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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 28 décembre 1889
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1889-12-28, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : éèus ANNÉE, No 295\u2014SAMEDI, 28 DECEMBRE 1889 ANNONCES : Un an, 83.00 - - - - = Six mois, $! 50 La ligne, par insertion - - - < - 10 cents Quatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, PrOPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - « - Boents Vendu dans les dépôts - - 5 cents la copie BURRAUX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTRÉAL.Tarif spécial pour annonces à long terme : : rm ÈS 3 CS \u201cos ed \u2019 QE Sr a til 144 \u2018 a % ? 274 LE MONDE ILLUSTRÉ MONTREAL, 28 DECEMBRE 1889 SOMMAIRE TEXTE : Entre-Nous, par Léon Ledieu.\u2014Poésie : Eu eage, r Eliza.\u2014Les gouverneurs de Montreal, par E.-Z, L- Leveaicocte.Galerie Canadienne : Portrait et biogra- hie de feu M, l'abbé Dorion ; M, le chevalier et madame Muir.\u2014\u2014 L'origine des étrenues.\u2014 L'année nouvelle.\u2014Nos primes : liste des réclamants.\u2014Récréa- = \u201ction de ls famille.\u2014 Feuilleton.suite.GRAVUREs : Le Temps présentant l'année nouvelle.\u2014Por- traits de M.le chevalier et de ma ame Muir,.\u2014Vue au Couvent de Notre-Dame des Laurentides.\u2014Le jour de l'An au matin : Au nom du Pére.\u2014Portrait de feu M.l\u2019Abté Dorion.\u2014Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles du \u201cMonde Ilastré\u201d ire Prime .- - 860 Ome © .- 25 Sme * .15 ime *\u201c .- 10 sme \u201c - .5 ame « .: .4 me © - .- - 3 ame « +» 3 86 Primes, à $1 - .86 94 Primes 8200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle publique, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront la tirage de chaque mois.LOTS Ar aan a a eV ES * *,* Heureusement que ceci s'est passé entre- nous, car en vérité ce serait à renoncer à écrire, si mes causeries devaient toujours être massacrées comme l\u2019a été la dernière.Le service de la poste est fait d\u2019une manière si étrange, entre Québec et Montréal, que ma copie partie de la capitale le vendredi soir, n\u2019est arrivée à Montréal que le mardi suivant, et l'un dit que le siècle marche ! c\u2019est possible, mais pour la poste, elle va comme les écrevisses, et moins pudibonde que ces dernières, elle n'en ruugit même pas.C'est ainsi que deux colonnes au moins, n\u2019ont pas paru, et que ma chronique, tout en ayant une tête et une queue, n'a pas de corps et c'est ce que, par une bizarrerie de la langue francaise, on appelle un article sans queue ni téte.Je voulais vous parler de Stanley, j'y tiens même beaucoup, et c\u2019est pourquoi je reproduis au- jourd'bui, une partie de ce qui a paru dans le dernier numéro.*,* De son vrai nom, Stanley s'appelle John Rowlands ; alors que beaucoup le croient Américain, il est en réalité Anglais, né en 1840, 4 Den.bigh, dans le pays de Galles, d\u2019une mère si pauvre, ue la malheureuse femme fut obligée de placer ce fils qu\u2019elle chérissait à l\u2019hospice des enfants de St- Asaph ; et c\u2019est là que le jeune Rowlands reçut sa première instruction, et, à cette époque déjà, son caractère se dessinait ; il était ombrageux, peu communicatif, très susceptible, doué d\u2019une volonté de fer et d'une humeur inflexible.À treize ans, il se prit de passion pour les grands voyages, et n\u2019eût qu'un but : gagner Liverpool pour de là partir pour l'inconnu.Il s'enfuit, et arriva à pied au port qu\u2019il avait choisi.Arrivé à Liverpool, il ne trouva pas à s\u2019enrôler LE MONDE ILLUSTRE à bord d'un vapeur comme il l'espérait ; il eut des moments de désespoir fou ; mais, sans se laisser te abattre, il résolut de travailler pour amæsser la somme nécessaire À son passage ; et, perdant près\u2019 de trois ans, cet enfant tit le dur métier de déchar- geur de navires.Au bout de ces trois années de travail, il passa enfin un évènement qui lui permit de partir.*2* Pay une froide et triste suirée de décembre, dit M.Burdu, sous le porche de la maison d'un entrepositaire, au milieu de tonnenux «l'huile et de couleurs, un jeune garçon était accroupi, songeur ; à lu clarté du bec de gaz qui flambait dans le couloir où le vent en s'engoutfrant faisait rage, l\u2019enfant comptait et recomptait dans sa main quelques pièces d'argent ; et chaque fois que trébuchait la dernière, il y avait dans ses yeux, dans son geste, dans tout son être, comme un désespoir poignant.\u2014Ce n\u2019est pas assez, murinurait-il ; il manque près d'une livre ! Jamais je ne gagnerni cela d'ici à demain ! Et pourtant, j'ai quitté mon gite ce matin pour n'avoir pas à payer ma nuit.TI fit une pause.\u2014-Ah ! c'est que j'espérais travailler duvantage aujourd\u2019hui, continua-t-il avec un gros soupir ; mais, par ce brouillaud, les navires n\u2019ont pas pu entrer dans le port, et il n\u2019y a pas eu grand\u2019chose à gagner pour les petits débardeurs ! Son regard devint dur et tixe : -\u2014\u2014Et pourtant, c\u2019est demain qu'il part pour la Nouvelle-Orléans ?L'enfant avait pris son front dans ses deux mains, et de ses doigts crispés il semblait vouloir pétrir sa tête pour en faire jaillir la solution d\u2019un problème ardu.Soudain, il se recressa, et, d'un air crâne : -\u2014Je partirai quand même ! dit-il simplement.Et là-lessus, avec ce calme que donne une résolution inébranlable qui met fin à tout enfantement nouveau de l\u2019esprit, il s'étendit par terre, ferma les yeux, et s'endormit profondément avec un tonnelet de céruse pour oreiller.Le lendemain, de bonne heure, il était au port, et, s\u2019adlressant au patron d'un navire en partance pour la Nouvelle-Orléans : == Je voudrais m'enrôler parmi vos hommes d\u2019équipage, demanda-t-il.\u2014\u2014T1 est au complet, mon équipage, fit le capitaine d'un ton bourru.\u2014C'est que, voici, monsieur, je veux aller à la Nouvelle-Orléans ; alors, j'ai pensé que peut-être me permettriez-vous de suppléer & cela par mon travail ; je me mettrai à n'importe quelle besogne ; le voulez-vous ?Le capitaine allait l'envoyer au diable quand, levant les yeux sur ce voyageur en herbe, il fut frappé de son air intelligent et décidé ; il eut un moment d\u2019hésitation, puis, appelant le quartier- maître : \u2014Enréôlez-moi ça comme mousse, ordonna-t-il.Et le jeune garçon s\u2019en alln à la Nouvelle-Orlé- ans, gagnant son passage et son pain au rude labeur de marin.Ce pauvre diable qui, à seize ans, couchait à la belle étoile dans les rues de Liverpool, ce courageux enfant qui déjà travaillaitcomme un homme, cet être remuant et énergique que piquait Ia tarentule des voyages, c'était Stanley, le futur explorateur qui, plus tard, allait attacher son nom aux plus grandes épopées géographiques de notre époque.*,* À la Nouvelle Orléans, il rencontra les premiers déboires et les misères qui attendent tout européen à son arrivée.Il en est de même, du reste, dans tous les pays, et ce ne sont que ceux qui ont assez de courage et d'énergie pour lutter, qui parviennent à conjurer le mauvais sort.Ce n\u2019était ni l\u2019énergie ni le courage qui manquait au jeune Rowlands, et, après avoir longtemps cherché un emploi qui-lui donnât du pain, \u201cil le trouva, ajoute M.Burdo, chez un négociant nommé Stanley, à qui sa figure décidée et son caractère déterminé inspirèrent, sans doute, une grande confiance, car d'emblée il se vit accepté comme commis ; bientôt, par son intelligence et son activité, il gagna lea bonnes grâces et la sympathie de son patron, qui l\u2019éleva surcessivement aux plus hauts emplois et finit même par l\u2019adop- r \u201d Telle fut l\u2019origine du nom de Stanley.Malheureusement son protecteur mourut tout à coup, sans avoir fait de testament, et Stanley se retrouva sur le pavé avec plus d'expérience, sans doute, mais à coup sûr avec aussi peu d'argent que le jour de son débarquement.Bientôt, en 1861, éclate la grande guerre de sécession, Stanley entre dans l'armée confédérée, eut fait prisonnier, et se trouve près d'être fusillé, quand il s'évnde.Un peu plus tard, il s'engage comme simple matelot dans la marine fédérale, parvient au grade d'enseigne de vaisseau, et fait ainsi campagne jusqu\u2019en 1865.A lu tin de la guerre il donne sa démission, et entre comme reporter au Missouri Democrat et au New-York Tribune, où ses comptes rendus atti- rérent attention de M.Gordon-Bernett, I'archi- millionnaire propriétaire du New-York Herald, qui se l\u2019attacha en qualité de correspoudant-voyageur, aux appointements de 84,000 par an.Le journalisme rapporte plus aux Etats-Unis qu\u2019en Canada ! *,* M.Burdo nous raconte ainsi la première entrevue qui eut lieu entre Stanley et Gordon Bennett (qui n'avait pas encore vu son reporter, bien qu\u2019il fit partie de la rédaction de son journal depuis deux ou trois ans déjà).Dans lu nuit du 17 octobre 1869, Stanley des- cenduit au Grand Hôtel, à Paris, et s\u2019en allait directement frapper à la porte de la chambre de James Gordon Bennett.\u2014Entrez, dit une voix.Bennett se trouvait au lit- \u2014Qui êtes-vous?demanda-t-il.\u2014Stanley.\u2014Ah !oui; prenez un sitge.Je vous ai télégraphié à Madrid, de venir me trouver ; j'ai pour vous une mnission importante.Tout en parlant, il se levait, jetait sa robe de chambre sur ses épaules, et, continuant : \u2014Où pensez-vous que soit Livingstone ?\u2014Je n'en sais vraiment rien, monsieur.\u2014-Croyez-vous qu\u2019il soit mort ?\u2014 Possible que oui, possible que non.-\u2014Moi, je pense qu\u2019il est vivant, qu\u2019on peut le trouver, et je vous envoie à sa recherche.\u2014A la recherche de Livingstone! mais c'est aller au centre de l'Afrique ! est-ce là ce que vous entendez ?\u2014 J'entends que vous partiez, que vous le retrou viez n\u2019importe où il soit, que vous rapportiez de lui toutes les nouvelles possibles, et, qui sait?.le vieux voyageur est peut-être dans le besoin; prenez avec vous tout ce qui pourra lui être utile.Naturellement, vous suivrez vos propres idées ; fnites comme bon vous semblera, mais retrouvez Livingstone, \u2014C'est bien, monsieur.Dois-je aller directement en Afrique Centrale ?\u2014Non.Vous assisterez d\u2019abord à l\u2019inauguration du canal de Suez ; de là, vous remonterez le Nil ; j'ai entendu dire que Baker allait partir pour la haute Egypte, informez-vous de son expédition.Vous ferez bien, après cela, d'aller à Jérusalem : le capitrine Warren fait là-bas, dit-on, des découvertes importantes ; puis à Constantinople, où vous vous renseignerez sur lea dissentiments qui existent entre le Sultan et le Khélive Après.voyons un peu.Vous passerez par la Crimée, où vous visiterez les champs de bateille ; puis vous suivrez le Caucase jusqu'à la mer Caspienne ; on dit qu'il y à une expédition russe en partance pour Khiva.Ensuite, vous gagnerez l'Inde en traversant la Perse ; vous pourrez écrire de Persépolis une lettre intéressante.Bagdad sern sur votre passage, adressez-nous quelque chose sur le chemin de fer de la vallée de l'Euphrate et quand vous serez dane l'Inde, embarquez-vous pour rejoindre Livingstone en Afrique.A cette époque vous apprendrez sans doute qu\u2019il est en route pour Zanzibar ; sinon, allez dans l'intérieur et cherchez le Jusqu'à ce que vous l\u2019ayez trouvé.Informez vous de ses découvertes ; enfin, s\u2019il est mort, rap portezen des preuves certaines.Maintenant, bonsoir, et que Dieu soit avec vous ! \u2014-Bonsoir, monsieur.Tout ce que l\u2019humaine nature a le pouvoir de faire, je le ferai ; et, dans la mission que je vais accomplir, que Dieu soit avec moi ! L'argent ne manquait pas, Stanley avait carte blanche et du courage, avec cela on va loin.11 le prouva bien, Vous savez le reste.Stanley ne s\u2019est pas arrêté depuis, et il est revenu chargé de lauriers.1 vient de vendre, pour un million, le manuscrit du récit de son dernier voyage, Jeunes gens qui suivez les cours du soir, travaillez, pénétrez-vous bien de ln nécessité et de l'utilité de l'étude ; nous vivons dans un siècle où il faut savoir, et on le plus humble homme du peuple peut prétendre aux plus hautes positions, comme vous le voyez par l'exemple du petit déchargeur de navires de Liverpool qui est devenu le grand Stanley.*,* Stanley à parcouru tout un continent inexploré jusqu\u2019à nos jours, il a vu cent peuples, visité mille tribus, entendu tous les dinlectes du pays noir, il a trouvé vingt formes de gouvernement, il à assisté à des drames sans nom ; il a- parfois été victime de despotes furouches, il a soullert de mille manières, il a étudié les hommes, mais nulle part il n'a trouvé un tyran assez forcéné ou un être assez féroce et assez sot, pour forcer ses compatriotes a parler une langue étrangère a celle de eurs pères.Ce que le grand voyageur n\u2019a pu découvrir dans sus explorations, depuis dix-huit ans, un homme constitué au physique comme vous et moi, un blanc, un individu qui se prétend civilisé, vient d'in concevoir la réalisation, au Canada, le chef d\u2019un nouveau parti qui, heureusement a \u2018peu de partisans, M.Dalton McCarthy, entreprend un mouverrent, fait même beaucoup cle tapages pour bannir la langue française des écoles de la province d'Ontario.Il ne s\u2019agit pas ici de politique, mais bien de la langue même dans laquelle j'écris et, puisque Dieu m'a permis de l'apprendre et de la connaître, c\u2019est un devoir pour moi, de protester contre la prétention de ce monsieur, qui voudrait priver mes enfants de l'avantage de s'instruire dans la langue de leur père et de leur mère, si les hnsards de la vie les forçaient de vivre un jour dans la province d'Ontario.C'est en ma qualité de \u2018pire de famille et de citoyen que je repousse cette étrange prétention, c'est mon droit, c'est ma propriété, mon bien, ma chose que je défends comme je le ferais si un mw landrin cherchait à me voler ma montre.*,* Si j'ai dit que M.McCarthy a peu de partisans, je dois à la vérité reconnaître qu'il en a un certain nombre, puisqu\u2019une décision résumant toutes les aspirations de leur chef a été prise par ses amis, à une assemblée qui a eu lieu dernièrement.Cette décision, dit un journal anglais, signitie que les enfants de nos compatriotes canadiens- français vont être exclus des écoles publiques et privés d'instruction, à moins que leurs parents ne soient assez fortunés pour leur faite donner une instruction particulière.Il est proposé que les Canadiens-françuis dans Ontario soient privés du droit d'enseigner à leurs enfants à lire et à écrire duns les écoles pour le soutien desquelles ils sont taxés.La société\u2014je ne crois pas devoir employer plus longtemps le mot parti\u2014Ia société fondée par M.McCarthy a pris le singulier nom de Equalrights Party, le parti des droits égaux et vous \\oyez comment ces gens-là comprennent nos droits puisque leur premier acte est d'essayer de nous en priver.On a souvent fait ressortir la puissance de la reine d\u2019Anglcterre en disant que jamais le soleil ne se couchait sur ses Etats et, bien que la figure soit un peu préter.ieuse, il est incontestable que l'étendue des colonies anglaises est immense, mais il faut avouer aussi que l\u2019on pourrait faciiement former une ménagerie d'un genre tout nouveau- en choisissant les types les plus étranges qui évinil- lent les peuples qui vivent sous le drapeau Lritan, nique.LE MONDE ILLUSTRÉ x *,* Or voici qu\u2019au moment ou l\u2019on songe à sup- prier le français chez nous, dans le pays découvert par Jucques Cartier, où chaque rivière, chaque montagne, chaque luc rappelle un nom français, les Américains \u2014qui sont des Anglais perfectionnés\u2014 viennent de prendre une résolution tout à fait contraire.Ce conseil de l'instruction publique de la ville de New-York u décidé, en effet, non seulement de ne pas supprimer les cours de français \u2014quoiqu\u2019on lui en ait fait lu demande-\u2014mais encore de les vendre plus sérieux et plus efficaces, en les commençant au premier clegré et en les prolongeant jusqu'au cinquième degré inclusivement.De cette fuçon, est-il dit dans la résolution en question, l'enseignement «du français connmencers en même temps que celui de la langue anglaise, et, en se continuant jusqu'aux études supérieures, il permettra aux élèves qui se destinent aux affaires d'y entrer avec un bagage plus utile que celui qu'ils peuvent y apporter aujourd'hui.Par cette intelligente réso'ution, ajoute le Courrier des Etats Unis, le conseil de l'instruction publique répond à la seule objection sévieuse qui s'élevât coutre l'enseignement du français, et qui consistait en ce qu\u2019il était trop court et trop super ficiel pour être d'une suffisante utilité publique.Mais, je le répète, les Américains sont des Anglais perfectionnés.D'un autre coté, le gouvernement de l'île Maurice, colonie anglaise comme le Canada, à décidé il y a quelques mois, d'adopter la langue française comme langue officielle, tout en ne proscrivant pas l'enseignement de In langue anglaise.Mais las Mauricien sont très perfectionnés.*,* Plaisanterie à part, la prétention de M.McCarthy et de ses amis les equa/rightistes (ombres - de Molières, de Lauiartine et de Victor Hugo, voilez-vous la face !.) est tout simplement et peut se traduire rinsi : \u2014 Nous, rqualrightistes (pardon, mon Dieu), étant trop bornés et trop obtus pour apprendre le français, décrétons que tous les Canadiens doivent être faits à notre image et à notre ressemblance, et que nul ne devra s'initier aux mystères de la langue de Jacques Bonhomme et de Jean-Baptiste, Et plus tard, rééditant le mot de Prud'homme, quand le fils d'un equatrightiste ( / /) demandera à son père : \u2014Est-il vrai, p'pa, que nous descendions du singe 1 L'egualrightiate (!! !) pourra répondre sans crainte : \u2014'Toi, mon fils, oui, moi non ! ! Et ce sera vrai.EN CAGE Petit prisonnier, de sa cage Le voyez-vous mun bel oiseau * lei, comme dans un bocage 1} fredonne un gai tremolo, Mon cher petit oiseau je l'aime! Pour moi c'est un f-tele ami, 81 ju suis triste, il est lui-même Siloncieux et tout assombri.Mais quand je redeviens joyeuse, 1 lo comprend, jo le vois bion.Vs Voix souple cl melodieuso Redit alors un doux refrain Elle s'élève vive et pure Elle rappelle à mon esprit Du ruisseau le charmant murmure Des buis lu feuillage qui bruit, Tout on lui me plait ot m'enchante Ma joie eau de le caresser.Kt sur ron mile frémissante Souvent je depose un baisor® Québoe 1889, ELISA.LT VASE SNA ANA L'histoire, en vérité, ne sert & rien.On prend tous les jours l'humanité avec de vieux pièges qui ont déjà servi.\u2014JULES SIMON.275 LES GOUVERNEURS DE MONTRÉAL En réponse à un correspondant qui me demande lu liste des gouverneurs français de cette ville, voici les seuls noms que j'ai pu trouver après plusieurs jours de recherches, Le premier fut le fondateur de Ville-Marie : Paul de Chumedey, sicur de Maisonneuve, arrivé en 1542 il n\u2019abandonna définitivement le gouvernement qu\u2019en 1664, par les intrigues du gouverneur-géné- ral, M.de Mésy.Aussitôt après son départ, ce dernier le rem- plagn par M.Etienne de Pezard de La Tuuche.Cependant, nous avons lieu de croire qu'il n'entra pas en fonction, cur le marquis de Tracy nomma, en 1665, M.Zucharie Dupuis, pour commander, est- il dit, en l'absence de M.de Maisonneuve.Ç Pierre de Saint-Paul, sieur de Lamothe, succéda à M.Dupuis en 1668, mais ne conserva le commandement que six mois.Françuis-Marie l'errot fut nommé gouverneur le 13 juin 1669, Il eut des démélés un peu avec tout le monde, Frontenac, qui était autoritaire le retiut prisonnier durant un an, au château St.Louis, puis il l'envoya en France.Le roi le logea à la Bastille (1674).Gracié quelques années plus tard, il revint en Canada, Le 10 février 1674, M.Thomas-Xavicr Tarien de la Neudière, sieur de la lérade fut nommé par M.de Frontenac en remplacement de Perrot.Louis-Hertor de Callières lui succéda en 1683, 11 vecupa cette charge jusqu'en 1698, époque & laquelle il recut sn commission de gouverneur-général de la Nouvelle-France.Philippe de Rigaud, marquis de Vaudreuil, oe- cup le poste jusqu'à ce que, lui aussi, il fut nommé gouverneur-général en 1703.Le 15 mai 1704, Claude de Ramesay fut pourvu du gouvernement de Montréal.Il le conserva vingt années.Non successeur fut Charles Lemoine, Ter baron de Longueuil (1724).11 mourut le 7 juin 1729, Jeun Bouillet de lu Chassaigne fut nommé en 1731 et mourut en 1734, selon le Dictionnaire Historique et (révgraphique du Canada.Cependant, l'auteur de Nos Gloires Nationales dit qu'il fut l\u2019un des gouverneurs qui oceupa le plus longtemps ce poste.Toutefois, il ne donne pas le temps.De 1433 à 1739, le titulaire fut le chevalier Du- hois Berthelot de Beaucourt.Je n'ai trouvé aucun nom pour Ja période de 1639 à 1749.C'est probablement ici qu'il faut placer Jenn-Buptiste-Nicolas-Roch de Ramesay (tils de Claude), car il est mentionné plusieurs fois comme gouverneur de cette place, sans qu'on mentionne la date.En 1749, on trouve deux gouverneurs, nommié- ment : M.Gabriel Lemoine, sieur d'Assiyny, et Charles Lemuine, deuxième baron de Longueuil, Un auteur anonyme dit ce qui suit à cesujet : + Ce ne peut être que le troisième Laron de Longueuil qui, pour honorer la mémoire de M.D'Assigny aura sans coute ajouté son nom au sien.\u201d Quoi- qu'il en soit, M.de Lemgueuil, après avoir rempli ses functions à la satisfaction des habitants, termina sa carrière le 17 janvier 1753.H n'eut pas de successeur avant 1757, car le gouverneur-géné- ral, alors M.de Vaudreuil-Cavagnal, voulait faire nommer son frère, Francois-Pierre, marquis de Rigaud, et il rencontra beaucoup de difficulté.Si bien que le voi l'ayant consulté, il déclara qu'il se retiverait du service \u2018si l'on nommait un autre que son frère, gouverneur de Montréal.\u201d Entin, M.de Rigaud occupa ce poste jusqu'à la conquête.E.-Z.MASSsICOTTE.Nous avons reçu les deux premiers numéros du nouveau journal, Le National, dont le rédacteur en chef est M.Gonzalve Desaulniers.Nor- souhaitons à notre confrère la bienvenue, sans nous occuper de la couleur politique.Le journal est intéressant, bien fait, soigné dans sa partie typographique.Un article, signé Gallus, sur l'Exposition universelle, nous a paru aussi remarquable de forme que de fond. == le aa me = \u2014_\u2014 Ze \u2014 =F me ==.= me noces na + a ee = AA \u2014 al 25 mures cree ee arte by A, mA el me ps oi itl sited u Ta oy me RTE 5, A +25; aN ® pe * - Cd em Sug ESE d 3 M i ww.en 2094 WW wens Jd.i i = ; ae dE 5 LE LS x : A \u2026.2% ou = FE Toul NE \"Re, ê ge x PAS wo = Le was The \u201c= es \u2018 prs Rr (ERT >N vus Ti 2a pt = fa i ~~ met Dod Eo 13 W I) yd ; US : -t # > ES x) a LA 4 wl \u2014 ++ 5 CHEVALIER MUIR iy F, A JS A sé ce PS EN @ LE pe æ + de Pa 53 A [Er PN Ps : 3 ve = = > se a Fo yf y Are ac = LAS CIS = Fo 4 Pe Ca Dw 7 4 a à Fa, Wg A> [ SR Aad QQ JURY num Phote-gravure par Armetroag E I] Photo-gravures par Armstrong gait \u20ac x oy: ES La 7 le A i bibou | i im La >\u201c FIT wil IX 1 \\ Va RY LE MONDE ILLUSTRE - ; WEY TE Se a.tt HD fl 4 sat =.Ld! IN oil - SEN peut VEEN SUP pom ramen / 1 A NY, | : aye mer\u201d, LI Lo; 1 5 Um «vs =.4 \"3 LY] Poy PB ir ve =, Fa) seb} Td ar yx 1 pe cr DE \u201c Le } il 4 Fr Han MADA Ry AF * wow OF WY \u20ac af wa ie Ti Ye 7 fo qd ad + a oq Fs = og En bof wu x \u201cAr, Sd _ S203 ay in a 4 wl _ Pa ee * rs A, \u201cln Nex ; st 5 ME MUIR Le + COUVENT DE NOTRE-DAME DES LAURENTIDES, ST-PIERRE CHARLESBOURG 24 hg BEY Ai \u201c= 6 ) 2 sae A ir +, Fae TN 2 Li ri x du ax kJ oR ATE TE 277 LE MONDE ILLUSTKÉ enna) \u2014 \u2014_\u2014 | X Ju fl HE.il f A 3 | PE Na \\ I Hl 5 y x }, bap poy Ù A FPR | Ii i t 3 Pe : Re, i VS} mu A 7% y Pi 4 | À J a & ¥.\\ Wl | 3A Ww ee \u2014- \u201c 4 4 70 ty 7 7 1h À 4 i 5 RET.ey ig £4 A 4 $.| == 3 À I «4 ii } = .FU AE By rh Ww \"SG N 2 = = +.4 Av nl N, 7) \u201c4 A Ao 7 > Ed pm Mri i 2 4 J A+ Na er if NN M y 0 # rés # 3 {i Es Ju, $ 188 by 2 Vv 7 ft J À \\ Wy V2 ih, TA { \\ RA fr) YF, A pt ai \u201c i » Ve ++ #3 Ne a th Us Ja {> x Let Lay Nf, I Fil 7 ANTE I Yi 2 ray ; se À I RS x$ A = + i = x We 11 + HY À À \\ A Se 1,0 LG, ae Po wi Lai A es ) Fa 2 ed * ho % 2 j / v4 3 i f Ly i} i x LY cu 8 Ÿ re Î M i I Je | wy A ys fh a 4 E il ; £ Ÿ ' (+ a Hill W : # [2 NE | } i | : ~ AN | i .+4 dv Ju § a À AY (57 Wy w Cans \\ Wo A) Us 6 J Ad | 0 \u20ac > \u201ca N LA ERR [3 33 N Lu ', Sot YY Pa = hd ra) No >; a Th ow 6 AY 871 NY 0 ! AN \\¥ y vie 4 MN yy, VA | 2 / ° = y 4 Bt ) \\ Ve lt ! { AN Ke > s vs NS y fi A A MN Ve A hy i) } \"4 Ë y A - #4 i H gl À i: sf 3: \\/ Qu y leh 4 # j 3 A y EX ar | A J ; ol GC Ka Hy Wi Mn Hi y AU a) LA: Lu { v UN y AN EN | i 15 MA fd A à I LE sa 3 LL KC A Fou x [ad I D \" A) i ny \\ a eat Ea LS AU NOM DU PERE.LE JOUR DE L'AN AU MATIN Lo Lett moe - 2 rhe 278 GAL ÉeLVE Sat 13 FEU L\u2019ABBE J.-H.DORION Une plume mieux exercée que la mienne doit écrire une biographie complète du vénérable curé d'Yamachiche.En attendant, j'envoie quelques notes au MoNnE ILLUSTRÉ sur cette noble figure de notre clergé canadien qui vient de disparaître.M.l'abbé Joseph-Hercule Dorion naquit a Sainte-Anne de ln Pérade, le 13 avril 1820.H était fils de Pierre-Antoine Dor.on et de Geneviève Dureau, et fit ses études classiques et théc- logiques au collège de Nicolet.Ordonné prêtre le 13 septembre 1844, il exerça d\u2019abord le ministère à Kingsey, comme vicaire, pendant deux années, puis à Drumuiondville, comme missionnaire, jusqu'en 1853.C'est à cette époque, qu'à peine âgé de trente-deux ans, il fut nommé à l'importante cure d\u2019Yamachiche où il est mort, le 8 décembre, Âgé de 69 ans et 8 mois.M.L'ABBE JOSEPH-HERCULE DOKION, décédé Pendant la longue période de trente-six ans, M.l\u2019abbé Dorion fut ici un prêtre modèle et d'une régularité exempliire dans l'exercice du saint ministère.Savant, aussi modeste qu\u2019érudit, il eut pu lnisser des écrits dans les lettres et les sciences.Mais là n\u2019étuient pns ses goûts ni ses aspirations, Appelé par ses supérieurs à diriger les fidéles d'Yamachiche, il s'est principalement occupé à doter sa paroisse de mouunients remarquables, que Je temps détruira bien difficilement.Je n\u2019en citerai qu'un, d\u2019une manière speciale, Tous les connaisseurs qui visitent Yamachiche, ne manquent pas d'aller voir notre belle_église, construite par les MM.Georges et Joseph Héroux.C'est d\u2019aprèslesplans et devis de M.le curé-Dorion lui-même que ce beau temple nu été érigé.Et, pour prouver les connaissances de notre vénérable curé défunt, en architecture, quel plus beau certificat puis je citer que celui donné par feu M.le juge Loranger, daus une mémorable circonstance, en 18767 Voici : # Les tribus d'Israël, revenus à Jérusalem, après une longue absence, y trouvèrent le temple détruit, et ils eurent à le rebatir.Nous aussi, en arrivant ce matin, nous avons trouvé sous des ruines le sanctuaire de la vieille église.Mais à sa place nous en avons trouvé une autre su ut en splendeur et en beautés architecturales non- seulement le vieux temple, mais encore, je ne crains pas de le dire, presque tontes sinon toutes les églises du pays.Cette église, la première de ce genre en Canada, restera en même temps que l'orgueil de votre paroisse et l'honneur de son arohitecte un monument national.LE MONDE ILLUSTRE L'hospice des Sœurs de la Providence d'Yama- chiche a aussi oté bâtie d'après ses plans, et il est le principal fondateur de cette belle institution, à la prospérité de laquelle il a toujours pris un soin tout particulier.s deux autres institutions religieuses de notre paroisse, le couvent des RR.Sœurs de la Congrégation N.D., et le collège des RR.frères des Ecoles Chrétiennes, connaissent le zèle qu'à toujours déployé notre vénérable curé pour leur avenir.Mais ce n\u2019est pas s.ulement comme architecte que l'abbé Dorion a voulu laisser des souvenirs à ses paroissiens.Dans ses heures de loisir, âgé de soixante ans, il s\u2019est appliqué à la peinture, et a fait des portraits de famille parfaitement réussis.Le tableau du \u201c Sacré- Cœur de Jésus \u201d, peint par lui, sera aussi un mo- numeut d'une valeur réelle qui dira son zèle ardent pour l\u2019ornementation de sa chère église.À côté de ces monuments périseables, il en restera un autre qui ne périra pus et que les paroissiens d\u2019Yamachiche garderout toujours religieusement: le souvenir du bon et digne prêtre qui ut leur curé si longtemps et qui leur à constamment donné l'exemple par sa conduite et ses vertus sacerdotales.En face de la tombe qui vient de se fermer, c\u2019est le plus bel éloge que je puisse faire du vénérable curé Dorion.Aux funérailles, qui ont été très imposantes, le cantique suivant, spécinlement composé par le poète bien connu, M.Nérée Beauchemin, a été chanté par M.Victor Héroux, directeur du chant: Le doux pasteur à fermé sa paupière Et son esprit au ciel s'est envolé, Nous précédant au pays de lumière, Le bon ami «le tous s\u2019en est allé.Aux sons plaintifs «le la cloche sonore, Melons un chant d'espoir et de bonheur : Le doux martyr qu'un mal cruel dévore.Repose enfin dans le sein du Seigneur.Oh ! dors en paix sous les nefs de ton temple, Nous 1:8 purvis de ce brillant autel : Ton souvenir nous servir: d\u2019exemple, Le souvenir du juste est immortel.Les vestes mortels de ce prêtre si distingué dorment maintenant, de leur dernier sommeil, sous les voûtes de son église qu'il aimait tant.F.-L.DESAULNIERS, Yamachiche, décembre 1889), M.LE CHEVALIER MUIR Nous reproduisons aujourd\u2019hui les photographies de deux vénérables vieillards, dont le souvenir demeurera innetfaçable dans le cœur de tous les enfants de Charlesbourg, campagne tout près de Québec, siège de la charité de ces vénérables personnages.Le généreux chevalier Muir est le fondateur de la communauté du Bon Pasteur, au village de Saint Pierre de Charlesbourg.Nous lisons, dans le récit de M.I'abbé Chs Trudel, sur la paroisse de Charlesbourg, que cet homme de bien, non content d avoir consacré une partie de sa fortune à faire prospérer l\u2019œuvre si éminemment catholique du Bou-Pasteur, qui le regarde à bon droit comme son principal fondateur, il voulut aussi fonder à Charlesbourg.une institution destinée à faire beaucoup de bien dans la partie de la paroisse où elle est plagée, à une lieue environ de l\u2019église de Charlesbourg.La ferme donnée aux religieuses par le chevalier Muir fut convertie en maison à deux étages, dont nous reproduisons la gravure,et une humble chapelle que la libéralité de son fondateur y joignit, qui a été solennellement bénite le 23 octobre 1876.Le 29 décembre de la même année, les religieuses de Charlesbourg recevaient une très précieuse relique, le corps de sainte Vincence, martyre, que le chevalier Muir s'était procuré par l'entremise de M.l'abbé A.A.Blais, alors à Rome, et dont il enrichit la pieuse chapelle de Notre-Daine des Laurentides.Le 14 janvier, disent encore les annales de ce temps, le chevalier Muir a légué à la mission du Bon-Pasteur un montant de huit cent piastres, dont les intérêts devront être employés au soutien de la dite mission, Il se plaisait, ce bon vieillard, à se faire apporter par les enfants du village de pecits poissons ge qu\u2019il leur payait au centuple, l'enfant le plus ponctuel a fui offrir des fruits était aussi large- .ment récompensé.Enfin, sa charité ingénieuse em- loyait mille moyens qui servaient faire connaître à ceux qui étaienttémoins desa générosité,la gran deur de son âme et la noblesse de ses sentiments.Ce citoyen modèle est mort le sept juillet mil huit cent quatre-vingt-deux, à Charlesbourg, et sa digne épouse est encore l\u2019objet des tendres soins du Bon-Pasteur en attendant qu\u2019elle aille rejoindre le compagnon de sm vie, qui, plus heureux qu\u2019elle, « dejà commencé à goûter les joies pures, récompense de sa vie si bien employée.UN PROTÉGÉ.L'ORIGINE DES ETRENNES Le premier jour de l\u2019An n'a pus toujours été le premier janvier.Tant s'en faut ! T1 se présentait le ler mars sous les Mérovingiens ; Chur:emagne le plagn au samedi saint ; Philippe de Valois, en 1348, le reports au 25 mars ; en 1564, Charles IX le nuit, pour la première fois, au ler janvier.C'est à partir de cette époque qu'on à contracté l'habitude de le célébrer par des étrennes, de sorte que le \u201croi de la Saint-Barthélemy \u201d a, sans le faire exprès, inventé ln \u201c trêve des contiseurs.\u201d En 1789, Louis XV1 songes à accroitre la splendeur du jour de l\u2019An.I accorda pour la première fois aux petits marchands le droit d'élever des baraques à Paris, le long des boulevards, à l'occasion des renouvellements de l'année.Mais le Capitole était pour le ler janvier bien près do la Roche tarpéienne, En 1793, il fut supprimé tout net et remplacé par le ler vendémiaire ; quant aux étrennes, on les considéra comme inutiles et on les interdit par arrêté de la Couronne.Toutefuis, la mode de donner et de recevoir était trop enracinée dans les niœurs nationales pour que cette législation spartiate pût clurer plus longtemps que la Terreur.Les étrennes reparuvent avec le Directoire et le ler janvier avec I'empire.Mais Napoléon Ier, qui rétablit avec pompe les réceptions du jour de l'An, ne songea aucunement aux petits marchands.Ceux-ci restèrent bannis des boulevards jusqu\u2019en 1815, La Restauration eut le mauvais esprit de les renvoyer en 1829, à la veille de sa catastrophe.Louis-Philippe les rétablit : mais en 1836 il s'en fntigun et les empécha de reparaître.Après son coup d'Etat de 1852, Napoléon ITI pensa que les baraques du jour de l'An aideraient à oublier le passé, il leur restitua l'asphate des boulevards.Depuis lors, leur domination n\u2019a point subi d'interrègne véritable.L\u2019ANNEE 1syy (Voir gravure) Debout, sa haute stature se détachant sur un fond rayonnant d'aurore, le Temps,farouche et va- pide en sa course sans fin, descend Le premier degré de l'année qui commence, et dans ses brus tendus, il tient l'an nouveau, figuré par un enfant dont les langes rappellent ceux du \u201c bambin \u201d que l\u2019on vénère dans les chapelles d'Italie.Tout est mystère : le front grave du vieillard, le masque qui couvre le visage de l'enfant, et dans le salut qu\u2019il adresse en paraissant en son heure sur les ruines des jours accomplis, nul ne saurait deviner ce qui se cache de promesses ou de menaces.Nous espérons et souhaitons de grand cœur que ce salut suit d\u2019un heureux pressage pour nos lecteurs.Puisse-t-il leur prélire la réalisation de leurs désirs les plus chers et l\u2019accomplissement des bonheurs rêvés.Dans la poésie Séraphinette, de M.Chs-M.Du- charme, publiée dans notre dernier numéro, il s'est glissé quelques erreurs typographiques : 4ème strophe, ler vers, lisez : Vois ce bouquet «le fraîches roscs au lieu de : - Voici ce bouquet de fraîches roses 5ème satrophe, 2me vers lisez dentelle, au Lieu de tendelle LE MONDE ILLUSTRE 270 PRIMES DU MOIS D'OCTOBRE LISTE DES RÉCLAMANTS Montréal \u2014L.Venne, 142, rue Barré ; A.Thibaudeau, 802, rue Jacques-Cartier ; A.Gosselin (82.00), assis- taut-greffier de ta Cité ; Thomas Lecompte, 23, rue Robin ; R.-8.Simard, 13%5, rue Ste-Catherine ; Philias Vaillancourt, 19, rue Jean ; Etienne Gilbert, 245, rue Beaudiy ; 8.Vervais, 41, rue du Chawp-de-Mars ; Dlle Delia Bradshaw, 5), rue Labelle ; Honoré St- Denis, 2615, rue Notre-Dame ; Dame Antoine Barbeau, 55, rue Dupré ; Joseph Lebœuf, 2151, rue Notre- Dame ; Delle Frnma Dumas, 89, rue Camprau ; Delle Elisa Gascon, 041, rue Rivard ; Ulric Martineau (84.), 859, me Wolfe ; J.-L.Comtois, 240, vue Lafoutaine ; Théophile Martineau, 831, rue St-Dominique ; R.Dumoulin, 1494, rue Notre-Dame ; Joseph Larochelle, 40, rue Moreau ; J.-O.Larose, 260, rue St-André ; I.H.D.Comte, 176, rue St-Urbain ; Dslle Marie Le- febvre, 149, rue Amherst ; P.Colonnier, 459, rue Ain- heret ; Olivier Daoust, 32, rue Ste-Justine.Québec.\u2014 Alfred Cloutier ($3,00), 108, rue Victoria, St.Sauveur ; Odilon Samson, 93, rue Charest ; Léon Dasylva, 189, rue St-Joseph ; Delle Florida Fortune (deux primes) 163, rue l'rince-Edouard ; Pierre Caron, 62, rue des Prairies ; Eugène Beauchamp, 138, rue St- Valier ; Philias Bilodeau, 38, rue St-Eustache ; Charles Chartré, 259, rue St-Joseph ; Dame J.-A, Mailloux, 47, rue la Couronnes ; Ed.Barry, 80, rue Scott ; Pierre Légaré, rue Richemond ; G.-Th.La- france, 15, Côte du Palais, Mulbaie.\u2014Delle M.Auger.Ottawa.\u2014Dame Alphonse Trudel, 540, rue Sussex.Chicago, Ill.\u2014Théodore Couet, 56, Vermont Park Place.Pointe St-Charles.\u2014 Dawe Cézaire Lévae, 05, rue\u201d Centre ; Dawe Samuel Glenfield, 720, chemin Napoléon ; Jos.Paquin, 126, rue St-Albert.Ste-Cunéyonde.\u2014P.B.Hogue, 3304, rue Notre-Dame St-Henri de Montréal.\u2014 A.Caty, 115, rue St-Augustin.Rivière-du-Loup Station.\u2014 D.Fournier.Ste-Geneviève.\u2014Delle Léa Gohier.Salaberry de Valleyfield.\u2014Gaston Dutaillis ; E.Maie.Sorel.\u2014Cyrille Labelle, Trois-Rivières.\u2014C.-J.-N.Teasdale ; Dlle Angeline Martel 15, rue Hart.SOIXANTE-\u2014DIX-NEUVIÈME TIRAGE Lesoixante-dix-neuvième tirage des primes mensuelles du MoNDE ILLUSTRE (numéros datés du mois de DECEMBRE, aura lieu SAMEDI, le 4 JANVIER, à 8 heures du soir, duns la salle de UNION SAINT-JOSEPH, coin des rues Sainte-Catherine et Sainte-Elizabeth, Le public est instamment invité à y assister Entrée libre.ALES CN AUS = Il y a longtemps que le Canada n\u2019a pas eu la visite d'un personnage de sang royal.Depuis le départ de ln princesse Louise, nous n'avons sou.haïité la bienvenue ni à un rui, ni à une reine, ni à un prince, ni à une princesse On annonce au- jourd'hui que le duc de Connaught, fils da la reine Victoria, sera varmi nous vers le milieu de mai prochain.PROVINCE DE QUEBEC.Avis au Public.Vente publique le bawe de terrains conferant dex droits \\de péche.Jeudi et Vendredi, les Ye et 10e jours de Janvier prochain (1890), à 10.30 & m., dans l\u2019une des salles du Département des Terres de la Couronne, & Québec, seront vendus à l\u2019enchère, «des baux de terrains non encore concédds, hordant leu rivières à saumon et antres ct bon nombre de lacs.Ces baux expireront le 31 décembre 1899, Pour plus amples renseignements, s'adresser au Départe ment des Terres de la Couronne, Quebec.On pourrs se procurer gratuitement des listes de ces lacs et rivières en s\u2019sdressant au Département des Terres de la Couronne, à Québec.GEO, DUHAMEL, Commissaire «les Terres de la Conronne, Département des Terres de la Couronne.Québec, 80 Octobre 1889 PROVINCE DE QUEBEO.Département des Terres de la Couronne.SECTION DEs Bois ET Fonêts Québec, 9 novembre 1889.Avis est par le présent \u201cdonné, que, conformément aux articles 1334, 1335 et 1336 des Statues Refondues de la Province de Quebec, les coupes de bois suivantes seront mises à l\u2019enchère, dans les salles de ventes du Département des Torres de la Couronne, en cette ville, JEUDI, le 9 JANVIER prochain, à 10 h.30 m.A.M., aux couditions insérées ci-après, savoir : Agence de l'Ottawa Supérieur.Numéro.Locations de conpes de bois Superficie.Lovalité, Milles earrés.N.No.10, 2nd rang, Bloc A.25 8.10, 2nd do do do 25 N.11, 2nd do do do 25 8.11, znl do do do 25 N.12, 2ud do do do 25 8.12, 2nd do do do 25 N.10, 3me do do do 25 8.10, 3we do do do 25 N.11, 3me do do do 25 8.11, 8me do do do 25 N.12, 3me do do da 25 8, 12, 3me do do do 25 Locations de coupes de bois.Superficie Localité.Milles carrés.No.572, Rivière Ottawa, 34 573, do 25 574, do 31 575, do 25 576, do 25 577, do 25 578, do 25 579, do 25 580, do 25 581, do 25 582, do 17 583, do 15 584, do 323 585, do 25 586, do 25 587, do 25 588, do 25 589, do 25 590, do 29 591, do 24 592, do 25 593, do 25 594, do 25 595, do 32 598, do 19 597, do 314 598, do 25 599, do 25 600, do 25 601, do 23 602, do 14 603, do 10 604, do 17 605, do 23 606, do 22 807, do 26 608, do 11 609, do 22 610, do 17 611, do 19 612, do 19 613, do ï 614, do Superficie totale.1298 Agence du Lac St Jean.No.123, Rivière Petite Péribonka, 50 124, do do do 50 126, do Péribonks, 42 129, do aux Iroquois, 15 133, do Ouiatchouan Ouest, 12 134, do do do 74 135, Arrière do do 16 136, do do do 20 137, Lac ces Commissaires, S.E., 30 138, Arr.Lac «les Commissaires, S, E., 20 139, Lac des Commissaires, 8.O., 24 140, Arr.Lac des Commissaires, S.O., 20 l\u2019artie oucat 141, Rivière Métebetchouan, 20 do est 141, do do 17 No.142, do do 25 4 Nord 144, do do 20 } Sud 144, do do 20 145, Quest du Lac Kamamintigongue, 36 No.150, Canton DeQueen, 23 155, «do Boileau, 13 159, Rivière Cyriac, 164 160, do do 26 161, do do 364 162, do de 373 163, do Pika, 5 164, do do 263 165, do do 233 166, Rivière Mistassibi Ouest, 10 167, do do Est, 10 mn Superficie totale.720} Agence du Saint-Maurice.ed Superficie Localité.Milles carrés No.7, E.Rivière Batiscan, 24 Ayence de Rimouski.Location, No.1, canton Neigette.22) do No.2, do do 8) do No.2, canton Macpès, 124 do Rivière Causapscul, Nord, 10 do do do Sud, 10 do No.2, Rivière Humqui 8 do Na.3, do Neumtayé, 20 Total.86} Agence du Saguenay.Location, Tadousae, Est, 5 do Rivière Mauitou, No, 1, Est 30 do do No.2, * 80 do do No.8, \u201c 30 do do No.1, Ouest, 30 do do No.2, « 30 do do No.8, * 80 Rivière Grande Trinité No.1, Est, 50 do do No.2, © 50 do do No.1, Ouest, 50 do do No.2, ¢ 50 do Petite \u2018Trinité No.1, Est, 14 do do No.2, « 14 do do No.1, Ouest, 14 do do No.2, * 14 do Calumet No, 1, Ext, 25 do do No.2, Ouest, 25 Location Canton Laflèche.18 do Rivière Sault au Cochon No.4, Est, 40 do do No.3, ¢ 20 Superficie Totale.569 Agence de Gaspé, Location.Baie de Gaspé Sud, 11 do do do Nord, 04 do Sydenham Sud, 174 do Kivière Saint-Jean No.1, Sud, 12 do do do Nord, 14 do do Dartmouth Sud, 24 do do do Nord, 194 Arrière do do Nord, 32 Superficic totale.142} Agence de Granville.Location, canton Aruand, rang E., 24 do canton Armand, 19 do No, 45, rivière Saint-François, 14 do No, 46, do do 164 do No.47, do Noir.38° do canton Parke No.2, 24 Superficie totale.113% dyence de Bonaventure Ouest.Location, Ruisseau Tom Ferguon, 16 do Rivière Escominac, 10 do Canton Nouvelle-Ouest, 9 do Ruisseau Glen, 2 de Rivière André, b do Arrière rivière Nouvelle-Ouest, 10 do Ruisseau du Moulin No 2, 12 do Artière ruisseau du Moulin, N.10} do do do da Sud, 5 do Canton Carleton, No 2 2 do Canton Ristigouche.2 Superficie totale.\u2018384 Ayence Suint-François.Location, Canton Emberton, 17 do do Chesham No.1, 194 do do Chesham No.2.264 Superficie totale.\u2026.\u201c63 Condition de la vente.Les locations ci-dessus décrites, suivant leur étendue donnée, plus on moins, seront offertes en vente, à une mise À prix qui sera fixée le jour de la vente.Cex locations seront adjugées aux plus hauts enchéris- sens, Le prix d'achat et la rente foncière de la première année, ar tuille carré, devront être payés, dens tous les cas, avant Fa udication finale, autrement la vente sera nulle et non avenue, Les locations une fois adjngées, seront sujettes aux dispositions des règlements concernant les bois de la Cou- route, Maintenant eu vigueur où qui pourront le devenir plus tard.Des plans indiquant les terrains ci-dessus désignés, sont déposés ait «departement des Terres de la Couronne, en cette ville, et au bureau des Ageuts, que cela coucerne, et seront visibles jusqu'au jour de la vente, E.E.TACHÉ, Assistant-Comnnissaire T.C N.-R,\u2014 D'après la loi, les journeaux nommés à cet effet par ordre en conseil, sont les seuls autorisés à pnblier ce avis RECREATIONS DE LA FAMILLE No H&-\u2014ENIOMB Nous sommes de fil ou de laine, Commo de scie ou de coton ; Bien nous tirer est de bon ton, C'est ce que font bulle et vilaine.Parfois de nous boutique est pleine Soit en paquet.soit on carton ; Jeanne.Jeanctte, ot Jeanneton Nous achètent à la douzaine.Nous prendre longs est le désir là coquette ayant plaisir À se voir partout ravissante.Toujours en toutes les couleurs D'une nuance caressante, Rayés, unis, ou même à fleurs.SOLUTIONS No 515.\u2014ler, le pouce : 2ine, l'index ; 3me l'annulaire ; time, l'auriculaire ; 5me, le mé- ius.No 516, Le mot est : Santé.No 547.\u2014Le mot est : Bat.eau.A corriger.\u2014 La solution publiée sous le No 544 est: Ea-douce-hen-e, ot non Tourment.ONT DKVINK: Dame C.: Ray, Cote-dos-Neiges : Alphonse Guérette.Lévis ; Mile kvéline Clément, Mile Eugénle Cinq-Mars, Mlle 1tozalie Laplaque, Raoul Regulatus, Montréal, LE SIROP CALMANT AVIS AU-MERE =e pg MME WINSLOW \u2019 pour la dentition des enfants, vst le médicament recommandé par les principaux médecins des Etats-Unis, et il est employé avec avantage depuis quarante ans par des millions de mères pour eurs on fants.Pondant len progrés de Ia dentition sa valeur est incalculable.11 soulage l'enfant de toute douleur, guérit la dissenterie et la diarrhée, les doulours d'entrailles et le borborygme.Il donne du repos à in mère en donnant la santé à l'enfant.Prix :25 cents la bouteille.+ A D'ICI AU dl DECEMBRE SEULEMENT Nous ferons encore une 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