La tribune, 22 octobre 2014, Cahier S
[" 3580877 S2 PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PUBLICITÉ Tél.: 819 564-5450 Tél.: 1 800 567-6955 latribune.ca 1950, rue Roy, Sherbrooke, J1K 2X8 PRÉSIDENTE ET ÉDITRICE Louise Boisvert DIRECTEUR PRINCIPAL, VENTES Sylvain Denault DIRECTRICE, VENTES ET PROMOTION Sophie Thibaudeau DIRECTEUR, VENTES ET CAHIERS SPÉCIAUX Alain LeClerc TEXTES Annie Melançon et Marie-Claude Thibaudeau GRAPHISME ET MISE EN PAGES La Tribune PHOTOS Imacom et Robert Dumont RÉALISATION équipe de production de La Tribune Contacts La Tribune WILLIAM D.FRASER, M.D.Directeur scientifique du Centre de recherche du CHUS JEAN-PIERRE PERREAULT, Ph.D.Vice-doyen à la recherche et aux études supérieures de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l\u2019UdeS On connaît bien le CHUS pour les soins qu\u2019on y reçoit, mais saviez-vous qu\u2019à même le site (Fleurimont), il se fait aussi de la recherche fondamentale, clinique, épidémiologique et évaluative?D\u2019importants travaux ont d\u2019ailleurs permis de récemment doubler les espaces de recherche et d\u2019installer des équipements à la fine pointe partagés par tous les chercheurs.Au Canada, seule Sherbrooke réunit en un même lieu des institutions dédiées à la santé couvrant les spectres de la formation, des soins, en passant par la recherche et le développement de nouveaux médicaments.Cette particularité facilite l\u2019éclosion de nouvelles connaissances, de traitements plus ef?caces et de façons de faire plus optimales dans notre système de santé.À cette synergie favorisée par la géographie s\u2019ajoute une approche concertée qui réunit les chercheurs autour de domaines de recherche qui portent sur des problématiques de la santé plutôt que par discipline, comme on le voit habituellement dans les facultés de médecine.La mise en commun de plusieurs disciplines, expertises et technologies est nécessaire pour conduire à des solutions créatives et optimales aux problèmes liés à la santé et aux soins.Ainsi, chacun des domaines intègres des chercheurs, cliniciens, professionnels de recherche et étudiants de tous horizons.« Dans un objectif de répondre aux besoins en matière de santé de notre population, nous avons d\u2019abord ciblé nos champs d\u2019expertise, des secteurs où nous avions de solides connaissances et des atouts pour nous distinguer.Dans plusieurs domaines, notre réputation est d\u2019ailleurs internationale! Ne restait plus qu\u2019à bâtir des lieux physiques favorisant le partage d\u2019informations et la collaboration entre divers professionnels.Les travaux d\u2019agrandissement et de réaménagement nous permettent aujourd\u2019hui de travailler selon notre vision.En effet, ces nouveaux espaces sont conçus pour assurer une proximité des différents acteurs de la recherche.Ainsi réunis, les gens se parlent, échangent des idées, récupèrent quelques techniques du voisin, se mettent au dé?aussi\u2026 », précise Jean-Pierre Perreault.En côtoyant quotidiennement différents chercheurs, les professionnels de recherche et les étudiants, sont exposés à différentes approches.« L\u2019apprentissage est boni?é et les échanges multipliés grâce à un environnement conçu pour favoriser, dans les activités de tous les jours, le partage d\u2019idées, de façons de faire et de connaissances nouvelles, bref cette dynamique amène un gros bouillonnement d\u2019idées! » lance William D.Fraser.La multidisciplinarité permet aussi de coller la recherche fondamentale à des pathologies.« On crée une interface directe avec l\u2019aspect clinique qui permet d\u2019intégrer directement la recherche dans les soins.Le partage d\u2019infrastructures entre les cliniciens et les chercheurs accroît l\u2019accessibilité, pour les patients, à des projets de recherche puisque tout se fait sur le même site.N\u2019oublions pas que ce sont les découvertes d\u2019abord réalisées en recherche fondamentale qui mènent à l\u2019utilisation de nouvelles molécules pour le traitement de maladies.En ?n de compte, c\u2019est le patient qui en sort grand gagnant », rappelle M.Fraser.Toujours selon cette vision d\u2019associer la recherche aux soins offerts dans notre région, des projets de recherche sont également menés au CHUS \u2013 Hôtel- Dieu et en collaboration avec d\u2019autres institutions telles que le CSSS-IUGS, plus particulièrement avec son Centre de recherche sur le vieillissement.« Il n\u2019y a pas que les patients de demain qui pro?teront de la recherche clinique, les volontaires à la recherche en retirent aussi de grands béné?ces : c\u2019est une valeur ajoutée à leur traitement, car ils ont accès aux traitements les plus novateurs et à une prise en charge à la ?ne pointe», af?rme M.Fraser.L\u2019importance de la recherche, le dé?du ?nancement Avec cette nouvelle dynamique, on souhaite attirer de nouveaux chercheurs qui apporteront un éclairage nouveau sur certaines problématiques.« La relève demeure un enjeu de taille, d\u2019où l\u2019importance de la formation.Elle est essentielle à l\u2019évolution de nos travaux de recherche, c\u2019est pourquoi nous nous investissons constamment pour recruter des étudiants, d\u2019ici ou d\u2019ailleurs, à la maîtrise, au doctorat et au post-doctorat, mais aussi avec l\u2019hôpital qui joue un rôle important dans le recrutement de médecins qui intègrent la recherche à leur pratique.Il faut intéresser un maximum de jeunes spécialistes à la recherche en leur offrant des infrastructures de qualité, certes, mais surtout du ?nancement.» À ce niveau, l\u2019approche multidisciplinaire préconisée à Sherbrooke dessert bien ses professeurs-cher- cheurs.« De plus en plus de chercheurs présentent des demandes pour des subventions en groupe, LES SOINS DE DEMAIN DÉVELOPPÉS CHEZ NOUS! chacun apportant une dimension différente au projet de recherche, une façon de faire qui porte ses fruits, car on dénote une augmentation de plus de 20 % du taux de succès obtenu par nos chercheurs, des chiffres impressionnants compte tenu de la situation actuelle où le ?nancement est plutôt dif?cile à obtenir », mentionne M.Perreault.Le ?nancement de la recherche n\u2019a pas que des impacts dans le développement de nouveaux médicaments ou approches de soins; chaque dollar investi génère de 2 à 3 $ en retombées ?nancières dans l\u2019économie de la région. S3 MERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PR O M OTI O N LA TRIBU NE La recherche en santé à Sherbrooke implique les efforts concertés des équipes du Centre de recherche du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CRCHUS), de la Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l\u2019Université de Sherbrooke et de la collaboration de nombreux partenaires dont le Centre de recherche sur le vieillissement du CSSS-IUGS.CENTRE DE RECHERCHE DU CHUS Le Centre de recherche du CHUS (CRCHUS) se démarque par son approche intégrée en recherche fondamentale, clinique, épidémiologique et évaluative.Plus de 900 personnes, dont 220 chercheurs de haut niveau, participent tous les jours à l\u2019avancement des sciences de la santé.Le CRCHUS assure un leadership scienti?que et technologique de premier ordre aux plans national et international.Ses percées en recherche se traduisent invariablement en amélioration des soins et services à la population.PRAC Le Pavillon de recherche appliquée sur le cancer regroupe des équipes spécialisées en génomique fonctionnelle, en RNo- mique, en protéomique ainsi qu\u2019en oncologie moléculaire et en biologie cellulaire et microbiologie travaillant avec des installations de haute performance pour repousser les frontières des connaissances sur le cancer.FACULTÉ DE MÉDECINE ET DES SCIENCES DE LA SANTÉ La Faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l\u2019UdeS a pour mission la formation, la recherche et le partage des connaissances, en favorisant la pensée critique et créative, dans le but d\u2019améliorer la santé et le bien-être des personnes et des populations.Avec ses innovations pédagogiques qui lui ont valu une réputation enviable au Québec et dans le monde, elle offre 100 programmes d\u2019études allant de la médecine aux sciences in?rmières en passant par la réadaptation et de nombreux programmes de recherche.INSTITUT DE PHARMACOLOGIE DE SHERBROOKE L\u2019Institut de pharmacologie de Sherbrooke rassemble 33 chercheurs de 10 départements et 3 facultés (Faculté de médecine et des sciences de la santé, Faculté des sciences et Faculté de génie).L\u2019IPS favorise l\u2019éclosion de collaborations interdisciplinaires, dans un contexte de développement de médicaments, d\u2019agents diagnostiques, de validation de cibles à potentiel thérapeutique et/ou diagnostique ou de technologies visant à améliorer ces processus.CHUS Quatrième plus grand centre hospitalier au Québec, le CHUS est l\u2019hôpital de proximité des Sherbrookois.Il offre des soins spécialisés et surspécia- lisés à la population de l\u2019Estrie.De plus, il offre des soins surs- pécialisés en cardiologie, neurochirurgie, oncologie et néonato- logie à la population du Centre-du-Québec et d\u2019une partie de la Montérégie.Le CHUS dessert une population de plus d\u2019un million de personnes DOMAINES DE RECHERCHE CANCER : BIOLOGIE, PRONOSTIC ET DIAGNOSTIC DIABÈTE, OBÉSITÉ ET COMPLICATIONS CARDIOVASCULAIRES IMAGERIE MÉDICALE INFLAMMATION ET DOULEUR MÈRE -ENFANT PHARMACOLOGIE RNOMIQUE SANTÉ : POPULATIONS, ORGANISATION ET PRATIQUES VIEILLISSEMENT S4 PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PATRICIA BOURGAULT, INF., Ph.D.Professeure-chercheuse Vice-doyenne aux sciences infirmières ALAN COHEN, Ph.D.Professeur-chercheur UN PROGRAMME EFFICACE POUR LES GENS ATTEINTS DE FIBROMYALGIE OU DE LOMBALGIE LE VIEILLISSEMENT MIEUX COMPRIS ET MIEUX ANALYSÉ POUR DES SOLUTIONS OPTIMALES Vivre avec de la douleur jour après jour\u2026 C\u2019est la réalité des personnes atteintes de fibromyalgie ou de lombalgie chronique.Comment mieux gérer cette douleur sans s\u2019en remettre uniquement aux médicaments?C\u2019est à quoi répond le programme PASSAGE, issu d\u2019un projet de recherche mené par Patricia Bourgault.Au cours des dernières années, des cliniciens et chercheurs de Sherbrooke, en collaboration avec ceux d\u2019Abitibi-Témiscamingue, ont mis sur pied une intervention pour les personnes atteintes de ?bromyalgie et de lombalgie : le programme PASSAGE.Il vise à favoriser et à développer l\u2019autonomie ainsi que les capacités d\u2019autogestion des participants par l\u2019acquisition et l\u2019intégration de diverses stratégies ef?caces.Ainsi, les participants deviennent des experts de leur condition.« Nous croyons que la personne qui vit la douleur est la mieux placée pour la gérer si on lui donne les bons outils.Lors de rencontres de groupe, deux animateurs leur partagent ainsi de l\u2019information, puis leur présentent des exercices, des techniques de relaxation, des méthodes pour gérer leur stress, etc.que les participants mettent en pratique lors des rencontres.Ils les accompagnent également dans le choix de leurs stratégies : il en existe plusieurs, c\u2019est à la personne de choisir celles qu\u2019elle préfère et qui lui donnent de meilleurs résultats.» La force du programme PASSAGE est sa facilité d\u2019application.« Nul besoin d\u2019avoir des installations spécialisées.Un gymnase et quelques articles comme des ballons ou un petit matelas font l\u2019affaire.Pour outiller les animateurs, nous offrons une formation et des guides très complets.Bref, c\u2019est un clé en main.» À la suite d\u2019une étude expérimentale, à laquelle près de 120 personnes de Sherbrooke et Rouyn-Noranda ont pris part, il a été clairement démontré que le groupe ayant participé au programme PASSAGE ressentait moins la douleur (jusqu\u2019à 50 % de moins), voyait leurs fonctionnement s\u2019améliorer tout comme leur qualité de vie.« Le plus surprenant fut toutefois d\u2019apprendre, à l\u2019évaluation qualitative du programme, que les gens avaient d\u2019abord et avant tout apprécié le fait d\u2019être entendus, crus et aidés en regard de leur douleur.» L\u2019essai pragmatique s\u2019est par la suite déroulé dans 10 centres au Québec avec succès.« Le dé?maintenant est de bien faire connaître ce programme à travers la province.On l\u2019a monté de toutes pièces, on l\u2019a évalué, on a bâti les outils nécessaires à son implantation, il ne reste plus qu\u2019à diffuser l\u2019information.Notre rêve est que, dès le diagnostic, les gens puissent suivre ce programme et en retirer les bienfaits.» S\u2019il est impossible d\u2019empêcher le processus de vieillissement, on peut en ralentir certains effets pour vivre mieux et plus longtemps.Mais avant de cibler les habitudes à changer ou de développer des traitements plus performants, il faut d\u2019abord bien comprendre les mécanismes mis en cause, puis se baser sur des données précises pour évaluer quels changements apporteront les bienfaits les plus significatifs.Alan Cohen s\u2019intéresse au développement et à l\u2019application de nouvelles méthodes statistiques a?n de mieux répondre aux problèmes liés à la santé des populations et à des questions biologiques fondamentales, dont le vieillissement.Il a développé sa propre théorie selon laquelle le vieillissement résulterait d\u2019une dérégulation du contrôle des mécanismes physiologiques à l\u2019intérieur d\u2019un réseau complexe.Pour mesurer cette dérégulation qui évolue au fur et à mesure que nous vieillissons, il se sert de biomarqueurs sanguins facilement disponibles en clinique, tel le niveau de cholestérol, pour générer un pro?l.Pour étayer son hypothèse, il a ainsi analysé des données provenant de plus de 50 000 personnes.« Plus on s\u2019éloigne d\u2019un pro?l normal, plus les impacts du vieillissement sont grands.On peut ainsi prédire le risque de mortalité, de fragilité ou de développer une maladie chronique.» Ces résultats s\u2019obtiennent avec différents groupes de biomarqueurs et peuvent re?éter l\u2019état de l\u2019organisme de façon globale ou par système.« De pouvoir évaluer le niveau de dérégulation nous permettra de développer des outils cliniques plus sensibles que les tests actuels.Ils serviront notamment à mesurer l\u2019état de santé d\u2019une population, mais d\u2019autres applications sont possibles.Par exemple, je travaille actuellement sur un projet de recherche en collaboration avec d\u2019autres chercheurs du Centre de recherche sur le vieillissement en lien avec la nutrition.La mesure de dérégulation nous permettra d\u2019évaluer avec plus de précisions l\u2019impact des changements alimentaires pour des recommandations nutritionnelles plus justes.On sait aussi qu\u2019il y a un lien entre la pauvreté et les maladies chroniques : une fois de plus, la mesure de dérégulation nous aidera à mieux comprendre le processus.» « Les ateliers donnés en groupe permettent aux participants d\u2019échanger avec des gens qui vivent la même réalité qu\u2019eux, ils s\u2019encouragent, partagent leurs stratégies.Il se crée aussi des liens solides avec les animateurs.Bref, la dynamique de groupe joue beaucoup dans le succès du programme.» DÉVELOPPEMENT ET APPLICATION DE NOUVELLES MÉTHODES STATISTIQUES La dérégulation est la perte graduelle de la capacité du corps de maintenir l\u2019homéostasie, c\u2019est-à-dire le processus de régulation par lequel l\u2019organisme maintient les différentes constantes du milieu intérieur (ensemble des liquides de l\u2019organisme) et s\u2019adapte aux changements qui proviennent soit de l\u2019intérieur, soit de l\u2019extérieur.PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PROJET PASSAGE (PROGRAMME D\u2019APPRENTISSAGE DE STRATÉGIES D\u2019AUTOGESTION EFFICACES) 3580360 S5 MERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PR O M OTI O N LA TRIBU NE Cimaise et Espace vital architecture félicite le Centre de recherche du CHUS pour ses multiples percées scientifiques et son rayonnement international.« Les connaissances générées par ce programme contribueront à mieux comprendre l\u2019impact des interventions obstétricales sur la santé maternelle et périnatale et serviront de levier à l\u2019orientation de la recherche, ainsi qu\u2019aux futures politiques de santé et directives cliniques en périnatalité.» NILS CHAILLET, Ph.D.Professeur-chercheur PRODIGUER DES SOINS PERSONNALISÉS DE QUALITÉ AUPRÈS DES FUTURES MAMANS JEAN-FRANÇOIS BEAULIEU, Ph.D.Professeur-chercheur Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en physiopathologie intestinale UN DIAGNOSTIC PLUS RAPIDE POUR RÉDUIRE LES SÉQUELLES CHEZ LES TOUT-PETITS L\u2019un des spécialistes mondiaux de la biologie cellulaire de l\u2019intestin, Jean-François Beaulieu réalise des recherches fondamentales visant à identifier de nouvelles cibles pouvant servir d\u2019outils diagnostiques et de base afin d\u2019établir des approches thérapeutiques novatrices en gastroentérologie pédiatrique et adulte.Les cellules qui constituent la paroi interne du tube digestif humain se reproduisent constamment et à une vitesse étonnante.Ce mécanisme, extrêmement complexe et mal connu, contribue au développement de nombreuses maladies d\u2019origine intestinale.En cherchant à mieux les comprendre, Jean-François Beaulieu et ses partenaires souhaitent contribuer à l\u2019élaboration de diagnostics plus précis, rapides et moins invasifs, ou encore à de nouveaux traitements contre de nombreuses maladies gastro-intestinales.Un taux de mortalité élevé Les travaux de recherche de M.Beaulieu se penchent notamment sur l\u2019entérocolite nécrosante néonatale.« Cette pathologie n\u2019est liée d\u2019aucune façon à des maladies intestinales chez l\u2019adulte; en d\u2019autres mots, elle ne rend pas l\u2019enfant plus susceptible de développer ultérieurement un cancer colorectal ou la maladie de Crohn, par exemple, mais le mécanisme reste semblable : une porte s\u2019est ouverte dans la paroi intestinale pour y laisser passer des bactéries.Chez l\u2019adulte, la cause pourrait être une mutation génétique, alors que chez l\u2019enfant prématuré, ce serait en raison de l\u2019immaturité de ses intestins », explique-t\u2019il.Si, une fois soignée, la pathologie ne réapparaîtra pas, elle peut causer des dommages, principalement chez les bébés nés prématurément.« On estime que les grands prématurés ont 10 % plus de risque de développer cette maladie; jusqu\u2019à 50 % des bébés atteints en décèderont, et parmi les survivants, certains garderont d\u2019importantes séquelles, notamment des retards de développement.» Pour réduire les complications, principalement dues à la septicémie, un diagnostic précoce s\u2019impose.« On cherche des marqueurs qui nous permettront de bien identi?er la pathologie a?n d\u2019intervenir rapidement.Cela permettra aux cliniciens de réagir promptement en modi?ant l\u2019alimentation par exemple.» Pour déceler ces marqueurs, l\u2019équipe de Jean- François Beaulieu analyse les selles d\u2019enfants prématurés, collectées dans divers hôpitaux du pays.QUALITÉ DES SOINS ET GUIDES DE PRATIQUES CLINIQUES EN SANTÉ DE LA REPRODUCTION RECHERCHE DE MARQUEURS POUR IDENTIFIER L\u2019ENTÉROCOLITE NÉCROSANTE NÉONATALE L\u2019entérocolite nécro- sante néonatale (ENN) est une condition qui fait en sorte que les tissus du gros ou du petit intestin sont en?ammés et parfois meurent.La région touchée peut être petite ou grande.L\u2019ENN peut aussi provoquer d\u2019autres complications.Comme la majorité des complications sont causées par l\u2019immaturité, plus l\u2019âge gestation- nel du bébé prématuré est petit, plus le bébé est à risque.La diminution du recours aux interventions obstétricales non médicalement requises est un objectif ciblé par la Politique de périnatalité 2008-2018 du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec, d\u2019où l\u2019importance d\u2019accroître les connaissances concernant les facteurs pouvant contribuer à assurer la pertinence des interventions obstétricales, ainsi que leurs impacts sur la santé de la mère et de l\u2019enfant.Nils Chaillet s\u2019intéresse à l\u2019amélioration de la qualité des soins en santé et au transfert des connaissances.Ses activités de recherche portent sur le développement et l\u2019évaluation de programmes de soins périnataux visant à améliorer la qualité des soins en santé de la reproduction, ainsi que sur les stratégies de transfert, d\u2019application et d\u2019échange de connaissances pour l\u2019implantation optimale de ces programmes.Il a ainsi mené plusieurs recherches dont l\u2019étude QUARISMA.Le but visé : évaluer une intervention visant la diminution sécuritaire des césariennes et des interventions obstétricales.De 2008 à 2012, le programme fut ainsi mis en place dans 16 hôpitaux du Québec.« On a analysé les résultats en les comparant à ceux de 16 autres hôpitaux où il n\u2019y avait pas eu d\u2019intervention.Les résultats ont montré une amélioration dans la qualité des soins.On a également noté une diminution des césariennes et de la morbidité néonatale.Il reste maintenant à préciser quels éléments ont permis de transformer la pratique médicale et comment ce modèle peut être adapté pour changer ef?cacement les pratiques en périnatalité », souligne M.Chaillet.Les résultats permettront la mise en place d\u2019un programme similaire au Québec et au Canada.Cette recherche a aussi permis de démontrer que ce n\u2019est pas tant la quantité d\u2019intervention que leur pertinence qui joue un rôle dans la morbidité.« Offrir de meilleurs soins ne signi?e pas nécessairement de réduire les interventions obstétricales, mais également de choisir la bonne intervention au bon moment pour la bonne patiente.A cette ?n, nous avons développé, en collaboration avec la Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada, plusieurs algorithmes de procédures, ainsi qu\u2019un programme de formations professionnelles, qui viennent encadrer la pratique et servent de support à la mise en place de mécanismes d\u2019auto-évaluation des pratiques cliniques contribuant ainsi à l\u2019amélioration continue de la qualité des soins au Québec.» 3585674 S6 PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 Dynamitage Castonguay ltée 5939, rue Joyal Sherbrooke (Québec) 819 864-4201 Nous sommes fiers de participer à votre réussite ENTREPRENEURGÉNÉRAL webmaster@constructionlonger.com 3583571 MÉLANIE MORIN, Ph.D.Professeure-chercheuse LA PHYSIOTHÉRAPIE COMME TRAITEMENT EFFICACE CONTRE LA DOULEUR GYNÉCOLOGIQUE Jusqu\u2019à 20 % des jeunes femmes ressentent des brûlements, des sensations de coups de couteau ou de déchirure lorsqu\u2019il y a pénétration dans le vagin (pénis, doigt, tampon, etc.).Pourtant, à l\u2019examen, la vulve semble normale, si ce n\u2019est parfois que d\u2019une petite rougeur.La douleur est pourtant bien réelle et porte un nom : la vestibulodynie provoquée.Une douleur ayant de nombreux impacts négatifs et pour laquelle on comprend encore mal les causes.Physiothérapeute spécialisée en rééducation périnéale, Mélanie Morin s\u2019intéresse à la santé des femmes.Son programme de recherche vise à améliorer la compréhension de la pathophysiologie des douleurs gynécologiques et à étudier l\u2019ef?cacité des traitements pour cette problématique féminine ayant des répercussions considérables.Elle s\u2019est notamment penchée sur l\u2019impact de traitement en physiothérapie pour la vestibulodynie provoquée.Jusqu\u2019ici, on offre aux femmes des gels lubri?ants, des crèmes topiques et certains médicaments (ex.antidépresseur agissant sur la douleur); sans résultat, il faudra procéder à l\u2019ablation de la zone affectée, mais en raison du caractère invasif de la procédure et de ses risques reliés, cette solution est loin d\u2019être idéale.Mélanie Morin a donc élaboré un programme pour aider les femmes à relâcher et étirer leurs muscles pelviens.À l\u2019aide de partenaires dont des gynécologues, elle a recruté plus de 200 femmes à Sherbrooke et à Montréal : la moitié d\u2019entre elles ont été traitées avec une crème anesthésiante, l\u2019autre moitié ont été suivies par des physiothérapeutes.Jusqu\u2019à maintenant, les deux traitements ont permis de réduire la douleur chez les femmes atteintes.Les résultats ?naux de cette étude seront disponibles d\u2019ici quelques mois et permettront de déterminer lequel des deux traitements a une ef?cacité supérieure.La crème anesthésiante agirait en calmant les in?ux exagérés provenant des terminaisons nerveuses du vestibule vulvaire alors que la physiothérapie permettrait de diminuer la raideur musculaire et l\u2019in?ammation.Nous avons élaboré des outils qui permettent non seulement d\u2019évaluer la douleur, mais aussi la rigidité ou souplesse des muscles.Avec l\u2019échographie, nous pouvons mieux comprendre l\u2019implication des muscles du plancher pelvien dans la vestibulodynie.La prochaine étape sera de mieux comprendre ce qui arrive à celles ne répondant pas au traitement.« L\u2019avenue du contrôle de la douleur nous intéresse par l\u2019étude du système nerveux avec stimulation transcranienne.» Les dernières avancées scien- ti?ques nous indiquent que la problématique de vestibulodynie n\u2019implique pas seulement le vestibule mais également les voies centrales de contrôle de la douleur.Nous nous efforçons donc de développer de nouveaux traitements ciblant ces altérations du système nerveux central.SYLVIE LAFRENAYE, M.D., Ph.D.Professeure-chercheuse Pédiatre-intensiviste AMELIORER LES FORMATIONS POUR MIEUX SOULAGER DOULEUR ET SOUFFRANCE Depuis 25 ans, Sylvie Lafrenaye s\u2019intéresse à la douleur chez l\u2019enfant.Ses recherches ont d\u2019ailleurs mené au développement d\u2019algorithmes de traitement analgésique adapté, et ce, dans différents contextes (hospitalisation, ambulatoire).« Depuis 2000, ce protocole permet de bien gérer chez les petits la douleur aigüe, par exemple à la suite d\u2019un accident ou une chirurgie.Mais il reste encore beaucoup à faire pour la douleur chronique », explique Mme Lafrenaye qui a récemment obtenu un doctorat en études du religieux contemporain a?n d\u2019inclure les notions spirituelle et identitaire au soulagement pharmacologique de la douleur.« Notre biomédecine, axée sur les causes des maladies et la guérison, comporte de nombreuses procédures, pour la plupart douloureuses.Ces douleurs se doivent d\u2019être soulagées.En contrepartie, il existe aussi les maladies chroniques pour les quelles il n\u2019y a pas de guérison possible.La maladie chronique affectera l\u2019enfant et sa famille de diverses manières.Outre les douleurs répétées ou chroniques liées à la maladie, l\u2019enfant et sa famille devront affronter la souffrance de vivre avec une maladie incurable », rappelle Mme Lafrenaye.Cette ré?exion sera d\u2019ailleurs le point de départ de son nouveau projet de recherche qui portera sur les caractéristiques des soignants envers la douleur, dont l\u2019empathie et la connaissance de soi.La douleur a par ailleurs des impacts à long terme chez les enfants, comme l\u2019a remarqué Sylvie Lafrenaye en étudiant les mécanismes neu- rophysiologiques de la douleur chez d\u2019anciens prématurés.Ces jeunes, aujourd\u2019hui âgés de 7 à 25 ans, ont subi divers traitements tels des intubations et des injections dans leurs premiers jours de vie, qui ont laissé des traces dans leur maturation du mécanisme de la douleur.« On remarque que leur système d\u2019inhibition de la douleur demeure anormal plus longtemps.» Adolescents sédentaires, adultes souffrants?Une autre recherche menée par Sylvie Lafrenaye lance un cri d\u2019alarme sur les dangers de la sédentarité de nos enfants.« On a analysé les résultats de deux groupes : l\u2019un était composé d\u2019adolescents sédentaires, l\u2019autre d\u2019adolescents actifs physiquement.On a noté que la sédentarité chez les enfants altère leur mécanisme de modulation de la douleur.Cela veut dire que l\u2019inactivité chez nos jeunes les prédispose à ressentir de la douleur chronique plus tôt, par exemple dans la trentaine au lieu de la cinquantaine.La douleur, c\u2019est ce qui coûte le plus cher au système de santé.Comme le mécanisme de douleur est développemental, c\u2019est dans l\u2019enfance et l\u2019adolescence qu\u2019il faut agir, après il pourrait être trop tard.» « La douleur est profondément humaine, c\u2019est un concept subjectif.Le patient dit J\u2019ai mal, le médecin cherche le diagnostic, mais ne voit pas la douleur dont le patient veut être soulagé.D\u2019un autre côté, on veut humaniser les soins, mais voit-on le médecin comme un humain?L\u2019est-il envers lui-même?» DYSFONCTIONS URO-GYNÉCOLOGIQUES : LA VESTIBULODYNIE PROVOQUÉE DOULEUR CHEZ L\u2019ENFANT La douleur chronique au niveau du système reproducteur féminin est une condition ayant des répercussions néfastes majeures sur la santé et le bien-être des femmes atteintes.Ces douleurs, liées à diverses pathologies, affecteraient près de 4 millions de femmes canadiennes à différents moments de leur vie.3583571 3588858 S7 MERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PR O M OTI O N LA TRIBU NE Nous sommes fiers de www.rtsisherbrooke.com 2540, rue Roy, Sherbrooke \u2022 819 346-4527 participer à votre succès Cadres et portes Quincaillerie architecturale 3775, boul.Industriel, Sherbrooke Tél.: 819 563-5010 Téléc.: 819 566-0131 Courriel : donlox@donlox.ca Nous sommes fiers d\u2019être parmi vos partenaires.¤ Serrurier ¤ Contrôle d\u2019accès ¤ Portes automatiques ¤ Vente, installation, service Chaque année, jusqu\u2019à 500 000 personnes décèdent de la grippe à travers le monde.À cela s\u2019ajoutent de nombreuses hospitalisations en raison de complications.Pour contrer la maladie, les médicaments tel le Tamiflu s\u2019attaquent directement au virus, mais ce dernier ayant une grande capacité d\u2019adaptation, on remarque une résistance au traitement avec le temps.À Sherbrooke, on a donc décidé d\u2019aborder le problème autrement\u2026 Martin Richter, Richard Leduc et Éric Marsault ont chacun leur champ d\u2019expertise, leur équipe, leur laboratoire.Ils se sont réunis dans un objectif commun : déjouer le virus de l\u2019in?uenza.« Au lieu de s\u2019attaquer au virus, on a plutôt opté pour court-circuiter le mécanisme qui lui permet d\u2019entrer dans la cellule de l\u2019hôte (nous les humains) et ainsi de contaminer notre organisme.C\u2019est l\u2019une ou plusieurs des enzymes du corps humain qui, d\u2019une certaine façon, ouvre la porte au virus; en bloquant cette enzyme, on empêche le virus de proliférer, et ce dernier sera alors peu à peu éliminé par notre organisme.On s\u2019attend à ce que cette approche soit beaucoup moins sujette au développement de résistances comparé aux approches qui ciblent le virus comme le Tami?u », souligne M.Richter investigateur principal de cette découverte.Ces enzymes, les sérines protéases, Richard Leduc les connaît très bien, malgré qu\u2019il reste encore plusieurs aspects de leur fonctionnement à découvrir.La fabri- VERS UN TRAITEMENT RÉVOLUTIONNAIRE CONTRE LA GRIPPE DÉVELOPPEMENT D\u2019UN NOUVEAU MÉDICAMENT CONTRE L\u2019INFLUENZA De gauche à droite : MARTIN RICHTER, Ph.D.Professeur-chercheur RICHARD LEDUC, Ph.D.Professeur-chercheur ÉRIC MARSAULT, Ph.D.Professeur-chercheur cation de molécules pouvant bloquer l\u2019enzyme, c\u2019est le domaine d\u2019Éric Marsault.Et l\u2019in?uenza, c\u2019est une maladie aux mécanismes d\u2019action complexes que maîtrise parfaitement Martin Richter.En combinant leurs connaissances et expertises, les trois chercheurs ont ainsi pu développer l\u2019approche qui est actuellement à l\u2019étape de la recherche préclinique.On estime que les premiers tests cliniques, auprès de volontaires sains, commenceront en 2018 si le projet progresse comme prévu.On espère que ce nouveau médicament, qui résulterait de ces travaux et qui serait inhalé par la personne malade, sera très ef?- cace : on croit que quelques jours de traitement seront suf?sants pour éradiquer les symptômes causés par l\u2019infection.Il serait indiqué pour toute personne à risque de développer des complications comme les personnes âgées, les jeunes enfants, les personnes immuno- dé?cientes ou encore en réaction à un virus particulièrement agressif ou en cas d\u2019épidémie sévère.Ce programme de recherche est d\u2019ailleurs ?nancé par l\u2019industrie.« NEOMED, qui ?nance la recherche en santé, a trouvé notre approche très prometteuse et a choisi notre projet comme leur premier investissement avec des chercheurs d\u2019université dans un partenariat étroit où l\u2019échange d\u2019expertise est au cœur de notre association » précise Martin Richter.LA COLLABORATION, AU CŒUR DE LA CULTURE DE RECHERCHE À SHERBROOKE Une telle réalisation nécessite tout un travail de collaboration.De la recherche fondamentale à l\u2019application clinique, elle est la parfaite démonstration de ce qui fait la force de la recherche à Sherbrooke : la cohabitation étroite de chercheurs provenant de différents organismes sur un même site : le Centre de recherche du CHUS, l\u2019Hôpital Fleurimont et l\u2019Hôtel-Dieu, où se font la recherche préclinique et clinique, la Faculté de médecine et des sciences de la santé ainsi que l\u2019Institut de Pharmacologie de Sherbrooke (IPS).« Si on veut amener l\u2019idée vers le médicament, on ne peut pas faire cela tout seul, il faut s\u2019unir à d\u2019autres chercheurs et professionnels de la santé et surtout amener des chercheurs de milieux différents, qui ont chacun des expertises pointues, mais complémentaires, à travailler étroitement avec des spécialistes d\u2019autres disciplines.C\u2019est la marque de fabrique de la recherche au Centre de recherche du CHUS, à la FMSS et à l\u2019IPS », rappelle M.Marsault.« On peut ainsi mener la recherche fondamentale jusqu\u2019au patient en travaillant de concert », ajoute M.Richter.« Le fait d\u2019être géographiquement près et de former une équipe locale favorise évidemment ce genre de collaboration : on se rencontre régulièrement, il est facile de se réunir et de partager des informations et résoudre les problèmes », souligne M.Leduc.Cette force à bâtir des équipes intégrées et multidisciplinaires devient même un atout lorsque vient le temps d\u2019obtenir le ?nance- ment nécessaire.« NEOMED a également choisi notre dossier pour l\u2019organisation et la cohésion de notre groupe, car notre projet s\u2019appuie sur trois expertises différentes et complémentaires », ajoute-t-il.Précisons qu\u2019une douzaine de personnes travaillent en ce moment sur le projet, dont des professionnels de la recherche et des étudiants aux programmes de maîtrise, de doctorat et de post-doctorat qui ont ainsi pu être en contact avec des chercheurs émanant de divers champs d\u2019expertise ainsi que le milieu industriel, un atout dans leur formation.De l\u2019idée à l\u2019arrivée d\u2019un nouveau médicament sur les tablettes, on peut compter en moyenne 15 ans, le travail de centaines de personnes et des investissements pouvant aller jusqu\u2019à 5 milliards de dollars.Les molécules développées actuellement à Sherbrooke pourraient éventuellement inspirer d\u2019autres types de traitement pour des virus utilisant des mécanismes d\u2019activation semblables tel le SRAS.TROIS EXPERTISES RÉUNIES POUR DÉJOUER L\u2019INFLUENZA Par leur collaboration étroite, ces trois chercheurs contribuent au développement d\u2019une nouvelle classe de molécules antivirales ciblant l\u2019hôte plutôt que le virus lui-même, diminuant ainsi le risque de résistance du virus aux médicaments.Les travaux de Martin Richter visent à mieux comprendre les mécanismes impliqués dans l\u2019induction de l\u2019in?ammation et son in?uence sur le développement de la réponse immune dans le contexte des infections virales respiratoires, en particulier du virus de l\u2019in?uenza.Il a ainsi pu identi?er le rôle d\u2019une sérine protéase de l\u2019épithélium bronchique humain dans l\u2019activation et dans la propagation du virus in?uenza H1N1.L\u2019équipe de Richard Leduc s\u2019intéresse aux bases moléculaires et à la fonction des récepteurs couplés aux protéines G aussi nommées GPCR ainsi qu\u2019aux sérines protéases, une classe d\u2019enzymes protéolytiques, qui jouent un rôle dans la prolifération du virus de l\u2019in?uenza.L\u2019objectif des recherches du laboratoire de chimie médicinale que dirige Éric Marsault est de valider le potentiel thérapeutique de nouvelles cibles biologiques à l\u2019aide de molécules synthétiques.3588752 3584476 S8 PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 positive axée sur les besoins des personnes : l\u2019ambition qui anime le CSSS-IUGS et sa fondation, la Fondation Vitæ.Offrir une expérience www.fondationvitae.ca · www.csss-iugs.ca MARTIN LEPAGE, Ph.D.Professeur-chercheur DÉTECTER PLUS RAPIDEMENT LE TRAITEMENT APPROPRIÉ AU PATIENT ATTEINT D\u2019UNE TUMEUR AU CERVEAU Depuis 10 ans, Martin Lepage s\u2019est donné comme mission d\u2019améliorer la capacité de l\u2019imagerie médicale à détecter et caractériser des tumeurs cancéreuses afin de mieux suivre leur croissance et leur réponse au traitement.Après toutes ces années, les recherches de Martin Lepage amorcent la phase clinique en collaboration avec la neurochirurgie.Grâce aux avancées technologiques, l\u2019imagerie s\u2019est perfectionnée et elle offre une image plus juste de la sorte de tumeur.En fait, à l\u2019intérieur de la tumeur, l\u2019imagerie mesure des vaisseaux sanguins qui possèdent des caractéristiques différentes et permettent de prédire davantage le type de tumeur.Ce procédé aidera, entre autres, le clinicien à poser un meilleur diagnostic et choisir le traitement approprié.L\u2019imagerie permet aussi d\u2019observer les changements au niveau de la tumeur plus rapidement et ainsi réagir immédiatement pour modi?er le traitement si les résultats ne sont pas concluants.Ces améliorations continues béné?cieront au patient qui recevra plus rapidement le traitement adapté à ses besoins particuliers.En résumé, les recherches de Martin Lepage se concentrent sur l\u2019imagerie de la tumeur elle-même et tout ce qu\u2019elle peut nous révéler pour mieux soigner le patient.Un milieu unique qui crée une nouvelle dynamique entre collègues Ces recherches cliniques se font dans un environnement aux installations avant-gardistes conçues a?n d\u2019apporter une plus grande synergie entre collègues.En fait, le CRCHUS a innové en regroupant les services et les imageries complémentaires dans un même complexe.Cette proximité entre les professeurs-chercheurs en imagerie par résonance magnétique (IRM) et en tomographie d\u2019émissions par positrons (TEP) amène donc une plus grande facilité et rapidité dans le transfert des résultats de la recherche à la clinique.De plus, les scienti?ques travaillant sur des recherches dans le même domaine peuvent partager leur expertise plus facilement et conjuguer leurs efforts pour obtenir une meilleure vue d\u2019ensemble.MAXIME DESCOTEAUX, Ph.D.Professeur-chercheur L\u2019IMAGERIE DE DIFFUSION AU SERVICE DES INTERVENTIONS NEUROCHIRURGICALES DU CANCER DU CERVEAU Bien connu du milieu scientifique, Maxime Descoteaux est un leader dans le domaine de l\u2019imagerie par résonance magnétique (IRM) de diffusion.La technique de calcul mathématique qu\u2019il a mis au point permet d\u2019obtenir une image des réseaux du cerveau en un laps de temps beaucoup plus court, une avancée dans le domaine des sciences médicales.M.Descoteaux travaille notamment sur le développement des meilleurs outils de tractographie pour mieux comprendre le fonctionnement et le couplage structurel entre les différentes régions du cerveau que l\u2019on nomme le connectome humain.Autrement dit, par l\u2019imagerie, il cartographie et mesure les connexions neuronales du cerveau humain.« Chaque cerveau possède un \u201ccâblage\u201d distinct, car il est modelé par l\u2019éducation, les apprentissages et les expériences de chaque personne.En résumé, le connectome dé?nit chaque personne » précise-t-il.Des applications qui béné?cieront aux patients Récemment, des outils de reconstruction, d\u2019analyse et de visualisation avancés ont été transférés vers la plani?cation et les interventions en neurochirurgie.Maxime Descoteaux travaille, en collaboration avec le neurochirurgien David Fortin et à l\u2019aide de la tractographie, à mieux cerner comment une lésion ou une tumeur peut affecter les réseaux du cerveau.Maxime Descoteaux se penche également sur un projet de recherche en lien avec les commotions cérébrales.Actuellement, l\u2019équipe de football du Vert et Or de l\u2019Université de Sherbrooke utilise des capteurs de choc insérés dans les casques des joueurs a?n de récolter des données sur la force des impacts.Maxime Descoteaux aimerait recueillir ces données et les transposer pour effectuer des suivis en imagerie.Ce matériel apporterait beaucoup à la neuroscience qui pourrait ainsi développer des pistes de solutions pour résoudre ce problème.Les technologies d\u2019imagerie ne cessent de se perfectionner, permettant de nouvelles avancées dans la connaissance du fonctionnement et du réseautage du cerveau qui comprend 14 milliards de neurones.C\u2019est donc un domaine de recherche qui promet des avancées fort intéressantes pour les patients dans les années futures.Le site Fleurimont est le seul complexe du Nord-Est de l\u2019Amérique à regrouper sous le même toit la production de traceurs, l\u2019imagerie médicale préclinique et clinique de même que les salles de lecture, et ce, à même le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), le Centre de recherche, la Faculté de médecine et de la santé de Sherbrooke (FMSS), le Pavillon de recherche appliquée sur le cancer (PRAC) et l\u2019Institut de pharmacologie de Sherbrooke (IPS).IMAGERIE MÉDICALE LES AVANTAGES DE LA RECHERCHE CLINIQUE AVEC L\u2019IRM DE DIFFUSION EN NEUROCHIRURGIE Le connectome est la carte de toutes les connexions structurelles et fonctionnelles entre les différentes régions du cerveau.Et la tractographie décrit les outils mathématiques et informatiques pour reconstructruire les routes du cerveau.3594991 S9 MERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PR O M OTI O N LA TRIBU NE AFFILIÉ À « Une ef?ciente collaboration est établie entre nos chercheurs et ceux du Centre de recherche du CHUS.Celle-ci a assurément façonné d\u2019innovants travaux de recherche, de part et d\u2019autre, et tous en béné?cient.» Denis Richard, directeur AXES DE RECHERCHE ALIGNÉS AUX SURSPÉCIALITÉS DE L\u2019INSTITUT BIOBANQUE DE RENOMMÉE INTERNATIONALE PLATEFORMES PRÉCIEUSES ET RARES \u2022 RECHERCHE PRÉCLINIQUE ET CLINIQUE SUR LES FACTEURS DE RISQUE \u2022 IMAGERIE BIOMÉDICALE \u2022 ÉVALUATION DES INTERVENTIONS EN OBÉSITÉ CHEZ L\u2019ENFANT LA RECHERCHE DE RÉFÉRENCE EN CARDIOLOGIE, EN PNEUMOLOGIE ET EN OBÉSITÉ-MÉTABOLISME 3 000 ARTICLES PUBLIÉS EN 10 ANS 72 BREVETS POUR 19 TECHNOLOGIES 143 CHERCHEURS 500 PROJETS ACTIFS EN RECHERCHE CLINIQUE 12 CHAIRES INTERNATIONALES 2 PROGRAMMES DE FORMATION DES IRSC 14 000 m2 D\u2019ESPACES DÉDIÉS À LA RECHERCHE 28 M$ EN FINANCEMENT ANNUEL www.CRIUCPQ.ulaval.ca Félicitations à toute l\u2019équipe du Centre de recherche du CHUS pour cette belle réalisation! JOHANNES VAN LIER, Ph.D.Professeur-chercheur Titulaire de la Chaire Jeanne et Jean-Louis Lévesque de radiobiologie BRIGITTE GUÉRIN, Ph.D.Professeure-chercheuse ÉRIC TURCOTTE, M.D.Professeur-chercheur Nucléiste DÉTECTER LA MALADIE PLUS TÔT, PLUS PRÉCISÉMENT Environ 40 % des Canadiens seront atteints d\u2019une forme de cancer au cours de leur vie.Malgré les progrès réalisés, la détection précoce du cancer ou de sa récidive reste encore la meilleure chance de succès pour combattre la maladie.L\u2019imagerie tomographique d\u2019émission par positrons (TEP) combinée à l\u2019utilisation de radiotraceurs offre d\u2019excellents résultats.Un tout nouveau traceur a vu le jour à Sherbrooke, soit le 4FMFES, qui pourrait révolutionner le diagnostic et le traitement du cancer du sein.« La façon la plus utilisée mondialement pour imager les cancers est de combiner un sucre, le glucose, à un atome radioactif a?n de créer un radiotraceur.Les cellules cancéreuses consomment en effet beaucoup plus de glucose qu\u2019une cellule saine pour se reproduire.Le sucre devient alors le véhicule nous amenant à la tumeur », explique Brigitte Guérin.En combinant l\u2019isotope radioactif avec certains éléments, comme l\u2019œstrogène, il devient alors possible de localiser un récepteur surexprimé dans la majorité des cancers du sein.Ne reste plus qu\u2019à laisser opérer la radioactivité pour obtenir des images 3D très détaillées.« En se désintégrant, l\u2019isotope crée une lumière invisible à l\u2019œil, puis disparaît.On utilise alors les appareils TEP pour voir cette lumière et localiser les cellules cancéreuses.Le radiotraceur n\u2019est cependant pas visible très longtemps, cela varie de quelques minutes à quelques heures.Le temps qu\u2019un traceur prend pour perdre 50 % de sa visibilité est appelé la demi-vie.Le dé?est donc de combiner une demi-vie optimale pour voir toutes les rami?cations du cancer NOUVEAU RADIOTRACEUR 4MFES POUR LE CANCER DU SEIN avec un taux de radioactivité minimal pour le patient », précise Éric Turcotte.Du labo à des applications pratiques Créer un radiotraceur n\u2019est cependant pas une mince tâche : il a fallu des années à Joannes van Lier pour trouver la combinaison chimique parfaite à la base du 4FMFES.C\u2019est d\u2019ailleurs avec beaucoup de ?erté qu\u2019il a vu le fruit de sa découverte prendre une application clinique.« Élaborer le design de la molécule fut effectivement un travail de longue haleine.Le fabriquer à plus grande échelle aussi : il y a une vingtaine d\u2019étapes à franchir avant d\u2019arriver au produit ?nal, il faut calculer environ une année de démarches.Mais le véritable test fut lors des premiers essais cliniques : comment allait se comporter le radiotraceur?Le corps réagit au La tomographie d\u2019émission par positron (TEP) permet de voir et d\u2019analyser la tumeur sans faire de prélèvement ni de biopsie.produit, il fallait s\u2019assurer que ce que nous voyions était bien ce que nous souhaitions, et non des réactions métaboliques.Mais dès les premiers tests en 2008, ce fut concluant », souligne M.van Lier.Le 4FMFES est actuellement en évaluation clinique.On compare ses résultats avec ceux du marqueur utilisé actuellement, le FES.S\u2019il continue de démontrer ses qualités exceptionnelles, il pourrait devenir le futur examen standard pour le diagnostic et le suivi du cancer du sein, ce qui est une avenue très prometteuse pour les femmes af?igées par ce type de cancer.« Le problème avec le marqueur actuel, c\u2019est qu\u2019il se métabolise trop rapidement, bien avant d\u2019avoir rejoint les cellules cancéreuses.Par exemple, le FES perd de son ef?cacité diagnostique après 10 minutes seule- Après des années de recherche, Johannes van Lier a développé des dérivés oestrogèniques marqués avec un isotope radioactif de courte demi-vie : le 4FMFES.Ce traceur unique au monde est suivi à l\u2019aide de la caméra TEP, ce qui permet aux cliniciens de localiser les tumeurs et les métastases, de décider du protocole de traitement le plus approprié et de suivre la réponse aux interventions.Chimiste organicienne et radiochimiste, Brigitte Guérin travaille au développement de radiotraceurs TEP pour détecter précocement les cancers et faire le suivi après traitement.En ciblant des marqueurs du cancer, soit les récepteurs surexprimés à la surface de la tumeur, ces outils permettent de caractériser et de dé?nir le stade évolutif de la maladie avec précision et favorisent la mise au point des traitements ciblés et personnalisés des cancers.Dans le cas du cancer du sein, les récepteurs surexprimés répondent à l\u2019œstrogène dans les 2/3 des cas.Le nucléiste Éric Turcotte supervise les différentes applications d\u2019essais cliniques approuvées par Santé Canada dont le but est d\u2019examiner l\u2019ef?cacité diagnostique des nouveaux traceurs TEP développés à Sherbrooke, dont le 4FMFES.Les résultats jusqu\u2019ici sont impressionnants.Le site de Fleurimont est l\u2019un des plus reconnu au Canada en matière de tomographie d\u2019émission par positron (TEP).ment.Quant au 4FMFES, son ef?cacité est de plus de 60 minutes.Nous avons ainsi plus de chances que le traceur se rende jusqu\u2019aux cellules tumorales, ce qui nous permet de voir des lésions beaucoup plus petites, de l\u2019ordre de 2 à 3 mm », ajoute Éric Turcotte.Sherbrooke : unique grâce à ses deux cyclotrons Les cyclotrons peuvent produire une grande variété d\u2019isotopes radioactifs dont le technétium produit par les centrales nucléaires.Avec désormais deux cyclotrons, Sherbrooke fabrique d\u2019ailleurs suf?samment d\u2019isotopes radioactifs pour répondre à ses besoins et à ceux d\u2019autres hôpitaux au Québec et peut assurer une redondance dans l\u2019approvisionnement.Soulignons que le Québec possède la moitié des appareils TEP au pays, ce qui nous donne une longueur d\u2019avance en matière de médecine du futur.Outre le 4FMFES, les chercheurs sherbrookois travaillent actuellement sur d\u2019autres types de radiotrac- teurs utilisés non seulement pour différents types de cancer mais aussi pour les maladies cardiaques, la démence, la douleur, le diabète et l\u2019obésité.Ils travaillent également à créer des isotopes et des radiotraceurs pour le traitement du cancer, et non seulement pour son diagnostic.EXPERTISE ET COLLABORATION EN IMAGERIE MÉDICALE 3582640 3589168 S10 PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 ISOLATION THERMIQUE \u2022 Tuyauterie \u2022 Ventilation \u2022 Réservoirs \u2022 Chaudières isolation de la mécanique des bâtiments 2175, ch.Alferd-Champigny, Sherbrooke, Qc J1H 5H2 RBQ 2551-9836-21 www.isotechinc.ca Pour information contactez: Denys Lambert 819 822-3934 isotech@isotechinc.ca Ingénierie de structure et génie civil, exp est ?ère de collaborer au CHUS.bâtiment \u2022 énergie \u2022 industriel \u2022 infrastructures \u2022 développement durable \u2022 sols, matériaux et environnement 1.877.567.6927 Centre de recherche CHUS \u2022 agrandissement 2011-2014 ROBERT SABBAGH, M.D., FRCSC Professeur-chercheur Urologue ROBERT DAY, Ph.D.Professeur-chercheur EN ROUTE VERS UNE NOUVELLE CIBLE THÉRAPEUTIQUE Dans son laboratoire, le chercheur Robert Day étudie différentes molécules et enzymes afin de mieux comprendre le développement de certaines pathologies, dont le cancer de la prostate.Urologue au CHUS, Robert Sab- bagh traite pour sa part de nombreux patients touchés par cette maladie.Ensemble, ils ont décidé de faire front commun pour combattre le cancer le plus important chez l\u2019homme.« Ça fait environ cinq ans qu\u2019on collabore et qu\u2019on échange nos points de vue, nos connaissances et notre expérience.Même si j\u2019œuvre en laboratoire et lui sur le terrain, on est sur le même site, à quelques pas l\u2019un de l\u2019autre! Au départ, il faut un intérêt commun, mais la proximité contribue aussi à établir de tel partenariat.Robert Sabbagh avait aussi ce souci de sauver et d\u2019améliorer la qualité de vie de ses patients, d\u2019où son intérêt à une collaboration », explique Robert Day.M.Day s\u2019intéresse tout particulièrement à l\u2019enzyme PACE4.« Cet enzyme fut découvert en 1994, mais c\u2019est nous qui, en 2002-2003, avons établi sa relation avec le cancer de la prostate.Après des années de recherche, on publiait d\u2019ailleurs en 2011 un article démontrant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une cible thérapeutique et d\u2019un outil diagnostique.On a en effet remarqué que lors d\u2019un cancer de la prostate, le gène de la PACE4 se dérègle, surexprimant sa protéine, ce qui permet le diagnostic.Par ailleurs, en créant une molécule, soit un médicament, pour CANCER DE LA PROSTATE bloquer l\u2019effet de cet enzyme, on remarque que les cellules cancéreuses cessent de se multiplier et meurent peu à peu.» Le cancer de la prostate n\u2019évoluant pas de la même façon et au même rythme chez tous les hommes, cette nouvelle cible thérapeutique et ce nouvel outil diagnostique sera un atout pour l\u2019urologue.« On a besoin d\u2019outils le plus précis possible pour décider du traitement optimal pour le patient », rappelle Robert Sabbagh.L\u2019objectif principal des recherches de Robert Day concerne le ciblage pharmacologique de la famille des convertases proprotéines (PCs), des enzymes, dans des états pathologiques comme le cancer, les infections virales et bactériennes et les maladies cardiovasculaires.Leur dérégulation dans certaines maladies comme le cancer ou leur utilisation par des infections opportunistes d\u2019origine virale et bactérienne, suggère que les PCs sont des cibles de nouvelles et innovantes stratégies thérapeutiques.Ainsi, les inhibiteurs des PCs ont le potentiel de devenir une classe importante d\u2019agents pharmacologiques anti-cancer ou anti-viraux.Des impacts signi?catifs Actuellement, différents traitements s\u2019offrent aux hommes ayant le cancer de la prostate.La chirurgie donne d\u2019excellents résultats, mais elle est inef?cace si des cellules cancéreuses ont eu le temps de migrer ailleurs dans le corps.Le traitement antiandrogène, qui bloque la testostérone, arrête ef?cacement la prolifération de cellules cancéreuses, mais à la longue, le cancer développe une résistance au traitement et reprend le dessus : ce type de traitement permet donc de prolonger la vie du patient, sans le guérir toutefois.« Il se fait encore de la recherche pour prolonger l\u2019ef?- cacité de l\u2019antiandrogène, mais les gains resteront modestes, alors que notre approche, totalement différente, a de grandes possibilités d\u2019avoir des impacts signi?catifs, qu\u2019on l\u2019utilise seule ou combinée à d\u2019autres traitements.» Les tests pour valider l\u2019ef?cacité de la molécule ciblant l\u2019enzyme PACE4 en sont actuellement à l\u2019étape pré- clinique; on espère entrer en phase 1 clinique d\u2019ici quelques années.DEUX HOMMES, UN MÊME COMBAT! « Comme clinicien, on a deux choix : soit on fait notre travail du mieux qu\u2019on peut en se basant sur la littérature scienti?que, soit on en fait plus en se posant des questions sur les manières de mieux diagnostiquer et traiter nos patients.Et les réponses se trouvent alors dans la recherche », nous dit Robert Sabbagh pour expliquer son intérêt à collaborer avec Robert Day.« À Sherbrooke, nous sommes choyés, car la con?guration des lieux et l\u2019approche par domaines de recherche favorisent justement la collaboration interdisciplinaire.Les gens doivent réaliser que c\u2019est vraiment particulier ce qui se vit à Sherbrooke : on est loin d\u2019être un petit centre de recherche, nous nous distinguons dans plusieurs domaines, jusqu\u2019à la scène internationale pour certains secteurs de recherche.Tout cela a des répercussions positives, pas seulement pour les patients ou pour les étudiants, mais pour l\u2019économie globale de la région puisque de certaines découvertes ont découlé des entreprises qui proposent aujourd\u2019hui des emplois de haut niveau.» Pour les chercheurs comme Robert Day, la collaboration avec les cliniciens leur ouvre la porte à des échantillons de patients, nécessaires pour toujours mieux comprendre la maladie, et surtout l\u2019expérience clinique.« C\u2019est comme si je me retrouvais moi-même auprès des patients! Ce mélange d\u2019expertises amène d\u2019ailleurs une toute autre perspective, soit celle de la recherche translationnelle.Cette collaboration a suscité des discussions fort intéressantes et productives », ajoute M.Day qui est évidemment ?er de voir que le fruit de recherches de plusieurs années pourrait bientôt se concrétiser en un traitement ef?cace.3590894 3573178 S11 MERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PR O M OTI O N LA TRIBU NE Jean-Luc Duquette Président administrateur Licence R.B.Q : 8006-6731-25 4375, rue Ouimet Sherbrooke (Québec) J1L 1X5 Courriel : jl.duquet@siscoinc.ca Tél.: 819 569-0171 Téléc.: 819 569-8150 800 : 1 877 261-0171 DISTRIBUTEUR AUTORISÉ DES PRODUITS SIEMENS Division Incendie-Sécurité Incendie - CCTV - Contrôle d\u2019accès Ventes - Services DIVISION ÉLECTRICITÉ INC.RBQ : 2269-0192-36 electricite@elaliberte.com «Nous sommes fiers d\u2019avoir participé à la réalisation de ce projet en collaboration avec Construction Longer.Félicitations à toute l\u2019équipe!» LES ENTREPRISES LALIBERTÉ 185, chemin Godin, SHERBROOKE (Québec) J1R 0S6 Téléphone : 819 565-0080 \u2022 Télécopieur : 819 821-0208 ENTREPRENEUR ÉLECTRICITÉ \u2022 PLOMBERIE \u2022 CHAUFFAGE DIVISION PLOMBERIE INC.RBQ : 2330-4801-77 plomberie@elaliberte.com BENOIT, CHABOT, Ph.D.Professeur-chercheur Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en génomique fonctionnelle L\u2019IMPORTANCE DE L\u2019ÉPISSAGE ALTERNATIF DANS LES CANCERS DE L\u2019OVAIRE ET DU SEIN Benoit Chabot, biologiste moléculaire, est un pionnier dans le domaine de la recherche fondamentale sur l\u2019épissage alternatif de l\u2019acide ribonucléique (ARN), c\u2019est-à-dire le mécanisme par lequel se crée la très grande diversité de fonction des protéines chez l\u2019humain.C\u2019est à travers l\u2019épissage alternatif qu\u2019un gène peut produire 2, 4, 7, 30, des centaines et voire parfois des milliers de formes différentes.Depuis 25 ans, Benoit Chabot se consacre à démontrer l\u2019importance de ce mécanisme et sa complexité.« L\u2019action d\u2019épissage consiste à enlever des morceaux du matériel génétique après qu\u2019un gène ait été transcrit en ARN pour former un substrat fonctionnel qui dictera quelle protéine sera faite », explique-t-il.Par exemple, avec une série de lettres : TAYHZBLE, votre cerveau choisit des lettres pour composer le mot TABLE en rejetant les lettres inutiles; le même procédé s\u2019applique aux gènes transcrits qui fabriqueront des protéines.Une expertise unique dans le domaine de l\u2019épissage alternatif Les recherches de Benoit Chabot portent sur l\u2019importance de l\u2019épissage alternatif de l\u2019ARN produit à partir des gènes et son dérèglement dans certaines maladies, dont le cancer.En plus de contribuer à comprendre comment les décisions d\u2019épissage sont prises, l\u2019équipe de Benoit Chabot a découvert des différences d\u2019épissage alternatif entre les cancers du sein et de l\u2019ovaire et les tissus normaux en analysant les pro?ls d\u2019épis- sage dans les différents tissus.Le professeur-chercheur travaille à savoir si l\u2019épissage défectueux est la cause ou un marqueur de la maladie.Benoit Chabot et ses collaborateurs tentent également de développer des outils moléculaires qui serviraient à réparer les défauts d\u2019épissage des tissus malades.En plus du cancer, les résultats de ces recherches contribuent à l\u2019avancée de plusieurs autres projets portant sur des maladies comme la dystrophie musculaire et le SIDA.Les recherches de Benoit Chabot ont permis au Centre de recherche du CHUS et à la Faculté de médecine et des sciences de la santé de devenir une plaque tournante mondiale sur l\u2019ARN, un pôle d\u2019attraction pour d\u2019autres chercheurs et un tremplin qui a mené à la création du Centre d\u2019excellence sur la biologie de l\u2019ARN, au laboratoire de recherche en génomique fonctionnelle et au RiboClub.NATHALIE RIVARD, Ph.D.Professeure-chercheuse Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en signalisation du cancer colorectal et de l\u2019inflammation intestinale UNE PISTE PROMETTEUSE POUR LE TRAITEMENT DU CANCER COLORECTAL Le cancer colorectal est la 2e cause en importance de décès par cancer au Canada.Comme d\u2019autres cancers, il est causé par des mutations génétiques qui modifient la prolifération et la survie des cellules touchées.L\u2019inflammation intestinale est aussi associée à un risque accru de développement d\u2019un cancer colorectal.Chef de ?le mondiale dans son domaine, Nathalie Rivard a réalisé des travaux de recherche ayant conduit à plusieurs percées scienti?ques d\u2019importance.Elle s\u2019intéresse tout particulièrement aux mécanismes de signalisation dans les cellules épithéliales.Ces cellules, en contact direct avec le contenu de l\u2019intestin et où se développent le cancer et les maladies in?ammatoires comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn, doivent continuellement s\u2019adapter et réagir à leur environnement.Si la signalisation est altérée, la cellule ne réagira plus normalement.Elle pourra notamment proliférer de façon anarchique ou migrer, des phénomènes à la base du cancer, ou sécréter des molécules in?ammatoires, à la base de la maladie de Crohn ou de la colite ulcéreuse.« Actuellement, on est très avancé dans l\u2019identi?cation des principales voies de signalisation, mais il reste du travail à faire pour trouver l\u2019origine de leurs dérèglements ainsi que les cibles affectées », explique Mme Rivard.Ultimement, la recherche permettra d\u2019identi?er de nouveaux biomarqueurs pour des diagnostics précoces et de nouvelles cibles pour le traitement de ces pathologies.Au Pavillon de recherche appliquée sur le cancer (PRAC), Nathalie Rivard n\u2019est pas seule à analyser les cellules de l\u2019épithélium intestinal.« Nous sommes une douzaine de chercheurs avec des expertises très complémentaires.Chacun a ses propres travaux et sa spécialité, mais nous collaborons régulièrement.Les laboratoires à aire ouverte du PRAC favorisent justement cet échange d\u2019information entre chercheurs et aussi avec les étudiants.Nous avons ainsi publié plusieurs articles scienti?ques conjointement.» L\u2019aspect clinique n\u2019est également jamais bien loin.« La gastro- entérologue Julie Carrier partage son temps entre le laboratoire et ses patients, ce qui permet de faire un pont entre la gastroentérologie fondamentale et clinique.J\u2019ai aussi une belle collaboration avec d\u2019autres cliniciens du CHUS, dont Joannie Ruel et Corentin Babakissa notamment qui me fournissent des échantillons prélevés chez leurs patients a?n que je puisse analyser les voies de signalisation que je considère plus importantes, toujours dans un objectif de mieux comprendre l\u2019origine de la pathologie et ainsi, éventuellement, améliorer les soins aux patients.» RECHERCHE FONDAMENTALE EN GÉNOMIQUE FONCTIONNELLE MÉCANISMES DE SIGNALISATION DES CELLULES INTESTINALES Fondé il y a 15 ans, le RiboClub regroupe des chercheurs qui s\u2019intéressent aux différents aspects de l\u2019ARN.Le club organise une rencontre annuelle à Orford avec des invités de partout à travers le monde abordant les nouveautés sur le sujet.Cinq lauréats de prix Nobel ont participé à ces rencontres.De plus, les professeurs- chercheurs sherbroo- kois préparent des visio-conférences pan- canadiennes chaque mois a?n d\u2019encourager les échanges entre étudiants et stimuler les collaborations interdisciplinaires entre les groupes de recherche.Les maladies digestives causent 15 % du fardeau économique direct total des coûts de santé au Canada et représentent 12 % du total des hospitalisations et 20 % des néoplasies.Rares sont les Canadiennes et les Canadiens qui ne sont pas en contact direct ou indirect avec des personnes atteintes de cancer colorectal ou de maladies in?am- matoires comme la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn.3564351 3592362 S12 PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 VENTEETINSTALLATION TAPIS CÉRAMIQUE BOIS FRANC BOIS LAMINÉ TUILE PRÉLART PEINTURE CROWN DIAMOND R.B.Q.1473-8447-57 Patrick Blanchette Tél.: 819 569-8141Téléc.: 819 822-3167 1831, rue Dunant Sherbrooke Bon succès au PHOENIX ! 3004576 RAVO pour votre belle réalisation! 1440, rue du Conseil Sherbrooke Téléphone : 819 563-8771 Sans frais : 1 888 563-8771 VOUS OFFRIR TOUJOURS PLUS Félicitations! www.gagneroy.ca RECONNAISSANCE DE DEUX ASSOCIATIONS QUÉBÉCOISES MAJEURES MARIE-FRANCE LANGLOIS, M.D.Professeure-chercheuse Endocrinologue De gauche à droite : AURÉLIE BAILLOT, CHRISTINE BROWN, MARIE-FRANCE LANGLOIS, MARIE-MICHÈLE ROSA FORTIN et CATHERINE MAISONNEUVE.AMÉLIORER LES PRATIQUES INDIVIDUELLES ET DU SYSTÈME DE SANTÉ! L\u2019obésité est devenue un problème de santé publique important et constitue un facteur de risque majeur pour développer le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires et d\u2019autres problèmes de santé.Endocrinologue, Marie-France Langlois développe depuis plusieurs années différentes modalités d\u2019interventions cliniques portant sur l\u2019obésité, le diabète et le syndrome cardiométabolique (syndrome de résistance à l\u2019insuline), tant au niveau de la prévention, du traitement que de l\u2019organisation des soins offerts dans le système de santé.Depuis 2001, elle a mis sur pied d\u2019une équipe interdisciplinaire visant la modi?cation des habitudes de vie de la clientèle obèse.Plusieurs études sont d\u2019ailleurs en cours a?n d\u2019évaluer l\u2019ef?cacité de cette approche, particulièrement dans un contexte de prévention du diabète.Actuellement, l\u2019équipe de Mme Langlois travaille à l\u2019implantation d\u2019un programme de prise en charge intégrée de l\u2019obésité et des maladies chroniques cardiométa- boliques ainsi qu\u2019à une approche intégrée de traitement médical et chirurgical de l\u2019obésité sévère ou compliquée.Une porte d\u2019entrée accessible pour agir sur sa santé Les maladies cardiométaboliques \u2013 diabète, hypertension, hypercholestérolémie, pathologies cardiovascu- laires et plusieurs autres \u2013 peuvent avoir des répercussions majeures tant chez l\u2019individu que pour la société en général, notamment sur les coûts du système de santé.Plus on agit tôt, moins ces impacts négatifs se feront sentir.OBÉSITÉ ET MALADIES CHRONIQUES CARDIO-MÉTABOLIQUES Le projet Agir Sur Sa SantÉ vise principalement les intervenants de première ligne, comme le médecin de famille et les centres de santé et de services sociaux (CSSS).« On vise à ce que tout adulte ayant ou non un médecin de famille et présentant au moins un facteur de risque modi?able (ex.fumer) ou une maladie cardio- métabolique soit admissible à différents services qui lui permettront d\u2019agir dès lors sur sa santé.Pensons à des activités éducatives de groupe comme un atelier sur l\u2019activité physique ou la nutrition.Le patient doit en tout temps se trouver au cœur des interventions, et pour ce, il doit avoir les compétences pour agir autrement et changer ses habitudes, une à la fois », explique Mme Langlois.Pour l\u2019appuyer dans sa démarche, le patient sera suivi par une in?rmière ou un in?rmier qui agira comme pivot : ce professionnel fera l\u2019évaluation initiale, proposera un plan d\u2019intervention personnalisé, fera le lien avec d\u2019autres spécialistes au besoin.Ce nouveau modèle régional visant l\u2019intégration de la prévention et de la prise en charge des maladies chroniques cardiométaboliques en Estrie fut développé après une solide analyse des services actuels.« À partir de différents constats, nous avons cherché de nouvelles stratégies pour améliorer les résultats, réduire les délais d\u2019attente et les chevauchements de services, en d\u2019autres mots, optimiser les ressources existantes » souligne Mme Langlois.Pour bien outiller les intervenants de première ligne, on a développé un Guide de l\u2019intervenant qui explique toute la démarche à suivre pour établir un diagnos- Au Canada, 60 % des adultes de 18-79 ans ont un surpoids.La prévalence de l\u2019obésité sévère (indice de masse corporelle supérieur à 35) est quant à elle de 10 %.tic, évaluer les facteurs de risques, préparer un plan d\u2019intervention et autres alternatives.Des outils de référence comme un bottin contenant des adresses pertinentes (centres d\u2019activité physique, nutritionnistes, etc.) sont également fournis.Le projet Agir Sur Sa SantÉ est actuellement en implantation dans les CSSS de la région, et le sera dans les Groupes de médecine de famille (GMF) en 2015.« En plus d\u2019agir plus rapidement, cette approche permet d\u2019identi?er les cas plus complexes nécessitant des soins de deuxième ligne.» Après quelques mois d\u2019implantation, l\u2019équipe de Mme Langlois pourra en évaluer les impacts, et qui sait, ce programme pourrait s\u2019implanter ailleurs au Québec! Une approche intégrée du traitement médical et chirurgical de l\u2019obésité sévère ou compliquée En 2008, le gouvernement du Québec lançait un programme visant l\u2019augmentation du nombre de chirurgies bariatriques a?n de réduire le nombre de cas d\u2019obésité morbide.À l\u2019époque, le CHUS réalisait une vingtaine de chirurgies bariatriques.L\u2019objectif du ministère : en faire 150 par année.Le premier geste du CHUS fut d\u2019unir les forces et compétences de sa clinique médicale d\u2019obésité et de sa clinique de chirurgie bariatrique.« À la clinique d\u2019obésité, nous avions comme priorité la prise en charge du patient et le changement de ses habitudes de vie.Nous faisions ainsi intervenir des spécialistes de différentes disciplines.Notre nouvelle trajectoire de soins intégrant le traitement médical et chirurgical de l\u2019obésité garde cette approche.Notre modèle est d\u2019ailleurs avant-gardiste : dans les cliniques du genre, on mise habituellement sur l\u2019opération et des changements dans la nutrition uniquement, mais nous croyons aussi en l\u2019importance de changer certaines habitudes de vie et de faire de l\u2019activité physique.En plus d\u2019aider les gens à perdre du poids, le fait de bouger leur permet d\u2019arriver en meilleure forme à l\u2019opération et de mieux récupérer par la suite! Quelques cliniques sont venues nous visiter pour s\u2019inspirer de nos façons de faire », raconte Marie-France Langlois.Toute personne obèse sévère ou compliquée a donc désormais une seule porte où frapper et suit le même processus a?n de retrouver une meilleure santé, qu\u2019une chirurgie bariatrique soit nécessaire ou non.Les critères d\u2019admissibilités ont aussi été revus et clairement établis.L\u2019an dernier, on a réalisé 59 chirurgies bariatriques et les interventions devraient considérablement augmenter dans les prochaines années, maintenant que le fonctionnement de la nouvelle clinique est bien établi.3583467 3576632 S13 MERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PR O M OTI O N LA TRIBU NE PRÉVENIR LES MALADIES VASCULAIRES CHEZ LES DIABÉTIQUES COMPLICATIONS VASCULAIRES DU DIABÈTE PEDRO MIGUEL GERALDES, Ph.D.Professeur-chercheur Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en diabète et complications vasculaires associées De gauche à droite : PEDRO MIGUEL GERALDES, RAPHAËL BÉLAND, JUDITH PAQUIN et SANDRA PINARD.Le diabète affecte nos vaisseaux sanguins, et du même coup tous nos organes qu\u2019il s\u2019agisse des yeux, des reins, des jambes ou du cœur.On dénombre d\u2019ailleurs 20 fois plus d\u2019hospitalisation pour une amputation causée par le diabète que pour d\u2019autres raisons, et parmi les amputés diabétiques, 50 % mourront dans les cinq années suivant l\u2019intervention.Comment ralentir ce processus destructeur ou mieux encore, l\u2019inverser?Pedro Miguel Geraldes mise sur les facteurs protecteurs.La mauvaise circulation sanguine ne cause pas que des amputations, elle est à l\u2019origine de nombreuses maladies cardiaques et rénales.« Actuellement, aucun médicament ne cible les complications vasculaires liées au diabète, même si on sait que le diabète contribue au développement de ces maladies dans le cas des diabétiques de type 1, ou en accélère le processus pour les gens ayant le diabète de type 2 », mentionne M.Geraldes.Bien que la réduction du taux de glucose sanguin prévienne les complications vasculaires, c\u2019est-à-dire les complications touchant les vaisseaux sanguins, il est dif?cile d\u2019en assurer le contrôle.Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur le diabète et ses complications vasculaires, M.Geraldes explore en profondeur les effets du glucose et des lipides sur la survie des cellules vasculaires des tissus touchés par le diabète.Il s\u2019applique à comprendre comment le diabète réduit les actions de facteurs de survie telle l\u2019insuline.« Jusqu\u2019ici, les recherches se sont principalement attaquées aux facteurs néfastes en lien avec le diabète, comme le stress oxydatif.Nous, on a décidé de se concentrer sur les facteurs protecteurs qui sont affectés par la maladie.Les facteurs protecteurs sont associés à la croissance et au développement de nos cellules; dans le cas de nos vaisseaux sanguins, ils en permettent la régénération.Chez une personne diabétique, ces facteurs ne jouent plus leur rôle comme avant.» Chaque cellule compte en effet sur une panoplie de facteurs protecteurs.« Dans les vaisseaux sanguins, nous en retrouvons plusieurs, mais pour le moment, nous nous attardons aux plus importants.On remarque aussi qu\u2019un même agent peut nuire sur plusieurs facteurs protecteurs.Il faut donc trouver des molécules qui bloqueront ces éléments indésirables, soit des inhibiteurs », souligne-t-il.En comprenant mieux les mécanismes responsables des complications vasculaires du diabète, on souhaite trouver de nouveaux traitements pour prévenir, voire renverser les maladies vasculaires liées au diabète.Actuellement, les recherches de M.Geraldes en sont à l\u2019étape préclinique.« Jusqu\u2019ici, les données préliminaires démontrent qu\u2019on a réussi à faire régresser les effets négatifs liés au diabète sur la vascularisation.Avant de passer à l\u2019étape suivante, des chimistes devront travailler sur la molécule pour s\u2019assurer qu\u2019elle est bien tolérée par l\u2019organisme humain.» Le mécanisme de résistance aux facteurs de survie liés aux complications vasculaires du diabète Le laboratoire de Pedro Miguel Geraldes s\u2019intéresse aux mécanismes liés à la mort des cellules au niveau des reins et au réseau vasculaire des membres inférieurs.L\u2019objectif des projets de recherche de Pedro Miguel Geraldes est donc d\u2019élucider les mécanismes d\u2019action de la protéine SHP-1 a?n de mieux comprendre comment celle-ci diminue les effets des facteurs protecteurs tels que l\u2019insuline.L\u2019augmentation de l\u2019activité de cette protéine réduit l\u2019action des facteurs protecteurs favorisant donc les complications vasculaires au niveau du rein ainsi qu\u2019une mauvaise perfusion sanguine (c\u2019est-à-dire une diminution de l\u2019apport de sang oxygéné) au niveau de la jambe ischémique dans le diabète.Ces études sont cruciales a?n de trouver de nouvelles cibles thérapeutiques impliquées dans l\u2019inhibition des mécanismes protecteurs causée par le diabète.Ces recherches sont également essentielles à l\u2019identi?cation de nouveaux marqueurs précoces pour prévenir, et même renverser, les complications vasculaires chez les diabétiques.Le coût des soins de santé d\u2019une personne diabétique est plus de deux fois supérieur à la moyenne.La majeure partie de cet écart est associée à des complications du diabète qui touchent le cœur, les yeux, les reins et les vaisseaux sanguins.FMSS c\u2019est\u2026 L\u2019ENSEIGNEMENT 100 programmes d\u2019études dont 16 en recherche 3973 étudiantes et étudiants inscrits dont 704 au 2e cycle et 228 au 3e cycle LES RESSOURCES HUMAINES 582 professeurs réguliers 1499 professeurs d\u2019enseignement clinique ou professeur associé de clinique 120 professeurs associés LA RECHERCHE 27 chaires de recherche 6 thèmes porteurs de recherche reposant sur 3 piliers d\u2019excellence Programme de bourses parmi les plus généreux au Canada pour les études supérieures BUDGET À LA RECHERCHE EN 2013-2014 55,2M$ CRCHUS c\u2019est\u2026 LA RECHERCHE 224 chercheurs 571 étudiants 173 personnels de recherche 854 projets de recherche clinique actifs 566 publications scienti?ques BUDGET À LA RECHERCHE EN 2013-2014 31,3 M$ S14 PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 Fier partenaire de vos réalisations ! R.B.Q.: 8107-2548-35 3665, rue King Est, Sherbrooke (Québec) J1G 5J4 Tél.: 819 821-2109 \u2022 Téléc.: 819 564-6899 www.groupelucfauteux.qc.ca LOUIS VALIQUETTE, M.D., M.SC., FRCPC Professeur-chercheur Microbiologiste et infectiologue DES TRAITEMENTS ANTIMICROBIENS OPTIMISÉS\u2026 ET PERSONNALISÉS Annuellement, le CHUS peut traiter jusqu\u2019à 10 000 patients avec des antibiotiques pour toutes sortes de pathologies, ce qui représente pour l\u2019équipe de pharmaciens de l\u2019hôpital énormément de doses à gérer (plus de 200 000), à calibrer et à modifier tout au long du traitement.Pour l\u2019aider à offrir des soins optimaux à chaque patient, le CHUS s\u2019est doté du premier système canadien de surveillance informatisée de la prescription des antibiotiques APSS, développé ici même à Sherbrooke par une équipe de recherche.« Ce système se sert d\u2019algorithmes d\u2019optimisation qui permettent de suivre l\u2019évolution du patient dans le temps.Toutes les doses d\u2019une prescription sont ainsi révisées en fonction des données les plus récentes du patient, pour un traitement approprié en tout temps », explique Louis Valiquette.Le logiciel APSS reçoit d\u2019une part toutes les informations concernant le patient via le système informatique du CHUS, tels les tests de laboratoire, les signes vitaux, les prescriptions en cours, les allergies, etc., et d\u2019autre part, toutes les informations concernant les différentes molécules utilisées pour le traitement.« Cela représente beaucoup, beaucoup d\u2019informations qui évoluent constamment.Ce serait impossible pour le personnel d\u2019évaluer toutes ces données plusieurs fois par jour pour tous les patients! Le logiciel prend donc la relève : dès que la prescription est entrée dans le système, il analyse toutes les données puis, selon certains critères que nous avons programmés, émettra une alerte s\u2019il croit qu\u2019un traitement plus optimal serait de mise.Le pharmacien de l\u2019hôpital, alors averti, analysera le résultat et s\u2019il juge que le logiciel a raison, va contacter le médecin-prescripteur a?n de lui suggérer une amélioration de la prescription.Attention, on parle ici de prescription non optimale et non erronée.Le système pourrait par exemple recommander un choix de molécules moins coûteux ou qui se donne oralement plutôt que par intraveineuse, ce qui permet de réduire le temps d\u2019hospitalisation », précise M.Valiquette.SANTÉ : POPULATIONS, ORGANISATION, PRATIQUES OUTILS INFORMATIQUES POUR LA PRISE EN CHARGE DES INFECTIONS FRANÇOIS LAMONTAGNE, M.D., M.SC.Professeur-chercheur Intensiviste LES INTERVENTIONS AUX SOINS INTENSIFS SOUS LA LOUPE DES CHERCHEURS Les unités de soins intensifs traitent environ 360 000 patients par an au Canada.Grâce à la recherche, l\u2019efficacité de ces soins a bondi au cours des 30 dernières années, mais il reste encore beaucoup à faire pour de réduire les complications liées aux traitements et assurer une qualité de vie optimale aux survivants.Au quotidien, François Lamontagne utilise une panoplie de traitements pour sauver des patients à l\u2019unité des soins intensifs du CHUS.Il pilote aussi des projets de recherche, tout en collaborant à ceux d\u2019autres chercheurs, pour évaluer l\u2019ef?cacité et la sécurité des soins.« Dans bien des cas, nos interventions ne reposent pas sur une base scienti?que solide.En d\u2019autres mots, nous n\u2019avons pas la preuve qu\u2019il s\u2019agit du traitement optimal pour notre patient.» M.Lamontagne se penche plus particulièrement sur l\u2019utilisation de vaso- presseurs, comme l\u2019adrénaline, auprès de patients en état de choc.« Quand la pression artérielle des patients est si basse que leur vie s\u2019en trouve menacée on peut, avec ces médicaments, fouetter le cœur et resserrer les vaisseaux sanguins.C\u2019est un traitement assez agressif qui permet de faire monter la pression artérielle.Mais la question du dosage est primordiale.Est-il préférable de viser des pressions normales ou plutôt de réduire au maximum les doses de ces médicaments potentiellement dangereux?C\u2019est ce qu\u2019on a évalué.» L\u2019étude fut menée dans onze centres hospitaliers au Canada et aux États-Unis.Cent vingt patients on reçu soit une dose de vasopresseurs suf?sante pour obtenir des pressions artérielles presque normales, soit une dose plus faible associée à des pressions plus basses, mais tolérables.Ces deux interventions font partie de ce qui est considéré comme des soins usuels.Les résultats de ce projet de recherche seront publiés sous peu.« Dans ce genre d\u2019étude, il n\u2019y a pas de bonne ou de mauvaise réponse; en fait, c\u2019est toujours positif, car on peut identi?er, entre deux interventions courantes, celle qui aide le plus nos patients.Sans compter que cela peut nous mener à des découvertes inattendues qui, elles aussi, nous permettent d\u2019améliorer l\u2019ef?cacité et la sécurité des soins aux malades.» Stimulée par des observations faites dans le contexte de leur étude, l\u2019équipe de François Lamontagne a décrit l\u2019utilisation des vasopresseurs chez 80 patients, et remarqué que le niveau de pression demandé par le médecin n\u2019était pas toujours celui obtenu.Ce constat a donné naissance à une collaboration avec Louis Valiquette pour obtenir un monitorage plus serré de l\u2019administration des vasopresseurs.Un autre beau projet de recherche qui aura des impacts directs auprès des patients! « On associe souvent la recherche à la nouveauté, mais il est tout aussi important de mesurer les effets de ce qu\u2019on offre actuellement aux patients, car toutes nos interventions comportent un lot d\u2019effets secondaires.Avec des données scienti?ques, on veut mieux informer les patients des effets escomptés pour permettre un choix plus éclairé.La recherche qui m\u2019intéresse est celle qui mène rapidement à des pratiques médicales plus sécuritaires, ef?caces et humaines.» SOINS CRITIQUES ET RECHERCHE AXÉE SUR LE PATIENT Les coûts des médicaments sont une portion de plus en plus importante des coûts reliés au système de santé canadien, avec plus de 25 milliards en dépenses en 2008, ce qui représentait plus de 16 % du budget total de la santé.Une meilleure utilisation des médicaments, en plus d\u2019améliorer la qualité des soins, permet donc une économie de coûts directs et indirects signi?cative.Grâce au système d\u2019optimisation de la prescription d\u2019antibiotiques APSS, on a d\u2019ailleurs noté au CHUS : consommation en antibiotiques de 14 % directes en achats d\u2019antibiotiques de plus de 1 M $ (18,5 % du budget) sur 3 ans antibiotiques intraveineux de 22 % durées d\u2019hospitalisation de 2 500 jours par année 3592072 UNE PLATEFORME, DE NOMBREUSES APPLICATIONS! Le système APSS a été développé, programmé et validé au CHUS de 2005 à 2010.En août 2010, le CHUS en a fait of?ciellement son acquisition.En compagnie de Mathieu Beaudoin et de Vincent Nault, Louis Valiquette a créé l\u2019entreprise Lumed qui fait la commercialisation du système APSS en plus de développer, à partir de cette plateforme, d\u2019autres applications pour le domaine de la santé.Plusieurs études dans de multiples domaines de recherche Les médecins évoluant à l\u2019unité des soins intensifs aimeraient notamment retrouver sur un seul écran plusieurs données, ce qui en faciliterait la lecture.« Un seul patient aux soins intensifs peut générer jusqu\u2019à 40 alertes exprimées sur différents écrans : de pouvoir regrouper l\u2019information peut être facilitant pour l\u2019équipe soignante.C\u2019est aussi un secteur où les données du patient évoluent constamment.Le système pourrait alors les réviser chaque heure, ce qui permettra de réagir plus rapidement et de modi?er certains traitements, toujours dans une optique d\u2019une meilleure qualité de soin », explique M.Valiquette.Il collabore également avec l\u2019endocrinologue et chercheuse Marie-France Langlois (voir texte en page 12).« On a remarqué que de façon générale, les patients obèses ne recevaient pas toujours des doses adaptées d\u2019antibiotiques.Ce domaine est complexe parce que différents antibiotiques requièrent différents ajustements selon ses caractéristiques.Une fois de plus, le logiciel pourra traiter ces différentes données pour créer des alertes en cas de prescriptions non optimales.» S15 MERCREDI 22 OCTOBRE 2014 PR O M OTI O N LA TRIBU NE COFFRAGES CARMEL INC.ENTREPRENEUR CONSTRUCTION GÉNÉRALE 819 843-2319 www.coffragescarmel.com 819 821-4242 decorplus@videotron.ca 819 564-7018 www.excavationtoulouse.com 819 565-2511 www.isolationtranscanada.com 1 Olivier Lesur, professeur-chercheur, pneumologue et intensiviste, apaise les patients des soins intensifs en leur faisant écouter de la musique classique.2 André Carpentier, professeur-chercheur et endocrinologue, veut trouver ce qui cause le diabète de type2.3 Jacques Pépin, professeur-chercheur, infectiologue et épidémiologiste, identi?e l\u2019origine du VIH/SIDA.4 David Fortin, professeur-chercheur, neurochirurgien et neuro-oncologue, brise les barrières en s\u2019attaquant aux tumeurs cérébrales.5 Roger Lecomte, professeur-cher- cheur, est un pionnier en imagerie médicale.Il a développé et commercialisé le TEP-Scan.6 Larissa Takser, professeure- chercheuse, s\u2019intéresse aux polluants environnementaux qui peuvent causer de lourdes conséquences sur le développement du fœtus.7 Christiane Auray-Blais, professeure- chercheuse, a découvert de nouveaux biomarqueurs permettant de dépister les patients atteints de la maladie de Fabry présentant une atteinte cardiaque.INNOVER ET REPOUSSER LES LIMITES DE LA TECHNOLOGIE POUR LE PLUS GRAND BIEN DES PATIENTS ET DE LA POPULATION FONT PARTIE DES DÉFIS QUE LES EXPERTS DU CHUS, DE SON CENTRE DE RECHERCHE ET DE LA FACULTÉ DE MÉDECINE ET DES SCIENCES DE LA SANTÉ DE L\u2019UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE RELÈVENT CHAQUE JOUR.1 2 3 4 6 5 7 S16 PRO M OTIO N LA TRIBUN E M ERCREDI 22 OCTOBRE 2014 C\u2019est une découverte qui ébranle les fondements mêmes de la science\u2026 Après avoir scruté tout le génome humain ainsi que d\u2019autres organismes, Xavier Roucou et son équipe ont fait tomber le dogme selon lequel chaque gène correspondait à une seule protéine.Avec la découverte des protéines alternatives, qui jusque-là étaient passées « sous le radar », il a démontré que chaque messager génétique provenant d\u2019un gène pouvait coder jusqu\u2019à 4 protéines complètement différentes en moyenne et non pas une seule.Il est encore tôt pour mesurer tout l\u2019impact de cette découverte, qui a été désignée la Découvertes de l\u2019année 2013 de la revue Québec Science.Mais ce qu\u2019il faut savoir, c\u2019est que les protéines produites par notre corps (qui n\u2019ont rien à voir avec celles qu\u2019on ingère!) jouent un rôle essentiel dans toutes les fonctions de notre organisme.Du même coup, elles peuvent être impliquées dans le mécanisme de certaines maladies, notamment les maladies dégénératives comme l\u2019Alzheimer.Quand des chercheurs réussissent à identi?er la protéine fautive, ils peuvent alors développer ultérieurement une molécule pour bloquer ou renverser le processus.Agir sur les protéines, c\u2019est donc intervenir à la source du problème de santé.« Déjà, de nombreuses VOUS VOULEZ EN SAVOIR DAVANTAGE SUR LA RECHERCHE ET L\u2019ENSEIGNEMENT EN SANTÉ?VISITEZ-NOUS ! cr.chus.qc.ca facebook.com/CRCHUS USherbrooke.ca/medecine facebook.com/fmss.USherbrooke XAVIER ROUCOU, Ph.D.Professeur-chercheur JULIE MOTARD AGRÉGATION DES PROTÉINES ET MALADIES NEURODÉGÉNÉRATIVES protéines ont été identifiées et nous en connaissons la fonction, ce qui a permis le développement des médicaments utilisés.Derrière certaines de ces protéines alternatives se cachent donc peut- être d\u2019autres fonctions qui, une fois altérées, expliquent des pathologies ou des problèmes de santé », explique Xavier Roucou.Par exemple, on ne connaît toujours pas ou peu les protéines associées à des fonctions comme la mémoire ou le langage.La découverte de M.Roucou pourrait ainsi paver la voie à de futurs traitements.D\u2019une découverte à des milliers d\u2019autres\u2026 On dénombre 120 000 protéines alternatives potentielles.Sont-elles toutes produites par notre corps?Ont-elles toutes une fonction?Si oui, laquelle?On le devine, la tâche s\u2019annonce monumentale pour les chercheurs.« Les protéines alternatives exprimées chez différents organismes complexes risquent de jouer un rôle important.Nous nous concentrons d\u2019abord sur celles-là.» D\u2019autres chercheurs pourraient s\u2019intéresser à la découverte de M.Roucou.« Nous avons créé une base de données de ces protéines et expliqué comment les détecter.» Comme bien des découvertes, celle de Xavier Roucou comporte une partie de hasard.C\u2019est en étudiant la biosynthèse et la biochimie des protéines en conditions normales et pathologiques, pour élucider leurs mécanismes de changement dans les maladies neu- rodégénératives comme la maladie d\u2019Alzheimer et la maladie de Parkinson qu\u2019on a découvert qu\u2019il y avait plus de protéines qu\u2019on le croyait\u2026 D\u2019ailleurs, comment 120 000 protéines alternatives ont-elles pu passer inaperçues si longtemps?« On peut faire le parallèle avec la vision humaine.Avec nos yeux, on voit beaucoup de choses, mais si on porte des lunettes infrarouges, on peut voir autre chose, ce qui nous permet de réaliser d\u2019autres fonctions comme la vision nocturne.Les outils que nous avions auparavant ne permettaient pas de détecter ces protéines, mais nos recherches nous ont permis de les identi?er.» Cette découverte phénoménale résulte évidemment d\u2019un beau travail d\u2019équipe.« On retrouve à Sherbrooke toutes les conditions facilitantes pour ce type de recherche innovante : de l\u2019expertise, des laboratoires à la ?ne pointe et une ouverture de la part de la direction qui encourage de telles initiatives.Nous avons ici un noyau de chercheurs hautement quali?és qui nous permettra de pousser encore plus loin notre découverte, et ainsi faire de Sherbrooke le leader de cette recherche révolutionnaire.» L\u2019importance d\u2019une telle découverte Il a fallu cinq ans à Xavier Roucou et à son équipe pour réussir à détecter ces 120 000 protéines alternatives, et il en faudra bien davantage pour en trouver les fonctions.De cette découverte, à des applications concrètes auprès du patient, il s\u2019écoulera donc bien du temps, mais ce processus est nécessaire.La recherche fondamentale demeure au cœur des traitements et outils diagnostics développés aujourd\u2019hui.C\u2019est en se penchant sur l\u2019in?niment petit et en cherchant à comprendre les mécanismes de protéines, d\u2019enzymes, etc.qu\u2019on peut développer de nouvelles approches, attaquer les pathologies autrement et plus ef?cacement.Le nerf de guerre demeure cependant le ?nancement : par vos dons à des fondations ou à des chaires de recherche, vous contribuez aux soins de demain."]
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