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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
samedi 1 janvier 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1870-01-01, Collections de BAnQ.

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[" Von.1\u2014No, 1.AU PUBLIC.«Ji Opinion Publique,\u201d tel est lo titre du journal que nous fondons.(\u2018ec kera une revue essentiellement politique et littéraire, Nous n'entendons pas faire un joumat de parti, dans le sens généralement admis avant la Confédération, Le tème politique qui nous régic depuis Juillet 1X67, ac un nonvel état de choses qui va déplacer, sinon compdète- ment fuire disparaître, les anciennes lmsus des partis qui se dlisputaient auparavant les favetx populaires et In possession du pouvoir, Le niveau de lu politique, en se déplaçant, s'éléveri considérablement: on ne s'occupera que peu où point des hommes, qui «\u2018efliceront devant les principes.Il y a donc maintenant pluce pour la réunion.sur un terrain commun, d'hommes ne partageant pus tous le itême avis sur des questions incidentes qui ne demandent pus do solution immédiute, ni méme prochaine, Nous tenons, avant tout, à ce que notre journal soit le reflet de l'opinion publique : et une revuesoignée des journaux tiendra nos lecteurs nu courant du mouvement politique, ici et à l'étranger.Plusieurs questions importantes, qui sollicitent vivement l'attention des gouvernements et des gouvernés, seront l'ohjet d'études spéciales, telles que l'avenir des classes ouvrières et agricoles en vue du développement et «do In protection absolument nécessaires à lonner à nos industries nuissantes ; les réformes à opérer dans l'agriculture et lu colonisation : les mesures propres à empêcher ou du moins diminuer l'émigration ; les modifications À apporter à notre système «d'éducation seco:'aire, de façon à le rendre de plus en plus pratique, 26 À nous assurer plus d'avantages dans les luttes pacifiques du progrès bien entendu qu'il nous funt sans cesse soutenir et avec nos voisins et avec nos compatriotes anglo-saxons.La tâche est sans doute au-dessus de nos forces : mais nous comptons, pour l'accomplit, sur l'indulgence de nos amis et sur le concours de plumes plus habiles qui ont bien voulu s'adjoindre à nous.Notre littérature, nos feuilletons seront sévèrement choisis, et en partie l'œuvre d'écrivuins canadiens, Nous n'oublierons jamais que le journalisme «st un sacerdoce et qu\u2019il faut non-seulement instruire, plaire, mois encore, et par-dessus tout, rendre meilleur.George EE.DESVARATS J, A.Mousstau, L.O.Davin, F'ropriétaires- Fditenrs, UN SOUMAIT PRÉCIEUX.Mespanea ET MEssiEUES, Un nouvel enfant est né au journalisme canadien, Il vient au monde dans des circonstances heureuses, à une époque de joie et de réjouissances.Il va vous arriver au moment ol vous échangeres avec vos parents et vos amis les témoignages d'amitié les plus touchants, les souhaits les plus agréables.Nous l'envoyons paré des langes les plus convenables ue nous avons pu lui procurer, vous porter ses hommages et solliciter vos sympathies et votre encouragement.Ce cher enfant! il en a bien besoin; il entre dans une carrière semée de peines et de déboires, dans une route bordée de ronces et dépines, où beaucoup de ses ainés ont regu bien des meurtrissures st subi des MONTREAL, * vicissituces sans nombre.Animé des meilleures intentions, d'un caractère doux et bienveillant, il espère que vous ne le dlécouragerez pas, à ses premiers pas dans le monde, et que vous le recevrez, le sourire sur les lèvres, lorsqu'il vous apparaîtra «ut seuil de vos demeures.Vous lui permettrez saus doute, de se reposer, de réchauffer au feu de ! vos foyers ses membres engourdis par le froil, et vous écouterezavec xympathie ses premières paroles.11a choisi le premier jour de l'an, pour vous visiter, parce qu'il muit qu'en ce jour tous les cœurs sont ouverts à la bienveillance, toutes les nmins tendues à l'amitié, Quel désenchantement! qrel affront ! si pour lui seul en ce jour heureux, vous n'aviez ni xourires ni charité.~i pour lui seul vos portes étaient fermées.Qu'il regretterait ses illusions, sa confiance et son dévouement pour vous ! Lui qui espère que vous le couvrirez de vos caresses, afin de l'engager à retourner, toutes les semaines, vous visiteret vousapporter i les nouvelles de tout ce qu'il aura vu et entendu dans le monde ! Mais non, il ne subira pas cette humiliation, car il s'adresser à vous, mesdames, toujours si bonnes et si tendres, vous le prendrez sous votre protection, vous l\u2019adopterez au sein de votre famille, vous en ferez le compa guon, l'ami, le frère de vos enfants, et vous l'inviterez à revenir vous voir.Il grandira et se développera sous vos yeux ; chaque fois u'il passera chez vous il vous étonnera de sex progrès et vous charmera par ses bonnes qualités.Vous serez fières de l'avoir protégé, d'avoir contribué à son avenir.Toujours fidèle et reconnaissant il volera au-devant de vos désirs et se donnera tout le mal possible pour vous être agréable, Il vous offrira tous les sumedis, un bouquet des fleurs les plus fraiches et les plus parfumées de la lit- torture et dela poésie, et sers toujours plein de bons conseils pour vos époux et vos enfants auxquels il enseignera à être de bons citoyens.Il leur inspirers le goût de la lecture, le culte des grandes pensées et «les sentiments nobles, et leur apprendra à aimer leur religion et leur pays et à les servir fidèlement.Ki quelquefois su toilette est négligée, vous vous rappellerez que c'est sur vous qu'il compte pour paraître avantageusement dans le monde et y produire tout le bien désirable.Il demande bien peu pource qu'il vous donnern : quelques sous épargnés sur des plaisirs futiles suffiront à son existence.Vous ferez une bonne œuvre et vous en serez récompensés au centuple, Happelez vous que v'est par la lecture, par l\u2019instruetion que l'homme développe les facultés que Dieu lui n données et acquiert les moyens d'élever et «l'anéliorer sa condition matérielle.Aussi nous n'avons pas de meilleur souhait à voux offrir, au commencement de cette nouvelle année, que de recevoir avec faveur le journal que nous vous udressons.Ce sont là nos étrennes, puissiez-vous les trouver bonnes et méritoires.L ©.Davin, [ES Nous envoyons le premier numéro de l'Opinion Publique à un grand nombre de personnes dans toutes les villes et lex campagnes du Bas-Canadu.Noux osons nous flatter que nos compatriotes se feront un devoir d'encourager une entreprise éminemment canadienne, En Enrope et en Amérique les journaux illustrés comptent leurs abonnés per milliers, malgré que le prix de l'abonnement soit plus élevé que celui des autres publications, La déceuverte remarquable faite par MM.SAMEDI, rw JANVIER.1870, J WE a SD + AB 1 Pa EMENT 82 50, ERO 5 CENTINS, Leggo et Desbarats, nous permet de publier notre journal 2 des conditions extruordinmiroment libérales.Nous ne pouvons croire que lu population canadienne refusers d'encourager In fondation et lo succès du premier et du seul Journal cunadien-français illustré qui soit public dans le Brs-Canadn.Tous les jours on cuteud répéter qu'aucune entreprise «unadienne ne peut plus réussir, nous voulons prouver le contraire.Quand on pense au grand nombre d'écoles répandues depuis vingt-cinq uns dans toutes les parties du Pays, on s'explique difficilement le peu d'encouragement que recuivent les journaux canadiens.Dane presque toutes les familles il y a maintenant quelqu'un qui suit lire, et capendant il y à de grandes paroisses qui ne fournissent que quatre où cing abunnés à nos journaux.Cest là un fait alarmant dont les étrangers tirent des conclusions peu honorables pour notre nationalité, Mais que font done de leur instruction ces milliers d'enfants sortis de nos écoles ?Comment continuent-ils de développer leur intelligence et d'augmenter leur petit fonds de connaissances et d'instruction élémentaire?Il n'est pas étonnant qu'à vingt ans il y en ait un certain nombre qui ne savent presque plus live ni écrire.Quand, en présence d\u2019un fait aussi déplorable, on voit dans ln population anglaise de pauvres journaliers payer dix ou douze pinstres per année à des journaux, on ne peut s'empêcher de rougir de l'apathie de nos compatriotes.Si nous avions pu nous procurer les noms de toutes les familles où quelqu'un sait lire, nous leur aurions adressé notre journal; nous nous serions assurés, si cette apathie pour In lecture est aussi considérable qu'on le prétend.Ce serait peut-être une cruelle expérience, mais elle nous aurait profité, Um craint de dépenser deux ou trois piustres par année pour un journal ! Quelle triste économie ! Mais suns parler des effets salutaires de la lecture d'un bon livre ou d'un journal utile sous le rapport moral et intellectuel, combien d'hommes doivent leur position et leur fortune aux pensées, aux inspirations qu'une lecture utile a fait jaillir dans leur esprit?Une ligne, un mot suffisent quelquefois pour donner l\u2019essor à une fuculté, pour lui imprimer un mouvement heureux, pour enfanter une découverte.Nous manquons d'industrie, répète-t-on, de tous côtés, nous ne «avons pas tirer parti de nos ressources, des richesses immenses enfouies duns notre sol.Est-ce étonnant?Un peuple qui ne lit pus, qui ne cherche pas à s'instruire connait-il ses richesses, sait-il en tirer parti?Evidemment nou.Mais vraiment il est de ces choses qu'on ne peut pas démontrer sans craindre de se rendre ridicule: c'est & peu près comme si nous entreprenions une théorie sur l'utilité de ln lumière, Quelqu'un nous disait l'autre jour, que nous perdions notre temps et notre argent, qu\u2019un journal illustré, même à 82.50 ou six sous le numéro, ne triompherait pas plus que les autres de l'indifférence de lu population canadienne.Est-ce possible?En attendant nous espérons, L.O.Davin, Nous sommes heureux d'annoncer qu'outre messieurs Montpetit, Uuimet et Prud'homme, nous aurons pour collaborateurs M, Langelier, professeur de Droit à l'Université Laval de Québec et le populaire Carle Tom.De pareils nome dispensent de commentaires ot de promenses. 2 L\u2019OPINION PUBLIQUE.1ER JANVIER, 1870.11 est pour toutes les sociétés des époques de crise et de transition, des moments d'incertitude et de danger.Une nation vit pendant un certain temps des dévouements et des grandes vertus qui ont présidé à son origine; l'auréole qui couvre son berceau illumine plusieurs générations, et le sang de ses fondateurs, encore humide sur le sol qu\u2019ils ont illustré, parlo aux cœurs, agit sur les âmes.Le bien-être ot lu prospérité manquent rarement à une Jeune nation ; la terre sur laquelle elle a plunté su tente satisfait pleinement à sos besoins et à ses désirs, Ce sont là los deux principales causes du bonheur et de Ia tranquillité qui signalent les premiers temps de l'existence d'un peuple.Pjus tard viennent avec l'oubli du passé ot les besoms du présent les époques de décadence morale ot: matérielle, et c'est alors que le patriotisme et l'intelligence sont nécessaires au salut et à la conservation d'un peuple.La société Uanadienne-française a une origine et un passé magnifiques.La gloire ne lui à pas manqué à l\u2019omire du drapeau de la France, et elle a conservé pendant longtemps les nobles sentiments et les glorieuses traditions de ses généreux fondateurs.Etablie par des missionnaires ot des soldats elle puisait duns le souvenir de leurs héroïques actions lu force et l'énergie qui font les grandes nations.De plus elle avait ce qui, sur ce contient, vaut mieux que la gloire, cllo était riche ; un sol fertile et immense lui offrait des ressources inépuisables ; pendant près d'un siècle cllo n vécu dans ln prospérité.Notro jeune société est-elle ce qu'elle était et u-t-elle réalisé surtout ce qu'elle promettait ?Peut-on affirmer que nous sommes sur co continent, commo autrefois, les représentants de ces sentiments chevaleresques et cle ces traditions hon dont In France se glorilie, que la religion et In probité sont aussi fermes ot vivaces dans nos cœurs que duns ceux de nos pères ?Où sont-ils ces hommes au caractères si franc et si inilé- pendant, héritiors de lu noble fierté et de l'esprit chevaleresque du vieux gentilhomme français, N'est-il pas vrai qu'il y a dans toutes les âmes une apathie ot une indifférence éminemment fatales aux intérêts les plus sacrés du pays, lly a certes encore du patriotisme et des sentiments nobles au sein de notre société, il y a de belles intelligences ot de nobles caractères: mais il est évident que le niveau moral de notre population n baissé depuis quelques années et qu'il so munifoste dans les diverses elusses qui la composent des éléments de décudence, des symptômes de dépression, des apparences d'amoindrissement, Nous avons au commencement de cot article, exprimé implicitement la pensée que l\u2019état moral d'un puys subissait l'influence de su situation financière : c'est unc vérité incontestable.Le corps réagit constamment sur l'âme et lui communique sus affections et ses souffrances ; ainsi l\u2019ordre matériel exerco sur les facultés morales d'une société une influence heurcuse ou fatale, Un peuple ne vit pas que de sentiments, do souvenirs et de gloire ; il lui faut du puin, et ce pain il ne peut le gagner qu\u2019à la sueur doson front.Ainsi Dieu l'a voulu duns ses décrets éternels, ot depuis six mille ans l\u2019homme obéit à cette loi immuable, exécute cette terrible sentence.Vivre est done le principal hut de ses efforts, le point de concentration de ses tendances et «le ses facultés, Dans ce siècle surtout de positivisme et de matérialisme, le bien-être et In prospérité sont des éléments nécessaires du bouheur et de In conservation d\u2019un peuple.La patrie est lo pays où l'on vit, le gouvernement le plus populaire et lo plus légitime est celui qui donne aux peuples la plus grande somme «lo bien-être et de jouissances, L'Amérique offre uno éclatante «démonstration de cette vérité.Pourquoi ce courant magnétique qui pousse vers ses rivages heureux lex peuples de l'Europe ?Pounjuoi cette considérable cxpatrintion des enfants de la France et «le l'Angleterre si enthousiastes «le la grandeur de leur patrie ct dos immortels souvenirs «de leur histoiro ?Est-co l'attrait des institutions républicaines qui attire ces flots d'immigration ?Non, c'est le mirage séduisant «le lu fortune et cle la prospérité matérielle, c'ost 16 travail que l'industrie offre à des millions de bras, L'Europe épuisée par le travail de plusieurs slècles ne suffit plus aux besoins de sa population, à l'énorgie et à l\u2019activité des nations qui l'habitent.Elle déverse dans un autre monde un excédant «le forces etde besoinsqu'elle ne peut plus «atis- fire.Pour nous, quels que soient lex souvenirs glorieux de notre histoire et Ia nolslesse de notre origine, nous n'en resterons pas moins en arvicre dex populations qui nous entourent, sinous no tournons pas nos facultés ct nos capitaux vers le développement de nos ressources matériellos, Il ext glorieux d'avoir des champs de bataille qui s'appellent Carillon, Chateauguay ou les plaines d'Abraham, mais encore faut-il ne pas y mourir de faim.L'esprit de tradition est louable, quant il sait se concilier avec les exigences et les besoins du temps et qu'il n'est pas un obstacle au progrès d'une nation et au perfectionnement continu de l'humanité voulu par Dieu.D'ailleurs ce n'est pas en restant pauvres que nous conserverons mieux notre foi ct les vertus de nos pères et que nvus consoliderons notre existence nationale.Au contraire, la pauvreté nous étruira en nous faisant les humbles sorviteurs des popu- Intions énergiques au milieu domjuelles nous vivons et en nous ôtant les moyens de faire respecter notre héritage national.On uttribuera à notre origine et à notre foi notre infériorité ot on regardern comme des éléments de faiblesse, ce qui fait à juste titre notre gloire et devrait être notre force.La foi n'exclut pus esprit d'entreprise, au contraire il est dans l\u2019ordre de In Providence que l\u2019homme cherche constamment à améliorer sa position et à noquérir les moyens de faire du bien à ses semblables et de créer une position honorable à sa famille, à ses descendants.C'est par cette noble ambition que s'opèrent les destinées du monde, et il n\u2019est ni chrétien ni raisonnable celui qui enseigne et pratique le contraire.Il s'opère en ce moment au sein de notre Population un mouvement considérable pour entraîner l'opinion publique duns une voio plus favorable à notre avenir; nous nous proposons de prendre part à ce mouvement, de l'activer dans la mesure de nos forces et d'indiquer même quelques moyens d'améliorer et de changer une situation qui devient déplorable.L.0, Davin.Les Cunudliens des Etats-Unis, auxquels nous envoyons le premier numéro de Z'Opinion Publique, voudront Lien nous faire purvenir immédiatemeut le montant de leur abonnement pour six ou douzo mois, s'ils veulent recevoir les numéros suivants.Nous espérons que nos compatriotes absents encouragerons cette nouvelle entreprise canadienne.Comme nous n\u2019en connaissons qu'un très petit nombre, auxquels nous udressons notre journal, nous comptons sur le patriotisme ot la libéralité de quolques uns d'entre eux pour répandre L'Opinion Publique dans lours localités respectives.Le prix de 1'Abonnement pour les Etats-Unis est dn $3.00 par année.Les exercices du Jubilé et de la retraite préparatoire à lu fête de Noël, à Montréal, ont été remarquables par l\u2019affluence de la population catholique dans les églises ot par l'éloquence des prédicateurs.Les fidèles, chaque soir, étaient dans l'emburras du choix : à l'évêché, Mgr.Birtha ! à l'église paroissiale, le Rev.Père Leneuf! et à St, Jacques, M.Colin! Il y avait de quoi satisfairo les goûts les plus délicats.Les RR.PP, Jésuites et Oblats n'ont pas montré moins de zèle et obtenu moins de succès.Le père Leneuf que nous avons eu le plaisir d'entendre plus souvent a luissé des traces profondes dans le souvenir de la population de Montréul.Ses prédications se distingunient par une heureuse alliance de lu science ot du sentiment.Le Séminaire de St.Sulpice depuis quelques années se fait un devoir d'illustrer la chaire de Notre Dame; et s'il nous procttre l'avantage d'entendre des prédicateurs étrangers, co n\u2019est pas qu'il en manque maintenant.ENTRÉE DES VOLONTAIRES CANADIENS A CIVITA.VECCHIA, Le 2) octobre, 130 Canadiens, engagés volontaires aux zouwves pontiticaux, sont arrivés à Civita-Vecchia, Coiftés d'un kepi galon d'or, chaussés de gros souliers et de bas brun-rouge emboitant un pantalon étroit, ces Français du Nouveau-Monde n'ont rien de la roideur américaine, ils conservent le maintien dégugé, la physionomie ouverte et ln «lésinvolture originaire.Nul doute qu\u2019ils ne soient aptes à enlever une position ou à repousser un coup de mains avec la furie, le vieil entrain gaulois.Mais ils sont bien jeunes?Ki quelques têtes burbues ne dominaient les rangs, on les prendrait pour des lycéens en voyage.Ces enfunts supporteraient-ils les fatigues d'une véritable guerre?Quoi qu'il on soit, à part les opinions diverses que soulève lu question romaine, saluons cette vaillante jeunesse ! Respect et honneur à toute conviction sincère qui, aux heures pénibles, s'affirme par le dévouement, Le Monde Ilustré.LA HALLE AUX JOURNAUX, A PARIS.Bion des habitués de Paris seraient en peine de trouver ce lieu, cependant si fourmillant de vie à certaines heures du jour.Notre gravure représente les marchands \u2018en gros distribuant leurs friandises aux gamins.Ce dépôt central des journaux de Puris se trouve Rue du Croissant, près des bureaux de la Patriedn Siècle, de ln Presse, &e.Trouvé, le fondateur de cette industrie, s'y ruina, mais ses successeurs font fortune.Le nom de Halle aux Journaux vétend aux voisinage entier, car plusieurs maisons uy font concurrence.Depuis cinq heures du matin jusqu\u2019 cing heures «lu soir, suf trois heures sur le haut du jour, la clameur y va en croissant à mesure quo les journaux font successivement irruption sur ls scène.Le Siècle ouvre le bal, et ln Patrie, le Peuple, &o., se présentent à ln dernière heure.BILAN DE L'ANNÉE.Nos lecteurs nous sauront gré de mettre sous leurs yeux une courte analyse des principaux évèaemens de l'année.Ils sont peu nombreux, mals importants en féconds résultats.En Canada, les antenrs de In Confédération ont vu avec plaisir leur œuvre so compléter, ou du moins avancer considérablement par la pacification de Is Nouvelle-Ecosse et sa soumission au nouvel état de chose, l'acquisition du Nord- Ouest et le progrès dans le sens fédéral fait par Terre-Neuve, VIsle du l'rince Edouard et la Colombie Anglaise.L'Hon.Jus.Howe, l'ancien chef des Repealers, à, par son entrée dans le cabinet fédéral, en quelque sorte mis lo sceau aux bonnes dispositions de lu Nouvelle-Ecosse pour l'avenir, Du côté de la \u2018l'erre de Rupert, les choses n'ont pas un aussl bon aspect, Le Licutenant-Gouverneur McDougnll ot son gouvernement pruvisoire sont mal reçus, où plutôt ne sont pas du tout reçus, Les métis, conduits par Ricl, jeune Cana- dien-Français, à qui tout le monde reconnaît un grand talent et de belles facultés oratoires, forment un corps considérable d'insurgés qui s'opposent, les armes à la main, à l\u2019entrée des nouvelles autorités sur le territoire.Quelle est la cause de ce soulèvement ?Provient-il de dispositions décidément hostiles au gouvernement fédéral ?ou de préjugés habilement répandus parmi ces populations contre PHon.M.McDougall par «tite de son insuceès dans les Isles Manitoulines ?ou enfin de griefs fondés contre quelques agents canadiens aupas ravant envoyés dans le pays et dont l'indiscrétion, le défaut d'expérience vu la dureté, ont inspiré aux rebelles des craintes pour leurs droits ?\u2014Les renseignements nous manquent sur lex causes exactes de cette rébellion.Le mauvais vouloir do lu Compagnie de la Baie d'Hudson y est peut-être Pour quelque chose, Quoi qu\u2019il en suit, les dernières nouvelles sont raves, ct tout fait présager une prise d'armes générale.On annonce méme comme certain le retour de M.McDougall et de sa suite, Les Etats-Unis sont sérieusement à l\u2019œuvre pour payer l'énorme dette que leur à laissée leur dernière guerre civile, Grant parait vouloir justifier son axiôme\u2014fee us have peace\u2014 et rétissit à faire rentrer à peu près tous les ci-devant Etats rebelles, Les finances de la République pour l\u2019année courante we sont soldées par un excédant d\u2019une cinquantaine de millions, appliqué à réduire la dette d'autant.Lus réformes introduites dans Is constitution française ont surpris beaucoup l\u2019opinion publique, même en France, L'esprit de la domination vst si Lien dans In nature de Porgueil humain que l\u2019on ne pouvait croire que Napoléon 11J, après avoir régné despotiquement pendant 17 ans, abdiquerait en quelque sorte son pouvoir personnel pour substituer à l'empire &bsolu un système constitutionnel qui se rapproche beaucoup de la forme anglaise.Ce n'est pas encore le gouvernement représentatif proprement dit, avec toutes les responsabilités ministérielles, avec toutes les garanties résultant de Ia pondération des pouvoirs, tel qu\u2019on le pratique en Angleterre et ici.Mais c'est déjà un pas immense, ua changement radical, qui contient en essence, en germe, tout cu qu'il faut pour obtenir tout ce qui lui manque encore afin de satisfaire les partisans du gouvernement constitutionnel.Nous n'avons qu\u2019un souhait à formuler, c'est que l'élément révolutionnaire ct socialiste, qui, grace à l'octroi des nouvelles libertés, a depuis quelque temps, pris un ton si aggressif, une position #i menaçante, ne gâte pas de si beaux commencements et ne finisse pas par épouvanter par ses violences ct décourager par ses BUCCÈS CuUX qui prétendent que notre grande ot belle France est capable et digne de se gouverner.En Angleterre, le cabinct Disraëli à sombré sur la question de l'Eglise d'Irlande.Il faut avouer que le ministère Gladstone, qui lui à succédé, sous le prétexte de pacifier l'Ile Bœur, n'a guère été plus beureux que son prédécesseur.L'insurrection fénienne, détestable et malheureuse à toux lex points de vuc, à étô étouffée, main n'est pas encore éteinte; de regrettables désordres, des mourtres atroces viennent de temps à autre épouvanter le gouvernement et le peuple anglais et leur prouver qu\u2019il existe encore den haines profondes, dus restes de combustion ardente sur lesquels il suffirait de Jeter une seule étincelle pour en faire un vaste incendie.Toutefois, l\u2019histoire n'en réservera pas moins une grande ct gloricuse place dans ses annales à M.Gladstone pour sa loi du disestablishment et ses efforts pour le règlement de In question agraire.Tous les historiens, tous les vrateurs ont flétri cette inique plaio ui avait le nom curieux d'Egtise Etablie d'Irlande, dont la description peut se faire en très peu de mots : un clergé anglican, vivant en partie en dehors de l'Irlande, possédait à peu près huit millions de louis sterling de propriétés volées aux catholiques d'Irlande dans les premiers temps de le Réforme, tandis que les cing sixiémen de Ia population, catholiques, étaient obligés non-seulement du supporter lene clergé, mais encore, malgré leur extrême indigence, d'aider au soutien des révérends protestants, dont les revenus se dépensaient en Angleterre ou sur le continent.La mesure de Gladstone va avoir pour effet de remédier en partie à ces maux dont les Irlandais so pleigneient vainement depuis des siècles, Nous nous proposons de parler plus tard cn détail de cette question, de même que de faire connaitre lus divers projets dont s'occupe l'opinion cn Angleterre eur les rapports entre propriétaire ot fermier en Irlande. {9 1gR JANVIER, 1870.L'OPINION .PUBLIQUE Le 8 décembre a vu s'ouvrir, à Rome, la plus auguste et la plus belle assemblée que le monde ait jamais contemplée : le Concile œcuménique.Ces grandes assises rcligienses, convoquées par Sa Bainteté le Pape Ple IX, offrent à tout cœur catholique, à tout esprit impartial, de bien douces pensées, de bien grandes réflexions, Dans tous les pays, chez toux les gouvernements, partout, les intérêts matéricla, les pitoyable» ambitions humaines tiennent les esprits en activité constante, les absorbent presque complètement.Ici, un souverain tombé cherche, dans les intrigues, le moyen do reventr au sommet et de ratrapper l'or et les joulssances perdus, Li, comme en Espagne, des hommes, qui n\u2019ont de grand que l'ambition d\u2019arriver et de rester, dirigent tous leurs offorts vers le maintien, par je désordre et l'irréligion, d'une antorité, d\u2019une influence que le vent changeant de la populorité peut leur arracher demain.Ailleurs, c'est tont un peuple oveupé à chercher, duns Ia science et l'industrie, les moyens de vivre bien et de vivre abondamment.Lome ¢t son illustre Pontife présentent nn bien nutre apcc- tacle, Dans ce petit coin du globe, dédaigneusement montré du doigt par les esprits forts et lex sectes ignorantes, s\u2019agitent d'autres questions, d\u2019autres problèmes, dans lesquels la pauvre ambition humaine n\u2019a rlen à voir.On va s\u2019y occuper des ames, on va Wy otcuper de religion et de morale ; de ce qui élève et assainit la conscience, purifie le cœur, de ce qui, cn un mot, forme ct grandit l\u2019homme, Assis sur le roc immuable de Pierre, Pie 1X invite ses enfants, nes frères dans l\u2019épiscopat a venir wo concerter avec lui, lui prêter le secours de leurs conscils ot de leurs suggestions, l'éclairer sur l\u2019état et les dispositions des mitlions de catholiques répandus par toute la terre, pour prendre les mesures nécessaires d'arrêter l'ennemi, de refouter le flot toujours montant ct grossirsant de l'armée du mal, l'\u2019impiété, l'irréligion et l'immoralité, et huit cents à mille évêques, accourent de toutes parts, «des terres de fen comme des terres de neige,\u201d arrivent et se prosternent aux pieds du Vicaire de Jérus-Christ.Ils sont prôts à tont sacrifier pour Ini aider à sauver lex âmes ef des xociétés, Ils sont bien à plaindre, ceux qui ne comprennent ce qu'a de sublime ve spectacle ! Nous ne pouvons finir cette revue sans mentionner, dans un autre ordre d'idées ct de faits, les deux plus grands progrès unite ait vit x'accomptir : l\u2019ouvertisre du canal de Suez et le chemin de fer du Paciique.Ces événements sont tout récents, surtont l'inauguration du canal de Suez; lu presse en à démontrée l\u2019inmense portée, et nous nous contenterons de les signaler, J.A.Mousseau, P.8.\u2014Depuis que ce qui précède cst écrit, le télégraphe nous montre l'empereur des Français sérieusement engagé à compléter nes réformes.Emile Ollivier, chef de l'opposition modérée, aurait été chargé de former un nouyeau ministère, choisi au rein de la majorité.En se dépouillant ainsi spontanément de l'autorité souycraine, dans un teraps de calme profond, ct où il ge sent appuyé de sa fiddle armée et de Ia grande majorité du peuple français, Napoléon donne an monde un exemple de modération, de aagesse ct de grandeur dont fl faut cheecher dex modeler dans fen plus belles pages de l'histoire.JA M.Nous regrettons de ne pouvoir orner les pages de notre premier numéro d\u2019un magnifique tableau représentant le marché Bonsecours, la veille de Noci.Voulant expédier le Journal sans faute, aujourd'hui, nous avons été obligés de nous servir de quolques unes des gravures de Z'Ilus- trated Canadian News de M.Deshurats.Nous prions nos lecteurs de ne pas juger de ce que nous pouvons faire par ce premier numéro, Qu'ils vouillent attendre le second et ils verront; s'ils ne désirent pas alors s'abonner ils renverront les deux numéros.1] ne faut pas oublier que in découverte de MM.Desbarats et Leggo est A ses premiers essais.Le suceds est déjd surprenant.Il est peu d\u2019inventeurs qui aient pu en dire autant au bout de quelques mois de travail et de recherche.Quelqu'un demandait à une petite fille ; =\u2014Qu'aimes-tu mieux, de ton chat où du ta poupée ?La petite se fit longtemps prier pour répondre ; pnia elle dit tout bas à l'oreille du questionacne : \u2014Vois-tu, j'aime mieux mon chat ; mais n\u2019en «lis rien à ma poupée t.\u2026 Entre deux petites filles : =\u2014Moi, j'ai eu une robe pour mes étrennes ; et toi ?\u2014Moi, une poupée.=\u2014Ah ! tu joties encore à la poupée ?.Moi pas.Je suix trop grande, Et celle que ton oncle l'a donnée 7.=Ah! celle-là, je l'ai acrrée dans une ermoire.pour quand je serai mariée.Je la donneral à mer enfants, =\u2014Kt ni tu n\u2019en na pas?\u2014Ët bien, ce seru pour n cs petits-enfants.Denx petites filles so prominent dans ls campagne.Au milieu d\u2019un pré palssent deux vaches, une blanche et une noire.\u2014'T'iens, dit l\u2019une des deux petitos A sa camarade, tu vois ces deux vaches ?=Qul, \u2014=El bien, c'est la vache blanche qui donne le Init et le vache noire donne le café, NOUVELLE CANADIENNE.Le père Giroux était jadis un bon cultivateur du Coteau Landing.11 avait sous les pieds plusieurs bonnes ct belles terres, et dans uno vieille tuque bleus logée dans un coin de sa paillasse, dans sa bourse de enir de chevreuil, jaunie au contact de ss blague, et jusque dans un bas do ln bonne Jemme, il y avait de bons et nombreux écns, bien trébuchants, étoilés de plus d'une pièce d\u2019or, Le père Giroux vivait an temps où, gurçon, on allait roir les filles à pied, sans compter les milles ni méme les Heucs.Les nerfs étaient fermes, le cœur téger et hardi.On était fer d'un capot d'étoife bleue petite étoffe), d'une chemise de coton barré et d'un épais fichu de sofe, On faisait le trajet en souliers de bœuf, portant précleusement dans sen mouchoir une paire de bottes où de lourds souliers français, Au coin d'une haie voisine du Ia demenre do sa belle, on changeait de souliers pour la veillée, Une fois marié, on se munissait d\u2019un métier à tisser Ja Inine et le chanvre ; on se coiffait d'une tugue en guise de chapeau, et len soullera français bien luisants prenaient place sur In dernière étagère de l'armoire pour n'en descendre qu'une ou deux fois l\u2019année.Le dimanche, mari, femme, enfants mon- talent dans une grend\u2019 charetle, aux jantes larges de six pouces et sans ferrure que trainait un cheval et quelquefois un baruf, et on se rendait ainsi à l\u2019église implorer tes bénédivtions du bon Dieu.Comme le bon Dieu devait les Lbénir avee plaisir, cvs Uraves gens au cœur droit ct pur qui pyssaient toute leur vie sous son regard, dans l\u2019exercice de leur état et dans l\u2019accomplissement des saints devoirs de la religion ct de In famille, Toute leur ambition se bornait à bien élever leurs enfants et à les établir avantageusement.Lorsque devenus vieux, ils voyaient leurs fils marcher sur teurs traces, élevant leurs familles comme ilx avaient été élevés eux-mêmes ; ils remercisient la Providence d'avoir comble ainsi leur vie de bonheur, 1s witeignaient duns les bras de ces enfants bien aiméx en les bénissant avec larmes, mais en souriant au ciel ni s'uu- vrait au-dessus de leue chevet.Hélas ! que nous sommes foin de là.Combien ils sont rares cenx qui vivent et meurent ainsi maîntenant ! C'était en 1849.Le pére Giroux avait deux fils, Moise ot Lion, it qui il comptait remettre bientôt les manchons de sa charrue, Quoigue relativement jeune envore, et plein de vigueur, il songeait déjà à ve retirer dans cette douce quiétude d'esprit et de corps qu'on appelle vivre de see rentes, vt à passer In houle, comme il le disait, sux muing do ses enfants.L'ainé dus deux, Mowe, répondait de son mi aus vies du père, Actif, Inborienx, il x'était attachéan sol qui le nourrissait et jamais 31 n'avait élevé son regard an-defà des Furites de Ju terre paternelle.I wen était pas de male de Elon; eelni- à lire et à écrire, avait frayé avec plusicurs j du village ; il lisait les journaux et i l'oreille ouverte à tous les bruits que lu fortune scie ste ses pas, À cette époque, le seul nom de « Califommic\u201d troulslait la tête, tourmentait l'imagination de tous les vives dv fa viel et du luxe.Len jeunes gens, les pères de famille mémes, po taient par vingtaines, ct se dirigeaient vers ce pays, où lu poussière des chemins était de l'or.Léon, tonjours révenr, soncieny, travalltait à la terre sans aucun goût.La bèche lui pesait aux mains, Souvent on le surprenait debont ct immobile, at milien d'une rigole qu'il {tait occupé à creuser.Des demi-journées entières s'écoulaient et il avait à peine donné quelques coups de béche, Le pére te guurmancait ct le traîtaié de Tâche ; mals la mère téponduit pour lui, \u2014Tu sais bien pourtant qu\u2019il est bon enfant, qu'il a du cœur, ce pauvre Léon, Il est jenne, ct puis il grandit si vite, il n'a pas la force d'un honune, tu devrais comprendre cela, \u2014Pas lu force d'un homme 1 ch bon Dieu! i son âge, je fuiseis mes trois arpents de fossé dans ma journée et je tenais In première planche dans les récoltes, J'aurais bien voulu voir que quelqu'un se serait avisé de mettre le nez devant Men aurait su£ des gouttes d'eau chaude Ia, pauvre vieille, tu aa bean prendre sa part el le n'empéchoras pas de croire qu'il ue fem qu'au bon à rien, I a des amis, des syutenrs de comptuir, des avocuts, qui lui ont fourré de mauvaises idées en .de No serais pas sucpris qu'un jour on Vantre Îl wwe demauderait de l'argent pour partir, \u2014Purtir ! et pour où aller ?\u2014\"Tune sors pas beaucoup, toi, panvre viville, tu nu anis pas ce qui se dit duns Je pays cb de gnoi ii en retourne en ce mo ment-ci, dans le village et à la ville surtout, Tout le monde a la tôte à l'envers, Lea gaxettes parlent d\u2019un pays où on ramasse Por à lu pelle.JL y en à dans le terre, à toutes les profondeurs, par lits, par couches, par cailloux.Une Pierre de ce pays-là, un dire de plusieurs, vaut mieux qu'une de nos plus helles terres.Eh bien, ma chère femme, je suis presque sûr que Léon a envie de partir pour cet endroit qu'on appello la Californie, \u2014Est-ce que c'eat bien loin ce pays-là ?\u2014Loin! oh! c'est presqu'au bout du monde, c'est à des containes ct des miliers de lieues d'ici.\u2014AQuoi, c'est plus loin que l'Amérique ?\u2014Plus loin que l'Amérique! mais quand je te dis qu\u2019il y n plus de mille Nienes à faire pour #'y rendre ; plus lovin que l'A- Mmérique 1 mals coux qui en sont revenus ont passé deux mois ane une mer, trois molssur uneautre et city semaines sur terre, potir traverser un pays inhabitable où la fièvre, les serpents ct es bites sanvages voun emportent les hommes par milliers, \u2014Oh} mais c'est impossible, Léon t\u2019a jamais pensé à aller par là Lx avait appris , 8 \u2014I n'y a que trop pensé, mo chère amie,ll ne pense qu'à cela.Hier, par exemple, si Je n'avais pas été an champ, it estroptait le cheval gris sur Ia herse.Cette pauvro bôte était rendue à In clôture du trait-quarré et il lul crisit toujours « marche done, grison.\u201d Le cheval, qui est franc, tirit à plein collier, voulnit avancer, mais 11 se rebiffait en face de lu «lô- ture ; ri bien qu'à la fin 11 west embarrassé dans res traits, la Tierse west renversée, ot si par malheur, il était tombé dessur, il anrait été hors de service pour toute sa vie, Uno chance gue J'étais là et quo J'ai crié à temps pour lecalmer, Quand je suis acconru pour le dépêtrer, Léon avait l'air d'un homme qu'on à réveillé en sursaut ; je l'ai grondé pas mal fort ; mais il à continué de herser en bougonnant sans rien répondre, \u2014Uette nuit, la tête m'a trotté longtemps à cause de cela, j'ai réfléchi encore aujourd'hui et j'en suis vent à me dire que #'Îl me demande sa carte de route je ne Ia lui refuseral pas.=\u2014Quol, tu le Inisserais aller, ct tu dis que c'ent an bont du monde, cette Californie.Ah ! tu\u2019n'aimes pas tes enfants.mille licues! et puis pas do parents, .Jas damis,.pas de prêt œil allait mourir là.oh non, non, jamais | jamais | tu ax plus do cœur quo cela ! La mère sanglotait, pendant que le père Giroux, après avoir arpenté la chambre de long en large, s'éloignait en disant : « il ne me le demande pas, je ne lui offriral pas, Lien entendu, mais s'il l\u2019a en tête, ju le faisserat partir.Après tout, taul loin que ce soit on peut en revenir, puisqu'il y en a déjà plu- sleurs qui en sont revenus.De lu chambre voisine, Léon avait tout entendu.Co qu'avait dit M.Giroux, tout en Phumiliant, lol avait donné le courage ct In force de parler, Aussi, dès le lendemain, abordant le brave homme, d'un air soumis et attristé, il lui fit part de son projet trop réel d'aller en Californie.\u2014'Tu ne m'apprends rien, répondit le père, je le savals depuis longtemps, mais as-tu songé à la peine que tu vas catser àta mère ?\u2014Oh ! je reviendrait Deux on trois ans ce n'est pos si long après tout.\u2014A ton âge, oui, ce n'est pas long, mais À notre Age à nous, c'est bien différent, va 1 Kit puis qu'est-ce que tu vas aller faire wm?\u2014Travaitler, i ereuser a terre, chiereher de Vor\u2014fajre come les autres enfin, et revenir riche, \u2014 \"Travailler, crenser, c'est bon à dive, mais toi qui ne peux pas même faire une rigule, comment pourras-tu pervrer des petits.fondre des pierres, faire lo lavage ct tout le tracas du métior.Viens, va mon garçon, je consens à ce que tu part«, mais Je comple pas que tu fasses jamais fortune, pns plux bi-bns qu \u2014Ït pourquoi pas, s'il vous plait ?\u2014Mon cher garçon, ju te connais et je t'ai jugé dupuis longtemps.Bouviens-toi de cv que je te dis là.\"Fu ne feras d'argent, toi, que quand les grenouilles auront des queves.\u201d Le père Gireux paraissait animé en disant cela.Pour de jours après cette courte altercation, Léon Giroux muni de deux cents plastres que lui avuit données son père et dv cinquante autres que sa mère hui avait glisséex, sous-main, y'vmbarguait à New-York, à hord d'un voilier, en route ponr lu Californie.Dans le vieux navire, Ke rencontrèrent uns vingtaine d'autres Canadiens, prerque tous der jeunes gens, aux formes athitétiques, à l'üme ardente, à l'esprit aventureux, 4 trouvaient que leur père avaient Te pus trop tent ct qui v luient d'un seul hond tenter d'arriver au faite de la prospéri Nouvraux Argonautes ils s'en allaient le cour rempli d'uspcé- vnees dla recherche d'une antre toison d'or.Dent voysee que celui-là, beau voyagean départ, beau v Jusqu'il'isthie de Panama, Les misères trop réelles se noy duns des rêves d'or, Léon Giroux se lia bientôt d'amitié avee Roger Duoust, jouit.no plein d'avenir, » de Charles Daoust ce brillant nin que nous venons de perdre ; mais il n'eût le tensps de L> connaitre que pour le mieux regretter, Ce beau jeune hou tant aimé, tant admiré parmi nous, ne devait pas arrive terme du voyage.\u2014Lu fièvre le saisit cn traversant l'islleme vi il expirait dans la traverse de Paname à Sau-lrancisco, On enveloppa sen corps duns une toile grossière, un ra salle fat fixé à ner pieds, on le bisse sur la planche fatale in- cling vers le gouffre, Mr.Chx, Linpin, de Beatularnois, lus chants un débera rouvent interrompu par des sanglote\u2014puiis d'un coëps de bascule imprimé à la planche, il disparut à jamui- dans l'abime rans fond.Los yeux dus passagers restèrent longtemps fixés surle poini de ta mer où îls venaient de le voir disparaitre, L'onde calin et unie rétendnit au Join zona leurs yeux, sombre compe ui fin eut, Une tronpe de requins affamés se jouaient dans le sillage du vavire.La mort en mer ext une mort complète ; elle nu laisse rien après elle, Après lu chute vient l'englontissement, au fon du gonfire me gottvre un autre gonffre inattendu ; Paime g'éléve dank Vimmensité de espace, le corps gabime dans Vimmen- sité dos profondeurs, Que reste-t-il oprès cela?Quelques Larmes dans les yeux, dex amia an départ de l'âme, quelques flocons d\u2019écnme sur In vague au départ du corps, Le marin peut se faire à cette mort, il cst conventt avec In mer qu'un jour on l'autre il lui donnera kon corps\u2014maln it wen ext pas de même de nous, I nous en voûte de mourir ainsi tout entiers, Avoir nne place au cimetière, marquée par une humble pierre où par sme petite croix do bois, il nous semble que cest encore être quelque chore, c'est presque de la vie, À quelques mois de lk, cette triste nouvelle de ls mort de Roger parvint jusqu\u2019 Pendant quelques jours on réussit à In cacher à aa bonne mére, mais elle en surprit bientdt lo secret duns les yeux de son fils Charles, Vainement, celui-ci s'efforça d'atténtter le coup terrible.la p mère tomba comme foudroyée en s'écriant « Roger «st mort, je meurs moi nusl\u201d Ce furent ces dernières paroles, On suit que Charles Dnoust a étô un avocnt distingué cu barreau de Monteéal, qu'il a été tn orateur politique richement doué, un écrivain éminent, mais ce que Pon anit moins qu\u2019il était l\u2019un de nos melllours poëtes.Il avait public en 1845, une pidee de poise quo le Répertoire National a recueilliv,et dans laquelle on lit l'extrait suivant, Nautre, vivre, mourir sans élever les yeux, Plus haut que le sillon du champ de ses ateux, Se monvoir ignocé dans un coin ae l'erpace Git ln plus longue vie eat un songe qui passe : Telle cat pour In plupart dex malheureux mortels La destinée évrite aux décrets éternels.Né sous le ciel d\u2019axur de le Nouvelle France, Les songes de honhenr ont hercé mon enfance : Un immense désir vainement comprimé Chaque jour s'agrandit dans mon cœur enflammé Comme le flot captif qui bouillonne terrible, Si l\u2019on met un olmtacle % sa marche paisible ! Touchantes prnsées, snturées d\u2019une trop véritable amertume, nobles aspirations trop clement comprimées, génére ambition jaillissant des roi vives du talent, qu'it vous cût gaiment sacrifiés, le jour qu'il reçut dans ses bras ss more inns nimée, à l'existence calme qnoiqu'ignorée du Inboureur ; qu'il eût enfoui ses rèves avec bonheur dans le sillon de lu terre paternelle pour pouvoir encore avec soû frère partager l'amour inépuisable de le meilleure des mères.Cette double mort (levait répandre une ombre sur le reste de sa vie.Il n'a jamais té dans ses plus vigoureux essorts tout ce qu'il aurait pu être.Il fallait presque le pousser pone le fairo agir.Au vovers de ses actions on peut retrouver toujours la triste image de ve frère et de cotte mire ai soudainement enlevés à son affection.(À continuer.) A.N.MoxtraniT. LA NAISSANCE Viens roployer, 6 nuit, tes voiles sombres, Arrête-toi dans ton paisible cours ; L'astre divin perce À travers les ombres, 41 fuit brillor lo plus brillant des Jours.vire et louanges à l'Eternol, Aver les anges chontons l'Emmanuol, Jésus est né.\u2026le les se taisent, L'idole tombe aux L'aquilon dort, les tempêtes s'apaisent.Etla nature adore son auteur.Ulaire ot louangos & I'Eternel.Aves los angos chantons \"Emmanuel.jo son vainqueur: i i i! i 3) | i lh hel a i ih if ii i L' OPINION PUBLIQUE.DU CURIN Ce saint efroi de Is nat-vre entière, l\u2019our vous.mortols, n'est-il don- pus nouvean 7 Jésus est né\u2026 faut-il que le tonnerre Ponr vous l'apprendre éclate à son berreau ?Gloire ot louanges à l'Eternel, Avec les anges chantons l'Emmanuel, Eh bient restez dans votre indifférence! Durmez, puissants, sous vos lambris dorés ; L'humble de cœur, l'enfant de l'indigence Sont par Jésus les premiers appelés.Gloiro ot louanges à l'Eternel.Ave les anges.chantans F'Ennuanuel, ST \u2014T'après Gustave Doré.ssl ER JANVIER, 1870, Maïs #'il lorrr de rwe tei la peer N'attendez par qu'il offre à Un Salomon dans sn magnificence.L'er d\u2019nn Créeus, In pourpre dos Césars, | Gloire ct louanges à l'Eternel, Avc-ica anger chantune l\u2019Finmannel, Non! en retour de ces Liens périreables.Des dons divins, los plue rarcs favonrs, Un pur torrent de grâces inefables £unt les trésors qu'il destine À leurs cœurs, 4loire et lonangos à l'Eternel, Aves les anges chantony I'Emmanuel, Répertoire National, re 1ER JANVIER, 1870.L'OPINION PUBLIQUE \u2014 _ a TE \u2014_\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 No - \u2014 EE \u201cx \u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 3 NW INE memes ss pe = eo eee Perses » PE \u2014\u2014\u2014\u2014e \u2014 ro ee Ss ro me, ARE + ve o wa ses \u201c~ Ans, KG \u2014 A + \u2014 1 ! ~~ Ei a ok FO RES 7 pr a { sf 7a iret pren J fes, == ae gr 52, 3 3 & \u2014\u2014 \\ Ë =; LT LS % N Hil fs yy EE = WN ; SS Fe = Ny & +s Sec) = Lu a [a % & 4 a vu 405 A > 3 | WN a Le en 3 re I Tea & 9 {1 ap > 7 i) Kh Ja.S ap a tl 7) 5» f = 4 por x) 2 = CE ji S 4, § MN ; I} j prône oh \\ J a AC a T.Ad a) a at 7 Of = Pe £2 3 Es [++ j - 0 A 2 os i} > le X ON or 0 fo.AC |e 7 | 3e 3 li i i) I A BUR 3 E AY Yd cw IE ; EY ed H | ÿ i pex = 3 D sa & La A § A Es iu 3 of le J em : 3) al J y 5 al 7 J à À 0 | A =, 2 En En 2 Ry \u2014\u2014 A 41 pe er =) 7 gl le, Sr Sue à \u2014 Sar - tH Ee ; ja =\" on © = es ANY ) TT te 34 ARR \u2014\u2014\u2014 RS \u2014 oo 7 al ~~ UL - > IN Arrivée à Civita-Vecehia des volontaires canadiens venant s\u2018enrôler «ans les troupes pontificales, 0 A £a pad i Eo Fg = NN + JB i 5 i Ë | 4 es I LE [' \u2014 i ë FE ml i = ; i IH | 2 eS i 3 Ei a a 4] icky | #1 g | plat jo Zi if I == TE AL GA E < gq \u201ca | PR: if jee EI É É } EP 2 by | i § | Ir i Ze mmm eet Led be | ro = sr\u201d, Li cf f à i | | 3 | i Ea | / i= Em ho al VE Ï i ÿ 3 i (nl 0 ñ M | | i i L 13 i Hl gil sup?hi Û : | a Hh i Wo ih Ï a ES | I iA \u201cFH » Bi | | - | h ve: by For $5, Nd Sa A 2 ah > 7 IN vi il HE 1 ç ny es es =; ba 2) = a! OÙ F7 = ; pis i as ; | à > yl pas p ™ It $4 y Zt 8 < N 3 el (Es 2 % 3 vi oS bd 9 % & ug > NY / ue of \u20ac XJ ; » ; CN A 3 a [i pe C4 por Sr FA 2 i x hi x Vue i = A Ro ¥ ii 17 Le J P À A I [Ea r= » 3 ut oY | \\ LA \\ J \u2014% je yr +7, sait a 2 os , xd === PT, Seu AE Ep Halle aux Journaux à Paris } L'OPINION PUBLIQUE.1er Janvier, 1810.Abuxsss bo Perir Ponreon AUX ABONNÉS DE « L'OPINION PUBLIQUE.\" (pour le premier de l\u2019an 1870.) Oh! que de belles choses On voit te jour de l'an | Les fronts les plus moroses Brillent comme des roses A Sous le soleil levant.Mille clochettea sonnent Sur le don des coursiers ; Quel port grave ils ge donnent Quand leurs fronts se couronnent De panaches altiers, La souple carriole Fait triomphalement, Comme fuit la gondole Dont Venise raffole, Sous son bleu firmament.Devant tout ee qui brille, Ur, cristal et joyau, Plus d\u2019une jeune fille Bentent sous la mantille Leur cœur battre bien haut.Pour l'enfant qui chanelle C'est le jour des bonbons, Et sa vive prunelle Craint que comme un coup d'aile Ils lui fassent faux-Lbonds.Le jeune homme fuit trève L'étude où de labeur ; S'il sourit ou wil réve C'est qu\u2019 noble sève Vermente duns son cœur, Le bon vieillard rassemble Tous ses petits enfants, kt d'uue voix qui tremble It lex égale ensemble De «e& propos charmants.Les heures de tempête l'assent comme un torrent.Aujourd'hui tout ext fête, Sérénité parfaite, Splendeur, enivrement, Pour moi qui sur ma route Verse tant de sieurs, Pour moi qui ne redoute Quand tn foule t'écoute Que sex regards fmioquenrs ; Je l'aborde t sans effroi ; C\u2019est uu jour de concorde, Et je sais qu'elle accorde Un sourire pour moi, fon accueil sympathique M'entoure à chaque pas, Car je Ini communique «1 Opinion Publique\u201d Que je porte en mes bras, de suia fler d'un tel rôle ; Pour ne point l'échanger Je vivrais dans la geôle, Ou j'irais jusqu'au pôle Affronter le danger, Je porte la 8 De plus d'un ain Qui dit tout ce qu'it pense, Et ra noble éloquence Ne tonne pas en vain.Quel bean réve de croire Que tous cen longs écrits, Jalllis de leur grimoire, Apporteront lu gloire À ces mâles caprita ! Je suis fier de mon rôle ; Pour ne point l\u2019échauger Je vivrais dans la geôle, Ou j'irais jusqu'au pôte\u201d Affronter 1» danger.ce Evstaone PhuD'HOuMR.Dans quelques heures, le timbre mtallique retentira eucore douze fois, sur l'antique horloge des temps, et 1869 He vives plus bientôt que dans nos souvenirs, Je la vois s'éloigner, le corps ployé sous le fardeau des misères, le front sillonné par les rides de In vicillesse, triste, abattue et traîmant péniblement ses lumbeaux d'existence, à travers les frimas et les glaces, qui viennent de porter le deriiier coup À une carrière soigneusement et Ldèlement remplie.Elle nous abandonne, le cœur plein de regrets, et, reste d\u2019une vitalité qui poraissait Ju d'alors intarissable, l\u2019on voit luire sous sa paupière à em -close, un dernier regard, «ui est un rire pour les jeunes, une leçon pour les vicil- lards et un enseignement pour tous.Quel amas de souvenirs doux et tristes elle emporte (uns les plis de son manteau ?Que d'événements importants au point desvue historique ont illustré le cours de BON passage ?Elle à vu les peuples se déchirer entr'eux pour des puérilités, la carte de l'Europe prête à se changer à chaque instant, les Etats-Unis donnant à l'univers, le spectacle d'un progrès matériel, aussi étonnant que leur ambition, progrès toutefois factice, puisant la source de sa fécondité et de sa faiblesse, dans les éléments hétéro- fines qui composent le population de la grande Répu- lique, divisée par la différence de croyances, d'ilées et de principes.Elle à assisté à la création par la science moderne, d\u2019une nouvelle merveille, dans l'insuguration de l'ouverture du eanal de Suez, dont la conception et le plan, ont immortalisé leur auteur, Ferdinand de Lesseps.Elle a conten) lé, la religion en butte, plus que jamais, aux sarcasmes des impies, aux fureurs révolutionnaires ; répondant à toutes ces épreuves, et aux défections de quelques-uns de ses enfunts, par un redoublement de zèle, de foi, et une union de croyance, qui ne dépareraient pas les plus beaux temps de l'Eglise primitive; enfin, avant de descendre dans ln tombe hune dimittis seroum fan du prophète Siméon, il lui n été donné d'entrevoir, l'auguste et incomparable figure de Pie IX se détachunt cu fond d'un tableau le plus admirable qu'il soit possible à l'imagination de concevoir, celui de l'ouverture du Concile œcuménique du 8 décenibre, ayant À ses côtés, son épiscopat fidèle, accouru à sa voix les quatre parties du globe, devant lui St.Pierre de Rome, sous ses pieds In poussière des martyrs, étendant sur ln tête du monde catholique, ses deux mains chargées d'une bénédiction qui doit régéuérer le genre humain tout entier.Et si nous l'interrogeons sur notre cher Canada, que ne nous rappello-t-elle pas?Le départ d'une nouvelle phalange «le nos fils, s'achemmant vers ln ville Eternelle, et allant cléposer aux pieds du Souverain Pontife, un bras robuste et une foi à toute épreuve.La Confédération, s\u2019atftermissant de plus en plus sur sa base, et jonut dans la course au progrès matériel vis-à-vis de sa voisine, le rôle de lu \u2018Tortue, dans la fable # du Cerf et de ln Tortue\u201d par le bon Lafontaine, marchant à pas lents, mais sûre d'arriver au but.La jetnesse canadienne catholique, secouant la torpeur dans laquelle elle s\u2019étuit endormie, et nous apparaissant le front chargé de promesses pour l'avenir de notre nationalité; la littérature ajoutant de nouveaux fleurons à sa couronne déjà brillante.Voilà, et j'en passe, quelques-uns «es événements consolants que 1869 offre à nos réflexions.N'allons pas lui redemander de laisser tomber le voile qui recouvre les clotleurs, les peines qu'elle renferme dans son sein, et dont notre société a été l'impassible spectatrice, Qre chacun s'interroge, et probablement il découvrira que pour un rayon de honhewr, des Intmes amères ont coulé, et que les roses de lu vie s'effeuillent bien vite, a\" contact «les épines semées sur leur passage.Cependant, malgré ses mérites ut ses enscignements, à peine l'année 1869 est-elle disparue, que déjà l'oubli et \u201cingratitude Font clinssée bien loin de In mémoire dde la fuule, et personne, xi ce nest quelg'es fervents ndora- teurs «lv prssé, ne songe plus À cette pauvre vieille, qui elle nuasi, avait en au printemps de sa vie les caresses ot lex flatteries, qui vont accucillir l'arrivée de sn fille aînée, Comme le eœur humain est ninsi fait : la vicillesse ne 1 i = artache que le dlédain, tandis qi'it prodig © ses sourires à la jeunczse.Oui, c'est au son des hautbois, des tambours et trom- peties, que 1870 fait son entrée dans le monde.Parée comme ln fin qua l'on mêne au pied des autels, l'on voit accourir sur son passage les jeunes, les vieux, les grands, les petits, les nobles et le roturier, qui tous acclament sa venue.Fière et belle, elle étale aux regards inquisiteurs des spectateurs, ses charmes el ses appas, comme si son printemps allait toujours être éternel.En homme bien appris, j'ai cherché à rendre justice à la mère, il serait done souverainement impoli de ma part, de ne point présenter mes hommages à lu fille, dont Tap- parition est le signal de réjouissances universelles.Aussi quels touchants et riants tableaux, quelle poésie dans le premier jour d\u2019un nouvel an! Il est un tableau entre plusieurs, qui, quoiqu'ancien, offre toujours à mes yeux, ln primeur de la nouveauté, remue sensiblement les fibres de mon cœur, chaque fois que j'ai le lonbeur de le contempler, et force ma plume À vous en détailler les beautés.11 est trois heures du matin, les omlses de la nuit sont encore épaisses sur In terre: cependant, une vive clarté vient de briller aux croisées de la demeure d'un brave cultivateur de nos campagnes.l\u2019our peu que vous approchiez, vous allez voir un vieil- lurd, dont les cheveux ont blanchi dans les rudes travaux des champs, sa haute taille habituellement voûtée vient de se redresser, un sourire se jouc sur ses lèvres, ct une larme coule de ses yeux affaillis par les veilles et les labcurs.Assis dans le fauteuil traditionnel de ses pères, qui a déjà vu plusicurs générations lui fuire les honneurs du repos, revêtu de ses plus beaux habits du dimanche, syant À sex côtés In compagne de sex joies et de ses peines, il est là, attentif, écoutant Te moindre bruit yt i peut parvenir du dehors à son oreille, faisant sortir du fourneau de son vieux brûle-gueule des bouffées de fumée, qui, en décrivant des spivales gigantesques, vont se mêler à celles de l'énorme bâche quai rte dans l'âtre de lu cheminée.Pourquoi cette violence faite au sommeil, à une heure aussi matinale, cette joie rayonnant sur an figure, tempérée par une larme furtive, cet air de fête qui règne par toute in maison, cette attente soutenue ?Oh! c'est qu'un évènement heureux va s'accomplir, qui va nous expliquer la cause de cette transformation.Tout-à-coup, le son argentin des clochettes se fait entendre, une voiture d'hiver, attelée d'un vigoureux cheval canadien, vient s'arrêter à quelque distance de lu maison, Deux hommes taillés en Hercule en descendent, et marchant À pas de Jour, ils espèrent entrer dans la demeure paternelle sans donner l'éveil, À peine ont-ils entr'ouvert la porte, que le bon vicillard, depuis longtemps à laissé son siége, et deux bras encore robustes, les saisissent et les attirent sur sa poitrine, Bon cœur à deviné ce que ses yeux n\u2019ont pu voir, Ses deux fils se dégagent doucement de catte tendre étreinte, pour tomber genoux et demander à leur père, cette bénédiction si mystérieuse et si pleine de charmes.Alors le cœur de ce vieillard n'y peut plus tenir, il pleure, mais c'est de joie, et au milieu de l\u2019émotion qui le domine, il prononce, les deux mnins étendues sur ln + - tête de ses enfants, des mots que Dieu seul lui a mis dans In bouche, Ils se relèvent; mais c\u2019est pour recevoir les embrasse ments d'une tendre mère, dont les sanglots sont mille fois plus éloynents «ue les paroles.Oh! qui pourra Jamais entrevoir les profondeurs de l'amour caché au fonc du cœur d\u2019une mère ?Bientôt cependunt, de nouvelles carioles amènent de nouveaux voyageurs.Ce sont des fils dévoués, dus filles bien-aimées qui, suivies de leurs progénitures respectives, font irruption dans la grande salle d'entrée.Alors c'est uno pluie de baisers retontissants, chacun en a sa part et son compte, et tous vont se prosterner aux pods du bon père de famille, qui demande pour eux les bénédictions du ciel.Mais voilà qu'un nuage assombrit son front, il vient de compter ses enfants, et Baptiste, le plus jeune de ses fils, son jasmin, manque au rendez-vous, Serait-il malade, aurait-il éprouvé quelques accidents le long de sa route, ct un flot de réflexions pénibles vient assaillir sa pensée, Non : heureux vieillard, chasse Lien loin de ton osprit tes alarmes, ton fils Baptiste n\u2019est pas étendu sur un lit de douleur, les difficultés du chemin sont pour lui de vieilles connaissances, et s\u2019il ne répond pas à l'appel.c'est que 55 milles le séparent du toit paternel, sous lequel il tarde de s'abriter.En effet, le claquement d\u2019un fouet, manié par une main habile, retentit au loin, accompagnée d'une voix mâle et sonore, qui stimule un coursier, Tous les yeux sont tournés du côté d\u2019où le bruit s'est fait entendre, mais le père a reconnu ln voix de son cher enfant, et ses prévisions ne tardent pas à se rénliser, Un instant après, un traîneau s\u2019est arrêté, et d'un bon ce fils chéri passe duns tous les bras, reçoit une étreinte chaleureuse sur toutes les poitrines et le tableau est complet, ! Les hommes entourent le père, les filles se groupent autour de la mère, et lu conversation, en attendant le repas, s'engage sur tous les sujets, sur tous los tons, et de temps à autre les cris des murmots, faisant aussi leur partie dans l'entretien, créent dans la maison un bourdonnement, que je ne puis mieux comparer, qu'à celui des ubeilles travaillant À édifier leur ruche, œil cependant, la table se dresse, un fumet 1ble odeur, et tel que sait nous en donner ln icille cuisine canadienne, vient flatter l'odorat d'un chacun, une nappe d'une blancheur éblouissute se déroule, les assiettes se placent, les couteaux ct les fom chettes s'alignent, et entin l'on voit arriver en serre-tde- un dindon et replet qui faisait I'ornement de la basse oie, dont les nnvêtres illustres ont sauvé le Capitole, une côûtelette toute ruisselante de jus, appartenant à un jeune porc, qui remportait l'an cer- nier, le premier prix à l'Exposition Agricole du comté, un slat de boudins et de saucissons, qui se pavanent orgueil- ousement dans leur rotondité et dont la vue seule auitit pour faire crier de rage l'estomiae le plus dyspeptique.Toute la basxe-cour ï 1 passé, l'innocence, In jeunesse, ot Jusqu'au chapon dont la vignette à servi d\u2019enseigne au clocher du village, et qui n'a pas trouvé grâce devant le couteau sanguinaire du Vatel canadien : c'est un massacre gi.néral, un coupe-gorge effrayant.Chacun aussitôt prend su pluce, le père à la tête de la table, la inère à l\u2019autre bout, les enfants par rang d\u2019âze de chaque côté, la caraîte passe «de Mains en mains et reçoit une accolade fraternelle, on dit le henedirite, ot sous les broiements des mâchoires de trois générations, les plats disparnissent comme par enchantement, et au bout de quelques minutes l'on peut parodier le vers de Vivgile : 4 Apparent rari nantes in gurgile casto Ce qui veut dire en bon français qu'il ne reste plus sur In table que des os.; Commencée par un repas, la journée se termine de même, eutremélée de chansons, de luzzis et d'anecdotes, dans lesquelles brille assez souvent ce bon sel gaulois, dont on ne retrouve plus la manjue sur notre Le soir arrivé, chacun laisse à regret la maison paternelle, échange une vigoureuse poignée de mains, donne et recoit un buixer, regagne sa chaumuiere, emportant dans son ewur des souvenirs ineftaçables et promettant, si Dieu le veut, de se réunir de nouveau au retour du nouvel an.Et si maintenant nous abandonnons lu demeure du campagnard pour aller visiter celle du citadin, nous troie- vons Hy encore lu joie et le bonheur régnant en tnnitres, nous assisterons aux plaisirs si purs des petits enfunts, car pour eux le premier de l'an est l'avènement sur le trône, du roi Chausson, qu'une fée bienveillante vient remplir durant la nuit de bonbons, de poupées, polichinelles et joujoux de toute espèce.En ettet, que de chaussons suspendus aux pivds des couchettes! que d'espoirs enfouis dans les mmilles du tricot, qui ne paraissent jamais s'étendre assez au gré de leurs propriétaires ! Aussi ai-je vu une grand'mère, qui n\u2019aimail pourtant pus À gâter les enfants, prêter le sien son garçon et mettre ainsi le lendemain la guerre dans le camp.Entendez vous leurs cris de joie quand le matin, ln petite fille aperçoit la tête d'une poupée sortant comme par enchantement du chausson magique, quand le petit garçon & vu poindre du même ustensile, les Jambes d'un pantin, auquel il rêve depuis tantôt un long mois.Voyez comme l'amour de lu propriété est inné dans le \u201cTa pr Il d pe, la dorlotte, I petite fille s\u2019em le sa poupée, la dorlotte, In minaude, la caresse, Lui fait des olen ne veut lu donner à personne, pleure si vous la lui enlevez, chante pour l\u2019endormir, en attendant que son tour vienne, dans quelques années, de prodiguer ses baisers et son amour à uno autre pou be qui lui causera probablement un peu plus de trouble, Spant au potit garçon, il a à peine touché au pantin, qu\u2019il lui à dj lt accomplir oq cents évolutions et révolutions.Ca Vamuse, de le voir ainsi se démener, se renversant ot s'agitant en tout sens, 1ER JANVIER, 1870.L'OPINION PUBLIQUE =\u2014\u2014 Aussi son pantin lui tient au cœur, c'est son protégé, son ami, son compagnon de jeu, et un peu ss victime, of la ficelle en souffre quelquefois.Il le brisera en imille morceaux, mais il no le donnera à son petit frère, préférant le jeter.Quittons-le grandir, et avant longtemps, il découvrira que le pantin n'est pas aussi rare dans ie monde qu'on le croit, que nous avons des pantins politiques, littéraires, comn nls, et quo ceux qui tiennent les ficelles sont plus nombreux qu'on ne le pense.Le premier de l\u2019un! quelle boite de Pandore pour les uns, quelle corne d'abondance pour les autres! C\u2019est le rêve do la joune fille, l'aurore d'un meilleur avenir pour un malheureux, dont le talent n'attend quo quelques rayons de soleil, pour clore l'époque où la misère assiége plus fortement l'habitation du pauvre, qui n\u2019a pour réchauffer ses membres engourdis, que la chaleur bien- fuisante du sanctuaire où il vient chercher un abri et pui- sor de la consolation; c'est lo temps ol les ennemis se rapprochent, ln date où les hommes politiques font la sropagande, su moyen da leurs cartos de visite of de leurs faux sourires, l'anniversaire «es mauvais calem bourgs, des entretiens insipiles et cles souhuits sinc:res.Comme chroniqueur, nimant ses lecteurs et ses lectrices, dont il ne connait cependant pas les goûts, je leur ferai un souhait assez original clans son espèce mais vrai dans son essence- Je souhaite donc à tous: 1o.co qu'ils n\u2019ont pas ; 20.co qu'ils désirent ; 30.ce qu'il leur est possible d'avoir.Ap.Viner.Il vient du paraître en France un recueil considérable des causes les plus émouvantes des temps modernes.Nous avons cru que lu publication de quelques uns de ces procès fameux, qui ont ou tant de retentissement dans le monde, serait agréable et utile à nos locteurs.Quoi de plus intéressant en effet que ces scènes terribles dans lesquelles la triste ité éclate sous los formes les plus romanesques?On croit, en les lisant, avoir sous les yeux des fictions poétiques, et copendant tout est vrai, authentique.Nous nous proposons de rendre ces récits plus intéressants encoro en les accompagnant de tableaux où seront représentés les circonstances et les auteurs du crime, Nos lecteurs y verront figurer ces illustres avocats dont le talent fait la gloire de ls France ; ils trouveront dans leurs plaidoyers le secret et lu raison de leur réputation universelle, Nous avons pris une do ces causes au hasard parmi toutes celles qui s'offiaient à nous; la jeunesse des victimes et les circonstances du meurtre lui donnent boau- coup d'intérêt.LE MEURTRE \u2014PAPAVOINE (1825.) Voici un des drames les plus émouvants, les plus étranges que puissent présenter les annales de la justice criminelle, en France.Et cependant tout y cat simple, excepté un seul point.Co point douteux cst, il est vrai, le point terrible, celui sue lequel repose cette question suprême : L'accusé est- il coupable?Le crime, ici, cat flagrant, horrible : les victimes sont deux petites creatures innocentes ; les témoins sont nombreux, unanimes; l\u2019aceusé lui-même avoue.Et cependant la conscience humaine n'en continue pas moins d'élever la question que l'évidence des faits n'a pu rendre inutile : L'accusé est-il coupable ?L\u2019accusé, que dis-je, l'auteur déclaré, vonvaineu, avoué, d\u2019un crime détestable a expié son forfait sous lc couperet du la loi; ot cependant la conscience hu- , après trente ans passés sur l\u2019expintion sanglante, incore avec un doute croissant, où plutôt avec une ide de l'erreur commise ; Le condamné fut-il coupable ?Qu'est-ce donc, et quel nouvel élément vient de s'introduire dans l\u2019apprécistion des actes humains?Quel étonnant pro- blèmr s'ugite autour de ces actes qu'il avait paru jusqu'alors naturel de reporter à la libre responsabilité de leur autour ?Voilà un homme qui à commis le crime, et il ne serait pas coupable! \u2018Telle est la questien quis été pour la première foisnettement posée au criminaliste et à l\u2019opinion universelle par le procès de l\u2019apavoine.Cette cause marque, dans l'histoire de le justice humaine, une ère nouvelle, Cb n'est qu'après l'exécution de cet homme que le juge re croira forcé d'interroger, après les faits cux-mêmes, la conscience, la raison, la santé physique et morale de Paccusée.La psychologie ct la physiologie viendront s'anscoir désormais entre le criminel et von juge.C'est ainsi qde, à certaines périodes de l\u2019histoiro de l'humanité, disparaissent certains crimes.La loi s'épure ; ses peines diminuent et s'adoucissent à travers les Ages, ot le coupable d'hier n\u2019est plus que le malheureux d\u2019eujourd'hui, Nous voulons raconter les faits de cette affaire étrange avec toute In simplicité, toute la trivialité des faits eux-mémes.L'intérêt dramatique est tout entier dans le contraste des faits et de leur cause, Le 10 octobre 1824, par une matinée de dimanche, chaude pour la saison et même légèrement orageuse, du nombreux promeneurs se dirigeaient vers le bois de Vincennes.Les uns venaient du fort ou do la ville de Vincennes; los autres venaiont de Paris par les voitures publiques.Parmi ces derniers, une jeune femme, appartenait par son costume à ls classe ouvrière ls plus aisée, tenait do chaque main deux petits garçons âgés, l\u2019un de cing ans, l'autre de six.Une autre femme vêtue de rose, d'une tournure et d\u2019une mise assez communes, se croisa, devant la demi-lune qui regards le bois, avec la promeneuse aux enfants, jous quelque temps avec eux, los carcass et continua sa route.Un homme, vêtu d\u2019une redingote bleue boutonnée jusqu\u2019en haut, le chapeau recouvert d\u2019un crûpe, avait paru regarder cette scène avec intérêt.It aborda la femme vêtue de rose et lui dit: \u201c Connaïssez.vous ces enfants que vous venez d'embrasser 7\u2014On peut bien faire des caresses à des enfants qu'on ne connait pas,\u201d répondit ls femme, ot clle w'éloigna.La imèro des deux enfants, car c'était leur mère, avait remarqué cet homme arrêté, qui considérait ses enfants, et qui vausait avec la femme vêtue de rose, Elle n'attacha aucune importauce à ses remarques, et w'eufonça daus le bois par l'allée des Minimes.Puis, après quelques ébats des deux petits garçons sur le sable de l'allée que jonchaient déjà les feuilles jaunies, commo lv ciel s\u2019assombrissait et que quelques gouttes de pluie commençaient à tomber, elle se diriges avec eux vers une sorte do bal ou guinguette cn planches.Son intention était de wy asseoir à l'abri avec ces enfants, pour leur partager leur déjeuner qu'elle avait apporté dans un panier.Tout à coup elle aperçoit devant elle le curieux en redin- Eote bleue.Les traits de cet homme sont d'une pâleur effrayante, vos gestes sont convulsifs et, d\u2019une vole rauque qui la glace de terreur, il lui dit: Votre promenade ext bientit finie, Saisie d\u2019une terreur instinctive, la mère veut se hâter ; mais l'homme rapprochant du plus jeune des deux enfants le frappe violemment.Lu mère croyant que cet homme a donné un coup de poing à sou fils, frappe l'agresseur d'un coup de parapluie sur la tête; celui-ci, sans riposter, passe du côté de l'autre enfant, le frappe encore ct w'éloigne à grand pas, Tout à coup, la pauvre mère voit s'affaisser tour à tour chacun de ses deux enfants : ilu sont morts, Je sang les inonde ; un nuage passe Bur ses yeux, elle tombe évanouie.Aux cris qu'a poussés la mère en reconnaissant l'horrible vérité, quelques promeneurs avcourent et voient ce déplorable spectacle : une femme évanouie ! On s'empresse, on prodigue dun soins à l'infortunée, on la rappelle à la vie, et au souvenir de son malheur ; elle raconte l'assassinat, dépeint le malfaiteur et l'autorité se hûte de faire fermer les portes du bois.Des gendarmes à cheval sont envoyés daus toutes les directions, avec ordre d'arrêter tout\u2019 homme isolé qu\u2019ils pourraient rencontrer dans le bois.On à cependant emmené la mère à Vincennes; on l'interroge.Elie déclare'se nommer Charlotte Hérin, elle est âgée de vingt-cinq ans, onvrière en dentelles et habite Paris avec sa famille.Quoiqu'elle ne soit pas mariée, elle est bien la mère des deux victimes, Son père cst concierge de lintendance militaire.Le père des deux eafants est un sicur Gerbod, fils d\u2019un riche carossier auquel 11 a succédé duns l'exploitation de son industrie, Depuis 1815, une union que n\u2019a pas légitimé la loi, s'est établie entre eux, et les enfants qui en étaient le fruit ont été reconnus par leur père.Le père de Gerbod avait d'abord consenti au mariage de son fils avec la demoiselle Hérin; maïs il retira ensuite son consentement, à cause des mauvais procédés de la famille ot d\u2019une scène que fit ln demoi- seile Hérin elle-même, Le jeune Gerbod était à Bruxelles, où l'avait envoyé son père pour l'éloigner d'un commerce dangereux, Pendant cette absence, la demuiselle Hérin vint trouver le pire, se plaignit des obstacles qu'on apportait à leurs relations, et demanda obstinément où était le père de ses enfants.Gerbod we refusa à le dire.+ Vous avez beau faire, répondit lu demoiselle Hérin, nous nous marierons malgré vous.\u201d Et elle présentait à Gerbod les enfants de son fils \u2014\u201cCex enfants seront les miens, dit celui-ci, ils ne manqueront de rien, mais ce mariage est impossible.\u201d En effet, un notaire de Vincennes, qui avait par ses conseils détourné Le fils Gerbod de cette union mal assortie, fut chargé de servir à lu demoiseile Hérin un secours mensuel de trente francs.Mais cette pension alimentaire cessn d'être payée lorsque, wobatinant dans sa résolution, la demoiselle in alla retrouver son amant à Bruxelles, et le ramensavee elle à Paris, Les deux enfants avaient été placés dans un putit pensionnat de Vincennes, ct la malheureuse mère était venue les prendre ce jour-là pour leur donner une journée de récréation.Tel ent le récit qu'on put deviner à travers les larmes et les sanglots de la demoiselle Hérin.Comme elle avait insisté sur la rencontre de lu dame vêtue de rose, et que, dans sa pensée, cette femme était des connaissances de l'assassin, on la fit immédistement rechercher dans Vincennes et on ne tarda pas à ls trouver.Cotte femme, interrogée, déclara se nommer Malservuit, être demoiselle et marchande de modes à Paris, Elle avait entretenu autrefois avoc un sieur Fournier dus relations intimes ct, ce commerce ayant cussé, ils avaient continué de se voir.Le matin même, lo sieur Fournier qui, de temps cn temps, donnait quelques secours à la fille Malservait, était venu la voir et lui avait dit qu'il allait chez son frère à Saint-Mundé.La fille Malscrvait qui n'avait pas pris l'air depuis longtemps, manifesta Vinten- tion d'accompagner Fournier ; mais, comme cclui-ci ne pouvait la conduire chez von frère, il fut convenu qu\u2019ils purtiraient ensemble de Paris, que la fille Malservait irait se promener à Vincennes pendant que Fournier s'arrûterait à Saint-Mandé, et qu'ils so rejoindraient à une heure donnée dans un café de Vincennes qu\u2019ils se désignérent.Ces explications données, et elles parurent vraisemblables, on demanda à la fille Malservait ai elle connaissait l'individu qu'on lui désigna, qui lui avait adressé la parole dans le bois, après qu'elle cut cmbrassé les enfants.Elle dit quo non, et rapporta lea paroles qu'elle avait échangées avec cet homme qui lui était, avant ce moment, parfaitement inconnu.En cet instant, et comme la nouvelle du meurtre s'était répandue dans Vinceunes ayec la rapidité du l'éclair, une dame Juan, épicière, vint déclarer qu'un hommo ressemblant à celui qu'on désignait comme l'assassin, s'était arrêté près de sa boutique pendant que la dame en rose y était entrée pour prendre un verre de liqueur, qu'il avait examiné attentivement cutte femme (Ia fille Malseryait,) qu\u2019il l'avait suivle sans paraitre d'ailleurs la connaître, et witait dirigé sur ses traces, vers le bois, Puis, quelque temps après, cet homme était revenu dans Ia boutique et lui avait demandé un couteau.La dame Jean n'avait que des couteaux assortis, par dousaines ; l'homme se refusa à en prendre une douzaine, et obtint (won cn détachit un, offrant de le payer un peu plus cher qu\u2019on ne lui aurait vendu aycc les onze autres, Ce couteau lui fut liyré ct l\u2019homme we dirigea do nouyeau vers le bois.\u2018Trois personnes étaient réunies qui toutes avaient vu l'assassin, ct qui s\u2019accordsient sur son signalement.Il était mince élancé, pâle, soigneusement boutonné dans une redingo bleue.Ben cheyeux épars étaient châtains, nes favoris de la même couleur.Son chapeau était recouvert en partie d'un crôpe noir couau, comme d'ordinaire, mais retenu par une large boucle, La dame Jean, veuve dupuis quelque tempa, avait remarqué co détail qui faisait sur elle tune pression profonde.Pendant ces interrogatoires ot ces investigations premières, lu gendarmerie battait le bois.Dans une allée parailèle à l'allée des Minimos, un gendarme rencontra un homme dont le signalement répondait à celui qui avait ôt6 donné dès les premiers moments.Cet homme causait tranquillement avec un canonnier.Le gendarme le somma do le suivre.« Vous prenez l'autre pour moi, dit l'individu qui voulait évidemment dire: Vous me prenes pour l'autre.Jo nodemande pas mieux que de yous suivre, mais vous perdez votre temps et vous alles Ialsser échapper le véritable coupable.\u201d À continuer.TROPMANN.\u2018Tout lu monde connait l'histoire épouvantable du crime de Pantin, l'assassinat d'une famille tout entière, buit victimes ! par un monstre du nom de \u2018Tropmann.Ou sait que les révélations de ce misérable ont amené la découverto du huitième cadavre, de Kinck père, qu\u2019il avait cu la criminelle lâcheté jusqu'à ces derniers jours d'accuser du meurtre de sa femme et de ses pauvres enfants.Voici les aveux qu'il a faits à la veille dejson procès «qui vient de commencer.Nouveaux Aveux.\u2014'Tropmann continue à fairo chaque jour un nouveau pus «dans In voie des aveux.Il persiste dans ses affirmations au sujet de l'empoisonnement de Kinck père.Après avoir déjeuné ensemble dans nn cabaret, Tropmaon emports une bouteille de vin, Ile s\u2019enga- girent sous bois tous deux ; firent une halte pourse rafraichir, et c'est dans le dernier verre que l'assassin verms le contenu d'une petite bouteille qu\u2019il avait sur lui ; Kinck pire tomba foudroyé, Tropmann n'eut que la peine de l'enterrer, Hnbitué aux travaux des usines et par conséquent us peu chimiste, c\u2019est lui-même qui avait fabriqué l'acide prussique.\u2014Pendant tout le cours de l'opération, ajoute-t-il, je consultais fréquemment des livres de chimie, pour être bien sûr que Je ne me trompais point.Quant A Gustave Kinck, il l\u2019a tué, dit-il, deux jours avant le rente de la famille.11 l'a amené à l'hôtel du Chemin de fer du Nord, et lui « fait écrire une lettre à as mère, encore à Roubaix, l'engageant vivement à venir à l'aris et dissut que leur père venait d'acheter une petite maison i Pantin, C\u2019est à l'aide do cette fable quit a entrainé Gustave au-delà des Quatre Chemins.Ils étaient venus en omnibus jusqu'au pont de Flandres.En traversant.le Chemin Vert, Tropmann à frappé à l\u2019improviste sa victime: d'un coup de couteau à In gorge.\u2014C\u2019était un couteau de marchand de vin, a dit l'assassin, ot je me souviens de n'avoir donné qu\u2019un seul coup.11 avait d'abord enterré uno pelle ot une ploche, dut les déterrer, creuser la fosse, la recouvrir et entertor de nouveau les instruments qu'on « trouvés depuis.\u2014Je savais que personne ne passe de cex vôtés-Li; apres dix heures, a-t-il dit, j'étais bien sûr d\u2019être tranquille.I à procédé de même pour les autres victimes.La pelle et In pioche achetées chez le taillandier Bellenger a nix heures et prises vers huit heures le 19, ont été enfouies par lui non luin de l'endroit où il avait frappé Gustave, Les outils étaient donc tout préts.Mais ls fosse n\u2019était pas creusée à l'avance.Malgré nes réticences actuelles, on a acquis Ia presque conviction qu'il a agi seul.D'après ses propres déclarations et un certain nombre de preuves matérielles, voici d\u2019une façon définitive comment il aurait opéré : Un premier voyage aurait amené la mère les deux plus jeunes enfants.Avant tout, il se serait occupé de la mère, ct ce n\u2019est qu'après l'avoir bles- séu et renversée qu'il se serait jeté sur ses petites victimes.IR n'a pas encore songé à le fosse, ct a tout simplement laissé les trois corps étendus sur le champ Langlois en allant chercher les trois autres, C'est dans la voiture qu'il « commencé à préparer, en jouant, le moyen d'étrangler d'abord les ainés, IL était ui facile, sans qu\u2019un enfant s'en doute, de placer sur ses épaules un foulard ou une corde.Un fait bien saillant et qui prouve combien son sang-froid l'avait abandonné.Tropmann ne se rappelle pas avoir nombreux coups qu\u2019on & pu compter.d'avoir frappé une seule fois, C'est lui-même qui a creusé la longuo fosse où les cadavres ont été trouvés.Il déclare avoir employé trois quarts d'heure à ce travail, C'est, du reste, à la suite de cotte déclaration que M.Douet d'Arc a fait faire l'épreuve dans le champ par un homme d'une taille semblable et qui à mis en effet trois quarts d'heure à creuser une fosse des mêmes proportions.Tropmann lisait les journaux avec une grande attention.Au Havre il les apprenait pour ainsi dire par cœur, voulant dre au courant des recherches ct den investigations si passionnées que l'opinion publique exigeait à ce moment.\u2014Ft puis, dit-il, c'était surtout pour savoir ce que Je devais répondre.Tropmann a ajouté que son intention première n\u2019était pas de tuer toute In famille ; il voulait seulement s'approprier les 12 où 1,500 fr, que le père Kinck avait emportés et les 5,500 fr, que la mère avait retirés de la banque de Roubaix et envoyés à Guebwiller.\u2014Beulement, réplique-t-il, lorsqu'on lui en parle, comme la famille savait que j'étais parti avec le père, que nous courions l'Alsace ensemble, elle aurait bien vite été inquiète, ct on se serait aperçu de mon crime.J'étais donc forcé, pour ma sûreté personnelle, de supprimer tous les témoins qui auraient pu m'accuser un jour, Cependant un détail donne à penser que Tropmann a prémédité longuement la disparition de ls famille Kinck ; c'est qu'on a trouvé, cousts dans ses vêtements, cachés dans ses bottes, tous lex titres de proprièté du père.Il est donc difficile d'admettre l'entrainement du crime, il y & ou préparation ot préméditation.Il est asses curieux de savoir ce qu'il pensait dans le commencement do l'instruction.«Jo suis jeune, disait-il, on admettre l'exaltation, la pas- wion.\u2026e serai condamné à vingt ans de travaux forcés.Je ne sortirai qu'à quarante ans, Co sera un peu tard pour com- moncer ma fortune.\u201d « Fortune,\u201d co mot-1a revient dans toutes les conversations do Tropmann.\u2018Tropmann s'occupe activement de sa défense.Il Jans In journée du 26 à rédiger un long rapport sur son affaire, qu'il a remix à Me Lachaud, cn l'autorisant à en donner con- naimance au juge d'instruction, si toutefois fl le jugeait convenable.- Chaque jour il ajoute au dossier qu'il ve prépare, quelques mots relativement ses complices.11 prétend que le justice les connait presque ou qu'elles les à eus vous le main.porté à ses victimes les Il ne se souvient que Dans un salon on demandait à une petite file : \u2014Qui aimes-tu mieux de ton paps ou de ta maman ?=J'aime mieux maman.\u2014Pourquoi ?Parce que maman me donne deux sous pour chaque dou- saine de cheveux blancs que je lui arrache. L\u2019OPINION PUBLIQUE.182 JANVIER, 1870.LE em WW il | i ! Une jeun: femme\u2014nwimporte lquelleg\u2014cnt i su toilette, Elle appelle «8 femive de chambre, grosse campagnarde taillée en nourrice : \u2014 Catherine ! ~sMadame ?\u2014 Apportez-moi mes bottines et dépêchez-vous ! Je suis pressée.\u2014 Bien, madame, Une minute sc passe.Les bottines demandées nu puraîssent pas.Nouvel appel.Catherine! \u2014 Madame ?\u2014 Eh bien, ces bottines ?\u2014 A linstant, madame! Comme vous waves dit que on prexsait, je les ai lacéer, Un Gascon ayant prix querelle avec un passant, lui dit en colère ; + Je te donnerai, maraud, un si grand coup de poing, que je t'enfoncerei la moitié du corps dans le mur, et ne te laisserai que le bras droit de libre pour me saluer.\u201d Certain Gascon, pressé d'argent, Vint dire au bon Fleury : « Je suis votre parent, Monseigneur.\u2014Mon parent !\u2014Oui, répondit le drôle, de le suis.\u2014Par où donc ?\u2014Eh! du côté d'Adam.\u201d Lors lu prélat, d'un sou le régalant, Lui dit : « Cousin, passez dans toute la familte ; Et que chacun vous donne autant !\" On jets, à coups de pieds, du haut d'un cscnlier en Las, un Gascon insolent, Bon ! dit-il cn se relevant, je me soucie te cela comme «de rien ; aussi blen je voulais descendre.On se promène en famille dans le jardin de M.X.\u2014Dis donc, papa, Jui dit son petit garçon, ce sera-t-il à moi ce jardin-là quand tu serus mort ?LE PÈKE.\u2014Uui, mon chéri.(Be tournant vers un voisin.) II n'a que septans, monsieur ! \u2014Le mariage « son bon côté ; il ouvre au chroniqueur un horison insondable de drôleries : LOISIRS 7 / y 1 *,* X.régularise sa position ct se maric, La dame rayonnait.\u2014Vous êtes donc heureuse ?fait quelqu'un.Après tout ve que vous avez souffert, comment pouvez-vous être si contente ?\u2014Vous n\u2019y connaissez rien ! Le mariage, voyez-vous, c\u2019est lu revanche de la femme.*,* ELLE\u2014 Tu ne t'ennules pus de cette nouvelle existence ?L'1\u2014Non.ELLE,\u2014 J'ai toujours peur que tu ne regrettes la vie de gar- gun! Lt1.\u2014T'u es Une enfant.Je la regrette si peu que si tu mourais je crois que je me remaricrais de suite.*,* Un marie rentré chez lui, à la soirée, essayait en vain de lire son journal ; 5a ferume assise devant lui ne cussait de lc gronder ct de se plaindre.Tout à coup il lève la tête : \u2014Tiens, dit-il, voici un magnifique article : \u201c Le plus bel apanage de l'homme, c'est uno bonne femme, une femme modèle.\u201d \u2014Sun épouse le regardait en souriant.\u2014Oui, dit-elle, mais où la trouver ?\u2014Oh ! c'est fort aisé, dit le mari, ce journal
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