L'Opinion publique, 14 juillet 1870, jeudi 14 juillet 1870
[" VoL.I\u2014No.28.\u201c L'OPINION PUBLIQUE.LONDI,11 JUILLET, 1870.L'ARBITRAGE.Il a tristement fini, cet arbitrage prévu et ordonné par l'acte constitutionnel de 1807 et qui devait diviser et ré - partir entre Québec et Ontario les \u2018dettes, crédits, obligations, propriétés et l'actif\u2019 de la ci-devant Province unie du Haut et du Bas-Canada, aux termes de In section 142.Trois arbitres devaient être nommés, l'un par lu Provinca de Québec, le deuxième par celle d'Untario et le troisième par le gouvernement Fédé ral : \u2014 Québec choisit le Juge Day, Untario le sénateur McPherson et le Conseil Privé le Colonel Gray, de 1a Nouvelle-Ecosse.La commission à commencé ses opérations depuis près de troisans.C'était un peu long et la patience des députés et de leurs commettants du Bas Canada commençait à se lnsser.Durant les derniers jours, pourtant, les choses avaient meilleur aspect; on parlait d'un chiffre raisonnable comme représentant la part de la dette à payer par le Bas-Canada et l'échiquier de Québec allait se trouver dans un état florissant.Et tout cela allait se révéler dans une solution très-prochaine.C'est une illusicr tombée.Le Colonel Gray, tiera-ar- bitre (umpire), s'es.rangé du côté d'Untario et a voulu accorder à John Sandfield tout ce qu'il demandait et même plus qu'il ne demandait! C'était une vraie conspiration contre Québec: le Juge Day a de suite résigné et l'on rapporte que l'hon.Premier, M.Chauveau, a protesté contre la décision et déclaré considérer comme illégal tout procédé de la commission, le Col.Gray n'ayant plus le droit de rester arbitre ; il est en effut devenu citoyen du Haut-Canada depuis au-delà d\u2019un an, et l'acte de 1867 exige formellement que le tiers-arbitre ne peut être pris ni domicilié dans Québec et Untario.Une petite histoire, que la presse d'Untario a dans le temps réussi à étouffer, nous explique peut-être un peu trop clairement, ce dénoûment si subit.A la fin de la dernière session fédérale nu quelques juurs après, le Col.Gray à traduit en cour criminelle les propriétaires du Globe pour avoir publié dans leur journal une rumeur peu flatteuse pour lui: on l\u2019accusait de s'être vendu à M.McPherson, l'arbitre Laut-canadien, qui l'aurait acheté par prête d'argent ou sous toute autre forme quelconque qu'on trouve dans le Code des acheteurs et des vendus de bon ton.Le plaidoyer ou la réponse de l'Hon.M.George Brown fut courageuse ct un peu brutale.\u201cC'est vrai, dit-il en substance, mon brave Colonel, mon \u201cjournal a publié sur votre compte ce que vous me re- \u201cproches tant.Mais ls fautc n'en est pas à moi; c'était \u201cà Ottawa une rumeur généralement accréditée.Grand \u201cnombre de membres disnient tout baut que M.Chnuveau \u201c ne se génait pas pour déclarer que vous étiez vendu à \u201cMcPherson,\u201d Depuis, le procès n'a pas fait un pas! Les soupçons ont d'autant plus de prise sur M.Gray qu'il passe pour pauvre et \u201cêtre à la recherche d'une position!\u2019 pécunisire bien sise.M.Chauveau à éventé la mèche à temps et nul doute que le gouvernement Local et ls partie bas-cans- dienne du Cabinet Fédéral seront inflexibles ot intraitables tant qu'ils n'auront pas obtenu un nouvel arbitrage.J, A.Mousssav.MONTREAL, JEUDI, 14 JUILLET, 1870.{ BONNEMENT $2 50 an Nuukno 5 Crntixs.SIR LOUIS HYPOLITE LAFONTAINE.Nous avons fait une mauvaise note au bas de la biographie de l'hon.Baronet.Voulant réparer un oubli que nous avions fait, nous écrivimes cette note à la hâte au moment de mettre sous presse.C'est madame Kinton et non pas Clinton qu'il épousa en secondes noces, et ce n'est pas un seul fils, mais deux qu\u2019il eutde ce mariage.Madame Kinton était une demoiselle Morisson, sœur de Mgr.Morisson.Sa mère était fille du Col.F.Boucher.Le Courrier de St.Hyacinthe a relevé avec raison une erreur que j'ai commise en parlant des difficultés de M.Lafontaine avec Lord Metcalf.Cette erreur vient, comme on le verra, de ce que j'ai donné comme cause de leurs difficultés ce qui n'en était qu\u2019une conséquence.Voici ce que je disais : \u201c Lord Metcalf refusait au ministère le droit d'exercer le patronage exclusivement en faveur de ses amis et partisans.MM.Baldwin et Lafontaine soutenaient que lo patronage était ane des principales attributions du ministère sous un gouvernement constitutionnel et responsable, ta moyen d'influence et de conservation nécessaire à son existence.\u201d Voici ce que dit le Courrier : \u201cCe n'est pas cela du tout.Il s'agissait de savoir si le Gouverneur avait droit de nommer de son chef les fonctionnaires publics, ou seulement sur la présentation de ses mi- uistres, Cette question mettait en cause tout le système du gouvernement responsable.M.Lafontaine comprenait mieux la constitution anglaise que le représentant de l'Angleterre, on du moins voulait la pratiquer mieux que lui.Le Courrier a raison sur ce point, mais je ne suis pas prêt encore à arrapter se manière de voir sur d'autres points.Toutefois je souhaite que tous ceux qui trouveront des erreurs dans mes biographies les relèvent et m'en avertissent: je me ferai toujours un impérieux devoir de les corriger.J'aurai occasion plus tard de tenir compte de ces critiques.N'ayant d'autre but que de fuire connaître nos Bloires nationales, j'accepterai avec reconnaissance les conseils de ceux qui pourront m'aider à rendre mon travail plus utile et plus fructueux.Ceux qui savent dans quelles circuusianves j'écris ves Livgeaphies ei avec quelles difficultés je puis me procurer les renseignements dont j'ai besoin, me pardonneront, j'en suis sûr, quelques inexactitudes.Je fais ce que je peux, d'autres, s\u2019aidant de mon travail, feront mieux plus tard, je l'expère et le désire: ils pourront donc, alors, mieux refaire ce que je n'ai qu\u2019ébauché, suivant le désir de notre ami du Courrier, Certes, je serais bien difficile, si je n'étais pas satisfait de l\u2019accueil sympathique qu\u2019on fait partout à mon entre- rise.?Je regrette même qu'on ne m'honore pas plus souvent de critiques qui me seraient d'un si grand secours, lorsque plus tard je retoucherai toutes ces biographies.Ce n\u2019est pas de moi qu'il faut s'occuper, mais de ceux dont les vertus et les talents font notre force et notre gloire et dont je veux perpétuer le souvenir et les grandes actions dans la mémoire du peuple.L.0.Davin.\u2018COLLEGE MASSON.Nous avons assisté, le 30 Juin dernier, à la distribution des prix de ce Collége.Tout ce que nous y avons vu et entendu nous a convaincu de l'utilité ét de l'importance de cette institution et des heureux résultats qu'elle est appelée à produire dans notre population.L'éducation qu\u2019on y donne est uniquement commerciale et pratique, elle répond donc à un besoin pressant, aux vœux et aux aspirations de tout le pays.Nous sommes certains que ceux qui sortiront de cette institution d'ici à dix ans ne regretteront pas dans le monde la position de ceux qui auront fait des cours classiques.M.R.Masson, membre pour Terrebonne, a fait un bon discours, plein de choses utiles pour démontrer ls nécessité d'un pareil système d'éducation.Il à surtout insisté sur l'obligation pour le clergé de diriger la jeunesse et l'esprit public vers des études plus pratiques que celles trop généralement suivies jusqu'à ces dernières années.M.Masson s'exprime bien et deviendra avec l'amour du travail et le patriotisme qui le distinguent, un de nos hommes les plus utiles.M.Tuillon, avocat de Montréal, qui a beaucoup de talent et trop de modestie, à aussi fait un joli discours dans lequel il à exprimé à l'égard des fondateurs du collége Masson des sentiments nobles et louables.Il à rendu à la générosité de Madame Masson et de sa famille qui ont fondé et comblé ce collége de bienfaits, un home bien mérité.mes L.U.D.\u201cCHEMINS DE FER.GRANDE ASSEMALÉE.Le projet du chemin de fer destiné à relier Montréal a Ottawa et su Nord a été sanctionné jeudi dernier, dans une grande assemblée, dans la salle du Marché Bonsecours.Des résolutions furent passées pour encourager lu Corporation à souscrire le million de piastres réclamé par la Compagnie amalgamée, et des discours importants furent faits par Sir George Etienne Cartier, les hons.Young, Ryan, Ouimet, Dorion, MM.Cherrier Cross, Dubamel et le membre pour Terrebonne, M, R.Masson, L'Assemblée, qui était composée en grande partie de Ia population canadienne française du faubourg Québec, montra beaucoup d'enthousiasme pendant tous les procédés, surtout lorsqu'on parlait de l\u2019établissement du terminus dans la partie Est de Montréal.Les avantages de ces voies ferrées pour Montréal, la colonisation et l'industrie furent démontrés de toutes les manières.Sir George parla politique et dit que le chemin de fer projeté ne serait qu'un chainon de la grande voie de communications qui, avec le Grand Tronc et le chemin de fer intercolonial et le Pacifique, unirait les deux océans et relierait, un jour, à l\u2019ombre du drapeau de la Confédération, tout le territoire compris entre Halifax et Victoria, MM.Cherrier et Duhamel répondirent à ces déclarations par des allusions plus que transparentos.Cette assemblée n été un grand succès ; ceux qui l'ont organisée ont su mettre de côté la mesquinerie et l'esprit de parti qui tuent toutes les entreprises les plus utiles depuis quelques années.M.Beaubien, membre pour Hochelaga, mérite des éloges pour la part qu'il à prise dans cette affaire, dont le succés lui fera honneur.LI n\u2019y & pas de doute que la Corporation se rendra aux vœux des citoyens et que la partie Ouest écoutera les conseils de justice et d'impartialité que leur ont données, jeudi soir, quelques uns de leurs citoyens les plus distingués.Nous ne pouvons croire qu'elle refusers à la partie Est 218 L'OPINION PUBLIQUE 72 14 JUILLET, 1870, de Montréal si pou favorisée le moyen de progresser et de se développer plus rapidement.Nous allons avoir la preuve de ce qu'on peut espérer d'elle.COURRIER D\u2019ONTARIO.On connaît lo triste sort des trou françaises envoyées à 8t.Domingue par Napoléon, pour pacifier cette colonie, entraînée à la révolte, pendant les grandes tourmentes de la révolution française.Après avoir en partie reconquis les provinces de l'ile, et fait Ia paix avec Toussaint Louverture et lous ces généraux, l'armée française devint la proie de la fièvre juune, plus terrible en cette année 1803, que les années précédentes.Vingt généraux furent frappés presque simultanément.Quinze mille hommes furent emportés en sept ou huit semaines.Bref, d'une armée du trente à trente-deux mille hommes, il en restait à la fin sept à buit mille.x Thiers écrit les lignes ci-dessous, à propos de cet événement : « Tel fat le sacrifice fait par le Premier Consul à l'ancien système commercial de la France, sacrifice qui lui « été amèrement reproché.Cependant, pour juger sainemeut les actes des chefs de gouvernement, il faut toujours tenir compte des circonstances vous l'empire desquelles ils ont agi.Quand la paix était faite avec le monde entier, quand les idées du vieux commerce revensient comme un torrent, quand à Paris, et dans tous les ports, des négociants, des colons ruinés, inro- qualent à granda cris le rétablissement de notre prospérité commerciale, quaod ils demandaient qu'on nous rendit une possession qui faisait autrefois la richesse et lorgucil de l\u2019ancienne monarchie, quand des milliers d'officiers, voyant avec chagrin leur carrière interrompue par la paix, offraient de servir partout où l'on aurait besoin de leurs bras, était-il pos- siblo du rufasor aux regrets des uns, à l'activité des autres, l\u2019occasion de restaurer le commerce de la France?Que n'a pas fait l'Angleterre pour conserver le Nord de l\u2019Amérique ?l'Ex- paume pour en conserver le Sud f que ne ferait pas la Hol- de pour conserver Java?Les peuples ne laissent jumais échapper aucune grande posscrsion sans essoyer de la retenir, w\u2019eussent-ile aucune chance de succès.Nous verrons si la guerre d'Amérique aura servi de leçon aux Anglais, et dils n'esayeront pas de défendre le Canada, le jour où cette colonie du Nord cédera au penchant bien naturel qui l\u2019attire vers les Etats-Unis.\u201d °° Ce penchant bien naturel n'attire guère que le Pays, ct sen inspirateurs ordinaires, vers la république voisine.Le reste de population canadienne, c\u2019est-à-dire la masse du peuple presque tout entier, est réfractaire À ce penchant.Pèche-t-clle contre nature, suivant l'opinion de M.Thiers ?J'en doute fort, car d'ordinaire les peuples ne résistent guère à de\u2018pareils penchants, lorsque leur intérêt les y pousse.Il peut se faire que dans dix ans, dans cinq peut-être, il y ait un fort parti annexioniste au Canada.Car beaucoup d\u2019entro nous no veulent point de l'indépendance, et déclarent carrément que si la politique de nos hommes d'Etat, ou des hommes d'État d'Angleterre, amine la rupture du lien colonial, ils demanderont l'annexion.Mais si ce parti existe dans cing ans, ou daus dix ans, pourra-ton dire qu'il a cédé à un penchant irrésistible pour les Etats-Unis ?Bien loin de là?Il aura cédé à une force majeure toute autre, celle qui résulte de la politique anti-colonisle des ministres anglais.M.Thiers parait bien convaincu, dans le passage cité plus haut, que malgré la leçon de ls guerre de l'indépendanre, l'Angleterre ne verra pas s'éloigner le Canada sans un grand serrement de cœur, et qu'elle sera touts disposée à prendre les armes pour le défendre, et le conserver fidèle à son alle- æeance, Et cependant quelle est la vérité?C'est que nous voulons rester fidèles et loyaux sujets de la mère-patrie, et que ve sont les ministres de la mère-patrie, qui semblent fati ;uës de notre fidélité et de notre toyauté.M.Thiers à va les choses renversées dans les brumes de l'avenir.Au lieu d'un entranement sympathique, c'est de l'antipathie que nous avons éprouvée jusqu'à cette heure pour les Etats-Unis.Et les ministres anglais, loin de paraître disposés à nous défendre contre un penchant naturel qui nous porterait à sacrifier notre allégeance, font ce qu\u2019ils peuvent pour nous inculquer des tendances annexionistes.e .Da reste, il en est de même partout, en Europe.A la fureur de posséder des colonies qui s'était emparée autrefois de tous les pouvoirs européens, ont succédé d'autres ambi- tions\u2014entre autres l'ambition manufacturière.Bt püin, le système colonial est entièrement changé, par la force méme des choses ou des événements.La France fut rtée à favoriser insurrection des colontes auglaisen de Amérique du Nord ; l\u2019Angleterre n'a pas manqué de preu- dre sa revanche en favorisant l'insurrection des colonies de l'Amérique du Sud.Autrefois, une colonie était pour sinsi dire la chose de lu mère-patrie, qui lui imposait d'assez grandes obligations.Ainsi une colonie ne devait donner les denrées tropicaicn qu'à la puissance dont elle dépendait, laquelle lui fournissait en échange les produits d'Europe.Elle n'sdmectiait quo ses vaisseaux, et n\u2019élevait de matelots que pour sa marine.Toutes ces conditions sont disparues.« Le sucre, quil fallait extraire d'une plante née et cultivée sous le soleil le plus chaud, se tire aujourd'hui d\u2019une plante cultivée sur l\u2019Elbe vt sur 'Escaut.Lea cotons, filés avec tant de finesse et de patience par des mains indicnocs, sont files on Europe par des machines, que met en mouvement la combustion du charbon fossile.La mousselinc est tissée dans les montagnes de la Suisse et du Forez, Les indiennes, tiusnes en Ecosse, cu Irlande, en Normandie, en Flandre, peintes en Aluace, remplissent l\u2019Amérique, ct se répandent jusque dann les Indes.Exco'pté le café, le thé, produits que l'art ne manenit imit-r, on # tout égulié, où anrpassé.La chiwic enropéenn.: déjà remplacé ls plupart des matières colorantes qu'ets wilnit chercher entre icé tropiques.Les métaux sortent dum (nes x dos montagnes européennes.On retire l'or de l'Oural ; l'Ex- pagne commence & trouver l'argent dans son propre sein, etc.\u201d .\u2026 .Comme on le voit, tout est profondément n'*éré, moditié, ot Tosprit du temps actuel ne ressemble guère à l'espelt du aut, fl est toujours de Vintérét de l'Auglotorre de garder le Canada, tant qu\u2019il n'aura pas pris assez de force x le ressources pour se développer et grandir seul sur oe So nent.Pourquoi?parce que, abandonné présentemen bu même, le Canada passerait presque sans coup fcr eu ta- Unis, et qu\u2019il n'est ni de Vintérdt de l'Angleterre, m me de celui de la France, de voir les Etats-Unis prendre en Am rique des proportions aussi vastes et aussi puissantes.er va merveille du côté de la Rivière-Rouge.Le bill de ee été accepté avec enthousiasme et il est probable, sinon certain, qu'une partie de la colonne expédition- nairo va être rappelée Mgr.Taché vient confirmer ces nouvelles et demander une amnistie complète, qui sera accordée et mettra le couronnement à l\u2019œuvre de la pacification.C'est un beau et grand succès que nous devons à Mgr.Taché et au Cabinet Fédéral, et surtout à Sir George E.Cartier, L'Hon.Sir John A.Macdonald est actuellement dans l'île du Prince Edouard, à Charlottetown.' Le rétablissement de sa santé s'opère si rapidement qu'il a télégraphié, cette après-midi, samedi, à Sir George E.Cartier, lui mandant de le tenir au courant de toutes les affaires du gouvernement.L\u2019hon.M.Chauveau, premier ministre, à présenté à Son Altesse le Prince Arthur, un magnifique cadeau, au nom de la Province de Québec.M.Chauveau a eu l'heureuse idée de lui offrir tous les ouvrages publiés per les auteurs canadiens.Ces livres sont magnifiquement reliés et portent le chiffre de Bon Altesse.Le Prince Arthur a été agréablement surpris en recevant ce cadeau et il en à témoigné hautement sa satisfaction.À son arrivée à Québec le Prince à donné, à titre de souvenirs, plusieurs jolis objets à quelques citoyens de notre ville.M.Chauveau a reçu une très-joile épingle marquée au chiffre du Prince.REVUE ETRANGÈRE.FRANCE.La guerre, depuis si longtemps imminente entre la France et la Prusse, menace d'éclatce bientôt.Le gouvernement provisoire d\u2019Espagne ayant offert le trône de ce pays à un prince prussicn, le ministre Ollivier à déclaré qu'il verrait dans l'avènement de ce prince une menace pour la France.Voici les dépêches de samedi : Le Constitutionnel, organe de l'Empereur, mande qu\u2019aujour- d'hui l'ambassadeur espagnol à reçu ordre de donner un avis officiel au gouvernement français de la candidature du Prince Hohenzollern.Cet avis dit que quand la France sera convaincue de la persistance de l'Espagne, elle terminera les négociations ouvertes avec elle.Il n'y a ricn de définitif de la part de la Prusse, mais la France ne se tiendra pas pour satisfaite de la réponse évasive de Bismarck, Le duc de Grammont dit que la France espère que l'Espagne renoncers à son projet.Il rappelle les services de la France rendus dans les affaires de l'Espagne, par l'interdiction des complots des Carlistes.On n'a encore reçu aucune réponse de la Prusse depuis les déclarations du secrétaire des affuires étrangères.On a reçu cependant ce matin une dipiche de la Prusse, disant que le gouvernement ne sait rien de la candidature du Prince Hohenzollern.Une rumeur qui parait bien fondée dit que le ministre de la Buerre pruesien « ordonné à tous les généraux et officiers de l\u2019armée prussienne de joindre leurs corps immédiatement.Le Madrid Discrétion & publié un article relativement à la candidature du Prince.11 dit qu'il à toutes les qualifications requises.Un gueux est apte à régner sur des gueux.Paris, 8.\u2014L'ambassadeur espagnol part ce soir pour Madrid, afin de s\u2019efforcer à en venir à un arrangement suffisant.! Les ambassadeurs de l'Autriche, de l'Angleterre et de l'Italie ont eu une conférence aujourd'hui avec le duc de Gram- mont et paraissent en faveur de in France.L'Empereur a eu une entrevus avec les ministres de la marine, de la guerre et de la justice.Le maréchal McMahon commanders une armée, et le général Lebœuf aura le commandement des troupes destinées à agir contre l'Espagne, Il y a beaucoup d'activité dans les ports de mer, Jo P On dit que le Prince Hohenzollern à refusé, mais que sœur, la duchesse de Flandre, le pousse à sep le due de Monipenaier » ordonné à soz partisaus de ne pas s'opposer au nce.M.PREVOST PARADOL, Nous lisons dans le Liberté du 21 juin : L'hôtel de l'ambassade des Etats-Unis, rue Spontini, était svant-hier Solr plus animé que d'habitude M, Washburne, ministre des nis Paris, donnait un diner y de M, Prévost Parsdol.ea Vhonneur Il y avait en tout quinse convives, Appartenant, cels va sans dire, au monde diplomatique.Mentionnons lord Lyons, am eur d'Angleterre ; MM.Oloxaga, ambassadeur d\u2019Espagne ; Waiser, ministre de Suisxe ; baron Ensenberg, ministre de Hesse, ete.Le diner, servi par Chevet, & retenu les convives } table Junquid dix heures et demie, .Prévos ol, trés-interrogé et très-écouté n causé, et avcc infiniment d'esprit 11 a même ai en parcou nous assurcet-on, une allusion asses heureuse aux attaques dont il est l'objet en ce moment de la part de plusieurs journaux.ROKE.Une nouvelle rumeur annonce que le dogme de li lité sera proclamé le 17 juillet.9 ° afalllibi- Post-Scriptum \u2014\u2014Des nouvelles plus récentes re: ntent le France décidée à fairo In guerre à la russe, Elle aurait adressé à Bismark un witématum des plus péremptoires ot ses troupes se concontrent sur les frontières.Le Dita en dit asses pour nous faire croire que les hostilités auront commencé lorsque cette revue tombera sous les jyeux de nos TAITS DIVERS.Mardi après-midi comme le Berthier s'éloignait de un nommé Joscph Beauséjour, ne voulant pas manques (ah passage, essays de sauter dans le vaisseau, mais, contre a attente, il alla plonger dans le bassin et ne dut son salut, qu'a sang-froid de Joseph Bousquet.a Lundi soir, un orgne de barbarie passait dans la man en faisant entendre se belle harmonie; une jeune en nom dv Lemicux accourut à ls fenêtre du second Stage d'une maison, Pendant qu'elle écoutait de ses deux oreilles, elle ne vit pas le péril qui ln menaçait, et un mouvement imprudent la précipite sur le trottoir.On la releve dans un état complet d'insensibilité: clle a reçu plusieurs meurtrissurey ila tête et au corps.Mercredi après-midi un nommé Davld, l\u2019un des hommes occupés à démolir la bâtisse dernièrement occupée par la banque Commerciale, au coin des rues St.Jacques et St.Pierre, tomba d'un étage supérieur dans ls cave.Quand on l'a cimporté Chez lui 11 était sans connaissance.Mercredi avant-midi vers 10 h.un homme du nom de Joseph Denis était occupé à charger de charbon le vapeur David Cannon quand lcs pieds lui glivsèrent de dessus les planches où il se tenait, ct il tomba dans le fleuve.Son fils qui travaillait à côté de lui, n'écoutant que Is voix do I'amour filial, vauta dans l\u2019eau pour arracher son père à la mort, mais après vaius cforts il dut se résigner, son père était déjà noyé.On n'a pas encore retrouvé son cadavre.11 est maintenant certain, d'après une correspondance de Terre-Neuve à la date du 11 juin, que trois goélettes conuidé rables ont fait naufrage au milleu des glaces et que pas un homme des trois équipages ne s\u2019est sauvé, L'Express de Channel, T.N.Jos.Evans, le propriétaire à péri avec sou fils ct sept autres hommes.On lit dans l'Ævénement : D'après une nouvelle de source officietle, le rapport disant que quarante féniens ont été trouvés morts dans un petit bois près d'Hemmingford, cst en tous points exact, 15 ont été dé couverts par des cultivateurs américains, dans une espèce de ravin, près des lignes, et les vingt-cinq autres unt été découverts dans le petit bois.lle out été inhumés per les babi- tants de l'endroit.voL\u2014La compagnie d'assurance coutre l'incendie Maryland, dont les bureaux sont situés à Baltimore, au coin de Post office avenue ct de la seconde rue, à été mardi victime d'un vol audacieux.On venait de sortir de la caisse de sûreté et de déposer sur le pupitre du président de la compagnie, M.Hambleton, une boite contenant pour $150,000 de valeurs diverses, quand est cntré un étranger qui s'est adress à M Hambleton pour avoir quelques renseignements su sujet dune Assurance qu'il prétendait vouloir contracter.Au bout d'un inetant, le président à dû sortir de son cabinet pour aller demander quelque chose au caisster ; l'étranger l'a suivi ct, arrivé devant la porte, à gagné la rue, Etouné de cette sortie subite, BI.Hambleton est immédiatement rentré dans son cabinet et à constate la disparition dus $150,000 qui y étalent déposées une minute avant.Toutes les recherches n'ont pu faire retrouver la trace du bardi voleur, LES DROITS DE LA FEMME.\u2014Mme Vroeland comparaissait avant hier devant ja cour, comme inculpée d'avoir porté des coups do couteau, avec intention de la tuer, à M.Schrœder, hunu- rable négociant du bas de Ia ville, Les débats ayant irréfutablement établi la culpabilité de ln prévenue, dont les ante cédents sont du reste diplorables, Ia cour lui a reconnt le droit d'aller passer quatre ans dans la prison d'Etat.Cotte décision.de l'avis unanime de ceux qui connaissent le caractère de Mme Vreeland, cet sévère, mais méritée.Un écho d'outre-mer : Jeunes gens, jeunen gens! Craigues les séductions de Paris, les entrainements de votre âge, les piéges d'une vie de dissipation et de plaisirs.On était arrivé à Paris honnête, avec l'amour du travail, ls résolution de conquérir loyalement un bel «venir; on cède au mirage de folles espérances, oD suit es aveugle ln mauvaise passion qui vous mord au cœur ; où se Jette dans le monde du désordre et du vice ; le jour arrive où le picd glisse, on roule jusquau bas de is pente, et l'on se relève flétri.O jeunes gens, jeunes gens! Songez à vus mères qui prient pour vous au fond de leurs provinces, ct ne mettes pas des taches de boue sur les cheveux blancs de vos pères! Asreuy NeTTEMEST.Voici un relevé qui donne le nombre do vaisseaux que compte la marine marchande «de tous les pays.L'Angleterre compte 23,165 navires à voiles, l\u2019Amérique 1,025, l'Allemagne 4,320, la Norvége, 3,652, l'Italie 3,305 1s France, 4,968, l\u2019Kanagne 2,098, la Hollande 1,090, la Ore 1,860, Is Russie 1,306, l'Autriche 852, le Danemark 1,415, le Portugal 368, la Belgique 72, divers autree pays 464.Les bâtiments à vapeur sont naturellemeütt moins nombreux.Les Anglais n\u2019en ont que 2,426, les Américains 597, tee Français 288, les Allemands 127, les Espagnols, 148, les Autrichiens 74, les Hollandais 82, les Italiens 86, les Russes 62, les Suédois 83, les Portugais 18, les Danois 44, les Belges 14, les Norvégiens 26, les Grecs 8, et divers pays 49.En tout, 63,650 bâtiments.Cent cu soir (end) qu'a lieu à la saîlo St.Patrice, la distribution des prix aux élèves de l'Ecole Chrétienne du quat- tier St.Laurent.Le programme et une soirée agréable.A part Is distribution, on donnera la représentation de L'Arpi- ation\u2014dratne en 3 actes\u2014et le /Mésert, de Félicien David, rendu per des artistes de cette ville qui pritent leurs services pre taits : ainsi que plusicurs morceaux chotsis, par la bande de musique des Elèves dos Frères, On peut se procurer des billets ches MM.Boucher, Laforce ct Chapeleau, où à le porte dc ln salle.L'smour est-ll une faiblesse?Non.Cleat le contraire : c'est un effort.Ne faut-il pas conquérir, garder?Tous ver actes suppesent un grand déploiement d'éergie morale Quelque chose que ce soit qui ait uno valeur aux yeux «ler hommes s'acquiert par la lutte : bonheur, gloire, amour, vertu L'éprenve nous est une mesure comme le pierre de touche l'est à Por.Quand l'amour nous récompense, c'est que nous avonseu le mériter, Il est plus facile d'être bon pour tout le monde que pour quelqu'un. 14 Junrer, 1870.L'OPINION PUBLIQUE.219 L'IROQUOISE, HISTOIRE, OÙ NOUVELLE HISTORIQUE, Il y à quelques années, un monsieur, qui voyageait de Niagara à Montréal, arriva de nuit an Côteau du Lac, Ne pouvant se loger commodément dans l\u2019une des deux chétives auberges de l'endroit, il alla prendre gite chez un cultivateur des environs.Comme son hôto l\u2019introduisait dans la chambre où il devait coucher, il y aperçut un portefeuilio de voyage, agraphé en argent, et qui contrastait avec la grossièreté des meubles de la son.Il le prit ct lut les initiates wil y avait sur le fermoire.« C'est une affaire curieuse, lui dit son hôte, et plus vieille que vous et moi.\" C'est sans doute, ndit l'étranger, quelque relique, dont vous auriez hérité,\u201d \u2014 C'est quelque chose comme cela, répartit l\u2019hôte dedans une longue lettre qui a été pour nous Jusqu'à présent comme du papier noirci.Il nous est venu en pensée de la porter au P.M., aux Cèdres ; mais j'attendrai que ma petite fille, Marie, soit cn état de Îire l\u2019écrituro à ln main © « Si la chose ne vous déplait pas, dit l'étranger, j'essaierai de la lire.\u201d Le bonhomme consentit avec joie à la proposition : il ouvrit le portefeuille, prit le manuscrit, et ls donna à l'é- er, \u2018 Vous mo faites beaucoup de plaisir, lui dit-il ; qaurait été, même plus tard, une tâche difficile pour Marie ; car, comme vous voyez, lo papier à changé de couleur, et lé criture est presqu'effacée.\u201d Le sèle de l'étranger se ralentit, quand il vit la difficulté de l'entreprise.\u2018 C\u2019est sans doute Quelque vieux mémoire de famille,\u201d dit-il, en déployant le manuscrit d\u2019un air indifferent.« Tout ce que je aats, reprit l'hôte, c'est que ce n'est point un mémoire de notre famille: nous sommes, depuis le commencement, de simples cultivateur, et il n\u2019a rien été écrit sur notre compte, à l'exception de ce qui se trouve «ur la plerre qui est à la tête de la fosse de mon grand-père aux Cèdres.Je me rappelle, comme si c'était hier, de l'avoir vu assis dans cette vicille chaise de chine, et de l'avoir entendu nous raconter ses voyages aux lacs de l\u2019ouest, avec un nommé Bouchard, jeune français, qui fut envoyé à nos postes de commerce.On ne parcourait pes le monde alors, comme à près sent, pour voir des rapides et des chutes\u201d « C'est donc, dit l'étranger, dans l'espoir d'obtenir enfin la clef du manuscrit, quelqte récit de ses voyages\u201d \u201c Oh! non, répartit le bonhomme ; Bouchard I's trouvé sur le rivage du lac Huron, dans un lieu solitaire et sauvage.Asscyez-vous, et je vais vous raconter tout ce que j'ai entendu dire à mon grand-père : le bon vicillard, il aimait à parler de ses voyages.\u201d Le petit-fils l'uimait aussi, et l'étranger écouta patiemment le long récit que lui fit son hôte, et qui, en sub- tance, se réduit à ce qui suit : IL parait que vers l'année 1700, le jeune Bouchard ct ses coiupagnons, revenant du lac Supérieur, s'arrétèrent sur les bords du lac Huron, près de la baie de Saguinam.D'une eminence, ils aperçurent un village sanvage, ou, en termes de voyageurs, uno fuméc.Bouchard cnvoya ses Compagnons avec Séquin, son guide sauvage, à ce village, afin d'y obtenir des canots pour traverser ie lac ; ct en attendant leur retour, il cherchs un endroit où il put se mettre à couvert.Le rivage était rempli de rochers et cscarpé; mais l'habitude ct l'expé- ricnce avaient rendu Bouchard aussi agile et aussi bardi Qu'un montagnard suisse : il descendit les précipices, en sautant de rocher en rocher, sans éprouver plus de crainte que l'oiseau sauvage qui vole nu-dessus et dont les cris seuls rompent le silence de cette solitide.Ayant atteint le bord du lac, il marchæ quelque temps le long de l\u2019eau, jusqu'èce qu'a yant passé unc pointe de roche, il arriva à un endroit qui fui parnt avoir été faite par Ia nature pour un lieu de refuge.l'était un petit espace de terre, en forme d\u2019emphithéätre, pres- qu'entièrement cntouré par des rochers, qui saillant hardiment war le fac, à l'extrémité du demi-cercle, semblaient y étendre leurs formes gigantesques pour protéger ce temple de ls nature, Le terrain était probablement inondé Après les vents d'ust, car il était mou et marécageux ; ct parmi les plantes sauvages qui le couvraient, il y avait des fleurs aquatiques.Le lac avait autrefois baigné ici, comme ailleurs, la base des rochers ; elle était quelquefois douce et polie, quelquefois rude ut hérissée de pointes.L'attention de Bouchard fut attirée par des grosciflers qui s'était fait jour à travers les crevasses des rochers, et qui par leurs fouilles vertes et leurs fruits de couleur de pourpre, semblaient couronner d'une guirlande lo front chauve du précipice.Ce fruit cat un de ceux Que produisent naturellement les déserts de l'Amérique du Nord, et sans doute il parut aussi tentatif à Bouchard que l'au- rafent pu, dans les heureuses éca de la France, les plus délicieux fruitsdes Hespérides.En cherchant l'accès le plus facile à ces grosuilles, il découvrit dans les rochers, une petite cavité, qui ressemblait tellement A un hamac, qu\u2019il semblait que l\u2019art v'évait joint à is nature pour ia former, Elle avait probablement procuré un lieu de repos au chasseur ou au pêcheur sauvage, car cle était couchée du fouilles sèches, de manière à procure une couche délicieuse à un homme accoutumé depuis plusieurs mois à dormir sur une couverture de laine étendue sur la terre nue.Après avoir cucilli lea fruits, Bouchard we retira dans la grotte «t oublia, pour un temps, qu'il était spars de son pays parde vastes forêts ct une immense solitude.Il écouta tes sons harmonieux des vagues légères qui venaient se briser sur les roseaux et les pierres du rivage, et contempla In voûte azurée des cleux et les nuages dorée de l\u2019été.Enfin, perdant le sentiment de cette douce et innocente Jouissance, il tomba dans un sommeil profond, dont il ne fut tiré que par le bruit de l'eau rendue par des avirons, Bouchard jeta sex regards sur le lac, et vit «approcher de rivage un canot où il y avait trois sauvages, un vicillasd, un Jeune homme et une joune femme, Ils délwrquèrent non loin de lui, vt sane l'apcréevoir, gagnèrent l'extrémité opposée du demi-cercle.Le vicillard v'avança d'un pas lent «t mesuré, st levant time espèce de porte formée de juncs et de tiges flexibles, (que Bouchard n'avait pas remarquée,) ila cntrérent tous trois dans une cavité du rocher, y déposérent quelque chose qu'ils avaient Apporté dans leurs mains, y demeurdrent quelque temps prosternés, et retournérent enattite à pas lente leür canot.Bouchard œuivit des yeux ls frôle nacelle sur verte surface du lac, ot tant qu'il ls pu voir, il entendit la Yoix mélodiouse do la jeune femamc, accompagnée, à des inter- allen réguliers, per celles de es compagnons, chantant, comme jl me l'imaginait, l'explication de leur cuite silencieux ; \u201car leurs gentos exprensifs ecmblaient montrer d'abord le rlvage ot ensuite la voûte de ciel.que le canot eut disparu, Bouchard quitta es couche, et te rendit à la cellule, 11 se trouva que c'était une excavation Baturelle, asses Baute pour admettre debout un homme do ilya taille ordinaire, et s'étendant en profondeur à plusieurs apres quoi elle se réduisait à nne simplo fente entre oe a chers.D'un côté, un petit ruisseau pénétrait par le toit voûté, et tombait en gouttes de crystal dans un bassin naturel, qu'il &vait creusé dans le roc.Au centre de la grotte était un tas de pierres en forme de pyramide, et eur cette pyramide une soutane et un bréviaire, Il allait les examiner, quand il entendit le coup da sifflet donné pour signal par son guide ; il Y répondit par Je son de son cor, et au bout de quelques moments, Sequin descendit du précipice, «t fut à côté de lui.Bouchard lui conta ce qu'il avait vu, et Sequin, après un moment de réflexion, dit: \u201c Ce doit être l'endroit dont j'ai si souvent entendu parler nos anciens ; un homme de bien y est mort, It fut envoyé par le Grand-Esprit pour enseigner de bonnes choses à notre nation, et les Hurons ont encore plusieurs de ses maximes gravés dans leur cœur.Ils disent qu\u2019il 8 jeiiné tout le temps de sa vie, et qu\u2019il doit se régaler maintenant : c'est pourquoi ils lui Apportent des provisions de leurs festins, Voyons quelles sont ces offrandes.\u201d Sequin prit d'abord un tortis fait de fleurs et de rameaux toujours verts : « C'est, dit-il, une offrande de noces,\u201d et il en conclut quo le Jjeuno couple était marié depuis peu.Ensuite venait un calumet : C'est dit Sequin, un emblème de paix, le don d\u2019un vieillard : et ceci (ajouta-t-il, déroulant une peau qui enveloppait quelques épis mûrs de blé d'Inde,) ce sont les emblémes de l\u2019abondance et des occupations différentes de l\u2019homme et de la femme : le mari fait la chasse aux chevreuils, et la femme cultive le mais, .\u201d Bouchard prit le bréviaire, et en l\u2019ouvrant, un manuscrit tomba d\u2019entre sen feuillets ; il le saisit avec empresscment, et il allait l'examiner, quand son guide lui fit remarquer la lon- Bueur des ombres sur les lacs; et l\u2019avertit Que les canots se- raients prêts au lever de la pleine lune.Bouchard était bon catholique, et comme tous les catholiques, un bon chrétien : il honorait tous les saints du calendrier, il révérait Ja mémoire d'un homme de bien, quand même il n'avait pas été canonisé.1 fit le signe de la croix, dit un Pater, et suivit son guide au lieu de rendez-vous.Il conserva le manuscrit comme un re- liquesaiut ; et celui qui tomba dans les mains de notre voyageur, ches le cultivateur canadien, était une copie qu'il en avait tirée pour l'envoyer en France, L'original avait été écrit par M.Mesnard, dont la mémoire vénérée avait consacré la (Cellule du lac Huron, et contenait les particularités suivantes : Le P, Mesnard reçut son éducation au séminaire de St.Sulpice.Le dessein courageux et difficile de propager la reli- kion chrétienne parmi les sauvages du Canada, parait s'être emparé de bonne heure de son esprit, et lui avoir inapiré l\u2019ardeur d'un apitre et la résolution d'un martyr.I} vint en Amérique sous les auspices de madame de Bouillon, qui, quelques années auparavant, avait fondé l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.De son aveu et avec son aide, il s'établit à un vi Ilage d'outaouais, sur les bords du lac St.Louis, au confluent de in Grande Bi- vicre et du flouve St.Laurent.Ses pieux efforts gagunérent quelques sauvages au christianisme et aux Labitudes de la vie civilisée ; ct il persuada à d'autres de lui amener leurs enfants, pour être façonnés à un joug qu\u2019ils n'étaient pas en {tat de porter cux-mêmes.Un jour, un chef des outavuais amena au P.M snard deux Jeunes filles qu'il avait enlevéesaux iroquois, nation puissante et fière, jalouse des empiétements des français, ct résolue de chasser de son territoire tous ceux qui faisafent profession d\u2019enseigner ou de pratigner Ia religion catholique.Le chef outaousis présenta les jeunes filles au Père en lui disant : \u201cCe sont les enfants de mon ennemi, de Talasco, le plus puissant chef des iroquois, l'aigle le sa tribu ; il déteste les chrétiens: fais des chrétiennes de nes deux filles, et je serai vengé\u201d (était la seule vengeance à laquelle le Lon Père eût voulu prendre part.Il adopts les jeunes filles au nom de l'église St, Joseph, 3 qui il lea consacra, se proposant, lorsqu'elles scraient parvenues à l'âge de faire des vœux volontaires, de les Icur faire prendre parmi les religieuses de l\u2019Hôtel-Dicu.Elles furent baptisées sous les uoms de Rosalie et de Françoise.Elles vécurent dans la cabane du P.Mes- nard, et y furent soigneusement accoutumées aux prières et aux péuitences de | Eglise.Rosalie était naturellement dévote ; le Père rapporte plusieurs vxemples étonnants de ses mortifications volontaires : il loue la piété de Rosalie avec l'exaltation d'un véritable enfant de ! Eglise ; cependant, la religion à part, il eemble avoir cu plus de tendresse pour Françoise, qu'il ne nomme jamais sans quelque épithète qui exprime l'affection ou la piété.Si Rosalie était comme le tournesol, qui ne vit que pour rendre hommage à un seul objet, Françoise ressemblait à une plante qui étend ses fleurs de tous côtés, et fait part de ses parfums à tous ceux qui s'en approchent.Le Père Mesnard dit qu'elle ne pouvait pas prier en tout temps; qu'elle aimait à se promener dans les bois, à #'assvoir au bord d\u2019une cascade, à chanter un chanson de son pays natal, etc.Elle évitait toute rencontre avec les outa.ouais, parce qu\u2019ils étaient les ennemis de ses compatriotes.Le P.Mesnard se plaint qu'elle omettait quelquefois ses excr- vices de piété ; mais il ajoute qu'elle ne manquait jamais aux devoirs de la bienfaisance, Un jour que le P.Mesnard était aux Cèdres pour une affaire de religion, Françoise entre en hâte dans la cabane.Rosalie était à genoux devant un crucifix.Elle se leva en voyant entrer s& sœur, ct lui demanda d'un ton de reproche, où elle avait été courir?Françoise lui répondit qu'elle venait des sycomoren, chercher des plantes, potr teindre les plumes des souliers de noces de Julie.\u201c'Tu t'uccupes trop de noces, répoudit Hosslie, pour une personne qui ne doit praser qu'à un mariage céleste,\u201d «Je ne suis pas cncore religicuse, répartit Françoise.Mais, Ro- sali, ce n'était pas des noces que je m'oceupais : comme je revenais par le bois, l'ai entendu des gens parler; nos nome ont été prononcés ; non pas nos noms de baptème, mais ceux que nous portions à Onnontagué.\u201d \u201c Sûrement, tu n\u2019a pas osé t'atrèter pour écouter,\u201d r'écria re sœur.\u201c Je n'ai pu m\u2019en empécher, Rosalie, c'était 1a voix de notre mère.\u201d Des pas qui s'approchaient en ce moment, firent tressaillir les jeunes filles: elles regardérent ot virent leur mère, Genan- hatenna, tout prés d'elles.Rosalie tomls à genoux devant le crucifix; Francuine courut vera sa mère, dans le ravissement d'une joie natarelle.Genanhatenna, après avoir regardé sua enfants en- silence, pendant quelques instants, leur parls avec toute l'énergie d\u2019une émotion puissante et icrésistible.Lile les conjurs, leur ordonna de s'en retourner avee clle vers teur nation.Rosalie éconta froidement, et sans rien dire, les paroles de es mere; Francoise, au contraire, appuya In tite sur ses gemonx CE pleure amèrement.Sa réeo- lution était ébranlée: Genanhateuus se love pour partir le moment de la décision ne pouvait plus se différer, Alors EE François presse contre ses lèvres la croix qui pendait à son cou, et dit: \u201c Ma mère, j'ai fait un vœu chrétien, et je ne dois pas le violer.\u201d \u201c Viens donc avec moi dans le bois, répartit la mère, «il faut que nous nous séparions, que ce soit lk.Viens vite, le jeune chef Allewemi m'attend ; il à exposé sa vie venir avec mol ici.Si les outaouais l'apercevaient, leurs lâches esprits les feront se glorifier d\u2019une victoire sur un seul homme.\u201d « N'y vas pas, lui dit tout bas Rosalie, il n\u2019y à pas de aûreté À quelques centaines de pas de nos cabanes,\u201d Françoise était trop émue pour pouvoir écouter les conseils de la prudence : elle suivit sa mère.Lorsqu'elles furent arrivées dans le bois, Genanhatenna renotuvela ses pressantes instances: © Ah ! Françoise, dit-elle, on te renfermera dans des murs de pierre, où tu ne respirera plus l'air frais ; où tu n\u2019entendras plus le chant des oiscaux, ni le murmure des caux.Ces outavuais ont tué tes frères ; ton père était le plus grand arbre de nos forêts ; mais maintenant ses branches sont toutes coupées ou dessévhées ; et si tu ne reviens pas, il meurt sans laisser un seul rejeton.Hélas! hélen! j'ai mis au monde des fils ct des filles, et il faut que je meure sans enfants.\u201d Le cœur de Françoise fut attendri: \u201c Je m\u2019en retourne, je m'en retourne avec toi, Ô ma mère! s'écria-t-elle ; promets- moi que mon père me permettra d'être chrétienne.\u201d \u201cJe ne le puis, Françoise, répliqua Genanhatenna : ton père & juré par le dieu d\u2019Aréouski, que nulle chrétienne ne vivra parmi les iroquois.\u201d « Alors, ms mère, dit Françoise reprenant toute s8 résolution, il faut que nous nous séparions.Jai été marquée de cette marque sainte, cn faisant le signe de la croix, et je ne dois plus hésiter.\u201d « En est-ilainsi ?s'écria sa mère ; et refusant d'embrasser sa fille, elle frappa dans ses mains, et poussa un crit qui retentit dans toute la forét.Il y fut répondu par un cri plus sauvage encore, et cn un moment, Talasco et le jeune Allewemi furent près d'elle.«Cu cs à moi, s'écria Talasco, vive ou morte, tu es à moi\u201d La résistance aurait été vaine.Francoise fut placée entre les deux sauvages, ct entraînée.Comme ils sortaient du buis, ils furent rencontrés par un parti de français, armés et commandés par un jeune officier, avide d'aventures.Il apercut au premier coup d'œil l'habillement européen de Françoise, comprit qu'elle devait être captive, et résolut de la délivrer.Il bands son fusil et visa Talasco : Françoise fut prompte à se mettre devant lui, ct cris cn francais, qu\u2019il était son père.« Délivrez-moi, dit-elle, mais épargnez mon père, me le retencz pas : les outaousis sont ses ennemis mortels ; Île lui féront souffrir mille tourments avant de le mettre à mort, ct sa fille en serait la cause.\u201d Talasco ne dit rien ; il se prépara l'issue, quelle qu\u2019elle dût être, avec une force sauvage.Il dédaigna de demander la vie qu'il aurait été fier de sacrifier sans murmure, et lorsque les français défilérent à droite ect à gauche, pour le laisser passer, il marcha seul en avant, sans qu'un seul de ses regards, un scul mot de sa bouche témoignât qu\u2019il croyait recevoir d'eux une faveur.Sa femme le suivit.: Ma mère, lui dit Françoise de la voix de la tendresse, encore un mot avant de nous séparer.\u201d « Encore un mot! répondit Genanhatenns.Oui, ajouta-t- elle après un moment de silence, encorc un mot\u2014Vengcance.Le jour de la vengeance de ton père viendra : j'en ai entendu la promessc daus lu souffle des vents ot murmure des caux il viendra.\u201d Françoise s'inclina, comme si elle eût été convaincue de le vérité de ce que lui prédisait sa mère : elle prit son rosaire et invoqua son saint patron.Le jeune officier, après un moment de silence respectueux, lui demanda où elle voulait qu'il la conduisit.\u2018 Au Pere Mesnard,\u201d répondit-elle \u2014# Au P, Mes nard?répartit l'officier.Le P.Mesnard cst le frire de ma mère, et je me rendais chez lui, quand jai cu le bonheur de vous rencontrer.\u201d Cet officier se nommait Eugène Brunon.I! demeura quelques jours à St.Louis.Rosalie était occupée de divers devoirs religieux préparatoires à son entrée dans le couvent.Elle ne vit pas les étrangers, et elle fit des reproches à Françoise de ce qu'elle ne prenait plus part à ses actes de dévotion.Fran- çuiée apporta pour cxeuse qu'elle était occupée à mettre la maison cn état de procurer l'hospitalité: mais lorsqu'elle fut exemptée de ce devoir, par le départ d'Eugène, elle ne sentit pas runsitre son goût pour la vie religieuse, Eugène revint victorieux de l'expédition dont il avait été chargé par le gouvernement; alors, pour la première fois, le P.Mesnard soupçonna quelque danger que le couvent St.Joseph ne perdit la religicuse qu'il lui avait destinée ; et quand il rappels à Fran- çuise qu\u2019il l\u2019avait vouée à la vic monastique, elle lui déclara franchement qu'Eugène et elle s'étaient réciproquement jurés de s'épouser.Le bon Père la réprimauda, ct lui représenta, Gaus ies termes ies pius forts, ie péchè qu'il y Avait d'arracher un cœur à l'autel pour le dévouer à un amour terrestre, Mais elle lui répondit qu'elle ne pouvait être liée par des vœux qu'elle n'avait pas faits clle.méme, # Oh! mon Père, ajouta- t-elle, que Rosalic soit une religieuse et une sainte; pour moi, je puis servir Dieu d'une autre manière.\u201d « Et vous pouvez être appclée à le faire, mon enfant, reprit le religieux d\u2019un ton sulenue], d'une manière que vous n'imagines pas.\u201d « Si c'est le cas, mon bon père, dit la jeune fille en souriant, je suis persuadée que j'éprouverai la vertu de vos soins ct de vos prières pour moi\u2019 Ce fut la réponse badine d'un cœur léger et exempt de soucis ; mais elle fit sur l'esprit du religieux une impression profonde, qui fut augmentée par les circonstances subséquentes.Une année sc passa.Rosalie fut admise au nombre des religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu.Eugène aliait fréquemment à St.Louis; et le P.Mesnard voyant qu'il serait inutile de s'opposer plus longtemps à non Union avec Françoise, leur administre lui-même le sacrement \u2018le mariage, Ici le Père iuterrompt son récit, pour cxalter l\u2019anion de deux cœurs purs ct aimants, ct dit qu'après la con.sacration religieuse, s'est l'état Ie plus agréable à Dieu.À continuer.: \u2014 \u2014\u2014m-_\u2014\u2014 Dans un dus rates salons où l'un cause encore, on parlait de la perfectibilité sociale : \u2014Je veux bien croire, dit In maitresse du logis, qu'un jour viendra où te loup fera bon ménage avec l'agneau ; seulement, He scront l'an dans l\u2019autre, et ce n\u2019est pas l'agneau qui scre cours Quels sont les êtres les plus malheureux de la création ?La femme muctte et l'homme de cinquante ans non dévoré.Les beaux esprits se rencontrent.dans une sottise sou.vent, \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 am \u2014 220 i SA - z = ~\u2014\u2014\u2014\u2014 a = \" I ' 4 pr SE = === \u2014 SE \u2014 HE | | esis EE oe \u2014 ET = = Cer | = = ae] == = == ak I qu = Nr = \u2014\u2014\u2014 = \u2014s = ms = sel] 1 \u2014 es == => Qu ENTRE re, \u2014 = \u2014\u2014 == = | = a fr SAE ae == \u2014 yy = xy mate LEZ 4 Es qe = A 14 JoirLET, 1870 \u2014\u2014 == == q Ny li | = J li a = ==.| + J n°5 = ty == | \u2014.Se = \"il a I ==, 1 | = = 7 » Q A, = i = ; i y | aa AREY y hls 1! = | us A == === 4 = re oo \u2014 mer 2e In MS FES r= ~~ cos I A DN Een =o Ee ee ps RSS \u2014 ND INVESTITUBE DE 8 EEE = \u2014\u2014= | | SS TE i | A Sfr Cy 7 = LAS == il fi 17 = KR = ; = rey il == = ALG ta p= ZT 1 = | + [ 03 D = = ii It qe ET SiH i = = y\" GC, = = ZZ AR CRIE \u2019 \" oz on Pry XN p= == Tp gy Hs en 77 Zz x.= Fm C Zz 77 LE, A A UA = fi f CCC _ {> i 4 N A | = fe CE ; W : A ey \\ NY | \u2014 \\ CE C7 7 Aly = « NN \\! À N { \u2014 if 1 & SNS SE fy M _\u2014 Z & os AN a if [7 = nn AAS os Net peers Lance rm etm Tre 2 Gi MAN \\ N SES Es 5 > ==> = \u2014 \u2014 ÿ y SRE =r = oi if NY SX NS S S AN Naas LJ \\ = NRE | \\ | | Ë # a NS N SN NN VS | = 2 XS #3, I + S Nn SNA Wl \\ \\ 114 = le & i 17 À NS 3 Fr SSD NSS N A qe ! , 18 > SS SSAN WN = Jr | sut « 7, 7 (eth LE PRINCE ABTHI LK COMME CHEVALIER GRASY ; va ut va = 0 = RES Cults L'OPINION JA CS ES - Zr EN TE uy a.od ay == = = i nant ui \u201cEE Mt i = J i) fi a 1 jit Hi H HH 5 1 \u2014 pLIQUE 3 ly 7 So?be | VIX LE L'ORLRE à à =» | = i te Ce It i bl ! ; 1 i fw \u2014\u2014 \u2014 wt a | | N | | { § x LS \u2014 = = = \u2014 iil fo pie fh s 1 f 1, K - «tnt fil Y i \u2014 he Ji i : i = = in pr Jy JB): \u2014_\u2014 .2 AN w att 78 \u2014\u2014 = = = AE) LE TR \u2014 _ ge! il i! As i =r | \u2014\u2014 == =F faa me Tr Eh he ify eae = == Se EC == = = Re iy Sn Se Mi HEL ET = = a = & SES Fe = == ro NE = = == = \u2014 == =F | A pi + + ie «1 Es ss 3 EN = Un .iy J.== ee SES NA \u2014\u2014#\u2014 Spiga.Bl qu [Hl SN ti == ss 184, i y! à » CSS \u2014\u2014\u2014 =\u2014==\u2014 \u2014 === \u2014 5 ==\u2014\u2014 ira % 4 ë 0 H HH Tad a \"fs a ju re on pu pu [2 \u201ca Ly A m= vdi | PE vill ie 7 HIE Fir 7 =v, = mA rai = \" je HE; * » i; \u2014 ie * A Hy dif A 4 \u2018 se a+ ré = Hm a A See ~~ == ea a == = fi J H iC A, A 1 33 Es = =, Ch) i = === = RE es \\ = JU au if ifd = A 3 = = mis === = nl \u2014 = == mE = IE, Le == == == i} Æ Yu Eu ln d H\u2014b'ajtes ut croquis de uotec Artiste \u2014 Von No.24, p.187 \"| dl = Se ab 2 AE T= = \u2014 = = Ys mw j | i Mi I J ep Ÿ / y ge | | = = = #\\ HR El 12 = = = = \u2014_ = = = \u2018 - © © «© £5 = LE ESS an ss \u2014\u2014 x % Wb I op mim 8, XF sy =: = = pa i 7 N= == \u2014_\u2014 14 JuiLLET, 1870 Ni NS = - pr =F = T= = = THE pres\u201d = c= \u2014 X 2 | À > A Ty 221 I L\u2019OPINION PUBLIQUE 14 Jorzær, 1870, L'OPINION PUBLIQUE.JEUDI, 14 JUILLET, 1870.REFUS DE SEPULTURE.UN CAS IMPORTANT.\u201c La Minerve\u201d reproduit du \u201c Monde\u2019 de Paris, une décision bien précieuse en matière de refus de sépulture.Quoique l'organisation paroissiale ou communale ne soit pas tout-à-fait la même que celle du Bas-Canada, on ne ! peut s'empêcher de reconnaître que les faits et les prin cipes présentés dans la cause de Is famille Doisy ont une frappante analogie avec ceux de La œuse de Guibord ; les voici, tels qu'ils ressortent des documents officiels publiés par \u201c Le Monde.\u201d « Le ler février 1868, M.Doixy, ancien conseiller municipal, décédait à Clisson (Loire Inférieure), après avoir refusé les secours de la religion.\u201c M.le curé de Clisson non-seulement refusa de procéder à toute cérémonie religieuse, ce que Fon n'a pas contesté être son droit, mais ordonna que, contrairement au vœu de la famille, qui avait fait Ja demande d'une concession dans le cimctière, le corps de M.Doisy fût inhumé dans la partie du cimetière réservee aux suicidés, aux morts-nés et aux suppliciés.# L'autorité municipale ne voulut pas prendre sur elle d'en disposer autrement.Par esprit de conciliation, la famille se soumit ; mais, peu de jours après, forma une demande d\u2019exhumation ct de réinhumation dans le cimetière général : cette demande fut rejetée par le maire et parle préfet.Le ministre de l'Intérieur d'alors (M.l'inard) approuva ce refus.\u201c La famille Doizy s'est pourvue au Conseil d'Etat.Son recours invoquait les articles 15, 16 et 17 du décret du 28 prairial au XIE qui confient l'administration des lieux de s6- pulture à l'autorité municipale et lui imposent le devoir d'empêcher tout acte contraire aux respect dû aux morts.«M.le ministre de l'intérieur opposait la partie des mêmes dispositions, d\u2019après laquelle il doit exister, dans les cimetières, des emplacements spécisux pour les morts appartenant à d\u2019autres religions que la catholique.Selon lui, on n'avait fait autre chose qu\u2019appliquer ces dispositions.\u201d Après une habile argumentation de part et d'autre, le Conseil d'Etat (au contentieux) a confirmé la décision du Ministre de l'Intérieur et le refus de M.le curé de Clisson.Loin de nous toute idée de vouloir influencer le tribunal qui délibère en ce moment sur la cause Guibord.Mais nous avons incontestablement le droit, comme catholique, de constater que ce jugement a une haute portée.On le nierait vainement.Nous le répétons, l'analogie, l'identité est parfaite.Le juge Mondelet ordonnait la sépulture ecclésiastique.Dans l'affaire Doizy, l'autorité civile ne conteste pas même au curé le droit de refuser la sépulture ecclésiastique, et reconnait, comme corollaire, aux catholiques morts en paix avec l'Eglise, le droit d'être enterrés seuls dans le terrain à eux consacré.La seule différence, ou plutôt l'ombre de différence qu'on puisse tenter de trouver entre les deux cas, c'est que l'incapacité catholique, si l'on veut nous permettre cette mauvaise alliance de mots pour mieux exprimer notre pensée, c'est que l'incapacité catholique de Guibord n'est pas aussi clairement établie que pour le citoyen Doizy.Nous n'admettons pas cette différence ; mais sup- posons-la fondée.Il n\u2019en reste pas moins établi que le Conseil d\u2019Etat, en ne contestant pas au ouré le droit de refuser la sépulture ecclésiastique, a, par là même, et en fait, sanctionné la doctrine invoquée par les avocats de la Fabrique de Montréal, \u2014qu'à l'autorité religieuse seule appartient la faculté de déclarer qui est mort bon catholique ou mauvais catholique, et qui mérite ou ne mérite pas la sépulture ecclésiastique et l'inhumation dans la\u2019 partie du cimetière réservée à ceux qui meurent dans toute l'intégrité de leurs droits religieux.- J.A, Mousseau.LES CANADIENS-FRANCAIS A PLATTSBURGH.Nous avons eu le bonheur de contempler, le 4 juillet, le spectacle d\u2019un millier de nos compatriotes célébrant, sur le sol étranger, le souvenir de la patr:e absente.Ce spectacle nous à fait éprouver un vif sentiment de fierté et d'orgueil national.Nous avons trouvé des Canadiens- Français clignes de leur origine, fidèles à leur foi et à leur nationalité, et faisant respecter le nom canadien sur la lerre étrangère.Les citoyens de Plattsburgh n'avaient rien négligé, épargné aucuns sacrifices pour donner de l'éclat et de le + plendeur à leur fête nationale.Plusieurs citoyens de Montréal s'y étaient rendus accompagnés de la jolie bande de musique des RR.PP.Ublats de Montréal.Concerts, discours, comédies, tragédies, pique-nique, processions, il y à eu de tout pour remplir cette belle journée et même une partie de la nuit.Il faudrait plusieurs colonnes pour raconter tout cels et pour rendre un juste tribut d'éloges à toys ceux qui se sont distingués dans cette oconsion, pour reconnaitre le dévouement des dames et messieurs de Plattaburgh, des RB.PP.Oblates à qui l'honbeur de cette fête est dû.I y'a une renaissance parmi nos compatriotes des Etats.Unis, un souffle patriotique et religieux semble les agiter oe animer Pt de leur importance et de leur dignité personnelle.Md pros qu'ils appartiennent à une grande et noble nations- lité, et que leur origine et leurs traditions leur donnent droit de porter la tête haute nu milieu des diverses races et religions des Etats-Unis.Il y a de l'avenir dans ces groupes épars de nos comps- triotes sur le sol américain, parce qu'il y à de Is foi, du patriotisme et de l'amour du travail.Nous y trouverons peut-être, un jour, des éléments de force et de grandeur que nous ne soupçonnons pas.L.O.Davio.M.J.A.Hervicux, notaire de St.Jérôme et régistrateur du comité de Terrebonne, vient de publier un ouvrage plein d'utilité et d'intérêt sur Jes lois des priviléges, hypothèque et d'enrégistrement.M.Hervicrx fait des commentaires pleins de justesse sur ces lois ct indique les moyens à prendre pour les rendre plus parfaites.Nous n'avons pas cu le temps d'étudier mûrement cet ouvrage eb nous ne pouvons en faire encore convenablement la critique, mais il nous parait bien fait sous le rapport du fond et de la forme.Il a été imprimé par M.Sénécal et il est cn vente ches MM.Beauchemin et Valois.Le prix est de $1.00.Tous les hommes qui s'occupent de loi voudront l'avoir.RIVIERE ROUGE.Fort Garry, 21 Juin 1870, TETE DIRC A BT.BONIFACE.Le divin sacr.fice de la messe et la procession dimanche dernier ont été célébrés avec pompe.L'habileté avec laquelle le Révd.Mr, Dugas a conduit la bande de musique et le chant, a mérité au Revd, père, nos remerciments et nos éloges.8a grandeur Monseigneur Taché avec l\u2019éloquence et l'habilité qu\u2019on lui connait, à fait le sermon; ct il a démontré au peuple combien étaient grandes les vues de la Providence sur la peuplation de la Rivière-Rouge ; puisqu'on ne devait regarder que comme l'effet de la bonté inéffable seule du Tout-Puissant, fes heureux résultats qu'avaient obtenus nos délégués dans leurs relations avec le Canada.Toute Is population parait aujourd'hai bien en faveur de l'acte de Manitoba.Le conseil exécutif est convoqué pour demain le 22 juin.Sa Grandeur Monseigneur Clut est arrivé ici Ja semaine dernière de France, amenant avec lui deux missionnaires qui doivent avec lui porter l'Evangile aux tribus Indicnnes sur 1s rivière MeKenzie dans les coins les plus recuiés du Nord- Ouest.Sa Grandeur monseigneur Clut a eu beaucoup à souffrir en traversant les prairies, il lui faudra encore quelques jours pour se remettre des fatigues de ce pénible voyage, il laissera Fort Garry probablement jeudi.Le New Nation du 24 juin dit :\u2014Le 23, la légisiature d'As- siniboine s\u2019est assemblée pour prendre en considération le bill de Manitoba et les articles de la Confédération tels que rap- rtéa par les délégués.Riel exprima en satisfaction tonchant ja conduite de la législature, et pense que les commissaires doivent avoir apporté de bonnes assurances d'amnistie, L'HOTEL DE NIORRES.XV \u2014Un aziome du droit \u2014Suite.\u2014Quand cela?\u2014Cette nuit même ; après le mort de ma sœur.\u201d M.Lenoir se rapprocha de nouveau du conseiller au parlement.« Racontez-moi cela, dit-il avec vivacité.La conduite de ce valet me parait bien étrange.\u2014Vers la fin de la nuit, commença M.de Niorres, après que l'incendie fut éteint et que le corps de ma pauvre sœur eut été transporté dans ma chambre, j'allai me renfermer dans mon cabinet, seul à seul avec les cruclies pensées qui me tor- tursient.11 y avait une heure environ que j'étais ainsi enfermé avec ma douleur, lorsqu'on heurta doucement à unc porte communiquant avec l'intérieur de l'hôtel et dont les domestiques ne 8e servent ordinairement jamais.Burpris qu'on vint à moi par cette vcie, je me lovai et, m'étant approché, je demandai qui était IA Un faible murmure me répondit et je crus entendre nommer Saint-Jean.J'ouvris aussitôt et je vis entrer dans mon cabinet un homme ayant les cheveux hérissés, la figure bouleversée, les yeux hagards, le corps à demi vêtu et tenant à la main une bougie allumée.Cet homme était Saint-Jean, \u201c Ah! monsieur, s'écris-t-il nous sommes perdus! Je n'ai pu vous fléchir, et ls mort de Mme de Versac et celle de son enfant sont proches.\u2014Que dis- tu, malheureux ?m'écriai-je avec l'accent de la atupéfaction 1s plus douloureuse.\u2014Ce que je viens d'apprendre ! me répon- dit-il.J'étais seul tout à l'heure dans l'appartement de Mme de Versac, laquelle se trouve avec ses enfants chez M.de No- han.Voulant remonter à mas chambre, je pris cette bougie et je gravis l'escalier à vis, lorsqu'au troisième repos, quoique j'eusse la figure abaissée pour regarder les degrés, j'ai vu ma lumière pâlir et comme un corps m'intcrcepter le passage.Ausaitot mon cœur 8 battu violemment, mon sang s\u2019est glacé.J'ai relevé ln tête\u2026c\u2019était mon maitre qui su dredéait devant moi, main, cette fois, mon maitre irrité, furicux.Il a levé la main vers mol, il m'a appelé misérable, mauvais serviteur, mal affectionné de 1a malson.Puis, en voyant ma terreur, il vest calmé, m'a ordonné de venir encore vers vous, et de vous désobéir dans le cas où vous ne me permettries pas de sauver l'enfant orphelin.Je devrais alors le ravir et m'enfuir avec lui pour le mettre en sûreté.Si j'hésitais, n-t-il ajouté, Mme de Versac, sa femme, et son fils allaient périr\u2026.Et comme je demourais foudroyé, anéanti, tremblant sans répondre, il a cru sans doute que je refusnis de suivre ses volontés ct il ma frap- pb ol.rudement de-ses mains osesnses ot décharnées que j'en suis encore tout meurtri\u2026 Je me suis sauvé en criant, et me Tls semblent comprendre mainte- q Saint-Jean v'arrête, continua M.de Niorres.Je no savais que penser ; je l'avoue, les malheurs successifs, qui avaient ébranle mes forces intellectuelles me rendirent moins incrédule ue la première fois.Cependant, j'hésitais à répondre, je ne pouvals me décider à parler, lorsque Saint-Jean, pour me convaincre de Ja fidélité de son récit, dépouilla ses vêtements et me mit à même de constater sur sca épaules et sur ses bras d'effroyables plaques noires, jaunes, livides, témoins irréfragables des coups que lui avait portés le fantôme de l\u2019un de mes file.\u2014Quoi! interrompit M.Lenoir, vous aves vu, de vos yeux, les traces du châtiment ?\u2014Je les ai vues.\u2014Et Baint-Jean ne vous en imposait pas?\u2014Les contusions étaient incontestables.\u2014Je m'explique la recommandation du valet, dit le lieute.rant de police.11 est évident pour mol que si tous ces crimes ont pour objet de s'approprier votre fortune et celle de toute votre famille, comme je saurais en douter, la mise en sûreté du chef male de vos descendants, l'orphelin de votre premier fils marié, opposerait un obstacle invincible sux projets do l'assassin, et dès lors rendrait vain et inutile tout autre attentat, \u2014J'ai pensé comme vous, monsieur, dit le conseiller au parlement.\u2014Et qu'aves-vous répondu à Saint-Jean ?\u2014Qu\u2019il se rende aujourd'hui, à six heures du soir, dans mon cabinet, et que je lui donnerais là mes instructions suprêmes.Je voulais avant vous voir et vous consulter.\u2014Vous aves agi fort sagement, monsieur.\u2014Me conseillez-vous donc de confier mon petit-fils à Saint- Jean?\u2014Certes, je vous le conseille.\u2014Vous croyez alors à la véracité de ses récits?\u2014Non, mais je crois que cet homme n\u2019a que d'excellentes intentions.\u2014Ainsi, sclon vous, il aurait menti ?\u2014Oui et non, Je ne crois pas aux apparitions surnaturelles, pas plus que vous n'y croyez vous-même, monsieur, mais je ne puis mettre en doute l'excellence du conseil donné par Saint- Jean, \u2014Cet homme alors saurait quelque chose ?\u2014Peut être.\u2014Ce serait un complice de l'assassin, et je lui confierait mon petit-fils! s'écrie M.de Niorres.\u2014Puurquui pas?S'il a été complice, sa démarche prouve qu'il est repentant et dès lors il peut vous être de la plus grande utilité.Réfléchissez : s\u2019il avait l'intention de vous tromper, pourquoi viendrait-il, en vous priant de lui remettre l\u2019orphelin, assumer ainsi sur sa tête la responsabilité entière d\u2019un crime ?Enlever l'enfant est une chose inutile pour lo tuer.Ceux qui ont frappé dans votre maison vos fils, leur famille, votre sœur, votre frère, ne duivent pas reculer devant le meurtre de deux créatures faibles et hors d'état de défense.En vous parlant comme il l\u2019a fait, Saint-Jean à donné la preuve de son attachement pour votre famille.D'ailleurs, de deux choses l'une, ou nous sommes dans le vrai en attribuant la succession des crimes accomplis à une honteuse question d'intérêt pécuniaire, et dès lors la sûreté de l'orphelin place, je vous In répète, une barrière insurmontable entre le meurtrier et la réussite de ses projets, ou nous nous trompons, et nous avons affaire À un criminel vulgaire sur la trace duquel nous sommes loin d'être lancés.Si la disparition de l'enfant arrête les empoisonnements, nous aurons deviné juste; si, au contraire, les attentats se poursuivent, il faudra chercher une autre cause et d\u2019autres coupables ; mais dans l'ignorance où nous sorumes présentement, vous n'aurez rien risqué cn agissant ainsi que je vous le conseille, jusqu'en éloignant votre petit-fils, vous l'aurez mis hors d'atteinte de la main exterminatrice.\u201d Le conseiller au parlement demeurs un moment silencieux et en proie aux réflexions les plus poignantes, puis, releyant la tête et montrant au lieutenant de police sa belle et noble physionomie, sur laquelle se lisait l'expression d'une résolution arrêtée : « J'avais résolu d'agir ainsi que vous me le conseilles, dit-il ; mais je suis heureux que votre avis soit conforme à mes intentions.Baint-Jean partira ce soir, moi seul saurai en quel lieu il se rendra.\u2014Il faut faire surveiller cet homme, répondit vivement M.Lenoir, Deux de mes meilleurs agents l'attendront cette nuit à sa sortie de votre hôtel, et chaque jour nous aurons un rapport exact et circonstancié.\u2014Je nd\u2019attendais pas moins de votre extrème obligeance, fit M.de Niorres en #inclinant.\u2014Ne me remercics pas, monsieur.Je ne fais qu'accomplir un devoir.L'enfant en lou de sûreté, notre surveillance dans l'intéricur de votre maison sera plus active encore, ct j'ai Is gortitade que les circonstances nous méneront alors droit au ut.\u2014Quoli sous peuvex.\u2026.\u2014-Que l'assassin, trompé dana son attente, se découvrira lui- même par quelque imprudence.\u2014 Ainsi, vous nc renoncez pas à votre pensée ?C'est plus qu'une pensée, monsieur, dit le lieutenant de police, c'est une conviction.=\u2014Mais savez-vous bien qui vous accuseries ?s\u2019écris M.de Niorres avec véhémence.Ma fille et son marl exceptés de vos soupçons, ces soupçons flétrissent deux hommes de bonne famille, car cn atteignant mes nièces ils retombent sur deux jeunes gens qui leur sont flancés.\u2014Ah! Ait vivement M.Lenoir, Miles.Blanche et Léonoro sont fiancées! j'ignorais cette circonstance, qui pout cependant être d'un grand poids.Je eavais qu\u2019elles étaient aimées, mais je ne savais pas qu'elles étaient promises en ms- riage ; et à qui a-t-on promis leurs mains ?\u2014Au marquis d'Herbois et au vicomte de Renaeville, ; \u2014Deux officiers de la marine royale! Ceux qui sont é ris si vivement de vos nièces et que l'évêque avait accueillis à rest =-Précisément.\u2014lis doivent faire partie tous deux de l'expédition de Le Peyrouse ?\u2014Oui.\u2014Mais il faudrait que les jes eussent lieu avant le départ des frégates, et ce départ est fixé au ler août prochain.=\u2014Je le crois.\u2014Connaissez-vous bien ces deux jeunes gens, monsieur ?\u2014Fort peu personnellement, mais je ets que mon fils et ms belle-sœur ont eu sur eux les renseignements les plus favorables donnés par le ballli de Buffren en persoune.\u2014La ballil du Buflren & douné des renseignements précis es 14 Jurcs, 1870.orabl les officiers de marine, c\u2019est possible ; mais sur fo orablos privée, cels lui eût été difficile, Tenes, monsieur, in ures coc pronant sur Ia table le rapport dont i avait i WB in précédemment entre lui et Jacquet, le remit aux nseiller au parlement.ml ei l'ouvrit avec étonnement d'abord, puis, après avoir Ju quelques lignes, il parcourut le cahier avec une avidité bien ! reprit M.Lenoir, vous le voyes, ces deux jeunes ens, après avoir mené duraut de longues années la conduite & plus folle, ot après s'être livrés aux dissipations les plus insensées, ne possédent plus aujourd\u2019hui que des dettes énormes, L'agent qui m'a fait ce rapport en garantit la véracité, et J'ai tout lieu de le croire parfaitement exact.Depuis plusieurs mois, MM.d\u2019Herbois et de Renneville sont poursuivis par des créanciers impitoyables, ct menacés s'ils ne parviennent à payer leurs dettes, de voir leur carrière entravée et Pronneur de leur now étrangement compromis, Or, pour éviter la honte et Is misère, que d'hommes ne recuient pas devant les actions les plus mauvaises! \u2014Cels est vrai, murmura le conseiller on rejetant le cahier qu'il venait de froisser avec horreur, \u2014À quelle époque les futurs mariages ont-ils été définitivement arrêtés?demandæ le lieutenant de police ; le savez- us ?\"Oui, mon fils, l'évêque, m'a dit que c'était le 26 avril dernier que dans sa maison, à Brest, il avait solennellement fiancé les futurs époux, se réservant, toutefois, de demander mon agrément pour la célébration des Inariages, célébration qui devait avoir licu, mon consentement une fois donné.\u2014Le 26 avril dernier?répêta M.Lenoir, \u2014Oui, monsieur ; je suis certain de cette date, Et Ia mort de votre premier fils, dc sa femme ob do ses enfants a eu lieu ?\u2014Le 6 mai.\u2014Ainsi, c\u2019est dix jours après l'union arrêtée entre MM.d'Herbois et de Renneville et vos nièces, que le malbuur est entré dans votre famille?\u2014Cela cst vrai 1\" dit encore M.de Niorres cn laissant tomber ses bras.XVI \u2014 Monsieur l\u2019ick.M.Lenoir et M.de Niorres échangèrent un long regard.Chacun d'eux cherchait évidemment à pénétrer lu pensée de l'autre.4 Deux officlers de marine, dit enfin le conseiller au parle» ment; deux fils de vieille noblesse du Poitou! J'ai peine à croire ; et cependant, à défaut de preuves, il y à là des probabilités.\u2014Permettez, interrompit le licutenant de police, japplique toujours l'axiome: C'Acrehe à qui le crime profite ! Or, il cat incontestable que si vos deux nièces hériteut do tous les biens de votre maison, ceux qui les épouscront feront une alliance digne d'on prince.Douc, si MM, d'Herbuis ct de Renneville leur sont flancés, MM.d'Herbois et de Renneville profiteraient de leur immense fortune, et payeraient facilement leurs dettes.à moins que nous ne nous trompions encore, et que l'une de vos nièces cût inspiré à quelque autre une passion intéressée.ou que, ainsi que je vous le disais, il existôt quelque membre inconau.ou non avoué de votre famille.\u2014Il n'existe personne dans cette condition, dit brusquement M.dv Niorres; je croyais vous l\u2019avoir affirmé.\u2014Cels cet vrai, monsieur ; aussi n'était-ce qu'une supposition nouvelle.M.de Niorres se leva.« Résumona, dit le lieutenant votre petit-fils à Saint-Jean ?\u2014Oui, dit le conseiller en soupirant, \u2014Vous seul connaîtrez le lieu de refuge ?\u2014Ni ma fille, ni mon gendre, ni ma bru, ni mon frère ue seront mis dans lc secret.\u2014Bien.À quelle heure Saint-Jean partira-t-il ?\u2014De dix lieures à minuit.\u2014À partir de dix heures deux agents seront prêts à le suivre sans qu'il puisse se douter de cette surveillanc >, et si vous voulez bien venir me trouver ici après-demain à parcille beurs, yous aurez connaissance du premier rapport que j'aurai a\u201d \" conselllerau parlement s'inctins pour prendre congé.\u201c Je crois, dit M.Lenoir, qu'il cat convenable de violer l\u2019éti- Quelte aujourd'hui.Si je vous reconduisais jusque dans la cour de l'hôtel, votre présence serait trop remarquée, ct nous devons nous garder de donner l'éveil.\u2014C'est mon avis, répondit M, de Niorres.A après-demain donc, et Dieu veuille que d'ici là je ne suis pas contraint à venir vous faire une visite nouvelle\u201d Les deux hommes se saluirent, ut Je coneciller au parlement sortit lentement du cabinet du licutenant de police.\u201cLe vicomte et le marquis sont-ils récliement coupables ?to dit M.Lenoir demeuré seul dans son cabinet.Tout le fait supposer | Cepondant, ce quo M.ae Suffren disait d'eux Mer! .Que croire daus vutte téucbieune ufuiseT Les crimes tout là patents, irrécusables! Ils crient vengeance Et cette lugubre histoire qui ee répand déjà parmi le public! Porter une accusation comsre deux gentilshommes, c'est décrier la noblesse au moment où le tiers Gat relève une tête envieuse, où le peuplé no demande qu\u2019à fouter aux pieds les titres et les parchemius!.Ne pas lee accuser quand tous les soup- sous planerunt sur eux, c'est donner gain de cause à ceux qui crient à la partialité en faveur des classes privilégiées, c'est &meuter tous les esprits déjà si montés contre mon administration, contre la justice du roil.Quel parti prendre ?\u201d , Lenois se frappa le front avec une expression manifeste d'inquiétude et de mécontentement.\u201cC'est comme cet enlèvement de la Jotie mignonne, veprit-il après un moment de silence; une autre affaire tout auast né buleuse ! Encore un gentilhomme peut-être à accuser! ie gelui-là est puissant! Est-ce lui l'auteur de cot at- de police ; vous allez confier ni ma belle-sœur, Et M.Lenoir courut à son bureau, il fouilla avec unc acti- qi fébrite au milieu d\u2019une collection de dossicra placés sur a Fncuble, vt so saisissant de deus cahlers il révint près de la lcnêtre.\u201cJacquet se trotmpe-t-il ou m'a-t-il trompé?dit-il en feuil- pant i] l'un après l'autre.Pix praitail raison en imposer?uel croire ?Deux rappoi bond cette affaire Bernard, of wl doux complètement diffé nts, tous deux diamétralement opposés l'un à l'autre !\u201d Lenoir froiesa tes papiers dans ses mains criepées.\u2018an, continua-t-il, accuse le favori, l'ami, l'intime come d'une Altesse.l\u2019autre déclare ce éentilbomme L\u2019OPINION PUBLIQUE, 223 ¢jutidrement Innocent.Jacquet prétend que la fille du teinturier Bernard a été enlevée pour servir 5 une intrigue toit avec une hardiesse infernale.Pick affirme que l'homme dé.noucé par Jacquet est étranger à l'affaire de la Jolie mignonne.Morbleu! je ne me trompe pas cependant, voici bien les deux r&pports : ils sont clairs, précis et contradictoires.\u201d Le lieutenant de police frappe vigoureusement de son talon rougc le tapis épais qui recouvrait le plancher, \u201c Corbleu! fit-il avec Impatience, que Jacquet n'a-t-il tort que Pick n'a-t-il raison | Sévir contre cet homme serait jm.possible ; je renouvellerais la fable du pot de terre contre le pot do fer; je me créerais un ennemé puissant, implacable., .et qui sait, avec les intentions que je connais à Kon Altesse ce que le duc peut devenir un jour?Quant à l'affaire de Niorres, tous deux sont unanimes pour accuser, quoique sens preuves matérielles,., Cupendant Pick affirme que le conseiller dissimule dans l'ombre avec une obstination sans égale, un membre de sa famille qu\u2019il ne veut ou ne peut AVouer, .A-t-il tort?Mais, pour qui touche le marquis d'Herbois et le vicomte de Renneville, son rapport est aussi clair et aussi précis que celui de Jacquet.El fournit même des preuves incontestables, Morbleu ! Qu'il les donne ces Preuves et j'agis en conséquence ! Frapper ces deux hommes, après tout, serait possible! Aucune influence redoutable de leur côté puis avec cen doctrines philosophiques qui sbondent ct qui farcissent tous les esprits, la punition publique, exemplaire, de deux membres de la noblease, serait peut-être d'un excellent effet.Ils parlent d'égalité dans leurs écrits.its seraient satisfaits au moins.Corbleu! on jugerait que le diable en personne se mêle de cette intrigue 1 Et M, Lenoir rcjeta violemment sur le burcau lue dossiers qu'il venait de feuilleter, Luis, après avoir réfléchi durant quelques minutes, il se dirigea vers la cheminée et Rgits l\u2019un des cordons de sonnette retombant de chaque côté du majestueux chambranie.Un valet parut sur le scuil de la porte.\u201cPick,\u201d dit simplement M.Lenoir.Le valet disparut aussitôt, et le licutenant de police ve laissa retomber sur les moclleux cotssins de l'ottomane en Isissant errer autour de lui ses regards vagues et pour ainsi dire sans rayons La porte que le valet avait fermée se rouvrit doucement sous une pression discrète, ot un personnage souple d'allure, léger de démarche, dissimulant sa taille en se tenant presque courbé en deux, se faufila lentement dans le cabinet de H.Lenoir, Ce nouveau venu pouvait avoir environ trente ans à en juger par l'inspection des traits du visage ; mais un portrait détaillé et ressemblant de ce visage semblait une a:uvre impossible à accomplir, tant cette physionomie étrange était dotée d\u2019une mobilité inssisissable, Un grimacier de profession se füt applaudi de posséder un te} masque, ct ici, masque est le mot propre, car 1 paraissait réellement impossible de croire cn regardant deux fois cette figure, que l'un n'avait devant soi qu'au seul et même individu.Tantôt ce visage bizarre était long et étroit comme la lame d'un couteau ; tantôt il était large et curré comme s'il cût été écrasé sous l'effort d'une presse.Au premier coup d'œil on le trouvait ovale, au second il we présentait rond comme une pleine lune.La bouche, les yeux, le nez, subissaient également des transformations parcilles, s'agrandissant, sc rapes tissant, s'allongeant, se recoquillant avec une rapidité inoure et une favilité merveilleuse.Ce n\u2019était pas une tétu formée à l'aide d\u2019une charpente osscuse ct recouverte de chair, c'était une véritable boule de gomme élastique, subissant toutes les formes sous toutes les pressions, Le corps long, maigre, fluct, d'une ténuité indicible, semblait prét à se casser en morceaux à chaque mouvement, à thaque geste.Si la téte eût fait Ian joie d'un grimacier, le vorps cût fuit certes, lui, l'allégresse d'un clown.Saus doute, M.Lenoir étuit habitué à cette apparition qui tenait du fantastique, car il ne montra pas le moindre étoune- ment à l'entrée du personnage.« Pick ?\u201d dit-il d\u2019une voix brève.Celui qui répendait à cette appellation originale, se redresss et sc recourba avec les mouvements d'un animal appartenant au genre ophidien, * J'ai lu votre rapport, continua le heutenant de police.\u2014Alore, monscigneur est satisfait ?dit Pick avec un sourire gracieux, \u2014Je n'en sais rien encore, car j'ai des doutes sur sa véracité, eR ce qui concerne l'affaire de Niorres.\u2014Monscigneur inaulterait son trés-bumble serviteur en doutant de «s fidélité, dit Pick cn se redressant, mais cette tois sans se recourber ensnite.\u2014 Vous accusez de crimes odieux deux gentilshommes, deux officiers de Sa Majesté, \u2014Hélas ! fit l'agent en étouffant un soupir.\u2014Une telle accusation doit être soutenu par der preuves.\u2014Ïe le sais, monscigneur.\u2014Eh bicui «cé preuves, vous lee avez promises! \u2014Je les aurai!\u201d M.Lenoir se leva vivement, « Vous aurez des preuves, dit-il à voix basse, que MAL de de Renneville et d'Herbois sont les auteurs des «mpoisonne- ments commis à l'hôtel de Niorree ?\u2014Oui, mouseigneur ! répondit Pick avec une froideur de lace.8 \u2014Des preuves palpubles, authentiques, pouvant scrvir en Justice?; \u2014Des preuves réelles et itdiscutablest \u2014Communt les aurez-votsa?\u2014Je ne le ssis pas encore, mais j'ai la certitude que de nouveaux événements se préparent, j'ai dressé mes plans en conséquence, j'ai tendu mes filets, et j'aurai les preuves que J'ai l'honncur de promettre à monscigneur, \u2014Aiusi, dit encore M.Leuvir, ces deux bommes sout bien récllement coupables ?\u2014Ils le sont, j'en répouds!\" Le magistrat réfléchit durant quelques instants.«kit l'affaire Bernard ?repri n changesat de ton.\u2014Atcune nouvelle! répondit Pick, =On ne peut savoir ce qu'est devenu l'enfant ?\u2014Je n\u2019ai trouvé aucune trace, _, \u2014Cependaut, il est impossible que sous une administration comme la micnue et dans une ville comme Paris, capitale du roysume, une petite fille disparaisse sans qu'il soit possible de savoir ce qu\u2019elle est deventte.; =Monseigneur veut-il connaître toute ma pensée à cet égard ?demands Pick.\u2014Parlest Dites tout sans Police avec vivacité.\u2014Tai la persuasion intime et fortement motivée par lue recherches auxquelles Je me suis livré, continua l'agent, que 1e disparition de la jolie mignonne n'est que momentanée et je crois à une comédie babile Jouée par les parents qui désirent faire des dupes! Cependant, jo l'avoue, ceci n'est qu'une opinion qui m'est toute personnelle ! \u2014Alors, sécria M.Lenoir emporté malgré lui par ses penséen, le rapport de Jacquet est donc faux ?\u2014De toute fausueté, s'il dit le contraire du ce que le mien firme, répondit Pick.\u2014L'hoinme que je vous ai chargé de surveiller ?\u2014L'ami de Son Altesse ?\u2014Oui, \u2014Entièrement innocent, \u2014Prenez garde d'égarer ma bonne foi ! \u2014Je wai rien à craindre à cet égard, monseigneur.\" M.Lenoir regarda fixement l'agent, puis reprenant la parole et revenant à un autre ordre d'idées : «Dans combien de temps pouvez-vous me douner les preuves dont vous parles relativement À l'affaire de Niorres ?demanda-t.il.biat une deux fois vingt-quatre heures, répondit Pick sans ter, \u2014Alors, dans quarante-huit heures, MM.d'Herbois ct de Renneville seront à la Bastille, \u2014Si je n'apporte pas les preuves demandées, monscigneur pourra m'y envoyer coucher A leur place, \u2014C'est ce qui pourrait cn effet vous arriver, si vous ne jus- tiflez pas la véracité de votre rapport.\u2014 Alors, monscigneur, je dormirai dans mon lit, \u2014De quoi avez-vous besoin pour atteindre votre but?\u2014De rien, monseigneur, je me charge de tout, \u2014Trés-bien, Pick, il y aura mille livres pour vous si vous réussiseez ! \u201d M.Lenoir fit un geste et Pick sortit comme il était entré, eu dispuraissant avec la légèreté d\u2019une ombre, #Je donnerais mille louis pour que cet homme nu se trompit pas dans ses assertions! dit le lieutenant de police, Qu'il réuesisse, lui, que Jacquet étouffe l'affaire de l'enfant volé ou que Pick mo donne l'assurance de la comédie dout il parle, et que je puisse dire après-demain au roi que l'auteur des lilciles est vnfermé à ls Bastille, et j'aurai satisfait tout le monde.En attendant, il faut que je fasse surveiller par quelqu'un d\u2019'habile et de sûr le valet auquel M.de Niorres doit confier son petit-fils, Cit homme est plus important qu'il ne parait, et ses prétendues visions me semblent de bons ut solides témoignages contre lui.I a dû participer aux premiers crimes, #il refuse d'être pour quelque chose dans ceux qui restent à accomplir.Je veux voir ce Saint-Jean\u201d Et, sans se lever pour avoir recours au cordua de la sonnette, le lieut@nant de police étendit le bras ot frappa sur un timbre placé à xa portée.Le mème valet qui était déjà venu entra dans le cabinet.«Faites venir Fouquier!\u201d dit M.Lenoir, crainte! fit le lieutenant de XVII \u2014L'avenue de la Reine Au moment où le lieutenant de police avait sonné, pour ordonner que l'on introduirit près de lui M.Pick, le conseiller au parlement, quittant l'hôtel de In rue de Maurepas, marchait lentement sur le pavé de Versailles, se dirigeant vers l'avenur de la Reine.Completement absorbé dans ses pensées, M.de Niorres waccordait aucune attention à ce qui se passait autour «de lui, aussi ne prit-il remarquer que, lorsqu'il cut franchi le seuil de l'hôtel, un valet en petite livrée (un grison comme on disait alurs, pour désigner un domustique ne portant pas les couleurs de son maitre,) un valet qui stationnait de l\u2019autre côté de la rte s'était détaché de la muraille contre laquelle il re tenait appuyé, et s'était mis en marche, réglant son pas sur celui du conseiller, Ainsi suivi sans qu\u2019il s\u2019en doutät, M.de Niorres avait con- Linué va route, toujours ct de plus en plus absorbé duns Res funèbres réveries, Où allait-il ?Peut-être l'ignorait-il lui-méme, lorsque parvenu sur le bas côté de l'avenue de la Reine, il entendit le murmure de deux voix Émues qui le saluaicnt par won nom, et deux ombres se projetant devant ses yeux abaissés vers la terre, lui indiquèrent que le chemin était Larré par lu rencontre de deux hommes.M.de Niorres releva lentement la tête.Le marquis d'Her- buis et lu vicomte de Reuneville se tenaient en face du lui le chapeau à la main.Sans doute, le conseiller reconuut les deux officiers de marine au premivr coup d'œil, ct sans doute aussi les pensées provoquées à leur égard par M.Lenoir surgirent cn foule dans son esprit, car il tressaillit brusquement et une rougeur légère envahit ses joues creusées, « Que me voulez-vous, messieurs ?demauda-t-il d\u2019une voix Erave et sévère, \u2014 Monsieur, dit le marquis, vous ignorez sans doute qui nous sommes 7 \u2014Non, messieurs, je ne l'ignore pas, répondit le conscil- ler, \u2014Alors, reprit le Jeune officier, vous savez également, monsieur, que nous nous sommes présentés plusieurs fois à la porte de votre hôtel sans avoir cu l\u2019honneur d\u2019être reçus par vous, \u2014Les affaires de famille, messicurs, m'ont privé de cet honneur, répondit M, de Niorres, \u2014Maie, ajouta le vicomte, c'est précisément d'affaires de famille que nous avons, monsieur, à vous entretenir.\u2014Plus tard, messieurs, je vous accorderai toute mon attention, mais en ce moment.\u2014Pardonnex-nous notre instance, dit le marquis, ce que nous avons à vous dire ne souffre aucun retard, \u2014Je crois que vous vous trompes, messicurs, car moi, je n'ai rien à entendre, \u2014Monsivur, dit le vicomte, ne savez-vous donc pas qu'un projet d'union, arrêté sons les auspices mime de Mgr.Die vigue, dovait faire de nous vos neveux?\u201d M.de Nivrtes s'inclins sans répondre.11 était évident que cet entretien le fatiguait.Cutte cvidence était méme tellement limpide que le marquis sentit te rouge de la culére lui mouter au front.Cependant il parvint à se contraindre.« Munnieur, dit-il d'une voix ferme, il faut que le vicomte et mui vous parlions sur l'heure.\u201d Le conseiller se redreess de toute ln majesté du sa haute e.(A continues.) 224 L'OPINION PUBLIQUE 14 JuiLLer, 1870, re VARIETES.° Jaudenne est un ancien militaire qui, en rentrant dans ls vie civile, résolut de s\u2019adonner à l'état de charpentier cinq jours de le semaine, et au culte de Bacchus les dimanches et les lundis.Rien de plus régulier que la conduite de Jaudenne.chaque jour de , #1 se grise scrupuleusement, et, comme les fêtes funèbres n\u2019en sont pas moins des fêtes, il se trouvait, le 5 mai dernier, jour anniversaire de la mort de l'Empereur, dans un état complet d'ivresse.Entre minuit et une heure du matin, Jau- denne était sur la place Vendôme, dirigeaut vers ls statue de Napoléon des bras hiques, et des regards émus autant douse que par ses douloureux sou \u2014Vive la colonne ! s'écriait-il.Puis, s'adressant à la statue qui la surmonte, il ajoutait : \u2014Tu es un grand homme, toi, entends-tu?c'est mol qui te le dis; vive la colunne, ta colonne, notre colonne ! Le gardien qui veille autour du bronze im- se précocupait peu des évolutions et des exclamations du promeneur nocturne, Il avait vu circuler dans la journée bien des regrets, bien des hommages ; et ls manière dont Jau- denne témoignait sa piété à son Empereur ne l'étonnait nullement.Mais vient à passer par là une patrouille de la le nationale.Le caporal qui le commande s'approche de l\u2019ivrogne et lui fait quelques observations que celui-ci reçoit fort mal.Jaudenne est arrêté.M.Boutard, caporal de la patrouille, dépose : \u2014Le 5 mal, vera minuit, une heure, nous passions sur Ia place Vendome, quand nous entendons un tapage qui ressemblait à une émeute.Nous nous approchons et nous apercevons ce particulier qui était en train de ha- er la colonne en sautant, en gesticulant et en beuglant; je m'approche et jo lui dis: \u201cTout ça est bel et bon, camarade ; mais vous empêchez les paisibles habitants de ces lieux de se livrer à leur sorameil habituel.Vous ne ferez pas mal d'aller dormir au lieu d'en empêcher les autres.\u2014C\u2019est aujourd'hui la mort de l'Empereur, qu\u2019il me dit, et je célèbre le colonne.\u2014C'est très-bien, que je lui fais, vous aves raison, il faut que tout le monde vive, et r le vin nirs.cela fait honneur à votre cœur ; mais la co.2 lonne n\u2019a pas besoin de vos vœux; elle vivra longtemps ainsi que le petit bonhomme qui est dessus.\u201d Si vous l'aviez vu.à ces mots ; ce n\u2019était plus un bumain : # Petit bonhomme! s'écriait-il, petit bonhomme ?ah! tu appelles le graud Napoléon un petit bonhomme.Tiens, va te chercher!\u201d et vlan! il me passe la jambe et me jette sur mon envers.Heureusement, les camarades l'empoignent et me relèvent ; je veux alors lui faire entendre raison.« Petit bonhomme, que je lui dis, ne veut pas dire que l'Empereur soit un petit bonhomme, au contraire ; j'ai dit petit bonhomme, comme on dit petit bonhomme.\u201d C'était pourtant bien clair, n'est-ce pas?eh bien, il ne voulut Er me comprendre, et il se mit à me dire des ures.Le rafsipenT, \u2014Répétez ces injures.LE TÉMOIN.\u2014Ma foi! je ne m'en souviens pas trop.Ah! il m'a appelé lampiste.LE rafaIDExT.\u2014Vous appelez cela une injure ?12 TÉMoIx,\u2014 Tiens, dites donc, ce n'est pas agréable d'être appelé lampiste quand on est charcutier\u2014 Alors, nous l'avons emmené ou plutôt trainé au poste, où il a été Inclus au violon, où il est resté jusqu\u2019au lendemain matin.Il nc se souvenait plus de rien, car le premier mot qu\u2019il m'a dit quand je lui ai ouvert, c'est de me demander où était son épouse.LE FRÉSIDEXT, au prévenu \u2014Jaudenne, con- venes-vous des faits qui vous sont reprochés ?Lu PaÉvExu.\u2014Bi je disais oui, je mentirais; ai je disais non, je mentirais encore; j'étais si bu, que je ne savais pas seulement o j'étais au WILSON monde.LB PRÉSIIENT Comment vous mettez-vous dans un tel état?18 patvanu.\u2014C'est le chagrin, mon président, le jour de la mort de mon Empereur.le chagrin, voyez-vous, ça vous rétrécit l'estomac, et, pour pen qu\u2019on y mette quelques verres de vin, çà ne peut pas tenir, ca vous monte & ls tête, c'est physique.LE rhÉsiDENT.\u2014Vous avez déjà subl une condamnation pour pareil fait en 1841.18 rrivaxv.\u2014Ah! oui, je sais ; c\u2019est à propos de la rentrée des cendres de l'Empereur ; cé tait le joie! la joie, voyez-vous, c'est comme le chagrin, ça vous rétrécit l'estomac | Le tribunal condamne Jaudenne à huit jours d'emprisonnement.Dernièrement X., malgré les recomman- \u201c dations de sa trop parcimonieuse moitié, amène à l'improviste un ami diner ches lui.Il prend sa femme & part pour lui dire d'a- ter quelque chose au modeste ordinaire.fe se récrie et refuse, prétendant qu\u2019il reçoit toujours à ss table un tas de vauriens qui le t.X., à bout de patience, esisit ss je par le bras : fi mon ami n'était pas là, lui dit-il, quelle ane Je te ea prim, te gène mol, \u2018en prie, ne gêne pas pour moi, seria l'autre qui, de la salle Foiafne, avait tout entendu.Un jour, deux vauriens avisent aux Champs- Elysées un croque-mort qui revenait à vide.\u2014Cocher, avez-vous de le place?dit l'un deux en faisant le signe usité pour les om.us.\u2014C'est c'est bon, répliqua le croque- mort, pipe viendra ; et ne faites pas tant les malins, jen al enter de mieux porlania que vous.Une autre fois, c'était à la Martinique, en | \u20ac tempa de fléau ;\u2014d'immenses voitures parcouraient le ville portant des centaines de victimes au cimetière.\u2014Un nègre, compris un u légèrement dans une hécatombe, parvint : Fee dégager de ses camarades, et se mit à sauter lestement à terre.\u2014Arrêtez1 se mit à crier le croque-mort, arrôtes mon mort, qui se sauvel.ERIEURE POUR LE BAS DANS LA COUR SUPER I\" \"RE Sh | Le huitième jour de juillet mil huit cent soizante- ot-dix.[No.1,444.) PHILOMENE ALLARD.oi devant de Is Po de St.Laurent, dans le District de Montréal, tenant de la Paroisse d: kine.dit District, ores Sve ERMEN EGILDE VIAU,Cultivateur, ci-devant de la dite Parvisse de St.Laurent, a District.ot actuellement absent de cette Prorines, fendeur.fe L EST ORDONNÉ, SUR LA MOTION DE MM.Mousseau & David.Avocats de te Demande- resse, en autant wi appert par le retour de Paschal Leclere, un des Huissiors de cette Cour, écrit rar le Bref de Bommation émané en cette cause, que lo Défondeur a isissé son domicile dans ls Province de | Quebee en Canada et ne peut être trouvé dans le istrict de Montréal.que le dit Défendeur soit par un avertissement s être deux fois inséré en langue française dans le pspier-nouvelles dolaCité de Montréal.appelé L'Opsnion Publique;et deux foisen langue anglaise.dans le papier-nouvelles de la dite cité appelé Canadian Hiustruted Ne vs, notifié de comps- raitre devant cette Cour, et là de ré re à la mande de la dite Demanderesse sous deux mois après la dernière insertion de tel avertissement ot aur le défaut du dit Défendeur de comparaître ot de répondre à telle demande dans la période susdite.il sorn = permis à la dite Demanderesse de procéder à la qe et Jugement comime une cause par au Par ordi .\u2018 * SUDERT, PAPINEAU & HoNEY.S B.SCOTT x CIE.° AGENT POUR le machine à Coudre sans bruit de Ie ours IP EL ER pr WILSON, MÉÉDAVELES D'OR.ca à Wiz SIs, = + Cetto machine à été perfertionnée dans une telle manière, que ses furces sont beaucoup augueniées.Kila travaille avec la plus grande facilité, eousant six plis d'étoffe de laine.Aussi fait-elle son vurrage bresque deux fois aussi vite que les machines à navette et en même tompe est moins sujette à se dérau- ser, Les Sœurs Grises ct autres aauocintions du même genre nous écrivent comme auit à l\u2019égard de ces ex- cellontes machines, et c'est un fait significatif qu\u2019aucun de ses noms ne se trouve en témoignage do l'ex - cellence d'aucune autre surte quo le WHERLER nr 1 .À Messieurs &.B.Bcott rT Crk.Mersiours.\u2014N ous.les sousignées, Sœurs de Charité, cerlifons avec plainir que, après une épreuve de dix ans.nous avons trouvé les machines à coudre de WHEELER tr WILSON supérieures aous tour les rap à toutes autres dont on se sert dans notre institution.Leur mécanisme est fort et parfait, et avec très- s.SŒUR COUTLER, peu de soin elle ne so dérangent jam: ; SŒUR BATEUX.Cauvent des Sœurs Grise, Hopital Général.À Mossiecre 8.B.Scott pr Cin.Messieurs.\u2014Nous avons beaucoup de plaisir à pouvoir recommander les inachines à \u2018ouudre de WHEELER er WILSON (dont vous êtos les agents) à tous reux qui pourront avoir besoin d'un article aussi utile qu'une machine à coudre.Après dix ans d'expérience nous pouvons parier aveo toute con- ance, nun-seulement de leur utilité, mais encore de leur supériorité eur tonte autre machine dont nous avons fait épreuve dans notre institution.Ces machines ont trois avantages d'une grande | portance rapidité de mouvemont; pouvoir de pter à unegrande unit d'ouvrage, et der puit ot , ot méme nulle dépense pour réparations.pes SŒUR MARIE.Cruvent dela Providence demande des machines à coudre ts t.les ae de WOEELE \u201d WILSON.auxquels les termes les plus libéraux seront vfferts.ss wv CIE 2% No.354, Rue Norsk Daux.N Comms: Mancnano=TaiLLeue, No ARRET GE PRICE Meneréale où l'on trourare des .DRAPS, CASIMIRES ET TWEEDS de toutes sortes et des goûts les prêt à exécuter aveo LA OHAISE -PLIANTS ot le CHAISB-CANAPE combinées EX UNE SEULE, BREVETÉE.4.M.FANDUWARD st Cis, ne 288, rue Notre-Dame.A L'ENSEIGNE DU OADENAS D'OR LYOUS trouveres les mejlleures GQLACIERES.BARATTES AU BÉURRE.et BARATTES pour faire le CREME A LA GLACE.Le soussigné a aussi & son emploi des FERBLANTIERS.PLOMBIERS.COUVREURS en tôle qulranis es, forblanc 2 on tôle, pices arations je mi Le ep de De Ts À.SURVEY ER- 24 324 Rue Craig, Montréal._\u2014 \u2014 GEORGE YON, PLOMBIER ET FERBLANTIER, 24),\u2014Rue Saint Lawent,\u2014241, MONTREAL.MANUFACTURIER DE GARDE-MANGER RÉFRIGÉRATEURS Constructeur de Fournaises a Air Chand POSEUR DEB TUYAUX À GAZ, BAINS ET CLOSETS.Toutes commandes exécutées avec soin.4 mai.195 BONNE NOUVELLE! OUVERTURE DE L'HOTEL DU CANADA RUEST.GABRIEL, MONTREAL.$1 PAR JOUR SEULEMENT.Cet Hôtel.qui vient d\u2019être réparé et meublé à neuf.offre tous les avautages presibles aux marchands et on général à tous ceux q nitont Montréal, On 0.> le service to dnt ot sur un ban Cet hôtel à été ouvert le6 mai.par M.G.B, Ware proprictaire.et F.X.Fortin gérant.et ces Mos- sieurs sollicitent respectueusement une visité r ¥ assurer des avantages que l\u2019on offre pour la modique somme d'une piastre par jour.M.Fortinest canadien.et ses capacités comimo hôtelier sont généralement connues.Pension sans chambres à des prix très modérés.0x T.DORION, FORLOGER ET BI No.66 RUESE LAURENT UXTREAL.ETABLI EN 1840.F.X.BEAUCHAMP, (successeur de D.Kmillie.) Panuactarier et Marchand de BIJOUX.PIERRES 8 n 5 , pro- lies et montées dans ne go Ite, pro MONTR! : .oy TRES st BIJOUX coignensement et promp- avec une extrême No, 134.coin des FT.FRAN -N et FO TIFICATION, presau'en he pH ATIER de ue du Peuple.e Montréal, 4 mai 1870.1Bay ON RECEVRA au sousdit bareau, Jusqu'à Lundi, le Z5me jour de Juillet prochain, à midi, des soumissions pour la fonrnitnre de M0 tonneaux de char bon de foyer (2000 livres par tonneau), delivrés à Ottawa, Pour toutes particularités v'adresser au sousel- né.Par Ordre.F.BRAUN.Becrétaire.Département des Travaux Publics, Ottawa.20 Juin 1870.2d LEGGO $ Où, CHROMO 1 PHOTOGRAPHES v2MOTHo-LrTHOGRAPEXS, IMPRIMEURS.Bnrean No.10.Place d'Arn Ataliers: Ne.ae, Hee {Montezar.Ou exésute dans un style raiment tupérieur, les vured, OC nouveau.Il us l'os oe ben el i rage et rms 47.He ime nit nod on Yea Commerce de ientse (JA MPERE ANGLAIS RAFFINÉ GRAINES TRAICHES Ras ARDINS À vuxone Pan J.B.D\u2019AVIGNON, Puannacms, DiarexsaiRE DB LA CITB Vis-dovis Mussen, 22, RUE NOTRE DAME, 23 Moxrarau.I NOUVEAU MAGASIN D'APOTHICAIRE, 368, RUE STE.CATHERINE, (Près de la rue Amherst.) E Soussigné offre en vente un assortiment complet à, roduits Chimiques, jeries, JESSY Ia rfumeries, Huil s ture, Médecines do Tein.Brayers, Eponges.Brosses : KR, veux.Brosses Ongles, Brosses à M Dents, Brosses à Barbe, Eau de Cologne, Saugsues.Savons de Tuilettes, en grande té.Au un astortiment Papeterie, Journaux, Timbres- Poste, ete.ote.T tes D riptioos de Médecins se avocle plus grand sin.rout remplies Montréal, 26 mai 18%.L P.DUFRESNE, MARCHAND DR Montres en or et on argent, Bijouteries, ete.88, RUE Br.JOSEPH, MONTREAL.Moxtare 21 Buourrnies Rérarkre Et Guavtee E.POITRAS, ERBLANTIER xv MARCHAND ox POELES OR TOUTRS SORTES, 65, RUE BT.JOSEP.(Vis-à-vis 'Hotel Rapin) Mowrmrat., Ordres pour Fournaises A Air-Chaud.Vontilateurs, Réfrigératours.Poêles de Cuisine et de Salles, Pour- nitures de Poêles.ete.ete.exécutés avec diligence.Ordres Jor Couvrir en ferblanc et en tôle.et m je la ré JAMES GOULDEN, Llu charge psration des convertures, le tout fait aveo promptitude.Paix EXTREMEMENT MODRRES, 1 Ps ÉPARTEMENT DES DOUANES.Ottawa, 30 Juin.1470, L'ESCOMPTE AUTORISE sur les ENVOIS AMERICAINS.jusqu'à nouvel ordre, sera de 10 ar centre R,8.M.BOUCHETTE.Commissaire des Duuanes.pi\" L'avis ci-dessus ont le seul qui devra paraitre dans les journaux autorisés le publier.4 IPN THOMAS MUSSEN.Marchand on tros et en Détail de SOIERIES et POPELINES IRLANDAISE.GANTS D'ALEXANDRE et autres Fabricants je renon, TAPIS ET PRELATS DE CHOIX, De Velours, Bruxelles où Tapestry, ORNEMENTS D'EGLISES.Tenturve pour Sulons.Franges en Siie, He.257 ET 250, RUE NOTRE-DAME, MONTREAL 4 mai 1870.Ix \u201cThe Canadian lllustrated News\" Journal Hebdomadaire De Chronique.Littérature.Science et Art.Agriculture et M ue, Modes et Amusements, Publié tous les is à Montréal, Canada.Par GEORGE E.DESBARATS.$4.00 par sate Centins SOUSCRIFTION D PAR NUMERO.CLUBS.Chaque Club de cinq souscripteurs qui nous enverrs 8.aure droit à six copies pour l'année.Les abonnés de Montréal recevront domicile.Le port des numéros envoyé: sers payé par l'Editeur.Temisez d'argent pat un mandat de Poste ou par lettre enregistrée, sercet aux risques de l'Editeur.On recevra des annonces.on petit notbre.au tant de 15 contins la ligne.payable d'avance.AGENCE GENERALE : W-PLACE D'ARMES-I0 BURKAU DK PUBLICATION KT ATELIXES : 819\u2014RUE Br.ANTOINE\u2014319 * L'Opinion Publique\u201d JOURNAL POLITIQUE ET LITTERAIRF Publié tous les Jeudis à Montréal, Canada.Par GEORGE E.DESBARATS 8 Cit ABONNEMENT.08240 par année Aux Etats-Unis.- 800 Pres arégis(éan a par dre pp Fr Posts wu risque.des taires du jour nai.Less sens 1al 1re fois NONCES 19 Centins ene i T t pas le journal re! wi On ne recevra pas d\u2019sbonnements pour moins de six mois.FRAIS DE POSTE\u2014ATTENTION ! Les frais de poste sur les Publications bebdoms daires ne sont que de 5 centina par troie moin.pays se davance au brreau de poute de l'abonné.Le ma 9 l'attention À re détail, entrainerait une dépense centins qu'il faudrait payer sur chaque numéro.ont bien éch raver noth iT en Tagen se rapportant 8 dn rront être adressée à l\u2019Opinion Publique où es date .Dusharats, seul chargé de l'administration EE er SATE bE "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.