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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 20 décembre 1913
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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Références

L'Action, 1913-12-20, Collections de BAnQ.

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[" 3me ANNEE\u2014No 141 TOUS LES SAMEDIS Toumbé déssus ! Escrasas lous ! (CYRANO, eee : \u2014 mr LE NUMERO: CINQ SOUS DIRECTEUR : un CS 1 MONTREAL N : DEUX DOLLARS ->, Wue SAINT-GABRIEL, 72 he LL.JULES FOURNIER | 7 Sa GABRIEL 72 Distribution de prix au \u2018Séminaire\u2019 x AY La DA NK NA NS | i Il faudrait être naturellement tout à .° fait ignorant des questions d'education | Bis re petita.ee pour ne pas se rendre compte que dans tou- | te oeuvre de ce genre il y a du déchet.On He teconstruit pas ne vie, Un caractère, une mentalité.conune l'on ferait d'un ob-| jet quelconque.Mais béni soit Dieu, les exemples abondent de pauvres esclaves de ia! hoisseon, de la débauche, du jeu ou de quel-i Bis repetita .non placent.Comme il est difficile, dans notre bon petit pays, de se livrer à une appréciation ADAPTATION.La France au Canada conférence faite a I'école des Sclences Po- \u2014 Oui, mes jeunes amis! une race qui a produit les Langelier, les Siméou Parent, les Turgcon, les Forget, les Magnan, les Philéns Corriveau, les Abbé D'Amours, n\u2019a rien à envier à celles qui l'entourent.Quant à Québec, n\u2019en déplaise aux dénigreurs, celle restera la ville par excellence des sciences, dos lettres et des arts, l'Athènes de l'Amérique.Extrait de \u201cNos Amis les Québecquois\u201d, album de caricatures.En vente partout.1884-1913 Hier soir, la populace (à Québec) a attaqué l'Armée du Salut et brisé les vitres de sa \u201cbarrack.\u201d Les JOURNAUX, 1884.A T'item de $100 pour I'Armdée du Salut (à Québec) M.Lavergne réclame une augmentation.le premier ministre promet d'y voir.LES JOURNAUX, 1913.Je me rappelle fort bien ce qui se passa à Québec, lors de l'installation du premier contingent de salutistes, en octobre ou novembre 1884.Poussés par je ne sais qui, sortis en quelque sorte des pavés, selon l'expression de Maxime Du Camp, quelques centaines de forcenés se ruèrent contre des envoyés de Booth, les pourchassé- rent, et, ne pouvant pénétrer dans l'ancien temple transformé en \u2018\u2019barrack\u201d, brisèrent de cet édifice ce qu\u2019ils purent.Après quoi tous s'allérent coucher, bien convaincus d'avoir mis, pour une nuit au moins, l'E- glise à l'abri d\u2019un nouvel ennemi.Le lendemain, sous ma signature et à la demande de feu Israël Tarte, je publiais dans le Canadien un long article sur les origines, les oeuvres et les fins de l'Armée du Salut.Il y eut quelque mérite à mettre cet écrit en travers d'une émeute en herbe.Ne trouvions-nous pas, méme parmi les Québécois instruits, au moins trois personnes sur cinq qui ignoraient tout de l'Armée du Salut et n'étaient pas éloignés de ressentir quelque satisfaction à voir lapider ses jalonniers ?Or, de nos jours, on lui vote un subside ; toujours généreux, M.Lavergne le veut, avec raison, plus considérable, et le premier ministre ne se dérobe pas à cette demande.Et qui sait si quelques-uns des briseurs de vitres de 1884 n'ont pas, depuis, trouvé dans la \u201cbarrack\u201d salutiste la pierre où reposer leur tête, le morceau de pain introuvable ailleurs?Ils auront été de ceux à qui l'on pardonne parce qu\u2019ils appartiennent à l'immense tourbe de ceux qui ne savent ce qu\u2019ils font.ss En 1865, William Booth exerçait le mi- Nistère dans un quartier sordide de Londres.Son temple, comme la plupart, d\u2019ailleurs, dans pareille région, restait désert.Le peuple, en guenilles, avait comme la décence de n\u2019y pas pénétrer.Booth eut alors Cette géniale idée: aller vers ce peuple, le Tencontrer dans les fours et les carrefours, l'attirer, le grouper, le retenir, füt-ce au Prix de tambourinades-bizarres, de chants criards, puis de Jui parler religion, morale, relèvement.Mais lui parler en sa langue fruste, chenue, pittoresque.Ce tintamarre cacaphonique, probablement dispensable aujourd'hui, fut d'un grand auxiliaire au début.N'oublions pas le mot de Lamarti- ne: \u201cDieu lui-même a besoin qu\u2019on sonne les cloches pour lui.\u201d En 1872, Armée du Salut couvrait de Tamifications presque le monde entier, multipliant ses champs d'action, devenant I'une des plus vastes, des plus ingénieuses et des plus complètes organisations de solidarité suciale, de charité pratique, de relèvement maral, et d'hospitalisation.\u2018Voici une statistique pour l'Europe seulement : £ 100 128 Haôtelleries et dépôts de nourriture.lotels pour ouvriers et ouvrières.OEuvres d'assist, par le travail.157 Mireaux de placement.22200000 67 Homes pour ex-prisonmiers.17 Maisons pour alcooliques.b Orphelinats © 0010000206 s ace 0 37 Crèches LL 2.aue succes 26 Maisons de Relevement.o.oo.116 Maternités L.200000000000 cee.22 Colonies industrielles et agricoles.16 Postes de bas-fonds.ooo 140 [lopitaux, bangues et villages, écoles industrielles, ete.© ooo, 104 lcoles LL 14140000 a es esse a ee 521 Total oii, 1,400 A Montréal, Armée du Salut fait un bien que trop peu connaissent, abordant toutes les spécialités de la philanthropie, depuis le placement des sans-travail jusqu'à la distribution d'aliments à domicile, sans oublier les milliers de Christmas dinners.Une Salutiste française écrivait en juillet dernier: On a dit et répété (mais, hélas! on ne saurait trop le faire) que souvent la misère matérielle est la conséquence de la misère morale.Aussi, lorsqu'un malheureux se présente à nous, nous allons évidemment au plus pressé, et nous lui donnons à manger s'il a faim, mais immédiatement notre pensée va plus loin, et nous voyons ce qu'il v a i faire pour que cet individu (homme où femme), qui va sombrer dans l\u2019océan de la vie, puisse reprendre pied et redevenir un être utile, au lieu de rester une épave de la société.Nous étudions le cas, nous voyons s'il peut être dirigé sur une de nos Institutions sociales, où, par un changement de milieu et dans une atmosphère morale saine et pure, il recommeneera la vie.Il en est ainsi pour nos soeurs tombées, reçues dans nos Maisons de Relèvement, pour le criminel qui sort de prison, et auquel nos Asiles pour prisonniers libérés ouvrent leurs portes, pour l'alcoolique reçu dans des Institutions appropriées, etc, etc.D'autres fois, c\u2019est un travailleur honnête que la maladie ou le chômage a conduit a la misère.Grâce à nos Hotelleries populaires, vrai foyer de l\u2019ouvrier, il pourra reprendre courage et retrouver peu à peu le niveau perdu.Ailleurs, c'est une jeune mère qui vient à nous, avec deux enfants en bas age.Clest l\u2019éternelle même histoire: un mari qui boit, qui joue et abandonne femme et enfants.La encore, notre pensée va immédiatement plus loin, et après l'aide matérielle pour le moment présent, nous nous efforçons de supprimer la cause, nous tâchons de retrouver le mari, de lui parler, de l\u2019amener à un retour sur lui-même et à un changement de vie.Nous visons dont la reconstitution de la famille ct du foyer détruit.On pourrait multiplier à l'infini les exemples.Partout où nous trouvons Un individu vicieux, bas tombé, esclave d'une passion quelconque, nous essayons d\u2019en faire un être bon, pur, libre du mal! \u2018D'un être inutile, ou méme nufisible pour la société, nous visons a faire un citoyen honnête et utile, et nous y réussisons très souvent.mille absolument transformés.= x Dans son bel ouvrage, Salaires of Misères de Femmes, d'Haussonville éerit: \u201cLa question du logement pour l'ou- le comte vrière isolée, est souvent une question vitale d'où peut résulter te salut où tu perte.\u201d Cette question fut l'une des premières ont se soucia l'Arniée du Salut, lorsqu'elle augmenta ses initiatives, La question de jh \u201ctraite des blanches\u201d la trouva armée en guerre Bien longtemps avant que l'expression fut inventée.Elle créa par exemple, à Paris, l'Hôtel- eric populaire, énonçant dans son prospec- ws que, puisqu'il n'est pas en son pouvoir \u201cde relever le salaire des ouvrières,elle leur offre un logement sain, hygiénique, et une {nourriture substantielle.le tout dans les limites de sa très petite bourse et à l'abri des tentations\u201d C'est un fover qu'elle leur assure, Ja vie en commun, apres le travail, dans snomilicu sympathigque, Une chambrette à rilcaux coûte 75 sous par semaine; un lit dans un dortoir, 6 sous par nuit ; une grande et helle chambre, S4,50 par mois.Mais il y a paralélement l'euvre di relèvement de la fennne, Les maisons de refuge pe sont pas ces maisons de répression: elles n'ont rien du cloïtre ou de la prison, Les déchues sont relevées par le travail ct les mille influences ressortant d'un milieu paisible, gai, où tout est réglé avec précision et intelligence, où la morale ne recourt pas à l'austérité, mais se sert de la persuasion, de l'exemple.La directrice d'un asile de ce genre écrit: \u201cNous visons à semer la joie, la joie à pleins bords, le soleil partout dans des existences qui eussent été tristes et inutiles.Nous aurions pu croire notre entreprise chimérique si des expérien.s ces récentes ne nous en prouvaient toute la réalité.\u201d L'Armée du Salut à créé surtout, et bien plus tôt, les refuges pour hommes: puis sont venues les hôtelleries.Montréal possé- de les deux.Pour un prix modique, les mui- séreux v trouvent un lit propre et une nourriture substantielle, et (c'est surtout ceci que l'on ignore) : Hon'est tenu ateun compte, pour l'Admission, des opinions religieuses, politi- gues ou autres, pas plus que des nationalités différentes.C'est ainsi que vous pourrez trouver dans nos Institutions des catholiques, des protestants, des israclites, des incrédules.Je seul titre à notre sym- jathie est la misère morale où matérielle ou les deux ensemble.Non seulement mous recevotis quiconque se présente, qu'il ait de la religion ou qu'il n'en ait pas, Mais nous n'exerçons aucune pression sur nos locataires à ce point de vue.Ils sont absolument libres d'assister, ou non, aux réunions qui se tiennent dans l'Institution.Nous avons les mêmes égards pour tous afin de ne pas faire naître l'idée qu\u2019ils peuvent obtenir un avantage matériel quelconque en faisant quelque simulacre religieux.Ce ne serait qu'un vice de plus ajouté aux autres et nous irions juste à l\u2019encontre du but que nous nous proposons, celui de restaurer la conscience, le sens moral et la dignité personnelle de l'individu.x x x Voilà ce qu'il importait de faire savoir.L'Armée du Salut t'est pas une Religion : c'est une manifestation, idéale et pratique à la fois, de la Charité dans presque toutes ses formes.L'Armée du Salut, sous d'autres noms, existe depuis qu'il y a, parmi l'huunanité, des êtres qui cherchent à secourir et relever d'autres êtres.C'est du christianisme, et du plus pur.L'économiste Gide tient l'Armée du Salut pour l'\u201cOeuvre de salut social la plus grandiose qui ait été entreprise.\u201d Henri lLasserre, l'historien de f.ourdes, écrit que l'\"Armée du Salut est la réaction du fond contre la forme.\u201d Parole profonde pour qui sait entendre.Et, pour terminer, ces lignes de l'éminent publiciste français, M.Urbain Gohier, dans Le Peuple au XXe Siècle (Cinq mois aux Etats-Unis\"): J'ai voulu me rendre compte, et j'ai vu de mes yeux, pourquoi les gens de l'Armée du Salut sont respectés dans tout le pays, et quelles profondes attaches ils ont avec la population souffrante.Les affaires de l\u2019Armée du Salut sont conduites comme des affaires: on n\u2019y fait pas l\u2019aumône, qui est dégradante\u2026 L'Armée du salut ne thésaurise pas; elle dépense à mesure qu\u2019elle /reçoit et publie ses comptes au grand jour, périodiquement, comme une maison de commerce, sous le contrôle d\u2019un expert et le certificat d'un notaire.L'Armée du Salut n'a d'attaches avec aucune secte religieuse et n'est l'instrument d'aucune faction.L'Armée du Salut mérite donc l\u2019estime des honnêtes gens.PIERRE VOYER.que autre vice qui ont êté rendus à leur fa- | critique quelconque en dehors des idées stércotypées, en ruarge d'un certain nome re d'opinions me! figees daus le dogmatis- Jen fais derechet l'expérience au sujet de la bataille de Cheueatiguav, d'une façon generale, et du général tieulicrement.Prévost plus par- Dans un précedent numero de fection, *e citats textuellement disait M.dernier tint, comme on fe sait, apparente au vrai héros de Chateauguav, Michet de Salaber- EN ce que de Prevost de Koquebrune, ve Pas plus alors qu'en ce moment, je ne muellals en doute la probité de M.de Ro- quebrune Prévost envieux de la gloire de Michel de Salaberry ct'affirmant posséder sur ce chapitre des preuves irréfragables, dénonçant comme J'exprimutis tout simplement ma surpri- -e d'apprendre que Prévost eût été tel à ce point, puisque j'avais par-devers moi des pièces qui le peignaient de toute autre fa- con, Je castes parties probantes, les parties très essentielles de ces pièces,
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