractère.Hier, l\u2019autre Jour, j'ai vu se dérouler de pareilles scènes dans ma propre famille, dans celle de mon ami.\u201d Des deux époux, c\u2019est l'héroïne qui meurt la dernière.Elle voit d'un ocil mélancolique, en même temps résigné, ses parents et ses amis disparaître les uns après les autres de la scène de ce monde et tomber comme !cs feui:les de 1arbre à l\u2019approche de l'hiver.En compensation, cile voit avec bonheur ses pe- tits-enfante se jouer autour d'elle, venir lui présenter les témoignages de leur tendre affection, écouter avec fntérêt les histoires du bon vieux tempa.Les dernières pages de \u201cLa Vie Réelle\u201d revéient un caractére tout particulier de mélancolie sereine qui va à l'âme.\u2014 On sent les larmes monter du coeur aux yeux.Notre héroïne meurt comte la sainte femme qui avait dirigé ses premiers pas dans la vie, cle meurt de \u201cla mort des justes\u201d cans l'espérance d'arriver \u201cau port tranquille où !es chrétiens sc reposent.\u201d Dans le cours de son charmant opuscule, Madame Bourdon s'éléve parfols À de hautes pensées.Instruite, éclairée en religion et en morale, elle parle toujours pertinemment des dogmes catho!i- ques, elle disserte sur leg vertus et sur les vices comme un théologien.III En lisant ces deux charmants ouvrages, il nous est venu naturellement à la pensée de les comparer l\u2019un avec l\u2019autre.Tous deux sont des chefs- d'oeuvre, c\u2019est évident.Tous deux sont des perles de la littérature française, et brillent de l'éclat du 875 diamant.Nous en appelons de ce jugemeut au bon goût, au discernement \u2018ittérailre des lecteurs de l'\u201cAlbum\u201d.Pour Louis Veuillot, d'abord, c\u2019est réellement un tour de force.Quel cst, en effet, le mysidre de cette plume \u2014 laquelle d\u2019ordinalre cst une épée qui frappe, et semble Le demander qu'à frapper les mécréants de toutes sortes se rencontrant sur son chemin \u2014 quel est le mystère de cette plume qui se transforme tout & coup en uue lyre mélodieuse ?La sévérité, la dureté, !e sarcasme du poléiniste fout place à l'expression des plus tendres sentiments.La plume du journaliste semble toujours guidée par la main délicate d\u2019une jeune fille.La seule remarque que nous oscrions tiimide- ment risquer, c\u2019est que Ze ton de ces lettres grn- cleuses nous paraît quelque peu élevé pour ie genre épistolaire.Il nous semble qu'une personne du sexe, 8! uablle qu'elle fût dans l'art d'écrire, n\u2019eût peut-être pas pris ce style constamment élevé.A l'Imstar de Madame de Sévigné, cle y aurait mis piis d'abandon de ia forme.C'est Madame de Sévigné qui a dit quelque part : \u201cNe pollssez pas vous lettres, vous en feriez des pièces d\u2019éloqueuce.\u201d\u201d A propos de ce parallèle entre \u201cCorbin et d\u2019Au- becourt\u201d et \u201cLa Vie Rée.nous préférerions opposer à cette dernidre, Agnes de Lauvens\u201d, due aussi à la plume si souple de Louls Veulllot.C'est encore là une plume de femme que le mat.tre styliste a vou.u inanier ; et il nous a paru le fuire avec une vraisemblance parfaite.Il est aussi bon nombre ue lettres de Louis Veulllot, adressées à diverses personnes, que .on pourrait avantageusement comparer aux plus belles lettres de femmes.Elles sont tout à fuit dans le renre et d'une veau*S de forme ct de sentiments À ravir.Madame Bouruou, c'e, en femme véritable, à pris dans son journal le ton simple, naturel, convenant à ce genre de littérature qui n\u2019est autre, à notre avis, que celui de la lettre.A propos, il faut reconnaître que le geure épis- tolnire est proprement celui des femmes, en part culier des femmes françaises.On peut avancer avec assez de fondement que le genre épistolaire moderne vient de la France, et que l'honneur de sa création en revient à Madame de Sévignué.Le laisser-ailer, la souplesse, la délicatesse, !a grâce, le naturel, la .égèreté, le tact \u2014 qualités partieu- lières au genre épistolaire, out été déployées chez cet écrivain immortel À un degré de charme an- dessus duque: on imagine rien.L'influence de Madame de Sévigué s'est étendue sur son siècle et sur !es deux qui ont suivi.Louis Veuillot avoue (ul-méme qu'il se délectait À la lecture assidue des letires de Madame de Sévi- gué.Peut-être qu\u2019l doit à ces lectures quelque chose de la grâce et de la souplesse qu\u2019il a maui- festées dans certaines de ses lettres.Eh ! bien, revenant à Madame Bourdon, cette femme nous semble être celui qui rappelle le plus Madame de Sévigné sous le rapport des qualités féminines signalées plus haut.Rien de plus slm- pie, de plus naturel, en méme temps, rien de plus gracieux, de plus délicat que ces notes times du Journal de son héroïne.Tout chez elle coule de source, aiust que le dit l'auteur latin : \u201cex fonte manat\u201d, avec une aisance, un laisser-alier qui charme toujours et jamais ne lasse.On dirait que sa phrase, parfois périodique, tonjours harmonieuse, lui arrive toute moulé dans l\u2019esprit, semblable à certaines mélodies de Bellini ou de Donizetti ; ou mieux encore, À certains vers de Lafontaine, tels que ceux-ci : LA, sous d'Âpres rochers, près d'une source pure, Lieu respecté des vents, ignoré du soleï\u2026 Pour vous mieux contempler demeurez au désert.Solituue, où je trouve une douceur secrète, Lieux que j'aimai toujours, ue pourrais-je jamais Loin du monde et du bruit goûter l'ombre et le [frais ?Madame Bourdon a dû beaucoup briand, dont elle dit que la plus mélodicuse que les vers.Cependant, n\u2019allons pas croire que ce style ne soit pas simple ; nous le répétons, ce style ent fait de simplicité, de naturel, cn même temps que de grâce et d'harmonie, Madame Bourdon «st en cela la rivale de la charmante Eugénie de Guérin, ot toutes deux l'ont point de maître sous le rapport de In perfee.\u201cre Château- prose cadencée est (Suite à la page 880) ALBUM UNIVERSEL \\ / I M co Al 1 2; Oo) W j Vi, ve CH // AN & À Y 997 5 © ge Ce % in © 4 & oll EE EEE EEE A EE a J En EN \u201c ai RE neue CN 3 PL LON ® E hed a a + of \u20182 ER > a) (OÙ 4 Drags A /f; ! __u HU} # CN M LV CE ee) AS - LJ LJ LI L rma IFC 0 vy VA \u2014 gr (OD 2 st BR A $ X Cd = i / R § D Gas 4 ¥ $ oP A x : : = TE A À ix 2 x Coa 7) A 4 \\¥ pH a hf) ; k WW ù A / \u2014 A 1.7 2 [ ; ç sr , > ER NN NY ; À A 7 AS ares \u2014\u2014 = E Ë à 2 Mian uncanny > BF apd» out À uty == ur 1 À HD ; fl.1 he \u2019 | # + = Ts PEARY AL à * \\ J A ~ asec) O Ml 7 LE aseest Leaf i / RA 4 N J\\ NY LA, b/ i JN 1% og if oh Nd 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mau- chous de fantaisie § leur forme et la manière de les faire?Autant de questions que je vais entreprendre de résoudre eu m'appufant sur l'au- a pei sl) Ah] quelle.edt>amusante ! Qu'est-ce qui lui.prend ?-On dirait: qu'elle gonfle 1- vet Wet A ~ at a) | 7 = : ., J .: < + + > sé Fe \u2018 7 & - : À: TV i pa PERC hy WN - Zp S se a \u2014 rr > ing = \"TX ND Tr > Ay \u201cFG = 2 hl si : fe \\/ N AS À rw q ay aa $ Ww > ow 2 J AL 2D ve Pe FR : \u2018a+ >.À se .to » ges bh) ® 4 he] ~ ; a \u2014 Eh! dis donc, rends-moi ma pipe au moins !.J'ai une vague idée que je vais la casser.ma pipe !' \u201cA "]
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