L'Action, 13 mai 1911, samedi 13 mai 1911
[" jre ANNÉE.\u2014N° 5 \u2014 \u2014 LE NUMÉRO : CINQ SOUS PAR AN : DEUX DOLLARS TOUS LES SAMEDIS 13 MAI 1911 | > R t m Toumbé déssus! Escrasas lous! (CYRANO) DIRECTEUR : MONTRÉAL JULES FOURNIER CONFUSION BIEN LEGITIME.M.Gouin vient d'arriver à Paris, Il est descendu au Grand-Hôtel\u2026- Le correspondant de la PRESSE à Paris.|GRAND-HOTEL | \u2018 ~ > / en NN 2 AN \\ oll = 225) ee Le voyageur.(à M.Gouin).\u2014Garçon, portez-moi cette valise au 51.M.Gouin (suffoqué).\u2014DMais je ne suis pas le nègre : de la Province de Québec ! je suis \u2018le premier-ministre LE CABINET ALLARD Mercredi soir, je faisais mes oraisons au moment de me coucher, lorsque tout à coup un bruit épouvantable retentit par toute la maison.C\u2019était le téléphone.\u2014 Allô! \u2014 Allo! Qui parle, s'il vous plait?\u2014 Jules.\u2014 Jules Fournier?\u2014 Non, Jules Allard.Descends à Québec.Nous aurons demain îa première réunion du cabinet depuis la nomination de Langelier.Je t'attends.A onze heures et demie je prenais le train.Jeudi matin, à huit heures juste, je descendais à Québec.Apres avoir monté une demi-douzaine de côtes, j'arrivais, vers les dix heures, au palais législatif.Quinze minutes plus tard, j'étais dans l'armoire du Conseil d\u2019Etat et les délibérations commençaient.Tous les ministres étaient sobres.M.Allard.\u2014 Pensez-vous que le nouveau gouverneur fera bien notre affaire?M.Devlin.\u2014 Il y a toujours moyen de s'arranger avec un Langelier.M.Caron.\u2014 Va-t-il conserver, à Spencer- wood la chapelle de Jetté et de Pantaléon Pelletier?M.Taschereau.\u2014 Je ne le crois pas.Il est très gallican.M.Allard.\u2014 Est-il capable de faire l\u2019hypocrite?M.Mackenzie.\u2014 C'est demander beaucoup à l\u2019ancien propriétaire de la maison aux tourelles dorées.M.Kaine.\u2014 On dit que sir François est paresseux?M.Taschereau.\u2014 Il dormait sur le banc, M.Devlin.\u2014 Alors quels jugements pou- vait-il rendre?M.Taschereau.\u2014 Ceux qu\u2019il rendait sans avoir entendu les plaidoiries étaient ses meilleurs.M.Mackenzie.\u2014 Excepté peut-être celui de Fournier?: M.Allard.\u2014 Chut!.M.Caron.\u2014 Avons-nous quelque chose à faire?M.Allard.\u2014 Pas que je sache.M.Taschereau.\u2014 Pourquoi alors avez- vous convoqué cette réunion?M.Allard.\u2014 Parce que nous sommes le cabinet.M.Kaine.\u2014 La Province aurait-clie besoin de quelque chose?M.Devlin.\u2014 Non.Elle est à l'apogée de sa gloire.Nous la dirigeons! M.Caron.\u2014 1! n\u2019y a pas une seule loi nouvelle à adopter.M.Pérodeau.\u2014 Vous n\u2019avez pas d'idées?M.Allard.\u2014 Pas même l\u2019idée de ce que c\u2019est qu\u2019une idée.M.Devlin.\u2014 Nous prenez-vous pour des nationalistes?M.Taschereau.\u2014 À quoi pensez-vous?M.Mackenzie.\u2014 A rien.M.Allard.\u2014 Gouin doit faire un beau voyage.Croyez-vous!.M.Pérodeau.\u2014 S'il va en Italie, je crains beaucoup qu\u2019on le fasse arrêter.M.Kaine.\u2014 Pourquoi?M.Caron.\u2014 On le prendra pour un ca- morriste.M.Taschereau.\u2014 Il ne scra pas content de la nomination de Langelier.Il aurait préféré Turgeon.M.Devlin.\u2014 Oui, mais depuis l\u2019affaire des lots de grève, Laurier ne pouvait le nommer.M.Caron.\u2014 La raison était suffisante pour justifier Laurier de ne pas tenir sa parole.M.Taschereau.\u2014 Laurier trouve toujours d\u2019excellentes raisons pour ne pas tenir sa parole.M.Allard.\u2014 Puisque vous n\u2019avez rien à suggérer, la réunion est close.M.Jérémie Décaric était présent.ee Je sortis de l\u2019armoire furieux.faisait chaud, dans cette boite!.À midi précises, je rencontrais Jules au Frontenac, ou je lui fis d'amers reproches.Ce qu\u2019il \u2014 Ça valait bien la peine, Tui dis-je, de.me déranger.Mais une autre fois, mon vieux, si tu m\u2019y reprends!.\u2018Arthur Beauchesne.VLAN ! On prédit pour cette année une disette de foin.Que de cercleurs vont maigrir, l'hiver qui vient! is e e e Le directeur de .4 Li5.\u20ac rurvë reproche à Asselin ce qu'il appelle \u201cl\u2019ironie voltairienne.\u201d M.Jules-Edouard Prévost, qui prend ainsi la liberté de nous comparer au grand pamphlétaire, ne va pourtant pas nous faire croire qu'il a lu Voltaire?C'est si peu dans son oe a | genre! \u201cys Les journaux ministériels font grand bruit autour de nos procès.Et nos actions contre le Soleil et la Vigie (S10,000 et S$5.000 respectivement), les \u2018on- frères n\u2019en parlent pas?.* * * On disait du mal de l'-Iction, l'autre soir, au cercle.\u2014C'est à se demander où nous allons, déclara soudain M.Jérémie Décarie.Devant tous ces excès, Tv, pourrions presque nous cerier comme Louis NIV: \u201cO temps, à moeurs!\u201d \u2014Cette parole est-elle bien de Louis X1V?reetifia doucement M.Gonzalve Desaulniers, qui était présent.Je croyais plutôt qu'elle était de Cicéron.\u2014Oui, oui.répliqua M.Décarie sans se démonter, Cicéron aussi l'a dit, mais après.[a Patrie supplie les Commissaires d'accorder, pour l'amour du Ciel, \u201cun peu de latitude aux pétards.\u201d C'est ce qui s'appelle plaider pour sa paroisse, \u201c .* Lord Grey à visité cette semaine le couvent de Villa-Maria, où l'on a donné en son honneur une réception.Avait-il amené son chien?*« * * M.Fisher veut aller, lui aussi, au couronnement.M.Laurier fera bien d'avoir l\u2019ocil sur son collègue.Le peuple est fatigué des ministres qui ne songent qu\u2019à entretenir des danseuses.x, * S'il pousse l'imprudence jusqu\u2019à se rendre à Paris, qu\u2019on lui donne au moins un chaperon.Nous proposons Sir Frederick Borden.*« x * A l'hôtel parisien où il était descendu, l'arrivée de M, Gouin dans la salle à manger a causé tout un émoi.Les clients ont protesté et l'administration de l\u2019hôtel a dù faire savoir au premier-ministre que les déguisements, à cette époque de l'année, ne sont point tolérés à table, Ce n'est pas tous les jours mardi-gras, que diable!.\"Lx On discutait l'autre soir, au parlement, sur les frais de voyage des délégués qui représenteront le Canada aux fêtes du couronnement, ct les opposionnistes se chamaillaient, \u201cQue voilà donc des gens unis! s\u2019écrièrent alors les ministériels.Ils se chicanent pour mille piastres!\u201d (Voir journaux.) En effet, a-t-on idée de cela?.Se chicaner pour mille piastres!.Pour la bagatelle de mille piastres!.Il faut décidément que les conservateurs soient rendus bien bas! \u201c * A Spencerwood, il y a de grands lits moëlleux où l\u2019on dort, paraît-il, avec délices.M.François Jangelier fera bien d\u2019en profiter.Cela le changera de dormir sur le banc, comme il faisait tous les après-midis au tribunal du temps qu\u2019il était juge.* M.François Langelier était né pour habiter des châteaux.T1 a Spencerwood au- jourd'hui; jadis il cut la maison aux tourelles dorées.Il est vrai que celle-ci n\u2019avait rien coûté à la Province.ee De la Justice, d\u2019Holyoke, dans le Massachusetts : 1 \u201cLe nouveau journal de Jules Fournier, l\u2019Action, semble parfaitement porter son nom.En effet ses deux premiers numéros lui ont attiré une nuée d'actions dont le montant s\u2019élève à près de $65.000, à part quelques actions criminelles, Je me demande si tout cela va être de nature à faire monter ses actions.\u201d Le confrère peut se rassurer: de tous les journaux de Montreal l\u2019Action est celui qui paie aujourd\u2019hui les plus beaux dividendes.Nos coffres regorgent d\u2019or et nos actionnaires sont «ans la jubilation.Nous attendons la prochaine poursuite pour lancer une seconde émission de capital.oe\" Les journaux ministériels louent hautement le général Navarro \u201cde vouloir défendre Juarez jusqu'à la dernière extrémité\u201d.Ils l'approuvent d\u2019avoir crié: \u201cPlutôt mourir!\u201d devant les insurgés et ils appellent cela \u201cune fière réponse\u201d.Voilà tout de même, n\u2019est-ce pas, mon vieux d\u2019Hellencout,-un bonhomme qui n\u2019entend pas grand\u2019chose a le concilidadtion!.ee - 323, Rue SAINT-DENIS, 323 Téléphone : Est 1678 \u2014 \u2014 Lu dans la Presse de mardi, première colonne dernière page, double interligne : Anniversaire Aujourd'hui, 9 mai, est le premier anniversaire de la proclamation officielle de l'avêne- ment au trône d'«Angleterre du roi Georges V, fils d\u2019Edouard VII, Pourquoi toujours ce détail: \u201cfils d\u2019Edou- ard VII\"?Personne n'a encore prétendu que noire roi füt un enfant naturel.- * * Le premier-ministre de la Province de Québec est en route pour l\u2019Italie, Les journalistes francais ln ont demandé si dans le cours de son voyage il pousserait une pointe jusqu'à Vi- terbe, où se plaide en ce moment le procès des Camorristes, M.Gouin a répondu qu\u2019il n\u2019avait rien à apprendre de ces gens-là.*.* Un confrère généreux.Ou lit dans la Libre Parole de Québec: \u201cDis done, Jules Fournier, si tu es dans le hesoin pour trouver tes 45,000 piastres, viens à nous: ce n'est pas ça qui nous gêne, à la Libre Parole\u201d Nous connaissions deja par expérience les vertus hospitalières du Québecquois, mais, franchement! nous ne le savions pas encore aussi généreux.\u201c.Rendons à la l'igie ce qui appartient à Ulric Barthe.On ne peut pas dire que cet animal de Barthe soit un type dans le genre de Pascal ou de Montesquieu, mag il y a des jours où il écrit à peu près comme du monde, Alors il peut faire jusqu\u2019à deux phrases de suite qui ont l'air de se tenir; ecoutez-le par exemple dans cette remontrance au lays: Il en est de même, dit-il, des racontars intéressés du Pays, qui bat les cartes et fait un solitaire.l\u2019arce qu'il est en désaccord, il croît tout le monde en discorde.\u201d Ce n'est pus encore le diable, si vous voulez, mais enfin ce n\u2019est déjà plus du d\u2019Hellencourt.+ + * le topinambour.\u201cPour détruire le topinambour, dit le Canada, vous n\u2019avez qu\u2019à couper ou arracher des tiges durant le mois de juillet.\u201d Et pour tirer des carottes, dans quel mois faut-il s\u2019y prendre de prétérence?\u201c .* M.le juge Lemieux remplace M.Lange- lier à la présidence de la Cour Supérieure de Québec.Au moins, maintenant, les journalistes indépendants vont pouvoir gugner quelquefois leurs procès! \u2019 Gq On annonce l'apparition prochaine d\u2019un journal hebdomadaire qui s'appellera Le Peuple, D'avance nous souhaitons longue vie an nouveau confrère.Puisse-t-il vivre autant que I\" ction! ets Cette gazette, annoncent bien haut ses propriétaires, sera publiée \u201cpurement et simplement dans l'intérêt du peuple\u201d.\u201cPurement et simplement\u201d?.C\u2019est beaucoup dire.Elle ne fera rien du tout pour ses actionnaires, alors?Pas la plus petite chose?C'est pousser bien loin l\u2019abnégation.Non, mais en a-t-il, de la chance, d'être aimé comme ça, ce peuple-là! ee M.Gouin vient de passer deux semaines à Paris (1).11 a visité les théâtres, les musées, les églises, \u2014tous les grands monuments.Notre-Dame l\u2019a un peu déçu: \u2014 Nous avons mieux à Montréal, a-t-il dit au guide qui l\u2019accompagnait.C'est notre école des Hautes Etudes.11 a trouvé le Louvre bien veeux et mal: ba- ti: \u2014 Ca ne vaut pas la prison de Bordeaux.a-t-il murmuré, xo, x Les traîtrises du typo.Un journal, dont nous tairons le nom par considération pour son rédacteur en chef, dénonçait l'autre jour, en termes énergiques, les amateurs de grosses plaisanteries \u2014 Quant à nous, disait-il, nous n\u2019avons nulle estime pôur les \u2018\u2018garces grosses\u201d (sic).Etait-il vraiment hesoin de le dire?.* * » On reproche à M.Adélard Lanctot d\u2019avoir fait pcinturer sa maison aux dépens du gouvernement, Que le député qui n\u2019a jamais rien tur- gconné lui jette la première pierre, Ses ,Ce fut à la Présidence du Conseit- Législatif que M, François Langelier prêta le serment d'office, voilà hum jours.Seul de tous les Québecquois dignes de ce nom, M.Turgeon n\u2019assistait point à la cérémonie.Rencontrant le nouveau lieutenant-gouver- neur deux jours plus fard, on assure qu\u2019il\u2019 n'eut même pas la force de le féliciter.Les grandes douleurs sont:-muettes.(1) Note pour M.Jules Allard nistre intérimaire \u2014Paris- est én\u2019 Ges pgemiier-mi- MAT à, LL \u2019 L'ACTION L\u2019Absorption du Canada M.Monk a eu cette semaine le courage de faire cent quatre-vingt milles en chemin de fer pour aller parler aux Québecquois de \u2018l\u2019absorption du Canada par les Etats- \u201cUnis\u201d.Il a été paraît-il, fort applaudi, et il le méritait.Malgré un parti-pris évident d\u2019optimisme, il a montré clairement à ses auditeurs que le sentiment national, qui n'a d\u2019ailleurs jamais été très marqué chez nous, se perd de plus en plus, et que nous marchons rapidement vers l'annexion aux États-Unis.C\u2019est en effet ce que dans la circonstance il entendait par ce mot d'absorption.| Comme je député de Jacques-Cartier, nous croyons fermement, nous aussi, à l\u2019absorption imminente du Canada.Cette absorption se fera, dit M.Monk, si l\u2019annexion américaine se produit.\u2014l.'/clion va plus loin: Nous serons absorbés même si nous évitons l\u2019annexion.Nous serons absorbés \u2014 non pas par les Etats-Unis, mais par une autre nation.Cette nation, quelle est-elle?Nous ne faisons ici ni paradoxe ni littérature: cette nation, \u2014 qui n\u2019est pas les États-Unis \u2014 et qui nous absorbera, \u2014 cette nation existe.C\u2019est celle que notre politique d'immigration a constituée en dix ans sur le territoire canadien, à côté et en dehors de la nation canadienne.A l'heure qu\u2019il est elle compte déjà près de trois millions d'homnres (1), d\u2019après les calculs même du ministère de l\u2019intérieur; elle s'accroît chaque année d\u2019un nombre toujours croissant de nouveaux venus, et avant vingt ans, nous en avons Ja parole de M.Laurier, elle formera près de nous le doux total de quinze millions, au bas mot.Nous connaissant à peine de nom; n\u2019ayant avec nous rien de commun, ni les sentiments ni les idées; indifférente sinon hostile à toutes nos traditions; composée d'hommes encore plus étrangers pour nous que les Américains nos voisins du Sud, cette nation dans vingt ans sera deux fois plus nombreuse que la nôtre.Et si nous échappons aux Etats-Unis, c\u2019est elle qui nous absorbera.°.Que voilà bien toujours ces réveurs de nationalistes! s\u2019écrient ici les feuilles de nè- cessité du ministère.| Le ministre de l\u2019intérieur réverait-il, lui aussi?Voici les chiffres qu\u2019il nous fournit: Depuis l\u2019année 1900, il est entré au Canada, pour sy fixer, plus de 2,000,000 d'immigrants.\u2014 Deux millions, retenez bien ce chiffre.Maintenant, mon vieux d\u2019Hellencourt, prends ton crayon; on te pose Un problème: Etant donné que l\u2019unité de représentation fédérale est actuellement de 25,376 (voir les rapports du dernier recensement, Préface), combien de comtés nouveaux pourront former ces 2,000,000 d'hommes?\u2014 Quatre-vingts (80), n'est-ce pas?Voilà donc dès aujourd\u2019hui assez de ces nouveaux venus pour former à côté de nous quatre-vingt comtés peuplés exclusivement d'étrangers.Quatre-vingt comtés, c'est plus que la Province de Québec, c'est plus même que la Province d\u2019Ontario.\u2014Cela à pris dix ans.Mais ce n\u2019est encore que le début! Si maintenant les prédictions ministérielles se réalisent, si l\u2019avalanche continue de croître dans la progression qu\u2019elle a suivie jusqu'ici, ce ne sera pas 2,000,000 d\u2019étrangers auxquels nous aurons affaire dans vingt ans, ce sera 15,000,000! C'est d\u2019ailleurs M.Laurier tout le premier qui l'annonce \u2014 et qui s\u2019en glorific.i gt J Nous avons parlé d\u2019étrangers au sujet de ces immigrants et c\u2019est à dessein.Nous ne sommes pas opposé en principe à l'immigration, au contraire! Nous croyons qu\u2019un peuple jeune, ayant un vaste territoire à développer, fera bien d'attirer sur ses rives un certain nombre de colons étrangers, pourvu que ceux-ci, par leur quantité comme par leur qualité, n\u2019offrent pas à l'assimilation d\u2019obstacle insurmontable.Si M.Laurier, au lieu de sacrifier l\u2019avenir de la nation à la cupidité des députés-spe- culateurs et des souscr:ipteurs de la C.E,, ge.fit borné à nous amener chaque année se: un nombre raisonnable d'immigrants et qu'il se fût soucié de les disséminer un peu partout dans la population canadienne, il nous eût été possible sans doute de les assi- \u2018milier.Nous aurions pu nous superposer à (1) En.1001, on comptait: déjà 684,322 citoyens canadiens nés en pays étrangers: joignez À ce chiffre celui des immigrants arrivés depuis dix ans et vous.ne serez pas en effet loin des 3,000,000 Lo Penseurs: oo i ces nouveaux venus, leur inspirer, au moins à quelque degré, nos conceptions politiques et sociales, les initier à nos usages, à nos idées, les pénétrer de notre esprit national, faire d\u2019eux tous, enfin, de vrais Canadiens.Mais comment en arriver là avec le régime inauguré par M.Sifton et si dignement maintenu par son successeur\u201d.Comment pourrions-nous connaître les habitants actuels de la Saskatchewan et de l\u2019AI- berta ct comment ceux-ci pourraient-ils ne pas nous ignorer?En arrivant parmi nous, voilà deux, cinq ou dix ans, ceux d\u2019entre eux qui venaient d\u2019Europe ont passé chacun une journée à Halifax, une journée à Québec et une journée à Montréal, après quoi le chemin de fer les a emportés brusquement à Winnipeg, à Edmonton ou à Calgary.Ce sont là les seules occasions qu\u2019ils aient jamais cues de se renseigner sur Je Canada et les Canadiens, \u2014 Les autres sont des Yankces qui n'ont seulement jamais mis les pieds chez nous.\u2014 Américains ou Européens d'origine, nous posons en fait qu\u2019il n\u2019y a pas cinq pour cent d'entre eux qui aient vécu seulement une journée dans les provinces de l'Est.Le pays que l\u2019on est en train d\u2019édifier là-bas pourrait donc être peuplé d'excellentes gens, supérieures mé- me a nous sous beaucoup de rapports, qu\u2019il n'en serait pas moins encore un pays étranger.Ces hommes-là, nous le répétons, n'ont absolument rien de commun avec nous.Leurs traditions, leurs souvenirs, leurs usages, leur idéal de civilisation, tout les sépare des Canadiens.Hs sont pour nous des étrangers, encore une fois \u2014 tout autant sinon plus que les Américains du Dakota, de l'Illinois ou du Montana, \u201c -* Grace à M.Laurier, ces étrangers formeront donc chez nous, d'ici vingt ans, une population de deux fois notre nombre, au milieu de laquelle nous serons bientôt perdus comme une quantité négligeable.Canadiens anglais aussi bien que Canadiens français.Grace à M.Laurier, le Canada dans vingt ans, dans trente ans au plus, ne sera plus le Canada: ce sera un autre pays couvert de vingt-cinq à trente millions d'habitants, absolument étrangers pour la plupart à nos idées, à nos sentiments, à nos mocurs, a tout c¢ qui nous est aujourd\u2019hui le plus sacré.Et \u2014 à défaut des Etats- unis\u2014c\u2019'est ce peuple-là qui alors nous absorbera.Le Canada cst une nation, a dit un jour M.Laurier.T1 aurait pu ajouter: C\u2019est une nation mourante, Jules Fournier.pe CHOSES D\u2019AUTREFOIS LE JOURNALISTE ee -=-=\u2014\u2014\u2014 Dans les combinaisons de talents, de quan- tés et de nécessités qu\u2019il faut pour former un véritable journaliste, il entre certains ingredients moraux qui font de lui le plus utile ct désintéressé soutien du parti qu\u2019il sert.Rien ne peut remplacer un journaliste capable et convaincu.C\u2019est lui qui toujours veille sur la brèche et qui frappe à propos, souvent sans conseil, souvent contre la volonté des chefs, non les grands coups, mais les coups sûrs.J'appellerai le journaliste la bête de somme du parti.T1 le tire, il le fait avancer, il le porte à la sueur de son front, sans gloire ; ct tel homme important, orateur, écrivain, intrigant, dont lc panache ondoie au-dessus de la foule, est redevable de sa haute taille et de ses enjambées rapides à l'animal robuste, patient, modeste ct inconnu qui lui prête son dos.Pour tant de services, pour tant de zèle, le journaliste ne reçoit qu\u2019un chétif loyer: une petite place obscure, si le parti triomphe ; la misère, s\u2019il succombe ; dans tous les cas, l'oubli.Trop heureux s\u2019il n\u2019a pas sué, travaillé, dévoué sa vie, pour faire des ingrats et des traîtres ! Que de personnages surfaits, gonflés, exaltés par lc journaliste, n\u2019ont profité de la valeur imaginaire qu\u2019il leur a donnée que pour se vendre à propos! Que d\u2019autres, et des plus caressés, paradant sous le drap d\u2019or que leur a tissé sa plume, le renient au moment difficile, et si on leur dit: Mais vous I'inspirez! répondent : Je ne le connais pas! Dans les compromis qui se trament à son insu, lui Qui ne veut rien devenir et qui ne peut rien être, il est lc bouc émissaire de toutes les manoeuvres irritantes, le pclé, le galeux de qui vient tout le mal! C\u2019est lui qui a été amer, violent, qui a fait les blessures cruelles, qui a méconnu les égards dus à l'honorable adversaire; que n\u2019a-t-on pas fait pour le brider, pour l'adoucir?mais rien n\u2019a jamais pu dompter sa passion et son insolence.Ainsi parlent de lui ceux qui souvent se sont irrités contre lui parce qu\u2019il biifait l\u2019âpre expression de leur vanité blessée.Il sait comment on le traite, et il pardonne quand l'intérêt de la cause exige son pardon, quitte à se venger plus tard.J'en ai vu qui , dédaignaient de se venger.Plusieurs finissent par faire reluire des sots, uniquement pour le plaisir qu\u2019ils prennent à se moquer du public ; comme Vaucanson, s\u2019il avait négligé de montrer son automate aux hommes et se fût contenté de voir la figure qu\u2019il ferait parmi les vrais canards \u2014Louis Veuillot, Les Libres 4 wae | SIR ADELARD TURGEON Sous ce titre, on lisait dans la Presse, première colonne dernière page, à la date du 29 juin 1906: Set C\u2019est avec infiniment de plaisir Que nous voyons le brillant honneur impérial conféré à l\u2019hon.M.Adélard Turgeon, nommé Compagnon (C.M.G.) de l'Ordre de St- Michel ct de St-Georges.Qui saurait porter avec plus de dignité cette imposante décoration?Le mérite personnel, des aptitudes hors ligne, une vie de travail incessant, de fortes convictions ont conduit Sir Adélard Turgeon a la haute situation qu'il occupe, car il n\u2019a jamais eu d'autre protection que son propre talent et sa grande probité.Nous offrons donc à Sir Adélard Tur- geon nos plus sincères félicitations.ee L\u201cACTION\u201d N\u2019A PAS BESOIN D'AN= NONCER QU'ELLE EST UN JOURNAL INDEPENDANT.sgn \u201cACTION\u201d DIT TOUT HAUT CE QUE CHACUN DIT TOUT BAS.* *.* L\u201c\u201cACTION\u201d ANNONCE TOUS LES SCANDALES SIX MOIS A L'AVANCE.Pages oubliées.par leurs auteurs La Patrie fait de M.le juge Lemieux, le nouveau président de la Cour Supérieure québecquoise, des éloges proprement dithyrambiques.À l\u2019entendre, M.Lemieux est non seulement un juge consciencieux mais il possède encore une intelligence au- dessus de la moyenne.La Patrie n\u2019a pas toujours été aussi admirative à l\u2019égard de M.François-Xavier Lemieux.Il nous souvient d\u2019un temps relativement rapproché où elle Ie criblait, au contraire, de moqueries cruelles, Pas plus tard que l\u2019été passé, au mois de juillet, \u2014le 26, pour être précis, \u2014 le journal des MM.Tarte publiait sur son héros d'aujourd'hui les lignes suivantes (nous citons textuclle- ment): M.Lemieux, juge à Québec, est un ennemi juré de l\u2019alcool.I ne voit pas de plus grand fléau.Aussi a-t-il prononcé pour le combattre, en ces derniéres années, un nombre presque infini de conférences et de discours.Ce sont ces discours et conférences dont il offre au public l\u2019essentiel, dans la brochure qu\u2019il vient de faire éditer i \"Action Sociale\u201d sous le titre: \u201cSobre et riche\u2019.Cette brochure est admirable au point de vue typographique.La couverture est élégante ct claire, le brachage admirablement exécuté.Enfin clle est imprimée en caractères très mets, sur papier de première qualité.En vente dans les principales librairies.Un point, c\u2019est tout.Voilà ce que pensait alors la Patrie de la haute intelligence de M.Lemieux.Voilà avec quelle ironie féroce elle appréciait les écrits de cet éminent magistrat, qu'elle ose presque comparer maintenant au président de Montesquieu pour l\u2019esprit ct à Salomon pour l\u2019équité.Peut-on, dans l\u2019espace à peine d\u2019une année, changer d'avis aussi complètement sur un homme?M.Louis-Joseph Tarte ne nous avait pourtant pas habitués à ces revirements d'opinion.Jules Fournier.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Lu dans un journal étranger: \u201cLecteur ami, n\u2019oublie point que notre principale, pour ne pas dire notre unique ressource, est dans l\u2019abonnement.La vente au numéro ne nous rapporte presque rien.\u201cSi tu juges donc notre Oeuvre bonne et si tu veux seconder nos efforts, ami lecteur, abonne-toi.\u201cSinon, tu es un lecteur, tu n\u2019es pas un ami.\u201d \u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014 TRIBUNE LIBRE QUESTION D'UN INDISCRET Monsieur le rédacteur, Il fut un temps, relativement rapproché, où M.François Langelier, aujourd\u2019hui lieu- tenant-gouverncur, avait à Québec la mé- me réputation à peu près que M.Turgeon possède aujourd\u2019hui.Qu\u2019a-t-il fait pour en changer?C\u2019est ce que l\u2019on serait curieux de savoir., Ne pourriez-vous, monsieur le rédacteur, fixer un peu vos lecteurs là-dessus?(Signé) Un indiscret.Note de la Rédaction.\u2014 Cette lettre a été montrée aux avocats de l\u2019Action, qui l\u2019ont jugée dangereuse et qui nous ont défendu d\u2019y répondre.\u201cVous n\u2019avez pas l\u2019air à vous douter des procès auxquels vous vous expo- sericz par la.nous ont-ils dit.Comment malheureux, vous songez maintenant à comparer les gens à M.Turgeon! Mais vous voulez donc à toute force vous faire arrêter de nouveau?.\u201d Ainsi parlèrent les avocats de l\u2019Action.Et c\u2019est pourquoi la lettre ci-dessus restera sans réponse.\u2014dpe- s L'ACTION\u201d CONNAIT LES COULIS- LIS I\u201cACTION\u201d ET TU SAURAS CE QUI SE PASSE.+ de petits airs pe CHANSON Nous nous promenions parmi les décombres A Rozel-Tozwer, \" Et nous écoutions les paroles sombres Que disait la mer, L\u2019énorme océan \u2014 car nous entendimes Ses vagues chansons \u2014 Disait: \u2018\u2018 Paraissez, vérités sublimes Et bleus horizons! \u201c Le monde captif, sans lois et sans règles, Est aux oppresseurs; Volez dans les cieux, ailes des grands aigles, Esprits des penseurs! \u201c Naissez, leves-vous sur les flots sonores, Sur les flots vermeils, Faites dans la nuit poindre vos aurores, Peuples et soleils! ce > ; - Fous, \u2014 laisses passer la foudre et la brume, Les vents et les cris, Affrontez l'orage, affrontez l\u2019écume, , Rochers et proscrits!\u201d Jersey, janvier 1852.Victor Hugo.\u2014 Les Châtiments, ee M.TURGEON ET SON CHEVAL DE BOIS Nous détachons le passage suivant d'une lettre que nous adresse, à la date du 11 un ami guébeequois : en .Turgeon a depuis cheval mécanique en bois qui prend au gré de son 1 trot, de l\u2019amble, du galop, yen de jeux ad hoc, L\u2019 mais il donne son action.L'autre jour, le juge Rov lut, sur invitation Spéci i quelque temps un » importé de Paris, naître les allures du de la course, au mo- animal n'avance pas, (Rodolphe) vou- ale de Turgeon, essav Ee = .A pa * ! : ver la pauvre bête\u2026 Hélas! un mouvement stupide, irréfléchi, du quartier de bois envoya fou er par terre le maladroit cavalier.Croyant dla How de l\u2019animal, 1e noble Rodolphe, en dant la poussière, criait à ê hô r la at a tue- : + ! wha! arrié) wher ete: Wha! I se voyait déja [ls Va vja sous les fers d\u2019 i qui n\u2019en a point.$ dun animal Telle est 1a sim de son cheval de 1 tout Québec.ple histoire de Turgeon et ois, dont jasc en ce moment TRIBUNE LIBRE LES \u201cMOEURS\u201d Voici le joli mois de mai.C\u2019est l'époque où la police des mucurs fait son grand ménage du printemps.D puis lundi, s\u2019il faut en croire la Presse ct la Patrie, toujours extrémement informées lie dessus, on n\u2019a pas vidé moins d\u2019une ving taine de ces retraites impures que l\u2019on a pelle en style relevé des maisons Tellier C\u2019est qu\u2019à Montréal on ne badine pas avec le vice.11 faudrait être plus ignorant que le secrétaire de la Province pour s\u2019imaginer un instant que nous tolérerions chez nous ces antres de perdition.Au contraire, on les supprime.Chaque année \u2014 que dis-je, chaque année: \u2014 deux fuis par année, monsieur, on les supprime.\u2019 , On les supprime complètement, sans pi- tie.pendant toute ung journée chacun.« Vers minuit \u2014 heure des crimes \u2014 les agents des mocurs pénètrent dans ces repaires à l\u2019improviste: souvent c\u2019est à peine s'ils ont su prévenir plus de six heures à l'avance.Ils prient leurs victimes de re- vetir le costume de ville, font venir un fiacre, puis les conduisent au poste.La, les pauvres enfants passent le reste de la \u2018nuit à méditer sur les frivolités humaines.A dix heures elles sont présentées à M.Dupuis qui les toise d\u2019un oeil sévère.\u2019 \u2014 Coupable ou non coubable?Mécaniquement, toutes s\u2019avouent coupables, les unes avec des rires, les autres avec nchés, et les sentences tombent, rapides comme les enjambées de Jennie-H .C\u2019est quarante piastres pour les tenancières \u20ac i ct vingt dollars pour les pen- Slonnatres de la Maison \u2014 comme on dit à la Comédie-Francaise.À dix heures et demic ell amende; à onze heures clle chez elles, où les attend un chocolat au lait bien mérité, et, le même soir, les amis de l\u2019établissement viennent offrir leurs hommages et leurs symnathies.ne i Cette sévérité des lois a I'égard des maisons.de commerce pourra paraitre excessive à quelques confrères: clle a tout de meme des avantages.Elle prouve en tout cas que chez les Ca- nadiens-Français, peuple moral, où l'on nv voudrait pour rien au monde inscrire dans les lois la règlementation des bouges, on sait au moins punir le vice.\u2019 Grand sujet de satisfacti - rior on pour le pa es ont payé leur s sont de retour Pangloss.Un vieil ami, qui fréquente la meilleure société de Québec, est venu me voir hier soir ct m'a raconté plusieurs petites histoires intéressantes sur nos grands hommes de la capitale provinciale.Il m'a surtout bien fait rire avec certaine conversation qu'il surprit un soir entre Sir François Langelier et Lady Langelier son épouse, Celle-ci disait: \u2014 Décidément, François, ton prédécesseur manquait de goût et Je ne puis.m\u2019imaginer où il a pu décou- yrir des meubles aussi rococo, \u2014 Mais, Poupoule.! \u2014 Il n\u2019y a pas de Poupoule qui tienne.je ne puis supporter la vue de ce mobilier: nous allons en acheter un au- tre\u2014 Mais.où?Dis-le: où, n\u2019en quel pays?\u2014 Mais à Montréal, François, à Montréal, chez N.-G.Valiquette, 477-Est rue Sainte-Catherine; téléphone: Est 4182.; i Ë ny gama 5 BRI TE pts » cime\u201d SIN BIS REPETITA.LA CHANSON D'UN FOL A la Presse, notre Mère Nourricière.Comme un petit gars, naïf plutôt, mais débonnaire (1), l\u2019a cucillant des chardons et des roses, dans un clôs, Lt porte, cn riant, ce bouquet bizurre à sa mère, Mère Ame, je t'apporte quelques vors frais éclos, Je loucrai d'abord, à Notre Mère, tes ampleurs, Ta tête exiguë que compense un abdomen vaste, ; Ton port quasi royal, tes atours beaux mais sans faste, La façon dont tu ris et dont tu verses des pleurs.Je te loucrai pour tu bonté grande qui l'empêche De te refuser aux messieurs ornés d'un trésor, Pour ton extrême edresse à traire la Vache d'Or, 1 nourrir son Veau de bus papier et d'encre fraiche.Parodiant la femme forte de l\u2019évangile.Tu tonds tes moutons, soignes toi-même tes canards, Et thésaurises, pour abreuver, de vieux pomards, L\u2019épour florissant que tu te choisis entre mille.Mère très bonne, on te voit, sur tes genoux, asscoir Baptiste et Jean, les nourrissons.Et, pour qu'ils soicnt sages, Lu leur dis des contes et tu leur fais voir des mages Lt leur dispenses ton lait généreux, chaque soir.Pour former leur intelligence, éclairer leur âme, Tu leur narres, aprés les crimes, les pendaisons, Et détailles, avec abondance, les raisons oo Pour quoi la Loi doit, nécessairement, être infâme.Tu leur dis les derniers instants des chiens écrasés, Tu évoques pour cux, du fond des ondes marines, Le serpent de mer soufflant dufeu par ses nartnes, Les poissons-chicns ct les cachalots apprivoisés.lt voici, pour les jours du fêtes carillonnées, bleus ct des bienheureux vert-tendre, Des christs aux cheveux lit c'est alors, & Mère très pic, qu'il faut l'entendre Relater les faits des saints ct des prédestinées.En t'écoutant tes chers petits ont très vite appris Comment la vertu se transforme cn bonne monnaie, ; Comment tout se vend ct s\u2019achète, ct comment tout paie: l'honneur, la trahison, et l'éloge ct le mépris.Aussi réussiront-ils plus tard, dans le négoce, Ayant appris.de toi, le secret du grand SUCCÈS, Grâce à quoi on devient un millionnaire précoce.Or, gripper des sols cst un idéal bien français.Tout cela, fallait qu'on le sit, faliait que ton rôle, -lpparñt clair comme une lune par un cicl clair, It c\u2019est pourquoi, saisissant une harpe de tile.Alme Mire, je Cai chanté sur un rythme inpair, Charles Leconte.(1) Cette prose est rimée en vers de 13 syllabes.S'il s'en trouve de 13 ou de 14, le public est prié de les considérer comme faux et de ne retenir que l\u2019idée qu\u2019ils expriment\u2014si toutefois ils en expriment une.On est également averti que les quatre rimes féminines de la huitième strophe constituent une licence poétique \u2014C.L.NOS rn MIRABEAUS Extrait textuel d'un discours prononcé aux Communes, le 27 avril 1011, par M.D.-A.La- fortune (voir Hansard) version française non revisée, pages 8572 et suivantes: Que peuvent dire les honorables députés qui ont signé ce rapport, en face de ce que vient de déclarer le député de Terrebonne, lui qui vient de dire que l'indépendance du Parlement n'a pas été cnfreint (sic).Pourtant, ces honorables députés ont lu la mème preuve, ils sont en face de la même procédure.; .Vous me permettrez, monsieur I'Orateur, d'attirer votre attention sur les accusations .° * .portées contre Je député de Richelieu.(est bien grave.Si l'honorable député de Champlain avait lu ces articles du code criminel, il aurait eu peur de porter cette accusation, Comme il n\u2019en connaissait pas la portée, je le lui pardonne, il n\u2019a jamais étudié les lois de son pays.Il est plutôt versé dans les pilules de sa profession.Une VOIX.\u2014C\u2019est un notaire.M.BLONDIN.\u2014 Je ai jamais été médecin de ma vie.Je demande à l'honorable député de se rétracter.Je suis notaire et non médecin, M.LAFORTUNE.\u2014 Eh bien, je m'en vais changer la formule.Si vous êtes notaire, vous n\u2019en êtes que plus coupable, parce que les notaires connaissent la loi (peut-être pas la loi criminelle), mais dans tous les cas vos çollè- gues ont honte et rejettent cette accusation.Vos collègues viennent de vous dire que vous avez eu tort d\u2019accuser le député de Richelieu de robbery.M.BLONDIN.\u2014 Qui nommez-vous là ?M.LAFORTUNE \u2014Mais le savant député de Terrebonne vient de vous le dire.Avant de signer un pareil mandat on y regarde à deux fois.Lorsqu'un plaignant se présente devant une cour de justice dans une cause de robbery, le magistrat n\u2019accorde pas la plainte avant d'avoir tenu une enquête préliminaire.° Il y a peut-être eu imprudence de la part de l'honorable député de Richelieu, mais, je le répète, rien n\u2019a été prouvé pour asseoir une accusation de vol.Tout cela ce sont de faux prétextes, et nous Savons ce qui en cst.L'honorable député de Champlain aurait dû savoir que mon ami de Richelieu s\u2019était engagé à rembourser le Gouvernement et que, par conséquent, il ne pouvait pas y avoir vol ni même intention de vol.Je comprends que sa déclaration a été faite après coup, mais elle est tout de méme trop hardie.Il faut dans le crime l'intention de la criminalité, Or, jamais il n\u2019y a eu l'intention de vol dans cette circonstance-là.J'aime mieux la déclaration du député de Terrebonne qui vient de nous dire que l'intention première a été d'avoir une enquête générale sur ce qui se passe dans le département de la Marine à Sorel, mais alors pourquoi traiter le député de Richelieu de voleur, de malversateur de grand chemin?Après le spectacle que ces messieurs nous ont donné, j'ai bien le droit de mettre en doute leur sincérité, Je mets en doute les affirmations de ces Messieurs de la gauche ; c\u2019est la vérité des faits qu'il faut pour convaincre.Nous sommes ici pour exercer notre jugement et faire appel à notre expérience.Or, peut-on conclure comme on l'a prétendu qu\u2019il y a eu vol?Non.Nous sommes armés pour la lutte et nous pouvons la soutenir avec nos amis de la gauche, car NOUS avons autant d'expérience qu\u2019eux.La preuve légale qui est devant nous n\u2019établit pas les accusations portées.Certes, après avoir entendu surtout le discours si éloquent prononcé cet après-midi par l'honorable ministre de la Justice, il ne peut subsister aucun doute.Quel homme de talent, quel homme supérieur! T1 a démontré que l\u2019indépendance du Parlement n'avait pas été violée.Il l\u2019a démontré d\u2019une façon aussi claire, aussi péremptoire que deux ct deux font quatre.L'honorable député de Grenville (M.Reid) est resté surpris de l\u2019accusation portée contre lui.T1 était furieux.Pourtant c\u2019est une petite affaire, ane affaire de rien.Mais chez les autres c'est une affaire considérable.On lui a demandé vingt fois: Parlez-nous donc de la gazoline.La gazoline ne lui plaisait pas.Voilà encore un personnage dont il faut prendre la déclaration sous bénéfice d\u2019inventaire.Un homme qui fait la guerre au ministre de la Marine, qu\u2019il accuse de vol et de pillage! TH est même allé jusqu'à dire au premier-mi- Nistre: Prenez garde, ne nommez pas M.Brodeur à la Cour Suprême, ce serait une disgrace.St TY Se es ts se es te se ve es ee ee se oo) Monsieur l\u2019Orateur.mon honorable ami disait que M.Laurier n\u2019approuvait pas cela, vot- lant faire croire que le premier-ministre n\u2019était pas en plein accord avec ses collèœues.Ces Messieurs prennent du galon et ne se gênent pas.Ils devraient savoir que chez nous il n\u2019y a pas de traître dans le cabinet; que chez nous il-est indivisible, conjoint et solidaire.© tv ee se se 0e es ee es es se ses L'honorable député de Terrebonne a avoué qu\u2019en soit tout ces prétendus scandales n\u2019étaient rien, mais que la question de principe était très importante.Ils ont des principes, ces mes- sicurs ! Oui, ie principe de revenir au pouvoir le plus tôt possible, mais ils wy reviendront pas de sitôt.On en verra des principes, olors! Mais on les dénoncera, vos principes\u2026.L'ACTION Au dernier entr'acte, comme j'achevais péniblement de lui boutonner ses gants, elle me dit dans un sourire, les yeux pleins de curiosité: \u2014 Ce ténor a une belle voix sans doute, mais explique-moi donc pourquoi il est si mal habillé?\u2014 C'est bien sim- pie, lui répondis-je, il n'a pas su s'adresser a un tailleur comme Jean Hudon, 29-Ouest rue Sainte-Catherine; téléphone: Est 2905.* Dan Gallery n\u2019ira pas en Europe aux frais des contribuables, disent les journaux, et c'est encore plus regrettable pour ce pauvre Dan que pour les élèves de nos écoles, qui se trouveront aitsi privés de tous les trésors de science pédagogique que cet émi- neut politicien n'aurait pas manqué de ra- Masser en lurope.Mais ce qui peine pardessus tout le pauvre homme en l\u2019occurrence, c'est qu\u2019il avait fait, en vue de ce projet, des frais préliminaires qui ne lui seront sans doute jamais rembourses, Pour épater les Parisiens, étonner les Londoniens et stupéfier les Derlinois, il s'était en effet commandé un chapeau de grand luxe, et qui lui est désormais inutile, chez M.O.Normandin, le chapelier des chapeliers, 350 rue Saint-Laurent; téléphone: Main 3163.°.Un journal écrivait hier que le vingtième siècle serait, non pas le siècle du Canada, comme lu dit un député bien connu, mais celui de l'aéroplane, Dans vingt ans, dans dix ans peut-être, nous planerons tous dans les espaces, et il n\u2019y aura presque plus de voitures, de trains où de bateaux.Vous recevrez Vos Visites par l'escalier du toit et les fournisseurs feront passer leurs marchan- dizes par la cheminée.Je Ne saurais quant à moi in'habituer à l'idée d'un aéroplane à glace laissant choir sur mon toit un bloc carré, à six heures du matin.Et pourtant je ne saurais me passer de glace, car j'en ai besoin tout l'été pour tenir dans la frai- cheur voulue les bouteilles de ginger ale on de cream soda Frisco, cette ambroisie que fabrique pour nous la Frisco Soda Water Cu.39N rue Saint-Dominique; téléphone; JEst 2207, x x Xx Ce bonhomme entreprenant, qui passait ses nuits à voler les clients de nos riches hotels, vient d'être envoyé au bagne, 11 a recontiu avoir exercé ainsi son industrie au Windsor, au Viger, au Corona, enfin dans tous les plus distingués caravansérails de la ville M a tout avoué, sans honte, Mids aussi sans vergogne.11 était pauvre, eux étaient riches, cela devait, suivant lui, suffire à justifier ses nocturnes rapines, On a remarque, en effet, qu\u2019en général il s'était limité aux très grands établissements, Une nuit, pourtant, sous le couvert d'un ciel sans lune et d'une électricité défectueuse, on l'a vu, paraît-il, se glisser dans un restaurant du centre de la ville.M n'y avait li aucun pensionnaire à dévaliser et pas de montres à découvrir, mais notre voleur cherchait quelque chose de bien plus précieux, Il voulait mettre la main sur la recette qui permet à Bonneville de donner pour vingt-cinq cents, au Café Saint-Ga- briel, un repiæs qui vaut un dollar.Sq \u2014 Vous seriez gentil tout plein, me dit Béatrice, ct vous me feriez un gros, gros plaisir, si vous vouliez.\u2014Vous embrasser?\u2014Mais non, pas devant de monde, soyez donc sérieux.Si vous vouliez me conduire à l\u2019opé- ra\u2014Patatras! ça y était, En vain fis-je observer que le théâtre n\u2019allait pas avec mes moeurs simples ni avec mes goûts modestes, que sa mère souléverait des objections, que sa cousine pourrait être Jalouse: elle ne voulait rien savoir.Alors je dis (dixi): \u2014 On m'assure que ça ne vaut pas la peine, l'orchestre est exécrable et.\u2014 C'est li que je vous attendais! fit Béatrice triomphalement, Je sais que la Direction a engagé de nouveaux musiciens, qu'elle s'est procuré des instruments parfaits, que l\u2019ensem- hle est maintenant admirable, que le succès est merveilleux!\u2014 Mais où les ont-ils pris, ces instruments, depuis hier?\u2014 Chez le meilleur marchand de la ville.\u2014 J'étais vaincu, la mâtine connaissait Ed.Archam- bault, le populaire Juthier de Montréal.\u2014 312-Est rue Sainte-Catherine; iéléphone: list 1842.On a fait une guerre a outrance aux alcools et on a cu raison, car les sept huitièmes de ceux qui se vendent sont frelatés et ne devraient jamais voir le jour.Il existe cependant des maisons de confiance où se fabriquent des liqueurs que les médecins n'hésitent paæs à recommander \u2014 en quantités modérées, va sans dire.Parmi ces maisons nous devons citer celle d\u2019Alexander & Macdonald, de Leith, en Ecosse.C\u2019est là qu\u2019on trouve le fameux Sandy Mac- donauld, le meilleur incontestablement des whiskeys écossais.On n'en laisse pas sortir une goutte des caves à moins qu elle n\u2019ait passé dix ans dans des fûts où celle ait pu vicillir, s'améliorer et perdre toute âcreté, Agents à Montréal: L,-A.Wilson & Cic, 87 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 2 .244 LL Quand François 1er écrivit à sa mère où à sa belle-soeur pour lui dire que fout était perdu fors l\u2019honneur, il n\u2019était pourtant pas encore ruiné, tant s\u2019en fallait! ct avec un peu de bonne volonté il se serait remonté une fortune qui lui aurait permis d\u2019affronter d\u2019autres Pavies, TH n\u2019avait qu\u2019à subdiviser l'Ile-de-France en lots à bâtir ct qu\u2019à faire de l'Aquitaine des terrains de rapport; on aurait mis des parcs en Touraine avec des maisons à appartements pour les types de la Aaute ct l\u2019argent se serait engouffré dans les coffres royaux.Ça, c\u2019eût été un scheme.Par malheur, il ne se trouva personne pour lui en donner l'idée.Ah! si François Ter avait connu J.-B.-D.Légaré!.S\u2019il l'avait connu, mes amis, les destinées de la France eussent été bien différentes: car ce que Légaré peut faire avec une propriété immobilière est tout simplement \u2018prodigieux.Bureau: 1I rue Saint-Jacques, 008 11° 5° EE Jamais je ne manque l\u2019ouverture de la saison de baseball.Ce n'est pas que cela m\u2019amuse, mais en bon citoyen je tiens à faire comme les autres et la première partie de la saison me vit dans la grande estrade, faisant craquer mes gants gris perle à force d'applaudir.Après la joùte, je fis la rencontre de plusieurs joueurs étrangers, que j'accompagnai dans un café chic où le millionnaire qui possède l'équipe parla de prendre quelque cnose.Naturellement tous demanderent le meilleur et le plus léger des vins, celui qui ne fait pas mal à la tête et n'empêche pas plus de jouer au baseball que d'écrire des âneries dans les gazettes.C'est le fameux Piper- Hiedsick, le roi des champagnes français.Agents à Montréal: Laporte & Martin, 386 rue Saint-Paul; téléphone: Main 3766.Blanche lentement regagna la maison; les sentiers fleuraient le muguet, les jacinthes bléuissaient au parterre, les primevères do- ratent les revers du talus.Tout à coup une VOIX joyeuse éclata dans les arbres: c'était Un pinson; il gazouillait à perdre haleine, éperdu d'ivresse printanière.Blanche sourit au soleil, au pinson, à la vie, puis, à pas comptés, elle fit le tour de la maison pour surprendre le vieux jardinier.Le bonhomme alignait des plants sur des lignes d'avance tracées et son travail l'absorbait.Cependant, 11 entendit le frôlement de sa robe, Se retourna et dit: \u2014 Regardez-moi ces arbustes: c'est vigoureux, sain, plein de sève, cela promet une magmfique récolte de fraises, de gadelles, de framboises, de censsis et de groscilles.Ce sont les Plus beaux plants de la Province, car je me les suis procures chez M.Ledermann (de Rouge- mont, QO.11 ne les vend que trois ct quire plastres le cent (frais de transport à la charge de l'acheteur).* Un soir de l'hiver dernier, je m'étais par hasard égaré au sein d'une asse cialiste, Un savant conférencie pliqué les théories de Louis Blanc et de Proud\u2019hon, celles de Jules Guesde ot de Jau- les, terminait en disant: \u2014 C'est à tort que le prolétaire gaspille sen existence 3 procurer des jouissances aux exploiteurs qui l'oppriment.Que tous les hommes travaillent, {ue tous fassent leur quote-part de l'oeuvre Mécessaire, et il suffira, pour assurer le bien-être de toute la communauté, que chacun donne chaque jour deux heures de son temps.\u2014 Cette théorie me plut fort vt dès le lendemain j'en parlai à mon chef de nouvelles (en français city editor).Je lui suggérai de faire pour ses subalternes une petite innovation dans le sens socialiste, Dans le feu du moment, je me déclarai mé- me prêt à faire trois heures d\u2019ouvrage à mblée so- ', ayant ex- moi tout seul.Cet homme sévère me répondit: \u2014 Je ne doute pas que.poussé à bout et très ctroitement surveillé, vous ] de travail dans as ces machines que ne sont que théurie creuses, TI nous faut parvenir, amasser,thésauriser et la clef du succès, la voici: c\u2019est encore par le travail continu, aidé du Système, que Nous arriverons\u2014lLe Svstème?\u2014Cer- tainement, le commerçant moderne doit surveiller systématiquement ses ventes et ses achats, empêcher le coulage ct Ia gratte, Voir à ce que ses clients soient bien servis SANS que ses commis lc volent.La science cs* .Mue à son secours en inventant le Registre-Caisse (Cash-Register).Cette pré- cIeuse Invention permet au commerçant, quel qu'il soit, de constater en un clin d\u2019ocil l'état de sa caisse, le total de ses ventes ct de ses achats.Tous les soirs, toutes le heures s'il le veut, il peut se rendre compte de ses affaires et découvrir la plus faible erreur sans ennui ni perte de temps.\u2014 J'en pouvais à peine croire mes oreilles mais une visite à M.A.-E.Landry, aux bureaux de la National Cash-Register Co, 1 et 3- Ouest rue Notre-Dame, m\u2019eut vite convaincu; téléphonez-lui: Main 2398.\u2018 puissiez faire trois henres toute une semaine.m vous me racontez Je me souviens encore de ma vieille grand'mère, morte après avoir vu le premier téléphone, mais sans y avoir cru.Cette bonne dame ne pouvait s\u2019imaginer qu\u2019on se put parler à distance ct.clle me soup- SONNAIL vaguement de vouloir lui faire une mauvaise farce chaque fois qu\u2019elle me voyait à l'appareil.Que penscraitrelle si elle vivait encore?Tous les jours la science court de plus en plus vite dans le Marathon du Progrès (pas mal, cette métaphore, n'est-ce pas?) et nous en Somme venus à ne nous étonner de rien.Qui se serait douté que l\u2019on pût jamais conserver presque indéfiniment Je lait dans toute sa frai- cheur, dans toute sa saveur ct même en en faisant un produit supérieur au lait ordi- maire?Cela se fait aujourd'hui couramment.Comment?Par l'homogénéisation.Ce grand mot semble bien redoutable, mais quand on comprend une bonne fois la chose qu'il exprime, il perd de son caractère rébarbatif.L'homogénéisation consiste tout simplement à faire passer Je lart frais dans des tubes capillaires qui broient les globules de crème ou de caséine de façon à les mélanger avec les autres parties du Jait, Cette opération a pour résultat de prévenir toute fraude, car une fois qu\u2019on l\u2019a faite il devient impossible de séparer la crème du lait.Les amateurs de ce produit sont de la sorte certains de le trouver aussi riche en crème au fond du pot que sur le dessus.Ta crème ayant perdu sa force ascen- sionnellc, on peut ensuite, à l\u2019aide d\u2019un bouchage parfaitement hermétique, conserver le lait à l\u2019état normal auss: longtemps que l\u2019on le veut, Les mères qui ont de jeunes enfants, ainsi que tous ceux qui comptent sur le lait comme aliment complet, devraient sans retard se mettre en communication avec la Compagnie Canadienne de Produits Agricoles, 21 et 23 rue Saint-Pierre; téléphone: Main 3152-4619, V'LAN ! M.Gouin s'en va voir à Rome le Saint- Père.; \u20ac Espérons qu'il obtiendra enfin l\u2019absolution, oq S'il en faut croire les dépêches, les Camor- ristes se sont dit l\u2019autre jour les plus gros- 3 oo.3 ., sières injures\u201d, en plein tribunal, .Ces messieurs ont grand tort.Ils oublient qu\u2019une cour de justice n\u2019est pas un parlement.LE i jouait le To- C\u2019est le baryton Montano qui jouait - réador, lundi soir, au Princess.11 a remporté un franc succès.11 LL, A la sortie on a entendu M.Jérémie Décarie déclarer devant un groupe: ; \u2014Mile Rolland est tres forte, il n\u2019y a pas à dire, mais j'ai beaucoup aimé aussi Torca- dor: il a été excellent dans Montano.+ ° ° \u201cL\u2019épiccrie de M.N., où le feu a originé (sic) \u2014La Patrie de mardi, première page.Depuis que M.Tarte s'intéresse à Jennie-1W., les rédacteurs de Ja Patric se perfectionnent chaque jour dans le langage des chevaux.rg\u201d La Presse annonce avec fracas que M.Ga- bricl Ilanotaux viendra au Canada Fan prochain, avec une vingtaine de membres du Coite | -Anicrique.mild Eee ce § Montréal, M.Hanotaux ira rendre visite à la Presse.11 se fera accompagner d'un interprète.* * * L'Idiot vient de lire dans son journal que \u201cle peuple chinois est content\u201d (voir la Presse de mardi).; _ \u2014\"L\u2018iens, dit-il, il est content, le peuple chi nois?C\u2019est comme le dernier caucus ministe- riel, alors ! * * * Un journal rapporte l'un des incidents Jes plus tragiques du siège de Juarez: attaque, ¢- sespérée des révolutionnaires, massacre dans les rues, la moitié de la ville mise à feu et à sang.t il ajoute gravement: La surexcitation cst grande.Tu parles! * * * Un nouveau journal vient de paraitre à Fra- serville.; ; H s'appelle l'Action Canadienne.; L\u2019Action Sociale, l'Action Canadienne.bientôt l\u2019Action catholique et l'«lction libérale, voilà qui va faire bien des Action.© Les bonnes gens qui seraient exposces a se mêler en seront quittes pour demander l\u2019Action tout court.Lin vente partout, cinq sous le numéro.se i de la 1.Gouin, parlant au correspondant la Prince à Paris, a déclaré qu\u2019il avait laissé la Province de Québec \u201cdans un état florissant\u201d.; C'est bien aussi l'avis de M.Breakcy.so 0 \u201cI (M.Gouin) agrémentera peut-etre son voyage d\u2019une balade en Belgique ou en Italic\u201d.\u2014La Presse de mercredi.Comme disait Ragueneau : Oh! faire une ballade! + * * A son retour d'Afrique, M.Rodolphe Le- mieux a voulu faire quelque chose qui lui rappelit au Canada le souvenir du Transvaal: il a débaptisé le bureau de poste de Lavigne pour lui donner le nom boër de Boyersburg., .fh Boyersburg, a pensé le ministre des postes \u2014 Boyersburg, Boërsburg, c\u2019est tout un! Comme les temps sont changés! Les ministériels n'ont plus assez de paroles de reniement pour leur ancien ami Godfroy Langlois.; Îls avaient moins peur du tablier magon- nique lorsque le méme Godfroy, suivi de toute la loge, dirigeait dans Saint-Jacques la campagne en faveur du candidat gouinis- te.{JP Comme à la place d\u2019Armes.; La nuit est sombre; on n\u2019entend rien remuer; une statue prend la parole et dit: \u201cEnfin, ils dorment, ces facétieux bour- gcoisil.Nous pouvons prendre quelque repos avant le jour.Profitons-en, ct déti- rons-nous.L\u2019ennuyeux métier que d\u2019être statue en un jardin public!\u201d \u2014 (Louis Veuillot, L\u2019Esclave Vindex.) Nos lecteurs feront bien, s'ils veulent s\u2019amuser, de lire (en \u2018notre troisième page) les extraits du dernier effort de M.D.-A.Lafortune au parlement fédéral.Nous leur recommandons tout spécialement ce passage où le vaillant député de Montcalm explique, avec son luxe ordinaire d'images, que ce qui fait le crime, c\u2019est l'\u2018intention de la criminalité\u201d (sic).\u2014Vous avez agi méchamment, s'écriait M.Lafortune au cours du même débat, et il pointait du doigt M.Blondin.Vous avez calomnié M.Lanctot.Vous avez voulu le faire passer pour un bandit, monsieur, pour un malversateur de grand chemin (sic).Les Italiens ont de longtemps pris l\u2019habitude de mous expédier par pleins paquebots les pires sicaires de la Sicile et de la Calabre.Mais nous venons de Gouin.; ; \u201cC\u2019est:la revanche du Canada français, leur envoyer M.L'ACTION L'OPPOSITION COMPLICE C\u2019est avec raison que le Detoir proteste contre l'affaire du Canadien-Nord.S'il est vrai, comme l'affirme l'Ottawa Journal, que le gouvernement, à la veille des élections de 1908, a fait à MM.Mackenzie et Mann un cadcau en terres de six à dix millions, il y a là un scandale que l\u2019on ne saurait trop dénoncer, M, Héroux demande: Pourquoi a-t-on fait cette extraordinaire opération et à quoi a-t-elle servi?La question certes est intéressante.Le même sujet en appelle une autre qui ne l'est pas moins.On peut la formuler ainsi : Pourquoi l\u2019Opposition, qui connaissait depuis longlemps \u201ccette extraordinaire opération\u201d, w'en a-t-elle jamais parlé?Que le parti au pouvoir sacrific aux souscripteurs de la C.Æ.les richesses du pays, la chose est excessive et scandaleuse, nous le recon- Naissons sans peine : cependant elle s'explique ; clle est en quelque sorte naturelle; on pouvait s\u2019y attendre.De tous temps les gouvernements ont pratiqué le pillage tant qu'ils ont pu aux dépens du pays: le gouvernement Laurier a fait comme les autres et il est bien permis sans doute de s\u2019en attrister, mais il n\u2019est pas permis de s\u2019en étonner.Ce qui a vraiment lieu de surprendre, \u2014ce qui au fond est bien autrement démoralisant que les abus du ministère si criants soient-ils \u2014 c'est de voir l\u2019Opposition, la gardienne naturelle de l'honnéteté administrative, devenue depuis dix ans la complice de toutes les concussions ct de toutes les rapines.Cette affaire du Canadien-Nord, les députés de l'Opposition la connaissaient depuis longtemps.Elle n\u2019était pas bien difficile à pénétrer.Elle s'étalait dans tous ses détails au beau milieu des livres bleus et le rédacteur du Journal n'est pas allé la chercher ailleurs.C'était du reste une tres vicille histoire pour tous les habitués du parlement.On ne s\u2019empare point, füt-on Mackenzie et Mann, de 700,000 acres de terre comme on dérobe un mouchoir de poche, sans que personne en ait connaissance.Il y a comme cela vingt scandales, tout aussi corsés, dont on ne fait pas davantage mystère dans la capitale.Ils sont connus\u2014du moins dans les grandes lignes.Il n\u2019est pas cinq députés oppositionnistes qui les ignorent.Tout le monde en a entendu parler.D'où vient que jamais la Chambre n\u2019est saisie de ces sujets, sauf par hasard?La réponse est simple.Nous l\u2019avons dit déjà et nous le répétons: il n\u2019y a peut-être pas eu un scandale à Ottawa, en ces dernières années, où les conservateurs n'aient trempé avec les ministéricls\u2014et trempé jusqu'au cou.Voilà tout le secret.M.Fléroux se frotte les mains d'avance à l\u2019idée du grand débat que I'Opposition \u201cne manquera pas\u201d de provoquer sur les révélations de l'Evening Journal, Si notre confrère S1MAgine sérieusement que ce débat aura jamais lieu (1), que toute l\u2019affaire ne sera pas étouffée, c\u2019est qu\u2019il a encore des illusions.On veut bien sacrifier un pauvre diable coupable d'avoir turgeonné quelques livres de peinture, mais pour les grands coups, pour les beaux scandales, on est moins zélé! Que M.Blondin, aujourd\u2019hui pour demain, essaye de s'attaquer maintenant à la fameuse affaire du Canadien-Nord, où sont sûrement fourrés quelques-uns au moins de ses collègues de 1a gauche, ct il verra si les grosses légumes conservatrices se laissent aussi facilement marcher sur les cors.Jules Fournier.es) Nous parlons naturellement d'un véritable débat et non pas d'une comédie.PAIX A DOLLARD ! Qu'est-ce que Dollard a donc fait à la Presse et à la Patrie?Les voilà l\u2019une et l\u2019autre qui convient d'avance leurs lecteurs, avec beaucoup de bruit, à la grande fête du 22 juin.Caractères gras, £ros titres, vignettes même, elles n\u2019épargnent rien.Il est curieux \u2014 mais surtout répugnant \u2014 de voir l'ardeur de ces deux feuilles à magnifier dans toute circonstance le soldat du Long-Sault.Elles ne perdent pas une occasion d'afficher son nom, de rappeler ses exploits.Elles le traitent avec presque autant de considération qu\u2019un ministre ou un assassin.Elles en font leur héros, leur grand homme.Nous leur disons: Bas les pattes! Vous n\u2019avez pas le droit de toucher à cette mémoire! Si Dollard vivait aujourd\u2019hui, \u2014 et vous le savez, \u2014 il ne serait pas de votre côté! Si Dollard vivait aujourd\u2019hui, vous le traiteriez de fou, de visionnaire, de cerveau - brûlé.Vous lui prêcheriez les idées prati-i ques, les corapromis honorables, la conci-i liation.Vous lui montreriez l\u2019inutilité de la: lutte et la folie de son héroisme.A dix- sept hommes repousser des milliers d\u2019en- nemis, allons donc, est-ce que cela s\u2019est ja- \u2018 .mais vu?\u2014 Il détournerait la tête, il ne vous écouterait pas.Alors vous n'auriez pas assez pour lui d\u2019épais sarcasmes et d\u2019injures basses; et ait besoin vous le vendriez même aux lroquois: vous en avez vendu bien d'autres.Ç Qu'\u2019y a-t-il de commun entre vous et lui?Vous, les gens pratiques, les diplomates, les pondérés, \u2014 et lui, le pauvre petit idéaliste, le pauvre songe-creux perdu dans les nuages?\u2014 Vous êtes bien trop sérieux pour lui, messieurs: laissez-le donc tranquille! Laissez-le tranquille.Sa mémoire a le droit d\u2019être respectée de vos éloges.Gardez pour d'autres votre encens, \u2014 pour un Brodeur, pour un Lemieux, pour un Boyer.Ceux-là sont vos hommes à vous.Et ceux- là vous paieront bien.eq Vous, monsieur Berthiaume, tout le premier, voulez-vous nous dire maintenant, s\u2019il vous plait, ce qui vous pousse à tant vous occuper de Dollard?Franchement, Padmirez-vous beaucoup?.Est-ce qu\u2019au fond vous ne le méprisez pas plutôt?Ne le trouvez-vous pas un peu.disons le mot: un peu bête?Je le gagerais! Tenez, que Dollard revienne en ce monde aujourd'hui pour demain, qu\u2019il entre chez vous comme rédacteur en chef, eh bien je ne lui donne pas quarante-huit heures dans l\u2019établissement.Vous le mettriez tout de suite à la porte.Vous diriez: C'est un fou.On sait bien ce qui vous pousse.Dol- lard est un fou, mais c\u2019est un fou populaire, c'est un fou arricé, comme vaus dites dans votre langage: alors vous voulez \u2014 tout naturellement \u2014 le tirer à vous; vous voulez l\u2019exploiter, comme vous exploitez tour à tour et suivant l\u2019occasion le roi d\u2019Angleterre, le premicr-ministre du Canada, le conférencier célèbre ou le numéro de cirque en vedette.Dollard est pour vous un sujet de réclame, tout simplement \u2014 quelque chose d'intermédiaire entre la brouette et le ballon, .Iit vous, monsieur Louis-Joseph Tarte, la, \u2014 la main sur la conscience, \u2014 que pensez-vous de Dollard?11 doit bien vous ennuyer.Crovez-vous, hein! que ce n\u2019était pas un type pratique!.Vous, monsieur Berthiaume, vous avez votre ballon, ct vous, Joe, vous avez Jennie-lF, Un beau ballon et un beau che- ral Avce cela ne pourriez-vous vraiment vous passer de Dollard?On vous en prie! Parlez de tout ce que vous voudrez: meurtriers, juges, rois, ténors, politiciens; exploitez tout ce qu\u2019il vous plaira.Mais ne touchez pas à Dollard! N\u2019allez pas trainer dans la promiscuité des sacs de sel et des crucifix lumineux sa figure pour vous indifférente.N\u2019allez pas évoquer dans vos boutiques son ombre insultée.ll ne vous reconnaitrait pas.Vous n\u2019êtes pas de la même race.Faites des marchés, faites des calculs, vendez-vous tant que vous pourrez, c\u2019est peut-être vous qui avez raison: mais n\u2019allez pas, lui, le réveiller pour cela.Vous l\u2019étonneriez.Il ne comprenait pas les affaires, voyez- vous, le petit soldat à l\u2019ocil clair qui s\u2019en allait cheveux au vent, seul avec ses seize compagnons, à la rencontre de dix mille Indiens, ce matin du mois d\u2019avril 1660.H ne savait même pas ce que c'était que de se vendre.Les Iroquois ont mangé son corps.Tâchez au moins de ne pas manger, vous autres, sa mémoire.Jules Fournier.BOYERSBURG Depuis si longtemps que l\u2019Echo de Vau- dreuil \u2014 hélas défunt! \u2014 a cessé d\u2019envelopper le beurre et le saindoux, M.Gustave Boyer semblait avoir pris le parti de ne plus écrire dans les journaux et l\u2019on disait même qu\u2019il avait pour toujours renoncé aux lettres.C\u2019était une erreur.M.Boyer ne signe plus, mais il continue d\u2019écrire.La Sentinclle de Prescott, journal hebdomadaire publié à Hawkesbury, nous apporte, dans son dernier numéro, un article où se trahit à cent indices divers la fine plume du Major.Nous nous ferions un crime de ne pas reproduire ici cette pièce de prose élégante et rare.Il s\u2019agit d\u2019ailleurs d\u2019un fait qui pour lui seul vaudrait d\u2019être signalé; il s\u2019agit d\u2019un grand honneur conféré à M.Boyer, ces temps derniers, par \u2018le gouvernement canadien: on a donné son nom à une localité du comté de Vaudreuil.À quelques milles en-deçà de Rigaud, sur la voie du Pacifique, on rencontre un hameau dont les géographes de l\u2019avenir ne manqueront pas de nous entretenir copieusement.Ce hameau, jusqu'ici, s'était appelé Lavigne, du nom de ses fondateurs.À la demande de M.Boyer lui-même, 1e mi- nistére des postes vient de débaptiser l'endroit: Lavigne désormais s\u2019appellera.non pas Boyer tout court, comme on l\u2019a dit quelque part, mais Boyersburg.A quels motifs M.Rodolphe Lemieux a-t.il obéi en prenant cette décision, c\u2019est ce que M.Boyer lui-méine va tâcher de nous faire entendre: Le \u2018Canadian Century\u201d du I3 avril, dit-il tout d\u2019abord, fait l\u2019éloge, en termes choisis des hautes qualités du zuillant et infatigable député de Vaudreuil, M.Gustave Boyer dont le Ministre des Postes vient d\u2019honorer en changeant le nom du bureau de Poste de \u201cLavigne\u201d en celui de \u201cBoyersburg\u201d.Boyersburg! Comme cela sonne mieux que Lavigne! \u2014 N'est-ce pas?.Lavigne, c'est court, c\u2019est grêle, c\u2019est mesquin: c'est franguis, pour tout dire, ., Au contraire, que de choses dans ce Boyers.burg! M.Rodolphe Lemieux, lui, qui cst homme d'esprit, a vu cela tout de suite, Boyersburg, c'est un mot solide, un mot de poids; cela dit quelque chose; c\u2019est comme Pittsburg, Chicago, Grand-Tronc-Pacifique, boodler, Sir Lomer Gouin.M.Boyer, \u201cdont le ministre des postes vient d'honorer\u201d, poursuit en ces termes (nous n'enlevons rien): Le député de Vaudreuil jouit donc de la considération de ses collègues de la Chambre des Communes et par cet honneur qui retombe sur ses électeurs, reçoit une récompense de son travail.J'ai dit travail et le mot est juste pour faire l'éloge de M.Boyer, car de cette qualité nécessaire à tout homme d'état, découle (sic) toutes les autres indispensables au succes d'un mandataire du peuple.Nous retrouvons ici le Boyer des grands jours, \u2014 au complet, \u2014 avec ses originalités d'orthographe, ses hardiesses de syntaxe, surtout avec sa belle ordonnance de pensée.Mais il n'a pas fini: Boyer les sieurs de se sans malice) et de ne possède ces quulifications et plus collègues lui reprochent (mais ) de tout prendre pour son comté rien laisser pour les autres.fe voilà maintenant qui badine ct qui fait des grâces.Non, mais a-1-il de l'esprit cet animal-là! On dirait presque du Langelier.Il continue: Qu'importe le peuple est satisfait puisqu'il atme le succès de ses amis, et puisque Af.Boyer est de ce nombre, réjouissons-nous et félicitons-le pour son initiative et pour son talent et sa factique, L\u2019éminent vétérinaire termine là-dessus, sa Muse ayant refusé de le porter plus loin.Et, puisque l\u2019on n\u2019a pas tous les jours l\u2019occasion de lire du Boyer, et puisque nous l\u2019avions cette fois, c'est bien dommage qu\u2019il ait dû s'arrêter en si beau chemin.Sg Ainsi donc, Doyersburg existe.Dollard Desormeaux n\u2019a pas encore donné son nom au plus petit village, au plus humble hameau.Après deux cents ans le héros du Long-Sault attend encore cet hommage.Du moins ne sera-t-il pas dit que tous nos grands hommes sont également méconnus: grâce à M.Rodolphe Le- mieux Boyersburg portera maintenant jusqu'aux générations les plus éloignées le nom et la mémoire de Gustave Boyer.Nul doute que sous sa nouvelle appellation l\u2019ancien Lavigne ne parvienne à un développement rapide.Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019on porte le nom d\u2019un vétérinaire.Avant dix ans Boyersburg aura la lumière électrique, les tramways, des pavages en asphalte et des échevins.Avant vingt ans Boyers- bourg aura des sky-scrapers pour abriter les gens et des tanks pour démolir les sky-scrapers.Avant trente ans Boyers- burg sera port de mer, les navires de guerre de M.Brodeur iront y mouiller à l\u2019aise, l\u2019Echo de Vaudreuil ressuscité y tirera à cent mille exemplaires._Prions le Cicl, mes amis, qu\u2019il nous fasse vivre encore seulement un quart de siècle: nous aurons alors la consolation de voir avant de mourir, sur la place publique de Boyersburg, la statue en béton de M.Gustave Boyer avec cette inscription: AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSANTE.Jules Fournier.\u2014eodbe\u2014 Si M.Brodeur fait tant que de traverser la Manche, nous ne lui conseillons pas de rester trop longtemps à Paris, ville où la vertu, hélas! nest pas toujours récompensée.Qu'il pousse plutôt une pointe vers la Bel- Sique : c\u2019est la terre classique des porcherons; il y trouvera le succès, ® e $ On conte à Québec que M.Adélard Tur- geon, fort de la promesse de M.Laurier, avait pris d'avarice à son service, voilà déjà quelques semaines, l\u2019aide-de-camp de M.Pantaléon Pelletier, Ça lui aura porté bonheur ! -\u2014
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