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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 6 décembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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L'Action, 1913-12-06, Collections de BAnQ.

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[" ; e ANNEE\u2014No 139 3m PPT CRETE US SEE 3 TRUS LBS SAMRDIS - \u2018 \u2014 - Action Toumbé dèssus ! Escrasas lous! (CYRANO) a LE NUMERO: CINQ SOUS PAR AN: DEUX DOLLARS SE TE M.Georges Pelletier et l'immigration Nous remercions M.Georges Pelletier d'avoir bien voulu nous adresser un ex- vaplaire de sa brochure sur l'immigration.Ce travail, à tout prendre, est un des plus consciencieux et des plus substantiels qu'on ait encore donnés sur le sujet.Il est rempli d'observ ations du plus haut intérêt.Dans l'un de ses derniers chapitres, M, Pelletier n'hésite pas à écrire que, de tous les dangers qui nous Menacent, l'inmigra- tion est le plus grand et de beaucoup le plu: pressant.Comme il a raison! De quelque importance que puissent être, à l'heure qu'il est, les autres problèmes que nous avons à résoudre, et notamment cette fameuse Mar:ne, ils n'approchent pas en gravite de celui-là, Nous l'avons déjà dit bien des fois et nous osons le redire au risque de nous exposer une fois de plus au repro- d'exagération: la question de l'immigration, à elle seule, est cent fois plus importante, pour notre avenir national, que toutes les autres ensemble.Cela est particulièrement vrai du point de vue canadien-français.La marine pourra nous coûter beaucoup d'argent, d'énormes gaspillages.La politique fiscale de M.lorden (ou demain celle de M.Laurier) sera, peut-être, fort préjudiciable à nos intérêts économiques.Mais, dès que l'on est assuré de la vie, tout se répare.\u201cPlaie d\u2019argent n'est pas mortelle.\u201d On n'en saurait dire autant de l'immigration, puisque, d'ici vingt ans, elle nous aura virtuellement coûté existence.La marine et la protection douanière (ou la réciprocité) pourront nous blesser : l'immigration nous tue.M.Pelletier, qui s\u2019est placé dans son étu- ne dit pas toutes ces choses, mais évidemment il ne peut s'empêcher de les penser avec nous, on n\u2019en doutera pas un instant dès qu\u2019on aura lu sa brochure.-\u2014 Mais demanderons-nous pour terminer, mais alors, pourquoi, cette question, l'a-t-on tellement négligée jusqu'ici?l'ourquoi, au lieu d'en faire, comme de la marine par exemple, l'objet de toute une cunpagne, \u2014 d'une campagne méthodique, ardente, acharnée.\u2014ne lui a-t-on guère ia- Mais colisacré que quelques discours alors, ou quelques articles par-ci par-là?Pourquot M.Monk, M.Bourassa, M.Lavergnc, pourquoi les seuls défenseurs qu'ait cu chez nous l'intérêt national, en ces dernié- res années, ont-ils voulu sacrifier à la seu'e marine cette question qui leur paraît certainement, tout comme à M.Pelletier, de beaucoup plus grave et plus pressante que toutes les autres?Parce qu'elle offrait sur le public, de par sa nature, une prise moins facile?l\u2019arce qu'elle se prétait moins à de passagers succès de presse ou de husting?Tous les hom- Mes que nous venons de nommer ont déjà donné de leur désintéressement des preuves trop éclatantes et trop répétées, pour que nous nous arrétions un seul instant à cette supposition.Mettons simplement, avee les héros des drames romantiques, que \u2018c\u2019est la Fatalité oui l\u2019a voulu.\u201d En attendant une meilleure explication, c\u2019est encore à celle-là que nous yréférons nous en tenir.Il est vrai qu\u2019elle Wa aucun sens, mais au moins elle ne blessera personne.Vous admettrez que c\u2019est un avantage.eau point de vue canadien \u201ctout court\u201d, JULES FOURNIER C\u2019est M.Emard qui a raison Qui aurait pensé que la proposition d\u2019ar- nexer quelques petites localités de la banlieue à Montréal constituiat un danger juur l'enseignement religieux à l\u2019école?celle de Toutes les banlieues sont en pleine croissance ; c'est 1a surtout que se produit l'augmentation de population constatée dars l'agglomération montréalaise à chaque recensement.MH leur faut donc emprunter, et emprunter beaucoup pour leurs écoles.Or, par cela seul qu\u2019elles sont les banlieue= elles n'ont pas sur le marché financier le crédit de la Ville.Pendant que Montréal emprunte à 4 et 454, elles doivent payer jusqu'à 6 et 7 pour cent : des obligations ou \u201cdébentures\u201d à 3 pour cent se vendent couramment 15 et 20 points au-dessous du pair, La municipalité de Verdun n'a-t-elle pas emprunté dernièrement à la Caisse Nationale d'Economie $73,000 4 8 pour cent?En outre, pendant qu\u2019à Montréal c'est la Ville qui prélève à ses frais l\u2019impôt scolaire, - - dont elle remet le produit intégralement à la Commission, \u2014 dans la banlieue il faut un personnel particulier pour la perception de cet impôt, et il en résulte un sur- croit de dépenses considérable.Enfiu, beaucoup de banlieues, surtout des Quartiers d'habitation ouvrière, n\u2019ont pas Ou, ont très peu de ces grandes propriétés Reutres où anonymes, si nombreuses à Montréal et dont les contributions servent a alléger celles des péres de famille.C'est l'ensemble de ces conditions finan- cieres ct administratives qui rend la situation intenable pour certaines commissions scolaires de banlieue, Par le seul fait de la différence dans les taux d\u2019emprunt, une école qui coûte $100,000 à la Ville de Montréal (dont les contribuables, généralement plus à l'aise, sont de plus dispensés des frais de perception et fortement aidés par la propriété neutre), revient à $125,000, $150,000 et $175,000 à des populations ouvrières qui, dans la crise économique actuelle, ont toutes les peines du monde à se tenir l'âme rivée au corps.Ville Emard, avec une taxe de $0.60 par $100, ne peut honorer ses obligations, quand Montréal, avec une taxe de $0.40 seulement, a un ex- cédent de 33 pour cent.Si cela est nécessaire, ajoutons que l\u2019uniformité des livres de classe, qui existe à Montréal, n\u2019existe pas entre les multiples municipalités de la banlieue, et que le coût des livres en est augmenté d\u2019autant.L'annexion remédierait à ce terrible état de choses.C'est ce qu\u2019a pensé l\u2019échevin Emard en demandant l'annexion de Ville- Emard.Hélas! au dire des journaux, M.le président de la Commission Scolaire de Montréal verrait dans ce mouvement d\u2019au- nexion un péril pour l\u2019influence du clergy dans les écoles.Comment M.le Président aurait pu en arriver à cette conclusion, voilà qui échappera à plusieurs: il n\u2019y a en cf fet qu'à Montréal qu\u2019un tiers des places à la Commission revient de droit au clergé, \u2014et il n'y a aussi qu\u2019à Montréal que le système électif, engin d\u2019anticléricalisme au dire de la Croir, de la Vérité et de l-lction Sociale, n'existe pas.Nous sommes sûr que les journaux ont mal rendu l'opinion de M.le Président, intelligence si vive, si juste, et surtout si ouverte au progrès.Certaines gens ont l'air de croire que plus les livres coûtent cher aux parents, plus l\u2019enseignement est retardé par la diversité des livres et plus les contribuables paient d'intérêts sur leurs emprunts scolai 6 DECEMBRE*1915 DIRECTEUR : Les blés sont coupés d'puis longtemps, Et l'avoine aussi, c\u2019est bien sûr! L'org' n'est pas laid, le seigle est beau.La températur\" printanière; Il tombe plus souvent de l'eau, Qu'il n'en tombait l'année dernière.Le cochon n'a pas mauvais mine; Le prix d'la volaill* se soutient, Lt quant à l'espèce bovine, Elle engraisse, done elle za bien! Tout ous va bien! le gouvernement a promis avee largesse Des réform\u2019s.El bien! réell\u2019 ment, Lorsqu'il vous a fait cett\u2019 promesse, Il avait l'intention d'la f'nir.Hla même encore à cette heure.I la gardera comm\u2019 sout\u2019nir Précieus'ment jusqu'à ce qu'il meure! Parfois, avec inquiétude, ous vous dites: \u201cMais qu'est-c'que d\u2019vient Cett' loi qu'on a mise à l'étude?\u201d Calmes-vous.messieurs, elle va bien! Tout za bien, le gouvernement, Soucieux de diminuer vos charges, Les aceroil progressivement Dans les proportions les plus larges.Des titulair's de ces impôts La joie d'ailleurs est évidente; Hs vont, clamant à tout propos: \u2018L\u2019impôt va très bien, il.augmente!\u201d Que dis-je?Mais on en rencontre Et journellement je n\u2019sais combien Aurquels il reste encore leur montre! Et quelquefois même, elle va bien! Tout va bien, le gouvernement Est composé de gens intègres, Qui ne trou\" jamais leur traitement Ni leurs frais d'\u2019oyag's assez maigres! Un autre fait\u2014trop rare, hélas! Par le temps qui court, les honore.Eh bien! ils n\u2019y sont pas encore!.Lt puis, d'ailleurs, quand pour un\u2019 Quelconque, il arrive que rien Ne va, ce tencor, la même chose! Tout va bien, messieurs.tout va bien! ZIZI (1) M.Nantel pratique l'anglais depuis queique temps.C\u2019est ce qui lui permet de faire rimer \u201caffaires\u201d avec \u201corateurs\u201d.\u2014- NOTE DU BARDE.cause Or SOUS TOUTES RESERVES La déformation des mots Comme c\u2019est tout le monde quit fait le langege, il y a dans cette fabrication non contrôlée blen des hasards.La langue françal- se, si Lelle, va se corrompant.\u2014 EMILE DESCIHANEI.Ainsi parle un philosophe dont l'autorité est universelle& Et au moment où tant d'entre nous mettent hache en bois pour retenir le droit de parler le français, füt-ce mal, je me demande s\u2019il n\u2019est pas opportun res, mieux l'intérêt religieux est sauvegardé.lls se fourrent le doigt dans l'oeil.Le jour où des contribuables surchargés d'impôts se mettent dans la tête que le cler- leur impose des sacrifices pécuniaires inutiles, ils n\u2019ont pas long de chemin à faire pour devenir anticléricaux.Dans cette affaire de Ville-Emard, c\u2019est l'échevin Emard qui a raison.LETONDU.Orem Le discours de M.Nantel AU BANQUET CODERRE (D'après Jacques Ferny) Messieurs, grâce au gouvernement Dont nous jouissons à l'heure actuelle, Le pays vit dans enchant\u2019 ment D'un\u2019 félicité perpétuelle.Au-dedans, point d'agitations; Le gâchis simplement, rien autre.A l\u2019extérieur, quoi?des nations, Messieurs, étrangèr's à la nôtre! Enfin, chose extraordinaire! \u2014 A quoi cla tient-il?Pn'en sais rien\u2014 \"Nous ne sommes pas même en guerre! Tout va bien, messieurs, tout va bien! T'out va bien! Le gouvernement, Messieurs, fait marcher le commerce, Lequel, pour se mettre en mouvement, N\u2019attendait que lui, sans controverse! Oui, malyré les cris astucieux De Laurier et d\u2019ses orateurs, Les affaires, en somme, messieurs Nous avons la crise, sans doute, Mais après tout, ell\u2019 se maintient Solid'ment, la crise! et, somme toute, On peut Vaffirmer, ell\u2019 va bien! Tout va bien! Le gouvernement A S'intéresse à l\u2019agriculture : La d'apporter, plus que platoniquemient, a I: Société du Bon Parler Français quelque appoint pour le faire parler un peu plus correctement.Si la langue française va se corrompat là ott loc et l\u2019oïl prirent origine, n\u2019avons- nous pas, nous Canadiens-Français, tondu plus que la largeur de notre langue dans le pré de la déformation des mots de notre idiome / \u201cLes langues, disait Lamennais, ont, comme la société, leurs maladies, et ques quefois mortelles.Lorsqu\u2019elles se corrum- pent, nul signe plus certain de la corrup- intellectuelle\u201d.Le remède?M.Bréal nous l'indique dans un vaste travail devenu classique, que l'on peut ramener à ces quelques formules : Elaguer les expressions impropres cu mal venues; faire la guerre aux doubles emplois ; écarter tout ce qui est obscur, inutile, bas, trivial.- Je me sens à l\u2019aise pour noter quelques unes de nos impropriétés de langue dans ce journal où, on l'admettra, de constants efforts sont tentés pour conserver l'intégrité du français classique, sans reculer de- z vant les nouveautés de bon aloi.j 9 * ° M.Deschanel s'emporte au sujet des ad formations du langage par suite du chang gement de signification.Voyons quelqu peu où le bât nous blesse, nous du Canada francais.Le plus minuscule reporter d'ici connait et emploie l\u2019expression \u201cmaille à partir\u201d.Sait-il que \u201cmaille\u201d était une monnaie et que la \u201cpartir\u201d, signifiait la \u201cpartager\u201d?A tout moment, l\u2019on se sert du mot \u201cmièvre\u201d dans le sens de \u201cmaniéré\u201d ou gnard\u201d, quand, à la vérité, il veut dire \u201céveillé\u201d, \u201cprécoce\u201d On a fait de \u201cmièvrerie\u201d l'opposé de \u201cvirilité\u201d.Vraie prosti- tion ! Cn est allé voir en prison, 7\" TY \u201c6 : mis JULES FOURNIER rey RS MONTREAL »2, Rue SAINT-GABRIEL, 72.Téléphone: Mah Et le mot \u2018\u2019émérite\u201d, que nous nous évertuons, depuis quelques années, à faire en ployer correctement.Ce t'est pas la faute à Papineau, mais à Balzac, paraît-il, si un homme \u201cémérite\u201d est un homme de mérite, quand, en réalité, c'est quelqu'un qui est à la retraite après services rendus.lisez nos quotidiens, mot\u201d verrez le truculent\u201d, qui veut dire \u201ccruel\u201d, servant dans le sens de \u201criche\u201d ou \u201cplantureux\u201d.Un banquet truculent! J'ai lu ve- Li il n'y a pas longtemps.On confond jadis\u201d, qui vient de jam div (il y a déjà longtemps), avec \u2018naguère: ul n'y a guère de temps); on dit dans nos.ineffables critiques théâtrales: le succès de cette pièce \u201cs'affirme\u201d quand il faudrait \u201cs'affermit\u201d; un de nos bons journalistes, jonglant avec les nombreuses candidature - à Saint-jean, écrivait : \u201cCelle de M.\u201cpotable\u201d vous y V., n'est pas \u201cpotable\u201d, et veut dire \u201cbon à boire!\u201d \u201cAussi\u201d \u201caussi bien\u201d sont presque toujours inconnus où méconnus dans letr sens propre: le premier comporte le seus de \u201cc\u2019est pourquoi\u201d et l'autre: \u201cd'ailleurs.\u201d Un journal d'Outawa imprimait l'autre jour : \u201cGrice la mauvaise cau, la fièvre\u2026\u201d, expression cousine germaine de \u201cjouir d'une mauvaise sante\u201d.» * + et a IT y a quelques semaines, un confrère hebdomadaire reproduisait, d'un journal «de Paris, une très subtile étude sur les avatars causés dans la langue par les changements de prononciation, Sur ce terraiîn,nous avons suivi la France.Ainsi: le \u201cjour ca demain\u201d est devenu \u201clendemain\u201d: le \u201c\u201cfiliola\u201d (filleule) se dit couramment dans nos campagnes \u201cfillole™ : \u201cpayage\u201d s\u2019épelle partout, et surtout dans Laval, \u201cpéage\u201d; nos paysans, les vieux, disent encore \u2018\u201cUstache\u201d, \u201cUgène\u201d; \u201cboyer\u201d est devenu \u201c\u201chouvier\u201d, \u201c\u2018chaircutier\u201d (vendeur de viande cuite) s'écrit \u201cchareutier\u201d; ce \u201cen dessus dessous\u201d ne va jamais autrement que \u201csens dessus dessous\u201d; au lien d'\u201cépoussetter\u201d on \u201cépouste\u201d et une dame qui fréquente le grand monde ne se \u201cdé- collète\u201d pas: \u201c*décolte\u201d.Quant à \u201c\u2018castonade\u201d, qui est d'emploi traditionnel à Québec pour \u201ccassonade\u201d, 3l est consolant d'apprendre que Ménage notait que, de son temps, le mot prévalait.Par quelle filière est-il venu jusqu'à nous?elle se I a la vie dure, De méme \u201ccasserole\u201d pour \u201ccassole\u201d, à Québec toujours (peut-être ailleurs).- .Il est au su, vu et connu de tous\u2019 que M.Charles Gauvreau, député de T'émis- couata, n'est pas le seul à répugner aux verbes simplets; il faut à d'aucuns \u201cémotionner™ au lieu d**émouvoir\u201d, \u201cimpression- cer\u201d, \u201cdémissionner\u201d, \u201csolutionner\u201d, \u201cper- au lieu de confondre\u201d.En proie à cette rage de se servir de mots n! us gros que l\u2019idée, on à créé \u201cconcurrencer\u201d.*d'émissionner\u201d, \u201csolutionner\u201d, \u201cper- La France PARIS, LE 20 JUIN 1913, PAR ALLOCUTION DE M.ETIENNE F.AMY Mesdames, Messieurs, Presenter au public un orateur qui vient de pays lointains, n'est pas toujours une ti- che commode.Il faut supposer familier aux auditeurs un homme dont, parfois, ils ne savent à peu près rien.II faut les premu- nir la surprise des dissidences que entre lui la diversité origines et de l'éducation, 11 faut le convaincre que, si le français est la plus inhospitalière des langues, les l'ran- çais ont la plus hospitalière des intelligen- cs et qu\u2019il est presque superflu de parle très correctement à des gens qui comprennent tout à demi-mot.l£ncore, malgré ces précautions, et la formule habituelle : \u2018Vous serez ici comme chez vous\u201d, l'hôte si bieu accueilli prouve souvent, par son embar ras, combien il serait plus à son aise chez contre prépare des et eux lui que chez nous.Ces petites mésaventures ne sont pas a craindre ce soir.L'homme qui vient à nous aujourd'hui est un Canadien français et nal homme de cete race ne sera jamais pour nous un étranger.De tous les Canadiens français je n'en S'il n\u2019est pas né en l\u2018rance, il y a passé ces années de ll a il possède sais pas de plus français.la jeunesse où se forme la pensée.toutes nos habitudes d'esprit, au , Canada CONFERENCE FAITE A L'ECOLE DES SCIENCES POLITIQUES DE M.EDOUARD MONTPETIT.citait \u2014 pour en démontrer aussitôt toute la fausseté par l'élégance et le charme de sa parole \u2014 cette phrase que l'on attribue à M.Thiers: \u201cl'économie politique est une sorte de littérature plus ennuyeuse que les autres.\u201d Jugez de mon embarras si je dois, devant des Parisiens et, je le répète aussi tout bas, devant des l\u2019ari- du Canada sans doute, mais aussi de ce que l'on a appelé irrévérencieusement \u201cune science vieille fille\u201d.d'économie politique.Il le faut bien ct je m'y résous.Si le Canada à conquis, ces temps der- pices, une certaine renommée au delà des mers qui l'entourent, il le doit à l'abondance de ses ressources naturelles, à la multiplicité de ses forces productrices.D'ailleurs, pour bien poser la question qui nous retient et pour définir Te rôle que la France contemporaine peut et doit rem- phir au sein de nos populations, nous devons tenir compte des circonstances précises, issues du développement économique, qui ont modifié les conditions d'existence des Canadiens français et leur out imposé d'accomplir de nouvelles conquêtes.Le Canada est aujourd'hui mieux cou- nu.Si l'on rencontre encore des personnes qui nous demandent, avec un aimable sérieux, si nous logeons au Sud ou au Nord des Etats-Unis, si, pour venir chez siennes, parler toutes les finesses de notre langue et si Nous ne saviez pas son origine quand vous Pentendrez tout à l'heure, vous croirics entendre l\u2019un de vous, j'entends de ceux qui parmi vous parlent le mieux.lei même il est plus chez lui que nous.Cetté salle lui rappelle des jours de travail et de victoire.A l\u2019Ecole des Sciences Morales ct Politique, il fut élève et lauréat.Il y connnt, il y dima un maitre admirable.Anatole Leroy-Beaulicu avait parmi ses disciples des préférés, mais comme ses préférences allaient de droit à ceux qui joignaient à la vivacité de l'intelligence la droiture du caractère, ces prédilections memes étaient une forme de sa justice M.Montpetit me saura gré, J'en suis sûr, de prononcer le nom d'Ana- toile Leroy-Beaulieu dans cette salle, de lui souhaiter la bienvenue en lui rappelant l'homme qui Paccueillait dans cette maison avec une particulière sympathie.l\u2019ourquoi n\u2019est-ce pas l.droy-lieaulicu qui dit ce soir à l'élève dont il était fier: \u201cVous avez la parole\u201d (Applaudisse- 1 ments).CONFERENCE DIEM, EDOUARD vurber\u201d , et, pour n'en pas prolonger la tis- te, \u201cépater\u201d.Il y a bien aussi \u201cstupéfié\u201d quand nous avions déjà \u201cstupéfait\u201d et \u201cterrifier\u201d, qui veut dire, littéralement: \u201cchanger en terre\u201d.Et pourquoi sédons \u201clien\u201d?Nous lisions, l'autre vres poétiques de M.N5.dans leur \u201cintégralité\u201d._ entier ! localité\u201d puisque nous pos- jour, que les veu- avaient été publiées \u2014 \u2018En entier, er * +* x En manière de mot de la fin à cet article sur un sujet qui vaut que l'on y revienne.Quand J'étais tout jeune, la saignée
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