L'Opinion publique, 19 février 1874, jeudi 19 février 1874
[" Vo.V.\u2014No.8.MGR.GUIGUES.fa mort vient de jeter le deuil dans I'Eglise du Canada : Monseigneur Guigues, évêque d'Ottawa, eat décédé le 8 courant, Après une maladie qui le minait lentement depuis plusieurs années.Joseph-Eugène-Bruno Guigues est né en 1805 dans une petite ville des Alpes françaises, à Gap.Son père était capitaine de cavalerie dans Ia Grande Armée.Après son cours d'étude, le jeune Guigues prit la soutane, et en 1X24 il entrait dans l'ordre des Oblats.Il tit «on novi- «ist avec le cardinal (Guibert, archevêque actuel de Paris, qui était son ami intime qui il a toujours entretenu une corresponds nce active.En 1841, les Pères Ublats Honorat, I'slmont, Beudrand et Lagier, appelés au Canada par Mgr.de Montréal, vinrent s'établir à St.Hilaire.L'année suivante ils furent transférés à Longueuil, et en 1848 à leur résidence actuelle dans le faubourg Québec.Le P.Guigues vint au pays en 1844 comme Supérieur à Longueuil.En 1447, il fut nommé par le Pape actuel évèque de Bytown.Nous connaissons peu de choses de la carrière aposto- lhque du P.Guigues en France ; mais les «vuvres accomplies par l'Erêque d'Ottawa sont connues du Canada entier.Ecrire sa vie, ce serait faire l'histoire même de ls Capitale.Il l'a vue naître et grandir; elle a pris le deuil le jour de a& mort comuue l'enfant qui pleure la perte de son père, car il « besucoup fait non seulement pour son avancement moral, mais aussi pour sa prospérité maté rielle.Les funérailles du vénérable prélat ont ou lieu jeudi, su milieu d'un concours immense.Les hommes politiques les plus marquants ont tenu à honneur d'y asaister, et tous les évèques du pays étaient présents.Le service s été chanté par l'Archevèque de Québec, et l'orsison funèbre à été prononcée en français par Mgr.Fabre, et en anglais par Mgr.Wadams, évêque d'Ogdenaburg.Les restes de Mgr.Guigues reposent au milieu de cette population qui l'aimait et le vénérait, dans cette cathédrale qui est un des monuments de son zèle.Les catholiques le considéraient comme un pero; les protestants l'ont estimé comme un grand citoyen.at nan scar Duss, LA COLOMBIE.Les nouvelles qui nous arrivent de la Colombie sont d'une extrême gravité.Nous espérons un changement pour le mieux d'ici à quelques jours, car si cette province nous abandonne, la Confédération n\u2019eat plus qu'un mot et l'annexion aux Etats-Unis est inévitable.Les journaux quotidiens ont publié la dépêche suivante : Vicrouia, LI février 1874.Lundi aprèe-midi, une foule de citoyens au nombre de 1,000 ne rendue à l'Hôtel du Parlement, d\u2019une manière palatble.J avait une grande force de police, mats il n'y a pes eu de res, Le Dr.Helmecken .présents tune requête passée à une as semblée tenne samedi, dont l'idée est qu'il veralt inepportan d'entrer en négociations pour capitaliser In gurantio du Deck MONTREAL, JEUDI, L FEVRIER, 1874.de Réparation, ou d'emprunter aucune somme du gouvernement canadien jusqu'à ce que le projet du ministère Mackenxie pour la construction du chemin de fer do Pacifique soit connu, ot de plus que le peuple eat décidémont upposé à toute intervention du gouvernement luval dans les termes d'union, où à ce qu\u2019il accéde à aucune proposition du gouvernement fédéral avant qu\u2019elle ait été soumise an peuple.Une résolution fut au-si transimise aux représentants ministériels de lu ville, leur demandant de donner lear démission.La mème après-midi M, DeCosmon rnvoya «a démission et à depuis quitté la ville.Aujourd\u2019hui M.Walkem, procureur-vénéral du ministère DeCosmos, fut appelé à former un gouvernement.Il ne fait aucun changement dans le personnel du Cabinet.Morton, l'un des vhefa de l'attaque des bâtisses du l'arlement, se présente pour lex Communes, et Higgins, un autre chef, ayaut été menacé «l'arrestation, à publié une lettre acceptant tonte In responsabilité de ls démonstration.La chambre se réunit vendredi.alors que la résolution sera discutée, La presse hostile au gouvernement fédéral dit que 1a dissolution seule satinfera le pave.et prétend que la tentative de changer l\u2019Acte d'Union a été faite dans le but d'arriver à violer la clause du chemin de fer.Il y à encore beaucoup d'agitation LA QUESTION DES ECULES.En ouvrant la session de la législature locale ctu Nou- veau-Brunswick.le lieutenaat.gouverneur Tilley a annoncé qu'une délégation se rendrait bientdt a t()ttawa pour faire valoir de nouvelles réclumations.Cette province est dévidémeut vorace en fait de hetter terms.Voici le passage du discours du l'rône relatif à la question des Écoles : Une résolution ayaut été adoptée pur ln Chambre des Communes en mai dernier par laquelle vn s'efforçait d'ubtenir de Mon Excellence le désaveu de certains actes de cette Législature, trois membres dn gouvernement local qui se trouvaient slors à Ottawn firent dus remontrances contre cette conduite de la Chambre des Communes, comme étant subversive des droite conférés à la lévisiature locale par l'acte de l'Amérique Britannique du Nord 1847.Je feral mettre devant vous cette remonteance qui fut anbsé- quemment approuvée par le lieutensot-gouvernenr en Conseil et je aulx persuadé que vous résinterex i toute tentative de violer la constitution.Ces paroles n'indiquent pas que l'on songe entiu a rendre justice aux catholiques du Nouveau.Bruuswick.Cette question menace 1'sgiter les exprits pendant long.temp+ encore.a.Dn.APRES LE COMBAT.ir.Ce sont les chefs du parti libéral, non les principes du libéralisme qui ont triomphé aux dernières élections - quiconque connait un pett notre peuple et s\u2019ast trouvé en position de juger à quelles influences in majorité à obéi, l'admettra tacilement et ne trouvers rien d'étonnant dans cette anomalie étrange su premier abord.Mais cette anomalie n'en existe pas moins, et elle doit finir bientôt d'une manière ou d'una autre.Les \u201c nationaux ne pourront la souttrir longtemps, le peuple en général ne tarderait pes à s'en alarmer: l'esprit de parti dans tous les cas l'exploitersit facilement à son profit.Le meilleur moyen de sortir de catie fauxse position, celui que ré.\u201ctament les intérêts de notre privipes et qu'un patrie | D'AVANCE, $3.00, 7 CRNTINE.tisme éclairé nous conseille, c'est une fusion des partis politiques.Cette fusion est-elle possible ?Les ménagements des vieux libéraux pour l'opinion os tholique ne sont pas seulement uve preure éclatante da la persévérance du peuple dans la foi de nos pères ; ila sont de plus un témoignage en faveur du régime de la Confédération qui impose cette attitude À tous nos hommes politiques.En eftet, les théories libérales.en autant qu'elles se rapportent aux questions reli gieuses, ne sont pas d'une application fréquente À Ottawa, car, placées sous le contrôle de la législature locale.nos institutions apéciales sont à l'abri d'une autorité hienveillante en laquelle nous avons confiance puis qu\u2019elle tient de nous son mandat, et les députés fédéraux n'ont ainsi que de rares occusions de lériférer en matières religieuses ou touchant à In religion.Da lA impuissance relative du libéralisme.D'un autre côté, ie fait que les catholiques ne sont qu'une petite minorité dans le parlement fédéral rend ln population de notre province d'autant plus craintive dans les cas oxceptionnels où ces sortes de questions peuvent êtra soulevées à Ottawn.Ayant conscience de sa faiblesse, elle recloute malgré elle que la majorité n\u2019abuse de #a force, at elle veut avant tout que chacun de ses députés reste ferme au poste pour la défense de ses droits religieux et Datinnaux.Sur ce point nous «ns-nous vu les députés libéraux voter dans le nens le plus incon tentablement orthodoxe sur In question des écoles du Nouveau-Brunswick, et, depuis 1*67, sortir les uns après les autres de l'Institut-Canadien.Je crois que vetla société ne compte plus un seul député catholique parm ses membres.Les libéraux ont donc changé complétement d'atticuda depuis quelques années.\u2018In dirn qu'ils sont sinceres ou qu'ils sont hypocrites selon qu'on sera leur ati ou leur ennemi; quant à nous, nous les prenons tels qu'ils se montrent et nous constatons le fait «le leur amenslement ostensible.Si tout le monde veut juger les hommes at les choses \u201cans cet esprit de conciliation, la plupart des députés libéraux, au lieu d'être regardés comme des obstacles insurmontables à une fusion des partis politiques dana notre province, deviendraient acceptables aux ontho liques, tolérables du moins aux plus difficiles.Durant ta dernière lutte, le Nouceau- Monde à donné un exemple qui tranche la difficulté aux yeux d'ua bon nombre, en xe montrant bien disposé pour M.Geottrion et en ne s\u2019op posant pas à M.[aflamme.Il est possible d'ailleurs que plusieurs des chefs du parti libéral songent à se retirer de la vie publique pour prendre place sur les bancs de la magistrature.Leur retraite faciliterait un oomprotais.Quant au parti ~ national,\u201d son alliance eit dejh ec 86 + me \u2014 gm me \u2014- complie avec les libéraux, Lorsque M.Jetté a commench l'organisation de ce nouveau parti, il n'a pas enché son intention d'agir indépendamment de M.Dorion et son entourage ordinaire.Le Pays venait de disparaître, le National prit sa place, et le choix de M.Chs.Laberge pour rédacteur-en-chef devait, dans la pensée de ees fondateurs, être une garantie de modération et d'orthodoxie.Dans un des premiers numéros, celui-ci condamna ou regretta les \u2018 exagérations\u201d auxquelles le parti libéral s'était Inisné entraîner, Plus tard, M.Dorion est reparu à la tête de la fraction bas-oanadienne de l'opposition; mais nous devons croire qu'il a fait des concessions à l'opinion modérée pour compenser celles qu\u2019on lui faisait quant aux hommes.Il a pu faire abuégation de quelques idées comme les chefs nationaux ont fait abnégation de leur personnalité.Mais si les nationaux ont pu contracter cette alliance, s'ils ont accepté pour leaders des hommes dont ils regrettaient le passé, à plus forte raison pourraient-ila s'allier aux conservateurs dont le passé, ne refusons pas de le reconnaître, ne renferme rien qui, au point de vue de nos traditions nationales et religieuses, doive être désavoué.Les nationaux prêten- dent au titre de conservateurs, et bon nombre d'entre eux se sont séparés du parti qui porte ce nom plutôt par antipathie contre certains hommes que par suite de divergences sur les principes.Ces hommes étant disparus de la scène, les conservateurs restent leurs alliés naturels.Soyons franes : si les nationaux sont opposés d\u2019une ma- bière absolue à l\u2019annexion, s'ils veulent la confédération pour aujourd'hui et l'indépendance pour plus tard, il n'y à pas un seul principe eseentiel qui les sépare des conservateurs : des rancunes, des inimitiés personnelles les éloignent d\u2019eux en c6 moment, rasis de principes point.Au reste, il ne faut pas oublier que le parti national est allié à M.Cauchon ; après avoir accepté le plus violent at le plus compromis des conservateurs, ils peuvent bien, en n'écoutant que leur patriotisme, se cosliser avec tous les Autres.| Enfin, pour ce qui est des conservateurs eux-mémes, ! ils ne peuvent avoir d'objections invincibles à une fusion.Ils doivent admettre que le régime fédératif, en créant un équilibre nouveau des intérêts de race et de religion, a modifié le champ d'action, la juridiction des anciens partis, et par là même le sens des noms qu'ils se donnent, et que, les circonstances ayant chaugé avec Ia constitution, les mots conservafew et libéral, dans le langage politique de la chambre des Communes, ne peuvent plus avoir la même signification que dans la législature du Ca- nada-Uni avant 1867.On peut dire aussi qu'ils n'ont : plus une acception complètement opposée, les conser.vateura ayant accompli plus d'une réforme réolmnée par L'OPINION PUBLIQUE.\u2014\u2014_\u2014 gem talité du peuple canadien et qui se sentent ances de patriotisme au omur pour faire quelques sacrifices d'amour.propre dane l'intérêt de la patrie commune.Que tous les hommes éclairés qui ont conscience des dangers sc tuels et que les derniers événements de la Colombie ne laissent pas indifférents, commencent à se regarder sans haine, et leur union sers bientôt un fait accompli.Si cette union est possible, est-elle également désirabie dans les circonstances aotuelles ?D 0.D.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 CHRONIQUE.La rumeur répandue par quelques journaux que le gouvernement britannique devait envoyer sous peu trois régiments au Canada est confirmée par un entretilet du Standard de Londres.Les journaux d'Uttaws annoncent que la société alle- mandé de cette ville se propose de publier prochainement une feuille hebdomadaire.Une dépôche privée de Fort Garry nous apprend que les Hons, MM.Royal ot Howard sont partis samedi de Manitoba, en députalion officielle aupres du gouvernement fédéral.-Le procureur-général Clarke devait les suivre dix jours Le plus tard, après Ia fin de l'élection actuelle.Le Times d'Ottawa dit qu'une enquêtes eu lieu récam- 1aent au département de ia Marine et des Pécheries, relativement à la manière dont le traité de Washington doit être interprété pour ce qui regarde la Colombie Anglaise.M.Dorion, ministre de la Justice, s donné son opinion 16- ale, que les produits des pêcheries de la Colombie Écivent être admis aux Etats Unis exempts de tous droits, d'après le traité de Washington.M.Costigan, député de Victoria, Nouveau-Brunswick, et le champion des écoles séparées, a publié une lettre dans la Gazette de Montréal pour rectifier l'erreur des journaux qui le représentent comme partisan du gouvernement.Il se déclare opposé à ce gouvernement et dit qu'il soumettrs eneore in question des écoles à la Chambre.Un dit que M.Anglin sers le caudidat du gouverue- ment à la place d'Orateur de la Chambre des Communes.Un avait aussi parlé de M.Holton.Une dépèche d'Ottawa dit que le ministre de la Justice a été informé que le juge McKeagney a refusé ce décider la question de juridiction dans l'attaire Lépine, jusqu'au moment où il sera nommé un juge-en-chef.les libéraux, et ceux-ci ayant de leur côté en certaines occasions voté dans le sens conservateur, comme noue l'a- | vons constaté plus haut.Si, de part et d'autre, l'on re- | rherchait sincèrement une entente, l'on ne tarderait pas À s'apercevoir qu'il n\u2019y » pas d'abimes infranchissables entre les deux camps.[a distance est encore moire La Nouvelle.Ecosse ne fait jamais rien à demi.Des le premier parlement de la Puissance, en 1X67, elle n'an- voyait qu'un député pour appuyer le gouvernement, le Dr.Tupper.Les autres y étaient complètement hostiles, \u201cTO | Quelques mois après, ils appuyaient tou« le gouverne.entre las conservateurs et les nationsux, car ces derniers | ment.Maintenant, elle envoie un seul homme d\u2019oppo- n'ont jusqu'à ce jour professé aucun principe de radica- | sition, le Dr.\u2018upper, tous les autres sont des amis de lisme, ni méme de libéralisme, dans l\u2019acception ancienne | l\u2019administration.ŸY aura til une conversion soudaine comme en 1867?et défavorable du mot.\u2018 \u2026 Au fait, il serait curieux de savoir précisément en quoi nous différons les uns des autres, sur le terrain de la poli- Une dépêche de Fort Garry nous annonce gue M.Donald A.Smith a été élu député à la Chambre fédérale pour le tique fédérale.Nous continuons à nous appeler respec- ' comté de Selkirk par plus de cent voix de majorité.tivament des noms que nous portions il y a dix ans sous In Chambre de Québec.M.Angers est élu dans le comté de Montmorency pour un régime qui n\u2019est plus; mais en quoi, je ne dis pas | .méritons-nous ces noms-là, mais quelle occasion méme avons-nous de les mériter ?Voternns-nous pour le divorce ?Personne ne l'a jamais fait dans le passé.Voterons-nous pour les écoles mixtes ?Depuis longtemps personne n\u2019y songe.Voilà pourtant les deux principales questions politico-religieuses qui peuvent surgir 4 Ottawa, et l'on peut affirmer sans orainte qu'elles nous trouveraient unanimes, c'est-à-dire tous conservateurs et catholiques.Pourquoi donc nous diviser par de vains mots qui ont perdu leur sens primitif?Non, le passé est mort par le fait d'un changement de constitulion, ne le perpétuons pas pour la vaine satisfaction d'abattre nos adversaires.Assez des vieilles disputes, comprenons le présent, songeons un peu à l'avenir.Le conservateur maintenant est celui qui tient avant tout à l'intégrité de In Confédération canadienne et, comme moyen nécessaire, au chemin de fer du Pacifique, et qui, fidèle à nos traditions nationales et religieuses, est décidé à ne jamais faillir À défendre les droits particuliers de notre province.Le radical est celui qui demande ouvertement l'annexion aux Etats-Unis ou la dénire secrètement, et cherche à parvenir à son but en faisant manquer l'entreprise du Pacitique.Telle devrait être la démarcation des partis politiques dans notre province et dans le nein de la législature fédérale.Radical et conservateur national sont les deux seuls uoms que justifie l'état de choses actuel.Sur ce terrain, peu favorable aux axpira- tions étroites, maie dignedes bons patriotes, un compromis .On lit dans le Novveau- Monde : Nous avons raison de croire que ls Cour du Banc «le la Reine sera réorganisée pour le terme de mars.Plus d'un juge de la Cour Supérieure sers appelé à en faire partie.M.Blake s'est retiré du cabinet fédéral, croyant sans doute que «on parti n'a plus besoin de son nom dans les circonstances notuelles.oe ° M.Charles Lormier, Français nouvellement arrivé à Montréal, et appartenant à une famille très bien ponée d'Amiens, à tenlé de 6 suicider samedi dernier à l'hôtel du Canada, en se tirant un coup de pistolet dans la poitrine.2De prompts secours lui ont été donnés, mais ss vie est encore en danger.> < \u201c.M.Edouard Dorion a laissé sa charge de collecteur de L'Opinion Publique.Il est remplacé par M.Frs-Xavier Thériault, qui est autorisé à percevoir les fonds et prendre des annonces.M.Thériault est chargé aussi de la distribution de nos journaux aux abonnés de la ville.Le Liquide Khumatique de Jacobs est le moilleur lini ; ment.\u2018Aîtes usage du Liquide Rhumatique de Jacobs.devrait être possible entre tous ceux qui ont foi on ls vi- 19 Fevrier, 1874, UNE HEUREUSE IDÉR.Chicago, 39 Janvier 1474, Monsieur le Héduciour, Sous ce titre, nous voyons dans L'Opinion Pu'lique du 15 janvier un entreôlet dans lequel il est question d'un projet ai doit sourire à toux les Canadiens-Françsis répandus sur le eo] américain, celui d'inviter tous les fils de 1s Nouvelle France 4 célébrer leur fête nationale, le 24 juin prochain, dans ls métropole du (Canada, Montréal.Nous voyons avec un plaisir indieible que nos compatriotes ne souviennent que sur ls terre étrangère ils ont des parents, des amis.L'l.tos d'Inviter lea fréros abeents à venir sous le clel béni de ta patrie redire les combats et les gloires des ancêtres, ne pont donc être accoptée par eux que comme ane très heureuxe idée, et celui qui, le premier, à eu cette peusée ost un ami nincère de son pays.Oul, les Canadiens des Etats-Unis saisiront avec empressement et bonheur l'occasion d\u2019slier dire en face de leur pays que sth résident sur une terre étrangère, leurs affections n\u2019y sont pas.Des circonatances plus ot motnx malheurevees lexont attirés à l'étranger, mais Îla ne sont partis qu\u2019à regret, les larmes aux yeux.Nous acceptons avec bonheur l'idée de mous réanir dans ix grande métropole du Canada pour célébrer la fête nationale nous irons avec truisports serrer la mala à nos frères de là-bus, et nous trouverous dans Dos cours des accents qui convaincront nos compatriotes que nous n'avons point oublié la patri-.Donnes-nous l'occasion de nous rencontrer dans l\u2019ancionne bourgade d'Hochelaya, sur les borde de notre St.Laurent, «t noue saurons vous prouver que ni le distance ei l'absence ne sauraient briser lon liens qui nous attachent à notre pays, qu- nous conservons au fond de nos cœurs l'image vénérée de ls patrie et que nous n'avons point adopté de \u201c Dieux étrangers Nous ng sommes autorinés directement A parler pou: Ja société St, Jean Baptiste de Chi ago, mais nous croyons «\\.primer l'opinion de la presque totalité des membres do cette sociéts, qui concourent pleinement dans l'hrureusr idée et qui verraient avec un grand boubeur ne réaliser le projet de révmnir tous les C'anadiens-Français à Montréal.pour resserrer davay.tage les liens qui doivent unir tous les membros de [a grande famille canadienne.Nous avons cru devoir venir de l'avant parce que, étant membres de la plus nombreuse société St.Jean Baptiste des Etats-Unis, le droit nous incombe de donner l'exemple, Nous invitons donc le comité formé pour cet objet danx l'Est, de se mettre en communication avec notre société, qui fers tous sen efforts pour assurer le nuccès de ce projet.Nous pollict- tons et nous pressons nos frères du Canada de ne négliger aucun moyen pour donner à notra fôte nationale ce caractère de grandeur qui convieut à un peuple confiant dans l'avenir.Plusieure membres de la Socsété St.J- Baptiste ds Chicayo.Les L'AMNISTIE.MEMOIRS sur les causes dea troubles du Nord-Oues\u2018 et ur \u2018rs ne yociations qui ont amant leur règlement amiable, par M.Louis Biau, président de Fez-gouvernement provisoire Les territoires du Nord-Ouest ont té tranafèrés an Canada seulement le 15 juillet 1870.Mais le Canada fit rommencer, en 14GR-69, dea travaux publics ¢n son nom dans la terre dr Rupert et le Nord-Ouest, rans l'antorisstion du gouvernement de ls Baie d'Hudson.L'arrivée des agonte eanadiens, dans ce pays, fut signalé par le mépris ju'ils afectèrent pour l'autorité du ln Compaunis elle-même et pour lex ancieus colons.Ils cherchèrent 4 s'emparer (les p.ux belles propriétés den Métis; surtout à le poiatr de Chônes, paroisse étab ie à 30 milles environ à l'est du Fort Garry.Ilx prétendirent avoir acheté ces propriétés des Sauvages.E pour ss fortifier daus \u20ac commencument de inte contre nous, ils tentèrent une alliance aves lex Indiena, ef leur vendirent, afin de se les attacher, des liqueurs enivrantes contrairement à la loi.L'aillours, le surintendant des travaux canadiens i la Pointe de Chônes, M, Snow, ainsi que ses subalternes se cond sirent fort mal : ils faillirent en certaines circonstances n'entr'asswei- ner, L'un des employés, Th.Scott, qui fat plus tard exécuté, porta tu pistolet à lu figure de son maitre, et Men étant saiei Aver une bande d'hommes effrénés comme lui, it le trains i la Rivière pour l'y faire périr.Des Métis auuvèrent le surintendant des mains de ses em- ploves qui étaient en grand nombre d\u2019Unterio.Ua conçoit qu'en agissant ainsi ces étrangers donnèrent aux habitants du pays une idée qui ne leur fut pas favorable.Les autorités de la Compagnie de la Baie d'Hudson furent obligées de sôvir contre leurs désordres.Et elles protestérnt contre le gouvernement canadien, moins à cause de la mauvaise conduite de ses employés que pour Avoir entrepris, co dehors de leur sanction, den travaux publics aur leur territoire.Après que M,Nnow eut commencé les travaux du chemin Dawson entre le Lac «es Bois et la Pointe de Chênes, eu \"69, a1 nom du Canada, un autre intrux s'était mis, de ls même part, à arpenter dans l'été de 1969, Autour du Fort Garry, les terres publiques et privées, d'après un systéme nouveau d'arpentage, dérangeant anvs explications aucunes, l'ordre des choses êta- blies, et troublant sans scrupule les anciens colons dans Is possession painible et légale de leurs terres.Les protestation: du gouvernement de la Compagnie de Is Baie d'Hudson furent blentôt suivies d celles des colons qui s'opporèrent résolument à ce que des hommes aussi auspects ouvrissent des chemins publics et pratiquassent des arpen- pontages eur leurs propres terres au nom d'un gouvernement étranger avec ai peu de garanties, En môtné tempa, M.McDougall se présents sur lea frontières à Pembina, Tout le monde le disait envoyé par le C&- nada pour nous gouverner.En réalité 11 emmenait avec Tut un Conseil tout composé d'hommes que nous n* connataslont pas.Mais comme principal titre à notre respect, un lot cou- sidérable de carabines les suivait tout de près.i Les Métis alarmés ne formèrent en comité national, et «# vancèrent au-devant de M.McDougall, lui envoyaut des cour riers exprès pour lui dire de ne pes entrer ainsi daua leur pays.M.MoDougall St ane réponse: insultante et pleine de d Beaucoup d'aventuriers qui s'étaient attachée à ln remorque de MM.Snow et du colonel Dennis, alors prétendu arpeuteur Æ nécal, et qui n'étaient tona compromis avre eux, «uit In Putute de Chidues, eu ouviaut un chemiu canadien, soit dus le rest? 19 Fevrier, 1874.L\u2019OPINION PUBLIQUE.en commençant l'arpentage des terres, avaient déjà dr ou étaient venus d'On*srio, en avant de M.McDon- 11, surtout comme soldats, pour lul prêter main-forte contre Ps qu'ils étaient tous décidés à faire entrer et à installer ar Ia force, s\u2019il le fallait, M.McDougall, leur gouverneur.Kt i McDougell ne fut pas ui tôtarrivé à Pembina, que ces aventuriers parlèrent hautement de s'emparer de Fort Garry, le siège de nos affaires publiques.\u2018Au reste, ni le gouvernement anglais, ni le gouvernement de la Compagnie de la Baie d'Hudson ne nous avaient annoncé aucun changement.Ni l'un, ni l'autre ne nous parlaient de M.MeDougell, où de son conseil.M.McDougall était donc un envabisseur ?Nous le repoussimes le ler novembre 1869.Et le 3, nous entrèmes dans le Fort Garry, et nous nous mimes à le garder contre les surprises dont il était menacé.Alors, seulement, le gouvernement recula devant l'œuvre d'agitation causée par ses empiétements et par les méfaits de ses employés, Il demanda à l'Angleterre de différer l'époque du transfert, alléguant que la Compagnie de la Baie d'Hudson p'avait pas agl loyslement à son égard, vu qu\u2019en vendant tous ses droits de charte eu Canada, elle ne l'avait pas averti des troubles qui agitaient son territoire.Mais Lord Gtunville marqua bien le rôle prématuré que le gouvernement canadien avait commencé à jouer dans le Nord- Ouvst.Dans uue dépôche du 30 novembre 1869, il dit au gou- verneür-général que les troubles qui avaient surgi duns ces territoires étaient dûs à la conduite même du gouvernement canadien.En conséquence de tous ces faits, et depuis que les autorités impériales ont jugé à propos de réprimander ainsi le cabinet d'Ottaws, il « toujours paru étrange au peuple d'Assiniboia de sentendre, dans les documents vfficiels et autres sur le Canada, qualifier de population rebelle et égarée, sur l\u2019alléçution que nous n'avions pas voulu nous soumettre aux procédés arbitraires du gouvernument canadien.; A ls date du 17 novembre 1869, et les jours suivants, les prétendus amis du Canada à Wianipeg avaient écrit à M.Mc- Dougall qui séjournait à Pembina, pour le déterminer à pro- eluamer sans délai le transfert des territoires du Nord-Ouest su gouvernement canadien.Ils ne s\u2019occupaient pas que la Reine eut opéré ou non ce transfert.Ce qu'ils voulaient c'était le renversement au plus tôt du gouvernement de ls Compagnie de la Bafe d'Hudson ct faire établir par n'importe quels moyens, celui de M.McDuugall, Le 16 novembre le comité national deu Métis avait réuni au Fort Garry, dans la maison de is Cour, de toutes les parties du pays, une convention de 24 députés, dont douze parlant l'anglais et douze parlant le français.Le but de cette convention était de s'ontendre sur les mesures à prendre pour sauvegarder les iutérôts des colons d'Assioibois contre les dangers de lu situstion.Elle uvait siégé le 16 ot le 17 novembre.Mais le 18 étant un jour marqué par le gouvernement de la Compagnie de la Baie d\u2019Hudgon pour tenir les séances trimestrielles de lu Cour générale, ls Couvention témoignant tout son respect à l'autorité, prit ajournement jusqu'à ce que la Cour eût clos ses procédés.Cepondant le comité national des Métis prit ses précautions pour que nos adaires publiques ne tombassent par une ruse à la merci d\u2019un prétendu lieutenart-gouverneur canadien qui ne prenait ses amis et ses conseils que parmi ceux dont Ia conduite était ouvertement hostile aux intérêts des Métis et des anciens colons.Le 24 nuvembre, le comité national voulut protéger les livres etles argents publics contre le complot que des amis de M.McDougmll tramaient pour sen emparer le ler décembre.Il envirouus ces livres ot cus argents d'une forte garde.M.McDougall se laissa gagnor.Et le ler décembre 1869, il s'arroges le droit de proclamer l'annexion de in terre de Rupert et du Nord-Ouest au Canada, Et notre gouvernement de la Compagnie de la Baie d'Hud- sou, déjà tant affaibli par les violences de la lutte que les amis extravagants du Canada et de ses employés lui faisaient depuis une aunée surtout, M.McDougall, s'arroges aussi le droit d'en procismer la déchéance.Il se proclama lui-mèzme gouverneur, EL u toutes ces fausses proclamations, il ajouta une proclamation de guerre ouverte contre nous.Le Colonel Dennis, maintenant arpunteur général, reçut de M.McDougall, avec ss commission pour faire la guerre, les titres de Lieutenant et de conservateur de la paix.Ces hommes uous attaquaient injustement, illégalement au nom \u2018fu gouvernement canadien.Île ne respiraient que la guerre.Avons-nous fait guerre pour guerre ?Le Dr.Schults, svec une clagusutaine d'hommes armés, se trouva bloqué daus sa maison par le comité uational des Métis \u2018ui avait à ves ordres 800 hommes, Schults et la plupart de ses cinquante partisans avaient êté regardés depuis quelque t'Mps par nos autorités comine des perturbateurs de in paix ublique.Et ils avaient souvent parlé du projet de chasser es Métis vers lus Moniagnes Rocheusus, aün de débarrasser les suvirons du Fort Garry de leur présence.Qu'avons-nous fait de ces hommes quand ils se trouvaient à notre merci.?La ville de Winnipeg out la générosité d\u2019intercéder en luar faveur.Le comité national des Métis laissa les ausiégés libres de se rendre et ee contenta de les emprisonner, après leur avoir accordé ls vie à tous.C'était le 7 décembre 1869.Puis, comme nous étions sans gouvernement, exposés à l'a- uarchie, tous préoccupés du soin de veiller à la conservation de nos vies et de nos propriétés, nous proclamimes, le 8 décembre, ls formation et l'autorité d\u2019un gouvernement provisoire \u201c(ui rencontra de suite l'approbation et le soutien d'une grande partie du peuple.A raison dus conjonctures qui le faissieut Bsitre, ce gouvernement était légal.Voyons la place qu'il a occupée dans l'estime publique.Huit jours après qu'il eût été proclamé, l'honorable Conseil Privé pour le Canada, jugeant des circonstan disait lui- tmôme que l'existence de ce gouvurnement était légale.Ou peut consiater l'exactitude de cette assertion, en lisant le rap- Perb-d'un comité du Conseil Privé, signé per Sir John A.Macdonald lui-même, en date du 16 décembre 1869, ot adressé au bureau des colonies en Angleterre.Dès le mois de janvier 1870, lus commissaires canadiens, lu Révérend M.J.B.Thibosult et le colonel de Salaberry reconau tent officiellement notre gouvernement provisoire : ils s'adressèrent directement à lui pour expliquer au peuple les bonnes intentions que le gouvernement canadien tes avait chargés de faire connaître de ea part dans la terre de Rapert et le Nord-Ouest.M.D.À.Smith parvint, grâce à un travail lent et difficile, à obte- ait, quelques jours après, su Fort Garry, une assemblée en aasee des habitants du pays.Eu éyurd à l'offervescence des diverses opinions politiques, à ce moment là, une rénufon aussi générale offrait bien deu , Mals comme M.D.A.Smith fouaft 4 avoir cette assembl be, alin d'sxpliquer lul-méme au ablic ce quil avait « lui communiquer de la du Canada, A gouvernement provisoire se prépas à répondre aux exi- geaces de la situation, et lo président du gouvernement fixa le Jour at l'heure oi le peuple pourrait a6 réunir poor entendre M, ; L'assemblée eut Heu lo 18 Janvier et eo continus durant deux jours.Pluuleurs fois la guerre civile fut milieu de cette foule excitée, Mais, chaque fois, grâce à Dieu, les mesures de précaution adoptées par le gouvernement provisoire réussirent à réprimer tous les désordres, M.D.A.Smith fat entendu.Et voici en résumé ce qu\u2019il an- nongs en ss qualité de commiusaire spécial : \u201c Dans la Confédération, nous dit-il, tous les droite relisleux et civils des anciens colous seront scrupuleusement respectés.De plus la Reine a mandé A son gouverneur-général en Canada, advenant le cas où la paix ue rétablirsit, selon sa volonté expresse, dans les territoires du Nord-Ouest, de couvrir par un pardon général tous les troubles (jai venaient malheureusement de se ms- nifester dans cette partie de son empire.En conséquence, le gouverneur-géuéral du Canada avait formulé une proclamation dans ce sens pour les habitants du Nord-Ouest.Mais constatant que cette proclamation n'était pas arrivée à la connaissance du pays, M.Smith, lo commissaire spécial, nous dit qu'il était autorisé à nous avertir de son contenu.\u201d À Ia fin de cette importante assemblée le président du gouvernement provisoire demanda au peuple d'ordonner une convention de 40 délégués, représentant tout le pays, ot chargée de prendre en considération ce que M.D.A.Smith venait de nous dire, et de prendre, sur la situation, une décision publique conforme à nos meilleurs iutérêts.Le peuple donns une approbation si entière à la demande «du président du gouvernement provisoire, que le 25 janvier, étant le jour fixé pour vela, les 40 dél-gués, après avoir été élus par le pouple, se réunissaient à la maison de la Cour au Fort Garry, afin de remplir leur mission.Le président du gouvernement provisoire nomma lui-même un président à cetle convention.Et elle discuta pendant plus de 15 jours lea conditions de notre entrée dans la Confédération.Elle invita lo Révd.M.J.B.Thibeault, le coluael de Saluberry et M.D.Smith, à assister & une de ses séances, atin de recevoir otticiellement les communications du gouverne- tment canadien nar ces trois meusieurs.Île s'y rendirent tous les trois, MM.Thibeault et de Salaberry dirent qu\u2019ils étaient commissionnés de nous assurer de ls part du Canada que son gouvernement n\u2019avait qu\u2019un dessein : celui de nous gouverner en respectant tous nos droits eten administrant les affaires du pays pour la plus grande prospérité de tous ses habitants.M.Smith réitéra ce qu'il nous uvait déjà dit duns 1a grande assemblée qui avait eu licu au Fort Garry, Avant de prendre congé de la convention, les trois messieurs invitérent, au nom du Canada, le peuple du la Terre de Rupert et du Nord-Ouest à envoyer des délégués à Ottawa pour en venir à une entente amicale.Et au nom de leur gouvernement ils promirent une réception cordisle à nos délégués.L'invitation uinsi faite au peuple fut acceptée par la convention au nom du peuple.Le président du gouvernement provisoire ayant appris cela, fit observer à lu convent.on le périlleux état où nous avaient plougés ici les usurpations de monsieur McDougall, et ayant attiré son attention sur la nécessité où nous étions, pour empêcher l\u2019anarchie, d\u2019affermir te gouvernement provisoire qu\u2019une moitié «les colons avait proclamé le 8 décembre 1860, mais auquel l\u2019autre moitié n'avait pas encore donné son adhésion; et lui ayant fait observer que ce gouvernement réclamait l'appui des citoyens non-seutoment pour maintenir efficacement ls paix, mais encore pour traiter convenablement avec le Canada, la convention consolida par le consentement unsnime de tout le peuple qu'elle représentait, l'établissement du gouvernement provisoire.Kt par un vote spécial, sur les quarante, plus du trente de ses membres confirmérent dans lu position du président du gouvernement celui qui, après monsieur John Bruce, avait occupé cette charge depuis le 27 d-ceimbre 1869.Monsieur le juye Black avait jusque-là présidé aux délibére- tions du la convention.Mais immédiatement auprès ce vote, sur le désir de la convention elle-même, il céda sou siége au président du gouvernement provisoire, qui sur le champ nom- ms monsieur le juge Black, le Révérend monsieur Bitchot et Alfred H, Scott délégués à Ottawa, félicita la convention de sun patriotisme, la dissout et la congédia Le lendemain, 17 février, le secrétaire d'Etat du uuverne- ment provisoire écrivait aa Révérend curé de St.Norburt lu lettre officielle suivante : Fort Garry, t2 février 1870.Révérend J.N.Ritchot, À St, Norbert, E.R.KR.Révérend Monsieur, Je suis chargé de vous informer que vous aves été nommé pur le président des territoires du Nord-Ouest comme commissaire, avec John Black et Alfred H.Scott, Ecuiers, pour traiter avec le gouvernement «le la puissance du Canada les termes d'entrée dans lu Confédération.Je suis, Révérend monsieur, Votre obélssant serviteur, Tuos.Bons, Secrétaire.À peine favait-on commencé à respirer la tranquillité, 2 fois 24 heures ne a'étaient pas encore écoulées que les partisans du De.Scbultz et de M.McDougall firent éclater un soulèvement de 7 & 8 cents hommes, On sait que le De, Bchulta avait été emprisonné le 7 décembre 1869.Mais durant l'élection des 40 représentants à la couvention, il wétait échappé le 23 janvier.\u2018Quaud il vit qu\u2019il n'avait pu influencer aucune des décisions de ls conrention, il travatils à détruire son œuvre ea poussant le peuple à renverser le gouvernement provisoire qu'elle avait achevé d'établir.Bes adhérents se rassemblèrent à St.André, place située sur la Rivière-Kouge, à 10 milles environ au nord de Fort Garry.Le 14, 15, 16 février, Île restèrent attroupés là, pôle-mêle avec Z ou 3 cents Sauvages so disposant à marcher sur le Fort Garry.Dans ce confus assemblage de Sanvages et de blancs il se commit deux meurtres; celui de l\u2019infortuné Sutherlan qui n'avait jamais pris aucune part à nos troubles, et celui de Parisien, un des plus chauds partisans du Dr.Schultz et de M.McDougall.Le camp des amis du Dr.Schults s'était hâté de répandre daus le pays des courriurs portant l'ordre de commencer la guerre our plusieurs poiuts à la fois, sn de forcer les soldate métis à abandonner le Fort Garry et à secourir leurs familles espirsat aine prendre sisbment possession de Is sur le point d\u2019éclater au place le plus considérable du pays.87 Le gouvernement provisoire arrôts plusieurs de ces courriers.Q: 1s nature «es dépêches dont ces hommes avaient consenti à se charger fat connus des soldats métis, ceux-ci, indi- Rnés, demandèrent tous, capitaines et soldats, que le plus coupable, Williama Goddy, qui s'était fait le porteur de pareils ordres dans sa propre patrie, fût sur Je champ rusillé.Il fat conduit dans ua des bastions du Fort pour y être exécuté.Cette attitude des Métia, les bons conseils de beaucoup de citoyens marquants et paisibles, et un avertissement que le président du gouvernement provisoire a iressa iui-méme aux révoltés, finirent paren calmer et à vn disperser un grand nombre vers ie soir du 16 février.Revenons à William Goddy.Tout le monde le croyait mort.Mais il était pl-in de vie, grâce aux officiers généraux, A.D.Lépine et Elzéar Goulet qui, par leurs soins, n'avaient fait que le soustraire à ln viudicte publique, en le faisant passer pour mert dans son obscur bastion.C'est ainsi que des nobles cœurs comme À.D.Lépine, maintenant prisonnier politique à Manitobs, et Elzéar Goulet, qui a été assassiné, on plein jour, au miltou de la ville de Winnipeg, et impunément, peu de temps après l'arrivée du colonel Woiseley et du lieute- nant-gouverneur canadien dans noire province, se plaisaient à traiter leurs ennemis, Dans ls matinée du 17 février, apparut en rase campagne, à deux milles seulement du Fort Garry, une troupe de 48 hummes armés, à la tête desquels ec trouvaient plusieurs des principaux conapirateurs, amis du Dr.Schuits, Lépine, adjudant-général, prend avec lui 30 cavaliers «t une centaine de fantassins, et, au lieu de rosser cettu poignée d'en- nemins, il marche droit à eux, leur fait reudre les armes, ot les emmène captifs on dedans des murs.Il me semble que c'était une (sçon généreuse d'exercer les (lroite de Ia guerre.La seule vie du major Boulton, chef de 1s bande, allait payer pour les autres, lorsque M.D.A.Smith demands aa président du gou- vernetnent provisoire de lui faire grâce.Le président répondit que, mslgré tout encore, Boulton serait infailliblement épargué, si toutes les localités rebelles à l\u2019œuvre de la convention, voulaient définitivement reconnaître et appuyer le gouvernement provisoire.À Is suggestion du président lui-môme, dont uns des premières ambitions était de rétablir la paix, saus aucune etlusion de sang, M.A.D, Smitli parcourut toutes les localités révoltées.Et par son influence d\u2019homme de la compagnie de ls Baie d'Hudson et de commissaire spécial du gouvernement canadien, il les détermina toutes à soutenir le gouvernement provisoire.Boulton fut sauvé.Comme ou le voit, non-s-ulement M.D, A.Smith, employé de la Compagnie de la Baie d'Hudson et du Canada, lul-môme à reconnu notre gouvernement provisoire, mais encore il « travaillé à le faire reconnaitre et appuyer par tout le pays indistlactement.Cette simple narration des principaux faits accomplis durant noë troubles depuis l'automne de 1868 jusqu'à la dernière partie du mois de février 1870, jointe au témoignage de Lord Granville prouve, 10.que le gouvernement canadien & provoqué les troubles qui ont éclaté dans les territoires du Nord- Ouest, à propos du trausfert de ces territoires à lu Puissance ; par conséquent que la responsabilité du ces troubles rotombe sur lui seul.20, Que ve sont les employés du Canada qui, en acéantissaut peu à peu, en 1869, le gouvernement de la Compagnie de la Baie d'Hudson, ont forcé les habitants de ces territoires A ise pourvoir d\u2019un gouvernement provisoire dont ls légalité est d'autant plus certaine, 10, qu'ulle ressort du droit des gens, 20.qu'elle & été admise par l'houorable Conseil Privé pour le Canada, dans un document utfiviel du lo décembre 1869, 30, que le gouvernement provisvirs lui-même & reçu l'appui de tout le pays, dont il étaît, après la Couronne, par des circonstances exceptionnelles, devenu la principale sauvegarde, 40, que ce même gouvernement provisoire à joui de la reconnaissance offi \u2018ietle des trois commissaires canailivns que j'ai l\u2019honveur de mentionner: MM.D A.Smith le Rvd.J.B.Thibault et le colonel du Nalaberry, Su.que ce gouverasument provisoire a été invité viticiollement par le Canada à traitsr Avec son gouvernement pour srrèter amivalement avec lui les conditions dv notre entrée dans la Confédération.M.D.À.Smith, en 6m qualité de comusissaire spécial, convint même avec le président du gouvernement provisuire, au Fort Garry, que toutes les dépenses publiques uccasionnéus su xouvernement provisoire par l\u2019eavoi de delézubs à Ottawa se- taient jisyées à imôme le cutfre cauadien.Et c'est co qui à été tait, Fort de toutes ces garauties et fort surtout de notre continuelle allégeanco à In Couronne, te gouvernement provivvire se disposait à faire partir vors la fin J - féyrier ses délégués pour Ottawa, quand de nouveaux désordres absorbèront sou atteu- tion.tu Dr, Schultz n'avait pas uu instant cessé de pousser lus Sauvages à la guerre contre nous.Una grau { nombre des liabi- tants du Portage Laprairiv le secoudait dans cotte œuvre barbare, Le l\u2019urtage Lapraicie vet un établissement, placé sur lari.vière Assiniboine, à peu près à 60 milies à l'Ouest du Fort Garry, ot dont la pius grande partiv de la population est composée d'émigrés d'Ontario.Dans les deruiers jours de février, ces hommes prirent avec tous lus Sauvages du pays, sirtout de leurs vuvirous, tne attitude si menagante que lee Métis échelonnéa sur la Rividre As- siniboine, entre le Fort Garry et lu lurtage Laprairie, craigaant pour leurs familles que les ennemis du Portage pariaient ouvertement de venir massacrer, et pour leurs biens qu\u2019ils me- nayalent de brûler dans une descente nocturne, exigèrent du gouvernement provisoire une protection immédiate.Lours craintes parmissafent d'autant micux fondées que lors de la visite de pacification que M.D.A.Smith avait eu la géaérosité de faire auprès des habitants du Portage, ces gens alors aussi dévoués au Dr.Schuits qu'hostiles aux anciens colons, avaisat écrit au président du gouvernement provisoire que pour obtenir la :race de Boulton, ils se soumettaiont, mais qu\u2019ils so souldvoraient encore certainement à le première occasion.Pour la sécurité des citoyens, deux détachements de soldats métis furent statlonnés «ur la Rivière Assiniboine: l'un au fort de M.Layne, à 26 millus du Fort Garry, et l'autre à la Bale St.Paul, 10 milles plus loin.Cependant l'audace de nos ennemis encouragés par notre patience était devenue extrême.Elle éclate jusque parmi les prisonniers de guerre que nous avions faits le 17 février, dans l'enceinte môme du Fort Garry, Il fallait mettre un terme à tout cela, Il fallait un châtiment pour en imposer sux cous- pirateurs et aux forcénés.Au commencement de décembre 1869, Th.Scott avait été emprisonné au Fort Garry, après que M.McDougall nous efit déclaré ls guerre, comme l'un des plus dangereux partissus de SA M hultz, de Mclhougall et de Dennis.Pou de temps après, Scott wéchappa de nus natus, et ulls se réfugier au Portage Lapruirie.Dans le mois de février 1870,au moment même où la convention du 40 délégués consolidait le Gouvernement Pruvinoire au nuin de tout le peuple, Thomes Ncott descendait du Portage avec une bande d'hommes urmés pour la ré.voite, et forçait sur une distance d'à peu près 40 milles, nombre de citoyens paisibles à prendre malgré eux les armes, «t à le suivre.Après avoir ainsi recruté Uue containe d'hommes Jusqu'à lu paroisse de Hendingley, qui est située à 15 ou 20 milies à l'ouest du Fort Garry eur le rivicre Assiniboine, ils poursuivirent leur marche le long de l'Asiniboine jusqu'au Fort Garry.Tl n'y avait pus vocore deux fois 24 heures que les représentants de tout le pays réunis en convention avaient défiuitivement établi le Gouvernement j'rovisvire que Scott, révolté contre cette au.turité, vntrait en Appareil de guerre dans la vitle de Winnipeg.A la tite de ss trope, il chercha à s'emparer de la personne du Prévidant du Gouvernement, cernant à cet effet une mai.«on où celui-ci avait «coutume de se trouver.Mais ne l'y ayant point surpris, ile nilèrent rejoindre à St.Andre le rassernblement tumultueux de Sauvages ot de blancs aux ordres du Dr Schulte C'est là «\u20ac par leu personnes composant ce rassemblement L'OPLNION PUBLIQUE L'Angl=terre manilesta au gouvernement cans lien le msécon- tentement que lui causait l'arrestation de nos délégués.D'un autre côté, Sa Grèce Monseigneur Taché n'épargosit aucune fatigue, aucune peine pour faire connaître à tous les bienveillantes intentions de la Couronne à l'égard ces habitants du Nord-Ouest.Durant tous nos troubles nous avions toujours été remplis de l'uapoir que si nos humbles réclamations arrivaient jusqu'au trône de Sa Majesté, Elle ne noux laisserait pas écraser.Ausai faisiong-nous fotter Avec confiance le drapeau britannique su dessus de nos têtes.La généreuse conduite que l'Angleterre venait eu effet de prendre vis-à-vis de nous ot les assurances si respoctables que notre Archovêque nous donnait au sujet des arrangements que NOUS forions avec le Canada, nous rngagèrent, Dunobstant l'outrage fait à nos délégués, à ne pna changer notre diaposition de truter avec le gouvernement canadien.Sur ces eutrefaites, le zouveruement provisoire avait obtenu l'avantage d'être reconnu sur toute la terre de Rupert et le Nord-Ouest par la compagnie le 1a Baie d'Hudson elles-mô ne.En arrivant à Ottawa nos délégués, malgré les vntraves qu'on leur suscita, avaient écrit comme suit au secrétaire d'Etat pour les Provinces, l'Hunorable Jos, Howe : Ottawa, 23 avril 1576 \u201cju- furent assassinés les malbeureux Sutherland et Parisien.| A Vi{onorable Secrétaire d'État, etc, Le 17 février, quand Boulton fut pris avec ses 47 hommes lex armes à le main, sous lus murs du Fort Garry, Scott, était vucore du nombre.Ainsi capturé pour la seconde fois, Svott, dans ea prison, ue laissa pas de se distinguer par la vivlence de ss conduite qui v'exegeræ surtout le ler mars.Ce jour-là, Th.Scott et M.Mc- Leud furcérent leurs compagnons à faire comme eux.Les Mé- tia ui valent toujours traité leurs prisonniers avec beaucoup | d'egurde, farent si iudigués à la vue do ces outraxes qu\u2019ils trai- nèrent Scott en dehors de l'établissement et allaient l'imumoler, lur-qu\u2019un de leurs représentants le dérobe à leurs coups.Tous demandèrent que Scott fût traduit devant un conreil de guerre.Peuse-t-on qu'il fut livré de suite à la cour martiale ?Le Pré sident du gouvernement provisoire cherche à éviter cette extré- | mité eu faisant venir Scott devant lui.Il l'invit à se bien\u2018 rendre compte de sa position, le prisut en quelque sorte, quelles | que fussent ses convictions, de ve taire et de se tonir tranquille Jans ra prison ; atin, dit 1m Président, que jsie cette raison d'empêcher que tu soir traduit devant le conreil de l'A -1judant- : \u201cicnérd, comin\u201d les soldats méti le demandent à grands cris, Scott déduigua lout et persieta dans «a mauvaise conduite, ! D'heure vn heure, où s'attendait à voir surgir de nouveaux : troubles Cen troubles allaieut mettre encore eu jeu la vie des \u2018 vitoyeus : Île teuduient à entraver le départ de nos délégués.lle ne pouvaient manquer d'être favorables au Dr.Schultz, qui, Le pouvant plus demeurer à la Rivière Rouge, se rendit à ; \u2018Jutario pour y soulever les masses contre le gouvernement | proviso re, empdeher nos délégués d'être reçus officiellement par le vouvernement canadien et pour tücher de faire prévaloir | à \\ttawa unu délégation du Nord-Ouest sslon son choix.Le 3 du mème muie, nous fimes vomparaitre Scott devant un ; tribunal de guerre.ll fut examiné sous témoignages asser-, me .tés ; il fut convaiucu et condemné à mort.Le lendemain, 4 mars 1sTu, cette autorité de gouvernement qui nous avait ete provisoirement confiée pour le salut d'une colonie anglaise et dont nous n'avions pendant trois mois de tutte acharnée fait usage que pour désarmer nos ennemis, nous l'exerçaines euñn duns toute an sévérité.Scott fut exécuté, parce quil le fallait pour faire triompher l\u2019urdre et remplir ainsi notre devoir en le faisant respecter, Et maintvuant, nun-seulement le Canads n'a rien à faire lé- xalement avec cette exécution, mais il n'est pas raisonnable qu'il fas-e retomb-r sur un particulier ce qui est ie fait d\u2019un gouvernement, et qu'il truite en vils aventuriers les membres et les utliciers d'un gouveruement dont la légalité est certaine, et avec lequel il à lui-même traité au vuet wu su de tout le monde pendant presque toute une session du parlement.Quatre jours après l'exccution de Scott, Sa Grâce Mgr, Taché, arrivait au milieu de nous.Man:té de Home, entr'autrez par le gouvernument canadien, Monseigneur reveusit dans le Nord-Ouest chargé par le Ca nada de travailler à une véritable entente entre les deux paye.Ma Grâce réitéra donc auprés du président jdu gouvernement provisoire l'invitation du gouvernement canadien d'envoyer des délégués iv Ottawa, Lu paye était redevenu calme, Le 22 mars le gouvernement provisoire expédia sen délégués vers la capit ile du Canada.Chaque délégué reçut le iettre de créance que voici : Monsieur, L président du gouvernement provisoire d'Assiniboia, en co: - sit, vous choisit munsieur.en compagnie de messieurs.afin de vous diriger A Ottawa, on Canada, et que ld voas placies devant le gouvernement cavadien la liste qui contient les conditions et les propositions sous lesquelles le peuple d'Assini- bois consentirait à entrer en confédération avec lex autres provinces du Canada.Signé ce 27ième jour de mars, en l'an de Notre Seigneur mil huit cent soixante.dix.Far ordre, Twos.Bry, * Secrétaire Stége du Gouvernement, Winnipeg, Assinibois.A l'arrivée de nos délégués à Ottawa, on voit comment Schults, Mair, Lyuch et autres, téchèrent de les accabler, en soulevant voutre eux les préjugés de rac:« ut de religions.Le Dr.Lyoch fut annun: é et poussé en avant comme le véritable délégué du Nord-Ouest.Mars en réalité l'exécution de Scott, en rétablis- want la paix, avait privé ces hommes de l'appui qu'ils avaient ju-que-là trouvé dans nos troubles ; et elle avait nullifié leur influence à Ottawa.Aussi le Dr.Lynch ne fut point reconnu comme délégué du Nord-Ouest, Alors, pour se dédommager de la ruine de leurs projets, nos ennemis s' fforcèrent de nous rendre fatale à nous-mêmes l'uxé- cution de Soutt, et à cette fin ile ne cessèrent de lui préter sux yeux de l'opinion publique des circonstances horribles et des motifs injuste.Ils entreprirent de détruire ls force morate du gouvernement lui-wdme, ¢p faisant passer ses membres et ses soutiens pour des rebelles et des usurpateurs, etc: en représentant la mort de Scott comme un meurtre simplement «xécrable.Nou délégués furent indignemeont arrêtés et trainés devant les tribunaux.La pruinetse que les commisssires canadiens nous avaient donnée au bom de leur gouvernement de les bien recevoir fat foulée aux pieds, Le gouvernement provisoire et ses délégués tirent entendre leurs justes réclamations.Joseph Howe, Monsieur, Les soussignés, délégués du Nord-Uuest, désirant retarder le moins possible les affaires de leur miesi:n, ont l\u2019hounear de y vous prier de vouloir bien informer le gouvernement de son Excellence qu\u2019ils désirent être entendus le plue tôt possible.Acrake H.Scott, Joux Bracs, SN.Rircuos.Le 26 avril l'Honorable Juseph Howe, secrétaire d'Etat, et, avait répondu à nos déléguès de la mautère suivante : Uttaws, 2¢ avril 1870 Messieurs, Je dois avcuser réception de votre lettre du 72 courant, annonçant que comme délégués du Nord-Uueat auprès du gouvernement de la Puissance du Canads, vous désireries avoir le plus tôt possible une audience du gouvernement let er réponse j'ai à vous informer que l'Honorabie Sir John A.Macdunsid et l'Honorable Sir George Étienne Cartier ont été auturisés par le gouvernement à traiter avec vous le sujet de votre mission : et ils seront prèts à vous recevoir à 11 heures J'ai l'honneur d'être, Messieurs, Votre trés-oheissant serviteur, Juskry Hows.Au Révérend J.N.Rircuor, Juds Bracs, Mer, A.H.Score, Ecr.Lex uégociations s\u2019ouvrirent à l'heure iudiques entre les délu- qués du gouveruement canadien et ceux du gouvernement provisvire, La première condition du traité proposé par leu délégués du Nord-Luest à été qu\u2019 \u201caprès les arrangements, une simnistie générale serait de toute nécessité proclamée dans le Nord (Ouest, avant que le Canada nu prit possession de ces territoires.\u201d J'ignore si le Canada à jamais pensé sérieusement que cette cunditivn «ie l'amuistie 8 été pusée par nus délégués can4- diens comme condition sine ui non.Il est vrai que notre dévouement à la Couiédération elle- même l'a dispensé de faire attention à cela.Mais qu'on me permette de lo dire, là justice demande qu'il s'en occ ape, J'ai dit que les délégués du gouvernement canadien accep- trent la condition de I'amnistie.En cifet, Sir Jobn A, vt Sir George Etienne répondirent à noë délégués qu'il était de lu nature ruêtas de l'arrangçement amical qui avait lieu entre ler deux pays, que cette amoistie ft proclamée comme ils la demandaient, Ils ajoutèrent que bien que la proclamation de vette amnistie fût de le prérogative Koyale, ile étaient cependant en mesure d'assurer aux délégués du Nor{-Quest qu'elle seralt certainement proclamée.Le Très Honurable Sir John Youug, depuis Lord Lisgar, Sir Clinton Murdoch.délégué à Uttawa par la Couronne pour y faire connaître ses volontés au sujet des didivoltés du Nord- Ouest, donnèrent anssi péremptoirement à nos délégués l\u2019assu- rauce que cette amnistie serait proclamée à la satisfaction des habitants du Nord-Uuest.Nésumoius nos «délégués firent remarquer à Son Ex ellence qu'il seraient heureux d'avoir par écrit cette promesse d'amnistie.son Excellence répliqua que la chose ne souff ati aucune didicuité, et que celu serait fait aussitôt que le parlement aurait sanctionné le reste dus arreugements.Les délégués du gouvernement canadien et ceux du gouver- nem«nt provisoire redigèrent ensemble le bill de Manitoba, Fendant ce temps-là, le gouvernement impérial jaxoa à prod'envoyer des soldats réguliers Qaue ses territoirrs du Nord.Quest.C'etait son droit et son devuir.Et nous étious cuutents de voir entia arriver les troupes de ia métropole pour assumer au milieu de nous les fonctions du fouvernement.Mais quelle ne fut pas notre surprise de voir le Cauads »'arroger le droit de uous envoyer aussi une expédition militaire, pendant les difficultés qu'il avait avec nous, et sans svuir conclu avec nous aucun arrangement.Le présideut du gouvernement provisoire se plaignit auprèe de Sa Grâce Monseigneur Taché de l'injustic* de la conduite et des prétentions du Causda vis-à-vis de nous.Kt il déclare à Sa Grâce qu'en autant que l'expédition de Wolsuley etait canadienne elle verr.it ee fermer devant ells les portes du pays aussi longtemps qu\u2019une entente amivale ne serait pas définitive ment conclue entre le gouvernement cansdiu et le gouverne- meut provisoire, et tant que nous n'aurisDs pss les garanties d'ane amnistie générale.Monseigneur condamna de toute sou autorité cette attitude de notre part.Mais sur IA remarque que nous fimes à 54 Grace que nous nous détendions avec justice, Monseigneur invoquant aon pouvuir de commissaire canadien, nous dit : 4 Ne faites pascels.Je vous donue ms parole d'honneur qu'une amuistio générale sera proclamée avant l'installation d'aucun Lt.-G ouverneur canadien ici.\u201d Au reste, le gouvernement impérial avait eujoint au Canada de ne faire partir aucune de ses millces pour le Nord-Ouest, avant que les délégués de ce pays ne fassent satisfaits.19 FEVRIER, 1R74 La Chambre à Ottawa ayant passé l'Acte de Manitaba, nu, délégués insistèrent auprès du gouvernement canadien |, avoir alors par écrit la convention déjà faite au aujet du l'amnis tie.Hon Excellence le Gouverneur Général répondit Qu'elle pe croyait pas qu'il y eut rien au monde de plus sûr que la paru tame dun Lprésentant de Na Majesté.Que cette parole le môme l'avait engagée en faveur de l'amnistie.Que les bal, tants du Nord-Ouest auraient cette amnistie, ot qu'elle sera: rendue dana le Nord-('uest avant les déléguis eux-mêmes.Nos délégués revinrent an Fort Garry, le 17 juin 18:61, 24 du mème mois, le gouvernement provisoire ayant reuni A chambre des représentants du peuple, se fit rendre compte duns Une séance publique, des arrangements fai avec leva nada par nos déléguen.Le traité se composait de deux choses fort distioctes : :.de la conatitution politique d'une partie considérable des territoires du Noni-Uurst comine province indépendante dans li Confédération : c'était l'Acte mème de Manitous .20.du règlement définitif de toutes les difficultés passées par In proclums tion très prochaine d'une amnistie géuérale qui avait été ya.rantie a notre délégation, comme je vieus de fair- connattre Nous Avions fait «vec le gouvernument canadien der arrangements si favorables que le chambre des r«présentauts du Nord-Ouent cota sans aucune opposition notre consentetuent d'entrée dans la Confédération.Et ie gouvernement provisoire, pus sun secrétaire d'Etat, Thomas Bubn, notifia de tait l'Hon.Joseph Howo, secrétaire d'Etat pour les provinces, Le docuraent portait que nous consentions à nous cunfédère: avec le Canad :, parce que nous avions dans l'Acte de Maniiote les principes pour lesquels nous avions combattu, et par - qu'ute amuistie générale ne devait pas tarder à être proclamée Sa Grâce Myr.Taché porta cette importants pièce officielle aux autorités à Ottawa.Il faut remarquer ici que déjà le Gouverneur Général a négligé d'accomplir l'assurance qu'il avait dounée à uo del gues que l'amnisti« précéderait leur arrivée dans le Nor: Ouest.Cepeudant le 15 juillet 18.5, le transfert de la terre de Ro.pert «t des territoires du Nurd-Uuest fut fait au gouvernement canadien.Pour terminer les arrançements, nos délégués avaient averti les délégués du gouvernement canadien de faire savuir à leur gouvernement que les membres et les officiers du gouvernement provisoire voulsient dtr: déchargés de la responsabilitc de gouverner, sussitdt aprés que le transfort aurait été opéré Mats comme là-dessus, l'Hunorabl- ministre de ls Milive etde la Déf.nse, Sir George Bticane Cartier, avait insisté aupres de nos (iclègués en disaut : + Que Riel et son conseil continuent s maiutenir le paix, aprés le transfert, duns Manitoba et le Nord.Quest.jusqu'à l'arrivée du lieutensat-çouverneur,\u201d nous nous dévuvames à vette tichbe.Depuis le 15 juillet 187v jusyo'au 24 du mois d'avût suivant, nous gouvernämes dans l'interèt du Canada ss Province de Manitoba et ses territoires du Nord Quest, let espace de temps écoulé, le coluael Wolseley arrive au Fort carry.Au lieu de se présenter amicalement, comwr le droit des geus lui en faisait un devuir, son arrivée fut celle d'un ennemi.Le vice-président du gouvernement provisoire M, F.X.Lauphinais, M.F.X.Pagée «t M.Fleire Poitras, deux des représentants du peuple qui, le 2+4 juin auparavant, avaient vuté amica ement en faveur de notre vutrée dans la Conrudées tion, nuivaient paisiblement !a route qui mène à leurs demeurr« Wolseley les fit arrêter violemmeut et trainer en prison L'uu d'eux, P.Poitras, un vieillard, fut maitraité par les suldats du colvnel Wolsetey jusqu'à recevuir dus blessures grcves, Après avoir ainsi pris possessivn du Fort Garr) que nous avions Îa:aué libre devant le représentent do Ss Majesté, Wul- seley, dans un discours public, se félicita lui et ses troupes.due ar mia eu tuite les baudits de Biel.Vuilk les expressions dont il se servait pour qualifier le Président du gouvernement provisuire et ses routiens.Quelques jours plus tard arrive le lieutenant-gouvernesr \u201c susdien.Mais il ne prit les rênes du gouvernement de notre pays que pour consomimer l'act- de perñ-lie insigne dont le Ca-ade nous faisait les victimes, Il s'installa sans cemplir ls condition æ:n# 7u£ nu de l'amnistie.Aiosi, le gouvernement canadien a rompt1 dèa le commeu- cement le traité solennel qu\u2019il à fait ave le guuvernement prv visoire.De plus, le guuverneient canadien nous à fait faire des pro positions amicules par le vicaire général, 1 Rév.J.B.Thi bault, par M, le Colonel de Salabercy ; et quand nous eûmes accepté son amoistie, :) s'est mo jué de nous.Il s'est moque des Assurances publiques, formelles et aporr tanées d'amuistie qu'il nuus à dunnées, dans le mois de janvier 1>70, par l@ bouche de M.A.D.Smith, maint-nent surintes- dunt de l'houvrable compagnie de la Baie d'Hudson, daiv Manitobs et le Nord-Uuest, Î1 n'est moqué d- ua parole d'honneur qu'il nous a donus spontanément cn faveur d'une amuistio dans le moix de ma 1870, par la bouche de Ss Grâce le dévoué archevèque de 91 Boniface, La Confédération canstienne pour Manitoba et le Nord-Ou-st est dunc une supercherie, ; Il y a trois aus et demi que cet état de choses vxiste, tale les atvivos habitants de la terre du Rupert et du Nord-Ouest wont jamais ceasé de réclamer ce qui leur appaitic nt, ceque le gouvernement canadien leur doit à tant de titres.Et aujour- d hai plus que jamais ils le réclement avec forcu.Ce que noid demandons, c'est l'amnistio * c'eat l'exécution loyale du l'Acte de Manitobn Bien de plus, mais aussi rivn «de moins.Levis Bin.FAITS DIVERS.TX MuCATAE \u2014Il y à déjà quelque temps que lu popalation de Québec n'a été mive en émoi par quelque tragique évéue- ment du genre de cel ii que nous consiynons aujourd'bui dans Ros colonnes.Li tragédie à eu lieu à l'hôtel LaRoche, chomin Ste.Foye.L'auteur du meurtre est un jeune bomme du nom de George Schmidt et la victime un nomtié Pat.O'Brien, Dans I'aprés.midi de samedi, 7, George Schmidt se rendit 8 voiture & Ihétel LaRoche avec une pymphe du demi mosde.portant le nom de Susan Louisa Elson, et M.Ss.Laurent, de Rimouski.L'hôtel Lattoche eat tenu par un nommé Raymoi Drolet et jouit d'une bonne reputation, ; A ls suite de quelques libations, George Schmidt déjb tre* échauffé, co: .mença à faire voir son talent de buzeur.Pst- G'Brien, commis de l'hôtel vt boau-frère de Drulet, le poist de mire de ses bravadus.U'Brien se contentait de sourire.Les promeneurs se remirent à vider des petite verre © 89 ey a Pa rh es 5 > se x 9 3 i ZA 2 Zr ao #, à Cia SN ee 4 Ë DE 7 Er : qu QE HAE 9 Ey + % À Ae = 2, % 2) 2 \\ Las TER 7 * + Fy 3 Wash es x > 2 A > 4 5 Ne A = es z 2 A bt is ag ny a & ara ii x 5 Ï 7 \" 3 A J F Ze ge = 1% 4 3 > se WE 25 & a ; a al A R: 4 > ù = Ne .> « $ 4 S pi on 24) A fu [i | 8 i poo] = j Co * il it | ! Al f RTE .i PUBLIQUE.q 3 ir RE I iy A x a | ÿ fl it i: fi.af he ch i Ne # ve iL A a; NY ol f 23 Eo mi 3 x 3 3 = » 55 VOILA LA TEM} Hf I = PS % = HA = ER \u201ca, J in ne a 3\u20ac +) 4 i a ze La H ÿ L\u2019OPINION / Ws Nhe = i / AN \u201c ik WY 1) 2 3 i a ! Li or i a \\ \\ : A N ee \\ is a Tes 9 AW À il a SP ?sl CA og 2e # 5 fr ¥ & Ï Hi j or oor J gi i * bess Al il oF 75 a rg ay Al i i & ih pits y = he x lz 4 \u20ac = Je 1 NS He \u2014 ile ÿ 3 A a WN 4 WN N AN Wi A 7 (7 : À y SE - à ÿ Ni xd A AN 0 \\ SN rd M LA AW Ÿ ù \\ + ar 3 YA | M CN Na: i ib WAN SN eg qu ju | - 14 FEVRIER, 1874.NN GX A à À NN ES = 19 FEVRIER, 1874, \u2014- L'OPINION PUBLIQUE.91 90 T= \u2014 L'OPINION PUBLIQUE _19 Fevnies, 1874.ae Wy N a Ea gal WY : 7 & 44 a Mi 170 y > 2 Ji ¢ & AE Ÿ Ÿ \\ er ; LA Re ES 3 To \\ A nl & + A) S .uit; \" a 1 A A B® = ANT D Fy ~~ + ; SH BE, rt À 1 Re x 3 J 5 + 7 / ; HT 3, Ai A or PETA INN é À J d 7) dat Quinta Ak ff, er CET 4 Pa ina pes mn A > HER \\ # 1h | 1 Be AT | D 7% = 5 XX ul = a vi 4 j AV 28 je rn +5 x Q Ke \\ ; i =>, % 3 (Ry Md \\ of 3 \u20ac ee Ny s & iY ag ve , 3 A wl Pin x i 4 eh es oT * 5 pA) Qu a : ih 4 = y fa 3 bu + AN À $s ! 4 3 re) y AN Pov 4h i 7 hy | A ÿ 4d » 3 Sr % if 2 J Wl A Sy de iy eut NN + N ; Pa + \\ wy 3 D %® | 8 TAR & * i TY LS 17 2] 0 À \\} à AN 4 d >} 3 RN 3 3 \u2014 ER se 14 hs Wy al WN 4 AN A XN AC a + HR ; aN EE N\\ YY a Ly A VN 9 A \\ AD AY i, Vo) ON fi Mp Eo se 3 LI S Li e ] NY Ci A 44) H N 1 ue i J Cs $ a 77 AH qe À Ses 4 + IN / ik ow, ¥ NX sd % I, SM ak) yy Pin VS i 774 \\ AW > we % 4 ZZ fe A 4 EP ss EU fi «a av 3} 5\" Ve LA cp A ht 4 y.= 4 ijl \\ 0 TE sr 4 P, VU M be A == dre = ald 1 fe A = 4 / i à 4 & LA : 4:44 4 A XK p:7 > > Al ve pr i ; - S 3 se 5 1 a mir Le & Zi \u201cRh SNL hr > IQ ALY } A LE | A 1 do Ap ¥ rd A a LEA he U LY 7 as AL Ki x sé NN Ng?San S XG ps SA oF = = LA 7 2 des 7 / ow Wy Ve 0 8 * + = % p 4 Ba iv = ; ss Rl 8 = +, a & A 1$ wd nN HN a B®.Ln AA 4 > nid Rg 295 À A 0 8 bt N \u2018 A 8 ( EVE 2d dod Pa A y Ne py w 4 IN zw + 3 a} # he 5 a Ti SN pi\u2019 Le D a a Ga; AT la pe 1% ri bX 3 Ia x => CN N TiN: a.4 N o£ JSS OX =\" ¥ y AS ra 3 11% 1 Ï a ii) LL 3 = \u201cMY x SES x et * A au LU A f= 4 oF Ed Es, on fy +l = Eee LS 7 z aye x, % H RE ed Bre ak = \u201cdh 5 ae = oT 22 pes gt an ra .=e] sa == FT Z B= re XG a == = » Sees 5 tot 2 Nu bi pos Pre urs Te S 2 Ex Es = PS 22% # = Poe Breet, i aa Je =e as d > \u2014\u2014 FE FEES 47 og Jag NI Er, TR, fee ee \u2014 ey ï X oC = EF SE a # ai ~ es 2 NE = \u2014 > Xe == = NS so Ee fata SE aS 0e SE DY | LARMEE ANGLAISE DJ} Le PAYS ENNEMI TT.LL - 92 ¥ = = ee es res pe = es eu FE EN ; J i eh ses Perey as We il Fides: = + All 1 kt La pis 2 =F 2 + J = P \u20ac i OM CAL S a Les \u20ac = ess x A) à i = cr SE 3 ë po = JTY- 3 a = vy i 220 \u201c4 a ¥ 1 : mm men ig: $y = a : Ho: 1 HE = 5 x=] +5 PU, aac see { en Ex z = fo N by 1 ELIT 2e ZA Dci 7 3 PET re as il ; = \u2014\u2014 5 3.Z SR 2/3 1 ; ÿ CH Fi Se hE = | x x ws 3 FAN, p>» \u2014\u2014 A Py oy \\ RTS TS : _- \u2014 \u2014\u2014\u2014ves 2 da YY ss hi ol a a, SET Ct fe 2 3 FE =.+ Sey x | a 2 q Gi ur 3 4 4 | \u201cSE \u20ac bi i _\u2014 xy _ Da - git / i LE >.x 5 3 Lei Te \u2014 Le a I SR \u2014 \u2014\u2014 SX) 2 mes Irene i : tl fr i 2 \u2014 À 1 yi fr = 2 = | je?7 -A = ES \u2014 : = A â 3 1 YE = r a \u2014 iy TA 4 Le EF i 3 | \\ = set - J fe i | 2 Lee ry | 2 fr fn wt) 1 |g RL Ï ref Es N 3 1 - + A 4 | $8 3 dg.Oe Hi 2 RD 3 ile | No 00 CI 9 + a - 7 ny te 7 AY À F : & 4) & i 25 fa ~~ S ABURDS DES CORTES DURA x : x 5 = iH Less any ES ee A == = uN 15 PI = 3 CE eC BE 3) 2 \u20ac i] 3 1 a \u2014i  fe: 1 05 3 Poor = > {cmd 20 37 i 2 ; | = Ve T2 vi ES a oi és} = rae I pry LS 1 A \u201c 2 A nn - : | J 57 cf 2 ul zp Ey hes at SX TT aE py Vd f Ea fret a = SS >, NT LA NUIT DU 2 JAN à a EN = RARE > 3 «% = ' R VIE Toe 7 Hs TT = 20.SE ?+ J at R 5) _ N Woh) Fon] HO) 4s = 5 Ta, = 2 gf 5 3 roa : sa; ¥ oo 2 LA \u2014 LE COUP D'ÉVAT EN ESPAGNE.\u2014LA GARDE CIVILE DISPERSE LES CORTES =e gS J ta if 4 Ya » Le 5 ox J J _- RY | Haw =] ry Ved 24 \u2014 se de © RN 4 À amv 22.iy.ae BI im 2A see Ir WW N as m0 Sans yr , | 7 R a È à $s = Dade H) Ir À = \u20ac yea Prete A BE _ In Le pe CS = 2mgpampresmgpgr \u2014 {{ Ta ny vo À 2 2 FE \u2014 es 6 2eme Eee Re ex NS ie a pe AE =\u2019 ÉLIRE + 5H 27 ry Nn AR: SN FASE Sake CH Zh gos | 19 FEvRIER, 187 fogs A x N x 4 | oS 19 FEVRIER, 1874.rand nombre.Russn tenait tête aux buveurs.George schmidt se troava complètement allumé et cette fois vonlut adbsclumont se baître avec O'Brien.Il le provoqua de toutes façons et à la fin l'accurs d'avoir volé on manchon de fourrares a nant A Susan Elson, et persiata dans son acousation, malgré tes dénégations de O\u2019Brien, Schmidt deviat plas furicux et se mit À jurer et à provoquer en duel tous les gens de ls inaison.Ne fureur augmenta davan- .tage lorsque le manchon fat déclaré introuvable, Q'Brien sortant de derrière le comptoir voulut s'emparer de sehmidt pour l'aécoir : mais au moment où il Jui adreusait | uelgues noté Rchmtdt tira un pistolet de na poche et fit fou | sur O'Brien qui v'affaina sans connaissance sur le plancher, La |! elle lui était entrée dans la tête par l'ail droit.Emoi et | conaternation faciles à comprendre dans Is maison; les gens | etfruyés se mirent à fuir de tous côtés.Le trio de promuneurs vents seul dans l'hôtel, et quelques secondes aprèe filsit en vol- ture du côté du Québec, mmnis l'alarme fit bientôt donnée, ot à ls barrière Sebniidt, Susan Elson, St.Laurent ot le charretior | uommeé Carn étaieut arrêtés, Bientot après la police les con- | duisait tous à la Station Centrale, Le malheureux O'Brien est mort à 2 heures la nuit dernière -vux Avoir pu recouvrer ea connaissance.C'était, paraît-il, un brave graçon qui remplarait son beau-frère quand il était absent, et qui était le seul sontien de mew vieux parents à St Colomb de Sillery.Le meurtrier Guorge Schmidt est an jeune homme de 18 ans, uatif de New-York ; Î1 demeure à St.Roch, rue Craig, cher sa mère, qui tient an hôtel d'une réputation bien médiocre.Snsen Louisa Elson est une anglaise qui n'est à Québec que depuis trois ans, \u2018 Limanche matin, entre neuf et dix heures, un jeane homme nommé Xavier Gougeon, à attenté à ses jours, en se tirant un coup de pistolet dans une auberge des Tannerics connue sous le vow de * Grand Trunk Saloon,\u201d et tenue par le nommé Samuel Macdonaid.l'ar un heureux haxard la balle à pénétré dans le coté zuuche, sas attaquer aucun des organes essentiels.Les Américains se préparent activement à Ja fêts du centenaire de l'Indépondance des Etats-l'nis, qui sera célébrée à Philadelphie en INTé.Ils out formé le projet de coustruire, près du torrain de l'Exposition l'niverselle qui aura Heu à Phi- ludtelphie, Bue tour eu fur de 1000 picds de lisuteur, Cette tour coûtera plusieurs millions, et sera le plus haut monument élevé par [In main des hommes, Elle dépassera de moitié les prra- mides d'Egypte et les plur hauts édificesconnus.Ou parvien.ra au somuiet par dex élévateurs, qui feront l'ascension daux l'capace de quelques mivutes.Cette tour dominera tout le pays «t offriru un des plus brillants xpectacles, im FKOCÈS L'UN VEkT-vakT \u2014Une cause qui resters célèbre, » rat imstrutte A la Conr de Circuit, lu semaine dernière.Il ne s'agit rien moins que d'un perroquet que le demandeur, un augluis, prétendait lui avait été volé par un canadien- trançais.L'uisvan, cause de la dixpute, était eu Cour, et 8a tenue grave pronvait qu\u2019il comprenait le rôle itnportant qu'il jouait dans le temple de la justice.Comue le perroquet ne parlait pas assez pour dire qui était won Iusître, ce deruier ayant négligé de lui apprendre son nom, l'avocat du demandeur s'évertuait à établir que le perroquet appartenait à son client anglais, attendu qu'il ne répétait que des mots de cet 1diome.L'avocat de la défense voulut établir le contraire st le dis- logue suivant e'enxage entre lui et un témoin.L'avucat\u2014 Vous connaissez cu perroquet ?Le temviu\u2014Oui, je le jure.L'uvocat-\u2014L'aves-vous entondu parler (raucais.Lu témoin\u2014Uui, souvent.L averat\u2014Queis mots français disait-il \u201d Lu témoiu\u2014( \u2018rackers.A cette réplique inattendue, avocats, témuins, clicuts et curieux partirent d'un rire homérique et il s'écoula plusieurs winutes avant que l'on pût continuer ce procès si important.La cause vat restée en délibéré.Mais dans l'intervalle, UDe question ve présente, le pursonnage emplumé sera-t-il nourri aux frais de l'Etat tout le tempr que ls justice insécise, n'aura pas pronuncé «de son sort ?Ni oui, qu'en le traite bien, Le réclamant anglais à préparé, dit-on, au wuperbe p/um pudding au vas ou l'oiseau de discorde lui serait adjugé.MtXUX QUE TOM poUCK.\u2014Nous avons en ce momeut parmi nous, un curieux échantillon des caprices de la nature.Nous pourrions dire que le fameux \u2018l'om Pouce est aurparsé on pe tesse bien ent-ndu.Jamais probablement être humain, n'a conservé dans la succession des années une taille Aussi exigue, Le petit homme est igô de 79 aux et n'a que 21 pouces de hauteur.11 ent Dé en ce pays.Duué d'une vive iutelligence, il semble appelé à rivaliser avec le fameux général, son devancier, pour 18 palme dans le monde dus merveilles, Vi paraît que M.Laurier, le nouvel élu de Drummond et Arthabacka à failli pôrir daus sou triomphe.Eu arrivant d'Acthabaskaville, encorté d'une longue suite de voitures, les deux «hovaux qui le conduissient pricent soudain le mors aux dunté ot ce ue fut qu'après beaucoup d'efforts qu'on parvint à les maitriser Personue heureusement ue reçut la woindre contusion, mais le char triomphsl vols va éclats; et une fo « de pins, M.Laurivr l'a échappé belle, On se rappelle que pou du jours avant son élection, il penxa se noyer en traversant dunx son comté Une rivière dont nous avons oublié le nou.FLAISANTRKIE.\u2014AN cummencemeut de ls semaine dernivre, quelques étudiants se présentaient vers vainuit à la porte de lu demeure du gardien de l'Ecole de Médecine à Quéteu, Le Kardivn eutendant frapper, se leva précipitamment et courut à Ia pore.Des étudiants lui dirent d'ouvrir immédiatement ; QU'il« avaient avec eux trois cartavres ut qu\u2019ils ne croyaient poursuivis par ls police.Le portier ouvrit la porte et leur remit la clef de ls salle de dissection, puis alla s'habiller, car il n'avait sur lui que le vè- temont les plus indispensables.Poudunt ce tempu-là les compères s'emparaient de trois cadavres fraichement iujectés, et prète à être entamés à la leçon du lendemain.Le lendemain matin, le portier constatait la disparition des trois cadavres.L'OPINION PUBLIQUE.3 On télégraphia à Montrés), on fureis dans tous les coins et recolns, mais \u201cleu cadavres et des «scomotenrs pas l'ombre.T1 parait quo lex cadsvres sont aurivés à hon port à l'École do Médecine A Montréal, et que lex étodianta de l'endroit ont expédié à leurs confrères de Québec un accusé de récwptinn conçu dans les termes ew plus reconnaîssants.Bt, Zotique\u2014Lundi, 12 janvier, en la salle publique de la paroime, avaient lieu lex élections municipales de cette localité.M.lo socrétaire-trésorier en l'absence de M.1e Maire, prévidait.M.OF.Prieur, ex,maïre, donna des explhrations sur lex fore malités requises par lu loi sn pareille circonstance, Sur motion de M Wm, Fournier, épivler, socoudé par M.François Lalonde, l'an des principaux citoyens da lieu, furent élox et acclamés conseillurs par toute la foule, MM, Jean Bap- tiate Fliv, père, ot O.Fournier.Le aort venait à poine de faire sortir de charge ce dermer.A la nexston du Coaxeil du 2 du courant, los deux ceneeil- Jera élus, étalent axsermentés et prenaient leurs sièges.Puia Me Etienne Leblanc tils, de la rivière Beaudetie, était nnanime.ment réélu maire de St.Zotique.M.R.Méthot de lu concession Ste.Catherine, était aunei élu pour remplacer un des conseillers, qui a Inissé définitivement la localité.Les troiu autres conseillers qui n'ont polat eu d'élection à aubir cette annés, sont MM.Julien Lalonde, concession Ste.Catherine, Alex.Lalonde, concession Xt, Thomas, Alphonse Martin, rivière Besudettr, On se prépare à Québee à célétrer le 20 mars prochain, l\u2019anniversaire de le mort de St.Thomas d'Aquin, ce sers le sixième centenaire.U\u2019ne meuse solennelle sera chantée à la Cathédrale, il y aum sermon de circonstance par le Révd.P.Bourgeois, Dominicain de ls maison de St.Hyacinthe.Le soir, une séance sers donnee à l'Université Laval, le Révd.M.Louix Paquet est annoncé comme devant y prononcer na discours à l'occasion de In fête.Len Révde, P.Dominicains de St.Hyacinthe naturellement se font aussi un devoir, à l\u2019oconsion de ce centenaire, de payer un tribut d'hommayes à ls mémoire de St.Thomas, ce graud Saint, ee théologien illustre qui a été, lui aussi, un enfant de St.Do- mintjue, La fête à St, Hynclathe est fixée au 5 Mars.Le Révd.M.L.N.Bégin, du Séminaire de Québec, ust char- Ré du sermun pour ln circonstance, NOS GRAVURES.VOILA LA TEMPÊTE.Le brave marin cat à 5OD poste au premier éclat du tonnerre.La teinpôte commence et jetters peut-être à Is côte plus d'un navire dont il xe prépare à sauver l'équipage, 11 cat calme, mais sous sa large poitrine qui peut dire quelles émotions s'accumulent ?Sur lex côtes de Francu et d'Angleterre, les biteaux de sauvetage ont rendu d'immenses services.L'ANNÉE ANGLAISE DANS LE PAYS KNNEMI, Nous avons annoncé la fin «de la zuorre des Aehantis, qui w'est terminée par le triomphe des troupes anglaises.Ce prompt résultat clait péméralement inattendu.Un pensait voir les hostilités «= prolonger indéfiniment.L'Augleterre à rencontré duns cette guerre des difficultés auxquelles elle ne s'attendait pas, et ce n'est qu'après l'envoi d'un renfort puissant que le géuéral Wolseley est parvenu à soumettre les Achantis.| C\u2019est la seconde guerre que l'Angleterre fait en Afrique dans l'espace de trois années, et qu'elle mène à bonne fin.La guerre de l'Abysainie «t celle des Achantis rendrout le nom anzlais redoutable en Afrique.Nutre gravure représente l'érmée anglaise rencontrant, nou plus les soldats ennemis, Main une bande de tigres, Heureusement ceux-ci nosent l'attaquer, otfrayés par le nombre.LIN COUR D'ETAT EN KSPAGNE.Nous avons maintenant dex renseignements en abondance sur les événements espagnols.Le Timer à publié un récit fort pittoresque du coup d'état auquel a collaboré le général | Pavis Lorsque son aide de camp eut apporté la lettre par ln- quelle 11 était «njoint aux Cortés de se dissoudre dans cinq minutes, il y eut un moment de confusion indexeriptible.Les premières paroles que l'on put distinguer furent celles de Castelur.En répouse, «sûs doute, à Une quention de Sai- meron, il protests qu'il n'avait aucune connaissance du Message dont on venait de parler, «t ii déclara qu'étent encore virtuellement chef du pouvoir exécutif, puisqu'aucou autre gou- veruvment n'était instellé, il allait destituer et dégrader immédiatement le général Pavis.Apres discussion sur ce sujet, Salmeron s'écris que toutes lus nusaces d'opinions politiques devaient être oubliées en présence «lu danger qui imetaçait l'existence des Cortés, et que le meilieur moyen de coujurer Je danger était de confier des pouvoirs supremes et dictatoriaux à l'estelar, La pro d'applaudissements.quelques instants auparavant, renver coup d'état, n'y fit opposition.Alor plus extraordiusire, w'Il est possible, que lus précédentes.De tous lus côtés de ls l\u2019hambre les députés faimsient en mêtue temps sppel à l'astelar, le suppliaut d'user sos retard de nes pouvoirs dictatoriaux, de prendre à l'instant quelque mesure energique afin de sauver les Cortès.L'infortuné dictatear, aussitôt qu\u2019il put faire entendre wa voix, protesta qu'il était trop tard sition fut acceptée à l'utanitnité avec un tonnerre Pas un «les 120 députés qui avaient, astelar et précipité le C\u2019est alors que M.Salmeron proposs à svs collègnes de so faire tuer à leur poste.Cette proposition jeta un froid, et l'apparition des soldats de Pavis décida ces héros à obéir à ln nécessité.l'endant que lue républicaius français se Immentent sur l'attentat commis per le général Pavia contre les Cortes vou- voraines, il parait qu'd Madrid on est absolument enchanté de lui.La satisfaction est grande, écrit-on au Journal des Iébats, même parmi les vrais républicains amis de Castelar, Ile sont décidés à ne so mêler du rien pendant quelque temps, mais ils reparaitrout aux élections prochaines et «lounerout tout leur appui à la république unitaire, en insistant sur une décentrali- sution importante, pour ne pas démeutir leurs titres ce fécté- reux, Daus los cafés et les tavornes, le jour du coup d'état, on ue voulait pas recevoir l'argent des officiers et des soldats.Pavis se produisit Une secne | -\u2014\u2014- - - \u2014 - a bté acclamé plusieurs fois A son passage dans les rues.Lox femmes du peuple ne lui ont pas ménags les ovations, pas plax Que les hommes ; et je asia que lue damen de Mmtrid se proposent «lu faire au général un présent pour lui exprimer leur reconnsismance : il len a délivrées, en effet, de lu frayeur mor- tetle que lour in«piraient teu Intransigeants, Il convient d'ajouter que, contrairement aux uenzsx locaux, la partie de l'armée qui a dirigé le rononciaméento, t'a voulu nf emplois, ni grades, ni honneurs.Cet exemple ext rare par- tout-\u2014et surtout vu Expagne.Rien n'w manqué ni au plan ni à l'exécution ; tout n été prévu, aticun détail, tout minutieux qu'il fût, n'a été négligé, jusqu\u2019à faire porter les canons de montagne, qui devaient être braqués dans les principales rues, sur les épanles des soldats, pour ne pas faire de bruit sur le pavr : jusqu'à garnic les caissons d\u2019un certain nombre de garçounsen de poudre pour effrayer avant d'en venir & tn combat sérioux.Au dernier moment, le généml n'avait ouhiii qu'une chose .l\u2019ocenpation du t-légraphe ; mais, avant de rien entreprendre, la faute était réparée, Dex plans ni bien conçus sont toujours assurés du succès, ot los iutransiseants n'ont pu trouver le défaut de Ia culrasse par une vaison bien siinple, c'est qu'il n'y en avait pas BULLETIN TÉLÉGRAPHIQUE FRANUE.Faris, 10.\u2014Jules Michelet, l'écrivain francais, est mort.Paris, 10.\u2014La /\u2019atrie dit qu'une correspondance très vive dont où ignore la teneur, à été échangés récemment entre le gouvernement de Berlin ot celui de Washington.PTATS-UNIA.Washington, !:3.\u2014Une requête, couverte des signatures de 16,638 citoyens de la Californie, # été présent-e au Sénat, au.jourd'kui.Par cette requête, le Sénat est prié de moditier le traité passé avec ls Chine de manièr- à empêcher l'imwigra- tion chinoise.Washington, !3,.\u2014Le général Sheridan à télégraphié de New- York, que, vu les troubles qui viennent d'éclater dans l'Ouest et les outrages commis par les indieus, il doit partir immédiatement pour lea Territoires, pour se préparer à la guerre qu'il croit inévitable, ANGLETERRE.Londres, 10.\u2014Disraeli à prononcé un discours à Buckhiug- ham ce soir, ct duns lequel il f-licita ses électeurs sur le rénul- tat des récentes élections.Londres, 11.\u2014Jusqu'icf 254 conservateurs et Isv libéraux ont (86 élus comme membres du Parlement en Augieterre, 15 couservateurs vt 36 liboraux représentent l'Ecosse, 31 conservateurs et 44 libéraux ot partisans du « Home Rule\u201d ont remporté les succès électoraux en Irlande.Londres, 14.\u2014Jusqu\u2019 présent 6:38 députés out ôté élus, dent 342 contervataurs et 296 libéraux et home rulers.Les conservateurs ont gagné 55 sièges.Disracli et Harvey sout élus pour le Buckinghawshire Disraéli a requ 2999 voix ot won adversaire 1720.Le Stundurd dana son édition de ce matin dit qu\u2019il a raison de croire que le gouvernement résiguers lundi ou mardi jru- chain.Il est rumeur que Gladutoue se retlraut du ininistère sera élevé à la pairie.Londres, 14 \u2014Ls femme de James Authony Froule, est morte aujourd'hui.Londres, 15 \u2014Le #Ibséruer dit que le ministère se composers peut-être comme suit, Premier lord de la Trésorerie, Disrurli : Lord Grand Chuncelier, Lord Cairns; Président du Conseil, le duc de Buckingham ; Secrétaire de la guerre, le due de Richmond ; Prewier Lord de l'Amirauté, le comte de Northumber- land ; Chancelier de l\u2019Echiquier, M.finat ou M.Hubbard; Secrétaire de l'Intérieur, Gathorne Hardy.RUMK.| Rome, 12 \u2014Le Cardinal Antonelli est sérieasemsent malade, Le Cardinal Tarquini est aussi dans une condition dangereuse.| C\u2019est un de cardinaux récomument nommés pur le Pape.Londres, 12 \u2014La Bourse est vivement agitée et dos spécu- i \\ntions énormes se font aur les probabilités de la nomination de Dixracli an poste de Premier du nouveau gouvernement | 4 BIBLICHiIRAPHIES.| ert des Carrières de Jaumont, nu vol, in-12\u201415ctr,, ; franco par la poste, x.cents.Par M.A.de Latuothe.| Paris : Ch.llétiot, éditeur.Moutréal : J.B.Rolland et tile, rue St.Vincent.| Ce livre, qui mérite bien le nom de Roman historique conten.| porain, est appelé à prendre l'une des première places dans nos bibliothèques ; susri, vonlous-nons en donner une tdér à coux Qui ne le connaissent pas encore.Un capitaiur de Turkos quitte l'Algérie vu il habite depuis dix ans, pour venir dans son village uatal milieu de sa ta | mitle, we débarrasser d'une fièvre opiniâtre.Sa famille as com- i pus de sou pore, le brasseue Schaltz, de Mme Schutez, de denx sœurs dont ane mariée et de Georges.Nous ce toit ne trouvent encore \\arguerite, une orpheline, de vingt sus, recueillie par M.Schultz et Wilfried, un Prussien qui se donne comme converti au catholiciam: et qui tient les livres de la brasserie Pendant le cougé du capitaine, la déclaration de vuerre de ln France à la Prusse éclate comme une bombe au milieu de ce foyer painible.Chacun alors des personnages comtnence à jouer son rôle dan- ce graad drame de l'invasion prussienne.Wilfried est un vapion allemand ; le capitaine à peu pros gueri se met à In tête de ns compagnie, George s'ouxage dans un régiment de dragons ; Wilfried se tait naturalixer français et incorporer dans l'avant-garde du général Douay : M.Schultz se prépare à défendre vigoureusement ses foyers.Cependant lex événements se précipitent.Les Prussiens, avertis per Wilfried surprennent, 3 Wissemboury, le corps d'artuée du général Dousy.La capitaine est tué daus la mêlée La trahison de Wilfried est découverte, mais trop tard, La maison du brasseur est pillée et à moîtié brûlée par l'ennemi que guide l'ancien teneur de livres.Les personnages continuent à sé mouvoir, on les voit à Kt.Privat, à Jsumont.Wilfried, surpris par Guillaume est conduit dans les Cuc- ridres de Jaumont od Tousouf, Kabyle, soldat de ls compagnie 04 du capitaine, lui scie lentemeut le cou se vonger de ls mort dv son capitaine.pour Autant coîtu analyue est sèche, autant le drame est mouvementé, coloré ot vivant.A qui s'intéresse-t-on ?à la famille Schultz?A la France?A tous deux, jo cris, taut leurs malheurs sont confondus.Tet est le réaumé de l\u2019Ürpheline des Carrüres de Juumont, beau volume de 450 pages ot qui certes, par la foi et le patrio- fume duit respire, peut être placé en Léte des auvres de M.de othe.DE TOUT UN PEU.À propos du stæple-chuve des trois fauteuils académiques.Voilà trente ans, un jour, rue de Tournon, Jules Janin vit entrer chez lui un quidsm pâle, un inconnu effaré qui avait tout l'air d'un échappé de Bicôtre.\u2014 Monsieur, dit-il en s'adressant à l'auteur de Burasee, ren- des-mol un grand sers ice, \u2014Lequel, monsieur ?\u2014[mprovisez-moi quelque chose, une machine quelconque, prose ou vers, que je puisse exhiber et qui mu serve de titre pour aller à l\u2019Academie française.\u2014Soit, répoudit Jules Janin, qui devina tout de suite à quel toqué il avait affaire.Et il tit le quatrain suivant : .Les hannetons, fils du printemps, Vol se nourrissent de verdure, Font les délices des enfants Et l'ornemeut de ls nature.Le prince des critiques ajouts : \u2014BSignes ces vers et toutes les portes s'ouvriront devant vous.Le fou (c'en était un, mais c'était, avant tout, un pauvre diable) s'en alla droit au secrétariat de l\u2019Inetitut afin d'y présenter ses titres.Sur le vu du quatrain, M.Viilemain lui fit donner an secours de vent fraucs, et jamais le pauvre insensé u'avait vu tant d'arçent à la fois.Il à été connu vingt ans sous le nom de l'Homme qui à chante les hannetons.M.le comte de l\u2019aris va publier prochainement un ouvrage de la plus haute importance.C'est Histoire de la guerre d'Amérique, en deux volumes, Ornés de cartes et de plans que l'un achève en ce moment.Le plan de cut ouvrage a été conçu en Augleterre avant ls guerre de 1870, époque à laquelle il avait déjà reçu un commencement d'exécution.Bernadilie, le chroniqueur du Frunçais.raconte une charmante anecdote sur un des nouveaux cardinaux, Mgr.Régnier, archevèque de Cambrai.Non-seulement, c'est un prélat modèle et un écrivain si éminent que M.Villemain avait pensé à lui pour l'Académie, mais il a toujours eu et il à encore un esprit des plus fus.Dans ss jeunesse, 11 était pruviseur au col- lége d'Augers, g'und la duchesse de Berry, au cours d\u2019un duses voyages, fit annoncer ss visits à hospice des sourds-mucts d'Angers.La supérieure, toute bouleversée de cette nouvelle, consulte en graude hâte l\u2019abbé Régnier, alors vicaire-général.\u2014Que me conseillez-vous, M.l'abbé ?On dit que ln duchesse n'aime pas lus discours.J'ai envie d'installer un transpareut, avec une inscription.Mais laquelle ?laquelle ?\u2014Eh ! vous voilà biun embarrassée, riposte aussitôt le vi- vaire-général en souriant.Puisqu'il eagit de sourds-muets, écrivez : Duchesse de Herry, qui fuyes les harangues, Ne craignes rien de nous : nous n'avons point de langues.Une opiuion de Napoléon III.Dans sou livre intitulé: Blew, lune, et Rouye, M.F, Girau- deau, l'un des écrivains les plus avancés du parti impérialiste, cite les paroles suivantes de Napoléon III.L'empereur w'exprimait ainsi en 1871, à l'époque de la réunion de l'Assetablée : Bogense cc Une seule combinaison avait chance de réuveir : lu fusion ; «1 où l'eût tentée résolûment, à l'heure opportune, soüûs la pression des événements, c\u2019est-ù-dire à Bordeaux, avant Iu conclusion «lv la paix, elle pouvalt s'accuiaplir et ls France y eût alors applandi.Une pareile occasion ne se présentera plus, Peut-être fuut-il le regretter ! Si cette union s'était faite sans arrière.pensée entre les deux branches, leurs partisans, leurs doctrines, c'aUT fTÉ SANS DUCTE LA MEILLEURE dOLUTIUN.\u201c Les orléanistes se trouvaient anéantia, les émpr réalistes désarmés, car le comte de Chamburd, homme honnète, aimsut la France, voulant lebien, représentant comme moi le principe d'autorité, n\u2019eût pus trouvé parms eux d'udversuires sérieux ; qUADd à moi, J'AURAIS DONNÉ À MES AMIS LE CONSEIL DB EECONDER 5OX GOU- VERNKMENT.Le mal qui ous ronge depuis 1789, la multipli- cite «es partis, se fût trouvé de in sorte utténué autant qu'il peut l'être,\u201d Et comme je lui faisais observer que ls Bévolution de 89 avait placé lo remède à côté du mal on faisnot surgir nue dynastie populaire, destinée à observer leu autres, l'empereur reprit avec vivacité : « \u2014Oh! non, de mal ¢ été plus puissant que le remède.\u201d Une jolle aventure arrivée à M.Taine.Lui, il n\u2019a pas dû la trouver si jolie, mais c'vst un peu tant pis pour lui.* Hier, pénètre dans son cabinet, on ne salt trop comient, au individu à cheveux graisseux sous une casquutte sncore plus gralaseuse, parlant avec l'organe de Chapard, et ponctuant ses périodes par des bouffées de brûle-gueule, La figure de M.Taine exprime aussitôt un point d'exclema- tion efluré, \u2014bis-donc, citoyen, fait l\u2019homme, c\u2019est vrai que t'es un libre- penseur, un vrai ?\u2014 Certainement, répond M.Tuine embarrased, je.\u2014\u2014Haut pas faire de manière avec bibi, reprend l'homie; je vuis chef de groupe, enteuds-tu?Ks-tu libre-ponseur où nu Testu pas?.M.Taine, sentant qu'il avait affaire à an persunnage, so live et affirme d'un ton solennel : \u2014Je suis libre-penseur.\u2014Cest bien.Es-tu pour l'impératif ?\u2014Pardcn, pour?.«Pour lo mandat impéraif, \u2014Qul, dit M.Taine sn beissant la tête.\u2014Kb bien, reprend l'homme, pulsque tu es sthée of lapé- L\u2019'OPINION PUBLIQUE ratif, ou va faire quelque ch pour toi.Ta es candidat à \u2018 l\u2019Académie, je ne sais pas trop ce que c'est quo ton Académie, mais tu peux compter sur les voix du faubourg Antoine ! M 'Taine cseaye de balbutier quelques mots d'explication, \u2014Allous, dit son protecteur, fais pas tes manières.offre- mot un canon, et l'affaire est pesée ! ' Dans sa chronique de la Patrie M.Albert Delpit rapporte an ! touchant souvenir relatif au frère Philippe : i Un jour, vers 1838 on vint annoncer an R.F.Philippe qu'une personne dénirait être reçue par lui, Il demanda ls carte de l'iuconnu : elle portait ce nom, rayonnant alors: A/- phones de Lamartine.Ie poète illustre fut introduit aussitôt auprès de l'humble frère.Ils devaient s'entendre dès les premières paroles: n'étaient-ilu pas sussi grands l\u2019un que l'autre ?l'an par le génie, l\u2019autre par ls charité.C'était l'époque où Lamartine préparait une étude qui devait trouver dans l\u2019ins- | truction primaire un remède à la mortalité des enfants.Il venait demander au B.#.Philippe la permission de visiter quel | Ques-vus de ses établirsements.: Le supériour des ignorautins so mit & «vs ordres.I] poussa même la gracieuseté jusqu'à accompaguer le poète.Celui-ci était profondément triste.' \u2014Je comprends ce que vous deves souffrir, monsieur, lui dis le frère Philippe, et je vous plains, Lamartine venait de perdre ua fille.\u2014Pourquoi ne chercheriez-vous pas une consolation ?\u2014Je n\u2019en connais pas, mon révérend.\u2014Permettes-moi de vous en commuuiquer une.En souvenir de celles que vous avez perdue, faites le bonheur d\u2019un de ses enfants que voici.Quaud il sortira d\u2019ici, qu\u2019il trouve pro- Uction : vois aurez peut-être sauvé une âme.Lamartine, ému jusqu'aux larmes, serra ln main du frère Philippe et répondit sum plement : \u2014'accepte.Alors le supérieur général choisit uu cofant trouvé, sans famille, satus amis : Lamartine mit dix mille francs à son nom.Saves-vous qu'elle fortune wut vet enfant ?Il est mort colonel d\u2019un régiment de ligne, pendant ln dernière campagne.Le génie et ls charité avaient donné un héros à la France! Un Américain, homme d'esprit, M.Samuel W., réside à Paris depuis vingt-cinq ans.C\u2019est dire qu\u2019il nous connait autant et mieux que nous mêmes.Tout dernièrement, rue d\u2019Agtesseau, daus une svires vil se trouvaient quelques hommes d'état, il demaude à présenter une observation.\u2014 Messieurs, dit-il, vous cherches de nouveaux impôts et vous v'en trouvez pas, Il y cu a pourtant uu tout indiqué et qui ferait beaucoup de Lieu, socialement ot dusnciérement parlant.\u2014Luquel donc?\u2014Ce serait celui-ci : ** Article unique.Tout Français qui \u201c voudra parler politique paiers su Trésor uu droit de cing « francs par an\u201d Eh bien! de deux choses l'une: ou vous trouveriez cent millions dans ov décret, on vous y trouveries un calme universel vt réparateur.LES RUINES MON COUVENT THADUIT DB U'BSPAGNOL IAM M.LEON BESSY.(Suite) \u2014Non pas, répliqua le pilote; ais jo demanderai d'abord à ma mère de vouloir bien nous dire où croissent les trutfes.\u2014Bah ! répondit us tante, qui ne suit qu\u2019elles viennent dans la terre?\u2014Nullement, dit le pilote, ou du moins la règle n'est pas générale, car j'ai vu de mes yeux un arbuste qui portait une truils, et cela à une partie très-visible du tronc.\u2014Tu nous la donnes belle | dit ma tante.\u2014J'ai mes preuves, et je dirai de plus que l'arbuste qui produit ce fruit est un rosier, Mon oncle Narcisse poussa un grand éolat de rire, Je regardai Adèle, et voyant qu\u2019elle devenait pourpre, je crus qu'il était temps d'attirer sur moi l'attention.\u2014Je certifie, dis-je avec assurance, le fait de la trufte dans le rosier, et même je pourrais au besoin expliquer le miracle.Je remarquai un mouvement de satisfaction sur les traits de mon oncle paternel, sans doute parce qu'il Joyal avec plaisir que jo ne dédaigoais pas de me mêler À conversation.Adéle se remit, bien assurée que je wexpliquersis pus la véritable cause du prodige.\u2014Eh bien! s'éoria mon oncle Narcisse, où donc est le miracle ?\u2014Chaque fois, répondit le pilote, qu'ua avocat expert, ou apprenti, intervient dans une affaire, il s'opère infailliblement un mirsele.Comprenant que ces paroles 'sdressait à moi, je plongeai les yeux dans mon assiette et continuni de manger.\u2014Mais qu'y at-il de commun, demanda mon oncle maternel, entre un avocat et un miracle ?\u2014Pour moi, répondit le pilote, l'une des deux choses ne va pas sans l\u2019autre, et elles me parsissent identiques.Je n'ai connu qu'un seul avocat ; c'était à Séville, et j'ai été victime d\u2019un miracle de sa façon.[I s'aviss de me prouver que je lui devais ce que je ne lui devais point en réalité, et il s\u2019y pritde telle sorte qu'il vint & bout de son miracle; et même il le fit double, car il me fallut non-seulement lui donner ce que je ne lui devais pas, mais encore payer à un notaire une somme égale que je me trouvai lui devoir je ne sais comment.Cette brusque saillie provoqua le rire de mes deux oncles et de ma tante.\u2014Depuis cette époque, continua le pilote, du plus 19 Frvrien, 1874.ls voile au vent et prends le large; que si, malgré cette précaution, il venait à entrer dans mes eanx, je lui donnerais sur l'heure tout ce qu'il me demanderait, pour n'avoir pas à payer le miracle double.A ces mots, les rires devinrent plus bruyants.Mais le pilote, voyant que je restais sérieux, ajouts presque aussitôt : ; \u2014Je suis cependant bien loin de croire que tous les hommes de loi sachent faire de pareils miracles, et puisque Manuel se destine à cette carrière, je l'excepte dès maintenant de ma règle générale.\u2014 Pourtant, dit mon oncle maternel, Manuel nous « parlé tour à l'heure d\u2019un miracle qui pourrait bien être son fait.\u2014Non pas, dit Adèle prenant à son tour ina défense, car c'est moi qui ai mis la vrutfe dans le rosier.\u2014Bravo { reprit le pilote; à dater d'aujourd'hui, j'a dopte pour pavillon des truffes mariées avec des roses, \u2014Mais quelle idée svais-tu d'aller nichsr une trufte dans un rosier ?dit ma tante en s'adressant à «a lille.La demande était beaucoup trop naturelle pour ne pas déconcerter Adèle, et moi en môme temps, l\u2019ar bonheur, mon oncle paternel nous tira d'enibarras en faisant à su femme une autre question.; \u2014Et quelle idée as-tu done eue toi-même, lui dit-il, d'accommoder ensemble «les truffes et (les pigeons ?On venait en effet de servir un plat de pigeons sux truffes.\u2014Il me semble, répondit ma tante, que les truttes et les pigeons ne vont pas si mal ensemble.\u2014 Les deux choses s'accordent, au contraire, parfaitement, dit le pilote.Quant à moi, j'aime beuucoup mieux les trutfes avec les pigeons qu'avec les roses.\u2014C'est ce qui s'appelle batte en retraite, dit mou oncle Narcisse ; et le pavillon ?\u2014Je m'en tiens à mon dire, reprit le pilote, et mon ns vire manquera plutôt de gouvernail que de sw nouvelle enseigne.À la pointe la plus élevée de la mâture, on verra Hlotter une guirlaade de truffes et de roses; mais j'aurai soin aussi que, sur lu table, les truffes naviguent de compagnie avec les pigeons.\u2014Pour parler de ce jui nous intéresse le plus, et si tu me permets de répéter tes expressions, dit mon oncle Narcisse, quand te donnerai-je ma bénédiction, pour que tu puisses naviguer de compagnie avec Adèle?\u2014 Plutôt aujourd'hui que demain, répondit le pilote.\u2014 Nous serons obligés d'attendre encore quelques jours.dit mon oncle paternel : et je le regrette beaucoup, parve que Manuel ne pourra être des nôtres.\u2014Doit-il sitôt partir?demsnda le pilote.\u2014Il le faut, pour qu'il arrive à temps à l'Université, dit mon oncle en m'adressant un regard attable et signiticatif.\u2014Quel sers donc le jour du départ\u201d demanda ms tante.\u2014Dernain, répondit le père d'Adèle.x.Quelques heures auparavant, ce toot\u2018: demain \"\u2019 pru- noncé par mon oncle, ot se rapportant à mon départ, m'aurait peut-être plongé dans le désespoir; mais quand je savais à n'en pas douter que ma seule présence pouvait maintenant troubler la psix d'une famille honorable, quand j'avais reconnu qu\u2019à peine étais-je assez maître «le moi-même pour me contenir à ls vue de ls fraternelle tendresse d'Adèle, et quand ton oncle respectable 1n'avait fait sentir avee une extrême indulgence toute Li gravité de mes devoirs\u2014au lieu de :ne répandre en plaintes, j'aurais volontiers dit avec le pélote, quoique dans un sens tout à fait différent : *» Plutôt aujourd'hur que demain.\u201d Après le diner, je voulus aller dire un dernier adieu à mes promenades favorites.Je commengai par I'eninitage Saint-Telme.Je croyais que le vent qui soutlle pres ue constaminent sur ces hauteurs calmerait un pou l'ardeur de mon front brûlant.Je fus trompé dans mon atteate ; la soirée était magnifique, le ciel pur; les fouillages imuiv- biles ; la mer paisible ne poussait sur ln plage que quelques vagues caressantes qui baignæent doucement lu mousse des rochers; on entendait au loin le chant des oiseaux.Ce repos de ls nuture ne me lit que plus vivement sentir la tempéte qui agitait moa cur.Les larmes m'auraient svoulsgé, mais je ne pus pleurer.Pendant quelques instants, je courus de côte et d'autre comme un insensé au milieu des précipices que je reinarnuais à peine.Je redernandais aux feuilles et aux rameaux des arbres leurs plaintifs murwures, à l'air les géunissements avec lesquels il luttait parfois contre ces collines, aux ravins désséohés les courants que j'avais vus rouler avec impétuosité dans leur lit, aux vagues leur bianche écume et leur aifements aigus, à toute la nature quelqu'uue de ses agitations terribles, qui fût en harmonie avec le trouble intérieur qui me dominait.Et voyant que rien ne répondait à mes invocations, je promenais de tous oôtés des regards effarés, et m'écriais avec ua rire convulsf: * la nature se meurt : elle se meurt sans remède, puisquelle 8 perdu le sentiment.\u201d Je croysis sentir avec uae force extraordinaire, mais il n'en était pas tout & fait ainsi.J'étais ea proie à une lutte de sentiments contraires qui »e disputaient l'empire exclusif de mon être.Cétaient, d'un oôté, ma tendresse pour Adele, jrinte 4 un vague desir de vie.de bonheur et de gloire ; de l'autre, l'idée qu'elle n'uvait fait que me donner des marques de cet in- térêôt familier, calme et prouque froid que l'on remarque entre des proches; que sa contiauce à mon égard n'avait pas étè plus Intime qu\u2019elle n'eût pu être envers une amie ; que son éloignement pour le mariage n'était que l\u2019indif- érence naturelle à une jeune tille élevée avec réserve.Lui avain je fait, pour ma quelque tendre contidence, et nos témoignages d'amitié avaient-ils été autre chose que des jeux \u2018l'enfants ?Quelle importance avaient Ia cul: ture de nos fleurs, les bouquets que nous nous offiions mutuellement, les guirlandes que nous dessinions en commun, eb l'échange innocent de quelques emblèmes 7 que j'aperçois le pavillon d'un homme de loi, je tends loin Adèle était ma cousine, el rien de plus, et moi, j'étais un insensé qui (lemandais à Adèle ot à l'E)céan, sux vents et 19 Fevrier, 1874.à la montagne, une réponse aux agitations.de mon ème.Puis je me comparais au ilote, qui, avant de s'adresser à un ange pour le prier d'être son aoucierñ dans la vie, s'était rendu digne de ce bonheur par une.conduite honorable et un travail constant.Et alors je me rappelais ma conversation avec mon oncle, et les paroles si simples, mais en même temps si vraies et si touchantes qu'il m'avait adressées.Pouvais je payer de Ia plus monstrueuse ingratitude lea bienfaits inestimables dont i] m'avait comblé ; pouvais-je, sans noirceur, souiller, ne füt-06 que par la pensée, les cheveux blanca de l'homme vénéravle qui avait été mon second père ?Fuyons donc, m'écriai.je, &b ! fuyons loin de ces lieux dont la vue est pour moi un tourment.C'est ici que se dissipent pour jamais les illusions de mon enfance.Elles ne reviendront plus, les heures délicieuses que j'aimais à passer sur ces rochers, plongé dans mes profondes in *lan- colies.Ca sentier, c'est moi qui l'ai frayé sur les herbes de ls colline.J'ai vu d'ici les efforts que faisaient les pauvres pêcheurs pour ne pas frustrer, eu revenant à la lage.les espérances, de leurs familles.Combien de fois a lune ne m'a-t-elle pas surpris à cet endroit, flottant entre le sommeil et la veille et m'abaadonnant à mes vagues tristesses ! Ces pins qui maintenant refusent pres.sue de me livrer passage, je les ai vus naitre: un jour, uand ils pourront me prèter leur ombrage, je serai loin, trop loin pour en jouir.ais un sutre en profiters, et du noius ils serviront à quelque chose.Et moi, hélas ! à qui seruia-je utile dans la vie ?Ici j'avais coutume de reposer sur les gazons ma tête fatiguée.Là, je m'eu souviens, je fus surpris par une tempôte ; je vis les nuages s'attirer de divers points de l'horizon et s'amoncaler au-dessus de ma tête, comme pour m'effrayer par les grondemnents redoutables qui s'échappaient de leurs flancs: mais, ravi duns la contemplation de cette scéne grandiose, je restai immobile, at j'eus le plaisir de les voir se déchirer et se disperser en mille éclats par la-violence même de leur lutte, Ah! qui me rendra le calme des moments délicieux que je passai en cet autre lieu! C\u2019est ic: que j'ai tant pensé à elle, aux emblèmes que je voulais lui offrir, au sena de ceux qu'elle m'avait elle-même offerts, et surtout à la transformation que je voyais s'opérer graduellement dans sa personne.Qui donc la rendait de jour en jour plus belle ?Qui donnait à sa taille ces gracieux contours, à ses joues leurs teintes de rose, à ses yeux Ce regard si tendre, à an voix cette douceur ineftable qui avait tant d\u2019empire sur mon âme?C'en est fait, je ne l\u2019entendrai plus ! Bt quand je serai abreuré de toute l'amertume de 1nes chagrins, quand tous les instants «le ma vie seront empoisonnés par de douloureux souvenirs, en vain de- manderais-je aux brises matinælles d'apporter jusqu'à moi ves accents qui me furent si chers.\u2018\u2019h! heureux qui pourrs les recueillir ! Noyé dans ces sentiments et ces pensées, je m'étais as- ais entre deux jeunes arbres qui mé cachaient presque entièrement, quand 1l me sembis entendre à quelque distance cette voix mélodieuse après laquelle soupirait mon oœur Je mo demandai d'abord si ce n'était pns une illusion, et si la puissance de mes désirs n'avait pas seuls fait vibrer de nouveau à mon oreille des échos depuis loog- temps assoupis.J'écoutai avec attention, et je distinguai un bruit qui s\u2018approchait.Au même instant j'entendis la voix d'Adèle qui disait - \u2014Je l'ai aperçu de l'ermitage près de ce bois de pins; il n'avait pas beaucoup d'avance «ur nous.\u2014Sais-tu, dit une autre voix que je reconnus pour celle de ma tante, que je suis barassee d'avoir franchi tous ces ravins?II faut convenir que Manuel a «les goûts bien extraordinaires.\u2014En tous cas, il ne peut être trés-loin maintenant, reprit Adèle ; car le gardien de Samnt-Telme nous dit l'avoir vu s'arrêter au pied de cette colline.\u2014Eh bien ! dit ma tante, appelle-le, ou cherche-le, mais hâte-toi.Quant à moi, je n'irai pas plus loin et je vais m'asseoir, \u2014Puis qu'il faut absolument que vous vous reposies quelques minutes, dit Adèle, faites-le ici, duns celieu découvert et sur ces gazons.Laissez-moi d'abord étendre ce mouchoir.Maintenant, mère, assoyes-vous, mais ne vous endormez pas, et si j'appelle, répondez-moi.Je vais monter sur la colline: si je ne l'aperçois pas, je l'a- pellerai ; en un moment je vous rejoins.\u2014 Va donc bien vite, car il faut que nous soyons à la maison avant que ton père, ton oncle et le pilote soient de retour de leur promenade.\u2014Je reviens À l'instant, répondit Adèle, Aussitôt j'entendis le bruit des branches qu'elle écartait en graviesant cette pente sur laquelle sa mère aurait en vain essayé de la suivre.À peine pouvais-je me contenir en voyant qu'elle se mettait ainsi à ma recherche.Je fus d'abord tenté de m'élancer à an rencontre; mais pensant bientôt que je devais le lendemain me séparer d'elle pour toujours, il me parut que c'eût été augmenter l'amertume de mes souvenirs que d'y ajouter celui de quelques moments de plus passés dans de ravissantes illusions.Laissant donc retomber ma tête eur ma poitrine.je demeurai immobile et plongé dans la rêverie.Quelques paroles sympathiques de plus ou de moins, prononcées mon oreille, me dis-je, me débarrasseront-elles du poids de mon infortune?Non ! je ne veux donc ni la voir ni l'entendre: qu\u2019elle reste ici avec sa candeur et ses grâces innocentes, puisque je suis destiné à respirer un autre air que le sien, el à contempler d'autres fleurs que celles qui lui donnent leurs parfums.En ce moment je n'entendis plus rien.Il s'éleva un vent frais, que j'avais appelé de tous mes vœux et qui me fit très-grand bien.Je lui présentai à découvert mon front brûlant, Et tandis qu'il passait en rendant des sons plsintifs et en faisant voltiger mes cheveux sur ma tate, il me semblait que le monde n'existait plus pour moi: tout mon être était plongé dans una sorte de ravissement, comme si ce léger souffle eût emporté, à mesure qu'elles se formaient, les émanations fugitives de mes pensées et de mes douleurs.Je ne sais combien de temps jo demeurst sium, car.me lassant entin de contempler une mer sans vagues et un ciel sans nuages, je fermai mes paupières pour n'être plas attentif qu'aux harmonies des brises.Celles-ci apportaient de temps en temps à mon oreille comme un Tague murmure de feuilles et de branches froissées, ou lo choc à peine perceptible d'une pierre qui roulait eur la pente et allait tombe: dans Ia mer.Far moments, l'air semblait imiter autour de moi, tantôt un bruit de pas légers, tantôt les échos d\u2019une voix eonnue, tantôt même l'agitation des plis d\u2019un yétement.Habitué que j'étais à me complaire dans ces jeux fantastiques des vents, je savourais en silence la tendre mélancolie qu\u2019ils faisaient naître dans mon âme.A Is flu je laissai aller ma tête contre une branche d'arbre.Ce mouvement ébranls sans doute quelque autre branche voisine, ou peut-être ma nouvelle position fit arriver plus distinotement les aons à mon oreille, car, dès cat instant, il me semblit que tout s'agitait autour de moi, que lex arbustes étaient poussés les una contre les autres, puis se séparaient et se rapprochaient violer- ment, et je crus mème entendre une sorte de soupir profond et comprimé.Alors tour redevint calme: seulement je rentis comme une feuille tendre, très-lisse et humeo- tée d'une douce rosée, se poser sur won front.Fa frai- cheur me parut extrémement\u2018suave, et je ne voulus pas d'abord y toucher; mais bientôt, craignant que le vent ne vint à ls soulever et À l'écarter, j'y portai vivement la main.Je retirai cette muin en frémissant.car ce que j'avais touché n'était point une feuille, et j'allais pousser un cri et me lever, quand, en ouvrant les yeux, j'aperçus tout à coup Adèle à oôté de moi.L'effroi se peignait sur son visage, tandis qu\u2019elle éloignait de mon front as main que j'avaie repoussée avec une sorte d'horreur; mais je vis bientôt eatte première impression a'etfacer et faire place à une animation née du plus vif intérêt, à mesure que xe dissipait aussi la frayeur qu'elle avait dû lire dans mes premiers regarde.Elle était là près de moi, plus gracieuse que je ne l'avais jamais vue, plus belle en sa me- lancolie, plus animée par ls fatigue mème, et plus attrayante au milieu de la solitude qui nous entourait.Derrière nous et de chaque côté de nous le voile des feuillages ; sur nos têtes la tente azurée du ciel, et à nos pieds, jusqu'où pouvait s'étendre la vue, le vert tapis d'une mer tranquille De quels charmes Adèle ne me semblait-elle pas embellie! avec quelle complaisance ne devais-je pas reposer mes yeux sur elle.quand j'étais convaincu que ces regards étaient les derniers qu'il me serait donné de lui adresser ! Mon attention prolongée, le lieu, notre silence, l'alar- mérent sans doute, car tout à coup elle baissa les yeux avec une expression de crainte, et il me sembla qu'elle faisait un mouvement pour s'éloigner.\u2014Que fai~-tu ici?me dit-elle a deri-voix, viens vite avec nous.\u2014Nous ne nous reverrons plus, Adèle, lui répondis-je d'un ton plus bas encore, en prenaut ss main que j'avais peu auparavant repoussée.\u2014Nous te cherchons, ajouta-t-elle en s'eftorçant doucement de dégager ss main.\u2014C'est ici le dernier instant de mon bonheur, conti- nusi-je comme si je me fusse parlé à moi-même, \u2014Dis-moi donc si tu es éveillé, reprit-elle, et ne m'effraie pas en me regardant ainsi.\u2014Adéle, lui dis je, demain, à cette même heure, je serai bien loin de toi.\u2014Laisse-moi, Manuel, et allons-nous-en, car ma mère nous attend.En disant cela elle tit un effort et parvint à retirer ss main; mais dans ce mouvement un de ses pieds ayant gliseé sur l'herbe humide, elle chancela un instant su bord du précipice, et elle allait rouler sur sa pente, si je ne l'eusse rapidement saisie par le bras, ce qui fut cause que nous tombâmes tous deux à la fois.L'idée du dau- ger qu'elle venait de courir, la fièvre qui ine consumait et le voisinage de cette beauté admirable, firent que je m'oubliai au point d'imprimer mes lèvres sur mon front eandide.Dois-je rappeler ici qu'avant d'appartenir au oloitre, j'ai reapiré l'air du monde?Adèle se releva précipitamment, commie si elle eüt senti le contact d'une flamme.\u2014Mère, n'écria.t-elle d'une voix pénétrante et qui semblait implorer du secours.Je restai immobile, en proie À un trouble profond.Mon délire venait d'arriver à son eomble, et rentrant tout à coup en moi-même à la vue de la terreur qui était empreinte sur le visage d'Adèle, je la laissai aller tremblant et couvert de honte.Nous entendimes slors la voix de ma tante : \u2014Adèle, Adèle, qu'y a-t-il7 où es-tu?\u2014A'e n'est rien, mère, j'ai glissé, répondit Adèle, Mais elle ajouta ensuite à voix basse en s'adressant à moi et en me regardans d'un air indigné : \u2014Maintensnt, Manuel, je ne t'aime plus.Et je la vis s'éloigner.Mais bientôt, ayant sans doute pitié de mon égarement et ne voulant pas m'abandonner à moi-même dans cette solitude, elle se retouras de mon côté en criant : \u2014Venes, mère, le voici, je l'ai trouve.\u2014Où êtes-vous «lone, que je ne vous vois pas ?dit ma tante en se rapprochant.-À droite, répondit Adèle, allant et venant pour lui indiquer le chemin, «t comme si, en même temps, elle eût craint quelque acte de désespoir de ma part ; prenez 0e sentier.\u2014-Quel chrétien peut s'aventurer sur ces rochers où des chèvres grimperaient à peine, at veux-tu que je devienne aujourd'hui la pâture des poissons?demandait ma tante en montant toujours.\u2014Ne regardez point en ban et tenez-vous aux branches, disait sa fille ; prenez garde à c6 maurais pas ; c'est cela, venez.\u2014Je voudrais bien savoir ce que faisait l'écervelé en un il Lieu, dit ma tante.\u2014 II dormait, répondit Adèle.-En efiet, ce Lit de ronces eat trés-commode pour faire la sieste, continua ma tante en arrivant à la place où nous étions.L'OPINION PUBLIQUE.96 \u2014\u2014 - Lee es \u2014\u2014 \u2014 \u2014Je devrais bien te tancer d'importance, ajouts-t-elle en me prenant par le bras; n'as-tu pas un lit à ls maison?et ne peux-tu pas voir de 1a, tout comme d'ici, le ciel et ls mer, sans risquer de te rompre le cou et de te le faire rompre aux autres?Si pourtant le pied t'avait manqué, asinte Vierge! où en serinns-nous?Va, tu mérites vraiment que tout le monde te traite comme un fou et que personne ne s'occupe de toit voysat que je l\u2019écoutais en silence sans changer de position, elle se pencha vers moi, et, mettant ses mains sur ma tête, elle continua : -Mais voyes comme il n'est arrangé les cheveux, et comme il et devenu pâle ! avec cala il « pleuré, le pauvre garçon ! Allons donc, simple que tu es, l'Université tu auras beaucoup plus de distractions que nous n'en avons ici: mais qu'est devenu ton chapesu?je gage que la vent te l\u2019a emporté : quand je dis qu'il n\u2019eat pas possible de te faire entendre raison; Jésus Dieu, quelle tête! Tiens, le voici, ton chapeau ; ramasse-le, et allons nous- en, ear Je journée.tire à sa fin © me levai, pris mon chapeau, et fis quelques en eval.p P quelques pas \u2014Je crois que tu dors encore, dit ma tante; allone, secue-toi un pou, si tu ne veux pas rouler daus ces fondrières.A cette expansion de tendresse de mon excellente tante je ne répondais que par monosyllabes, ou par quelque mouvement de fête, ou en faisait ce qu'elle souhaitait.Je savais que j'étais indigne de pareils témoignages de bonté, et, honteux de moi-même, je n'osais lever les yeux.Le regard d\u2019indignation qu'Adèle m'avait adressé, et les paroles par lesquelles elle m'avait fait entendre que j'a vais perdu son estime, me semblaient un arrêt aussi juste que terrible.En même temps la générosité dont elle usnit à mon égard, ln grandeur l'âme avec laquelle elle paraissait oublier devant sa mère l'offense qu'elle avait reçue, et l'intérêt compatissant qui l'avait portée à ne pas m'abandonner en ce fatal moment, mettaient le comble A ma confusion.Je la auivais en tremblant ; une fois je tis etforc sur moi-même pour lui demander d\u2019une voix à peine intelligible ai je pouvais espérer mon pardon, mais elle feignit de ne m'avoir pas entendu ; et, depuis ce moment, elle eut soin de marcher à côté de sa mère, même dans les passages les plus difficiles.Et quand le sentier trop étroit l'obligeuit de faire autrement, si elle me voyait derrière, elle passait aussitôt devant, de manière à mettre toujours sa mère entre nous deux.\u2014Vous êtes bien silencieux, nous dit ma tante quand nous fâmes près de l'ermitage ; je crois que cette course pénible que vous appelez une promenade, n'aura profité à aucun de nous trois.Je vous dirai, quant à moi, que si j'ai quitté la maison très-alerte, j'y retourne tout à fait exténuée.\u2014Franchement, Je me sens aussi trés-fatiguée, mère, répondit Adèle.-\u2014Ne t'avais je pas dissuadée d'escalader cette maudite rampe, répliqua ma tante, et, enfin de compte, que t'u servi d'éveiller Manuel?Nest-il pas aussi endormi maintenant que quand tu l'as trouvé * Après toutes les peines qu'il nous a données, tu vois le peu de cas qu'il fait de nous, puisqu'il n'a pas même daigné nous adresser une parole.\u2014Je vous pris de me pardonner, car j'ai ce soir le cœur très-oppressé.dis-je en regardant la mère, mais en par lant surtout pour la fille.\u2014Sois sûr de ton pardon, mon fils, me dit ma tante, puisque tu le demandes si tendrement.Nous gravissions alors tous les trois À la file un sentier resserré qui conduisait au petit plateau sur lequel est situé l'ermitage.Te laissai passer ma tante et Adèle, et comme celle-ci marchait derrière aa mère, je lui dis : \u2014-Pardon, Adèle, pardon.\u2014'est & Dieu que tu dois le demander, et non à moi, répondit-elle, \u2014Nous avons fait le plus difficile du chemin.disje à ma tante quand nous arrivâmes à l'ermitage; maintenant le sentier est moius rude et va toujours en descendant : si vous me le permettez, je resterai ici jusqu'à l'heure «du souper.-Quand tu demandes quelque chose de si bonne grâce, me répondit-elle, on ne peut te le refuser, Mais tâche d'être exact.Et je les vis s'éloigner sans qu'Adéle se retournät pour me regarder. MONTREAL.5-1-131-293.5 ; SIROP DE GOMME D'EPINETTE SIROP ROUGE DE GRAY.La offets de ls Gomme d'Eplnette Bonge dans les maladies des Poumons et de Gorge, que las Toux, le Rbume, l\u2019Asthme, la Bronchite etc., font vraiment étonnants.Dans cette prépara- jon, toutes lon excellentes propriétés de ls (Jomme usemont liées., Fox A par bouteille.Ave ches tous Tes pri x pharmasiens de Canada.Kogroseten détatl ches le vré; ar RRRYŸ R.@RAT PRARMACTE#, 144 Rue Bt.Laarens, +m Mowrauar.(Wtabli en 1454.) $580,000 VALANT CONSISTANT EN HARDES FAITEMS.DRAPS, \u201cTW \" CASIMIRES, CRAPEAUX, Hadilements faits à ordre, aux pri ion \u2018ptas réduite et avec prompti Une visite est solicités.K.DÉZIE, Te 181, Rua Joseph yg) Fr jour.Agents demsadés | Hommer on femmes, jeunes + y de toutes les classes peuvent faire plus ° d'argent avec nous temps perdu, que dans toute Pa PTE TIEON & oh shi Ader NOUVEAUX MOULINS A LAVER COUVKRTE ET CONSERVANT L'EAU CHAUDF DURANT UN LAVAGE, MAOHINES A TORDRE.MACHINESot FERSa GAUFFRER x7 4 GLACER, 8ECHOIRS, etc, arc.L.J.A.SURVEYEX 55.RurCrase.Monvazan.4-Mm COMPAGNIE POUR LA MISE EN BOÎTES DES FRITS.DE GRIMSBY, ONT.ES sonls emballeurs canadiens de fruits et légumes «ans des boîtes harmétiquement fer - sen In Puissance.Leurs effets mont ce qu'il 5 x offert aux consommateurs, étant tou Jours de ls meilleurequalité.Domandes-en à votre épicier.Hil n'en à pas on mains, demander-lui vous lee procurer.be listen de prix fournies au commerce roulement, sur dermande.Wu.FORBES.pre ee L'INTENDANT BIGOT.PAR JORRPH MARMETTE.BROOBURE DE 94 PAGES GRAND ro.Prix : 26 Oentina- Una remise libérale cet faite aux Labraures et aus Agents.B.wats.lin 8'adresser 2 G.B.Drasa a tréal.RENE ET PP nee d'Armen, àt ne tt Antoine.Montreal Montreal.Lave "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.