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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 1 septembre 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

L'Opinion publique, 1870-09-01, Collections de BAnQ.

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[" Wi il wr i Vor.I.\u2014No.35.LA GUERRE.Les jourvaux francais sont remplis de faits ct d'anecdotes qui démontrent que les Français sont toujours les Français et que s'ils ont été battus à l'ouverture de Js guerre, c'est qu'ils ont été écrasés par le nombre.A Wissembourg, Haguenau, et Forbach ils étaicat 1 contre 4,1 contre 5,et 1 contre 10\u2014i nous pouvions, au moins, nous battre un contre deux, disait un zouave en frappant la terre de la crosse de son fusil.Le roi de Prusse ct sca principaux généraux sont les pre.roiers à rendre hommage à l'intrépidité «t à l'héruisme des Français \u2014Ils se sont battus corame des lions, disait le roi de Prusse.\u2014# Découvrez vous, a dit son ils le prince royal, à ceux qui le suivaicnt cn passaut devant un groupe de prison- Biers français, jamais de ma vie je n'ai vu d'aussi braves gens.\u201d Mais pendant que de toutes parts vn France s'élève un MONTREAL, JEUDI, len SEPT concert d'éloges enthousiastes pour les braves soldats qui ont sauvé l'honneur du drapeau en se dévouant à une mort certaine, les accusatious et les traits sarcastiqucs ne sont pas épargnés à l'empereur et aux généraux de l'armée.On les ac- «use d'incapacité, d\u2019imprudence ot de présomption ; on leur reproche de n'avoir opposé au corps puissants de l\u2019armée prus- ricone que des groupes épars, de faibles détachements, ct on leur demande compte du sang des braves qu'on à menés à la boucherie, On n'a jusqu'à présent entendu qu'un côté de la question, lorsque viendra le temps de la défense ot des justificativns, l'opinion publique sers plus eu état de rendre son jugement.Mais, malheur alors à ceux qui seront trouvés coupables! Si is France ne marchande pas les hommes et la gloire à ceux qui l'honorent, elle n'épargne pas non plus la flétrissure à ceux qui la font battre.LES MITKEALLLEUSED\u2014V ux rave 274 EMBRE, 1870.ABONNEMENT $2 50 Par Nuxrro 5 CKNTIXS.cars mess = La France s'est retrouvée après la défaite, grande, héroique comme toujours, Un frisson d'horreur l'a «aisie à Ja pensée que l\u2019armée prussienne foulait le 40) sacré de la patrie et se vantait d'entrer bientôt à Paris, Il s'est produit des enthousiasmes et des dévoucments sublimes dans toutes les classes de la société.On a jeté s00 argent et son sans an picds du gouvernement; on lui donne tout, pourvu qu'il ramène la victoire sous le drapeau de la France.L'Armée prussienne serait sous les murs de Paris qu'il ne faudrait pas encore désespérer, car dans un jour la France peut tout réparer.Qui pourra sauver les légions prussiennes lorsque entourées de toutes parts la France lancera; sur elles les flots de sa colère ct de sa vengvance, combien de ces or- guvilleux guerriers surnageront sur cette mer de sang ?Ils ont déjà pénétré ces audacieux prussiens au cœur de la France, combien en cst-il revenus.Il faut donc que leurs os 1 274 L'OPINION PUBLIQUE len SEPTEMBRE, 1870.enselguent encore une fois aux générations futures leur témérité ct leur folle.Les sympathics de tous les cœurs français ct catholiques continuent d'éclater partout en faveur de la nation française.On s'enthouulasmc au récit des actions héroïques de ses braves soldats et on fait des vœux pour le triomphe du ses armes ct on cnvoiv des eucours à ceux du ses soldats qui sont sortis vivauts mais mutilés de la bataille, Parmi ces témoiguages de sympathies il ne faut pus oublier ceux de la l'ologac et de l'Irlande.On ne duit pas s'un éton- nor; le drapeau français à été ot sera toujours le drapeau des Nations opprimmées et son abuiss:munt briscraitles espérances de liberté et de délivrance renfermées dans leur âme, : Mais von, la France vaiuera pour l'honneur et ls couserva- tion des grands principes, des généreuses idécs qu\u2019elle repré- scnte dans le monde; cie valucra et sur les ruines que la guerre aura faites clle vengera les injustices du passé ot ren dra sux nationalités écrasées par le despotivme 1a place qu'elles doiveut occuper dans l'équilibre curopéen.L.u.Davi.Nous dounons depuis quelque temps la place dus articles et correspondances ordinaires du notre journal sux nouvelles de la guetre.Nos lecteurs nous approuveut sans doute.QUÉBEC.La vieille cité de Champlaiu est toujours la vilic trançaise par excellence.Lorsqu'on la croit affaissée, éurauée par le malheur, une étincelle patriotique suffit pour l'embräser, et elle trouve assez de furce pour crier + vive la France\u201d et uases d'argent pour secourir ceux qui su batteut pour l'honneur du drapeau français.Lorsque Québec n'aura plus de patriotisme, les eaux du St.Laurent auront remonté vers leur source.L.O.D.DEMONSTRATION DE DIMANCHE DERNIER AU RONL ST, JACQUES.Cette démonstration à çu Un succès complet, dignement répoudu à l'appel du comité français.L'Assemblée était compunée de plus de 5,000 persvnnes.M.le Dr.l'ivault, vice-Cousut de France, explique le but de ]s réunion, puis, divers orateurs se rendirent Jos interprètes des sentiments patriotiques du la foule.MM.Deborimier, Chapleuu et Clarke sûreut trouver des paroles à la hauteur du magnifique sujet qu'ils avaient à traiter.A la fin, M.Lafond remercis l'assemblée qui su dispersa vers 7 huures aux cris mille fois répétés de Vive la l'rance * Montréal a CUUR DE l'ULICE.Nous sommes décidés à Lvus occuper sérieusement de la Cour de Police où il sc passe du.choses qui jettent du discrédit sur la justice ct eur le barreau La société a droit de savoir si ce qu'on dit est vrai, À bientôt.\u201cLE COUKRIER DE BOREL.\" Cette nouvelle feuille eet joliment faite et à un programme oùabondent les intentions patrivtiques.Nous lui souhaitons bonheur et prospérité.Le Courrier de St.Hyacinthe annonce que son homonyme du Sorel se publie sous les auspices de M.Mathicu, Shérif de Sorel.Il est dans l'erreur : M.Mathieu n\u2019a rien à faire avec ce journal, exclusivement possédé ct rédigé par M.Chs.Dorion, avocat de Surei.Nous sommes autorisés a faire cette rectification, Un nouveau journal vient d'être fondé à Syracuse, Etats- Unis, sous le titre de * Citoyen Américain.\u201d Cet autre organe de la population française aux Etats-Unis sera sous Ia diree- tion du Dr, Cadieux dont le nom cest bien connu maintenant en Canada.Cu sera une grande force de plus pour nos compatriotes absents si ce journal suit se consacrer à ls défense des véritables principes religieux ct nationaux.M.J.G.Barthe qui garduit lo silence depuis si longtemps wa pu s'empècher de manifester ses chaudes sy mpathies pour ls France, II publie daus l'Evénement des appels patriotiques en faveur de la souscription.LES MITRAILLEUSES.A défaut du système en usage dans l\u2019armoc française, qu'il convient de tenir secret.disent les journaux français, système Christophe et Montigny cn usage à Berlin, à V à Liége et en Angleterre : La mitrailleuse de MM.Christophe «t Montigny est le résultat d'une ingénicuse Application du système de chargement par la culasse, combiné avec tn certain nombre de canons réunis.L- spécimen que nous reproduisons par LOS gravures est Un tmitiailleur de 37 canons, pouvant tirer 13 plaques, soit 481 ballcs par minute, 11 à l'axpect d\u2019un petit canon de campagne, à l'exception que ce qui simule la pièce cylindrique comporte 37 cauvns va acier fondu, rayés, du calibre de 10 à 15 kilomètres ct plus, tous juxtaposes les uns aux autres pour form \u2018r faisceau, et enveloppés d'un cylindre en fer forgé.Sur l'arrière et dans le prolongement du cylindre se trouvent deux flusques paralièles, reliées à leurs extrémités pur den consi.pets en brunze supportant le levier recourbé servant à char- gor ou à décharger tous les canons.Deux leviers suitisent à faire fonctionner la pièce \u2014Entre leo fseques parallèles sc meut la batterie mobile faisant face 5 A la tranche de l'âme des cauons : elle reçoit les plaques à cartouches, et, un mouvement de va-et-vient que lui trany- mot, avec le cours d\u2019une bielle, le levier recourbé placé à 1arridre, c'eut-à-dire cn l'ubaissaut jusqu'au refus, presse lus cartouches à fond dans l'âme dus cauous, ch armuut cn meme temp les marteaux percuteurs contre la glissière détente.u ne s'agit plus, à ce moment, que de relever le levier-détente, placé latéralement et vers le centre du lu batterie, pour faire partir isolément ou simultanément tous lus coups.i La plague dichargée ost instantanément enlevée au moyen du levier d'arrière qu'on élève, «4 remplacée par one autre plaque chargée que le levier, ch v'abaissant, conduit dans les canons.Lo mitraitleur cit posé, à son centre de gravité, sur uu pivot qui su meut dans un support à tourbillons fixé sur l'adàt; où peut donc à volonté, ct au moyeu de In manivelle fixée à gauche, lui imprimer un mouvement de rotation demi-cireu- laire du droite ou de gauche, qui, dans le tr, fait Vollice de feu fauchant.Une hausse graduée permet de puinter à dus distances dépassant 1,500 mètres, Eutin, deux caissons plac sur l'essieu de l'affût peuvent contenir, l'au un certain nub de plaques de cartouches chargées, l'autre les outils Méces- saires au démontage, nuttoyage ct remontage de la prière, ete.Les expériences qui ont cu li 2 Bruxelles, su t national, A Liége, en Angleterre, i Baiu \u2018etersbourg, à Dresde, à Vienne et à Berlin, ont donné des r uitats tellement cunvaincants, que ce formidable engin de campague ct de plave forte est répandu presque partout : nou-seulement lex paye que Vous venons de nommer cu possèdent, muuis l& Chine eHe-tucme vient d'en faire une importante commande, ; i Les rapports des officiers étrangers ont constate ue le mécanisme de la pièce Christophe Montiguy cet un chef-d'œuvre de simplicité et de précision.; L'ecurt absolu moyen d'une volée de 37 coups est de 1 metre 28 pour une distance de T00 mètres ; à 450 metres l'écart n'est plus que de 0 mêtre 77 et uinsi de suite, À 300 mètres Une cible de 18 mètres carrés cat littéralement bachée, ct 1a force de pénétration, à GU0 mètres, à travers des pièces de buis, vet d'environ 25 centimètres (expérience du polygone de Brus- chact.) Le projectile pèse 37 giamince.La charge de poudre est de 6 où de 8 grammes.\u2014Ce dernier chifire cet cclui conscillé par les Inventeurs.Le mitrailleur de 37 canons pèse 180 kilog.sans l'attût.Sa manœuvre peut se faire par deux hommes, Mais on l'a reconnu i Vienne, en décembre 1869, pour obtenir le feu le plus rapide, soit 481 Lslles par winute, ciug howwes sot nécessaires pour le service de la piève.L'avant train contient de 48 à 56 boites à charger, ct les deux caissons contiennent 16 plaques culasses garnies de leurs cartouvhes.Le mitrailteur ge trouve douce muni de 2,308 cartouches, Une batterie de 8 mitrailleurs lauverait done our une colonne d'attaque 4,048 projectiles ciiectits par minute.NOUVELLES DE LA GUERRE.Dimanche, 14 courant, le maréchal Bazaine a établi une ligue provisoire de défense sur la rive droite de la Moscile, où it! a été attaqué par le prince Frédéric-Charles qui, avec soixante-dix mille Lommes, à ssssilli l'arrière-arde de Bazaine, commandée par les cévéraux Vecacn et Ladmivault.Les l'russiens n'ont pas pu rompre lu ligne française, mais ils ont retardé s retraite de quelques heures «t ont cutin ét repoussés avec des pertes énormes.Une partie du l'armée prussienne étant venue i portée de l'artillerie du fort St.Quentin, commaudée par le général Changarnier, a été mitraillée saus merci.Après cette bataille, les Pruxsiens ont envoyé un drapeau parlementaire, demaudant un armistice pour enterrer les morts et relever les blessés.L'armistice & été accordé par le commandant français, la décomposition des cadavres couchés sur le champ de Letaille devant bientôt avoir rendu la place intenable, Le lundi 15, le maréchal Bazaine a passé 1a Moselle avec son armée, sans être inquiété.Le lendemain, le prince Frédéric Charles, qui avait aussi passé la Moselle avec le gros de ses forces, à attaqué la droite française à Gravelotte et à Thionville, pendant que l'armée: prussienne commandée par le général Steinmetz s'avançait obliquement du nord-est au sud-ouest, vers le centre et la gauche française, à Loncourt.11 gen est suivi une bataille acharnée.Les Prussiens s'efforçaient d'envelopper les Français au nord et à l'est, et de les rejeter aur la troisièime armée prussicnne, qui s'avançait de Bar-le-Duc sous le commandement du prince royal.L'héroisme français à fait échouer c« plan ; s'il eût réussi, la France n'aurait plus cu d'autres défenseurs que lex nouvelles levées à Châlons Le combat livré, le gardi 16, par le maréchal Bazainc, à déjoué, ou plutôt a muditié cutte tentative.L'armée prussicnne à rudement souffert.Mardi, 16 \u2014Daus la rencontre du 16 courant, le corps du général Ladmirault formait l'extrèéme droite d- l'armée.Un bataillon du 73e régiment de ligne à détruit un régiment de lanciers prussiens et enlevé ses drapeaux, Ilyn eu plusieurs charges briflsntes de cavalerie, dans l'an» desquelles le général Le Grand a été tué à lu tête de aa division.Le général Montaigne «st manquant.Ls généraux prissions Dœring ot Wedel ont été tués, ct les généraux Groonter et Von Kauch bleurés.Le prince Adalbert de l\u2019russe, commandant la eavalerie a été tué.Le matin suivant, les Français étaient maitres de la position occupée auparavant par l'ennemi.Vendredi après midi et samedi matin, le gros des forces de Bazaine à pu effectuer sa retraite de Metz par la porte de Thionville, entre ln fort St.Quentin «t Montigny-les-Metz La route suit la rive gauche de la Moselle ot court an nord jusqu'à 5 milles de Thionville, où «lle se dirige vers la frontière Wwige, par Longuyon ct Montmédy.Le grand chemin de fer suivant cette ligne ct reliant Thionville avee bea forte.reuses de Sedan et de Mézières, d'où il va & Rheims, était encore intact.! LE lB.=BATAILLE DE GRAVELOTTE.On considère cutte bataille comme une des des temps modernes.plus grandes Voici comment le correspondant de la Tribune en rend compte : « Le champ dejbatailie était relativement peu étendu, et Ice forces opposées se trouvaient asscz proches les unes dessutres pour que le carnage fut terrible.Figures-vous deux hauteurs séparées par un profond ravin d'environ 300 pieds de large, La hauteur voisine de Gravolotte, sur laquelle ve trouvaient Les Prussiens, est beaucoup moins élevée que l'autre, qui monte graduellement vers Mets, ct sur laquelle Jew Frauçais étaient postés, De cette hauteur, tes Français uvaient leurs adver.vaires 8u-dessous d'eux ; leur feu plongeant causait de terriblos ravages.L'artillerie française était plus haut cacore, derrière l'infanterie, et cnchiée vn pactie pue les arbres.Lo bruit deu décharges était incessant ; au milieu de ce bruit, on pouvait distinguer le roulement tout particulier de le mitrailleuse.Quant à l'artillerie prussienne postée au Lord ct au sud du village, elle devait t de Las cn baut, ce qui rendait sou tir beaucoup mois eflicace.wll étuit à pou près midi, Le quarticr-généial du roi de Prusse se trouvait & de Bezonville.Guillaume ler avait ui M.de Ifinmmurk, le général de Moltke, le prince C en, les princes Charles et Adalbwrt «t 1e général Avéricain Sheridan.Le voi semblait triste.À puine ouvrait- il lu bouche, et je vemarquai que son attention se partageait vntre les mouvements dos régiments ot la lugubre scène qu'il uvait à ses pieds, où den paysans ttavaillaient à enterrer les morts de ls bataille du lé.Quant i M.de Bismark, il ue pouvait cacher us rurexcitation ct suit anxiété, «Lex Français tensieut bon ot weursient.Les Prussicux tenaieut de mom ik tombannut par centaines, je dian presque juer milliers.Cela à duré pendant des heures qui sen.Dinient deu viès ler, tant le carnage terrilde, La colline sur laquelle je me trouvais luivsnit r les lignes des deux armées, derriere le village.Les culounes prussicnues venant de la droite détilnient par le bois des Oignons d'où cles marchaient vers Ie chap de bataille.C'est eu aasistant à ee défils qu'on pouvait ae faire une idée de lu force énorme des armée qui ont envahi la France.\u201d ; C'est après cette bataille que Unzuine opêri né retraite pendant que les Prussienx, épuisés pur les pertes qu'ils avaient faite, croyaient l'armée française renfermée à Metz.Les Français réalissicnt enfin leur projet, l'objet d'une lutte acharnée de quatre jours et parvenaient à re mettre en come reunication avec MeMahion, qui, lui aussi, était venu à bout de ramener à Chalous lee débris de son béruique arme rer LE COMBAT VE NIEDERBLRONN, Le petit combat de Niederbronu peut être cousidéré comm- le premier épisode de la guerre.Un peloton de scize dragons badois avait pénétré sur notre territoire, du côté de Wiseembourg, dans le bmt de detrmr- (les file télégraphiques, Ces dragons, après un eeeud neombr de pérégrinations, ayont visité la gare de Hundspach entr \"autres, sHétent prendre gite dans Une auberge, pres de Nr | derbronu, comtoc si de tien n'était.Le leudemuin matin, cette aventure prit une mauvais tournure.Les diagons tai nt en train de déjeuner, quand ur coup de tou retentit: c'etait un détuchetuent du 12e Chasseurs à cheval qui arrivait et qui avait tiré nur lu sentinelle pastis pur les Badois devant la porte de leur auberge.Les Frama armés du vouveau fusil de cavalerie, rent une ddécluatie les fenêtres ou venaient dapparaitre es Dadois.Coux-cr Hpos- téreut.Les chasseurs alois se pl pitent duns bes escaliers montent à l'assaut du premier étage, ponetecnt dans ls pres ou be tient lente mi et le somment de se rendre, Une véritable bataille rongage.Los charseputs se melon péremptoirement à ls conversation, Au bout de peu d'instants, lennon est hors de combat.Cing Badoix sont tues, six bleesés ; les Autres sont fuils prisonniers.Parmi bes bless seg pe trouvait Un Anglais qui scevait comne officrer dau l'atinée badotse, Ce malheureux avait une bulle sans le bas.ventre.Nous &vous perdu de notre côté un marechal de - logis.Un licutenant-colonel bwdois +t un lieutenant er seronr ont été amenés prisonniers au quartier général, Cos de officiers out éte vusuite dirigée sur Orleans, où ils resteron\u201d internés sur parole.| FRODIGES DE VALEUR.On lit dans le Moniteur « Au nombre des heros tombes i Reichsotien, on cite de co.llonel de Vassart, le comte de Septeuit, le marquis d'Esperulles.le comte Robert de Vogué, frère du comte Melehior de Vogue, chef des ambulances de la Société de recours aux blesses.Après le combat, le corps du comte Kobert fut reconte: «ur le champ de bataille par des officiers prussiens qui La vaient connu à Pavie.« Informé que le comte Melchior était non loin de la, aux , ambulances, le prince Fredéru -Charles de Prusse be pria o { venir et lui dit d'une voix grave ct mttristée cn le salusist courtoisement.#\u2014Monsieur le comte, j'ai vue bien douloureuse nouvelle vous apprendre.compre ns?| s\u2014Mon pauvre fre s'évrie le gentilhomme français «\u2014Oui, reprit le prince, Il est mort en hérus, digne d- son nom.Son corps ost là, monsieur le comte.Vous aur / i toutes facilites pour emporter ves glorieux restes.\u201d .| On nous communique des détails attachants eur Tr troistetu» régiment de zouaves faisant partée de la division M Mahon 11 ent arrivé au combat apres avoir fait 70 kilometres sous la pluie.Hi s'est battu de 11 heures i 4 henres de Paprés-midi, puis il s'est retiré sur Saverne par ane marche de 33 kilométres.11 eat renté à peu près 446 hommes du régiment.Sur 61 officiers, 45 sont tés où trés-dangereunement hilerers Tous lex autres out été plus où moins blessés, à l'exception du colonel Bocher, qui n'a reçu aucune égratignure Ce brave régiment, malgré sa fatigue ot son état de faiblesse causé par le mauque de nourriture, à fait de véritables prodiges de valeur : il est prèt à recommencer, Lorsque te ve cuirausicrs 8 chargé à Froachwiller, le Hieutr- nant Billet, tila du colonel, à chargé quatre fois avec lu mai choire emportée par une balle, Son pére « dû Tv faire emportT de force i l'ambulance au moment de la cinquième charge, vu lui-même a été tué.Les prodiges de valeurs n'ont pas manqué dans ce glorieux combat de Reichsutfen, Entr'autres, un fait béroique s'est produit.; Le drapeau d'un regiment de ligne a change 27 fois dr main, aren dire que le porte-drapeau est mort ot à ôté remplace ois.Voila le génic français dans toute sa réalité.Ce drapeau, si noblement mutilé, est rentré au camp, o8 il est conservé comme une choss ssinto. ler SEPTEMBRE, 1870, Qu tl wt, Lb ve moment, Vinage de a gate, La France aussi peut être, sera frappée 27 fois; mais, cn un seul coup, elle se retèvera, ai elle le veut bien, pour écraser les envahisscurs, Nous lisons dans I'Impartial du Rhn, dv Strasbourg Une vingtaine de turcos du 2 i sis, nous sont arcivés le EL après-midi du 86e de ligne, qu'ils out repris à l'e l'état-major ct à monteé laurier, à là foute qui était musée sur la place Kleber ; là vue de ce draprau à ôté accucillie pac des cris vnanimes de 4 Vive Ia France!\u201d Ou a porté en triomphe rendu, La religion du drapeau existait alors môme que l- drapeau n'etait encore que l'insigne d'un régiment, A ln bataille de Wisscanbonrg, dit la Patrie, le marquis de Saint-Mexant, âgé de treize ans, portait l'an des drapeaux du régiment de Cambréais, On passe une rivière profonde ct rapide.out de l'eau jusqu'à la poitrine, Petit et delicat, Suint-Mexant we trouve presque cnglouti.Touché de ses pénibles eltorts, le capitaine des grenadivrs Lui dit : \u2014Donnez-moi votre drapeau qui vous cmbarrasse au milion du conrunt et dans cette grêle de coups de fusil, \u2014Nou, rephique le généreux cnfant, tant que je vivrai, per- robe be prenclea mon drapeau ! Et pendant que deux grenadiers le soutenaient il pressa sur »« poitrine le drapeau de Combrésis, Quand, frappé d'une balle, l'an den ygrenadiers tombait, un! autre venait soat-nir l'enfant, dent les picds ne touchnient plus Lu tere, mix qui s'était enveloppé connu« d'un linceul des furges plis du drapeau, Après la bataille, le colonel ctabrassa l'enfant devant de front du régiment ce lui dit: \u2014 Monsieur le murquix, vous avez fait votre devair, Livais à dignement paru devant l'ennemi, ct fa 1 Suint-Mexunt sera ficre de s'associer à la gloire du régiment de Cotubrisin, C'est là Une pursonniticntion de coque, La France ne paraît pas encore; muais it y a le gloire d'un régiment, lhon- ueur d'un nom, l'orgueil de la race, l'eaprit fier d'un homme | de guerre.Longtemps après, à Waterloo, le colonet da ler d'infanterie légere, dont le régiment était cerast pur la mitraille, voit son porte-drapesu toruber mort, «tie drapeau couché à terre devant lu hgne anglaise.Des torrents de fumée dérobaient à la vue des soldats te malheur qui frappait le régiment, | ils battaicnt en retraite, L- colonel wélnnee seul pour ressaisie son drapeau presque aug picds des Anglais, sur Le corps inanimé du licutensnt on- tuuré de lu gaide, morte aussi.Un general anglais voit Fhéroisme de ce colouel ct se prévi- pite cu avant des sieus pour faire cesser le feu, afin que wlonel puiske cinporter son drapeau.Cv brave colonel cat devenu le général Cubières, QUELQUES ANECDOTES SUR LE SOLDAT FRANÇAIS PAR UN CORRESPONDANT DE L'ILLUSTRATION.Notre pioupiou vat un de5renitard, Ceatie mot: rien ne le surprend, rien ne le démonte.Ia pour lui !onergie, l'alné- gution, la finesse ct lu gaieté.Au cup, sur de clamp de bataille meme, il fuit de l'esprit, counine si c'etait son métier ; pas un petit pioupiou qui ne ne sente dutis lu peau dun wang chal de France double d'un Chamfort vu d'un Rivacol, Happelez-vous ce mot héroïque des guerres de la licvotu- tion.Un détachement français se trouve cu face d'a corps prussien dont on ignorait ls furce, \u2014luhl dit un grenadier, altaquons toujours! Nous les compterons quand nous les ausons Diossés ! Rappelez-vous l'Histoire du cheval de Thionville, qui devrait «tre micux gravee dans la mémoire française que l'histoire du cheval de Troie, C'était eu 1792.Lee l'eunsicus bloquatent et bomlsidaient lhionvaiie.Leu dssièges, momies de se rendre, Ny refuscrentavec fierté, «\u20ac placérent sur les remparts va cheval de Lois, 8 cou duquel ts ettachéreut une botte de foin, svre cette inscription en Kloraes lottres : + Quand le cheval suin twangé le foin, l'hionville se rendra\u201d Etrette autre exemple de valeur «t de gaieté française ! Le 23 févoier 1814, wa courlat cée Mécy-sur-Scine, be division Boyer, dout faisait partie Le 45e de ligne, repoussa le corps de Sachon, qui michagçait te lane du corps commanded par Napo- Hum C'était le mardi gaus.Ls solduta du Ade, ayant trouve un gtand uembre de sas.\u2018Mes dans ta boutique d'un papetior de da ville, Low prirent ct so baltitent Masques toute Ja journée, sous prétexte que tn KUCOrn etait pas wie emison pote te que faire leur carnaval.Cotte bumeur plone de vaiilantise, on se Et tian-me, netic armee, lige cn sge, comme une part Inalicnible di pa Hausone chevaleresque de la Fiance, Ldisscatron qu'on nous iuclque an collage pour box grands holmes de l'antiquité nous cu À cudre justice à bos tefiteinporatins Cie otliciers d'artith s'attclant à un \u201cou rotipli de poudre c£uttaqué par le feu, pour aller fe noyer tunis un bussits, Ut- EP \u2014 À fo go Le AY À = 1 Ny , i (a Be.ES \" IL Æ = 4% 41 an Ÿ \\ 4 fi = 7 tr \\ EL il KG df 3 I ci ! f % Ÿ | vie or hs \\ > a 7 4 4 A \\ tr L ZZ oe ou J pr NIEBEREL Sw ONN | = ce 2 \u2018 i us pe, NIEULKBRONS, Fi) Lu 4 1 \u201c\\ if art Ta kl ; 40 Ny M Te GE sa > el nF à | i bb + Lit, Ÿ 17 Pn A | > 3 A ÿ ; Fog Ls L'OPINION PUBLIQUE rE x Es I» NS Ÿ Has > Ÿ = I i LEN # te ; er i i ! | > pi } 73 ! IN Bd Eos ten avt = bee = i w, 7 ry = A 2 + 4 aN = * a= 4 1) © ee NS ; ve TS ! 5 [ar re be LS Br ou wre = pesage i pd TEA al.w LD free, ARMoOFCHE if ! 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