L'Opinion publique, 26 décembre 1872, jeudi 26 décembre 1872
[" Yor.TI1.\u2014Ne.53.ÉPITRE A NUS ABONNÉS.En ce tempe-là, il y avait en Canada peu de gens qui lisnient les journaux et ceux qui les lisaient ue les payaient pas, Les propriétaires et rédacteurs de journaux faissient peine à voir.tant ils étaient muigres et déchor nés ; leurs enfants auasi aurnient été maigres, s'ils er avaient eu, mais ils n'en svaient pas, n'ayant pas les moyens de ke marier.On avait l'air de croire que c'étui: déjà av«ez-Faire que de lire leurs écrits: pousser In générosité jusqu'À les payer paraissait une monstruosité.\u2018 Le papier cnûte «i peu cher, disait, un jour, un abonné du Pays, ça se fait avec «les guenilles.\u201d Lorsqu'un journaliste canadien, voyageant dans un pay- étranger, apprensit que certrine journuux avaient Jusqu'à deux et trois cent mille abonnez, qu'il y avait des villages où presque tout le monde.depuis le plus pauvre jusqu'au plus riche, recevait au moins un journal, lors- «n'il voyait passer dans de magnitiques carrosses des rédacteurs qui avricat jusqu\u2019à #10,000 de salnire par année et des propriétaires qui en faisaient deux À trois cent milie.lorsque, dis-je, il apprenait et voynit cela, il re vent mulade dans son pays et mourait de chagrin, quei que teuspx après, ' Il y n de celu vingt à trente ans.Muis les chores sont bien chungées, Je ne «ais pas si c'est, grâce à lu guerre de Crime, Ou au crausement du luc St, Pierre, comme dirait M.(ienest cer Trois-Rivières, mais toujours est-il que muaintenunt où lit dans le Bas-Canwis, et méme on paie wou journal.Un comprend que la lecture est non-seule- ment ut amusement et un moyen de s'instruire, mais encore un moyen da wenrichir, et que pour avoir des jour- nsux, et des jourtaux utites, il faut payer son sbonne- ment.Una honte mênie de ne pas payer son abonnement, on re dit que lite un journal sans le payer, est un vol aussi grave que de manger le bien de son prochain sans le payer; c'est un vol plus grave même, car ce pauvre journuliste ! ce n'est pas seulement son psin qu'on lui vole, mais c'est sa santé, sou intelligence, ses idées, son âme, ses connaistances qui lui ont cuûté si cher.Un se dit encore : Qu'est-ce après tout ce que nous dontions, en compsrsison de ce que nous recevons.\u201d Comment pnyer souvent une seule pensée, un seul sentiment que là lecture d'un jouinal peut donner?Et quelquelois, ce n'est pas seulement une jouissance morale que cette lecture procure, mais même un avantage matériel, un profit pécunisire, Un comprend cela, je le repéte, et Montréal vous le prouve depuis trois ans, et surtout en ce moment.Nous pouvons rendre aux canadiens-français de Montreal le témoignage qu'ils lisent les journaux et qu'ils paient et que ce sont les ouvriers qui nous puient le mieux.Nous pourrions dire ln même chose d\u2019une partie de Québec et de plusieurs paroisses et villages où depuis troisans nous ne perdons pas un sou, Mais à toute règle générale, il y à des exceptions, et c'est parce qu'il y a des exceptions que nous donnerons, cette aunée, à tous ceux qui nous paieront ce qu'ils nous doivent, non seulement un reçu, le seule chose à laquelle ils suraiont droit, mais encore une primred'une grande valeur.11 est évident que nous n'aurons plus qu'une chose à faire vis-à-vin de veux que ce moyen-là ne réussira pas à faire payer, ce sera de les retrancher de is liste de non | Vénus.ia uature y déployait tous ses trésors; elle y éteit MONTREA abonnés : et c'est ce que nous ferons, Ils auront donné la p\u2018euve qu'il n'y pas de moyen de les convertir e: qu'ils sont destinés à mourir dans l'impénitence finale.Ni nous ne les livrons pas au feu éternel, nous les abandonnerons du moins à la fureur des avocats et des huissiers, ce qui vaut guère mieux, Mais nous espérons que pas un seul de nos abonnés ne manquera à notre appel et ne voudra contribuer à di- truire la bonne réputation que les Canadiens sont a se faire en ce moment.Il n'y a pas longtemps, un journaliste américain disait que bientôt les Canadiens-Français oceuperaient dan: I\u2019 Amérique du Nord une position plus digne de leur origine ot de laur intelligence.puree qu'ils lisent maintenant.Et noue, nous ne craignons pas de dire que loraque le: Canadiens-Français liront, ils seront le premier peuple de l'Amérique du Nord.Et comme nous n'écrivons pas seulement pour le- hommes.mais benucoup aussi pour les dames, nous nous adressons à elles pour les prier d'appuyer notre de mande.© Vous êtes pour beaucoup, mesdames, dans le succés du journal, faites-le payer comme vous aavez le faire recevoir.Ce sera une bonne œuvre de plus À ajouter à toutes celles que vous faites et non pas ln moins méritoirs.Vous, mesdames, qui êtes sensibles, si vous snviez comme il faut se donner da la misère «ans ce pays pour soutenir un journal et ls reudre agrénble, vou- n'hésiteriez pas à sacrifier quelque chose sur votre toi, lette pour engager votre muri i payer son journal.Vous chercherez à convaincre messieurs vos muuris, que les réducteurs de journaux ont un estomue comme les autre- hommes et qu'ils ont même femme et enfauts où que du moins ils désireut en avoir.+ En récompense \u2018le ce que vous ferez pour nous, me- dames, nous nous engngeons 4 plaider toujours et partout votre cause qui eat la cause de ls beauté, de la vertu et de la bonté.Nous rendrons notre journal ei intéressant que vous pourrez vous consoler des miséres que vous feront vos maris, en lisant L\u2019 Opinion Publique, ot pour le lire, vos maris inconstants resteront le svir, à ln maison, au lieu d'aller perdre leur temps et, peut-être, leur argent ailleurs.\u201d En voilà assez, nous croyons aveo la prime, pour enlever le pays et y prorluire une véritable croisade en faveur de notre journal.\u2014Ainsi soit-il.L.0, Davio, L'HYMEN ET LA CUQUE l'L'ERIE.Encore un sujet charmant, pour vous, belles lectrices Cette fois, os n'est pax une traduction que je vous livre, c'est un conte, écrit en français, par noe fume, Mme Tailien, qui fu en son temps, reine par la grâce ot ia beauté.Jr crois que la découverte des pages ci-dessous ext une bonne fortune pour la chronique.Pex de vos lucteurs probablement savaient que Mme Talllen s'était vssayôe à manier la plume Ce svra potir eux toute une révélation.© Quand madame Re- camler ot madame Tsllien étalent salnées comme les duux reines «le la nouvelle suciété française, elles essayèrent «lu tont : le chant, la dunse, les follus toilettes, la peinture, ls converse tion, que dir-je! elles écrivirent.\u2026.Voici le conte de madame Tallion : Le dieu, que l'on appelle //ymen, #6 trouvant un jour ennuyé de tout, ct prr ln même raison un pev ennuyeux, alla, pour distraire sa mélancolie, «8 promener daux on Jordin consacré à \u2014 JEUDT.26 DECEMBRE 1872.y ABONNEMENT.83.00 Pan Nowann.Tirer à fraich# off variée ; eile Ini parut froide nt monotone.Lux fleurs briliaieut de toutes parts, Mon Divu! dit-il en haillant.que de (lrarst Encore des parfums, toujours dex parfums! Quelle tatigante uniformité! Un rosier déticienz s'offrit alors À nes regards, et presque sous sa main, II y cuefllit quelques rones d'un wir distrit; main apr-s lex avoir effouitiées, il lex juts par torre, on se plaignænt qu'il n'y eut pas une sente éjine.Une pi jure légère ausait été pour {gi quelque charme en cu moment.Bi y a bien peu tle rewides contre la maladie dont 11 était attriut, et qui clevient très-commane, Beuncoup de gens a pelleut cela des vapeurs.II fit encore quelques pas mal assurés, puis xe coucha tont ahatta sur un gazon phis doux que ta lume ou Vi-lredon ; maïs s\u2019y trouvant trop assoupi, cherchons, dit-il, un endroit plus sauvage.Ii aperçoit une petite roche jetée là par hasard ; il va vy asscoir.A je est-il placé, que les grâces viennent dauser antour de lui \u2014 Mesdames, leur dit- il, vons êtes fort nimables ; mais je \"oonsix tous vos paf, et lux plus jotier attitudes perdent à la longue tout leur charme : ainsi je vour prie de me Inisser seul \u2014Il est quelquefois bien tusussade, drent-elles en souriant.Puis ellea s'enfuirent loin dv lub, Il ne fut par plutôt livré à lui-même, qu'il eut voulu leg rappeler ; mals il n\u2019était plus terape.IV reste doue sent, triste ot désœuvré; puis, après de longs baillements, il s'endor- roit d'un sommeil si pesant, qu'il ressemblait à la mort Tout à coup il ne neutit réveillé par un chatouillement irés-vit nur lex lôvren: il entrouvrit lex yeux, et, Wapercevant rica, il lajsae retomber sa tête, «t #e remiormit.II crût sentir alors une piqûre semblable à celle dune abeille.Pour cette fois il se leva plus vivement que de coutume, et vit ane Nymphe d'une tournur- «'égante qui semblait l\u2019agacer, et lu fuir nusai- tôt.Elle portait à sa ceinture un miroie qu'elle consuitait souvent, et tenait une jolie cae mruie « rubans, dans laquelle elle enfermait tous lex papillons qui voltigeaicut autour d'elle.Quand el avait rassemblé un certain nombre du ces petits prisonniers, tout à coup elle onvrait ln cage, les papillons s'eu- volaient à tire-daile, et In jolie Nymphe riait aux éclats, de voir lex uns tout étourdis, les autres un peu menrtris, se joer à l'envi sur toutes les fleurs rte co beau jardiu.Voilà un jeu bien cruel, dit en Iui-môme le sérleux Hymen.Mais tout nt blâmant cette mauvaise sction, il ne pouvait s'empêcher d\u2019admirer la grâce, ot de partager la gnicté de cette femme charmante.\u2014Que faites-vous, june Nymphe ?lui dit-il ; pourquoi tourment.r ainsi cos petits insectes éphétnères 7 Que vous ont.Îla donc fait 2 loi, dit-elle, je les punis de leur importunité ; que ne me lainsent-ils en repos ?Je veux les corriger de leur frivolité etde leur Inconstance, par 1a perte momentanee de teur li- Lerté.Par malheur, je crois qu'ils sont incorrigiblex \u2014 Vous mu sembluz bien méchante, reprit l'ilymen, et pourtaut vous me plaises beaucoup.Veuillez m'\u2019apprendre qui vous êtes.Alors lu Nymply: prit nn air sl modeste, quello n\u2019était plus reconnaissable \u2014Aimable dieu, lui réponidit-elle, sl je me numme, vous alles me hair.On ne plait à me calumaier près du vous; on ne méconuait, on me méprise.Les hommes sont bien ingrats | Vous-même, cruel, qui pourries tirer un si grand avantage de mon pouvoir et de mes charmes, vous me condamnes sans m'entendre, À ces mote, elle pouses un soupir, «6 ses yeux humides de plenrs devinrent ui séduisants, que lv dieu mulan- colique en fût tout ému.I jura de répérer vavers elle des torts involoutaires, et la conjura de nouveau da ne faire connaître La bulle afflipée lui lauça tu coup d'œil accompagné d'un sourire expressif qui achova de le séduire ; puis, reprensat tout à coup l'air enfantia de l'innocence, elle tui pacle ainsi: \u2014Vous allez savoir qui je suis; mais au moins ne me punissez pas d'avoir emayé de vous plaire.N'alles pas, diva charmant, me fuir sans retour : dalgnes m'écouter sans colère.Ou nuvup- pellu la Coquetterie.A ces mote le dieu fronçn le sourcil, il «l-vint pensif et morose, la Nymphe ee mit à rire de tout son cœur ; ot lui présentant le miroir qu'elle portait à «a ceinture : \u2014Voyes, lui dit-elle, comine vous êtes laid quand vous êtes f:ché! Allons, allons, asmayes-vous là, et catsons.Je veux vous détromper sur mon compte, et vous prodiguer mes soins pour vous guérir de votre langueur.Je conviens que je sui« souvent étourdie, maligne, inconatante, fatuse ot minaudière ; que je fais plus de mal que de bien, Mais, en vérité, ce n\u2019est point du tout ms faute.\u2014Voilà un JoH paradoxe, dit le dieu nvec humeur: voyons comment vous vous en tireres.=\u2014=\"Lrèe-bien ; ct vous en conviendres vous-inéme.Ues torts que l'on me reproche ne sont point lon miens, mais ceux des femmes qui m'sppetlent auprès d'elles mal à propos.Vous satires quo je suis forcée par le destin à les servir en eeclave: - 614 Je suis obligée de me plier à leur caractère, et de me prêter à toutes leurs fantaisies.J'étais née pour le bonheur du monde, et Je suis devenue, grâce à ces dames, In risée des iodifférents, et l\u2019effroi des Ames sensibles, Les femmes repoussent mes bons conseils : elles agissont presque toutes contre leurs propres intérêts, Est-ce moi, par exemple, qui engage Cidalise a découvrir ses bras qui sont affreux, à tourner le tète comme ua pirouette, à parler continuellement sans avoir rien à dire?Vous counaisses Ia jeune Hortense, ses cheveux sont d\u2019un blond charmant, Je suis forcée de ful apporter une perruque noire qui la défigure Céphise & les veux superbes quand ils sont mo fustes ct balusée : 6lle affecte des airs évaporés qui fout rire à ses dépens.Enfin, j'ai beau leur dire faux conso : mes bonnes amies, cu- chez ce que vous voules qu'on désire ; ne montres votre beauté qu'avec réserve, que pur échantillon ; on ne m'écoute voule- ment pas.Voyes Julie \u2014 Mme Récamier,\u2014elle est mage autant que belle: une grâce imposante Lui aioratt à merveil'e.Eh bien, elle prend une tournure de grivette, ot des miuuuderien enfantines qui la dépateut abgolument.Aramiate, \u2014Mme de staël, \u2014\u2014au contraire, est laide, mais spirituelle: une grande simpli cité conviendrait ù sa raison, à «a figure.On pourrait peut- être alors oublier sa lnideur.Point du tout, elle se couvre de parures exagérées qui attirent toits les yeux.On ne voit plus en elle que sex pompons gui éclairent us difformité.Hou esprit même eu est éclipsé.Je ne suis pus plus heureuse avec les femmes en leur parlant raison sur les qualités de l'âme, Je leur dis souvent : Tâches de paraftre medestor ot réservées, quand vous ne le series pax naturellement.Un aime ces ver- tus-là; c\u2019est le vral moyen de plaire.Ne soves ui «tourdies, ni impertinentos ; ayes le maintien naturel et gracieux: vous attireres tout à vous, Mettez plus de roin à conserver vos amis ét vos conquêtes, que vous n'en avez pris pour les acqués rir.Songes qu\u2019on vivillit biea moins quand on «uit toujunrs être simables et bonnes, Je parle en vain, Les femmes not juré de prendre le contre-pied de cs que je leur enseigne.Tandis que ai elles voulaient m\u2019employer ntilement, j'en ferais des êtres célestes.\u2014Que dites-vous?w'écria l\u2019Hymen avec surprise.Quoi! vous croyes pouvoir rendre les femmes meilluures, vous qui troubles les ménages, qui ruines tous les macia par les folles dé- peuses dans lesquuiles vous entraînes leurs comnagnes, vous enfin qui vous rendez coupable du déshouneur dont elles se couvrent, et du scandale qui «en suit.Ütez-vous de mes yeux, perfide, vous me faites horreur.\u2014 Voilà un beau sermon, reprit la jolie Nymphe.C\u2019est dommage qu'il tombe à faux, Apprenez que j'uf gus sœur jumelle que l'on prend souvent pour moi, «t qui fait toutes les sottises dont voux m'accusez.C'est la Galanterie, je la livre à toute votre indignation.Elle fait ma houtw et la vôtre.Son nom seul afflige Ja pudeur.Mais ne me confoudez pas avec elle : notre conduite est bien différente.J'ai toujours le désir de plaire, maïs je ne veux ni séduire, ni corrompre.Je souris également au vicillurd, au sage, à l\u2019homme abaucdonué de la fortune et dun grices.Ma sœur ne suit accueillir que la richesse, la force où la beauté.Ju veux intéresser le cœur, elle cherche à parler aux sens.Je pare le fleurs l'austère vertu, elle In profine et la détruit.Je suis enjouée, muis avec décence; elle ust {lle sans gaieté.Ju sais prendre tous les tons, mais avec délicatesse ; elle n\u2019en a qu\u2019un, celui de la licence.Je auls fiddle, et dévonée à l'unique ami dout mon cœur à fait choix ; mu sœur, au contraice, allame chaque jour, de nouvelles flammes; elle «en fait un vil triomphe.Quand sera-t-cile chassée de lu société?Quand mo rendra-t.on plus de justice?Croyes, charmant Hymen, que si vons vouliez vous raccomo- der avec moi, von entels deviendrai-nt moios déserts.Vous périres bientôt de langnenr et d'ennui, si ju ne me mêle de vos affaires.Chacun vour suit, et porte son hommage à l'autel de l'Amour, Ma sœur est là en embuscade ; lex amants n'ont pas plutôt présenté quelques guirlandes u ce divu, quelle les en- traine dans lex sentiers qui conduisent an paisis de la licence ; aloraelle les précipite dans un gouffre dont on ne revient plus.L'aimable innocence, les douces émotions, les plaisirs de l'âme sont à jamais perdus pour ces êtres dégradés, Le regret amer, In vieillesse prématurée, l'abandon, le déshonneur, pèsent sur leur tâte flétrie : leur existence est un supplice, vt lear mort nest point pleurbe.[vi I'Hymen fit un gests d'approbation.La Nymphe continua: Voyez que de maux, et tout cols pour un malentendu ! Si vous ne vous éties pas gendarmé contre moi, vous reriez plus puissaut, et les hommes ser lent plus heureux, je saurais renpecter vos droits, mais vous les rendriez plus #imables.La Nymphe 8e tut, et regarda en dessous quel vffet produisait son dis-ours.Le dien réfléchit, ot lui dit d\u2019an ton moitié faché, moitié prrauadé : Je crois que vous me trompes, et que je serai votre dupe.L'alliance que vous me proposes eat dangereuse, contraire à mes principes.Mais n'importe, 14 situation eut si ficheus: duns ce moment, que je sens qu'il me faut dex moyens extraordiosires.Soyous amis, j'y consens: prétez-moi vos grices, et prenez de ma rairon.Puissions-nous être longtemps en bonne intelligence! mais surtout, ne courez plua après les papillons C\u2019est un jeu qui me déplait souversi.tement.\u2014Ah! al vous Stes encore pédant, je ne puis rien en votre faveur, dit Ia Coquetterie.\u2014Et vous, st vous êtes toujours légère, reprit l'Hymen, vous voyagerez seule.Cette querelle fut peut-être encore devenue sérieuxe, si le plus beau des papillons ns fut venu voltiger étourdiment autour de lu jolie Nymphe, Elle regards malignement son compagnon de voyage; et lui voyant le regard inquiet et affilié, elle écarta le bel insecte avec une dignité gracieuse, le dien d'Hymen sourit et la remercis, Ils ee prirent par la main et disparurent.Dame, chères lactrices, Mme Tallion, c'est le atyle et l'allégorie du temps, et vous comprenes que je n\u2019y puis rien.On ne parlait de autrement sous le Directoire, où Mme Tallien était bien de son temps.beaucoup trop même.Elle etait l\u2019ornement des salons de Barras, les soiré de grande réception.Ur, Barras, vous le raves, n'a jemais joui d'une grande réputation de sainteté.I] fat l'un dus plus ardents au platsir A ane époque oi tont le monde se précipitait tête baïvsée dans les distractions les plus folles, pour oublirr tout le rang, toutes les hontes et toutes les lâchutés de la Torreur.On vit ouvrir à Paris plus de dix-huit cents bals, dans les mois qui suivirent ln chute de Robespierre.C'est l\u2019époque où les muscadins fouet- tatent les (ricoteuses, dans les rues ; c\u2019est l\u2019époque des robes à fourreau et des chevelures à la victime.Les muscadine eux.mêmes portaient dex \u201chabits à lé victime.\u201d Un Sotiratus, \"OPINION PUBLIQUE.L'HÉROISME D'UN ZOUAVE PONTIFICAL.Nos remerciments à M.G.Drolet pour l\u2019envoi des ligues qui suivent : Les sounves Poutiticaux, orgauinés sous le nom de Volontaires de l\u2019Ouest, prirent une part brillante à tous les combats qui eurent lieu aux environs d'Orlésns, daus le campague de 1870, « Le premier bataillon de ces souaves, faisait partie du 17ème corps d'armée, commaudé par le brave général du Sonia, «de l'armée de in Luire.Le commaudant d« Montouit, glorieux mutilé de Castoiidardo, commundait ce bassillun.\u201c M.do Moutenit, cugage voloutsire daus l\u2019armée poutifi- cale on 1860, fut le premier clairon du régiment des sousves.# Au toct de la mêlée, à Casteifidardo, le jeune de Monteuit sounsit vigoureusement lu charge à la division Pimodau, quand un boulet piémoncais, lui enleva proprement lo bras droit ot le clairon qu\u2019il tenait.« Montouit s'arrêta, fit crois pas en arriére, rauasss dou bras et du aa muiu gauche, arrachant | iustemmens que sa droite teunit encore des ses dofuts orispas, il roprit sa place à le tôte de la colonne, ct continua & sunner Ia change.« Sum capitaine était dans l'adunration de tant d'héroïume, mals il lui fit copendant luisser lus rangs ot l'euvoys à l\u2019aubu- lance, \u201c Lin un chirurgion italien, réguluria dou amputation som- naire, snivaut les roles do Part, eo lui culevant encore quelques centimetres de chair, M.de Montcuit eat une prompts convalewence et resta avec un molcuon, long deux fui comme to doigt.# Aprés dix anaées «+ bon service dans I'armée du St, Pére, ce brave officier s\u2019engazges à sun retour de Rume, avec ses ca murad-6, dans l'arme Irançaiss, et perdit las cette charge de Loigny, a janis coldbes comme celle d\u2019Inkermau et de Pulus- tro, le: rente de son bras droit.* Le brave baron de \u2018Troussures, commandant en sevoud les zouaves Pontificaux, sous le colouel de Charette, qui fut blausé séricasemeut à Cette affaire, venait d'ambrasser, au milieu de la mitraillu et de Ja fumée, le général de Souis en lui disant : # Que vous êtes bon, mo + yéndral, de nous conduire à di belle fête\u201d lorsqu'il totaba, frappé en pleine poitrine.\u201cLes sounves avançmeut toujours sun« répondre, décimés par un feu \\mourtrier, pour reprendre Loigny, cu qui était à moitié çugner la butaills.Tout i coup, aux cris de Vive Pie XI! Vive ls France! ils s'élancérent daus le bois à ls bayon- bette, \u201c L'attaque fut irrésistible.Los Prussiens Spouvautés se jetalent par terce, livrant Jeurs arines, d'autres ve défendir-at ; Où se LAtLit corps à corps, il y eut is un affreux carnage.\u2018Tout cbs devant cette poignée de héros qui s'emparèrent des batteries onnemies.\u201c18 aura fall 8 soutenir, tunis, maitres de ls position, ils se virent débordés de tous côtés par des masses de Prusaiens.Ils en firent une boucherie épouvantauie ; cependant le nombre toujours grossissant des réserves qui arrivaient aux ennemis, obligarunt les zouaves à retraiter, à là tombée de 12 nuit.« Le peu qui en restait le fit en bon ordre, laissent partout «es victimes de ls précision de l=ar tir.« Le brave commandant de Mouteuit parti avec trois vents zousves de son bataillon n'en rameus que quarante 1] avait perdu 260 hommes et cnsn otficiers !1 est vrai que l'ennemi avait quatre a cing mille hommes hors de combat.« A ron arcivéenu bivouac, lo commandant passa de rechef à l'ambnlauce, ex muugrésnt contre Ia vrladresse des chirnrgiens italiens, Il avait reçu dans le courx de l'action, une balle ans le pou de boas qui lus restait Sa blessure était horrible à voir, \u201c M.de Moutcuit roula une cigarette, sur sa cuisse ut dit en riaut à l\u2019amputateur, \u201c Ah ça! Docteur, faites-moi la faveur de me séparer entièrement de mon bras droit, qui, jo le vois bien, est une source d\u2019ennui puue \u2018noi.Si cet itabéctie d\u2019Italion m avait amputé convensblemont, une fois pour toutes, je ne vous retarderais pas aujourd\u2019hui, messieurs, ajouta-til vn #adressant à d'autres xuuaves blessés, qui attendaient lear tour, « M, de Moutuuit grilla cing à six cigarettes, pendant que le disciple d'Esculspe lui désarticule le moiguou de l'op wile, Je plus délicatement possivle.Ce brave officier ne fit pus entendre une seule piainte pendant tout le cuurs de cette douloureuse Operation.« Un mois après, cet officier, à pou près guéri, reprit le commandement des restes «te son bataillon, et le conduisit encore à une hécutombe giorivuse, 4 ls bataille du Mans\u201d LES CANADIENS DE L'OUEST.Prange CuuveoLocus Passrow.1 Pierre Chrysologne Pambrun est né à L'Ilet, en bas de Qué bec, le 17 décembre 1792.Bon pére, André Dominique Patu- brun, laisss quelque temps après cette localité pour aller s'établir à Vaudreuil, churmante paroisse située sur In rive nord de l'Outaouais dans lu district de Montréal.Le jeune Pambrun n'avait guère d'inclination pour l'étude et 11 préfére faire l\u2019école buissonnière durant plusieurs années au lieu de prubter des avantages intellectusts, sncore rares à cette époque, qu'ou lui offrait, En revanchu, il fat pris de bonne heure d'uue véritable passion pour lex armus qu'il ne turds pas, du reste, à avoir l'occasion de satiefairs, Car, In guerre de 1812 entre Angleterre et lus Etats-Unis éclata alors que Pambrun était daus toute le fleur de la jeu- nusse.Un véritable enthousiasme militaire se manifesta en Cette circonstance critique pour repousser lus envahisseurs A la ville comme à ia campagne on endossait l\u2019habit militaire avec Ia plus grande ardeur ut l'on s'orgunisait activement dans le hut de se mesurer avec l\u2019ennemi.=» En peu «ie temps, plusieurs corps étaient formés, la milice incorporée, les Canadian Fencibles, les Voyageurs, lew Chussours et les Voltigeurs Canadiens.Mais, dit M.A.J.Boucher, c'était surtout ce derniur corps, celui des Voltigeurs, qui semblait avoir plus d\u2019attrait pour les enfants du pays.Armé à Ia légère et destiné à un combat de tirailleurs, comme son vom l'indique ce bataillon était tout-à-fait dans le godt d'un peuple vif, agile et alerte: qualités qu'il à reques en\u2018héritage du ses ancôtres.\u2026.\u2026.C'était donc par goût st comme pur instinct que nos Canadiens se portaient vers le régimeut des Voltigeurs.Aussi fut-il le premier ou état d'organisation complète et prêt, avant tous les autres, à entrer en campagne.On eût le bon esprit de ne pas affubler ce corps de l'uniforme de rigueur ruge et blanc, dont les aouletrs hrillentos nxpoxent le noldut u être 36 Decausue, 1373.aperçu de trop loin et à servir ainei plus facilement de point de mire à l\u2019ennemi; muis on lui en donna on de couleur sombre, gris do fer fond «vec parements noire, costume besuconp plus propre à lo servir dans le genre de combat qui allait s'enga- Ror 1) Leu Voltigeurs fureut mis sous le commandement du Colonel de Ssiaberry qui, déjà couvert de lauriers, allait s'immortaliser parus fameuse victoire de Chètemuguay, notre \u2018Thermopyles canadien, Pambruu s'empreua de e'ourbler duns co régiment et il forms partie de ln compugale commandés par le capitaine Jacques Vigur, uotre remarquable archeologue.Au mois d'octobre 1813, cutte compagnie ntutionnsit à St.Philipps ev Fambrun regu de sou digue père la bellu lestre suivante, où aux sentiments pass ternels s'allis le plus pur patriotisme, que M.Viger a cru devoir conserver : « Vaudreuil, 28 octobre is13, « Monsivur, «La vhtre de St.Philippe en date du 13 du courant m'est parvenue, il y & quelques jours.y réponda en qualité du pères ee d'ami sincère qui (lésire arderument votre bonheur; sania vous ne sauries parveñir à cu bonhuur, qu'en employant les sscours de la divine Providence, et en ue vous éloignant jamais des principes d\u2019un houuéts home, # Jo suls churmé que vous ays priv lo parti des armes pour wervir votre roi, votre religion et votre patrie.Cost l'état le plus honorable dane lequel un jeune homme courageux et vertueux peut se distinguer et se faire an wort.Mais, monsieur, il faut bien du mérite pour parvenir dans le militaire, « Uve éduration libernle est nécessaire, «t malhenrousemeant, vous en êtes déprurva par votre propre faute; vous duvezs à prèvent cL sentir les mauvaises couséineacen.Dans les doug: lignes qui com posent ls contenu sie votre luttre, À n\u2019y en « pus uw seule où il n'y mit clog ou mix fautes d'orthogeaphe ; c'en pourquoi ju vous supplie du vous occuper souvent à live de boi livre qui traitent de ds gnerrs ct des voyages, 11 faut aussi Un courage et Une bravoure au-dessus du com.man, pour faire son chemin dang le profession des armes.Vous otes ud sans fortune, c'est + vous i awméliorer votre sort, Duos la gu-ree la fortune a un grand pouvoir, j'unteuus par fortune lu divine Providence, qui dispose wut welon ls uuture dex choses ct do ta justice, C'est Dion qui donne le mouve- rauut à tout; s'attribuer le bon succès dus événoments, est uns iguorauce très criminelle, \u201cLa valeur d'un vrai militaire n'est qu'un vif et noble sentiment par lequel il expose va vis aux dangers les plus évidents, pour due choses justes et légitimes, daus lespérance d'une vie plas heureuse, si l\u2019ordre de la Providence veut qu'il stccombe ; telle doit étre celle d'u6 chrétien et par conséquent lu votre, \u201c Si mes avis et Conseils penvent savoir quelques «fois ur vous, pour votre propre félicité, je voils exhorte à être exact à tous vos devoirs; d'obéir avec zele 1 tous Vos supérieurs ; «le Von distinguer de tous vod camarades par une conduite sage et vertnenss, Cherchez à vous faire aimer «de votre commandant en chef, qui «et un militaire de mérite ; de votre capitaine ainsi que de tous les vfticiers de la compaguie; et vi jamais vous vous trouvez dans due wtion uvec eux, ne les abin- douanes pas d\u2019an seul pas ; exposes mime votre vie pour sauver la lnur.Si par malheur votre chef, ou aucun de vos officiers ust tué, ne juittes pas le chung de bataille sans avoir veugé leur mort Suppléez à votre manque d'éducation par votre bravoure.« Evitez lux mauvaises compagnies et les laches, dont le cœur corrumpu soupire après la débmuche: il4 ne penvent que vous jeter duns les précipices aifreux où conduit le vice, \u201c Vous me d-mandez d'écriruea votre faveur au commandant, Je ne le suis, C\u2019est vous seul qui devez vous recommauder par votre z-le et dévouement à notre rois Votre commandant est no militaire respectable et d\u2019un mé- Kits distingué ; en conséquence il se fers un devoir de récom- penéer le mérite etde punir le vice, I! commettrait une injustice ea vous préférant à ceux qui le méritent plus que vous, La «loire est chere à tout individu, de quelque rang qu\u2019il soit.Je suis mèige surpris que l\u2019un vons ait donné la place de capo- val, dans le si veu de tumpa que vons avez le bonheur de servir Sa Majesté ; tâcliez de vous rnaint-nir daas cet emploi, c\u2019est votre couduitu fatare et principul-ment votrs bravoure qui pourra m'exciter « demsad ts protection des hommes respectables pour voire avancement.« Réfdéchisses sur ls conduite de votre commandant, qui n\u2019est parvenu que par ses talents st son roérite.Trois dv wes frères ont suivi la mêtne carrière et sont morts gloricusement su service du roi et de leur patrie.Dites à votre commandaut qne Jo le prie bien d'agréer wes sincères r«upects et que je lui son- haïte, de tout mon cœur toutes sortes de prosperité à ln tête «de ses Voltigeurs \u201c Votre pauvre infortunée mère ue va pas mieux.Vos sœurs st toute la famille vous souhætent une parfaite santé et bien du succés, + Je suis sincèrement, monsieur, « Votre affectionné père.A.D.Paunnon.\u201d \u201c M.P C.Pambrun, caporal dans le corps des Voltigeurs à St Philippe.Pambrun sut mettre à effet lex nobles paroles contenues dans cette lettre virile.Dan« les nombreuses rencontres des Voiti- gers aveu l'ennemi, il se tint toujours au premier rang, com- battænt avez \u2018une ardeur ct un courage qui faisnicnt l'admiration de sen compagnons d'armes.LI reçut dans lun daces périlieux combats, où l\u2019on avait toujour« à vaincre un ennomi supérieur en nombre, une grave blessure au nou dont il ve ressentit durant bien des aunées, Il appartenait d\u2019ailleurs à un régiment qui, comme dit M.A J.Boucher, s'est toujours distingué depuis entre les autres, dans divers enguiements oi il x'est trouvé, notamment au village de Lacolls et à Chrysler's Farm.C'étalent nos sotaves ca! ens, ot ils méritaient cx nom, autant par leur hardiesse et leur bravoure, que par leur auilité On les vit, plusisurs fois dans la Journée de Chäüteauguay, courir à l'ennemi, et après une pre- tmière décharge, disparaître comme par enchantement, \u201c Eclipse de con Mexsiours,\u201d comme dinent les souaves français.\u2018Qu'é- taïsat-fls devenus ?vous en eussiex trouvés un nombre couchés dans los fossés qu'ils avaient rencontrés sous leurs pou chargeant et déchargeaut leurs armes dans cette position, d'autres se glisasnt le long des clôtures, ou abrités par des troncs d'arbres, sver lesquuin ls couleur de l'habillement les identifisit renque, le reste enfin, esualadant avec l'agilité de l'écursuil, os haivs et les maiwons, et chaoun faisant un fou meurtrier our leurs ennemis restés à découvert, On ne mmnraît oroire combien 1, Une page de vatre histoire. 26 Decembre 1873 ceux-ci se trouvèrent soudsinement déconcertés d'avoir à lutter contre des ennemis invisibles et Insaisisenbles, (1) La bravoure dont Pambrux fit preuve attira sur In! l'attention de nes chefe, et de simple soldat, LI étuit devenu à ls fin «to Îe campagne lieutenant dans le corps dus Voltigeurs.Le jour de la bataille de Vhâtæaguay, où trois cents Canadiens mirent en déroute huit mille wméricains, Pambrun combattit avec un héroïsme qui lui mérite une place à côté de ceux qui we dis.tinguorent au premier rang: le Lieut, Colonel McDonald, les capitainer Lamothe, Gaucher, Lévesque, Dubartsch, Fergusson, J.Bte, et Juchereau Duchesnay, Ducharme, Longtin, et Au- neau, les lieutenants Guy, Johnson, Hebban, Powell, Plinguet, Louin Langlade et autres, II.Après cette guerre qui couvelt de gloirs les milices canadiennes, le corps des voltigeurs fat licencié et Pambrun prit sa feuille de route pour l'Ouest.JI s'engages au service de la Compagnie de la Baie d'Hudson, taudin que la plupart dex (\u2018ana liens allaient faire la traite pour ua pnissante rivale, la Compagnie du Nord-Oucat, Ces deux associations ne faisaient 1ne guerre acharnée jusqu dane les ravins len plus recutés du Nord-Ouest.Kt leurs employés épousant leur querelles étaient wane conse aux prises.La moindre aggression de In part d'une compagaie provoquait des représailles et plus d'une foi lo sang rougit fe aol vierge de ces régions solitaires, Pambrun revint en Canada après de périll-nz voyages dans ouest, mais il retonrna presque anssitôt daux lex fameux prys dew hawt pour continner I'sventurende existence dont il était déjà épris.Ler différends entre lus deux compagnies rivalon ne faisaient qu'aumenter et Pambrun ne tarda pas à ôtre exposé À nne fouls de dungers.I! semblait qu'ellerz se livraient à une guerrs implacable qui d-valt ne dénouer par l'extermins- tion de l'une d'elle, Conformément aux instructions du gouverneur Semple, Pam- brun laissa le fort Douglas, le 12 mal 1816, pour se rendre au poste de Ia Compagnis de la Bais d'Hudson à Qu'Appelle.La compagnie du Nord-Ouest avait aussi un fort à cet endroit et an graud nombr» de Bois-brûlés de Camberland House, du haut de la Saskatchewan et du fort den Prairiex y étaient ras- sæmblés, Ceux-ci semblaient en proie à une excitation plus qu'ordinaire et ils proféinient de violentes menaces contre les colons écussnis de la Rivière-Rong« avec lexqualx ils n'avaient jamais pu sympathirer.Le 5 mai, M.George Sutherland, commandaut du poste de in Compsgaie de !a Baie d'Ha !x99, prit place en mdme temps que Pambrnn et vingt-deux homm-x dans cinq grands canots, chargés D outre de vingt-deux paquets de fourrures et d'environ six cents sacs de pémican.te pémican constitne une bonns partie de ls nourriture des voyageurs de l'onest, il est formé de viande pilee et de nuif et, une fois durci, il peut m: vonserver durant des annéss entières.Ils descendaient tranquillement la rivière Qu Appelle et Ar- rivaieut à Grand Raoide, lor«qu\u2019ila furent aasailii< foudaine- ment par une bande d'\u201cuviron quarante-Dsuf canadiens et métis, qui étairnt «ommandés par Cnthh«et Grant, Thomas Me- Kay, Roderick M-Kenzie, Pierre Paugman Hostonais et Brix- hols, Ils ne purent résister su nombru supérieur de l'ennemi et ils farent tous faits prisonniers M.Alexandre McDouell leur dit qu'il lea faisait prisonniers et r\u2019emparait de leur butin afin de se vonger de M.Robertson qui avait prie poasession to:it récemment du fort de la Compa.unie du Nord-Ouest, à la Fuyrche de Ia Rivière Mouge.Non content de ces représailles, Àl affiema qu'il ré fufrait wi] était possible à Is famine les colons de la Riviège-Rouge et las employés de ls Compagnie de Ia Baie d'Hudson añn re les forcer à se rendre.Aprés une détention de cing jours, les employés de ia Com- pagaie du la Baie d'Hudson furunt élargis à ls condition qu'ils ne prendraient pas lex armes contre leurs wlyersaires Mais on ne libôra pas Pambrun qu'on r«d tait le plus t qui fat gardé à vue d'œil.La blessure que celui-ci avait r-çus dans In dernière guerre s'onvrit de nouveau «t on craîquit que l'amputation de la Jambe meurtrie ne devint nécessaire.Pambrnn demands vain.ment & se rendre à Ja Rivière-Rougs pour obtenir les soins d\u2019un chirurgien, M.McDonell lui permit seulement d'écrire dans ce but.Uepeudant, apres que la lettre fut écrite, il n'en refusa pan moins de lu transmettre: M.McDomall von- Isit à tout prix empêcher Pambrun de confêrer avec le gnaver- neur Semple, commr s'il eût craint que sou expérisnce militaire ne fat utile à la défznse de le colonie.Le 12 msi, Pambrun Jains le poste Qu'Appelle, à bord de l'un des cauots de la Compagnie du Nord-truent, qui descendaient la rivière sous le command +m= 2 HA NAUFRAGE À Sr.JEAN, NOUVEAU BRUNSWICK.\u2014SAUVETAGE DES SURVIVANTS LEE a Nh HE = L da Le ÿ RY NS Pa ZZ ET 2 iy CEE Ps 2 8 ; inc DÉS Ci AN 3 = = ==, os (ER = os VS et ey on À NN TAN \\ » fr =F 2 a Fe RY Fe = NS ge en = 2 45 es As PS % EX i & S Les == Ps Es BR ss, 7 \u201c2 Za di = = LE 7% AGE = 2 / h \u201coN \u2014 = ~= rg ze ZZ) WN AEE = ne i LZ Tes Te Sn au AA, NS N SAY rr _ 4 Fl a = EVE be pe I N M EEE 723 er; \u2014 = = ll 8 & Rv STA 2 Zr ree RG SEE = te ET = CE J 5 AS hla \\ = (LES.Sh 25 a cn Fe CIE IS LY 7 ) = N 26 DECEMBRE, 1872 pers EE Pi AE TEE, mt EE a 2 Pr WN 220 ra ces EER oT is rer es 5 + re es 4 7 7h # i | je Ra fe > 5 a WR a i a 0 = - EX i pe 15.Bit AV \\/ 5 » [7 yy ss 2 & 7 77 1 7 is ES IT \u2014 i RE A ES | | à a A! | \\ RH OR RD SE NY WY SW iy i aR NR CR MR OR 2 1 , \\ y NN 3 \\ WN AN 0 0 \u20ac N Se 2 | Ns SN \\ NR Vs in % i WN WN N RN NS = CA XN i À Lg \\ N À RAY NN vi A \\ Ny N où .A 4 | i + Ny $3 el = : } | AM jas os A hl y TN ¥ iil ) ' %3 A ty Va \u2014 DRE ie C5 vad Un gi at ir 7 577 | oid, % 4 rd Wt i \" i W \\ (3 7 4 | £Y 7.il = M i N = ; 5 4 a | es 3) 0 i Fh SEY SRE Wi eee 0 SSN S SK LE BON PASTEUR 0 SN Sal TR .a M = A à EN a wi S WY hi = A iN il hy À si ial i A i .Fo aly | read A, ral ik va : ul i be MY / 0 Wh ne à i A i a Ais NN A A A ih i SE ve i i Wh = aN A eu , .So 3 UR 5 À a .A Ne i) L'Ormmos PUBLIQUE, 25 DRCEunas 1872. 620 L\u2019OPINION PUBLIQUE.26 DECEMBRE, 1872 pr Nip X tit x AP ge N % pt je Un ui in Dr po \"We ! pn It & ss EY 2 y use He À / A4 RE NES trie G7 ANY lA LIE (5 3 ne NE RS | | wd i] 5.Ho Te A est Tr / send ati éts CL cons A) D gy Tas À H Ve 0 KZ: ba vi EY ar Wor ~ AY fn tips Al Ha ho # Vi fy y By G3 3 il >, di 4 3T , A 0) J 3 \u2014- a ans NS i, ilk ix! Cr vi ii AN / i ty i 1%, NS M 0 2 ie I pit, SN Qo we I 7 7 Z Ne JR [if Yr Sey Ti\" 4 if | De À gu Biel ys Au 01d = Xo 7\u201d As ON on, ve ee cé 77 A\" ) ir 1, t 7 Le Ta Ie 7% y 2 fh 0 A À ct al v4 Lie, SS 17 i GP, A SIAN ÿ herd ¥ 57 ta IN ER TAN IIR OR Ni 17 |= Cu V7) I) 4 24 2/10 GI { a y p6 Lx | JL i: iil 4} ; ih ,\u2014 I IA A 7% Ÿ ja iv, \\ 7p 7 Ny ur CN bly A à iv it 1 nn IV 17 ds Ai 15 j Gi roue \u20ac A if À 74 4, AG) = \\ A ét 4 hy Sop & SN Hi Lu, A y we VAE RS nd Li i 0 xX A 0 7 why i resus, Vi ac tl if A + EN a] > qe a 3eE es 7 = box UE PS ee GA 4 | @ y i if 7 | i th ww R ) il a we 3 \\ | RH fii U's 5, A if ze iM Û ih SAA it pr TE ol al) free Saat tart dro ay pH 0 ibs gt I fifi Ti i it 4 ME 4 CAS nz A Lf] À A Ï I I Mi (iu dé bam Ji \"il J fi i - | 2 26 December 872.AVIS.Canan* nous l'avons annoncé dans notre avant-dornier numéro, les primes ont été expé- dices à tous nos agents.Les abonnés qui y ont droit pourront les réclamer.Les abonnés des localités où nous n'avons pas d'axences encore recevront leurs primes par la poste.L'UPINION PUBLIQUE.ERRATA.JEUDI,26 DECEMBRE, 1872.[} s'est gliscé plusieurs fantes typographiques dans la Hiographie de M.le juge Monrlelet par * un ancien.\u201d Les principales sont les suivantes : Au lieu de 1810 c'est en 1819 qu'il termina ses études.Dans la seconde colonne \u2018le In première page nu lieu de 6 Tiurbes\u2019 c'est Tiarks qu'il faut lire.Un peu plus bas il faut lire qu'il termina sa cléricature chez son frère et non pas ch z son pére.Un peu plus bas encore on à mis l'année 18:20 à lu place de 1823 comme date à laquelle il commença sn carrière aux \u2018l'rois-Rivières À la troisième colonne de lu Zème puge au lieu de : \u201c il f'ut prié,\u201d il faut tre il fut privé de se rendre à Québec par suite de la mort d'un de ses enfants \u2018Au milieu de la Zème >lonne de la 3ème page on 4 mis » Could pour would yon not be dis- ped.\u201d GA EF LA.UNE MERVEILLE M.Freer à trouvé moyen de varier la combinaison de portes qui distingue le bureau de poste de Montréal.1! à beau faire, il «aperçoit qu'il faut toujours qu'on entre du dehors par une de nes portes, et que l'air cn profite, lui aussi, pour entrer, Cu- pendant son esprit ingénieux Le se décourage pas ot nous he savous si, up bon jour, il ne trouvers pas le secre: qu'il cherche- Main, alors, il sers dangereux de waventarer dank ce nouveau labyrinthe sans nn fil conducteur.Déjà, on annonce que dus geus se sont égarés et qu\u2019à huit heures du matin, la semaine dernière, une femme y a trouvé son muri qui cherchait son chemin depuis 1a veille.D MANUEL DK STE, ANNE.est un autre charmant petit livre de piêté que\u2019 MM, Beau- chemin et Valois viennent de publier, Il est destiné apéciale- ment aux dames de la congrégation de St, Aune, mnis tous ceux qui le verront voudront l'acheter.Ilust vempli d'excellentes prières et de note très intéressantes sur la Ste.Vierge, Ste.Anne et St, Joseph, OUVKONS LES VEUX.Ou lit dans le Néyocisnt Canudi-n : 4 N'est-il pas étrange que lu Cinadu \u2018qui & la réputation de fourair lvs fourrures au monde, importe Ini-môêtue la plus gran te partie de us fonerures d'Europe?N'ust-il pus étorusut qu'on achète eu Eutupe les fourrures à meilleur marché qu'en Caunds ?Nu vau irait-il pas mivux faire venir des ouvrivrs d'Europe qui préparertient les fourrures ici que de les cavoyer id pour les y faire réparer st les racheter après avoir accumulé frais sur frais.Notre muuière d'agir n'est-ellu pas une auoms- lict Y nura-til quelgne législateur qui s'occupers d'attirer l'aitentivu du gouverucmn «nt sur ce fait lorsque la question de iu révision du tarif viewdra sur le tapis, \u201c Nons avous importé «n fourrures manufacturées pour l\u2019année expirée, le 30 juin 1871, pour le sorame de $216,058 ot en articles non maBufactarés pour Uke somme de $137,491, et nous avons exporté pour nau sorame de $2Y1,898, de sorts qu'on tm- porterait pour $61 651 de plus que uous exportons, Cette sowme he veprésentest-clly pas le profit, les frais de tranx- port, de main eaves, ete, ete, que nous payousd l'Europe?\u201d Voilà un fait qui corrobore siugulièremeut ce que nous éeri- vions, l'année decnière, sur la question d\u2019industrie.Ce serait incroyable, si ce n'était pus vrai.S'il est un produit sur lequel nous devrions faire de l\u2019argent, c'est bien celui-là, Ce fuit suffit pour donner une idés du reste, pour constater la pauvreté du notre industrie.11 ne fait pas honneur à nus hummes d'affaires et il démontre combieu nous avons besvin du législateurs qui aient le courage et le patriotisme d\u2019tudivr cette question d'industrie, d'indiquer ce qui nous mauque et ce q'vil nous faut.\u2018lriste état de choses | Pendant que les Caua- dieus étuigrent pour aller travailler dans les manufactures étrangères, notts payoustous les ans aux man'ifacturicrs et ou- vrivrs d Europe deux à trois eat mille piastres pour la prépa, ration et la fabrication d'un produit qui devrait être l'une de nos principties industries.Deux à trois cent mille piastres par année! c'est à dire deux à trois millions depuis dix ans, quatre à six millions depuis viugt aus, etc, ete, Que de familles on aurait gardées duns le pays avec ces millions! Croit- on, sl nos législateurs avaient imposé sur ces marchandises manufacturées à l'étranger un droit élevé.pendant quelque temps, qu'on n'aurait pas trouvé les moyens de les fabriquer ici ?LE PROGRES, On parle d'empierrer le chemin entre Berthier et Nte.Klisa- Leth, eutre ¥t.Liv et \u2018luvrebonn« ct m'w- du St Tin à Ste, L'OPINION PUBLIQUE.Julienne, chef-lieu du comté de Montewim.La Gazette \"de Jotistta craignant que les améliorations nu détournent de Joliette le commerce et les affuires pour lus diriger vers Burthier ou \u2018Vorrebonns, demande que leu citoyenu «le cette ville ne restont pas eù arrière et qu\u2019Îls (ausent dus chemins, eux aussi.C'ust ainsi qu'une vatrepris en produit une autre et que le progrès »e fait.Honneur à ceux qui pronnent l'initiative du ces améliorations! Noux voudrions qu'on fit connaître tous les hommus sotrepronants qui travaillent en ce moment daus nos villages et nos campagnes au progrès du pays.» Mgr.Lntldcho est parti pour Rome, à la demande de l'évêque de Montréat ut d'un grand nombre de prôtres et du citoyens, pour faire valoir devant les autorités romaines le côt$ montré- alais et tri-fluvien des questions religieuses que l'archevêque \u2018ie Québec eut allé y soumettre.I a lancé, avant de partir, une cireul-dre dans laquelle il dit qu\u2019il eat bon que ) + que«- tions qui occupent le clergé et les fidèles de ce pays woient discutées contradictoirament et à parties égales.II ajouts qu'on a tort de we scandaliser comme on falt du 1a division des évêques sur ces \u2018jucations, qui, n\u2019étint pas dogmatiques, permettent la discussion et la divergence d'opinion.lo.QO.Davin, NOS AGENTS.Nous avons souvent parlé des succès de notre agent, M.Lumas, à la campague.Nous aurions dû parler aussi de ceux de M.Edouard Dorlon daus la ville de Montréal.Dans six rues du faubourg Québec où nous comptions déjà un bon nombre d'abonnés, il a pris duns l'espace de quelques jours, trols cents autres abunnés.Si nous devous des remercimonts aux citoyens du faubourg Québec, nous en devons aussi à M.Durion qui sait si bien comment répandre notre journal.EMMA LAJEUNESSE, L'impression produite à Paris par ls graurle cantatrice cans- dienne augmente au lieu du diminuer, cowme on le verra pur les extraite suivauts des journaux français.Le Monde Îilustre dit: Par lu seule force de son talent, elle à déjà triomphé du dau- ger dus réclames maladroites dont on avait fait précéder ses débats.Elle plait assez par elle-même sans qu pour la goûter il soit besoin de iire sou éloge à la quatrième page des journaux, Et le succds qu'elle obtient ne pourra que graudir, Ses qualités ne sont pas, cn effet, de celles qui 8 imposent du premier coup, Mlle, Albani n'est poiat de l'espèce de ces cantatrices mécaniques sur lesquelles on cherche luvolontairement la signature de Vaucaason, Elle à une âme d'artiste vibrants et impressionnable, et elle possède l\u2019art de communiquer son émotion à ceux qui l'écoutent.Vous verrez qu'il y aura des soirs où «lle sera mai (disosée ; ut ce que jen dis 18, c'est à la louange de sa nature sensitive.Les vrais artistes ont, seuls, de ces iutermittences ; les autres, une fois montés, vont toujours du môme train.Mile.Albuny avait déji chanté le $-mnambu'e; on nous I's fuit entendre l'autre soir daus Zucie de Lumermoor, où elles réellement passionné le public.L'andunte de son air d'entrée et le duo avec Asthon lui out été très-favorables pour montrer ce qu\u2019il y a de style et de science véritable daus «a manière de phraser, Elle a beaucoup plu aussi dans In scene de la folic qui, au premier abord, ne semblait point faite pour mettre ses qualité ea relict.Il ya là trop de vocalises pour une voix plus babile au canfabi/e qVaux traits d'agilité, Mais il faut reconnaître que le morceau & été ramené a son texte primitif par la cantatrice, qui en « supprimé les tours de force et d'a- drusse que Ia tradition y avait introduits.Ce n'est point que Mlle.Albani soit sans défaut, et nous aurons peut-être plus d'une fois a lui chercher querelle de détail Mais aujourd'hui, faites-nous grice de notre critigue et Inissvz-nous sous lu charme, Li PACIFIQUE CANADIEN.Nous apprenous que les difft-ultés existantes entr- les deux Compagaics rivales désirant se charger de cette entreprive, se sont enfin terminées par un arrangement on vertu duquel où prélèvera le capital nécessaire en Canæla, et le burest sers composé de treize membres, dont cing pour Ontario, quatre pour Quèbec et un pour chacune des autres provinces, Le capital alloué dans clique province sera réparti dans Ja même proportion et chaque directeur ne pourrs être actionnaire pour plus de $100,000.D'après cet arrangement, la part de capital d'Outario sora de $3,800,000, celle de Quibec de $3,000,000 ot celle dew autres provinces de $770,000 chucuuo, L'arrangement pourvoit à ce que l\u2019entreprise ne puisse être contrôlée par des monopoleurs et déclare que les membres du parlement ue pourront pas faire partie du Lureau d« direction, qui sera composé d'hommes riches et aynat de l'expérience dans l'administration des chemins de fer, Les meusieurs dont les noms suivent doivent faire partir de Ia direction : MM.Iunes, Hamilton ; Shedden, Toronto; Walker, London; Traverse, Nouvello-Evosse; Burpee, Nouveau- Branswick ; Dr.Hamilton, Colombie; Sir Hugh Allan et M.Coursol, Québec.Aucun député ne sers directeur.\u2014 Eodnement.CHRONIQUE.Nous détachons d'une chronique de M H.D.B.le passage suivant: L'argent est rare, le pain aussi, et le travail plus encore.Le pauvre en quête d'ouvrage, relottant de froid et de faim, attache des yeux avides sur les brillants équipages qui se pavanent devant lui, et sa misère g\u2019augmente de ce contraste Hier, devant la vitrine d\u2019un de uos jonilliers en renom, une jeune dame était arrêtée, révant sans doute à un bijou de grand rix, tandis qu\u2019un enfant misérable lui tendait In main.À travers le nuage de celte betlu iucouvas s'échappuint de ekes 621 boucles d'oreille, et dans les yeux pleius de convoitise du pauvre petit mendiant, Je lus ma pensée que ces petites ba Lioles auraient donué du pain à sa famille pour tout l'hiver.La «lame s'éloigna en lui tendant un sou Donnes, mesdames, donnez beaucoup, partout où vous ren- vontrerez l'indigence ; main à quoi bu tout coin, il vous sufiit de voir pour voux apitoyer: lun yeux sont aussi un chemin du cœur, et vous, mesdamex, lo frold ne peat vous avoir endurcies Pauvre cer, i # bien der assauts, blon des changements de température à vsauyer.De gran 8 yeux uoirs ont beau âtre timables et pleine de sourires, lle passent st nous Inixzent seul avec notre existence qui crie famine, ot mora, plein d'sngoised, :l faut essayer de eourire pour mériter l'aumône du riche, Mais ce sourire est maladif, semblable aux myons dv notre .PHOTOGRA PIE, Unis dee rues Cruia et Ne, Laurent, MONTREAL on prend des photographies de tour Pliotogrant =! Ander ar & bes arp re nnire E ROUSSIGNR OFFRE KN VENT} i ah iLaaikazs Tian TIRRKS soumis- ins\u201d et adressées sux cumin \u2018eront reçues à leur bureau AOttawa, jusqu a midi L VENDREDI, le 31 Janvier 1874, L8H, .£0 fy SHAND C.J.BRYNGES.LER, W.Mo N, Commissaires.Chemin de Fer Intercolonial ureau des Comimiscuires, Ottawa, 30 Nov.187.\u2014Des soumissions séparées seront requises pour les Divisions Numérotées 1, Zet & 3-80d AUX CONTRACTEURS.Cumin D8 FER [NTERCOLONIAL.Las Com nommés ur In sonstruetion ! = penis Je for Ttarosonias lounont ave is sont préts recevoir des soum lisions ur Viraetion d'un bâtisse pourier nsungers et rafrai- chissmunts, pour le Fret et bitisse pour engin, à Campbe \u2026 et uve bâtisse pou: lus pussagers et safenichiesements à New Csstl 0 | Les plans, spécifiontion: > Jims soum} stone peuvent être vus au bi l'ingénieur en of 0 à = Puaws.au bureau a eine à Rimouski, Les urront être pour le tout, en va | nombre moindre tins ront reçuës, marquées \u2018* soumissions pour le Basses, EY bu- au des Commissaires, wa, jusqu\u2019à midi, Bib + lo 31 Janvier, 1873.2TH HANDLER, &.J.Lg pa B °C\" Commissaires.urean .rama borers | 250d mr | BLE A ei ah."]
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