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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 13 octobre 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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L'Opinion publique, 1870-10-13, Collections de BAnQ.

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[" Vor, I.\u2014No.41.UN BON CONSEIL.West des choses qu'on est intéressé à conseiller mais qui n'en sont pas moins bonnes pour cela.Par exemple, qu'un journal conxille aux marchands d'annoncer, on dira: c'est naturel, Mais ki les annonces sont utiles ay Jontrnal, elles ne le sont pas moins à ceux qui les paient, Les Canalions-Fran- vais en cela, comme dans tout le reste, hésitent longtemps avant d'annoncer, beaucoup croient que c'est de l'argert perdu.Il ext facile pourtant de se convaincre du contraire, et l'exemple des marchands anclais ct américains devrait ouvrir les MONTREAL, JEUDI, (3 OCTOBRE.187.yeux.Croit-on qu'ile paient tous tes abs aux journaux des centaines ct quelquefois des imilliers de pisstres par plaisir ot par pure libiralité?Sans doute, ils le font très souvent, pour cheonrager un journal, mais ils savent bien que cette libéralité fait leur affaire.La société est organisée de manière qu'on s'enrichit cn enrichissant les autres; c'est par la protection et l'enconragement mutuels que les différentes classes se soutlennent et parviennent, Ceux qui s\u2019écartent de ces fois sages et ne consultent que leur égoisme végétent généralement dans un coin obscur, et c\u2019est juste, Mais nous croyons que les amis d'un journal devraient rncou- $ ABONNEMENT &2 50 ?Par Nourko 5 Comss_ rager de préférence les marchands et les industriels qui an- nonceut, Ces marchands qui se donnent tant de trouble pour faire connaître leurs marchandises méritent plus d'encouragement que ceux qui craignent de risquer quelques pisstres.Chacun devrait avoir pour principe de travailler à enrichir ceux qui montrent le plus de zèle, d'activité ut de libéralité, de donner à ceux qui donnent.Il faut faire une différence entre l'homme qui se hâte d'enfermer dans son coffre tout le produit de ses marchandises et celui qui donne d'une main ce qu\u2019il reçoit de l'autre.Ce sont des réflexions bien naturelles que chacun devrait faire, CHARGE PAR LES CUIKASSIERS A Sk DAN, 322 L'OPINION PUBLIQUE LUNDI, 10 OCTOBRE, 1870.GOULET.Un nouvel épisode dans le Nord-Ouest! Voici à peu près les circonstances rapportées par un journal anglais.Elstar Goulet avait joué un rôle quelconque dans la mort de Scott, quoiqu'on ne puisse savoir exactement ls part par lui prise à ce douloureux événement.II était, à tout hasard, l'undes plus actifs appuis de Riel, ce qui le faisait d'autant plus détester des anglais de Winnipeg.Depuis l'arrivée des troupes, il était resté au milieu des métis français, se gardant bien de s'aventurer sur le territoire ennemi.Au commencement de Septembre, M.Cunningham, correspondaut apécial d'un journal de Toronto, engages Goulet comme guide dans une exoursion qu'il projetait et l\u2019assura qu'il pouvait venir en ville sans courir aucun danger d'être molesté.Goulet, confiant, traverse la rivière et vient se mettre aux ordres du journaliste.Pendant qu'il attend son maître, ne soupçonnant rien, la mort plane déjà sur sa tête.Un parent de l'un des prisonniers de Riel au Fort Garry, croit reconnaître dans Goulet, celui qui avait bandé les yeux à Scott et donne l'éveil aux amis de la victime de Riel.Par quelques mots saisis au passage, (ioulet est mis au courant du péril qui le menace et prend la fuite.On le poursuit et parmi ses ennemis improvisés se trouvent deux volontaires d'Ontario.Il se jette à l'eau pour traverser la rivière et aller se mettre cn sûreté au milieu des siens: on le suit encore et des projectiles lui sont lancés du rivage ; il en est atteint à la tête, disparait sous l'onde et quelques instants après, on retrouve un cadavre.Quelques anglais du Haut-Canada, pour atténuer l'horreur du forfait, mettent en doute l'histoire du projectile et prétendent que le soldat qui s'est précipité à la nage derrière Goulet ne l'a fait que pour sauver le malheureux métis.Et ces bons enfants de la vertueuse l'rocince sœur, croient avoir mis la dernière main, et une habile main, à teur œuvre de blanchissage de nègres en affirmant d'un Air tout-à-fait triomphant que les deux volontaires qui ont tué Goulet sont des catholiques Romains ! On avait quelque temps auparavant menacé les jours d'un prêtre et parlé de se débarrasser de Mgr.Tuché.L'auteur de tout ce mal, c'est surtout le Colonel Wolseley, un imbécile habillé en officier à qui le gouvernement anglais avait confié la conduite de l'expédition.Comme il n'y avait pas absolument d\"hérowme à aller au Nord- Ouest par un beau temps d'été et à entrer au Fort Garry quand les portes en étaient ouvertes, il à cru «lonner à son entreprise un cachet belliqueux et chevaleresque, en provoquant des ennemis qui étaient absents et en insultant tous les métis français dans une Proclamation ou ordre du jour à ses sokluts, qui restera longtemps ua modèle de sottise, malgré ls consécration dont ont voulu la revétir ici des gens dont le plus grand numbre savent mieux diner que comprendre aue question politique.Nous n'avons pas, duns le temps, hisiié à désapprouver l'exécution de Scott, que nous uvons, des premiers daus le journalisme français, qualité de meurtre.Le noyade de Goulet, à quelque point de vue qu'on se place, oot mille fois plus atroce.À moins que les auteurs n'en soient vigoureusement recherchés eb sévèrements punis, À moins que les Haut-Canadiens ne désapprouvent unanimement et évergiquement cet acte de barbarie, il y aura parmi toute la populstion française et catholique de la Puissance, un sourd m \u2018contentement qui « pris naissance dans la question «le l'arbitrage et qui trouvera la traînée de poudre suffisante pour produire l'explosion dans le meurtre de l'infortuné Geulet.Heureusement pour nous et pour toute la Confédération, il y à là bas un Archibald et un \u2018Tuché qui sont chargés d\u2019avoir plus de j'striotisme et plus d'esprit que tout le luut-Cunada réuni.Faisons des vœux pour leur sucoès: qu ils soient à lu hauteur de leur tâche et qu'ils ferment proumptement une plaie qui, en s'élargissant, peut devenir l\u2019abime, le tombeau de la Confédération, d.A.Moussrau, A QUEBEC.La guerre est rallumse entre le Journul «de Québec, le Cunudien et L' Ecénement.Qu'on ait l'humeur belliqueuse à Québec, ce n'est pas étonnant, on ne vient pas au monde sur des remparts, pour rien: où ne grandit pas nu milieu de tant de souvenirs guerriers sans que le caractère s'en ressente fortement.Mais ce qui nous sui prend, c'est qu'on puisse se battre si longtemps euns se détruire.11 est vrai que la guerre de plume n'a pus subi des per fectiunnements bien dange.eux ; on ne connait pas encore la plume rayée, la plume à aiguille, ls plume mitrailleuse.C'est boureux, car fl y a longtemps que M.M.Ceuchon, Evanturel et Fabre dormiraient ensemble 7 L'OPINION PUBLIQUE.pour toujours sur les plaines d'Abraham.C'est tout le! traire, même, plus ils se battent plus ils paraissent vi- | goureux et s'en portent bien; M.Evanturel n'a pas même perdu un poil de sa barbe.Quelques fois on dirait à voir leurs plumes ve croiser avec tant de furie, à entendre leurs cris, que tout est tini, : qu'il ne restera plus rien de ces fiers combattants, m + non, de l'encre, de l'encre en abondance et pas une goutte de sang.Plusieurs fois notre charitable Monette qui ne manque jamais une bonne occasion, # pris son chapeau pour aller à Québec pour organiser une de ces pompes funèbres qui font son bonheur, chaque fois le résultat a trompé ses espérances.À quoi sert maintenant d'avoir un si bon métier aveu des gens pareils ?Je viens de dire que les Québecquois naissent naturellement belliqueux, mais M.Fabre ne peut invoquer les mêmes raisons pour expliquer ss conduite, car il n'est pas né à Québec.C'est un enfant de Montréal où tout le monde naît aveo la douceur de l\u2019agneau.Eh! lui même, on l'a connu, il n'y avait pas de caractère plus doux, plus paisible, ses premiers chants furent des chants d'amour et de fraternité.Mais alors Québec est encore pire que je pensais ; il n'est pus même nécessaire d'y naître, il suffit d'y passer pour devenir querelleur.Et dire qu'on ne rencontre dans les rues que des figures aimables et souriantes, que des gens, des femmes surtout, qui ont l'air de vous dire comme ¢a, sans arrière pensée :\u2014vous êtes bien gentil, monsieur.C'est évidemment une curieuse ville que Québec! Comme c'est vrai qu'il ne faut pas se fier aux appa rences ! Ce qui me frappe dans cette lutte, c'est que les adver suires de M.Fabre fassent un si grand usage de la girouetie.Serait-ce une arme nationale, une enseigne ou une em- bléme, comme la fouille d'érable ou lo castor ?Le savant et spirituel Dr.Larue devrait bien éclairoir ce point.Il est vrai que les girouettes doivent diublement tourner à Québec, c'est si élevé ! il doit toujours vanter sur cette fameuse citadelle qui touche les nues.Une idée m'est venue, l\u2019autre jour, à propos de je ne suis quoi.On dit souvent qu'il n'y & pas autant d'hommes de génie maintenant qu'autrefois : je ne sais si c'est vrai, car il eet difficile de peser les intelligences, mais si le fait était constaté, on pourrait peut être l'expliquer en disant qu'il suffit rasintenant d'avoir de l'imagination et de la mémoire pour intéresser et amuser les hommes.Il serait curieux de calculer le nomble de duscours, d'articles et de livres inspirés par les génies qui nous out | précédés.Il y à autant de choses écrites sur toutes les | questions et toutes les matières, qu'un honiue pout se faire une Lelle réputation et composer des milliers du pages sans exprimer une idée nouvelle.Savoir imiter, tailler et coudre est aujourd hui chose importante en lit- | térature, et yui dispense d'avoir du génie.J'en connais | qui commencent avec du Guisot, preunent du Montalem.| bert et du Lacordaire sur leur chemin et finissent avec du Veuillot ou du Bossuet; ils s'auiment et s'enthuusiss- ment comme si tout cels était à eux, ils finissent par le ervire et le faire croire aux autres.Ce sont des ac eurs, et ils se croient auteurs.Un homme que j'adimire vaus le connaitre, c'est le Dr.Ii.Larue de Québec Voilà un homme vraiment intelligent, un homume qui « des idées, une organisation complète, propre à tout, un talent « le fois fin et sérieux, traitant bien de toutes chuses dans un lungage facile etdelié, Nes études sur l'histoire, la littérature et l'économie politique portent toutes le cachet d'un esprit large, fécoud et : droit.Un dirait toujours qu'il dit comme tout le moule ve que tout le moude duit savoir.Il publie cn 0 moment un travail plein d'interêt sur les corporstions religieuses, catholiques de lu ville de Québec.Un pareil travail par un homme dont l'esprit et les sentiments doivent être au-dessus (les préjugés et de ia dissimulation, aura le meilleur effet sur la population anglaise et sur beaucoup de nos compatriotes.Il ne fait pas de phrases, mais il dunne des chitfres, des faits, des faite éloquents bien pgppres à nous édifier sur l'origine de nos institutions.Il commence par le séminnire de Québec, en écrit l'origine, les progrès et l'organisation, et démontre ce que peut faire le dévouement religieux et national.comment avec un salaire variant de vingt 4 cent piastres pur année, 34 prétres consentent à travailler quatorze ou quinse heures par jour au bonheur et à l'instruction (le Lu jeunesse.Et on sait quels hommes sont les prêtres du séminaire de Québec! Un voit ausei ce qu'il a fallu d'économie, «'éner- gio el d intelligence pour supporter les grandes deponses oucasionnées par la fondation et le maintien de l\u2019Université Laval.{I est bon qu'on sache cela, c'est de nature à calmer des mécontenteients politiques, à faire oublier des excès de aèle dont tout le clergé ne doit pas porter ver 13 Octonne.1870, la responsabilité.Nous faisons ces remarques pour ls trop grand nombre d'hommes instruits de Montréal, qui oublient tout le bien fait par le clergé pour ne voir que certaines exagérations inspirées par des craintes justifiables.L.U, Davip, ACTUALITÉS.3kug REG.DES ZOUAYES A RÉDAX.Le 3imo régiment des zouaves de la garde n'a pas voulu ac- copter Ia capitulation.Il & refusé de déposer les armes.Au moment suprôme, il à serré les rangs qu\u2019une bataille de trois jours avait fort éclaircis ; le elairon à sonné la charge, ot, avec une impétuosité d'élan irrésistible, le régiment s'eat précipité sur fes masses profondes des Prussiene, dans lesquelles il à fait une troude et n'ust frayé un sanglant passage.Tous ces braves soldats voulaient mourir, pas un ne voulait se rendre, Trois cents ont franchi les masses qui les enveloppaient, M.Le général Pellé et son aide de camp, M.de Raiuvilliers, ont été faits prisonniers à Sedan.! Le brave général a refuné, ainsi qu\u2019un de ses collègues, d'adhérer à ls capitulation.Voici la lettre qu'il vient, à ce sujet d'écrire à sa femme : , « Bedan, 3 weptembre.« Je suis prisonnier de guerre avec toute l'armée.« Jamais aucun peuple n'a subi un tel affront.« Dis à ton frère que, v'il lit la convocation de la réunion du conseil de guerre tenu pour le reddition de l'armé, il verra que des généraux n'ont pas partagé l'avis de vu rendre.On no les a pas nommés.Dis-lui qu'il écrive et que tout le monde sache bien que ces deux généraux qui n'ont pas adbéré sont le général Pullé et le général Carré do Bellemare, « Je général de division, Pruik\u201d On lit dans la France : Une nouvelle mitrailleuse à été expérimentée au polygone de Vincennes.Cet engin est adhérent à une potite machine à vapeur de la force d'un cheval, c'est elle qui projette la balle.Dunc pas de poudre, pas de cartouches, pss de détouation.On voit tout de suite les nombreux avantages de cette innovation.La nouvelle machine, ne s'échauffant jamais, peut fonctionner sans relâche pendant une journée entière, et lancer une quantité infinie de projectiles, puisqu'il ne s'agit pour augmenter le nombre dus canons, que d'accroitre la puissance de ls machine à vapeur.Une mitrailleuse de la force de trois chevaux pourrait lancer deux cents balles par seconde et tirer saus interruption.Cette mitrailleuse ne doit pas être chargée.Un récipient reçoit les projectiles.Ou lue jotte par pelletée, ct Is machine fait le reste.Il ny & pas plus de dix jours que le plan de cette machine a été soumis à M.Trochu.Le gouverneur de Paris donna des ordres immédiats pour les essais ; ils ont eu lieu hier, et nous croyous pouvoir affirmer qu'ils ont été estisfaisants.La portée de cette mitrailleuse est, à peu de chose près, celle du fusil chassepot.L'inventeur est chargé d'en fabriquer 200 cn huit jours.\u2014Parmi les papiers divers trouvés aux Tuileries, on a remsrqu6 un morceau du musique tiré de la cour du roi P\u2019etaud, pes bouffu juué aux Variétés ; c'est la ronde daus laquelle l'infortune monarque raconte ea dernière bataille, et dont voici les premières paroles : Mus enfants, je pords mon empire.L'honneur, lu gloir of cetera, Et pourtant ju dois vous le dire : Je suis content d\u2019avoir vu ça! Le teste ent encore plus en situstion.C'est navrant du propos.\"il faut cn croire le # Daily News * de Londres, un savant autrichien, le professeur Faber, de Vienne, aurnit tout dernière- exbibé eu Angleterru, aux yeux émerveillés des cockneys, une machine à langue et des lèvres, qui sont mises en opération i par un appareil mécanique faisant aussi sortir un courant d'air qu\u2019on indique pour produire différents sons et accentuant la prononciation.Cette machine prononce fort distinctement les lettres de l'alphabet, les syllubes ot leu mots qu'on veut lui faire dire: elle peut mème exprimer toutes les affections possibles.Le journal qui donne une description de cette machine dit ingénuement qu'\u2019etle n\u2019est d'aucune utilité, vu que chacun à sa machine à parler.Ut humine très counu, qui « appartenu à l\u2019Assemblée constituante, Mr Beslay, lequel ent Agé de wixaute-quinse an.s'est engagé dans le 2Ve de ligne.11 a pris, dit le National, ss feuille de route et s'est mis on devoir de se rendre à Mets, où est son régiment, Le 18, su matin, il eut trmbe entre les mains des Prussiens, et il» assisté, étant dans l'armée prussienue, à ls bataille du 18.Il avait eu soin de mettre wa feuille de route dans sob soulier, On he vit donc cn lui qu\u2019un vieillard inoffenelf, le relächa le lendemain et on le fit passer en Belgique.Il rentre on France du côté de Montmédy, et, en chemin, il to trouva face & face avec un ublan.Un causa, il lui offrit uw cigare, et puis le uhian lui demanda quelle heure il était.| tira sa montre et dit l'heure.Alors le bulan descendit de cheval ot chemins à pied se Beslay pendant dix minutes.Puis tout-à-coup il redeman l'heure.Mais je viens de vous le dire, répliqua Beslay.\u2014Kb bien, donnes-moi votre montre.u Il n\u2019y avait guère & songer à le résistance.M.Beslay pn sa montre, ot, en la tirant, 11 St tomber à terre une pièce ; b france.Le uhlan ne Îmisss pour le ramasser.Besley, by avait un énorme gourdin, protits du moment et Jui ep assétis un coup vigoureux aur la tête, i Le ublan rouls pur terre; mais se relevant tout à coup, D we disposa à tirer son enbre.Boslay redouble et porte Ul second coup de gourdin.Cette fois, le ublan tombe pour ne plus se relever.a Beslay se hâte de donner le liberté au cheval, qui parte Enlop, et lui-même se glisso à travers Luis ot forbt pour A! I Montmédy. OCTOBRE, 1870.18 _\u2014 Cm \u2014On lit dans L Univers Illuatre, Devant la \u201c Patrie en danger,\u201d lea défaillances ont censé, \" je cat revenue, les popnlations et les fonctionnaires qui sont à leur tête luttent ensemble de résolutions virilea.A Phetke qu'il est, ceux qui, comme le préfet de ln Meurthe et le maire d'Epernay, se piqueraient de politesse envers messieurs les Prussiens, n'auraient qu'à faire à l'avance leurs paquets pour Amérique.C'est probablement le parti que ce dernier fonctionnaire est en train de prendre.An Havre; où il s'était réfugié, des pétitions ont circulé pour demander son expulsion de la ville.Peut-être est-ce faire expler un peu durement à ce pauvre homme un moment de faiblesse.Co que j'aime mieux, c'est l'engagement pris par tous les restaurateurs parisiens de ne plus laisser vendre chez eux une seule bouteille de vin de Champagne des maisons Most d'Epernay et Perrier de Châlons, La chose a pu paraitre d'abord un peu puérile.Le grand mal quaud Paris se priverait de Moet et de Perrier, en ce moment surtont! Kt la belle affaire quand il contraindrait leurs propriétaires à recrnter leur clientèle chez l'étranger ou, au pis aller, à se défaire à ete de leurs caves! Il faut voir plus loin et plus haut.En fait de manifestation patriotique, il ne faut rien dédaigner : rien de ce qui peut entretenir dans les cœurs la haine contre l'étranger n'est puéril ni ridicule.Au temps ob Is Suisse gémissait sous l'oppression de l\u2019Autriche, le paon, dont le plumage formait la parure ordinaire des casques des seigneurs, était devenu un objet d'aversion : ws couleurs brillantes semblaient un symbole d\u2019esclavage.Bientôt, dans tout le territoire des Waldstætten, il ne resta plus un seul de ces oiseaux.Un jour, dans une auberge, le soleil, eû se reflétant dans un verre, semble y réunir les nuances du paun : l\u2019homme qui allait buire brise son verre avec L'OPINION PUBLIQUE avec une valeur admirable le de ls France.La patrie, douloureusement émue, scclame le nom du général Ubrich, lo défenseur de Strasbourg ; ss reconnaissance doit s'étendre aussi aux commandants des autres places, qui opposent une résistance indomptable aux cenonnades prussicnnes.Lours noms, les voici : A Toul, M.Hack, major de cavalerie ; À Bitche, M.Teyasier, chef de bataillon : A Phalebourg, M.Taillent, chef de bataillon.\u201c LA MITRAILLEUSE KST-ELLE ANGLAISE.Un bienveillant ami du journal nous envoie sous ce titre la curieuse découverte que voici; \u201c Dans les Antiquités militaires de Grose (Grose's Military anliquities, 1801), il est mentionné qu'en ngleterre, dans l'année 1635, sous Charles ler, on a accordé un brevet d'invention à un certain William Drummond, On décrit la machine comme composée d\u2019un grand nombre de mousquets joints ensemble, avec laquelle deux soldats peuvent tenir tête à une centaine ; et on l\u2019appelle, en raison de ses offcts, 18 voiture à tonnerre, ou plus ordinairement la voiture à far\u201d DE L'HEROISME FRANÇAIS.LB SAUVETAGE LU DRAPBAU.La capitulation de Sedan, dont l'Empire est mort, & rendu glorieuse quelques individualités militaires parce qu'elles n'ont pas voulu y ecquiescer.Plusieurs officiers ont réuvei, au risque d'être tués vingt fois, À s'échapper de cette honte et à regagner la France.cent mille hommes de Laon.plusieurs autres preuves, 828 plaine, l\u2019horison, tout ééalt noïe de poussière ; nous étions 1b comme des moucherons dans une grande fourmillière.\u2014Maréchal, dis-je, nous avons devant nous au moins deux \u2014 Non, répondit-il doucement, il y en & trois cent mille.\u201c À ces paroles, un nuage nous passa devant les yeux et nous devinmes fous ! Nous n'avons recouvré notre raison qu\u2019en nous voyant au-delà de nos lignes d'attaques chargés par dos ublans qui nous attaquaient.« Nous avons été assez heureux pour atteindre le frontière belge ; nons voilà sauvés, mais à quelles conditions!\u201d LE GARDE HENRIOT.CH QUE C'EST QU'UN SOLDAT FRANÇAIS.C'est le nom d\u2019un soldat obscur, un nom que toute le France doit apprendre et qui mérite d'être Inscrit en lettres d\u2019or dans les annales de nos gloires, dit le Figers.tillerie à Ia citadelle de Laon, vivait depuis nos 6 et T août duns un état d'exaltation patriotique de nature à étonner ceux qui connaissaient son caractère froid et résolu.Henriot, garde d'ar- ésastres des Il avait pris une étrange habitude de marmotter sans cesse entre ses dents des mots Inintelligibles; d'autres fois son cœur débordait : \u2014Je ferai tout sauter ici, disait-il.Comme l'ennemi approcbait de Laon, il fit même la confidence de ses hérotques projets & 'un de nos confrères, alors rédacteur du Journal de l'Aisne, aujourd'hui engagé volontaire dans un régiment de ligne.Point de doute | c'est Henriot qui à fait sauter la citadelle Outre ces confidences dont nous parlons, il y en » Henriot, eu vertu mème de ses fonctions, avait seul la clef des poudres.On a parlé d'un simple soldat qui aurait accompli l'œuvre terrible de l\u2019explosion.Mais il faut alors supposer que ie @arde d'artillerie aurait remis la clef à ce soldat en lui disant : \u201c Sacrifie-toi à ma place, «t meurs pour la patrie 1\u201d Ce qui est inadmissible.Quant au général commandant ls citadelle, et au comman- daut de la garde mobile, à qui d'autres récits ont attribué cette résolution redoutable, leur seule préseuce dans In citadelle au moment de l'explosion dit asses qu'ils n\u2019en furent pas les auteurs et qu\u2019ils ignoraient ce qui se préparait.Si c'étaient «ux qui eussent assuré la mort des cnnemis, la leur était inutile, et l\u2019un d'eux au moins aurait eu le temps de se retirer, C\u2019est dunc Henriot, un brave entre lee braves, un vieux soldat décoré à la bataille de l'Alma, qui à conçu ce dessein stuïque\u2014que seul il pouvait aisément exécuter.Nous avions donc raison de dire en commençant que son nom doit étre @ravé, à côté de ceux des marins de la République qui tireut sauter le l'engeur, sur le marbre de nos monuments et dans la Au moment où le désastre de nos troupes allait se cunsot- mer à Sedan, un capitaine, un lieutenant de zouaves ct un brave sergent résolurent de ne point laisser tomber sux mains des Prussiens le drapeau autour duquel ils avaient toujours vaillamment combattu et qui, jusqu'alors, ne les avait conduits qu'à la victoire.Après avoir enlevé la hampe, tandie que leurs camarades étaient en proie à Ia confusion, ils ve partagèrent les débris du glorieux drapeau ; l'un prit et cacha sous son uniforme la cravate, l'autre la soie frangéo et déchiquetée par les Lalles ; au troisième fut confié l'aigle.Cependant la capitulation est signée.Le capitaine, le licu- tenant et le sergent sont prisonniers de guerre.Ils vont être emmenés en Allemagne.Comment sauver le drapeau ?Tous trois font le serment de ne pas assister vivants à la honte de se voir en possession de l'ennemi, Ile pleurent.Bientôt un éclair de juie brille duns les yeux du sergent.11 imagine un moyen de salut pour le glorieuse relique.Le \u201c wergent est Alsacien, il parle l'allemand.I se dévoue et fureur.L'histoire & enregistré l'anecdote à titre de détail caractéristique.Qui sait si elle ne conservera pay au même titre celle clont j'ai parlé plus haut?\u2014On m'a assuré que nombre de non Parisiennes avaient pris le deuil et avuient fait vœu de ne pas le quitter avant que le vol de ln patrie ne fût purgé des Prussiens.Ainsi les dumes de Varsovie n\u2019interdirent tout luxe et toute parure en signe de la part qu'elles prenaient aux caleamités publiques.Après ta défaite d'Annibal, les dames carthaginoises donnèrent leurs cheveux pour faire des cordages de navire.\u2014Nous ne demau- dons pas autant au patriotisme des dames françaises.Qu'il leur suise d'euflamier les cœurs, de communiquer aux combattants ls haine de l'étranger, de recueillir les Lieseés, de teur prodiguer leurs soins, dv wouter ls gurde aux ambulances, et elles aussi auront conquis des droite à In reconnaissance de la patrie.SUUVERAINS FRANÇAIS QUI UNT ETE CAPTIFS.M est curieux et intéressant de compter les aouveruinu français que le surt des batailles à faits prisonniers.L Louis te Débonnaire, second fils de Charlemagne, qui devint roi des Francs en 814, fut renfermé pur sed fils dans un monastère, promet que l'aigle reverra la France.Les vaillants compe- goons lui remettent ce qui subuiste du drapeau ; il leur serre le main d\u2019une étreinte févreuse et part.Le sergent se glisse, rampe sur le champe de bataille, parvient à échapper l'armée en déroute, et à gagner un petit village.En 8:10, il remunta sur le trône, peu de temps après, il fut de nouveau fait prisonnier.Eufu, la fortune lui sourit et il mourut eur lo trône cn 840, II, Son file Charles le Chauve fut fait prisonnier par les nobles révoltés en 840.En 875, le Pape le sacra Empereur à Rome, ot il mourut dans le imoiv d'Août suivant.EI.À la bataille de luitiors, en 1354, Jean le | Bon fut pris par les Anglais.IV.Charles te Hardi rit Louis, XI prisonnier, à Péronue.V.Après la défaite de Pavie cn 1325, François I fut forcé de se rondre à Launuy, vice-rui de Nuples, et duvint ainsi prisonnier de Charles-Quint.Napoleon 1.ve rendit deux fois, en 1814 vt en 1815, Nupoléon 111.clot la liste dea souveraine fiauçais que le husard des batuilles à rendus prisonniers.Autant que l'on peut eu juger, ce n'est pes l'intention du roi Guillaume de retenir lougueuwps Napu- leou ILE prisonnier, Il cut trés-probable qu'apres ls guerre il le Inissera aller où il le désirors.UB pense que Napoléon établis en Augleterre.UNE EVASION.Quoi de plus intéressant qu'une évasion de prisonniers ?Veux évasious.Et que deux évasiuns ?Livis, n'est-ce pus ?Un des currespoudants du Temps nous cu signale justement tout autaut : « Il vient de passer ici, écrit-il de Monthermeé, dans les A1- dennes, un capitaine du Ge de ligne qui w'ust evils de Is priso | d'Ailx-le-Chupelle, déguisé vu meunier, Hier, où avait déjà vu dans les environs de Givet 103 prisonuiers français qui out trompé le eurveillance de leurs gurdicus, ot, enfin Vervius 8 accueilli avec cathousimsme, it y « quelques jours, un zouave et trois turcus qui b'étaient cachés dans les bois de Tri YU sout arrivés daus cette ville exténuds de Intique.Cent peu de chose ; mais cola fêté toujours plaisir.LA PIETER A PARIS.Deus les citcuustauces douloureuses, lu cœur du l'homme are SUX sentiments d'une picts sincere.C'est aver fervour du wdreuse au Dieu tuut-puiseaut ses prières pour les étres és Qu'il ait en danger.Nous l'empire de puignantes pré pirate, une foule considérable #u dirige chaque jour, du- bul a Cominencement du la guette, vers Poglise Notre-Datuge ie horas, Dans une mudesto chapelle, vi voit se presser rs, des fommes, des culunts, ct nussi un grand den du jounes voldate, Los vivitlurds apprilent la taveur el sur leurs cufants, qui, cu vo womens Wie, liroutent de Vie Les jeunes femmes demandent à Notre-Dame.frost virer de leur famencr Un frère, Un mati, un dence ; chip on te atteudent uu père ; les femmus aux cheveux blan- to Wpteut sur ls misbricorde do Dicy, et lv supplicut dé- Fhougon aly brotoutrice eur leurs ills qui combationt pour lemony ht Is France, Tout le monde incline la tite dans 3 du dévotion fervente, ot lev petite vierges brillent \u201comuis des étoiles d'ospérauce sur Là Lursu de lu chapelle, CE QUE DIBA L'HISTOIRE.1) et juste de douner cétébrité l'infami ë Fr la célébrité de l'infamie aux féruces rombardeurs de Strasbourg.Nous nummervus douc tu général veder, le général prussicn Schuls eb lu colonel du 11 faut espérer que lu France, quand l'heure és mas ativan sers venue, n'oublivrs pasces noms tachés de Mais ouai otéclurs Le il importe que la nation sache ë quels sont los brépides qui, deus vus forteresses ussiégées, ticuueut , que les habitauts lui donnent à l\u2019envi.La, accuvilli avec sympathie par les habitants, il se déguise vu puyean, prend une hotte, y dépuse l'aigle, avec la soie et la cravate du drapeau, recouvre le tout d\u2019une musso de tulac Ainsi déguisé, il passe au milieu des Prussiens, auxquels il adresse la parole, et leur vend de quoi fumer.I! continue de cheminer ainsi pendant un quart d'heure, tremblant qu'un ue découvre son trésor.Enfin, après les plus vruelleu angoisses, vu l'entend pousser un cri de bonheur, il vit sauvé.I1 su trouve sur les bords de 1s Meuse.En un clin d'œil il se débarrasse de sa hotte, en retire l'aigle avec la suie ct lu cravate, et #'élunce dans le fleuve qu\u2019il traverse à le nage.Rien ne vauraït dépeindre la joie que le serguut éprouva cn - nou :\u2014L'honueur ! atteiguunt autre rive du fleuve, [1 court, vinportant avec lui l'honneur du régiment, et, après des fatigues ct des émotions iudicibles, il vieut à Paris et remet lo drapeau qu\u2019il avait pro- is de sauver, Le général Le Flo, en appreuant ce beau trait, a fait sppe- ler le aergent et l'a décuré.Qu'un morceau de linge tricolure fasse accomplie pac un homme du semblables chuses, n'est-ce pas merveilleux ?Muis, vuyez-vous, ve murceau de linge s'appelle de son vrai mémoire de tous les Français.UNE LETTRE DE M, LE COMTE DE CHAMBORD.#,,, Au milieu de toutes ces puignantes émotions, c\u2019est Une grande consolation de voir que l'esprit public, l'esprit de patriotisme ne se Jaisseut pas abattre ot grandissent avec nos malheurs.Je suis luureux que nus amis sicnt si Lien compris leurs devoirs de citoyens et de Françuis.Oui, avant tout, il faut repousser l'invasion, sauver, à (out priz, l'honneur de la France, l'intégrité de son territoire.Il faut oublier en co moment tout dissentiment, mettre de vôté toute arrière-pensée ; nous devons au salut de notre pays toute notre énergie, notre fortune, notre sang.La vraie mère préférerait abandonner son «enfant plutôt que de le voir péri.J'éprouve ce sentiment, et je dis sans cesse : « Mon Dieu, sauves Is France, dussé-je mourir saus la revoir!\u201d Vous «umprenez avec quelle impaticnce nous attendons les nouvelles.\u201d Le comte de Chambord est, comme on le sait, le chef de l'ex-dynustie bourbonnienne.UPINION DE BISMARE SUR L'ARMÉE FRANÇAISE.Le Junrmasl des Débats & inséré une curieuse correspondance datée de Bouillon le 16 septembre : M.de Bismark sttribuait exclusivement les revers de l\u2019ar- HÉKOISME DE MACMAHON A LA BATAILLE DE SEDAN.La bataille de Sidun etait perdue, perdue saus retour.De tous cotos sonuait la retraite, ot nus malheureux suldata, icra sos, mitraillés par une artillerie dix fois nombreuse comme la nôtre, se replinienut sur Sédan.Le maréchal aperçoit Un iégiment de souuves qui, pour in dixième fuis peût-être, se ruforme et s'élance sur l'enncuri MucMahon pique dus deux, arrive à lu tête du régiment ot le supplie de battre en retraite \u2014Allux, mes enfants, hour Give t-il; vous vous ferics Cuet inutilement.Au mite justunt un éclat d'obus lui Jubuurait la cuisse, Apres le démastre de Sédan, un vieux licutcuant-Colonel, dout lus Luttes ctaicut pluquées de larges taches de sang, ot dont la tite était emiastiluttée de linges tuntes caille Intes, dianit au correspondant d'un journal de Pacis: « Macouter co qu'à fait Ma Muhion eat impossible.Jusqu'à ce qu'enlin un éclat d'ubus lui cût enlevé le gros de In cuisse, agctlaut lus à uu\u2014une crâne blessure, ullex !\u2014noux disions : muis c'uot Ut dicu que cet Lomme-là! Le fer, le feu, ls fout «cb fusion, lea balles explouibles, et je ue sais quel mélange infernal dont les Prunsicua se servaicut pour In premivre fuis, tout cela semblait ruisseler ct rebondie sur lui, comme lu @rcle sur les tuileu d'un toit, 11 allait de l'avant, 11 cherchait lu mort.4 Laisscz-mol, mes amis, nous disait-il 3 nous tous qui uous jetions sous les pieds de son choval pour Pempdcher d'uvaucer ;\u2014laissos-moi montrer à ces rois, à ces princes qui se cachert derrière leure tuassws d'hommes, comment un maid- chal de France suit combattre et mourir, quand il ne peut plus vaincre.\u201d Et il nuus disait cels en souriant de ce svurire duux et triste qui vous faisait pleurer et sugmentuit d'autant notre rage.Au! misère! nous tuions, nous massacrivne, vt los vivants semblaient reuaitre des morts que nous wasivus autour de nous! « Nous gravimes en un élan furieux un monticule de cadavres pour nous reudre compte de ce que pouvait durer encore lu tuvrie.Mon sabre ébréché et famant me tombe des mains, quand je vis à quelles masses nous avions cnvore affaire | La uvût,) votre armée a été également surprise, « née française à l'impéritie des chefs, qui ne peut se comparer, ajoutait-il, qu\u2019à celle de vos ambassadeurs ;\u2014et ici une paren- those: \u201c Benedetti est resté très lungtemps en Allemagne, Il n'a tième pas appris le langue allemande.Moi, au contraire, quaud je suis allé en France et en Rusuie, j'a pris des profes- avira de francais et de russe, afin de pouvoir me rendre compte des choses par moi-même.\u201c.Vos généraux n'out pas su se tenir au courant dus vrogrès militaires.Le soldat, lui, s\u2019est toujours bien Lattu, notamment i Uravelotte.Sedan, une charge de deux régiments de chasseurs à été admirable, Réduits à une centaine d hommes, ils ont traversé l'armée prussienne.* L'armée française s'est toujours laissé «urprendre et n\u2019u- vait pus de discipline, Tenez, à Sarrebruck, des soldats saus armes ct saus officiers, pénétralent constamment dans la ville et xe laissaient faire prisonniers.A Beaumont, (combat du 29 qui pie est, par l'artillerie ; surprise encore à Sédau, nous l'avons refoulée après trois combats dans l\u2019intérieur de la ville, où elle était acculée et dominée.« MacMahon à été blessé à la cuisse cn montant à cheval.Plus de commandement, personne pour le remplacer.On parle de capituler.Le commandant de la citadelle veut s'y vpposer, et nous commençons à bombarder la ville.L'empereur parle alors de se rendre st me fait demander une entrevue par le général de Failly.Je n'en revenais pas, je croyaie que l'empereur avait chargé à la tête de son armée pour se faire tuer.D'après les renscignuments fournis au gouvernement provi- suite, l'armee frauçaise ue composeraient actuellement de 1,225,000 prêts à faire le service.Cette force eat ainsi repartie : Armée de Paris.\u2026.0.00000.».600,000 hommes.« Marcillee 200,000 + Lyon.150,000 120,000 30,000 , 78,000 1,335,000 \u201c 7 824 1$ Ocronrt \"18% ee aan ces = L'OPINION PUBLIQUE -\u2014_ = = .\\ = É Ei Eid EE pos ee ÿ 7 [UE x ye 5 pas Û Po 7 Ly fn H 2 | BIA id al A S Fa J » 1 a (2 | SA = =| = CS 4 se E =0 > or 4 fi 27h FC a [2 li Le 7 to W pry Cd - CN) i Toi ¥ = Re 23.ea & EN Se = = TTR SITE an Les we i 3 VS ~ 3 x hE ÿ Cd i SN ee) ih SN a 4 he Gi i Nh = s i j x = j Ci fi i à i Es 2 = N= ES [i] 4 Jo a ame es press ' A ARE 8 ry == 2 a af ho = EX ©.\u2014_\u2014 Za / [4 Ÿ EN > Py a taal x AS 4) Ge (A RN = = rey J « - rR RS | fi 0 2 pres NS = Hw \\ BA 4 EX 25 2 =.Ÿ lo Sa TE Tx 3 > a = = ry E ~~ Rav N = {8 QE = id Sm » À f od} == eh Pts g ELE = PL te) A ol No CE > I Bios Re es (ar iy \\ Ne pe A RDDEMENT eo Ee) A Le = hy a XL 2 rH ES FF a! 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Paris a abandonne Rome, et Paris, réputée inattaquable ot imprenable, est serrée | pe huit cent mille Prussiens qui forment autour de lu! grande cité un cercle de fer qu'on ne peut plus rompre.| Et cen Prussicns, qui ont révélé depais ni peu de temps; une ptiissance et un génie qui font pâlir l'auréole de Napoléon ler, disent froidemient qu'il est nisé de prendre Paris et qu'ils l'auront.Napoléon II, pour avoir quelques soldats de plus al faire mitrailler à Weissembourg et à Sédan, trahit ses werments de 1839, retire ses troupes de Rome et livre le Pape à lu revolution, Quelques jours a\u2019écoutent, ! apo- Joon tombe, 1a France le rejette ignominicusement, il est prisonnier en Allemigne, sa femme et son fils ont fui en Angle Peu de temps aupatavant, sept millions de Français l'avaient acclamé et il croyait au dynastie assise en France comme sur un roc inabardable, et quand 6 déchéance et celle «le sa race sont décrétées par un peuple indigné et en délire, pas une voix ne s'élève pour prendre | la dfense du colosse aux pieds d'argile Larsque de nouveaux jours de triomphe reluiront pour l'Eglise et que ! le Pape aura recouvré ses Etats et sera maître chez lui, Napoléon, encore déchu et banni.viendra
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