Le Monde illustré, 17 juin 1893, samedi 17 juin 1893
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONN - Daan $300 EMENTS: ; \u201cl0ur ANNÉE, No 476 \u2014 SAMEDI, 17 JUIN 1893 \u201c ANNONCES: Quatre mo sion - px mois.$1.50 La ligne, par insertion - - - - - 10 eonts » 81.00, payable d'avance RERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquentes - - - - 5eents Vendu dans les dépôts - - 5 eomts la copie Bunkaca 40, PLACE JAC \"QUES-CARTIER, MONTRÉAL, Tarif spécial pour annonces à long terme EXPOSITION COLOMBIENNE.\u2014 LA FONTAINE MACMONNIKS DANS LA GRANDE COUR 74 LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 17 JUIN 1843 ee ame = SOMMAIRE - - Tr\\ra-\u2014A mes concitoyens : Notre {ite nationale, par Philéus Huot.\u2014Carnet du \u2018\u2018 Monde Illustré,\u201d par Jules st -1,-3I, F, NX.Archambault.C.R.\u2014Chro- nique : À combattre, par Pédro.\u2014La fete Dieu À lu campagne, par Fauvette.\u2014 Nouvelle inédite : Le ténor, par Jules Lanos.-M.Krantz, commissaire français à l'Exposition de Chicago.\u2014Pocsie, par Z.May- rand.\u2014Le général Dodds a Marseille Récit et monologue : Le pardon du pore, par Paul Delair, \u2014 Nouvelle : Autour d'une tasse de lait, par Paul Combes.\u2014 Notes et faits: Un vampire : Le piano électrique : La crinoline ; Filer, truoter et cuire ; l'Amérique avant Colomb ; La puce à l'oreille.\u2014 Fruilletons : Les deux mariages ls Cécile : Les mangeurs de feu.\u2014 Enigme, Echecs et Dames.GRAVUREs.\u2014 Exposition Colombienne : La fontaine Mac- Monnies Jans la grande cour.\u2014l\u2019ortrait de M, F.N.Archambault, décédé.\u2014 L'arrivée du général Dodds à Marseille.\u2014 Les différents uniformes des évoles militaires de France.\u2014 Exposition Colombienue : La barrière d'or au palais des transports.\u2014 Portrait de M.Krantz.-\u2014Gravure du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MoNDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mémes 'escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi écunumisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sunt au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, 33, 84, 85, 810, 815, $25 ot $50.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoNDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et puur égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.A MES CONCITOYENS NOTRE FETE NATIONALE.\u2014 HANT LES AMES | HAQUE fois qu'il m'arrive de relire les premières pages de nos annales, je sens battre mon cu-ur d'une émotion singulière.Elles sont pour moi, ces pages, la révélation exacte de ce que devait être notre race sur ce sol d'Amérique.Un mouvement d'orgueil et de légitime fierté enchante alors délicieusement ina mémoire.Et ce qui fait ainsi se remuer dans mon âme les sentiments d\u2019un patriotisme qui ne fait que grandir, c'est l\u2019événement que voici.Une voix me soutlle à l\u2019orcille que la Providence, dans un regard d'aigle interrogeant les espaces, eût, au quinzième siècle, à la lumière du règne de Francois Ier, une vision de l'avenir ; et, qu\u2019entrevoyant les royales horreurs de la Maison de France, suivies des formidaliles journées de 17:43, elle détacha de l'arbre séculaire de notre France bien- aimée une pousse puissante et généreuse, qu\u2019elle transplanta délicatement, comme une fleur rare des tropiques, sur le sol vierge du Nouveau-Monde.Cette pousse vivace et forte, que devait nourrir une sève toute nouvelle, le sang de nos martyrs, c'était le Canada, notre patrie À tous.Jacques Cartier, abordant nos rivages, était donc un en-cas pour parer au cataclysme, montant comme un point noir a l'horizon des siècles ; c\u2019était, en quelque sorte, pour la Providence, une avant-garde aux frontières de l'avenir.Du même coup, la France de Richelieu ct de Condé nous léguait sa religion, la religion du LL MONDE ILLUSTRE Christ, sa langue, la langue de Fontenelle et de Malherbe, ses arts, los arts de Iesueur et de Poussin.\u201cEt si, par impossible, la fille ainde de l'Eglise eût succombé dans ra lutte avec la Terreur, nous cussions été là, nous, ses fils, prêts à la réchauffer sur nos poitrines, à l'entourer de nos forces naissantes, comma elle, la France, avait abrité jadis tiotre berceau de son amour, de son nom, de son génie puissant et sans égal.Mais Dieu ne voulut pas que les choses so passassent ainsi : la France traversa victorieuse, quoique meurtrie et cusauglantée, les colonnes d'Hercule de la Révolution.Et le Canada français continua d'attirmer l\u2019autre moitié de sa mission, savoir, fonder sur ce sol une nouvelle France, calquée sur l'ancienne, modelée sur les formes de son haut caractère national.Nous avous donc charge d'âmes, ou, plutôt charge de peuple.Et ce n\u2019est pas le moindre des peuples parmi ses pairs, puisque c\u2019est lui qui porte les tables d\u2019une littérature arrivée aux limites de la perfection : puisque c\u2019est lui, encore, que l'on voit infaillible ment paraître, aussitôt que la justice et l'honneur sont outragés ou méconnus.Rappelons-nous «donc toujours que la France peignit, de prime abord, sur nos traits et dans nus âmes, la magie de sa valeur et de son génie audacieux : que, nous prenant sur ses genoux, elle nous tit boire le lait de l'existence et berça notre adolescence, comme peuple, aux chants harmonieux de ses puètes classiques et immortels.Parler conne Racine, penser avec Pascal et croire comme Bossuet, Quel rève ! Et ce fut le rayonnement précurseur de notre race sur ce continent.Or, lorsque nous irons sceller la premivre pierre du monument de Maisonneuve, sovons un pour être plus forts, aussi forts que le rocher où notre découvreur planta la Croix, immuable, elle, dans les profondeurs de son Eternité ! Marclions tête haute, et fiers.Souviens-toi, 6 peuple ! que le manteau qui brille sur tes vastes épaules se découpe au tissu des wuvres de nos hommes célèbres : dans les lettres, je nomme Parent et Chauveau : dans la poésie, Crémazie et Fréchette ; dans l'éloquence, Papineau Laurier, Chapleau ; sans oublier les peintres, Huot et Falardeau, et encure moins la douce interprète du sourire et des larmes, l'enchanteresse Emma Lajeunesse, éveillant sur son passage l'hommage acquis au talent et à la vertu.Une chose, cependant, manquait à notre blason.Fils de rôturiers, un sang généreux, mais non royal, battait dans nos veines.Plus rien, à cette heure, à envier aux autres races car nous comptons parmi les nôtres un prince, cardinal de l'Eglise romaine, vêtu de pourpre, non de celle qui orne le manteau des rois, mais de cette pourpre qu'on appelle le san; des martyrs, succombant dans l'arène du Colisée ! Vous le voyez, citoyens, nous avons été traités eu fils aînés de la Normandie.Hien ne manque à notre chiffre et a nos lettres de noblesse.Debout, encore une fois, dans la rue, sur nos places publiques, à côté de nos femmes, l'honneur du foyer, et à genoux dans le temple de Dieu ! AA TS L'esprit est la noblesse de l\u2019homme, comme la beauté est la noblesse de In femme.\u2014 A.Houssave Les obstacles, 1a femme les voit avant In chûte, l\u2019homme les découvre après.\u2014JKAN ArcARD., West pas incrédule qui veut l'être ; n'est pas incrédule qui croit l'être.\u2014JULES SIMON.C\u2019est être bien savant que de connaître les larmes de l'intelligence humaine \u2014 ALsERT Fig LAND, Il nous vient de France, celuilà.11 a pour auteur un Jeune poète au talent plein de promesses, M.Stanislas Renouf, et pour titre : Acceutr de l'Ame.On trouve là dos vers exquis, dignes du titre et de veux qu'il fait bon de lire et relire.Un nouveau et bien gentil volume.+ + * LE MoNbE ILLUSTRE joint de grand cœur ses sympathies à celles de tous ses confrères, déjà offertes aux Révérendes Sœurs de la Congrégation, dans te malheur où les à plongées l'incendie de leur cher Villa-Maria.Dans un prochain numéro, nous publierons des vues de ce magnitique édifice avant le désastre et des tristes ruines qui en restent aujourd'hui.Les photographies seront de l'habile artiste, M.Laprés, dont nos lecteurs ont déja admiré le talent.+ + + Signe des temps : la littérature fait des, progres méme chez nos voising les Américnins.La der nière manifestation de ces progres littéraires con siste en une très belle et grande revue, le Me Clur's Magazine, T43 et 745, Broadway, New York.Rédaction parfaite et variée, édition de luxe, cette splendide publication mensuelle, illus trée avec goût, est à trés bon marché, à 1.50 par an, quinze centins la livraison * + + Nous venons de recevoir le catalogue édité par le Muséo La-Salle.Ce livret est digne en tous points du musée dont il est le guide.Les illustrations reproduisent avec fidélité les magnifiques tableaux du Musée La-Salle.Chaque gravure est accompagnée d'un texte explicatif, véritable pièce historique.Ce catalogue est le complément de l'œuvre si artistique que les directeurs du Musée LaSalle ont créée à Montréal.11 peamet aux visiteurs d'emporter avec eux un souvenir de nos gloires natio nales.+ + * \u2014On nous announce, pour le dix-sept courant, une jolie séance dramatique et musicale, rue San- guinet, au quartier St-Jean-Baptiste de Mont.réal.De jeunes amateurs de grands talents duivent en faire les frais et tout promet un succès complet.Le drame représenté ce suir-là le sera pour la première fois au pays.Il a été tiré d'un roman français, à sensation, mais très honnête et qui a trouvé déjà dans le public une juste popularité.Le dramaturge est notre jeune compatriote, M.Barré, dont l'intelligence et l'esprit de travail ont parfaitement secondé ses efforts et sa légitime ambition.Le nouveau drame s'appelle.La tour rorde, et les péripéties en sont émouvantes, Comme ces représentations sont données au profit d'une bonne «uvre, nul doute que nos compatriotes amateurs voudront aller en foule les patroniser.* + * PETITE POSTE BN FAMILLE.\u2014 Jocelyn, Fall River.Nous avons bien reçu trois ou quatre pièces, en deux envuia différents, mais pas l'Idole.Agréez mes sympathies les plus vives: j'ai counu ces angoisses ; je chérissais ma mère comme vous vénériez ce père regretté.Itecevez de plus nos gratitudes empressés.JULES SAINT-ELME. | i \u2026- \u2014_\u2014- Yo M.l*.X.ARCHAMBAUILT Uni des membres du barreau les plus en vue, M.F.N.Archambault, C.KR, de Montréal, vient de mourir.M.F.X.Archambault naquit à Sainte- Thérèse de Blainville, comté de Terrebonne.Son père, M.J.B.Archambault, était me nuirier charpentier daus cette localité.Le défunt avait commencé ses études clus siques au séminaire de cette paroisse.Après avoir terminé sa classe de méthode, il entra dans l'étude de son frère, Cyrille Archambault, qui occupait une excellente position d:ens le barreau de Montréal.in 1NG3, il fut admis à la pratique du droit et entra comme associé dans le bureau de son frère.M.F.N.Archambault à formé sucuessive- ment partie des sociétés légales suivantes : Jetté et Archambault ; Archambault et de Salaberry ; Archambault et Alphonse David ; Archambault et St- Louis ; Archambault et Pélissier.Depuis 1 4 > L hmm FA FA j = 144 ih 1 Lg M3 A = > Ty 4 > Racer = ab I - Ny A wl # D eC ny [11 4 1 : PE he ji PR i J + \u2018 EX.\"i aa aed E wi 5 CE) £3) GY BG) I PE) AN n° qe ER [Xd PO 278 LY an D; > oY \u20ac | A a ° | 2 + 51 on \u2014\u2014\u2014\u2014r k 43 Ks [Ln À Re Ni «Mi 3 ia LL) pe k À té, - ord il + \"~ \u2014 x ag) oA 5 2 Zod : lv wo A ff +h 2 - | | fe pb) IL a | ot A ai A AL n Tu.! = *T MN | wi AC ES a?2 : es Al Font nb 2 ¥ ; gill : 3 ti ry ie [eM ; i ea a = 3 Li ZA + a J je a.AR | k| WR AAA Ly I § a L À -*, FRANCE\u2014L'ARRIVES DU EN.DODDS A LA PREFECTURK DE MARSEILLE Pr 3 0 =o te Los wri ee SEE a i % = EC al) a ; Ja er Cad run £a \\ Le Er à : aie : > 3 »2 ae 4 Pp = my à % n_ Jn - [5 4 J 28 os \\ * {/ PRE Se v > x re a à | TR 3 ¥ i LE Feria og =, FSR = pe Le Eo ES FN 4 2; (= * EYE Kd of % co © à = 2s > id R&R A er fa $> 2 a) et ni ex] oC hi fe = 2 mel rm Fas + Pad od Cy KY * BA vol ih JE \u2014 ! EX) X se of Le oy = \u2019 -& % \u2018 = Ÿ pi = ja Eee = Us Le par ?; bo 2} ir, r A ; i] £ ) sa FRANCE \u2014 LES DIFFÉRENTS UNIFORMES DES LCO ES NATIONALES MILITAIRES 0 SY ] : Fc 3 a = ~F : TR ¢y | LN ~ RR TQ oe \\ CR Ap = « opr #72 \u2014 JT \\ - GE A 2 £1 Lars ofr & vi ve XE f.24 - [EL Pe } \u2018> + -\u2014t LA» d \\~ Ta Fy at \\ 2 RY I.fi ial MCD Té bd ae 7,1 + - iN a SS oRITII + fes ~ \u2018 ta fo : \u201c A .b ©, J | 4 f i i LS = 5 5 ff H iN # ow oc] > XJ ir vy a » 0 ~ NG R' VA.Xe wading), DA fu w, £) ï se = > æ et 8.k EA À de A x [te = wo - 2 4 3.CE 2 Fras & 6 > fe 1 = .cb à oS _ WV 1d 3 z ï Je 7 mi A 3 Se Ps fom te \u2014 = : 2 uk % oy i A 0 PE +?Ei ¢ > ~ ty CN \u201c1 nas = os - ÿ as id : SA _\u2014 RTL A ef, ce.g es = LL x _ ï.x, s © EX 4 : < oY ~ À \"7 % 4 i Ve PO J vs f | = I 5 ; - w 8 y Ta 2 >» Sv J u ; Ve =\u201c ÿ 7 N fia ~ Be) pL x 0 1 a 3 oS 2 = 4 a ON ; i * 2 A F mr fess + bd Va, 4 3 Wor 7 HL ; SA - 2 Ÿ ais - T $ Tay, .ok 3 5- A + Ae, » Ne.dead 4 \"Te > Lr ÿ ; 123 yy PR $- Se A ALY 7 CS ad a 4 [RF XG ve 3.v ON ey ak A 1 «.2) Er ce Lok Sh 0e fe aN 2 \u2018es A I a > Baa Net + fs part 4 og 15 > & .[RL de E23 wo TP a a wr! i > ne + Harem ws a Ta er, a.7 % =.>£ ©.oo 3 3, a v3
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.