Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Domaine public au Canada

Consulter cette déclaration

Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 11 avril 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le Monde illustré, 1891-04-11, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LE MONDE ILLUSTRE gamONNEMENTS.Tus ANNER, No362 \u2014SAMEDI, 11 AVRIL 1891 ANNONGED | ma, 83.06 - - - .81.80 La agne, par insertion - « - - » lu cents Quatre mois, 81.60, payable d'evance BERTHIAUME & BABOURIN, PROPRISTAIRES.Moertions subebquentes - - - - §omis Vendu dans les dépôts - - 5 conés le copie BunnaUX, 40, PLACE JAOQUES OARTIER, MONTREAL.rtf ot yore iy oe © ui AA S AN CE.ES ES: ES 1 = LE PRINCR NAPOLEON, pécéns (De l'JHustration) Tes LE MONDE ILLUSTRÉ MONTRÉAL, 11 AVRIL 1891 \u2014 \u2014 SOMMAIRE Tuxre : Eotre-Nous, par Léon \u2018Ledieu.\u2014 Hibliographie, E Z.Musico\u2018te et J.S.K\u2014A Benjemine.per .LL Boissnaneault.\u2014 La révolution au Chili.Puésie : La débârle du Saiut-fœurent, par Hector d'Haugry.\u2014La meunière, par J.B.Chatrien.\u2014Phy- siju+ par Heuri de larville \u2014Mme Jeanne d'Are, ¢ Adolphe Adorer.\u2014Im prince Napoléon, par Cha, Normand.\u2014Types Outaounsiens, pur N.Durand.\u2014 Cercle Ville- Varie, \u2014 Lists des numéros gagnants du tirage des primes du mois de mars.\u2014 Feuilleton : Fieur-de-Mai (suite), par Georges Pradel.fl Gravures : Portrait du nriace Napotéon, décédé.\u2014Por- trait de M-no Sarah Birnhar it dane le role de Jeanne d'Arc.\u2014 Th \u2018âtre : \u2018Jeanne d'Arc,\u201d Le bûcher sur la pls e du vieux marché à Rouen (te tableau) ; Le geeffise lisant à Jeanne d\u2019Aro dans sa prion Ia se- teucs da mort.\u2014La révolution au Chul : Prise d\u2019E- quique par les insurgés.\u2014Gravure du feuilleton.Primes Mensuelles du \u201cMonde Ilustré\u201d 4 \u201c 5me \u201c - - .- o Tme « - - - me \u201c - - .86 Primes, à 8! - 94 Primes Le tirage se fait chaque mois, dans we salle publique, par ois personnes choisies par Passemblée.Aucwn prime ne sera payée après Les 30 jours qui suivront la tirage de chaque mois.AUX AUTEURS Ayant appris qua certains individus, dans le but de se monter une bibliothèque à bon marché, écrivaient aux auteurs pour lear demander leurs ouvrages, afia d'en publier des analyses dans le Movpr ILLvsTRé, nous prions messieurs les écrivains de n'eavoyer aucun volume, sans l\u2019adresser au journal, où il sera remis & qui de droit.Da cette manière où évitera la fraude et les inconvénients qui en résulte.LA REDACTION, On a déjà parlé plusieurs fois d'élever un monument à M ze Lih-lle, mais on n'a encore rien fait, Je sais bien que le remue ménage politique des élection: à été la principsle cause da ce gne l'an pourrait appeler catte indifférence, mais je la crois momentanée, car on ne peut admettre que l'on oublie si vite les services rendus par le Roi du Nord.Plus on étudie |a vie de cet homme étonnant, plus on se sent saisi d\u2019admiration pour ce grand caractère, et ce sera une belle tâche pour un éori- vain que d'écrire son histoire.Toujours hanté par sa grande idée de colonisation, il s'était mis en relation en France avec des savants et des capitalistes pour trouver l'aide, l\u2019enonuragament et les conseils nécessaires pour atteindre son but.Onésime Reolus, le grand géographe, était un de LE MONUE ILLUSTHE ses admirateurs, car ces deux génies étaient bien faits pour se comprendre.La lettre suivante est un petit chef-d'œuvre de acience et d'humour : Sainte-Foy-La-Grande, (Gironde).8.VIII, 87.Mon vieux, - J'ai reçu vos lettres, papiers, etc., et avec A peu pris tous les jours des gazettes canadiennes où il n'y a rien de rien.; La., autrefois journal de colonisation, est particulièrement agaçante depuis un an au moins.Je suis exaspéré de voir encore trainer Riel dans ses colonnes.Que peut-on dire encore de ce fou.qui de plus à été funeste ?et puis, l'Alection de par ici, et l'élection de par là, et la contestation et recoutestation d'élection.Quelles softises que la élections et quels sots vainset.- que les neuf dixièmes de ces avocats, farceurs politiciens et sal- timhanques.L'humanité ne sera-t-elle pas quelque peu honteuse d'avoir eu son parlementarisme ?; Bref, jemais une ligne sur le mouvement de prise dn sol, par ces bons canayens, si mal menés, vi 16 gligés et méprisés par leurs ministres et députés.Je suis enchenté quan! j'apprends « u'ure grève, comme tout récemment celle de Cohoca à mis cent familles canadiennes eur le pavé : d'abord plusieurs reviennent su pays et ne le quitteront plus : puis qu'al'aient elles faire daps cette galère ?Positivement nous sommes bien plus patriotes que cela en France.Nous n'enveyona pas 200,000.par an dana les manufactures d\u2019Allemagne ; or.qu ique vous en disiez, les Yankees sont pour vous les Allemands.Ils re- rout en tout temps vos ennemis mortels, aujourd'hui, ils vous méprisent parce que vous êtes petits, mais croyez bien que si vous deveuiez grands, ils n'auront pas plus d'amitié pour vous qu\u2019au siècle passé.Je voia poindre un danger dont on ne se préoccune pas autonr de vous ; l'immigration scandinave, suédoise, danaise, norvégienne vers le Canada, commence à jeter quelques racines.Or, c\u2019est une immiaration très dangereuse, parce que les Scandinaves, les Suédnia surtout, ront faits aux pays très froide, et qu'ils ront de force à ravir aux Canadiens maintes forêts du Haut-Nord.Je vis que des Dannis s\u2019acenpent à fonder des colonies dans le Northumberland (N.-Rrunerwick), grave ohtacle an progrès de nos hons Canadiens ; que beaucoup de Suédois, de Finlandais se sont fixés dans le rord d\u2019Ontario, grave obstacle pour nos braves gens du Nipissing enfin, que plusieurs colonies suédoises.norvéyicnnes, islandaiscs viennent de s'établir au Nord Ouest.Ceci est grave, il faut ouvrir l'œil.combattre.cela va sans dire l'émigration aux Etats-Unis ; attirer, cels va sans dire aussi, les Français.qui commencernnt à se porter vers vous, et qui bientôt afflueront, ni vous le voulez, et porter votre aff-rt sur votre Nord et votre Nord Ourst, 1) ne faut pas dans l'instant présent que vou« ayez des ambitions au-delà de \\Winnineg ; de Mattawan à St-RBoni- face.1 ce qu'il ent indispensable de e'asaurer, c'est le Nord du Huron et du Supérieur et le Sud de la baie d'Hudson, être an plus froid, pour rester le plus rustiqne et le plus fécond ; ne pas se disperser, mais se concentrer, Voilà ce que vous devez prAcher au P.Nolin.qui est allé faire un tour au Nord Ouest ! Que 6: Nord-Ouest ne devienne pas prématu'ément une trop forte saignée : ira qui voudra, mais vous, chef de la bataille, vous devez porter vos troupes, an point stratégique, et ne pas vous laisser tourner.Or.la lignestratégique, est de Mattawan à St-Boniface.Si vous vous en emparez, aucune pu'ssance humaine ne vous enlèvera le Nord-Est de l'Amérique.Etre ure fois roi de ce Nord-Est, vous pourrez refluer en une certaine mesure sur le dit Nord Quest.et surtout snr la Nouvelle Angleterre.Mais dans l'état présent, ces opérations sont fatsles.Se diss\u201cminer, c'est se perdre.On peut garder un front de kilomètres.entre l'Ortawa e* Je Portage du Rat ou de Saint-Boniface, et même ce n'est pas facile quand on n'est comme vous que.\u2026.\u2026.\u2026.hommes ; mais garder.kilomè tres jurqu'à Vancouver.vous ne pouvez pas.Si vous pensez que j'ai raison causez-en un peu avre le Père Nolin ; qu\u2019il ne lâche pas la proie pour l'ombre, je dis la proia pour l'ombre, car pour chaque Canadien que vous mettrez au Nord-Ouest.il vous viendra 100 O-.ta- riens, Anglais, Fcoseais, Islandais, Suédnis.Danois, Nor- végie-s, Hongrois Allemands etc : tandis que chaque Canadien fixé d«na le nord d'Ontario en appellera par sa seule présence 100 autrur de lui.Je vois avec peine que Mer Taché n'avance plus : si vous devez lancer vos Canadiens à l'Ouest, dans la direction de Saint Boniface, Ini devrait lancer les aiene à l'Est, au-delà de la Braquerie, vers le Portage du Rat et les lacs Supérieur et Nipigon.S'ilne le fait, c'est qu\u2019il n\u2019y voit gnûte ; ses colonies à l'Ou-st.et des Chênes, qu'Appelle.Machoire d'Orignal Calgary, tont cela C'est, prématurément, nne illusion, Eacore une fois, qui veut y all-r y aille, mais qu\u2019an ne pousse personne au-delà de la cathédrale du Nord-Ouoat, Concentre toi, mon vieux Labelle.ne te dinperse pas, Fa disant Labelle, je dis Jean-Baptiste, dont Labelle est ro O.RecLus., Que la première partie de cette lettre est donc juste ! Eh oni ! il faut bien le remonnettre, nos gazettes ne contiennent rien de rien et alors que nous lisons avec tant d'intérêt les journaux d'Europe, \u2014 un étranger ne trouve rien dans les nôtres.Ce n'est pas de ls dévigration, c'est la vérité.Des questions de clocher prennent ici vne im- rtance démesuréa ; on croirait qu\u2019il e\u2019agit de ja vie de notre nation.Les gnerelles politiques et personnelles envahissent toutes les colonnes du journal et nulle part on ne trouve un coin pour se re , De roidrement encore, je l'ai constaté.Le directeur politique d\u2019un journal se trouve prisé du contrôle que lui avaient confié les actionnaires, et voilà que cette petite question personnelle qui ne regarde que Jui, et dont le public se roucie comme un poisson d\u2019une pomme, prend des proportions énormes.Et puis toutes ces expressions de : lâche, égorgeur, assassin, etc, qu'elles sont ridicules & propos d\u2019une affaire de cuisine journaiiste ! Qu'elles ont donc peu de force, parceque leur emploi est déplacé.Quel manque de tact et de dignité ! On croirait lire des journaux comuwunards.*,* La seconde partie de la lettre est vraiment remarquable su poiut de vue scientifique, ethno- raphique et national.M.Ô, Reclus porte un intérêt toot particulier à notre pays ; il est même possédé dune noble passion, celle de la race française et, grâce à sa haute science, À ses recherches, et ses observations, il peut juger les choses de baut et donner des conseils utiles.Rien de plus instructif que la rorrespondance échangée entre Myr Labelle et M.O Reclus, malgré leurs diverg nces de croyances religieuses.Bien plus, M.E-ysée Reclus, le plus fort de la famille, dont les idées sont connues, qui est déiste, et qui n'a pas une admiration profonde pour tous les prêtres, \u2014il faut le prendre tel qu\u2019il est\u2014avait une estime sans bornes pour le bon curé Labelle et dirait même que s'il existait un homme capable de le convertir, c'était le curé de St-Jérôme.Est ca une preuve de la rupériorité de notre cher Monseigneur si regretté ?*,* Un monument ! oui, certes, il en faut élever un à ce grand patriote, à ce prêtre admirable, À ce citoyen sans tache.Il faut un monument digne de lui, et digne de la nation À laquelle il fait tant honneur, et nous espérons que la Législature de Québec s occupera de cette question.Cependant le gouvernement ne doit pes tout fsire, car l\u2019homme que nous pleurons appartenait non À un parti mais à tout le monde, à tout le ys.II faut faire appel à toutes les classes do la société et je auis sûr que pas un de ses colons ne refusera d'acquiter la de1te de reconnaissance qu\u2019il a contractée envers le Roi du Nord.*,* Un journal de Montréal a publié dernièrement les lignes suivantes : \u2018 Des impératrices en voyage : cela n'avait pas paru dangereux, jusqu'ici, pur ln paix du Monde .mais nous avons changé tout cela.\u201c Une de ces dames a failli dernièrement mettre le feu aux poudres \u201d On n\u2019a rien changé du tout.TI y a des impératrices et des reines dangereuses, comme it en existe d'autres qui ne.esont pas.Cela a toujours existé et le voyage de la Reine de Saba n'a pas fait grand bien à Salomon, si j'en crois l\u2019histoire.Qrand, il y a deux mois, l\u2019impératrice Frédéric a failli provoquer une explosion, c'est tout simplement parce qu'elle a manqué de tact et qu'elle s ot conduite en véritable teutonne.en allant publique ment visiter les ruines de Saint Cloud.Nous n'avons rien changé.Sa mère, l'impératrice des Indes, notre souveraine, &t actuellement en France, à Grazse, une charmante petite ville, et elle est très bien r+çuë par tout le monde ; on lui fait l\u2019acceuil le plus sympathique et les républicains la respeotent mais c'est parceqn'\u2019elle se conduit avec beaucoup de délicatesse et qu'elle ne cherche pas à froisser les idées françaises d'aucune manière. S'il existe un pays su monde oi les femmes sont reapactées, c'est bien en France et l'impératrice Frédéris, malgré ses provocations, n\u2019a nullement été molestée p-ndant son séjour en France.Rien n'est changé.Les impératrives changent, elles, et la preuve c\u2019est qu'on est à la troisième depuis quelques années en Allemagne ; tout ce qu'on leur demande uand elles voyagent, c'est de se conduire convenablement.+*,* Aux poètes et poètereaux qui chaque an- néa «'arrazhent les cheveux pour trouver des rimes et des idées aur le printemps, je onassille de relire les vers immortels de Théophile Gautier : Tandis gn'à leurs œuvres perverses Les hommes courent haletænts, Mars qui rit, après le« averses, Prépare en sevret le printemps.Pour leu petites paquerettes, Sournoissmeut lorsque tout dort, Il repasse dus colieret tes Ec cisèle dus boutous d'or.Dans le verger et dans la vigne, HI een va, furtif perruquier, Ave- une houppe de cygne, Poudrer à frimas l'amsudier.La nature an lit se repose ; Lui.descend au jardiu «désert Ft lace las boutons de ruse Dans leur corset de velours vert.Tout en composant des rnlfèges, Qu'anx merles 11 siffle à mi-voix, Il ème aux prèe les perce-neiges Ec les violettes aux bois.Sur le cresson de la fontaine Où le cerf b -ic, l\u2019or+ille au guet, De sa main cachée il égrène Ues grelote d'argent du maquet, Sous l'herbe, pour que tn la cueilles, Il met la fraise au teint vermeil, Et te tross« un chapeau de feuilles Puur te garautir du soleil.Puis, loragne «a hesogne est faite, Et que son règne va vonir, Au reui! d'avril tournant la tête Ii dit : ** Priatempe, tu peux venir ! Eh bien, vrai, je voudrais n\u2019avoir jamais écrit qu'une pièce de vers comme ceux !à et avoir brisé ma plume après.Les lecteursdu MoNpe ILLUSTRÉ en seraieut peut-être bien heureux.Que voulez vous, tout le monde peut faire des vers, avec le nombre de pieds voulu.et des rimes millionnaires, mais y introduire des idées, c'eat là le diable ! BIBLIOGRAPHIE Le château de Beaumanoir, roman canadien, par Edmond Rousseau : Lévis Mercier et l\u2019ie, éditeurs, 1886.1 vol.in-12 de 276 pp.L'article da M.Fdmond Rousseau, paru der- nidrement duns ce journal, a prie par surprise les amateurs de littérature montréalais.Tous a\u2019étonnaient, tous demandaient des renseignements sur ce jeune gni, du premier conp, p+- raisait avec tant d'aisance et de mérite sur la scène littéraire de la métropole.Tatrigné moi même, j\u2019eus recours aux grands moyens et voici ce que je pus savoir : Rousseau est le seul Csnadien-Français qui, jusqu'ici, aît ré solu ce problème : vivre de ses livres !\u2014 Vous avez bien onmpris lecteurs $ Da coup je ne lésinai pas, je me procurai ses volumes parus, car il en a déja presqu\u2019une demie douzaine à son actif.Bagage considérable dans notre pays LL SUNLUE 1LLUST OL Je n'ai pas eu lieu de la regretter.Décidément, on & ls main heureuse avec cet auteur.+ * Avant de dire un mot du livre que ie viens présenter à notre public, causons du hut visé.Ilest noble : Populariser l'histoire du Canada par le moyen du roman.Notre histoire, la plus belle du monde, n'est pas assez connue, et, qu'y atil de plas nécessaire à l'existrnoe morale d\u2019un peuple que outte connaissance, surtout lorsqu'il cumpte des héros comme ceux dont les noms illuminent nos annales ?.P ++ +* Journaliste qui s\u2019est mis à la retraite depuis six ans, à la fleur de l'âge, pour se livrer entièrement À l'œuvra entreprise, le Château de Beaumanoir est, par ordre de publication, le premier volume de l'auteur.Ce «ernier à voulu décrire lex événements de 1759 et 1760 : mettre en relief Vaudreuil et Bigot, Montcalm et Lévis ; montrer ce sinistre château de Beaumsnoir où il fait se jouer une aventure dans le geurs de Marmette.Néanmoins, pour ne pes fatiguer trop le lecteur il est sobre snr les évènemen:s bien connus.Il nous intéresse par une foule de traditions et de détails inédits L'intrigue très simple, cependant bonne, se déroule au milieu de tout cols avec asses d\u2019sisance bien que le commencement soit diffi ile.que certaines répétions de dialogues soient agugantes, u'on remarqu- des invraisemhiances dans l'action ag personnages.Du reste l'écrivain en a conscience et 11 rachète ces fautes immé-liatement en les faisant suivre de pages ravissantes.C'est l\u2019inexpérience servie par de belles facultés.On voit qua l'ouvrage a été écrit par jeta et que l'inspiration cessant, le travail a été pénible.Toutefois, après la lecture faite.i! se dégage de l'ensemble un parfum de satisfaction qui fait pardonner les défaute en faveur de qualités nom- brenses.Le chauvin sent son cœur battre plus rapidement, car le patriotisme &'y voit entre chaque ligne comme la lumière à travers le verre.Teliement que M J.M.Lemoiue, dans une critique en anglais, l\u2019a qualifié de patriotisme outré excessive.Hélas ! À quella pation a-t on jamais pu repro cher d'svoir des enfants trop patriotes 1 * » +* Ce roman a déjà été publié an feuilleton dans des journaux des Etats l'nis, et là-bas les exilés de la patrie l'unt accueilli avec une faveur marquée.Faisons de même.E.Z.MAssICOITE.ERNEST Gaosan : Le comée d' Paris à Québec.Récit.(Avec Une in roduction par le juge Routhier), Grand in 16 de 160 pages Québec : typographie C, Darveau, 1891.Ce furt jo'i volume, annoncé depnis quelque temps par nos confrères de la presse militante, vient de nour arriver.Nous en accusons avec plaisir réception et en offrons à qui de druit tous nos remerciements.L'infarig «ble puhliciste, qui a nom Frneat Gagnon, vient d'ajauter là des pages pleines d'intérêt à sou œuvre si féconde Ii a tracé, en unatyle souvent adwirable, touiours cantivant, l'histoire surcincte d\u2019un mémorable événement : son livre va rester comme un monument d'honu-ur et de ressouvenance ; il en est digne.Tl y a des cha pitres dn récit de M.G4gnon qn\u2019on voudrait lire plus d'une fois, entr\u2019autres celui qu'il a intitulé Pèlerinage.Dans l'introduction, l'honorable juge Ronthier a fait un travail bien élaboré qu\u2019il a enrichi de tous les charmes littéraires qui coulent de se plume comme da source.Voilà un livre qu'attend sans doute une vogue de bon alvi.The Are Maria.à ce'hn\u2018io magasine devoted to the honor of the Blessed Virgin.Notre-Dame, Indiana.Cette revue nous paraît être une athlète des bons combats, dans ce coin de la protestante ré publique voisine.d'où elle nous arrive.Noas lai soubsitons uae cordisle bieavenue.C'est un pro- séiytisme biea pratique, et il y « tout à y gsquer, que la diffusion large e» complète à travers les rangs de nos frères séparés, de la saine littérature qui inspire la religion vraie.Telle est le mission que semble s'être attribuée The Ave Maria Un le constate à parcourir les vingt-quatre pages de ort intér-ssano fascicule, et la liste de mes now- breux collaborateurs, dont plusieurs sont des prêtres et lo reste de forvents lui jues.La revue rat rédigée & Notre Dams, Indians, ar le Rév.Daniel, & Hud-on.CSC, et coûte d'sbonnemenc $2.50 aux Ktats-Unis, $4 00 à l\u2019étranger.J.8 E \u2014 A BKNJAMINE Quelle Vrix sainte et pure, A retenti s-uisin.Quels sons harmonieux le dernier souffle des autans s fait retentir jusqu\u2019à nous Ÿ \u2018Quelle mélodie, ravissante de candeur et de jovialité a résonné ar delà les mnntagues.où vous caresses, Benjamine, les fils d'or de votre jaune luth ! Ch ! que ces accents, échos fidèles d\u2019un cœur, veuf de soucis et du regrets, portent à | âme une impression du frafcheur !.L'oisau du bocags n'a pas de chant plus frais.La voix du ruisseau, roulant sue son lit de blanc caillux, n's pss de modulations plus attraysntes.Oui, c'est bien 14 | épanchement pur et sincére d\u2019une in+piration habituée à demander à la nature sa force et sa beauté.C'est ln jeune pète, s'éveillant à l'amour du heay, de l'idéal, et traduisant dans des phrases balancées et rythmiques, les enivrements poétiques qui inondent son cœur, vibrant comme une harpe éolienne.C'est le jeune rossignol, égréuant aux échos solitaires les premières notes de ses hymnes printan- piers.C\u2019eat la tendre fauvatte, gémissant nes ennuis et harmonisant ses peines avec un art si admirable, que sa voix, tantôt mélancolique, tantôt réveuse, nous pénètre d\u2019una douce sati»faction.Suaves éclorions d'un talent in~onnv, votre parfum porte un cachet privilégié da délectations intimes ! Foupirs éperdui, arrachés au silence de la campagne, et jetés à notre oreille comme un délassement nouveau, combien je vous aime ! Chanter, Benjamine, chautez encore, chentes toujours AI Ours L'INSURRECTION DU CHILT (Voir gravure) L'insurrection au Chili, loin de se calmer.pren d au contraire de jour en jour des proportions alarmantes.L'escadre insurgée prête un concours effivace au mouvement et met le gouvernement dans uue situstion très critique, en empêchant l\u2019arrivée de renforts dans les ports attagnés ou pris par les insurgés.Iquique, port très important par sou exportation en axlpêtre, le chef lieu de la province de T srapaca.vient d'être enlevé par les insurgés après une lutte acharnée entre les troupes du gouvernement qni y tenaient garnison et qui ont dû se replier sur Tarapaca.L'eecadre, de son côté, a contribué à la prise de [quique en hombar- dant les po'nts principaux et en débarquant son infanteria de marine pour prêter main forte aux insurgés.II est certain que le nombre des victimes sera très grand, car le Chilien est brave par nature.Et il est infiniment regrettable qu\u2019une pareille lutte ait pour théâtre une république reconnue pour une des plus travuillensas et des mieux administrées de l'Amérique du Sud.Voulez-vous passer auprès de l\u2019un des deux sexes pour un observateur profond, dites du mal de l'autre \u2014G M.Va.roun. LA DEBACLE DU SAINT-LAURENT Le fleuve roi dormait daus son immense lit, Et calme était alors na course redoutable, Le couvraut d'un manteau qui l\u2019orre et l'embellit,; La glace & retenu sou élan formidable, Le Saint-Laurent es: là, dans son lic prisonnier : Tremblez, redoutez-le, car il va s\u2019éveiller.IU ne sait pas encore, il ignore l'outrage Qu'il vient de recevoir dans son profond sommeil : La glace d'un rempart entoure son rivage, Le fleuve dort toujours.Mais un jour le soleil A brisé les liena le tenant immobile : Tremblez, redoutez-le, cherchez vite un asile.Il œ'éveille, il s'étonne ; un lonu gémissement Qu'il pousse vers la rive à troublé ls silence ;' Il ee change bientôt en un mugissement Et le fleu.e en courroux re relève et s élance, Rien ne paur apaiser sa haine et sa fureur : Tremblez, redoutez-le, craigaez quelque malheur.Tel le guerrier vainqueur retenant son haleine Poursui- le fugitif pour lui donner la mort, Tel est le Saint-Laurent s\u2019élançant dans le plaine, Anéantissant tout dans un horrible sort.Il approche, on le fuit ; mis va colère augmente : Tremblez, redoutez-le, tout cède à sa tourmente.Il règne par la force, et ce qu\u2019il engloutit Ressort le lendemain de son profoud abime.Il s'apaire pourtant ; sa marche raleutit ; Sur sun rivage enfin, dans un tran-port sublime Retenti.sent des chants de joie et de bonheur : Ne cherchez plus à tuir, Dieu retient za fureur.Mec «Hard LA MEUNIERE XOUVELLE °* I E matin-là, il faisait une chaleur, oh ! mais une chaleur, sur cette route toute blau.che de Lorraine, qui s\u2019allongeait à perte de vue devant moi !.Pas un toit à l\u2019horizon ; rien que l'ombre courte des arbres, et de .temps à autre, des moutons qni sommeillaient, tous un grand poirier, avec le berger dans sa baraque et les chiens qui avaient cédé eux aussi À l'attrait de la sieste J'allais rendre visite à un confrère en * belles.lettres,\u201d qui habite là bas, au fond d'un vieux bourg.une espèce de grande ferme.\u201c Viens «donc me voir, m'écrivait-il, pour la vingtième fois au moins.Avec les arbres rabougris des boulevards, vos femmes fardées et les terrasses de vos cafés, vous ne savez pas ce que c'est que la vie.\u201d Moi, ne par savoir ce que c\u2019est que la vie L'argument fut décisif : vite, ma canne ferrée, mes gr souliers à triples semelles et en avant !.\u2026.Et voilà comme quoi j'étais en marche depuis deux longues heures, sur cette route toute blanche de Lorraine, où je n'avais aperçu âme qui vive, hors les bergers et lea moutons et les chiens.Tout à covp, à un coude que fait la ronta, je me trouvai en face d'une jeune fille de seize à dix- LB MONDES LLLUNTIERD l\u2019inepection que je fis des paniers déposés autour d'elle, devait se rendre au marché du bourg voisin.Comme elle ne m'avait pas entendu venir dans la poussière, elle jeta un petit cri d'effroi, en voyant là, p'anté devant elle et ne sachant trop d\u2019où il tomhait, une espèce de graud diable barbu, une trique ferrée à la main et tout couvert de poussière.Je vous Avourrai sans peine que j'avais plus l'air d'un mendiant (et même d'autre chose encore), que d'un amateur de belles lettres qui s\u2019en va visiter un confrèra au bourg voirin.La petite rassemblait déjà ses paniers pour fuir.Pensez donc ! Pas un toit à l'horizon et une espèce de mendiant (on autre chose encore) devant vous, qui roule de gros yeux effarés.parce qu'ils ne s\u2019attendaient pas du tout à une aussi agréable apparition.\u2014Oh ! mademoiselle, ne craignez donc rien, m'ampressai je de lui dire, en adoucissant le plus qu'il me fut posible la grosse voix de hasse taille dont la nature m'a doné, ne craignez donc rien.Dites moi seulement, je vous prie, #i nous sommes encore loin du bourg de Longecourt.Je viens pour la première fois dana le pays J'aurais voulu en être À cent lieues du bourg et de mon confrère en belles lettres, pour faire avec elle la chemin jusque là.Elle r\u2019y rendait, c'était certain ; quelque chose me le disait.Ce furent sans doute mes paroles rassurantes ou l'air bon enfant que je porta sur le visage, malgré ma granda baroe et mes gros yeux effarés, toujours est-il qua la petite villageoise n\u2019était déjà plus effrayée du tout.\u2014 Nous en sommes encore À une bonne lieua et demie, monsieur, me répondit-elle, plus ronge qu\u2019una pivoine, mais d'une voix, oh ! mais d'une voix, douce et flâtés, comma tous les rossignols de la terre.J'allais lui dire que son air da candeur et son trouble lui allaient À ravir, mais pour ne pas gâter les choses, dès ia début (on ne sait pas À qui on a à faire), je me contentai de soupirer, toujours de ma voix adoncie, autant que possible : \u2014Encore uhe lieue et demie '.Quelle chaleur et je ne connais pas les chemins Ne pourriez vous pas me mettre sur la route Ÿ \u2014Mais bien volontiers, monsieur, reprit la petite voix dnuce de rossignol.C'est à Longecourt que vous allez ?\u2014Oui, c\u2019est cela.\u2014Et moi aussi.Nous ferons la route ensemble, Encore un peu je lui demandais la permission de l'embrasser.Vous savez les \u2018 Belles Lettres.Mais ne hâtons pas trop les choses.II Je m'étais ascie de l'autre côté de l'arbre, sur vn tertre de gazon et maintenant que je la voyais de côté, comme à la dérahée, elle me paraissait encnre plus jnlie Oh! qu\u2019elle était gentille, cette fille tte da seize À dix huit ans, fraiche comme une rose de mai, avec son petit jupon couleur de ciel et son simpla nœud de cotmn rose dans les cheveux.A vec cels, deux grands yeux noirs, ombragés de sourcils superbes et un nez retroussé qui me faisait rêver.\u2014Ah ! ça, aurait il donc raison le confrère me disais-je, tout en admirant de plus en plus, à la dé- rohée, ma jolie voisine, qui elle aussi, paraissait rêver! \u2014-Si nous partions, monsieur, interrogea t-elle, av bout d'un instant : le marché risque fort d'être fini lorsque nous arriverons.\u2014Bien volontiers, mademoiselle.C'est étrange, mais je ne suis plus fatigué du tout.Et tandis que nous marchions sur la route toute blanche de poussière, elle m'aporit, de ron fin ga- zonillis de rossignol.que son père était meunier à Giraucourt, le village qu\u2019on aperçoit, là has, sur la côte, derrière la petite forêt de hêtres.Ils avaient des chevanx, dea vaches, des canarda et cinquante verges de bonnes terres, d\u2019un seul tenant Sa mère était morte depuis bien longtemps déjà, et ce souvenir mit dans ses yeux toute une explosion de larmes qu'elle ne pnt contenir, J'en étais devenu moi-même tout attendri.Elle commandait à tout huit ans, assise au pied d\u2019un arbre et qui, d'après oo monde de ferme ; allait au marché à Longe- ee court, avec le domestique, qui était malheureusement malade, ce jour là.Eh ! eh ! malheureusement, je ne sais pas trop.\u2014 Nous sommes très heureux, mon pèra et moi, aussi heureux qu'on pent l'être : le moulin marche, le beurre et les œufs se vendent cher, et les terres rapportent.\u2014Ah ! ça, me disaisje, le confrère aurait décidément bien raison : je ne savais pas jusqu'ici ce que c\u2019est que la vie.Trouver deux êtres, heureux, psrfaitement heureux, ne regrettant rien, ne se plaignant de rien, c'était du nouveau, cela ! La conversation ne languit pas, ja vous assure, pendant la grnase lieue et demie qu\u2019il nous fallut faire pour arriver à longecourt.La petita avait la langue facile et c\u2019est étonnant tout de même : cette nouvelle étape me parut aussi courte que l'autre m'avait paru longue !.Il ne faisait plus chaud du tont : de fatigue, il n\u2019était plus même question et c'est la tête toute gri»ée de cette déli ieuse promenade à deux, sur cette route toute blanche de Lorraine que nous arrivâmes à Longecourt.\u2014Et maintenant, monsieur, dit la petite, en étendant le bras vers un sentier qui fuyait à gauche, sous les arbres, c\u2019est toujours tout droit, & vingt minutes d ici.Jo w'inclinai, mais au moment de nous quitter, pour ne jamais nous revoir, peut-être, je lui dis de ma voix la plus douce : \u2014Ne serais je pas indiscret, mademniselle, en vous demandant votre nom ; votre obligeance pour moi a été si grande que.\u2014Je m'appells Jeanne Vibert, fit-elle, avec une gracieuse révérence.Puis aprés une hésitation et en redevenant rouge comme la pivoine de tantôt : \u2014Et le vôtre, monsieur } \u2014Maurice S.La pivoine devint subitement beaucoup plus rouge encore.\u2014.Le poète des Fleurs d'Avril et dos Chan sons tristes 1 Je m'inclinai sans rien dire.\u2014Ah ! monsieur, que voa livres m'ont fait plaisir ; laissez-moi vous remercier de tout mon cœur.Et toute confuse de cette petite scène qui avait déjà attiré autour de nous plusieurs personnes du marché, elle disparut en courant.Cette petite meunière avait lu mes œuvres !.III \u2014Eh ! enfin le voilà, ce gros pareeseux de pari sien ; ce n'est pas malheureux, il y a cing ans qu'on l'attend.C'était 'e confrère, en bourgeron de toile, avec des guêtres jaunes et un grand chapeau de paille sur la nuque, qui m'ouvrait ses deux bras.Je n\u2019y précipitai avec bonheur ot nous nous embrassûmes comme il convient à deux confrères en belles-lettres qui se revoient après une longue abseuce.\u2014A la bonne heura de t'être décidé une fois, à la honna heure ! Et comment me trouvestu dans mon costume de g4orgiques ; Je vis avec plaisir qu\u2019il n'avait pas encore vublié ser auteurs \u2014 Mais superbe, mon cher.S'il te prenait fantaisie de venir faire un prtit tour rue Montmartre, avec cet accoutrement là, je te prédis un succès ! \u2014Comme n'en ont jamais eu les trois volumes de vers et les cinq romans que j'ai publiés.\u2014Oh ! \u2014Pas de flatterie, tiens.Je ne me suis pas fait illusion un instant et toute votre renommée litté raire, & vous autres écrivains, ne me ferait pas démarrer d'ivi.J\u2019allais lui parler du succès de mes deux recueils de poésie puisqu\u2019une petite fermière de ses environs les connaissait par cœûr, (j'en étais persuadé : toujours les \u201c Belles Lettres \u201d) dans un pays perdu, au bout du monde, comme l'était Longecourt.Mais jo conservai cela pour plus tard il inviters bien quelques gros fermiers des environs, un jour ou l'autre, me dis-je Nous trouverons alors moyen de placer l'histoire, d'une façon quelconque : oe sers re LE MONDE ILLUATRS 788 {e bon morosau, pour le dessort.Qui sait?La tite meunidre sera peut 8tre de la partie.Et mon imagination bâtissait déjà de toutes pièces un roman superbe, avec «les promenades champêtres, des conversations & deux sur une route toute blanche de poussière, lorsque la grosse voix du confrère me rappela tout À coup À la réa- fer Nous y voilà, confrère, fitil, en s\u2019effaçant pour ms laisser passer sous la voite de la porte charretière.Fais comme chez toi et qu'en dis tu ?J\u2019avousi que ce n'était pan mal du tout, très bien même, en comparaiton de la petite chambre, sans air et sans lumière que j'habitais là haut, sur la butte.\u2014 Un magnifique sujet de décor, n'est ce pas, continua-t-il appuyé sur la fourche dont il se servait en guise de canne Ÿ Et le voilà parti, avec de grands gestes dramatiques, pour une idylle, dans Inquelle sea poules, ses oica et ses canards occupaient seule la scène jusqu'ici, je veux dire le gigantesque fumier qui se dressait au milieu do la cour.J'allais m'extasier sur son talent scénique et lui prédire un succès sans pareil, lorsqu'un véritable personnage, en chair et en os, cette fois ci, fit son entrée.\u2014Celui-ci n'est pas de la pièce, confrère, me dit- il, en riant : je te présente ma fe.nme.\u2014M.Maurice S.un confrère en belles- lettres, qui a bien daigné se rendre À ma vingtième réquisition.\u2014Madame.\u2014Monsieur.Charmante, sa femme, comme son château, du reste, comme sa basse cour, comme ses vins de choix qu\u2019il nous servit et comme toute cette journée mervrilleuse.Elle avait sommencé par le s0- leil et la pouæsière et s'acheva dans un bon lic de plumes, qui embaumait la lavande et les violet tes, Je crois même que je fis cette nuit là un rêve, comme jé n\u2019en avais jamais fait de la vie C'était une petite meunière, au milieu d\u2019un groupe de belles jeunes filles, qui couronnait de lauriers un poète, en présence d\u2019une foule immense.Elle lui touriait et il avait dans le cœur comme un grand frisson d'amour.IV C'est étrange, mais je m'étais fait sans peine à cette vie calme et paisible des champs.Paris, les arbres rabougria des buul+vards, les femmes maigres et les terrasses des cafés, on n'y pensait pas plus qu'aux vieilles lunes.Mais tout & une fin en ce monde, même les meilleures choses : un simple petit billet du confrère Longefeuille, le célèbre dramaturge que vous connaissez bien, vint brirer tout ce bonheur.11 m'invitait à la première de son drame, qu'on donnait le lendemain au Chatelet et là, ce fut plus fort que moi.\u2014Une première, me répétait mon hôte, tu te déranges pour cela $ Allons donc ! Jo crois bivn que ces sortes de choses ne lui sourialent plus guère, depuis qu'on l\u2019avait bombardé de pommes cuites.Mais moi !.Pensez donc, j'avais dans mes cartons cinq comédies, trois vaudevilles, et quelques drames, bien terribles, qui ne demandaient qu\u2019à affronter le feu de la rampe et.les pommes cuites, à l'occasion.1! fallait se montrer.\u2014Que veux-tn, mon cher ?Le vieux cheval de bataille redresse la tête au bruit du clairon.Il faut que je parte.Et je partis.\u2014Voilà cependant comme on passe à côté du vonheur sans le saisir, me disais-je, tandis que la carriole courait aur la route toute blanche de poussière et que je refaisais le chemin avec la petite mennière, le \u2018our de mon arrivée.Pourquoi n\u2019as tu pas été là bar, au moulin, rous Un prétexte ou un autre ?La vieux doit être riche, d'après ce qu'elle m'a dit : lille unique, gentille et puis un peu réveuse, puisqu'elle à lu mes Fleurs d Avril et mes Chansons tristes.C'est tout ce qu'il me fallait.Nous arrivions en face de Giraucourt, qui se dresse là bas, sur la côte, derrière an petite forêt de hôtres.Je n'y tins plus et je contai tout au confrère ; je ne voulaiu pas m'en aller avec ce regret sur le cœur., 1} m\u2019écouta sans mot dire, et il faut croire que Je n'oubliai rien.car nous arrivions à la gare que Je parlais encore.Nous étions en retard ; le train arrivait, là bas, à toute vapeur, \u2014\\ ite, ton billet, fit il, en me poussant dans la salle d\u2019attente.Quant à la meuvière, n\u2019y pense P'us, mon cher : c'est uno femme comme tovies les autres.Klle a cing ou +ix jeunes gus des environs qui lui font la cour.Ku tes œuvres, ajouta- til, en risnt d'une façon étrange, ce sont les exemplaires que tu m'as envoyés : je les lui avais prêtés, parcequ\u2019elle s'est mis en tête de lire des vers, comme les jeunes personnes de la ville : elle ne sait pas même lorthographe !.\u2026.\u2014Les voyageurs pour Paris, en voiture ! criait un employé sur le quai .JD.Cain, Bruxelles (Belgique), 1501.PHYSIQUE L'ART DE FAIRE UNE CHUTE DE 300 METRES Après l'invention suivante, absolument \u201c fin de siècle \u201d, il semble qu'il faille tirer l'échelle.C'est le comble de l'excentricité.Il est vrai que l'imaginer et lu réaliver font deux.L'inventeur a pensé aux personnes qui ratlolent de cette sensation particulière que l'on éprouve «ur une balançoire, sur les montagnes russes, partout où l\u2019on descend une pente rapide.A la sensation il a cherché à ajouter l'émotion, et il propose tout simplement de donner au public l'impression d'une chute verticale de plusieurs centaines de pieds dans l'espace.Se jeter, pour lui, du haut des tours de Notre-Dame, n\u2019est plus qu'un jeu.Il lui faut la hauteur de la tour Eiffel.Il » agit en un wot, de laisser tomber les amateurs de 972 pieds et de les rendre intacts à leurs familles.le projet est, comme on voit, très neuf, et il est réalisable, si les calculs de M.Ch.Carron, ingénieur à Grenoble, sont exacts.Vues extérieur cle la cage et du bassin Au bout de 430 pieds de chute, la vitesse acquise par ces touristes d'un nouveau genre sera de 146 pieds par seconde ; au bout de G48 pieds, elle sera de 212 pieds ; au bout de 972 pieds, elle sera de 250 pieds.Les trains très rapides font environ 177 pieds par seconde ; jamais donc l'expèue humaine n'aura été soumise à pareille vitesse.La sensation serait vertigineuse.TI eat toujours facile de tomber de 972 pieds Mais il est moins aisé de se ramasser sain et sauf.Voici le secret de l\u2019inventeur.Il construit une cage présentant exactement ls forme d'un obus : Dans la tête de l\u2019ubus, une grande chambre, d\u2019un diamètre de 9 pieds et 9 pouces et d\u2019une hauteur de 13 pieds, pouvant renfermer quinze personnes tranquillement assises sur des fauteuils, rangés circulairement et très rembourrés.Comme plancher un matelas avec ressorts de | pied et 7 pouces de haut.Au-dessous et formant Ia pointe effilée de l'obus, une série de cOnes s\u2019emboftant les uns dans les autres.Hauteur totale, 91 pieds ; poids, 4 tonnes.Du sommet de ls tour, on laisse filer cet obus gigantesque avec son chargement.UE TT ET 1H wo ole FIRES mht SR Intérieur de la cage Est ce qu'il va s'écraser en touchant le sol 1 Nullement Au point de chute, l'inventeur a creusé un large bassin plein d\u2019eau, plus Pxactement un puits évasé comme une coupe à champague.Diamètre, 162 pieds à la partie supérieure.Profondeur, 177 pieds.Dinmètre, depuis la profondeur de 97 pieds jusqu'au fond, 16 pieds.L'ubus est reçu à son arrivée par ce coussin moelleux ; il déplace 30 tonnes d'eau, et la vague produite par la chute vient mourir aux limites du bussin.D'u- près M Carron, les réactions qu'auraient à subir les voyageurs dans ieur chute au milieu du liquide seraient complètement amorties.L'obus surnagerait, et il suffirait de jeter une passerelle pour permettre aux passagers d'aborder les rives et de recommencer cette descente originale.L'obus, bien entendu, serait remonté au moyen d'un ascenseur.Le mouvement de la terre fait dévier vera l'Est tout corps qui tombe, mais la déviation n\u2019est que de quelques centimètres.Le vent lui même ne modifierait la chute que de quelques pieds.On tomberait bien, nous n\u2019en doutons pas, et cette chute rapide, comme l\u2019affirme l inventeur, serait vraiment pleine d\u2019émotion.Le prix est «déjà tixé à 20 francs par personnes Les grandes tours, sans accessoires, commencent À perdre de leur attrait.On peut recommander le nouveau projet aux directeurs de la prochaine Exposition de Chicago.\u2018Tout arrive en Amérique.Hesri p& PARvILLR.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Le docteur Z.est fort regardant sur la question des honoraires.Une cliente lui remet une pièce de vingt france.Aussitôt, il plante son lorguon sur son nez et se met à chercher par terre.\u2014Qu'avez-vous donc perdu, docteur $?demand: la dame.\u2014Je cherche la seconde pièce, qui est sans dou: « tombée.La dame comprend, ajoute un louis eb sort. 788 LE MONUES ILLUSTRE MADAME SARAH BERNHARDT Cette éminente t ienne, qui remplit en ce moment les deux contineuts du bruit de son nom, se fait entendre tous les soirs de cette semaine à l'Acad-mie de Musique, et jouera Fédora, La Tosca, Camille, Frou Frou et Jeanne d'Arc, l'immortel \u2018rame de Jules Barbier.L'éloge de Mme Sarah Hernhardt n\u2019est plus à faire ; s'il y à quelque part une sixième partie du monde, cette rivale de Kachel n\u2019y eut pas mo\u2018ne célèbre que dans les cinq déjà connues, certainement.Jamais nom n\u2019a atteint une plus grande populsrité, et jemeis tragedienne n\u2019a rendu avec plus de vérité la tendresse et l'amour, la puissance et l\u2019humilité, la haine et la coière.Son art pour elle, c\u2019est le tout de sa vie, c'est le but vnique ob tendent les forces de ton intelligence.Notre gravure la représente tenant l'oriflamme.Jeanne a été victorieuse : son roi est couronné.Kile est radieuse : vêtue de blanc (\u2018es brode quine, les chausses, la longue tunique, serrée à la taille.tout est blanc), elle parte au côté gauche la longue épée et 68 main s'appvie sur elle.Do lu main droite, elle tient haut et ferme l'onflammme.Tout à l'heure, le courupue sera placée sur le front de son roi et elle remurcie son Dieu, mais déjà elle laisse voir guelques sombres craintes pour Vavenir.Mme Sarsh Berubardt, teudre ou pathétique en d\u2019autres pas sages, est, à ce moment, délicieusement poétique.Il semble qu\u2019elle veuille prendre en elle l'âme de la France et loffrir à Dieu.Notre seconde gravure représente Jeuune d'Arc dans sa prison ; un vil grabat, recouvert d\u2019une pville flétrie, a ser vi de couche à la prionnière.On vint de la révei ler pour lire la sentence.Jeanne ert debout, vêtue dune lor-gue tunique masculine, qui, après les mois panes en prison, «st vsée sur les bords.le écoute la sentence que lit le greffier, elle dément ses affirmations pritides, en s'écriant à plusieurs reprises : * Non ! non! non ! \u201d.Auprès d'elle, les docteurs qui ont concomu à l'arrét, War- wik qui l'a exigé et les soldats trutaux Qui ont gardé Ju chaste bé: vive.L'arrêt est exécuté.Le bûcher a été dremé sur la place étruite du Vieux Marché, lis maisors aux toits pointus, aux fenêtres opivales, se pressent les 7 LE PRINCE NAPOLEON (Voir gravure) Comme la littérature, la politique à ses Ratés.Le prince Jérôme Napoléon fut un de ceux Ia et pon le moins intéressant.La nature, qui n\u2019a pas été une bonne mère pour tous les Napoléons, lui avait été indulgente.Au physique, il avait le masque, énergiquement frappé en médaille, de l Ewpereur Premier : nu moral, 1l avait des parties de grand howme, une éloquence chaude et vibrante, une large ouverture d'esprit à tous les be- ES une manifestation sprntanée de sa nature, elle ne lui tenait pas aux entrailles, et si peu de Français ont cru à sa mission, c\u2019est qu'à aucune époque il u'a semblé sérieusement y croire lui-même.A vrai dire, le prince Napoléon-\u2014Plon-Plon, pour parler le langage de la foule,\u2014n'a jumais ¢14 populaire.Il uvait pour lui les bommies d'esprit et de talent qu'il réunissait au Paiuis Koyal.Quelques una d'eutre eux ne l'ont pas oublie, et Renan faisait de Jui, il y u quelques jours, un éloge bien précieux dans ls vouche de ce docte et duux sceptique.Ailleurs, dans Is rue, dans la boutique, À l'atelier, on ne comprenait pas le prince : on ne prenait pas au sérieux ses profes sions de foi libérales : je dirai un mot plus grave : on le mépii-ait.Je ue veux pas rééiiter lea pluiseuteries dont la cour et la ville lout accablé sous le der- Nr régne ; mais sa conduite n'a que trop prêté, dans certaines circonstances délicates, aux interprétatious tuslignes de ses ennemis.M.Francis Magard disait récemuient de lui dans le ñiyaro qu\u2019il avait éloigué la cuntiance par son cy.nism» brutal et l\u2019irrévérence voulue qu'il mamfestait 4 tout propos et hors de pro pus pour les préjugés des Français.Non, je ne crois pas que ce soit là lu véritavle Cause de son imprpularité.Son mépris des choses sacrées a pu lui nuire dans quelques salons bien pensants.Le peuple, qui ne s'ariête pe à ces détails, s'œet détourné de lui pour des raisons plus graves.A cet howwe qui avait les traits et le nom du Petit Caporal, il v'a nun qué qu'uue chose : c'est détre un Priit Caporal lui-même.Manifestement 3l a fui l'occasion quaud elle ae présentait : si la fatalité seuls «st coupable, elle est bien ingénieuse.Qu'on en juge.Au début de ls guerre contre la Russie, le prince Napoléon qui venait dêtre promu \u2014le leu des armées sait soul pourquoi \u2014 général de divizion écrivit une lettre magnspime ou il dv mandait à marcher contre l'ennemi.On ne lui refusa pas cette fsveur, et il partit pour revenir après lukermann, tres éprouvé par le climat, disai-nt les uns, maiscle depuis la première batoille, disaient l-s autres.L'etf-t de ce retour fut dé sastreux, et la suite n'en effaça pas l'ia- pr-asion.L'Empire, c\u2019est la paix ! paix qui sera féconde ! dissit alors Arsène Houssaye, dans une cantate mirifique qu'il s cr- > 3 RE.- 25 TRE 1d NR 2 iæ CR, & 8 TS > 5 Tee *, = N S oy =, SS = ON 3 S SD ' BD unes contre les sutrés.Au fond, on aper- git la vitille éphiee gothique, avec ses arveaux légers, res orneneDts mulriples.Sur la place, on à établi à druite et à gauche deux étrades, l\u2019une pour les prêtres, | autre pour le tribunal et War- wik ; des barrières solides empêchent la fuule d'approcher.Il est donué lecture de l'ordonnance da mort.Jeanne, qui & reprin les \\étements de son sexe, tainement oubliée.Cette psix f-coule produicit la guerre d\u2019Itali après la guerre de Crimée.Excelleute occasion de re vanche pour le priuce Napoléon.Encore une fois il demsuds À marcher ; encore uve fois il partit.pour commander un curps d'observation qui franchit le Pô et rallin l'armée française après Sol ferino.Et les langues de marcher à i  fi mi: %, 1 0, 7 ae 4 lll NE Ln Ju | 2 I ; Lu / une longue robe blauche, est montée sur le bûcher.Les flawmes ciépitent et la fumée s'épaissit.Jeanne demande une croix que lui tend le prêtre : I fil pe ye 0° Du Christ avec ardeur Jeanne baisait l\u2019image, a dit Casimir Delavigne.Devant tant d'hénime et tsnt de giâce le peuple commence de s'émouvoir.Les ommes d'armes, eux-mêmes, sont comme tremblants et inquiets.Un seul d\u2019entre eux, plus dur que les autrer, veut apporter lui même du bois au bûcher : il tombe foudroyé.La fumée entourers bientôt le bû- cher et la sainte.Le crime est commis ; l\u2019impiété est consommée.Etl'on entend encore la douce voix d« Jeanna qui, faiblement, adresse un dernier cri d'amour vers les siens, vers sa patrie, vers Lieu qui lui tend les bras.ADPoLPER ADIRER.Mme Sarah Bernhardt tenant l'omflamme soins du siècle, un goût sin~dra pour lea belles choses et leurs interprètes.Mais le caractère s'ap- pliquelt chez lui à démentir l-s promesses de son ntelligence : il était capricieux saus tendresse, septique sans amabilité, violent sans ténacité.Il était injuste dans ses autipathies et maladroit dans ses rancunes.Son ambition était plus vante que profonde : il l'avait reçue en héritage et ls oultivait comme uo bien de famille : mais elle n'était pas Paris ! et l'inpératrice de s'en dunner à cœur joie sur sun malsncontreux cousin ! Enfin en 1870 l'emp reur se rendait À lu frontière Le pays ét-iv envahi ; la re tuation était grave Cest le moment que choisit Plon Plon puur aller en mis sion à Florence quémander I'nlliance do sou beau père le roi d Italie.Mais comme on le lui cris à ce moment solennel : \u2014Un Napoléon n'est pan & Florence quand les Prussiens sont à Saïnt Diztr.Plus tard Jules Favre lui reprucha, en termes amers, d'avoir tuuené le dos à l'ennemi.Voild le secret de son impopularité ; voilà lu principale cause de ron insuccés.Aucuno existence n'a été plus tourmentée que celle du prince Napoléon ; aucune n\u2019a été mins active, Rove, il re: ient pour ainsi dire & son poiut de départ suns rien laisser qui puiese marquer d un sigue sa personnalité dans l'histoire, Il a touché à tout, 11 a parlé de tout et il n'a rien fait, Tnquiétude et Né en exil A Trieste en 1822, élevé à : - impnissance, ce sont lesdeux points caractéristiques da sa vis.En 1848 ses discours les plus exaltés n'ont pu faire croire à son libéralisme, et sa onn- duite après le coup d'Etat a justifié toutes les défiances.Sous Napuléon III, il n\u2019a jamais au se contenter du second rang et il a constamment montré qu'il n\u2019était pas digna du premier.Après la guerre, que de peine il s\u2019est donné pour faire du bruit «ur son nom ! Il a fallu l'expalser en octobre 1872 parce qu'il était rentré sans autoriss - tion ; en 1833, il fut mis sous clef pour quelques jours à cause d\u2019un manifeste où il disait son fait à la République.Enfin quelques années plus tard il fat exilé en sa qualité d'héritier prégomptif de la couronne de Napoléon.Tant A souffrances n\u2019ont pas réussi à faire de lui un martyr aux yeux de la fuule ; on à parlé de sa maladie avec indiffé- reace.On n accueillit «a mort en disant :\u2014Ah ! \u2014 ot non-\u2014ouf |\u2014Ce n'est ni un soulagement ni une délivranca.Avec tous les dons que lui avait prodigués la nature, il est mort comme il a vécu, en Raté ; et ai LE Monbe ILLUS(RÉ R\u2019orenpe de lui, c'est qu'il est tenu par.ses fonctions d'enregistrer l'actuslité qui passe et de consacrer une page même à ceux qui ne la méritent pas.Cas Noruaxb.TYPES OUTAOUAISIENS M.E -Z.Massicotte nous a fait connaître, dans le Moxou ILLusrné, les dittérents types de la Métropole commerciale canadienne, et dans le numéro du 28 février, M.Anbé nous a décrit quelques types Quebecquois, et M Sulte des T'rifluviens.La série ne saurait être comp'ète à moins d'y ajouter quelques lignes descriptives des types de la Capitale.+, La grande Lucie (je ne sais pas son autre nom), qui est morte il ÿ à quelques années, s'engageait à la journée Comme elle était grande et forte et qu'elle faisait bien l'ouvrage qui lui était donné, elle était toujours employée.Ce qu'elle aimait, c'était qu'on lui parla du mariage ; aussi, tous prenaient plaisir à lu taquiner sur ce sujet, chacun lui disait qu\u2019il l'aimait, et puis.ça la faisait sourire.Elle était toujours prête à se marier.Une fois, un farceur qui venait d'obtenir son consentement à se marier, lui de manda ce qu'ils feraient ls première journée de leur mariage.\u2014La premidre journée ! Nous la consacrerons à saint Joseph.\u2014Ët la deuxième $ \u2014La deuxième, nous la consacrerons à la ssinte Vierge.\u2014La troisième ?\u2014La troisième, vous serez surpris et en même temps content ! Elle disait qu\u2019il y avait des employés civils et des ministres du gouvernement qui voulaient la marier, mais comme ils buvaten( tous, elle n'en voulait pas.Pourtant il y en avait un, très savant, qu\u2019elle ne haissait pas, un si bon écrivain, qu\u2019il écrivait aussi bien avec le manche qu'avec la plume.> Desjardins.\u2014 Mes souvenirs de celui-ci sont un peu vag'es ; tout ce que ja sais, c'est qu'à cause de sa petitesse les gamins l'avait appelé : 7'it homme dans la lune.El n'avait pas plus de quatre pieds de haut.Il soufflait l'orgue à la cathédrale, le dimanche, et quand on lui demandait ce qu\u2019il faisait à l'orgue, il répondait que c'était lui qui touchait de l'orgue.*,.Cogne-Poche.\u2014Un de nos mendiants bien connus Un grand brun, maigre, pas de bar be, et les cheveux jamais, ou rarement peignés.Coune- Poche est iafirme.Pauvre garçon.il a le côté droit paralysé ou à peu près.Quand il marche, le pied droit retombe lourdement sur le trottoir et le bras LE MONDE ILLUSTRE droit lui frappe sur le ventro.Delà au cognomen, Cogne-l\u2019ocha, il n'y avait qu'un mot.008 , Quand il arrive à une porte, son salut est : Bonjour, Monsieur ! bonjour, Madame ! bonjour, tout le monde !.,.puis il demande la charité pour l'amour de Dieu, et à son départ mêmes salut.Il y a quelques années, un de mes amis, membre du corps de musique de Sainte Anne d'Ottawa, rentrait chez lui le matin du premier jour de l'an, de bonne heure, après avoir sérénadé divers citoyens toute la nuit avec le corps de musique.Il aperçut sur un côté de la rua Cogne-Poche,\u2014 de l\u2019autre côté sa femme, \u2014 (car Cogne-Poche est ma- rid).C.gne-Poche venait justement de recevoir comme étrennes une belle tarte.Joyeux, il se ro- tourne et crie À Marie (son épouse), en lui montrant la tarte : \u201c* Marie ! regarde.A qui Ia belle gueule ?\" at Marie de répondre souriante : \u201c A poué, cher!\u201d + * Etienne Belors ou Ti quirnne.\u2014Celui-là est un ancien, et qui ne l'a pas connu ?Un petit bou- homme noir, le visage tout en grimaces.On ne le voit plus aujourd'hui.Est il trop vieux pour continuer son commerce du passé, la quête $.C\u2019eat peut être cela.Il avait toujours une canne et un fouet dans la main droite.Le fouet pour les gamins, ou ceux qui le taquinait trop.Dans son bras gauche, il tenait son pauier.Quand on ne lui donnait rien là où il frappait, il s'élevait et invectivait les gens de la maison.Pour quelques sous on le faienit danser de grandes demie heures, ou courir d'un coin de rue à l'autre.C'était comique de le voir courir, son panier au bras, brandissant de l'autre main son fouet et sa canne.Parf-is une crampe ou autre douleur le prenait dans les jambes.Alors, s'arrêtant soudain, il se retournait et apostrophait de Ia belle sorte ceux qui le faisait courir, disant qu\u2019ils voulaient le faire mourir, en le faisant courir comme ça.Ti quienne partait le matin, faisait le tour de la basas-ville, visitait Hall, et puis se rendait à A yl- mer, à 12 milles d'Ottawa, et revenait de bonne heure dans l\u2019après-midi\u2014mwarchant d'un pas ra- pide\u2014et toujours brandissant son fouet.* » * La roi du Canada, Moïse Aquin, mieux connu sous le nom de Moses Inkman, parce qu'il fait de l'encre qu'il vend à la bouteille.Moïse s'occupe principslement à présent du commerce des chiffons, vieux fer, etc.Moïse aime heaucoup à parler politique.Combien de fois ne l\u2019ai-je pas vu, monté sur un baril, qui lui servait de tribune, adressant la parole sur les questions du jour, à une quinzaine da personnes autour de lui, qui risient à gorge déployée des sorne ttes qu\u2019il leur disait.Quand le marquis de Lansdowne, ayant fini son terme, nous laissa, l'on suggéra à Moïse de faire application pour cette place.On lui prépara une grande feuille sur laquelle on mit beaucoup de signatures, puis on lui conseilla d'obtenir la signature de sir H.-L.Langevin.Moïse re rendit done au Département des Travaux Publics, et voulait absolument voir sir Hector.On fit obligé de le mettre à la porte.Un jour, Moïse arrive au Départament de J'A- gri-ulture, branche des brevets dinventions.II désirait palenter une idée qu\u2019il avait pour construire un pont en pierre suspendu par des chaînes entre Hu'l et Ottawa.Lors de la \u2018utte pour la Chambre locale dans le couté d'Ottawa il y a quelques années, des farceurs de Hull vinrent chercher M- ie pour parler politique avec un nommé Corps Dur.Après quelques minutes de discussion, ils en vinrent aux perzon- nalités, quand Moise se ficha et abandonna la partie en disant : * Messienrs lng électeurs de Hull, je na vous remercie pas d'être venu me chercher à Ottawa pour parler contre un s\u2014c\u2014¢ fou, comme 1 n Le 26 février dernier.ici, rut lieu la nomination des candidats au fédéral ; Moïse se présenta, et offrit à l'otficier en charge, une requête pleine de \u2018 - - .\u2019 - noms, et une liasse de papiers Lleus\u2014son dépôt.Jl voulut aussi adresser la parole aux personnes présentes dans la salle de l'Hôtel-de- Ville, mais un agent de police l'en empécha.Ce qu\u2019on pourrait raconter de Moise remplirait un volume, mais ces quelques lignes donneront une idée de notre ype le plus drôle.N.Duran.CERCLE VILLE-MARIE La dernière séance Littéraire, Dramatique et Musirala du cercle Ville Marie, donnée le 30 mars dernier a été très intéressante.Le Rév.Pére Henriot a soutenu sinon rehaussé sa brillante renommée ; sa conférence sur la Né- crsssité desOrdres Religienx vivra lon4temps encore dans la memoire de tous ceux qui ont eu le plaisir de l'entendre.Puis, parmi les autres parti-s du programme, la déclamation de M.Alfred Labella : Les Dernières Cartouches, de Louis Fréchette, a été 1rès bien gol: de.Entin, dans l'Avocat Patelin, MM.J.W.Poi- tras, Eug.Primeau et R.Dumouchel ont rempli leurs rôles, on ne peut mieux.Que notre ami et collaborateur, M J.W.Foi- tras, accepte nos plus sincères félicitations Ÿ PRIMES DU MOIS DE MARS LISTE DES NUMÉROS GAGNANTS Le tirage des primes pour les numéros du mois de mars, a eu lieu samedi, le 4 avril dans la salle de l\u2019Union Saint-Joseph, coin des rues Ste- Catherine et Sainte-Elizabeth.Trois personnes choisies par l\u2019assemblée ont surveillé le tirage qui a donné le résultat suivant : ler prix No.12,519.850.00 2e prix No.31,656.25.00 3e prix No.24,504.15.00 4e prix No.20,115.10.00 be prix No.28,270.5.00 6e prix No.11,619.4.00 7e prix Ne.5859.3.00 8e prix No.29,138.2.00 Les numéros suivants ont gagné une piastre chucua : 335 6,055 13,359 21,223 25.629 31.164 536 6,230 14828 21,370 25,852 31,322 751 6,242 15,257 21,913 28462 31,644 997 6.375 15,485 22,118 26,607 32,426 1.371 6,438 15,964 23,013 26,993 33,345 1910 7,510 16,923 23.061 27,277 33362 2,341 7,970 17,179 23,174 27.764 33.747 2,863 8,366 17,261 23,275 27,528 36 047 2.917 8,593 17,388 23,417 27,909 36.341 3,615 8,641 18,502 23613 27977 36.768 4,232 10,536 18,973 23868 28.475 37.716 4,376 10,630 19.387 24241 28,691 38292 4,399 12,233 19.750 24.838 29413 3z.k29 4,591 12,731 20,478 25,089 30,448 39,869 N.B.\u2014Toutes personnes ayant en mains des exemplaires du Mons ILLUSTRE, datés du mois de MARS sont prides d'examiner les numéros imprimés en encre rouge, sur la dernière page, et, s'ila correspondent avec l\u2019un des numéros gagnants, de nous envoyer le journal au plutôt, avec leur adresse, afin de recevoir la prime sans retard.Nos abonnés de Québec pourront réclamer le montant de leurs primes chez M.F.Béland, No 276, rue Saint-Jean, Québec Les pleurs, dans le chagrin, c\u2019est la pluie au désert.\u2014FrANÇçoIS COPPÉR.Pour la plupart de ceux qni s\u2019y livrent, la politique n\u2019est que l'art de faire ses affaires aux dépens du pubiic.\u2014 A.Lanor-BRAOLISU, = ie vr Vr.re .» a) N | uli fy je oY 5 2 = ve DE > 3 d NR \u20ac a fs iN = Te NN A 1 + w = =r ry 5 7 \u201d | id TI % MXIT ii I CIPS.© A = d 0 FE Fd ed À W; 3 : Fo ue nt IP P = 7 Es 7 Le, WW x Liu ss 45 4 1 fly hdl hy 2 és AF rates b \u20ac It) i j I A 5 Cu La > | Î \u201cA S Ne sf x po i | M mi i od 1 À \u201ci F2 hu i ET 1 \u201c4 LR Shi { ] 6 5 En 4 | SN { Cu » \\ M \\ [J +4 i Ï pL a &! ad À : £ Ne 1 CG pv IK {4 \u2018» % \u201cA a de ve I Hy (i PA _.ré À es } 3 ra a+ Zand a SE; BY he A Le LA & 70 Fy DE à A! pr pt.x % a Va LE - er 20 cad Ale 3 he Cro) od 5 4 A 3 | Vo io od Sh) ve AE T A 2 Le : NS a Ÿ # 4 x = | dE .5 SE i 4 LA D nu 5, 7 22 ès a J re > | i i 7 L %; er CITES ze a fi = (3 TT Ty K eto a a rts 2 = Sa = \u2014 TE = = ® 3, + i\" LTE Ex ro '- ro sep Sabu ggmesst I WIN J = 2 EY du THEATRE \u201cJEANNE D'ARC\"\u2014LE BUCHER SUR LA PLACE_DU_VIEUX MARCHE A ROUEN (4e tableau) ~ nr aies Eee 3 2 = hace 9 2 .ce 4 Fe À FE PE ft = a.* i REF = Far SES es py.= a sed & ARN ie > dE Fee: XX x A= = 2% N°7 Fa BE Fy = 2 2 Aa =.à L J A ee an | 6° =, \u20ac IRS Ch A wel RE Re py EE SE pa A 24 Le \u201cx 5 r \\ 4 Ÿ ve @ \u2018| Q vi NN RE LM \"+ Remise -ceû A a a à Le Mn tv ar Fe ol hy Ir Sd w@ ih f il) H à A ES I ify r \u201cA A oA À Ski Wi Pd ; if =a 7 y em; SAI me are © i &- Oo TA a = hd er == T Li rl] 15 | ( ; + | \u201c\u20ac »2 es _ % ER Et f # im h Fe ; I | | \u20181 rie Hy te vA °æ fa [it Las gs ~~ A et trs iF a se + ca | ! + 3 § rs \u2014- PP Er $ > ! = ei 7 dg = ar ¥ ir is ; LP A T5 -\u2014 pe a - N 7 Sa TN IL 4d Ta ty a a PE Bl = a Ay = k2 L[HRATRE \u2014 LB GKEFTIER LISANT A JEANNE D'ARO DANS BA PRISON LA SENTENCE DB MOR? moe = = pe, Jn I EA > M N 222% Ou A Se A =F MR Ÿ % .3 ot ve a se ! -% a.SW N Van \u20ac ré) => , a LS) .Ë LE ed == a x J 4 ES Pate > AS 1d hk > À 44 \" S J E23 qu » fa RN ANE Wh w = a i a?x y z a La sw a ake RS ; - i.wh { oF 4 WS oy x qui ES AAR PR Ni Sy Ste \u20ac x it = ee A A Aw) 8, À S OR Led à de AA Neos N 3 i 0 \\ i, f Ÿ CS Im N wt ; =.#2 da 0 3 EY Ÿ 1 3 (a -; NE 6: 3 7 Eu x ESS : y e-.A a \\ LJ LY AW f, NAN 0 5 + fH se A Ra y W gL \u201cWN Ny a & @, NY dat Pau Lee 4 à WN N N : SU a Ross /, a | SN Ly \\ A) \u201c\\ % 3 i ù \\ N \u201c+ i \\ }) PS AR / \\ Y kK: fe: ¥ EN half RARER cand ee N = i AS Ca) 2B ant] aN Ve 3 \\ Ÿ i WN tL) \u201c \u201ca A | Sawa À \\ À 'N .A A x We 2: N a ex < LE N , AW AAR WN a hf J EI NWN \\ S N NW A hk i | dy \\ W W HAN : | it SN 0 WO Ÿ \\ WW WW Ne AW À dE \\ \\ 3 a A ; \\ \\ AWN = = = \\ NN NER mi 3 Ny \\ AN SV, i | a \\ W\\ He « Qu = ; NS WR a by I oN ù W x \\ NN N.Ww WN A Ke \\ LAS | BR i A à LE WA 2 A iN Ww x: y ; \u20ac a NO WY \\ Q A held! -y WS A h À & ; i do & NO AS El [À je $ \\ | ) % Bhi Wy hd = TS Ba * \\ A 6  Bale = A 2 > ot = = = = Nee ; + 7 = 55 i À 3 Æ ii ce.bd ES nie.j A Po À : AD RAY Nh.SN ÿ = \u201cB aN SE x} i) 7 Lrg Np?: i BN nt a Ty CA) Zz.wa N ?NS & N LU ai > 12 \u201cA » LA REVOLUTION AU CHILI.\u2014 PRISE D'EQUIQUE PAR LES INSURGES W\\ LA Na 1 N NS é \\ \\ Nw \\ i [AY] i i 3 8 \\ à EB A N NY \\ Ù 4 \\ vO WP Ÿ , ) A NJ «st ss \u2018à Nl 4 Ry du} eh a En.pa {ie [3 A6 ALS ii $i a Ÿ | % oh I ~~ NS Ja AN \\ 7 7 SES mis 7 j \\ 1 et) NX Na y J § ONE P= ne WA Lu Ÿ 7% 4 ) -# ~ SE Na i \\ 3 q TH » \u20ac 3 ol x 2 Ÿ \\ À qe ¢ vd 5 by 3 a ay Ni OUR » Q) x Ty NW N Ne ra 0 38 a > > in (4 Ë 0 x N A NS N° $ A AN N 3 Le N 9 L.TN NN \\ PA 5 \\ £7 > N WN = oh SA = A \\ Lai 3 pa iN N & N J ~ ax & S IP JSS [EO Ne US EG EN \u2014 PP SE a V) SPR a \u201ca a a \u2014\u2014 LE MONDE LLLUBTAS \u2014ZEh bien ! mot ! pas plus tard qu'hier an soir, j'ai vu la Fade (rise.\u2014(Voir page, 792, col.1) TROISIÈME PARTIE LA FADE GRISE Pas longtemps.Une petite forme mince se destina bientôt du rôté de la ferme.\u2014C'est elle, murmura l'amoureux,\u2014car dans Victor un amoureux a été vite reconnu, \u2014c'\u2019est elle c\u2019est Reynette, elle a trouvé le moyen de sortir, et ella vient encore par ce froid ! Reynette, une jolie jeune fille à profil de vierge, blonde, à grands yeux bleus, à teint mat sur lequel le soleil e* la brise n'asaient poiat ea prise, Reynette était 1a fille de Roger Horteux, le maître da la ferme des Rousseaux, et elle aimait de tout son cœur Victor Fortier, qui le lui rendait de son oôté avec usure.Ce petit roman champêtre n\u2019allait pas tout seul, tant s'en faut.Les deux enfants ne demandaient qu'à se marier, mais les parents ne voulaient point entendre parler de ce mariage.Les parents de Victor, du moine, car ceux de Reynette ne désiraient pas mieux, au contraire.La raison : Victor était un bon parti, et Rey- nette, pour employer une expression du pays, n'a vait que sa cotte, Et bien que la maîtresse Fortier gâtât son fils, elle ne voulait point de la pauvre R-ynette pour lui.une fille qui n\u2019avait rien ! Les jaunes gena se voyaient cependant, à l\u2019inru des parents.Ils se voyaient pour se dire qu'ils w'aimaient, qu'ils s\u2019adoraient, et pour répéter la divine chanson.Qni depuis denx mille ans Se suspend chaque soir aux lèvres des amants.Et ils faisaient des vœux pour l'avenir, ils invoquaient l\u2019éternelle espérance.et par tous les temps, ils venaient aux pieds d = Pp e ce bouquet de Reynette arrivait, transie, tremblante, les mains dans son tablier, \u2014Oh ! Reynette, \u2014lui dit l'amoureux, \u2014 que vous êtes douc gentille, de venir ce soir, par ce froid là.\u2014\u2014J'ai tardé un peu, \u2014dit elle, \u2014car à la ferme on n'est pas couché \u2014 Mais le père et la mère dorment au coin du feu.N\u2019empêche qu'il fait bien froid.Nous ne reproduisons pas la conversation des amnureux, elle est connue par cetta raison qu'elle est toujours la mêne, dans tous les pays et dans toutes les langues.Hs se plaigaaient comme toujours de la rigueur du sort et de la dureté des parents de Victor.\u2014Et vous, \u2014lui demanda Reynetts,\u2014vous n\u2019avez pas eu de désagréments chez vous, au moins î.\u2026\u2026 \u2014 Si, toujours avec ce butor de Félix.Il me recherche, il ne manque pas une occasion de m'être désagréatila.Mon père a besoin de lui, alors il se croit indispensable.Ma mère pourtant lui a dit durement son fait, ce soir.Et je crois qu'il se tiendra tranquille.Du reste, si cela continuait, je mettrais carrément le marché à la main de mun père.Je lui signifierai que je quitterai la maison si ce vilain être là ne s'en va pas.Uh! je vais bien ce qu'il à après moi, allez, Reynatte.\u2014Qu'est-ce qu\u2019il a 1 \u201411 à qu'il sait que je suis amoureux de vous, et comme il tourne autour de vous, ça le rend furieux.\u2014Ah | il peut bien tourner, allez, Victor.Je n'aime point Félix, et je ne l'aiinerai jamais, il me fuit hocreur !.ll est grossier, walpropre.Toujours avec res gros poings «t ses gros bras.Cuwime si l'on aimait un howme parce qu\u2019il est fort comme un bœuf.ou comme un âne.Kt co dernier mot, elle l'accompagna d\u2019un éclat de rire.Les amoureux ne se doutaient pas qu'à deux pas d'eux, Félix, aplati derrière le tronc dun chêne, ne perdait pas une de leurs paroles, el se tenait là, aux écoutes, les p'inus fermés et grioçant des dents.Victor ne s'était puint aperçu que la jeune fille avait déposé un petit panier à terra, \u2014 Qu'est-ce que vous avez dans ce panier, \u2014de- manda naturellement Victor.\u2014 Ça c\u2019est une idée à moi.Et une idée que nous allous.comment dire.employer, »i vous le voulez bien.J'ai dé:à agi de mon côté.Mais anparavant, il faut que Je preune la chose de plus loin.\u2014 Dites moi vite ça, ma Re ynette chérie.\u2014Ek bien, jo me suis dit, voyez-vous, Victor, que wil y a des choses ct des.créatures qui portent waibeur, il y en a d'autres qui duivent porter bonheur aussi.\u2014 Voyez vous ça.Et Victor appuya ces mots d\u2019un éclat de rire.\u2014Ah ! il ne faut pas rire, il ue faut pas se moquer, autrement je ne dis plus rien.Il faut w'ecouter, il faut me croire.Sans cels, je serai très méchante.Vous n'avez pas encore vu pa.; \u2014Je sorai sage comme tout un livre d'images.\u2014 Alors, je reprends.Vous savez bien, la Fude Grise.\u2014 Oui, je suis.Je veux dire, je sais que tout le monde en parle.Cet imbécile de Félix disait même tout À l'heure que c'était elle qui avait fait mourir la taure du pere Vincent.\u2014 Cu se peut bien tout de mêtue.\u2014 Ne croyez pas cette sottise, Reynette, ma chère Reynette, tout cela ce ne sont que des enfan- tiliages.\u2014 Possible, mais moi je crois aux choses qui portent bunbeur.kt alors, je me suis dit que si l\u2019on pouvait faire du bien à la Fade Grise, peut- être nous jetterait elle un bon sort.Voila mon idée !.Et vous entendez, Victor, il faut dire comme moi, et trouver qu'elle est boune.\u2014Jeo dirui tout ce que vous voudrez, ma chère petite Reynette.\u2014Eh bien ! alors, j'ai remarqué que la Fade Grise vient aux silos de tetteraves, de pommes de terre, de tous les légumes en un mot que l'un met en terre pour passer l'hiver.\u201c Et voila plusieurs fois que je fais cuire moi- même dys pommes de terre, des œufs durs, et j'ai porté tout cela, bien en vue, à | rudroit où un silo à été entamé.Kt je reviens le lendemsin.et mes petites provisions ont été enlevées.Victor se mit à rire.\u2014A moins que ça ne soit les chiens et les chats de la ferme.\u2014Que vous êtes vilain !.Que vous êtes méchant !.C'est pai faitement la Fad~ Grise.J'ai bien vu son tram sur Ia neige.Un pied tout.petit «t mince.allongé.\u2014Alors, quest ce que vous me demander, ma chère Reynette 1 \u2014Eh bien !.ie voudrais vous voir venir avec moi, pour m'accompagner, parce que toute seule, J'ai trop pevr, je n'irai pas.et alors, à l'endroit où l'ai dé à mis non provis'ons, ces jours derniers, je p'acerai celles que j'ai prises aujour dhui dans mon panier.Alors.nous attendrons tous les deux .- parce q'avec vous, je n\u2019aurai pe peur.et puis.dame.qui sait } La Fade Grise saura que c'est nous qui lui appor.LA MUNUE LLLOSTRA tons notre offrande, et eile nous jettera peut-être un bon sort.Voilà mon idée.Victor qui avait été longtemps à l'école et surtout élevé par l'un de ses grands oncles, curé de Méuétréol, qui lui avait auigneusement enlevé de la tête toutes tes superstitions sottes en cours dans la contrée, Victor disons-nous, ne croyait guère à la Fade Grise, Cependant, il se serait bien gardé de se refuser À accomplir ce petit pèlerinage qui lui permettrait du moins de demeurer un pou plus longtemps avec sa bien année.Cependant, il se faisait un cas de conscience de ne pulut essayer de dérabuser R-ynette \u2014Ma chère Reynette,\u2014lui répondit il \u2014 ja ferai tout ce que vous voudrez, je n'ai point besoin de vous le dire, et je vous accompsgnersi oi vous voudrez.Mais jo dois vous le dire sérieusement aussi, je ne crois pas à lu Fade Grise,.Et je voudrais vous voir ue point y croire aussi.\u2014 Mais alors que croyez-vous que c'est ?\u2014de- manda la jeune fille.\u2014Je l'ai vue.chmme je vous vois la !.Eu ce n'est pas des mentes.Vous le savez bien, n'est ce pas, je ne vous en ferais pas.\u2014Ue que je crois !.à une malheureuse créature abaudonnée, dérhérité, afilgée.une pauvre idiote qui vit misérablement dans les bois, et cherche durement sa nourriture.Voilà ce à quoi je cris.Je n'en suis pas muins prêt, cuumiue Je vous l\u2019ai dit tout à l'heure, à faire ce que vous Vuudrtz ; dans tous Îes cas, #i cette pauvre créature a faim, c'est uve bonne action que de lui venir à l'sids.vrarchons.\u2014Vous êtes bien gentil.alors.vous voulez bien.mais vous me tiendrez, pas.vous vous mettrez devant moi, parce que J'aurai grand\u2019peur.je tremblerai.Et l'entétée ajouta : \u2014Je lui ai mis du pain, des pommes de terre, un morceau de salé et des pommes.Si elle pouvait nous jeter un bon soit.\u2014 Et où est ce l'endroit vù vient la Fade Grise ! \u2014A l'orée de la sapivière, là bas.1! y à des tas de poumes de terre.Et les deux amoureux se dirigèrent vers les silos.Quand ils se furent éloignés, Félix Mingat se moutra alors.\u2014Ah ! je suis un sale, un imbécile, un rien du tout.Et quoi encore !.Eh bien, ils ver rout !.Ilsverront !.llaverront !.bien sûr que je saurai we venger, tout malpropre et tout bête que je suis !.Et il reprit son espionnage.Les deux amoureux se croysient bicn seuls et ne s\u2019uccupaient guère de lui.Ils arrivgient à l\u2019endroit indiqué par Reynette.et la jeune tille, aus+itôt sur une feuille de papier, étala, bien en vue, son offrande aux protectrices divinités +ylvaines, auxquelles elle croyait encore, tout comme ri elle eût été une Gauloise ou une Celte des anciens âges.Puis elle te recula À une courte distance et se blottisant une fois encore dans la peau de bique de Victor, elie se tint l'œil aux aguets, l'orrille tendue.Félix aussi s'était caché derrière un talus et épiait toute la scène.\u2014 La voilà, \u2014 fit tout À coup Reynette, qui se sentit prise aussitôt d'un fort tremblement nerveux.\u2014 La voilà.tenez, Victor, la voyait- vous ?La Petite Mai, effectivement, venait de sortir de la sapinièro.Puis, comue elle s'était approchée du brasier de la Doncine et de Poiruux, elle s'avançait vera la tas de pommes de terre au ; icd duquel elle était h «bituée depuis quelques jours, de par les soins de R-ynette, à trouver une exquise provende, qui lui permettait d'assouvir sa faim.Seulement, cette fois, elle marchait debout, ne croyant plus avoir de précautions À prendre.Doucement elle avançait cependant.elie était devenue si sauvage.Panrtaut, à la clarté de la lune, elle reconnut Reynette, qu'elle surveillait depuis plvaieurs jours, épiant sa venue, et de la main, de la tête, elle lui adressa une manière de salut.701 Reynette, nous l'avons dit, tremblait toujours très fort ; cependant, elle dit à Victor : \u2014Vous voysz.elle nous salue ! elle nous remercie.Vous verrez, elle nous jettera vn bon sort Oh ! vous verrez !.vous verrez, Victor, grâce à elle, votre mère cédera.et votre père aussi.\u2014Je n'aurai jamais d'autre femme que vous, Reynette, vous avez ma parole, et je n\u2019y manquerai jamais.La Fade Grise, cependant, s'était mise à dévorer les provisions apportées par Reynette.Elle avait tant souflert de la faim, ls malheureuse !.JI avait fallu que les tortures fussent bien violentes, pour la fuire se montrer ainsi hors d'un bois, à l'œil nu.le rayon de lune blanche et claire qui l\u2019enveloppait à ce moment lilluminait toute entière.Kile avait r té en arrière les longues boucles de sa chevelure et Victor et Meynette pouvaient adiuir« r son adorable virage.\u2014M aus c'est qu\u2019elle eat 1rès jolie la Fade Grise !\u2014 murmurait Reyneite, qui continuait cependant à trembler très fort, tout en se tenant derrière son amoureux et en laissant passer A petite tête.\u2014 Oui ! elle est très jolie.C'est parce qu'cHe est contente, voyez-vous, Victor, La Petit -Mai laissait en effet échapper d\u2019imperceptibles exclamations de joie, exprimant sa satisfaction, et l\u2019aprisement de sa faim dévorante.Reynette sjoutait : \u2014 Dire que quelquefois elle devient si laide, si effrayante.c'est quand elle est méchante, alors, c\u2019est quand elle jette les mauvais sorts.\u2014Mais non ! fulle !\u2014fit à mi voix Victor en riant, \u2014 elle est toujours ainsi.\u2014Mingat a pourtant dit qu\u2019il l'avait vue toute vieille, riuée, et avec des serpents eur Ja tête.\u2014Mingat est idiot.C'est ce qu'il y a de plus clair.A cet instant, la Petite Mai s'arrêta de manger.Elle sonda d'un œil inquiet les profondeurs de la brande, £a tête s'agita nerveusement, ins pectant tous les arbres du paysago, puis elle laissa échapper un léger cri d'etfroi et s'emparant précipitamment du reste des provisions boudit dans la sapinière et disparut.\u2014Il y a eu quelque chose ou quelqu\u2019un qui lui a fait peur, \u2014murmura Victor, \u2014 c'est évident.Nous ne lui inspirions aucune crainte, mais c\u2019est qu\u2019elie se rendait bien compte que nous n'avions aucune wauvaise intention 4 eon égard.Mais il doit y avois quelqu'un qui rôde autour de nous.Et lui même, attentivement, se mit à examiner uu A un les arbres et tous les replis le terrain pouvant servir à dissimuler la présence d\u2019un indiscret ou d'un espion.Mais il n'aperçut rien.Au fond de son fossé, Fé'ix demeurait tapi sans broncher.La curiosité lui avait fait s'oublier un instant, il s'était à demi dressé, pour mieux dirtinguer celle- ci et elle, la pauvre errante, dent les yeux sans cesse en éveil ch\u2018rchaient à deviner un ennemi, l'avait aperçu ; alors elle s'était aussitôt enfuie.Victor et Reynette se retiraient, ils allaient se séparer.\u2014 Nous reviendrons, n\u2019est-ce pas, Victor, \u2014nous reviendrons et nous lui apyorterons tout plein de bonnes choses.Et vous verrez, ça nous portera bonheur.\u2014 Oui, oui !.tout ce que vous voudrez.Ca porte toujours bouheur, du reste, de faire du bien à un malheureux.\u2014 Au revoir, Victor, parce que ja retourne aux Butaux.Et j'ai été trop longtemps,sûr, je vais être grondée.Ft les deux amoureux demeurèrent encore un bon moment ars pouvoir se séparer.Puis, enfin, R+ ynette regagna les Buteaux, tandis que Victor reprenait le chemin de la Batterie où il rentra, comme bien on pense, sans avoir tiré un coup de fusil.Pour Felix, il se coula le long des talus, se défilant derrière les bordures de bouleaux et de chênes at rentra À la ferme peu d'instants après Victor.Le lendemain, la température n'avait point changé, la terre et la neige étaient toujours aussi dures, toute le campagne demeurait blanche. 708 _\u2014R_\u2014m\u2014\u2014-\u2014m-\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014>\u2014\u2014 Rien à faire à la ferme, une fois la nourriture donnée aux chevaux et aux bestiaux.Aussi, Felix Mingat, vers une heure de l\u2019après- midi, s\u2019achemina t-il vers Salbris.A la Pomme de Pin, il était aûr de rencontrer quelques camara-es, de boire en compagnie un oer- tain nombre de glorias et de les jouer ensuite à la manille à laquelle il avait une chance toute particulière.Et puis, il avait son idée, qu\u2019il mAchonnait depuis la veille au soir, et i! était pressé de trouver des bins lurons, pour la mettre à exécution Il ne s'était puint trompé ; un nuage d'épaisse famée emplissait la grande salle de lu Pomme de in.Mingat s'en fut droit à une table, où trois gars te trouvaient réso'\u2018us.\u2014Ah ! tiens, \u2014fit l\u2019un d'eux surnommé Miston, un grand gars à cheveux plats, dans les allures de Félix, \u2014voilà celui de la Batterie, paraît qu\u2019on ne peut pus faire grand\u2019chose chez lui.\u2014Ni chez vous non plus.Et il ajouta en distribuant des poignées de mains : \u2014Salat, Michel, salut, Laurent.Michel était un petit tordu louchant légèrement mais solide et râhlé ; Laurent uu grand diable à quinze côtes dont les bras était démesurément longs.lle interrompirent leur partie pour faire place au nouveau venu.\u2014Allons, la mère Caliou,\u2014cria Félix à une vieilles servante, \u2014allons ! quatre glorias carabinés, c'est moi qui régale.\u2014Mâtin ! tu es en fonds, \u2014s\u2019écria Miston,\u2014 voilà une bonne affaire.Mingast reprit aussitôt : \u2014Et apres ces quatre-là, il y en aura quatre autres.Voilà co.ume nous suns aujourd hui.Miston regardait Félix en dessous.Il flsirait quelque chose.Félix ne l'avait pas habitué & autant de libéralité, \u2014Veux tu jouer,\u2014lui demanda-t il \u2014Nous allons faire une autre partie et tu en seras ?Mingat secoua la tête.\u2014Pas besoin de jouer puisque je régale.\u2014Qu'est ce que nous allons faire alora ?.\u2014Oh ! nous allons nous occuper, j'ai à vous causer.\u2014Les cartes, ça ne vaut pas mieux ?\u2014 Ben non, puisque je paie et que j'ai une partie À vons proposer.\u2014Uua partie, - fut il répondu en même temps.Et les trois têtes des Solognots re rapprochèrent et tendirent trois paires d'oreilles atteutives.\u2014 Voilà, \u2014commençs Félix,\u2014la Fude Grise a continué son commerce diabolique.\u2014Oui,\u2014répliqua Miston,\u2014la taure au père Vincent a crevé.\u2014Et il y a eu des gerbes de br àlées à trois lieues de là aux Verberies, \u2014ajouta Michel.\u2014Enfin.faut que ça finisse Et Mingat tapant un grand coup sur la table, avala tout d'un coup son gloris brûlant.Les trois gars hochèrent la tête.\u2014Faut que ç« finisse, \u2014fit Laurent, \u2014 c'est bientôt dit, mais comment que tu pourrais t\u2019y prendre.Je voudrais veir ça, moi.Félix Mingat hucha la tête d'un air capable.\u2014Eh bien ! moi ! pas plus tard qu'hier au soir, j'ai vu la Face Grise.\u2014Toi!l.\u2014Comme je vous vois.\u2026.\u2014Il n'y à pas à dire.je n'ai pas filé.pas tremblé.Je l\u2019ai vue à vingt mètres qui mangeait.\u2014Si c'est Lieu possible ! \u2014Et tu n\u2019as pas eu peur ?\u2014Tu n'as pas pris tes jambes à ton cou ?.Ces exclamati ns se croisaiont A voix basse.Mais les trois auditeurs de Félix semblaient très effrayés.\u2014Alors, murmura Michel, \u2014elle ne t'a rien dit, rien fait.\u2014Non.elle mangeait, voilà tout ce que j'ai Les yeux de Michel biglèrent d\u2019une façon féroce.-\u2014Oh ! ai tu avais eu ton fusil.Tu aurais pu le esnarder comme tu l'aurais voulu.LE MONDE ILLOSTRA \u2014\u2014Avec ça que ça craint les balles.T'es fou!., .Laurent agita ses grande cheveux d'un air capable en disant : \u2014Tout le monde sait bien que ces créatures là, Ça n\u2019a pas peur des balles.Elle lui auraib envoyé sa balle par la figure.Et puis elle | au rait pris par le cou et l'aurait étranglé.Ah ! mais.Mingat secoua In tête.oo \u2014Je ne sais pas tout ¢s.Tout ce que jo sais bien c'est.qu'elles avait faim ed qu\u2019elle dévorait en montrant ses dente blanches.~Ben oui! Ben oui! mais quéque tu veux faire après tout cela ?\u2014 Voilà pourquoi je suia venu vous trouver.Parce que, cette bestiole-là, elle fait du tort partout.Ella jette un sort ici, une mauvaise parole à l'autre, enfin tout le climat n\u2019est plus tranquille.Les truis buveurs répondirent d\u2019un commun a:cord : \u2014Ça, c\u2019est vrai.\u2014Alors, moi, j'ai une idée.Faut purger la contrée da cette mauvaise hête-là Les trois têtes qui s'étaient rapprochées s'écartèrent subitement.Il était évident que l'idée \u2018le Félix ne souriait que très médiocrement à ses trois compagnons.Félix Mingat reconnut la nécessité d'arroser qualque peu le couraga de ses camarades.\u2014Trois autres glorias ! mère Cadion,\u2014 comman.da-t-il d\u2019une voix forte.Et il ajouta : \u2014C'est toujours moi que je paye.Les trois glorias furent apportés et tlambèrent et la conversation continua.Oa a compris que les dangers courus par la commune, grâce à Is présence daus la contrée de la Fade Grise, importaient fort peu à Félix Mingat.Mais une chose qui avait mis du cur au ventre, C'étaient les paroles de Reyuette, disant à l'amoureux Victor: \u2014Faut lui faire du bien, lui donner de bonnes choses, et elle nous jettera un bon sort.C'était à cels qu\u2019il voulait parer.Car ce gros gargon se séchait d'une pussion ; insensée pour Reyne«tte.Il rêvait de la jolie fille des Buteaux, il y pensait la nuit tout comme le jour, et le motif de son aversion haineusa pour Victor venait de cette affection repoussée.Ah !Reynatte !.pour posséder Reynette, il était capable de commettre un crime.Naturellement, pnisque le cœur de celle ci était plein de Victor, elle ne pouvait sentir Félix Mingat.Ec l\u2019amour quand il est repoussé se rapproche par bien des côtés de la haine.Il y avait donc des instantxoù Mingat se demandait s\u2019il n\u2019exécrait pas R-ynette plus qu\u2019il ne l\u2019aimait.Et il cherchait alors quel moyen il falait employer pour empecher la fade Crise de venir en aide à Reynette et À Victor, et de protég-r l-urs amours Pour cela, il était indispensable de mettre la créature qui inspirait à toute la contrée une si violente terreur dans l'imposibilité de faire du bien et de nuire C'était bien osé, pour un gare qui ressentait une telle frousse.Mais l'amour donne, nous dit on, de l'esprit aux plus sots, et aussi du courage à ceux qui n\u2019en ont pas.Dans la passionnante ardeur qui le dévorait Félix Mingat ne pouvait-il conquérir la vaillance nécessaire pour tenir tête à la créature diabolique qui lui inspirait, à lui comma À tout le monde dans ces cantons, une si profonde terreur?Certainement il n'aurait pas eu le cœur d'y aller seul.Mais avec d'autres, se sentant les coudes, avec des camarades cela chapgenit la question du tout au tout.Les quatre glorias avaient été absorbés et les yeux flamboyaient, les jambes s'agitaient, les pro pos s'entrecroisaient sans attendre la réponse.Les trois compagnons de Félix étaient arrivés à ce point culminant où il voulait les amener.Une heure plus tard ils ne doutaient plus de rien- Moi si je la tiens\u2014disait Michel en louchant d\u2019une açon affreuse,\u2014 of ie lui croche dedans, je lu tords le cou.Pou à peu ils avaient atteint le maximum de \u2018exaltation.\u2014Eh bien! pour lorsse, \u2014 conclut Mingat, \u2014 voilà qui va bien.Vous n'avez plus peur \u2014Non ! non |\u2014répondirent ils en chœur, \u2014v\u2019excitant l'un l'autre.\u2014 Eh bien ! allons prendre des pelles et de pioches.et je vous dirai mon idée en chemin, Et vous verrez quelle n\u2019est pas mauvaise.ll ne s\u2019agit pas de crocher dedans \u2014 comme disait Michel, \u2014mais de la prendre à distance sans la toucher.Jai trouvé cela moi ! Et Félix Miogat se frappa la poitrine.Las conjurés, avaient la tête en feu.mais ne titubsient nullement.Unes nouvelle promesse de Félix devait les empêcher d4 maaquer au rendez vous.Félix Mingat s'engageait à prendre une bnutcille de cogasc,\u2014lisez un litre, \u2014pour se garder de la froid.~\u2014LEmportez des pelles, des pioclies.Et c'est bien.Je ne vous an demande pas davantage et rendez-vous dans le bois de Rivaude, au poteau des Ecoutures.Fébx Mingat rentra d\u2019un pied leste à la ferme de la Batterie.Ça marchait comme sur des roulettes : nous avous à dessein passé toutes l-s lenteurs de la conversation durant laquelle il avait dû luter contre les appréhentions et les terreurs de ces compa.goons.Mais grâce à sestlota d'éloquence, grâco aussi au bien-heureux alcuol il était parvenu à les vainrre et maintenant, sur les dix heures du soir, on verrait de quoi 1l retournrrait.En un tour de main, i! fit ka besogne, surveilla les provendes et sa disposait à prendre sa part au repas du soir quand il entendit le père Fortier qui donnait un ordre à Victor.\u2014Tu prendras la carriola \u2014lui disait il, \u2014et tu iras chercher un belier à Ménétrél ce soir mème.\u2014Ja nepourr sis pas y aller que demain mon père.\u2014 Non, ce soir.lemain, Guiseard ne sera pas là, il sera parti pour Brétigny.Cest ce soir qu'il faut y aller.Tu as ta pean de bique, et Bichette est ferrée & glace.elle a de bon clous.Le jeune homme eut peine & réprimer un mouvement de mauvaise humeur qui n\u2019échappa point à Félix.\u2014 Bon \u2014 murmura t-il, \u2014je n'ai pas entendu, hicr au soir, mais pour sûr, il a rendez-vous ce soir avec Reynete.Et il moditia aussitôt ses batteries.Non, il ne dinerait pas ce coir là, il n'avait pre faim, it le disait à l\u2019avance à maîtresse Fortier.il ira même se coucher de banne beur.\u2014Tu auras pris froid en allant au bourg, Ini dit la mère Fortier en lui offrant une tas: de bourrache qu'il s'empressa de refuser.Puis il partit armé d\u2019une p'lle rt d\u2019une pioche, sitôt la veillée commencée, re dirigeant vers les Du teaux, là où la veille, avait en lieu le rendez-vous de Victor et de Reynette.\u2026.Félix Mir gat ne s\u2019était pas trompé.Reynette arriva sur les huit heures et demiv son petit panier an bras.Mais elle attendit vainement Victor durant un long moment.Victor, nous le savons, courait à cet instant.tout en mavgréant, sur la route de Ménétrél.Lassée d'attendre elle se dirigea vers le »illon oil In veille au soir elle avait déposé son offrande.Elle tremblait bien fort, elle était seule.Malgré tout elle vonlait offrir le contenu de son panier & la honne Fade.Eile aimait tant Victor, et son désir était que la surnaturelle créature, avec laquelle elle était en rapport, lui jetÂt un bon sort.Elle s\u2019approcha donc du silo et, comme la veille, bitn en vue, sur une feuille da papier, elle étala l'offrande, prêtant l'oreille, tremblant comme la feuille et s\u2019arrétant à tout instant pour voir si la Fade Grise ne se montrait Une fois ses provisions bien en vue, elle se releva et partit précipitament, Mais elle n'eut pas fait cent mètres qu'une ombre se dressa devant elle. LE MUNUb 1LLYSTHE 708 \u2014 mn C'était Félix.Dame ! ils avaient un peu plus encore insisté \u2014 \u2014 d'épais tourbillons d\u2019un gris opaque qui remplirent \u2014Ah ! je vous y prends |\u2014dit-il, en la eaisis- aur l'alcool pour se donner des jambes, des bras et promptement la retraite de la pauvre abandonnée.sant par le bras \u2014Où courez vous à cette heure t Ls psuvra petite Reynette avait laissé échapper un cri de terreur.\u2014Çs ne vous regarde pas, \u2014répliqua-t elle en faisant des efforts pour se dégager, \u2014non, ça ne vous regar le pas, c'est mon affaire.et vous êtes un méchant garnement de m'avoir fait peur .\u2026 \u2014Ah ! je vous fais peur !.moi !.Mais si c'était Victor, ça ne serait pas la même chose.\u2014Non, ça ne serait pas lu même chose.parce que Victor n'essaiera jamais de m'effrayer.\u2014Je te crnis ! Et Félix Mingat se mit trivialement à rire.\u2014Enfin, laissez-moi, c'est tout ce que j'ai à vous dire.\u2014Vous en direz plus long à Victor.\u2014\u2014Ça me regarde.\u2014Parce que vous aimez Victor.\u2014Oui ! j'aime Victor.et je l'aime de tout mon cœur.C'est y ¢a que vous voulez savoir ?Eh bien ! inaintenant, vous l'avez appris.Et À présent, laissez moi.Mingat lâcha effectivement le bras de Iteynette, tuais en ayant le soin de se mettre en travers pour lui barrer la route.\u2014hh bisn ! & mon tour, Reynettte, écoutez moi bien.Jamais vous n'épvuserez Victor.(Va.bord parce que ni son père ni sa mère ne veulent entendre parler de ce maringe.Ensuite parce que je vous aime, moi, Meynette, et que j'étrangleruis plutôt Victor : oui, je le tuerais aujourd'hui même, si je croyais que vous allez devenir sa femme.\u2014 Vous êtes un misérable !.un fou !.et je préviendrai le père et la mère de Victor, tout comme Victor lui-même.\u2014Ils na vous croiront pas, je dirai si bien que «a n'est pus vrai.-Nous verrons.En attendant, laissez moi passer.1] faut que je retourne au plus tôt.\u2014Oai, c\u2019est possible.Mais je n\u2019ai pas d'ex plications à vous donner, \u2014 Ecoutez, Meynette, ouhliez Victor, acceptez- moi pour promis, et vous serez bien heureuse.Je travaillerai comme quatre, pour vous donner tout ce qu\u2019il vous faudra.Et vous serez la maîtresse.\u2014 Après l'eau-de vie, n'est-ce pas, \u2014répliqua méchamment MReynette, car les femmes sont féruces en pareil cas.Mal lui en prit d'avoir prononcé cette dernière parole, car la rage qui couvait dans le cœur de Félix Mingat éclata tout à coup.\u2014Oai, \u2014fit il en la saisissant & bras-le corps, \u2014 oui, vous partirez, mais pas avant de m'avoir embrassé.Reynette se débattait en poussant des cris ; mais, avec sa puissante musculature, Mingat ne l'en ensetrait que d\u2019avantage.Sa tête s'approchait de celle de la jeune fille qui faisait de surhumains eflurts pour se reculer et lui é-happer, lorsque soudain le gara desserra les bras de lui rême en poussant un cri de terreur.Il venait de se sentir, durement appliqué, un coup sur la nuque.Brusquement il se retourna, mais il ge trouva face à face avec la Fade Grise qui, très opportuné ment, avait trouvé À propus de venir en aide à celle qui lui apportait secours.Il faut bien le dire, Reynette n\u2019était guère plus rassurée que Félix, elle aussi elle prit les jambes à son cou sans détourner la tête, tout en se répétant : \u2014Tout de mAme, sans ells, cette canaille de Félix rue faisait paseer un mauvais qnart d'heure ! Miugst courut pendant une centaime de mètres, puis il s'arrêta.\u2014Je suis ty bôte \u2014murmura-t-il en essuyant son front mouillé da sueur.\u2014 Elle m\u2019a frappé.Maia c'est comme qui dirait une personne naturelle.Maintenant, elle m'a fait manquer mon affsire.f Jamais RM ynetts ne voudra de moi.Je n'ose- tai pas tout seul, sûr; mais avec les autres, nous allons voir.Et il se dirigea à travers la brando vers le poteau des FKcoutures, Les trois gars s\u2019y trouvaient au coup de dix heures sonnant.du cœur.Ils étaient ce que l\u2019on appelle raides, mais ils re tenaient encore et possédaient ausez de forue et de raison pour faire du mal.Dans la lutte qu'il avait eue à soutenir avec la Petite-Mai, aussi bien qu\u2019avec Reynette, le litre d'alconl dont il s'était muni, selon es promesse, n\u2019avait pas eu à souffrir.Les quatre garnements burent encore une assez forte lampée dont certainement ils n'avaient nul besoin, puis ila se mirent en route, s'enfunçant dans les bois de Rivaude.Revenons à Fleur de-Mai.Sa bonne rature, son droit petit cœur, n\u2019avaient pu demeurer indiflérents à l'attaque dont'Reynette avait failli être lu victime.Reynette lui fait du bien, Reynette lui avait apporté à manger, alors qu\u2019elle mourait de faim, Etle devait prendre sur elleet venir à l\u2019aide de Rey- nette.C'est ce qu'elle avait fait; sans pouvoir analyser le sentiment qui s'agitait en elle, elle ressentait una \u2018satisfaction intime.Voyant Félix Mingat s'enfuir, elle avait ri !.Oui.elle avait éclaté de rire !.\u2026.Elle qui éprouvait de tout le monde une peur farouche, «la pouvait donc inspirer de la crainte à quelqu'un !.Elle s'était wise à manger tranquillement les provisions apportées par It-ynette, puis elle s\u2019enfonça dans lea bois de llivaude, et gagna le roncier, dans lequel elle pénétra en grinipant sur son chêne, comma déjà nous l'avons expliqué.Une fois-là, el'e pénétra dans son terrier, et rassassiée, tranquille avec cette quiétude de l'oiseau à qui Dieu donne la pitance, elle s'endormit doucement sur son lit de fougères.La nuit devait être avancée quand elle se réveilla, Une inquiétude veuait de s'emparer d'elle.Non ! elle ne se trompait pas, on marchait au- dessus de sa tête Qui donc avait réussi à pénétrer dans le roncier Î Des loups encore 1 Non, le pas des loups eût été plus léger.Qui donc ?.Des êtres humains.Elle prêta l'oreille.On marchait doucement, avec précaution.Puis tout retomba dans le silence.Pas pour longtemps, hélas !.A l'un des orifices du terrier, un être humain faisait quelque chose.Quoit.Allait on creuser le terrier pour s'emparer d'elle ?Les dents lui claquaient.Flle était en proie à une terreur fol'e.Qui donc avait découvert sa retraite ?.,.Mais non, elle n'entendait aucun coup de pioche.Per-onne ne cherchait à creuser.Alors, pourquoi demeurait un au dessus d'elle \u2018 Un léger craquement se fit entendre.Puis un pétillement ! [e feu venait d'étre mis à une brassée de bruyères humides.Accroupie au fond de son accul, la Petite-Mai écoutait l'oreille tendue.La bruyère mouillée par des flocons de neige glacée et de givre ne prenait pas tout d'abord.Elle grésilinit, puis s'éteignait.Un jurement étouffé.ét l'opération recommença.Cette fois, en dessous, l'individu qui voulait mettre le feu, avait fini par trouver de la bruyère tèche, Un pétillement se fit de nouveau entrendre, une brassée do brindiiles fut enfoncée à tour de bras dans le premier conduit du terrier, et une pre mière boufl*e de fumée âcre et chaude arriva jusqu\u2019à la Petite Mai.Pauvre créature ! Les misérables qui lui en voulaient l\u2019enfumaient comme un blaireau, comme un renard ! A ce premier feu, on ajoutait de la bruyère trenpée.Peu importait désormais, maintenant que le feu était allumé.De la bruyère humide s'échappaient Elle se réfugia au plus profond de #3 grotte.La fumée | y poursuivit encore.Il était impossible de demeurer plus longtemps sous terre, elle allait être asphyxiée.La Petite-Mai portait les mains à sa gorge.Sa tête oscillait d'une épaule à l'autre, tandis que dans ses yeux roulait comme une expression de folie.Non ! elle étouffait ?.elle étranglait I.Alors elle amasea toutes ses forces.elle réunit tout ce qu'il lui restait de viguear.et elle se coula dans le conduit opposé à celui par lequel venait la fumée.Une fois à l\u2019air, elle aspira avec délices une boutfée d'air frais.Elle écoutait, nul bruit ne frappait son oreille.Mais la fumée la poursuivait encore, s'attachant à tout son être.Une quinte suffocante de toux s'était emparée d'elle.Alors, tête baissée, les coudes au corps, elle bondit en avant, fronçant droit, pareille À un faune.À suivre J.N.LAPRES PHOTOFRA.TE 208, RUE SAINT-DENIS, MONTREAL Ci-devant de la maison W.Notman & Fils.\u2014Portraite de tous genres, et le nouveau procédé imitant la gravure sur acier Des maux de tête cherchent en vain un soulagement jusqu'à ce qu'ils aient commencé à fuire usage \u2018le la Salsepareille d'Ayer.Alors ils regrettent les années de souffrances, qu'ils auraient pu éviter, s'ils avaient essayé ce remède plus tôt, Le mal étiit constitutionnel, non local; et jusqu'à ce que la Salsepareille d'Ayer «ût effectué son travail, comme Altératif et Épurateur de Sang, ils étaient condimnés à souffrir.La femme de Samuel Paye, 21 Austin st, Lowell, Miss, était depuis long- teinps, sujette à d'horribles maux de tête, résultat de désordres de l'estomac et du foie.Une guérison radivale à été accomplice par la Salsepareille d\u2019Ayer.Frank Roberts, 727 Washington st., Boston, dit qu\u2019il avait autrefois de terribles maux de tête et que jusqu\u2019à ce qu'il prit de la Sulsepareille d'Ayer, il n'avait Jamais trouvé aucune médecine qui pût lui donner un Soulagement Permanent.\u201cJe soulfriis de maux de tête, d'indigestion, de fuublesses, et étais à peine capable de me traîner daus la maison,\u201d \u2018écrit Mnie.M.M.Lewis, do A at, Lowell, Mass\u201d * La Salsepa- reîlle d'Ayer à accompli un merveilleux chanzement dans won cas, Je Me sens maintenant aussi bicu portaute et aussi forte que jamais,\u201d Jonas Garman, Esq., de Lykins, Pa., écrit: * Chaque Printemps, pendant des années, jai soutfert d'une manière affreuse de maux de téle, causés par l'impureté du sanxet de la bile.I tue setuiblait pendant des jours et dus semaines que ma tête allait se fendre.Rien ne me sonlazes jusqu'à ce que je prisse de la Sulsepareille d'aver, Cette Médecine m'a guéri complétement,\u201d Quand Mme.Genevra Belanger, du Nu.24 Bridie st, Springfield, Mass., commença à prendre de la Salsepareille d\u2019Ayer, elle avait soutfert depuis nome.bre d'années d'une affection grave des reins.Claque Printemps, aussi, ello étuit atflisée de maux de tête, de Ia perte d'appétit et d'iudizestion, Une de sez ailes la persuadia de faire usage de le Salseparcille d'Ayer, laquelle Jui profits merveilleusement, Su santé est maintenant parfaite, Les Martyrs des tnaux de têto devraient essayer | Ayer\u2019s Sarsaparilla.Préparée par le Dr.J.C.Aver & Co., Lowell, Mao, États-Unis.Prix $1, six tacons, $5.Valant $5 le flacon. 704 er UN VOYAGEUR QUI SE RÉJOUIT Summerside, I.P E., 10 octobre 1888 : #4 Ayant employé I'Hui e de Saiut-Jacob pour une foulure grave du genou, je puis attester ses propriétés curatives apéciales, attendu qu- moins d'une bouteille & complètement guéri la fou'ure.\u201d George Giregg, voysgeur de la maison J.C.Ayer & Cie.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 DECOUVERTE DU QUINQUINA Ce médirament, le plus précieux de tous ceux qui pnasè- dent l'art de guérir.est une des grandes conquêtes faites par l\u2019homme sur l'empire vé- goal.Quelle à été l\u2019origine de ce médicament ?Si l'on en croit une tradition qui tient un pen de la lé-endre, les propriétes fsbri- fuges du Quinquina aursiant été connues très anciennement des Pér-viens, ani an- raient anigneus-m- nt caché ce secret à leurs oppresseurs.Mais, ajoute t-on, un corré.gidor de Loxaanrait reçu d\u2019une indigène la révélation de ses précieunen propriétés, et il e\u2019-n serait nervi pour guérir (en 16 19) la comtesse d'El Cinzhon.famme du vice roi du Pérou.d\u2019une fièvre intermitten'e grave, Louie XIV ayant été guéri de la fièvre par un spécifique, en acheta la racette À un Anglais nommé Talbot.Or, ce précieux remède cr remèda incomparable, c'était\u2026 une liqueur au quinquina, À partir de «ette époque on s'empressa d'adopter ce remède, et le triomphe du Quinquina fut assuré.M, le Minceur Fd.Morin fat honoré d\u2019un prix d\u2019 neouragement d'une sauperne médaille et obtint ensuite plusieurs di- plomea pour aa préparation ai bien connue, La Vin an Quinguina da Dr Ed.Morin, bois nn hygiénique d\u2019un goût agréshle, employée comma tonique stimulant, fortifiant et reonnstituant La Vin au vuinquins du Pr Ed Morin, pris avant le repas ouvre l\u2019appértit.après le repas il favorise le digestion, il dissipe les maux da tâte ; il combat le faiblense d\u2019es- tamse, la Chlarnse.Anémie, Maladi-s de lengueur, Epuisement et lea Convales- cencan lenten.Sa réputation et sa popula.ritd le dispensant de tout éloga : il suffit de constater que leur rénnirn conatitne un médicamment d'une certitnde ahsn\u2019ua.Pour le oroe n'aclreater chez MM.F.T+fort & Cie 33% rue Saint-Paul et Lyman, Knox & Cie, 374 rue Saint Paul.: \u2014\u2014\u2014 \u2014Alfred est assis près de la jeune fille et lui demande timidement d'être na femme.Fille se trouble et devient toute pensive.Certes, elle le voulait bien ; elle l\u2019aimait de toute son âme.Elle aurait ac espté et en aurait été très heureuse, certaine d'avance qu\u2019Alfred ferait un excellent mari.Fraucs et honnêtes tous deux, ils avaient appris à se connaître dès l\u2019âge le plus tendre, Mais une maladie inconnue à la jeune fille ls troublait depuis quelques mois.Elle lut an jour chez une amie un petit livre qui traitait den maladies inhé- rantes à ln femme et de suite elle comprir es qu'elle avait.C'était la maladie qu\u2019 affecte les trois quart et demi des femmes Sansa retarder elle se procura le remède infaillible pour ces maladies là, le \u201c\u201c Réguls- tenr de la Nanté de la femme \" et nn * Fermale Pourous Plaster * du Dr Lari vièra.at denx mais aprèn alle était quérie et était l'épouse heureuse de l'heureus Alfred.Dépôt de ces remèdes à Montréal ches : Dr J.Leduc Picault et Contant Lavinlette et Nelson, Dr F.Demers, Fvana et Flu, où tous les marchands peuvent s le procurer.Anasi à vend © partout aux Etats-Dnis.Pour toutes informations dori ves au propriétaire, [ir J Larivière, Man chaatar L171: DE LA PROVINGE DE QUEBEC.AVIS J'attire l'attention des personnes qui m'\u2019écrivent au sujet de la LoTERIE DE Co- LONISATION, sur le fait que je ma suis retiré de ortte loteria il v à près d'une année Je anis Ia gérant da ls OUKRIE DE LA PROVINCE DK QUEBE\u2018*.at je n'ai rien à faire avec la LOTERIE DE COLONISATION, 8.E.LEFEBVRE.Montréal, avril 1891.LE MONRDS SHAE hs EMEDE CONTRE LA DOULEUR GUERIT: RHUMATISME NEVRALGIE.SCIATIQUE LUMBAGO.DoutEuR Dorsate.Tic DouLourEux MAL ne TÊTE .MALoeDENTS MAUX ne GORGE ENROUEMENT.ENGELURES, ENTORSES, FOULURES.CONTUSIONS.BRÂLIRES ETC.En vente chez tous les pharmaciens, et marchands généraux, Prix, 50 ets, la bouteille, Euvogé par ls maîle sur réception du prix.THE CHARLES A.VOGELER CO., Baltimore.Md.Dépôt pour le Canada à Toronta, Ont.Voitures d'Enfants ! EN JONC, BAMBOU, etc, deruis 86.50 à $30.\u201450 differents modèles Aus-i le plus g-and choix de MEUBLYS de la Puisssnce, Escompte special accuf lé aux acheteurs hors Moutréal.RENAUD, KING & PATERSON Meubles et Literies 652, RUR CRAIG, MONTREAL MUSIQUE NOUVELLE Dolores, valse, \\Waldteufel, 200 ; Cir- cussienne, valse, G.Marcailhou, Heroine, valse, W.H.Ashley, 26c : l'a, caprice marurka, Pyllemann, 20c ; Mariv- nette, polka, F Behr, 20c ; Jolis oiseaux votte, Kd.Holst, 20c ; Race Course, ga- op, C.-D.Blake, 20c ; Marche Fantas tique, A.Latour, 15¢ ; Grande marche Lohengrin, R.Wagner, 20c; Chautauqua lake, valse, W.Baker, 10c : Wild rose, valse, C.Schubeit, 10c ; Dream of love.cêverie à la mazurka, K, Mack, 10c ; La h infernal, quadrille, Boliman, 10e : Raquet, galop, Miss F.-H.Simmons, I0e ; General , grande marche, C.Young, 10e Expédiés franco la poste sur réception du prix qu P 11c.pour les morceaux de 10c.J.G.Yon, 1898 rue Sainte-Chatherine.: î 1 11lust .Saint-Nicolas, Lens ot files, paraissant le eudi de chaque semaine.Les abonnements partont du ler décembre et du ler juin.Paris at départements, un an: 18 fr ; six mois : 16 tr ; Union tale, un an 20 : fr, ; six mols 19 france.B'adresser à la librairie Ch, Dola grave, 14, rue Souffot, Paris (France) A 1LLUBTAS - MAISONS RLOOMMANDKES INEW-YORK! Hotel Lantelme unare.\u2014Maison Francaise de 1ére Unton Dee Prix modérés RIMOUSKI Hôtel St-Laurent, A St-Laurent & Cie Pro Magasin du Louvre, Cors & Faeur Importatenrs de Marchandises d'Etapes et de 7 Fantaisie, 27, rue Saint-Jean TROIS-RIVIERES N.B.MORISARTTR, 148.rue Notre-Dame Tapis, Merinos à Soutane, ete HOTEL DUFRESNE JosrPR DUBRESNE Propriétaire SOREL WOTEL BRUNSWICK.MONTREAL RESTAURANT OCCIDENTAL 111, rue Vitré, Montréal GREORGVYR CH *RTRAND 1634, Vo po.Nama Repat\"à tont-n ha re \u2014 Vins.l'queurs, el- ; gars de choix, e'c., et~, OTEL JACQUES-CARTIER 23.25.37.PLACE JACQUBS-CARTIER Hotel aanadlon-francais aitud dans la par tie la plus centrale de la ville.Excellente cui- aîné.consommation de premier choix, Arran- ementa pour familles.Prix modérée, J.P.MARTEI.Prop.Montréal ROY & L.Z.GAUTHIER, ° Architectes et évaluateurs ont transporté leur bureau au numéro 180 \u2014 RUE SAINT - JAOQUES \u2014 180 Edifice de 1a Banque d'Epargne Vicror Roy La Z.GAUTHIER Klevateur fo plancher Chambre 8 et à ECOLE De dessin et de peinture Cours d'aprés nature et d'après l'antique Leçons prive \u2018s données à l'atelier ou à domi- oîle C du soir trois fois par semaine, E.LEFKUNTIN, Artiste-peintre.No 62, rue St-Jacques, Montréal ST HARTSHORNS» - JE \u2014\u2014 £)) SELF-ACTING Beware of Imitationss NOTICE AUTOGRA PH ard AND GAT THE GENUINE J.Wish, Prep Insist upon having the HARTSHORN.SOLO BY ALL DEALERS.Factory, T \u201cnnto, Ont Ne |.And ELECTRIC SUSPENSORY APPLIANCES are Sent on 90 Days Trial TO MEN ng or old) sue: with NERV EBTLIEY, TOE OF STRATE fACK OF RERVE ORCE AND VIGOR, WANTING WEAKNESSES, ail those discasrs of à PERSONAL NATURE result fug from ABUSES and OTHER CAUSES, Quick and Complste Restoration to HEALTH, VIGOR and MANHOOD.Also for RiRUMATix 4, AJi Kinvky Trot nLEs and many other diwases.The BRST ELECTRIC APPLY ANCES OX TIL vent in PLAUS SBALMD FR.Address © VOLTAIC BELT CO., Marshall, Mich.Colonne (Carsley Tabliers! Tabliers Tebliers de nonrrices Tab iera de servantes Tabliers de cuiriaières Tahli-rs d'enfants Tabliers de dames Bavettes ! Bavettes ! Ravettes honeycomb Bavettes étoffe Terry Bavettes ji guées à la machine Bavettes piquées à la m+in Bavettes piquées en soie Tabliers d\u2019Enfants ! Tahliers en mousseline Tabliets en lawn Tab icra en Hatiste Vabliers Holland 8, CARSLEY, Rue Notre-Dame Blouses de Dames ! Blovsrs en coton pour dames Blouses en lawn pour dames B ouses en fl welle pour dames B ou-es en flanellerte pour dames Blouses en veilirg pour dau.es.Le vins grand assortiment de blouses de lames au Causda.Blouses de jeunes Filles ! B'ouses en flanelle pour jeurien filles Rlouses en fl anellette pour jeut es filles B'oues eu lawo pour jeunes filles Blouses en cacheu.ire pour jeunes filles Toutes les grandeurs de blouses pour jeunes files cn mage: ia, 8.CARSLEY, Rue Notre-Dame BONNETS! BONNETS! Bonnets de servantes Bur-n-ts te «demoiselles de compagnie Bonnets de cuirisières Bonnets pou: taire le ménage Bonnets «te bonnes Bonnets en dent lle Boni ete de veuves Bonne ta de nuit, Nous gardons toutes sortes de bonnrts t + tous len prix.; C'est le seul département de la sorte qui suit complet au Canada.8.CAKSLEY Rue Notre-Dame NOUVEAUX SATEÉENS ! Nouveaux aateens de meubles, les plus \u201ceaux que nous aynns jawsis exjovs en ents, (Grande variété.Prix les plus bas po: sible.8.CARSLEY.Rue Notre-Dame FIL DE CLAPPERTON 81 VOUS VOULRS Un fil qui ne s'effile pas, Qui coudra aveo douceur, Un fil pour coudre à la main ou à is me- ine, Un fil qui vous sera agréable, DEMANDRE LE FIL DE CLAPPERTON 8.CARSLEY aL EL, WE, SW, STV, LEUR, IVR.SR MAR TERENEEDAS e-em -\u2014 Sogcirique AuTIASTHMATIQUE du Dr NEY Pour le soulagement \\ la guérison de Asthme, de Bronchite, du Catarrhe, du Croup, ete.© expérience de nombre d'unnhes chez Poule de Poe, le SPÉCIFIQUE DU Du NEY cstofirt au publicen twuto contance, Lee mérites de cetie excellente préparation sunt att-stée par de NUMBHEUX TkMOIGNAGES.Faute d'espaon, Hous ne donnous que quelques extraite de deux de ces attestations 1.a kev.peur A.Boirs, de 1'Hopital Général de 5t-Bomface, Manitoba, ait: CI Quant à l'effet de votre Spécifique An- ttasthmatique.js crois qu'il pau ce gud promet.8 ane guerit jus toujours, §.souluge in: aitibtement > fe oi, 8 juin 1887.SŒœUR A, Bois.1s De G.Desrosiers écrit, 16 nov.1800 ¢ wat fait werge dn SPÉCIFIQUE ANTI- ASTHMATIQUE DU br NE V dans plu meurs cus d'asthme avec trésdboinauer +.Jui où uncus particulièrement grave dans la per- aoune d'uavieistard de T2 ans.usthmatique in- © teré depreis 12a hans.Cet homme etat et tement mul, qu'il crargnait fa nuit.Je Lui fia navirer ta fumée du SPECciPIQUEAN- TJASTHMATIQUE DU by NE Y.ctauss tot tu reapivation » eprit son cours réqulier.Hyun de ccla plusieurs semaines ef, d'aprèsce que j'en suis, sa au nténête ervellente depuiscette \u201cpique, Je wué donc gia me louer de l\u2019usuge dde cette excellente preparation.st Peliz de Valois, ¢.DESROSIERS, M.D.D v, » Ve 08 a 05° Vendu par tous les pharmaciens en buttes de Bucts ct dr Bi.10.Jr Franco parlamalleaur réc-ption du prix SEUL PROPRIÉTAIRE L.ROBITAILLE, Pharmaciar JOLIETTE, P.@.LAURENT, LAFORGE & BOURDEAL MAISON FONDEE EN 1860] Seuls Importateurs des Célèbres Pianos HARDMAN, de N.Y., et MANHALL & WENDELL, de N.Y.Ont aussi constamment un grand \u201cchoix de PILANUS et ORJUES fabriqués en Cu- nada.Catalogues expédiss sur demande.\u2018A: coda et réparations faits a ordre.1 Une visite est soilicitée aux salles 1637, RUE NOTRE-DAME Téléphone 1297 A HURTEAU & FRERES MARCHANDS DE BOIS DE SCLAGE 28, rue BSanguinet, Montréal Coin de orenoster T'élérirone 10t Bassin Wellington, en face des Bureaux du Grand-Trone Téléphone 140 J.ALCIDE CHAUSSE ARCHITECTS B0TO0 MESUREUR ET EVALUATEUR |X No 1541, Ste-Catherine, Montréal Téléphone Bell : Gy30 x\" Spécialité : Résidences privées Eu vente chez tous les pharmaciens, 50 cts le Flacon.UF MONDE LLLUSTK ! or rer ee UN BIENFAIT SANTE ET Las Pouvaes ORIENTVLES sont l'heureuse Association des médicaments les plus actifs pour donner à la femme ce développement et cette fermeté des formes de ls poi trine qui constituent la véritable beauté, et pour guérir radicalement la Dyspepsie, la C ption, l'Anémie, les Faiblesses d\u2019es- tomsc, les Pâles couleurs, les Flueura blanches, etc, en un mot tous ces états de Langueur, d'Amaigrissements et d\u2019Epuisement nerveux, auxquels les tempéramments sont, de nos jours, trop fatalem~ nt prédisposés.Les Poupres ORIENTALES donnent au corps la santé et la beanté en fortifiant le système, en développant les musclos et en refsisant le squelette.C'est le rénovateur souverain, C'est le remède de tous, mais c'est surtout le grand remèle de la femme et de l\u2019enfant.El favorise la formation des jeunes, guérit et exempte la femme des maladies inhérentes à son sexe, et per son emploi régulier, les enfanta grandissent beaux et forts.Lase POULRES ORIENTALES sont employées lans le none aristocratique de toute l'Europe, et principalement chez les peuples l'Orient, où les femmes se distinguent par POUR LE BEAU SEXE POITRINE PARFAITE POUDRES ORIENTALES Les seules qui assurent en trois mois & sams DEVELOPPEMENT Fermeté des Formes de la Poitrine leur santé ot leur grande beauté des formes.DEPOT GENERAL POUR MONTREAL Le A.Bernard, pharmacien, LES AMERS INDIGENCS: Le plus éconoviique en même temps que le pius eficacetonigue stgma- chique et digest J.Los AMERS INDIGENES doh vot leur popu- lari.e aux plis emportantes qu iiites que pout avoir une préparation médicinale ; une effieacite toujours certaine, l'absence de tout principe dangereux, et la modicité du pr x.Le- AMERS INDIGENES sont une combiuni- gon prépurée dans des proportions rigoureuses, d\u2019un grand nombre de racines et d'écorees les plus précieuses par leurs vertus médicinales, touiques, stomachiques, digestives et carminatives, Les Marx BRETRTE, ETOURDISSEMENT, Nat SEES, Mar risk GÉNÉRAL, sont lo plus souvent Ja suite de dérnngenient do l'estomac, et dans ce cas, tes AMERSENDIGENES ne manquent jamais d'ip- porter ut soulagement prompt.ot le plus souvent, une guérison certaine.Les AMERS INDIGENES «eu vendent en détail dans toutes les bonnes pharmacies de la Puissance, en boîtes de 25 c1+.seulement, coute- nant ee qu'il faut pour 3 vu 4 bouteilles de 3 'S.LACHANCE, 1538 ET 1540 RUE STE-CATHF RIVE.MONTREA! PAR LES nuire à la santé LL RE LA CHEZ LA FEMME BEAUTE ! Voici ce qu\u2019en dit le principal journal de mé lecine de Paris : Lux POUDRES MERVEILLEURES, ce grand remède Orientaux, découvert par eux il « près d\u2019un siècle, et qu\u2019un entreprenant chi- wiste parisien à tout récemment introduit ici sous le nom de POUDRES ORIEN TALES, ont atteint une vogue extraordinaire dans le monde aristocratique.Les médecins les plus à la mode parlent hautement «des propriétés étonnantes de ces poudrest\u201d.Les Pounkzs ORIENTATES son brevetédes ar les deux continents, et les principaux aboratoires sont & Paris, Londres et New- York.Pour éviter les contrefaçons, exigez sur chaque boîte la signature de la Cie des Poudres Orientales.UNE BOITRE, avec notice.$1.00 SIX BOITRES, avec notices.Si vous ne trouvez pas les PoupRES Or- ENTALKS chez votre pharmacien, el es vous seront expédiées franc de port et bien empaquetées sur réception du prix, adressé à L'Agence des Poudres Orientales ROITE-POSTE 606, MONTREAL 1882, rue Sainte-Catherine DIXIEME TIRAGE MENSUEL, LE 8 AVRIL 1891 3134 LOTS VALANT.$53,740 GROS LOT VALANT.$15,000 Le Billet:$1 « - - 11 Billets pour $10 4% Demandes lea circulaires sy 8, KR.LEFKBVREK, Gérant 81, rue St-Jacques, Montréal, Canad» CASTOR FLUID On devrait se servir pour les cheveux d: otte préparation délicieuse et rafratohir sante.Elle entretient le scalpe on bonne sante ampêche les ux mortes et excite la pousse Excellent article de tollette pourl a cheve lure.Indispensable pour les familles.25 ot» ia bonteille HENRY R, GRAY, Chimiste pharmacien, 199 rue Bt-Lasurent Attraction sans precedent Plus d'un million distribué GOMPABIIE de la LOTTEMIE de L'ETAT de ta LOUISIANE Innorporée par la Legislature pour los ing d'éducation et de charité, ot ses franchises Léclaréos, être parties de la présente Constitution del Ktat en 1879, par un vote populaire rasan Laquelle expire le Ier Janvier 1906 Les Grands Tirages Extraocrdinaires ont lien semi-annuellement (Juin et Décembre) et len Grands Tirages Simples ont lien mensuellement, les dix autres mois de l'année.Ces tirages ont lieu en publi >, à l'A cadé- mie de Musique, Nunvelle-Orléans, Le.** Nous certifions par les présentes que nous surveillons les arrangements faits pour les tirages mensuels et_semi-annuels de la Cor pagnie de Lotterie de l'Ktat de la Lousiane.que nous gérons et contrôlons psrannnel'e ment len tirages nous-mêmes et que tout est conduit avec honnêteté, franchise et bonne foi ponr tous les intéressés : nous autorisons la Compagnie à se servir de ce certificat, avec dos fac-simile de nos signaturesattachés dans JT eb Commissaires Nous, les soussignés, Banques et Banquiers alerons tous les prix aux Loteries de 'Ktat de le Louisiane qui seront présentés à nos caisse .R.M.Walmsley,Prés.Louisiana National Bk Pierre Lanaux,Prés.State National Bk A.Baldwin, Prés.New Orleans National BR Carl Kohn, Prée Union National BK Grand Tirage Mensue.L'ACADEMIB DB MUSIQUE, NOUVELLS ORLEANS, MARDI, 16 AVRIL 1891 PRIX CAPITAL - - .$300,000 100,000 BILLETS DANS LA ROUE LISTE DES PMIX 1 PRIX DK $300,000 est 1 PRIX DE 100,000 est.1 PRIX DK 1 PRIX DE 2 PRIX DE 5 PRIX DK 25PHIX DK 100 PRIX DE 100PRIX DK 500 PRIX DK PRIX APPROXIMATIFS 100 PRIX DE ($500 sont.\u2026\u2026\u2026 60, 100 PRIX DE 300 sont.30,00 100 PRIX DE 300 sont, 20,000 PRIX TERMINAUX 999 PRIX DE $100 sont.\u2026.\u2026.\u2026.99,900 499 PRIX DK $100 sont.» 90,900 1,134 prix se montanta.$1,054,800 PRIX DES BILLETS : Biilets comulets, $20 ; Demis, $10; Quarts, Dixièmes $2 ; Vinytièmes $1.0 Prix des clube, 55 billets d'une $1 pour $50 l'aux spéciaux puur les agents.Agents demandés partout IMPORTA NT.-Envoyez tout argent par l'Express à nos frais pour tout envoi de pas moins de cinq piastres, pour lesquelles nous paierons tous les frais.et nous payons tous ler frais d'Kxpress eur IFILLETS et LISTES LES PRIX euvoyés à nos correspondants.Adresse : PAUL CONRAD.NOUVELLE-ORLEANS, La Donnez l'adresse compléte et faites la signature lisible tdernié tad , Le congrès ayant dernièrement adopté une loi rohibant l'emploi de la malle à TOUTES les Loteries, nous nous servons des Compagnies d'Express pour repondre à nos correspon- dantr et pour envoyer los listes de prix, due qu'à ce que les tribuneaux aient décidé la uestion du NOS DROITS COMME INSTI.FUTION DE L'ETAT, Les autorites postales, cependant, continueront à délivrer toutes les lettres ORDI- NAÎIRKS adressées à Paul Conrad, mais non les lettren, CHARGEKS à lui adressées, N'oublies pas que la charte actuelle de la Loterie de l'Étai de la Louisiane qui forme partie de 1a constitution de 1 Ktat de la Louisiane et quia été déclarée par la Cour Su.rome des E.U, un contrat avec I'Kiat de a Louisiane et une partie de la \u2018onstitution de cot at n'expire que le premier jan.or ° La législature del'Ktat de la Louisiane, qui s'est ajournée le 10 de juillet cette année, à ordonné Juan amendement à la constitution de l'Etat soit soumise au peuple.à une élection qui aura lieu en 1892, amendement destiné à prolonger la charte de la Compagnie de la Loterie de l'Etat de 1a Leni.ciane jusqu'en l'année mil nonf cent dis aout. JohnMurphy & Cie Printemps 1891 | TOUJOURS DE L'AVANT ! Toujours filèles à notre devise.TOUJOURS DE L'AVANT !\u2014notre importation de ce printemps commanders, comms par le passé, le commerce des modes élégantes et de goût.+ Déjà an pablio sppréciateur s'est rendu à nos magasins, et si l'on doit en juger par le résultat de nos ventes, le verdict est des plus favorables.* Cette semaine nous offrons sanécialement à nos pratiqnes et eu publi: fashionable les îns hantes nouveautés dans les marchan- ises suivantes : Nettes (all over net«) pour couvrir les robes, 1} verge de largeur, en soie, en mohair, eto.Prir, 500 à verge à $4 * Nettes pour la figure, tous les styles et tous les prix.Frankes noires, argent, ote, dans toutes les largeurs et dans tous les prix.Fichus en dentel'e de noie, un variété immense à des prix très bas, Oullets MRDICIS eu brail, importation directe : les prix toujours ba VOILES DE PREMIERE COMMUNION ! La seule place & Montréal pour se proen- rer un Voi'e de Première Communion riche et de goût est saus contredit chez JOHN MURPHY & CIE Goin des rues Notre-Dame et St-Pierre Au comptant et à un seul prix Bell Tel.21938 Federal Tel.58 Etablie en 1870 Nous avons le plaieir d'an noncer que nous AVON: tonfours an magrain lesar ticles auivanta : Lee triples extraits culinaires conoen trés de JoNA8 Hnile de Castor en houtelflea de ton tes grandeura.Moutarde Française, Glvoerina Col le fortes.Huile d'Olive er demi-pinten, pintes et pota Huile de Foie de Morue.Henri Jonas & Où 10, rue de Bresoles Montréal LORSQUE VOUS VOYAGEZ Demandez vos hillets cette ligne popu laire.Elle traverse toutes Les Villes et Villages Amportants dana les feux Provinoes.ar PP'RT HURON, DETRO'T.CHI- GAGO et autres villes dan- les Ktate de Loue ollie offre dus avantages uniques : LA SEULE COMPAGNIE CANADIENNE sous le controle d'une seule edministration.Dannant correspondances tes pour tour chemins de fer américains.Seule route donnant des avantages pour Biddeford, Manchester, Nashua Boston, Fall River, New-York Et toutes villes et villages importants dans la Nouvelle- Angleterre.Pour plus ainples informations, adresses vous à la gare du Grand-Trone.à Montréal Oû à notre raprésantant Th ROADS ibu SES» \u2014\u2014_ GRANDE REOUVERTURE DB L'ancien Magasin L A.BEAUVAIS 2048, rue Notre-Dame.orèe du Oarré Ohaboilles Avec an assortiment complet de TWEEDS, SERGES, HARDES FAITES, CHAPEAUX, MERINOS, ete, sto.Le tout devant être vendu à 50 dans ls pinatre faire place à notre importation du printemps.Venes voir nos prix et vous eile vainous de nos avances.DUPUIS LANOIX & CIE Marchands-Tailleure, 2048, rue Notre-Dame, près du Carré Chabeilles | \u2014 \u2014 0 14533 Johnston's Fluid Beet Le soutien des infirmes et des personnes Agées, Il pomèe des propriétés foriifiantes et étonnantes Nouveautés du Printemps || AVE IMPORTATEUR des célèbres Chepoaux Marsland & Co., Christy & Co., Wootrow, 8 .tton & Torkioson, Lincoln & Bennett, etc\u201497, RUE ST-LAURENT LA SURDITÉ | GUERI CHEZ 801 PISO'S CURE FOR e Meilleur Remede pour la toux Fn vonta dana tontea les Pharmacien CONSUMPTION Un opuscu'e en Français décrivant la manière de se grérir soi-même et sans secnurs etranger do la surdité et de bruits d'oreilles.; te Rév.D H W, Harlo k.da Presbytére ecrit : \u2018* Faites tout au monde pour employer ce moyen dont la valeur est de premier ordre \u2018et qui m'a rendu le service le plus signal .\u201d Franco 10 centins.\u2014M, Raymond & Cie., édi- taure, 46.rne das Martyrs Paris (France).EF Abonnes - vous au MONDE ILLUSTRE, ls plus complet et le meilleur marché des \u2018ournaux du Canada GY LA COMPAGNIE D'ASSURANCE < WESTERN\u201d CONTRE LE FEU ET AUR LA MARINE \u2018année 1800.02000su0eresencne ro cenctenveu 41110 00n000 cesserecs $2,001,982 37 Seerites poar Joo ABBUFÉO.L.220000000000 cm0 can 00 sec rene 00 seance n 00 SO 10 MI O0L00 0 1,916,186 20 BUREAU À MONTREAL, 19 RUE ST-JACQUES THUR J.KL ROUTE & AT at 4 département français.Lavats généraux, Nous donnons des reçus et des polices écrites en français.Institutions religieuses et pre- priétés de campagne assurées à de très bas taux.[RU NEO LIU EE eu 4 TUCKER Nan 0 SCE 2 Pen SBOP BOTANIQUE DE 3 WOH ou GARMTI OE & BAUME DES MONTAGNES VERTES o¢ GEOTUCKER, V9 vi E NOUBLIEZ PASDE INTE Ens VIEAVOSPETITS DEMANDER LES ENFANTS em PETITES PILULES [38° NT ES wy\" DEWANDANT TOUJOURSE POMMESoe MAI À VOTRE PHARMACIEN ne LA MONTAGNE VERTE Lada TTA I3 hs Les BonBoNs DE DC nes TUC CHOCOLAT wots Ss Pua : DES NONTAGNES DYSPEPSIE.VERTES DE ZUIHA ceo CONSTIPATIONEr le die CRTUCKER 12 piLuLesuoose HEI] lhe LxmAan, Firs & Cx 29,RY PHARMACIE EN GROS, NFACE- RUE ST-PAUL MONTREAL.CHAMP oc MARS K RAIG [ALY Ix PONT CHFZ ACIFIQUE CANADIEN Autour du Monde Exoursions autour da Globe \u201c* L'EMPPESS OF JAPAN \"\u201d partira de Li.vernool pour Hong Kong vers le V1 avril 184], A Hong Kong {I prendra sa place dans la ligne trans-Pacifique, vour laquelle fl a été construit, faisant voile par vole de Yokohama à Vancouvert, le terminus du chemin de fer canadien du Pacifique, Dans son voyage a Vanoouvert, i] fers ee cale à Gibraltar, Naples, Port \"aid, Bues, Colombo, Penang.t£hangporn, Hong Kong, shangal, Nagasaki, Kobe et Yoko! 8 res tant une jouraée & chacun des porte ci-dessus nommés, et un temps suffisant à Port Saïd ur que les passagers puissent visiter le \u2018aire et les Pyramides.Pour ce qui a rapport à ce voyage, des billots * Autour du Monde \u201d seront délivrés, y compris 1e choix dr» lignes de vapeurs voyageant par l'Atlantique, ainsi qu'en voyage r voir ferrée sur le Pacifique Canadien, al: ant du Pacitique à l'Atlantique.1,6 prix de ces voyages, y «ompris la nour riture et le coucher, est de $00 On peut, en s'adressant à n importe lequel des bureaux du Parifique Canadien, se procurer un itinéraire ot toutes luformations quand aux arts, atc.* L'Empress of China\u201d partira qe Livar.pool vers le 15 mal, prensnt la mém route, mais omettant le voyage au Caire.Les personnes intrressées à l'excursion ci- dessus, et qui désirent As olr d'autres informa tions, pourront se procurer des pamphiets qui les renreigneront complètement, en s'adressant au Nô 266 rue Saint Jacq en, à la gare de la rue Windsor et à la gare Lalhousie, ou en écrivant à D.McNICHODL, = Agont Gén, des P' Agentd passages a Distélot, Montséa) ent des re du on D.MoNICHOLL, Agent général das pansagare sf CHESTER\u2019 four la L Toux Thumes Bronchites Catharre Enrovements Eto., ete LE GRAND REMEDE OANADIEN Pour les maladies ci-dessus mentionnées.In faillible dans tous les cas.Demander-le à votre pharmacien.Expédiez aussi francop T a o sur réception du prix.Adresses! W.E.CHESTER 461 \u2014 vue Lagauchetière, Montréal \u2014 bé Prix : grande boîte.81.00 C'est un remède certain et prompt pour guérir le Rhume de Cerveau dans tout =f} ses phases.SOULAGE, NETTOIE, JA saul Guen \u2018inst a aie Pr Plusieurs soiisentes maladies sont simplement des syrupiAmeas Ju Catarrhe, tel Te Mal de tète, suruté partielle, perte de l'odogat, ea .vaise hafeume, crachats a à, nausées, sensation de detulité, \u2018tc.Si vons êtes sujet À ces symptômes su d'autres semt:lables, C'est 1 1@ vousarez e Catarrhe ; vous ne deves pas ; erdre de fix urer une bouteille an Catarrhe, sulvi consomption et de met æ BAUME NASAL est en vente chez ous les pharmaciens, ou envoyé, frais de roste payé sur reception du prix (50cts a $1.00) on addressant FULFORD & CO., Brockville, Ont FLEE 2 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.