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Titre :
L'Opinion publique
Comme son jumeau de langue anglaise (le Canadian Illustrated News), L'Opinion publique (1870-1883) est une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle. [...]
Certains affirment que L'Opinion publique n'était qu'une traduction française du Canadian Illustrated News, mais c'est une erreur. Il est vrai que les deux hebdomadaires appartenaient à George-Édouard Desbarats (1838-1893) et que certaines illustrations, et même des articles, paraissaient dans les deux publications, mais l'équipe éditoriale et les collaborateurs n'étaient pas les mêmes et les deux périodiques fonctionnaient de façon indépendante l'un de l'autre.

Le Canadian Illustrated News paraissait depuis deux mois quand le premier numéro de L'Opinion publique fut publié le 1er janvier 1870. Il va de soi que, contrairement à son frère de langue anglaise, L'Opinion publique était surtout diffusée au Québec. Ses articles illustrés mettaient l'accent sur les événements qui se passaient au Québec ou qui touchaient les Québécois, comme le séjour à Rome des zouaves pontificaux.

Du début à la fin de l'année 1873, Laurent-Olivier David (1840-1926) occupe le poste de rédacteur en chef. Bien que Desbarats, David et les autres membres de l'équipe fondatrice se soient mis d'accord pour produire une publication non partisane et impartiale, les textes de David et de ses amis reflètent leurs idéaux nationalistes et libéraux, si bien que le magazine apparaît comme l'organe du Parti national. Après la démission de David, qui fonde son propre journal, L'Opinion publique devient une publication plutôt littéraire et de vulgarisation scientifique, avec des collaborations d'Henri-Raymond Casgrain, de Joseph Tassé, de Benjamin Sulte, de Louis Fréchette et de plusieurs autres. Les lecteurs s'arrachent les numéros qui offrent des dessins d'Henri Julien (1852-1908).

Les illustrations constituaient le principal centre d'intérêt de L'Opinion publique. Les méthodes de reproduction de dessins et plus tard de photographies (voir la présentation du Canadian Illustrated News) ont contribué à faire de L'Opinion publique une source unique pour toute étude iconographique du Québec du XIXe siècle.

Comme son jumeau de langue anglaise, L'Opinion publique, qui ciblait un large auditoire, ne put survivre à la concurrence d'une presse beaucoup plus spécialisée. Les deux périodiques disparurent de la scène à la fin de 1883 après avoir été les précurseurs de la presse illustrée du XXe siècle.

Références

André Beaulieu et Jean Hamelin. La presse québécoise des origines à nos jours. Tome 2. Québec, Presses de l'Université Laval, 1975. p. 145-150.

Galarneau, Claude, « Desbarats, George-Édouard », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1883
Contenu spécifique :
jeudi 4 novembre 1875
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

L'Opinion publique, 1875-11-04, Collections de BAnQ.

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[" Vor.VI DOCUMENTS INÉDITS RELATIFS ao TOMBEAU DE CHAMPLAIN * L La traduction snglsise des voyages de Champlain qui se poursuit, en ce moment, sous la direction de la Société Historique de Boston, a attiré l'attention de plusieurs érudits américains sur les recherches qui ont été fuites, il y A quelques années, pour la découverte du tombeau de Chimplain.On a examiné et comparé les brochures qui ont été publiées sur cette question ; mais les preuves apportées de part et d'autre n\u2019ont pas paru concluantes; et l'on émet encore des doutes sur l'endroit précis où furent dépo-és les restes du fondateur de la Nouvelle France.Plusieurs personnes nous ayant éorit pour savoir si nous pouvions fournir d'autres renseignements sur oe sujet, nous croyons utile de faire connaître certains documents inédits que nous avons en main, et qui avaient échappés à nos premières recherches.Nous devons dire tout d\u2019abord que ces pièces authentiques semblent de nature à déconcerter plus d'une idée préconçue, à remettre en question certains faits qui ps- raissaient bien établis.Le lecteur va en juger par lui-même.Il En dépouillant, aveo mon ami, le regretté M.Laverdière, les papiers originaux que M.Faribault à légués à l'Université- Laval, nous avons trouvé une pièce importante pour la question qui nous occupe.Elle porte pour susoription ces mots écrits sur le revers de La feuille : Une p'ace située dans la grande place de Quebecy reserve par M.le Gouverneur, Voici la copie textuelle de ce document : Louis Duilicboust lirutensut général du et gouverneur dans toute l'estendue du ran ® L'archént t l\u2019hi toire = baie Fy à MATIERE Eu la certitude ir ?3.tions polity ues, Mal- base di aridité, les recherches exige ont an on ran pour osux bet Se chose plus sie, +0.oné Importance premierordre ire d\u2019un peuple où oelle sure Pa; Geto fai des mogumeuts 1a temps passé que 3 trouve souvent d jos [a ts {gnoré Paontecuvée, seu ce et dont Pesisionse canadien y ah de, werme toute une sé uetions qui, elles- m hang Ane « de avai rooporches, ou: jaisent à précisuses trouvailles.uestion à laquelle Ma.l\u2019abbé in Tang sonessré I te NI doutes A Se lies ies Lointéer dot Home ge Ps ro pe Notes trouver æ \u2018emplacement véri 4 shagalle ae Ohampli pouver nu PE ne rentes ste 3 Fou page Ly Fi ER MONTREAL, JEUDI, 4 NOVEMBRE 1875 Fleuve Salnct Laurens en la Nouvelle France rivière et lacts y descendants et lieux quy en dependent.En vertu du pouvoir a nous donné pnr Messieurs de la compagnie de la Nouvell: France et soubs le bon plaisir d'icells, en faisant la distribution d'une place situé dans l'enclos de Quebecq.Nous nous sommes reser:é une place ritué dans le dict ennlos contre lu chapelle Champlain contenaut uug arpent du terre ou environ tenant du costé du nord est à ung chemin qui court sud guest et nornuest nuy est entre Ia dicte terre et lea terres de l'Eglise paroissisle de ce lisu I\u2019 utre costé an soro'lest aux terres non concedées d\u2019ung boust au norouest & ung chemin plésunts quy ent entre la dicte terre et les terres de Jehau Costé d'autre au eud sued à ung chemin qny est entry la dicte terre et la d Chapelle Champlain (ici les mots ia d Chapelle C'iamvlain sont ra.tnrées «t remplacés ente-lignes par 1-4 mots 1a Grand place) pour en jouir par nous da dict arpros de terce ou environ nos succusseurs on ayant cau-e 8 toujours pl-inument et vaisible- ment sux charg s qu'il plaira a messl ura de la dicte co npagaie nous ordonner, ficte au fort 8:inct Louis de Quebecq c + dixiesme jour de feburier mil six cent quaraute nenf DastuLEnoor Quel endroit ocoupait dans l'enclos de Québec cet arpent de terre que s'était ré- aorvé M.D'Ail'ebout?L'acte de vente de cette même réserve que nous sommes parvenus à trouver dans les archives du Greff- de Québec, sert à déterminer son emplace ment.Voici cet acte qui porte pour suscription les mots suivants : Contract de rente foncière dele par Jean Jobla & M.Ls.D'Alllebout\u201430 juin 1438, Par devant Jean Baptiste Peuvret notaive en |- Ia Nouvelle France et trsmoins sons-iznes fut présent en ra personne messive Louis D'aille- boust chevalier seigneur de Conlonges gouverneur et lieutenant général pour le Roy en ce pays estendu du f-uve St.Laurens, Lequel à recogüa et conf-ssé avoir baillé, ceddé, et transporté à tiltre de rente foncière de bail d'héritage annuelle ut perpetuelle non rachep- table du tont à tousiours et promet garantir de tous troubles et empeschemens generalloment quelconques à Jvan Jobin Me thallleur d'ha- bye habitant de ce re dos proie nt preneur et acqpereur au dit tiltre pour luy, ses hoire et wsyans cause, Vne placescize en cutte ville de Quebucq, contenant demy arpent de terre ou environ faleant moitié d'un arpent de terre au d seigneur balileur appartenant, Joignant d\u2019yn costé à la rue qui passe entre l'évilse parrochialle et le d terre, d'autre costé 4 Jacq © Boessel en partie et à Louis Costd, d'yn bout à vne rue gril passe eutre le fort des sauvages et la d terre, Et d'autre bout à la place d'Abraham Martin en partie st aux terres non concédées, au dict seigneur baillear spar.tenant par concessium qu'il en @ prise le digest t defeburler mil six cent quarnate neuf, be ot signée par Monsieur de Lau- son oy devant gouuerneur de ce pays le vings deuxieme Jour d\u2019Aurit mil six cent cinquante eux, D'après ce contrat, il appert que le terrain a réservé par M.D'Aillebout était borné, d\u2019un oôté, par le rue qui passe entre l'é- gliso paroissiale et la dite terre, c'est-à- dire par la rue Buade d'aujourd'hui ; d'un autre côté, per le rue qui passe entre le fort des sauvages et la dite terre ;.d\u2019est-d- No, 44 = dire la rue du Fort actuelle.On ssit que l\u2019ancien fort des sauvages Hurons, réfugiés à Québec, occuprit le carré où se trouve maintenant le Bureau de Poste.Le troisième oôté, d'après le titre de M.D'AilleBout, avait pour borne, au nord= ouest, œn ch:min piésente qui est entre la dite terre et les terres de Jchan Costé, c'est à -dire la petite rue du Trésor.Qa a une preuve que Jean Côté avait une propriété précisé ment le long des terres de l'église pwrois- sisle, l'année même où fut fait l'acte de réserve de M.D Aillebout, dans le document qui suit que nous avons copié au greffa de Québec.C'est un extrait du contrat de miriage de Pierre Soum inde et de Simone Coté, pas-é le 15 novembre 1642.Oa voit, en effet, par oe contrat que Jean Côté et Anne Martin.s\\ femme, donnent à leur fille Simone Côté + une mai on «seize à Quéhecq joignant d\u2019un costé les « terres apyarten intes à l'église par chial- «du dit Québecg et d'autre costé la « maison et terre appartenantes à Martin x Boutet.» Le quatrième côté de la réserve se trouvait borné, d'après l'acte de cette réserve.par les terres non concédées, c'est-à dire par la Place-d'Armes actuelle, dont Ia plu« grande partie à toujours été un terrain pu.| blio.S'il était besoin d'autres preuves, nous pourrions référer À en ancien plan de la Censive de la Fabrique de Québes qui se conserve aux archives de la Busilique.Sur ce plan, Jean Jobin est désigné comme propriétaire de la moitié du terrain réservé par M.D'Aillebout, joignant ls rue du Trésor, IL a pour voisin, à l'encoignure de cette rue et de la rue Bande, Jacques Bois- selle, qu'on voit mentirnné dans l'acte de vente consenti à Jean Jobin ; et à l'en- coigoure de la rue du Trésor et de la rue Ste.Anne, Martin Boutet, dont il est parlé dans le contrat de mariage de Pierre Sou- maude, cité plus haut.(Voyez ci joint le Plan de la Ceauive de la Fabrique de Qué bec, dont nous reproiuisons Is partie essentielle à notre sujet.) Il paraît done évident, d\u2019après tout ce qui précède, que la réserve de M.d'Aille- bout était comprise entre la rue du Trésor, ls rue Buade, ls rue du Fort, ot la Place d\u2019Armes.w Maintenant qu'était-ce que oette oha- pelle Champlain qui se trouve désignée en deux endroits dans le titre de M.d\u2019Ail- lebout ?II est vrai que la seconde fois que 0 nom est mentionné, c'est-à-dire dans le désignation de le limite du oôté du sud- sud-est, il est ensuite raturé pour être remplaoë par les mots fa Grand Place.Mais cela ne suffit pas por faire nier l'existence de cette chapelle qui est déjà mentionnée, quelques \u201clignes plus haut, dans c6 même acte.Un peut s\u2019explijuer, d'une manière assez probabla, le mo:if qui a déterminé cette modification ; c'est que l'espace qu'occupait la chipelle Champlain n'était pas suffisant pour servir de borne unique de ce côté.V.ils probablement pourquoi on y & substitué les mots la Grande Place, comme étunt une désigna'ion plus p écise.Par l'examen des titres sus-mentionnés, on est amen3 à conol ire quo a1te che elle Chmplain s'élevait dans le carré où se trouve construit aujourd'hui ie buresu de poste.Etait-ce la chapelle qui renfarmait le sé- pulchre particulier où avaien.été léposés les restes du fond «teur de la Nouvell-.France, et où furent inhumés plus tard M.Gand et le Pére Riymbaut ?Qu'on relwe pour mieux en juger, les notes de sépultures le ces dex person.nige , et le passage «le la Relition des Jésuites relatifs à la sépulture du Père Raymbaut : Le 30 de My le len lvmain de Ia Pentecoste 1641 monrut François D Ra dit ¥r.Gaud Com missive General wit magasin de K bo et co vn Ia chambre qui vet sonbe ls Sacristio et chapelle dudit Kubec où il avait paxus l'hiver, Le mêôtus jour on chants les verpres des tré- pasués pour luy et lv lendemain 31 du méme mois après l'office des morts et Is mnesse ch va.tée solennellement il fut enterié en la cAa- pelle de M.de Champlain.chrpelle de M.de Champlain le Pure Charles Bimbault, Gon ni estimait ve ve il dit dans in Relation de 1643 en parlant de ce Père, désira qu'il fut enterré près da corps de fou M.de Champlain, qui est dans un sé pulchre particulier, érigé exprès pour honorer Is mémolre de ce signalé personnage, qui « tant obligé le Nouvelle-Fiance.(B -lations des Jésuites, 1643, p.3, édition de 1838), Comment et à quelle épojue cette chapelle Champlain fut elle détruite ?Un ne trouve aucun vestige de son existence après l'année 1649.Etait-elle tombée pou à peu en ruines pendant l\u2019ocoupation de de terrain per les sauvages Hurons ; ou bien a-t- elleété démolielore des premières construe- tions qui ont été faites le long de la ruedu Fort ou de la rue Buade ?Si elle s'élevait à pou de distance de l'une où de l\u2019autre de ces deux rues, la voûte sépulcrale qu\u2019elle à pu renfermer à dû nécessairement être mise à découvert alors et détruite pour faire place aux caves profondes qui règnent sous les maisons de oes rues. 518 L\u2019OPINION PUBLIQUE 4 Novmumes 1875 or sr \u2014_\u2014\u2014 \u2014 TT TT \u2014 \u2014 | LP 1 \u20ac | 7 = | PRESBYTERE.\u201c PLACE NON CONCLDEE.I JE EN x |] : Q S % & x ™ _\u2014\u2014 \u2014 _ _\u2014 RUE BUADE.D © = ; u| À Mr.de 3 S 8 3 Jacques Boisselle \u201c $ Villier, = Mr.Lynsondau.| ~ Sean Sob iy Censive SE SS \u2014 \u2018ean Jobin.; Ry =) 5 de la Paroisse, = : 5 S I Tolon.« £ § Martin Bouset Hq i | : à 7.dar 5 de St.Martin.LS | : | _ .RUE STE.ANNE, PLAN DE LA CENSIVE DE LA FABRIQUE DE QUEBEC.Dans l'hypothèse où la chapelle Champlain aurait été au centre du terrain, quelques vestiges auraieat pu en subcister sous le sol.C'est dans cet espoir que nous avons fait faire plusieurs excavations en différents endroits de la cour du bureau de poste ; mais nous n'avons trouvé aucune trace de fondations ou de murailles quelconques.Le sol, que nous avons fait creuser jusqu'au roc vit, ne paraissait pas avoir été remué.Il n'est pas impossible qu'à l'époque de la ruine de la chapelle Champlain, le sépulcre dont il est parlé dans ls Relation de 1643 ait été ouvert, qu\u2019on ait fait la tr- alation des restes qui y étaient déposés, aaus qu\u2019on ait songé à mentionner celte sépulture dans les registres.On trouve un exemple d'une pareills umission à une époque beaucoup plus rapprochée de nous.Après l'incendie de l'église des Récollets, en 1796, les ossements de plusieurs personnage: ussex importants, entre autres celui du comte de Frontenac, furent transportés et inhumés dus In onthédrate de Québec.Or, c'est en vain qu\u2019on cherche, dans les registres, l'acte de cet te inhumation.Pour tant le curé de Qué bec d'alors n'était rien moins que celui qui fué plus tard Mgr.Plessis.Ce n\u2019est qu'en feuilletant duns les cahiers d'annonces de la cure que j'ai pu constater cette sépulture.Voici ce qu\u2019on lit, dans l\u2019un de ces cahiers, à la date du 14 septembre 1796 : Dans le musure des B.B.P.P.Récollete, on 8 trouvé les ossements réunis d\u2019un certala nombre d'anciens religieux, et méme quelques vendres des ancivns gouverneurs du pays, qui y avaltété enterrés.On @ mis tous ces précieux restes dann un cercueil pour être trabs portés et inbumés dans ls cathédrale.Cette translation se fers immédiatement le grand'messe de cu Jour, eb vous êtes priéa d'y assister.\u2014(Livre de prônes, 17e Dimanche après la Pertccôte, 1796.) (1) Ne peut-on pas supposer que l'omission qui a été faite dans les registres, en 1796, A ry Td même ouparavant- après l'inhumation des restes qui furent retirés des décombres de l'église des Ré oollets, ait pu avoir lieu à l'époque de lu démolition de la chapelle Champlain ?Quoiqu'il en soit, les documents inédits, que nous publions aujourd\u2019hui, fournissent ls matière à de nouvelles dissertations.Il est regrettable sans doute que ces documents ne viennent pas & l'sppui des recherches qui ont été faites pour retrouver le tombesu de Champlain; qu\u2019ils ébranlent même les convictions qu'on à pu ne former après un examen consciencieux des pièces authentiques déjà connues.Ce- pendunt nous n'avons pau cru inutile de faiie conunitre ces documents nouveaux dans l'intérêt de lu vérité historique ; d'autres pourront s\u2019y joindre plus tard, qui finiront peut-être par réeoudre définitivement cette question, l'une des plus difficiles et des plus étudiées de notre histoire.L'abbé H, B.Casoraix.Rivière-Uuelle, 29 ootobre 1875.ECHOS DE PARTOUT Le Lokenyrin l'opér de R chard Wagner, a obtenu à Londres un vôritabiv succès, ! On pale à Brooklyn, N.Y.$110,880 par année pour le musique dau, 233 églises.Dupuis l'année 1800, l'Aupluterre à eu 49 Guerres, la France 35, in Russie 83, l'Autriche 12, la Prusse 8.Et malgré les promesses de paix, on vn attend uns autre.Lu grand télescope du sy-tême Foucaul qui était en construction à l'Obecrvatoire a Paris, vient d\u2019être terminé, On se propose de l\u2019inaugurer par l'obser ation complète de le planète Mare.L'Académie des ecle\u201dtves vient d'être suto- risée à accepter le legs de 4,500 franos de rents fait par M.Gurdil pour être partagé entre deux jeuves médecins qni se seront 1.vrés à l\u2019étude des vifets curatifs des eaux miudiales.Un acteur itailen, célèbre des rôles de hinalle, uale Altaviils, vient de .Lr ne ème tempo quil ais oo.(Signe) sable, et quelques voyageurs français, l'ayant vis joter ses propres œuvres, le compa- saieut volontiers à Molière, Un compositeur italien, Alexandre Orsini, avait rassemblé une riche collection d'œuvres musicales et d'ouvrages sur ls musique, bien connue des musiciens, mais ouverte à un très.petit nombre d'élèves.Le go iveruement ita- Hen vient d'acquérir cette collection, et il eo a confié le dépôt à l'A: adémie de Saïnte-Cécile, l'association musicale la plus ancienne de l'En- rope, puisqu'elle & été fondée en 1583 par l\u2019illustre Palestrina.La laine de ter résulte du passage d\u2019un courant de vapeur dans le jet de scores sortact d'un haut fourneau.Ce e dans les scories fluides produit des filaments métalliques, souples, fns, élastiguer, amos longs, souvent blanc brillant et semblables à des fibres de coton.Cette matière, constitrent nn cor| remarquable par va mauvaise conductibilité In chaleur, pourra être employée avoc avantage comme couverture, partout où l'on voudra s'opposer à In déperdition du calorique.La pêcheen France occupe notuellement us de 00,000 hommus, la pêche maritime jen entendu.Depuis le commencement du siècle, ce genre d'industrie n's fait que oroltre, æsns copendant réaliser des progrès aussi ra pides que dans les pays du Nord.Eu 1820, la pêche n'occupait que 35,000 hommes ; en 1830, 80,000 ; en 1840, 60,000.Aujourd\u2019hui, la pêche maritime donne un produit de 60 millions de francs, dont 25 environ pour la pêche côtière, le reste étant produit par le hareng, ls morue, la rardine, maquercaux, auchois.\u2018Tandis qu'en 1820 l'expédition à Paris du poisson fenis était à peu près nulle, elle était en 1860 de plus de 10 millions de kilogrammes, et aujourd'hui ello dépaese de beaucoup ve dernier chiffre.Le Secrétaire, ninei désigné de porte eur un côté de la tête et par se ol- tuation, rappelle celle que les écrivains posent sar leur oreille, & également regu lo nom de serp: nialre à cause de son genre de nourriture.Cu bel ojscan, en ce moment l\u2019une des ourlosi- tés du Jarsin d\u2019Acclimation, est us grand échasaler, haut monté sur des jambes garnies de plumes.D'un coup de son bec crochu comme celui des olseaux de proie, le ssrpen- taire coupe et brise ua serpent il s'attaque aux jus vonimeuz sans paraitre impressionné par ure morsures.Deny les colonies de la Guadeloupe et de la Martinique comme dans les colonies sugiai- ses des Antilles, lo serpentaire a rendu des services si ide an vattaçannt à Pen des der.ts t jus dangereux, trigonc- Dpbale, à tôte en forme de fer de lance, plus lapl Pit sp ume qu médien des plus rpiritnellement comiques, Altaville était un auteur d'une verve intaris- dangereux encore que le serpent à sozneîtes.Collationné par moi, Secrétaire Général de la Compagnie des Indes Occidentales, à Paris, ce 10 Mai 1674.DAULIER DESLANDES.LES CANADIENS DE L'OUEST CHARLES DE LANGLADE 1X Quelque temps après ce hardi coup de main, Langlade prit une part active à la bataille des Plaines d'Abraham, du 13 septembre 1759.Il sembla se surpasser dans cette malheureuse journée qui allait anéantir nos dernières chauces de succès, et où Montoala était tombé comme tombe un hérve, nvelopps \"tes mort danx an rayon de aluire 8 lieu même où te chef des congrérants nouveaux, \u2018olfe, avait rencontré Is mors et la victuiree O.Cuemazin.Langlade fut non-seulement le témoin attristé de ce désastre, il eut encore lu douleur de voir tomber à ses côtés ses deux frères, qui, comme tant d'autres, payèrent noblement leur dette à la patrie.De Gère, l'un des compagnons de Lan- glade, affirme que personne ne savait montrer plus de «ung-froid que lui; sur un champ de bataille.M! semblait se oom- plaire au milieu du cliquetis des armes et des cris des combattants.Il raconte que des décharges trop rapides ayant échauffé son fusil un jour, au point de ne pouvoir s'enservir pendant quelques instants, il tira sa pipe de sa poche, la remplit de tabac, battit le briquet, puis l'alluma, paraissant aussi calme au milieu de la canonnade et du sifflement des :balles que s'il out été tranquillement assis au fou du bivousc.Le commandant de Québec, M.de Rams.say, ayant capitulé six jours après cette malheureuse bataills, Langlade fut de ceux qui crurent à in lAcheté de cette mesure, et il quitta Is place avec ses compe.goons, l'âme pleine de dégoût.A ls sommation de se rendre, Langlade eut riposté comme autrebis l'héroïque Frontenso à I'envoyé de Phipps: «C'est par la bouche de mes csnons et à coups de fusil que je répondrai à votre général.» La onpitulation signée, les troupes anglaises prirent immédiatement possession de le ville.La chute de Québec, acouelllie aa a 4 Novmums 1876 L'OPINION PUBLIQUE 519 en Angleterre avec un enthousiasme incroyable, jeta, par contre, Ia consternation dans le pays, qui, après un dernier et glorieux effort, allait forcément succomber devant les forces envahissantes de l'ennemi.x Langlade partit pour Is Bsie- Verte après ces malheureux événements, et revint au Canada de bonne heure l'année suivante.Une commission de lieutenant, signée par Louis XV, l'y attendait, en récompense de ses services, Elle était conçue dans les termes suivants : \u201c DE PAR LE ROY.\u201cSe Mejesté ayant falt choix du Sr.Lan.glade pour servir en qualité de Lieutenant réformé à la suite des troupes entretenues en Elle demande an Gouverneur, son Lieutepant-Générat de Ia Nouvelle-France, de le recevoir et de le faire reconnaître en la dite qualité de Lieutenant réformé de tous ceux et ainsy Jel apparticadra, « Fait à Versailles, le pr.février 1760, \u201c Loum.\u201d En l'absence de renseignement positif, nous avons tout lieu de oroire que Lan- glade combattit sous le chevalier de Lévis lorsque cet intrépide général, à la tête des nobles débris des troupes françaises et des milices canadiennes, triompha pour une dernière fois, le 28 avril 1760, sur le thé- Âtre même de la défaite de Montcalm.Des renforts considérables venus à temps d\u2019Angleterre rendirent malheureusement inu tiles les prodiges de bravoure accomplis F Par les Canadiens, et il leur fallut se résigner, en face de l\u2019abandon cruel de la France, à voir le pays tomber aux mains de leur ennemi séculaire.Dans un effort supréme en vain nos vieux soldats Cueillaient sous nos reinparts des lauriers inutiles, Car un roi sans honneur avait livré leurs bras, Sane denner un regret à leurs plaintes stériles.O.Carmanse.Le gouverneur de la colonie, M.de Vau- drettil, ne couservant plus d'espoir de pouvoir résister Aux Anglais, donna à Langlade, le 3 septembre 1760, les instructions suivantes : \u201cPrune Rigaud, Marquis pa VaopanuIL, Grand Croix de l'Urdre Royal of Militaire ds St.Louis, Gouverneur et Lieutenant-Qénéret pour le Roi en toute la Nouvelle France, terres et pais de la Louisiune :\u2014 * Il ent ordonné au Sr.Langlade, Lieutenant réformé due troupes de Ja colonie, que nous avons chargé de In conduite des uations sauvages des pays d'en haut, qui s'en retournent dans leurs villages, de faire le pius de diligence qu'il pourra pour se rendre avec elles à Mich:ilimakinas, de veiller à co qu'elles ne fassent aucun voi ni aucune insulte aux canots des voyageurs qu'elles pourraient rencontrer dans leur route, de les entret-nir toujours dans leur attachement à la nation française eu leur faisant sentir que of nous avons ie malheur d'être pris par l'envemi, la colonie ne poune demeurer tout eu plus que quelques mols en son pouvoir, et que si Is paix n'est faite actuullement elle est vralssmblablement sur le point de j\u2019être.\u201c Nous prévenons le Sr.Langlade qu\u2019il passes par nos ordres deux compagnice de dé- wert urs des troupes anginises, par In voie des pay- d'en haut pour se rendre à la Louisiane, lexgnelles sont commauviées par deux sergents dont l\u2019on Irlandais et l'autre Allemand, tous deux fort entendus et fort capables de faire observer Ia discipline parmi leur troupe, Le Sr Langlade aura par conséquent attention que ses sauvages n'engendreut aucune querelle avec ces désertours et ne leur fassent aucun vol ni insulte taut qu\u2019ils seront à leur portée ; 11 leur procurera en outre les facilités dont lis pourront avuir besoin le long de la route et qui pourront dépendre de lui ; il tien- \u2018dra aussi in main à ce que les Canadiens destinés à mener ces déserteure ne les abandonnent pas.# Fait à Montréal, le 3 septembre 1760, \u201c Vavoason.\u201d Six jours plus tard, Vaudreuil envoys la dépéche suivante à Langlade, dans laquelle il lui annonçait la capitulation de Montréal, et lui en faisait connaître les conditions, surtout celles qui pouvaient affecter directement Iss, habitants des postes de l'Uuest : « A Montréal, le © thre 1700.\u201cJe vous apprends, Monsieur, que j'ai été dans In nécondité de capituler bler aveo Par.mée du vénéral Amherst.* Cette ville sot comme vous le saves mas défonce, nos troupes étaient conciééeabioment éjustnudes, nos moyens et nos resources épul- \u201c Nous étions entourés par trois armées qui réunies formaient 20,080 hommes.La général Amberst était le 6 de co mois à ln vus des murs de cette ville, Le général Murray à portée d\u2019un de nos faubourgs, et l'armée du lac Champlain était à Laprairie ot à Longueil.* Dane ces circonstances ne pouvant rien espérer de nos efforts ni même du sacrifice de nos troupes, j'ai pris sagement le parti de capituler avec le général Amherst des conditions très-svantageuses pour les colons et par- ticullèrement pour les habitants de Michilli- makinac, « En effet, ils conservent In libre exercice de leur relfzion.Ile sont maintenus dans la possession de leurs biens, meubles, immeubles, et de leurs pelleteries.Ils ont aussi Jo commerce libre tout comme los propres sujets du Rot de ia Grande Bretagne.« Les mêmes conditions sont accordées sux militaires.Ils peuvent nommer des personnes pour agir pour eux en leur absence.Eux et tous les clioyens en général peuvent vendre aux Anglais ou aux Français leurs biens, en faire passer Je produit en France on l\u2019emporter avec eux s'ils jugent à pro,08 de s'y retirer ila pois.« Ils conserveront leurs Nêgres et Panis ; mais ils seront obligés de rendre ceux qui ont été pris aux Anglais.\u201c Le général anglais a déclaré que les Cans- diens devenaient sujets do Sa Majesté Britannique, et par cette raison le peuple n'a pas ôté conservé dans la Contume de Paris, « À l'égard des troupes, il leur à été imposé Ia condition de ne pas servir pendant la présente guerre, ct de mettre bas les armes avant d'être renvoyées toutes en France, « Vous feres donc, Monsieur, assembler tous les officiers et soldats qui sont dans votre poste, vous leur fores mettre bas les armes, et vous vous rendres avec eux à tel port de mer que vous jugeres à propos pour da là passer en \u2018rance.«\u201c Les citoyens et habitants de Michillima- kinac seront conséquemment sons le comran- dement de l\u2019officier que lv général Amherst aura destiné pour ce poste.«\u201c Vous feres passer une copie de ma lettre à St.Joseph ot dans les postes des environs, supposé qu'il y reste quelques soldats, afin qu'eux et leurs habitants o'y conformept.\u201c Je compte avoir le plaisir de voir en France avec tous vos Messieurs, \u201cJaf l\u2019honnear d\u2019être très-sinoèrement, Monsieur, \"Votre tris humble \u201c et trés-obélssant serviteur, « Vaupasuit, \u201c Signé en ls minute des présentes.\u201d XI Le mémoire de Grignon (1) s'étonne avecraison qu'avec des états de service aussi remarquables, Langlade soit à peine connu de l'histoire.Il oroit cependant que l'oubli qui pèse injustement sur sa mémoire doit être attribué en bonne partie au départ des troupes françaises pour la mère- patrie, après la reddition du Canada, joint à ln répugnance naturelle des vaincus de réveiller les souvenirs de cette guerre, si glorieux qu'ils fussent, Cette observation ne manque pas de justesse.Le Mémorial de Sainte-Hélène, faisant allusion eux terribles revers de Napoléon, a dit avec raison que 1 dans nos derniers moments une foule de hauts faits, de traits historiques ont été se perdre dans ls confusion de nos désastres et dans le gouffre de nos malheurs.» Cela doit être également vrai pour nous.Cependant, nous avons lieu de croire que le silence de l'histoire sur les faits héroïques de Langlade n\u2019est pas dû seulement à cette cause.Ne peut-on l\u2019attribuer en bonne partie aux injustes préventions des troupes régulières contre les milices canadiennes, et qui prenaient leur source dans un sentiment exagéré de leur supériorité militaire ?Ces préventions ont été partagées par plusieurs généraux français, ot Montoalm lui-même n'a pas ou y rester étranger.Lévis est l'un des rares nommandants français qui surent apprécier le soldat os.nadien à sa juste valeur: aussi quel merveilleux parti at-il ou tirer de ses rares qualités militaires ! On peut voir combien certains officiers français almaient à rabaisser le mérite des Canadiens, par les paroles suivantes qu\u2019un d'entre eux écrivait au ministre de In \u201c00 anenty-t00 vours\u2019 Rovollestions af Wissonein.guerre en France : « Le Canadien est mé- chant, menteur, glorieux, fort propre pour la petite guerre, très-brave derrière un \u2018 arbre et fort timide lorsqu'il est à découvert.» 11 nous est facile de traiter avec mépris l'accusation de lâcheté portée contre nos pères, car chaque page de notre histoire en ; est ln réfutation.Pour mieux en faire sentir l'injustice, contentons.nous de constater qu'après la défaite de l'armée de Montcalm, alors que les forces vives du pays semblaient épuisées, on vit l'un des plus beaux et l\u2019un des plus touchants témoignages de courage que puisse donner un peuple.+ On n\u2019avait pas,» dit l\u2019un des officiers généraux du temps, « compté sur une armée aussi forte, parce que l\u2019on ne s'était pas attendu à avoir un si grand nombre, de Canadiens ; on n\u2019avait eu I'intention d'assembler que les hommes en état de soutenir les fatigues de la guerre ; mais il régnait parmi ce peuple une telle émulation, que l'on vit arriver au camp des vieillards de quatre-vingts ans, et des enfants de douze à treize ans, qui ne voulurent jamais profiter de l'exemption accordée @ leur âge.Jamais sujets ne furent plus dignes des bontés de leur souverain.Dans l'armée, ilsétaient exporés à toutes les corvées.» C'est une flagrante inlignité que de vouloir attacher au front d'un semblable peuple le stigmate du lâche, lorsqu'on devrait Plutôt lui décerner la couronne du héros.Il n'est peut-être pas inutile de faire remarquer que le fait d'avoir su alors se battre derrière un arbrene saurait avoir Ja signification injurieuse que cette expression semble comporter, et nemilite nullement contre la réputation de bravoure acquise à si juste titre par les Canadiens.Car, c'était alors le meilleur mode de faire la guerre en ce pays, le seul moyen de suppléer 4 I'insuffisance de notre nombre, de ménager des forces que notre affaiblissement graduel ne nous permettait pas de prodiguer, et de préparer des surprises fatales à l\u2019ennemi, témoin, entre autres, la glorieuse bataille de la Monongahéla.Siles généraux français eussent moins aimé à combattre à l\u2019européenne, c'esi.à- dire 4à découvert » ; s'ils eussent mieux compris l\u2019absolue nécessité de ne faire que xla petite guerre» dans l\u2019état d'épuisement.en fait d'hommes, de vivres et de munitions, od nous nous trouvions, ils n'auraient peut-être pas commis parfois des erreurs aussi préjudiciables à notre cause.Pour ne parler que de Montcalm, l'un des officiers français présents à la bataille des Plaines d'Abraham, on lui reproche, entre autres fautes graves, « de n'avoir pas su profiter de ls nature du terrain pour placer, par pelotons dans les bouquets de bois, les Canadiens, qui, arrangés de ls sorte, sur- pussent certainement, par l'adresse avec Inquelle ils tirent, toutes les troupes de l\u2019univers,» Dans une lettre en date du 23 octobre 1757, adressée au ministre de Ia guerre, le marquis de Vaudreuil montre le \u2018peu de cas que l\u2019on faisait des Canadiens, dont il se montre toujours le zélé défenseur : « Les troupes de terre, dit-il, sont difficilement en bonne union et intelligence avec nos Canadiens ; la façon haute dont leurs ofi- ciers traitent ceux-ci produit un très- mauvais effet.+» Lea Canadiens sont obligés de porter ces messieurs sur leurs épaules dans les eaux froides et se déchirent les pieds sur les rochers ; et si, par malheur pour eux, ils font un faux pas, ile sont traités indignement.» On voit que Is morgue qu'affectent certains Anglais de nos jours vis-à-vis des enfants du sol n'est pas chose nouvelle.Nous souffrions alors de l'excès de suffisance de l'Européen tout comme aujourd\u2019hui.Il n\u2019y à rien d'étonnant, en présence de ces faite, si les Canadiens, après les états vent atteindre que des postes secondaires, et se sont vus préférer des officiers de moindre valeur, dont le principal mérite, en bien des ons, était d'être « gentilhomtne de naissance (2)», ou d\u2019être né de l'autre côté de l'Atlantique.On ne peut encore expliquer autrement que par ces préventions contre les Canadiens le siience de l'histoire, par exemple, sur ls part importante qui revient à Lan- , Blade dans la victoire de ls Monongahéla si l'on en croit son témoignage, joint aux déclarations formelles du général Burgoyne et d\u2019un autre officier de l\u2019armée anglaise, il aurait été le véritable vainqueur de cette bataille.Cependant son nom ne figure mame pas dans les relations françaises, où Ton a inscrit scrupuleusement les noms d'officiers inférieurs.Même silence systématique sur d'autres faits non moins méritoires.Sans le témoi- Ensge autorisé d\u2019un officier écossais, M.Johnstone, auteur du Dialogue des Morte entre Montcalm et Wolfe (3), nous ignorerions le coup de main hardi que Langlade avait projeté, avant la funeste bataille des Plrines d'Abraham, pour tailler en pièces une bonne partie de l'armée de Wolfe, ce qui eut pu avoir pour résultat de conserver le Canada à la France.D'autres relations, il est vrai, signalent cette audacieuse entreprise ; l\u2019une d'elles reconnait même que toute l\u2019armée française regretta qu'on n\u2019eut pas profité d\u2019une si belle occasion de battre l'ennemi; mais elle se garde bien de rattacher le nom de Langlade à cet exploit.Tout cela ne ressemble-t-il pas à une véritable conspiration\u2014la conspiration du silence contre un homme d'une valeur incontestable, qui paraît avoir porté ombrage à certains personnages du temps ?Le jour commence heureusement à se faire sur ces faits.De nouveaux documents, de nouvelles pièces authentiques s'exhument incessamment et mettent en lumière les noms d\u2019hommes injustement ignorés, auxquels l'histoire saura bien témoigner la profonde admiration que les mesquines jalousies ou la mauvaise foi de leurs contemporains leur ont trop souvent refusée.Pour nous avoir été tardivement révélée, leur gloire n\u2019en sera ni moins éclatante ni moins durable.Josgez Task.(A continuer) > Moyen de distinguer la bons champignons da mauvais\u2014Divers suteuru affirment que l\u2019on peut distinguer les bons dus mauvais, à l'aide du procédé suivant: On prend un olgnon blan«, ordinaire, on le conpe en deux, on enlève son envrioppe extérieure et on met cuire une de ss moitiés avec les champignons sus- ets.Bl l'oignon reste blanc aprés avoir vallli, les champignons sont bons ; si au con.traîte, fl prend une teinte blenâtrsou noiratre, {1 faut se méfier et craindre que, parmi les champignons, il y en ait de vénéneux, Caractères distinetifa de la bonne avoine.\u2014I1 y a de l'avoine ds plusieurs espèces ; queile qu'en soitia variété, 1) faut, pour qu'elle jouinse de In propriété d\u2019un bon aliment, quille soit pesante, qu\u2019elle coule et s'échappe lement des doigts; que son écorce soit brillante et lustrés ; qu\u2019elle soit sans odeur bien sensible, que son amande soit serrée, blanche et lairse en l\u2019écrasant dans ls bouche une eaveur sgréable et farinouse ; qu\u2019elle soit débarmeste de bi balles ou oalices ; qu\u2019elle ne soit pas mélan mauvaises graines, surtout celle de la fausse moutarie ou ssune, on de corps étrangers, terre, platras, cailloux, eto.L'hectolitre de boone a doit peser 80 kilogrammes, Ortée : Son utilité, parti g''on peut en ttrer\u2026m Depuis loi gtemps déjà, la Suède regarde cette (2) On peut Juger des chanses d'avancement que qualité pouvait cfrir par In ré eulvante de Berryer, ministre de la marins en ls ducherss de Morte ui 1 Técomwmanda!t Veuolain, un héros de gv au Canada: \u2018* Madame, je suis tr .Vauciain à dervi le toi merveilleusement eomme \u2018tn héron mais it n'est pas gentilhomme de nals unnee, et Je dois pourvoir aux demundes dun jorabre d'officiers de grandes families T! n'est a D on hast n'étal .vide nment au te:nps vù oi soidat portait ie bâton de macégnai ducs sa gto de service les plus brillante, n'ont pu sou- {8 La P, Martie, guitar de Montoaim en Go tu para [alone rivdle à Patan de Faits 4 Novewere 1876 plante comme vn excellent fourrage, et partout dans cette contrée elle et cultivée en grand, C'est, en « ffet, UNE ressource précieuse pour Vaurlculture; car, d'une part l'ortie Pousse partout; d'autre part elle et plus pré- Core que tous les autres fourrages.Les varhes la recherchent avec avidité, On à remarqué comme fait curienx que toutes co lles qui s'en étalent »péctalement nourrie» fournissaient vn Jait plux abondant en quantité et plus savou- tepx en qualité.Lie caxéum augmente et le br urre est plu agréabl- aug ût.Il est vrai que ces aoimaox dedaignent les orien trop recent.à cout Île redoutent len pigûres ; mais le cultivateur n\u2019e qu'à prendre ln lépère précaution de les Inisser se funer queiques heures avant du Jes mêler aux aliments des bextiaux, Quant on met des orties cuites où hachées dans là pûtée des poules, celles-ci fournissent des œufa ch plus grande quantité.Les «in- tonneaux étan\u2019 très delicats à élever et des mandant besncoup de soins, voici la meilleure teanière deles nourrir: on Jenr donne des feuilles d\u2019oriio cuîtes, buchb«s menn avec des Jutrez d'œnifs darcia ; puis on leur fait prendre un remide qui ler préservera des maladies auxquelles ils sont suj ts; e« remède cet cow post de quatre poignées de feuilles d'ortie fraîches ct de deux de fenouil qu'on fait cuire ensemble pour hache r iden menu avec ciu- jaunes d'œufs durcis, (rois poignées de son, un quart de poudre à tirer et buit grammes defl ur de éoufre, On devra supprimer le soufre au bout de deux jours, Les feuilles d\u2019ortie fournissent Un niet tréa-délicats lorsqu'elles sont jeunes.L « maquignons font entrer les gratnes dana lu no ecriture des - hevaux pur leur donner un air vif et Un poil brillant ; les racines de cette plante, qu'on fuit bouillie en y joignant un pen d'alou et de sel commun donnent une Lulle cou eur jaune.Ainel, tontes ses parties penvent ave r uu emploi utite dans l\u2019économie et dans les arts, \u2014\u2014 © \u2014\u2014 NOS GRAVURES La Liberté éclairant le Monde.\u2014Monu- ment commémoratif du centième anniversaire de l\u2019indépendance des Etats-Unis À l'orcasion du centième anniversaire de l'in-lépendance des Etats-Unis, une grande idée a surgi, et nous sommes heureux d'endonner la primeur 4 nos lec- tettrs.Un gronpe d'ami« de l'Amérique, connu et apprécié aux Etats-Unis et en France, à conçu lu pense d'associer les deux peuples dans une commune manifestation d'amitié.Il s'agit d'élever, à l\u2019ocension du glorieux anniversaire, un monument exceptionnel.Au milieu de Lu ra le de New.York, sur un îlot qui appartient à l'union des Etats, en face de Long-I lant, où fut versé le premier sang pour l'indépendance, se dressera une statue colossale, se dessinant sur l'espace, enculrée à l'horizon par les grandes cités américaines de New-York, Jersey City et Brooklyn.Au seuil de ce va-te contient, plein d'une vie nouvelle, où ivrivent tous les navires de l'universelle surgiranu sein des flots; elle repré sentera: « la Liberté éclairant le Monde.» Lu nuit, Une nuréole lumineuse, partant de son front, riyounera au loin sur la mer immense.Le monument «doit être exécuté en commun par les deux peuples, associes dans cette union fraternelle comme ils le furent Judis pour fonder l'indépend ince.La statue, dont le modéle a été adopté, est l'œuvre de M.Bartholdi.D'une main elle porte haut le flunbeau de la liberté, de l'autre elle serre contre elle les tables de la | 1 et foule aux pieds la chaîne brisée de l'escluvage.Cette statue, haute de 25 mètres, sert en cuivre repoussé ; le p.édes- tal aura environ 25 mètres.L'emplacement est admirablement choisi pour une œuvre colossale de ce genre ; les Etats Unis «levront ainsi à la France la Plus grande statue gui ait jamais été faite.Cette œuvre éminemment patriotique appelle l'intérêt de tous ceux qui veulent que lu France Lienne le premier rang dans les souvenirs et l'utfection des Etats Unis.Nos villes, nos sociétés, nos établisse ments de tous genres tiendront à honneur de figurer sur les listes envoyées en Amérique.I Te Try Nous sommes heureux de contribuer à faire connaître cette grande entreprise, bien digne du génie de la France et des traditions de son passé.(Le.Deux Mois en Islande Son Excellence Lord Dufferin, dans ses « Lettres des Hautes lititudes,» nous décrit ainsi In capitale de l'Islande : « La ville se compose d'un assemblage de huttes en bois, surmontées d'un préten tieux pignon, ringées sous un banc de lave, et flanquées à ses extrémités d\u2019un faubourg «le cabanes en terre.« De chnque côté s'étend une pliine désolée, un champ ce lave qui, sortie bouillante d'une des portes de l\u2019enfer, s\u2019est précipi 6e en mugissant vers les flots de lu mer.Pas un arbre, pas un nrbuste n'atténue I'aride aspect «lu prysage, et les montagnes sont trop éloignées pour fuire un fond de tableau à cette bourgade.Mais à la porte de cha jue habitation de marchand flotte un gai pavillon, at loraque vous errez dans ces rues silencieuses où jumnis aucune roue de voitures n'A soulevé un grain de poussière, les vases «le fleurs posés sur les fenêtres, derrière de blancs ridenux de mousseline, indiquent que, malgré sn modeste apparence, il y ada s chacune de ces mnisons une idée de comiort et d'élégance.» Comme l'émigr ation islandaise se dirige aujourd\u2019hui vers le Canada, nos lecteurs nous siuront gré d'emprunter au volume Deux mois en Islande, du capitaine Burton, qui à séjourné plusieurs mois «ans l'île, la partie d'un des dinlogaes qui forment son ouvrage.Nous nous gardlerons hien de rien ôter aux piquants aperçus du capitaine Burton de leur tour personnel.Ils viennent d'être publiés sous lu forme d'un entretien avec un ami, qui contient en peu \u2018le lignes la matière d'un volume, et nous trouvons cette fugon de propager l'histoire et la géographie si simple, si cluire, si pratique, que nous nous estimons heureux de pouvoir recueillir cette conversation.Le capitnine Burton était parti pour I'ls- lande au commencement «te juin ; il vient de rentrer après une absence de deux mois.Ceci dit, nous citons textuellement.L'Ami,\u2014 Permettez-moi de vous demun der, si ce n'est pus être trop indiscret, comment il se fait que vous soyez ici, ?Burton.\u2014 Comme vous le savez, je suis en congé de convalescence, et j'en ni profité pour accepter l'invitwiion, qui m'n été adressée par une Compagnie financière, d'ailer en [sl inde pour y étudier certaines sollntares oi elle est for:emsnt intéressée, 11 y existe, en effet, deux grands dépôts de soufre, l'un deux est le My- Vuln, ce qui signitie la L ic des Moustiquer.J'ai to: jours pensé que deux choses sont absolument nécessnires au développement de I'Islande : d'abord l'extension des pêcheries, et en Buito une sériense émigration.L'Ami.\u2014L'Islande est-elle donc trop peuplée?Burton.\u2014Oui, pour ses ressources nntu- relles.La population actuelle est de 70.000 âmes, et les annules du pays ne relatent rien de pareil.L' Ami \u2014 Quelle est Ia physionomie des formes et des gens qui les habitent ?Burton.\u2014Ces fermes sont composées d'un monceau de terre que jappellerai intérieure, étant entourée de murs grossiers, et d'une quantité indétinie de sol extérieur.L' Ami.\u2014Combien existe-t-il ordinairement d'individus dans ces formes ?Burton.\u2014Vous pouvez prendre une moyenne de dix pourchacune.L'Ami-\u2014 Quel est le culte religieux des Islandais?Burton.\u2014 C'est le luthérianisme, tel qu'il est observé en Danemark et en Suède, IL\u2019OPINION PUBLIQUE L'Ami.Que pensez-vous de leurs pré- tres ?Burton.\u2014Ce sont, d'ordinaire, de très.dignes gens, bien rétribués et d'une influence politique considérable.Je ne crois pas qu'il y ait au monde un autre endroit où l'Eglise soit plus dominante.L'Ami\u2014Ces peuples sont-ils intelligents, généralement parlant ?Raiton,\u2014Lls ne brillent pas précisément par là; leur esprit est au contraire épais, et ila Ont aussi peu d'imagination que leur force corporelie est grande.Cependant il faut reconnaître qu'ils sont bien élevés.L'Ami.\u2014Pouvez-vous me fournir quelques détails sur la situation sociale du peuple?Burton.\u2014Ean général, une maison econ.tient deux ou trois fumilies qui, 4 un moment donné, se séparent pour prendre différentes fermes.L' Ami.\u2014Et quelle est leur occupation habituelle?.flurton.\u2014Ils pêchent ou font pâturer les troupeaux de moutons, chaque famille possède aussi quatre ou cinq vaches.Mais c'est surtout à leurs foins qu'ils dévouent toute leur sollicitude, L'Ami.\u2014Existe-til des fabriques dans l'île ?Burton.\u2014Chaque ferme est pourvue de son propre métier à tisser et on y fnçonne une aimirable étoffe qu'ils nomment wad- mal et qui ressemble beaucoup à celle qu'on produit aux Shetland, mais vaut beaucoup mieux, Je crois qu'on pourrait facilement en introduire une grande variété d'échantillons sur les marchés anglais.Les | landais fabriquent aussi des bus excellents et des gants qui n'ont que deux hes, une pour le pouce, l'autre pour les quatre «doigts.Tous ces articles sont fiits nvec la nine des troupeaux, laquelle présente beaucoup de similitude avec celle (les chèvres de Cachemyr, est trés-douce et très -chaude, et parfaite pour combatte l'humilité, L'Ami\u2014Mais en quoi consistent leurs principaux échanges ?Burton.\u2014D ms le commerce de la laine, du poisson, des peaux d'animaux de mer, phoques, morses, ete.L'Ami.Quels sont ceux qui travaillent aux métiers ?Burton.\u2014Toute ln famille s\u2019y met, mais il faut dire que si les femmes sont actives et inclustrieuses, les hommes, en revanche, aiment assez à ne rien faire.L'Ami\u2014Muis un chavitre intéressant, ce me semble, est celui de l'éducation ?Burton.\u2014Très-sûrement, et je puis vous apprendre qu'il n'y à pus en Islande d\u2019é cales, à proprement parler, par cette raison que les fermes «ont éloignées les unes des autres d'environ 10 milles en moyenne.Les enfants «ont enseignés par leurs pères ou leurs mères, et l'instruction élémentaire y est à ce point générale que des prêtres ont relusé de marier certains couples parce qu'ils ne savaient ni lire ni écrire.Quand on veut donner à In jeu- nes-e une éducation plus forte, on l'envoie à l'Ecole latine de Reykjuvik.L'Ami.\u2014Et quand il s'agit d\u2019étudier pour se préparer à une profession spé cinle?Burton.\u2014Dona ce cas, les jeunes gens vont à Copenhague s'ils se destinent à l'étude des lois.Mais pour la médecine ou la théologie, ils peuvent l\u2019apprendre en Islande même.Le Vieux Liseur Ce portrait d'une réalité si saisissante et d'un fuire qui décèle à la fois un goût d'artiste et une habileté de main rare et puissante, fait partie d\u2019une collection intitulée : Têles populaires, dessinées d'après nature.Le costume pas plus que l'attitude de notre homme ne l\u2019empêcherait d\u2019être aca- démiclen.Ce qui rend impossible toute méprise de ce genre, c'est le doigt indicateur de la main droite qui marque la ligne que suivent les yeux et que prononcent difficilement les lèvres.Notre bonhomme épelle on le voit, on l'entend presque articuler les syllabes.Quelle tête énergique, et comme le modelé du visage est traité ! Chnque ligne, chaque pli.chaque ride de la figure paraît nette et prévise, et toutes concourent à l\u2019etfet général.Ces cheveux clair semés, ces mains robustes où les muscles font saillie, disent toute une vie de labeur et de fatigue.Quant au vêtement, sorte de vareuse rustique, elle enveloppe notre homme comme d'une draperte, et sous les plis larges et amples, on devine un torse vigoureux de travailleur.A lu ressemblance d'une photographie, ce portrait unit les traits généraux et caractéristiques de toute une classe, la physionomie idéale et réaliste de tout un groupe d'individus.Un tel dessin s'élève à la hauteur d'un poëme.Le Jour du Départ Cette gravure pourruit sans contredit s'appeler la galeri des immigrants: les types de tout genr p»sent là au naturel.sous les yeux des pa-ssnts.On s'embarquera dans quelques heures ; en attendant, assis sur leurs malles dans le do k où s'achève le chargement du navire qui doit les emporter en Australie, chaque émigrant annonce, pur son attitude et su mise, les pensées qui l'agitent et lu classe sociale à laquelle il appartient.Dans le coin, à gauche, une famille forme un groups charmant.En mère tient dans ses b-as un jeune baby ; le père fuma tranquillement sa pipe, et ruconte à son fils ainé qui l'écoute nvec une attention soutenue, les merveilles de in terre où ils se rendent.Le calme de ces honnêtes figures, le sourire du père, indiquent un habile artisan sans aucun 3 inquiétu de pourl'avenir, car il aun bon état dans sa main, et, comme on le dit vulgairement, son pain au bout de ses doigts.Quant à cette jeune miss à toilette élégante mais un peu fanée, c'est une gouvernante qui s\u2019en va chercher fortune et sans doute un bon mari dans une contrée où d'iniques préjugés n'empèchent point le vrai mérite et le talent d'être reconnus et appréciés.Elle entrera «ans quelque riche famille dont elle épousera le fils ainé.Ce groupe de vieilles gens sont des Ler- gers écossais, s\u2019en allant retrouver leur fils devenu riche et qui les a fait clemansler, leur annonçant qu'ils trouveront là d'im- mensestroupeaux ; au-siemmènent ils leur chien : il est de race pure et fera souche aux antipodes.L'homme debout, lui, va courir l'aventure, il fera tous les métiers puisqu'il n'en sait aucun ; mais jeune, vigoureux, plein de courage et de bonne volunté, il trouvera quelque beau jour sa voie, et,uvecde l'économie, deviendra à son tour propriétaire et rentier.L'individu tenant sa pipe à la main et son voisin de droite sont des agriculteurs expédiés par une associution; ils se rendent en Austrrlie afin d\u2019y devenir fermiers, car ils possèdent un petit pécule À l'aide duquel ils exploiteront les terres concédées par la province.Le dernier, les moins daus les poches, le chapeau sur l'oreille, le cigare aux lèvres, est un viveur décavé allunt cacher sa mi- sere au loin et, pour le moment, plein de sages résolutions.11 veut une nouvelle vie sur une nouvelle terre ; pour racheter son passé, il est dispo é 4 tout souftrir.Tous ces gens -là réussiront-ils ?C'est le secret de l'avenir ! A.ACHINTRE, 4 NovEuBRrE 1875 = + = L'OPINION \u2014_ == === \u2014\u2014 PU IQ _\u2014\u2014 _ 521 2 DE ao == zx = be 7 SEN 3 at 3, iter \u201cim Les | prier na = Od ge\u201d RP w 4 i x 2 a i Pde Ær pee pr = Pe.x Er Hore HBS Si a $ w S = ~~ \u2014 oe ee = EE ey es + Fer 5 =.= Ri r A \u2014 : = M LA LL BERTE ECLA HAN T LE MONDE \u2014I IT 1 2 AML Baten pour LE M ENT & El K DANS LA HADE VE EW-YOLK, A L'OCCASION A CENTENAIKE LE L'INDEPENDANCE dés Erars Uxis.= Fa = =i aK = = = sr pe =F IA Ve \"n \" = ET ns Tr Le F5 \u2019 = = \u2014 ~~ 4 = == & ST ee VUE DE REYKJAVIK, CAPITALE DE L'ISLANDE RLY i | qui | | li i Ruling fr = I Ca | il I | 1d | fi ii | NN \\ il He | \\ NN | | lh ANN \u2026 It I Un i i mn M lh ] I ul I HW I Hi NN | ill i I ! i \\ \\ NAS W i il i LA M il NN | 4 Bs L A fl \\ I SE fi I\", | 2 | nn a hi i! hy =a a sol, hil Us er hi if i | 2 Ë \" { Il i J La u (in HL | } ; n lu | ; Il : | Il i \u201ca a I il } i) A N | | I ter II fi | } @ Xe biz Ny À LR Eo == A = pn = = I= = 1} = PA | bu > mr \\ % + a = À pr + RB Hy a § \u2014 S\u2014 = == \u2014 et Es se = = ee ee = =F = : == = =\" pr is = = ie == == ee \u2014 eo _\u2014 L'OriNtoN PUBLIQUE, 4 NovEmBRE 1875 LE JOUR DU DEPART 524 L'OPINION PUBLIQUE 4 Noveusrr 1875 \u2014\u2014 \u2014 ee = RR i és y a Ÿ | 7 ty \u201cA a 7 de ÿ % i } Ë ov\" >} IR) YA 4 Gé A rs 1 \\N A ï \\ | WN M VON \u20ac # L # i Ai | rd as iy! bed oo, a {à i, ny 4 i) i 4 | | AN N i A Ny NY ig nN ph I! C 2 hi ! A 1 M9 > 7 7 y) > yy\u2019 JA IP 7 À \u20ac i i i 3 2, 17 A 5 i Ÿ | { Cr ÿ ft pu or 1 % ji D ; \u20ac & Zo) EE = = @ SP ps pa \u2014_ J LE VIEUX LISEUR menaces me for ma mére - \u2014\u2014\u20140ys< dame A 4 Noveusre 1876 PHILOSOPHIE PRATIQUE DE SOCRATE On voit dans l\u2019histoire que Socrate naquit à Athènes, l'an 470 avant J .C.Fils d'un sculpteur, il passa la première partie de sa vie à travailler dans l'atelier de son père.Minis, aidé des conseils et des discours d'un riche Athénien appelé Criton, il abandonna bientôt l'art pour se livrer à la science, ou, du moins, à la méditation de la sagesse.ll s'occupa de toutes les questions de lu philosophie, mais ce fut surtout à l'étude de la philosophie morele qu'il se livia et à laquelle il donna une face et une importance nouvelles.Il regardait comme une folie, lit Xénophon, de consumer l'activité de son esprit à la solution des questions curieuses sur des objets environnés de téLèbres presque impénétrables, oljje's qui, d'ailleurs, ne sauraient contribuer en rien à notre bonheur, tandis qu'on négliga l'étude des devoirs ou des règles qui doivent servir à diriger notre conduite.Il s'appliqua done à l'étude des vérités pratiques, laissant de côté toutes les théories abstraites dont on #'oc- eupait alors sur les secrets de la nature et l'origine cles choses.Maintenant, ceci dit, nous entrerons en matière.Il faut d\u2019abord se rappeler que Xéno- phon fut contempnrain.disciple et ami intime du grand philosophe.Voici ce qu'on raconte à propos «es relutinns qui s'établirent entre Socrate et Xénophon : Un jour, Socrate, rencontrant le jeune Xénophion dans une rue étroite, lui barra le chpmin avec son bâton et lui demanda où était le marché aux vivres.Lorsque celui-ci eut répon lu à cette question, il lui demanda où les hommes se forment à la vertu.X-nophon hé«ita: « Suis-moi donc, lui dit il, je te l'apprendrais et depuis ce moment, it le compta au nombre de ses disciples et de ses amis.Sous un tel maître, Xénophon fit de rapides progrès dans la philosophie et «devint un écrivain distingué.La grande aménité qu'il avaic vouée à Socrate le détermina, après ls mort si injuste de celui- ci, à rébabiuter sa mémoire, et ce fut dans ce but qu'il recueilit tous les précieux enseignements du philosophe, qu'il groupa dans un traité admirabie, intitulé: Me.moires sur Socrate, et qu'il livra aux citoyens ingrats d'Athènes comme preuve de save tu et de lu pureté de ses enseignements.Nous nous permettronsdonc d'em- pruuter à cet ouvrage quelques extraits qui nous feront connaitre les idées de Socrate sur les choses les plus ordinaires de la vie et au quelles nous ajouterons quelques réflexions.Chers lecteurs, qui m'êtes si indulgents, et vous, timables lectrices, que ce mot philosophie ne vous effraie point, ce n'est pas si aride, si grave, si sévère que vous le pensez.Nous ne parlerons pas de ce que pensait Socrate sur la sagesse, l'envie, le loisir, le pouvoir politique, le bouheur, etc.; qu'il nous suffise de dire que celui qui connaissait le bien et le beau, les mettait en pratique, et qui, connaissant le mal, savait s\u2019en garder, passait à ses yeux pour un homme sage et réservé.Quelqu'un lui demandait, un jour, quelle était, selon lui, la plus belle -occupation de l'homme ?« Bien faire,» répondit-il.Un lui demanda s'il y avait un procédé pour faire bien ses affiires.Non, dit-il; car je crois que la fortune et l'action sont deux choses opposées; trouver son bien-être sans le chercher, voilà ce qui s'appelle faire fortune ; mais par son savoir et son zèle arriver au succès, voilà ce que j'appelle bien faire, et ceux qui procèdent ainsi me paraissent réu-sir.Mais si vous aimez à savoir ce qu\u2019il pensait de la bonne chère, de ls colère, de la futigue, des voyages, etc., lises L'OPINION les extraits suivants: Un jour, quelqu'un se plaignait de manger sans plaisir, « Acu- ménus (1), lui dit-il, enseigne à cela un bon remède.\u2014Et quel est-il ?\u2014De manger moins ; il dit que le plaisir, la bourse et la santé se trouvent mieux de cette absti- mencen Certes, excellent moyen que celui ld, que pour monger avec plaisir il faille manger moins.Seulement, l'histoire ne nous dit pas si ce conseil a été adopté par ce disciple du grand philosophe.Un autre lui disait qu'il n'avait à boire chez lui que de l\u2019eau chaude: Eh bien, dit-il, quand tu voudras te baigner, elle sera toute prête pour le bain.\u2014Mais elle e-t trop fraiche pour le bain.\u2014Est-ce que tes serviteurs se plnignent d'en boire et de s'y baigner 7\u2014Non, par Jupiter! et je me suis souvent étonné de voir qu\u2019ils s\u2019en servent avec pluisir.\u2014Réfléchis donc que tu es plus difficile à contenter que tes serviteurs el que tes médecins » Quelqu'un, un jour, courroucé d'a-voir salué une personne qui ne lui avait pas rendu le salut: « C'est une chose vraiment risible, dit Socrate, que tu ne te fâches pas quand tu &s rencontré un malade, et que la rencontre d'un esprit grossier te fasse autant de peine » A propos de voyages.Quelqu'un était effrayé d'avoir à faire le voyage d'Ülympie : Et pourquoi, lui dit Socrate, as-tu peur de ce voyage?Ne passes-tu pas le jour presque entier à te promener dans la maison ?En voyagennt, tu te promènerzs, puis tu dineras ; tu te proméneras encore, tn souperas et tu prendras du repos.Ne sais-tu pas qu'en mettant bout à bout tes promenades de cinq ou six jours, tu peux facilement aller d'A- tliènes à Ulympie ?Il te sern d'ailleurs plus agréable de partir un jour plus tôt que de diffêrer ; car, quani on est forcé de faire des marches plus longues qu'il ne faut, c'est contrariant ; tandis qu'en commen- ¢ant son voyage un jour plus tot, on ne trouve que du plaisir.Mieux vaut se presser au départ qu'en route.Un autre se plaignait de la fatigue d'une ongue route qu'il venait de faire.Socrate! | lui demrnda s'il portait un paquet : « Non.par Jupiter! je n'avais rien que mon mau- teau.\u2026\u2014Voyageais-tu seul, ou étais-tu suivi d'un valet ?\u2014 J'avais un valet.\u2014 Marchait- il à vide ou portait-il quelque chnse ?Mn foi, il portait mes hawrdes et le reste de mon bag+ge.\u2014 Et comment s'est-il tiré du chemin ?Il m'a paru s'en tirer mieux que moi,\u2014 Bon, et s\u2019il t'avait fallu porter le fardeau de ce valet, comrnent t'en serais.tu trouvé ?\u2014 Fort mal, ou plutôt, je n'aurais pu le porter \u2014 Eh bien ! supporter la fatigue moins bien qu'un esclave te paraît- il le fait d'un homme libre et exercé à la gymnastique ?» À propos da la bon ne chère, voici ce qu'il disait : Faire bonne chère, duns le langage des Athéniens, a le sens de manger, et il ajoutait gue le mot bonne, joint au mot chère, indique que la nourriture ne doit être nuisible niau corps, ni à l'esprit, ni difficile à se procurer ; en un mot, il entendait par faire bonne chère vivre avec modération.Socrate s'attacha principalement à gagner les jeunes gens, et ne négligea aucun moyen pour les amener à le suivre et à l'éconter.La première chose qu'il s'efF>rçait de leur inspirer, c'était la piété et le respect pour les dieux ; ensuite, il les exhortait à la modestie, à la défiance d'eux- même, à l'éloignement des voluptés, à l'amour de leurs parents et a l'observation dee lois.Il regardait comme l'indice d\u2019un bon naturel la promptitude à apprendre et à retenir, l'amour de toutes les sciences qui enseignent à bien administrer une maison ou une cité, en un mot, à tirer bon parti des hommes et des choses.Il ne traitait (1) Médecin renommé pour son talent et son bu- meur bienveillaute.PUBLIQUE pas tous les hommes de la même manière ; mais ceux qui, s'imaginant être doués d'un bon naturel, méprissieat l'étude, il leur apprenait que les natures les plus heu reuies en apparence ont le plus besoin d'être cultivées.Quant à ceux qui, tiers de leurs richesses, pensuient n'avoir aucun besoin d\u2019instruction et s'imaginsient que leur fortune suffirait pouraccomplir leurs projets et se faire honorer des hommes, il les renduit sages en disant que c'est une folie de croire qu\u2019on puisse sans étude distinguer les actions utiles et les actions nuisibles ; c'est encore una folie, lorsqu'on ne sait pas faire cette distinction, de se croire capatle de quelque chose d'utile parce qu\u2019on a de l'argent pour acheter tout ce qu'on veut: c'est une sottise, quand on n'est capable de rien, de croire qu'on agit comme il faut pour être heureux, et qu'on sait se procurer honnêtement et convenablement ce qui sert à ls vie ; c'est entia une sottise de croire que la richesse.quand on ne sait rien, donne l'apparence de l'habileté, ou que, quand on n\u2019est bon à rien, elle conduit à l'estime.Je crois qu'une courte étude de la philosophie pratique de Socrate nous se\u201cait utile en plus d'une circonstance.Qu'en pensez-vous?ALPUONSE GAGNON.\u2014_._ SCIENCE POPULAIRE LA DISTANCE DES ÉTOILES (Suite et fin) On ne connaît la distance de quelques Stoilee que depuia l'année 1840, C'est dire combien cette découverts est récente, et c'est à peîne sl l'on commence maintenant à 8+ former une idée approximative des distances réelles qui répurent les étoiles entre elles.Ln parallax de Ia 61¢ du Cygne, la première qui ait été conune, a été déterminée par Bemsel et réanlte d'observations faites à Kænigsberg de 1837 à 1840.Le premier résultat relatif à Ju distance dus étoiles est celui de Bousel, et date de 1840.La paralluze de l'étoile Alpha de la Lyre a été trouvée par Struve, à la suite d'observations faites à Dorpat, ds 1835 à 1838, «t à été publiée après 1840, Il en est de même «de celle de l\u2019étoils Alpla du Cuntaure, observée en 1832 et 1839, au cap de Bonne-Espé- rance, par Henderson et Maclear, et qui se tronve être l'étoile la plus ra;prochée de nou, Deux méthodes se présentent pour déterminer cer parallaxes, La première consiste à comparer entre elles les positions observées à six mois d'intervalle ; la recondy, & découvrir un mouvement appurent dans une étoile (comparée à une étoile immobile située beaucoup plus loin que celle qu'on étudis), mouvement apparent dl i la perspective causés par la translation annuelle de Îe terre sur son orbite, Cette dernière méthode est maintenant la plus employée.Le résultat de l'une et de l'autre est de montrer sous quel auglie on verrait de l'étoile le d-mi-fiumètre de l\u2019orbite terrestre.Dupuis l\u2019année 1840, l'attention des astronomes s\u2019est souvent portée vern cette même recherche, et des milliers de calculs ont ét- faith.On est parvenu à grand'peine à déterminer 1a parsllaxe de quelques étoiles.Et encore les erreurs d\u2019ubservation inévitables masquent-elles souvent les résultats.Que l'on songe, en effet, que nulle étoile n'est asx x proche pour offrit une parallaxe d\u2019une s-conde.Une seconde, c'est la dimension à laquelle se réduirait ua cer-le d'un mètre ds diamètre transporté à 206 kilom°tres, ou à plus de 50 lieues de distance de l\u2019œil.Cela paraît moins que rien.C'est l'épaisseur d\u2019un cheveu d'un dixième de millimètre tendu à 20 mètres de distance de notre œil.Le mouvement annuel apparent d\u2019une étotle qui révèle sa distance saccomplit tout entier dans cette épals- seur| Pour un observateur transporté dans Pétolle Ia plus rapprochée de nous, ce cheveu cacherait toute la distance qui sépare la terre du soleil.Aucune étoile n'offrant une parallaxe égale & une seconde, il en résulte (n'scune n'est à molns de 206,265 fois 37 millions de lieues L'espace qui environne le eystème planétaire dans toutes les directions est dépourvu d\u2019étoiles jusqu'à cette distance au moins, L'étuile la plus rapprochée de nous, Alpha du Centaure, offre Une puraliaxe de 0\u201d,91.8a distance de In terre est de 226,400 fois le rayon de l\u2019orbite terrestre, c'vat-a-dire de 8,376,800 millions de lieues.C'est notre voisine, et telle est probablement la distance minimum qui sépare les étoiles les unes dve autres : huit trillions de llcues! Comme on le «ait, chaque étoile qui brille par sa propre lumière, est un soleil analogue au nôtre, entouré sans doute d'un système de planètes habitées.525 La deuxième étoile dans l'ordre des distances, est la 61° du Cygne.8a parsilsxe est de 0\",51, et son bluignemont est do 15 trillions do livues, On arrive à déterminer ainni la distance de vingt étoiles seulemeut aur tes milliers qu'on à étudiées dans ce but.Parmi lua plus remarquables, signalons surtout Sirlua, solvil 2,688 fois plus volumiveux que Je nôtre, entouré d'un système de corps célustes dont ou conna°t déj « pluvieurs membres, et éloigné de nous de le distance de 33 trillions de lieuex ; citons l'étoile poluire, étoile double, dont lu distance égule 117 trillions de licues; citons Capella, qui plane à 172 trillione de lieues d'ici, distance que ls lumière, qui vole en raison de 74,000 lieues par neconde, b'emploie pas moiug de soixante-et-ouze aus et huit mois à traverser, de telle sorte que le rayon lumi.RUUX gus nuus recevons a tuctlement eu 1875, de cette belle ctorle, est parti «de son sein en 1803.Elie pourrait être éteinte depuis 1804, et nous la verrions encore.Elle pouruut »'éteindre sujunrd'hui, et les habitants de la terre Vadmireraicul encore dans leur ciel jurqu'à l'année 1249, Réciproquement, s\u2019il y avait, eur les plandtes qui gravitent autour de Capella, dés esprits dont la vu trandeendante fût asses parfuite pour découvrir de la nant notre petite terre perdus dans lus rayons de notre soleil, ils verraient vetuell-ment, de cette distance, Ja terre do I'snoce 1803, et werajent en retard de 71 aux et 8 mois sur notre histoire.Ce sont là leu étoiles les plus procher de nous.\u2018Toutes les Autres sont incomparablement plus éloignées, M yades étoiles dout la lumièr> ne peut nous striver qu'après cent ans, mille ans, dix mille ans de marche incessaute de 77,000 lieues par seconde.Que l'on essaye de suivrs par la pensée le trajet d\u2019une pareille flèche! Pour traverser l\u2019univers sidéral dont nous faisons partie (la voie lactée), ts lumiure n'em- plole pas mvias de 15 000 aus.Pour veuir de certalues nébuleases, cfle doit marcher pendant plus de trois centa fuis ce temps, pendant cinq millions d'anées!!.Chacune du ces étoiles est uu soleil comme le otre, brillant par sa propre lumière, et entouré eaus duute du plauètes habitées analogues à cullex du notre système suluire, Mal- gre l'apparence causés pur la perspective de l'eloignement, d'immenss distauces séparent tous Ces syrtèmes du vôtre, distances t Iles que les plus hauts chiffres de notr - numération si puissante sont à poive en état de dénombrer les plus faibles d'eutes elles, Un élotguement réciproque, qu nos chiffres ne peuvent expri- Mer, Bôpate Cus étoiles les Unes des autres, les reculaut de profoudeurs en profon leurs, Malgré ces intervalles prodigroux, ces soleils sout eu nowbre si coustilerablu que leur éu 1.mération surpitsse ensure elle-même tous nos moyens; les millions joiats aux millions ns parviennent pas von plur à en dénombrer Iv multitude! ., Que is pensée essaye, 811 lui vst possible, de su reprèseuter à la fuis cu nombre considerable du systèmes et les dintunces qui les séparent les Uus des autres! Cunfoudue et bientôt auéant(: à l\u2019aspect de cette rich sso iufiule, ello n+ saura qu'admirer en silence cotte ludescriptible merv.ille, S'éle vant sans cessu par dels les cieux, franchissant les plages tointsiues de cet océan sans borves, elie dé= couvrirs toujours uu nuuvel espacs, et toujours de nouveaux moudes se révéieront à sou avi- dite.lee cieux succédurout aux cieux, les ephères sux sphères.,.après les dêser:a da l\u2019etendue s'uuvriront d\u2019autres déserts, après dee immeusités d'autres immensités.et lors même qu'emportés pans trêve peudant des siècles avec lu rapidité de ls peusée, l'âme perpétuerait sou cssor au-delà Uos bornes les plus inaccessibles que l\u2019imngination pulsse cunvevuir, là même, l'infisie d\u2019une éteudue inexplorée resterait encore ouvert devant elle.l'infini de l'espace s'oppuserait à l\u2019iufi- Li du temps, rivalisant sans cesse, Sans que jatuats l'un puisse 1 vmporter sur l'autre.«t l'esprit s'arrêterait extéuué de futigue au vestibule de l'œuvre de Dieu, du la création infinie, comme s'il n\u2019avait ja< avancé d\u2019un seul pas dans | eipuce, .Uh! depuis cette terre od rampant les mortels, Du l'espace fuyant les vidos éterusls, Qui sordors des cieux l'insund :bie distance, Quand.apres l\u2019iuliai, l\u2019ulini recuimimens : ?Uauittn FLAMMARION.=\u2014-\u2014 A \u2014\u2014 LE CULTIVATEUR Dans ce siècle tout occupé de progrès matériels, on ne considère pas assez la position de chaque état dans l'ordre mors) de la société.Le bien-être physique, voilà tout ce qu'on désire ; et, pour y parvenir, on emploie des moyens qui ne sont pas toujours ceux qui mènent au bonheur.Le séjour des villes est un de ces appas trompeurs, le commerce en est unautre ; tous deux ont causé bien des déceptions et ont fait plus d\u2019une victime.L'hubitant de la campagne croit se trouver plus heureux en changeant d'état et, emporté par la fièvre oa a 526 L\u2019OPINION PUBLIQUE 4 Novexsex 1876 commercial i se répand partout, à | tamille, tra des cham i par.- égard, tout le monde l\u2019accepte comme quitte sa pr pour venir au milieu courir veo orguell les teres wile roques SEMAINE POLITIQUE étant donné sincèrement.» d'une population inconnue dépenser en vain son activité.C'est une faute qui entraîne des suites funestes.D'abord, pour lui-même: il sacrifie un bonheur réel pour des espérances spécieuses, et il compromet l'avenir de ses enfants; puis pour la société, car l'agriculture languit et Is gêne se fait éentir dans toutes les industries du pays.Cet abandon d'un des plus beaux états tient à un vice d'éducation.De nos jours, le peuple ignore l'importance du rôle que joue le cultivateur dans la société.Et, sur ce point, il y ñ bien des préjugés à combattre.Un croit généralement que In su- Périorité d'un homme tient à son état, et à tout prix on veut monter plus haut.Mais c\u2019est une erreur, c'est l'éducation, le génie, l'amour du bien qui fait l'homme supérieur ; or, toutes ces qualités peuvent se rencontrer su plus haut degré tout aussi bien ches l'habitant de la campagne que chez celui de Ia ville, lly a une autre supériorité qui, pour n'être pas généralement considérée, n'en est pas moins une des plus importantes.C'est celle d'un homme qui apporte dans la société une plus grande somme de bien Physique et moral.Or, je trouve cette qualité chez le cultivateur.En effet, tout vient de lui, depuis l'aliment qui nous soutient jusqu'à la laine qui sert à nos habits.Sans les ressources qu'il nous fournit, l\u2019industrie ne serait qu\u2019un vain mot, le commerce ne pourrait exister; les arts, les métiers deviendraient inutiles, enfin, l'homme serait condamné à périr misérablement.Aussi, le premier homme fut-il le premier cultivateur, et ce ne fut que plus tard, lorsque l'abondance régna, que les hommes songèrent à choisir d\u2019autres états.Depuis ce temps, le peuple le plus agricole fut toujours le plus flovis- sant et le plus puissant.D'un autre côté, l'habitant de la catn- pagne, quand il n\u2019est pas la dupe de certains hommes sans scrupule, est le plus fort soutien des lois de l'ordre, qui ne sont autre chose que les règles de la justice, Il est toujours fidèle aux nobles inspirs- tions de la nature et le premier à donner l'exemple du dévouement.Jamais on n\u2019a vu sortir de son rein ces doctrines perverses qui, dans les s:ècles derniers, ont ensanglanté la plus belle partie de la terre.Au contraire, il a donné au monde l'exemple de la loyauté et de la tidélité portées jusqu'à l'héroïsme dans les nobles provinces de Bretagne et de Vendée.Maitre absolu, quand partout l\u2019on obéit, le oultiva.teur représente l'homme tel qu'il fit dans son origine.Libre et indépendant, il peut donner à ses facultés tout l'essor dont elles sont susceptibles.C'est l\u2019homme dans toute sa diguité pouvaut sans obstacle tendre vers ses destinées.Mais à ces raisons, qui sont d\u2019un grand poids, viennent s\u2019en joindre d'autres plus personnelles, et non moins persuasives.Bhomme est né pour le bonheur, il le poursuit rans cesse, s'attache à ses pas, et oe désir d'être heureux il ne saurait le faire disparaître.Précieux don du Crés- teur, Is vie de l\u2019homme misérable est souvent par lui seul semée de quelques fleurs, Les déceptions les plus amères, les espérances déçues, loin d'éteindre cette soif semblent l\u2019augmenter.Elle est l\u2019ornement de la vie et de ls mort, et elle suit l'homme au-delà du tombeau, Eh! bien, le paysan a dans ce qui l\u2019entoure les éléments qui peuvent le rendre heureux.[I habite les lieux qui l'ont vq naître et qui ont été témoins des premiers jeux de sonenfance.Chaque rocher, chaque ruisseau lui rappellent un souvenir où il peut lire l\u2019histoire de sa jeunesse, Loin des mille bruite de ia ville, sa vie s'écoule près d'une épouse chérie, soit au foyer de la de sesancôtres.Que peut-il envier au eitadin?Les plaisirs bruyants ?souvent ils sont une aource de misères et mènent au tombeau leurs aveugles victimes ; les beaux habits ?déjà le luxe à décimé notre population, il n'est propre qu'à rendre l\u2019homme ridicule et à ruiner sa fortune.Sera-ce les superbes demeures ?mais le firmament qui est le toit quotidien du paysan vaut bien les palais des riches, et ses champs couverts de moissons, les tapis moelleux de leurs salons.Devenu vieux, d'autres joies embellisent ses derniers jours.Il aime à venir s'asseoir sous le grand chône qu'il a planté de ses mains, Rien ne l'inquiète, ses fils l\u2019ont remplacé au travail ; et maintenant, il peut mourir tranquille, car il quitte l'aisance au sein de sa famille.Ah ! si nos paysans faisaient ces quelques réflexions, peut-être que désabusés ils n\u2019abandonneraient pas avec tant d'insouciance les héritages qu'ils ont reçus de leurs pères.I! faut qu'une réaction s\u2019o_ Père en faveur des nobles travaux des champs.On crie sans cesse au progrès ; sansdoute, nous le désirons aussi, mais il faut I'asseoir sur sa véritable base.Que ces préjugés qui tendent à centraliser tout le progrès dans le commerce disparaissent, et avec l'agriculture refleurira toutes les industries.11 faut done que le cultivateur sache combien son rôle est grand et important, et jusqu'à quel point il importe à son bonheur domestique autant qu\u2019à l'intérêt général qu'il n'abandonne jamais le dépôt qu\u2019il à reçu de ses ancêtres et qui doit être transmis A ses enfants.Les sueurs dont il arrose ses terres lui rapportent des ri- ohesses, mais les larmes qu'il versera à la suite des cruelles déceptions du commerce où il aura perdu ses biens resteront stériles, (1) \u2014\u2014\u2014men\u2014_ TABLETTES LOCALES Longfellow « reçu dernièrement, en présent, denx cannes qui ont été coupées par un habl- tant de l\u2019Acadie.L'une a ponssé sur le sommet du cap Blomidnn, et l\u2019autre n été tirée d\u2019un pommier qui se trouvait près de la boutique de Buaile le forgeron, M.Wilmot, de New Castle, a reçu de Californie 80,000 œnfs de raumone, Ila ne tarderont pas à éctore.Ceux qu'ila reçus l'année dernière sont devenus de jolis poissons de cinq pouces de long environ, Ces envois sont faits par le professeur Baird, le commissaire fédéral, et son assistant, M.Stone, oe .Une dépêche du câble assure que le gouvernement canadien vient de proposer les conditions d\u2019un emprunt en Angleterre pour une somme de deux millions ot demi de louis ater- lings, Les trois-cioquièmes de ce montant sont assumés par le gouvernement impérial, et lo reste, c'est-à-dire les deux autres cinquièmes, sont placée sous In garantie du crédit canadien seul Le taux d'intérêt pour le tout est de 4 par cent.Le Cana) Welland, qui n'avait que 90 pieds de iergeur à flenr d'eau et 80 pieds au fons, aura, loreque les travaux d'élargiement actuels seront finis, 190 pieds à In surface de l'eau, 100 pieds au fond et 14 pieds de profondeur.On crolt que l'ouvrage serm complété dans trois ans et que le coût des travaux d'é- lergissement sers de dix à vingt millions.C- canal à, comme l'on sait, 28 milles de long et met en communication Je purt Colborne eur le lac Erié, avec le port Dalbousie, eur le lac Ontario.(1) * La terre nent umais ingrate : elle nourrit fe nee fruits ceux qui Inoultivent et ne refuse ves lens qu'à eoux qui refusent de lui donner leurs poli Plus les laboureurs ont d'enfants, plus ils sunt riches ; les plus jeunes conduisent les moutona dans tue pâturages ; les plus grands mènent les plus ands troupeaux : les plus œurpère rendant oe ope.tuère, avec een filles, prépare un repas simple A von éponx et ren chers enfants, Aut reviennent fatigués du travail de is journée.Kile a soln de traire en vaches et zen bis, of où vois evaler de esenux dot it Shs.sun à son r, obaeun es 9! A % iau 6 des bénédistions pour toute fataille.\u201d*\u2014 URELUF, Jossru Bravenaur.C'est du Nord-Ouest aujourd'hui que nous vient, non la lumière, mais les nouvelles qui ont vraiment un caractère politique.Ainsi, les dépêches d'Ottaws nous apprennent que les négociations entamées depuis quelque temps entre les hons.MM.Davis et Royal, de Manitoba, et le gouvernement de ls Puissance, au sujet des x better terms» demandés par cette province, viennent de se terminer.Manitoba recevra une augmentation de subsides qui va lui permettre de faire face i ses dépenses d\u2019administration, mais à la condition que le nombre des représentants de son parlement local sers diminué et que sa chambre haute sera abolie, Les comptes en litige entre le gouvernement fédéral et Ja province, concernant l'administration de ln justice, seront soumis à l'arbitrage.M.Burpee représentera le gouvernement de la puissance, et M.Davis, Manitoba.Dans une entievue que M.Davis & eue avec le premier ministre, au sujet de l'embranchement de Pembins, M.Mackenzie lui n dit que, s\u2019il le pouvait, il visiterait lui-même la province, mais qu'en attendant des rapports plus détaillés des ingénieurs, les travaux de nivellement sur la rive Est de la Rivière-Rouge, au nord de St.Boni face, seraient suspendus.M.Royal a donné aussidoute son attention aux routes provinciales.L'arbitrage relatif aux pécheries, question que nous a léguée le traité de Washington, paraît être retardé, car l'on annonce que M.Ford, commissaire du gouvernement anglais, partira samedi pour l'Angleterre, et ne sera de retour que dans quelques mois.Quant à l'élection de Montréal-Ouest, quia eu le privilége de surexciter notre population, voici quel a été le résultat final: Workman, 2,300; White, 2,250.Le peu d'importance des événements politiques nous permet de donner, au sujet de certaines questions pendantes, des détails qu'on lira avec intérêt, Au sujet des affaires d'Orient, voici ce que dit une correspondance de Vienne : L'attitude bienveillaute que ls Ruvaie et l'Autriche contiauent à observer à l\u2019égard de ls Porte #'explique parie fait que la Russie n\u2019est pas prête à entrer en campagne.L'aillance des trois empereure n'y est pour rien.La réorganisation militaire n'est pas encors assez complète et le réseau des chemins de for n'est pas encore en état de transporter rapidement sur les rives du Bosphore une armée capable de frapper un coup décisif.Aujourd'hui, il faudrait des mois pouramener sur lo champ du bataille les troupes fournivs pur les provinces asiatiques de l'empire, Dans ces pays, chaque pops vit des secours que lui envoie ln Russie, chaque église est bé- tle avec noire argent, cha ue entant attend son salut du tsar de Saint-Petersbourg.La concentration de troupes russes en Bersa- rabie se poursuit dans le ples.grand secret, malgré les démentis infligés aux journaux qui en ent.u Herségovine, l'insurrection vit parce que la Russie ongage les insurgés à tenir bon, et parce que l\u2019oppreesion musuimane leur à donné le mépris de la mort.Quant à la situation générale actuelle de l'Europe, ai l\u2019on veut savoir les vues entretenues par l'Angleterre, qu'on veuille bien lire les lignes suivantes que nous a trans mises le télégraphe.C'est le comte de Derby, ministre des affaires étrangères, qui, à un banquet donné à Liverpool, n'est exprimé comme ci-dessous.Lord Derby a affirmé, tout d\u2019abord, que l'allégation d'après laquelle l'influence de PAngleterre à l'étranger serait devenue nulle, n\u2019est justifiée par aucune cause réelle.« Les nations étrangères, a dit le ministre, prêtent In plus grande attention à nos | mouvements et, enchant que nous n'avons aucune intention agressive, elles ont con fance en nous.Le premier intérét de , l'Angleterre est le maintien de Ia paix, et lorsque nous donnons un conseil à oet En ce qui concerne la question de l\u2019Her- zégovine, lord Derby croit qu\u2019on a exagéré jles difficultés, et que les grandes puissances ne sont pas disposées à aider les insurgés.«Il serait peu politique, a dit le noble lord, d\u2019accorder son autonomie à l'Herzégovine, et, quoiqu'on ne puisse Euère attendre une guérison radicale, on peut apaiser le mécontentement actuel par l'introduction de réformes judicieuses.» Relativement à la Chine, le gouvernement n'a pas reçu d'autres nouvelles que celles qui ont été publiées.« J'espère bien, à ajouté lord Derby, que les affaires iront bien, mais c'est tout ce que je peux dire.Chacun doit être opposé à la guerre avec Ia Chine, tant qu\u2019elle pourra être évitée honorablement, parce que nous ne désirons pas avoir un autre «homme malade » sur les bras.A.AORINTRE.NOUVELLES DIVERSES M.F.A.Mastin vient do fonder un journal français à Winvipeg, province de Mabitobs.L& nouvelle feuille se nomme Le Courrier du Nord-Ouest et paraît une fois par semaine.Les étudiants en droit de l\u2019Université Laval ont présenté une adresse au juge Tessier, an- clen professeur de droit de l'Université, pour le féliciter de en nomination comme juge de la Cour du Bauc de ia Beiue.Les Frèron de In Doctrine Chrétienne ont fait 'acnisition de tout le terrain seigneurial de la ville de Beaubarnofs.Leur intention sat d\u2019y fonder un poviciat le printemps prochain, afin de pouvoir rcevoir den élèves de toutes les parties du l'Amérique du Nor& Une section d'un des gros arbres de Californie vient d'arriver à St.Louis, en route pour Philadelphie, où elle doit figurer à l'exposition universelle de 1876.Cette pièce de bois a 16 pieds de long et 20 pieds de diamètre, c\u2019est-à- dire 60 picds de circonférence.Elle n été coupée dune un arbre qui mesure 276 pieds de hauteur et 26 pleds du diamètre à an bare, 2,220 anuées d'âge, ai on eu juge par le nombre de ses anneaux.Cette pièce de bois est creusée formant un cylindre de denz pieds d'épaisseur y compris l'écorce, et sera convertie on une maison circulaire élégamment meublée, M.J.G.Moylan a été nommé inspecteur deu pénitenciers pour la Puissance.Dans Ja nuit de dimanche à lundi, 24 octobre, le magusin de MM.Morgan et Cle, coin dela rue St.Jacques et de la Place Victo- ris, & été volé d\u2019une valeur de $15,000 en solu noires et en dentulles.Dimanche tatin, à Beauport, trole des gardiens de l'asile ont conduit à l'autel trois des femmes «employées dans le même établissement.Lundi soir, les propiiétaires du l'asile donnèrent un bal et un eouper aux beureux couples.On lit dans le /royrès de Sherbrooke : Les pombrenz amis de A, J.Bean, qui a habité dans le temps à Coaticooke, seront heu- teux d'apprendre que récemment, il a ob teuu jugement contre le gouvernement des Etats-Unis pour dommages-intérêts se montant & $15,000, Besucoup de personnes de Cette localité se rappelleront que M.Bean a êté arrété on 1864, sous l'inculpation de tavo- riser la désertion an Canada des soldats de l'armée des Etats-Unis.Il fut entenda, jugé et coutlamné à Ja prison de Windror State.Plus tard à commencé an procès on dommnges pour faux emprisonnement, et ces derniers fours, le procès s'est terminé comme rapporté plus haut.Le nombre de faillites arrivées en Canada durant les premiere trols mols de cette année » été de 308 ; les obligations s'élèvent à $4, 141,340, Durant les trole mola expirés le 30 jui 31 y & où 433 faillites ; les obligations wélevant à $7.876,104.Durant les trom mols expités le 30 arpte mbre, 11 y à eu 741 faillites ; les obligations vélevant 3 $8,894,100.De sorte quu Je nombre total de talliites arrivées durant Jen nenf mois expirés le 30 septembre est de 1,509 ct les ob'ixatiors to'atcs s'élèvent 4 1s joliv summe dv $21 811,644, La bénédiction de l'asile des allénés de St, Jan de Dieu, à la Longue-Pointe et que di.Hgent aveo un x\u2018 le si louable les 2œurs de Ja Providence, a eu lien jeudi, 28 courant.Parmi len personnes qui s'étaient rendues à l\u2019Asile our ia ciroonstance, se trouvaient Mer Fabre, brique de Gratisnopolls, qui Be aft à la cérémonie de la béaédiotion ; MM.les cha- 4 Noveusre 1875 moines Lamarche, Moreau et Mongeau ; les Révs.MM.Chs.Collin, chapelier de l'Asile ; Alph.Villeneuve, chapoluin des Ourmélites ; Lonergan, curé de Bte.Brigitte ; Martin, curé do la Longue-Pointe ; Thérlen ; Sentenne, curé de St.Jacques ; Sauvé, vicaire de St.Henri ; Charbonneau, et le Rév.Frère Eusèbe, Direc- recteur de l'École de Réforme de la rue Mi- gnonus ; l\u2019hon juge Monck ; les hons, MM, Ouimet et #.X.A.Trudel ; MM, C.A, Le- bl shérif; Dr, Beanblen, Dr.Perrsult, Dr.P.E.Mount, Dr.Howard, wédecin de Vasile ; N.Valois, J.A, Gravel, L, J.E.Sur.veyer, Charles Garth, Payette, Guy et plusieurs autres dont nous iguorons les noms.Il y avait aussi bon nombre de danies.\u2014\u2014\u2014m\u2026-\u2014 SOIR AU BORD DE LA MER .Les nuages ont monté dans le ciel, le soleil s\u2019est couché, Ia nuit a\u2019abaisse peu 4 peu.Au ciel gris correspond une mer grise, plombée ; la brise souffle pleine d\u2019aiguilles piquæntes et l'odeur des varechs devient plus forte.L'horizon s'etface, l'eau et les nuages ne font qu\u2019un grand mur brumeux que transpercent quelques rayures dorées où rougeÂtres, et les vagues à longues crêtes d'écume arrivent peu à peu, bien alignées, sur la plage où elies lancent et balancent leurs nappes minces qui s\u2019étalent en courant, et en courant se retirent.Le jour à presque disparu ; le murmure de ls mer grandit, plus gémissant, comme si elle se plaignait du labeur que Jui impose son devoir de ramener la sur ls plage, d'atteindre pénible- mBut les rockers, puis lo pied dé falaises, puis les pilotis des jetées, puis les quais.Devant l'arrivée, condensée jusqu\u2019à en être monotone, \u2018de ces longues barres écumeuses et jaunes qui ne cessent de se gonfler, qui semblent s\u2019irriter à mesure qu'elles s'avancent, et apporter la haletante et grondante respiration d\u2019un être caché et formidable, l'impression devient mélancolique et ne tarde pas à se teinter d\u2019un peu d'inquiétude et mème de crainte.La nuit est plus basse sans être encore entièrement obscure, et les flots parnissent grandir ; leur couleur muintenant effacée fait place à de noires profondeurs; on pense à des gueules d'antres d'où s\u2019élancent brusquement des animaux redoutables, L'eau s'écroule sur les roches ou sur les terres éboulées avec de grands rugissements qui donnent l'idée qu'elle éproure du plaisir à heurter, à détruire, à entraîner ot submerger dans ses replis dont l\u2019objet devient sinistre.Cependant cu eut refoulé en deçà de la plage.La vaste place unie du matin tiède, pleine de sel brillant, est perdue pour nous; le tumulte l\u2019a envahie, et toute cette euvée violente et bouillonnante qui la recouvre a l'air de protester et de nous me- nucer si nous songeons à remettre le pied sur ce terrain salé qui appartient à la mer et non à l\u2019homme.La marée me fait toujours l'effet d\u2019une revendication et d\u2019une menace.Mais tandis que tout le long de la côte mugit Ia mer comme un grand geindre, un tin murmure de voix s'élève sous la tente des bains.Là on devine plus qu'on ne la distingue ls forme de quelques femmes enveloppées dans leurs châles ou leurs manteaux et qui s0nt venues s'asseoir jusqu\u2019à le nuit en face des vagues et du ciel, Ce doux et fin murmure répond légèrement au large gémissement des flots et n'en est pas étouifé.Des bouffées de la brise apportent quelques mots qui s'en vont courir dans les flancs de la falaise.Un peu plus loin, siffle un garde-pêche qui & pris son poste dans l'herbe, sur la orète des terres qui surplombent la plage.Les feux des phares tournants jettent une lointaine étinoelle.Les barques des pécheurs solidement attachées sautent et battent l\u2019une contre l'autre.Par derrière, eur les pentes de la côte, se dressent les silhouettes de chalets ot de villes, puis celles du petit troupeau des L\u2019OPINION PUBLIQUE maisons du village qu'on croirait attachées sutour du clocher de l\u2019église comme un piquet.- Quelques lumières rappellent qu\u2019on vit dans ce petit tas de pierre blotti ou perché au-dessus de la mer qui vient gronder À ses pieds avec une sourde colère et un désir Fien clairement exprimé de le dévorer.Quelque chien aboie dans I'espace, quelque porte retentit lourdement, quelque voix jaillit au fond des demeures.Le petit murmure des conversations sous la tente continue toujours, pareil au son d'un léger jet d'eau.Une étincelle sautille par moments sur le fond opaque et noir du ciel où de l'eau, bateau à vapeur regagnant le port.Un piano lance par des fenêtres grand\u2019.éclairées d'une villa voisine, ses notes claires, comme un oiseau denuit.C\u2019ast aussi quelque mélancolique musique, chère aux âmes tendres, qui s\u2019en échappe, en harmonie aveo l\u2019accompag nement de basse donné par la marée : une visille, traditionnelle mélodie de Schubert! .La nuit est complète, très-obscure, aussi voit-on, au haut du chemin creux qui nous raméners au village, voltiger des falots, falots portés par de véritables âmes en peine, par exemple par cette dame aux longs cheveux pendantes sur le dos, et que je vois uniquement occupée, jour et nuit, a aller au bureau de poste !.La nuit est très-noire, la mer est presque lugubre, ls brise se plaint autant qu\u2019elle.Nous ne pouvons plus y tenir; assez d'oppression est entrée dans nos âmes.Plusieurs groupes d'ombres gravissent le chemin creux, silenciewsement.Le murmure sous ls tente est éteint, la mer Aouloule avec plus de force, comme si elle était fâchée de notre départ.Et pourtant elle nous a vaincus, car les groupes d'ombres silencieux qui reviennent vers les lampes des maisons, c\u2019est nous tous, à demi-écrasés, presque frissonnants ., .Assez, assez! allons jouer au whist, allons lire un journal, allons causer de l\u2019arrivée de M.B.qui sera suivie du départ de M.C.Et voilà les grilles des jardins qui retombent derrière les ombres .Bonsoir ! demain matin nous auront reconquis, nous l'aurons, la plage, pendant un quart de lieue devant nos yeux et nos pas; lamer sera verte, loin partie, et ne marmottera plus ses menaces ! B.\u2014\u2014\u2014___ PERSONNEL MM.Magloire Turcot, Romuald St, Jucques, Pierre Bachand, Louis-Gustave de Lorimier et H.R.Blanchard ont été nommés commissaires pour i*érection clvile des paroissve duns lo dio- vèse de St, Hyacinthe.Le premier anniversaire de ls cousécration de Mgr.Racine » été dignewunt célébré lundi, 18 courant, La modestie de l\u2019éminent Prélat ne lui ayant pas permis d\u2019accepter aucune démonstration publique, tout s\u2019est borué à une fête intime vu la religiou seuls à eu à jouer le priccipal rôle, Son Exuelleuce Geo.Ferguson Boweu, gouverneur de Victoria, Australie, qui est venu on Amérique accuapagué de son uide-du-camp, le major Pitt, pour étudier lus institutions ma.nicipales, est parti pour Ottawa avec Son Excellence le Gouvorneur-Général.Après avoir visité le Canada, 11 se rendru aux Etats-Unis et relourners ensuite eo Australle par ia voie de san Francisco.\u2014\u2014\u2014\u2014m\u2014 Que recherche une per:onue qui sssure es propriété contre le risque du feu?Le plus de garanties possibles, pour qu\u2019en ces d'événe.monts, lu dommage qu'elle subirs soit promptement et équitablement réparé.Par conséquent lorsqu'on signe une police à prime fixe, ce qui frappe, attire, entraine, détermine la résolution, c'est l\u2019importance du capital :ouvial de ls Compagnie aveo laquelle on traite, La Compaguie d'assurance sur Is vis et contre l'incendie, lu conduite par une direction toute Canadienne ot dont le bureau, à Montréal, se trouve No.13, Place-d\u2019Armes, à un onpital de 5,000,000 de piastres, entière- mont affonté à la garantie des risques converts par les polices.WENTURIERS ET CORSAIRES LE GAOULÉ VII (Suite) Mudame de Siint-Chamans, le masque de la résignation au visage, le cœur gonflé, des larmes à ses paupières, et armée en même temps de toutes les pièces de son arsenal de uetterie, se rendit chez le uis dos arenne.ui dit-ell \u2014l sep ur vous, lui dit-elle, une éprouve: pénible à traverser, mon ami.\u2014Je ls surmonterai, répondit ls Varenne avec le brusquerie et le ton résolu qui lui étaient habituels.\u2014Mais non Et sans difficulté, réptiqua ls comtesse.I! y va de votre honneur, de votie repos, de la paix et de ln gtoire «e votre administration.Vous savez si je vous suis attachée et dévouée, la Varenne, eh bien! je viens vous annoncer que je suis prête à accomplir, dans votre intérêt, le plus grand des sacrifices.\u2014Je ne vous comprends pas, Claudine ; expliquez-vous.\u2014II m'est revenu que les réclamations que vous allez entendre de messieurs les colons sont dirigées surtout contre moi.\u2014Contre vous ?\u2014Oui; déjà, vous le savez, on accuse le chevalier de Maubrac d\u2019être l'instigateur é du complot attribué à Fabulé.\u2014Après ?\u2014Eh bien! maintenant ce que l\u2019on ne vous a pas encore dit et ce que je sais, moi, c'est que les colons prétendent me comprendre dacs la même accusation.\u2014Vous êtes folle, Claudine, ou bien ils sont bien hardis et bien insolents ! \u2014Te suis pour tous ces gens-là un objet de jalousie, et de haine pour quelques-uns.Je vous parlais, tout à l'heure, de repos pour vous et de sacrifice de ma part ; ce sacrifice que je vous dois, mon ami, c'est ine retraite à laquelle je suis bien réso.ue.\u2014Votre retraite, y songez-vous ?\u2014Oui, je quitterai La colonie dès demain ; j'ai engagé M.de Maubrac à faire de même.Déjà il w'est éloigné de Saint-Pierre, en sorte que lorsque messieurs les colons viendront dépeser leurs plaintes devant vous, il suffira que vous léur annonciez mon départ, pour les voir apaisés par enchantement.La Varenne se promenait comme un furieux autour de la pièce, en écoutant cette confidence de madsme de Saint-Chamans, qui pleurait à chaudes larmes.\u2014Vous resterez, ms chère Claudine, dit le maryuis en s'asseyant à côté de la comtesse et en lui prenant affectueusement les mains, vous resterez avec moi, et nous braverons ensemble le mécontentement de messieurs les colons.Qu'ils viennent m'ap- rter leurs réclamations ! Je suis de belle umeur à les recevoir, ma foi! Et s'ils font mine de résister, je les ferai jeter tous par les fenêtres.Liussez-les dire ! Que m\u2019importe, à moi, leur haine et leur jalousie contre vous! Empêchez Maubrac de partir ; il nous est dévoué, il nous sera utile; c'est un homme d'énergie et de résolution, de qui nous tirerons bon parti au besoin.\u2014Avez-vous donc quelque projet ?demands la comtesse.= Jo ne sais pas, moi ; je ferai ce que les événements me commanderont.is, en tout cas, je suis bien déciué à ne point donner raison aux colons, et surtout à ne point vous lnisser insulter et calomnier par eux.Le complot de ce Fabulé n\u2019est peut- être qu'un prétexte ; si cela est, d\u2019ailleurs, eh bien ! qu'ils se défendent comme ils urront !.Vous ferez suvoir à Mau rac, n'est-ce pas, que je désire qu\u2019il re vienne?L'exaspération où était de là Varenne ne lui permettait pas de mettre grande suite dans son discours.Le ton de sa pa role plutôt que sa parole elle-même, et l'énergie de ses gestes, suffirent à convaincre ln comtesse de la résolution du marquis à ne le point sacrifier.même dans l'intérêt de son autorité, aux mécontentements des colons.Rassurée sur ce point, elle lsissa ls Varenne en proie à une extrême agitation, en ati tation.De la Varenne reout aveo hauteur les colons du Précheur; il prit tout de suite l\u2019offensive contre eux, sans leur laisser le loisir d'exposer leurs plaintes, nin nettement le complot de Fabuié et surtout 1a participation de madame de Saint-Cha- rebelles en les menaçant de la prison, s'ils ealomnies.osaleat persister dans leurs 627 Il y avait parmi eux un octogénaire, de quis présence saurait dû imposer le respect la Varenne.Ce vieillard ayant insisté sur son droit de se fuire écouter, le marquis ordonna qu'on l'arréiât.Les colons ayant voulu le couvrir de leurs personnes et de leurs épées, la salle de l'audience fut sussitôt entourée de troupes, et la députation tout entière arrêtée, dé-armée et conduite à la géole.Madame de Suint-Chamans, cachée dans une pièce voisine, avait assisté À cette scène de violence.Dès que la Varenne »e trouva seul, elle ouvrit brusquement la porte et se précipila dans ses bras, en versant dee larmes de joie.\u2014Merci, mon ami, lui dit-elle, vous 1n's- vez réellement prouvé que vous m'aimiez en défendant mon hoaneur.Oh ! ajouta- t-elle, je ne regrette qu'une chose, c'est que ce M.Du Buc, dont vous m'avez pro- t l'arrivée de la dépu- à mis la tête si je vous la demandais, ne se soit pas trouvé là.\u2014N'avez-.ou< pus entendu ce qu\u2019ils ont dit, ma chère Claudine, que les jeunes et les valides étaient démeurés sous leurs toits, prêts à In défense et à l'attuue.M.d\u2019Autanne, non plus, n'était pas 14, et J'aurais voulu l'y voir cependant ! Mais Je les retrouverui l'un et l'autre, car je m'attends que l'ac'e d'autorité que je viens d'accomplir va faire bouillonner dans leurs veines le sang de ces créoles!.IIs m'ont menacé, ils m'ont prédit Is guerre, soit! Eh bien ! je la leur ferai par tous les moyens.De la Varenne rugissait comme un lion, en portant à chaque instant, et par un mouvement instinctif, la main à la garde de son \u2014Qu'ils essaient, mordieu ! qu\u2019ils essaient! criait-il, et ils verront ce que je vaux sur un champ de bataille ! De la Varenne, dans la prévision du ré- suitatque devait provoquer l'emportement impolitique auquel il venait de s\u2019abandonner, prit immédiatement ses mesures, et commanda à une compagnie de grenadiers royaux de se tenir prêts à marcher sous ses ordres.Il ne s'était pas trompé.À peine l'arrestation des députés fut-elle connue, qu\u2019un eri d\u2019indignation s'éleva dans la ville et gagua le Précheur, où les colons s'assem- biérens aussitôt chez d\u2019Autsnne pour délibérer sur le parti à prendre.Avant que de rapporter ln délibération qui fut arrêtée dans cette réunion, il est bon que nous fussions connaître ls conduite de Maubrac pendant les événements qui venaient de s'accomplir.Maubrac s'était rendu au Précheur, où il avait d'intimes amis, des colons parosseux et oisifs comme lui, aventuriers sans feu ni lieu, et prêts à tous les coups de main.Ce bourg du Précheur avait été, dès l\u2019origine de lu colonie, et avait continué d'être peudant longtemps le refuge de tous les mécontents et le foyer de toutes les émeutes (1).Maubrac avait réuni en une sorte de concile ses amis, gens bien déterminés, d'ailleurs, et à qui la subite fortune du chevalier savait inspiré pour lui une grande considération.Dans cette réunion, où les têtes s'échauttent vite, Maubrac avait feint un méconten.ement très-grand contre la Varenne, qu'il représents jaloux de son intimité avec la comiesse, et il avait prétendu que son éloignement de Saint- Pierre était un exil auquel le gouverneur venait de le condamner.Cet exil, qui pouvait être suivi du départ de madume de Saint-Chamans, était donc sa ruine, à lui, et partant celle de ses amis.II avait entretenu assez grassement les excellentes dispositions de ceux-ci pour qu\u2019ils pris-ent intérêt à cette déchéance du chevalier.\u2014Que faut-il que nous fassions ?avaient demandé, tout d\u2019une voix, les compagnons de Maubrac.\u2014M'aider à renverser le marquis de la Varenne.Si grave que leur parût une telie proposition, les amis de Maubrao n\u2019y firent aucune opposition ; ils attendirent que le chevalier développit son plan de cam- Le itiq auvrac leur exposs toute sa politique, qui avait consisté à soulever le mécontentement des colons contre le gouverneur, en en appelant à l'intervention de Fabulé ; cette ciroonstance avait entraîné l'inoarcé- ration des députés, crime prévu par Mau- brac, et qui devait, dans pensée provoquer un soulèvement général, dont HEAT profiter pour assurer le succès de son coup le main, Toutefois, Maubrac ne confessait à ses complices que la moitié du but véritable qu'il poursuivait; le reste était le secret u voyage mystérieux de mudame de Saint- Chamans à la Martini secret que is Varenne lui-même avait cherohà vainement à percer, et que nous pouvons dévoi- | mans et de Maubrac, traite les délégués de | lez ioi \u201cQ) Velz lo Boi des Tropiques. 528 L\u2019OPINION tr eat er Les événements que nous avons racontés Jusqu'à ce moment avaient tous été com- lotés à Paris même, entre la comtesse et réaident de Lamoignon; ce dernier avait parfaitement 1ésolu ls perte de ls Varenne, dans un but que nous allons expliquer.| La colonie de la Martinique avait été, dans l'origine, ls propriété particulière de Is famille du Parquet.A lu mort de ce premier gouverneur de la Martinique, le lus illustre des aventuriers du Nouveau- onde, la Couronne avait repris l'île, moyennant une indemnité payée à ses héritiers.Les tuteurs des fils de du Parquet avaient accepté ce règlement dans un moment où cette propriété suzeraine paraissait difficile à conserver, au milieu des troubles qui ugiteient incesssmment la colonie.Muis quelques-uns des membres de la famille avaient vu avec regret crtte souveraineté leur échapper, et le président Lamoignon s'était wubetité à leurs prétentions.Devenu puissamment riche à la suite des exactions commises sur les financiers tra- comprenant à quels dan, au profit de l'ambition du président, avait résolu de se faire la part du lion dans la conquête de cette proie ai ardemment convoitée.i Elle avait cavé sur I'incapacité consiathe de Clermont pour, après son avénement, exercer sur ce faible vainqueur un ascendant qui déjouerait tous les calouls de Lamoignon et forcerait, en tout cas, le président à compter avec elle.i On comprend maintenant l'intérêt puis.! sant de madame de Naint-Charaans, à oe ' que son passé fût ignoré à la Martinique, et à faire disparaître.même par un crime, \u2018 son mari dont la présence compromettait tous ses plans.Ainsi s'explique également son ardente contre Du Buo, dépositaire du terrible secret de aa vie.Il lui importait donc, avant tout, d'enlever | au jeune créole la pièos de conviction qu'il tenait en sa ion.Le caractère de: Maubrac ue prétait merveilleusement à de pareilles machinations, contre lesquelles il n'éleva aucun scru.duite devant la cour de justice, il avait rôvé PUle.En ve faisant l'émissaire et le com- de reconquérir cet héritage envié, et véri- Plioe de sa sœur dans cette œuvre sombre, tablement enviable.C'était un noyau quasi- | assurait son avenir en ne risquant qu\u2019un royal, qu'il était jaloux d'ajouter aux fleu P&és6 assez peu honorable pour ne lui rons de son immense fortune.inspirer aucun regret.0 Il savait les embuarras sérieux que les uand ses amis du Prècheur, entière- colonies suscitsient à la métropole, M.de |Ment disposés à lui piêter aide et ausis- Lamoignon avait pressenti que de nouvel.ee lui eurent demandé ce qu'il a ! les complications faciliternient peut-être Lu tait faire après la déchéance de la Va- réalisation de son 1ôve ambitieux, et que, POPN6 : ; de guerre lnsse, le régent souscrirait ane \u2014C'8tlà mon affaire, leur répondit-il, cession de ls Murtinique au moyen d'une [UF Un ton qui ne permettait pas la ré- idé sé pliyue.tonne considérable versée duns les coffres Maubrac savait bien que le nom de du Lumoignon avait besoin d'un émissaire Parquet de Clermont proclamé à l'avance habile, 5 l'abri de tout soupçon, et qui eût inspiré des craintes aux uns, de Is dé.n'agirait que par des moyeus couverts, Ii Hance aux autres.; fit choix de madsme de Saint-Chamans, ou .\u2014A ton aise, répondirent les aventu- plutôt de madame Dubost, dont le mari riers, nous attendrons tes ordres.nous a, dans sa confidence « Du Bue, révélé \u2014Mes ordres, leur dit-il, les voici: Au tout le passé si riche en ressources et en premier cri de colère que les oréoles du services que Lumoiguon avait pu appré- Précheur pousseront contre la Varenne, cier.hurles, vous autres ; s\u2019îls menacent, prenez Il l'avait affublée du titre de comtesse, les armes ; s'ils portent la main à Is garde en lui ordonnant de faire du marquis de lu de leurs épées, que les vôtres soient déjà Varenne sx première proie et sa première hors du fourreau; en un mot.exagéres et victime, en le poussant dans cette voie dépassez leurs intentions, compromettez- de violence où il n'était que trop disposé à les en les entraînant, malgré eux, dans le entrer, mouvement.Je vous le répète, le reste Le résultat qu\u2019attendsit et espérait La.me regarde.Surveillez dono bien ce qi i moignon était un soulèvement des colons [se passers ches MM.d\u2019Autanne et Du contre la Varenne, Il s'en rapportait àls|Buo.comtesse pour se garer de tempête.En quittant le Prêcheur, Maubrac, par- Celle-ci, à qui le succès faisait entrevoir fuitement rassuré sur l\u2019exécution fidèle de des horizons splendides, n'avait pas hésité, ses ordres, c'était rendu à won ajoups de au risque de sa vie même, à tenter cette ls montagne Palée, où il avait une autre dangereuse et difficile partie.mission à remplir.Le choix de Claudine avait été, comme on l'a pu voir jusqu\u2019à présent, très-heu- Ix reux ; ello semblait merveilleusement Maubrac, debout sur le seuil de son doure pour ce rôle, où il fallait autant ajoups, attendait impatiemment l'effet du d'audace que de coquetterie.Seulement, signul qui avait annoncé à Fabulé son ar- ni elle, ni Lamoignon n\u2019avaient prévu la rivée.présence à la Martinique de Dubost, qui Presque en même temps que le chef des avait déjà failli et pouvait encore oompro- marrons, le chevalier vit apparaître, se mettre le succés, en compliquant et en li-sant dans l'ombre, madame de Saint- contrecarrant les pluns de la comtesse.Ils |Chamans.Il fut étrangement surpris de pouvaient croire Dubost mort ou tout au cette visite inattendue.Si grave que fut moins bien attuché à ses galères, Ils le visage de la comtesse, que cette expé- avaient également oublié de compter avec dition nocturne avait vivement impression- les passions humaines qui dérangent si wou.née, Maubrac ne put se défendre de vent les plus habiles combinaisons poli- [prendre gaiement l'aventure, en face de tiques en tous les pays.ses deux hôtes.Il les présenta l'un à ur point d'appui, le pivot de leur poli- l'autre avec e même obrémonisl qu'il eût tique à ls Martinique, était l\u2019existence mois à le fai 6 dans un salon, entre deux la colonie d'un petit-nevou de du Parquet, perso du même rang.un bonhomime et pauvre de fortune.S'il \u2014J'ai voulu vous voir t près, Fabulé, était de ceux à qui le royaume des cieux sppartient de droit dans l'avenir, il ne montrait nulle prétention à sucun des royaumes, vi petit qu\u2019il fût, de ce bas monde.Il avait nom du Parquet de Clermont, et vivait sans ambition et sans souci sur un coin de terre voisin de {a splendide habitation où son grand-onole avait déplo tant de coursge et de génie pour Ia fondation de la colonie.di était, d\u2019ailleurs, entouré de tout le respect que son nom illustre inspirait dans Ptie entière.Le but de Lamoiguon était d'exploiter cotie vénération profonde des colons pour Jo nom de du Parquet, vénération qui s\u2019est continuée jusqu'à nos jours sur les derniers dit la comtesse avec un sourire qui embar- rawsa le nègre plus qu'il ne le captiva ; j'ai voulu causer avec vous et vous assurer de ma reconnaissance et de mon amitié, \u2014Tu entends, compère ! tit de Maubrac en tirant l'oreille au chef.Madame la onmtesse te fait là un honneur insigne.Tu peux toutoser, tout promettre, ot tout $e Jue tu as.liqua Fabulé \u2014C\u2019est dit, maitresse, répliqua Fabu en s'adressant à madame de Naint-Cha- mans.\u2014Aves-vous d'autres projets que ceux dont nous étions convenus ?demands Maubreo qui, devant Fabulé, se tint sur la réserve, de façon à ne point trahir le necret de sa parenté.descendants de cetie famille, pour, au Xaviza Bra.moment du soulèvement des colons, faire proclamer ce debris illustre, chef de la (4 continuer.) Martinique.So fait accom) I, Lamoiguon intervenait, démontrait l'incapacité de Le déodoaont Clermont à tenir tête à une si Tuto posi.Coe or toured ren Sen bom iar: tion, profitsit des embarras que cet événement soulevuit en France, et y mettait fin Miobol d MABLAGE 1e» en proposaut, comme tondé des voirs Bt, Miebel de ase, des du Parquet, de ss charger d\u2019un fardeau Al ebro, ad A trop lourd pour les épaules de son allié.dersisre Alle de fou Nareliss Claret: .b investi d conflan: de me sœur, avais oe mi = elle ps DEMANDEZ le YINAIGRE de LEFEBVRE courant de ce complot ; mais madame de Men ce parts pé A VOTRE sus sue elle s'exposait |.PUBLIQUE Capital.- - Fonds Disponibles, pres de COMPAGNIE D'ASSURANCE \u201cLA 4 Novexsre 1876 ROYALE CANADIENNE.\" $6.000,000 81,200,000 DIRECTEURS: JOHN O8STRLL.Diresteur \u2018Le Nouvelle Compa-|J, V.SINCENNES, Vies-President ** La Banque du u Gas.ANDÉEW VW TLsON.recteur \u2018La Nouvelle| W.¥.Ka upls, Ÿ.Directeur\u201c Banque des Marchands du mpagnie do Gas\u2019 et \u201cLa Compagnie des Canada.ing.ANDREW HOBERTBON, Vics.\u201c, - xo ry Vies-Président ¢ La Orsdie] Chie do Mommie as Mosir ident ¢ Sham: Fonoler du Bas-Oanada.\u201d V ce-President dels, bre de Commerce de la Pujssai ce.\u201d Com ie de Caontehoue de Qusbso,\u201d ot DUNCAN MOINTYRE.de MM.Molntyre, sa REO al Td Sigs pe \" \u201cBanque Nationale.\u201d clanta, 101 0.aoKay Prège, Négo- OFFICIERS: ; duideut: J.F.BENCI 8 Vice-Président: JO \u2019 Bérant Béndrat SINCE Siwy.Sooréiatres AUTHOR 0 LOM, Sous Gérant: DAVID L.KIRBY.\u2014 Assure toutedesaription de Risques contre le Ven .Cargaisons et Coques de Ia navi vaisseaux à voiles de premièrenci hain BUREAU PRINCIPAL: 160, RUE 8T.JACQUES, MONTREAL.Cargalsons océaniques et Frôts sur Les stenmers el A VENDRE ŒUVRES COMPLETES DE L'ABBE CASGRAIN, i iora à l\u2019éditeur, M.Dar- elite pe Te poster.dxpédiors lettre aÿfrancèie, la sormme d'une pilastre et cinquante centius (81.50) recevra franco, par Ia poste, les œuvres oumplètes de l'Abb+ CASGRAIN, forment les trois volumes sui Ti stare de la Mère Marie de l'Insarcation, To.Ri-aranhies Canadiennss, 1 vol, in-8o.1 do frérendes Canadiennes et œuvres diverses, Cha que personne qui envarrs le montant de douse sxsmplatres recevrs lo treisidme ¢- atis, s cou litions sont los méines pour le Canada et les Etats-Unis.Adresser somme suit :\u2014\u201c M, C.DARVEAU, Imprimeur, Rue du ls Mustagne, Québes Hn N SSORTIMENT DE MIROIRS DE GRAND ARGUES DIMENSIONS, Gravures et Chromos.GAUTIIER & VERVAIS, Jorn ot Fabricants do faires, RUE CRAIG, No.554, MONTREAL.6-37-15-128, MM.MEILLEUR & Cie.Attirent l\u2019atteution du publie sur ls variété de POELES DE CORRIDORS de premier choix qu\u2019ils ont en vente à bon marché, entre autres : Le «GOLDEN LIGHT.\u201d \u201c1\u2019ARGAN,\u201d | *L\u2019AMERICAN BASE BURNER, * L'ORIEN- L'AMERI EAR hl rong cumm, \u201cL'OLLYE BRANCH.\" * MARLBOROU« LOLLY D ta AREROROU A, NEWS.\u201d Eto.Laur assortiment de COUCHETTES eat sans com- ison.Aussi Ferronneris.Coutellerie.Baguettes 'Rocalier, Corniches de Rideaus, ots., sto.MEILLEUR & CIE., 652, RUBE CRAIG Pri de la Rus Blewry.6 37-35.139, LE VIDO.HAT DE BEA , PRÉPAHATION DE N.DUDEVOIR.AUX DAMES.1\u201d de Ja toilette et rpétuer I rlohecr ee on teint; \u201dn proprieu pire is chaleur et Ia sécheresse de ls peau, donne à sv vigeur et une élastiolté charmante.C'est un qréservatif et un remè-ie contre le masque auquel les Dame t sujottes.Manière de e:\u2014Pour le les Eruptions.les découvertes bour de cette Eau vous surer toujours la peau du visage d'une éolatante blancheur.Toute personne envoyant 81.00 par 1: malle recevra une bouteille par Is malle suivante, Knrogistré à Ottawa conformément l\u2019acte du Parlement.à février 1875, Vendu ohbes le Ur.GAUTHIER, 6-17-62-1u0 100, Rue St.Laurent.FOURNAISES A AIR CHAUD EN FER BATTU de Manufactures Amérionines.s'mpigs dans leuroons- teuoti NNANT LE PLU+ DE CHALEU AVEC LE MOINS DE CHARBON.ue décacennt auoun gas, st se raglant très facilement, Ches L.J: A.SURVEYER, No.83, RUE CxAIG.po EL Es! 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