Le Monde illustré, 30 juillet 1892, samedi 30 juillet 1892
[" cr nese Dom Me ea hea LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : Une ANNÉE, No 430, \u2014SAMEDI, 30 JUILLET 1892 ANNONCES: Un an, 83.00 7 - Six mois.81,50 \u2014 \u2014- - La ligne, par insertion - - - - - 10 cents Quatre mois, 81.00, payable d'avance | BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.| \u201cnsertions subséquentes - - - - Scents Jo ndu dans les depôls - - Feents la copie Dtursxux, 40, PLACE TACQUES-CARTIER, MONTREAL.| Tarif spécial pour annonces à long terme A LHONORABLE AUGUSTE-REAL ANGERS LIEUTENANT - GOUVERNEUR POUR LA PROVINCE DE QUEBEC VOILE PAR N BOSQUET, LUIN DE TOUT CRiL PROFANE 3 -t 4 3 1 mt CEST LASILE DU REVE ET DU RECUELLEMENT A | pa\u201d Tar ery UN vy > t t pny QUE LL FRINTEMPS EC.CSE OL QUE LEYTE SE FANF 4 .\u2018 i 1 } SEUL PAR MOYFNTS LE BRUIT DU FLEUVE DIAPHANE ; t | Hh V pia ÿ | | POMPT LE CALME EABAUMÉ DE CET ENDROIT CHARMANT x + i SEULS LES CISE ALR CACHES SOUS LES BRANCHES PENSVES REVELENT, AU MATIN SES HÔTES VEANERES ET LA DANS LE FOULILLIS DES FRONDAIHONS MASSIVES.LES PARFLME ET LEE LMANTS ONT DES FRAÎCHEURS \u2018i VIvES.QUE LCS CCEURS AUSSITOT SEN SENTENT PENETHES NS MALE: Yay TOUT AUTOUR OU PALAIS.COMME DES SENTINELLES QUI vEILLENT SUR LES EAUX Di FLEUVE SÉDUISANT, DE GRANDS PINS TOUFFUS, PLEINS DE BRUISSEMENTS baies BERCENT INDOLEMMENT LEURS TETES GOLENNELLEE SUR DES SENTIERS SABLES PARTOUT SENTRE-CROISANT DF: GAZONS VELOUTES TAT'SSENT LA TERRASSE MAINT PARTERRE DIVIN SERT A LUENGUIRLANDER LA TOITLRE AL SOLEIL LUIT COMM: UNE C.RABSE £7 DE LA FRANDA COQUETTE LON EMBRASSL LE Pis\u201d VASTE HORIZON QUE LŒ'.PUISSE SONDER GS.AND LAUBE VIENT DARDER SES FLECHES CL LUMERE A TRAVERS LES MESTAUX QU BACAGE GLI DORT.AFC TOUS SES PARFUMS ET GES FEUX LA CLARIERE ENROULE ALTOUR DES FINS A LEPAISSE CRINIERE COMME UN VOLE LENCENS FRANGE DE REFLETS LOR ET < LE COUCHANT BLOND TOUT À COUP INCENDIE LES GRANDS ARBKES.LES FLEURS.LE GAZON LE LICHEN.CE LIEU GU! JUSQU ALA FLCTE EWSOURPRES ETRRADIE.PENDANT GUE MILLE C'7EAUN CHANTENT LEUR MELODIE SEMBLE ALX YEUY ERLOUIS UN FRAGMENT OF LEDEN PAPEL .CES MASSIFS OU GAZOUILLENT LES MESANGES.SU EVENT DE LONGS CHIE RIEURS ET TRIOMPHANTS SOMME À CE PARADIS (L A PALLL DES ANGES.SOUS LES RAMEAUX FEUILLLS ENTRELAÇANT LEURS FRANGEE ON vOIT GEBATTRE ALORS DE RADIEUX ENFANTS NON, NUL SEJOUR DEVANT LEQUEL ON SEXTASE NEUT AVEC PLUS DE CALME ET DE erick ABR TE Ceux Qu.PASSIONNES POUR TOUTE POE RIE.GARUENT AU PLUS PROFOND DE LEUR ÂME CHOISIE LE CULTE DE L'HONNEUR ET OF LA LOYAUTÉ WY mL 144 LE MONDE ILLUSTRE LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 30 JUILLET 1892 SOMMAIRE Tæxr& -Nos primes.\u2014 Viei les gazettes, par Ed, Aubé, \u2014Carnet du Monde Flustré, par Jules Saint-Elme.\u2014 Gladstone et Nalisbury, par J.G.B - Poésies : À l'hon.Augaste-Héal Angers.lieut.-gauverneur pour la province de Québec, par William Chapman : Mye- tère, per François é-v \u2014Les fleurs du Labrador, par P.-G R.Pnésie (fable) : Poule, aigle et rowi- gnol, par le Rév.F -X.Burque.\u2014 Nouvelle canadienne : La terre paternelle (suite), par Joseph-Pa- trice Lacombe, \u2014 Reverie, par Pedro.\u2014Le duel Mayer.Morte.\u2014Etvmologies, par P.-G.R.\u2014 Le monument de Christophe Colomb.\u2014Espiigleries d'écoliers, par J.Beaumont \u2014Varistés.\u2014Carnet de Ja cuisinitre, \u2014 Chosea et au res.\u2014Feuillctons : [a belle ténébreuse et Mlle de Kerven.\u2014 Problèmes d'Echeca et de Dame.URKAVURES, \u2014Spancerwood, \u2014 Portraits : Le marquis de Salisbury : l'hon.Willism Glatetone : Le capitaine Mayer : [« marquis de Morès.\u2014Les cerises: En voulez-vous * -Gravure du feuilleton.Paimes Mensueuces où Monoe uaa Ire Prime 11 2 2.$50 2me \u201c ve 25 Sme \u201c ce.15 dme \u201c ee, 10 5me eee, 5 me .4 Tme .oo oo 3 8me .PR .2 86 Primes, a%1 ., , 8 94 Primes $200 Le tirage se fait chaque mois, dans uns salle publique par trois pereonnes choisies par \u2018assemblée, Aucune pr.me ne sera payée après les 30 jours qui suivront le tirage de chaque mois NOS PRIMES QUATRE VINGT-DIN-HUITIEME TIRAGE le quatre vingt-dix-huitième tirage des primes mensuelles du MONDE ILLUSTRE (numéros datés du mois de JUILLET) aura lieu siurmedi, le 6 AOÛT, à huit heures du soir, dans la salle de FUNTION STJOSEPH, coin des rues Sainte- Catherine et Sainte: Elisabeth, [Le public est instamment invité à y iussister : entrée libre, CVT Tere CHRONIQUE étre nd VHEILLES GAZETTES NE fois encore, parlons de paçwrasses jaunies, [1 s\u2019agit de journaux très anciens sur lesquels je viens de mettre la main, et que plus d'un collectionneur m'enviera, j'en ai la conviction.* + + Le Courrier des Départements révnis est Une petite feuille grand comme les deux mains, à peine ; elle porte la date du 6 Prairéal, an VIII de ln République française, , En tête des deux colonnes, qui composent le journal, on lit In note suivante : Ç ** Cette feuille paraît tous les jours pairs, l'a pres-midi, chez P.4.Hanieq, où l'on s'abonne pour Malines à 5 francs 25 cent.pour trois mois, & 6 francs (frane de port) pour les départemens.On s'acressera directement aux bureaux de poste de chaque ville.On peut également s'abonner chez Jes libraires suivants : A Bruges, chez de Moor ; à Gand, chez Fernand ; à Anvers, chez Bincken ; a Louvain, chez Franckx : à Bruxelles, chez Hor gies, bureau des gazettes étrangères, marché au bois : à Courtrai, chez Gambar & à Enghien chez Poelaert, distributeur des gazettes ; de mème dans tous les bureaux des postes de la Hollande & de la France.On pavera en souserivant, Toutes les lettres relatives à cette feuille devront être acdres sées franches de port.\u201d La matière du journal est disposée sous forme de dépéches, TI yen n de Londres, Milan, Villeneuve, Sion, Vienne, Augshourg, Stokach, Saint Gall, Stuttgard, Franefort, Manheim, Paris, Bruxelles, des bords du Lech et de Memmingen.La dépèche de Paris en date du 3 Prairéal, dit : \u201c Des lettres de Vienne annoncent que le général Kléber a entièrement défait l'armée du grand Visir, en Egypte.\" * En ce moment, (14 mai-2 4 flardal).nous rece vons la nouvelle de la prise de Lindau, Bregentz et de la forte position de Feldkireh, cette opération n'a coûté aucun combat, vu que les autrichiens vouloient évacuer ces postes à la sourdine, mais les fruits n'en ont pas été moins brillants, puisque 1800 chevaux qui conduisaient l'artillerie et les bagages sont tombés au pouvoir de nos troupes.L'aile droite fait un mouvement par le Saint-Go thard.\" Le dernier paragraphe est ainsi conçu : © De la part du commissariat-général de l'armée hotlan daise dans la campagne de 1794, on notitie par celle-ci à tout brigadier où chancelier muni d'un certificat du sieur Xchipfen, directeur des charrois, contenant ce qu'il leur est encore div pour salaire Jusqu'au 19 janvier 1795, qu'ils aient à s'adresser, avant le premier juillet de cette année, au sieur Heymerchs, demeurant dans le Molen street, chez le maître tailleur Fisscher à Lahaye, au bien au sieur Celse Henrion, maître maréchal à Chimay, département de Gemmappes, pour obtenir leur liquidation finale, tandis qu'on les avertit par celle.ei, de ne pas tarder plus longtemps, de s'adresser avec leurs réclamations susdites aux personnes susnommées, parce qu\u2019ils risquent après cette époque, que leurs créances ne soyent jamais liquidées.\u201d Comme on le voit, le petit numéro dont je viens de citer quelques extraits ne date pas d'hier : il est cependant très bien conservé.+ + + Du Journal ode le Be Igique, dimanche, 12 juin IN31 \u201cOn écrit d'Anvers : Avant hier, la demoiselle Van Beveren de Calloo à été victime d'une de ces Inprudences toujours inutilement signalées et qui montrent pour La raillième fois le danger de jouer avee des armes à feu.Trois militaires étaient logés chez ses parens, et l'un d'eux prenant un fusil qu\u2019il croyait déchargé, l'ajusta, en lui demau- dant si elle voulait être tuée.L'infortunée Ini répondit oui en riant, et aussitôt la balle lui fracassa le crâne.\u201d + +* * Le Npectateur Canadien, gazette française de Montréal, 22 septembre 182], De ce numéro j'extrais quelques lignes sur les derniers moments de ln Reine Carotine d'Angleterre : \u201c.Depuis 4 h, jusqu\u2019à 7, (7 août 1821), 1a Reine alla toujours de pis en pis Un moment avant N heures elle tomba dans un court assoupis sement.Peu après, son wil se fixa, le muscle se roidit, et elle tomba dans une stupeur dont elle ne s'est point réveillé.A 10 heures 25 minutes (après une privation de parole et_de sentiment de plus de deux heures), la nature cessa de combattre : et presque sans effort, l'épouse de George IV, la Reine régnante d'Angleterre, expira.11 n'y avait point de parent auprès d'elle pour lui fermer leu veux : point de prélat miteé pour recueillir wo, déclarations solennelles d'innocence et les public.mais la paix y était, avec un sourire angelique et au moins le dernier moment d'une vie it par tant d'orages et de tempêtes, fut un montent de calme et de joie.\u201cATT het demi, le bulletin suivant fut dl.vré: \u201cSa Majesté la Reine est décédée 25 minutes après 10 heures cette nuit.M.BaILLIE, WoC Maroy, H.Aisin PEL Wank: nv, Hresey Horctann, *$ Brandenburg-House, 7 août.\u201d Dans l'éditorial du meme journal, on lit | + J parait que la maladie de ln Reine était une traction ot une inflammation des entrailles.1, avait dix jours qu'elle était malade torsqu'elle + morte.Son corps n'a pas été déposé a Abba.de Westuiinster, sépulture des rois et reines d'A gleterre, mais embarqué sur une frégate et Qe a Brunswick, pour être déposé dans le tombeau c- ses ancétres.\u201d * Quand le convoi partit de Londres, la po} lace insista pour qu'il allat dans ane autre dir, tion différente de celle qui était indiquée, et mit à huer l'escorte (particulièrement les Gard du Corps) et a Lancer des morceaux de brig.les soldats tirent plusieurs décharges de fusils 4 tuérent un homme et en hlesserent plusieurs, 1 enquête de coronaire se tint sur le corps Vhomme tue le 19, et Sajourna au vendredi\u201d Unie statistique du norobre de journaux pull annueliement dans le temps portait le chile | > S0,000 par semaines, à New York : 40,000 Baltinwae et a Philadelphie ; 30,000, à Boston - a Washington : 20,000, à Charleson, i Richio et au la Nouvelle Orléaus, ete.Puis dans not.province, 1,000 nuitéros par semaine à Montre et 3,000 à Québee, C'est alive 7,000 en tout, du Les Bas Canada puisqu'il ne s'en imprime plus av Trois Rivières, Ce nombre de 7,000 multiplie p 52 donne 35 L000 pour Faune.\u201d Si l'on compare aujourd'hui la cireulation d'u seul journal à Moutréal où à Québec, soit à 22,00 par jour, on voit les progrès étonnants faits par Journalisme depuis cette epoque.Je finis par une chanson que j'extrais d'u compte rendu de concert.L'écrivain disait comnu prélude : + Ceux de nos lecteurs qui ont assiste aux concerts donnés dernièrement par M.Cristi ant et les demuiselles Gauffreau, ne seront proba blement pus fachés de trouver ici la chanson sui vante, par laquelle nous avons eu le plaisir de voir débuter mademoiselle Laure, dans la soirée du 21 du mois passe.Cette chanson, belle en elle-mènte.nous a semblé, et a dù sembler à bien d'autres, plus belle encore et plus touchante dans In bouchr d'une cantatriee aussi accomplie\u201d En soupirant, je vis naître l'aurore, En soupirant, je voie venir le soir : Plus lentement il va couler encore : O ! mon ami, je ne dois point te voir.Pendant le cours de la l'ngue journée Men cour ne ba de plaisir ni d'espoir : Hors le désir de la voir turminée, Tout m'ent égal, je ne dois point te voir.Heureux demain, si Vénus que j'implore, D'ua cœur brûlant veut bien combler l\u2019eapoir : Heureux demain, emprease-toi d'eclore, O ! mon ami, demain je dois te voir.La nuit s'avance, et Diane amoureuse, D'Endymion descend combler l'espoir ; ©O ! mon ami, Diane est trop heureuse, Pour avancer l'heure où je dois te voir.I n'y à guère de comparaison à faire entre les _.vers ci-dessus cité et les charmants poèmes signés : Miss Ehrtone, Fuster, Chevrier, Jules Saint-Elme, et autres, qui font les délices des lecteurs du Monvk TELUSTRÉ, Mais on avouera qu\u2019il y à un vertain charme à relire ces compositions qui datent déjà de trois quarts de siècle pros, At Unde N CARNET DU \u201c MONDE ILLUSTRE \u201d Nil arrive qu'il ait affaire à S'absenter un peu, le directeur de la rédaction au MosbE TLLUSTRÉ ue tient à rien tant qu'à ce que cette non présence n°y paraisse pas, comme ce devrait être si facile, sans doute.Or, maintenant, il se trouve que les typographes lui ont refusé cette modeste satisfae- Pour une douzaine de jours de vacance dont je me serai passé la fantaisie le besoin plutôt- voilà que je retrouve deux où trois douzaines de fortes coquilles dans le précédent numéro du jour nal : et surtout en mes propres articles, vi sans dive.Je pourrais citer de ménoire : Flmond pour Edmour, Anatole pour Anaclet, pratiquable pour prat cable, ete.Est-ce la faute aux typos : ils out les épaules solides TL.Est-ce la faute à L.Mais non, mieux vaut tout bonnement, s'en exeu ser auprès de vous, lecteurs bénévoles, et vous promettre, tous ensemble, notre bonne volonté sincère pour que ga ne recontnence pas à Favenir, tion, * * + Nous crayons devoir signaler à l'attention de nos lecteurs la première page, très artistique, que publie LE Mosne [eL0stue cette semaine, Ce déticat morecau, fine fleur de poésie et de dessin, resters comtne un monument de la pensée à la gloire de la vieille résidence vice-royale, de Québec, + Spencer Woul \"et à l'honneur de ses hôtes actuels, dent lu noble devise : * Par droits cheudins, compte parmi les blasons gardés les plus purs chez notre nations lité francaise en Amérique, qui n'est pus accoutu- mee de forligner.Voilà pourquoi Le Moxbe [ruvsant, heureux de prêter son concours à tout ce qui peut jeter quelque éclat sur notre race, par quelqu'une de ses œuvres où quelqu'un de ses enfants, se plait à offrir, aujourd'hui, au publie, cette belle page monumentale, laquelle porte, du reste, aux yeux des connaisseurs où des simples amateurs, le cachet d'un double talent bien réel, celui de l'artiste et celui du poète.Le peintre-dessinateur, M.Huot, bien voudé par de calligraphe qui à enchassé dans son Joli cadre Ia puésie non moins belle de ML William Chapman, n'a donné là qu\u2019une preuve de plus de ses aptitudes, de ses capacités aussi brillantes qu'incontestées, de n'aperçois que jai nommé l'auteur de la pocsie, M.Chapman, dont la modestie voulait se dissimuler.Eh bien, tant pis, lorsqu'on ne veut pus être su Fon devrait se garder de com mettre d'aussi jolis bouts de poésie que celui et\u2026 et tant d'autres, ~1 se * + * N'était la nature toute pacifique du Mosne 1, LUSTRE, LLL et de ses rédacteurs, nous pourrions peut être chercher querelle, et avec quelques chances de succès, à notre bon ami Jere Fesse-Loup, qui neus revient encore dessus, dans son Feho des Deux Montagnes, Nous lui expuserions, par exemple, qu'il y avait bien réellement un fait à commenter quoi qu'il en pense -: \u2018le fait du Mosoe IreestrE 7 ete ilna qu'à nous relire, qu'à relire même la longue citation qu'il a faite de nous pour s'en convainere, st, toutefois, il est susceptible de conviction.En tous cas, et sans parler des faits, il y avait certainement Un dvénement, et un événement national : l'on commente aussi très bien un événement.Telle est, daus toute sa simplicité, l'origine des LE MONDE ILLUSTRE connmentaires flatteurs qui out eu le don de tui ngn- cer le nerf olfactif.Pauvre lui ! Mais lnissons-là ces vieilles rengaines du temps jadis.Je ne nu'accorde In satisfaction d'évoquer à nouveau la grande figure de monsieur Jean Fosse Loup que pour lui «lire ceci, qui sera pour la bonne Eouverne de sa paternelle sollicitude et l'exercice régulier de son prétendu droit de régence sur toute lu presse, Cest que Jules Saint-Elme, comme tous les autres qui se sentent du dévouement et de l'abnégation non moins que d'audace\u2014ce dont il faut une forte dose, bien mélangée, pour tenir une plume chez nous.et ailleurs est toujours prét it confesser ses erreurs el à ne point s'obstiner quand même en son péché, sitôt que, bond fide, on lui en aura démontré l'évidence, Pour commencer, tout peu clairement établie que soit Pallégation à propos de Saint André d'Argenteuil, s'il s'est trompé il fait apologie, A des explications honorables, nous nous prète rons toujours, a des chicanes de carrefour, jamais.Colt GLADSTONE ET SALISBURY (Voir gravures) Nous publions, aujourd'hui, les portraits des deux grands hommes que les élections anglaises ont mis en évidence plus que jamais, Gladstone ot Salisbury, les chefs des deux partis qui se sont disputé l'honneur de gouverner la Reine des mers, Jatnais peut-être, dunsles anna les politiques de l'Angleterre, nous n'avons vu une lutte plus acharnée, plus violente.Le home rule fut le principal cheval de bataille.Tord Salisbury, ex premier ministre, homme l'Etat d'une grande habileté, crateur ferme et résolu, à mené son parti au combat dans les sentiers battus de la vieille politique conservatrice, avec les mnêtnes crovances économiques, ne voulant apporter aucun changement dans la régie «des affaires d'Irlande.Le peuple anglais, habitué à le voir presi der à ses destinées, le regardait conune un cou- quérant parce qu'il a rangé sous son drapeau de vastes régions et de nombreuses populations.11 trouvait en lui un soutien à l'empire, en lui voyant faire de précieuses réformes ot consacrer sa large intelligence et sa bouillante activité à restaurer l'édifice du honheur social.On comptait qu'il Femporterait de haute main sur son vieil adver sitite, qui se présentait devant l'électorat avec son programme d'autonomie irlandaise.Vaine espérance ! Gladstone se jeta dans la mèlée comma ces anciens athlètes qui ne caleutent teurs adverstires que pour mieux les deraser et qu'aucune ditficulté ne trouve irrésotu.I semblait malgré ses SO ans, avoir rappelé toutes ses énergies de jeunesse, toute la vigueur d'intelligence de Son ge mûr, pour sauver un principe sacré, pri mordial : liberté pour tous.Cette question du Ame rade avait jadis prove qué la colère du peuple qui l'avait combattue de toutes ses forces, la jugeant dangereuse pour l'unité impériale.Aujourd'hui elle trouvait dans toutes les classes de la société, des défeuseurs si uom breux, si dévoués, que dès l'ouverture de ta lutte, on prévoyait son triomphe, Ces prévisions furent justes, Celui qui s'en était constitué le champion, the great old man, est sorti de la tourmente électo rule avec une majorité de 12 voix.C'est donc Gludstone que la reine Victoria aura pour premier ministre, Ses hautes et brillantes qualités sont de nature à justitier l'espérance popu laive.Salisbary battu vetombera dans les froides régions de l'opposition.C'est La force des circonstances | Jo GB, Mérite d'abord et puis demande, l'ar ce double moyen tu ubtiendras.Mme L.v'ALe.YOU CCOO VV PoecstE 0 ètre - MYSTÈRE «MON AMD DOUTE MEL 2 AULES SAINT-ELML À l'heure calme oi le jour fuit Sur s0 + char que Phubus entraiue, De sa demeure souveraine Sort, le front constelle : la Nuit.Près de son trône où Vesper luit Ainsi qu\u2019un pur joyau de reine, NS intille une étoile svreine Dont l'éclat partout me poursuit Dis, cette perle sidérale Aux retlets d'azur et d'opale, N'est-ce pas ton regard lointain * Qui met, comme un baiser de femum >, Des rayonnements en mon âme Et du soleil sur mon chemin.; ; Frébrroe Les.France-Alais ((:.rd), juillet 1842, FLEURS DU LABRADOR LES U temps de Fugénie de Ge vin il n'existait pus encore de poésie pour les enfants Celle quon mettail entre leurs mins était toujours au des sus de leur portée.Souvent mème elle n'était pas sans danger pour eux.Ainsi qu'elle le faisait remarquer à son frère Maurice, les enfants étant les anges de la terre, on one doit leur parler que leur langue, ne leur créer que des choses pures, peindre pour eux sur l'azur.Elle conçut te projet de doter l'enfance d'un vo lume de poésies irréprochables sous tous les rap ports.Elle Vintitula Æafentéors.Une seule pièce nous est restée de ce recueil : L'ange joujou.Petite fille, elle se figurait qu'un ange présidait a ses jeux.Cette poésie n'a vien de bien rewar quable.Ce qui nl'anène à en dire quelques mots c'est qu'elle y fait mention des Heurs de Labrador, choses assurément encore plus rares en Europe en l'an de grâce IS33 qu\u2019au Canada.M est des esprits puissants Qui dirigent les planètes, Qui font voler les tempètes Et s'alltumer les volcans, Qui regaent sur l'air et l'onde, Qui «reusent le lit des mers, Qui règ'ent le cours du monde Et prennent sein dus déserts, Qui sement l\u2019or et le sable, Lis et roses dans les champs : Et dans le nombre innombrable De ces esprits bivofaisants, Il est ua ange adorable Que Dieu tit pour les enfants, Un ange à l'aile vermei le.Une céleste merveille, Da paradis le bijou, Le petit ange joujou De l'ange gardieu le frère : Mais l\u2019un guide l'âme aux cieux, Et l\u2019autre enchante la terre Et ne préside qu'aux jeux, Il inventa la Poupée, T\u2019aut d'objets d'amusement Dont l'enfance est occupre, Qui portent son noin charmant.Avant l'aurore il se lève ; Riant, il s'en vint du ciel Dans l'Edea jouer près d'Eve Avec le petit Abel.Il fuit les boutons du rose, Les colliers de perle et a'or, Les volibrie qu'il dépore Dans les Heurs du Labrador, Labrador, évidemment, était mais là pour rine.PG.R POESIE A2 de dd de de a de en AA AUS Pr FABLE (DEBILE 4 SL Wo CHAPMAN Ponte, aise rs 1e Un bon jour, les (iecaux, enteadant une poule Caqueter, caqueter, Crurent qu'elle savait chanter : lis s'en vinrent en foule, La louer, la comp imenter, lt l'inviter A se réveler davantage : Le ross:gnol lui dit : quel superbe rama.Des oiseaux chanteurs je suis rot : Vous viendrez chanter avec mou ! L'aigle dit à son tour : ma mie, De grace, honorez nous «le votre compagne ; Des oiscaux volante je kuis roi : Vous viendrez voler avec moi.La poule, à ce discours, est toute confondue, Un wil sur #es flatteurs, et l'autre dans la que.Ils étaieut sinevres vraiment.Mais ile se trompaient grandement, Et la cause de leur bovue A tous les deux, Au sujet de la mete aux acufs, Est qu'ils ne l\u2019a \u2018aient entensue.Ne l'avaient vue Que de fort loin du haut des airs.La louange peut tout sur une ane ingenue.La poule se rentla, d«ploya de vrands airs, Et, de sa voix la plus émue, Fit cateudre ses plus beaux airs, Et crut donner cutin le plus beau des concerts, l\u2019renant aussitt sa volee, Ec s'élevant d'une coudee, Elle s'abat un peu plus loin, Au plus vrand effort de ton aile, Parmi le foin.Regardant alors autour d'elle, Ses veux, désappointés, ne rencontrent plus rien, L'aigle et le rossignol, comme on le pense bien.Dégoûtés de ve vole:age, Fcœurés de ce cayueta,0, N'étaient esquivés au plus dru, Et teus, jusqu'au dernier, tous avaient «l'
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.