Le Monde illustré, 30 avril 1892, samedi 30 avril 1892
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS 8un ANNEE, No 417\u2014SAMEDI, 30 AVRIL 1892 ANNONCES 1 Unsn, 82.00 - - - Six mois.81.60 Le ligne, par insertion - - - = © 19 emis Quatre mois, $1.00, payable 6\u2019 crane BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subsbquentes - - - - Vendu dans les dépôts - - 5 eents la copie BURRAUX, 40, PLACE JACOWRS-CARTIER.MONTRÉAT.Tarif spécial nour annomess à Irmn terme 3 AAD a & NAN ms pe A PERF FE 8 i Gr SEA REPL a GY XB a Vr rate Joos iN LÀ GNYE Ad er\u201d (NS Avi FEC) > NON j 0 / S > ce ce iy Ew \u201crn NE 2) 1 | At > ny Jo SONAR La Gl SH LoN SAR! Joly Oe So Dur rr MAAS Py rt I AR Dey 13 LE R P.GAFFRE, PREDICATEUR DE LA STATION DU CAREME A NOTHE DAME DE MONTREAL Photographie Quéry Frére\u2014Photogravare Armstiong mére 0e 208 10 20 2 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 848 .LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 30 AVRIL 1892 SOMMAIRE TxxTR.\u2014 Chronique, par J G Boissonrean't \u2014Biogra hie : Lu Rév, Père Giaff a, par Jule- Sain - Elme.\u2014 \u2018aroet de le cuisinière.\u2014Poésie : Tunidité.par J.- B.Chatriun.\u2014Nouve ls canadienne : Kupérans en Dieu, par Wilfrid.\u2014Le grand \u2018 devine,\u2019 par Fulbe-t Dumoute:l \u2014Ktymologies, par P.(à R.\u2014 Nouvelles à la main \u2014Poé ie : Neiges d'avril, par Simon Bolivar.\u2014Carnet du Mon e Fll.stré, par J St.-F \u2014Les- prit d\u2019A -phonse Karr, \u2014Nos gra ures, par J.St.-F.\u2014 Au Mexique : Une escorte de l\u2019impératrice * har- lotte, par Charles Mi mer \u2014Notes et faite, \u2014Rève- rie ; Gloire à la France par Paul Calmet.\u2014 Les grande lacs salés, par Pa Cantemanche.\u2014 Feuilleton : Mile de Kerven (suite).\u2014Clivses et autres.\u2014 Le jeu de Dames.GravuURES.\u2014 Portrait du R.P.Gaffe, prédicateur de la station du carême à Notre-Dame de Montréal, \u2014 La dynamyte à Paris : le veatibule et l'e-calier après l'explosion, vue prise au rez-de-chauwée, \u2014 À travers le monde, Algérie : La tribu den Chanibaas ; La tribu des Traitok.\u2014 Gravure du feuilleton.Paves Mensoeues où \u201c Monce Jugs lre Prim Ce.850 2me \u201c .25 Sme ee 2 4 15 0 .10 bme \u201c ce 5 éme\u201c coe, 4 Tme ce, 3 8me \u201c .© 2 8 Primes, a $1 .1° \"1 8 94 Primes $200 Le tirage se fait chaque mois, dans une salle ublique, par trois persounes choisies par \u2018assemblée.Aucune prme ne sera payée a 30 jours qui suivront le tirage de ue mois, NUUVEAU FEUILLETUN \u2014\u2014 C'est la semaine prochaine que nous commencerons à publier, avec illustrations splendides, un dramatique feuilleton nouveau, par JULES Mary, intitulé : La Belle Ténébreuse NOS PRIMES \u2014 QUATRE-VINGT QUINZIÈME TIRAGR Le quatre-vingt quinzième tirage des primes mensuelles du MoNp& ILLUSTRE (numéros datés du mois d'AVKIL), aura lieu samedi, le 7 MAT.A buit heures du soir, dans la salle de l\u2019UNION ST-JOSEPH, coin des rues Sainte- Catherine et Sainte-Elisabeth, Le public est instaimment invité à y assister entrée libre = L'impuissence À aimer la vie n'est, en somme que l'impuissance à aimer le devoir.\u2014Luvuvic Hazévr.Nui homme n\u2019est maî're de sa destinée, nulle femme n'est maîtresse de son cear.\u2014 ARSENE LE MONDE ILLUSTR ==! Les événements dont l'Europe est le théâtre ont un caractère de gravité tel qu'ils psssionnent l'o- pirion publigne On ne parle que d'attentats à la Imujes'é des trônes, de grève, de dynamite, do séditions.Ily a do bruit dana lair.Chez tous les peuples, il se passe quelque chose d'anormal.L'égailiore er tre lea gouvernants et les gonvernés se rompt : lea éternelles disputes entre le capital et le travail s'accentuent.Toure la proepérité arparente dans laquelle s'endor- maisnt les Européens ne cache plus les ferments de discorde, les instincta révolut'onnaires dont le travail lent, passif, continuel, paralyse les « florte de ceux qui prinent à la pacification politique, sociale en religi use La société seut remu r dans son sein l'hydre de l'anarchie.La tempête, quand se déchaînera-t-elle ?Dicu seul lessit.Mais les peup'es, sans orientation, sans atabi ité, sans é\"\u2018ergi, pourront ils lui opposer un front victorieux Ÿ Mystère de l'avenir.+ + * D'an bout à l'autre du vieux continent, on voit s'implanter les mêmes idées, an propager les mêmes doctrines.La huine de l'autorité.la mépris de l\u2019ordre s'affichent avec la mê.ne audace p «rtout.Le Sulian n\u2019est pas plus en sûreté a Constantinople que Guillaume en A\u2018lemagne, qu\u2019Alexandre en Ru-sie.Te prignard asess-in est auapen lu «nr sa tête.Les Tarcs ont soif d + son sang Ni les bruits de guerre arrivant de l'estéri-ur, ni les ag''atinng intestines, ni les embiarras pol\u2018tiques da l'Etat ne jettent dans l'âme abatardi + du imnsulm an féruce, l'idé» de conserver son empereur au lieu de l'im- mcler aux vengeances des sectaires.Naguère encore, la nouvelle re répandait, comme une trainée \u2018de poudre, qua le su'tan avait 4:4 as-avviué, Auvesitôt des chant- enflummés, des cris de joie éclatant de tous cô-&a, Des démo strations peu rassorantes s'organisent sur les grandes rues des villes.C'est ainsi que les disciples du Coran témoignent hautement que leur cœur est v-de d'amour pour leur empereur, et que l\u2019époque de sa mort marquera dans leur existence l'heure de l'émancipation.H- ureusement que cette rumeur était fausse.Les acélerata stipendiés pour porter le fer sur la Rorge royale da sultan avaient échoué dans leurs projeté infânes.Et les émisanires de la Porte, toujours l'œil ouvert, toujours au gu-t, avaient détourté le coup fatai et jeté l'épouvante dans les rangs de cette populace organisée.Le sultan est sauvé pour aujourd'hui : maie d-main, mais tous les jours, de nouvesux dangers se dreseront devant lui.Son trône oscills et chancelle.Sa personne n'est pas entaurée d'assez de gloire et de prestige pour conjurer les séditions et rétablir la paix dans toutes log conditions sociales.Sa politique vi ie de patriotisme et souvent d'humamité a seule préparé cet état de trouble et de révolte.Quand on sème le vent, on récolte la tempête.+ + * En Allemagne, l'empereur ne dort pas sur des roses.La disparition de la scène politique du chancelier de fer avait lais-é à Gaill«ame un rôle difli-ile à jouer.Dans sa présomption, ou mieux dans sa folie, il s'était cra capable de gouverner l'Allemagne Avec autant de poissance, autant de rûreté que Bismark Inj même, le créateur de l\u2019empire germain.Ce fut sa première faute : péché d'or- Bueil.Ses mains n'étaient ni auez fortes, ni assez expérimentées pour tenir les rênes da pouvoir.Aussi son passage aux affaires de J'Etat est il signalé par une longue série d.- désastres, de ruines, d'hu miliations.Suns parler des résultats aléatoires de la Triple.Alliance, Guillaume n'est pas heureux dans sa pulitique extérienre et intérieure, Dans ses relations avec la Russie il subit échec sur échec.Alesaudre sait faire jouer contre lui toutes les ruses de la diplomatie.Sa grande ennemie, la Franca, déjous ses plans et lui prépare un ?avenir plein da malheur.La question d'Egypte et celle des Ba kuns sont aujour s'hui pour l'empe reur uns source de nouvelles humilistious, Ing Anglais et les l'rançais amoindrissent chaque jour ses ambitions et réduiseut À néaut ses prétentions vis À vis ces deux pays.Ces avas ies, ajoutées aux troubles intérieurs et À une famine sffreuse, offrent & Guillaume deg appréhensions sinistres et produisent aur son esprit un effet funeste.Il est deveuu intraitable.Ses ministres l'abord nt avec mille précautions, et c'ent avoc des inju es qu'ils sont reçus, L'autre jour, en plein parlement, l'empereur, fâché de l\u2019'opposi'ion que l'on faiait à ess volontés souversines, déchaîna 84 colère coutre ann premier wini-tre, Von Caprivi, Ii insults bétement, dit un jourual f angus Ti n'en fallait pas plus pour jeter l'Allemagne daus una crise muivistérielle.Tous les membres du cabinet voulaient opérer leur retraite, nonobstant l'opinion publique, le prince H -nri et l'impé ratrice qui les supplisient de ne pas précisiter le royaume dans l'anarchie.Von Caprivi et ses cult gues n'ont pas encore dit leur dernier mot.P: ndant que ces orages ébranlent les sommets de l empire, une t«-mpête bien autrement terrible te prépare dans les bus fonda.Le paupérisme rentre dans une phase meuaç«nte.Des milliers de prolétaires se lèvent, l'arme au poing et ja ven geance au «œur, pour monter À l\u2019assaut du pouvoir et du capital.Rien ne les arrête sur le chemin dangereux où ile se ront engagés Tous les jours ils remporteut quelques asanteg 8.Et hier encore, c'est sous la fené re imperis © qu'ils se prome usient aux cris de : * Vive l'unarchie ! À bas le g'uverucment !\u201d Eu vain Guillaume répond À l'audace par l'audace ; son trôue n'est pas solidement ifermi.Sa politique d'' steutat'on et de vanité n'a abouti qu'à tout compromettre, qu'à tout embrouiller.I! s'est couvert de ridicule à l'étranger par ses bravades de spadassin : ii g'eat fait wepriser chez lui par sa sutfi-auce et son orguel, Dowain nous dira si l'Allemagne doit voir fleurir aon ancienne splendeur ou wi elle s\u2019effondrera dans l'abîme que lui prépar: le gardien de ses destinées.+ * Si nous franchissone lea rives du Rhin pour pénétrer dans la terre de nos ai \u2018ux, nous retrou- von« ane atmosphère politigne moins tourmantée.Les courants de l'opinion publique vont s'endiguer eutre la modération et lu sagesse.La France a prie sa stabilité.Les révolution» périodiques dont elle n tant souffert semblent désormais conjurées, grâce aux ménag ments et aux conciliations qu'ont su établir les partis politiques, La tendre roilicitude dont le glo ieux pontife Léon XITT entoure chaque jour notre mère patrie ne contribue pas peu À cette ère de progrès ot de tranquillité.Saus revenir à la foi, Ia France n'a pa s'empêcher de suivre la direction j1ste, l\u2019impal- sion vig ur-use que le papa lui impriwait du Vatican, soit par deu lettres en -ycliques, soit par des écrits marqués aa coin de la plus habile diplomatie C'est une preuve évidente, palpable que la France n'est grande que lorsqu'ella justifie de loin ou da près son titre de fills ainée de l'Fglise.Comme chez ses vaisina, les anarchistes font quelque foisirruption.Il y à quelques seuisines, ces misérables jetaient l'épouvante dans Paris en détruisant par la dynamite les cawrnes Lobeau, après avoir ragé la maison du présient de la cour d'assises.Ts sont implacables ces bandite dans leur œuvre de destruction.En vain le gouvernement formule-t il la peine capitale contre ces dynamitards en vain les traque- til jusque dana leurs derniers retranchements, les misérables conmr.ent toujours lenr Arrogance, déterminés à briser los institutions, À faire tomber les plus hautes têtes, à niveler la nation. x LE MONDE ILLUSYTRR 889 cc\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 EEE Heureusement pour l'humanité et pour le France ces déprédations sont l'œuvre de quelques séditieux seulement.Les pessimistes se réjoui-sent de trouver là la manifestation du caractère instable des institutions, et la preuve de la décadence de plus en plus accentuée de la France.C\u2019est une erreur que nous nous emprewsons de corriger, en disant que le peuple français est celui gri semble moissonner le plus de bonheur sur le vicux cuati- nent.Oui, notre mère-patrie revient dens les sentiers de 1a paix et offre la consolation d'un retour prochain vers les vieilles croyances.La voix puimante du cardinal Lavigerie, dans sa croisade de conciliation, s\u2019est fait entendre.Les cœurs, travaillés par le souvenir des récentes dé- faitea, semblent préparer à l'adoption de ses principes.Trente-huit députés se sont, hier, donnés la main pour former un parti conservateur dans les rangs des républicains et travailler à la paix sociale et religieuse de la l\u2019rance, à la défense des droits de l'ouvrier.Cet événement doit réjouir le cœur du Père commun des fidèles qui, dans une encyclique mémorable, commandait aux Français de bien distinguer entre pouvoirs institués et législation, et d\u2019adhérer à la république.Tous ceux qui #'intéressent au sort des peuples apprendront avec fierté ce commencement de réaction, prélude d\u2019an revirement général dans l'idée du peuple français.+ + Faisons maintenant une des-ente dans le pays de Humbert.Allons saluer di Rudini, suant sang ot eau au timon des affaires.Les événements de la Nouvelle-Orléans ont tellement bouleversé ce pauvre ministre, abandonné A ses seules ressources, qu\u2019il ne sait plue quelle direction imprimer À sa politique Les reculates qu'il » opérées devant le drapeau américain l'ont fait baisser dans l'o pinion du peuple : les critiques acorbes qu'on lui décoche en font foi.Incapable de s'arrêter À une détermination forte, résolue, et de prendra l'initiative dans un mouvement important, il se borne À sonder le terrain sans oser avancer.Il hésite à rétablir les re'ations avec les Etats Unis aur le même pied qu'elles étaient avant les drames de la célèbre Mafia.Après avoir été roulé par Blaine, l'imperturbable secrétaire de llarrison, di Radini loi présente ane main tremblante, en loi disant : \u201cSoyons amis.\u201d Quelle réconciliation ! Le seul talent que déploie ce ministre est d\u2019emboîter le pas aux parrains de la triple alliance et de patroniser ses vues.Son unique mérite est de jouer au grand homme.Digne ministre d'an roi indigne \u2018 Que lui importe la dégénérescence du peuple dont il conduit les destinées ; que loi importe la misère dont il souffre ; il est impuissant dans son action : il est enchaîné par les inextricables liens de la Triple-Allian:e Plutôt que de secouer les chaînes de cette servitude, il les resserre sur ses mains déshonorées.Avec «le tels gonvernants, avec une société déjà gangrénée jusqu'à la moelle, il n\u2019est pas étonnant de voir surgir des sociétés secrètes, toutes plus mal intentionnées les unes que les autres.L'atmosphère saturée d\u2019impiété qui enveloppe l'Italie semble propre au développement de ces créations de l'esprit du mal.Après la Mafia, tristement célèbre, apparait la l/a/a- Vita, dont le chef est un ancien forçat de soixante ans Son but est de détruire le bien pour établir l'empire du mal.Née d'hier, cette société compte déjà des milliers d'adeptes, et sc3 rangs claviennent de plus en plus compactes.Nas ramifications gagnent tons les coins da pays : partout elles prennent racine.et Humbert dort tranquille ! Pauvre Italie ! elle v'enfonce irrésistiblement dans les ténèbres, quand dans son sein pourtant brille du plus pur, du plus viviliant éclat la vérité, source de force, principe de vie.+ + * Le fait le plus digne de remarque sur les borde de la Tamise c'est I'échec subi par lord Salisbury, sur ls question du chemin de fer de Monbasa, dans l'Etat africain.@a été une nouvelle victoire pour Gladstone, the yreat old man.Ce lutteur de l'arène parlementaire a retrouvé toute son énergie de jeunesse pour vaincre son adversaire.Ses vues larges, pratiquer, pleines de conclusions heureuses, ont reçu la sanction du parlement anglais, tandis que Salisbury, battu, était accalé dans cet impasse difficile : démission ou dissolution des chambres.Bien d\u2019autres questions importantes font en ce moment le désespoir des politiciens d\u2019Albion : les droite de la mer de Lehring, l'occupation de I'E- gypte et l'affaire des Balkans.Tous les jours il y a des accointences, des abouchements, des entrevues, des conférences entre les personnages diplomatique des différents pays intéressés.On discute, on combine, on concède, on empiète, puis \u2026 rien, toujours rien.Les règlements demeurent pendants : nouveaux nœuds gordiens que l'épée diplomatique ne tranchera jamais.LE RP.GAFFRE, DES FRÈRES PRECHEURS C'est une personnalité aujourd'hui mise en pleine lumière, parmi nous, que celle de l'éloquent prédicateur dominicain, du jeune et déja illustre conférencier qui a tenu la chaire de l'église paroissiale de Notre-Dame, à Montréal, durant la station quadragésimale de 1842, qui vient de se terminer.Venant À la suite d'orateurs auesi hartement distingués que ceux qui l'ont précédé dans cette chaire, Mgr Soulé, ses dignes frères en religion, les RK.PP.Piessie, Bahonneau, Henriot et Fiseot, pris à l'improviste par l\u2019ordre de ses supérieurs de venir remplacer, à trois jours d'avis, le dernier de cea Perea dont une cruelle maladie vint étoufler le zèle aussitôt après sa première conférence, on conçoit en face de quelles difficultés se trouvait le R.P.Gaffre pour faire honneur aux circonstances, bien remp ir sa mission élevée, faire sa marque, en un mot.Avec quel bonheur il a eu raison de ces obatacles divers, avec quel succès il a conduit cette station de carême, où sa réputation déjà belle a yrandi énormément, nou confrères de la presse quotidienne, qui suivaient de plus près l\u2019habile conférencier de Notre Dame, l'ont dit et répété à l'envi.Ses sermour, suivis chaque dimanche par une multitude immense, compris de tous et partout applaudis ont été une véritable semence de grâce dans notre population catholique de Montréal : et plus, bien plus que le prêchour éloquent, l'apôtre dévoué, rempli de zèle à eu raieun de se réjouir en Dieu.; Ces jours derniers encore, dans une magnifique séance littéraire, au cercle Ville Marie, dont son talent brillant et délicat a fait le plus grand charme, il a de nouveau conquis son vaste auditoire en le raviseant par le narré enchanteur de pages exquises sur \u2018* La Corse : le pays de la Vendetta,\u201d sujet qu'il possède au parfait et traite en maître, comme tout ce qu'il touche de sa plume ou vivifie de sa parole.Voilà déjà des titres, plus qu\u2019il n'en faut même, pour engager le Munbk ILLUsTRÉ & donuer une place d'honneur à cette belle figure de religieux dans la galerie d illustrations nationales ou con temporaines qu'il s'applique à compléter de jour en jour.Aussi, nous sommes bien convaincus que tous nos lecteurs seront très flsttés platôt que surpris de trouver son portrait, cette semaine, au frontispice de notre journal.Nous avons essayé de donner à cette publication le plus d'originalité possible, et pour cela nous nous sommes adressé à la bienveillance du Rév.Père, ce qui nous a valu le bénéfice de notes biographiques spéciales qu'il nous fait plaisir et honneur de reproduire ici.Le frère Louis Albert Gaffre, de l'ordre des Frères Prôcheurs de Saint-Dominique, est Français d'origine, et Normand,ce qui plus est, selon qu'il nous l\u2019insinuait, l\u2019autre soir, si finement.C\u2019est sur le diocèse de Coutances, à Périviers, qu'il naquit, le 22 juin 1862 ; conséquemment, il n\u2019a pas encore ses trente ans révolus.Il prit son éducation chez les Prêtres de l'Oratoire, à Saint-Lô, où il achevait sa philosophie à l\u2019âge peu avancé de dix sept ans.Après avoir passé quatre années dans le monde, fidèle à la grâce, il opta courageusement pour suivre l\u2019appel de la vocation religieuse, de préférence À celui que devaient faire bien haut les attirances du siècle à un jeune homme de son âge, aussi richement doué qu'il l\u2019était.Il avait vingt- et un ans lorsqu'il entra au noviciat des Dominicains.De 183 à 1828, il passa cinq années dans l'île de Corse, où se trouve la grande et féconde pépi nière des fils de saint Dominique, et il y fit cos études théologiques.Cela lui suffit pour acquérir les justes notions sur cette terre enchanteresase, son climat et 7es étranges mœurs, qu'il a révélées à ses auditeurs attentifs dans sa très intéressante causerie du Cercle Ville Marie.En 1890, le jeune Dominicain, esclave de la règle et du devoir, devait dire adieu aux siens, à sa belle France et passer l'Atlantique ; sez supérieurs l'envoysient aux Etats-Unis, à la mission de Fall-River.Mais le charme du Nouveau-Monde et de la haute mission, surtout, qui y attend un apôtre solidement armé pour les combats du bien et sentant un cœur qui bat (le dévouements et de sacrifices dans sa noble poitrine, ce charme, fait pour suhjuguer les grandes âmes, l\u2019eut bien vite gagné.On dit que, sa mission finie, lorsqu'on lui offrit de rentrer en France ou de demeurer en Amérique, A son choix, il opta pour l'Amérique, ** parce que, disait il, je sens que je pourrai y faire du bien.\u201d Depuis un an, il est attaché à la maison dominicaine d'Ottawa, et savant qu'il fiat soudainement appelé ici, à Montréal, sa popularité comme orateur religieux et littérateur de marque, avait déjà rempli la capitale fédérale.Couvrant d\u2019un voile de modestie ses légitimes triomphes qu'anime l'esprit de Dieu, le R.P.Gaffre m'écrit cette phrase que je lui demande pardon de citer textuellement à cause de la douceur qu\u2019elle est propre à épandre, comme un baume, eur bien des cœurs canadiene.\u201c La Providence m'a ménagé quelques succès qui me font espérer de faire un peu de bien au Canada que j'aime comme ma vraie patrie.\u201d Le Canada français et catholique le lui rend bien : il l'admire et l'aime déjà comme son enfant.4 fo +4 ! .Good.Jus CARNET DE LA CUISINIÈRE Tarte aur confitures \u2014Etendez vos confitures sur la pâte, et relevez-en le bord tout autour.Couvrez les d\u2019uae feuille de pâte bien mince, à ia- quelle vous ferez de distance en distance quelques petits trous.Faites cuire cette tarte ou tourte comme celle aux pommes.Saupoudrez-les de sucre en sortant du four.Créme au café-\u2014On commence par préparer une essence de café qu\u2019on laisse refroidir, parce qu'elle fait tourner la crôme si on la met chaude.Dans du lait sucré on délaye des jaunes d'œufs, on parfame et l'on fait prendre soit au bain marie soit au four très doux.Si on désire une crême très prise, on ajoute du blanc d'œuf et on force la cuisson.La proportion est d'environ 6 jaunes d'œufs pour une chopine de lait.Tl est nécessaire que le café soit de premier choix.Si on veut que la créme ne prenne pas la couleur du café, on fait infuser du café grillé et non moulu mais en plus grande quantité. od TIMIDITÉ ! A MADELEINE Oh ! si j'osaia te dire, à toi, ma Madeleine, Ce que mon cœur chante le soir, Lors vue lu nuit arrive et que l'ombre ramène, Les rêves dorés de l'espoir ; Je te dirais peut être, en ce trop court puème, Nos patits bonhsurs d'autrefois, Nos doux pr-.jeta d\u2019enfanne, ou notre douleur mème, Quand tu partis, voilà dix mois.O4 platô*, sur ma lyre enflammée, amoureuse.Je dirais l\u2019éclat de tes yeux, Les contours ar oud:s de ta bouche rieus 3, Ou le parfuni de tes cheveux.Je chanterais ta robe, azurés et légère Et ta ceinture de satin, Tes petits svuliers bas, 6 M sdel-ine chère, out : la prrie e son riche écrin.Mais je n\u2019oscrais pas.Je ne veux qu'un sourire Où se reflè eront tes vaux, Sourire de bunhrur, qui semblera me dire ; * I fait si bon de vivre & deux '\".Bruxelles (Belgique), 1892 hed - \u2014 ui di! ESPÉRUNS EN DIEU A MON VIEIL AMI O.D.fi iff Comme elle est aimable, Marie! It faut la voir uar fois pour se sentir intéressé À elle : on veut la revoir.Il y a dans tout son extérieur je na sais quelle force magnétique qui vous attira et vous enchaîne ; son œil est ei doux, son front si pur, ra lèvre si modeste On lit au fond de son Ane : c'est la paix d'un cœar aimant saus passion.C'est la simplicité de l\u2019enfance jointe aux charmes de seize printemps.Mais quel est ce léger nuaga de mélancolie qui semble planer au dessus d'elle Ÿ Pourquoi ne va-t- elle pas, comme les autres jeauea filles, sauter et courir dans les champs fleuris ?Ÿ a-t il un mystère dans cette existence 1 Qu\u2019a t elle donc, Marie, la belle jeune fille 1.Na I'avez vous pas daviné, A sa robe noire, 4 sa boucle de d-uil, aux larmes qui mouillent parfois sa paupière doré?Marie eat orpheline, Elle n'a pas connu les caresses d\u2019une mère : la sienne lui a donné sa propre vie.Mère ! mère !.Souvent, les yeux au ciel, elle le prononce ce doux nom avec reconnaissance, avec regrets,,., Sa mèra, elle veille rur son enfant, et Marie, matin et soir, l'invoque avec sa divine patronne.Lorsque le premier voi'e du soir a\u2019étend sur le jour, voy z In passer, grande et helle dans sa mo.destia.Où vatalle?.Saivezla dans ce sentier détourné : c\u2019est le chrmin da cimetière, Tous les jours, au pied de la même croix, sur la même tombe, elle vient s\u2019agenouiller.Elle y déposa la fleur qu'elle a cueillie dans le jardin cultivé de sa main.Ft ells prie ! Qui dira lea sentiments de son cœur lorsque, seule, loin de tout regard, elle relève vers le ciel ses beaux yeux longtemps fixés sur la tombe wel er SE 1 LE MONDE ILLOSTEK qu'elle aime 1.Heureux l\u2019æil fortuné qui la contemple dans son extase !.+.+ * C'est le soir.Et c'est un jaune homme.Après cent projeta et ceat déceptions, il est venu s'asseoir sur le coteau fleuri, et là, devant la grande nature, il pèse en silence déboires et plaisirs, craintes et espérances.Le soleil à éteint le feu de son large disque dans l'eau tranquille et rougissante, l'horizon s\u2019échau ff» eb v'empourpre.L'uiseau dans son nid s'endort en roucnulant as note parcssruse.Le dernier routlle de l'air à fair frémir la feuillés palpitante ; et le feuillage verdoyant s repose en silence.C'est l'heure du rêve.\u2014.Quels sont donc ces vagues soupirs ?murmure le jeuna homme.Que te faut il, mon cœur, et pourgnoi battre si fort ?.\u201c Mais mon cœur.c'est moi.Et il me manqus quelque choze.beaucoup !.Je veux, je sais avide.et je n'ai rien.rien.Je suis seul.seul.seul.; \u201c J'ai besoin d'aimer : mon cœur est fait pour Pamour.j'ai soif d'amour : je veux aimer et je veux être aimé!.Mais.seul.seul.seul hélas!.\u201c Une f-mme |.oui, un cœur aimant.ô bonheur.\u2018\u201c Est ce un rêve 1.Je l'ai regardée et elle a rougi .Et ja l'aimaia.elle était si bonne! ** Mais quel est cr bruit Ÿ quelle est cette voix $ C'est une jeune fille : elle chante.elle approche : dérobone nous à son regard et voyons 'a, Elle chante sa douleur.pauvre fille, elle est Mais c'eat elle ! oui, c'est mon rêve.ou plutôt non, ce n'est pas un rêve : non, je l'ai vue hier encore et elle à rougi.C'est elle ! \u2026 * Va, pauvre orpheline, sois heuresse !.Et moi, ja suis seul.\u201d Ft Maria, sans soupçon, va à eon cimetiè-e aimé donner libre cours aux sentiments pressés dans son cœur.Lui l'y suit du rogard, il l'admire il l\u2019aime ! \u2014Pauvre orpheline ! Elle si bonne, si pure, si bella .etmoi.« Mais où est elle 4 L'élan de son cœur vers le ciel atil.Oh! que vois ja Ÿ quelle est cette masse inerte Ÿ Grand Dieu ! c'est elle ! elle est morte, elle est morte ! courons!\u201d.+ + + Et d'un bond il franchit la distance qui l'en sépare.Elle est affaissée sur elle-même.O grâce ! elle respire encore !.Il la relève, et à genoux il appuie sur son bras la tête de la jeune fille, On la dirait morte ; mais elle a gardé toute aa beauté.Fille tient dans as main délicate un bouquet de violettes.Sa lèvre s\u2019entr\u2019ouvrant avec grâce laisse voir ses dents blanches : on dirait que le plus beau les sourires y est venu se fixer ; son wil est fermé comme dans vn léger sommeil ; son front est blanc comme l'albâtre.Tout en elle respire une Ame pure et sainte.L'égoi-te ! il est là qui l'admire, qui l'aime : il jouit de sa beauté ; et vaincu par elle, il dépose un baiser d'amour sur le front pâle de la vierge.A ce moment, elle reprend ses sens.\u2014Ma mère, ma mère ! telle est aussitôt a pensée.Mais.recnnnairsant la voix qui lui parle, la main qui presse la sienne, l'œil qui I'admire : \u2014C'est vous ! dit elle ; et elle rougit.\u2026.\u2014Ne craigaez rien : je vous respecte autant que je vous admire.Permattez moi de vous accompa gner jusqu\u2019à votre demeure, et je m'\u2019estimerai l'homme le plus heureux si je puis vous servir un instant.\u2014Merci !.profère la jeune fille.Elle ne doit pas refuser cette offre de celui qui lui a nauvé la vie et à qui \u2018lle voue désormais une reconnaissance, un amour constant.Et en le quittent elle lui permet de venir recevoir encore ses remerciements.Leurs cœurs se sont compris : ile s'aiment ! Ce soir, lenr paupière se formera tard et de beaux songes les attendent dans leur sommeil.Le jeune homine reviendra dès Jemuin : ils s\u2019entretiendront longtemps, et lorsqu'ils se sépareront une larme viendra mouiller leur paupière.Tous deux n'ont désormais qu\u2019un rêve : le bonheur dans uu amour sans entrave, dens une union éternelle.Mais, hélas ! un obstacle !.L'obstacle, sovs chacun des pas cs l'homme, ne se rencontre t-il pas avec sa teinte de sarcasme et de désespoir ?\u2026 C'est bien vrai : impossible : Pourtant, quand on aime, quand on s'aime pla.tôt, il n'est pas de désespoir.\u2014 Hélas ! murmare l'amant.\u2014Kapérons ¢n Dieu ! répond l'amante.Et ile espèrent.Non, leur flamme ne sera pas vaine : cet oba- tacle, l'amour, I'smour fort comme la mort, le brisera | Non, il faut l'espérance et l'attente : À la rose il faut l'épine.Mais ils cueilleront la fleur, cette fleur de leur amour, et il s\u2019enivreront de son parfum enchanteur.Tle pourront donc s'unir !\u2014que demande l\u2019amour, ainon l'anion $\u2014Le temps est fixé, ils comptent les jours.Chaque jour lea surprend et les laisse dans le ravissement du même rêve, rêve d'amour.L'aurore désirée a paru enfin : un beau soleil vient, radieux, éclairer leur serment.Lui est fier et victorieux : son cœur déborde d'espérance et d'amour.Eile, de grand inatin, d'est parée d'une robe blanche, aussi pure que son âme.A ses blonds cheveux de vierge, cependant, s\u2019attache encore une boucle noire\u2014as mère, jamais elle ne l'oubliera.\u2014- E le «at heureuse, son rêve enfin va te réaliser : unie à jumaie à l'homme qu\u2019elle aime ! Mais son cour bat bien fort dans sa poitrine et les soupirs se pressent hors de son sein ému.Jamais, depuis le Jour de ss première communion, elle n\u2019a éprouvé un tel sentiment.Te cœur humain est si souvent déçu qu'il semble hésiter lorsqu'il sent qu'il va atteindre l\u2019objet de ses poursuites.LI * Ils se sont rencoutrés au pied de I'autel : un regard les unit dans une même prière, Pendant que la vierge pure appelle ls faveur du ciel sur la tête de son époux, lui hésite presque à toucher la main de cet ange que le ciel lui donne.Mais une flamme ardente consuma son cceur : ils o\u2019aiment ! Le prêtre les bénit et le ciel sourit à leur amour.Relig:on sublime, que tu grandis les sentiments da cœur humain ! Que serait l'amour sans toi ! Désormais leurs vies n'en feront qu\u2019une : la main dans ls main, ils iront paisiblement leur route dans les sentiers moelleux qu'ombrage l\u2019amour.C'est le second acte da rêve qui commence.Que serait notre vie sans le rêve et ses cachante- ments ! Mais le jcar a fui.Les époux sont agenoail- léa auprès da nid bienfuisaut qu\u2019ils partageront jusqu\u2019à la mort, et la rain dans la main, ils appellent eur leur union les bénédictions du créateur.Puia l'Amour les reçoit, silencieux et confiants, dans ses bras parfumés Un chaste baiser les unit : l'amour triomphe !.O suave extase des cœurs rassasiée, qui te chantera !.\u2026.+.* Un nouveau printemps a passé déjà Pas un nuage enco'e n\u2019est venu refroidir un moment le ciel de leur bonheur comman.Leur cœur s'est reponé avec ter.dresse eur le fruit de leur amour : Marie va devenir mère ! et lui sera père ! C'est leur enfant, cest leur rêve.Mais l'année s'est envo és.et l'ange paraît ! C'est l'image vivante de sa nère.C mie el 6, on l\u2019appellers Marie.L'eau sainte coule sur ls front de l enfant, et l'on remet à ls mère son doux trésor qu'elle presse avec amour et reconnaissance sur son sin palpitant d'émotion.Oh ! combien elle est heureuse, la jeure mère de dix sept ans, et avec quelle tendresse elle répond aux baisera de son époux.Lui, copendant, les yeux chargés de larmes, s\u2019est retiré, le cœur contristé : il a cru voir un indice de mort dans le visage aimé de sa tendre épouse : son œil brû'ant s\u2019est attiédi, sa lèvre souriante oar devenue were, un nusge de douleur assombri parfois son font pur.Mais pourtant.L'homme de la science a 616 mandé.Cen est fuit ! la mort est au chevet de la jeune mère.Et pourtant, comme elle semble heureuse lorsque, sentant son enfant suspendue & sun sein, son visage souffrant subit !a transfiguration de l'amour ! Comment lui enlever son bouheur, comment lui annoncer sa fatale destinée 1 Le pauvre époux vient, tout en pleurs, déposer un baiser sur ce frout que ls mort hideuse a déjà souilié de son haleine.]l veut parler.Elie le prévient : \u2014Oh ! que je suie heureuse ! Vois comme elle est b-lie.Je la doune au bon Dieu et à la Vierge Marie.Je t'aime bien plus maintenaut, Pas un mot de l'époux : un bais r ct une larme eur ls mère et sur l'enfant, et il va pleurer et san- gioter.\u2014Hélas ! mon amour l'a tuée.Marie, ne t'en va pas, reste avec moi .Je t'aime toujours, ô mon épouse.Mon Dieu, ayez pitié ds moi, de mon eufant !.Non, nou ! mon args Ainsi son cour blessé exhale d'amères plaintes de douleur.C-pendaut, le wwinistre de Dieu et venu.Il parle à ia malude, et, tempérant par la charité de ton cœur ls coup de l'émotion, il lui ouvre les yeux et lui muutre la réalité : la mort ! La mort !.céjà!.mais elle n\u2019a que dix- sept ans !.twxis sun enfant !.wais son époux !.muis seu rêves !.mais son amour ! Lu mort est sans eutrailles.+ + Le prêtre fait son œuvre ranctifiante, œuvre di vine qui, à l'articla de ls mort, répand daus une Ame un rayon vi-itiant d'espérance et d'amour \u2026 La mort, c'est aussi le ciel, c'est le bonheur !.Et pour ells, c'est sa tendre mère, et c'est bientôt son époux et son enfa: t, cest le repos.Ainsi il amène la réasignation dans le cœur de la mourante.Kt il appelle sur elie le regard du ciel, gag d'un bovheur sans fin.Et elle va quitter sun enfant et son époux.Lui, le cœur gonflé, lui à livré leur duux trésor, et elle le presse sur son cœur de toute la furce qui lui res*e encure.La main poré sous la tête de la mourante, ne pouvant ls presser eur son cœur, il appuis, an moment, son front aur le frout de sa 'endre épouse, comme pour la retenir ; il faut donc lui dire un dernier adieu.M ie-les sanglots l\u2019étoutfent \u2026 \u2014Erpère en Lwu, fait elle.Elle prets encore son e:.fant sur son cœur, et, portant A sa bouche Ia main de sun époux, elle y exhaie le dernier soupic de son cœur.O wa fille, ta mère venait de mourir.Le ciel n'a pas brisé ta fleur à cet âge ei tendre ; tu vivras, remplusaut le vœu de ta mère : tu as choisi un meilleur époux, Jésus à ton amour.Marie, prie pour ton père !.N\u2019oub:ie pas le dernier mot de ta mère , ce mot, alors, il à résonné À ton oreille : \u2018\u201c Espérons en Dieu ! \u201d On parle beaucoup eu france d'introduire la musique dans les hôpitaux de fous, comme moyen d'améliorer leur sort.Un révérend anglais, le chanoine Hartford, va encore plus loin.Il prétend guérir presque toutes les maladies avec la musique, comme principal mode de traitement.Le chanoine a déjà, à l'entendre, opéré de merveilleuses guérisons.En tout cas, il a convaincu une dame charitable, miss Florence Nightingale, qui lui adonné des fonds pour louer un vaste local en plein Londres.Là, un concentrera des flots de musique qui seront déversés, ensuite, aux chevets des malades.LE MONDE ILLUBTBF ntm LE GRAND \u201c DEVIN \" Daus lea sables brûlants de l'Afrique équato- risle se rencontre un serpent furmidable dont la taille atteint parfois vingt cinq pieds.C'est le grand \u201c Devin \"\u201d, Un des monstres les plus terribles de la création.Très rare heureusement, sa redoutab'e espèce s\u2019en ira bientôt, en rampant, re joindre dans la nuit des Ages tant de colosses effroyables à jamais disparus.Lorequ'il marche, on dirait que la terre se soulève, que le sol marche.Sa beauté égaiv sa grandeur.Sa cuirasse, armure d argent et d'or, britle de tous les feux.Ses riches écailles ont des reflets d'arcenciel.Comme une longue mosaïque d'un éclat sans rival il s'étend au snletl de l'Equa teur, déroulant ses grands annsaux comme un collier gigantesque étincelant de pierreries.Sa force eat prodigieuse, son élan irrésistible Dans ses nœuds il ferait craquer un lion.S4 face mon-trueuse déborde de fluide et de bave.11 magnétiserait un taureau.C'est le roi des serpents.11 n\u2019est puint venimeux.Qu'a til besoin de I'étie ! Aucuu animal ne peut lui résister, aucune arme ne peut le vaincre.Sur ea cuirases invulnérable s'émoussent les flèches, glisseut les lances et les bulles.Lorsque aiguillouné par la faim, il savance vers les villages en levant sa tête comme un chène, tout se cache ; on ne I'arréte que par le feu Pour qu'il recule, on incendie les herbes ; il faut un bois en feu, des torrents de fumée, des avalanches de flammes.Alors, il retourne dans ses cavernes en faisant retentir les solitudes de zes sifflements affreux mélés de rinistres misulements.Eh bien ! Les peuplades sauvage s se sout pros- tervés devant ce monstre qu'elies consultaient connue u» oracle, adoraient comme un dieu.Cet effroyable mini-tre des vengeances célestes avait ses teuples et ses prêtres.On lui servait des victimes humxines qui, d'un cœur léger, disparaissaient dans la gueule da la Divinité avec l'espoir de revivre dans un psradis nègre bon-lé de bananes et d'ananss.Quand lu victime humaine était trop maigre, le grand \u201c Devin \u201d exigeait un supplément, et souvent le prètre y passait à son tour.Aujourd'hui on est moins superstitieux, même au désert.Quaud le gigantesque ophidien après avoir diné d'une girafe ou d'un zèbre surpris au bord d'une sour e, tombe dans un de ces engourdissements ni résistersient à toute l'artillerie d\u2019uu volcan, l'indigène arrive, passe un lacet au cou du reptile et le dieu est étranglé.\u201c Le * Devin \u201d ne rendra plus d'oracle.C'est par cette ruse seula que l'homme peut venir à bout du terrible serpent.Un jour pourtant, on trouve le monstre immobile dans les hautes herbes.Il ne dort pag, il eut mort Il a succombé sous les coups d'un adv-r- saire invincible.Il à donc trouvé son maître, ce «souverain incontesté des rables et des forêts ?Quel peut être son vainqueor ! Est ce le crocodile ou le lion Ÿ C'est un insecte misérable et chétif, nne fourmi.Cette fourmi, c\u2019est le seul être de la création que le * Devin \u201d redoute.Il en a peur comme la poule du renard, la brebis du loup, la fauvette du milan, : Avant de dévorer sa proie, le grand reptile se met à battre la campague et s'assure toujours de la présence cu de l'absence de son mortel ennemi.S'il découvre les redoutables escadrons de fourmis, il s'enfuit comme un poltron et leur abandonne sa victime.S'il n\u2019aperçoit aucune trace de l\u2019armée microscopique et grouillante, il retourne à sa proie avec des nndulations voluptueuses rt se met tranquillement à table commençant toujours par \u2018 préparer \u201d sa victima on vrai gourmet qu'il est.Avant de l\u2019engloutir avec une lenteur passionnée, il la lèche de sa langue visqueuse comme s\u2019il la caressait, et la couvre de bave pour l\u2019attendrir.Tel un bon cuisinier * fatigue\u201d de son battoir le quartier de venaison qu'il va mettre à la broche.Mais il arrive souvent que le festin se trouve interrompu par une subite invasion de fourmis.Bientôt, depuis ea tête formidable jusqu'à se 841 puissante queue, le monstre est couvert d'une nués d'envemis.Sa brillante armure disparait sous une couche grouillante et pressée de combattants.Le reptile d'or n\u2019eat plus qu\u2019un serpent noir.Un crépe vivant recouvre tout son corps, et cela va, vient, monte à l'assaut, w'accumale, se pousse, #'entasse, pique, pince, mord, déchire, pénètre dans la citadelle et w'a'tache, se colle, s'incruste dans cette masse palpitante de douleur horrible et de rage impuissante.De temps en temps, le gérnt fait un soubresaut énorme comme s\u2019il voul.it, par ses secousses formidables, se débarrasser de sa torture et de sa défaite.Vains efforts ! Que pourrait il contre ces \u2018-a- lanches de pygmées 1 Le colosse ne résiste même plus ; il se réaigne et meurt étouffé.Ce n\u2019est plus un combat, mais una invasion de pinces irrésistibles et meurtrières, innombrables, fonctionnant comme un seul grappin dans les chairs frémiissantes et rougies.Le grand \u201c Devin \u201d n\u2019est même pas un vaincu, C'est une proie, un cadavre, un squelette.Demain, quand passera quelque hyène grimaçante, sa gueule rordide ne trouvera pas à rammxsser un laubrau de chair, à lécher une goutte de sang ! FULBERT D'UMONTEIL EYYMO! OGIES MONCTON Moncton, ville du Nouvoau Brunswi k, a pris son nom de Rob rt Mouckton, qui p iv les forts Gasparaux et Besuséjour, en 1755 CAP -BRETON Le Cap Breton fau ainsi nommé à cause de la reseemblai.ce dun de ses promontoires, situé un au nord de Loui-bourg, avec un cap du Bretagne en France, par les marins ba-ques qui y venaient pêcher ls morue longtemps avant que Christophe Colomb n\u2019eut visité l\u2019Amérique.WATERLOO Quatre endroits portent le nom de Waterloo, en Haut Canada, et un dans la province de Québec.Sur les quatre appellations, de ux sont données à des comtés ; ici, notre Waterloo ou Waterlo est une jolia petite ville du comté de Sheffard.Avant la bataille de Waterloo, remportée par les troupes anglaises, hoilandaisrs et prussiennes, sur l\u2019armée française, ce petit village de la Belgique était in connu.Le mot Waterloo est composé du hollandais water, ean, et d+ loo, lo, loh, vocabla qui, en haut alleman |, signitie ** flamme.\u201d Quelques étymolo g'stes pré:en:lent que Waterloo veut dire \u201c milieu élevés,\u201d mais situé \u2018\u2019 près des eaux et des marais.\u201d P.G.R.NOUVELLES A LA MAIN \u2014Prévenu, poirquoi n'avez-vous pas remis de suite à la police le porte monaie que vous aviez trouvé hier soir 1 \u2014 Li était trop tard, m'sien le président.\u2014Et le lendemain matin 1 \u2014Ii était vide, m'sien le président ! * » * Entre Marseillais \u2014Moi, dit l'un, j'ai pris un jour, dans un lac, un poisson qui était si gros, qu'il a fallu dix hommes pour le porter ! ~~Ce n'est rien auprès de celui que j'ai pêché dans la Méditerranée, riposte le second.\u2014De quelle grosseur ?\u2014Je ne sais pas ; mais quand il été sorti de l'eau, la mer a baissé de trois pieds.+ + * En police correctionnelle : \u2014Prévenu, quel est votre état 1 \u2014Un peu fiévrenx, mon président ; j'ai pas fermé l'œil de la nuit ; c'est égal, je vous remercie pas moins. ! 842 NEIGES D'AVRIL Flocons légers Ke diaphanes, Blancs messagers Fn caravanes Venez Sur nos cabanes, Blancheurs arcanvs.Tomhez.Duvets soyeux, Sur nos villages, Doux, gracieux, En blancs nuages Venez Nur nos visages, En frais orages, Tombez.Fraicheura\u2014velours Tant adorables\u2014 Parfums d\u2019amours Si délectables.Venez, Sur les coupables, Des cieux affables Tombez.ENVOI A Francois Ca-ale Neiges d'Avril\" (*.Aux doux langages, Joyeux babil se Divine ramages Venez Sur noë rivages, Charmantes pages Tombez.Mi-avril 1392.CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \" Le Mons ILLUSTRE est informé qu\u2019an littérateur de Québec, M.J.B.Caouette, un de ses vieux collaborateurs et fidèles amis, vient de publier un volume de poésies : Les voix intimes.Il souhaite plein succès à ce volume, édité chez Demers ; nos lecteurs ne sont pas saus deviner qu'il y a mérite, eux qui ont lu parfois des pièces de Caouette.Sulte, notre gai causeur, a fait pour ce livre, dit on, une charmante préfaca.++ + L'on m\u2019a dit aussi beaucoup de bien de la séance littéraire à laquelle, le même soir, avaient convié un public de choix les élèves de la classe de Belles Lettres, chez les pères Jésuites du col- lèga Ste-Marie.Monseigneur Fabre, le vénérable archevêque de Montréal, y présidait.Outre cette particularité, ln réputation des soirées littéraires du Gésu nous est une garantie de succès pour cette dernière.+ La Faculté de Médecine de notre Université catholique Laval, à Montréal, vient de lancer par le monde quelque cinquante nouveaux médecins, qui partent, pleins d'ardeur, soulager les souf frances qui régnent aur la machine ronde.Sur ce nombre le MoND® ILLUSTRE compte plusieurs bons (*) Titre d\u2019un livre de poésies par M.François c asale, LE MONDE ILLOSTRS amis particuliers, tels que MM.les docteurs J.A.Brien, A.Ethier, A.T.Laberge, H.Lapointe, Louis Bergevin et autres.À ceux-là et à tous les autres, nous souhaitons plein succès dans leur grande et noble mission.+.e On avait fait espérer au MoNDE ILLUSTRÉ, svec les premiers bourgeons d'avril, la naissance d'un nouveau petit frère en littérature canadienne française : Le (\u201claneur, recuesl littéraire des jeunes.Il parait maintenant que l\u2019heureux événement ne va pas «e produire, que sous.le souffle caressant des brises de mai.La nouvelle revue sera bimensuelle, tronte-deux pages par livraison, à deux piastrea par année, et publiée par l'éditeur P.J.Bédard, 170 rae St Laurent.Nous l\u2019eapérons, de cœur, et lui faisons d'avance mille bons souhaits.Notre entimé collaborateur, Simon Bolivar, écrit au directeur de la rédaction, au MoNDEe ILLUSTRE.Cher M.Saint-Elme, L'un des derniers numéros du Mosve ILLUSTRÉ nous parlait des NVoiyes d'Arri*, de François Casale.Quelques jours plus tard, unc petite neige molle, tlocon- neuse, se laissait choir doucement, se suspendait aux arbres et formait un paysage blanc d\u2019une exquise beaute.J'aurais voulu ètre poète Jour chauter ces neiges 'avril, ces neiges vraies, les derniè.es de l'année, sans aucun doute J'ai succombé, et j'ai rimé trois atrophes.Si j'eusse connu Frs Casale, vu !a coincidence et 1'emprunt de son titre, j'aurais joint l'exvot qui suit inmédia- tement.Je m'en remets a vous J'abuse, n'est-ce pas ?Vous êtes trop bon, que voulez-vous.Tout en déclinant le compliment, nous maintenons l'envoi, bien en son lieu, et publions le tout dans une autre colonne.+.+ Nos prévisions de l'autre jour sur ce que devait être la séance littéraire du ZI avril, au cercle Ville-Marie, ne nous ont pas trompés.Partout l\u2019on w'accorde à dire que ça été un auccès, rarement atteint dans le Montréal des lettres, jamais surpassé.Ls R.P.Gaffre, dont le Mospe ILLUSTRÉ donne aujourd\u2019hui le portrait et la bicgra- phie, a agrémenté cette soirée d'une perle littéraire de la plus belle eau : conférence à la fois utile et charmante sur * La Corse : le pays de la vendetta.\u201d Une pâle synthèse serait un at'eutat au beau ; mieux vaudra à chacun de nos lecteurs la lire, une fois imprimée : car elle doit l'être bientôt La présence de Mgr Emard, évêque nommé de Salaberry de Valleyfisld, sjoutait aussi beaucoup a la magnificence de la fête, de même que le très nombreux clergé\u2014cinquante prêtres au moins\u2014 qui l'entourait.Rien de beau comme cette procession distinguée, faisant son entrée dans la salle aux applaudissements de l'assistance et aux accords de cette belle musique, si bien de circonstance, *\u201c La marche des prêtres\u201d On admirait aussi le blason du nouvel évêque, brillant en vedette au fronton de la scène avec sa noble devise : Video ut faciam, Je vois pour accomplir.Et je voudrais «dire un mot da joli acte de comédie, de la g ntille chansonnette idem, du magnifique chant, \u201c Dieu sauve la France \u201d, de la douce musique da professeur Labonde, des poésies lues par nos collaborateurs MM.Poitras et De- nault, bien écoutées ; somme toute an succes pour le cercle Ville-Marie.J.ST-E, L'ESPRIT D'ALPHONSE KARR Les hommes qui parlent le plus mal des temmes ue divisent en troie classes : ceux qui n'aiment pas les femmes,\u2014ceux qui les aiment trop,\u2014ceux qui n'en sont plus aimés.Pour les premiers, nous n'en parlerons pas, ils ont eu un dindon au moins dans le cœur.Les seconda ont droit À votre reconnaissance, et les troisièmes à votre générosité et à vos aumônes ; pauvres gens qui subissent la peine réservée à ceux qui aiment réellement les femmes ! c\u2019est, \u2014dit un sage, \u2014de les aimer toute leur vie.* + + Nons commençons à mourir bien plus tôt qu'on ne se plaît à le croire.\u2014 Nous commer.çons à mourir à la première dent qui tombe, au premier cheveu qui blanchit.\u2014 Heureusement qu'on meurt Assez longtemps.\u2014 Quelques-uns meurent progressivement en commencant par l\u2019extérieur : la vie, assiégée par le néant, lorequ'elle est obligée d'abandonner les ouvrages avancés, re réfugie dans ler murailles et ensuite dana la citadelle, c'est dire dans le cœur \u2014 D'autres, au contraire.meurent d\u2019abord par le c«vur, et promènent pendant trente ans un mort dans une peau vivante.Sachez reconnaître les vivants.+ + * La femme n\u2019est pag vieillo tant qu\u2019elle inspire de l'amour.\u2014 D'ailleurs, qu'est ce qu'être viriile ?Ce n\u2019est pas avoir «dépensé un certain nombre d'années du nombre mystérieax qui nous a ét- donné à chacun.Etre vieille, c\u2019est n'avoir plus de charmes.\u2014Si uno femme consenvait jusqu à cent ans tous les attraita de la jeuneatc, el'e serait plus jeune qu\u2019une femme de vingt ans qui les aurait perdus C'est one de ces vérité: qui ne se disent pas, mais se chantent sur l'air cosnu de M.de la Paliswe Eh bien ! cependant, elle est loin d'avoir cours dans la pratique ; et si l'on sourit de la naiveté d'un homme qui dirait : J'aime mieux une vieille femme qui serait jeune qu'une jeune femme qui serait vieille, on rira tout à fait si on le voit mettre cette théorie en usage.* + * Qeand on voit une femme donner à un enfant ces soins si dévou\u201cs, si attentifs, si minutieux et quelques uns si répugnants, on serait porté à croire qu\u2019elle s'arquitte d\u2019an devoir, qu\u2019elle sera payée de ses sacrifices et de son dévouement par la joie «le voir sa fille devenir une femme a son tour.Eh bien ! non, ces soins si minutieux, si fatigants.c'est précisément là qu'est le plaisir : quand l'enfant grandit, quand il n'a plus besoin de ses soins de poupée, il tremble qu'il échappe à la mère, et il n'est pas ur.vieille femme qui n'arrive à aimer mieux l'enfant de sa fil'« que sa fille elle même, poupée depuis longtempz rebelle et peu maniable, qui s'habille et se déshabille toute seule NOS GRAVURES LA DYNAMITR A PARIS Ils font de la jolie hesogae, les dynamitards de Paris.Après les casernes Lobau et l'aristocratique boulevard Saint-Germain, c'est la rue de Clichy qui a été le théâtre de leurs exploits.Le dimanche 27 mars dernier, à 5.15 heures du matin, ls maison portant le n° 19, coin des rues de Clichy et de Berlin, était \u201c dynamitée.\u201d Pendant quo les vitres volsient en éclats, l\u2019œucalier, da rez-de-chaussée au quatrième, fut arraché, brisé, et s\u2019effundra dans sa cage, comme le montre notre gravure.ALGÉRIE : VOYAGE DK M.CAMBUN M.Cambon est le gouverneur-général de l\u2019Algérie : son voyage dans l'intérieur avait pour bat de ramener dans la sphère dos intérêts français certaines tribun sahariennes.Les Chambuafs sont de ceux Jà.Cette grande famille d\u2019indigènes se partage en trois groupes ; c'est avec le troisième de ces groupes, les Chamb as d\u2019El Goléo ou Cham- bads Monaledi que M.Cambon a traité surtout.Une de nos illustrations offre à nus lecteurs un spécimen de cette intéressante tribu ; l'autre dessin représente des membres de la tribu de Taitok, nomades pasteurs et surtout pillards \u2014J.STE. SOUVENIRS DU MEXIQUE UNK ESCORTER DK L'INPÉRATRICE CHARLOTTE Nous avons signalé déj\\ les Souvenirs de lu Martivique et du Mxigue, que publie M, Mismier, ancien cap taine de endarmerie au Mexique pendaut l\u2019uccupation française L'extrait que voici, daus lequel l'auteur met en scène limpéraiice Charlotte, quelque temps avaut la chute de l'empire de Maximilien, n'est pas d'un intérêt moins vif que les articles precedents : L'annonce du rappel des troupes françaises re- tentic comune le glas funèbre d- l'empire.L'inévitable catastrophe spprochait.J'avais fixé au printemps de 1866 la date de mou départ du Mexique, lor-que à la veille de lon.ner ma udmisston de capitaine, je reçus l'urdre d'escurter l'impératrice, avec roixaute g udarmes, dans un voyagn à T-xeoco Cette ville est sepa: rée de la capitale par un lse de cent quatre-vir gta kilomètres de sup-ficie dout les esux s.lees, conime celles d- la mer, sont sujettes au flux et au reflux.L'impératrice devant traverser le lac en ligne directe, sur un radeau poussé avec des prrches, jo pris une svance de viugt quatre heures pour le contourner A ls tombée du jour, j'étalilis ma troupe dans un grand rancho abandonné, entouré de mors, fa cile à defendre en cas d'attaque «d\u2019une guéril'a.Par mesure de précauticn, la moitié des chevaux restèrent selles et la moitié des houmes artnés.Les videttes ot les seutiuelles furent rerevées d'heure en heure.La nuit s'écouls ssns alerte Le lendemain, nous arrivAves à l'heure pres crite au débarcadère.Déjà l'ayuntamiento (municipalité) s\u2019y trouvait avec des caleches découvertes, att leea de mu'rs.Quand l'impératri e débarqua.simpleuent vêtue de noir, en deuil de son père, elle dut subir une harangue qu'elle écouta de fort bonne grâce, sous lee ardeurs du soleil, puis elle monta en voiture avec une dame d\u2019honneur de race indienne, ga compague habituelle.Eu ma qualué de commandant de | secorte, je me plaçai à ls portière de droite, un de mes lieute- pants à celle de gauche, tous deux le sabre à la main.Le comte de Boumtelles, chargé de la direction du voyage, et les autorités occupaient deur autres cali ches.Plusieurs kilomètres séparent Texcoco du lac de ce nom qui buignsit aurrefois ses abords.Au «i- gnal donné, les attelages de mule- partirent à fond da train, agitant leurs grelots et soulevant un nuage d- poussière.L'entrée en ville so fit au son des cloches et au vacarme des cuheles, sortes de pétards.Nous pased- mes sous des arcs de verdure et de fleurs.Une foule compacte encombrait les rues, mais peu d'enthou- sissme : à poiue quelques cris de : ** Viva la impe- ratris / \u201d Le cortège arriva près de l'ég ise où tout le moude mit pied a terre.Le clergé vint au-devant de la sous eraine avec un dais ou elle s'avrita pour savancer processionnellement, toujours encadrée par mon lieutenant ev par moi, jusqu'au trône élevé dans le chœur.Après le Te Deum, elle se rendit à la municipalité où eurent lieu les précen- tations, puis elle remonta en voiture pour gagner le Molina de las Flures, situé à quelque distance de la ville Un dejeuner l'y attendait, où je fus convié à titre de commsndant de l'escorte.Jusque là, ma'gré la chaleur et la poussière dont elle avait eu à souffrir, l'inpératrice parut satisfaite du voyage À table, sans ve départir de la dignité de son rang, elle eut un mot gracieux pour chacun.Ayant remarqué l\u2019une d mes médailles au ruban tricolore, elle me demanda, en langue française, ma province d'origine.Sur ma réponse que j'étais A:vacien, elle fit cette singu'ière réflexion : \u2018 Alors vous n'êtes pas disciple de Vol taire |\" ; Un télégramme qu'elle reçut dans la soirée la contraria visiblement ; aussi ne Éus-je point surpris d'apprendre son retour immédiat à Mexico.Le trajet jusqu'au lac s'effectua ventre à torre sans passer par la ville.Aucune autorité n'assista au départ.A ce moment, je pris les ordres du comte de Bombelles qui me laisa libre de revenir, le lendemain, à mon gré.Les chevaux étant sur lee dents, à lu suite des galopades dw la journée, nous rentrâmes & Texcoco au pas.LE MONDE ILLUBTRE \u2014 _ Le voyage de l'impératrice devant durer deux jours, selon la programme official, on svuit orga nisé un bal eu son honneur.Pour ne pas perdre seu frais, lu municipalité décida qu'il aurait lieu quand même et m invité à le présider Quand j'y arrivai, je pris place, avec les autorités, sur une estrade où we trouvait uu fauteuil destiné À l\u2019impératrice, que personne n'occupa.lly avait dans la salle une nombreuse et brillante assistance ; mais ma santé, toujours précaire, m'empé.ha de m'y attarder.En revanche, les deux jeunes cfli- ciers mexizains qui m'accompagnsient re renoncèrent à la danse qu\u2019à quatres heures du matin pour monter à cheval Quelques jours après ma rentrée à Mexico, je reçus une carte aux armes impériales, libellée ainsi qu'il » uit : De ôrdem del Emperador, \u2018a Secretaria de las ceremo- ni 8 tine la hours de inviter sl Sr.capitan de gendar- n.cris Mt mer, commundan*e del distrito ce Méjico, à Comer cou Su Majestad en el palacio ir: pe rial de Mejico El juéves, 5 de «bril de 1866 a las seis de la tarde, A l'heure fixée, je me rendis an palais.Des halle bardiers gigantesques, en uniformes rouge, montsivnt la garde des appartements.Ou m in- troduieit dans un grand salon où se trouvaieut déjà d'autres invités parmi lesquels deux évêques.Tuus se tenaient debut, de chaque côté, le long des murailies.ln offiiier superieur de ma cou- naissance, le major Roland, de la légion étrangère, me fit signe de venir à «ôté de lui.Après que ques minutes d'attente, une porte s'ouvrit et le maître des céréiuonies aunonys : \u201c* Su Majestad lu impératriz /\u201d La souversine parut, suivie de deux dames d honneur.Elle portait une robe noire à longue traîne sans autre ornement que la décuration de son ordre.Tout le monde s'inclina.L'impératrice fit le tour du salon, s'arrêtent devant chaque invité pour lui adrrsser quelques mots.Arrivée devant moi, elle ma demanda vi je m'étais bien amusé au ba! de Tercoco ; question banale à laquelle je répondis banalement.Après ces préléminsires, on passa dans la salle À mauger, où chscua prit place salou son rang, Un grand laquai-, à la livrée impériale, 6e tenait derrière chaque viège.L'argenteria sortait de chez Christophe ; un voisin me dit qu'il y eu avait, en tout, pour quatre cent mille francs.Les mets étai-nt wal cuisinés ; les vius médiocres, sauf celui de Hongrie Le plus grand silence plana sur la tatile ; c\u2019est à peine si l impératrice dsigna échanger quelques mots avec ces voisins inimé-lists On cut dit un repas de funérailles.Quand il fut terminé, nous retournâmes dans le grand salon, où nous attendait le même cérémonial qu\u2019à l'arrivée.Je sortis du palais en proie à des st ntiments voisina de lu commisération.De la place d'Armes, j'arrivai jusqu'à mon domicile, calle de Corpus Clristi, sans me rendre compte du «h-min parcouru, repassant dans ma tête toutes les circuns- tauces de la soirée : 'absen:e de l'empereur, la contrainte vi-ible chez l'impératrice, is visages mornes des invités, la contenance du personnel domestique, cette éliquette de cour portant à faux, je ne sais quelle tristesse répandue sur les chuses, où l'on cruit lire un présage de malheur.CHARLRs MIs4ER.Oise à la broche.\u2014Prenez-la jeune, et qu'elle ait la graisse bien blanche ; épluchez et tlambez la bien ; ôtez les ailes, coup.z lui les ongles, et bridez la en laissant les pattes eu long ; embrochez- la ensuite, et faites-la cuire.Il faut que le jus sorte das filets en la piquant avec la pointe d'un couteau.Recette pour nettoyer les manteaux en caoutchouc.\u2014Pour enlever la boue, il faut les laver avec de l\u2019eau de son tiède.Oa prend du son mouillé à même dans la main et on nettoie les taches \u2018es p'as persistantes, Le casutchoue ne deviendra jamais raide, ni cassant, comme quand on le nettoie à l\u2019eau froide, rm LA DISTANCE AU BOLKIL Il paraîr que nous ne somues pas aussi éloipnés du soldi gus nous I'svons cru jusqu's vrésent.On acreptait communément le chiffre de 153 mi! ions du kiromècres pour la aistance de la terre su suleil.Les observations furen pendant le pa eags de Vénus en 1874 et 1882 (Chine, Perse, flea Avck land, Amérique # ptoutrivuale, F :hia-B anca, dé troit de Magellan) placent notr pauvre planète +n face du foyer ceutral de la chs'eur à une distance de cnt quarante-huit mithens cent trente- huit mille kilomètres\u2014seulement ! + + ++ HISTOIRE DES MOTB Le Musée des Fumilles vous apprend l'origine de notra mot chrysucale, d après une cuneus: ex- pliestion que donne Jucquemiu daus son lfistuire du Custume : * Les empereurs romains d'Ouient avaient sur leur rauteau, depuie le IVe siècle, une pièce caractéristique que l'un appelsit le clavus.Cr fut à l'origine une pièce quadrangulaire ou »pylique en drap d'or, presque toujours brodée, reprouvissnt les traits d'un pessonnage quelconque, l'in age dun damier, celle d\u2019un oiseau, etc.Sous la 1épubiique romaine, le clavus nous est représ-nté comine un nœud de rubun pourpre, tervant de marque distinctive à l'habit des sénateurs et des chevaliers.Pius tard, ce nœud d« ruban se trunforma en une bande de pourpre, large pour les sénateurs, étroite pour les chevaliers.Plus tard encore, Octave modifin cet ornement, qui fat en or.Chry- soclabus dérignait un vêtement enrichi dun clavus dor, mus d'un or peut éure douteux si l'on s'en rapporte eu sens du mot français, son dérivatif : chrysocale.\u201d + + ++ FAVEURS DK LA SAINTE VIERGE En 1853, le Père Paudosy et trois sauvages voy»gesient daus la Colombie Anglaise.Leur but etait de se procurer, d'un poste éloigné, une provision de vin de messe.À leur retour, les voyageurs rencontrèrent une terrible tenpête de pegs L'nir é ait rempli de flucons aveug:ants, et les arbres de la sombre forêt qu ils traversaient étaient chargés de neige, et j'taient une obscurité presqu'impénétrahle sur leur ruute.Même, les sauv-ges, qui seuls savaient le chemin, refurèrent d'aller plus loin, et on résolut de bivouaquer jusqu'au lenjemain matin.Le jour suivant, quand le missionnaire se leva sur sa cour he de neige, 1a temp éte sévissait encore, En regardant autour de lui, il s\u2019aprrçut avec frayeur qu'il avait été abandonné par ses guides.Ile s'étaient enfui durant la nuit, et l'avaient lais-é à son sort.Une mort certaine parairsait maintenant l'envisag r en pleine face ; car la neige avait effacé toute trace de aentirr, même d'il en eût auparavant connu la localité.Plein d'anxiété, il eut recours à la prière.A cette époque il était question de la définition de I'Imn.acu.lée Conception comme dogme, et le père Pandosy, se rappelant qu\u2019il était Oblat de Marie Immaculée s'agenouilla et fit un acte de fui dans ce mystère.Il termina sa prière par ces mots : \u2018\u201c O Marie, Mere de Dien, comme preuve de Ton Tmmaculée Conception, délivre-moi de ce darger ! \u201d Puis il chanta I'dve Haris Stella.Quand il se leva, & son étonnement il aperç.t à ses pieds un sentier où il n'en existait poirt auparavant Ce chemin était aussi nettement indiqué que si\" une main invisible eût rejeté la neige de ch-qne côté Pendant les trois journées » uivantes du voyage.ce sentier sau-eur mena le père Pan.dosy à travers la \u2018forêt et les prairies, Jusqu'à ce gu'erfin il le cor À i-it sain +t sauf chez Joi.où al arriva avoc le vin de messe, qu'il avait été chercher, \u2014 Ta #5 th pa \u201c re \u2014\u2014\u2014 re LA = /4 | £ xd - { +67 2 | LE FA es / Ml : | i OS 4 Hi i 53 I fin! ti ed ni a : | ( = = {7 i I h It Ea / t K i IH j | \u2014 \"+ ord N th dh i I, V4 i] i | # 0 © lien (if N A Sy 4 ne Le Hour So 3 Hy $i hi i 2 LE À 0 og #10 ÿ & Tr I Il J [4 L 2 Z / | ¢ Ml I VA Hi i À | i | li ai & i LS Ii | tl i / i À | Us % a i AY: EY TY 4 Ÿ LL.ir, Pl à} i ae ; Bt \u20ac > AIN hd Ih Ed re pu | a, Vp g / i j | A \"I, af // I i I 3 fl PP > 2 I vd Ee 2 B TREY: ihe 7S) Je il 5 Gas ~ ) | 4 Le fi mt mms men f p 3 Ip % Gi [= 4 M y 57 hi q a la, 4 ét * ; hor fi # C5 y/ nN 7, | | À ) Lo ZZ f + ei | 744 20 CS 0 # | a MY / 7 i 7 in) W i I 2 ee, =» cr) i b 3 fr Ÿ / © NN «& ZF apg | I 2, 4 a : \u2014 wy A il ; i 3 > Vs Wl 2 4 Jun + 2 ZL - - } i ZZ + pd A Px V7 7 A \u2014 v Ce i I i | ve ze To ily 3 | BRE GR ! i Ry Clay #7 7%: A H sry Ca LE + IL I, il >.(A o> fl 5 To \u2014 li aS i 3 ye ahs 5! ZZ A | Py \u2014 = = me A Pr M En ; AE Ir po À Ve M 7m # Sealy # EF i ES press pals > 5 Br afd.| Call Ad Wa EW A = iy et 7 | CE rer Ader, RN PRE at =e == GE a CL gp =e = i Li LA DYNAMITE A PARIS.\u2014LE VESTIBULE ET L'ESCALIER APRÈS L'EXPLOSION.\u2014VUE PRISE AU REZ-DE CHAUSSÉE r TTP mig it A .bi] ! UR ; o 7 on z pe 1 Le 492 ent A\u2014 LY 2 «gn \u2018» LA 1) | fe 5] \u2014\u2014\u2014 A a i T i PLA n° RB Nn xX XY oh SAYS a A A, .\u2019 want À Vs a Né NS a= % We G *\" ™ = \u201cBN La ré \u2014 jé mu + NS 33 î pet 7, = X ( 2) Wor em, = ; f, - A TRAVERS LE MONDE 4 : P à Le i 4 xa i \u2014 | 7 LS 1 rx | \u20ac { ); $A 3 .Al G \u2018 F » 4 Lh 11 Noa à NTN { 4 f° RIE nu i WM X oy *y ve y \u2014VOYAG y : AZ } CR \\ ta 1» Wt! = 3 2) Th | | 4] > \u201csey rg, ; % 2 La af La C À 4 NA af Fis A ces hy = - N Sw B DE M.CAMBUN > ALGÉRIE.\u2014 LA TRIBU DES CHAMBAAS | 1, ZY 14 + à 5 f 7 Fors 2707 GC = ® pen ni 3 4 | | Zs 7 ee tT \u201c4 \u201cee a3 ss.Ÿ x 3 - N° = -\u2014\u2014 PA te oi LA TRIBU 4 2 7 SE A \\L YN ; RA et > Ea PA a in ten hw ime pee % i 4 = IN ee DES TAITUK 22 AS ge ; oT ee >> 4 «at a : 4 S > =, = 2 > à â BD XQ = \\ Ii} ~~ \u2014 ~~.re RS Ry [on iy = N i \u20ac 7} 4 7! Rai 4 TH me eo A 4 À il wh # ke.he Ai hd =n 1 0 846 LEIMONDE ILLUSTRE \u2014 REVERIE GLOIRE A LA FRANCE France, empire de l'honneur, de la fraternité et de la gloire ; France, maîtresse da monde ; France, le soutien des lettres, des sciences et des arts, je te salue ! Combien de fois n'as tu pas soutenu, parmi les autres nations, la justice ou l'honneur vutragés ?Et combien de fuis n\u2019as tu pas imposé ton nom aux peuples qui avaient pour maxime : \u201c La force prime le droit.\u201d Oui, tu fus toujours la première à éclairer le monde par l\u2019éclad de ton géuie.Un Dieu daigua toujours te protéger à l'heure du danger.Et cette guerre funeste, où l'Ang-sis, maître de presque tout ton territoire, te réduisait à toute extrémité, mit les peuples à deux pas de lu barbarie ; mais cet échec d\u2019un moment ne fut prop-e qu'à te faire briller d\u2019un nouvel éclat.Tu reparus, grâce à la protection divine, par la force d\u2019une jeune vierge qui te retint au bord de- ge q l\u2019abîme de la décadence.Le ciel se déclara ton protecteur, l\u2019audace de tes enfauts te découvrit un nouvel horizon ; tu fus reine encore, par le eceptre de la pensée.Mais ou se trouvait celle qui t'avait sauvée ?Que iui reprocha t-on À c-tte Jeune et simple fille! à cet anye descendu du ciel ?Parle, Histoire, et fain connaître le bien et le mal.Français, pleurons sur sa fin prématurée ! Le ciel a été jaloux de la terre ; la mort cruelle la réclamée pour sa terrible fête !.\u2026.Notre air eerein, notre climat riant.ont inspiré Racine et Corneille, les arcs-en-ciel qui parurent dans un siècle de guerres, brillants et variés, comme ces messagers du beau temps au milieu de l'ouragan.Boileau, Lamartine, Victor Iugo, et vous, intrépides voyageurs, avides de contrées nouvelles, bien qu\u2019aucune d'\u2019elles ne pût vous uffrir une beauté comparable à celle de votre l\u2019rance, joignez votre gloire À celle des poètes ! Artistes, savante, philo sophes, vous êtes aussi les enfants de ce doux pays qui, tour à tour, dévelnppe l'imagivation, anime la pensée, excite le courage, endort dans le bonheur et semble tout promettre et tout faire oublier.Connaissez-vous cette terre où les oliviers étendent leurs rameaux toujours verts, où la vigne donne un frait déiici-ux et une liqueur qui infuse de nouvelles forces aux hommes ?Connaissez-vous ce pays que les rayons des cieux fécondent avec amour Ÿ Avez-vous entendu les sons mélodieux qui célèbrent la douceur des nuits ?Avez-vous respiré cs parfums, luxe ds l'air, si purs et si doux .Répondez-nous, étrangers, la nature, chez vous, est-elle si balle et si bienfaisante ?Ailleurs, quand les calamités sociales atliigent un pays, les peuples s\u2019y croient abandonnés de la divinité, mais ici nous sentons tou'ours la protection du ciel, nous voyons qu\u2019il s'intéresse à l\u2019homme et qu'il daigne nous traiter comme de nobles créa- tares.Ce n\u2019est pas seulement de pampres et d\u2019épis que se couvrent nos campagnes, mais la nature se pare encore d'une multitude de plantes et de fleurs qu\u2019elle prodigue sous no3 pas comme À la fête d'un souverain.Les p'aiairs délicats sont goütés par une nation digne de les sentir, elle aime son soleil, ses beaux - arts, ses monuments, sa contrée à la fois antique et printarière ; les plaisirs d'un peuple avide ne sont pas faite pour elle.Ici les sensations se confondent avec les idées ; la vie se puise toute entière à la même source ; l'âme, comme l'air, occupe les confins de la terre et du ciel.Ici, le génie se sent à l'aise, parce que la rêverie y est douce ; s\u2019il s'agite, elle le calme ; #'il regrette un but, elle lui fait don de mille chimères ; si les hommes l\u2019oppriment, la nature est là pour l'accueillir.L'exilé rêve à «on pays que tu parviens souvent à lai faire oublier ; car ton aspect, à Frarce ! fait songer aux vertus de l'âge d\u2019or, et l'homme «y trouve trop heureux pour s\u2019y auppuser coupable.Ainsi, ta main secourable est toujours prête à guérir les blessures de l'esprit eb da cœur ; les peines et les chagrins sont inconnus, car ils s'envolent comme l'hirond+lle agile, en admirant les œuvres d'un Dieu de bonté, en pénétraut le secret de son amour : les revers passagers de notre vie éphémère se perdent dans le sein fécond et majestueux de l'inmortel univers.i Il est des peines, cependant, que notre ciel consolateur ne saurait effacer ; mais dans quel +éjour les regrets peuvent-ils porter à l'âme une impression plus douce et plus noble qu'en ces lieux ! Ailleurs, les vivants trouvent à peine assez de place pour leurs rapides courses et leurs ardents désirs ; ici, l'esprit trouve une horizon assez large, l'océan leur rappelant l'infini, tes monuments leur remettant en mémotre les anciens et leurs œuvres.Les obélisques, les musées, tout: s les merveilles de l'Egypte et de la Grèce se sont réunies ici, comumw si le génie attiiait le génie, ot qu'un méwe lieu dût reufermer tout ce que l\u2019homme a pu mettre à l'abri du temps.Notre vie simple est à peine aperçue ; le silence des vivants est un hommage pour les morts : ils durent et nous passons.Eux seuls sont honorés, eux seuls sont célèbres, notre existence actuelle ne laisse debout que le passé, il ne se fait point de bruit autour des sou- veuirs.Tous nos chefs d'œuvres sont l'ouvrage de ceux qui ne sont plus.Le froid et l\u2019igolement du sépulcre sous ce beau ciel poursuit moins les esprite ; car la transition de la vie à la mort paraît plus douce ax habitants de la belle France qu'aux habitants de la froide et morne Allemagne.Le soleil, comme la g'oire, réchaufie même is tombe.Ainsi douc, la pointe de la douleur est émoussée ; car on ke livre avec moins de crainte à la nature, à cette nature dont le Créateur a dit : \u201c Voyez les lis de la campagne, ils ne travaillent ni ne filent, et cependant nul vêtement de roi n\u2019a jamaie pu égaler la magnificence dont j'ai revêtu ces simples fleurs.Faut Calmek Armissan (France) LES GRANDS LACS SALES LA MER MORTE La mer Morte, située au sud est de la Palestine, peut être regardée, au point de vue physique aussi bien qu'historique, comme la nappe d'eau la plus intéressante peut-être du monde entier.Elle mesure environ 65 kilomètres de long sur une moyenne de 10 kilomètres de large, allant se rétrécissant d'une manière très sensible vers son extrémité septentrionale.Sa profondeur est très variable : elle est, au nord, de 40 à Z1X brasses, mais seulement de Z à 3 brasses au sud, et même généralement de quelques pieds à peine.Le fond de cette mer intérieure paraît formé de deux plaines distinctes submergées, s'étendant à tne moyenne, l\u2019une de 4, l'autre de 400 mètres au-dessous «lu niveau de la surface La mer Morte peut, d'ailleurs, passer pour la dépression la plus accentuée de la surface du globe, car elle se trouve à 100 mètres au dessous du niveau de la Méditerranée.Elle a la forme d'un ovale un peu allongé, et est divisée en deux bassins séparés l'un de l'autre par une longue péninsule appelée El Mes- ran.C'est dans ce lac que les eaux sacrées du Jour- dain se jettent ; d'autres cours d'eau viennent également s'y perdre, et s'y perdre est bien le mot, car il n\u2019y à aucune issue apparente, et l'on est bien obligé de supposer que l'excédent des eaux de la mer Morte est entièrement enlevé par évaporation, puisque son niveau est toujours le même, sauf dans des circonstances parfaitement d'accord avec cette supposition.Les eaux de la mer Morte sont très Âcres, à cause de l énorme proportion de matières salines qu'elles contiennent, et qui est huit fois plus considérable que dana les eaux de l'Océan ; elles produisent même une certaine irritation à la peau.La densité de ces eaux est en conségaence telle tr re qu\u2019un œuf y flotte, immergé seulement aux deux tiers de son volume et que le corps d'un homme même ne peut y enfoncer complètement.La pro portion de matières salines contenues dans les eaux de la mer Morte est, du reste, de 26 pour cent, ce qui les rend itipropres à l'entretien de ln vie, Ajoutons qu\u2019un seul lac salé connu en con tient davantage : c'est le lac Eltonsk, situé à l'est du Volga.Une tradition conservée dans le pays, mais contestable, veut que sur l'emplacement de ce vaste lac salé existait jadis la fertile vallée de Scidim.\u201c Le lit de ln mer Morte n\u2019est proprement, selon M.E.Arnaud, qu\u2019une partie du bassin du Jour- dain, puisque les montagnes qui le bordent à l'est et À l'ouest s'étendent au delà de ses bornes, soit au nord, soit au sud.Seulement les montagnes sont reliées entre elles, au nord par un cordon de récifs au sud par des montagnes qui portent le nom de Chadachr-Ousdam.Le bassin de la mer Morte se trouve ainsi encaissé de toutes parts.Les rives septentrionales sont couvertes de marais infects, et tout auprès se trouve un marais salé.À droite et à gauche du Jourdain et en remontant son cours, on rencontre un sel plat et couvert d'une couche de sel marin si friable que les pieds des hommes s\u2019y enfoncent jusqu'à la cheville.Le rivage occidentale de la mer est formé par un lit de gravier qui & à peu près trois quarts de lieue de largeur et au delà duquel s'élève la chaîne occi dentale dont les pics atteignent 1,500 pieds de hau teur.\u201c Le niveau dra eaux de la mer Morte s'élève pendant la saison des pluies et s'abaisse en été, alors que l'évaporation est la plus active.Elle laisse à cette époque vers les rives méridlionales, un vaste espace mardeageux chargé de sel, L'é vaporation des eaux de la mer Morte est si active, en été, que souvent elle se manifeste sous forme de brouillard épais.La couleur de l'eau est claire, verdâtre, mais non entièrement transparente ; le goût en est amer et fortement salé ; elle laisse au toucher une impression huileuse, produit sur la peau des démangeaisons et sur les lésions de vives douleurs.Aucun poisson n'y peut vivre.Le fond de cette mer se compose d'un mélange de vase bleue et de cristaux de sel.\u201d À l'angle nord ouest de la mer Morte, s'étendent en outre des marais saline recouverts d'une couche de nitre blancliâtre ; et au sud d'Engaddi, on trouve des gisements de bitutue, de soutlre et de pierre ponce.Eufin une montagne de sel \u2018élève à son extrémité sud-ouest, et d'autres blocs de sel, du soutlre et «les sources thermales se rencontrent ça et là sur sa côte orientale.Les environs de la mer Morte offrent le spectacle d'une parfaite désolation, quoique la présenee d'oiseaux, qui viennent planer jusqu'au dessus dee eaux de ce Inc, suffise à démentir l'assertion que rien ne peut vivre dans son voisinage.Même au puits d'Ain el-Feschka, où l'on voit croitre la canne, l'hydrogène sulfuré qui s'exhale de l'eau vient donner aux feuilles une teint sombre caractéristique, qui s'étendent aux rochers d'alentour.C'est aussi dans cette contrée, qui vit, suivant la tradition biblique, l'épouvantable catastrophe dans laquelle disparurent Sodome, Gomorrhe, Adama, Segor et Sebuim, et qui en à conservé les gisements de bitume et de souffre, avec la statue de sel de la ferme de Loth, que se développe ce fruit étrange, appelé pomme de Nudomr, si henu et si appétissant à l'extérieur, amer avant sn maturité, et l'ursqu'il est nar, composé seulement de poussière et de matière fibreuse à l'intérieur.Mais si le Pentapole a jamais existé, ce n'est certainement pas là.Priiltrer CANTEMARCUE.Classification des femmes par un gourmet, d'après un numéro de la Vie l\u2019arisienne de 1867.L'Anglaise, c'est du thé ; I'Allemande, de la bière ; l'Espagnole, du bourgogne ; ls Française, du bordeaux ; la Parisienne, du champagne.+ + * Proverbe espagnol : Les jeunes filles sont d'or.\u2014 Les femmes mariéos sont d'argent.\u2014Les veuves sont de cuivre.\u2014 Et les vieilles filles sont de fer-blanc. LB MONDE ILLUSTRE 847 La servante, en entendant ces mots, éprouva dea transports de joie.Page S48, col 1 FBUILLEKTON DU \u201c MONDE ILLUSTRE \" MONTREAL, 30 AvRIL 1822 MLLE DE KERVE \u2014_\u20140 DEUNIEME PARTIE DE CARMEN \u2014\u2018ai, chère enfant, vous dites vrai.L'amour, voilà la vérité ! tout le reste est chimère ! Je dois cependant vous dire qu\u2019il me sera permis d\u2019apporter dans notre intérieur une modeste aisance.qui sera presque de la richesse.\u2014-Je l'acceptersi avec joie, parce qu'elle viendra de vous.Mais llieu m'est témoin que je ne désire rien ajouter au peu que je possède.\u2014Oui, répondit Olivier en souriant ; mais peut- être nous viendra-t-il des enfants.vt alors il faudra les élever.Sonxez À cela, mon amie.Dinorah aentit ln pourpre vive qui couvrait ses joues redoubler dintensité.Pour voiler cette belle rougeur, elle cacha sa tête d'ange blond sur la poitrine palpitante de son fiancé.\u2014 Eh bien ! reprit vivement co dernier, puisque vous in'acceptez tel que je suis, ne pensez vous pas, chère bisn-simée, qu'il faut hâter notre union ! La vie est si courte | Avons-noss le droit, quand le bonheur vient à nous, de retarder le moment d'êtra heureux \u2019 Une pression de la main de Dinorah fut sa seule réponse.Cette pression waette était la plus concluante des adhésions.Olivier appuya ses lèvres sur les nattes blondes de la l\u2019retonne, d'où s'exhalait le frais et enivrant parfum des chavelares de dix huit ane.\u2014Enfant chérie, connaissez vous le curé de Saint Nazaire 1 No 33 \u2014>Ni je lo connais | s'écria la jeune fille un peu étonnée d\u2019une semblable question.Oui, certes, je le connais ! Il est mon confesseur et mon guide.Je lui ai confié tout ce ui se passait dues mon c«ur, et jamais il ne m'a défendu de vous aimer\u2026 \u2014East-ce un jeune homme ?\u2014 Non, c'est un vieillard, un beau vieillard, qui ressemble à ces patriarches de l'ancien Testament dont les estampes de ma Bible in folio reproduisent les têtes sublimes.L'abbé Ilérié réunit à un grand savoir et aux plus hautes vertus la douceur, la bienveillance et la charité.C'est le véritable et digne représentant de Dieu sur la terre.Pourquoi m'avez vous demandé cela, mon ami! \u2014Parce que, dès aujourd\u2019hui.j'irai trouver l'abbé Hérié, et je suis bien aise de le connaitre un peu à l'avance.\u2014Qu'avez-vous donc à lui dire \u2019 \u2014d'ai une prière à lai adresser.\u2014 Laquelle ?\u2014Celle de fixer bien vite le jour de notre mariage, \u2014Oh ! murmurs Dinorali, comme il sera heureux d'unir votre main À la mienne, d'appeler sur nous les bénédictions da ciel et de consacrer notre bonheur.Mais ne le pressez pas trop, mon ami.\u2014¥h quoi ! mon enfant chérie, désirez-vous un retard \u2019.Ce serait bien cruel, et mon c«wur en serait brisé.La jeune fille regarda tendrement Olivier.\u2014Un retard, murmura-telle, jo désirerais un retard 7 Vous ne pouvez le croire ! \u2014Ceopendant, ne venez voun point de me dire de ne pas presser trop le curé de Saint Nazaire ?Ai je mal entendu ?ai je mal compris * \u2014Mon Dieu, ne me faut il pas le temps de tailler et de coudre ma robe blanche de mariée, et de préparer ma couronne et mon bouquet ?.\u2014Ne puis je aller à Nantes demain, et vous rapporter tout cela ?\u2014N'en fuites rien, je vous en supplio ! D'abord je ne veux pas que vous vous éloigniez de moi.no füt-ce que pour aller à Nantes.Ensuite je ne saurais vous exprimer quelle joie vive je vais goûter en préparant moi même cette virginale parure à laquelle j'ai pensé si souvent.Olivier, c\u2019est la première prière que je vous adresse, ne me refusez pas.Permettez-moi de toucher seule ces blanches étcilea que je porterai le jour de notre mariage, et je vous promets.en échange, de vous sembler jolie ce jour-là ! XVII - LE PRESBYTÈRE En ce moment une voix forte et bien timbrée etentit du côté de la maisonnette.Cette voix disait, ou plutôt criait : \u2014Fh ! mam\u2019zelle Norah.mamz'elle Norah, où donc que vous êtes : \u2014Par ici, ma bonne Jocelyne,\u201d répondit Mlle de Kerven.Et elle ajouta, moins haut, en s'adressant avec un sourire à Olivier : \u2014 Vous allez voir la figure de Jocelyne, lorsque la brave fille découvrira que je ne suis pas seule.La forte Bretonne reprit, mais plus rappro-hée : \u2014J\u2019ai mis vot'lait sur la table, mam zelle No- rah, avec des galettes toutes chaudes.Faudra point me dire aujourd\u2019hui, comme les autres mating, que vous n\u2019êtes guère en appétit et que vous ne voulez pas déjeuner.Jocelyne, en pronupçant ces dernières paroles, dépassait l'angle du pigeonnier dont nous avons déjà parlé.Elle aperçut alors Olivier, assis à côté de Dino- rah dont il tenait les mains dans les siennes.Elle ne reconnut pas le jeune homme du premier coup d'œil, et le spectacle incompréhensible qui s'offrait À elle l'arréta net et sembla la pétri- tier, comme si la tète de Méduse lui apparaissait tout À coup.\u2014 Jésus, mon Dieu ! Jésus ! ! dlitelle À trois reprises, en frottant res yeux largement ouverts avec ses gros puings fermés, est-ce que je rêve f \u2014 Non, tu no rèves pas, ma bnmnne Jocelyne, dit la jeune fille ; approche un peu plus, et je crois que tu seras bien heureuse aussi.La Bretonne fit quelques pas en avant, lentement eb avec une rorte de circonspection détiante ; puis, tout à coup, elle frappa ses deux mains l'une contre l\u2019autre, les fossettes d'un rire sonore trouè- LE MONDE ILLUSTRE Er EP rent ses larges joues fermes et d'un coloris vigoureux, et elle s'écris : \u2014Ah ! mais, non, je n\u2019ai point la berlue ! J'y vois clair, mon doux Jésus ! ! C'est M.Olivier, ma foi jurée ! M.Olivier en personne naturelle et véritable ! Ah ! mais mon Dieu ! que je suis contente ! Bien le bonjour, monsieur Olivier.Ç'a va bien, monsieur Olivier ?Vous avez fait un bon voyage, monsieur Olivier ?\u2014Jocelyne, murmura Mile de Kerven, je te présente mon mari.La jeune servants, en attendant ces mots, éprouva des transports de joie qui dépassèrent les limites de la vraisemblance.Elle ne jeta point son bonnet par dessus les moulins, et cels\u2019 pour deux raisons : la première, c'est que son bonn:t était une coiffe bretonne ; la seconde, c'est qu'il n\u2019y avait pae là de moulins ; mais elle exécuta, malgré l'absence du biniou na tional, les évolutions d\u2019une danse improvisée, du caractère le plus original et le plus fantasque Cette fougue chorégraphique apaisée, il lui restait an tel besoin d'expansion qu\u2019elle »aisit Olivier par les épaules et qu'elle l'embrassa sur les deux joues, à plusieurs repriss et de tout son cœur.Le jeune homme se Iai: a faire avec la docilité la plus exemplaire.Dana cette scène comique, Dinorah ne voyait que le côté touchant, c'est à dire les preuves msnifestes de l'immense tendresse que Jocelyne éprouvait poor elle, et elle sentait des lmrmes d'attendrissement perler au bord de ses longs cils +\u2014Et à quand la noce, monsieur Olivier ?demanda la Bretonne, après sa véhém\u2018nte accolade.\u2014A bientôt, mon enfant répondit le jeune homme.\u2014 Bientôt, ça veut dire dans huit jours ?\u2014J espère que mon attente ne sera pas si longue.Je voudrais pouvoir ne pas même remettre à demain mon bonheur.\u2014Ah ! Jésus, que voila done parler comme il faut ! Quand vous vous en allez, monsieur Olivier, c'est pour longtemps ; mais au moins quand vous revenez, vous dites des choses qui sont d'un brave homme tont A fait, ma foi jurée !.Puis, sans transition, Jocelyne ajouta : \u2014Vous n'avez pas déjeuné, monsieur Olivier ! Olivier sa tourna vers Dinorah : \u2014 Faut il dire ron Ÿ lui demanda t-il.\u2014C est inutile, car, si vous diviez oui, je saurais bien que ce n\u2019est pas vrai .\u2014Alors, vous m\u2019invitez ?\u2014Oai, mon ami, je vous invite À déjeuner chez nous.\u2014Oh ! Dinorah, s\u2019écria le jeune homme, combien les deux mots que vous venez de pronoucer sont charmante.\u2014 Vous les aimez ! \u2014Ils font battre mon cœur.\u2014Et le mien aussi, mon ami.\u2014Quelle éloquence dans ces deux mots ! reprit Olivier : chez nous ; cest la vie à d ux, c'est l'amour, c'est le bonheur, c\u2019est le ciel ! \u2014Tuut ça c'est très beau.interrompit Jocelyne ; il n\u2019y a rien, dans les livres imprimés, de plus superbe que ce que dit M.Olivier ; mais ne faut pas se périr de faim ! Le chagrin ôte l\u2019appétit, ça se comprend.Mais pourquoi donc que l'amour en ferait autant ! J'ai connu, sauf vot\u2019 respect, des amoureux de chez nous qui mangeaient, ma foi jarée, comme des loups.\u2014Eh bier, ma fille, dit Mlle de Kerven, nous allons nous mettre À table.\u2014Un moment, donc mam'zelle Norah ! répliqua Jocelyne.Du lait tout sec, avec des galettes qui ont eu le temps de s- froidir depuis qu'elles sont faites, voilà t-il pas un bon régal pour M.Olivier !.Olivier voulut protester que les galettes et le lait formaient en menu plus que suffisant.Jocelyne ne lui permit point de formuler sa protestation.\u2014Nenni ! nenni ! repritelle, je n\u2019entends pas de rette oreille là.Mon doux Jésus, vous aurez de quoi, et bien vite, encore.Je m'en vas vous fricasser une omelette d\u2019œufu de canard, dont à laquelle vous m'en saurez dire des nouvelles.Le beurre est frais comme mon œil, c'est d'hier que les canes ont pondu, et pour ce qui est de battre et de retourner une omelette, ma foi jurée, je ne connais pas ma pareille.Et la jeuna servante, sans attendre la réponse d'Olivier et de Dinorah, se mit à courir de toute sa vitesse du côté de la maisonnette, en secouant sur ses fortes hanches :6à jupes à troie étages qui, soulevées par la rapidité vraient ses mollets robustes, fièrement dessinés dans des bas bleus à côtes.Avant que dix minutes se fassent éconlées, la voix de Joceline jatait cet appel dans l\u2019espace : \u2014Mam'zelle Norah, l'omelette est cuite.arrivez vite ! Les heures, avons-nous besoin de le dire, s'écoulèrent pour les deux amoureux avec une rapidité prestigieuse.Pourquoi faut-il que le bonheur ait l'étrange et fatal privilège d'abréger géellement la vie en la faisant paraitre plus courté ! Problème insoluble, msis qui n\u2019empéchera personne de souhaiter et d'appeler le bonheur ! Bref, déjà le soleil baieuait à l'horiznn et les fiancés croyaient que midi devait être loin encore.Cependant Ouiier tenait benucoup à voir avant la nuit le bun curé de Saint-Nazaire.Dinorah ayant alfirmé que trois jours lui rotli- raieut pour mener à bonne fin sa toilette virginale, \u2018le jeun: homme voulait obtenir de l'abbé Hérié la promesse que la messe des noces serait célévrée le matin du quatrième jour.Nous rappelons à nos lecteurs qu\u2019au dix huitième sitc'e le wariage civil n'existait pas, et que la cousérration du mariuge religieux n'était :également astr-inte à aucuu délai de forme L'Eglice voulait, il est vrai, qu- les publica tions des baus fuss: nt faites pendant trois dimanches, en chatre, A la grand wesse, devant les fidel 8 assemb és, mais le prêtre de chaque paroisse avait le droit de se contenter d'une seule et unique pub'icstion, Or, on était au jeudi.Done, le lun ti suivant, le curé de Saint Nazaire pouvait unir les deux fiancés.Ouvier prit coogé de Dinorah en lui disant : à demain / et çe dirigea rapidement vers la bourgade.L- presbytère touchait à l'église.C'était une p- tite maison grise et basse, debout sur lescarpement de la falaise et dominant l'abime Un jardin de médiocre étendue, entouré de murs et soigneusement entretenu, étalait la +ymé- trie monotone de ses allées rectilignea, bordées de buis chétifs, et la terne verdure ue sa végétation desséchée par le vent de la mer.L'une des extrémites de ce jardin avait pour orn-ment un méridien Kn face se voyait un de ces ca vaires qu'on rencontre à chaque pas en Bretagne.Au dessus de la porte d'entrée du presbytère, une niche ogivale, creusée dans la pivrre, reufer- mait une etstuet'e de la Vierge, en buis peint, d'une naiveté toute primitive.Un warteau ds fer, représentant la tê*e hi leuse de quelque ania! fantastique, tenait lisu de sonnette.Olivier souleva le marteau et le lai-sa retomber, Au bout de deux ou trois secondes, un pas alourdi se fit entendre à l'intérieur, la porte s'ou- viit, et une servante qui certes dépassait d'nue vingtaine d'années, tout au moins, l'âge canonique parut «ur le secil et fit à Olivier une belle révérence, en iui demandant : \u2014 Que désirez vous, monsieur ?\u2014 Je souhaiterais parler à M.l'abbé Hérié, répondit le jeune homme, est il possible de le voir ?\u2014M.l'abbé est à l'église, mais, ei vous voulez entrer et l'attendre un ivatant, il ne tardera guère à revenir.La vieille servante s\u2019effsça pour laisser passer le flancé de Dinorab, et lui faisant longer un couluir dallé qui séparait ln maison en deux parties dans toute sa largeur, elle l'introduisit dans une pièce servant tuut à la fois de salon, de bibliothèque et de chambre au curé de Saint Nazaire.Un ordre parfait et la propreté, ce luxe du pauvre, donnaient Une apparence presque riante à cette pièce meublée avec une simplicité monacale, Deux eent cinquante ou trois cents volumes eo son allure, décou- pe rangés par ordre de taille, tous reliés en basane brune, avec des tranches rouges, occupaient trois rayons en bois de sapin disposés contre l'un ces mars Le lit en vieux chêne, muni da son baldaquin et ses rideaux de calmende grise et verte, faisait ndant à cette bibliothèque peu nombreuse, mais probablement bien choisie.Un bahut gothique, deux fauteuils, moitié chêne et moitié cuir, deux chaises, un prie- lieu, et enfin une large table carrée, placée au milieu de lu chamb-e et couverte de livres et de papiers, constituait le mobilier.Une sphèr « et une mappemonde, placée sur ln bahut, un cadre rempli d'insectes et de papillons fixés par des épingles, quelques oiseaux et une belette empaillés, des coquillages à l'état naturel et à l'état foesile, rangés sur la tablette da la chn minée, indiquaient les guûts scientifiques da curé.Un admirable christ en ivoire, Ft ci q ou aix vieux tableaux de piété, plus recommardable par l'intention du peintre que par le mérite du pir- ceau, représentaient l'art.Olivier, lat-sé ueul par la servante, eut le temps d'examiner avec curiosité et symputhie ces objets divers, seuls plai irs et seule: distractions d une longne et pure existence.Tout en les r-gardant, il reconstitunib par la peusée, la vis entière de ce vénérable viei'lar 1, qui, sans doute, devait trouver une joie d'enfant À ajouter un papillon, un insecte, un coquillage, à ees humbles collections.Tout, dans cette chwmbre modrate, exhalait un parfum d'honnêteté.On y devinait l'homme irré pro \u2018hable, la chrétien fervent, le bon prêtre.En jugeant ainsi l'abbé Hérié, Olivier avait Ia certitude qu'il ne se trompait pas.Peut ère ce que Dinorah venait de lui dire, quelques heures auparavant, au sujet du curé de Saint Nazaire, exerçait-il une influence occulte aur son jugement.Nous ne prétendons pas le nier, mais nous pre nous sur nous d'affirmer que, quand bien même la jeune fille ne lui rit point parlé du vieillard, ses impressions et ses opinions aursient été À bien peu de chose près les mêmes.Dix minutes, environ, s\u2019écoulèrent.Au bout de ca temps, la eervante ouvrit la porte en disant : \u2014 Monsieur, voici M le curé.En effet, l'abbé Hérié entra aussitôt.XVIII LE CURÉ DE BAINT- NAZAIRE Dinorah n'avait dit que la vérité.L'abbé Hérié était en effet un admirable vieillard Sa tail'e haute, à peine courbée par l'âge, offrait une majesté naturelle qui n\u2019excluait pas la eim- plicité.\u201ca figure longue et blanche, intelligente et bienveillante tout à «a fois, encadrée dans les mèches fl ttantes d'une chevelure soyeuss et argentée, semblait sortie vivante de la toile d'un grand maître.Le regard ferme et vif de ses yeux allait jus qu'au fond de l'âme et devait percer à jour la fausse vertu des imposteurs et des hypocrites.Sa bouzhe, aux lèvres un peu épaisses et souriantrs, dénotait la douceur inaltérable et l\u2019inépuisablo bonté.L'abbé Hérié pouvait avoir soixante-dix ou soixante-douzs ans.\u2014Pardonnez-moi de vous avoir fait attendre, monsieur., ditil à Olivier, ma gouvernante a craint de me déranger en venant me chercher à l'église, elle a eu tort et je viens de le lui reprocher.\u2014Monsiear I'abbé, 1épondit le jeune homme, le temps ici ne pouvait :ne paraître long.je regardais les curiosités de tont genre dont vous avez eu le bin goût et le talent de vous entourer, et j'étais bien loin d'avoir terminé mon exploration au milieu de vos richesses. LE MONDE ILLOSTKE 349 \u2014 Vous êtes indalgent pour des bagatelles qui n\u2019ont pour moi d'autre mérite qua celui d avoir été recueillies de mes propres mains.fit le vieux prêtre en souriant J'accepte donc vos comp i- ments, mais comma ces iunocente mensong®s que la courtoisie autorise.Puis, aprèi une paose, il ajouts : \u2018\u201c Vous êtes étrang«r à ce pays, je pense, monsieur, et c'est la p-emière foie que j'ai l'honneur de vous voir.; À quoi doisjs attribuer votre visite, et serais-je auez heureux pour pouvoir vous être utile ou vous être agréable à quelque chose! \u2014Vous me voyez en etfat pour la prewièra fois, monsieur l'abbé, rép'iqua Olivier, mais vous avez entendu parler da moi déjà, je le sais.\u2014Et, par qui donc 1.\u2014Par l\u2019ange le plus pur qui soit jamais descendu parmi nous pour s'incarner snus une forme pé féminine.par Mlle Dinorah de Kerven.\u2014Monsieur, s'écria le vieillard avec une émotion visible, seriez-vous donc ?.Il n'acheva pas.\u2014Je suis Olivier Le Vaillant, répondit le jeune homme.\u2014Oh ! monsieur, reprit vivement l'abbé, je suis bien joyaux de vous voir, car il me semble que votre retour en Bretagne et votre visite mu vieux curé de Saint-Nazaire doivent être le préaage d'une boane nouvelle, es*.ce que ie me trompe ?\u2014Je vous apporte une heureuss noavelle en effet, monsieur l'abb$.mais heureuse surtout pour moi.Mlle de K«rven me fait l'honneur de m'accorder ss main .Le vieillard tendit ses bras à Olivier en balbutiant d'une voix p'eina de douces larmes : \u2014 Alors, embrass\"z moi, mon fils !.vous me permettrez de vous appeler ain i, n\u2019est-ca pas 1 vous qui allez être le mari de ma donce Dinorah, que depuis tant d'années j'ai lhabitude ds nommer ma fille.Olivier embrassa respe-tueuscment et tendrement le bin abbé.\u2014 Vous l'ai nez bion, continaa ce dernier, vous l'aimez bien, cette chère et noble enfant, qui déià vous a donné son Âme et qui va vous donner sa vie t.\u2014Si je l'aime ?.ah ! monsieur, vous qui connaissez Dinorah, vous devez savoir qu'il est impossible de ne se point donner à elle sans partage et pour toujours.\u2014C'est vrai, mon fils.oui, je la connais, et mieux que vous peut être, car je sais que la beauté de son visage n'est rien À côté da la beauté de son Ame, et cette âme angélique n'a pas de secrets pour moi.Les préceptes de la sainte religion dont je suis an des ministres me défendent de croire au bonheur absolu sur la terre, pui-que Dieu garde pour les élue de son paradis les joies sans limites et sans nuages, et cependant plue d'une fois ja me suis dit que le mari de Dinorah serait un homme heureux entre tous.vous allez être cet homme, mon fils.sachez vous rendre digne du trésor incomparable que Dieu vous gardait.\u2014Personne n\u2019est digne de Dinorah, mon père, mais à force d'amour peut é're parviendrais je, sinon à mériter, da moius À juatifier son choix.\u2014Au nom de mes cheveux blancs, reprit le vieillard, au nom de ma paternelle tendresse pour cette créature sans tache, je me crois le droit de vous dire : Me jurez-vous de la rendre heureuse ?\u2014Je le jure devant dieu.Pendant un instant le vénérable prêtre attacha ses regards sur le visage loyal et sur les yeux si profonds et si limpides d'Olisier.Sans doute cet examen rapide lui suffit pour sppré.ier le jeune homme et pour lire au find de son cwur, car il lui tondit ln main comme déjà il lui avait tendu les bras, en lui disant : \u2014Je vous crois, mon fi's, je vous crois et je suis tranquille.\u2014Marci de ces bonnes paroles, mon père, je ne les oublierai jamais.\u2014Et maintenant, voyons, causons do vos affaires et de vos projets, car vous n'êtes pas venu me voir uniquement afin de me faire la confidence de votre amour.\u2014Je viens à vous, mon père, pour vous prier de nous marier le plus tôt posmaible.\u2014Et vous faites ben.je ne suis nullement partisan des retarde en matièra de mariaga.Avez vous fixé, d'accord avec lNinorah, le jour où vous voudriez recevoir la béuédiction nuptiale ?\u2014 Nous soutiniterions tous les deux que ce jour fût landi prochain.\u2014Eh bien, lundi avoit, je frrai dimanche Ia publication de vos bans.Vous appartenez À la religion catholique, mon cher enfant ?.\u2014Oui, mon père, et, grâce à Dieu, je suis bon chrétien.\u2014I1 me faudra votre acte de baptéma.vous l'avez aans doute ?.\u2014Je puis vous l'apporter dans on instant.Je l'ai laiseé, ce matin, dans ma chambre à l'hôtel des AMES DR BRETAGNE., \u2014Eters vous muni da consentement de votre re et de votre mère ?.\u2014 Hélas ! je n'ai jamais connut ma mère, et ce deuil qua je porte est celui de inon père.\u2014 Vous n'êes point eng 176 déjà dans leg liens du marisg>?.La question qus je vous adresse, vous le compranez, est uns question de pare forme.ajouta la visillard en remarqaant un tressaillement d'O'ivier, \u2014Ja suis absolument libre.\u2014Vous pourriez être libre par le veuvage.; avez vous été marié?.\u2014Jamais.répondit le jjune homme en rou giseant depuis le cou jusqu'au front.Mai: déid le crépuscule suaccédait au jour, et l'abbé ne vit pre sa rougeur.\u2014 Yh bien, mon enfant, reprit-il, allez me chercher l'acts de baptéme qui m'est indirpansable, et apportezlemoi Il vous faudra également celui de Dinorah, afin de ma mettre à même de préparer les publications et l'acte de mariaga.\u2014En moins de quelques minutes je serai de retour.Olivier quitta le praebytère, traveraa la place, entra dans l'hôtellerie qui, nous le savons, faisait face à l\u2019église ; il alluma lui même une des petites lamprs de cuivre placées sur le manteau de la haute cheminés, eb sans répondre aux innombrables questions de msître Lehuédé autre chase que : * Tout À l'heure, mon cher hôte, tout à l'heure .\u201d il monta rapidement dans sa chambre.Pent être nos lecteurs w'étonnent ils qu'Olivier, parti du Havre à l'improviste et sans projets arrêtés d'avance, se trouvit muni tout.justement de l'acte nécessaire à la célébration de eon mariage avec Dinorah.Rien n'est plus simple cepeniant, et nous allons l'expliquer en peu de mots : Nans doute O.ivier ne songeait point & venir à Ssint-Nazaire, mais il était au moment de s'em barquer avec Annunzista, pour aller régler à la Havane les affaires compromises de don José Ro- vera, Vraisemblab'ement, dans Ia liquidation dont il allait se charger, il deviendrait nécessaire de passer des actes de touta nature devant les tabellions de l'ile da Cuba ; or, les tabellions sont, de leur nature, gens infiniment et obstinément formalistes.Pour éviter d'avoir avec eux toute ditficulté, petite ou grande, Olivier avait enfarmé, avec les traites, dans un compartiment secret de ea crin- ture de cuir divers papiers importants tels que son acte de naissance, son acte de mariage, une copie de son contrat, etc.En bouclant sa ceinture autour de sés reins, au moment de son d\u2018part précipité, il avait emporté ces pspiera sans même sa souvenir de leur présence, et il avait fallu la demande de l'abbé ITérié pour la loi rappeler.Tl e\u2019enferma dans sa chambre, de craiute que maitre Lehuédé ne vint l'y surprendre.I! prit sa ceinture dans le tiroir où il l'avait serrée, et ii tira de leur cachette le contrat, l'acte de mariage et l'acte de naissance.Les deux premiers papiers que nous venons de mentionner furent allumés par loi à la flamme de la lampe et réduitsen cendre jusqu'à leur dernière parcelle, jusqu'à leur plus micro:copique atome.A suivre TROUILE SERIEUX Quand le nerf grand sciatique est affecté il peut causer plus de douleurs qu'aucun sutre nerf du corps humain.Heureusement que ses affeciisna se guerissent par l'usage d'un bon remèle, ea bon temps.Voici ce qu'écrit à ce propos, M.Wu Blsglen, d'Étenson, Bak: well, Derby- xhire, Ang.\u2018\u2018 J'ai souffert du sciatique psndant deux ans L'huile St-Ja\"ob m'a parfaitement guéri, slors que tous les autres remèdes &vaieut etc inutiles.\u201d Aout om GRANDE OUVERTURE DE MODES DU PRINTEMPS Mardi, Mercredi, Jeudi, et les jours suivants, j'invite les Dimes en général A venir examiner les chapeaux fasihon ables importés de Paris, Londres et New- York et différentes autres nouveautés tel que chiffons, cravates, etc., etc.Mde H.FoITRAS, 1959 Notre Dame.CR 5 il o 2 7.Mr.S.G.Derry DE PROVIDENCE, R.I, Graodement connu comme propriétaire de l'Huile Derry, à l'épreave de l'eau, \u2018pour harnais, raconte ci dessous ses terribles souffrances provenant de l'Eczéma et sa guérison au in: ven de la SARSEPAREILLE DE HOOD \u2018\u20ac Messieurs \u2014 Il y à quinze ans j'eus une attaque de rhumatisme inflammatoire qui fut suivie de l'eczéma ou rhume sa &, sortant de ma jambe droite, Les humeurs se répandirent sur ins jambes, mon dos et mes bras, en UNE FUULE INNOMBRABLE DE PLAIES enflées, et d mangeant terriblement, causant une douleur intense si la peau se déchirait par égratignure et coulant continuellement Ma souffrance.durant ces années d'agonie et de torture, est impossible à décrire, Je dépensai DFS MICL\\ERS DE PIASTRES en efforts iautiles po:rme remettre à bien : j'étais découragé et prêt a in -urir.À cette époque j'étais incapable de me coucher dans un lit : je ne pouvais pas marcher sana béquilles.J'étais obligé de me tenir les bras éloignés du corps, et ma fidéle épouse devait m'entourer de bandages les bras, le clos et les jambes, deux fois par josr.\u201c\u201c Entin, un ami qui était en visite chr z Lous me pressa de prendre de la Sarse, areilie de Hood.Je memis à en prendre la moitié d'une cuiller Athé Mon BSTOMAC ETAIT : OJT EN DFFORDE mais le médicament eut bientôt fait d'arranger cela et au bout de six semaine- je pus constater un changement dans la condi ion des humeurs qui couvraient presque tout mon corps.J'étais ramené à la vie par a Sarsepareille ; les plaies se cica\u2018risèrent et les écailles en tombèrent Hien vite ie pus r jeter bandazes et béquilles : j'étais un homme heureux J'avais pris de la SN rsepareille de Hood durand sept mois : et depuix ce temps, presque deux ans maintenant, je n'ai pas porté le moindre bandage, et mes bras aussi bien que mes jambes sont fermes et sains.D'après mon expérience personnelle, je recommande à tous mes amis la SARSEPAREILLE DE HOOD S.G.Derry, 45.rue Bradford, Providence, R.I.Les PILULES DE HOOD guérissent toutes les maladies du fie, lu tale, la juunisse, indigestion et le mal de tête.D\u201d MATHIEU & BERNIER CHIRURGIANS-DENTISTBS Coin des rues Champ-de-Mars ot Bonsecours Extraction de dents sans douleurs avec les procédéa\u201dles plus perfectionnés., J.N.LAPRES PHOTOGRAPHE 208, RUE SAINT - DENIS, MONTREAL Ot-devant de la maisen W.Notman & Fils.\u2014Pertrait de tous es, et an prix courant, Téléphone Bell, 7388, 850 LE MONDE 1ILLUSTEE CHOSES ET AUTRES CA VAUT Attraction sans precedent \u2014 Trente tonnes de timbres postes ont été vendues, l\u2019année dernière, dans la seule ville de New-York.\u2014Il y & actuellement dans I'Indo Chine plus de six cent vingt mille Cachinchinois convertis au catholicisme.\u2014TLe très Rév.Isaac Gélinas, V.G.du eéminaire de Nicolet, vient d'être nommé prélat domestique de Sa Sainteté Léon X1IT.\u2014La législature d'Ontario vient de se prononcer sur un vote de {1 contre 40 pour l'admission des femmes au barreau.\u2014 Il est rumeur dans les cercles et dans les clubs à Londres que Lord Randolph Churchill pourrait bien être le prochain goavernear-généra' au Canada.\u2014IIl est né ces jours-ci dans une ferme de West Berlin (New Jersey) un pourceau la tête oruée de deux cornes et aussi longues que tout le reste du corps.Cet étrange petit monstre est mort peu après ss naissance, mais on le conserve dans de l'alcool, comme curiosité.\u2014Le fameux Krupp, lo fabricant de canons allemands, paye la taxe sur un revenu annuel de $1,500,000.Tl a gagné cette fortune colosrale en faisant des engins pour tuer les hom mes.Ceux qui inventent quelque chose pour faire vivre leurs semblables avec moins de misère meurent généralement de faim.Pauvre humanité.\u2014Eu abattant un chêne dont le cœur était pourri, un f-rmier d :s environs de Vincennes, Cin., a entendu un siffl «ment prolongé sortir du creux de l'arbre, en même temps qu'une forte odeur de gaz lui montait au nez Smith a fait partir une allumette, et aussitôt uns gerbe de feu haute de dix pieds a jailli de l'arbre.Ce jet de gaz a brûlé pendant deux heures.\u2014 ECHANTILLON GRATIS DE CHOCOLAT MENIER Ea envoyaut une carte postale a C.-Al- fred Chouillou, Montréal, vous recevrez un échantillon de leur délicieux Chocolat importé, avec mode d'emploi.EMILB TRUDREL, EMILE DMRS LIBRAIRIE NOUVELLE TRUDEL & DEMERS 1611, RUE NOTRE - DAME Coin rue St-Gabriel Papeterie, livres d'écoles et de littératar, articies de fantaisie, objets de piété, blance d'avocuts.etc.Une visita ast nnllinttén AUX LAMK 3.\u2014LE5 lILULES DR TANSY de la mère Green sont employées avec suc- ods par des milliers de personnes ; 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Incorporée par la Légisiature pour les fing d'édacation et de charité, ot ses franchises déclarées, être parties de ia présente Const!- tation de | Etat en 1879, par un vote populairs écrasant Laquelle expire le Ier Janvier 1898 Les Grands Tirages Extracréinaires ont lieu sémi-annuellement (Juin et Décem bre) et les Grands Tirages Simples ont ileo mensuellement, los dix autres mois de l'année, Ces tirages ont lieu en pubils, à l\u2019Acadé mie de Musique, Nouvelle-Oriéans, Le.* Nous certifions par les présentes que Bons eurvelllons lee arrangements faits pour les tirages mensuels et semi-annuels de la Cou pagnie de Lottorie de l\u2018'Ktat de la Lousiane que nous gérons et contrôlons personnel! ment les tirages nour-mêmes et que tout est conduit avec honnêteté, franchise et bonne foi pour tous loa intéressés : nous autorisona la Compagnie à 8e servir de ce certificat, avec des fac-simile de nos signatures attachés dans oé8 annonces.Commissaire Mous, les sotas gnés, B iaques et Hanquiers pulerons sous les pria gagnée aux Loteries de \u2018État de la Lonisiane qui seront:présentés 6 n0s Caisse R.M.Waimsley Prés.Louisiana National Eh Pierre Lanaux,Proe State National Bk A.Baldwin, Prés.Now Orleans National R+ Carl Kohn, Prés.Union National Bk Grand Tirage Mensuel A L'ACADEMIE DE MUSIQUE.NOUVELLE ORLBANS.MARDI, 11 MAI 1892 PRIX BAPITAL - - .$300,000 100,000 BILLETS DANS LA ROUK LIGTS Dm PRIX 200 PRIX DK s00sont-.80,000 S00PRIX DR 200 sont.\u2014.\u2014 100,00\u20ac PRIX APPROIIMATIFS 100 PRIX DK 950 sont\u2014.\u2026 50,000 100 PRIX DF.s00sont.30,000 10 PRIX DE 200s0nt, eo oe.20,00\u20ac PRIX TERMINAUX 090 PRIX DE SIM sont.\u2014 09,000 90 PRIX DE 100 sont.\u2026\u2026.\u2014.29.900 3,134 prix ve montant à._ 81.064.800 PRIX DES BILLETS: Billets complets, $30 ; Demis, $10 Quarts, we Dixièmes $2 ; Vingtième $!.Prix des olube, 65 billets d'une $1 pour 850 Taux npéciaux ur les agents.Agentsde- mandés partou IMPORTANT.-Knvoyes tout argent par l'Express à nos frais pour tout envoi de pas moins de cinq plastres, pour lesquelles nous alerons touslos frais.et nous payons tous es frais d'Hxpremé rm BILLK et LISTES DES PRIX envoyé -0s correspondants.Adresses ! PAUL GINRAD, NOUVELLE-ORLBANS, Donnes l'adresss coompléte et faites la signa turelisible 1.0 congrée ayant dernidrement adopté nne lo! vrohibant l'emploi de la malle à TOUTKS los Loteries, nous nous servons des Compagnies d'Express pour répondre à nos correspondante ot pour envoyer les listes de prix.Ler listes officielles des prix seront en- vovées sur demande & tous les agents Jo- CHAUX Aprâs chaque tliage, en n'importe quelle quantité, par express, FRANCHEN DE PORT.ACSTENTION.\u2014Ia charte actuelle de la Loterie de l'Etat de Ia Louisiane, qui forme partie de ln cenatitution de l'Etat de la Loul- sfanect «il aéré déclarés par !a Cour Bu- rome dos E.-U.un contrat avec l'Etvt de ; Vontianr et une partie de la constitutton de cet Ftut n expire que le premier janvier 1805.P 1 P 3 llyaun grand nombre de projects infé- rieury ot malhonnétes sur le n arché ; den billets de loterie sont vendua par des gensqui reçoivent den commissions Anormea ; len acheleurs doivent done Ctre «ur leur gante et ne protéger en fnaiatant ur avoir des billets du la Enterie de l'Etat de 1a Loulatane et pas d'autres s'ila veulent avoir In chance annonoëe de gagner un pris. Pour Conserver La richesse, la couleur et In beauté de la chevelure le plus grand soin est néces- suire, beaucoup de mal a résulte de l'au- ploi de préparations sans valeur.Pour être aùr d'avoir un article de première qualité, dervandez à votre pharmacien ou à votre parfumeur la Vigueur des Cheveux d\u2019Ayer.Elle vat absolument supe- rieuro à toute autre préparation de cette sorte, Elle restaure la couleur originelle et l'abondance de la chevelure laquelle eat devenue claire, fande où grise.Elle maintient le cuir chevelu frais, moite et exempt de la teigne, Elle guérit les humeurs qui démungent, empécho la cale vitie, et donne u LA CHEVELURE une texture soyense ot un parfum perinas nent.Nulle toilette ne peut étre consi- durée complète sans cette préparation, la plus populaire et la plus élégaute de toutes leg coiffures, \u2018Mes cheveux commencérent i ri sotiher eb a tomber, quand javais environ oh ans.J'ai fait usage dernicrement de la Vigueur des Cheveux d'Axer, et elle à cause une nouvelle pousse de cheveux de lu conleutr naturelle *\u2014 R.J.Lowry, Joues Prairie, Texas.\u201cT1 y à plus d'un an j'avais une forte flèvre, &t quand je recouvrai la santé, mes cheveux eommenectent # tomber, et le peu qui me restait se mit a grisonner, WJessaval de divers remèdes, mais sans BUCCES, jusqu'à ce que je commiencasse à Faire Usage de la Vigueur des Cheveux d'Aver.et maintenant mia chevelure pousse rapidement « ! est restaurée à sa couleur primitive.\u2014 Mrue.Annie Collins, Dighton, Mass.* J'ai fait usage de la Vigneur des Cheveux d Aver.pendant presode cing ans et mes cheveux sont moites, lustres, et dans an état d'excellente conservation, dui quarante ans et ai pareouru 1e cheval les plaines pendant vingt-cinq ans\u201d \u2014 Wu.Henry Out, dit * Mostany Bill)\u201d Newcastle, Wie, La Vigueur des Cheveux d\u2019Ayer, Prepasée par Io Dr JC Aver A Cn Lames.Vindue pantout par ens Dir quite Mass.MAISINS KédIM daddées ROY & L.5.GAUTHIER, ° Architectes et évaluateurs ond t ansporte lour bureau au numéro (20 \u2014 RUE SAINT - JAOQUES - 180 Edifice de la Barque d'Epargne Vicron Hox L.8.GAUTHIER Klévateur és plancher Chambre 3 ot 6 PREFONTAINE, ARCHITECTE Suocemseur de feu Victor Bourgeau 18, Place d'Armes.Moatreal LAUOMBE, Architecte et Mesureur 807, RUE STE-CATHERINE Entre les rues Delorimier ot Parthenals Montreal EMILE VANIER (Ancien élève de l'Koole Polytechnique INGENIEUR CIVIL.ARPENTEUR 107, rue St-Jaggues, X Royal Building Demandes de Brevets d'Invention, marques de commerce, 6tc., préparées pour le Canada et l'Etranger.M Félix Sauvagann, entrepreneur-menui sier, deneurant, au No 1794, rue Saint-An- toine, Moutréal, dit : \"Jo souffrais b- | AND ONTHIS eer weed 862 ANNONOK Ok JohnMurphy & Cie Assistez à notre c GRANDE VENTE PRINTEMPS \u201892 $400,000 Quatre cent mille dollars de Marchandises nouvelles et de gofit offertes \u2014 AU \u2014 Public Fashionable JOHN MURPHY & CIE Goin des rues Notre-Dame ot St-Pierre Au comptant et à un seul prix Bell Del.2103 Federal Tel.58 LORSQUE VOUS VOYAGEZ Demandes vos billets par ostte ligne populaire, Elle traverse toutes Les Villes et Villages importants dans les deux Provinoes.our PORT EURON, DETROIT.CHI- GAGO et autres villes dans les Ktats de {Ouest elle offre des avantages uniques LA SEULE COMPACNIE CANADIENNE sous le oontrdle d'une seule edministration.carrespo ces lirectes pour tous chemins de fer américains.Seule route donnant des avantages pour Biddeford, Manchester, Nashua Boston, Fall River, New-York Et toutes villes et villages importants dans la Nouvelle-Angleterre.Pour plus amples informations, adressez- vous à ia gare du Grand-Trono, à Montréal of à notre représentant Pour biileis et autres inform ations s'adresser à l'on queleunque Ges agents ce la Cie, Wu.EUGAR, L.J.SKAnGEANT, Ag.gén des Pas.Dirce, Géuéral.ANS PEUR ET SANS REPROCHE SAVO 45 MEDIOAUX DR V.PERRAULT Oes sovons, qui guérissont toutes lee Mala- Gles de la u sont aujourd'hui d'un usage général.cas nombreux de démangeai cons, dartres, hémorroides, etc., réputée in ourrables, ont été radicalument guéris par l'usage de ces sauons.NUMEROS ET USAGES DES SAVONS Savon No 1\u2014Pour démangeaisons de toutes es.Savon No 5\u2014Pour toutes sortes de dartres Savons No 8\u2014Contre les taches de rousse et © masque.Savon No \\4{\u2014Surnommé à juste titre savon de beauté, sert à embellir la beau et donner un beau teint 4 1a figure.Bavon No 17\u2014Contre la gale.Cette maladie easontiolloment contagieuse disparaît en quel- Ques jours en employant le savon No 17.Bavon No 18 \u2014 Pour les hémorroïdes, Ce savon à déjà produit les cures les plus admi- fables, et cela dans les cas les plus chroniques.Ces savons sont on vente ches tous les phar maciens.Expédiés la poste du prix conta par sur réception ALFRED LIMOGES Saint Eustache.P.Q L3 MONDE ILLOBTEE \u2014, C.ROBILV.ARD.27, rue Sl-André.Seul HAUT TEMOICNACE, Eau Minerale St-Loon embouteill ur.MussIRURS, Je prends pleivir de déclarer que depuis que je suis à Québec j'ai fait usage del Eau Hindial de 8t-Léon, avec besucoup d'effica- -ité, pour les douleurs rhumatismales ot l'iadigestion, dont il m'est arrivé de souf MINERAL | HATERCOL fiir depuis plusieurs années.J'ai aussi fait (| MONTREAL usage de plusicura autres sortes de médica- NS LED a 4 ments mais sans obtenir de résultat, Je a\u201d LE?& continue encore l'usage de votre eau renommée que je recommande beaucoup à ceux qui auraient à souffrir des mêtmes maladies.THEODORE W, DOWNS Teléphone 1432.Consul des Etats-Unis, Québec, Cette eau oélAbre est en vante chez to is les principaux pharmaciens, et épiciers, en gros et en détail à la GIE D'EAU ST-LEON, 54, Carré Viotoris, Montréal.o\u2014 CLTENTS \u20140 bt Johnston's Fluid Beef Ig l'admirent ! 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