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Titre :
L'Action
Dirigée par Jules Fournier, L'Action se destine à une certaine élite et compte parmi ses collaborateurs quelques-unes des meilleures plumes du Canada français. Ce journal soutient le programme nationaliste élaboré en 1903 par Olivar Asselin.
Éditeur :
  • Montréal,1911-1916
Contenu spécifique :
samedi 26 décembre 1914
Genre spécifique :
  • Journaux
Notice détaillée :
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Références

L'Action, 1914-12-26, Collections de BAnQ.

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[" ge ANNEE.\u2014N° 189.TOUS LES SAMEDIS SAMEDI, 26 DÉCEMBRE, 1914.Toumbe déssus! Bucrasas lous | (CYRANO) LE NUMERO: CINQ SOUS.LS (DIRECTE .) - PAR AN: DEUX DOLLARS.een =.DIRECTEUR : JULES FOURNIER | e MONTREAL | 72, Rue SAINT-GABRIEL, 72 { \u201cBRIEUX, de l\u2019Académie française\u201d S'il est une chose, entre toutes, qui suffise à distinguer les Français dégénérés que nous soummes des purs Français de France.c'est bien tout d'abord ce manque de mesure, suit dans l'éloge soit dans le blame, dont nous sonunes si manifestement affHi- gés.Voila ce quit Poletion nous nous répe- tions ces jours-ci, à propos de la visite que daigne présentement nous faire \u201cMonsieur Eugène Drieux, de l'Académie française\u201d.Que M.Fugéne Brieux, certes, soit, non pas un estimable écrivain \u2014vcar il faut tout de mème observer les nuances, \u2014 mais enfin un estimable fabricant de machines plus ou moins dramatiques, c'est ce dont nul ne disconviendra.M.le sait.est l'auteur de la Robe Rouge, de Simone, etc.Que M.Eugène Prieux, de garçon à peu pres illettré, se soit de lui-même élevé au rang d'homme presque cultivé, qu'il att tout seul fait (plus ou moins bien mais n'importe) ses humanités, qu'il soit, enfin, Prieux, chacun un autodidacte presque exemplaire, nous voulons bien le reconnaitre.Qu'il soit.enfin, de l'Acadente française, c'est évident.Mais entin - vous tu demande un peu! - sont-ce là des raisons pour voir en M.Bricux, comme l'ont fait presque toutes nus gazettes, \u2018un admirable éeri- vain\u201d, voire \u2018un écrivain de génie\u201d?on Flaubert, le plus parfait écrivain qui soit en français.ne fut jamais de l'Académie.Maul-Touis non plus.Non plus Alphonse Daudet, qui pourtant comptera bien dans l'histoire de la littérature française autant que M.Fugène Drieux.Victor Hugo, le père Hugo lui-mème, ne fut pas refusé moins de trois fois par ces messieurs.En revanche, que l'on nous cite, si l'on le peut, une seule médiocrité \u2014 médiocrité entière, complète, intégrale \u2014 qui ait jamais eu la moindre difficulté à se faire âdmettre dans l'illustoe corps, les médiocri tés, comme l\u2019on sait, ne purtant jamais ombrage à personne, tandis que les génies sont toujours, un peu partout, un peu génants.Or done, M.Eugène Drieux est de UA- cadémie française.C'est entendu.Sait-il seulement écrire le français d'une façon convenable, c'est une autre chose; et qu'avons-nous d'affaire, nous grincheux, à poser \u2018ci d'aussi indiscrêtes questions?Avec sa belle tete de cabot, de menton- bleu.il est évident qu\u2019il ne ressemble pas mal à un mélange d'Ernest Tremblay (d'Ernest Tremblay grimé pour les rôles de trai- tres, va sans dire) et d'Hamel, de notre cher Hamel, du T'héâtre-National.Sottise, orgueil de soi, aplomb, suffisance, tout y est\u2026 Et voilà (admis justement pour sa non- valeur) le confrère à l'Académie du regretté Ju'es Lemaitre, voilà le confrère de Pierre Loti! Voilà le confrère d'Edmond Rostand et d\u2019Anatole France! M.Eugène Brieux ! ! ! \u2014M.Eugène Prieux, disons-nous.Pardon, non pas M.Eugène Brieux, mais bien : \u201cBRIEUX, de l'Académie française\u201d.\u201cBRIEUX\u201d, \u2014 tout court.Le père Hugo, en effet, signait Victor Hugo, \u2014 tout simplement.L'auteur de Thaïs et du Puits de Sainte- Claire signe Anatole France, tout simplement.Tout simplement, l'auteur des Contemporains signait: Jules Lemaitre.Renan et Taine, tous deux, signaient, tout simplement : Ernest Renan et Hippolyte Taine.Mais M.Eugène Brieux, lui, n\u2019est pas de cette sorte! Autodidacte consciencieux, il a trop bien gardé le souvenir de ses origines pour Pouvoir.jamais, descendre à une telle simplicité.Aussi \u2014 contrairement à Victor Hugo, à Hippolyte T'aine, à Ernest Renan, \u2014 si- gne-t-il, tout simplement, \u2014 comme aurait fait Annibal s\u2019il l'avait osé, comme n\u2019osa Jamais faire Napoléon, \u2014 .aussi signe- t-il, tout simplement : \u201cBRIEUX, de l\u2019Aca- démic francaise.\u201d BRIEUX, de l'Académie française\u201d ! ! ! « - .Et c\u2019est ainsi que tous nos snobs demi-sauvages et toutes nos snobinettes de- Mi-sauvagesse ne se lasseront jamais, jusqu'à la consommation des siècles, de saluer en M.Eugène Brieux \u2014 pardon! en Brieux\u201d \u2014 un très grand homme.- + .Et voila comme quoi, une fois de plus, les Canadiens et Canadiennes, qui tous et toutes ont beaucoup d'aplomb mais qui tous \u20act toutes n\u2019ont jamais ouvert un livre, \u2014 Voilà comme quoi tous les Canadiens et toutes les Canadiennes iront se figurer, do- Fenavant, de très bonne foi, que \u201cBrieux, de l'Académie française\u201d, est un grand homme._\u2014Brieux, Brieux, ce pauvre bonhomme \u2018est de beaucoup inférieure.qui, même dans ses machines de théâtre.d'a jamais su parler français! Nom, mais faut-il, faut-il tout de mème que notre pauvre race soit appauvrie et, comme nous le d'sions tout à l'heure, dé- géneres, jour qu'en l'an de grâce 1914 nous fénesions prenire au sérieux, à Montréal, Lion sealement bonhomme tel de l'Académie française, mais encore un monsieur tel que \u201cBRIFUN (tout court!) de l'Académie.\u201d Non, mais laissez-moi rire! JULES FOURNIER.pas un que \"M.Eugène Brieux, _ OQ = \u2014 L\u2019Angleterre jugée par ses grands hommes IL-H.-G.WELLS À part le cas spécial de la Chine et fuppement à part, les peuples du monde n'echapperont au naufrage de leurs systé- Mes sociaux trop mesquins, branlants et chancelants, qu'en escaladant les degrés de ce qu'on pourrait appcer les langues aggrégatives, Quelles seront ces langues mondiales ag- grégatives: Si l'on n\u2019a égard qu'à son ex- teus.on durant le NXe siècle, on peut aisément se laisser allev à exagérer les probabilités qui feraient de l'anglais la principale de ces langues, Mais une partie de l'extension de la langue anglaise à été due surtout aux facultés prolifiques plus grandes de peuples parlant originellement angla\u2019s, à l'immigration en des contrées de langue anglaise de groupes d'étrangers trop peu tombreux pour résister à la contagion am- hante, et à la contrainte exercée par un peuple avant la prépondérance politique et
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