L'Action, 9 décembre 1911, samedi 9 décembre 1911
[" À sujet les suggestions de l'assemblée.- voue > nd je ANNÉE.\u2014N° 35 LE NUMERO : CINQ SOUS FAR AN : DEUX DOLLARS =\u2014-\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 TOUS LES SAMEDIS Toumbé Actio dèssus! Escrasas lous) (CYRANO) TT n | DIRECTEUR : JULES FOURNIER en iil = * \u201crn.> Fi ual \u201cne VE, sh it Vik i RE My ly Dessin de CHARLEBOIS.am \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 ai a és pp ih ; fl li A Siig / 7 Wn biel Yop Z fo : fv 728 a Ho di | y \u201cly i a \u2014Isaac, dans cinquante ans nous serons les maîtres.(Extrait de \u2018Montréal juif,\u201d album en préparation).VIVE LA CITE OUVRIÈRE : | On a beau en avoir vu de toutes les cou-i + Tears, de toutes les nuances, il y a des cho-! ses qui ne manquent jamais de vous sur-: prendre.! i Telle, par exemple, la façon dont les au-i Aorités municipales de Montréal s\u2019y pren-! \u201cnent pour aider à l'établissement de cités \u2018bocagéres ou cités-jardins.Notre maire, M.Guerin, ayant découvert| \u2018su cours de son récent voyage en Europe; à cité-jardin de Hampstead \u2014 sur laquelle | M.Raymond Unwin fit précisément, le printenips dernier, plusicurs conférences a \"Montréal - \u2014 réunissait mardi à l\u2019Hôtel-de- Ville une cinquantaine de représentants \u2018plus ou moins autorisés des ocuvres socia- ;montréalaises, \u2014 au nombre desquels le (soussigné _ \u2018pour leur faire \u2018part \u2018de sa dé- \u2019eouverte.© 4 Il faut -louer.sans, réserve intention de M, Guerin, tout en déplorant qu\u2019un homme \u2018qui est notre maire depuis bientôt deux Ans, et qui, en cette Qualité, est censé avoir + Stu lie les \u2018conditions d'existence de notre population, ouvrière suffisamment pour sa- \u2018Voir en quoi et comment il faudrait les.\u201caméliorer, n\u2019ait trouvé dans l\u2019expérience Aociale de Hampstead que, le thème d\u2019un, discours | Acadéinique comme le \u2018premier!| \u2018venu pourrait en faire avec l\u2019aide des ou-: \u2018rages d\u2019Unwin ou des rapports du Home \u201cOffice.: np Ce qu'il faut surtout Fetenir dela \u2018séance: e mar i, ce.\u2018sont : \u2018les, \u2018déclarations de M.Wi anklyn, et les \u2018circonstances, l\u2019on pour- fait dire la \u2018mise en \u2018scène, où \u2018elles se sont produites.es.\u2014Et wainteiiant, dit le Maire.\u2019 son \u2018ex- - Posé fini, je serais heureux de:recevoir sur Là-dessus, celui-ci, explique qu\u2019il n\u2019a \u2018pas l'idée fait e mais qu\u2019il.\u2018faudrait , peut-être CW sconfier t toute l'affaire à une société par actions.\u2018Un autre exprime J'avis qu\u2019 \u2018il serait.bon aildte ya acti\u2019 le terrain tout de suite, ayant que: es prix ne.\u201csoient trop élevés, Sil J'ai bonne souvenance, c'est M.Fitz-} james Browne, of the House of Browne, \u2014 =i Courtiers Timimeublés, \u2018satirellefient \u2014 qui, était le premier cette idée.j Un.troisième, après un préambule assez: \u201cMébuleux, avoue qu\u2019il connaît juste assez de; vins z \u201cia gr n\u2019en \u2018pas parler.an Un \u201ctévérend\u201d que, je Me ppelle.ee! on \u2018 mathe pour inc me fi n.2e bon sens de ron ay trouve qu'on aurait tort de remettre a des particuliers une tâche qui appartient essentiellement aux pouvoirs publics.Il cite à l\u2019appui de sa thèse l'expérience de Dublin où il a vécu.M.le sénateur Béique opine pour la formation d\u2019un comité d\u2019études.M.le Dr Adami, sincère ct désintéressé comme toujours, sc prononce d'avance pour le système qui semblera offrir les meilleurs résultats; néanmoins, il voudrait lui aussi que l\u2019on commençât par un comité.Invité nommément à prendre la parole, je me rallie à l\u2019idée d\u2019un comité, en insistant sur le danger qu'il y aurait à sc mettre en marche avec un plan préconçu.Je démontre de mon mieux qu'avant de former des compagnies à fonds social il, mentation municipale idiote \u2018qui, en impo-! sant une largeur minima de 66.pieds aux.rues d'habitation comme aux autres, rétrécit d'autant la bande.de gazon.qui pour-; ait, et qui devrait, séparer \u2018la maison du, trottoir.i J'ajoute que Pinstitution.d\u2019une _commis-; sion métropolitaine pour | t'établissement de! \u2018parcs.et de jardins \u2018publics, et Te logement; \u2018ouvriers étant chose .assurée, .le premier: soin du comité d\u2019étude devrait être de Gher- cher le parti à tirer de Ta \u2018tégisfation | Tmuni- cipale présente.ou \u2018future, \u2018et \u2018des pouvoirs \u2018de fa \u2018Commission.\u2014 Et vous, \u2018Morisieur Wääkl;n?\u2018dernän- de le Maire., | M.Wanklyn | a \u2018évidemment \u2018des \u2018choses importantes à dire.Il s\u2019est fait accompagner de son homñie_ de\u2019 \u201cectifiâtice, 1 M.Ja- nin.Ils ont entre eüx un volumineux \u2018rouleau de papier.Avec sa \"rondeur \u2018Habituélle, M.Walk \u201c4.23% di Te lyn n'y va pas \u2018par quatre * chemins.Comité exécutif \u2014 les Contrôleurs, pour parler en \u2018greffier, \u2014 à \u201crésôlu, d'établir un superbe boulevard de chaqué\u2018\u2019côté du canal long de sept milles qui amène l\u2019eau du fleuve à la station.des\u201d pompes.Ce boulevard, long de quatorze milles par conséquent, sera orné d'arbres et de gazons; de place en place,:lés deux rives seront reliées par des ponts aux lignes gracieuses.M.j| Wanklyn en déroule le/plan aux yeux éblouis de ses \u2018auditeur.eureux les mortels qui habiteront le voisinage! Entre autres avantages, ils pourront se procurer à Leu.Das 2% | = \u201c et Rn 9 DRCEMBRE 191 MON ON NEA Lee 323, Rue SAINT-DENIS, 323 Téléphone : Est 1978 même le canal de la glace saine et bon marché; l\u2019été, ils seront là comme à la campagne.\u201cEt, ajoute éloquemment M.Wanklyn, c'est justement pour vous dire que nous avons décidé d\u2019établir ce boulevard, que je suis venu ici.L'emplacement de votre cité ouvrière est tout trouvé: c\u2019est le long du futur boulevard.Hâtez-vous donc d'acheter le terrain avant qu\u2019il ne monte.\u201d Mercredi, la Patrie, dans son compte- rendu, nous apprenait incidemment que les principaux propriétaires des terrains traversés on longés par le futur boulevard sont, entre autres, les échevins Emard et Dandurand \u2014 deux des piliers du Bureau de Contrôle au Conseil.L'on m\u2019assure que M.le sénateur Béïque, que j'ai moi-même jait ajouter en fin de séance au comité pour Mme montrer généreux envers un homme qui semblait, après tout, s\u2019intéresser intelligemment à la question des cités-jardins, en a pour sa part huit cents acres.Après la réclame que leur a faite gratuitement M.Wanklyn, ces messieurs devraient pouvoir donner du terrain aux ouvriers pour cinquante cents à une piastre du pied.Je sollicitais en 1910 la charge de secrétaire du Comité exécutif parce que j'étais à cette époque \u2014 je ne crains pas de le dire \u2014 le seul Canadien-Français qui eùt étudié un peu sérieusement le fonctionnement des Bureaux de Contrôle, et parce que, pouvant gagner avec la moitié moins de travail, comme les événements l\u2019ont démontré depuis, trois fois plus d\u2019 argent dans les affaires, j'avais conscience de ne pas chercher à voler la Ville.Allah est grand! Je le bénis tous les jours de m'avoir fait manquer cette place: mauvaise pâte de secrétaire, je n\u2019aurais Ja mais compris comment un contrôleur intelligent, ingénieux, soucieux du bien-être : \u2018du peuple, doit s\u2019y prendre pour assurer aux ouvriers du terrain à bon marché.Tout de même, j'aimerais bien à savoir ce que M.Ainey pense du procédé découvert par son collègue Wanklyn pour aider à l\u2019établissement des cités-ouvrières., Vive la Cité-Ouvrière ! Et allez donc! OLIVAR' ASSELIN.Ces Histoires de Chasse et de Pêche Dans une chaloupe à fond plat, de vingt pieds, environ, S:r Lomer Gouin, Donat Caron, M.P.P, Napoléon Séguin, M.P.P,, Hormidas Pilon, M.P.P, Pierre Neault, M.P.P.Enfin, votre humble serviteur, de l\u2019Académie du .Docteur Choquette, qui, avec un extrême plaisir, accouche, en ce moment, de l\u2019anecdote que l\u2019on va lire: toutes gens d'agréable société et de vive intelligence, ct la fine fleur du parlement provincial, Ah! mes amis, quelle bonne partie de pê- che nous fimes, ce jour-là, sur le Sautsaux- Cochonsl Vous ne connaissez pas le Saut-aux-Co- chons?Est-ce possible?Eh bien! croyez- m'en, dans cing ou six ans, cette charmante rivière de la côte nord du Saint-Lau- rent, presque en face de Cacouna, \u2014 vous savez, là où les belles dames du square Saint-Louis vont, l'été, tremper précieusement leurs jolis mollets dans la saumure, et, par la même occasion, montrer leurs costumes de bain aux admirateurs, \u2014 sera la perle de nos places d\u2019eau.Donc, pour en venir à mon histoire, délivrés des soucis politiques, \u2014 la dernière session parlementaire, terminée depuis peu, avait été particulièrement laborieuse, : \u2014 mes compagnons étaient joyeux et lé- © gers comme pinsons.À voir, surtout, la franche gaité, je dirais presque le laisser- aller de Messieurs Nault et Séguin, vous n\u2019auriez pas reconnu les distingués députés de Champlain et de Sainte-Marie, qui, deux jours auparavant, à la Chambre, avaient lu, le premier son magnifique projet de loi sur \u201cLa mise en valeur des érables à Gi- guère\u201d, le second son magistral mémoire : \u201cDe l'influence de la pression atmosphérique sur la hausse et la baisse de la casson- nade\u201d.Inutile de dire que, ce matin-là, aucun de nous n\u2019avait endossé son prince-albert ou .son turedo; du.huit-reflets, point n\u2019en \u2018était question.\u2018si, \u2018pourtant, Hormidas Pilon avait mis le sien, étant de ces gens.qui sur le chapeau-de-castor se font un chimérique empire.Mais a.part celui-ci nous; étions tous confortablement coiffés d\u2019énormes chapeaux de paille pointus, pointus comme la binette de Sir Wilfrid Laurier le soir du 21.septembre dernier.Bref, soit: dit sans fausse honte, nous avions \u2018parfaite-i longue nous Ctions six: ment l'air de,ces peureux \u2018que nos habitantsi| \u2018dans les placent, \u2018pendant la moisson, \u2018pour\u2019 effrayer les cor-| champs de grains, neilles.Lorsque noire \u2018ehaloupe, lourdement ch arg ée de Bee d'engins de pêché, de co-' stibles quel ques .douceurs, \u2014 de mess dot h his ¢y et du John de Kuy- per, \u2014 destinées à nous faire oublier les ar- \u2018deurs du soleil de juillet, fut parvenue à l'endroit que nous avait indiqué un de ces vieux Canayens d'en bas.de.Québec, \u2018un.\u2018endroit, là yous que \u2018ca \u2018mord\u201d, le \u2018plaisir commença.De 1a péche \u2018elle-même, je dirai\u2019péu; elle était si abondante, qu\u2019une heure à.peine\u2019 après.notre arrivée, Sir Lomer Gouin, dont l\u2019esprit est touj ours en, travail, supputait déjà, combien rapporterait à.Ya province | Ser \u201cfixe imposée sur la petite glorue qd \u2018Saut-aux-Cochons, et que nous étions ab.\u2018gés de \u2018Rous \u2018cacher des | \"boissons.pour; empdtert\u201d _ Cn ! ere.- P Haris il 2 que Re canon: s \u2018Tautre.plupart que a mais grâce istôires, siosdi Mig ten BIA tolees, \u2018une n\u2019attendait n'étaient pas si il.fe , \u2018veines ie tait » de, ela LE | Pie à à la jovialité que nous donnèrent quelques lampées de bon vieux gin, ce fut, toute \u2018là journée, un rire inextinguible, et la chaloupe, foilement sccouée par nos gestes folichons, perdit plusieurs fois son centre de gravité et nous fit faire quelques plon- gcons.Nous avions du fun! Vers les quatre ou cinq heures de l\u2019après- midi, cependant, notre verve se ralentit: on dut avoir recours aux farces toute faites et aux gasconnades prises dans les lives.À ce jeu, Gouin, plus instruit que Îes autres, emplit comme il faut Pierre Neault ct Poléon Séguin, au grand plaisir de Dé- nat Caron, :d'Hormidas: Pilon_ et - e -moi=- une même, qui rions aux larmes.Nos amis de Champlain et de Sainte-Ma- rie commençaient à prendre un bec pincé.\u2014Etes-vous déjà allé à la chasser.\u2018demanda, tout à coup, Pierre Neault Sir Lomer.\u2014Cette question! répliqua l\u2019autre.\u2014Vous avez déjà fait la chasse à là bête puante?\u2014Ah! pour cela, non.\u2014Eh bien! vous avez manqué quelque chose.Vous ne sauriez croire comme \u2018c\u2019est rapide, une béte puante.\u2018 \u2014Si rapide que son ombre à peine ath suivre?\u2014Plus que cela encore.Tenez, un jour.Mais, avant d\u2019aller plus loin, le lécteur me saura gré de lui expliquer comment nous étions placés dans l\u2019embarcation.A la poupe, sur \u2018la pince d\u2019arrière\u201d, dirait Médéric Martin, \u2014 car notre shaloupe était pointue des deux bouts \u2014 trônait Lomer Gouin; devant celui-ci, ct sur un même banc, se trouvaient Donat Caron et Hormidas Pilon; puis venaient Pierre Neault et Poléon\u2019 Séguin; enfin, à la proue, sur la pince d'avant, le soussigné.Or, si,on tient compte que je pèse à péinc, cent'-li- vres \u2014 hélas! les lettres ne nourrissent pas leur homme, \u2014 on comprendra facilé- ment que le poids de Sir Lomer Gôuin l'ème- portait sur le mien; \u2018et ceux \u2018qui \u2018ont.déjà vu à la \u2018pêche, dans la méme chaloup e, et l'un d'eux à chäque bout .de cette chalou-t- pe, Louis Cyr et Oliyar, Asselin, peuvent i se figurer un peu le\u2019plan \u2018d\u2019inélinaison de LS tre_embarcation.Pierre Neault, done, se \u2018trouvait pis élevé que Sir Lomer, qu\u2019il régardait p \u2018dessus les \u2018couvre-chefs de Donat Cifén \u201cet d\u2019Hormidas Pilon.\u2014Un jour, reprit-il, je Hassais, Ta bate \u2018puante, sur les auteurs de La Tuque, ef compagn ie de ode olphe Lemieux ét de ye fortune, ; aut vous dire.Aj do a méli-mélo \u2018d'explication: : sur la position respective du Chasseur, la bête puante, des chiens, de Rodoiphe Lemieux et de D.-A.Lafortune.C'était à \u2018n\u2019y \u2018rien comprendre.: \u2014 Maäis enfin; \u2018interronipit Gouin; de ne saisis pas.Expliquez-vous mieux.100 ak SUE Ce bien! voici: 13, supposons que \u2018 \u2018seriês 1a bête puarite !.ve - Le Teste se perdit dans les .cris.et \"écldts de \u2018fire.Pierre Neault avait sebote ment enfonce\u201d Sir Loner Gouin.La.suit\u2019 \u201cauifante: m'était levé, pour i, en.face.du.camp, 0 i les \u2018étoiles, tendis le \u2018oycmnler-ministre qui disait pA son sommeil : + 3 \u2018+ ¢ seas: s Jima wi = de rte - qu'à I L\u2019ACTION P bi » ° > ce TRIBUNE LIBRE CURIOSITES ; our Dien écrire - e ° On voit d\u2019étranges choses, DEUX ARTISTES U A ni 1X \u2019 Un jeune homme, \u201clecteur assidu de r n n versa \u20ac tion\u201d, nous écrit pour nous demander, \u2014le Foon 1 } \u2018 sérieusement du monde, s'il vous plaît!\u2014\u201cdes \u201cNul n\u2019est artiste s\u2019il ne a 1903 conseils sur l\u2019art d'écrire\u201d.sait éprouver des joies ct Le Banquet du 7 Décembre 19 2 Il nous suffirait, si nous ne songions ici des peines imaginaires.\u201d \u2014 ; Renau.14 nous tirer d'affaire, de répondre à notre .Il y a eu juste huit ans avant-hier, se te- du même Leconte sur Théophraste Renau- correspondant que notre métier west pas de WAGNER.nait, à l'Hôtel Viger, le premier banquet dot, l\u2019inventeur du journal: faire du style, \"que bien loin d'être des écri.On peut ajouter que c'est précisé- annuel de I'Association des Journalistes de RENAUDOT » Journalistes.Mais ment pour cette raison qu\u2019il ne suffit pas de vouloir être artiste pour le devenir.En musique, l'impression produite est en raison directe de la conviction et de l\u2019intensité d\u2019émotion ressenties par l\u2019exécutant.11 faut donc que l\u2019artiste ressente vivement pour exprimer avec intensité, ct plus profonde sera l\u2019empreinte de ses joies et de ses douleurs fictives, plus intense aussi, plus vraie sera l\u2019impression communiquée.Donc, la recette pour être un grand artiste: ayez un grand coeur dont la gamme varie du gracieux au tragique, du léger au profond; yivez mille vies, éprouvez toutes les joies, tous les bonheurs, jusqu\u2019au grand amour surhumain dont parle quelque part Maurice Maeterlinck, et ressentez aussi toutes les douleurs, jusqu\u2019à la trahison, jusqu\u2019à l\u2019abandon, et vous serez grand artiste.Ces réflexions nous venaient à l\u2019idée, l\u2019autre soir, en entendant deux artistes que nous avons au milieu de nous: Madame Béatrice La Palme et Madame Damien \u2018Masson, au très beau concert donné par d'Association Artistique des Dames Cana- diennes-Françaises.C'est bien à dessein que nous les nommons ensemble, car, lorsqu'on les entend, ne dirait-on pas, en effet, que c\u2019est une même personne qui exécute le tout, tellement l'art de l'une sait bien enlacer, soutenir l\u2019art de l\u2019autre, sans jamais l\u2019entraver,\u2014la voix de Madame La Palme, superbe de chaleur, d'intensité, d'émotion communicative, soutenue, mise en valeur par le jeu fin, délié, si remarquablement intelligent de Madame Masson.Programme très intéressant, dans la com- Position duquel Madame La Palme n\u2019a pas craint de se dépenser, puisque son nom y était inscrit quatre fois, et de cela nous lui sommes, certes, bien rcconnaissants.Et que d\u2019exquises choses nous avons entendues, si délicatement traduites par ces mai- tres français contemporains: Debussy, Du- parc, Alex.Georges! Ces noms nous étaient bien connus, mais jamais, pouvons-nous dire, on ne nous avait aussi bien fait sentir ce charme subtil et joliment lyrique de leur musique.Phydilé, Chanson Triste de Dupare, Air de Lia de Enfant Prodigue de Debussy, les Nuages, l'Eau qui court, d'Alex.Georges, autant d'expressions différentes d'une très fine psychologie musicale.C\u2019est un plaisir que de rendre hommage au talent de ces deux artistes, ct s'il nous était permis de marquer des nuances entre les deux, nous dirions que Madame La Palme nous subjugue, nous enlève, nous -edptivc parle charme pénétrant de sa voix, si ardente, si bien colorée, et que Madame Masson nous séduit par la grâce de son jeu, non moins que par sa compréhension musicale.Un mot de félicitation à la toute gracieuse Madame Dulieux, qui figurait au programme dans une pièce d'ouverture pour deux pianos, avec Madame Masson.Mademoiselle St-Jean obtient toujours un brillant succès, d\u2019ailleurs bien mérité, «dans ses récitations.Caïn ct Abel, de Fran- fois Coppée, est une belle chose, et qui a té très bien mise en valeur.M.Laliberté nous a aussi donné une Prière de sa composition, de tonalité ar- chaique et quelque peu grégorienne, qui \u2018n'est pas sans valeur.N'oublions pas de mentionner enfin, pour terminer, Madame Beaudreault-Jarry, qui a Æracieusement débuté au \u2018barcarolle.de Moszkowski.WERTHER.RE es CU >.db-00-e Le soir où Herménégilde m\u2019avoua qu'il\u2019 aimait d'amour sa nièce Blanche, je ne fus \u201cQuère surpris, car je sais quels charmes ir- Æésistibles possède cette enjôleuse, mais Flair triste que prit mon ami pour cette confidence, me fit lui dire: \u2014 Qu\u2019y a-t-il?\u201cTe connais-tu.un rival?\u2014 Ce n\u2019est pas en- «core \u2018cela: mais je suis timide, ma tenue est \"souvent négligée, et je crois que Blanche se moque de moi.\u2014 Non, mon cher ami, mais non! La timidité se peut facilement Vaincre et, quant à la tenue, une visite à \u2018notre ami.Anatole arrangera facilement la: \u2018chose.Chez \u2018Anatole, tu trouveras les plus fines merceries, les chapeaux les plus de a A la mode, les chaussures extra-chi cravates éblouissantes et les gants nuance qui convient.C\u2019est à deux pas d'ici, \u2026 comme.tu vois: se,rue Saint-Laurent.Her- Sménégilde.y' ets all ee \u2018e oa vi LT QU Voilà que .Ce out le monde sait en effet que le Parle- Ment reprendra de nouveau ses séances vers \u201cle 10 janvier, pour n'être prorogées en- - Suite, selon toute probabilité, que vers la \u2018fin juin.Se douterait-on pourtant qu'une \u2018foule de députés, loin de se:réjouir de cette \u201cwaçance, déplorent amèrement la nécessité \u2018qui les force à tloigner pour quelque \u201ctemps de la capitale?raison qu\u2019ils en n\u2019est pas trop.tôt, X ; herty, M.Ri 8: donnent, c'est qu'ils ne sauront trouver ville, M: Médérie\u201d More Pointe, M.Vers ;- -aulle part dans leurs.circonscriptions res- | comme on sait, ne manquent jamais.que ©.| \u2026 Jicctives, \u2014 pas plus & Toronto qu'à Jo- leur séjour dans la métropole, d'aller pont | - \"Mette et pas plus St-Michel-de-Bellechasse chez Bonneville, où ils sont sûrs de se faire : QW Vancouver, \u2014 les excellents i qui | servir en tout temps, pour la minime somme |: | gent sont servis chaque jour au café du Par- de vingt-cinq cents, un repas dise Ji supé- |.TO rome mies pins June dem dbusaing | NEL 10 Soi de copie BON EE Ta ens.COMI Mise 3 NEVILLE, Café - ° Ee i cette régle.Co sont, | \u2018rues Notre-Dame et Saint Grier \"le des 1 piano dans une Tant pis pour.le -rival !: \u2018les Chambres viennent de s\u2019a- en vérité.Montréal.Ce fut une grande affaire; tout le monde en parla pendant trois jours.Seulement, l'année suivante personne n'en parla plus et le deuxième banquet n'eut pas lieu.L'Association des Journalistes de Montréal avait eu le temps de trépasser dans l\u2019intervalle.On n'en a plus jamais entendu parler.Elle méritait un meilleur sort, car elle comptait parmi ses dirigeants plusieurs hommes fort dévoués ct fort intelligents.Mais il paraît qu\u2019elle n\u2019était pas née viable.On aurait tort de croire, malgré ça, qu\u2019elle n\u2019a laissé aucun souvenir.Le Menu de son unique banquet, que nous avons retrouvé l'autre jour par hasard en fouillant dans de vieux papiers, est à tous égards un souvenir précieux.Ce Menu, fait exactement sous forme de journal, ne contient à peu près que des articles.On en trouve, dans la première page (dont nous doñnons plus loin le fac- Le plus goûté de tous les journaux noc-_ tambules Paraissant _une fois \"an.J À Organe du premier banquet annuel de l'Assoctation des Journalistes Canadrens-français Ça ne vous dit rien, ce nom-la?Théo- phraste, savez bien, le grand Théophrastite ! \u201cNé de parents pauvres, mails honnêtes.Non?Décidément, vous considérez le programme avec des yeux de bouillon trop gras mais ces syllabes n'évoquent aucun fantôme illustre au château de vos reveries Eh bien, jeunes gens, permettez-moi de vous le dire, vous ne péchez pas par exces de reconnaissance et ce n\u2019est point d\u2019être trop grats qui vous fera maigrir.Mais, malheureux! Théophraste Renau- dot (1584-1653) c\u2019est votre père, le mien, le leur, le nôtre à tous, tas -de journalistes que nous sommes.LC ; Théophraste, mais c'est le génie qui domine le XVIIe siècle.Près de lui Louis XIII ne fut qu'une ombre pâlotte et Richelieu qu\u2019un bamibin dérisoire.Renaudot, mais c\u2019est l'inventeur du progrès, c\u2019est-à-dire de la réclame, du \u201cdirectory\u201d, du bureau de placement, du mont- de-piété; c\u2019est enfin, messieurs, c\u2019est surtout le fondateur de la \u201cGazette de France\u201d, le premier des journaux périodiques! Vous ne vous attendiez pas à celle-là, n\u2019est-il pas vrai?Oui, c\u2019est le 30 mai 1631 (merci, Larous- MENU ere Très chaud, ce soir : probablement plus froid demain, et plus vieux mercredi ÎRE ANNÉE No | MONTRÉAL, 7 DÉCEMBRE 1903 Hôtrer.Vicrr SOMMAIRE HUITRES MALPECQUES OL:tVvEss CÉLKRI POTAGE CONSOMMÉ ROYAL R17 DE VEAU À LA MONTGLAT Neck : DINDONNEAU \u2014 SAUCE CANNEBERGE LA POLITIQUE De l'influence de la presse à foin sur les destinées de l'Empire.Les mules avaient trahi À Nicholson- la suprématie de l'Angleterre IL EST MENU, MAIS.(Dessin de J.CHARLEROIS ) ul \u20ac CHOUX DI: BRUXELLES\u2014T'OIS VERTS PUNCH GRENADINE CIMIER DE VENAISON-GELÉE GRO- LAITOE À LA FRANÇAISE [SFILLE PETITS FOURS \u2014 GELÉE SAUTERNES CRÈÊME A LA GLACE.DIPLOMATIQUE CAFÉ \u2014 Dessert VINS (à responsabilité limitée) CHAMPAGNE MONTERELLO PREMIER - VIGER J'ai remarqué que l\u2019on devrait, toujours entrer dans la carrière du journalisme à reculons, pour ne pas attraper de coups de Couteau dans le dos., Du reste, la plus belle carrière du monde : non pas pour le bien qu'elle ne peut pas toujours faire, mais pour la quantité de mal qu\u2019elle empêche.Ce que n'auraient pas fait les sages de la Grèce et de Rome s'ils avaient cu le puissant instrument de la presse quotidienne I Déimosthenes, pour rendre sa voix plus sonore ct puissante auprès des masses, allait déclamer aux bruits de lu mer lu bouche pleine de cuïllonx Le journaliste moderne, qui se fuit mieux en- tendie de toutes façons, a le soin de loger iui-même ces cailloux dans la bouche de ses adversavres, 14 fallait une lanterne à Diogéne pour découvrir son homme ; le réducteur d'aujourd'hui en trouve tant qu'il veut avec des vessies, Est-ce que Socrate aurvit pu subir la mort de la cigüie s\u2019il y avait élé préparé par les stages du Journalisme, la source de toutes les vertus, de toutes les sagesses et de tous les venins ° ARTEUR DANSHRYAU, LA VOCATION était compromise , on parlait de Zama, lorsque, comme Blücher à Waterloo, la presse À foin, arrivant à l'heure suprême, changea en victoire la debacle commentée.La presse à form \u2014 image frappante du journalisnie moderne \u2014 permet la ditiusion d'un article filaudreux ct encombrant, en le condensant et le comprimant pour lu plus grande gloire des armes brianniques Saus les mules yankees, nourries de toin pressé canadien, l'héroïsme des armées de Roberts eut été vainement dépensé.\u2026 Saus la presse À foin, l\u2019Empire manquerait de Cette cohésion dout Chamberlain s'est autorisé pour poser à l'électorat anglais Ia question d'un tarit spécial en faveur des \u2018\u2019 nations sceurs **.Jurus HRLURONNER.PUREE DE POMMES Heureux ceux qui ne connaissent que cells-lA ! Heureux ceux qui ignorent cette variété de purée qu'on Sppelle encore In \u201c\u201c dèche \u2018, la \u201c\u2019 mouise \u2018\u2019 ou lu ** mistoufle\u2018\" et qui se mange avec de larges biftecks de vache enragée.La purée dout je vous parle, c\u2019est ce curieux état financier dans lequel l'actif s'appelle Néantz, tandis que par un malheureux hasard, les créanciers se nomment LéGION, Cette purée-là fut familière A, disons mille jeunes gens, qui sont devenus depuis de scintillants journalistes Qu'il est suave, pour ceux-là, après avoir longtemps tiré le Veau d\u2019or par la quete, de manger enfin, par un beau soir e l'atricre-saison de la purée de pommes dans la société d\u2019homines illustres.Ah! voyez-vous, ça et puis mourir, comme disait le vieillard Sinéon.HW, TE 5) Zu M LE PRÉSIDENT NOS INTERVIEWS Sir Wilfrid nous déclare mr il desire abandonner bientot son sige.Nos hommes politiques ont, de par la longue fréquentation des parlements, une formule sacramentelle pour terminer leurs discours fin-de-banquet \u201c* Permettez- moi, Monsseur le Président, azur que je reprenne mon siège, de vous.et de vous.\" En acceptant notre invitation À diner, M.Laurier nous a fait diplomatiquement comprendre qu\u2019ayant À présider la sonée Si vous vous sentez le cœur er les nerfs solides, si vous n'avez pas peur des coups, faites-vous journaliste Sinon .'* Soyez plutôt maçon, si c'est votre métier ** J.Istaut l'arve similé) qui sont signés Leconte, de Monti- ny, Arthur Dansereau, Jules Helbronner, enfin, last but not the least, J.-Israël Tarte.On remarquera aussi le portrait-charge de notre confrère M.Omer Préroux, dessiné par Charlebois.Nous aurions voulu, si l\u2019espace nous l\u2019eût permis, reproduire aussi le reste.Qu'on nous permette au moins de citer encore \u2014 de la sixième page du Mens, \u2014 un acrostiche de Leconte qui n\u2019est pas sans curiosité.Le voici: Il faudrait tes tippes, Dan.DIN, Avec votre onction, Di DON NEAU Et votre verve, à Papi U, Pour célébrer ce DINDONNEAL.D'INdy (Vincent) serait 1 itre DONt nous vous le talent TC ()NEAUble pour, sur ces beaux vers, DINDONNEAU, quelque air.truculent, on 1 , Lic sr, v \u201cpe ie Sh ig \u2018at.te on icence \u2018poétique; n'y faites pas at ; ces considérations : Enfin;\u2019 pour termin \u2018n Ria on \u2018.te natüréllement, les députés de Montréal.M, PAGES OUBLIEES Ruv Bras, Bon appeétit, messicors ! n'aurait.pas été tout à fait inutile.RS | at i Re So Tee \u20ac 24 de demain, pour la montmentanon de (rémazie, il nous saurait un gré infini de lui permettre d'abandonner son siège avant trois heures du matin.I , Avis donc aux orateurs qui ont Pimpro.visation élastique de se résoudre à la cou- primer autant que possible, MONTIGNY, LECOMTE, Victor Huo se!) que parut le premier numéro du premier journal.Deux cent soixante-douze ans déjà! Comme le temps passe! Ce fut un Métier de chien, disons tout, ce fut un métier de cheval que le journalisme à ses débuts.En ce temps-là on n'avait que 8 jours pour préparer un numéro de 4 pages.Quelle imagination, ces chers ancêtres! En ce temps-là, il fallait, dans sa copie, ménager l\u2019armée, la marine, le commerce, la finance, la magistrature, les hommes en vue, les hommes envieux, des hommes en vie, etc.etc., etc.Tout cela a bien changé depuis.Mais était-ce bien la peine, 6 mon vieux Théophraste, de te donner tant de mal pour que moins de 3 siècles après ton décès, on ne se souvienne incidemment de ton nom qu'à l'issue d\u2019un banquet, en considérant des fromages et des poires.a vanitas gazettistorum, et omnia vani- v s - .; \" D .Quand méme la \u2018défunte Association des Journalistes de Montréal n'aurait fait que, provoquer quelques fantaisies aussi.spirituelles, on peut - dire que son existence \u2018à-fasciner \"dime du lecteur.| .féviennent après l\u2019instant de l'émotion.il ne faut jamais rebuter les \u201clecteurs assidus\u201d: puisque celui-ci veut des \u201cconseils sur l\u2019art d'écrire\u201d, nous lui citerons aujourd'hui pour lui être agréable, une page de Stendhal qui vaut, à cet égard, tous les traités de Style du monde.Voici donc comment Stendhal, dans une lettre à Balzac, exposait, à la date du 30 octobre 1840, sa conception de l'art d'écrire, Comme on le voit, rien west à la fois plug simple, plus clair, plus sensé\u2014ni plus éloigné en un mot, du genre Mousseau, du genre Gauvreau, du genre Pouliot, et en\u201d général de tous les gens idiots.» .+ Civita-Vecchia, 30 avril 1840.J'ai été bien surpris, hier soir, monsieur, Je pense que personne ne fut ainsi traité dans une Revue, et par le meilleur juge en la ma- ticre.Vous avez eu pitié d\u2019un orphelin abandonné au milieu de la rue.Rien de plus facile, monsieur, que de vous écrire une lettre polie, comme nous en savons faire, vous ct moi.Mais, comme votre procédé est unique, je veux vous imiter et vous répondre par une lettre sincère.Recevez mes remerciements des conseils encore plus que des louanges, Jai lu la Revue hier soir, et ce matin j'ai réduit à quatre ou cinq pages les cinquante- quatre premières pages que vous poussez dans le monde.Je dois vous avouer cependant que j'éprouvais la jouissance la plus vive en écrivant ces pages; je parlais de choses que j\u2019adore, et je n\u2019avais jamais songé à l\u2019art de faire un roman.Je pensais n\u2019ètre pas lu avant 1880; j'avais renvoyé à cette époque les jouissances.de l'imprimé.Quelque ravaudeur littéraire, me disais-je, fera la découverte des ouvrages dont vous exagérez si étrangement le mérite.Votre illusion va bien loin; par exemple, Phèdre.Je vous avouerai que j'ai été scandalisé, moi qui suis cependant assez disposé pour l\u2019auteur.Puisque vous avez pris la peine de lire trois fois ce roman je nourris le noir projet de vous faire bien des questions à la première rencontre sur le boulevard.J'ai fait quelques plans de romans, je ne saurais en disconvenir, mais faire un plan me glace.Plus ordinairement, je dicte vingt-cinq ou trente pages; puis, lorsque le soir arrive j'ai besoin d'une forte distraction; le lendemain matin, il faut que j'aie tout oublié.En lisant les trois ou quatre dernières pages du chapitre de la veille, le chapitre du jour me revient.Mon malheur ici c'est que rien n\u2019excite ma pensée; quelle distraction puis-je trouver au milieu des cinq mille marchands de Civita-Vecchia?11 n\u2019y a là de poétique que les douze cents forçats ; impossible d'en faire ma société.Les femmes n'ont qu\u2019une seule pensée : celle de trouver le moyen de se faire donner un chapeau de France par leur mari.J'abhorre le style contourné, et je vous avouerai que bien des pages de la Chartreuse ont été imprimées sur la dictée originale.Je dirai comme les enfants: je n\u2019y retournerai plus.Il y eut soixante ou soixante-dix dictées; j'étais pressé par les dictées; j'égarai tout le morceau de la prison que je fus obligé de refaire; mais que vous font ces détails?Je crois que, depuis la destruction de la cour en 1792, la part de la forme devient plus mince chaque jour.Si M.Villemain, que je cite comme le plus distingué des académiciens, traduisait la Chartreuse en français, il lui faudrait trois volumes pour exprimer ce que l\u2019on a donné en deux.La plupart des fripons étant emphatiques et éloquents, on prendra bientôt en haine le ton déclamatoire.À dix-sept ans j'ai failli me battre en duel pour \u2018la cime indéterminée des forêts de Chateaubriand\u201d, qui comptait beaucoup d\u2019admirateurs au sixième de dragons.Je n\u2019ai jamais lu la Chaumière indienne; je ne puis souffrir M.de Maistre: mon mépris pour la Harpe va jusqu\u2019à la haine.Voilà pourquoi sans doute j'écris si mal: c\u2019est par amour exagéré pour la logique.Mon Homère, ce sont les Mémoires du maréchal Gouvion-Saint-Cyr; Montesquieu et les Dialogues des Morts de Fénelon me semblent bien écrits; il n\u2019y a pas quinze jours que j'ai pleuré en relisant Aristonoiis ou l\u2019esclave d\u2019Alcine.Excepté Mme de Murdauff et ses compagnons, quelques romans de George Sand et des nouvelles écrites dans les journaux par M.Soulié, je n\u2019ai rien lu de ce qu\u2019on a im primé depuis trente ans.Je lis souvent l\u2019Arios- te, dont j'aime les récits.La duchesse est copiée du Corrège (c\u2019est-à-dire produit sur mon âme le même effet que le Corrège).e vois l\u2019histoire future des lettres fran- Çaises dans l\u2019histoire de la peinture.Nous en sommes aux élèves de Pierre de Cortonne, qui travaillait vite et outrait les expressions, \u2018come Mme in, qui fait marcher les pierres de taille des îles Borromées.En composant la Chartreuse, pour prendre le ton, je lisais chaque matin deux ou trois pages du Code civil, afin d\u2019être toujours naturel; je ne veux pas, par des moyens factices, Ce pauvre lecteur laisse passer les mots ambitieux, par exemple: le vent qui déracine les vagues: mais ils Se veux, au contraire, que si le lecteur pense au É \u2018comte Mosca, il ne trouve rien à rabattre.Je vais vous sembler un monstre d\u2019orgueil Quoi! dira votre sens intime, cet animal-là, non content de ce que j'ai fait pour lui, chose sans exemple dans ce siècle, veut encore être loué pour le style.Mais il ne faut rien cacher \u201cà son médecin.Souvent je réfléchis un quart \u2018d'heure pour placer un adjectif avant ou ap son substantif.Je cherche à raconter avec _Xérité et avec clarté ce qui se passe dans mon Pai ment rae Biv \u2018ne = .Je ne vois qu\u2019une règle: être clair.Si je vuis'pas clair; tout mon monde est \u2018 car LE MANTEAU IMPERIAL Oh! vous dont le travail est joie, Vous qui n\u2019aves pas d'autre proie Que les parfums, souffles du ciel, Vous qui fuyes quand vient décembre, Vous qui dérobez aux fleurs l'ambre Pour donner aux hommes le miel, Lead Chastes buveuses de rosée, -Qui, pareilles à l\u2019épousée, Visitez le lis du coteau, ; O soeurs des corolles vermeilles, Filles de la lumière, abeilles, Envolez-vous de ce manteau! \u2018 k \u201c Ruez-vous sur l\u2019homme, guerrières! O généreuses ouvrières, Vous le devoir, vous la vertu, Ailes d\u2019or et flèches de flamme, Tourbillonnez sur cet infâme! Dites-lui: \u201cPour qui nous prends-tu?\u201cMaudit! nous sommes les abeilles! Des chalets ombragés de treilles otre ruche orne le fronton: Nous volons, dans l\u2019asur écloses Sur la bouche ouverte des roses Et sur les lèvres de Platon.\u201cCe qui sort de la fange y rentre.a trouver Tibère en son antre, Et Charles neuf sur son balcon, a: sur ta pourpre il faut qu'on mette Non les abeilles de l\u2019Hymète, \u2019 dais Pessaim noir de Montfaucon!\u201d Et perces-le toutes ensemble, Faites honte au peuple qui tremble Aveuglez l'immonde trompeur, \u2019 Acharnez-vous sur lui, farouches, Et qu\u2019il soit chassé bar les mouches Puisque les hommes en ont peur! \u2019 VI Les Châtiments.CTOR HUGO.pra UN POETE II Et lui, quel chagrin espére-t-il me causer en m\u2019appelant Lacenaire?Sil veut dire que je l'ai assassiné, il fera rire.Qu'importe d'être traite d\u2019assassin par M.Hugo, ou d\u2019athée par Poivreux, ou d\u2019espion par Lapouille! Un jour, M.About m'a appelé \u2018Marat; un autre jour quelqu\u2019un qui est à M.Buloz m'a appelé Rabelais; il y a aus- \u2018es Philibrand qui jure ses grands dieux que je suis l\u2019auteur secret d\u2019un livre obscene; purs traits d'esprit, purs havihismes! = * - M.Hugo nourrit une autre idée.Il assure à diverses reprises que ses vers sont un pilori, qu\u2019il fait la fonction du bourreau, que ceux qu'il marque sont marqués à Jamais.C'est une prétention de poète qu'avait eue déjà un fameux marqueur nommé Earthélemy, lequel, je crois, na marque personne autant que lui-même.Pour mon compte, je passe à M.Hugo de prendre ce plaisir, \u2014 que je conçois trés-bien.Mais il \u2018devrait craindre son intempérance et ny pas mettre tout le monde, à ce terrible pir lori.Je m\u2019y vois en compagnie de Pie 1X! Je pénse que Pie 1X s\u2019en tirera et me déclouera: et je m'en irai dans, la suite de Pie 1X, laissant une réputation pour le moins aussi respectable que celles d About, Lapouille et Philibrand.* = * Quant à M.Hugo, c'est un grand et illustre poète qui se verra pardonner beaucoup de grands et misérables torts.La postérité, toutefois, lui fera certaines difficultés.; 2.Il disait jadis que le romantisme était le libéralisme en littérature, et que ce libé, ralisme réussirait comme l\u2019autre.En effet! Le libéralisme littéraire a réussi cxacte- ment comme le libéralisme politique: il a emporté la place, il n\u2019y a rien laissé, il n\u2019y mettra rien, il n\u2019y demeurera pas, et son passage ne sera marqué que par des bre- ches probablement irréparables.Je vois encore du havinisme dans cette destinée.La postérité chicanera M.Hugo là-dessus, et sur d\u2019autres points.Elle le trouvera court dans ses longueurs, mesquin dans ses tapages, enflé, détonnant, plus chevillé que de raison, trop embesogné de montrer l\u2019esprit qui lui manque, mauvais cultivateur du merveilleux héritage qu\u2019il a reçu.La pom- e de son bagage sera fort détruite.Déjà quelques-unes de ses immenses baudruches se dégonflent, et_l\u2019admiration de M.\u2018Havin, pesant sur ces fragilités, en précipitera l'irrévocable aplatissement.| » Et ce n\u2019est pas tout! Les \u201cChâtiments \u201cont favorisé par la main la plus injuriée et la plus mordue, ont réalisé presque tout le \u2018programme du poète.L'Italie est \u201caffran- \u2018chie\u201d, d'autres grosses choses sont faites \u201cou sont mûres, la démocratie est en pro- \u2018grès.Il faut donc que M.Hugo s'accuse \u2018de n\u2019avoir pas eu la moindre perspicacité, \u2018ou qu'il se confesse ingrat.Il ne peut plus tarder d\u2019exprimer les mémes sentiments qui rendaient si criminelles a ses yeux Les âmes de.et de., ces gueuses! - D'un autre côté, si l\u2019on considère Pie IX, et les évêques et religieux de l\u2019Italie, leur \u201cpilori\u201d ressemble de plus en plus à l\u2019échafaud des martyrs.Sur les marches de cet , autel, l\u2019ancien \u201cpoète serein\u201d de l\u2019ère phi- _\u201clippiène prend une belle figure, avec ses \u2018 outils de bourreau, souffletant de ses vociférations les seuls hommes qui fassent \u2018hionneur à la conscience humaine! v 0° Depuis que ces pages sont écrites, j'ai lu les \u201cChansons des Rues et des Bois\u201d, et \u201ciil est arrivé un fait que je n'aurais pas attendu à cette occasion.\u2026, Les \u201cChansons\u201d, soeurs très-ressemblan- - tes des \u201cChâtiments\u201d, et filles comme eux de I'ame grossière et violente, sont cependant singulièrement mieux tournées.\u2018L\u2019au- \u2018teur n\u2019a pas donné de pièces de métier où .paraissent autant la force et.la .dextérité de sa main.Cela est plein, sonore, d\u2019une sû- _ Teté, d\u2019une netteté, d\u2019un relief admirables.\u201c1.Peu de coton, .peu de chevilles.C\u2019est de \u201cla chair vivante et ferme, qui hondit de la œeule vigueur des muscles et palpite de la seule chaleur du sang.Je voudrais oser di- Te que ce recueil est le plus bel animal qui existe en langue française.| a) en loue aussi, daris une certaine mesure, l'inspiration.uant au caractère intime de cete ins- AM ue ration, je n'essaje même pàs de formuler ~~ _.vu #5 = 52 sentiment que.j'en ai.Elle.est un .châti- ! ment, et d'autant plus terrible que l'auteur nen sait absolument rien.M.Hugo est né en 1802, ce qui le mène aux environs du point de maturité où se trouvaient les deux vieillards qui s\u2019introdui- Sirent auprès de Suzanne, Sous la copie du tableau que Rubens à fait de l\u2019entreprise de ces amoureux, le graveur a écrit: \u2018T'urpe senilis amor\u201d! ll n\u2019en faut pas davantage ici.Le mérite que j\u2019y loue, c\u2019est la sincérité.M.Hugo se l\u2019est donné pleinement, à la Diogéne.Si les vieillards de Suzanne chantaient, nul doute qu\u2019ils chantaient les \u201cChansons des Rues et des Bois\u201d.Nous avons là toute leur âme.C\u2019est abominable.Non, je ne pense pas qu'il existe en français un autre livre de ce ton ni de ce fonds! Je crois reconnaître que Henri Heine a chanté la note initiale et créé l\u2019instrument; mais on l\u2019imite en maître ou plutôt en inventeur, et comme le pauvre Laurent Pi- chat, qui eut la première idée des Petites Epopées, il est absorbé.Quant au fait imprévu qui se manifeste à l\u2019occasion des \u201cChansons\u201d, c\u2019est le complet insuccès de ces vers si bien frappés et de cette peinture si profonde, Régnier disait: \u2019 Je fais des vers qu'encor qu'Apolion les [advoue, Peut-être dans la cour on leur fera la moue.Voilà tout justement Paventure des \u201cChansons\u201d; le public leur fait la moue.Vainement une claque industricue s\u2019évertue à les pousser, la froideur s\u2019obstine, et pour citer notre grand-père Brébèuf: Le soleil étonné voit mourir ses rayons.L\u2019eût-on voulu croire, que des \u201cChansons\u201d de M.Hugo pussent devenir ce que l\u2019on appelle en Librairie \u2018un rossignol!\u201d Ce n\u2019est pas la seule surprise mal gracieuse qu\u2019aient éprouvée depuis quelque temps les libraires du poète.11 y a aussi un tome sur \u201cShakespeare\u201d, qui s\u2019attarde; et les \u2018\u201cTravailleurs de la Mer\u201d, enveloppés d'un calme plat, n\u2019ont pu sortir du port que par le secours d'un hardi remorqueur, lequel n\u2019a pas pris, dit-on, autant de liarengs qu\u2019il pensait.Que signifie ceci?\u2014 Est-ce que M.Hugo perd la note havinienne?\u2014 Est-ce que ses derniers vers sont d\u2019une littérature trop belle et trop raffinée?\u2014 Tout est supposable plutôt qu'un accés de pudeur du public.Le public festoie toujours Béranger, et ne peut s\u2019assouvir de Thérésa ni de Ro- cambole.i Est-ce qu\u2019enfin l'heure serait venue, l\u2019heure inévitable où la foule se détache de ceux qui l'ont caressée et abaissée?Quand une force véritable entreprend de corrompre, elle prend un grand empire et réussit au gré de ses voeux, puis bientôt au-delà de ses voeux.Le moment vient ou cette foule qui a obéi longtemps, brise avec d\u2019indignes maîtres.Mais ce n\u2019est pas pour en prendre de meilleurs, c\u2019est pour se donner d'indignes favoris.Elle n\u2019aspire pas à remonter, elle veut au contraire descendre plus bas, descendre toujours, entraînée par le tempérament même que ses corrupteurs lui ont fait à chercher toujours des fanges plus épaisses, vouée à la bétise, à l'abjection, au goût des perversités et des puanteurs.Cependant les premiers corrupteurs avaient du génie, et le génie a des ailes.Génés par leurs ailes, ils ne peuvent plus précéder cette foule qui descend ni même la suivre d'assez près.Elle les abandonne alors, ne les voit plus, ne les écoute plus, ne les comprend plus, et son indifférence Laisse .insensiblement mourir un long 1 2 [amour.\u2018importe! M.Hugo peut se vanter d\u2019a- vois \u2018produit un livre rare, et écrit en mai- tres vers, et qui peint bien son homme, et qui lui fait sa statue comme il faut! Seulement ses autres poésies en sont assez déparées.À côté de ces hennissements, l\u2019ancienne pompe et l\u2019ancienne vertu perdent fort de leur lustre; tout semble blafard, \u2014 et cafard Î ; De telles choses marquent bien le dédain avec lequel Dieu laisse tomber les dons qui gagnent la gloire humaine, de même qu'il a laissé aux Romains, destinés à lui fait tant la guerre, \u201cl\u2019empire du monde, dit Bossuet, comme un présent :de mn , 3 1» -.ac 5 an de nulle prix LOUIS VEUILLOT.4 L'ACTION (Loya: avertissement) 89\" DANGER! NOS RECLAMES \u2014 Il y a , me dit mon voisin de tramway, des gens qui, s\u2019ils vivaient au dix-septième siècle, navigueraient sur la mer des Antilles et arboreraient un pavillon ressemblant à ces étiquettes qu\u2019on voit sur les boites de poison à coquerelles.Ce sont les courtiers d'immeubles.\u2014 Pardon, fis-je, pardon, il y à courtier et courtier.J'en connais un qui fait de superbes affaires, peut vous aider dans vos entreprises et traite honnêtement tous ses clients.J'ai nommé le courtier fameux, M.J.-B.-D.Légaré, dont les bureaux, 11 rue Saint-Jacques, sont le rendez-vous de tous les spéculateurs intelligents.Téléphone : Main 6620.* * *« , Je ne sais ce que vous pensez des belles journées que nous venons d\u2019avoir et peu importe ce que j'en pense; le fait demeure qu\u2019il a vraiment fait très beau.Mon ami Bézuquet en a profité pour se marier avant- hier.J'étais son témoin, je dus assister à toute la cérémonie, manger son déjeûner dinatoire, qui était détestable, et embrasser la jeune mariée, qui ne l'était pas du tout.En retour, il me demandait ce matin des conseils sur l\u2019achat de son mobilier et, comme je rends toujours le bien pour le mal, je lui conseillai tout de même de s'adresser au meilleur des meubliers de Montréal: on a deviné qu\u2019il s\u2019agit de N.-G.Valiquette, 477-Est rue Sainte-Catherine; téléphone: Est 4182.+.* Mon ami Sosthène de Saint-Prieur d\u2019Il- dormaise prétend qu'il descend des croisés.Je veux bien le croire, et ne songe nullement à lui disputer cet honneur.D'ailleurs, on descend d\u2019où l\u2019on peut, comme on peut.Mais quand il veut me parler croisées, je vais chercher un mien ami qui connaît la question à fond.T1 fabrique des croisées et des jalousies, des portes et des persiennes.Ses croisées rendraient jaloux tous les nobles inutiles du monde et ses jalousies sont la cause de celle des autres fabricants.Quant à ses portes, jamais le déshonneur ne les sut franchir.Si donc vous voulez des portes, des chassis, des jalousies ou des persiennes de toute première qualité fabriqués à bon compte, adressez-vous sans retard à Fournier & Numainville, Pare-Domi- mon, Lachine Laocks.Mentionner l\u2019Action.nx aw Les journaux ont annoncé ces jours derniers qu\u2019un certain Etat de la République américaine a décidé de faire donner dans les prisons, désormais, pour l\u2019agrément des détenus, des spectacles de cinéma.Voilà au moins des prisonniers qui ne s\u2019ennuieront pas! Sauf le privilège de cireuler dans les rues boucuses, de monter dans les tramways encombrés, enfin de fumer Je cigare en compagnie des politiciens dans les couloirs du parlement, ils auront tous les avantages possibles de la vie civilisée.Le cinéma, pen- scz-v, ils auront jusqu\u2019au cinéma! Il ne leur manquerait plus, pour être parfaitement heureux, que de pouvoir assister maînte- nant à de vraies pièces, jonées par de vrais acteurs, sur un vrai théâtre.Mais on ne peut tour avoir et il faut bien, tout de meme, punir un peu les coupables.Le bonheur d'entendre la Closcrie des Genéls, drame en cinq actes, de Frédéric Soulier, sera réservé, pour longtemps encore selon toute apparence, aux seules honnêtes gens.Vous tous qui êtes vertueux, et qui par conséquent n\u2019avez jamais été en prison, ne manquez pas de vous rendre en foule, toute la semaine prochaine, au Théâtre National, pour applaudir comme elle le mérite l\u2019admirable pièce de Frédéric Soulicr.° \u201cLe plus précieux de tous les biens, nous disait un jour M.L.-A.Lavallée, le plus précieux de tous les biens, après le bonheur d'être maire de Montréal, c\u2019est la santé.\u201d M.Lavallée avait raison: les dieux, dans leur puissance et leur bonté, ne sauraient octroyer a l\u2019homme de plus grand bienfait, lls ne sauraient non plus le frapper plus sévèrement qu\u2019en l\u2019accablant sous le poids de la maladie.Si vous en doutez, vous n'avez qu\u2019à jeter un coup d'oeil sur ces malheureux que déprime et que tue lentement l\u2019anémie.De l\u2019aveu de tous les médecins, l\u2019anémie, ou la faiblesse du sang, est incontestablement l'un des plus grands fléaux de nos temps.Pour combattre ce mal, si longtemps rebelle à tous les soins, la science a pu trouver enfin un remède efficace: c\u2019est le quinquina.Depuis longtemps l\u2019on connaissait les merveilleuses propriétés du uinquina contre la faiblesse du sang et la débilité de l'organisme: par _ malheur le quinquina à l\u2019état pur ne s'assimile pas et il fallait lui trouver un véhicule qui lui permit de pénétrer dans l'organisme.Après d\u2019infinies recherches on a enfin élaboré la formule, désormais célèbre, qui sert à la préparation du porto au quinquina, Le Wilson\u2019s Inualids\u2019 Port Wine, le modèle de ces vins, opère ainsi, chaque jour, des guérisons nombreuses.Les milliers de malades qu'il a rendus à la santé sont là pour en témoigner et il est recommandé par les membres les plus sérieux de la Faculté.\u2014 En vente chez L.-A.Wilson & Cie, 187 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 2957.: .e Voici l\u2019année r91:1 qui tire à sa fin.Elle aura marqué bien des progrès, s\u2019il faut\u2019 en croire les journaux.On fait là-dessus \u2018de beaux articles et de beaux discours.Tout cela malheureusement n'empêche pas que la mortalité infantile, en 1912, à augmenté dans des proportions qui causent du tracas à tout le monde, même à nos savants hygiénistes.On se demande que faire pour enrayer le fléau et nous connaissons des médecins qui avouent y perdre un latin qu\u2019ils n\u2019ont jamais d\u2019ailleurs bien possédé.Tous les moyens ont été préconises, 'tentés, .rejetés, repris.et.finalement: abandonnés.On a fai uiltir:le lait, -on-l\u2019a:-pasteu- v risé, évaporé, coupé, \u2018transformé, si bien ES le Cede a 10 = 3 qu\u2019il n\u2019y avait plus de lait que le nom, et-les décès ont continué, plus nombreux que jamais.Un jour vint cependant où l\u2019on couvrit que le seul moyen de venir à bout \u2018du fléau, c\u2019était-de donner au: lait une densité égale dans toutes ses parties, de mae nière à empêcher la coagulation.Un seul appareil a permis de résoudre ce problèmie et c\u2019est cclui qu\u2019emploie la Compagnie Canadienne des Produits Agricoles, pour la fabrication du lait Laurentia.Ce lait, produit de vaches très saines et régulièrement examinées, est apporté aux laboratoires dans des vases propres.Il est immédiatement soumis à des bactériologistes, qui le mettent de côté si le moindre germe douteux y est découvert.La traite est ensuite, séparément, mise dans la machine, qui écrae se les parties grasses du lait jusqu'au moe ment où toutes possèdent la même densité, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019au moment où elles sont homogénéisées.De cette manière, le lait ne peut ni tourner ni se gâter, et la crême ne peut se détacher du petit lait comme cela se fait si vite à cette époque de l\u2019année.Soigneusement bouché, ce lait se conserve indéfiniment.Tous les médecins recommans dent le lait Laurentia, pour les enfants come me pour les grandes personnes.Il est pur, nourrissant et salubre.Pour les commandes, s'adresser aux bureaux de la Compagnie, 21 rue Saint-Pierre; téléphone: Main 3152.* .On causait, dans le pullman du train Montréal-Ottwa, de toute chose, et même de politique.Soudain, un gros monsieur, qui s\u2019épongeait le front avec un mouchoir rouge, déclara que tous les politiciens sont des voleurs et tous les politiques des fripouilles.Un membre du Club Letellier allait lui vertement répliquer, quand Béatrice dit tout haut: \u2014 Je n\u2019entends rien à la politique, et ce dont vous parlez, mese sieurs, ne saurait nullement m'\u2019intéresser.Dites-moi done plutôt comment je pourrais prétendre à la fortune.\u2014 Ma fortune est à vos pieds, dit le vieux podagre en minaue dant.\u2014 Moi, je vous offre mon avenir, cria le bouillant jeune homme.\u2014 Et moi, mon talent, dit l\u2019urtiste-peintre qui m'\u2019avait emprunté trente sous la veille \u2014 Vous vous jouez, Messieurs.Vous savez que je ne veux de votre fortune, dit-elle au vieux beau: les conditions sont trop désagréables.Vous, jeune homme, votre avenir ne me dit rien qui vaille et quant à vous, artiste que j'aime en secret, vous ne saurez jamais conquérir qu\u2019une gloire posthume.Je veux d'aît- leurs devenir riche par moi-même.\u2014 Un silence ayant suivi ces paroles, Herménégile de dit: \u2014 Votre fortune, Béatrice adorée de tous, est dans vos yeux charmeurs et sur vos lèvres vermaeilles, mais si vous la voulez conquérir sans ces attraits, vous le pouvez en faisant de la finance.\u2014 (De la finance, mais je m\u2019y connais encore moins qu\u2019en politique! \u2014 Inutile de vous y con naître pour le placement que je m'en vais vous indiquer.Je sais des terrains qui ne valaient rien il y a deux ans ct qui se vendent aujourd\u2019hui cinquante cents du pied carré.Dans cinq ans ils vaudront deux piastres et quantité, mais 1] s\u2019offre à les partager avec vous.11 vous les vend presque pour rien, et vous accorde tout le temps qu'il faut pour les payer, Grace aux communications rapides, ces terrains, situés à deux pas de la gare de Strathmore, sont pour ainsi dire\u2019'au centre de la ville \u2014 c'est-à-dire à moins d'une demi-heure de la rue Saint-Laurent.- On vous.recommande particulièrement ceux de la Lake Breese Terrace.Si vous voulez les visiter, M.Marcil vous paiera le voyage.\u2014 Moi aussi, firent mille voix que l'argument d'Herménégilde avait réveillées \u2014 Et tout ce monde voudra dès lundi, sans doute, rendre visite à M.Georges Marcil.Bureaux: 80 rue Saint-Jacques; téléphone: Main 3701.ee ch: CELLE QUE J'AIME Elle a la jeunesse et la grâce, \u2018 Un regard qui, fièrement, Ru Mire l'âme de notre race : Et parle au coeur éperdüment! Un teint de rose enamourée:.» Qui s'ouvre au soleil radieux.Et sur une bouche pourprée - Un sourire à damner les'dieux! .Des cheveux châtains que messire CT Printemps lui frisa sur le fromt - Dès le jour que, sans en\u2019 rien dire, Il Sattitra son chaperon.: Loris, Des yeux tout chargés de-mystère, Tristes et rieurs à la fois, +\", \u2019 Larges et noirs, dans lesquels \u201cerre Le frisson des jeunes émois.>; \\ Des yeux béants comme sin abime, 20 Des yeux sans fond; des yeux subtsls; Purs comme la clarté sublisie: : Qui se déverse entre leurs cils!., : BH ne us - ny Très femme, elle a coquette miñie, * Mais on entend, sous ses atours,.Un petit coeur que l'on devine .Battre la marche des amourst:, .ARMAND LÉCLAIRE.Montréal;.24- novembre 1911.© ne, 2° CL \u2019 5 » UN BON JOURNAL DOIT VA LOIR UN MAUVAIS CIGARE.ACHETEZ L'ACTION\u201d: EN VENTE PARTOUT, CINQ SOUS LE NUMERO.IR vi A : PR Pele elt dans dix aus on.se les arrachéra.| ids.de Por.M.Georges \u2018Marcil en a acHeté ane - 4 LE RESPECT DU \u201cSOME\u201d \u2014 Le re- eorder condamne un cmployé du \u201cPower\u201d qui ovait fermé le gaz sans la permission de lu maîtresse de céans., C\u2019est sous ce titre, à la fois prudhommesque et joyeux, que la Patrie racontait jeudi l'aventure d\u2019un employé du trust de l\u2019éclairage.Il est malheureux que les employés du trust ne soient pas cités plus souvent devant les tribunaux: cela leur apprendrait peut-être à ne plus fermer le gaz sans la permission de la maîtresse de céans, et cela aiderait à la conservation d'un vocabulaire qui a non seulement son charme, mais son utilité.; Pénétrer cëans pour eutrer, l\u2019implacable camarde pour la mort, l'onde perfide pour l\u2019eau, les flammes dévorantes pour le feu, toutes ces expressions dues à l'imagination féconde et au sens attique des Testevuyde, des Lapoire ct des Latrouille, ornent à bon droit les scrap-books des demoiselles de la rue Panct, mais surtout, elles sont la preuve vivante qu\u2019en dépit de nos petits zoïles nationaux il existe bien une littérature canadienne.Le jour où on n\u2019écrira plus dans la Presse et la Patrie: pénétrer céans, la maîtresse de céans, l\u2019onde perfide, la camarde implacable, c'est toute une époque de notre vic intellectuelle qui s\u2019en ira dans la tombe.* » * .- En fait de joyeuseté, vit-on jamais\u2014même dans nos grands journaux comiques\u2014rien d'aussi bien fondé (pardon, Rinfret) que le récit fait de la mort de Jean Guiraud par la Patrie du méme jour?Une nouvelle stupéfiante s\u2019est répandue ce matin, comme une traînée de poudre, dans les cercles artistiques et un peu par toute la ville.Guiraud est mort! .\u2014Comment Guiraud est mort; Jean Gui- raud, du National?_ \u2014 Eh! oui, mort subitement, à 3 heures ce matin.2 © .\u2014Mais il jouait mardi! _.\u2014Que voulez-vous, la mort, ça ne prévient pas avant de frapper.encore ches Gauvreau, La suite nous apprend que le reporter, s\u2019étant transporté au numéro 406@ de la rue Beaudry, où le défunt habitait avec son EPOUSE, a retrouvé LE BON CAMARADE entre les mains des croque-morts PROCE- DANT A SA SUPREME TOILETTE; ce qui porte à croire que le défunt a conservé jusque dans la mort ses habitudes de propreté.Depuis dimanche le défunt se plaignait d'un DELABREMENT GENERAL, mais il vou- dut quand même jouer son rôle au théâtre, ET DE FAIT, IL JOUA JUSQU\u2019A MARDI INCLUSIVEMENT.Puis L'HOMME DE L'ART est venu\u2014na- \" giiréllement.\u2014Mais ce pauvre Guiraud a expiré quand même.4.Suit une demi-colonne de biographie, où mous lisons : Ce pauvre Guiraud était le camarade des ca- sde Depuis près de'dix, ans qu\u2019il vivait à \u201cMontréal on ne lui connaissait pas un ennemi.10 Franchement bon garçon de caractère, il ne Pouvait pas en vouloir à qui que ce fut (sic), et mous, savons maintes circonstances, où il vendit,sans ostentation, le bien pour le mal, -, Cependant, sans s'en rendre compte, Guiraud m'était pas en parfaite santé depuis quelques années.Guiraud fut vraiment un artiste estimable, et, au dire de ceux qui l\u2019ont connu, un bon camarade; mais voyons, reporter, qu'est-ce qu\u2019il vous avait fait, pour qu'au nom de la sainte amitié .vous lc traitiez ainsi?N\u2019auriez- vous pu au moins lui épargner le cependant?Parce qu'un homme fut comédien, faut-il danser sur son.cadavre?Benoist lecteur, douce lectrice, jugez un peu, si Guiraud n\u2019avait pas été franchement bon garçon DE CARACTERE! e e Toujours dans la.Patrie de jendi, À propos dè certaine.vente de terrains, .l\u2019on nous ap- de d que M.Geo.Lightall a été le NOTAI- E INSTRUMENTANT.L'on vient d'inventer aux Etats-Unis, pa- fait-il, sur le modèle des distributeurs automatiques de timbres-poste et de gomme 3 mi- cher, une machine qui avale une piéce de cin- Quante sous et qui vous.le rend sous forme d\u2019acte notarial.Cest par opposition a cet instrument notariant qu'aujourd'hui, -à :la Patrie, en parlant de telle ou telle transaction, l\u2019on ne dit plus le notaire tout court, mais le notaire trumentant, La langue comme tout le.reste évolue ; pour l\u2019expression de besoins nouveaux, il faut des mots nouveaux.: A 120 2 TS \u201cCependant\u201d, ces joyeusètés du journalisme (heavyweight \u2018canadien-francais \u2018ont un côté sé- Tieux que.les journaux comme l\u2019Action au- \u2018raient tort \u2018de ne\u2019pas signaler, ne fit-ce \u2018que de \u201c temps à \u2018autre et uniquement pour ne pas \u2018laisser prescrire en cette terre supposée fran- Çaise les lois du bons sens.Chose digne de-remarque, en effet, les coq- | à-Fâne comme nous venons d\u2019en relever trois entre cinq cents dans un seul numéro de la Patrie, sont, dans la presse canadienne, le .@uasi-monopole des feuilles .françaises.J A quoi diable cela tient-il ?., Jusqu'à preuve du contraire, nous _estime- fons que cela tient à trois causes principales + Ligngrinte ncropable de piper dis SE a NT Eo TT + de'ta : \\ vigerters.© rh > EL ITS a ne notre \u2018provin Ce, : quand: un \u201chomm e a échoué partout,:i! se fait Fournaliste.Le scri- = he qui pleurs de cabot sur la tombe 2 L\u2019ACTION la scène, qui a joué les rôles muets dans un scope quelconque avant de pratiquer ce que le callipyge Latrouille aime à appeler le journalisme militant.Le scribe qui nous décrit, en style de pompier, la pâle main de la mort im- blacable, est un raté de la médecine, qui, avant de se mettre à écrire, a fait de l\u2019anatomie sans soupçonner ce qu\u2019il y a de simple, d\u2019harmonieux, dans les lois de la vie et de la mort.Le scribe qui a inventé le notaire instrumentant serait un raté du droit ou du notariat que jen serais l\u2019homme le moins surpris du monde.À ces différentes classes de ratés, joignez le raté du génie civil (espèce plus rare, cependant), le raté de la théologie, et quelques autres espèces de ratés; et vous commencerez à comprendre l'épouvantable pauvreté intellectuelle qui s'accuse dans 99 colonnes sur 100 de la Presse et de la Patrie.2° L\u2019inaptitude de la plupart des reporters à apprendre.On peut être ignorant et en ressentir l'ignominie, Je suis sûr qu\u2019à l\u2019Action, par exemple, ce n\u2019est pas sans un sentiment très vif de honte que souvent, sous la pression dec toute sorte de circonstances, l\u2019on se voit forcé de livrer à I'imprimeur des articles a peine ébauchés.Je connais de même des garçons intelligents qui, humiliés d\u2019avoir à gagner leur pain Quotidien dans ces taudis intellectuels qui s'appellent la Presse et la Patrie, n\u2019en applaudissent qu\u2019avec plus d\u2019entrain daris leur coeur, chaque fois qu\u2019un\u2019 gavroche comme Asselin, un esthète comme Fournier, un philologue et un grammairien comme Rivard, montrent par des citations l'ineptic de notre presse quotidienne canadienne-française.Moi qui écris ceci, je fais des chiens écrasés à coeur de semaine, et c'est pour m\u2019en décrasser les pieds \u2014les pieds avec qui l\u2019on me paie pour écrire\u2014, Que j'ai résolu, intellectuellement parlant, de venir à l\u2019Action, à partir d'aujourd'hui, besoin ou pas besoin, prendre au moins un bain par année.Mais nos ratés! D'abord, l\u2019envie les ronge.Dans les beuveries du samedi matin, en petit cénacle, ils élisent parmi eux, d\u2019un commun accord, des dieux qu\u2019ils opposent avec une fureur bruyante à ceux des honnêtes gens.Leur orateur d\u2019avenir est Testevuy de\u2014 vous savez, le grand Testevuyde, qui s\u2019est élevé sans effort, en moins de vingt ans, du poste de rédacteur en chef à celui de reporter.Gargouillot,\u2014Pancien cabot a la voix de fer-blanc qui fait des vers de cabot avec des réminiscences poétiques de cabot cimentées des larmes gélatineuses du cabot.\u2014Gargouillot est leur poéte favori.Leur prosateur, vous le devinez, c\u2019est Pansereau \u201cquand il veut s\u2019en donner la peine\u201d; ils aiment son style, où, suivant je ne sais plus quel éphémère chansonnier, l'odeur du rôt, Se mêle au parfum de la rose.C\u2019est aussi Bouldautiède, aux premiers- Montréal bcdonnants et flasques comme sa personne.Ah! il faut avoir, comme moi, assisté cent fois à ces priapées de castrats, pour savoir quelle rage impuissante les ronge d\u2019entendre dire qu\u2019Asselin a de la vigueur, Fournier des lettres, Héroux du bon sens, Lozeau, Gill et Doucet de l'inspiration.C'est surtout aux champions les plus combattifs du bon sens\u2014 aux Asselin, aux Fournier,\u2014qu'ils en veulent.J'en connais qui n\u2019hésiteraient pas un instant à tuer Asselin s'ils pouvaient, comme dans l'hypothèse du philosophe, le faire à distance, à seule condition d\u2019en formuler le désir au fond de leur âme.D\u2019autres, sans aller tout à fait jusque-là, ne peuvent sans jaunir entendre nommer ceux qui se sont fait à bon marché une petite réputation d'hommes d'esprit en collectionnant les plus flagrantes de leurs aneries, Vous connaissez les attaches politiques de Latrouille, écrivassier à la Casserole?\u2014 C'est le .type par excelence du Bleu stupide, qui se bat pour le vieux drapeau comme le boeuf va au labour \u2014 sans savoir pourquoi.Eh bien, Latrouille était contre Asselin aux élections derniéres\u2014Asselin qui, généralement supérieur à Bourassa par la logique, faisait pourtant comme celui-ci, le malheureux ! la folie de se battre pour mettre des Bleus, rien que des Bleus, au pouvoir.Un journaliste d'intelligence moyenne se fut dit: \u201cVoici un homme qui, à sa manière, peu importe! parfois sur mon dos, peu importe ! travaille depuis dix ans à l\u2019affranchissement des serfs intellectuels que nous, les reporters ca- nadiens-français, sommes entre les mains d\u2019un Louis-Joseph .Tarte ou d\u2019un Treffié Ber- thiaume : Je vais lui donner Un Bleu d'intelligence moyenne se füt dit: Cet Asselin est un fier jobard, de se battre ainsi pour un parti qui, | quelques hommes près, se fiche du nationalisme comme un poisson d'une pomme; mais si la bétise d\u2019Asselin peut profiter aux Bleus, je veux bien voter pour Asselin\u201d Lui, Latrouille, ce qu'il écouta en cette circonstance, ce ne fut ni son devoir de citoyen, ni l\u2019intérét du parti Bleu ; ce fut la haine implacable du raté pour l\u2019écrivain qui le rudoya accidentellement en [pafouant une .es- \u20ac particulière et particulièremes isib de.la bétise humaine cnt nuisible = i { i i assez.dit pour expliquer Ja: la maîtresse de céans, l\u2019iné-.le bon garçon de caractère, et) le Rédacteur, de| considération, je me \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 PE XO 0 2 \u201cMONTREAL dl Pel JUIF\u201d Charlebois .prépare un nouvel album.Montréal juif, tel en sera le titre et le sujet.{ Rassurez-vous, il ne s\u2019agit pas dattiser | encôre les \u2018haines \u2018de races, Montréal juif! ne sera pas un pamphlet antisémite, .Charlebois se.propose seulement de no- | ter dans ce recueil quelques-uns des traits | les plus frappants de l\u2019invasion juive à: Montréal.Il n\u2019oubliera cértes pas les défauts et les.ridicules de ces nouveaux venus, et saura, à l'occasion, les marquer | comme il conyient; mais il ne veut pas en! revanche ignorer leurs noinbreuses quali- tés; il entend au contraire les offrir en exemple à nos propres compatriotes.L'Action est heureuse de pouvoir offrir Sota 43a lécteurs Un dessin em- \u2018bie DEES ¥ SYERES pa 5 à bien voulu nous communiquer, Ils donneront peut-être quelque idée.\u2018def | Vintétés du gouyel album.L'\u2019Action\u201d Jules pour at Sid à Hees 3 pee P > Pepe me Les Doni ee Les Joyeusetés du Journalisme Heavyweight vans Les syndicats ouvriers \u201cinternationaux\u201d représentés à Montréal par MM.Verville et Ainey.ont souscrit $194,612 à la défense des.McNamara parce qu\u2019ils croyaient ceux-ci innocents.Zuze un peu, mong bong, J s'ils ne les avaient pas crus innocents ! L\u2019Américain qui dirige les finances de la.Perse annonce qu\u2019il est prêt à abandonner ce poste si cet acte peut profiter à son pays d\u2019adoption.On n\u2019attendait rien moin d\u2019un Américain devenu le trésorier du Grand-Turc.Ces damnés \u2018Yankees, quel est le qu\u2019ils n\u2019ont pas battu ! .+ >.de la Gasctte dit que tous t fermé vendredi à Ottawa.Les employés protestants.observent donc maintenant les fêtes catholiques?Aurait-on.vu cela sous M.Laurier ?.record: Le correspondant les bureaux publics D'après M.Cox, autrefois professeur à McGill, il n\u2019y a pas la moitié autant de gobegie (graft) en Australie qu\u2019au Canada.Cela tient sans doute à ce que l\u2019Australie- est surtout peuplée de nègres et de kangourous.+ ° \u201cUne réaudition de Tosca (sic).Madame- de Reyne dans le rôle de Tosca (sic).À Montréal on s\u2019est habitué à voir Tosca (sic) sous les traits, etc.Le supplice moral qu\u2019endure Tosca (sic).\u201d Ainsi s\u2019exprime un confrère, voulant parler sans doute de /a Tosca.Non, mais est-il drôle, un peu, celui-là, avec sa manie de vouloir à toute force la traiter de Tosca) = 4 Le Canada reproche à M.Monk d\u2019avoir fait cette constatation, pourtant bien naturelle, que M.Laurier n\u2019est plus au pouvoir, Il appelle cela de l'impudence et il accuse le ministre des travaux publics d\u2019abuser lâchement de la victoire.M.Parent, notre ancien premier-ministre provincial, et l\u2019une des grandes admirations du Canada, jadis avait des procédés plus dé- délicats.\u2014Répondez, mais répondez donc! Justifiez- vous! lui criait un jour M.Pelletier, qui venait de porter contre le ministère une accusation de la plus haute gravité.À quoi M.Parent répondait en ces termes textuels : \u2014On vous laisse vider.On vous répondra par le vote.La Chambre est prêt sic).- : Et, M.Parent, qui.est un fin lettré, comme chacun.sait, ayant grandi.dans PAthènes.de l\u2019Amérique, M.Parent prononçait: pra, avec trois accents circonflexes : ambre est pra.«1: (De.la Patrie de jeudi, dernière page, huitième colonne.) \u201d -.Gea.Harrington a été arrêté rue Onta- hier, ar le constable Zénon Robillard, rappelait rien, ce matin.- Le recorder Weir a obligé d\u2019être sévère.[ Un ivrogne qui pense S'EN avec une légère puni, alors auil jurait comme un paien.Il ne se dit qu\u2019il se voyait 233 CLAIRER amende, n\u2019est pas assez
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