L'Opinion publique, 15 janvier 1880, jeudi 15 janvier 1880
[" x OPINION PUBLIQUE Journal Hebdomadaire Illustré Abonnement, payable d'avance : Un an, $ Tout semestre commencé se paie en entier.moins quinze jours d'avis.Etats-Unis, $3.50.Vol.XI.Ou ne se déssbonne qu\u2019au bureau du journal, et il faut donner au JEUDI, 15 JANVIER 1880 No.8.Prix du numéro, 7 centins.\u2014Annonces, laligne, 10: entins, __\u201c Toute communication doit être alfranchie.Les remises d'argent doivent se faire par lettres enregistrées ou par bons sur la poste.AVIS IMPORTANTS L'Opinion Publique est imprimée et publiée tous les jeudis par la COMPAGNIE ve Liruoonapuie BuntanD (limitée) à ses bureaux, Nus, 5 et 7, rue Bleury, Montréal, Le prix d'abonnement pour ceux qui paient d'avance, ou dans le cours des trois premiers mois, est de TRO PIASTRES par année pour le Canada et TROIS PIASTRES ET DEMIE pour les Etats-Unis; mais on exige de evux qui ne se conforment pax & cette règle 83.25 par année s'ils ne paient qu'au bout de six mois, et &3.50 s'ils ne règlent qu'à la fin de l'année.Les lettres d'abonnements ou traitant d'autres affaires doivent être aclressées à -B, BunLAND, Gérant, où : *\u201c Au Gérant de L'Opinion Publique, Montréal.\u201d Adresser les correspondances littéraires : \u201c Au Rédacteur de L'Opinion- Publique, Montréal.\u201d Si une réponse est demandée, il faut envoyer Une estampille pour eu payer le port.Lorsqu'on veut obtenir «les exemplaires extra du journal, le prix le ces exemplaires, en estatupilles où autres valeurs, lvit accompagner la demande.Nos abonnés à Montréal sont priés de noun faire connaître toute irrégularité dans le æervice du journal.GA ET LA M.Ponjuulat, écrivain français bien connu au Canada, est mort la semaine der- vivre i l'âge de 72 uns.= = * Un magnilique banquet à été donné à M, Chapleau, mercredi dernier, au Windsor, & Montréal.M.Chapleau a beaucoup inxisté aur son désir sincere d'exdeuter tiensement soû progratume de conciliation.Certaines persunnes en concluent que de nouveaux efforts serunt bientôt tentes pour rendre la coalition plus sérieuse et plus «llicace, =.* Pour secourir les pauvres qui soutfrent de la faim et du froid & Paris, lv Figaro à organisé une souscription qui, le premier jauvier, avait atteiut le joli chitfre de un million de francs.Juloux de ce succès, lea journalistes républicains ont aussi ouvert des suuscriptions à leurs bureaux.C'est une lutte emouv.nte dout les pauvres vont profiter.Un voit ligurer dans les listes publiées par le Féyero tous les grands noms de France.,* Un nouveau journal de l'Inatruction Publique vient de paraître pour prendre la place de l\u2019autre.Il sera publié par M.Rolland, et comptera parmi ses rédacteurs MM.Montpetit, Dunn et Legendre.C'est une entreprise privée ot national qui fuit honneur à ceux qui en ont eu l'idée, Nous sotutmes sûrs qu'ils la mèneront à bonne fn et qu\u2019ils trouveront l'encouragement auquel ils ont droit.or M.Amable Jodoin est mort & Beleeil, le 8 du mois courant, à l'âge de 51 ans |.Riches ot pauvres, paremts ot amis, tous ceux qui le connaissaient, rezrettent vivement la mort de cet homme do bien, bon pèreet bon époux, excellent chrétien, citoyen honnête et généreux, dont le patriotisme, la bonté et la charité étaiez.t adui- rubles, Sa vie n été rempli de vicis-itudra, so.mée de fleurs et d'épines, nis, duns la bonne comme dans Ia mauvaise furtune, il à toujours été le même, Su concitoyens lui ont plus d\u2019une fuis manifesté leur confiance en l'élisant au conseil-de-ville de Moutréa) et i la Chambre des Communes cone représentant du comtéde Chambly, Mais il n\u2019y avait que Divu pour le récou- penser dismetsent du bien qu'il à fait.* * = La Tribune de New-York ilit que l« Cauada n\u2019a pas besoin d'avoir peur, sil devenait indépendant, que les Etats-Unis l'annexent malgré lui.Les Canadiens dit-elle, it faire toutes les expériences d'indépe qu'il teur plaire sans la noimlre craînte d'action non au cake, v mite de sentiment non amical, de leur grend vost, Fn Fain, leurs relations avre les Frat Univ comme nation independant phis cordrales qu'elles ne le sont maintenant, parce que nousles respecterions davantage s'ils vaient la virilité sde se debrarrasser des Listeres de la Mmerespatrie, et nous reglerions nos penits ditfe- rends diplomatiques duus l'esprit geuereux qu'un grand jays pent manifrater envers un petit.peur x x * Le Cureetien prétend que nous n'avons besoin vi de l'annexion ni de l'indépen dance, vu que l'Angleterre nous accorde tous les droits et toute la liberté dunt nous avons besoin sous le rapport nutes riel et politique.11 dit eependant que les cireonstauces peuvent susciter des ten dances vers un changement, et il ajoute que \u201cSir Jobn veut évidemnient terminer s« carrière ©R constituant sur des b plus Jarges l'indépendanee de La Confe le ration, dont il est l'un des créateurs.Nyus voici avec un ministre résidant dus la capitale de l'Empire, investi de grands pouvoirs et destiné à exercer Une grande influence daus l'intérêt de la Puissance, Nous aurons bientôt l'autorisation de traiter avve les pouvoirs étraugers, de régler nos tarifs douaniers sulon nus besvins à notre gré.\u201d * - = Le voyage du grand chancelier russe Gortachakoif à Berlin, à provoque nomlre de commentaires et de conjectures.On lit dans le Times & co sujet : Pendant sa récente visite à Berlin, le chances lier russe a fait Tes plus grands efforts pour rétablir entre U Allemagne et La Rasae les Imsines relations d'autrefois, et le privec a la coutianee que ses efforts à eet égord ont ête couronnes de succès, Il ne sera pas hil ten plus de ree noner avec 1'Autriche.Hougrie des liens qui, dans ces dernives tempa, s'etatent quelque pen relichés.Le cabinet de Vienne, comme où le sait vise aurtout à l'exécution et a l'exacte observance du traité de Berlin.Or, la Russie est prête à la seconder daus ce sens \u2014var c'est là une politique wullement contraire aux intérêts rues.Pour ce qui est de lu Frances, il convient à la Russie de veiller dorénavant av calme à 1a marche de la République, la coudi- tion intérieure de la République est si incertaine, qu'on doit réflechit avant d'entrer daus des rapports plus intimre avec olle.* * Nous avons jusqu\u2019à présent dit peu de chuse «es préparatifs qui se font en ce moment aux Etats-Unis comme au Canada pour célébrer la Saint-Jein-Daptiste a Québec, le 24 juin prochæn, Nous ap- plaudiesons d'avance au soectacle adii- rable que Québec nous olfrira en ce grand jour, wis nous erovous devoir exprimer le veu qu\u2019on s'efforcers she donner an résultat pratique à cette belle démonstration, Se réunir pour chanter les gloires she la patrie est louable, mais ce n'est jrs suffisent, il fant surtont aviser aux moyens de vivre sur le sol aimé le la patrie, d'y conserver notre influence ou plutôt de l'aceroitre, l'Anclais chante moins que nous, mais il agit plus, Profituns de la réunion de la grande famille canadienne qui aura feu le 24 juin prochain, pour émettre (les idées et discuter des questions avant rapport à l'avenir de nytte nationalité, Certaines discussions et ré-vlutions devraient être préparées.M.Houde, du Nourau- Mont, l'un des orateurs qui out pris le parole an fu meux diner de Le Société d'Economie Pa litique, à juxé à propos, Jui aussi, de dou ner quelques explicitions, 11 proteste eantre les insinuations et les avcusitions du de, se pronynes contre l'annexion, Hits croit opportan et utile de discuter cette question ainsi que celles de ode pendance, de Ja fédémtion impeénate vt de l'union législative, Au contraire, «lit-il en terminant, nous croy- ous qu'il vant mieux connattre aassi pe qe possible l'avenir qui nous est reser Autres tefines, savoir on Hotte allons.on ne pent se le dissimnler of voa dans be pays des pertvans dune federation tmpérides, dune unten legislative es diverses provincesole lu Cont leration, aus aeons ler miere oa wien te avec les Ftate Umis, et ode Vides fu Canada ow du mamtien du systéme ace Nivr cela, cest aveu LO, pum Hultes ces idees, il dott ÿ er avoir ane meilleure few nütres, Une dont Le lisation devrait tte perticalierement l'abjer noses 4 st le bat dee nos efforts lest ee que nous de- SEToies LOIS ESRF, El} } i Hy À Ë Ÿ 1 5 aw | Fa \u201cES F7 fa > | 2 In fa B 0 | : pa J y x ] iho iH th 1 | ji ! 3 | 21 PA NF à na ht won oe An: > À LA g el : ï 7 41 ] (2 1) i ! CH 3 Le Co i 5 Rare L> Ê, ! 1c fi 3e 17 2?, | AN À re vr \u2014 of th LAN Le 704, à RY 2A l wh Le AN, et] 1) ve ¥ St ; À viv Rl a8 i : LEA x di t i 0 fi 5 i x) pact, Th 2 y 71 re Fe ds » | it, Pat { yg A © A ! th hx : ay\u2019 9 No A Gu wy A 3 1) if a i rs 1 ; {1 ui\u201d of 0 J NN ¢ ey No i Wy if it HI À 5 Q iE 1 8 WM % +) + il Ji Alda NN pe (fF À SN 8, pr RA $ or ç 3 A Se / NY NSS #78 A x he at vhs GC Se K | ) NA) in at .Ÿ i A 4 i LE AL XR S .a I J fi a AR (HE fi À ' ac way \u2019 hy wu { i I 4 FE Ny fH 10 pi E Ai vy A A$ + \\ aN X LS : SN AE 0 Ne à a RN A bus IEEE UNS rr TORONTO RECEITION DE L'ARCHFVÊQUE TYNCH A SON RETOUR D'EU ROPE PE L'OPINION PUBLIQUE 16 Janvres 1886 ÉcHos Le terme d'office du lieutenant-gouver- near d'Ontario expirera dans quelques mois ll n\u2019y a encore que de vagues rumeurs concernaut le choix de ron : ucces- seur, * > * La législature d'Ontario est :n session depuis quelques jours.Cotte cession est la prenuère de la Chambre actu lle.Tout annonce qu'elle se passera paisililoment et sans causer beaucoup d'émotion Ln L'hon.M.Letellicr, qui a été dangereusement malade pendant quelque temps, est maintenaut rétabli et pourra laisser Ottawa, où il est reteuu par la maladie depuis trois mois.x» * Sir John Macdonald est gravement indisposé depuis quelques semaines.Les médecins lui ont prescrit un repos absolu d'ici à l'ouvertüre de la session, s'il veut pouvoir prendre ulors lu tâche fatigante qui lui iucumwbe.x x *- Le club des jeunes conservateurs anglais de Montréal a donné, jeudi dernier, un banquet à l'hon.M.Chapleau, à l'hôtel Windsor, 1 y avait environ 400 cou- vives, parmi lesquels cinq ministres fédé- maux et nombre d\u2019autres notabilités politiques.* ¥ * L'hon.M.Royal a été élu par une ma- Jurité écrasinte à Provencher, Ses adversaires voudraient sans doute maintenant l'avoir laissé élire par acclamation, leur opposition n'ayant eu d'autre résultat que de lui fournir l'occasion d\u2019un triomphe plus éclatant.L'entrée de M.Royal au parlement fédéral est saluée par tous avec plaisir.x x \u201c Il n\u2019y n que cinq membres français sur vingt quatre dans la nouvelle législature de Manitoba.C'est la proportion à lu- quelle nos compatiiotes ont strictement droit et à laquelle M.Norquay voulait les réduire.Cela ne leur permettra pas de faire une fisure bien avantageuse à l'avenir dans la politique du Nord-Ouest.> On croit que M.Robertson proposera, à la prochaine session, un remaniement «le l'acte des liceuses, à l'eff-t d'élever les prix actuels.C'est une des principales sources du revenu provincial, et le guu- vernement peut tailler dans cette branche sans s\u2019exposer à d\u2019autres pluintes que celles des marchands et des consommateurs do boissons.= * * Il serait curieux et intéressant de conn itre au juste le chiffre de la popala- tion canadienne-frangaise des Etats-Unis.Les évulustions varient de 800,000 à 200,00) individus.Daus botre dernier numéro, nou- citious un de nos coufréres du pays roi- sin qui fixait ce chitfr à 400,000.Mais M.Tussé, qui a fait une étude spéciale de cette questivn et qu'on peut considérer comme une aut rite lorsqu'il s'agit de nos compatriotes des États Unis, éta blissait récemment dans le Cunadu que toutes ces versiuns sont exagérées et que les Canadiens émigrés na sout pas anssi nombreux qu'on le croit généralement.Il ext aisé de contredire son assertion, mais difficile de la cutubattre par des données aussi solides que celles qu\u2019il a fournies lui même à l'appui de ses avancés.Comment arriver, d'ailleurs, à une évaluation précisa, et faire le recensement de cette population dissémitéu, épsrpillée, dans un pays aussi vaste } ~r Le Courrier de Montréal continue sa campagne au sujet de la distribution du patronage public dans notre province et des injustices dont les Canadiens-français sont victimes.Ses articles sont aussi bien pensés que bien écrits.Notre confrère a touché la note juste.Il est difficile de répoudre à ses arguments et aux faits qu\u2019il rapporte, Pour une bonne partie du public, ce sont autant de révélations.Nous avons si bien pris l'habitude de nous laisser tondre, que nous subissons l'opération sans nous en apercevoir, Il est de fait que nos concitoyens d'origiue étrangère out deux et trois fois plus qu'ils n'ont druit d'avoir par le chiffre de leur population.Le Courrier insiste pour que la cennais- sance de la langue française soit de rigueur, ici, pour tout employé publie, soit dans les services dépendant du gouvernement provincial, soit dans les corporations de villes vu les municipalités.L'opinion se forme peu à peu sur cette matière.Les articles du Cuurrier ont eu déjà pour etfet de faire ouvrir les yeux à un grind nombre et de tmettre les autorités eur leurs gardes.Notre confière promet de nouveaux calculs et de nouveaux chitfres.1! a beau jeu.Iln\u2019ys qu'à éplucher certains budgets et i calculer la part qui en revient aux Canadiens-fran- çais pour montrer clairement que nous sommes les ubjete d'une véritable exploitation grâce à notre esprit débonnaire.La presse parisienne insiste depuis quelque temps sur l'urgence d'une réfurme du service consulaire de la France, lequel est bien inférieur à ceux de l'Angleterre et des Etats-Unis.Tout le mal vient, disent les jouriaux français, de ce qu'un grand nombre de consuls, au lieu d'accepter leur tôle d'agents d'affaires et de s'occuper des intérêts commerciaux de la France, dédai- gueut leur fouction pour jouer aux chargés d'affaires et se tailler de petits rôles diplomatiques.Il s'en suit que le commerce français n'a que peu ou point d'informations spéciales eur les pays étrangers.Ou cite en particulier le cas d\u2019un consul de l'Amérique du Sud, qui, par sa négligence, vient de faite perdie a une marque de cominerce importante de Bordeaux ses pri- viléges dans une des républiques espagnoles.An lieu de s'occuper des intérêts sur lesquels il était chargé le veiller, ce consul præait son temps à \u201ctire ao la politique et à poser en diplomate.Les cot.-als anglais et américaine, au contraire, sont «l\u2019une activité merveilleuses Laissant la diplomatie aux ambassadc-irs et ministres, ils etudient les resscurers des pays où ils se trouvent, et fournissent constamment au comuerze de l'Angleterre et des Etats- Unis des renseignements de toutes sortes.La couséquense est que le commerce anglais et américain rè4ne sur les marchés de ces pays, tanrlis que lecommerce français y Teste dans un état d'intériorité que ia presse française déplore.A.G.A\u2014\u2014 CHRONIQUE AMÉRICAINE New-York, 5 janvier 1880.Le fameux agitateur irlandais, Parnell, est arrivé à New-York par le Scythia ; un monde de curieux, d'amis, de reporters, de chroniqueurs, se sont aussitôt précipités au-levant de lui, aussi bien pour le voir que pour apprendre de sa boucL- la vérité sur la famine qui désole l'Irlande, «t les moyens qu\u2019il doit employer pour secourir t.nt de malheureux.Hélas ! ils sont au nombre de 250,000 privés de tout, le désespoir dans l'âme et ayant mangé ju-qu'à leurs semences ; ai l'un ne vient promptement à leur accours ils mourrout sûrement de faim, Cette fle infortunée déjà si éprouvée est, en outre, agitée par un véritable esprit de révolution agraire; au lieu de courber le front suus l\u2019alversité et de mettre tout leur espoir en Dieu, la masse des agriculteurs préfèrent conjurer le sort par des moyens violents : généralement locataires des terres qu'ils cultivent, ils ont résolu de ne plus payer de loyer et de brûler les maisons des fermiers qui n'o- béiraient pas à ce mot d'ordre.Voilà la situation que Parnell vient exposer devant le peuple américain.Ue west pas seulement du pain qu'il vient demander pour ses compatriotes affumés, il rclame aussi de l'or pour l'atfranchis- sement de son pays.; 8.E.le cardinal MacCloskey, à qui on à demandé son opinion sur l\u2019arnell eb sur la question agraire, à répoudu : Secourous d'abord ceux qui ont faim ; quand Ls crise sers apaisée et que les champs seront cou verts de gerbes, les Irlau«lais auront plus de force pour s'occuper de politique et \u201cde revendications.Aux hommes exténués par lu faim, aux femmes qui tendent la main, aux enfants qui pleurent devant la huche vide, ce qu'il faut, c'est du pain ! sx * Le vieux monde, depuis quelque temps, n'a pas d'autres histoires à nous raconter : famine, inondations, pont qui croule et 300 voyageurs qui se noivnt, attentats contre la vie des souverains.En lisant le récit de tant de calumités on en vient à aimer mieux ce coin du l'Amérique où nous vivons assez bien.Mais que notre bonheur relatif ne nous rente pas éguste : offrons avec plaisie notre obole à l'infortuné ; faisons plus: invitons gracieuse- mnt nos frères d'Europe à venir s'établir sur ce continent.Le Canada et les Etats-Unis n'ont-ils pas de vastes solitudes qui n'attendent que la charrue pour produire 1 Venez à nous, déshérités de la fortune : ici vous trouverez des moissone abun- dntes, un soleil qui les fait mri et La liberté ! x * - New-York, à l'heure qu\u2019il est, est encore surexcité, émoustillé par les fêtes de Nuel et du jour de l\u2019an qu'il a trop bien célé brées.On sent qu'il y à encore dans l'ait un bruit de rires et de chansons : les visages sont boursoutflés, les nez sont roug-s ; certains contiunent de boire du champagne et d'autres recommencent à bien diner, Je crois qu'avec tout ce qui a été consmimmé pendant cette période pantagruclique, on aurait pu nourrir pendaut un mois Lu jo- pulation nécessiteuss de l'Irlande.Qu'en | aux boissons froides ou chau-tes qui out été absorbées, tant à Iroukiyn qu'à New- York, depuis quinze jours, ce n'est pas une ingurgitation, c'est une inondation.lu savant allemand vient d'en évaluer le volume probable : il résulte de ses recherches que si cette masse liquile coulat dans le futur can 1 interacéanique, il y en aurait assez pour faire flotter Un steamer et empoisonner tous les puissons du gu'fe du Mexique.> La haute société s\u2019est particulièrement distingués dans ses réceptions du ler jan vier.Les présents ont été numbreux et riches ; on cite une dame qui en a reçu 250, parmi lesquels on & remarqué une nouvelle lampe d'Elison, dunt la lumière si brillante sait le désespoir de ses rivaux et des compagnies du gaz Cette même aris tocratie prend guût, à ce qu'il paraît, aux fêtes bruyantes et aux fulles (léprnses.Ue soir même, à l'Académie de Musique, les sommités de la finance: les Vander biit, les Astor, les Belmont, les Lorillard vont se livrer à toutes les excentricilés que compurteut uD \u2018al masqué ; les millivns vout se faire Vie» à dans «des qualrilles échevelés.\u2026.allons ! allons! décidément les affaires reprennent.Il n'est pas jusqu'aux voleurs qui ne 8 donnent aussi des fêtes, Un reporter du Herald vient de me dire qu'il a assisté, lui-même, à une réu- nin intime de tout ce que New-Yurk a de plus dangereux.C'était dans un basement de Thompson street.Naturellement on s\u2019est svubaité bunne chance dans tous les vols que chacun avait en perspective.Après un nombre infini de tousts en l'houçeur des coquins les plus célèbres, un orchestre improvisé a joud un morceau de citconetance composée exprès pour la cérémonie et intitulé ainsi: Ouverture des coffres-forta, Voici une autre réunion de voleurs, mais celle-là vous à un cachet tout philan- thropique, et ressemble presque à une idylle : écoute \u2014Après avoir passé ply.sieurs années en prison, Michael Duan à voulu prouver 8s conversion au bien en fonant, 305, Waterstreet, une maison le refuge pour les libérés désireux de faire comme Jui.Hier, un dîner réunissait à la même table, neuf voleurs 1écemment sortis de prison, mais décidés à vivre «é- sormais d'un travail houndte que le maître de la maison se charge de leur procurer, Cette institution charitable réussit ussez bien jusqu'à présent: Michwel Dunn a sléjà recueilli, trouvé du travail et mis dans uuo bonne voie 237 condamnés.13 pour 100 environ sout refractaires à tonte pensée morale et ses soins leur sont tout à fait inutiles ; né«nmoins le résultat on louable ot cet exemple de charité mérite d'être pris en considération par les classer riches qui veulent faire le bien.Comme l'u dit Jésus Curist : Je vous le din, en vérité, qu'il y aura plus de que duns le ciel peur un seul pérheur qui Suit penitence que pour quetre-vingt due neuf justes qui wen ont pas besoin, ASTHONY Raceu.\u2014\u2014 @ \u2014\u2014\u2014\u2014 NOS GRAVURES Sanctuaire de N.-D.de Lourdes à Saint.Michel de Bellechasse Nous somme.sûrs de faire plaisir a nos abonnés en leur disant qu'il existe à S nuit Michel de Belh chasse, ciny Henes en b> de Québec, un sanctuaire dédie a Nutre Dame de Lourdes, dont l'architecture, le site et les groites rappellewt «l'une mi nière étunDante los beautés et le putt, rexque de crlu' que la Frauce a lv bon heur de posséder, et en leuren muttent ir magnifique gravure sous les yeux.Coustruit +n moins de trois mors, bea et inauguré par Mgr de Sherbooke, 1 17 août dernier, Phawble sanctuaire attire Héja de nombreux pèlerins que Ja wuts Vierge Lmmaculée ne manque pos le com bivr du ses plus précieuses faveurs, Le curé de Saint-Michel, le Rev.N Laliberté, nous écrit qu'au sentemps n va grisder la grotte et construine une jolis foutsine tout auprès, absolument comen «+ Lourdes, Ce sera i 'y méprendre.Ln terietre du sanctugire lest pas Lat was M.Laliberté espère, en comptant un pei -ur la charité et le dévoüiment des tu n breux et dévots serviteurs de Notre Then de Lourdes, compléter bientôt tous ls tmvaux, Dune, bienveillanits lectonrs ot [neues lectrice, cuvoyous une pr tits ut fran lo & Notre-Dame de Lourdes du Saut Michal, et, en retour, sullicitons des grace et des prières dans son nouveau sanctuaire © LA MISERE A PARIS Depuis ces grands froids, les hifi étunt abandonnés et les chantiers dots.il y a une multituie d'hommes vairles sa0s OUVrage et sans pain ! Le matin, on les trouve là, par milliers, près «es Halles, près des bureaux de plie ment, près des ateliers.prêts à tout faute pour avoir uns obule, Puis, comme le commerce snuffre, il 5 a uue multitude de pauvres honteux te pandas dine cet immense Paris.LE y a quelques jours, une malh-nren:e femme restée veuve avec deux eufants 4 voulu sa tuer, parce qu'après une lutte de six années, elle su recoutaissait décule- ment vaincus, Une vuisine l'a suivie et l'a arrêté« au moment où, fulle, épertue, olle allut « jeter de la berge du quai d'Austerlitz.Quand on l'a ramonée et qu'on lui a prodigué les premiers secours, au lien de remercier, elle répétait comme une ine u usée: \u2014Trop tard ! trop tard ! Mes enfinte vont mourir.Ju ne veux plus vivre, jet ui assez, c'est fini 1.Il faut dire que depuis vingt quatre houres res enfants n'avait pas mangé ; ile étaient là, blômes, transis, sanglutant sous leurs haillous.De plus, un vieil ouvrier, demeurant 16 Jarvren 1880 \u2014.L'OPINION PUBLIQUE boulevard Richard-Lenoir, à été ramaseé à moitié mort de froid et de taim.Ft quand on Pa fait revenir lui, quand il s'est retrouvé là, près d\u2019un bon feu, devant un bon repas, lui aussi, au lieu de se rejouir, répondait tristement : \u2014RBsh ! il valait mieux me laisser ; j'es- pétuis que c'était fini.\u2014\u2014\u2014\u2014em LA REINE DE NAPLES Un a répandu, pendant les premiers jours de novembre, le bruit de la mort de la reine de Naples.Bien des gens ont apptis ainsi que la reine de Naples vivait encore, lus qu'aucune reine «le ce siècle elle a, pendant tonte une année, retenu «t comme pas-ionné in Renommée, Aujomd'hui, la reine Marie - Sophie chotehe, pour ne plus être vue par le moml qui l'a tant admirée\u2014les ombres 1-« plus noires de la nuit de l'exil, Elle vit souvent à Paris, au milieu de nous.Elle habite avec le roi, son mari, un appartement du «deuxième étage de l'hôtel Vonillemont, Beaucoup de mes lectrices » sant agenouillées à côté d'elle, dans l'éstise de In Maæloleine, Beaucoup de L-eteurs l'ont rencontrés, Hs se sont dé tontués pour voirla grâce superbe de cette elie.«x - Maximilien Joseph, duc en Baviére, avait donné une dducation pleine Jdair et de soleil à ses filles, dunt trois sont au- vard'hui Le reine de Naples, l'impératrice d'Autriche et La duchesse d'Alencon.Le suritone, dont l'esprit est toujours un pou délirant, devint fou d'enthusiasme, quand it vit passer À cheval dans les pres Je Naples la jeune épouse de cor tt François ET Franveschivtlo, vomme l'appede encore, Trois aps ba, de des Bourbons de Naples etait sub zé par l'irréastible crue révolution mire.L'histoite de la vhute de Fran- gas IT est asetrémont l'épopée des tra- bisous.Un jour, j'ai rencontré «ur la tete, Lihori Romany, le premier ministre de François IT, Nous nous sommes croi \u201cvs rapidement et à peine vus, comme dans deux trans qui passent, Cette rare figure te teuilre restera toujours dans mon es.pat Je ne lui aurait pas couté ma petite seuche de voyage\u2014le Hoi lui avait conte Jo royaume et la royauté ! Je sais que, maintenant, en politique, il n\u2019y a plus ni érune ni délits.M n\u2019y a que des vainqueurs vttes vainetts.Je constate cependant à l'honteur de mon temps, qu'aucun parti pratique n'a défendu contre le mépris les autres la conduite de Liborio Kumaus.Frinç is avait confié à Lihoru le soin de sauver la fortune privés des Bourbons de Naples-ccinquinte millions.On accuse le Jeune roi d'avoir songé surtout i sauver du désa tre et à embarquer- -les quatre chevaux favoris de la reine, C'est un re- Fruche que l'histoire ne fera peut être pra.\u2014L'histuire\u2014la sévère, n ses houres d'at- tenlrissement.On dirait alors qu\u2019elle est tentme ! trou ter =.* Le 1ui s'enferme à tiwete.11 est enfin Lun «le ses traîtres.Il retrouve toute son énergie royale, Je ne ferai qu\u2019indiquer le rôle «le la reine.Je n'aime point à redire ee que tout le monde sait.Cette reine de vingt aus entre vivante dans la légende.Lear palais royal est ume casemate, dont on voit encore les restos À Gaëte.Trois Petites fenêtres grillées s'ouvrent sur ln mer, Doux autres donnent sur uno petite rusile.Nun luin cat une petite auberge, visitée aujourd\u2019hui par les tou- Fistes.Bientôt la reine voit partir la flutta française, qui était venue pour la protégor.La flotte décroit lentement à l'horizou\u2014-comme un dernier espoir qui s'évanouit ! Alors la reine fut le héros qu'on sait.Sun âme do femme devint comme la clef de voûte de cotte citadelle ébraniée.Sa silhouette «le rvine so détachera à jamais sur ces feux de guerre.Telle dans lu basilique de de St-Denis, une radieuse figure de reine se détache eur l'or éclatant d'un vitrail Lr Pie IX donns au jeune couple royal une hospitalité\u2014digne de qui la donnait et de qui la recevait, La reine trouva à Rome beaucoup de ses fidèles et de nouveaux enthousiastes, Elle ge sentait encore reine.Son mari commencait\u2014trop tard, on le voit !\u2014son apprentissage de roi.Sun esprit entreprenait duna l\u2019exil cette marche ascendante qui l'a mené aux plus calmes hauteurs.J'ai entendu le roi aveugle, Georges de Hanovre, qui, mieux que personne, connaissait Françuis II, dire avec ce ton lent et grave qu\u2019il avait : \u201c Le roi \u201cde Naples est devenu l'esprit royal le plus complet.\u201d Le roi et la reine assistaient à toutes les grandes fonctions pontificales.Le sublime tombeau, qui s'appelle la basilique de Saint-Pierre, voyait presque pour la première fois, et certes pour la dernière, une jeune figure de femme, à côté de ces viefllards rouges et de ce vieillard blanc ! x En fermant les yeux, je la vois passer à cheval dans les rues de Rome.Elle a co voile blen, ei connu, dont elle s\u2019enveloppe la tête.L\u2019impératrice «d'Autriche, sa sœur, a cs méme gullt pour le voile bleu.Elle le porte de la même façon ! Lo cheval de la reine est noir.Il est de race napolitaine.L'encollure est droite et trapue.Lo chapeau de la reine est un feutre, à larges bords, Je La revois dans sa voiture.Les cocardes de la livrée sont \u201c bleu et rouge.\u201d Elle est assise à côté do sa jeune sœur, presque blonde, Deux enfants, les frères du rui, sont sur le siége du devant.Tout ce jeune monde a des petits chapeaux de marin.Je la croyais encore heureuse, Je ne l'astis pas regardée assez longtemps.Un de mes amis me raronte que La reine l'envoys en mission politique secrète.À son retour, elle le questionni Ele déchirait son mouchoir avec Jes dents en pleurant! On peut dire d'elle ce qu'un a dit de Marie-Antoinette : \u201c Elle a lutté tant qu'il ÿ à eu parmi ses amis une arme qui ne fut pas brisée ! \u201d * * « Cependant, à qui la regardait Tien, quand la reine ne se sentait pus ao, Un age de mélancolie apparaissait, Ce nuige it bientôt grandir et couvrir son jeune ize.Elle à éprouvé toutes les souf- 1ces d'une mère\u2014et elle l'u été à peine ! Sa petite tille mourut.On parla alors d'empoisonnement.Je no cunstate c bruit que pour établir avec quelle anxiété la reine suivait les progrès de la maladie de son enfant.FHo s'imaginait que la Révolution voulait Ja lui prendre dans sos bras, Quand la dernière heure s\u2019approcha, le roi et la reine prirent l'enfant.La petite avait au tête sur les genoux de ls reine et les pieda aur les genoux du roi.1la regardaient, en pleurant, l'agonie ! Ils voyaient\u2014comine me le dit une femme des pins intelligentes, qui était un témoin de cette scène-\u2014ils voyaiert leur enfant du- venir peu à pou un ange ; Fursi un an gelo?L'enfant eat morte.La reine se lève.File la tient dans ges bras.Elle marche autour de la chambre\u2014comme uns méro qui veut endormir la petite ! Enfin elle s'agetvuille près du cercueil aux fleurs de lys d\u2019or et doublé du satin blanc.Elle couche l'enfant avec soin\u2014comme fait une mère, pour que l'enfant ait une boune nuit ! Les amis très-intimes de la reine racontent que plus tard ls douleur dessécha ses yeux.Les larmes devensient un soulagement.On avait le soin, pieux et cruel à la fois de prononcer le nom de aa fille.Alors les larmes venaient \u2018 hd Après Mentans, la reine soigna les blessés de l\u2019armée pontificale.Un jour, elle so trouvait auprès du baron de Cas- tells, commandant des enrabiniers suisses.Il était blvssé.Son chien, blossé aussi, était couché sur une paillasee.La reine cares-a longtemps le chien ct w'occupa de ce qu'ou faisait pour lui.C\u2019est que la reine a toujours eu une vrais passion pour lea chevaux et pour les chiens.Un de ses derniers chagrins a été la mort de sa chienne Juno, «a compagne inséparable.Juno était magnifique\u2014et de la race des lévriers danois.Juno est morte\u2014 elle aussi! Elle n\u2019avait jamais trahi sa m Îtresse ! Si Liborio et Juno n'avaient à eux deux qu\u2019une âme, je sais chez lequel des deux était cette âme : .* Tout ce qui est lumineux est entouré d'un brouillard.La reine de Naples.comme toutes les grandes reines, fut entourée de calomnies.Elle allait droit devant elle sans s'occupar de ce qui l\u2019environnait.Ea la voyant passer, on comprenait qu\u2019elle n'avait pas ce privilége de la femme : olle ne voyait pas de côté! La reine partagea la fortune de Pie IX et de la France.Le féroce Destin avait suivi ses traces jusque dans Saint-Pierre de Rome ! Les événements s\u2019élancèrent sur elle comme une meute ! Alors elle disparut pour toujours dans une nuit volontaire.Elle a un cottage près de Londres, son château de Kreuth, en Autriche.Mais Paris attir le roi et la reine, Paris n cet attrait irrésistibl- pour lea rois en exil.Ce peuple bizirra qui noua entoure \u2014semble regretter dans la royauté, seulement les rois ! Il aime surtout les reines.Il a toujours adoré les grandes et charmantes m jeatés \u2014mêma celles qu\u2019il a chassées ou guillotinées! 11 à pour les :oyaux exilés nue curiosité respectueuse.Mais le peuple de Pans n'a jamais reconnu dans la rue le roi et la reine de Naples.= Ie roi et la reine demeurent aujour- d'hui, quand ils sont à Paris\u2014à l'hôtel Vouillemont, rue Boissy-d'Anglas, Si vous demandez à voir la reine, le concierge de l'hôtel rép nd: \u201c la reino n+ reçoit pas.\u201d Ka effet, la reine ne voit que quelques intimes, entre autres La fille du tui (Georges de Hanovre, la princesse Frê- derique.Sion aune awlience Ju roi, on monte un escalier de bois vermoulu.Us ne sont point là les grands escal ors de marbre des palais de Prazar Custe!lu, à Naples, et de Caserte! Un vieux domestique vous reçoit.La maison se compose d'un secrétaire pour le roi, de deux femmes de chambre pour Li reine, dun maitre d'hôtel et «du vieux valet de chambre, et d'un valet dde pied.La voiture est louée au muis, Le vieux domestique vous questionne en français-\u2014mais il faut savoir l'italien pour comprendre ce françaiz Voici un petit corridor sombre.À droite est une petite pièce, meublée senle- ment d'un canapé ot de quelpues ehiises, Cette picee commaniqua avec le salva et le cahinet du roi.Tout a cot aspeet anal ! et morne d'une chambre de vieil hôtel meublé, Des photographies de famille | sont sur la cheminée et les tables.Ell s sont entourées de leur cadre duré.On remarque uve photographie de Pie IX.A l'autre côté du corridur est la chambre de la reine.C'est là, après Saint-Man lé, que vivent la roi et la reine de Naples.Il fallait raconter discrètement ces choses.\u2014L'intérieur de ces grandes infurtunes produit l'effet d'un vaste édifice désert où l'on entre.Lustinctivement on parie bas\" = = * | J'ai regardé longtemps la reine.Ce! west plus la femme charmée que j'ai vue à Rome\u2014-c'est toujours la fu me char mante.Elle est, toujours l'imposante et l'attrayante de jadis La beauté irrégulière de son visage n'a plus cette expression quasi-française d'autrefois, la benuté est devenue plus saisissante.J'allais dire plus poignante ! La reine a waigri\u2014mais la souplesse gracieuse de sa taille élevée est toujours admirable.Les hommes lui ont Ôté sa couronne-\u2014ls nature lui à laissé sa majostéd imposante.Marie-Sophie, âgés aujour- d'hui de trente-huit ans, à toujours sou diadème de choveux.Ello les a toulfus, lungs, lourds, vivants.Elle les porte tou jours tressée.Ils ont ce ton que les An- liens durmaiit sous les areates, \u201cleur parly Les petits artistes, couchés avec glais appellent auburn.C'est un brun avec des lueurs d'un fau e particulier.Jamais reine n\u2019a eu plus royale chevelure.Elle demandait un jour, au coiffeur parisien, combien il achèterait ses cheveux.* Mille franc+.\u201d Et la reine raconta en riant au roi qu\u2019elle avait mille francs, etc, ete.Ce fut un dea rares enfantillages de la reine exilée ! > La reine vit dans le passé.Toutes les gaîtés de as vinytièma at née royale ont été brisées par tant «l'événements ! Telles sont les fleurs après la procession\u2014pieti- nées par la foule ! Ses youx ont gardé leur incomparable beauté.Ce sont de granls yeux bruns avec les reflets méditerranéens, Is ont parfois uns étonnante intensité d'éclat.[ls ont toujours uno lueur mystérieuse.Us rappellent ces vitraux d'église, pendant la nuit, qui après une granile fête du soir, semblent conserver quelque temps le reflet des foux sacrés * * % « Un soir\u2014il n\u2019y à pas longtemps de cela j'ai reconnu, dins la rue du Bourgogne, le roi et lu reine de Naples, Le roi don- dait le bras à la reine, Je les ai suivis d'un peu luin.La silhouette svelts et éle- véa de la reine se dessinait sur le mur de la Chambre des députés\u2014avec des traits d'ombre! L'idée vue vint alors de retenir cette silhouette sur mon papier ! Le roi et la reine traverærent presque diagonalement lu place de la Concorde.IL me sembla que la reine montra au roi la place vùt Marie-Antoinette mourut.C'était, dia-ton, Une vaine supposition de mon esprit.Mais on sait que la reine a eu, comme toutes les reines destinées à beau- eonp souffrir, une surte d'a luration pour Marie Antoinette.L'impératrice Charlotte disdit, étant jeune fille, au prince de La Tour d'Auvergne, qui lui partut de Marie- Antoinette: © Ah! être reine de France come Marie Antoinette et wourir come elle.combien de princesse acceptersient ce marché\" Au coin du Garde-Meuble, lo couple roval s'arrête Un petit tis d'enfanis ita- La roi leurs vivluns, se réveillèrent à et é\u2018ho du pays natal! Te roi jeta une piève d'argent, François 11 ot Mari-Nophie entrérent bientôt à Vitel Vonuiilement, Notre épouse septique qui court elfirée je ne sais oùü\u2014levrait s'arrêter un momeut devant cette temume et ertte homme, clients d\u2019Escinyle et de Shskespeare ! Mais non \u2014elle ne av détournera pas.Jailis notre 5 publique faistit pisser devant nous les chau-les émotions.Aujourd'hui elle charrie des glaces \u2014cumme li Svine ! \u2014 + \u2014\u2014\u2014 AVIS À NOS ABONNÉS Vu la honne volonté que nors remar quons chez nos abonnés, Bons avons jugé à propos de prolonter d\u2019un mois le délai acconlé à cvux qui nous duivent «les arrérages.Aiusi, nous donserons la prime et nous ne demaiuderons que 3 par année à ceux qui nous paieront ce qu\u2019ils duivent dans le mois de javier, TAVIS PUBLIC Les soussignés ont l'honneur d'informer leurs pratiques et le publie en pénéral, qu'ils vien- neut de faire une nouvelle réduction sur leurs srix à cause «le la grande quantité de marchandises d'autorune qui leur reste et qu'ils ne veu- Lent pas s'exposer à garder jusqu'au printemps.Belle occasion pour ceux qui sont en retard vee Leurs emplettes ; on encore conx qui se proposent de faite Jeu eadeaux du jour de l'an.Les soussignés prennent de plus orcasion de dire que si, comme cor mins marchands, ils ne fout pas de petits presents de valeurs insicai- fiantes, c'est qu'ils considèrent que lenrs prix uniformément plus bas qu'iilleurs présentent plus d'avantages à l'acheteur qui, chez eux, n'est puis exposé À payer sen présents bien chers on we faisant pincer sur d'autres marchandises.DUPUIS FRERES, No.605, rue Ste-Catherine, coin de la rue Amherst, aux doux boules noires, Montreal. 30 L'OPINION \u2014\u2014 16 Janvier 1880 \u2014\u2014\u2014 _ PUBLIQUE eee I A 6; ETA vtt MS TN \u20ac ve Ie à A N À ae sa PE se ha Û vi Me PR 9 RW a3.\\ HA A Cal 5 ! > + « ¢ #7 25 Se ç a.sa £ ™ + > = 7 4 42 Wit ret Lx xi a « El n | = | ne D te Us zo?ere is F5 La Yo.3 A 41 F0 ae hs La: 4 > ne Sel A FREE J dei 3 TI ages ht ET) Ia [ety } -k 4 pere aN oC wv TP - he fe: Fin a Smad \u2018Wy ri 3 pu i nn, Le L ir y i TE Te es + fl res he ST Fre \" : ses = = = A ry oT = \u2014- en tds w® er my _r\u2014\u2014 ER oct et \u2014 _\u2014 Brads on on EG pe ene Te «rl 5 \u2014\u2014 ETT ass = TIT SRE sas Spe er gr appirens.see pese \u2014-__\u2014_- = ~ am : ne = oe +.= \u2014 se UE I À æ ES oy 0 \\ > Ey Sf Ÿ \u2014 \u2014 \u201cI pre) = Sia = ess 7] Fa a AREY abet J 2 x 2 Dx A gs = -= $ me se wt \u2014\u2014a K and fy ei = = es TN cas \u2014eme =- Cf J - Se EEE To, a ee ve ue WL ZT -\u2014 Lamas ter x = ry £2 TE = AE eT - = iri \\o a rs het \u201ca v>e Ji cd pr ed 5 = an == == Eyes ea = == Ed #4 fes Le VUE GENERALE DE SAINT-MICHEL DE SELLÉCHASS 4 tu p= æ_ fat es RT fa i ll y à A AN aN 3 h wl BRST WA Fès aies Pa al mn K 3, 2% Xi 4 Wi 2.i N° 9 $2.4 es iy E.a + 3 Ff A N a lé 108 \u2026 \"À + 4 oy AD ri i i 2e de pi £ : ! OL ov! A, SRE x Ig vr CX das 4 bl : \u2014 [Sr 1 en.a Van spur.A 4.5 Py \u2014 345 = xh i Sy ln es : i ah 2 Ie os e oy = 3 £4 EX 4 ee + = oF.xa 02 WIR Orv, eus nC : i 2 a \u2019 2 an Sx REE sy 5s a | i gall \u201ci cpa By 7 Lt NN À Es \u201c5 N fol ph \\ \\ du Et A ih Le GS ae se E th) { ¥ \\l fs, 7 AN N 3 le a i ¥; IL h A : oN jj 2 + A Li LA at he Ne Chon ui M HNDITENE NOINIJO.T D \u20184 fi i We © Son EN lar f La ie It i Sf À 4 © 4 i A jÀ vi rg i oe EN JY § \u2018¢ Ig SRY if Plc HA N N 4 IR J) mn H A ai Xi CN oN A LA) À: 7% i rip ag a Ne\u201d N 8 vi oe Ï \\s CH LÉ 2 fh dtl I\u2019) alt) 4 N qu 3 ISN A EA ES x of NN NN Sal 3j 24 Ne] LA ¥ 2) A fr es 2% N = Ds \u2014\u2014 à Le £4 8 as es \u2018od ad 3 es Ki A CE PIRE Ra i RS A 3 re Sd i) Les A Sofi La le) Se a ane IAS LAs, ay o .> je te SN OTTAWA CHUTES KIDEAU EN HIVER farines thon & rat Tore 18 L'OPINION E PUBLIQU LES DEUX PA IRIES Est-ce vrai, dites-nous grand-père, Que vous êtes né tout là-bas, Dana un beau pays où la terre De neige ne se couvre pas, Et que jeune et plein d'expérance, Atandonnant parents, amis, Vous avez quitté votre France Pour venir vivre en ce pays?Interrogez votre mémoire Et «lites-neus bien, grand-pa Pourquoi tous se font une gloire D'être Français en Cauada Enfants, tout voyageur doit toucher au rivage Ou de la vie ou de Ia mort, Vers ce dernier, hieniôt, guilé par mon viril Jd'ahorderai sans grand effort.[Age Vous, au contraire, entrez dans la course incon.Où dépasse plux d'un écueil, [nne, A vous donc l'avenir! Moi, tuon heure est venue, Déjà, j'aperçois mon cercucil.Mais n'oubliez jamais en luttant dans la vie Que vous devez tout votre amour À eette mère Brinte et Fère, LA PA IRIE, Qu'il vous fau-lra aetendre ut jour.Rappelez-vous aussi que le sang de vos v Est celui de ces valeureux Qui vinrent de 1a-bus pone conquérir ces plaines, Que des Français sont vos nieux.nes Mes chers petits enfants, oui, je viens de la De ce prays où te soleil {Frauce, Répar dde tous côtés In joie et l'abondance, Donne au raisin un ton sernæil® Je ne puis pas vanter cette terre ¢ wrie Ni de ses enfints les hauts faits, Mais ch&-uu voeux dira que ** tout pour la patrie\u201d Est lu devise des Français.Aimez votre patrie, aimvz votre grand fleuve, Le magmitique Sant Laurent, Digne du pays qu'il ligue #: qu'il abreuve, Et dont Dieu vous a Frit present ; Mais #imez bien aussi le Jays de vos pères, Dans vos cours uy: z deux nmours Le Canada, Le France, et que dans vo< prières, Cea deux noms soicnt unis toujours.Oh merci, merci bien, grand-père, D'avoir tant parlé de Lich Votre devise est belle et tiere, Vos entants n'y faillicont pas.St nous n'avons pas l'espérance D'aller voir, un jour, nos amis, Nour avors na moins votre France Qui se retrouve en re pays ; Notre cœur bien plus que l\u2019histoira Nous re ommande, grand-pupa, De nous Fire tous une gloire D'être Français au nda, Pav Basse 27 décembre 1879.IREVILLE, LE BONHEUR NOUVEILE \u2014Votre garçon grandit joliment vite, madame Monnequet ! \u2014C\u2018est voire fi lette que je trouve grandie, masiame Baupeirt 1 Depuis l'hnnée dernière, 55 jupons ont racconrei de trois doigts su wing.Vis sont pourtant du méme âge.El va être temps de l'envoyer à l'ecule.\u2014J'y songe, fit la mère en jetant un coup d'œil plein de matistaction sur la petite fille qni jouait avec sen camarade à bâtie des tudi \u2014\u2014 & ST I -.{ a ae tra = \u2014 -__ \u2014- \u2014 y pes 0 - -2 = rr Pape N oY We 2 dm Ex ss ~~ Fad - 3 PX EE ET mere ss rpg gran Te a.en ra a, nM \u2014 22e \u2014 3 = \u2014- 5 a2 = = L'OPINION PUBLIQUE *2 i\u2014 JR es =, \u201cen daus la basilique a Atocha, , => pa = == = È z# = \u2014 = ; = SB WY A = = a \u2014\u2014- J A = Mariage oN \u2014 = > ME NN Pret Boar x ~~.re Es es = fe) > = ) 7 PS ay ee 2 > /, 2 ee CN S & ee Ta a a À Da \u2014 Free.7S 4 > % à kg mem = ss \u2014 nn R$ RX 7 pe um\u201d Ÿ 2 Es.UF Z p.42 LES FÊTES DE MADRID UE 4 MG parce 77 UE 2 La CEE | \u2014 el TO \u2014_\u2014 \u2014 31 | 81 Janvier 1880 Forest, ot Bimire du territoire dus révolts \u201cpride, et l\u2019un deux, le grand chef poli- «tess-échés qu'il faut traverser; mais un Cleat Can beg les chefs des tri tique Kaké se Jova brusquement pour ré mot amical de son maître ton | courugs à bos bos pra cc qui etneut furess pondre, Mais Non-ly l'arrêta dès ass pre- la noble bête, qui soufflu et se relève év de Pate date a trs \u201cMan nes, meres paroles pour dire qu'il s'opposait mante.van nt La Crt eaten dre lu curne du berger des Alpes sur sun vives nord Le bone Toy © ! ' 5 Nl copebant on troupeur cornpose de deur brs gun Sans at a en PEN A travers ce hisatre et pittoresque dé- quelques tailles an merd le Loch Puy et ton ear ane troupe de sauvages Doirs, nus, forment Une enoucteire qui mnes ire trous - v Lo cob deny maehent sleneeasement à la file taille de Large.Ou de que ee Have up \" od ee Fe we Lean bene, pporte a lamer phos dev guia ane oy toe \\ toler abies Un homme, tout jeune encore, en uni | en Eco et il est nvible pour les na +.van rn dn lean fare de lieutenant de vaisseau, et monté Vires de 500 tonn=-ux pasqu'à 15 mies sen oye thor tha |
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