Le Monde illustré, 14 mai 1887, samedi 14 mai 1887
[" LE MONDE ILLUSTRE 4èue ANNÉE, No 158.\u2014 SAMEDI, 14 MAI 1887 | ABONNEMENTS: Un An, 83.00 Six Mois, $1.50 Quatre Mois.81.00, payable d'avance ANNONCES: La ligne, par insertion Insertions subsequentes - 19 cents 3 vents BERTHIAUME & SABOURIN PROPRIETAIRES Vendu dans les depôts - À cents la ropie BUREAUX, 30 RUE ST-GABRIEL, MONTREAL.Turif special pour annonces à long terme ere n nN 4 + ném , \\, .9 Cae Ve 3 0% 2 .«WER ee, 4 BEY > TE Ce à Wy ens CL fm = £ ae t je \"a rl 8.EE FOS .{ om py : pay TN nes \"of A Fu AA\" 3 TON ED A anse A Dre anse FED SENS \u20ac 38 da Le wns CN : ns us 7 y g | Puy Bal PY nf nell te Se Sn le Lo es SC XD © J ey pes mmm.\u2014 = GEORGES-HONORY, DESCIHENES DÉPHTÉ ccoNsERVATEURS IN CONTE DE TEMISCOU AE .EDOUARD-1IYPOLITE LALIBERTE DÉPUTÉ (LIBÉRAL) DU COMTE DE LOTRINIERE DEPLETE (SATIONAL) DU COMTÉ DES DEUX-MO PARLEMENT DE QUÉBEC NTAGNES LY A.en LL rm one mi _ .iy SP = =.0 aN, y NC Tas Rae se CAE PRE CEE Se Ut ND pin Tp EAS AS RET AON Na rps Lt Es BNE Ae ON st 1 CSA hd + A ped eS A) ee le ard À yd SET + Ou oy Le 10) ri ME & bed as + ny dw EI +, ve Je Ja à JS: MEE REGAL SRE YAM Lhd Se \u2019 3 - .- = me = _ ert em == 10 LE MONDE ILLUSTRE t LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 14 MAI 1887 SOMMAIRE TEXTE : Entre-nous, par Léon Ledicu.-Poésie : Sumvm Carda, par_Philéas Huot.\u2014 Parlement de Quéler.-Le mois de Blarie.\u2014- Album africnin.-Les signes du Zoduue 1a mode pratique, par Cousine Jeaune.\u2014 Primes «lu ois d'avril.-Connnissances utiles.\u2014-Cotmment s'haniler.- Récréation de la famille GRAVUREs : Parlement de Quebec : l'ortiaits de MM.G.H.Deschêne, Fd.H.Laliberté, et B.Beauchamp - Los signes du Zodiaque : 1e Bélier.\u2014Le caitian sacre \u2014-Gra- vure du feuilleton.-Manteaux Andrèas (dos et devant).Primes Mensuelles du \u2018Monde Illustré\u201d .Ire Prime \u201c0 2me * > âme + : : IN {me : - ) ome * : : \u2019 Gme * - £ Tme .Î > 8me * : 2 84 Primes, « .- si 94 Primes $LUY Le tivage se fuit chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois.N n beaucoup parlé depuis quelque tenu du repos du dimanche, et les autorités se ; sont montrées bien sévères pour les petits, x\" les plus petits commerçants qui se sont permis\u2014Jj'ose à peine le dire, tant le crime est odieux\u2014do vendre des sucreries aux enfunts, C'est en l'année 32, quo l'emporeur Constantin ordonna, par une loi, que le jour du Feksneur fût célébré par le repos, Cotte loi fut contirmée plus tard & différentes époques, mais il est assez curieux de constater combien ces lois tombaient vito en déstétude, puis qu'on sentait aussi souvent la nécessité d'en faire de nouvelles.; Tous les pays civilinés ont des lois concernant le repos dudimanche, mais ce sont surtout les protestants qui poussent à l'extrênie le chômage «de vo jour.*,* Ce repos n'est cependant pas général, et parmi les personnes qui semblent ne pas être soumises à cette loi, je puis citer chez nous : Los employés de chemins de fer ligne cu nord).\u2018 Les marins.Les gardiens de la paix.; .Les employés de la compagnie des chars Ur- hains.Les pompiers.Les cochers.Les sorvantes.Les soldats de garde demonts relon les climats, les mœurs et les habi- tudos des différonts pays, ot m'ost avis que l'ex- trêmo sévérité dont où a fait preuve à l'égard des petits marchands n'avait aucunement 5h raison d\u2019être.° - Certaines personnes ont eru devoir demander encore plus & rigidité et sont allées jusqu'à proposer qu'aucun corps de musique, société, ete, ne phiisse sortir le dimanche.Le but do ces puritains n'est autre que d'în- terdire aux catholiques de thiro des processions.Il fant donc se garder de pousser les choses à l'extrême, et un peu de tolérance vaudrait mieux que trop de sévérité, F4} La série des cinquantenaires canadiens, qui nous intéressent beaucoup plus que celui de à reine, à commencé samedi dernier, Il yu, en effet, cinquante ans que nombre de citoyens se sont assemblés à Saint-Ours, sous la présidence de M.Côme Séraphin Cherrier, afin de diseuter la situation politique.C'était l\u2019aurore de la révolution, Les résolutions suivantes furent adoptées ce jour-là : Que In mesure de ford John Russell qui prive la Chambre de tout controle sur le revent, est une violation tagrante de tous les droits accordés an Bns-Canuda par la capitulation et les traités ; Que le gouvernement qui peut avoir recours à des movens 8 violents, détruire i droit par la force et lu violence, et un gouvernement méprisable, indigue de tont respect et même de soumission ; Que le peuple du Bas-Canada ne peut plus compter que =ur son énergie et que ses alliés naturels sont les ci toyens de la grande république voisine Que le parfement Anglais n'a pas le droit de taire des lois pour l'admin.-tration intérieure de cette province, et que toute législation ning faite doit être considérée comme nulle et tyrannique.Que le peuple du Bas-Canadu s'ab-tiendra sutant que possible de consommer des articles importés, nus fora usage de produits fabriqués dans le pays atin de priver le gouvernement des revenus qu\u2019il espère obtenir en collectant les droits imposés ur fox marchandises etran- gères ; Que pour parvenir plus efficacement à ta régénération de cette province, le Bus-Cannda doit comme l'Irlamile &e rallier autour d'un sent homine : Que cet honumeneté marque par Dieu, comme D'Con- nell pour être le chef politique, le régenérateur d'une nation, qu'il a été doné pour cela d'une force d'esprit et d'une éloquence incomparables, d'une haine re l\u2019oppression et d'un amour poursa patrie, que rien, ni promesses, ni menaces, ne pourront jamais ebranter.Un mois plus tard, Ia Société des Fils de la Likerté était formée, ef quatre mois après les discours faisaient place à la poudre.*4* Les soldats rérieux ont Vhabitude d'é tudier avec soit les travaux des grands capitaines, afin do s'instruire des choses de ta guerre et de suivre au besoin la tactique de leurs devanciers.Le plus illustre des généraux anglais, le héros du Soudan et de la fuite en Egypte, lord Wolse ley, a publié dernièrement un ouvrugé sur le général Robert E.Lee, commandant-en-chef les armées du Sud, lors de la guerre de sévession, mais il paraît que le vaineu du Mateli n'a oublié qu'une chose dans cette entreprise : c'était d'étudier son sujet.M.Jefferson Davis, ex-président des Etats Confédérés qui mieux que personne connaît l'histoire de l'époque en question, a retorqué d'une manière un peu vive les avancés du général anglais et ne s'est guère gêné pour lui dire son tait, a savoir que tout son livre n'est qu'un ramussis de racontars et de contes à dormir debout.C'est cependant ainsi qu'on écrit l'histoire sur les bords do ln Tamise.Lex gardes barrières.Les employés d'hôtels.Les gardiens de phares.Les employés des hôpitaux.| Les pharmaciens.Les médevins, etc, ete.J'en oublie une foule, mais la liste qui précèdo suffit pour faire voir combien de personnes ront foreées de travailler le dimanche dans Finté.at commun.*4* M Jefferson Davis no s'est pas dérangé pour contredire le général nnglais, il à suivi In vieille torion qu'il ne connaissait rien de In guerre de hécossion, et qu'il s'était mis le doigt dans l'wil jusqu'au coude.Ce n'est pas do ln sorte qu'à agit un Irlandais très patriote, très dévoué, et très enthousiaste, M.O'Brien, M.O'Brien, qui viept d'arriver en Canada, est venu chez nous dans le seul but de nous prouver *,* Cette loi que l'hygiène dovrait promulguer que lord Lansdowne, notre gouverneur-général, a défaut do la religion, ost sujette à bien des amen- se conduit très mal à l'égard de sos formiers, \u2014 La bataille est, du reste, ongngée depuis quel.» quo temps déjà, M.O'Brien à porté des accusations tras ry, contre le richissime lord gouverneur, ot celui ayant tout nié, le brave Irlandais, sans hésite une seule minute, R\u2019est décidé à travorxer lu mer pour venir répéter publiquement ce qu'il écrit.Le résultat de cette aventure sera asse.- nul, suivant moi.Les Orangistes routiendront mordicu- que lord Lansdowne est le plus doux et lo plus wine reux des propriétaires, tandis que les Irland.ne vesseront de le représenter comme un vautour, Quoiqu'il on advienne, le débat sers certaine moenttrès intéressant, et j'avoue être très imprationt de voir comment notre gouvorneur va s\u2019en tirer, H no r'avisera pur, je l'espère, de se retrauvher derrière sa dignité vico-royale éphémère et it up le courage de répondre comme un homme.Attendons et jugreons les coups, il déà #55 Décidément nos braves volontaires ;ren.nent goût aux choses militaires, et surtout aux décorations, si toute fois on peut appeler dé options de simples médailles commémoratives, Les volontaires qui sont allé faire un ton: à la ceux quien 1870 ont réussi enfoncer les porte-ou.vertes de fort Garry, réclament à grands cri- de médailles devant servir à rappeler leurs 1 ts tits.C'est dans ec but que fombre d'officiers .de membres du parlement sont allés à Ottawa ton.exposé leurs réclamations en disant que puisqu'on avaient donné des médailles aux volontaires tels campagne du Nord-Ouest en 1385, eux, les «ite.vans, avaient également droit à un disque de metal frappé à l'effigie de sa Majesté Victoria [ope ratrice des Indes et autres ticux, L'un d'eux, pour=uivant ce raisonneme: © « même réclamé à son tour en faveur de ceux \u201cqui avaient tué des Canadiens en 1837111 Cette démarche, qui paraîtrait épouvant.clement grotesque en tout autre pays, à semble toute naturelle À ces braves gens qui, foun aux pieds fièrement toute modestie, sont vers chanter leurs prouesses devant le chef du m- vernement.Je dois cependant à la vérité de dire que Io oe lonel C.P.Davidson a protesté énergiquen: contre celle étrango réclamation, en disant jue tout cela était ridicule.Sir John, avec son sourire énigmatique, à \u2018ès bien accueilli messieurs les militaires, leur a tait une réponse aussi spirituelle qu'ambigüe, et ls a renvoyés en leur promettant bien que les sai tices qu'ils avaient fait pour Lu patrio seraient récompensés, mais que l'on devait demander pra lablement 3 Sa Majesté l'autorisation de placer son impérial protil sur la dite médaille.\u201cQuant aux volontaires de 1837, a-til dit en souriant, mieux vaut n'en point parler, car si J'ai bon souvenir, j'ai moi-même porté le fus à cette époque.\u201d Les autres auront donc leurs méduilles, *,* Sur une pointe des graves de la Colon: «1e Anglaise que l'océan vient battre de ses lames -e trouve un grand trou, c'est l'entrée de ln mine au fond de laquelle travaillent des centaines le soldats de l'armée du travail.L'autre jour un coup de grison mit le fou à \u2018a mine ot cent-quatre-vingt-neuf ouvriers furent tués, Les camarades des victimes firent des pi» diges de courage dans l'espérance do les arr cher à ln mort ; Lis risquèrent cent fois lour vic ! coutume ot s'est contenté d'écrire au soldat his.po! n'abandonnèrent leur tâche que quand + tombèrent épuisés.Ces braves, plus braves quo les soldats affrou- tant la mitraille, ces héros du dévouement n'on pas de pain, car le chaumago est forcé, et pas un d'eux ne songern à demander uno médaille, « > _ 7 Zn wad ater PS frontière, en 1866, lors du mouvement ténicn, et \u2018 ver le très honorable premier Ministre, et lu ont ! oY \u2018 nu 4 1 ad 00 an 4.TS ESS 3 - oe SURSUM CORDA! Sembluble À l'are-en-ciel qui luit après l'orage, aus Ponde des luc bleus on voit le finuament Rettemper sa coupole, et, comme au premier age, Disputer eu splendeur l'éclat du dima.Sous le pinceau divin de l'éternel artiste fau nature revêt les plus Mmiches coulcurs ; L'expuce s'illumine : +1 le regard ussiste Au banquet nuptial des rayons et des fleurs.L'ange de la Leanté plane sur notre sphère ; Un tapis d\u2019émictuude emhellit Les vallons Et le papillon vole au sein d'une atmosphere Plus debe vt plus douce ati monde où nous allons.Sur le fleuve paisille, en handes tapageuses Qui font retentir l'air, se baiguent les oiseaux; Secouunt, frissonneux, leurs ailes voyugeises Hs mirent ieur plumage à lu gluce des eaux l'eudunit que lu rosée entr'ouvre avec delives La pétale des fleurs aux levres de coruil, L'abeille mioissonnant le velours des calices Donne a homme ici-bas l'exemple du tinvail ta mère du bouvreuil vers lu vigne voltige, Puisaut pour sou petit le vite de l'echanson ; Et lui que l'on dirait une fleur sue si tigre, Essuie au bord du bid sa premiere chanson, Le paysau dispos, au seuil de sa chaumnine, Cousulte l'horizon frange d'or et d'uigeut Et voit sous son regard que la joie illunuue Las pluites reverdir aux feux de l\u2019urieut.Et parmi les splendeurs de vette cour royale S'uvance le prutemps sur les balcons du ciel La nature appluudit su marche triotaphale Et w'uttache à son char, où troue l'Eternel \u2018 Car c'est lui, c'est Dieu seul en ces jours d'allegresses Qui fait croître ln rose et seme les pudliniers.Les chènes tour à tour mucontent ses largesses Et courbeut devant lui l'eclut de leuts cimisis.C'est lui qui, dirigeant les camtiques sublitus Que l\u2019orme et les sapins tuodiulent dats les bois, Soufile à lu grande wer aux mugissantes cines Les wuns du cornet d'or et du mystique hautbois.l'our peindre comme un Dieu sa chaste apotheose Et redire à Marie un hommage plus vrai, C'est lui qui composa du saun de Ju rose Et des Hlancheurs du lis l'aube du moisole neo.S'il est vrai que c'est vous, à mijeste divine ! Qui des cieux répancdez ces revels celutauts Sur les chemins où l'homme uvec peine chemine, Que devous-nous penser de l'éternel printemps ! li faudrait de David le luth pur et sonore Pour traduire et chanter les suiutes Visions De ce printemps béui toujours à son aurore, Où les anges sout fleurs et 1108 lues mayous.Mais pour nous il vaut mieux offrir notre silence Sur l'autel tudieux où brille l\u2019ostensuir, Careesaut dans thus cœurs l'adorable esperance D'arriver à ce jour qui n'eut jamais de soir ! St-ltoch de Quebec, mui 1857, Ab Ls TE PARLEMENT DE QUEBEC G.-H.DESCIIÈNES Evnaks-Ionoré Deschênes, né à Cacouna, le 15 uvût 1841.Orphelin dès son bus âge, k M.Deschênes ne doit su position qu'à lni- même, car c'est à force de courage et d'é- norgie qu'il a réussi à se créor uno place des plus envinbles dans la société.Marié le 26 janvier 1864, avec Mlle Suzanne Michaud, A 616 secrétaire-trésorior de la municipulité de Saint-Epiphane, tant pour les écoles que pour le conseil ; directeur de la Société d'Agriculture du comnté de Tériscouats pendant six ans ; agent dus Sauvages «le 1873 à 1875.Elu en 1875 député au parlement local, contro LE MONDE ILLUSTRE M.Cyuius Pelletior, pur une majorité de'226 voix, Réélu en 1878, pur 376 voix, contre M.Alphonse Pouliut, En 1881, réélu par ueclumation, et en 1886 pur Une majorité de 214 voix, contre M.LP.Pelle tier, Organisateur et directeur de la compagnie de chemin do for &' Edmonston i Frascrville, Conservateur, ED.-11, LALIBERTÉ Edouard Hippolyte Laliberté, né le 13 octobre 1845.Elève du collège Fuucher, à Lothinière, puis du séminaire de Québec, où il termina ses études.Marié le 14 janvier 183730 avee Mlle Marie.Joséphine-Julia Durand, de Lothinière.oo Adis a lu profészion de votaire le octobre 1874, EFtabli a Warwick, district d'Arthabuska en 1s75.M.Laliberté asu, parses études et ses connais sunces légules, s'acquérir une position enviable dans les cantons do l'Est, Metbre de la chambre provinetale des notaires { pour le district d'Arthatzska.Elu député pour le comté de Lotbinière en L1SK2, conte M.Elisé Beaudet, pur une majorité |de GI voix.; Reélu pour le même comté le 14 octobre dernier, contre M.lt.P.Vallée, pur utie mdorité de | 235 Voix.Libéral.or .BEUCJAMIN BEAUCHAMP Né à Suint-llermas, en 1349.: Aptès d'excellentes études à l'Ecole Normale, M.Beauchamp choisit la carrière de cultivateur, et n'eût certes pus lieu de sen repentir, car c'est aujourd'hui un des agriculteurs les plus aisés du pays, en même temps qu'un des plus intelligents.Après une lutte intructueuse contre M.Ch.11 1 que chosu de sublime qui commande l'admiration 4 plus absolue ot l'enthousineine le plus profond.On est suisi d\u2019un suint respect pour l\u2019Architecto l'éternel du l'Univers à lu vue des œuvres de vu bonté.Le brin d'herbe et lu fleur, comme tous les objets animés du souffle du créateur, parlent éle- quemment au cœur ; lo firmament, cette voûte in- tiebre, suspendue comme une couronne diamant(e sur les objets de lu Création, est le livre des grands ensciguements pour lu sagesse humaine, et Une preuvo manifosto de ln puissance divine! ! Mai est aussi le mois de lu réverio ot de lu l contemplation, Su grâce et ses charmes cuptivent étrangemont l'âme et ln bercent dans un monde de douceurs inetffables, Cette contemplation muette de la nature à son | réveil est remplie d'enseignements précieux sur lu tragitité des choses humaines, lille yous fait lentir combien nous sommes petits devant l'in mensité de Dieu, qui se mauiteste en tout et par- \u2018tout, J'errais, l\u2019autre soir, sur les bords du fleuve.L'air était calme, le ciel doux et serein.Peu à peu, un zéphyr doux comme le miel et caressanut | comme le baiser d'une mère, s'éleva dans l'espace.Le ciel était constellé, et un silence ruint 1é- gnuit autour de moi ! Ce silence, interrompu à intervalles pur le \u201cbruit d'une cascade voisine, mo pénétra profou- dément, ct mon âme s'envola dans uno sphère idéale pour 1Éver à son aiso de lu vunité des choses d'ici-bus.La vie humaine est diviséo en quatre étapes Lien définies.La première, c'est l\u2019entance, Comme lu rose, l\u2019enfunt s'épanouit au soleil de la vie ; un eu d'ennui lui fait perdre son éclat, lu moindre nise l'arruche à sa thible tige.La deuxième.c'est lu jeunesse.Le jeune homme est comme le roseau qui se courbe sous les coups de l'orage.Lu troisième, c\u2019est l'âge mur., L'homme mûr, dans toute sa furce physique et intellectuelle, ce le chène altier qui domine Lt Champagne aujourd'hui conseilles législatif), il\u2018 momentanément la tempête, mas qui finit par battit son adversaire quelques années plus tard, s'ineliner devant les fureurs de l\u2019aquilon.Entin.et a été réélu pur acclamation le 14 octobre der-!lu quatrième et lu dernière étape daus la vie hu nier, Co J maine, c'est la vieillesse avee ses intirmités ot ses M.Beauchamp est national eu politique.\u201cpeines accumulées.Le vicillard est comme la - \u2014e - LE MOIS DE MARIE 9) \u2018EsT le mois des fleurs et des zéphyrs, Il Z ramène lu gaieté dans l'âme, lu vie duns la 3 nature, la verdure dans les champs, les oi-! sceaux dans les bois ! C'est le mois de Marie, | C'est le mo le plus beau ! | En etfet, mai està la nature ce qu'est à l\u2019homme Liu jeunesse.C'est sou soleil levant, son aurore, sa jeunesse ! I apporte à lu nature son manteau de\u2019 verdure, son chaud rayon de soleil, sa brise\u2018 parfumée; à la fleur champêtre la goutte de rosée qui est son éclat et su vie, : J'uime la fleur eclatante, Qui one les pres, les chianps, | Sa grève odotiferante, Ses petales transparents.Petite fleur, qui sourit au soleil du matin et] qu'Abrax vient saluer chaque jour avec les dons do la divine Flore, ton existence ressemble à l'existence humaine : elle est éphémère, \u2014 trop courte, hélas ! pour toi qui charme le cœur du! lu femme et du poète ! Je te salue, Mai, avec ton cortège de jours en- soluillés, de fleurs rauvissantes, de zéphyrs embaumés, d'harmonies célestes, qui charment le cœur et plongent l'âme émerveillée dans un océau de délices.La douce päquerette, ke blanche mignonnette, et l'odorant juxmin ouvrent leurs pétales éclatants aux caresses du zéphyr; la rose uux couleurs variées, l'œillet aux teintes multicolores, le lys, dont la blancheur extiême est l'emblême de Lu candeur virginale et de la pureté; toutes les fleurs s'unissent dans un concert sublime pour taire monter jusqu'à Dieu, leur Créateur, l'hom- mao le plus pur de leur beauté et du leurs pare; fums ! Toute, > Gus Merveilles du printemps vnt quel- feuille d'automne, pâle et desséchée, que losoutte de la mort fait tomber facilement, Quelque temps après su chute, il ne reste plus qu'un peu de poussière de celui qui fut l'entant, jeune homme et vieillard, et dont les aspirations s'étendirent toujours au-delà du firmament d'azur qui cache le trône de Dieu ! Tout n'est done, ici-Las, que tourments et douleurs ; mais nous pouvons adoucir les amertumes de lu vie duns la contemplation de Dieu qui se manifeste si visiblement dans la nature.Et le temps le plus incontestablement favorable à l'épanchement de l'âme dans les mystères de lu nature, c'est le mois de mai! C'est le mois de Marie ; C'est le mois le plus beau ! tor + 5 DU ZODIAQUE\u2014LE BÉLIER (Voir gravure) LES SIGNI Ww\u2019 MMEDIATEMENT après l\u2019équinoxe du prin I temps, le soleil entro dans la région du Bé- 2 lier.Aux brumes et aux frimas do l'hiver succèdent los ciels limpides et les chaleurs douces du printemps.Les troupouux peuvent aller aux champs.C'est de cette idée quo s'est inspiréo l'artiste qui a dessiné notre gravure du Bélior, Aries, le premier signo désigné duns les deux vers latins qui énumèrent les constellations zodincales de Ptolémée : Suut Aries, Taurus, Gemini, ete.Au dix-septième siècle, lorsque lo vénérable Bade substitua aux figures profunes des douze signes du Zodiaque celles des douze apôtres, le Bélier s'est appolé Saint-Pierre, On trouve encore ce nom sur quelques cartes de cette époque.\u2014\u2014 Le journal a vingulièrement agrandi l'existence ; je vis, je jouis, je souffre de la vie de l\u2019humanité \u2014U.M.VALTOUR, 12 LE MONDE ILLUSTRE rm com ecm ee mv ie a = \u2014_\u2014\u2014 \u2014 \u2014_ mm Ps En rs \u2014 me = h = == =\u2014=\u2014=\u2014= = + LEY.Eero es = ie == = W pa = EX y M La = 3 pret ca PE 1m 5 sa = \u201cXe ES a iia == = == Eg Sr = 2 0 k === ) Ee = =.= Ï = 2 Es == i= f == LES, À À i = EE Eee = - = \u2014 pans a == PL PE Cal oe \u2014 \u2014 ~ Hi a v4 Ti Fd Po V = \"\\ > Fe ee = +; ps É a fe rk = FEES Ë # 3 ey The 4 rates aL Xe === = +, = ve zx.an 22 RE Fa \u201c ~ = = A jt a Peet Ae attirer s ae À Loue a ma ses Er A Spares.Ce == oe 3 LE J LE ES Fr LE FAN yh he = 5 SE >= 1 Eh pu + Ca oN La Ÿ Le A 2 FL % ty SH ad 5.+ pros Ses 7 = J ES Se =a = - à re A Le Fa ys fé Wo Xe, rg\u201d Rid CA) = y t3/ \u201cort tod y i # ed A R , NA ser ho?TP 1004 gh Pa La a Wh sl MN A Lu a e : y, 4, Zi A il Le 0 y 4 A $ J 4 7 y j NS A ?BS bo 7 \"+ A ; Es A Ni 3 *% i '/ # ww, 0 =) +24) Y / 5 \u201cÀ y, 4 48 de Lors fr, 1.à, 1 ÿ E Phi o Wu py PP # «y Ÿ - - i > \\ » ae A À Li» Y j J at ni 1) hi td TA i, et 4.Wy : J) WO.bu i» 3» A 17 | Ww à #7 ) JAE i vr ay À 4 À | 1 ; : iy < or at, NT rl À » *, F/ Gi 1a LAYER i) wR Co i LE if) LA y \\ } a o ya RY I A La : 1 ; ç VE W 3 4 à IR vg N 5 Yi i a oy MAY | (I jh À ! 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qui Bientôt nous vimes une éeluiveie daus la forét, pourrait compter des vietimies Luraines offertes du côté où le tun-tam continuait à se faire en- encore actuellement.cn publie où en seccet, dans, tendre de plus eu plus distinctement, Nous étions les palais des rois et des princes du Dahomé et sur te bord d'ane clairière, Un grand arbre, un de Porter Nove ! bombax de Guinée, en ombrageait une partie, À Le bruit sourd et saccadé des tzau-tann annonce, \"la lisière du bois, du côté opposé où nous nous pur intervalle, les pécipéties du sacritice, Cepen- {rouvions, était adossé un vieux temple tériche.dant la toule demeure geave, silencieuse et res + Voilà la maison du diable, sécrie mon petit cueilfie, De temps en temps quelques hou! hou ! nègre : ne nous montrons pas.\" hou! saluent le moment oùle téticheur répand le sang sur la tête de l'idole et astour du temple, Hen asperge partis los assis [HUTEN On prépare ensuite les chaudières pour y cuire les chairs de la victime.Lorsqu'on a transtormé tous ces débrisenune sorte de ragoût, chacun peuten avoir une part, Un Brésilien se erut obligé, un jour, à lu cour du roi Dahomé, de goûter GI me le ruconta uvec horreur) à un brouet de haricots au sung humain.® Bientot le tatia remplit les ealebasses et met la Joie et l'animation dans tous les cœurs, Aux premiers sons du tun-tum tous trépiguent, tous sont prots, et da dunse com- menee pour finir quelque fois huit jours plus tard.Quelques tam - tam et le bruit de centaines de mains se frappant la poitrine en cadence tiennent lieu d'orchestre, Hy a quelques années, jai été témoin d'une danse sucrée vraiment diabolique.C'était à Aggousa, village situé en face de Porto-Novo, sur lu rive opposée de la langue Oxa, Je passais dans les épaisses forêts de palmiers qui couvrent tout le pays.\u2018Fout à coup, la voix rontlante, mais ! ; sourde et précipitée, d'un énorme tam-tam se fit fidsait paraître comme huilés.Leurs yeux étaient entendre à travers les arbres.Un élève de lu rouges, leurs visages contractés et empteiuts d'un mission qui m'accompugnait me dit : | ricanement stupide, Us tournoyaient ainsi depuis \u2014Père, les gçens d'Ajgousa célèbrent une fête en des heures et peut-être depuis des jours et des Une centaine On n'entendaït gue le tam-tam, og MN 7 VER 10e ~ 7 Sacrifices humains gan Dicu de Li guerre.- Page TH col 2.de nègres et de négresses exéeutaient une ronde devant l'image de Satan, un gros fétiche aceroupi à l'entrée du temple et tout rougi du sang qu'on venait de répandre en son honneur, Ils se sui- vitient les uns derrière les aûtres, sans mot dire, le corps penché duc coté gauche et les bras pendants, L'eau raisselait sur tous ces corps et lus Esclave Mousse voulant tuer be Callan Fetiehe,- Page Tivol, 13 | nuits, de fus pris d'un profond sentiment de pitié ct, levant les mains au ciel, je demaudai à Diou pardon et miséricorde pour ces pauvres sauvages.Puis, sans me rendre compte du danger que je pouvais courir, je sortis du bois et je m'avançai de quelques pas sur lie place, mou petit nègre d meurant en arrière, Dès qu'on nlaperçut, un sourd\u201d groguement se tit enteudre, le tam-Gun parut hésiter d'ubord et se mit bientôt à battre plus fort et plus rapidement que jamais.La ronde continu avec un \u2019 redoublement de vitesse, Un fervent disciple du Legha (démon) ne doit s'arrêter qu'à bout de torces et complète- went abrati par ces rondes échevelées, Deux où trois téticheurs se détachèrent du groupe des danseurs et vinrent, avec un regard menaçant, me signifier de w'éloigner, Hs ne parlaient pus, ils se contentaient de me faire des pignes expressifs, Hs étaient possédés ; J'eus peur, Toute la troupe des énercumenes tit mine de venir de mon côté, Je me décidai à n'éloigner, n'ayant vien à taire auprés de Cus pauvres victimes de Lu rage et de lahaine du démon, 1 LE CAIMAN SACRE Croirait-on queles pauvres Noirs de la Côte des Esclaves adorent les eximans ?A l'orto-Novo, près de la mission it y eu a un qui est (rés familier.Aussitôt qu\u2019il entend tes ; téticheuses ou prêtresses des idoles venir en chantant et en gambadant, il sort des eaux et court à leur rencontre.Celles-ci, tout en se tenant à Une distance respectueuse, lui jettent leurs présents : Pune poule, des acasas, ete.sou temple, ou plutôt \u201cune enceinte de bambous et de feuilles de pal- { mier, est situé sur les bords d'une lagune.Le jour de sa fête, on Vient y danser et sy divertir ; ' le monstre reste tout près, plongé durs l'eau, et montre de temps en temps son mu- scau pour voir si le sacrifice est Mentôt prêt ; car alors il y a peur lui grande tête, festin abondant, et les adorateurs peuvent jouirde Le présence de leur dieu sans dan- er pour leur vie, SrA Fe = [Ex Xf od Ces divinités aquatiques ne sont pas a l'abri de certaines mésauventures, ainsi que le temoigne le fait suivant : Un nègre mahométan, peu scrupuleux à l'égard de sa religion, puisqu'il avait laissé
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