La tribune, 13 septembre 2006, Cahier A
[" ###PAGE###1### Sherbrooke mercredi 13 septembre e\u2014\u2014 97° année n°174 e# LEADER DE L'INFORMATION RÉGIONALE = www.cyberpresse.ca === lL@,1eiloun Oo LA STS SERRE LA VIS UNE MENACE DE SUSPENSION PÈSE SUR QUATRE DIRIGEANTS SYNDICAUX La direction de la Société de transport de Sherbrooke veut suspendre quatre dirigeants du Syndicat d chauffeurs, qu'elle accuse d'avoir nui à la réputation de la STS en distribuant quelque 65 000 dépliants dans les Publi- Sac, en juin dernier, pour dénigrer le nouveau plan de transport.Le président du syndicat, Ghislain Leroux, en poste depuis sept ans, a choisi de se retirer de la vie syndicale.« La direction m'a eu à l'usure », dit-il.À LIRE EN PAGE 4 7 7 NN Le : - mel Boe CE Fo = es \u2014 Météo Bonne fête, National! Pour souligner cet anniversaire, plusieurs artisans Vingt ans de Lance et compte, ça se fête.AN CIEL VARIABLE En poste depuis_le_legjuin_dernier,¥ lelnouveauldirecteurggenéral Ede l'usine WEL a Bromptonville Ju hry vit période emballante; ¥y TUTTE génération, mise en chantier au coût COCA | roduire ses premières vapeurs avant _NoëlYVers marsXlaXturbineXfou il Energie nécessaire pour le sechage du papier, eteKruger_économisera alors l'équis valentKduEpétroleMnécessaire}au) ATA TT de 12 000 automobiles durant un an.JE Ouvert au public ® de la populaire télésérie ont fait un détour par vx.20° Sherbrooke, hier soir.Quelque 240 chanceux ont | MIN: 7 DESPRES LAPORTE eu l'occasion de rencontrer les comédiens et de XL 46h22 voir en primeur les deux premiers épisodes.,! /28 | a@l'âchat à partir\u201cde) ACCORD DX2006 SA d 19h01 70 \u20ac taxes en sus Floride 2,10 $ (819) 566-2620 S Équipement de restaurant Boutique Sommelier Gourmet MÉTÉO DES PROCHAINS JOURS./ 48 www.despreslaporte.com 202073 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Environnement Canada.Selon l\u2019agence, les températures pour l\u2019été qui s\u2019achève ont été de 1,4 degré au-dessus de la moyenne en juin, juillet et août, ce qui prolonge une tendance au réchauffement amorcée saison après saison depuis neuf ans.C\u2019est en 1998 que l\u2019on a connu l\u2019année la plus chaude, incluant l\u2019été le plus chaud.Les données concordent avec les projections d\u2019ordinateur sur les changements climatiques, indique Bob Whitewood, un scientifique d\u2019Environnement Canada.Depuis 60 ans, la température moyenne l\u2019été a augmenté de 0,9 degré, af- firme-t-il.Le réchauffement le plus élevé cet été s\u2019est produit dans l\u2019Arctique, plus précisément entre la frontière du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest, où la température s\u2019est située en moyenne à 2,5 degrés au- dessus de la normale.Le réchauffement est plus prononcé dans le nord en raison de l\u2019effet de fonte de la glace.En d\u2019autres termes, moins il y a de glace au sol, plus l\u2019eau et le sol absorbent la chaleur.L\u2019été aura été particulièrement sec dans l\u2019ouest du Canada, avec des précipitations de 40 pour cent sous la moyenne sur la côte sud-ouest et dans les montagnes centrales de Colombie-Britannique, ainsi que dans certaines parties du sud du Manitoba.Par contre, les provinces maritimes ont eu droit à l\u2019été le plus pluvieux depuis l\u2019existence des statistiques, avec des précipitations 36 pour cent au-dessus de la normale.«La cote ouest est sèche et la côte est mouillée», résume M.Whitewood.L\u2019été a également été difficile pour la lutte contre les incendies de forêt, affirme pour sa part Tom Johnston, directeur des opérations au Centre interservices des incendies de forêt du Canada à Winnipeg.La saison a commencé tôt et a été plus longue que la normale, a- t-il indiqué.Près de 400 incendies de forêt ont été signalés en Ontario seulement au cours des deux dernières semaines.Selon lui, à certains moments, les équipes sur le terrain ont été dépassées par les événements.«Nous sommes en septembre, ça devrait être fini, mais nous devons encore mobiliser équipes et équipements.Plusieurs des incendies sont dans des secteurs de haute valeur pour l\u2019industrie, ce qui exige une intervention plus lourde et davantage de ressources», explique M.Johnston.L\u2019été 2006 frôle le record de chaleur JOËL-DENIS BELLAVANCE OTTAWA \u2014 Les gais et lesbiennes vont pouvoir continuer à se marier en toute tranquillité au pays.Le gouvernement Harper s\u2019attend à perdre le fameux vote à la Chambre des communes visant à rouvrir le déchirant débat sur la reconnaissance juridique des mariages entre conjoints de même sexe.Le gouvernement Harper compte déposer une motion pour relancer ce débat durant la semaine du 25 septembre, soit une semaine seulement après la reprise des travaux parlementaires.Mais les conservateurs, qui sont minoritaires aux Communes, sont loin d\u2019avoir la majorité requise - 155 votes - pour obtenir gain de cause.Et l\u2019appui des députés de l\u2019opposition, notamment du Parti libéral, ne pourra pas non plus faire pencher la balance en leur faveur.En effet, tous les députés du Bloc québécois (50) et tous ceux du NPD (29) ont la ferme intention de voter contre cette motion.Au moins 80 des 101 députés libéraux en feront autant, selon les calculs des stratèges libéraux.Et on s\u2019attend à ce que quelque 10 députés conservateurs en fassent autant.Résultat : le débat entourant la reconnaissance des mariages gais est à toutes fins utiles clos au Parlement.Le gouvernement Harper ne pourra pas revenir en arrière sur cette question.«Nous allons perdre ce vote», a admis à La Presse un stratège conservateur réclamant l\u2019anonymat.Ce revers attendu du gouvernement Harper sur la question des mariages gais n\u2019entraînera pas sa chute à la Chambre des communes.Le vote en question n\u2019est pas un vote de confiance.En fait, les députés pourront voter selon leur conscience, bien que le Bloc québécois et le NPD aient décidé d\u2019imposer la ligne de parti à leurs troupes respectives.Cela dit, le premier ministre ne verra pas le résultat comme un échec, son objectif étant de régler ce dossier avant d\u2019aller en élections.Il pourra toutefois dire à ses militants qu\u2019il aura tenté de revenir à la définition traditionnelle du mariage.Au sein de tous les partis, on s\u2019attend d\u2019ailleurs à ce que plusieurs députés ayant voté en juin 2005 contre la modification de la définition traditionnelle du mariage votent également contre la motion pour relancer ce débat déchirant.«Il y a des députés libéraux qui étaient contre la reconnaissance des mariages gais qui vont voter contre la motion du gouvernement Harper.Ces députés croient fermement que cette question a été réglée l\u2019an dernier et qu\u2019il est temps de passer à autre chose», a confié un stratège libéral bien au fait de la situation, qui a également requis l\u2019anonymat.Durant la dernière campagne, Stephen Harper avait promis de déposer une motion aux Communes visant à rouvrir le débat sur la définition du mariage s\u2019il prenait le pouvoir.Dans l\u2019éventualité où la motion serait adoptée, le gouvernement présenterait un projet de loi qui rétablirait la définition traditionnelle du mariage.En tout, 32 députés libéraux avaient voté contre ce projet de loi.Le Bloc québécois avait vu cinq des siens s\u2019y opposer.Du côté des conservateurs, 95 des 98 députés de l\u2019époque avaient voté contre.Les trois conservateurs favorables, Jim Prentice, aujourd\u2019hui ministre des Affaires indiennes, James Moore et Gerald Keddy, appuient toujours aujourd\u2019hui les mariages entre conjoints de même sexe.(La Presse) Harper s\u2019attend à perdre le vote sur le mariage gai Arts L\u2019OSS ajoute plusieurs concerts à son programme /27 Monde L\u2019ambassade américaine attaquée en Syrie /22 ARCHIVES PC Le ministre Philippe Couillard PC Le ministre canadien du Commerce international, David Emerson, et son homologue américaine, Susan Schwab, ont signé l\u2019entente, hier.La Loi sur le mariage civil, qui reconnaît les mariages entre conjoints de même sexe, a été adoptée aux Communes par un vote de 158 à 133 en juillet 2005.###PAGE###3### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Actualités/ 3 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La fraude de plus de 770 000 $ dont a été victime le concessionnaire automobile Val Es- trie Ford sur une période de six années a mis l\u2019entreprise en péril.Deux des trois personnes à l\u2019origine de cette supercherie, Michel Bilodeau et Allan Craig, ont comparu, hier, sous des accusations de fraude devant la juge Danielle Côté de la Cour du Québec.Michel Bilodeau qui était à l\u2019emploi du concessionnaire de la rue King Ouest était représenté par l\u2019avocat Me Jean Leblanc.Sa cause a été remise au 29 novembre.Quant à Allan Craig, il n\u2019était pas présent devant le tribunal.Un nouvel avis de comparaître lui sera signifié.Le vice-président et directeur général des ventes chez Val Es- trie Ford, André Dionne, explique que ce manque à gagner de plus de 100 000 $ par année entre 1998 et 2004 est survenu durant une période où trois concessionnaires Ford se partageaient le territoire, soit Champagne Auto à Windsor et Le Voiturier sur la rue King Est.«Michel Bilodeau était au courant de la fragilité de l\u2019entreprise car il assistait aux conseils d\u2019administration.Il y avait une guerre à finir dans la région de Sherbrooke à cette époque chez les concessionnaires Ford.Il a fallu ajouter de l\u2019argent pendant toute cette période afin de se maintenir», explique M.Dionne.Ce dernier était d\u2019autant plus surpris il y a deux ans d\u2019avoir découvert que l\u2019une des principales causes de cette difficulté financière était causée par l\u2019un de ses employés les plus dévoués.«C\u2019était le directeur des pièces.Il était en position de tout faire pour balancer son inventaire afin que rien ne paraisse», mentionne M.Dionne.Le patron estime que son ancien employé ne devait pas se sentir à l\u2019aise dans toute cette présumée affaire de fraude, ayant tenté de remettre sa démission plusieurs fois au cours de cette période.«Le pire, c\u2019est que nous avons refusé sa démission à plusieurs reprises.Il voulait partir, mais nous réussissions à le convaincre de rester», explique Alain Dionne.C\u2019est à la suite du départ de Michel Bilodeau que Alain Dionne a découvert le pot aux roses.Un coaccusé dans cette affaire, Michel Forresta, continuait à téléphoner chez Val Estrie Ford croyant que son présumé complice y était toujours à l\u2019emploi.Lorsque que les factures ont été découvertes, la direction de Val Estrie Ford a contacté les policiers.«J\u2019ai mis une croix sur les 771 590 $.Deux compagnies d\u2019assurances nous ont remboursé chacune 100 000 $.J\u2019ai bien l\u2019impression que c\u2019est tout ce que nous allons recevoir», se résigne André Dionne de Val Estrie Ford.La fraude a mis Val Estrie Ford en péril SHERBROOKE \u2014 Avant d\u2019être conduit au pénitencier pour quatre années, Ghislain Duplin a réglé ses comptes avec la justice en enregistrant un plaidoyer de culpabilité à six des chefs d\u2019accusation qui restaient à son dossier.Les gestes reprochés à l\u2019homme de 33 ans sont antérieurs à ceux de l\u2019homicide involontaire coupable pour négligence criminelle et par acte illégal de même que celui de voies de fait pour lesquels il a été reconnu coupable en juin dernier et condamné à quatre années de prison la semaine dernière.Devant la juge Danielle Côté de la Cour du Québec, il a reconnu avoir proféré des menaces de mort à son ex-conjointe, de s\u2019être fait passer pour son frère après avoir été intercepté par les policiers lors d\u2019une interdiction de conduire, d\u2019avoir brisé sa probation de même que ses conditions de remise en liberté.«Tous ces gestes se sont déroulés dans un contexte antérieur à ceux pour lesquels il avait déjà été reconnu coupable.Ils se sont produits au moment de sa relation difficile avec son ex-conjointe.Il a fait les menaces au téléphone en lui disant qu\u2019il allait lui tirer une balle dans la tête», a expliqué l\u2019avocat de Duplin, Me Patrick Fréchette à la juge Danielle Côté.Non sans hésitation Me Fréchette et la procureure de la couronne Me Karine Frenette ont suggéré une sentence concurrente à celle qu\u2019il purge déjà.Non sans hésitation, la juge Côté a entériné leur suggestion commune et condamné Duplin à six mois de détention pour chaque chef d\u2019accusation à purger en même temps que sa peine de pénitencier.«Je suis surprise de la suggestion que les avocats me font concernant cette peine concurrente.Cependant, étant donné qu\u2019ils connaissent le dossier de fond en comble, je vais suivre leur suggestion», a commenté la juge Côté avant de rendre sa décision.Étant donné que Duplin devrait être éligible à une libération conditionnelle avant la fin de sa sentence de quatre années de pénitencier, la juge Côté a assorti la condamnation de Duplin d\u2019une probation de trois ans qui lui interdit de communiquer avec son ex-conjointe.Pas d\u2019appel Quant à la sentence relativement à l\u2019homicide involontaire d\u2019Ève Saint-Onge, l\u2019avocat de Ghislain Duplin a confirmé qu\u2019il n\u2019entendait pas la porter devant la Cour d\u2019appel.«Il n\u2019y aura pas de recours en appel.J\u2019ai fait le tour de la décision et discuté avec mon client.Il a été conclu qu\u2019il n\u2019y aurait pas d\u2019appel qui sera déposé concernant le quantum de la sentence», indique Me Patrick Fréchette.Ghislain Duplin a fixé son dernier dossier au 1er février 2007, afin de régler un bris de probation.\u2014 René-Charles Quirion Duplin règle ses comptes avec la justice LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 Lors du match de football du Vert et Or du 30 septembre au stade de l\u2019Université de Sherbrooke, 74 personnes y seront présentes parce qu\u2019elles ont fait preuve de prudence au volant.C\u2019était hier matin le début de l\u2019opération «Pied Léger», du Service de police de Sherbrooke (SPS), qui permet aux automobilistes prudents d\u2019être récompensés.De 08 h 10 à 09 h 20, au coin des rues de Portland et Clark, 37 paires de billets ont été remises par des joueurs du Vert & Or.Une conductrice a refusé la paire de billets prétextant qu\u2019elle n\u2019avait pas d\u2019intérêt pour le football.Pendant ce temps, quatre contraventions ont été émises par des agents du SPS à des vitesses de 74, 75, 77 et 81 kilomètres/heure, pour des amendes de 110 $ à 186 $ avec les frais.Rappelons que le 30 septembre, le Vert & Or jouera contre le Rouge et Or de l\u2019Université Laval de Québec.37 paires de billets de football remises aux « pieds légers » LA TRIBUNE, RENÉ-CHARLES QUIRION Martine Rousseau, de Rock Forest, s\u2019est vu remettre une paire de billets du Vert et Or en raison de sa conduite sécuritaire.C\u2019est le demi de coin Nicolas Larrieux et la policière Nicole Lévêque du SPS qui lui ont remis les billets de football.Michel Bilodeau, ancien directeur des pièces chez Val Estrie Ford IMACOM, JESSICA GARNEAU Les patrons de Val Estrie Ford, Michel Dionne, président et directeur général, et André, vice-président et directeur des ventes, reconnaissent que la fraude de plus de 770 000 $ dont le commerce a été victime entre 1998 et 2004 leur a fait mal.Durant cette période, il y avait une guerre à finir entre les concessionnaires Ford de la région et Val Estrie était dans une situation financière fragile.###PAGE###4### Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 4 / Actualités DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La direction de la Société de transport de Sherbrooke veut suspendre pour un mois les quatre dirigeants du Syndicat des chauffeurs.Ceux-ci sont accusés d\u2019avoir nui à la réputation de la STS en distribuant quelque 65 000 dépliants dans les Publi-Sac, quelques jours seulement avant la mise en place du nouveau plan de transport.Selon ce qu\u2019a appris La Tribune, la méthode forte employée par la STS contre le syndicat vient d\u2019avoir un effet boule-de-neige: le président du Syndicat des chauffeurs, Ghislain Leroux, tire sa révérence.«La direction m\u2019a eu à l\u2019usure», a reconnu hier M.Leroux en entrevue téléphonique.En poste depuis sept ans, le président du syndicat affilié au SCFP devait décider ces jours-ci s\u2019il se représentait pour un autre terme de deux ans.Lundi, il a avisé la conseillère du SCFP Lizette Dubé qu\u2019il laissera sa place à un autre.On ignore pour l\u2019instant qui prendra la relève.On ne sait pas non plus si les trois autres membres du syndicat demeureront en poste.En théorie, seul le poste de secrétaire- archiviste devait aussi être comblé cet automne, le mandat des deux autres membres du syndicat étant valide pour une autre année.M.Leroux présidera le syndicat jusqu\u2019à l\u2019élection de son successeur, qui devrait se tenir au début d\u2019octobre.Depuis plusieurs années, les relations sont houleuses entre la direction de la STS et le Syndicat des chauffeurs.Les syndiqués ont notamment tenu une grève illégale en juin 2002.Ils ont ensuite été condamnés à payer environ 100 000 $ au terme d\u2019un recours collectif.Le président du syndicat affirme qu\u2019il a toujours la confiance de ses membres.Son retrait de la vie syndicale est strictement attribuable aux pressions de la direction de la STS, soutient-il.«Il règne un climat de peur à la STS et les chauffeurs ont peur de parler.Ils ont peur de perdre leur emploi», dénonce M.Leroux.La conseillère syndicale au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), Lizette Dubé, abonde dans le même sens: «On essaie de museler le syndicat.La STS tente d\u2019apeurer les membres qui voudraient s\u2019impliquer dans le syndicat.» « Vous allez être déçus » Selon Mme Dubé, la STS veut suspendre pour un mois les quatre membres de l\u2019exécutif syndical.On leur reproche d\u2019avoir distribué un dépliant dénonçant le nouveau plan de transport de la STS.Sur ce dépliant, imprimé à 65 000 copies et inséré dans les Publi-Sac à la mi-juin, on pouvait notamment lire: «Vous allez sûrement être déçus du nouveau plan de transport de la STS.Nous le sommes déjà.» On y dénonçait le temps d\u2019attente plus long, les heures de passages irrégulières et la baisse de services pour les personnes âgées.«Les chauffeurs d\u2019autobus, ajoutait-on dans le dépliant, vous demandent de faire preuve de patience à leur égard et d\u2019acheminer vos plaintes vers les vrais responsables de la diminution du service: les dirigeants de la STS.» Le Syndicat des chauffeurs de la STS a porté la menace de suspension devant la Commission des relations de travail.Une audition est prévue le 31 octobre.Un arbitre de griefs entendra également la cause au début décembre afin de détermi- Un bras de fer engagé à la STS L\u2019exécutif des chauffeurs, dont le président qui se retire, menacé d\u2019une suspension d\u2019un mois ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Des 194 étudiants en médecine de l\u2019Université de Sherbrooke qui commencent leurs études cette année, 67 % sont des femmes.À Saguenay, on retrouve plus de 42 % d\u2019hommes et 58 % de femmes.Dans la cohorte de 24 étudiants de Moncton, on ne retrouve que cinq hommes, le reste étant tous des femmes.Sur le campus sherbroo- kois, 49 étudiants côtoient 97 étudiantes.Rappelons que l\u2019Université de Sherbrooke a accueilli deux nouvelles cohortes d\u2019étudiants en médecine, lundi, grâce à la délo- calisation de son programme de formation médicale, à Moncton et à Saguenay.L\u2019UdeS a connu une année historique en 2000: les femmes représentaient alors plus de 73 % de la gent étudiante en médecine.En 2005, ce chiffre oscillait à 59 %.On est finalement monté à 67 % pour 2006-2007.«Je ne pense pas que statistiquement, c\u2019est significatif.On sent qu\u2019il y a une tendance à arriver à un équilibre, mais ça a augmenté cette année.On ne sait pas trop pourquoi», indique le vice- doyen aux études médicales prédoc- torales, Paul Grand\u2019Maison.Qu\u2019est-ce qui fait qu\u2019on retrouve tant de femmes à la faculté de médecine? Chose certaine, elles réussissent mieux au secondaire et au cégep, si bien qu\u2019elles se retrouvent en haut du peloton lors des demandes d\u2019admission.«On avait l\u2019impression qu\u2019on tendait à trouver un équilibre.Est-ce que c\u2019est une nouvelle tendance à la hausse? On ne peut que se poser la question», souligne M.Grand\u2019Maison.Le Collège des médecins dénombrait, en 2005, 65 % d\u2019hommes qui pratiquaient la médecine, comparativement à 35 % de femmes.Selon une étude commandée par le Collège des médecins au Groupe de recherche interdisciplinaire en santé (GRIS), entre 1994 et 2003, la proportion de femmes est passée de 27 à 35 %.L\u2019accroissement des effectifs féminins s\u2019est poursuivi depuis.La faculté de médecine de l\u2019UdeS envahie par les femmes SHERBROOKE \u2014 Les locaux de la Société de transport de Sherbrooke seront probablement bondés, ce soir.Dès 18 h, le conseil d\u2019administration de l\u2019organisme paramunici- pal tiendra sa première assemblée régulière depuis la mise en place des nouveaux circuits d\u2019autobus.Depuis le 19 juin, plusieurs usagers de la STS ont profité des séances du conseil municipal pour faire part de leur mécontentement.Chaque fois, le président du conseil, Bernard Tanguay, leur a répondu qu\u2019ils devaient plutôt se plaindre à la STS.La présidente de l\u2019Association des utilisateurs du transport en commun, Lise Boulanger, sera notamment sur place ce soir.Le coordonnateur de l\u2019Association des locataires des Résidences Oxford, Jean-Raymond Houle, a aussi confirmé sa présence.M.Houle est à la tête de Collectif-Sherbroo- ke, un regroupement d\u2019usagers qui souhaitent intenter un recours collectif contre la STS en raison de la baisse de service qu\u2019a entraîné le nouveau plan de transport dans certains secteurs.\u2014 David Bombardier Une première assemblée attendue ner si les dirigeants du syndicat méritent ou non une suspension d\u2019un mois pour leur geste.La présidente de la STS, Dany Lachance, a refusé de commenter la menace de suspension qui plane sur la tête des quatre chauffeurs.Quant au retrait de M.Leroux de la vie syndicale, Mme Lachance affirme qu\u2019elle «respecte son choix» et s\u2019engage à travailler avec celui qui le remplacera.ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ L\u2019exécutif syndical des chauffeurs a fait distribuer des dépliants anti-plan de transport juste avant l\u2019entrée en vigueur de ce dernier.La direction de la STS veut suspendre les quatre membres de l\u2019exécutif pour un mois pour ce geste.ARCHIVES LA TRIBUNE Ghislain Leroux ###PAGE###5### ?????? ?????? ? ????????????? ??????????????? ??????????????????? ? ??????????? ??????????????? ??????????????????? ???????????????????? ? ??????????????????????? ??????????????????????????? ????????? ?????? ???????? ? ???????????? ??????? ?????? ???????????????????? ??????????????????? ??????????? ???????????? ?????????????????? La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Kruger tient le pari de la cogénération / Actualités / 5 SHERBROOKE \u2014 «La présente période est emballante», lance le nouveau directeur général de l\u2019usine de Kruger à Bromptonville, Christian Lemay, en poste depuis le 1er juin 2006.Nouveau directeur général mais pas nouveau à Bromptonville puisque M.Lemay y était le directeur de la production depuis deux ans déjà.«Moi, je suis venu au monde et j\u2019ai grandi chez Kruger.Je suis un gars Kruger», résume-t-il.Il était fraîchement diplômé en génie mécanique de l\u2019Université Laval, à Québec, en 1986, lorsqu\u2019il a accepté un premier emploi chez Kruger, à Trois-Rivières.Gravissant des échelons, il était surintendant de l\u2019usine de Trois-Ri- vières lorsqu\u2019on lui a confié le poste de directeur de la production à l\u2019usine de Trois-Rivières.« Ce n\u2019est pas l\u2019histoire d\u2019un gars cette usine-là, c\u2019est l\u2019histoire de tout le monde qui y travaille.» «Je suis arrivé avec mes bagages et ma famille (il a trois enfants qui ont entre 7 et 14 ans), en mai 2004.Puis, au printemps, quand Denis Lafrenière a été promu à Trois- Rivières, on m\u2019a offert le poste de directeur général.C\u2019était un beau défi.Et comme j\u2019aime les défis, j\u2019ai été tout de suite emballé», a rapporté M.Lemay, un homme originaire de Nicolet.Le nouveau directeur général déclare avoir sa compagnie à coeur.«Nous avons l\u2019avantage d\u2019être une compagnie privée.Nous devons satisfaire M.Kruger et non pas de nombreux actionnaires.Nous sommes ainsi une compagnie plus dynamique.Si nous devions répondre aux attentes et aux besoins de nombreux actionnaires, il n\u2019est pas dit que l\u2019investissement de 80 millions $ dans l\u2019usine de cogénération se serait fait de la même manière», a-t-il expliqué.Ce projet d\u2019usine de cogénération vient consolider encore davantage la papetière qui, comme toutes les autres, doivent composer avec un marché extrêmement serré et compétitif.«Avec l\u2019usine de cogénération, nous pourrons réduire nos coûts de production de vapeur, tout en nous libérant du pétrole.Ici, à l\u2019usine, nous pouvons compter sur une très bonne équipe.Les gens veulent que ça marche.Comme ailleurs, ce n\u2019est pas l\u2019histoire d\u2019un gars cette usine- là, c\u2019est l\u2019histoire de tout le monde qui y travaille.» À Bromptonville, Kruger embauche plus de 470 personnes dont la moyenne d\u2019âge est de 42 ans.«Nous voulons tous que ça dure longtemps, l\u2019usine de Brompton- ville», a lancé M.Lemay.\u2014 Gilles Fisette « La présente période est emballante » GILLES FISETTE gilles.fisette@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est avant Noël - comme un gros cadeau pour la région - que seront produites les premières vapeurs de l\u2019usine de cogénération de Kruger, à Bromp- tonville.Dans les mois suivants, vers le mois de mars si tout se déroule bien, la turbine pourra être mise en branle.Les premiers kilowatts d\u2019électricité pourront alors être vendus à Hydro-Québec.Kruger a donné le feu vert au projet d\u2019usine de cogénération au printemps dernier.Dans ce projet, la papetière investit plus de 80 millions $.Dans cette usine de cogénéra- tion, rappelle le nouveau directeur du complexe Kruger de Brompton- ville, Christian Lemay, sera produite la vapeur dont on a besoin pour le séchage du papier.Jusqu\u2019à maintenant, cette vapeur est produite grâce à de l\u2019énergie fossile, du mazout ou du gaz naturel, selon les aléas des prix.Grâce à l\u2019usine de cogénération, Kruger économisera le pétrole nécessaire au fonctionnement de 12 000 automobiles, durant une année.Mieux, poursuit M.Lemay, l\u2019usine de cogénération fonctionne à partir des boues de l\u2019usine de désencrage qui fait partie du complexe.Depuis que cette usine est en fonction, ses rejets - des boues - sont dirigés vers des sites d\u2019enfouissement.Désormais, les boues ainsi que les résidus de bois de l\u2019usine seront brûlés dans la bouilloire qui fournit la vapeur à l\u2019usine de papier et à la turbine qui produira de l\u2019électricité.Quand on entre sur le site de Kruger, on constate que le chantier est fort avancé.L\u2019usine de cogénération est complétée.Les derniers travaux se déroulent essentiellement à l\u2019intérieur ainsi qu\u2019au raccordement des trois usines entre elles: l\u2019usine de dé- sencrage, l\u2019usine de cogénération et l\u2019usine de production de papier journal.«Nous voulons un projet le plus vert possible.» Un immense silo de béton - on dirait un réacteur nucléaire - est encore en phase de construction.C\u2019est là que seront stockés les boues qui, mélangées aux copeaux, seront acheminées par convoyeur vers l\u2019usine de cogénération.«Toutes ces installations seront hermétiques afin d\u2019éviter toute émanation d\u2019odeur.Mais les boues de désencrage ne sentent pas fort, en partant», rassure M.Lemay.L\u2019usine de cogénération avalera 600 tonnes de boues, d\u2019écorces et de résidus de bois par jour.Comme l\u2019usine de cogénération peut brû- ler davantage de boues que peut en produire l\u2019usine de désencrage (200 tonnes par jour, environ), des boues seront importées des usines Kruger de Trois-Rivières et de l\u2019usine de Crabtree.Un autre petit chantier est en cours, entre l\u2019usine de désencrage et le silo.Il s\u2019agit de l\u2019aire de réception de ces boues importées.«Présentement, nous étudions le moyen pour réduire les coûts de transport de ces boues.Nous produisons, en plus du papier journal, de la pâte désencrée et de la pâte thermomécanique pour les usines de Trois-Rivières et de la Waya- gamack.Pourrait-on se servir des mêmes camions qui apportent les pâtes là-bas et qui, au retour, rapporteraient des boues? Tout cela, de manière écologique? Nous voulons un projet le plus vert possible», a déclaré M.Lemay.IMACOM JESSICA GARNEAU La nouvelle usine de cogénération semble pratiquement terminée.Mais il reste encore de nombreuses semaines de raccordements et d\u2019ajustements avant qu\u2019elle produise ses premières vapeurs et ses premiers kilowatts d\u2019électricité.Les kW arrivent.à toute vapeur! ###PAGE###6### Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 6 / Actualités LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 Les gens de l\u2019organisme la Grande Table doivent une fière chandelle aux gens qui ont participé au programme d\u2019embellissement communautaire, de la compagnie Bell Mobilité.La société a récemment lancé son programme intitulé «Au coeur de la communauté Amélioration du voisinage de Bell» dans six villes du Québec afin de souligner les récents investissements à son réseau sans fil.Dans le cadre de ce programme (www.bell.ca/reseau), les résidants de la ville de Sherbrooke étaient invités quant à eux à voter pour l\u2019un des trois projets d\u2019embellissement proposés.Pendant trois semaines, ils pouvaient choisir entre trois projets finalistes: l\u2019agrandissement de l\u2019aire de rangement du CPE Ima- gémo, la rénovation de la cafétéria de la Grande Table ou l\u2019aménagement paysager de l\u2019Escale de l\u2019Es- trie inc.À la fin de la période de vote, le projet visant de la Grande Table a reçu la majorité des voix avec un résultat de 57 pour cent.La Grande Table est un organisme sans but lucratif offrant des repas aux familles dans le besoin.La journée d\u2019embellissement aura lieu en octobre prochain, la date sera communiquée sous peu.Plusieurs bénévoles participeront à cette journée, notamment des résidants locaux, des employés de Bell Mobilité et des dignitaires de la région, et prêteront main forte pour la réalisation du projet d\u2019amélioration.Les personnes intéressées à venir donner un coup de main peuvent s\u2019inscrire par courriel à l\u2019adresse benevoles@bell.ca.Une journée d\u2019embellissement pour la Grande Table FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «J\u2019ai pu sortir de mon isolement.J\u2019ai repris une vie sociale normale et la confiance en moi.Ça m\u2019a remis au monde!» C\u2019est avec aplomb et enthousiasme que Nicole Langlois a témoigné hier des bienfaits que lui apporte depuis un an sa fréquentation de l\u2019organisme communautaire et alternatif en santé mentale La Cordée.L\u2019intervention de Mme Langlois se situait dans le cadre de l\u2019annonce pour la campagne annuelle de financement du groupe, placé sous la présidence d\u2019honneur du docteur Réjean Hébert.Aussi, malgré les préjugés encore bien tenaces dans la société à l\u2019endroit de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale, Mme Langlois n\u2019a pas craint de s\u2019exprimer librement.Son histoire en rejoint bien d\u2019autres.«Après avoir travaillé toute ma vie, j\u2019ai commencé à avoir des problèmes.Ça a été le burn-out, une dépression.C\u2019est insidieux et on s\u2019en rend pas compte, mais à la longue j\u2019ai fini par m\u2019isoler complètement.Du moment que je suis arrivée à La Cordée, grâce aux ateliers, comme Faire son deuil, le soutien des intervenants, des activités avec la Mijoterie (cuisiner dans un cadre d\u2019échange avec d\u2019autres participants), j\u2019ai pu reprendre le dessus.Et franchement, je pense que je me suis réintégrée assez bien», a fièrement livré la dame.Le doyen de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSSS) de l\u2019Université de Sherbrooke, le docteur Réjean Hébert, a applaudi cette réussite.«C\u2019est la preuve que, comme avec un problème de santé physique, le diabète par exemple, ça se guérit un problème de santé mentale», a illustré le gériatre de formation.Le docteur Hébert s\u2019est dit «honoré» que son nom soit associé à l\u2019activité de financement du 16 novembre prochain, au Vieux Clocher de Sherbrooke.Ce sera la tenue du «cocktail dinatoire en folie».«Je suis très honoré de l\u2019invitation de La Cordée, car on ne le réalise pas toujours, mais les groupes communautaires du genre jouent un rôle extrêmement important en lien avec le réseau de santé publique au Québec», a-t-il rajouté, rappelant l\u2019importance d\u2019un financement adéquat pour les groupes communautaires.Les 30 000 $ visés par la campagne de financement serviront à répondre à des besoins sans cesse grandissants.Pour des renseignements additionnels, on peut contacter le 565-1226 ou au courriel lacordee@aide-internet.org.La Cordée a besoin de 30 000 $ IMACOM, JESSICA GARNEAU La directrice Brigitte Campeau, la participante Nicole Langlois, la présidente Lucie Domingue et le président d\u2019honneur, le docteur Réjean Hé- bert, étaient réunis en vue de la prochaine activité de financement pour le groupe La Cordée, le 16 novembre prochain.###PAGE###7### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Actualités/ 7 DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les organismes de lutte contre l\u2019itinérance sonnent l\u2019alarme.Des centaines de personnes risquent de se retrouver à la rue si le gouvernement Harper ne s\u2019engage pas rapidement en leur faveur.L\u2019automne dernier, à quelques jours du déclenchement des élections, les libéraux fédéraux avaient renouvelé pour un an le programme IPAC (Initiatives de partenariat en action communautaire).Les organismes sherbrookois avaient ainsi reçu quelque 750 000 $, alors que les besoins sont plutôt évalués à 2 M $ par année.Des projets ont ainsi dû être amputés de volets importants.À 200 jours de la date butoir du 31 mars 2007, qui marquera la fin de l\u2019enveloppe actuelle en itinérance, les organismes venant en aide aux personnes en situation ou à risque d\u2019itinérance sont beaucoup plus inquiets que l\u2019an dernier.Le gouvernement Harper a jusqu\u2019à maintenant refusé de s\u2019engager en faveur d\u2019une reconduction du programme.«Nous n\u2019avons pas beaucoup d\u2019espoir parce que, depuis que les conservateurs sont au pouvoir, on n\u2019entend pas parler de grand-chose à part la guerre», déplore Denis Boisclair, représentant de la Table de concertation sur l\u2019itinérance à Sherbrooke et coordonnateur de l\u2019Accueil Poirier.Cet organisme, un refuge mixte, est financé à 100 pour cent par le programme IPAC.La disparition de ce programme signifierait l\u2019arrêt de mort de cet organisme, qui a hébergé 1437 hommes et 247 femmes depuis 30 mois.Le Tremplin 16-30 et le projet Qualilogis (qui aide les sans-abri à se loger) sont aussi subventionnés principalement par ce programme fédéral.D\u2019autres organismes sher- brookois profitent de cette enveloppe budgétaire, notamment La Chaudronnée de l\u2019Estrie, la Sour- ce-Soleil, la Maison Jeunes-Est et le Partage Saint-François.Pour cinq ans minimum L\u2019an dernier, plusieurs membres de la Table de concertation s\u2019étaient «mouillés» dans les eaux de la rivière Magog pour forcer le gouvernement Martin à agir.Hier matin, une cinquantaine de personnes se sont mobilisées à La Chaudronnée pour réclamer que le gouvernement Harper s\u2019engage en faveur des itinérants.D\u2019autres manifestations d\u2019impatience ont eu lieu dans plusieurs villes du Québec et du reste du Canada.La Table de concertation exige que le programme IPAC soit reconduit pour une durée minimale de cinq ans, afin que les organismes n\u2019aient plus à se mobiliser année après année pour conserver leur Itinérance: l\u2019attitude d\u2019Ottawa sème l\u2019inquiétude JEAN-PIERRE BOISVERT jean-pierre.boisvert@latribune.qc.ca DRUMMONDVILLE \u2014 À Drummond- ville, ils étaient une soixantaine de personnes à démontrer leur solidarité lors d\u2019un rassemblement organisé hier midi par les groupes en itinérance, devant les bureaux de Service Canada, situés sur le boulevard Saint-Joseph.À 200 jours de la date butoir du 31 mars 2007 qui marque la fin de l\u2019enveloppe actuelle, les représentants de L\u2019Ensoleilvent, de l\u2019Auberge du coeur Habit-Action, du Refuge la Piaule, de la Tablée populaire, du Comptoir Alimentaire Drum- mond et du Carrefour d\u2019Entraide Drummond, ont voulu alerter le gouvernement Harper sur le sort des sans-abri.Pour montrer l\u2019urgence d\u2019une annonce quant à la reconduction d\u2019IPAC et sa bonification, les manifestants ont amené leur réveille-matin: «Le temps file, nous attendons un engagement des conservateurs depuis leur arrivée au pouvoir et 200 jours, c\u2019est court pour assurer l\u2019arrivée concrète des fonds sur le terrain » a lancé Gisèle Denon- court, coordonnatrice de l\u2019Auberge du coeur Habit-Action.À Drummondville, les groupes réclament 500 000 $ par année pour les trois prochaines années afin de poursuivre et améliorer les diverses formes de soutien et d\u2019intervention auprès de cette population.Une annonce est urgente financement.Les organismes luttant contre l\u2019itinérance préfèrent mettre toutes leurs énergies dans l\u2019aide aux plus démunis.La Ville de Sherbrooke, le Diocèse de Sherbrooke et le Bloc québécois appuient les revendications de la Table de concertation.Le député de Sherbrooke, Serge Cardin, souhaite que le gouvernement Harper «lutte contre la pauvreté et l\u2019itiné- rance, et non contre les pauvres et les itinérants».Son collègue de Brome-Missisquoi, Christian Ouellet, responsable de l\u2019itinérance pour le Bloc Québécois, promet pour sa part de se «battre totalement» pour faire avancer ce dossier.Depuis l\u2019implantation du programme IPAC en 2000, la concertation en matière de lutte contre l\u2019itinérance s\u2019est intensifiée à Sherbrooke et a permis d\u2019améliorer significativement les services aux itinérants, estime Marie-Claude Vézina, coordonnatrice de La Chau- dronnée de l\u2019Estrie et représentante de la Table de concertation.La disparition du programme serait catastrophique, avance-t-elle.IMACOM, CLAUDE POULIN Plusieurs intervenants réclament d\u2019une même voix que le gouvernement Harper s\u2019engage en faveur des itinérants.À leurs yeux, il est minuit moins une minute.Parmi ces intervenants, on retrouve le coordonnateur de l\u2019Accueil Poirier, Denis Boisclair, le député bloquiste Christian Ouellet, la coordonnatrice de La Chaudronnée de l\u2019Estrie, Marie-Claude Vézina, le conseiller municipal Pierre Boisvert, représentant de la Ville de Sherbrooke, ainsi que le député bloquiste Serge Cardin.###PAGE###8### ?????????????? ???????? ????? ?? ???????? ? ?? ???? ?????? Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 8 / Actualités LA TRIBUNE, ARCHIVES Serge Cardin FRANÇOIS GOUGEON françois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROKE \u2014 Sans le dire ouvertement, le député de Sherbrooke aux Communes, Serge Cardin, vient de prendre du galon au sein du cabinet fantôme du Bloc québécois.Le député passe de porte-parole des Ressources naturelles à celui du Commerce international, détenu jusque-là par son collègue de Joliette, Pierre Paquette.M.Pa- quette se retrouvera aux Finances, pour remplacer Yves Loubier, qui a récemment annoncé son intention de ne pas solliciter de mandat aux prochaines élections fédérales.«Je m\u2019ennuyais pas avant, mais disons que j\u2019aurai encore moins la possibilité de m\u2019ennuyer à l\u2019avenir », a réagi de façon amusée M.Cardin à cette nomination.«Sincèrement, je suis très honoré de la confiance que me porte notre chef, M.Du- ceppe.» De fait, le Commerce international constitue un gros morceau de la politique canadienne.«Ce sont des dossiers comme le bois d\u2019oeuvre, l\u2019Organisation mondiale du commerce, tout ce qui regarde la mondialisation.J\u2019ai pas la prétention de tout connaître en ce domaine mais je vais mettre les bouchées doubles pour bien maîtriser les dossiers.», a aussi livré Serge Cardin.Le Commerce international pour Cardin DAVID BOMBARDIER david.bombardier@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Je n\u2019en reviens pas! Je n\u2019en reviens juste pas!» Au bout du fil, Claire Bruneau réalise de plus en plus ce qui lui arrive.Le représentant de La Tribune vient de lui annoncer qu\u2019elle a remporté la Maison Desjardins, une résidence de deux étages, entièrement meublée, d\u2019une valeur de 300 000 $.Quelques minutes plus tôt, sa nièce lui avait dit qu\u2019elle avait entendu son nom au bulletin télévisé.C\u2019est peut-être une autre Claire Bruneau, avait alors pensé cette retraitée de 68 ans.De retour à son appartement en début de soirée, Mme Bruneau a saisi la carte professionnelle déposée dans l\u2019embrasure de sa porte et a vite composé le numéro figurant dessus.Encore à ce moment, elle croyait à une mauvaise blague de sa nièce.jusqu\u2019à ce que La Tribune lui confirme l\u2019heureuse nouvelle.Le ton calme de Mme Bruneau s\u2019est alors transformé en immense cri de joie.«Je n\u2019en reviens pas! Mes oreilles sont toutes chaudes! Je crois bien que ma pression vient de monter!» Deux heures plus tôt, sur le coup de 17 h 30, le maire Jean Perrault a procédé au tirage de la Maison Desjardins en présence de quelques centaines de personnes.Il a alors tenté de joindre Mme Bruneau au téléphone, mais celle-ci était absente et n\u2019avait pas de répondeur.L\u2019heureuse gagnante, qui fêtera ses 69 ans lundi, dit avoir fait un rêve prémonitoire un mois avant d\u2019acheter son billet gagnant.Elle affirme avoir vu tous les chiffres de son billet dans son rêve: 02377.C\u2019est un signe, avait-elle alors pensé, même si elle n\u2019est pas chanceuse de nature.Elle n\u2019avait jamais remporté un prix plus important que 100 $ à la loterie.Pendant une quarantaine d\u2019années, Mme Bruneau est demeurée en Outaouais avec son conjoint.Elle a alors assumé diverses fonctions dans le secteur hospitalier.Elle est revenue dans sa région natale en 1999, après le décès de son mari.Son but était alors de se rapprocher de sa famille.Depuis ce jour, Mme Bruneau achète chaque année un billet de la Maison Desjardins.D\u2019ici deux mois, cette retraitée quittera son quatre et demi de la rue Sainte-Famille, dans l\u2019arrondissement de Fleurimont, pour emménager dans sa nouvelle maison.Cette dernière quittera bientôt le stationnement du Carrefour de l\u2019Estrie pour être déplacée sur un terrain du quartier situé en face du commerce Serres et Pépinière Saint-Élie, près du boulevard Industriel.Un total de 40133 billets ont été vendus et plus de 60 000 personnes ont visité la Maison Desjardins.Le montant amassé lors de cette vaste campagne de financement sera annoncé d\u2019ici un mois.Cette année, les profits seront partagés entre la Fondation du CHUS, l\u2019Institut universitaire de gériatrie de Sherbrooke (CSSS- IUGS) et les fondations des Centres hospitaliers Asbestos, Coaticook, Lac-Mégantic, Magog et Windsor.Elle avait vu les chiffres du billet en rêve CLAIRE BRUNEAU GAGNE LA MAISON DESJARDINS IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Retraitée depuis 1997, Claire Bruneau quittera bientôt son quatre et demi pour emménager dans la Maison Desjardins, une grande résidence de deux étages qu\u2019elle a remportée hier soir.###PAGE###9### ????? 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La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Actualités/ 9 LA TRIBUNE SHERBROOKE \u2014 Le Sherbrookois Pierre-Hugues Boisvenu vient d\u2019être nommé à la présidence, pour l\u2019année 2006-2007, du conseil d\u2019administration de Centraide Estrie.Bien connu pour son implication sociale, M.Boisvenu a toujours été un grand supporteur de Centraide lorsqu\u2019il oeuvrait dans la fonction publique québécoise.Composé de 13 personnes, le conseil d\u2019administration de Centraide voit à la gouvernance de la corporation Centraide Estrie.Dix-huit Cen- traide couvrent toutes les régions du Québec.Le président de Centraide Estrie est appuyé à la vice-présidence par Diane Desrosiers, de la Banque de Montréal, ainsi que par Jean-Paul Gravel et Michel Desautels, tous deux retraités de l\u2019Université de Sherbrooke, qui seront secrétaire et trésorier.Trois nouveaux membres se sont joints au c.a.: Karine Laroche, de Bureau en Gros, Ma- rie-Noël Dompierre, de Nordia, et Sylvia Teasdale, de Bishop\u2019s.JEAN-FRANÇOIS GAGNON MAGOG \u2014 Le RAPPEL se retrouve dans une situation délicate après la publication du rapport du comité aviseur chargé d\u2019élaborer un projet pour assurer l\u2019avenir de la station Mont-Orford.L\u2019organisme est identifié comme membre de ce comité alors qu\u2019il n\u2019était pas question pour son conseil d\u2019administration qu\u2019il en fasse partie.Visiblement, les dirigeants du RAPPEL, qui appuient par surcroît la coalition SOS Parc Orford, se sentent mal à l\u2019aise.Ni le président de l\u2019organisme, André Beauregard, ni sa directrice générale, Josée Beaurivage, n\u2019ont accepté de commenter l\u2019affaire hier.Toutefois, le trésorier Hubert Lavigne admet sans trop de peine être «mal à l\u2019aise.On est en train de faire enquête pour savoir ce qui s\u2019est passé.On n\u2019est pas un organisme politique.Il y a sûrement une erreur.M.Nicolet s\u2019est trompé.» Mais le préfet de la MRC de Mem- phrémagog s\u2019étonne de la réaction de M.Lavigne.«Ils ont été présents à chacune des réunions du comité aviseur.Ils peuvent dire ce qu\u2019ils veulent», lance Roger Nicolet.À la lumière des propos de ce dernier, le rapport du comité aviseur n\u2019a toutefois pas besoin du support de l\u2019organisme de concertation pour être valable aux yeux du ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement et des Parcs du Québec, Claude Béchard.M.Nicolet rappelle ainsi que le ministre souhaite voir trois organismes régionaux appuyer le rapport en question.Or, la MRC a déjà dévoilé son appui et le préfet s\u2019attend à ce que le Centre local de développement de la MRC de Memphrémagog, la Conférence régionale des élus de l\u2019Estrie et Tourisme Cantons-de-l\u2019Est lui emboîtent le pas.Si l\u2019imbroglio n\u2019a pas été causé par la MRC, il se peut tout simplement que ses dirigeants et ceux du RAPPEL se soient mal compris.Notons que le vice-président du second organisme, Denis Bachand, est celui qui a occupé le siège réservé au représentant des groupes environnementaux.Une réunion des membres du conseil d\u2019administration de RAPPEL est prévue dans les tout prochains jours.On entend en outre clarifier la situation actuelle, qui ne serait pas sans irriter des membres de l\u2019organisme.Coordonnateur de la coalition SOS Parc Orford, Claude Dallaire affirme d\u2019ailleurs que des «membres auront des questions à poser lors de la prochaine assemblée générale annuelle», qui se tiendra le 21 octobre.À ce sujet, il est possible de mentionner que la porte-parole de SOS Parc Orford, Gisèle Lacasse-Benoît, est présidente du Memphrémagog conservation inc., un des premiers groupes à avoir déploré la possible amputation d\u2019une partie du parc national du Mont-Orford.«C\u2019est drôle comme situation.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019ils ont un certain manque d\u2019expérience politique.Mais ce sont eux les pires», juge M.Dallaire, dont la coalition fait état de l\u2019appui formel qu\u2019elle a reçu de RAPPEL sur son site internet.Mont-Orford : le RAPPEL ne devait pas participer Boisvenu présidera Centraide Estrie ###PAGE###10### Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 10 / Actualités ????? ???????? ???? ???????????????????????? ????????????????? ?????????????????????? ??????????? ??????????????????? ??????????????????????????? ???????????????????????????????? DENIS DUFRESNE denis.dufresne@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les Estriens aiment se définir comme des environnementalistes: après le succès quasi inattendu du premier Salon de l\u2019environnement, l\u2019an dernier, la deuxième édition, présentée les 18 et19 novembre prochain, devrait permettre de confirmer qu\u2019ils le sont, croient les organisateurs.«L\u2019an dernier, nous avons accueilli 4000 personnes! On peut dire que les Estriens ont une préoccupation environnementale et dans toutes les couches de la société.Cette année, on parle de 5000 visiteurs, mais j\u2019ose avancer le chiffre de 6000!» lance Jean-Claude Thibault, porte-parole de l\u2019événement avec la comédienne Pascale Bussières.Lors d\u2019une conférence de presse, hier à Sherbrooke, les organisateurs ont donné un aperçu de la programmation du salon, dont le thème est cette année «Des choix écologiques au quotidien».Bien que le contenu des conférences et ateliers reste à être dévoilé, l\u2019événement regroupera une centaine de kiosques thématiques, entre autres sur l\u2019agriculture durable, les économies d\u2019énergie, l\u2019alimentation équitable, le bâtiment écologique, la gestion des matières résiduelles et le transport.«Les gens seront là pour faire connaître leurs services, il y aura aussi un défilé de mode avec des vêtements écolos et des essais routiers de véhicules écologiques», ajoute M.Thibault.«Le Salon veut permettre aux gens de consommer de façon écologique, parce que consommer, c\u2019est faire un choix de société», fait-il valoir.La comédienne Pascale Bussières souligne pour sa part l\u2019importance des gestes quotidiens en faveur de l\u2019environnement: «En tant que citoyenne, je n\u2019ai pas de pouvoir pour arrêter la guerre en Irak.Je crois beaucoup à la cause de l\u2019environnement et on peut se donner cette responsabilité-là, qui est à la mesure de nos moyens», expli- que-t-elle.La Ville de Sherbrooke, un commanditaire majeur de l\u2019événement, voit dans le défi du développement durable «un objectif commun et rassembleur», signale de son côté Jean-François Rouleau, président du Comité de développement durable.«Plus que jamais les autorités municipales sont préoccupées par l\u2019environnement.Avec le Centre de formation en environnement de l\u2019Université de Sherbrooke, nous avons élaboré un programme pour l\u2019ensemble de notre personnel.De plus, notre Politique de développement durable débouchera sur un plan d\u2019action au début de 2007», dit-il.Parmi les mesures envisagées figurent de nouvelles normes pour la construction de routes, la collecte des matières résiduelles à trois voies, l\u2019ajout de pistes cyclables et des voies réservées pour les autobus.Le Salon de l\u2019environnement a aussi un impact économique et politique, croit d\u2019autre part Jean-Claude Thibault.«Il a un impact socio-économique parce beaucoup de petites entreprises sont incapables de se faire connaître et profitent du salon pour le faire.L\u2019autre aspect est socio-politique: le monde politique est en train de prendre conscience que la grande majorité de la population est préoccupée par l\u2019environnement», fait-il valoir.Virage vert IMACOM JESSICA GARNEAU Pascale Bussières Chronique MARIO GOUPIL mario.goupil@latribune.qc.ca C HLT-TV Télé 7 a 50 ans.Presque mon âge.On a grandi ensemble tous les deux.Nous nous sommes bien amusés, quand nous étions jeunes, avec des émissions comme Pipe de plâtre, Bonsoir Copains, Avec André Guy, Tonton Bonbon, sans oublier Soirée canadienne.Aujourd\u2019hui, j\u2019ai toutefois peine à reconnaître cet ami tellement il s\u2019est «montréalisé».Tellement il est ailleurs, et très peu chez lui.CHLT-TV Télé 7 m\u2019offre quelques manchettes locales le matin, dix ou douze minutes d\u2019information le midi et à l\u2019heure du souper, plus une quinzaine de minutes de vie en Estrie et un téléthon annuel.C\u2019est tout.C\u2019est bien peu.Trop peu.Au rythme ou vont les choses, on risque d\u2019avoir beaucoup de difficulté à trouver 35 figures connues et reconnues pour rafraîchir la murale de la rue Frontenac dans 50 ans.Ça cloche On aura tout vu.Tout entendu, si vous préférez.Voilà maintenant que les cloches des églises font trop de bruit au goût de certains citoyens.D\u2019un citoyen à tout le moins.Plus facile de régler le cas d\u2019un carillon que d\u2019un bunker, à Sherbrooke du moins.Ça me rappelle l\u2019histoire du carillon de l\u2019église Saint- Boniface.En 2003, quelqu\u2019un s\u2019était plaint que le son du carillon polluait l\u2019environnement.Dix jours plus tard, la Ville de Sherbrooke réduisait le carillon en question au silence.Plus facile de régler le cas d\u2019un carillon que d\u2019un bunker, à Sherbrooke du moins.Hier midi, à 11 h 58, j\u2019ai immobilisé ma rutilante dans le stationnement de l\u2019église Saint Jean-Baptiste de Sherbrooke, j\u2019ai coupé le moteur et j\u2019ai écouté les cloches sonner l\u2019angélus.Pas eu besoin d\u2019aspirine une fois le concert de cloches terminé.Même que ça m\u2019a plutôt donné le goût d\u2019entrer à l\u2019intérieur de la chapelle pour faire une p\u2019tite prière, mais je me suis cogné le nez sur des portes verrouillées à double tour.Décidément, on n\u2019a plus les églises qu\u2019on avait.Au fait, monsieur le citoyen, au rythme où les églises disparaissent du paysage sherbrookois, vous ne devriez plus avoir mal à la tête très longtemps.Décidément.Mes récentes chroniques portant sur le retour du curé Richard Bouffard à l\u2019archevêché et sur la présence de chiens sans laisse dans les parcs de Sherbrooke vous ont fait réagir.Certains de vos commentaires m\u2019ont fait sourire.Une lettre m\u2019a toutefois fait bondir de mon siège.Elle est signée de la main de Jacqueline Gendron et fait référence au cas du curé Richard Bouffard.(.) Comme c\u2019est triste de ne pas comprendre que Jésus est mort sur la croix pour nous apprendre à nous pardonner.Richard n\u2019a pas béni ce mariage (Serge et France) en son nom, mais au nom de l\u2019Église.Richard nous a donné vingt ans de son temps avec l\u2019amour de Jésus.La souffrance a été dure pour nous ses paroissiens.Je vais prier très fort pour ce couple qui ne veut pas demander l\u2019aide de Jésus, pour être heureux ensemble, avec leurs jeunes enfants.Jésus vous aime.Je crois que vous devriez plutôt prier pour votre protégé, Mme Gendron.Il en a davantage besoin que ce couple qui ne demande plus qu\u2019une chose: l\u2019annulation du mariage béni par un pédophile.L\u2019Église leur doit bien cela.S\u2019il avait fallu.Un an plus tard, il manque toujours 122,2 des 130 millions $ disparus dans le scandale Norbourg, aucune accusation n\u2019a encore été portée et Vincent Lacroix continue d\u2019habiter son château de Candiac.Comme si cela ne suffisait pas, le sieur Lacroix a eu le culot de demander que l\u2019Aide juridique lui paye un avocat.Heureusement, la Justice a dit non.Il y a une limite à rire du monde tout de même.La logique des choses Une équipe de hockey, comme celle des Islanders de New York, qui est capable de nommer son gardien réserviste de la saison dernière (Garth Snow) au poste de directeur général pour cette saison, peut très bien offrir 67,5 millions $ à son gardien numéro 1 (Rick DiPietro).C\u2019est dans la logique des choses.Mon ami d\u2019ailleurs ###PAGE###11### ?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????? ?????????????????????????????? ?????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????? ??????????????? ??????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???? ???????????????????????????????? ??????????????? ??????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????? ?????????????????????????????????? ?????????????? ?????????????????????????????????????????? ???????????????????? ????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????? ???????????????????????????????? ???????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????? ????????????????????????????????????????????????????????????????? ?????? ???????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ? ??? ???????????????????????????????????? ?????????????????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????? ???????????????????????????????????????????? ???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????? ???????????? ?????????? ??????????? ??????????? ???????????? ??????????? ???????????? ????????? ? ? ????????????????? ?????????????? ? ? ??????????????????????? ?????????????? ????????????????????? ??????????? ? ? ????????????????? ?????????????? ? ? ?????????????????????????? ?????????????? ????????????????????? ??????????? ? ? ????????????????? ?????????????? ? ? ??????????????????????????? ?????????????? ????????????????????? ??????????? ???????????????????????? ??????????? ??????????? ????????????????????? ??????????? ?????????????????????? ??? ?????????????????????? ????? ??????????????????????? ??????????????? ?????? La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Actualités/ 11 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un joueur des Volontaires du Collège de Sherbrooke se retrouve dans l\u2019eau chaude.Samuel Audet a comparu, hier, devant la juge Danielle Côté de la Cour du Québec pour répondre à des accusations de voies de fait simple.Menottes aux poings, le joueur de football est apparu la mine abattue dans le box des accusés avec un t- shirt de l\u2019édition 2006 des Volontaires.Les événements qui lui sont reprochés seraient survenus dimanche dernier à Sherbrooke et impliqueraient son ex-amie de coeur.Samuel Audet a été libéré sous diverses conditions dont celles de ne pas communiquer avec la présumée victime ou son entourage de même que de demeurer à l\u2019adresse qu\u2019il a fournie au tribunal.C\u2019est Me Hélène Fabi qui a autorisé la plainte pour le ministère public.La défense de Samuel Audet est assurée par Me John Edwin Sullivan.Le jeune homme reviendra en Cour le 10 octobre prochain.Un joueur des Volontaires devant la justice ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La fête de la rentrée avait une autre saveur, cette année, au Séminaire Salésien.Pour la première fois, les quelque 725 élèves ont célébré tous ensemble le retour en classe.Chaque année, pour la rentrée scolaire, les élèves se rendaient au camp Dominique-Savio, regroupés par niveau, pour célébrer le début de l\u2019année scolaire.Cette année, la direction voulait que l\u2019événement se déroule dans la cour de l\u2019école.Celle-ci a été transformée pour l\u2019occasion en immense terrain de jeux: spectacle de musique, démonstrations de foot en salle, présence de magiciens et d\u2019amuseurs de rue figuraient notamment au programme.«Ce qu\u2019on veut faire, c\u2019est que les profs créent des liens solides avec les élèves.On a pris la Fête du lac (des Nations) et on voulait faire une ambiance comme celle-là», indique Julie Tremblay, responsable des communications au Salésien.Enseignante de français en quatrième secondaire, Shirley Brochu avait bien l\u2019intention de profiter de cette journée.«Je t\u2019apprends le français, mais on peut aussi avoir du plaisir.Ça dépasse les participes passés!» lance-t-elle en résumant le message que cette activité envoie aux élèves.La direction avait également invité Daïko, un groupe de jeunes musiciens dont trois des membres ont étudié au Salésien.Manon Le- sur, qui termine ses études secondaires cette année, a bien apprécié cette nouvelle formule.Avec les cours de math 536, de chimie et de physique, la fête permettait de prendre un peu de répit.«Ça fait bizarre, lance-t-elle.J\u2019ai trouvé que Le Salésien fête en grand les années ont passé super vite.En cinquième secondaire, ça va passer encore plus vite.» IMACOM, CLAUDE POULIN Pour célébrer la rentrée, le Salésien avait organisé une grande fête.On avait notamment invité le groupe Daïko, composé en partie d\u2019anciens élèves de l\u2019établissement.###PAGE###12### ????????????? 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?????????????????????????????????????? ??????????????????????????????????? ??? ??????????????????????? ???????????????????????????????? ??????????????????????????? ?????? Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 12 / Actualités JEAN-FRANÇOIS GAGNON SHERBROOKE \u2014 L\u2019ex-ministre François Legault identifie Étienne Vézina, nouveau candidat à l\u2019investiture péquiste dans le comté d\u2019Orford, comme faisant partie de la «relève du Parti québécois».«Il appartient au groupe des jeunes de 30 à 40 ans, qui est peu représenté au PQ, mentionne M.Le- gault.J\u2019ai moi-même essayé de l\u2019inciter à se présenter aux élections.Il voit bien les enjeux.Il fera un excellent député pour Orford.» Ayant profité des talents de rédacteur d\u2019Étienne Vézina alors qu\u2019il était ministre, François Legault connaît bien celui qui agit pour le moment à titre de président régional du PQ en Estrie.Il lui assure son appui.Quant à la patronne actuelle de M.Vézina, la députée bloquiste France Bonsant, elle souligne que son attaché politique a l\u2019avantage de connaître le fonctionnement des appareils gouvernementaux provincial et fédéral.Quoi qu\u2019il en soit, le principal intéressé, qui a déjà Michel Breton comme adversaire à l\u2019investiture, indique avoir été poussé à sauter dans l\u2019arène par le «trio Charest- Béchard-Reid», dont il critique le travail sans retenue.«Les libéraux ont dit que le vrai monde à Magog est pour le démembrement d\u2019un parc national.Ils ont déshonoré notre région», soutient- il, en décriant au passage la stratégie économique du gouvernement Charest.Notant que les libéraux détiennent la circonscription d\u2019Orford depuis près d\u2019un demi-siècle, Étienne Vézina laisse entendre qu\u2019ils considèrent cette circonscription comme acquise.«Le dossier de la montagne est symptomatique de leur vision.» François Legault suggère par ailleurs que le présent député d\u2019Or- ford, Pierre Reid, est un «homme sympathique, mais n\u2019ayant aucune influence» au Parti libéral du Québec.«Il n\u2019a pas de réseau dans ce parti.Il ne participe pas aux décisions», estime-t-il.Bien décidé à briguer les suffrages de nouveau aux prochaines élections, M.Reid rétorque à cela qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention de faire une «campagne négative.Ils feront ça tout seuls au PQ.Ils veulent sûrement qu\u2019on oublie la faiblesse de leur chef.» Ajoutons que, selon une surprenante rumeur qui circulait ces derniers jours, les hautes instances du PQ auraient aimé recruter la porte- parole de SOS Parc Orford, Gisèle Lacasse-Benoît, pour faire la lutte à Reid.«C\u2019est du potinage, dit-elle.Je suis militante libérale depuis 25 ans.» Vézina « fait partie de la relève du PQ », juge Legault LA TRIBUNE, JEAN-FRANÇOIS GAGNON Les députés François Legault et France Bonsant appuient la candidature d\u2019Étienne Vézina, lui qui souhaite représenter le PQ dans Orford aux prochaines élections.###PAGE###13### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Actualités / 13 JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le ténor péquiste François Legault a visiblement hâte d\u2019en découdre avec l\u2019adversaire libéral lors des prochaines élections provinciales.Mais contrairement à certains de ses collègues au Parti québécois, il croit peu probable que le premier ministre choisisse de déclencher des élections cet automne.Son opinion s\u2019appuie sur la série de sondages, diffusés depuis juin dernier, faisant état des intentions de vote chez les électeurs du Québec.«Les libéraux essaient de regagner le terrain perdu.Malgré tout, on remarque qu\u2019on conserve six à sept points d\u2019avance sur eux», explique M.Legault.Confiant de voir son parti triompher au terme de la prochaine campagne, qui aura lieu au plus tard dans un an et demi, cet ancien ministre admet cependant que la «tradition veut qu\u2019on donne deux mandats consécutifs au parti au pouvoir au Québec».«C\u2019est un facteur à prendre compte.Mais il faut dire qu\u2019il y a un taux d\u2019insatisfaction exceptionnel à l\u2019endroit du gouvernement Charest.D\u2019habitude, les rangs des insatisfaits grossissent moins vite.» À son avis, il est d\u2019ailleurs pressant qu\u2019un nouveau gouvernement arrive à la tête de l\u2019État québécois afin que ce dernier «cesse de tourner en rond.Le plus tôt on aura des élections et le mieux ce sera!» Sans étonner personne, il affirme que l\u2019économie, l\u2019éducation et l\u2019environnement seront les principales thématiques qui seront abordées durant la prochaine campagne électorale.«Le plus tôt on aura des élections et le mieux ce sera!» Le député de Rousseau considère que le dossier Mont-Orford compte parmi les «trois ou quatre dossiers» les plus médiatisés depuis le début du mandat des libéraux en 2003.«On en parlera lors de la prochaine campagne.Ça deviendra un enjeu national.C\u2019est un symbole du type de gestion du gouvernement Charest», déclare-t-il, tout en notant que jamais personne ne l\u2019a convaincu que la station Mont-Orford inc.n\u2019était pas rentable.Encore la semaine dernière, le critique du PQ en matière de Parcs, Stéphane Bergeron, a laissé entendre que son parti pourrait réintégrer au parc national du Mont-Orford des terres qui en auraient été retranchées.Par ailleurs, lorsqu\u2019on demande à M.Legault s\u2019il pense pouvoir occuper des fonctions importantes dans un éventuel gouvernement Boisclair, il assure que sa relation avec son chef est bonne, mais avoue ignorer ce qui lui serait réservé.«Tout ce que je sais, c\u2019est qu\u2019en ce moment je suis critique du PQ dans deux domaines.Et je suis peut-être le seul dans cette situation.» Legault pense que Charest attendra L\u2019ex-ministre péquiste ne s\u2019attend pas à des élections cet automne ###PAGE###14### ?????? ???? ?????????????? ?????? ? ?????????????????????????????? ??????? ????? ? ??????? ????? ???????????? ??? ??????? ???? ???? ? ? ?? ????????? ?????? ? ?????????????????? ???????? ????????? ?? ??? ????? ?????????? ?? ????? ??????? ???????? ?????? ???? ??? ??????? ?? ???? ???? ? ???? ??????????? 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Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 14 / Actualités FRANÇOIS GOUGEON francois.gougeon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 «Je n\u2019ai jamais vu passer mes cinq semaines de traitement qui se terminent ce vendredi.En arrivant à l\u2019Hôtellerie de l\u2019Es- trie, j\u2019ai décidé de prendre ça comme une vacance, malgré le cancer.Et ç\u2019a été des vacances.» En dépit du mal qui l\u2019a conduit au CHUS de Fleurimont pour ses traitements de chimio et de radiothérapie, Betty-Ann Thibault, de Longueuil, n\u2019avait que des bons mots pour ses hôtes et la région estrienne qu\u2019elle ne connaissait pratiquement pas.«Ce n\u2019était pas possible de recevoir mes traitements à l\u2019Hôpital Charles-Lemoyne (son lieu de résidence) et le délai était trop long à Notre-Dame (CHUM).Et c\u2019est une bonne idée de pouvoir être hébergée ici (près du CHUS).Ça facilite la vie.Aussi, j\u2019ai été chanceuse: comme j\u2019ai pas du tout été malade pendant mes traitements, j\u2019en ai proité pour partir à la découverte de certains coins de votre région, comme Coaticook, Thetford-Mines, les champs de lavande (Stanstead) et c\u2019est beau et très accueillant», a dit avec entrain Mme Thibault, dont le diagnostic de cancer du sein est tombé.deux semaines après la mort de son mari.En acceptant de raconter son expérience, la dame de la Rive- Sud de Montréal venait donner son appui à la campagne de inan- cement annuelle de la Fondation québécoise du cancer.C\u2019est cet organisme qui met à la disposition des personnes de l\u2019extérieur suivant des traitements contre le cancer le gîte et le couvert requis pour cette période allant de quatre à huit semaines.Au tarif de 15 $ par jour.À l\u2019Hôtellerie attenante au CHUS de Fleurimont, agrandie de 10 places l\u2019an passé, ce sont plus de 600 personnes de partout au Québec, même de l\u2019extérieur, qui y sont hébergées chaque année.Campagne de financement Le porte-parole de l\u2019organisme en région, René Maréchal, signale que la campagne de inancement pan-québécoise vise à recueillir 150 000$.L\u2019argent est requis pour combler la différence avec le coût réel pour l\u2019hébergement, assorti de services multiples, et pour les autres activités offertes par la Fondation québécoise du cancer, comme en matière d\u2019information et d\u2019accompagnement.La collecte de fonds de cette année, comme son nom de Nutri sac le dit, prend la forme de la vente de sachets d\u2019amendes et de canneber- ges.Le Dr Richard Béliveau, auteur du livre «Les aliments contre le cancer», a documenté l\u2019impact positif de ces deux produits pour la prévention du cancer.«En arrivant à l\u2019Hôtellerie de l\u2019Estrie, j\u2019ai décidé de prendre ça comme une vacance, malgré le cancer.Et ç\u2019a été des vacances.» Le porte-parole de la campagne de inancement est la nouvelle recrue des Alouettes de Montréal, Étienne Boulay, sensibilisé à l\u2019importance de tout mettre en place pour lutter contre le cancer; une maladie ayant touché des membres de sa famille.René Maréchal invite les gens à surveiller dans le cadre de la campagne les kiosques offrant les sachets de Nutri sac ou à contacter la Fondation, à 822-2125.IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ Grâce aux bons services de l\u2019Hôtellerie de l\u2019Estrie, représentée par René Maréchal, à gauche, Mme Betty-Ann Thibault, de Longueuil, a eu la vie plus facile lors de sa session de traitements contre le cancer, au CHUS de Fleurimont.«Je n\u2019ai jamais vu passer mes cinq semaines» Une patiente de Longueuil à l\u2019Hôtellerie de l\u2019Estrie appuie la cueillette de fonds ###PAGE###15### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 National / 15 LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 Les médecins spécialistes s\u2019adresseront à leur tour au tribunal pour contester l\u2019imposition de leurs conditions de travail par le gouvernement Charest.La Fédération des médecins spécialistes a remis à la presse, hier, la requête en nullité qu\u2019elle présentera à la Cour supérieure pour tenter de faire invalider la loi qui décrétait les conditions de travail de ses membres, en juin dernier.Avant eux, plusieurs syndicats représentant des employés du secteur public et parapublic avaient déposé une requête pour contester la loi spéciale qui les avait aussi frappés.Lettre d\u2019entente Les médecins spécialistes estiment avoir une cause distincte de celle des autres employés du secteur public et parapublic parce qu\u2019ils ont en main une lettre d\u2019entente du précédent gouvernement, dans laquelle il s\u2019engageait à corriger l\u2019écart de rémunération qui existe entre eux et leurs collègues des autres provinces et qui est reconnu par les deux parties.Dans sa requête, la Fédération des médecins spécialistes invoque les libertés fondamentales prévues dans les chartes, comme le droit d\u2019association et la liberté d\u2019expression.«Les médecins spécialistes sont victimes d\u2019un abus de pouvoir», s\u2019est exclamé le président de la fédération syndicale, le Dr Yves Dugré.Il crie à «la loi matraque» parce que la loi prévoit de sévères pénalités, en cas de contravention, et interdit les actions concertées.La loi interdit effectivement à tout médecin spécialiste de «participer à une action concertée par laquelle il cesserait, diminuerait, ralentirait ou Les médecins spécialistes contestent la loi modifierait son activité professionnelle» ou se désengagerait du régime d\u2019assurance maladie.Il doit cependant s\u2019agir d\u2019une action concertée.Le Dr Dugré prétend cependant que la loi pourrait aller jusqu\u2019à empêcher un couple de médecins spécialistes de diminuer leurs activités, puisqu\u2019il s\u2019agirait d\u2019une action concertée entre deux médecins.La loi stipule en fait qu\u2019il appartient au médecin qui diminue ainsi ses activités de prouver «que l\u2019arrêt, la diminution, le ralentissement ou la modification de son activité professionnelle ne faisait partie d\u2019aucune action concertée».Aussi, parmi les autres arguments de sa requête, la Fédération des médecins spécialistes soulève celui voulant que l\u2019accord-cadre, le protocole et la lettre d\u2019entente auxquels la loi spéciale fait référence n\u2019ont pas été imprimés et déposés en anglais et en français devant l\u2019Assemblée nationale, comme le veut la Loi constitutionnelle de 1867.La fédération se présentera en Cour supérieure en octobre afin de fixer une date pour l\u2019audition de la cause.Celle des syndicats du secteur public et parapublic, lancée avant celle des médecins spécialistes, ne sera pas entendue avant l\u2019an prochain.Dans une seconde action, la fédération portera plainte au tribunal d\u2019arbitrage, soit l\u2019équivalent du dépôt d\u2019un grief.Elle y allègue la «mauvaise foi» du gouvernement qui n\u2019a pas respecté sa lettre d\u2019entente.À Québec, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, a soutenu qu\u2019il serait malheureux que les discussions soient rompues sur différents sujets qui feraient l\u2019objet de litiges devant les tribunaux.Il n\u2019a pas voulu commenter davantage avant d\u2019avoir pris connaissance de l\u2019action judiciaire.LA PRESSE, ALAIN ROBERGE «Les médecins spécialistes sont victimes d\u2019un abus de pouvoir», selon le Dr Yves Dugré, président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.###PAGE###16### Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 16 / Opinions Louise Boisvert / présidente et éditrice Maurice Cloutier / rédacteur en chef Louis-Éric Allard / directeur de l\u2019information Jacynthe Nadeau / adjointe au directeur hervephilippe@videotron.ca Droits réservés Tribune libre DENIS DUFRESNE denis.dufresne@latribune.qc.ca Contrairement à vous, monsieur Jacques Durocher, moi, les cloches des églises quand elles sonnent m\u2019informent de ce qui se passe dans mon milieu.Je m\u2019explique: le dimanche après-midi, ça me dit qu\u2019un nouveau-né se présente à nous; les avant-midi et les après-midi de la semaine, ça me dit qu\u2019une personne de notre milieu nous a quittés; les samedis après-midi, ça me dit que deux personnes ont uni leur destinée; le midi, ça me dit que je devrais peut-être prendre une croûte; le soir à 18h, ça me dit que la journée de travail devrait être terminée.La semaine dernière à Montréal, les cloches de toutes les églises ont même sonné pour souhaiter la bienvenue au grand chef Kent Nagano, etc.Moi, ce qui me dérange, entre 23h et 7h le matin, ce sont le crissement des pneus des coureurs automobiles dans les rues de notre ville, un système d\u2019alarme de maison ou d\u2019auto, un chien qui aboie, de la musique émettant trop de décibels, les sirènes des ambulances, policiers et pompiers etc.Tout compte fait, soyons positifs, que nous dormions la nuit ou le jour il y a toujours des éléments agressants dans cette vie que nous voudrions si parfaite.Donc, j\u2019espère que les cloches sont là pour rester.Michelle Lessard Paroisse du Coeur-Immaculé-de-Marie Marquer le temps qui passe Le mandat confié à la MRC Mem- phrémagog dans le dossier du mont Orford illustre à quel point le gouvernement avait pipé les dés dès le départ.La MRC avait 75 jours à partir du 13 juin 2006 pour définir les éléments d\u2019un projet récréotouristique recueillant le consensus dans le milieu et être suffisamment précis en termes d\u2019exigences et de critères afin de pouvoir s\u2019intégrer dans les documents d\u2019appels d\u2019offres publics.La MRC devait proposer au ministre un projet récréotouristique compatible avec les dispositions de la loi 23 et qui recueille l\u2019adhésion d\u2019au moins trois organismes représentatifs du milieu régional.Après l\u2019expiration de ce délai, toute proposition de la municipalité est irrecevable Dans le cas où le ministre est d\u2019avis que le projet récréotou- ristique est compatible avec les dispositions de la présente loi et assure le maintien de l\u2019exploitation du centre de ski et du terrain de golf, il intègre les éléments nécessaires pour y donner suite aux documents d\u2019appels d\u2019offres.(.) La MRC s\u2019est effectivement conformée au mandat reçu, mais ce n\u2019est pas avec l\u2019appui de 14 maires qui n\u2019ont pas consulté leurs commettants que le ministre peut prétendre que le consensus régional a été atteint.Il faut rejeter le rapport de la MRC Yves Lacaille n\u2019est plus.Il est parti discrètement, sans bruit, sans vouloir déranger.En ne voulant pas déranger, il nous a quand même dérangés profondément.Quand une personne nous quitte, on se dit souvent: «J\u2019aurais donc dû.» J\u2019aurais donc dû l\u2019appeler, lui écrire, la visiter, lui dire telle chose.S\u2019ensuit une longue liste de regrets mêlés de souvenances.Il est parti en tenue de service.La veille de sa mort, il avait accepté pour une autre année d\u2019aller célébrer l\u2019Eucharistie au Centre communautaire Quatre-Saisons.Yves a vécu des moments difficiles durant sa maladie.Il a vécu cela en solitaire ou en solitude.C\u2019était son choix.Mais des amis l\u2019ont aussi accompagné.Yves Duteil nous dit dans une de ses chansons: «Il y a des gens qui nous sourient quand ils sont bien, et vont cacher leurs cicatrices parmi les fleurs de leur jardin.» Allez en paix, Yves, notre ami, et que le Dieu de tout réconfort vous accompagne.Priscille Gobeil, f.c.s.c.j.Sherbrooke Au revoir, Yves Lacaille En refilant ce mandat à la MRC, le ministre a plutôt trouvé un moyen astucieux de sortir le gouvernement Charest du bourbier dans lequel il s\u2019est enlisé.Ce n\u2019est pas avec des entourloupettes semblables que le gouvernement rétablira la confiance de la population.Il faut rejeter le rapport de la MRC car il ne représente pas le consensus régional que revendique le ministre Claude Béchard.Ce projet constitue un retour en arrière et ne garantie d\u2019aucune façon de meilleurs services à la population déjà propriétaire de ce parc.Si le gouvernement est si sûr de sa solution, qu\u2019il la soumette au vote de la population de la région.Guy Carrier Sherbrooke P our le meilleur et pour le pire: malgré leurs différends, le Canada et les États-Unis ont toujours maintenu et même renforcé leur collaboration en matière de défense et de protection du territoire, reflétant ainsi le caractère indivisible de la sécurité du continent nord-américain.L\u2019envers de la médaille est que, depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001 et, surtout, avec l\u2019élection du gouvernement conservateur de Stephen Harper à Ottawa, cette collaboration stratégique s\u2019est accompagnée d\u2019un net rapprochement politique.Après le refus de Jean Chrétien de participer à la guerre en Irak, en 2003, le ton a radicalement changé avec M.Harper.Ottawa semble adhérer de plus en plus aux politiques de George W.Bush, comme en témoigne notamment le durcissement de sa position face à la question palestinienne.La Canada n\u2019a-t-il pas été l\u2019un des premiers pays à couper son aide à l\u2019Autorité palestinienne, après l\u2019élection du Hamas? Il a également appuyé sans réserve l\u2019intervention militaire israélienne au Liban, malgré le grand nombre de victimes civiles et l\u2019ampleur des destructions.Aux yeux du monde arabo-mu- sulman, le Canada sera de moins en moins perçu comme un artisan de la paix, comme un partisan du dialogue et de la recherche de solutions pacifiques aux conflits.À vouloir jouer dans la cour des grands, Ottawa s\u2019expose à subir un certain contrecoup politique et peut-être à être un jour la cible d\u2019un attentat.Lors de sa visite au pays, pour remercier les Canadiens de leur soutien lors des attaques terroristes de 2001, la secrétaire d\u2019État américaine, Condoleezza Rice, a d\u2019ailleurs prévenu les Canadiens qu\u2019ils ne sont pas à l\u2019abri du terrorisme.Une façon de nous dire que le fait de vouloir jouer dans la cour des grands comporte un prix à payer.Malgré les nombreuses voix qui s\u2019élèvent contre la présence militaire canadienne en Afghanistan, la lutte des pays de l\u2019OTAN contre les Talibans est justifiée, ne serait-ce que pour sortir ce pays de l\u2019obscurantisme et de la violence.À cet égard, le premier ministre Harper a raison lorsqu\u2019il dit que «les horreurs de notre monde ne disparaîtront pas si nous faisons la sourde oreille».Le problème est ailleurs.Il est dans le fait que dans le domaine des affaires internationales, Ottawa manque de distance critique face à Washington.Lorsque M.Harper évoque la perspective d\u2019un monde meilleur, comme il la fait à l\u2019occasion de la commémoration des attentats du 11 septembre 2001, on ne demande qu\u2019à être d\u2019accord avec lui.Mais cela ne doit pas passer obligatoirement par un alignement sur les politiques d\u2019un gouvernement obsédé par sa lutte contre les «forces du mal» et sa vision simpliste d\u2019un monde divisé entre alliés et ennemis.Le Canada n\u2019a pas à se faire complice de la rhétorique guerrière de Washington et de ses nombreuses violations des droits de la personne, entre autres à Abou Ghraïb, Guantanamo ou dans les prisons secrètes de la CIA.À elle seule, l\u2019invasion militaire de l\u2019Irak, sous le faux prétexte que ce pays possédait des armes de destruction massive et était lié à Al-Qaida, devrait inciter le gouvernement Harper à davantage de prudence et de retenue.La futilité de cette offensive coûteuse, qui a plongé l\u2019Irak dans l\u2019horreur et stimulé les islamistes radicaux, illustre à elle seule la faillite morale des États-Unis.Le Canada n\u2019a pas d\u2019autre choix que d\u2019être un allié de Washington, mais au train où vont les choses il risque de perdre son indépendance et son âme.L\u2019envers de la médaille ###PAGE###17### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 National/ 17 DENIS LESSARD QUÉBEC \u2014 Les hausses importantes des taxes scolaires découlant du nouveau rôle d\u2019évaluation dans la grande région de Montréal clignotent déjà sur le radar du gouvernement Charest.Et, désireux de tuer dans l\u2019oeuf tout risque de controverse, Québec compte étaler sur trois ans l\u2019augmentation prévisible du compte de taxes scolaires en 2007.Selon les informations recueillies par La Presse auprès de l\u2019administration Tremblay et dans les officines à Québec, la mise à jour du rôle d\u2019évaluation montréalais qui doit être publié aujourd\u2019hui fera bondir de 46%, environ, la valeur des immeubles résidentiels de l\u2019île de Montréal.Pour Laval, ce sera environ 48%, et à Québec, 40%, dans le secteur résidentiel où le taux augmente deux fois plus vite que dans le secteur commercial.Le gouvernement Charest indiquera rapidement ce qu\u2019il compte faire pour minimiser l\u2019impact de ces hausses sur les factures d\u2019impôt foncier et scolaire.Le ministre de l\u2019Éducation, Jean-Marc Fournier, déposera cet automne un projet de loi pour éviter un «choc foncier», indiquait hier son attachée de presse, Marie-Claude Lavigne, refusant de spéculer sur les mécanismes qui seront mis en place dans les amendements à la Loi sur l\u2019instruction publique.Déjà cet été, des majorations de tarifs à Hydro-Québec et à la Société d\u2019assurance automobile du Québec ont été balayées sous le tapis, à la suite d\u2019un ultimatum du caucus des députés libéraux dans le cas de la SAAQ.(La Presse) Taxe scolaire: Québec va étaler la hausse ###PAGE###18### Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 18 / National LIA LÉVESQUE PRESSE CANADIENNE MONTRÉAL \u2014 Le ministre Jean- Marc Fournier s\u2019est dit satisfait de l\u2019effet des mesures adoptées pour venir à bout de la pénurie d\u2019enseignants au primaire et au secondaire, tout en invitant à la patience.«On est sur la bonne piste», a-t- il commenté hier, lors d\u2019une conférence de presse à Montréal portant sur un autre sujet.Le ministre de l\u2019Education, du Loisir et du Sport réagissait ainsi à un article du quotidien La Presse qui rapportait notamment que certaines universités n\u2019offrent pas la possibilité de compléter un baccalauréat à temps partiel, le soir, pour les candidats à l\u2019enseignement qui sont spécialisés dans une discipline \u2014 la physique, par exemple \u2014 mais qui n\u2019ont pas leur diplôme en pédagogie.Il s\u2019agissait pourtant d\u2019une mesure annoncée en juin par le ministre Fournier pour contrer la pénurie d\u2019enseignants au primaire et au secondaire.Les universités qui n\u2019offrent pas cette possibilité ont affirmé agir ainsi parce qu\u2019elles n\u2019ont pas eu le temps de s\u2019ajuster à la mesure annoncée en juin.Interrogé à ce sujet, le ministre Fournier a dit ne pas s\u2019inquiéter outre mesure, soulignant que «99 pour cent des postes sont comblés» et qu\u2019il y a eu, cette année, embauche de 1800 professeurs uniquement pour répondre à l\u2019heure et demie d\u2019enseignement qui a été ajoutée.«Il en reste à combler», a-t-il admis, tout en invitant à la patience.«Il faut d\u2019abord que les commissions scolaires puissent voir leurs besoins.Elles viennent tout juste d\u2019établir quels sont leurs chiffres à la fin du mois d\u2019août.Et elles en engagent encore en ce moment», a-t-il souligné.«Il faut y aller étape par étape, l\u2019implantation d\u2019abord, avant de faire le constat que ça dérape.Deux mois après, je trouve ça un peu rapide» pour juger, a-t-il ajouté.Réaction du PQ L\u2019opposition péquiste n\u2019a pas tardé à réagir, laissant entendre que le ministre avait été l\u2019artisan de son propre malheur en ne réagissant pas plus tôt à ce qui s\u2019annonçait.«Il savait dès 2004 qu\u2019il y aurait une pénurie d\u2019enseignants», et ce, avant même d\u2019ajouter 90 minutes d\u2019enseignement, a dénoncé en entrevue le porte-parole de l\u2019opposition pour les dossiers d\u2019éducation, le député Camil Bouchard.Quant à l\u2019affirmation du ministre voulant que 99 pour cent des postes soient comblés, M.Bou- chard a souligné qu\u2019il faudrait d\u2019abord voir s\u2019il y a adéquation entre les besoins et l\u2019offre d\u2019enseignants.«Faudrait voir comment ils sont comblés, comment, par qui et sous quelles conditions», a-t-il lancé.Pénurie d\u2019enseignants: Fournier se dit « sur la bonne piste » POUR TOUT SAVOIR Chaque jour, lisez La Tribune ###PAGE###19### ?????? La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Actualités/ 19 TOMMY CHOUINARD QUÉBEC \u2014 Le gouvernement Cha- rest demande aux Québécois de lui confier un deuxième mandat pour réaliser un engagement qu\u2019il n\u2019a pas réussi à honorer durant le premier éliminer les listes d\u2019attente qui dépassent les délais médicalement acceptables.À l\u2019heure actuelle, selon les plus récentes données du ministère de la Santé, environ 33 400 patients attendent depuis plus de six mois pour bénéficier d\u2019une opération, c\u2019est-dire au-delà des délais requis.Au moment de l\u2019élection des libéraux, en 2003, il y en avait un peu plus de 44 000.Le Parti libéral du Québec avait pourtant promis d\u2019«éliminer l\u2019attente» au cours de son mandat, comme le stipule son document Partenaires pour la santé, publié en février 2003.Alors à quel moment tous les patients n\u2019attendront-ils pas plus que le délai médicalement recommandé? Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Philippe Couillard, reste évasif et refuse de répéter l\u2019engagement de 2003.«On y va par étapes», a-t-il répondu, hier, à l\u2019entrée de la commission parlementaire qui étudie le projet de loi 33, sa réponse à l\u2019arrêt Chaoulli de la Cour suprême.Avec ce projet de loi, cette première «étape», Québec promet qu\u2019aucun patient n\u2019attendra plus de six à neuf mois pour une opération de la cataracte ou un remplacement du genou ou de la hanche.Pour éliminer l\u2019attente au-delà des délais prescrits pour toutes les interventions chirurgicales, le ministre demande plus de temps, un nouveau mandat.«On se donne comme premier objectif de mettre sur pied cette garantie d\u2019accès pour trois opérations prioritaires.Dès que le réseau aura appris cette façon de faire, on veut rapidement la faire progresser pour l\u2019ensemble des interventions.Et je pense que ce sera le travail d\u2019un deuxième mandat», a-t-il expliqué.Or, le chef libéral Jean Charest avait été clair dans une entrevue accordée à LaPresse en mars 2003, avant le déclenchement de la campagne électorale.«Je propose un pacte à la population du Québec.Je veux que mon gouvernement et moi soyons jugés là-dessus.Au bout de notre mandat, la population aura à évaluer si on a tenu ou non les engagements qu\u2019on a pris en santé.Je dis aux Québécois faites-moi confiance, je vais remettre sur pied le système de santé.Et si je n\u2019y arrive pas, vous saurez quoi faire.» Toujours selon M.Charest, «remettre sur pied le système de santé», c\u2019est «faire en sorte que les listes d\u2019attente disparaissent, qu\u2019on soigne les gens dans des délais raisonnables».Philippe Couillard cherche aujourd\u2019hui à minimiser l\u2019importance de l\u2019attente hors délais médicalement recommandés.Il considère que «l\u2019effort qui reste à faire» pour l\u2019éliminer «n\u2019est pas énorme».«Le nombre de patients hors délais représente moins de 10% du volume chirurgical annuel», a-t- il souligné.Le chef de l\u2019ADQ, Mario Dumont, a accusé le PLQ de renier ses engagements.Selon lui, le système de santé est toujours «en crise».(La Presse) Couillard aura besoin de plus de temps ÉLIMINATION DES LISTES D\u2019ATTENTE EN SANTÉ PC ARCHIVES Philippe Couillard ###PAGE###20### Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 20 / National PRESSE CANADIENNE QUÉBEC \u2014 L\u2019ex-psychologue Martin Dubois, spécialisé dans le traitement d\u2019enfants victimes d\u2019agression sexuelle, a été condamné hier à une peine d\u2019emprisonnement de deux ans moins un jour pour avoir agressé trois jeunes garçons.La peine imposée par le juge Narcisse Proulx avait été conjointement suggérée par les avocats des deux parties.Deux des victimes, a indiqué la procureure de la Couronne, Me Valérie Lahaie, ont été agressées dans un camp mis sur pied et supervisé par Dubois à Saint-Alban, dans la région de Québec, pour accueillir des enfants éprouvant des troubles de comportement.Dans les deux cas, en 2003 et 2005, le psychologue de 38 ans a profité du fait que les garçons de 11 et 12 ans avaient été mis à l\u2019écart dans la «hutte à punition», un local attenant à son bureau et à sa chambre, pour se livrer à des attouchements.Il s\u2019agissait de gestes isolés dans les deux cas, mais lorsque ces affaires ont été médiatisées, un autre garçon s\u2019est manifesté.Entre 2001 et 2003, celui-ci habitait avec sa mère un immeuble appartenant à Dubois.Durant cette période, le psychologue avait développé un lien de confiance avec l\u2019enfant, âgé de sept ans.A dix reprises, il l\u2019a invité à entrer chez lui après avoir joué avec lui à l\u2019extérieur.Après l\u2019avoir attiré dans sa chambre, il y a eu des attouchements.L\u2019avocat de l\u2019accusé, Me François Huot, a souligné dans son plaidoyer que Dubois a reconnu sa culpabilité parce qu\u2019il tenait à ce que les trois jeunes victimes n\u2019aient pas à témoigner en cour.De plus, il ne possédait pas d\u2019antécédents judiciaires.D\u2019ailleurs, a plus tard reconnu la procureure de la Couronne, le psychologue a déjà témoigné comme expert pour le ministère public dans des causes d\u2019agression sexuelle d\u2019enfants.Exclus Toutefois, il ne sera plus jamais membre de son ordre professionnel, a aussi souligné Me Huot, en indiquant que Dubois a très vite manifesté un sincère et profond remords.Dès septembre 2005, il a entrepris une thérapie et les résultats se révèlent très positifs.En plus de la peine d\u2019emprisonnement, le juge Proulx a imposé à Dubois une période de probation de deux ans au cours de laquelle il lui sera interdit de communiquer avec les victimes et avec leurs parents.De plus, l\u2019accusé devra fournir des échantillons de substances corporelles pour analyse génétique et, durant 20 ans, il devra se conformer à la Loi sur l\u2019enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels.Enfin, le tribunal lui a interdit durant cinq ans de se rendre dans des endroits habituellement fréquentés par des jeunes, d\u2019occuper un emploi auprès d\u2019eux et d\u2019utiliser un ordinateur pour communiquer avec eux.Un ex-psychologue accusé d\u2019agression sexuelle sur trois mineurs NDLR \u2013 Ce jeu est une réalisation de Ludipresse.Les lecteurs sont invités à nous fournir leurs commentaires par courriel à redaction@ latribune.qc.ca ###PAGE###21### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 National/ 21 FRANÇOIS CARDINAL MONTRÉAL \u2014 L\u2019Ontario imposera dorénavant une consigne sur les bouteilles de vin.Il n\u2019y a donc plus que le Québec et le Manitoba qui refusent cette mesure au pays, deux provinces où une bonne partie des bouteilles de verre se retrouvent pourtant dans la poubelle.Longtemps opposée à la consigne, la Société des alcools du Québec (SAQ) montre pour la première fois des signes d\u2019ouverture.En entrevue à La Presse, elle s\u2019est dite prête à participer à une table de concertation sur la question.Cette ouverture fait suite à la plus récente annonce du premier ministre ontarien, Dalton McGuin- ty.Pour hausser le taux de récupération de 59 %, ce dernier a indiqué dimanche que des frais additionnels seront imposés aux bouteilles de vin dès février.Les clients pourront se les faire rembourser en rapportant leurs bouteilles vides.«C\u2019est une solution simple et rapide, a indiqué M.McGuinty.Ce sera plus facile pour les consommateurs et excellent pour l\u2019environnement.» Au Québec, seulement la moitié des bouteilles de vin sont recyclées, si l\u2019on se fie aux plus récents chiffres de Recyc-Québec, la société d\u2019État qui s\u2019occupe de la récupération.La SAQ évalue plutôt ce taux à 57 %.Cela signifie que plus de 63 millions de bouteilles sont acheminées chaque année au dépotoir.«Nous sommes d\u2019accord pour participer à une table de concertation qui se pencherait sur les façons d\u2019améliorer la récupération, a indiqué hier soir Linda Bouchard, porte-parole de la SAQ.Mais il faut que tout le monde soit à la table : fabricants, recycleurs, détaillants, etc.» Selon une étude de Recyc-Qué- bec, l\u2019élargissement de la consigne aux bouteilles de vin et de spiritueux permettrait de récupérer, «dès le début», plus de 70 % de ces contenants de verre.C\u2019est précisément ce type d\u2019arguments qui a incité le gouvernement McGuinty à délaisser l\u2019approche volontaire pour une approche plus coercitive.Selon les chiffres cités lors de la conférence de presse, le virage vers la consigne permettra d\u2019éviter l\u2019enfouissement de quelque 30 000 tonnes de verre, soit l\u2019équivalent de 80 millions de bouteilles.«La consigne va de soi, estime Robert Ménard, directeur du Front commun pour une gestion écologique des déchets.D\u2019autant que le gouvernement ferait un geste pour se rapprocher de l\u2019objectif de la politique québécoise de gestion des matières résiduelles (qui fixe un objectif de récupération du verre de 65 % d\u2019ici 2008).» La SAQ refuse depuis plusieurs années de prendre le virage de la consigne, entre autres pour des raisons financières et logistiques.La Société d\u2019État soutient que pour un même contenant récupéré, la collecte sélective coûte deux fois moins cher que le système de consigne.Tout comme la Régie des alcools de l\u2019Ontario (LCBO) le faisait jusqu\u2019à maintenant, la Société des alcools a toujours préféré verser une contribution à Recyc-Québec que de mettre en place un système de récupération de ses propres bouteilles.(La Presse) L\u2019Ontario consignera les bouteilles de vin ###PAGE###22### Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 22 / Monde ALBERT AJI ASSOCIATED PRESS DAMAS \u2014 À l\u2019heure où les tensions sont vives entre Washington et Damas, des islamistes armés de fusils automatiques et de grenades ont tenté hier de «prendre d\u2019assaut» l\u2019ambassade des États-Unis dans la capitale syrienne, selon les autorités qui ont aussi fait état d\u2019un véhicule chargé d\u2019explosifs et parlé d\u2019une «attaque terroriste».Quatre personnes, trois assaillants et un membre des forces de sécurité, ont été tuées.Les islamistes armés n\u2019ont sem- ble-t-il pas réussi à ouvrir une brèche dans les murs d\u2019enceinte de la représentation américaine.Mais un membre des forces syriennes antiterroristes a été tué dans l\u2019attaque et au moins onze autres personnes ont été blessées, dont un policier, deux Irakiens et sept employés d\u2019un atelier situé à proximité, selon l\u2019agence officielle syrienne.Un diplomate chinois a été légèrement touché par une balle perdue, selon l\u2019agence officielle Chine nouvelle.La télévision syrienne a en outre précisé qu\u2019un des assaillants avait été blessé.Aucune victime américaine n\u2019était à déplorer.Des témoins ont rapporté que les hommes armés avaient crié «Allah Akbar» (Dieu est grand), alors qu\u2019ils tentaient de lancer des grenades au-dessus des murs d\u2019environ 2,5 mètres de haut.Cet attentat intervient en une période de vive tension entre les États-Unis et la Syrie, suite au conflit entre Israël et le Hezbollah qui a affecté le Liban.Si la responsabilité de l\u2019attaque n\u2019a pas été revendiquée dans l\u2019immédiat, l\u2019ambassadeur de Syrie aux Etats-Unis, Imad Moustapha, a déclaré dans des commentaires mis en ligne sur le site web de CNN, qu\u2019un groupe baptisé Jund al-Sham était suspecté.Plusieurs attentats ont été attribués ces dernières années à ce groupe radical, ramification d\u2019Al-Qaïda, selon le diplomate.Les responsables En déplacement au Canada, la secrétaire d\u2019État américaine Con- doleezza Rice a loué les agents de sécurité syriens pour avoir repoussé l\u2019attaque, tout en soulignant qu\u2019il était trop «tôt» pour pointer du doigt des responsables et «spéculer» sur les raisons de cette attaque.Le ministère syrien de l\u2019Intérieur a parlé d\u2019une «attaque terroriste», ajoutant que des unités antiterroristes avaient ramené «la situation sous contrôle» et qu\u2019une enquête était en cours.Les faits ont donné lieu à des informations contradictoires.Selon la télévision publique syrienne, quatre hommes armés ont «tenté de prendre d\u2019assaut» la mission diplomatique américaine, munis de fusils automatiques et de grenades.Les assaillants sont arrivés à bord de deux véhicules.L\u2019une des voitures chargée d\u2019explosifs a été stationnée devant QUATRE MORTS L\u2019ambassade américaine attaquée en Syrie l\u2019ambassade mais n\u2019a pas sauté, la bombe étant désamorcée.Cependant, un témoin a expliqué à l\u2019Associated Press que deux hommes armés à bord d\u2019une voiture s\u2019étaient arrêtés devant la représentation diplomatique, étaient sortis du véhicule, avaient tiré sur les gardes syriens postés devant l\u2019entrée du bâtiment puis avaient fait sauter le véhicule.Le témoin a ajouté sous couvert d\u2019anonymat que le personnel de sécurité avait riposté, avant l\u2019arrivée rapide sur les lieux des forces syriennes.La télévision a montré un véhicule de livraison chargé de bombes artisanales attachées à des bouteilles de gaz propane.Si les engins avaient sauté, les déflagrations auraient pu causer d\u2019importants dommages.Des images des restes calcinés d\u2019un véhicule plus petit stationné plusieurs mètres derrière la camionnette ont aussi été diffusées.Tour de globe Anniversaire violent au Chili SANTIAGO, Chili \u2014 La police est intervenue au cours de la nuit de lundi à hier dans plusieurs villes du Chili pour tenter de contenir des violences qui ont éclaté à l\u2019occasion du 33e anniversaire du putsch commis par le général Augusto Pinochet.À Santiago et dans trois autres villes, des dizaines de personnes ont été blessées et arrêtées au cours de protestations, qui n\u2019avaient pas de motifs politiques, selon les autorités.Ces individus ne veulent que «causer des dégâts et voler», a déclaré le vice-ministre de l\u2019Intérieur Felipe Harboe.D\u2019après les autorités, 50 personnes ont été blessées, dont une petite fille de six ans touchée à la tête par une balle perdue dans sa maison à Puente Alto, une ville au sud-est de Santiago.Dans l\u2019ensemble du pays, 237 personnes ont été interpellées et 40 membres des forces de sécurité blessés.Les violences ont été fréquentes ces dernières années à l\u2019occasion de l\u2019anniversaire du coup d\u2019Etat du 11 septembre 1973, qui a renversé le président Salvador Allende.Mais les troubles de cette année semblaient particulièrement sérieux.D\u2019après M.Harboe, plusieurs magasins ont été pillés.En outre, une école et une agence bancaire ont été incendiées à Santiago.Les violences ont éclaté peu avant minuit, lorsque des individus, le visage dissimulé, ont érigé des barricades sur plusieurs avenues et ont commencé à lancer des pierres et des cocktails Molotov sur des policiers et des véhicules qui passaient.Le colonel de police Gaston Sanzana a déclaré que les fauteurs de troubles étaient munis d\u2019armes à feu, dont des fusils automatiques.Giuliani croit avoir souffert des fumées du WTC NEW YORK \u2014 L\u2019ancien maire de New York Rudolph Giuliani, qui officiait encore au moment des attentats du 11 septembre 2001, craint que sa santé et celle de plusieurs de ses proches, à commencer par son épouse Judith et plusieurs de ses conseillers, n\u2019ait été affectée par une exposition aux fumées toxiques s\u2019échappant des ruines du World Trade Center.«Pendant quatre mois, je suis venu ici (sur le site de Ground Zero) cinq à six fois par jour», a expliqué lundi M.Giuliani en marge des cérémonies du cinquième anniversaire des attentats.«C\u2019était presque comme si j\u2019y vivais.» «Parfois je portais un masque en approchant des décombres, parfois je n\u2019en portais pas, en fonction des instructions», a-t-il ajouté, affirmant ne pas se souvenir de consignes particulières de l\u2019Agence de protection de l\u2019environnement (EPA).\u2014 Associated Press ASSOCIATED PRESS SANAA, Yémen \u2014 Au moins 41 personnes ont péri et plus de 50 autres ont été blessées dans un mouvement de foule hier lors d\u2019un rassemblement électoral du président yéménite Ali Abdullah Saleh dans la province méridionale de Ibb, à quelque 192 km de Sanaa, la capitale, a-t-on appris de sources hospitalières et auprès des services de sécurité.La bousculade s\u2019est produite dans un petit stade à Ibb où M.Saleh s\u2019adressait à un groupe de personnes.D\u2019après des responsables de l\u2019hôpital Thaoura de la ville, 20 corps ont été transportés dans l\u2019établissement.Les représentants de l\u2019hôpital Al-Nasser ont pour leur part fait état de 21 morts, révisant à la hausse un bilan de 12 morts, après le décès de personnes blessées.Certains des blessés se trouvaient dans un état grave.Le nombre important de personnes sur les lieux du rassemblement électoral et le manque de panneaux indiquant clairement la sortie ont contribué au drame.41 personnes piétinées à mort AP Les partisans du président yéménite Ali Abdullah Saleh étaient entassés au rassemblement en prévision des élections du 20 septembre.AP Les assaillants ont fait sauter ce véhicule au moment de l\u2019attaque, à Damas.###PAGE###23### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 / 23 Arts/spectacles Section détachable SHERBROOKE \u2014 Vingt ans de Lance et compte, ça se fête! Pour souligner cet anniversaire, la productrice Caroline Héroux a décidé de gâter ceux sans qui cette série n\u2019aurait jamais connu une telle longévité: les téléspectateurs.Le réalisateur Jean-Claude Lord et six acteurs de la distribution, dont des «vieux de la vieille» comme Marc Messier et Robert Marien, ont donc fait un détour par La cage aux sports de Sherbrooke hier soir.Quelque 240 personnes, choisies via un concours sur les ondes de TVA, ont eu la chance de les rencontrer, d\u2019amasser quelques autographes et de voir les deux premiers épisodes en primeur.«Si Lance et compte a connu un tel succès, c\u2019est beaucoup à cause du public des régions», explique Caroline Héroux, qui a pensé à cette tournée dans plusieurs villes du Québec en guise de remerciement aux admirateurs.Pour Lance et compte: la reconquête, diffusée en automne 2004, ils ont été 1,8 million.«Les deux dernières séries se sont réalisées uniquement à cause des cotes d\u2019écoute.Avant leur diffusion, nous n\u2019avions eu aucune garantie qu\u2019il y aurait des suites.» Depuis le retour de Pierre Lambert, Marc Gagnon et compagnie en 2002, Jean-Claude Lord a repris le collier de réalisateur.C\u2019est lui qui a réalisé la toute première série, diffusée par Radio-Canada en 1986.Jamais il ne soupçonnait que cette oeuvre passerait à l\u2019histoire et marquerait l\u2019arrivée d\u2019un nouveau genre à la télé québécoise.«La première saison s\u2019est faite dans l\u2019inconscience totale.Je n\u2019avais jamais réalisé de série, Claude Héroux n\u2019en avait jamais produit, Réjean Tremblay n\u2019avait jamais écrit pour la télé? Avant Lance et compte, on reprochait à mes films d\u2019être trop américains.Tout d\u2019un coup, je devenais bon.» «Cela m\u2019a fait plaisir de retrouver l\u2019équipe et les personnages 15 ans plus tard.Mais après Lance et compte: la nouvelle génération, je pensais que j\u2019avais fait le tour.Je ne sais pas pourquoi, le souffle est revenu.Les textes de Réjean étaient meilleurs et ils le sont encore plus cette fois-ci.Nous avons vraiment un scénario solide.S\u2019il y a encore une suite, je suis partant.Nous avons déjà des idées en tête.» Survivre aux coupures La nouvelle saison s\u2019ouvre avec Guy, le fils de Pierre Lambert, qui joint les rangs du National de Québec.Malheureusement, dès son premier match, sa mise en échec contre un joueur du Canadien tourne au drame et le mène au tribunal.Valérie Nantel, qui a poussé le joueur Danny Bouchard au suicide deux ans plus tôt, fréquente un autre membre du National, Mathias Ladouceur.Marc Gagnon et Suzie Lambert essaient d\u2019avoir un enfant.«Ma révélation, c\u2019est Jason Roy-Léveillée, qui joue Guy Lambert, confie le réalisateur.Dans La nouvelle génération, c\u2019était un tout petit rôle.Jason avait 17 ans.Aujourd\u2019hui, le personnage est au centre de l\u2019histoire.Mais Jason pouvait-il y arriver? Nous l\u2019avons entraîné, au hockey comme dans le jeu.Les gens vont se souvenir de lui.Guillaume Lemay-Thivierge et Sophie Prégent sont aussi des gros morceaux de la série.» Marc Messier, le célèbre Marc Gagnon, rapporte que la fusion entre les anciens et les nouveaux s\u2019est vraiment opérée cette fois-ci.Les plus jeunes ne sont plus totalement impressionnés par leurs idoles de jeunesse.«J\u2019aime beaucoup mon personnage.Il est très riche.C\u2019est un gagnant, qui veut vaincre toutes les embûches, mais il est mal dans sa peau, possessif, jaloux, désagréable.Mais il sait qu\u2019il doit changer.Je joue Broue depuis 27 ans, je connais les trucs pour ne pas se lasser d\u2019un personnage.Les possibilités sont infinies, si on se donne la peine de chercher plus loin.» Caroline Héroux, qui a pris la relève de son père en 2001, annonce que Claude Héroux publiera le mois prochain un livre sur les 20 ans de Lance et compte.«Avec notre budget de 735 000 $ par épisode, je crois que la série peut survivre aux coupures dans les séries lourdes.» Elle avait 16 ans lors du premier Lance et compte.«À l\u2019époque, j\u2019étais une grande admiratrice des Nordiques.C\u2019est moi qui ai convaincu mon père d\u2019aller rencontrer Marcel Aubut, après l\u2019échec des pourparlers avec le Canadien.Marina Orsini était mon idole et elle l\u2019est encore.» Bonne fête, National! IMACOM, JESSICA GARNEAU Quelques visages de Lance et compte: la revanche ont fait halte au restaurant La cage aux sports de Sherbrooke hier pour rencontrer le public et présenter les deux premiers épisodes de la nouvelle série, qui arrive sur le petit écran le mercredi 20 septembre.Devant, la productrice Caroline Héroux, le réalisateur Jean-Claude Lord et le comédien Louis-Philippe Dandenault.Derrière, les acteurs Robert Marien, Luc Proulx, Emmanuel Auger, Marc Messier et Fayolle Jean fils.STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca ###PAGE###24### ?????? Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 24 / Arts et spectacles VALÉRIE LESSARD vlessard@ledroit.com OTTAWA \u2014 Eva Avila a tout donné, lundi soir, sur le plateau de «Canadian Idol».Aujourd\u2019hui, elle n\u2019a plus qu\u2019un souhait: que le reste de la semaine passe le plus vite possible, afin d\u2019arriver à dimanche soir sans avoir le temps de trop penser au résultat qui l\u2019y attend.«J\u2019ai chanté comme s\u2019il n\u2019y avait pas de lendemains.Maintenant, les jeux sont faits, le Canada a voté.Et même si ça me tue de devoir attendre le résultat jusqu\u2019à dimanche, je sais que, peu importe que je gagne ou pas, je ne pourrai jamais être déçue de tout ce que j\u2019ai réalisé et appris ici», s\u2019est exclamée une Eva Avila fatiguée, mais toujours portée par l\u2019adrénaline de ses prestations de lundi.Au cours de l\u2019entrevue accordée au Droit hier, la Gatinoise de 19 ans n\u2019a pas caché être soulagée que l\u2019aspect compétition soit maintenant chose du passé.«La vraie grosse pression, qui vient avec le fait de devoir performer pour impressionner le public et obtenir des votes, de savoir que nos prestations sont scrutées à la loupe par les juges et les gens, est finalement tombée, et j\u2019en suis bien contente», a renchéri celle qui avait extrêmement hâte de revoir les autres membres du «top 10», qui devaient arriver à Toronto en début de soirée, au plus tard, hier.«On a des numéros de groupe à préparer, j\u2019ai un duo avec Craig et une reprise, en solo, d\u2019une pièce que j\u2019ai déjà interprétée au cours de la compétition à préparer aussi.Mon horaire va être assez chargé merci, au cours des prochains jours, et c\u2019est tant mieux: je vais avoir moins de temps pour penser à ce qui m\u2019attend dimanche!» a-t-elle souligné.Avec le recul, l\u2019interprète s\u2019est dite bien consciente d\u2019avoir émis une rare fausse note, lors de sa livraison de «Wild Horses», lors de son premier passage sur la scène du théâtre John Bassett, lundi soir.«J\u2019étais hyper nerveuse, et j\u2019ai fait une vraiment drôle de note, à un moment donné, dans la première chanson.Je me suis vraiment trop laissé emporter par l\u2019émotion de la pièce et je me suis rendue compte que ç\u2019avait sonné bizarre, quand j\u2019ai poussé cette note-là.Ça n\u2019a pas trop paru, m\u2019ont dit certaines personnes après, alors je ne m\u2019en fais pas trop», a confié Eva.Selon Eva, le résultat du vote populaire est si imprévisible qu\u2019il en devient aussi aléatoire que tirer à pile ou face.C\u2019est d\u2019ailleurs de cette façon qu\u2019elle a pu choisir de toujours chanter après Craig, lundi.«Pour cette dernière émission, on a vraiment tiré à pile ou face.J\u2019ai gagné et j\u2019ai donc décidé de passer en deuxième pour chaque tour de chant.Pour ce qui est de l\u2019ordre des chansons, ce sont les producteurs qui ont choisi, pour donner un certain rythme à l\u2019ensemble», a-t-elle expliqué.(Le Droit) Eva Avila meurt d\u2019impatience ###PAGE###25### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Arts et spectacles/ 25 AGENCE FRANCE PRESSE LOS ANGELES \u2014 La police en Californie (ouest) a ouvert une enquête sur l\u2019intrusion d\u2019un pirate informatique dans les ordinateurs du bureau d\u2019Arnold Schwarzenegger après la publication de propos tenus en privé, ont annoncé lundi les services du gouverneur dans un communiqué.«À la suite d\u2019une enquête interne au bureau du gouverneur, ce bureau a découvert que les 29 et 30 août 2006, un ou des inconnus avaient téléchargé un fichier audio dans le système informatique du bureau», a annoncé l\u2019adjointe de M.Schwarzenegger chargée des affaires juridiques, Andrea Lynn Hoch.Vendredi dernier, le journal Los Angeles Times avait publié la transcription d\u2019une conversation entre M.Schwarzenegger et ses collaborateurs, lors d\u2019une réunion début 2006.Dans cet enregistrement, le gouverneur avait affirmé que les latino-américains ont «le sang chaud».S\u2019exprimant sur une élue latino- américaine de son parti au parlement californien, Bonnie Garcia, l\u2019ancien acteur devenu homme politique avait déclaré: «elle est peut-être portori- caine, c\u2019est comme les Cubains.Ils ont tous le sang très chaud, c\u2019est le cocktail de sang noir et de sang latino qui fait ça».M.Schwarzenegger avait dû s\u2019excuser.«Si quelqu\u2019un s\u2019est senti choqué par ces déclarations, je veux juste dire que je suis désolé et que je présente mes excuses.Ce n\u2019était pas mon intention», avait-il notamment dit vendredi matin.À ses côtés, Mme Garcia avait affirmé ne pas lui en vouloir.Mais à deux mois de l\u2019élection où M.Schwarzenegger brigue un nouveau mandat et où le vote latino-américain risque d\u2019être déterminant, son adversaire, le démocrate Phil Angeli- des, avait affirmé que le gouverneur avait «prononcé des mots qui sont très choquants pour tous les Cali- forniens et qui embarrassent notre État».«Le bureau du gouverneur a identifié l\u2019adresse de l\u2019ordinateur utilisé» lors de l\u2019intrusion, a poursuivi Mme Hoch.«Cet accès était interdit et cela constitue une infraction d\u2019un ou plusieurs protocoles de sécurité au sein du bureau du gouverneur, qui a permis à des inconnus d\u2019accéder à des fichiers dans un endroit protégé par un mot de passe», selon la même source.«Cette information a été transmise à la police d\u2019Etat de Californie (California highway patrol, CHP) pour son enquête.HUGO DUMAS MONTRÉAL \u2014 La nouvelle émission Chaîne d\u2019artistes, qui commence demain à 19 h, en même temps que Virginie, s\u2019inscrit parfaitement dans la philosophie du réseau TVA.C\u2019est rassurant.C\u2019est joli.C\u2019est bien emballé.Et il ne s\u2019y dit pas de choses trop controversées qui pourraient choquer l\u2019audience.Bref, c\u2019est de la télévision prudente.Vous ne vous ennuierez pas pendant la demi-heure que dure Chaîne d\u2019artistes.Mais ce n\u2019est pas le genre d\u2019émission dont vous discuterez de façon enflammée autour de la machine à café, le lendemain matin.Le concept est simple: un artiste demande à en rencontrer un autre et les deux partagent une activité de leur choix.C\u2019est la chef d\u2019antenne Sophie Thibault qui lance la chaîne en allant pique-niquer avec l\u2019humoriste Lise Dion, en bordure du canal de Lachine.Cette rencontre a donné lieu à de beaux échanges, dont une confession étonnante de Sophie Thibault: elle a rêvé d\u2019être une stand-up comique.Pour poursuivre la chaîne, Lise Dion a choisi de passer du temps avec Paul Houde, le juge du Cercle.Même s\u2019ils testent ensemble un simulateur de vol, leur rencontre ne décolle pas vraiment.C\u2019était prévisible qu\u2019un des deux allait demander où se cachait «le petit sac à vomi».C\u2019est Lise Dion qui a finalement sorti le gag.Paul Houde est bien plus drôle en compagnie de Réal Béland, un maniaque de rénovation.Les deux visitent un Reno-Dépôt afin d\u2019équiper Paul Houde d\u2019un coffre à outils, lui qui n\u2019est pas bricoleur pour deux sous.Attendez de le voir à l\u2019oeuvre avec une perceuse.Réal Béland affirme qu\u2019il n\u2019a jamais entendu autant de bruits bizarres.La deuxième émission, diffusée le 21 septembre, commence avec un match de ping-pong entre Réal Bé- land et Jean-Michel Anctil.Ce dernier ira ensuite apprendre à rouler des sushis avec Julie Perreault, qui incarne Fanny dans Minuit le soir.Vous y découvrirez une Julie Per- reault pétillante et charmante.Décidément, cette comédienne a beaucoup de talent.Dans les coulisses de Don Juan, Julie Perreault s\u2019improvisera aussi animatrice de talk-show en compagnie de Marie-Ève Janvier, qui lui composera même un thème musical.Un beau moment de télé.Chaînes d\u2019artistes se poursuivra à TVA toute l\u2019année.Novem développe Quartier latin La série C.A.de Louis Morissette est la première oeuvre de fiction à sortir de la compagnie Novem, propriété de Véronique Cloutier.Une deuxième est en préparation: il s\u2019agit de Quartier latin de François Boulay, qui a collaboré à l\u2019écriture du scénario du film C.R.A.Z.Y.Quartier latin racontera l\u2019histoire d\u2019un jeune universitaire de 20 ans qui débarque à Montréal pour étudier.Il arrive d\u2019un voyage en Europe, où il a bourlingué avec son sac à dos.Un événement dramatique viendra toutefois bouleverser sa vie, indique le producteur Louis- Philippe Rochon de chez Novem.Pour l\u2019instant, aucun réalisateur n\u2019est attaché à ce projet destiné à Radio-Canada.L\u2019écriture des textes vient de commencer.(La Presse) Au tour des artistes de donner au suivant.à TVA Schwarzenegger victime d\u2019un «hacker» ###PAGE###26### ?????? ????????????????????? ?? ???????? Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 La Tribune 26 / Arts et spectacles Les auditions pour la saison 2006- 2007 de la ligue d\u2019improvisation L\u2019Abordage auront lieu le samedi 23 septembre, de 13 h à 16 h et de 17 h 30 à 20 h 30.Ce camp des recrues sera suivi, dès le lendemain, du dévoilement des équipes et d\u2019une soirée d\u2019impro, au Café du Palais, à compter de 20 h.L\u2019entrée n\u2019est que de 2 $.La saison prendra officiellement son envol le 1er octobre, à la même heure, au même endroit, pour le même coût d\u2019entrée.Les aspirantes recrues n\u2019ont qu\u2019à composer le (819) 565-2722 poste 106 le jour, le (819) 821-9305 le soir.Camp des recrues de L\u2019Abordage IMACOM, FRÉDÉRIC CÔTÉ C\u2019était au tour de l\u2019équipe de Rythme FM de célébrer la rentrée, la semaine dernière.Pour ce lancement, l\u2019animatrice des «Midis de Véro», Véronique Cloutier, et sa coanimatrice, Marie Plourde, ont présenté l\u2019émission en direct du Caffucino, à Sherbrooke.On les voit ici en compagnie de Julie Riendeau, Yohan Comtois, Hélène Deslauriers, Catherine Marcil et, à l\u2019arrière, Kim Pouliot, Michel Loiselle, Martin Chaput, Marie-Ève Campeau et Dominic D\u2019Anjou.La rentrée a du Rythme ###PAGE###27### La Tribune Sherbrooke mercredi 13 septembre 2006 Arts et spectacles/ 27 STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Avec déjà 741 abonnements vendus pour la saison 2006-2007, l\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke (OSS) a déjà battu son record de l\u2019an dernier (721).Ce succès se reflète sur sa 68e saison, présentée hier, et qui compte 15 concerts (avec ceux du week-end dernier, au stade et au centre-ville).«C\u2019est presque le double des autres orchestres de région», souligne fièrement le chef Stéphane Laforest.L\u2019OSS peut donc se permettre une année beaucoup plus étoffée.Outre les cinq concerts réguliers et les deux représentations du concert de Noël (avec Natalie Choquette), deux concerts pop et une matinée symphonique s\u2019ajoutent.Les dirigeants de l\u2019OSS ont déjà tenté des saisons élargies, mais n\u2019avaient pas réussi à rentabiliser l\u2019exercice.Avec un déficit effacé depuis 2002, l\u2019aventure est tentée à nouveau.«Les musiciens sont habitués aux demande du chef, la qualité monte d\u2019année en année, les programmes sont remplis de défi», ajoute le chef.L\u2019interprétation des Planètes de Gustav Holst en janvier prochain en est un exemple.«Quand cette pièce est jouée, c\u2019est toujours un événement.Nous aurons un narrateur (à déterminer) et nous tenterons de projeter des images sur grand écran.» Après deux ans sans Beethoven, Stéphane Laforest ramène le grand compositeur en novembre, avec la célèbre 3e Symphonie, dite Héroïque.Alexandre Da Costa, jeune prodige, tricotera à sa façon le Concerto pour violon, opus 61.La pianiste drummondvilloise Anne-Marie Dubois, qui avait inauguré le piano du Centre culturel en 1998, revient jouer le Concerto no 2 de Nino Rota le 24 février, pendant que les musiciens se frotteront à une autre pièce immense, Les pins de Rome de Respighi.Une soirée d\u2019opéra avec Marc Hervieux et ses invités clora la saison régulière en avril.«Nous amorçons l\u2019année le 23 septembre avec Alain Lefèvre, parce qu\u2019il est un excellent vendeur de billets et parce qu\u2019il suit la même philosophie que moi: démocratiser le classique et communiquer la passion des musiciens.Il nous jouera la Rhapsodie romantique d\u2019André Mathieu [enregistrée avec l\u2019OSM et Kent Nagano en avril dernier] et Rhapsody in Blue de Gershwin.» Deux Classique à l\u2019OSS, l\u2019un avec Michel Rivard et l\u2019autre en hommage aux Beatles avec l\u2019ensemble on- tarien Jeans \u2018n classics, de même qu\u2019une matinée sur Les quatre saisons de Piquot de Gilles Vigneault, complètent le calendrier.CMC à Sherbrooke On le savait depuis mars 2005: Sherbrooke accueillera en 2007 la grande finale du Concours de musique du Canada.On connaît maintenant les chiffres: 300 participants et 1500 visiteurs venant de partout au pays, de Victoria à St.John\u2019s.L\u2019organisation locale du CMC doit toutefois amasser 300 000 $ pour la tenue de l\u2019événement.C\u2019est donc avec fierté que la conseillère Chantal L\u2019Espérance, coprésidente d\u2019honneur et responsable de la culture à la Ville de Sherbrooke, a annoncé hier une subvention de 25 000 $, dans la foulée de l\u2019entente triennale avec le ministère de la Culture et des Communications.Le Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke a aussi été prêté au CMC pour les 14 jours de compétition, du 21 juin au 5 juillet 2007.Finalement, l\u2019OSS a accepté de jouer lors du gala de clôture avec les lauréats.Le CMC offre aussi un récital- bénéfice privé avec Alain Lefèvre, au lendemain du concert du 23 septembre.Seulement 125 billets à 125 $ chacun sont mis en vente.Les détenteurs auront le virtuose tout à eux pour un concert intime comportant la version solo du Concerto de Québec d\u2019André Mathieu.Réservations au 864-9438.L\u2019OSS double ses concerts en 2006-2007 IMACOM, CLAUDE POULIN L\u2019OSS s\u2019est associé à la présentation à Sherbrooke de la finale nationale du Concours de musique du Canada, du 21 juin au 5 juillet 2007.Le chef Stéphane Laforest, la coprésidente d\u2019honneur du CMC Chantal L\u2019Espérance, le représentant de BMO Banque de Montréal (commanditaire principal de l\u2019OSS) Jean-Marc Pivin et le directeur général de l\u2019OSS Georges Goulet entourent Ladusa Chang Ou, une jeune violoniste de 10 ans gagnante du CMC.###PAGE###28### C= Ce > rer x MA Sau ¥ J « ss cr ke: 10 ee \u2014 4 ¢ oe =) 5 Ce RV, Q: WW ~~ a\" Ta | 8 \u20ac Eds Qi x À à ES 6 9! \u201cÀ 5 \u2018 Pe | Ya! = 3g fs © wt a toutes re A d' 19 Q % Ce iQ: Ts & & 2 © Re vr ue ~ 10 3 Mae, ibune 10 au - @! à & 19 « Erk ; * un IONS a He! 7 * = z CLE a.\\ A \u201c= \u201cJ = ry 4 + tat > RL NW re JB Aa un 2 i~ TAN # , Br & 8} 5, iQ: y * un ICI A 9 te! 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