L'Opinion publique, 18 novembre 1875, jeudi 18 novembre 1875
[" Vou.VI \u2018 PRUME ET LAVALLEE C'était Ia semaine dernière, le soir du huit novembre de l'an qui s\u2019en va.J'allais entrer à la Salle de Musique, lorsque j'avi- «ai mon ami Etienne qui venait de mon oôté.11 passait lentement en jetant un long regard sur le péristyle éclairé où s'a- Bitait la foule de nos élégantes qui, laissant retomber les plis frémissants de leur robe de soie, les ajustaient d\u2019un dernier coup de doigt avant d'apparaître dans la salle, \u2014Où vas-tu donc?lui dis-je en l'arrêtant.Il hnussa les épaules d'un air de mauvaise humeur et se dégagea comme pour passer outre.\u2014Mais, repris-je, ne viens-tu pas au concert?\u2014Comment disable veux-tu que j'y aille, gronda-t il en frappant sur son gousset d'un geste tragique, rien! En sa triple qualité d'homme de lettres, d'artiste et d\u2019employé public, mon ami Etienne peut rarement ouvrir sa bourse sans voir ls queue du diable y frétiller tout au fond.Comme les muses, nos ministres se sont, depuis quelques années, mis en tête d'entretenir chez leurs nourrissons cette maigreur forcée qui, paraît-il, rend l'esprit plus léger et, par conséquent, plus apre à l'élévation.à la grandeur des conceptions poétiques et.à la ssine tenue des livres.\u2014 J'ai deux billets, dis-je à Etienne, viens.Ii me sauta au cou et faillit m'étrangier dans les transports de sa joie reconnaissante.Quand j'eus réussi à me dégager de cette étreinte enthousisate, je passai mon bras sous le sien et nous entrimes.Chose extraordinaire, pour un soir de concert la ralle était comble, et nous arrivâmes difficilement à nos places.En attendant que l'on commençât, je m'amu- suis à guigner ies jolies femmes qui nous entoursient.Etienne le rêveur, les yeux baissés, les bras croisés, errait déjà dans le labyrinthe désert du recueillement.Comme je me tournais et me retournais sur mon siôge pour apercevoir le plus de jolis visages à la fois, il s\u2019aperçut de ma distraction.= Profane! me dit-il avec reproche, quand on va entendre de ls musique telle qu\u2019il nous sera donné d'en ouir ce soir, on se doit recueillir en entrant ici.comme les dévots à l'église avant le saint sacrifice, d\u2019eus honte, je baissai la tête, et ne risquai plus qu'un =i) sur ma voisine de droite.Il me faut avouer qu'elle était bien assez jolie pour fixer mon regard.Enfin parurent sur ls scène les figures bien connues de nos artistes québecquois, Lavigne, Paré, Defoy, de La Chevrotière, Hamel, Levasseur et A.Lavallée.Ils attaquèrent l'ouverture de Zaire, par Winter, avec une précision et un ensemble qui devaient s'accentuer pourtant pius encore dans l'autre morceau d'ensemble qui ouvrait la seconde partie du concert.\u2014II va bien, notre septuor me dit Etienne, et je veux avaler une contre-basse si l\u2019on peut me trouver dans une autre ville du pays un groupe d'amateurs capables d'in- terprêter ainsi les maîtres.Mais, chut ! le voilà ?Il we fit dans la salle un merveilleux silence.Chaque œil suivit le mouvement ascensionnel de l'archet au violon qui s\u2019étreignirent aussitôt pour ne plus former, avec le musicien, qu\u2019un seul être prodigieux, se fondant l\u2019un dans l'autre pour s'envoler ensemble dans les plus hautes sphères de l'harmonie.Dès les premières mesures de I' Allegro du concerto en mi de Mendelssohn, l'assemblée entière était sous le charme.Dans ce premier morceau scintilluient surtout des traits d'une originalité piquante, et qui pétillaient sur I'accompagnement sotfo voce de l'orchestre, comme les aigrettes d'un feu d'artifice sur le champ sombre de la nuit.Un l'accueillit par un tonnerre d'applaudis«ements auxquels je contribuais de toute la force de mon petit corps, quand je reçus entre les côtes un coup, violent qui me coupa momentanément l'enthousiasme et la res- pirstion.C'était Etienne qui me traduisait ses transports à grands coups de coude.Lorsque je parvius à reprendre haleine, je voulus lui reprocher la trop grande énergie de ses manifestations artistiques ; mais comment m'aurait-il entendu?Le violon de Prume entonnait le chant large de l\u2019Andante, vaste mer d'harmonie montante qui nous soulevait sur ses flots en nous en- levantau ciel: J'étais bercé bien haut sur les nues et j'écoutais encore ces harmonies divines qui caressaient voluptueusement mon oreille, alors que l'instrument s'était ta depuis quelques instants déjà ainsi que l'écho qui se nourrit encore des derniers sons qui l'ont frappé\u2014loreque j'entrevis, comme dans un rêve, la figure extasiée d'Étienne.Un sourire de bonheur ineffable ents'ouvrait ses lèvres, ot ses yeux noyés de larmes semblaient contempler dans un ravissemens indicible quelque mystérieuse figure d'ange.Je crus I'entendre qui murmurait dousement : \u2014C'est ainsi que 'on chante au ciel.S'il ne le dit pas, ce fut moi qui le pensai.Comme ces légers éclairs qui annoncent la tempête, les premiers lambeaux de phrase de l\u2019Alleyretto s'élançaient en l\u2019air en zigzags lumineux qui allaient embrasant de plus en plus le ciel, jusqu'à ce qu\u2019entin, du vent léger des sons harmoniques passant bien vite au soutile de plus en plus bruyant des arpèges, au ruissellement des games chromatiques, un orage de sons fantastiques s'entla, grossit, éclata dans un immense crescendo final.Nous frémissions encore sous ln commotion de cet ouragan de notes puissantes, lorsqu'une femme déliente et charmante nous apparut soudain, gracieusement drapée dans les plis chatoyants de sa robe bleude ciel.A peine avaitelle donné les premières phrases du grand air de Ia Reine de Saba, que j'entendis Etienne qui se disait à part soi : \u2014Le voici cet ange que j'entrevoyais tout à l'heure en rêve, et qui descend sur la terre pour y faire entendre un chant du paradis ! Lo voix douce, pure et sympathique de Madame Prume captive, remue, ravit par le charme extréme de sa diction et de sa phrase.Le chant suave s'éteignit, la gracieuse apparition s'envols, reparut un moment encore et puis s'évanouit tout à fait, effarouchée sans coute par les applaudissements frénétiques de l'auditoire.Il nous avait déjà fallu remarquer dans les morceaux précédents le mérite extraordinaire de l'accompagnement joué par M, C.Lavallée.Mais quand notre virtuose, s'élançant seul dans les champs de l\u2019harmonie, en vint à exécuter le Concerto\u2014 caprice de Mendeissohn, notre admiration devint du délire.Cette prestesse étonnante, cette forcs indomptable de doigté, ce style à la fois souple et large, délicat et fuigurant, était pour nous toute une révélation.Etienne, les doigts crispés sur mon bras, me tenaillait les chairs, et, les dents rerrées, me disait huletant : \u2014Écoute-le donc.vois-le donc, ce diable d'homme! Regarde comme il semble en vouloir à ce piano de ne pouvoir rendre encore toute l'expression du talent dont Diet « rempli son âme d'artiste.Ce qui nous éblouit ne le satisfait pas encore, lui.Tiens, vois-tu cette main gauche, cette main gauche, l\u2019entends-tu ?Arrête, mais arrête donc, artiste, les cordes de nos cœurs ne sont pas assez fortes pour résister à la tension que tu leur donnes et aux vibrations inouies dont tu les secoues ! Enfin il s'arrêta et ce fut heureux pour moi, car Etienne desserra peu à peu l\u2019étau de ses doigts quand Lavallée, rappelé avec fureur, vint faire voltiger les ailes de son Papillon aur l'ivoire enchanté.Etienne était cependant encore trop émotionné pour lécher prise entièrement, et je ne rentraî dans la pleine possession de mes chairs meurtries que lorsque le suave violon de Prume se mit à chanter avec larmes cette divine mélodie de Faust, sublime ravissement de l'amant et de l\u2019amante qui, noyant leur Ame dans leurs yeux extasiés, se soupirent amoureusement l\u2019un à l'autre : Laisse-moi, laisse-moi contempler ton visage ! Et puis quand vint ia prière navrante de Marguerite, je me sentis enlevé, transporté dans la vieille cathédrale gothique où la pauvre enfant alla pleurer.Tout en prêtant l'oreille à sa voix désespérée alternant avec les graves sons de l'orgue qui bruissaient au fond de la grande nef assombrie, j'entrevoyais la silhouette satanique de Méphistophélès se glisser parmi la foule, et se pencher à l'oreille de ls malheureuse fille en grrinçant ces mots terribles : « Cache-toi ! Le orime et la honte ne peuvent se cacher ! de l'air.de la lumière! malheur à toi!» MARGURRITE | «Dans quelle angoisse je auis ! Ues piliers mes pressent, cette,voûte m'écrase \u2014 de l\u2019airt.» .Je la vis s'évanouir, tandis que, roulant sous Ia vaste voûte sombre, le oœur grondait oes paroles menagantes : \u201c Dies ire, dies lid \u201c Solvet sœstua in favitls.\u201d (1)- Cette plainte déchirante de Marguerite, cette voix diabolique de Méphistophélèe, ne les avez-vous pas entendues comme moi se tordre et pleurer sur ces quatre cordes touchées par les doiuts du génie ?A peine quelques instants de repos avaient-ils pu calmer nos nerfs, que d\u2019autres flots d'harmonie revenaient encore ruisseler jusqu\u2019à nous.Bientôt le chant nous entoura de toutes parts ; nous fâmes débordés, soulevé, entraînés, et nous nous replongeâmes dans un océan d'harmonie.En entendant Lavallée ressusciter la grande âme passionnée de Chopin, je me trouvai teut d\u2019un coup à Majorque, dans la chartreuse abandonnée de Valdemose, où l\u2019incomparable pianiste, souffrant de la maladie qui devait finir par l'emporter, passa tout un hiver avec George Sand.«Le cloître était pour lui plein de terreurs et de fantômes, même quand il se (13 Scène du Faust de Gæthe- 543 portait bien.Il ne lo disait pas, et il me fallut le deviner.Au retour de mes ox.plorations nocturnes dans les ruines avec mes enfants, je le trouvais à dix heures du soir, pâle devant son piano, les yeux hagards et les cheveux comme dressés sur la tête.11 lui fallait quelques instants pour nous reconnaître.Ii fawait ensuite un effort pour rire, et il nous jounit des choses sublimes qu'il venait de compuser, ou pour mieux dire, des idées terribles ou\u2019 déchirantes qui venaient de s'emparer de lui, comme à son insu, dans cette heure de solitude, de tristesse et d'etfroi.» () La charmante cavatine de lu Traviula, si délicieusement rendue par Madame Prume, nous remit des émotions terribles par lesquelles la musique fantastique de Uhopin nous avait fait passer.C'était comme un chant de chérubin après le fracus du com- but des nrchanges contre les srmées de Lucifer.Et puis le violon magique revint encore prier, pleurer, chanter, gémir.supplier, erier, menacer, jusqu'à Ge que, enfin, il éclata d\u2019un rire immense au souvenir des fantasmagories du Curnuval de Venise.Etienne geignait, pleurait, riait tour à tour.Muis quand Lavallée partit à fond de train sur ses Courriers et les précipits dans une course vertigineuse, Etienne ss tordit dans un spasme de délire et s'affaissa sous le banc.Quand je réussis à l\u2019en retirer, l\u2019on se levait de toutes parts.J'entrainai mon ami.Il était hors de lui-méme.J'aurais voulu le pousser immédiatement au dehors, muis la foule était compacte, et ne s'ouvrait pas facilement devant moi.Ce qui fit que, malgré le bruit sourd qui courait duns la salle, plusieurs personnes pu rent entendre Etienne qui oriait à tue- tête : \u2018 \u2014Hounneur au talent ! gloire au génie ! Jossru MARmerte.Québec, ce 15 novembre 1874, \u2014\u2014.\u2014\u2014\u2014.ECHOS DE PARTOUT Ou s fumé un France, pendant l'anuée der.uière, 742,000,000 de cigares et 68,000,000 de cigarettes.Le château de Condé, en Normandie, vient de livrer aux archéologues des boulets de pierre taillés en granit gris que l\u2019on croit avoir été tirés par lee bombardes anglaises, lors du slége qui prévéda le prise du château, en 1417, Le sultan de Zanzibar est un pianiste éme.rite.Quand il a acheté à Parla, plusieurs pianos, Îl à étonné tout le monde en s'asseyant devant un instrument ot en jouant une fantaisie de Thalberg très-difiicile.L'Autriche a fondé des cours pour l'étude de Is viticulture et pour celle de Is pomologle, La vigne et les pommiers peuvent en effet prospérer sous le climat autrichien et sous celni de ln Hongrie.Ces deux arbres sont donc appelés à devenir la source de revenus importants pour qui saura en tirer parti.Une harpe, syant appartenu à Marie-Antoi- nette, vient d'être offerte au musée du Conservatoire de musique de Paris, par Mme.la ba- roune Domier.Cet lostrument, œuvre d'uu facteur côlebre, Nadermaun, est élégaut dans ses formes : la colonne et la console sont décu- rôes de peintures d'une grande finesse.On »ait que depuis In guerre de Crimée les Anglais, mais strtout les officiers, ont abandonné beuuvoup des préjugés qu'ils avaient contre la barbe ot in moustache.Cet abandon à été, dans le corps des Horse-Guards, jusqu\u2019à faire adopter par on certain nombre d'officiers et même de soldats le port \u2018te ce que, suivant nos régimes politiques, nous avons appelé in royale, puis l'impériale.Or, au grand désespoir des novateurs, un ordre du commendaut vient de rappeler chacun à l\u2019exéoution des régylements, «t désormais tout officier et tout soldat des Horse Guards de Sn Majesté devra tof faire maser ot ia lèvre inférieure ut le men- L'Æarly=ros eat une nouvelle pomme de terre qui fait brayamment eon entrée dans le monde potuger.Klle ne donnernit pas molus de deux révoltes par an, Nemée en février sur (2) George Send, Histoire de ma vie.| de Mouicéal daus l'été de 176 L\u2019OPINION Une terre fortement fumée, l\u2019eu-l;-rose no récolte en mal, et semée de nonveau fin mai ou courant de juin, elle pent être relevée en automne.Les agriculteurs qui la pré\u2018onisent afirment avoir obtenu l'énorme quau!ité de 40,000 kilogrammes à l'hectére, et parmi les tuberoules un grand nombre ont att«int le poids de 500 grammes.Cetta nouvelle variété de pomme de terre exige un sol bien chargé de vieux fumier, et lorsqu'on dépose dans le trou un fragment de tubercale, Il faut on môme temps J jeter Une poignée de cendres de bois.En attendant, nos voisius d\u2019ontre-Manche viennent d'avoir, daus immense Alezandra- l\u2019alace, une exposition de pommes de terre.Un y # vu réunies cent cinquante variétés du savoureux tubercule.Bean spectacle! À ce propos, avez-vous uns Idée de ce que le pomme dé terre méprisée, calomnlée et por- sécutée en France rg a un siècle, couvre aujourd'hui d'espace sur notre sol et de ce qu'alle produit d'argent en nno année ?Voici les chitfres de la statistique de 1871 : ruper- ficie de la culture: un million cent viugt-sept mille cent quatre-vingt-douse hectares, co qui équivaut, à jen de chose près, à onze mille deux cart solxante-douze carrés d'un kilomètre de côté, plantés çù pomme de terre ; récolte : cent onse millions quatre cent soixante-lix mille six ceut quarante-supt hectolitres ; valeur : cinq cent gquarante-uenf millions 1e france.Du haut du ciel, ta demeure dernière.Bon Parmentier, tu dois être content, -_\u2014e\u2014.LES CANADIENS DE L'OUEST CHARLES DE LANGLADE XIV Alexander Henry, l\u2019un des quatre traitants anglais qui se trouvaient alors à Mi- chillimakinac, fut témoin de l'affreux massacre de lu garnison de ce fort.Comme son titre d\u2019Anglais (1) lui valait la mort dans les circonstances, il se rendit immédiatement à la résidence de Langlade, voisine de la sienne, dans le but de s\u2019y réfugier.A son arrivée chez Langlade, toute la famille le ce dernier, qu'il appelle l'in- terprête français, était aux fenêtres et pouvait voir la sanglante tragédie qui ae déroulait en ce moment, Henry ayant demandé à Langlade un refuge dans sa maison, celui-ci, selon ce traiteur anglais, lui aurait répon-lu en haussant les épaules : x Que voudriez-cous que j'en ferais ?» Aussi désespérait-il de son sort lorsqu'une Pawnee, esclave de Langlade, lui fit signe de la suivre.Elle le conduisit à un escalier qui aboutissait au grenier, et lui conseilla d'aller s\u2019y cacher.Henry s'empressa de suivre son avis, et l'indienne l\u2019enferma sous clef.Anxieux de voir ce qui «e passait au fort, Henry.put, au moyen d\u2019une ouverture dans le toit, qui laissait entrer quelques lueurs de clarté, observer les sauvages qui jouissaient en barbares de leur atroce triomphe.C'était un spectacle hideux à voir.Les mourants, en proie à la plus cruelle agonie, faisaient entendre des cris plaintifs et laissaient échapper des flots de sang, tandis que les morts gisaient sur le sol sonipés et dépouillés de leurs vêtements.Pour ajouter à l'horreur du tableau, quelques sauvages se gorgeaient du sang de leurs victimes avec le creux de leurs nains en jetant des cris pleins d'uno rage infornalo.Après avoir assouvi leur féroce vengeance, quelques Ubjihwas se précipitèrent dans la maison de Langlade, en proférant des vociférations qui fesmient dresser les cheveux d'Henry.lle demandèrent à Lan- glade si quelques Anglais ne s'étaient pas réfugiés dans «a maison.Il répondit négs.tivement, mais pour plus de certitude ils furetérent tous les appartements, et se rendirent finalement au grenier.Henry crut que c'en était fait de an vie, et une terreur profonde s\u2019empais de lui, Jo Toile était d'areraion der pauveres cours Jos ho Ys BpTés soi de Slo ST Ti YT füi obligé de eo 45: niret on voyageur esnadion pvr ne fi attirer attention des seuvages qui enavent pu lui faire un manvain parti.Quelque tomps sprde le mane de Michillimakinas, il lui fellnt, ur od recommes- dations d\u2019un chef sauvage sn travestir en fB- dien puur ne pur 'exposor à In vongeahce des 0j1h- was.PUBLIQUE En entendant leurs pas précipités, il se cache derrière un tas de vaisseaux faits d'écorce de bouleau, qui servaient à recueillir l\u2019eau d\u2019érable.II contint de son mieux sa respiration, mais les battements de sou cœur étaient si violents qu\u2019il orut qu'ils allaient le trahir.Quatre sauvages, armée de casse-tête, teints de sang comme des hyènes fu- vieuses, ne tardèrent pus à pénétrer dans le grenier.[Is promenèrent un regard inquisiteur dans cette sombre pièce, où le Jour entrait à peine, puis partirent sans apercevoir Henry.Ils étaient accompagnés de Langlade, auquel ile énumérèrent complaisamment le nombre de chevelures anglaises qu'ils avaient scalpées durant le jour.La joie d'Henry, lorsque la porte se referms sur lui, ne peut se comparer qu\u2019à celle du condamné qui échappe d'une manière inespérée à l'exécution fatale.Epuisé par tant d'émotions, lienry s'a- bandonns à un sommeil biénfsisant jusqu'à l'heure du crépuscule, slors qu'un nouveau bruit l'éveilla soudainement.C'était la femme de Langlade qui entroit.Elle fut fort étonnée de le voir, car elle ignorait le lieu de sa retraite.Elle lui dit de prendre courage, car la plupart des Anglais ayant péri, elle espérait qu'il pour- mit échapper à leur vengeance.Il lui demanda un peu d'eau pour restaurer ses forces, et elle s'empressa de lui en faire apporter.Après une nuit pleine d'angoisses et d\u2019insomnie, Henry entendit, dès les premiers feux du jour, lu voix menaçante de plusieurs «auvages qui pénétraient de nouveau dans la mnivon de Langlade.Ils informèrent ce dernier que, n'ayant pas trouvé la tête d'Henry parmi celles des autres victimes, ils allaient faire de nouvelles perquisitions, afin de ne pas laisser échapper cette nouvelle proie, En entendant leurs mensces, la femme de Langlade s'efforça de lui démontrer qu'il ne serait pas prudent de soustraire Henry plus longtemps à leurs recherches, car les sau- ages irrités ne manquernient pas de se venger sur leurs propres onfants.Lan- glade résista d\u2019abord aux instances de sa femme, mais ses sollicitations devenant de plus en plus pressantes, il orut devoir déclarer aux indiens qu\u2019Henry s'était réfugié sous son toit.À cette nouvelle, les sauvages bondirent au grenier.Ils étaient ivres, presque nus, et affreux à voir.Leur chef, Wenniway, un véritable oolosse, tout noirci de charbon, s\u2019élança sur Henry, et le saisit d\u2019une main par le collet de son habit en brandissant de l\u2019autre un long couteau, comme vil eut voulu le lui enfoncer dans la poitrine.Puis, se ravisant tout à coup, comme siun sentiment d'humanité l'eut fait reculer devant le crime qu'il allait commettre, il retira son arme prête à se rougir de sang en disant : « Je ne te tuersi pas.J'ai eté souvent en guerre avec les Anglais, et je leur ai enlevé bien des chevelures.Mon frère Musinigon a été tué par eux; eh bien, tu prendrus sa place et tu porteras son nom.» Henry reçut ordre de Wenniway de se rendre à son wigwam, mais à sn demande, Langlade obtint la permission de le garder sous son toit quelques jours encore.li était à peine entré dans le maïson de Lan- glade qu\u2019un sauvage vint lui ordonner de le suivre au camp des Ubjibwas.Henry connaissant le caractère brutal de cet indien, qui lui était endetté, craignit qu\u2019il n\u2019esseykt de le tuer durant le trajet, Ses appréhensions étuient fondées, car son farouche compagnon esssys de l\u2019entraîner vers un endroit écarté, plein de broussailles, en arrière du fort.Henry refusa d'aller plus loin.Le sauvage leva alors son couteau pour l'en frapper ; mais Henry para le coup et prit la fuite.Furieux de : voir échapper sa proie, l'indien ve mit à sa 18 Novembre 1876 poursuite en jetant de grands oris.Henry, auquel l\u2019épourante seniblait donuer des ailes, se diriges vers la demeure de Lan- glade, et alla se réfugier dans le grenier, où pour lu seconde fois il trouvait un lieu de protection contre ses ennemis.Henry (2) se plaint de n'avoir pas eu de Langlade tous les bons traitements qu\u2019il aurait puen attendre.Il raconte qu'après sa mise en liberté, il décida de se rendre à Détroit, et que Langlade refusa de lui vendre à crédit une couverte pour le protéger contre le froid.Elle lui était d\u2019autant plus indispensable pour le voyage qu'il avait été dépouillé de tous ses vite.ments par les sauvages, et qu\u2019il ne lui restait plus qu\u2019une vieille chemise pour courir ses membres presque nus.Un autre Canadien du nom de Jean Cuchoise (?) fut plus humain, et lui donna une couverte sans laquelle Henry prétend qu'il eut péri dans son voyage sur le lac Michigan, Ce qui précède est raconté sur lu seule autorité d'Henry, et comme Langlade n'a pu prendre connaissance de l'accusation « d'inhumanité sordide » portée contre lui et y répondre, puisque ce récit ne fut publié qu\u2019en 1509, c'est-à-dire neuf ans après sa mort, il ne nous est guère facile de nous prononcer sur in vérucité des faits relatés par ce traiteuranglais.Nous devons dire toutefois que la belle conduite de Langlade à l'égard du capt.Etherington et du lieutenant Les!ie, qu'il sauva des flammes du bûcher, nous fait croire assez difficilement qu\u2019il ait agi en même temps d'une manière toute dittérente envers Henry.Du reste, nous avons lieu de croire qu'Henry à chargé un peu le sombre tx.bleau du massacre de Michillim 1kinac pour lui donner probablement plus de couleur et d'intérêt.Cela est d\u2019autant plus vraisemblable que son récit ne fut publié que quarante six ans après la date ce ce tragique événement.Henry dit, par exemple, à la puge Yi de sa relation, que le « lieutenant Jernette (3) et soixante-dix soldats ont été tués lors de la prise du fort,s tandis que d'après ls lettre du capt.Etheringion, écrite huit jours seulement après le muussucre, ot qu'on trouvers plus loin, ce nombre aurait été de 17 seulement, ce qui constitue une diffé rence sensible, comme on le voit.Henry affirme encore (page 105) que le chitfre de la garnison de Michillimakinsc était de 90, lorsqu\u2019il n\u2019était que d'environ 35, d\u2019après encore la lettre du commandant.Parkman a oru expliquer cette différence d'une manière satisfaisante en disant qu'Henry a sans doute voulu inclure tous les habitants du fort, les soldats et les Canadiens.Cela ne se peut, puisque Henry déclare que pas un seul Csnadien ne fut victime du massacre : « Pendant ls prise du fort, dit-il, je remarquai beaucoup de Canadiens regardant avec calme ce qui se passait, ne w\u2019opposant pas aux indiens, et n'en recevant non plusaucun mal.» Du reste, Henry est explicite sur ce point : « La garnison, dit-il, se composait de 90 soldats, de deux officiers subalternes et du commandant, et il y avait quatre traiteurs anglais au fort.» Si tous les Canadiens ont été épargnés lors du massacre, comme le constatent Etherington et Henry, les prétendues 71 victimes ne pouvaient être que des Anglais.Or, il u été pleinement démontré que le nombre des Anglais, à Michillima- kinso, n'a pas alors dépassé le quarantaine.Et si Henry a exagéré dans oes deux cas, ne peut-on pas en inférer qu'il a pu fort bien représenter les faits qui concernent Langlade sous un jour beaucoup plus dé favorable qu'ils ne l'étaient réellement ?Josseu Tassé.(.L continuer) (2) Travels and Adventures in Canuda and the In- Lan Territories between the years 1100 and 1776, p.3) Lo capt.Etherington ¢orit Jrraet.(4) Conspiracy uf Ponténc. Sr res 2 = === 18 Novemsre 1875 Le nombre des valeseaux océaniques entrés pendant cette saison dans Je port de Montréal entde 553, et il en eat sorti 544.On compte 625 atrivéos et 616 départs darant In période currespondante de l'an der-ier ; ce qui accuse pour l'année courante une diminution de 72 ans le nombre total.Le Telegraph, de Maint-Jean, Nouveau- Brunewlck, assare qu'il a été exporté du Nou- veau-Brunewick, l'année dernière, assez de bois pour produire 220,000,000 de pleds de madriers sn superficie un montant suffisant pour faire \"ne plateforme en planches de dix pleds de largeur depuls Salut-Jeau juequ\u2019à Liverpool et mille milles mu-delà.Le même journal fait remarquer que dans le cas où les forêts de la province pourrsient subvenir à un écoulement aussi considérable, l'état du marché au boisen Europe démontre la nécessité d'arrêter in production pour quelques années à venir.,.Le département de la marine ayant demandé au gouvernement français de diminuer les droits imposés eur lex vaisseaux canadiens offerte en vente en France afin de les placer aur le même pied que les vaisseaux anglais qui #'y vendent, le gouvernement à r«fasé d'ac- qulescer à cette demande, en alléguant qu'a ter et de tout gangrener avant que nos cousins, les académiciens français, en aient eu connaissance.Que ceux qui doutent de mon avancé sillent aux séances d\u2019un conseil municipal, d'une chambre d\u2019assemblée, voire même au Sénat, et ils seront étonnés du peu d'autorité que l'Académie française exerce sur les Canadiens-Français, Qu'il me soit done permis de prier mes compatriotes d'établir une Académie nationale.Un académicien n'a guère besoin d'urgent, vivant surtout de gloire et d\u2019orthographe.(Personne ne doit être surpris si l'on rencontre souvent des noadémiciens maigres).* Pourtant, s\u2019il failait des écus au soleil, on Pourrait s\u2019en procurer.Au lieu de faire venir chaque année pour cent mille francs de communeux français, qu'on les donne À notre Académie.Ni le peuple ni le gouvernement n\u2019en seront plus mal.De suite il y aurait de la besogne à faire.Le sort, des participes présents étant réglé, près «voir bien étudié cette question, il a va On pourrait \u2014les futurs académiciens \u2014 \u2018u'll était impossible d'accorder aux pro tuts prendre en considération les participes canadiens le privilége des taxes convention- elles, hormia qu'elles fussent stipulées dens passés.Et sans avoir envie de faire par- lex traités, En vertu des lois actuellement er: tie de l'Académie canadienne-française, je force, le département des douanes ne peut me permettrais de déclarer les participes faire autrement que d'exiger les droits mentionnés dans le tarif.Le gouvernement ajoute P285És invariebles et immunbles.Il n'y 8 que les constructeurs de vaisseaux francais ne pas assez d'accord dans le monde pour se veulent pas que la loi soît amendée.casser la tête pour faire accorder les parti- Se\u201d cipes passés.Le Times de Londres contient ce qui suit au sujet du chemin de fer du Grand-T'ronc : Il y aurait en outre économie d'encre et de travail.Si un seul journaliste a pu \u201c Le rapport da chemin de ferle Grand |épargner vingt mille francs rien qu'à ne \u2018Tronc du Cana-ta pour le semestre expiré le 38 juin, vient d'être publié.Ce document P&5 mettre les points sur les i, quelles n\u2019est pas bien consolant pour les détenteurs de sommes ménagerait-on en omettant tant stock, solt ordinaire, soit préférenticl.Com- d'e et tant d'a ! parées aux recettes du premier sementre de 1874, celle da premier semestre 1875 ac- Nos académiciens\u2014nos ! ça ne sonne pas cusent une diminution de £105,000, tandts mal \u2014pourraient déterminer le mode d'é que les frais d'exploitation n\u2019ont diminué | crire et de parler suivant les personnes, fue de £81,000.Lo profit net du semestre est de £175,000, et avec cette somme il faut payer ©! AYANt égard à leur position et leur si- lintérôt snr les débentares, sur les hypo- tuation sociales.shèques, etc.Tunt celà payé, il reste £143 pour payer un dividende aux détenteurs de Je va t êtreou je suis pour t étrene devrait stock préférentiel, n\u2019éle:ant à £13,0C0,000, et être employé que par les représentants par- aux détenteurs du stuck ordinaire, s'élevant à |lementaires ; citizenné et quanifié et voité, £11,000,000, L\u2019OPINION PUBLIQUE \u2014\u2014\u2014\u2014 ON DEMANDE UNE ACADEMIE EN BAS-CANADA L'Académie française, proprement dite, à été fondée en 1635 par lettres patentes du roi Louis XIII, Elle à rendu de grands services à la France et surtout à la langue française.Les académiciens, Chapelain en tête, s'occupèrent d'abord d'épurer la langue et de faire un dictionnaire.Ie 3 juin 1679, ce docte corps décrêta que les participes présents seraient dorénavant invariables et indéclinables à toutes fins que de droit et pour le reste de l'éternité.Ce sont des académiciens qui déclarèrent solennellement et doctement à Napoléon Bonaparte, au commencement de ce siècle, que la vapeur ne pourrait jamais s'appliquer à la navigation de long cours.Aussi Fulton, le vulgarisateur des Steamboats, n\u2019était ni de l'académie française, ni Français.ol Les quolibets de toutes sortes n'ont point été épargnés aux Quarante.Ce nombre même oocasionna plus d\u2019une pluisanterie.Une fois qu'il fallait remplacer un aondémicien décédé, quelqu'un dit x C'est chose facile : ai à trente-neuf on ajoute un séro, On à 40,» Et Pirron disait de dépit : = i fut rien, Pure mondémmioiee.Pourtant cette institution est éminemment utile.Pourquoi n'aurait-on pas une Académie en Bas-Canada, à Québec ou à Montréal ?Nous sommes trop loin de l'Académie fran- qaise.Le mot le moins français, le terme le plus barbare, la locution Is plus vicieuse et la plus boiteuse a le temps de »'implan.aux émigrés des Etats-Unis.Les conseillers pourraient user avec sobriété et tempérance de la phrase sacramentelle: la motion dont d laquelle je propose.Les commis voyageurs no seraient pas exposés à aller en prison pour avoir dit avec bonne foi la femme que je parle, presquement, un vitreaux, un gros-t habitant.J'ai désoublié pourrait se tolérer chez les instituteurs, et du morphile, chez les bourgeois.Tout poète ou versificateur qui ferait des vers de plus de quinze pieds serait condamné à un mois de prison aux travaux foroés pour chaque pied additionnel.La peine glorieuse du fouet serait appliquée invariablement aux journalistes pour chaque phrase d\u2019une colonne et demie Quant aux huissiers et autres lettrés mentionnés dans nos statuts, on pourrait les obliger de mettre quelques douzsines de points et virgules au bas de leurs actes pour suppléer à ceux qu\u2019ils ont à$jà omis et qu'ils omettront encore.Enfin, on pourrait appliquer divers ohà- timents tels que le carcan, le pilori et la peine ospitale à certains félons littéraires.Il ne serait pas non plus hors de propos de munir chaque académioien d\u2019une gaule souple et flexible pour écheniller chaque matin le jardin des muses et corriger sommairement les oscographes et les plagiaires.Enfin de compte, l'académicien con.vaineu de haute ou de petite trahison littéraire devrait être banni pour pas plus de cinq ans, après lui avoir, au préalable, arraché un à un tous les poils des jambes en présence de douse témoins, à 0 commis par le ministre de 1'instruction publique, ! Mais qui composera cette académie ?Et combien y aurs-t-il d\u2019'immortels dans ls Provinos de Québec?Je ne suis que cendre et poussière, mais Je me permettrai de faire, chapeau bas, une petite suggestion.L'Académie ayant pour mission de redresser les abus littéraires, ne doit pas exiger, chez ses membres, plus de capacité, de savoir et de grammaire qu'on en exige des membres du Parlement.Car il est aussi important de faire des lois que de la littérature.Ily a deux maniéres de faire un choix judicieux d'académiciens : les nommer à vie, comme les Conseillers législatifs, ou les faire élire par le peuple.Le dernier mode me semble préférable, pourvu que Je titulaire reste en place sa vie durant, à moins qu'il ne devienne imbécile légal ou fou juridique.T1 n°y aurait pas besoin de ce qu'on appelle en ce pays une qualification fonciére, un homme pouvant être fort instruit et avoir de l\u2019esprit et du jugement sans posséder cing cents louis, cours d'Halifax.Entin, tous les majeurs des soixante-et- cing comtés du Bas-Canada ayant le même intérêt à avoir de la bonne littérature, xe- raient électeurs et éligibles.Le vote devrait être ouvert et public, sans scrutin ; voter pour un candidat À l\u2019Académie n\u2019étant ni un péché, ni une mauvaise notion, ni un acte qui fasse honte à qui que ce soit.Seulement, nu lieu d'ofticier-rapporteur, chaque voteur nurait huit jours, fix*s d'a vance pw proclamation sons le grand sceau provincial, pour enregistrer sa voix chez son curé ou son ministre, qui serait fonctionnaire public à cet effet._ Par ce moyen on aurait soixante-et-cinn académiciens à bon marché, et je suis persuadé que s'il était donné À Racine, à Boi- leau ou à Voltaire d'assister à une séance académique, ils y trouveraient autant de science, de littérature et de français que dans nos assemblées législatives, parmi nos commissaires d'école et chez messieurs les conseillers municipaux.J'avoue candidement que j'ai hâte de voir cette nouvelle institution à l'œuvre.Coures, volex.heures trop lentes ! Qui retardez cet beuraux jour, C.Lévine.L'Assomption, 1875.\u2014\u2014me\u2014\u2014 Recette pour ôter las tuches d'huile sur Le prr- quet, eur le marbre et «ur la pierre, \u2014I, Et-ndes vor Îe tache une couche légère de torre glaise, poses dessus un fer à repasser bien chaud ot renouveles lo tout six fois, Is tache aure die- paru.2.Verses sur Ia tache Un pou d'eau seconde ou potasse d'Amérique dilsyée daus de l\u2019eau ot lavezs avec soin.Bi la tache reparaît employes de nouveau le méme moyen.Ayes soln de cirer ot frotter In place chaque fois.Apoplezis\u2014Maladie produite par un épanchement de sang dans le cerveau \u2014Lorsqu'an individu est frappé d'une attaque d\u2019apoplexie, 11 faut fmmédiatement le débarrasser de ses vêtements, de ceux surtout qui peuvent gêner te circulation du sang, tels que les cravates et les corseta ; on le mettra ensuite su lit en ayant soin de placer sa tite dans une position élevée ; il ne devra pas être surchargé de couvertures, ot sa chambre sera maintenue à un degré de tvmpératnre moyenne, car le froid comme Ia chaleur trop élevée, pourrait lui être nuisible.On pourrs eu attendant l'arrivée du médecin lui douner à boire un peu de tisane d'orge et de chiendent, sucrée, et un ou deux lavements dans lesquels on ajouters une cuillerée de sel de cuisine et deux ou trois fois autant d'huile d'olives.Nettoyaye st conservation des bottes et des sou- lire en cuir verni.\u2014Les bottes et les soullere vernis ne doivent in être cirés à l\u2019aogisise, Pour les nettoyer, Îl suffit de les laver avec une tite éponge trempée légèrement dans l'eau; Kotter ensuite avec un linge où torchon fin ; quand la chau-sure est sèche, frottes «ncore avec un morceau d\u2019étoffe de laine ou de sole bien sec, ne ls chanssure commence perdre de eon brillant, mettes dessus, après le dernier frottage, une goutte d'huile d'oilres et étendes-la avec de doigt ou un morceau d'étoffs de laine qui ne vous sert qu'à cet usage.Kt enfin, lorsque Ja obanssure & perdu son brillant, laves-In, essuyes ot laisses aècher, et étendes dessus du verni.Moyen d'enlever les taches d'urine.\u2014Bur tous les tissus de laine bon teint, les taches d'urine 548 no résistent pas an lavage fait avec In dissotu- tion d\u2019étain ; lorsque les taches sont récentes, ou peat les enlever par l\u2019emploi de l\u2019aicait vo- lntil étendu d\u2019eau.Aphthrs.\u2014Eruption de petits boutons blanchâtres qui se développent dans l'intérieur de ls bouche.\u2014On traite les aphtbes eu faisat.t laver la bouche avec une décoction de racine de guimauve ou d'orge à laquelle ou ajoute du miel roast ou du sirop de inûres ; sf la douleur est vive, on verse dsne Ia décoction 10 A 12 gouttes de lnudanum et on remne le tout pour bien mélanger toutes ces substances.51, malgré ce traitement, les ulcérations ne se guérissent pas, ou les toucherait avec un petit pincesu trempé dans du mis! rosat pur, Munière d'enlever lex tarhes de cafr et de cho- colut.\u2014Le café et le chocolat préparés au lait, forment des taches très-apparentes et plua difficiles à enlever que lorsqu'ils sont préparés à l\u2019eau Le lavage à l'eau d'abord, puis nu savon, suffit pour jes «détruire, mais il peut altérer les conleurs, Alors, pour sgir avce plue de prudence, il vaut mieux se «orvir d\u2019un janne d\u2019œnf délayé dane de l\u2019esu tiède.On emplois cette composition comme nu savounage ; si lex taches résistaient à plusieurs lavages, on pourrait y ajouter quelques xoutton d'alcool, en frottant légèrement avec un pincean en poils de sanglier coupés courts.-\u2014- \u2014.LES PREMIERES CARMELITES CANADIENNES Dimanche dernier, 8 courant, et précédant la bénédiction que Sa Grandeur Mgr.de (iratianopolis à faite de l'édifice qui servira provisoirement de monastère aux religieuses Carmélites établies à Iloche- lags, à eu lieu une fort touchante cérémonie : la réce ption de sept postulantes duns l'ordre du Carmel.vocation app elle dans un ordre réputé par l'austérité de sa règle et la sévérité de sa discipline.appartiennent toutes nu Das- Cannda, Nous donnons ici, avec leur âge, leur nom de famille ainsi que celui par lequel chacune d'elles sera dorénavant désignée : Melles Louise Dorion, sœur Marie de la Trinité, 24 ans, Montréal ; Marie- Clarisse Charbonneau, sœur Marie des Anges, 24 ans, Montréal ; Marie-Louise Legris, sœur Victoire de Jésus, 23 ans, Rivière-du-Loup (en haut); Marie-Delisca Desmarchais, sœur Marie de St.Joseph, 22 ans, Côte des Neiges ; Marie-Claire Cre- vier, sœug Thérèse de Jésus, 21 ans, Montréal ; Marie-Délia Cing-Mars, sœur Marie de l\u2019Enfant-Jésus, 21 ans, \u2018Trois-Rivières ; Marie Gauthier, sœur Ste.Anne de St.Barthélemi, 19 ans, Trois-Rivières.Nous ajoutons à ce propos que Mile Claire Crevier est la fille ainée de notre collaborateur, M.J.Crevier, M.D., et qu'elle porte en religion le nom méme de la première Canadienne qui se fit recevoir carmélite à Rheims, et dont le Père Braun à retracé la vie pieuse et ssinte.Outre les parents et les amis des futures religieuses, un grand nombre de personres assistaient à cette oérémonie toute nouvelle.Parmi les membres du clergé, ont remarquait M.le chanoine Hicks, les Révde.MM.\u2018Tortel, O.M, I., Thérien, Dugas, Collin, Poulin, Caisse, Charette, Leclaire et Villeneuve.Après une prière que l\u2019évêque récits à genoux ainsi que toute l'assistance, M.le Grand-Vicaire Raymond, de St.Hyacinthe, dans une allocution fort éloquente, représenta les sacrifices et les mérites de la vie conventuelle.A plusieurs reprises quelques sanglota, expression d'une douleur maternelle difficile à contenir, se firent entendre.Pendant oe temps, les sept postulantes, qu\u2019une des sœurs Tourières avait amenées à lu chapelle, écoutaient le prédicateur, placées sur deux rangs à is droite de l'autel, Mgr.de Gratianopolis occupait un fauteuil au pied des marches, tendis que les autres prêtres entouralent de chaque oôté le siége du prélat, Ces jeunes personnes qu'une, irrésistible\" 544 Cette première partie de la cérémonie achevée, Monseigneur donns la bénédiction solennelle du Trés-Saint Sacrement.Alors, les postulantes, précédées d'une sœur Tourière, se dirigérent à ls suite de Monseigneur, du Grand-Vicaire Raymond et des ecclésiastiques, vera la porte extérieure du cloitre.Arrivés là, l'évêque leur adresss quelques puroles, les félicitant de leur courage et les engageant à porsévérer dans cette vio de wacritice.La porte du monastère s'ouvrit alors, et cing carmélites, vêtues d\u2019une robe brune, d'un manteau blanc par-dessus, et couvertes d'un long voile noir, tenant à la main un cierge allumé, apparurent sur le seuil.la Révérende Mère Supérieure, sœur Séraphine, placée à la droite de la porte, reçut les postulantes.Avant de franchir l'entrée, chaque postulante, agenouillée sur le dernier degré «du perron, fit es demande en ces termes : « Ma Révérende Mère, je vous demande « très-humblement et de tout mon cœur, « l\u2019entrée de votre sainte maison, quoique « j'en sois bien indigne.» Ceci fuit, la postulante se relevait et re- vevait de la Supérieure, mais à travers le voile, le baiser de paix.Ja dernière des postulantes ayant accompli cette seconde partie du cérémonial, In porte du monastère se refermn.Cette réception marquée par des céré- .monies particulières ; l'aspect de ces religieuses dont les traits et une partie du corps sont entiérement cachés sous leur long voile, impressionnèrent fortement les spectateurs.La foule vivement émue se retira silencieuse, et le même jour, dans bon nombre de familles, des mères et des pères, des frères et des sœurs mélèrent des larmes à leur prière du soir.\u2014-\u2014\u2014\u2014 NOS GRAVURES Les Funérailles à Venise Au cinquième siècle, Venise est un point sur la carte.De misérables marais habités par des pêcheurs.L'irruption d\u2019Attila et de Théodoric en Italie fait refluer vers ces marais quelques habitants des bords de l'Adriatique qui l'uyaient avec leurs familles l'approche des Barbares.L'ile de Rialto devient bientôt le siége de leur gouvernement, et ils se nomment des chefs qu\u2019ils appellent tribuns.Ces chefs prennent sue.cessivement les titres de ducs et de doges ; entin, uu neavième siècle, ce sont de véritables souverains par la grâce de Dieu, et non par le bon plaisir des empereurs romains à qui cependant ils rendaient foi et hommage, à peu près comme les deys de La côte d'Afrique reconnaissent l\u2019autorité du Graud-Seigneur.Dès que le nouvel état se trouve constitué dans l'île de Rialto, lus travailleurs commencent 4 joindre entre elles les soixante-dix petites îles sur lesquelles s'as- seoit In belle cité que nous admirons au- Jourd hui.Ou bâñtit des maisons, on perce des canaux de commuuication sur lesquels plus tard on jettera des ponts de bois que des ponts de pierre et de marbre remplaceront à leur tour, à mesure que la ville deviendra plus riche et plus puissante.Voulaut donner nu lecteur une idée de cette cité unique et inappréciable, nous le prions de se transporter aur le clocher ou Campanile de Saint-Maro, qui est une haute tour carrée, bâtie sur la place de ce nom.En effet, de cette position on embrasse non-seulement l\u2019ensemble de la ville, mais encore l'immense perspective des lagunes qui sont un amas de petits ilots peuplés d\u2019une foule d'autres villes de moindre importance.L\u2019OPINION Du haut de ce Lelvédère, on voit à ses pieds Venise couchée au milieu de Is mer, environnée de rochers et de langues de terre, sur lesquels s'élèvent des églises, des forteresses et cles châteaux, les une rapprochés, les uutres plus éloignés, et qui ressemblent à des gardes arinés veillant autour du pulais de leur reine.Cette ville.bâtie moitié sur pilotis, moitié sur «lu sable ou des imorceaux de roche, s'allonge de l'est à l'ouest, ot présente une tigure très-irréguliére, donnant une superficie de deux milles et demi quarrés, baignés de tous côtés par les flots de l'Adriatique.Deux grands canaux qui ont assez de fond pour que les gros nuvires puissent y mouiller, la traversent d'une extrémité à l'autre et la coupe en trois parties inégales.L'un de ces canaux s'appelle là (éiudecra et l'autre le Canaluzzo ou Grand-Canal.Ce dernier à précisément la forme d'un 2 retourné.Les autres plus étroits sout au nombre de 147, sur lesquels sont jetés 306 ponts de marbres : 2,108 petites rues remplissent les intervalles qui ne sont pus occupés par les canaux.Cette séparation se divise en six quartiers ou sestieri qui contiennent entre eux 27,918 maisons.Cet amas d'euu et de rochers qui sépare Venise de la terre-ferme et de ls pleine mer est peuplé d\u2019un nombre infini de couvents, d'église et de villages qui n\u2019oftrent pas au voyageur un moindre intérêt que la capitale elle-même.L'ile de St.Michel de Murano est la première qui se présente wux regards.Elle se distingue par une église à la façade de marbre qui date du milieu du XVe siècle, et qui est placée sous l'invocation de saint Michel.Ambroise d'Urbino à sculpté les bas-reliefs de lu porte d'entrée.Murano renferme des manufactures de glaces, de perles et de verroteries, que les habitants du lieu vous montrent avec une certaine fierté, comme autrefois le doge l{enri Dandolo aux chevaliers de la cour de Philippe-Auguste.Mais le temps de ce monopole de gloire et d'industrie est passé pour Venise comme tant d'autres.B.C.C\u2019est duns ce lieu que se trouve le cimetière de Venise, où riches et pauvres reposent côte À côte, bien que de superbes monuments distinguent encore les uns des autres.Le moment représenté par l'artiste est celui où le cortége funèbre traverse le Grand Cansl pour se rendre au cimetière.Rien de frappant comme la vue de ces funérailles.C\u2019est au crépuscule d'ordinaire qu'elles se font.La blancheur des chasubles des prêtres et des servants, la quelle tranche sur la couleur noire des draperies et de In gondole; le reflet de la lumière jaunâtre des cierges dans l'eau tranquille sur Inquelle glissent, silencieuses, de nombreuses gondoles ; les chants funèbres qui s'élèvent, tout cet appareil donne à Venise, en ces moments-là, un air de tristesse et de mélancolie qui s\u2019harmonise purfaitement nux yeux de l'étranger avec le caractère et l'aspuet de lu reine de l'Adristique.La Chasse Après avoir été une nécessité indispensable, à l\u2019origine de la société, ls chu se est devenue, depuis bien des siècles, un passe-tempsdes plu- recherchés.Nos pères, les Ciaulois, se livraient à cet exercice avec toute la fougue de leur onractère, et c'é uit pour eux, suivant l\u2019expression de Piaton, comme l'apprentissage de lu guerre.Les habitudes et les mœursde notre époque ne permettent qu'à un petit nombre de suivre ces traditions.Considérée sous le rapport des animaux que l'on poursuit, In chasse se divise en PUBLIQUE grande ot en petite.La grande chasse vomprend, parmi les quadrupédes, le cerf, le daim, le ohevreuil, le chamois, le van.glier, l'ours, le loup, ie renard ; parmi les oiseaux, le faisan, le cog de Lruyère, l'outarde, etc.La petite chasse se borne au lidvre, su lupin, 4 la perdrix, & La caille, à 1a bécassine, su canard, etc.Sous le rapport des procédés qu'on emploie, on diu- tingue la chasse À courre et ls chasse à tir.La chawse au cerf constitue la partie la Plus savante de l'art de la vénerie, Le dix- cors, victime réservée aux honneurs de la tuerie royale, mérite, dans la chasse À courre, la première place que nous lui donnons dans notre gravure.À tout seigneur, tout honneur.La chasse au sanglier exige moins de connaissance de la part des veneurs, mais elle offre bien plus de dangers.La grande force de cet animal et ses puissantes défenses le rendent redoutable aux chiens et aux Chasseurs.Il ne sort qua la dernière extrémité de sa retraite, de sa baugye, pour employer le niot consacré, et il n'est généralement vaincu que par le chien assez adroit pour le coiffer, c'est.à dire pour le saisir par l'oreille et ne plus le lâcher, Mais que de chiens ont le ventre décousu dans la lutte ! De toutes les chasses à courre, celle du lièvre est la plus amusante en ruison des ruses qu'il multiplie et qu\u2019il faut deviner.C'est nussi la chasse «le la petite propriété, et par conséquent la plus régandue.Peu de particuliers peuvent se permettre la grande chasse à courre dont le plaisir dispendieux n\u2019est guère accessible qu'aux rois de la finance.On se rabat sur la chasse à tir, car, pour celle-là, il suffit de faire lever le gibier avec des chiens d'arrêt, ou bien de l'attendre à l'affût et de l\u2019abattre à coups de fusil\u2026si l'on est droit.Aussi, chaque année, quelle hécatombe de faisans, de cailles, de perdrix, de bécasses, de lièvres, «de canards! S'il est de moms noble race que le cerf et le chevreuil, ce petit gibiér n'occupe pas moins la meilleure place dans les fastes de la gastroso- phie.En etfet, la capture des grands animaux est bien glorieuse, mais combien on préfire la chuir suvoureuse des petits ! sv.Au Canada, en certaines régions, à la rivière aux Lièvres, à la Gatineau, à la rivière aux Baudets, toutes tributaires de I'Ottawa, eile long des bords de cette dernière rivière, la chasse à l\u2019origual, au caribou, au chevreuil, offre des péripéties aussi émouvantes que la grande chasse en Europe.Sur les rives du St.Laurent, en aval de tquébec, à Montmagny, 1'ilet, Kamou- raska, ete, le gibier principal c'est 1'outarde, .Au luc St.Pierre, duns le chenal du Moine; uu \u2018irand Nord, duns ls baie de Maskisongé ; en remontant le fleuve, sur le lac St.François, & St.Régis, Benuhar- nois, etc, les canards, les sarcelles, les bécassines abondent, et uttirent chaque ant née, durant l'automne.des troupes de chasseurs, qui bravent pleurésie, congestions de poumons et rhumatismes, pour revenir le carnier gurni.Nous counuissons de ces intrépides disciples de St.Hubert qui, pour profiter des premières lueurs de l'aube, passent le nuit roulés duns leurs couvertures, coucliés dans lefond d'un ennot dissimulé au milieu des roseaux qui garnissent les hauts fonds du fleuve, et qui, bercés par les remous et le clappotement des eaux, dorment aussi profondément qu'en un bon gite.Ni le froid, ni l'humidité, ni vent, ni pluie ne sont des obstacles à ces parties de chusse ; la glace seule à le don de refroidir ces natures ardentes, et de mettre Un terme à leurs expluits cynégitiques.18 Novemsue 1876 La Commission Canadienne de l'Expos- tion Internationale de 1876 à Phila- delphie Pour la biographie de l\u2019hon.Luc Letel- lier de St.dust, voir le numéro de /'épi- nion Publique du 18 février 1875.L'HOX.KDOUARD GOFF PENNY L'hon.membre est né à llornsey, Angleterre, su mois de mui 1820.II fit vos études duns sa terre natale et ne vint au Canada qu\u2019en 1844, Six ans plus tard, il se faisait inscrire sur le tableau de l'ordre des rvocats du Bas- Canada.Le Sénateur Penny & été pendant plusieurs années propriétaire et rédacteur-en- chef du Herald, de Montréal, et il occupe encore aujourd'hui le poste de rédacteur- en-chef dans le même journal.La facilité de son style, l'exactitude de ses renseignements, la courtoisie de sa polémique, lui ont fait une place distinguée dans la presse quotidienne.Au mois de mars 1874, il fut nommé xé- nateur en récompense «les éminents services rendus à son parti.\u2018in peut être assuré qu\u2019en qualité de membre de la Commission Canadienne représentant la province de Québec, son, zèle, sa parfaite urbanité et ses connaissances variées rendront de réels services.M.MACDODGAL Venu trés jeune d'Ecos-e avec toute su famille, au Canada.Il a résidé plusieurs années sur les bords de la rivière Château- gay, et parle le français comme sa langue maternelle.Il a fondé et rédigé plusieurs journaux politiques dans la province d'Un- tario.(Jeccupe nujourd'hui la place \u2018le Registrateur de Berlin (Ont).À acquis pur ses talents une grande popularité, et lu voix publique l'a désigné unanimement au choix du cabinet pour représenter lu province d'Untario dans ls Commission Canadienne du Centenaire.L'HON, HOBERT DUNCAN WILMOT L'hon.sénateur est né à Frédéricton, N.1.en octobre 1809, et a reçu son éducation à St.Jean.À été membre du Conseil exé- eutif de sa province de 1851 à 1854, et de 1856 à 1857; puis dans son propre gouvernement de 1866 jusqu'à l'Union, Il a rempli les charges de Commissaire des travaux publics, de secrétaire provincial, et fut envoyé comme délégué de sa province & la Conférence Colonisle réunie à Londres en 1866 67 pour l\u2019Union des C»- lonies Britanniques de l'Amérique du Nord.En 1867, il était nommé sénateur.C'est lui qui représente dans lu Commission les Provinces Maritimes.M.JUSEI'H FRANCIS FERRAULT Le secrétaire actuel de In Commission Canadienne, né à Québec, eu mai 1835, fit ses études dans le séminaire de cette ville.Se livra de bonne heure aux études agricoles et alla étudier en Angleterre, en Ecosse, en France, en Hollunde, en Aile- magne et en Îtalie, les diverses méthodes de culture.À été élève du collége Royal d\u2019Agriculture de Cirencester (Angleterre), eo.de I'Ecole Impériale d'Agriculture de Grignon, France.Ila publié, de 1857 & I8&, deux journaux mensuels, édités à Montréal: /'Agriculteur et le Furmer's Journal.En 1861, il fonduit la Revue lyricole et le Lower Cunada Agricullurist comme les organes officiels de la Société d\u2019Agriculture, dont il fut pendant plusieurs années secrétaire.Représenta dans l'Assemblée Législative du Canada, le comté de Richelieu de 1863 à 1867.M.Perrault est aussi l'auteur «le plusieurs brochures traitant de questions agricoles spéciales.A.AcuisTrE, a: 00e 18 Novewene 1876 - L'OPIN TON PUBLIQ UE \u2014-_\u2014 _\u2014_ ro 545 os = - EST m= em ES LA COMMISSION CANADI ENNE DE L\u2019 E EXPOSITION INTERNATIONA LE DE 1 8 76 A PHILADELPHIE Gn NJ X) 2: ù y a A on Po hn ETT), 4 7 ==] = y iti = on Row; S * vs Nate in s gratos Urde s AY, canNp [A yon = te par près Une une ha i a 20 %.3 ce if 4 , A 5 oS Ye, Lu Fin ER:0E ST JUS S i photo YB 5) % SN \u20ac 35 dé Vi, le rn \u2014\u2014\u2014\u2014 ann.> oO \u20ac 5 > or Je hd are) 2e [Iv vw 2; il {| per J wa! il EY wi nm Lo i rt SN v ind 9 i ç i \u201cue it By Lu ie dre {i 78 7 \u201c2 iff I [ LE Fi CT Ll 3 Ad île \\ cp Ly) Pr 74% i\u201d i N°7 fi i i ip ) SN A | i i SDN i 3 3 Bw SER M hi 2h \u2014 dB A à dl kK y 4 og Ç sh I 4, HA i i = pet ; x i 3 Ili LAN Lu Cu a | 14 7 Y 7 ER oe A { H = 4 Ÿ I! 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