Le Monde illustré, 2 décembre 1893, samedi 2 décembre 1893
[" LE MONDE ILLUSTRE Vendu duns ies depôts \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014 ee \u2014 TABONNEMENTS va un, $3.00 Six muss.81.50 ÿ \u2014 -\u2014-\u2014 \u2014 La ligne, par insertion - weaire mu, 81.00, payable d'avance SERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquenies PB EArX, 40, PLACE JACQUES-CARTIER, MONTREAL.Tarif spécial pour annonces à lony terme 5 eents lar pie \u2014\u2014e \u2014 \u201c l0ur ANNÉE, No 500\u2014SAMEDI, ?DECEMBRE 1893 | ANNONCES: 10 cents 5 cons £4 * = ar L'HONORABLE HECTOR FABRE, ANCIEN SÉNATEUR, COMMISSAIRE DU CANADA EN FRANCE Photo.J.N Laprés 362 \u2014_ LE MONDE ILLUSTRE MONTREAL.2 DECEMBRE 18%3 SOMMAIRE \u2018Trare \u2014Entre-Nous, par Lion Ledieu.\u2014 L'abundon, par A.-N Montpetit, \u2014Chroaique artistique, par Joseph Gienest.\u2014 les événements du Maroc \u2014Galerie canadienne : l'honorable M, Hector Fabre, par Faucher de Saint Maurice.-\u2014 Peuh ! la chasse aux licvers, par Auguste Barhier.-\u2014boésie : Hommage à Mlle Fugénie C°**, par Albert Ferland \u2014Le medecin, par Augustin Lellie.- La peur, par D.Massouneau.\u2014 Un conseil par semuine.\u2014Chronique des voyages : Une véremonie à Caleutta \u2014 La plainte d'une vivlette, par Viotette.\u2014Carnet de la cuisinière.\u2014 Notea et faits : Briques en ve-re souilts ; À propos de MuacMahon : Les ong'es et le caractère, etc., par Le Ch-reheur \u2014 Nouselies à le main \u2014Nos proverbes.- Choses et autres.\u2014Frat k-J.Marshali (avec portrait) \u2014 Feuille - tons : Les mangeurs de fou : En famille.GhAVURES \u2014Portrait de l\u2019h nnrrable Hector Fabre, commissaire du \u2018\u2018\u2019anada en France.-Les événements du Maroc : La mort du gémeral Margal o.\u2014Les événe- meuts du Maroc : 1.La porte Santa Barbara à Me- lilla ; 2.Le général Margallo ; 3.Fort de San Lo renzo ; 4 Un chef k: byle \u2014Les julivs résidences de Montréal, offertes à lu ville, pour le choix d'un cha.teau-vice-royal : | Résidence de lord Mount Stephens ; 2 Résidence de l'hon.J.-A.Abboit : 3.Ra- sidence de W.-Cico Stephens : 4.Résidence de M.D.Mulotyre ; 5 Résidence du Rév.Bond.PRIMES A TOTS NOS LECTEURS Le MoNpR ILLUSTRE réserve à ses lecteurs mêmes l\u2019escompte ou ls commission que d'autres journaux paient à des agents da circulation.Tous les mois, il fait la distribution gratuite, parmi ses clients, du montant ainsi écunomisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmni ses lecteurs sout au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : $2, 83, 84, 85, 310, 815, 825 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs da MoNDE ILLUSTRÉ, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le méme pied de rivalité ; c'est le surt qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jours cai suivront chaque tirage.NOS PRIMES LE CENT-QUATORZIEME TIRAGE Le cent-qnatorzième tirage des primes men- suellss du MoNnR ILLUSTRE (numéros clatés du mois de NOVEMBRE), aura lieu samedi, le 2 DE- CEMBRE à deux heures de l'après midi, dans nos bureaux, no 40, Place Jacques-Cartier.Le public est instamment invité à y assister.ENTRE NOUS & lisez LE MonuE ILLUSTRE, cette semaine, qu'avec les plus grandes précautions, coupez-le doucement, ma- niez-le le avec soin, surtout ne l'envoyez pas bratale- ment à l'autre bout du salon, en disant qu\u2019il n\u2019y à rien dedans, car vous pour riez vous tromper.Il vient de se passer, a Montréal, des choses étranges, éuuriues.si énormes, que je ne sais comment vous les dire ; mais la consigne étant de parler, il faut m'exécuter.Il était une fois un grand guerrier qui, après LL MONDE ILLUSTRE avoir longtemps guerroyé, finit par quitter cette vallée de larmes, pour aller raconter ses can psgnes au Père Etoruel, qui & dû y prendre un plaisir extrême, en sa qualité de Dieu des armées.Sou récit dut être bien intéressant, car en lissut sou histoire, nous sommes émerveillés de l'activité de cet homme prodigieux que nous voyons se battre un jour au aud et que nous retrouvuns peu de temps après au nord de l\u2019Europe, cherchant partout l'ennemi, se battant sans cesse, effrayant d'audace, mutissant toujours de nouveaux plans de campagne.Ce fut un grand guerrier, je le répew, où la tin du dernier siècle, ainsi que le commencement du nôtre, ont tremblé à la graude voix de ses canons et aux chants de victoire des braves qu\u2019il menait gaiement à las mort et au triomphe.ll est mort ! mais le Canada garde sun souvenir.!l est mort ce héros dont la gloire Verra la fin de l'avenir.11 est mort .wuais alors, pourquoi le tuer vucure en effigie ?*,\u201d Pourquoi Ÿ Parce que la haine ne rétléchit pas, n'admet rien.Mais, voici le fait dans toute run horreur.Il faisait nuit.dans le bureau de M.L ©.David, grettier de la cité de Montréal, nuit noire, comme cela arrive souvent, paraît-il, dans cet étrange immeuble, après le coucher du solesl.M.David a le culte des grands houmens, et c'est ce qui explique la présence, daus le dit bureau, de bustes de grands hommes tels que Sheakspeare, Corneille, Cicerun, Racine, Napoléon, etc.Il faisait tellement nuit qu\u2019il était nécessaire \u2018que la lumière se fit.C'est alors qu'un homme s'avanga sans bruit dans l'ombre pour tourner la clef du courant de lumière électrique.Un bruit sinistre, le bruit de la chute d'un corps fit retentir les échos obscurs et.la lu mière fut ! L'homme était pâle, lugubre, mais un rictus satanique éclairait ses traits féroces A ses pieds gisait, décapité, Napoléon ! ! Le grand guerrier, le hérue, le plus illustre capitaine des temps modernes, dont je vous parlais en commençant et que vous avez bien reconnu, était remort.Et l'howme, l\u2019homme sinistre, était un Anglais ! un Anglais, messager de | hôtel de-ville.*,* Le lendemain, le Witness racontait ce drame en dix lignes et consacrait une coloune à une prétendue conspiration ayant pour but de faire sauter un autre guerrier, Nelson, dont vous avez peut être entendu parler.C'était justement le contraire qu'il fallait faire.La colonne, Nelson n'en avait pas besoin, puisqu'il en a déjà une, tandis que Napuléon n'en à pas.Da plus, si Nelson est détérioré conima il l\u2019est entre-nous, il est dans un état lamentable\u2014ce n'est pas la faute \u2018les prétendus conspirateurs, puis qu\u2019on ne l\u2019a pas touché «lu bout du doigt, tandis que Napoléon a été guillottiné par un Anglais.Vous saisissez toute la différence.Et vous voyez comme la justice humaine est borgne et boiteuse.Les policemen se sont jetés comme «les fauves sur lea jeunes gens, qui n'ont même pas effleuréd Nelson, et pas un d'eux n\u2019a songé à arrêter le meurtrier de Napoléon.Los trois jeunes gens sont ds Canadiens fran als, Certes, je ne suis pas anglophobe, mais, franchement, en face d'une injustice aussi crinnte, il y a de quoi le devenir.*,* L'affaire de Nalron\u2014pas un mot de Napu- léon\u2014fut aussitôt cablegraphiée en Europe et, quelques heures plus tard, les plus grands jour naux de Londres demandaient à leurs corrrapon danta des nouvelles de Nelson.Comme je suis très lié avec la plapart de ces journalistes, je me suis procuré quelques-unes de leurs réponses que je reproduis textuellement.\u2014Nelson mort en 1505, \u2014Nolson, menacé d'apoplexie wéuile, menace lui-même de tomber eur la tête des cochers et des violoneux.\u2014 Nelson, à la dernière extrémité, impossible de réparer dos ans l'irréparable outrage.\u2014Nelson condamné, son départ n'est plus qu'une question de temps.\u2014Nelsun, dégonté de In place Jacques-Cartier.demande à aller dans l'Ouest, pour être tranquille \u2014 Nelson tué & Trafalgar par un l\u2019rançaie ! Eu face de ces nouvelles contradicwires, les journaux de Londres ont cru que leurs correspondants se moquaient d'eux, et n'ont plus rien dit.l'aisons comme eux.*,* Je lis dans te MoNbk ILLUSTRE de la se maine dernière : \u201c Duns une lettre qu'adreseait, le 25 mai 1756, Mme de Pompaduur à son triste protégé, le duc de Richelieu, la favorite de Louis NV écrivait : \u201c Je rouvre ma lettre pour vous complimenter sur la bonne opération de M.de la Galissonnière.J'espère qu\u2019elle vous avancera.Nous attendons la nouvelle d'un second combat.\u201d * Quel est ce M.de la Galissonnière 1 \u201c Quelle est cette boune opération qu'il vient de faire ?Signé * Un Curieux.\u201d Sapriati ! Le curieux en question n'est pas fort en histuire et s'il avait eu seulement en main la série de cartes illustrées, que j'ai publiées pour les écules élémentaires et qui sont en vente au bureau du Moxpe ILLUSTRE, il aurait vite trouvé la ré nee.Ce La Galissonnicre, mon brave curieux, était tout simp ementun marin français, qui fut gouverneur général du Cauada, votre pays, et s'illustra plus tard par la victoire qu'il remporta sur len Anglais en face de lile Minorque.C-tte bataille si célèbre eut des suites terribles.L'amiral Byng, commandant la flotte anglaise, vaincu, passa devant un conseil de guerre, à son retour en Angleterre, fut condamné 4 mort et fusillé.Mon ami, Faucher de Saint-Maurice a lu, il y # quelques mois, devant la Société Royale, un compte rendu de ve procès qui est une des tristes pages de l'histoire de l'Angleterre.Dans cette bataille, mon cher cnrieux, les forces étaient à peu près égales, les F-ançais avaient deux canons de moins que les Anglais, ce qui est une quantité négligeable, en pareil cas, puisque chaque flotte avait pres de neuf c-nts bouches A feu.L'émotion fut grande en Angleterre en appre nant cette défaite, ct le ministére pour ne pas tomber, sacritia Byng à ses intérêts.Le jugement du conseil de guerre et la conduite de la couronne, en ce cas, sont considérés par toutes les nations, comme des actes iniques.Byng était un brave.bon marin, instruit, con naissant son devoir.C'est une victime politique.C'est dunc de son vainqueur que parle la tille l\u2019uisson, devenue la Pompadour.La bataille de Minorque a eu lieu le 17 mai 1756 et la lettre de cette femme est datée de que: ques jours plus tard.*,* Echantillon du français de Jersey : MARDI LE 31 OCTOBRE 1793 ROBERT ALENANDRE, lequel cesse de faire valoir + fara vendre en vente publique 2 bonnes vach 5, une génisse de l'année, H.B., lo tout de premier choix, un cheval propre A tous usages, une belle truie aveu ses pe ti 8.van léger, une ch.rratte charrue A grain, heree, rolier à bras handcart, civière à ro «et à bras, chaffeut- ter, crusher, vuatoir, soubattoir, pommes de terre en caisses et par le cabot, Royals et Prince of Wales, garan ties pures, barils et paniers, 1000 soubrats, froment par le cabot, 26 tonneaux de fumie , le contenu d une citerne de liquid manure, attelage à ch» vaux,» t de harness, ouu teau à fin.pommes par le qusrtier, dreesoir avec pan- veaux en verre, 2 bois de lit, raves et sw ades ot une quan tité d'outils aratuues.La vente à 1! heures du matiu. \\ À Em \u2014\u2014 rer create EE LE MONDE ILLUSTRE Un académicien pourrait y trouver à redire, inais je vous avoue que je n'ai nulle envie de trop blâmer ces braves gens, sans prétention, et qui ne disent pas qu'ils parlent la langue ds Louise XIV.Ia font ce qu'ils peuvent, ils gardent le vieux langag+, épicé d » nombreuses expressions anglaises, wais enfia, ile sont attachés à lu langue frauçaise quand même.Faucher de Saint-Maurice a aussi publié une brochure très intéressante sur la langue française clans les Îles de Jersey et de Cuernesey.Lisez la.ot Un grand diner a été douné dsrniérement a Montréal à sir John Thompson, diner qui n\u2019avait rien de politique, attendu que le club Saint- James, où il à eu lieu, ne reçoit pas cette personnalité peu sympathique qui répond au nom de politique.Donc, un diner vraiment convenable à tous les poiats de vue, et je vous avoue, cepen-lant, que je nen aurais pas ditun mot si je n'y avait remarqué quelque ch we d'intéressant.Ca quelque chuse consiste en ce qu'il n'y a eu que deux santés proposées : celle de la reine, qui est aussi obligatoire que silencieuse, et celle de l'hôte du jour.Vous voyez que c'était un diner de gens bien élevés, car jo ne sais rien de si \u201c écœurant \u201d que cette avalanche de discours (1) dont on nous assomme généralement à la fin d\u2019un repas.Une, deux improvisations spirituelles, bravo ! mais quaud je vois ensuite des bons hommes se lever pour parler, c'est-à dire pour ne rien dire, ou ue débiter que des lieux communs et des suttises, franchement, j'aime mieux diner avec des gens qui mangent avec leur couteau ou qui s\u2019essuient los doigts avec la nappe.Je ne fais exception que pour les cas vraiment extraordinaires, quand on sait d'avance que le diner n'est que le prétexte pour parler de choses spéciales.L'ABANDON Les chances de la guerre ayant tourné contre nous, force nous fut de nous unir plus intimem-nt daus notre détresse, afin d'oppuser une résistance morale compacte aux prétentions envahis-antes des vainqueurs.Il fallut alors rapetisser ls patrie que la France nous avait faite si grande.Après avoir été débordés, nous ne voulions pas être ab sorbés.Pour éviter l'uriéantissement nous avons dû nous restreindre àl'hatitationdes rives du fleuve Saint-Laarent.Là, protégé par la double palissade de la foi vt de ln nationalité, le pionnier canadien a au braver les coups du sort, rester debout sous son drapeau a1 milieu d+ 84 vainqueurs étunnés.Vanité des spéculations humaines ! Montcalm, fameux guerrier entre tous, a brisé son épée sur les plaines d'Abraham.Avec les débris de l'armée de Lévis, la France croit recevoir le dernier soupir de l'enfant qu'elle avait confié en nourrice à l'Amérique, sans toutefuis, pour si peu, interrompre son orgie.Valions-nous une larme de res yeux, lorsqu'elle venait d\u2019abandouner Louis XIV sur ton lit de mort, jetant pour sinsi dire à la vuierie la personnification de la gloire de tout un siècle Ÿ Cette génération délaignait, à la fois, et sa grandeur et son saug.Par bonheur pour nous, une main s'est trouvée à point sur le bord de l'abîme pour nous retenir dans ia chute.A défaut de notre mère, la France, qui nous faisait périr dans l\u2019oubli, nous avons eu notre sainte aieule, l'Eglise, dont les avins nous ont sauvés d\u2019une mort certaiue.Hélas ! oui, le fils de saint Louis s\u2019en allait au gouffre en riaut de tout le rire de Voltaire, en dansaut sccompagné du pied léger de Ia Pompadour, pendant que nous nous retenions aux branches da l\u2019ar- hee du salut, que nous nous relevions vaillamment, appuyés sur la croix, A.N.MoNTeBTIT Nous venons de recevoir le prospectus du concours littéraire et artistique organisé par l\u2019'Académie de Paris Province, sous la présidence d\u2019honneur de MM.Jules Barbier, Henri de Hornier, Armand Sylvestre, Geurges Berry, René de Ga- tines ev Frédéric Loliée, Seront adimis à ce con cours Ϋ« œuvres littéraires, prure ou vers, les compositions musicales, les peintures et les ouvrages de sculpture de tout genre qui seront dans les conditions mentionnées dans la circulaire.Les Canadiens désirant prendre part à ce cuu- cours pourront consulter le prospectus aux bureaux du MoNbE ILLUsTRÉ, où écrire à M.Armand Sylvestre, rédacteur en chef de Paris-lrovince, à Pierry-Epernay (Marne).France, qui leur fournira des renseignements plus cumplets.+ + * On vient de me communiquer un numéro du Daily Sun, de Saint-Jean (Nouveau-Brunswick), qui contient, sous le titre de À Canadian Queen «y Sony, un article très élogieux à l'adresse de notre compatriote, Mlle Eugénie Tessier.La jeune éwiule d'Albani est arrivée dans la capitale néo- brunswickienne mardi, le 7 novembre, et à reçu dans l'après midi, à l hôtel Royal, l'élite de cette ville, comprenant le gouverneur Boyd et las maire Peters.Le gouverneur souhaita 14 bienvenue a la diva dans des termes chaleureux, l\u2019assurant de la sympathie de la popu'ation de ce lieu pourtant si éloigné de sa ville natale.Mlle Tessier sut charmer les personnes présentes autant par ses manières affables que par les notes mélodieuses \u2018u'elle leur fit entendre.Elle donna, à l\u2019Opera House, deux concerts qui Jui va'urent les félicitations contenues daus l'article plus haut mentionné et qui ne sont que l'écho de celles que lui prodiguent ceux qui ont eu le plaisir de l\u2019entendre.Nom passage a Saint-Jean ne manquera pas de jeter un peu d'éclat eur ceux qui sunt si fiers de la compter parmi leurs cum- patriote: les plus distingués.++ * Cumme d habitude, quand Ia compaguie de Lilly Clay vient vi-iter le Théâtre Royal, une foule de spectateurs se sont rendus à ce théâtre, tous les joura de la somaina dernière.L> genre des repré rentations de cette troupe est, en effet, le ceux qui ont toujours lu faveur populaire, le burlesque.Au moment ob le rideau se lève, la scène représeute le sultan Effendi sur un trône, recevant les hom- wages de ses odalisques.Les femmes du ha rem, après s'être inclinées devant leur supérieur et maître, vont se placer sur des divaus placés tout autour «lu théâtre, et chacune d'elle, par des chants ou des danses, essaie de plaire au sultan qui, il faut l'avouer, est d\u2019une insensibilité telle qu'il convient devant un auditoire de nos climats du Nord.Vient ensuite une féerie intitulée Old age and Youth (Vieil âge et jeunesse) Quelques-unes des wcèues sout d'une vulgarité très prononcée, mais d'a iLres sont assez intéressantes.[a héros de lu piece, ainsi que Faust, est ramené à la jeunesse alors qu'il avait atteint sa quatre-vingtième année, et, ainsi que Pygmalion, il voit revenir à la vie les statues qu'il avait sculptées dans le cours de sa vie.Cette deraière scène est très jolie.Une douzaine de femmes, toutes de blanc habillées ot représentant des Vénus, des Diaues, ete , après une immobilité de quelques minutes sonu animées par la haguette de la fée bienfaisante, au grand ébahissement du sculpteur.Une danseuse nuus apparait, dans une autre scène, dans la grotte de cette fée et exécute une \u2018 danse électrique \u201d qui est charmante.Cette Héro- diade fin-de-siècle, à la faveur de lumières de diffé- 363 \u2014_ \u2014 me \u2014 rentes couleurs, et au moyen de gestes gracieux rendus plus attrayants par le mouvement continuel de sa légère tunique de soie, à su s'attirer les applaudissements de l'auditoire ; mais elle n\u2019a pas eu la cruauté de demander les têtes de tous les Jean Baptiste présents.Cette semaine les frères Hewell, deux jumeaux, jouent une pièce réalistique qui a pour titre The Operator.Ce drame développe les aventures de deux jeunes gens dont ln ressemblance cause une foule de méprises 6» contient des acèues très émouvantes.+.+ Le «équité de l'umbignae, adapté à la scène et aux mœurs américaines sous le titre de The No mince à été joué la semaine dernière au Queeu's où elle a remporté un certsin succès.Cette pièce est remplacée par /au/ Aauvar, drame tiré des horreurs de la Révolution Française.11 est rempli de scènes d'amour et d'héroisme.C'est une fidéle représentation de ce «qui se passait en France, aux jours sombres de la Terreur.Par! Aauvar à déjà éré donné ii durant les deux dernières saisons théâtrales et est par conséquent connu de la plupart de nos #mateurs.Nous conseillons à ceux qui ne l\u2019ont pas vu d'aller au Queen's cette semaine.+ + + A la suite de nouveaux arrangements avec le théâtre de l'Opéra Français, je crois pouvoir donner, à l'avenir, un compte-rendu hebdumadaire de ce que l\u2019on y jouera.LES EVÉNEMENTS DU MAROC (Voir gravures+ Les «lépêches officielles confirment la mort «du géuéral espagnol Margallo.Le général à été tur en essavant d'exécuter une sortie du fort de Ca- breziras- Atlas.Un journal parisien nous fournit, sur le combat du 27 octubre, les détails suivants .Deux mille sulats espagnols, éparpillés sur une ligne de quatre kilomètres, luttaient contre onze mille Arabes.Le général Margallo n\u2019hésita pas à se porter avec des renforts sur le théâtre de la lutte, mais il ne put pas dépasser le fort Cabreziras, où il passa la nuit, pendant qu'il entendait au loin le bruit du canon et de la fusillade à Rostrogorda, où le général Ortega tenait bon contre les Arabes, qui se servaient des tranchées espagnoles elles mêmes pour abri.La batail e dura toute la nuit, les Arabes poussant d\u2019affreux hurlements et s'aventurant jusqu'à cent pieds des forts.Dans les lignes de Melilla, le commandement était échu au colunel du régiment Africa : la garnison resta sur pied toute la nuit, et, samedi matin, une colonne de troupes de toutes armes, appuyée par l'artillerie de place et de montagne, se dirigea vers le fort Cabreziras-\\ltas.Malheureusement, Margalio avait tenté une sortie ; c'est là qu'il trouva la mort.Les renforts envoyés de Melilla permirent de rétahlir ln communication aveu les forts de la rive gauche de 1'0ro, et de dégager à Rostrogordo le général Ortega, qui put rentrer à Melilla et prendre le commandement.On à tant abusé des formalités élogieuses qu\u2019elles sont déprécides comme des nssiguats \u2014 FRANCOIS Coprkr.ll est incivil à un homme bien élevé de fermer les yeux devant une femme «jui les à ouverts.\u2014Cus MoNsELET.L'homme qui ne sait pas prendre un parti est comme une vague que le vent agite et pousse va et là.\u2014 PABQUIN, rn ; LE MONDE ILLUSTRE L'HONORABLE M.HECFOR FABRE 65) AUKk est spirituel à lu façon NE de Rinawl, bon à la ma nière de Jean de la Fontaine et politique daus le genre de.Fabre.Tl a tout vu, tout touché, tout connu.Les sciences ad- winistratives, l\u2019économie suciale, les lettres, le journalisme, la diplomatie n'ont plus de secret pour lui, et pourtant au mi'ieu de toutes ses polémiques, de ses luttes électorales, de ses transformations opportunistes, de ses voyages, de ses travaux littéraires, il est toujours resté affable, aimable, fascinateur C'est un charmeur.I a le secret de dire Tl cotoye le sar-asme sans paraitre y tourter : il tient son auditoire sous sa phrase magnétique et tout en lardant son adver saire, il le désarme et se réconcilie avec lui apres l'avoir fait bien rire Fabre qui devrait avoir tant d'ennemia, n'a plus que des amir.Faites en autant, ami lecteur, et vous roulerez une existence heureuse.Louis Hector Fabre est né à Montréal le Ÿ aout is34, 11 fit sou cours classique aux collèges de l'Assomption, de Saint-Hyacinthe, «le Saint-Sal- pice, et etudia le droit sous la direction de sun beau-frere, sir (Garge Etienne Cartier.Insvrit sur le tableau des avocats en 10 il tit partie de la raison sociale de Fabre, Le Sage et Jetté.Mais la jurisprudence l\u2019impre-sionnait peu.Pothier.Demolumbe, et tutti quanti le Inissorent froid.Le juurnalieme l'attirait.et peu de temps après il quittait une profession qui a permis à l'honorable M.Jetté de devenir un de nos plus illustres ina gistrats, et à M.Le Sage un de nos meilleurs of ficiers publics.Cette partie de la vie de Fabre lui a laissé un soveux souvenir, qu\u2019il va nous rappeler lui méme.\u201cJe vous ai promis de vous racon*er comment J avais plaidé mma premivre cause, ou plutôt com ment je ne l'avais pas plaidée \u201c llu'y à rien au monde de plus désert qu'un bureau sans clerc, et de plus déra-uvré qu'un ave cat sans clients.Or, je n avais point de clients et J'étais mon propre clerc Presque tous les avo ats ont connu cette époque critique et cependant joyeuse, ce bureau solitaire «t ceperdant habité par les plus belles espérances * Mon bureau avait l'air d'une cave.Par Ia fenêtre, l\u2019unique fenétre, on voyait le bas du pantalon des passants, des clients qui passaient devant ma porte sans en\u2018rer On v venait prendre le frais, l'été, dans ve bureau.C':la faisait l'effet de la campagne à ceux qui n'avaient pas la mon- taie nécessaire pour traverser le fleuve, ou les Maun}ws assez bonnes pour grimper sur les collines.\u2018* De temps à autre, des confrères, qui n'avaient pas plus de clients que mui, venaient me demander si je n\u2019en avais pas à leur prêter.Ils prétendaient a la gloire pour seul honoraire, et se déclaraient préts a payer les frais des proces qu'on leur con tierait.Ne faut-il pas apprendre à ses propres dépens à perdre une cause, si l'on veut ensuite mettre ce talent précieux au service des autres ?\u201cUn jour, cependant, je vis entrer un de mes minis, tout rayonnant.* \u2014 J'ai une cause, dit-il ; partageous-ls.J + lui serrai la main avec émotion.La cause est bonne, reprit-il, mais entourée de circonstances assez difficiles à démêler puur jeter quelque lustre sur celoi qui la gagners.Seule wnt, jo manque d'assurance et je tremble d'avance à dire d\u2019une voix tonnante : Messieurs les sueds \u201c de préparer la cause, veux tu In plaider, et uous partagerons les linnoraires ?* Comment done \u201c Mon confrore me racouts cusuite on quelques wots ce dont il s'agissait.Nutre client était ne- vusé d'avoir volé un cheval.Circonstance aire nuante, où plutôt point capital de la défense vn n'aurait poiat retrouvé le coursi r sans lui.Le noble animal avait prie ln clef des champs, er, après une promenaile prolongée assez tard dans le nuit, était allé se réfugier dans l'écurie d'un pa reut de l'accusé, sans avertir personue.Y avait il Jà de quoi faire condamner un homme ?Ne de- vait-on pas plutôt admi-er l'instinet de ce cheval, qui, au lieu de rentrer tout simplement chez son maître après une cxeapade, avait été finir In nuit sous un abri où l\u2019attendait l'impunité \u2019 \u201c L'affaire me parut superbe, \u201cPeut être, me dit mon vollegue dans ln dé- feuse, peut-être serait-il bon d'aller voir l\u2019aceusé, moi pour recueillir d- nouveaux éclaireissements sur l'affaire, toi pour puiser un redoublement d'é loquence dans l'aspect d'un innocent p raévuté \u201c Le fin mot de la chose, c'eut.que mon coileque avait une belle sur le chemin de la prison et qu'il désirait passer sous ses fenétres dans l'espoir d'a- percevo:r sa prunelle noire.\u201c L'entrevue avec l'a-cusé n'offrit rien de pal pitant.Le fait est qu'il n'avait pas l'air dun jeune homme destiné à commettre de gros mé faite, nonobetant le ci -val qui l'avait conduit en prison.\u201c Nous unis sépara aes en nous disant * _\u2014 Nous le sauv=rous \u201c La lendemain, X CUNSACTà RA journee à étudier les témuiguages et moi à préparer n°4 ha rangue.En nous retrouvant le soir, nous enmes la même pensée, lA même exclamation # \u2014 C'est un grand coupable * Mais nous le sauverons.* L'examen et.les reflexions des jours suivants fortitièrent cette conviction, sank ébranler notre \u201c\u201csolution.\u201cIl nous paraissait évident que nous avions BOUB HOs suins un adroit coquin.Nous éprouvions bien par avance qu-lques remords «le le ravir au glaive de la justice, mais ce scrupule devaitsl aller Jusqu'à nous faire p«rdre autre première cause 1 ** \u2014 Nous le tauverons ! s'écris mon collègue.+ \u2014Nous le ssuverons ! répundis je en chœur.* Nous attendions avec hâte le jour du proces.Le g and jury tardait bien, au gré de nos clésirs, à faire son rapport Eatin il le fit.Nous étions en Cour, mon collègue et moi, pour demander à ce que le proces fut fini le plus tôt possible.* La preuve contre notre client était si peu cou cluante, son innocence apparut avec tant d'éclat aux yeux du grand jury, qu'il fut renvoyé iumné «diatement des fins de la p'ainte.* Le geôl er lui fit même des excuses de l'avuir si longtemps retenu en prison et lui en ouvrit les portes à deux battants.** Le coup qui brieait les chainez de l\u2019accusé fut rude pour ses défenseurs dont cet acquittement prématuré étouffait l'éluquence.Mon cllègue surtout, qui ne devait pas parler, mais qui maintenant regrettait l\u2019occasion perdue, mon collègue était consterné - -Nous l'aurions sauve du tribunal.\u201c En es-tu bien sûr ?lui dis je.Quant à moi, j'estime qu\u2019il à agi prudemment en se faisant acquitter par le grand jury.1] se sera.t peut être noyé avec nous.+ Cet incident décida de ma vocation.lluy avait pas à en douter, je ne savais distinguer un innocent d'un coupable.Le tlair juridique me manquait.Sur l'heure, je donnai ma robe à un pauvre garç.u qui venait de se faire admettre au barreau, faute de mieux, et qui, depuis, est sour noisement passé huissier dans un autre district.\u201c Voila pourquoi, moi, de mou vôté, d'avocat je suis devenu journaliste, pour vous servir.\u201d Fabre fit ses débuts dans l\u2019Ordre, puis, de 1562 a 1266, il rédiges le Canadien.No plume incisive, nerveuse, allant droit au but révolutionna les traditions du journalisme en ce pays.Na réputa tion s'établit sûrement et les abonnés tinrent à 1 prouver en se présentant à la caisse plus souvent gne d'ordinaire.Le 13 mai 1867, Fabre fondait l'Rvénement.Ce jour-là lui naissait son fils Paul, me dit-il, en sortant et cu fut l'enfaut qui donna le nom du nouveau journal.Cette fouille fit veusation.Reli-ez le premier numéro de l'Événement, vous constate rez que tout est fait de la main de Fabre Cea lui qui « écrit le premier Québec, parlé de lu poli tique ustionale, fait In chronique, compilé les faits divers les petits événements du jour, ln pari.commerciale, rédigé lrs annonces, et chose inour daus nos aunales, signé le feuilleten, nouvelle charmante, intitulée : La chuase aus «ts Le bureau de l'Érérement était destiné bientot a recevoir toute une plétade d'hommes intelligent, d'érudits et de travailleurs.LA ge rencontrèrent Oscar Dunn, Gérin, Provencher, Dansereau, Chis pleau, Mercier, Fontaine, Langelier, Lucien Tur cotte, Roya\u2019, DeCelles, Marmette, Buteau Tm cotte, et bien d'autres encore.L état major du journal se composait du spirituel ct regretté Arhintre, de Nazaire Jéevasseur, le causeur char usant et l'intrépide musicien, de Marcotte, cet ex cellent caissier qui avait toujours cing francs a lu disposition des malheureux allligés par une sin de mois, et de Lewy Peccio qui, tout en faisant l'au moa en ville, représentait si dignement la Garonne «ur les bords du Saint Laurent.Pour arriver au bureau du journal, il fallait cs calader l'escalier du casse cou de la Montagne, et entrer dans une vieille masure qui datait du temp des Français.Le lieu de réunion était tout à fait en haut.Là, au milieu des pipes, des encriers, des ciseaux, des vieux journaux, siégeait la direction Dieu seul sait l'esprit qui s\u2019est éparpillé là, entre cos quatre murs poudreux.C'est à l'Ærneme- que je fu- le témoin d'une scène navrante qui nv suivra pendant toute ma vie.Ce soir-là, c'était un tamnedi soir, le vent souf fait en tempête.Te nord est passait sur Quebe en poussant ses hurlements de désespéré.On ew dit qu'il portait en lui toutes les plaintes dex noye du golfe Saint-Laurent et qu'il venait les dépose sur les remparts du vieux Quebec.Pourtant, l bureaux de | Are neonent étaien* restés ouverts.Un foule énorme, stlencieuse, les cuvombrait et faisu queue à la porte J'en faisais partie.law un étaient const-rnés et comme foudrovés dans leu: plus chere affection.Les autres riaient aux éclat de la naiveté de ceux qui ajoutaient foi à la ce poche du roi Guillaume.Or, on était au ler sy tembre ISTO, et le télégraphe venait d'annonve l'écrasement de la Frane+ Tous attendaient nn.xieusement la putilication des dépéches, partage - entre une conviction poignante et un espoir ch.mérique, lorsque tout n coup la foulée s'ouvit avec respect pour laisser pas-age à M.Gautie: consul général de France en Cana-la.À l'instan le silence se fit tous les regards se portérent su lui.A son attitude, grave, emue, à cet air augue on ne se trompe pas et qui révele un cœur brisé, lu certitude se fit dans tous les esprits et tous lv yeux se mouillérent de larmes.On resta lon: temps, pleurant en silence, eutomant le représer tant de ln France de le sympathie lu plus vive, d respect le plus profond.Nous n'avons jamais vu pareil recuvillemen' sembjable douleur.La France vaincue a da re voir des temoignages plus retentissants, ma jamais elle n'a eu de témoignage de plus since affection.Notre propre patrie écrasce, notre pr pre sol dévasté n'aurait pas causé À nus ame un souffrance plus cruelle, arraché à nus poitrines ui sat glut plus déchirant.C'est que, voyez-vous, peupla canadien tient encore à la France par tou trs les fibres de son cœur.La défaite fat annoncée en ces termes po Fabre, dans l'Ærénement \u2018\u201c La vieille France à été saincue par la Prus+ nouvelle, c'est à-dir+ par la science, par le progr: - appliqués par la guerre.Elle qui a si souvent de vancé les autres nations, que tant de fois leur a montré la voie, elle s\u2019est laissé surprendre.Sr reposant sur son génin qui lui rend tout facile, sur sa valeur qui met tous les prodiges à sa portée, elle a Inéprisé les forces qui ont changé la face du monde, sans lesquelles les peuples ne peuvent plu- rien, et qui ont rendu les héros inutiles.\u201c Eclairée par cette brusque catastrophe, lu France nouvelle va niesurer la profondeur de lu hima à laquelle elle échappe.Avec cette sorte A intuition merveilleuse qu\u2019on lui connaît, elle sa me _ LTRS = apprendro en un jour co qui lui coûts si cher d\u2019ignorer ; eh w'élauçant avec cette impétuosité qu'aucune nation n\u2019a possédés au même degré u'elle, dans les voies où la Prusse ne s\u2019est avancé u'à furce de temps et de patience, elle la rejoindra bientôt, la dépawera et prendra plus tard, dans toutes les sphèros à ln fuis, une de ces éclatantes revanches qui effacent les traces des humiliations et qui portent du coup au sommet.\u201c Ne désespérons donc pas, Canacliens-françaie ! À la tristesse de nos âmes nous sentons que l\u2019é- reuve est terrible, la blessure affreuse, la chûâte épouvantable ; mais aussi, noua voyons au fond du cœur comme au fond de l'esprit une lumière qui nous montre la France reprenant «a place dans le monde.\u201d Voila de belles et de nobles pensées, dites daus un beau et mâle langage.l\u201cntre une polémique et un article de fonds, Fabre a trouvé le temps de faire un peu de littérature.Il u sigué une étude remarquahle sur une des victimes de la révolution de 1838 : Chevalier de Lorimier, et il a écrit sur nos Écrivatns canadiens, sur La littérature canadienne, sur la Confédération, l'Indépendance, l'Annerion, Nous lui devons aussi des chroniques furt bien dane le temps et quelques jolies nouvelles, entr\u2019autres Le cour et l'esprit.Fabre a été président de ln Société littéraire et historique de Québec.En |x73, il fut mordu par le démon de la politique et se présenta dans le comté de Québec où il fut défait pir sir Adolphe Caron.Dans une brochure mordante, spirituelle, fiite rure aujour- d'hui, intitulée : l\u2019ourquoi j'ai été battu ?il faisait le récit navrant et humoristique tout à la fois de sa chute électorale.Je viens de relire cette plaquette, et ma fui, elle est encore à ra place, et elle est fort drole.En IN75, le ministère Mackenzie appela Fabre au Sénat.Il n'y tit que passer et son éloquence fivre, hardie, toute gauloise n'eut que le temps d'éveiller pendant quelques heures, le paisible silence qui pèse généralement sur la respectable immobilité de ln Chambre haute.Les talents de labre devaient s'exercer sur une aphère où il lui était permis d'être lui-même.Notre pays désirait avoir un représentant accrédité à Paris et Fabre fut désigné.Il avait à remplacer un homme qui a laissé les meilleurs souvenirs à Paris.M.Paul de Cazes nous y avait brillamment représenté pendant six ans.Fabre se mit courageusement à l'œuvre et depuis il n'a c«esé d'é re au premier rang et de nous faire hu'neur.Entouré de relations sûres et des plus distinguées, connaissant à fond son pays et la France, i nous rend les plus grands services auprés de la mére-patrie.Deman- dez-le a tous ceux qui ont eu l'occasion d\u2019entrer en relation avec lui, pendant un voyage d'Europe.Libéraux comme conservateurs ne vous feront que des éloges de notre représentant.Il est vrai que s'il les mérite, il duit les partager avec son ai mable et gracieuse compagne, qui sait si bien exercer là-bas les vertus de la chari'é et de l'hospitalité.L'Angleterre a voulu reconnaître les services de Fabre en le nomuiant compagnon de l'ordre Saint- Michel et de Saint George, pendant que la France lui donnait la croix d'otlicier de la Légion d\u2019honneur.Fabre qui est toujours heureux dans tout ce qu\u2019il fait, l'a été tout particulièrement en Saintonge, lors dea fètes données en l'honneur de Champlain.Dans son discours prononcé lors de la confé rence de Saintes, il a développé cette grande idée : * La force du Canada lui vient des effurts combinés du paysan et du prêtre : le premier a rendu le sol fécond, tandis que le second à maintenu la foi apportée par nos missionnaires.\u201d Ces grandes paroles allèrent se perdre au milieu des applaudissements de la foule.Le voyage de notre commissaire au pays des ateux, en Aunis et en Saintonge, n\u2019a été qu'une marche triomphale.Et maintenant, qua pourrai-je ajouter à «e que vous venez de dire ?Ne pourrait-on pas dire de Fabre ce que l\u2019on a écrit sur un personnage qui s fait sa marque ?\u201c Sa conversation est vive, impatiente, éclatante d'esprit, éblouissante et scintillante, toujours bienveil'ante et jolie.Je n'ai rien entendu de LE MONDE ILLUSTRE plus spirituel, de plus original que ses discussions.11 semble qu'il va terrauser son adversaire ; mais, tout près de l\u2019accabler «lo sa supériorité, il lui prouve qu'il « de l\u2019esprit, tout en n'ayant pas le sens commun.Le vaincu est content.Il triomphe toujours sans blesser son adversaire.Il fait rire sans qu\u2019on puisse lui en vouloir.Je ne lui ai jamais entendu faire une moquerie 11 a dit beaucoup de choses piquantes ; jamais il n'a été mé- chant.Personne n'a été plus constamment obligeant, ami plus dévoué.Je crois qu\u2019il est impossible d'avoir plus de cœur et plus d'esprit, il eat vrai que l\u2019un et l'autre sont incomparables.Il joint à une instruction rare, à cles connaissances profondes, une modestie plus rare encore.\u201d A Paris, Fabre, tout en s\u2019occupant de nous, se laisse tranquillement vieillir.\u201c Or, dirait Réné Doumic, savez-vous rien de plus charmant que la vieillesse d\u2019un homme qui sait vieillir ?Ou est calme, indulgent, souriant.Ou s'ac:ommode des choses et des gens.On s'est arrangé sa place dans la vie, comme on a, dans sa chambre, dans son salon, dans son club, son coin d'élection et sa place accuutumée.(In à passé par tant d'épreuves qu\u2019on ne craint plus qu'aucune autre nous semble nouvelle ; on a eu tant de déceptions et tant d'espoirs trompés, qu'on a pris l habitude de ne plus rien attendre.Cela même est la sagesse et le s\u2018cret du bonheur ; ne pas demander plus à ce monde qu\u2019il ne peut nous donner.On n'a plus de désirs et on n\u2019a pas de regrets : car on sait maintenant le peu que vaut ce que l'un a «désiré si fort.On ne sait plus h/ir.On aime encore, mais sans mettre dans ses affections cet emportement qui les rend souvent dvuloureuses.Comme on voit que les autres, peu à peu, se créent hors de nous des amitiés et des intérits, on s'enforme à mesure dans un égoisme serein tres concilisble avec la bonté.On a des souvenirs.11 en est parmi ces souvenirs d'infiniment tristes : ce sont ceux où on se complait : car c\u2019est une compensation singulière et commune que les douleurs d'autrefvis nous deviennent chères et qu'il s\u2019en dégage un charme mystérieux.C'est vraiment parmi ces souvenirs qu'on continue de vivre.Pour ce qui est de la vie d'aujourd'hui on y assiste en spectateur.\u2018On l'aperçoit au travers d\u2019une brume.Les couleurs s'en effacent, les bruits s'en assourdissent.Les choses présentes ne semblent plus assez.réelles et les choses ancivnnes sont trop loin prur qu'on puisse encore en souffrir.Cela est très doux.C\u2019est une jolie chose, en effet, que lu vicillesse quand on n\u2019a d\u2019ailleurs ni ca*arrhe, ni rhumatismes.C'est ainsi qu'au souvenir de cette existence heureuse et longue on se prend à rêver de choses qui ont je ne sais quel charme passé : pour une fuis des réflexions optimistes nous viennent : un attendrissement vague nous pénétre, comme celui qu'on éprouve à entendre de très vieux airs.\u201d labre n\u2019en est pas encore rendu à cette période de recueillement, mais il s\u2019y achemine lentement, sûrement.Muri par l'expérience, par l'étude, par l'esprit a\u2019observation, il sait maintenant ce que valent les choses de la vie.Il en prend gaiement sou parti, bien décidé à vivre longtemps pour le bien de ses compatriotes et pour la propagation de la verve gaul ise.Aussi, pour terminer cette esquisse, lui dirai-je, ce que son clergé répète souvent à son vénérable frère, Mgr Fabre, archevêque de Montréal : Ad multos annus ! pe rhes.Je er VI 00min, TC PEUH ! LA CHASSE AUX LIEVRES \\'ous devez bien connaitre M.Meignac, un Marseillais qui est presque toujours sur le boulevard .M.Meiguac, ce Marseillais qui est si blagueur, même pour un habitant de Marseille.L'année dernière, une ou deux semaines avant l'ouverture de la chasse, je reçois une lettre d'un $65 de mes amis qui possédait dex terres en Norman- die ; il m'invitait a aller faire l'ouverture chez lui, me priant d'amener quolues compagnons.Aussi tôt, je pense à ce Meignac qui toujours vantait son adresse au fusil.J'allai le trouver.Mais, dès les premiers mots il m\u2019arrêta : \u2014Peuh ! la chasse aux lièvres !.Allons donc !.Est-ce une chasse t.Parlez-moi de la chasse aux lions, aux tigres.au moins là il y a de l'imprévu.\u2014 1 D'ailleurs, nous avons le temps et ze vais pouvoir te raconter ma dernière grande çasse.\u2014Raconte ! \u2014Figure-toi, moun cer, que j'étais avec le vicomte Plousignac sur les bords du Nil.On nous avait dit que les hites féroces abondaient dans ce pays.L'étais à peine arrivé que ze voulais partir ; mais mon compagnon commença par alléguer que le voyage l'avait fatigué, qu'il était mal disposé.Enfin, ze vis qu'il avait peur.Rien d'étonnant d\u2019ailleurs, il n\u2019est pas de Marseille.\u2014Eh bien ! reste, lui dis-je, ze vais partir seul puisque tu n'es par assez brave pour mesuivre.Il se décida entin à venir.Quelque kilomètres à peine nous séparaient de la ville, que nous entendions un rugissement.C'était un lion qui venait de notre côté.Mon povre tremblait comme une feuille.Ze le fais cacer der rière un buisson et ze m'avance seul, En me voyant, le roi du «désert se présipite sur moi ; mais plus prompt que lui, ze lui envoie une balle dans | œil droit.Ti était mort \u2018.Je le çarge sur mon épaule et l\u2019apporte à ce Plousignac.Il n'ose pas même toucer à ca cadavre ! La bête était si grosse!\u2018 .Alors ze lui dis : \u2014Et toi, rapporteras-tu aussi ton lion ?\u2014 Mais, mon ami, ze ne suis pas aussi bon tireur que toi \u2014Si ce n\u2019est que va, ze puis te le tuer : an ami c\u2019est pour moi un frere ! À peine avais je parlé qu\u2019un rugissemnt se fait enteudre : c\u2019était la femelle de celui qui n\u2019était plus.Ze cours, et en moins de tempsiyu\u2019il ne faut pour ledire, ze vise et la tue.Ma balle lui avait traversé le cœur.Ze la ramène à mon ami territié.Ne voulant pas dépeupler le désert, ze dis A de Plousignac : \u2014Si nous allions dézeuner ?Nous allumâmes nos pipes et partimes.En chemin, mon ami se vit forcé de s'arréter./'avais à peine fait vingt mètres que z\u2019entends un grand cri.Ze me retourne.et zuze de ma stupéfaution : seules les deux zambes de mon in fortuné camarnle émergeaient de la gueule d'un énorme crocodile.long comme la C\u2018annebière.D'un bond ze me précipite sur ce nouvel ennemi.Z'arrivai trop tard, hélas \u2018 les zambes étaient entrées, et déza le crocodile re gagnait le fleuve.Alors, sans perdre la téte, ze rattrappe par la queue ce terrible habitant du Nil et le force à revenir sur la terre.Puis, comme ze porte touzours À la çasse uns petite pharmacie, ze lui a«lministre un vomitif et le force ainsi à rendre la liberté au povre prisonnier.C\u2019est depuis ce temps que le vicomte de Plousi- gnac ne «asse plus.C'est ainsi que ze l'aime, moi, la çause, avec des émotions comme celles-ci.; Mais la çasse aux lièvres ! Penh ! ne m\u2019on parle zamais ! AUGUSTE BARHIEE Les biens que l\u2019on vante le plus ne sont pas ceux que l'on a, mais ceux que l'on désire.\u2014 Ep.Anour.Mère, évitez deux défauts dans l'éducation de votre fille : selui d'en faire votre idole, et celui de lui apprendre à se poser en idole.\u2014 Mon LE Cour.TIRK.La vente de l'Ami des Salons, par Mlle Ni touche, augmente tous les jours.La seconde édition disparaît à vue d'œil Prière à tous de se le procurer, avant qu'elle ne sait complètement épui- rée.Prix : 10c.G.-A.et W.Dumont, 1826, rue Ste-Catherine. \u2014 ve X Ah) > - ~~ A ~ .gu ow 5S - 1 dt PORTE] Vita wi PS Ed oe Na æ cK = > 158 « sree as > 4 = wi Fa A5 = Ch i > pe 2 sus Peu ae \u2014 - a 2 are 25) - # ; er pees a TN es eee nN yin rer} ?ie cere eo 2 EA nN.Xi Nk JON 14 F -# 3 2> erry] ba ! \u201c2 Nn ; cefpdén av a.J a pas EAT à 2 Lo oN OW, os = et a 5 un Ne =: 4 » 55 7 a - VEN je os, + FX) x Aa (0 wan ee er rt a \u201ceerie 5 = pd (A ve ~a _ È = 3 Ra) pe) A re Ay a FA CU I vec T2 = > Tac ot TAL ss Ax I > + = \u2014_\u2014 2e.A su * ai 7 \\ Ie fa?jr SH \", Lu 9 ER + M oR Lu Le 2 ar rate RY a 8.4 i i) À I * ° = 3 _ LA TY NS \u2014 1 = cf < 4 xX a a M @ = i a a \\ a A 2 aay ® f fe is i \u20ac 1 rye = 2 [2 pe A A ES XT ZL, Led hs ÈS ly i Tay oP VEL SPI, ais./ 2a & ie [ye va 2 ; Vi = 7 = == \u201ci den a\u201d dre or, rol.[2% x Po 3 os.- ow SR de ier = par gE ; 22 6 = i - UN.\u201c= z = ly 4 [A 4 3 : = oS ~ > > TE +.za J Le I 4 = a ww = ~ 2738 - a + 2 pe EN x EE ® & = Sms : = pe Ed 7g = = @ X= \u2014 > 227 i ee cm \u2014\u2014\u2014\u2014 7 \u2014 fee ee = | La porte Santa Barbara i Melilla.9 - Le général Margallo.\u2014 3 Fort de San Lorenzo.4 l'a chef kabyle LES EVENEMENTS DU MAROC peser = \u2018 - pan er eee a ru (2 Pre oil \u201cay + P Tey sa Te, SL > x $4 x 0 % an se LAS \u201cpr m0 -r ays 2.ne pd =v] 2 \"ès Fe TR, .t js.a \u2019~ sh a+ I 3 94 a LO: wal que ca Pa di 2 ll se, A) iy y M a AU No 4 NG S x \u2018 - 1% 23 4 { £ Es + 1} ys All #8) gg > Ph 8 D > \u2014\u2014 =) 2% 1 PU a vs ae NA Là \u201cÀ jd NA Li m9 VE v ry > LA en Da £7] = PA) + LS E) \u201cNg in va.SN i Nc 4 » ra bt) 4 Aue iv 3 h 4 : FF \u201ce348 a\" es Es si ; x EY *£ \u201c= à +.4:2 eS A A oN À gS LU LA , ed) - su - XE oF, : \u2014 od Lh et - 10, wo A ; a au A = + Es _\u201c i eae > $ de pss wa aaa LO LES ÉVÉNEMENTS JU MAKOC.LA MOKT DU GENERA) MARUALLY vues \u2014\u2014\u2014\u2014 SE © \u201cy WN) à D i i oe \u2014 XR > J: aw 4 ad enka ME \\ ! ee a > OST 727 \\ 5, 4 Lu Tan »*.\u201c45 33 Aap, aurai pit = A yi A IG T2 3 17 = - oar 2 ire SS a VN Wi Le a Ca gg 7) va \\1 A rar LL oR 00e de == ra a LF BN CES ~~ #5 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 ES E 8 X ; T 7 \u2026 Slit ty 4 wy / : rea 2 N 5 ] PA $ - ' ai Pt _\u2026 -\u2014 \\ 7 = eu + + » à y N \u2018 = | - ie x - -\u2014 oo ta pet, PEt IS + ; / 2 By 1 5 3 LS vs \"43 4 a Li = i.% ++} 2 Ay R x \u20ac If + = a -\u2014 | | a Ë £ TEs \u2014 Jp Pa À *+1Te \\ SAP yied » :Ë ~ Fu, Lars ; + Fes Un, ry 0 BR aed tN] \u2014 \"© I bah Eu od Te asi ES PP pre ps FFE Fis 1 -\u2014 ~< 4 a if > a2: | -\u2014 ry fi Ti £8 $7 > HSE arme oreo eue\u201d rast SIDS pes & OV va Las RB : ar | i a aA RE 4 GERD Li, RET STR \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - vr he\u201d 3) ® : wi (a 4 KY | | AS .Yl £3 = 7 rx] : (1 \\.\u2014 baal a Jr PES\" = PT dif SE | J = # a.1 ee >» A = PS \u2014 \u2014 À\\ PENS \u2014_ \u2014 Sd 26- + PE ! acpi je | Rémdence du Rév.Bend, 9, Beaver Hall Hill\u20142 Rée, de W.6: Stepheus, 845, Dorchester\u2014 3 Res, de M.D.Molntyre, 317, Drummond \u2014+4 Réa.de I'hon.J.A.Abbott, 919, Sherbrooke\u20145 Rea, de lord Mount Stephens, 140, Drummond LES JOLIES RESIDENCES DR MONTREAL OFFERTES A LA VILLE POUR LE CHOIX D'UN CHATEAU VICE-ROYAL Photographies J.N.Laprés 368 LE MONDE ILLUSTRE HOMMAGE A Muer EUGRENIE C**\" * De leur couronne virginale Mea cheveux toujours protégés Ne furen' jamais déraugée Que par la brise matinale.:* Mon pure seul à careesé Ce front d où mon voile retombe, Mes lèvres n'ont jamais prersé Que les ailes de ma colombe, \u201c Le jour ou, soumise à ses lois, Je survrai l'époux que j'ignore, ll me verra, naive encore, * Rougic pour la première fois.\u201d Mur EMULE DE GIRAHDIN, Jeune fille, pour toi je reveille ma lyre Au chant respectueux que ta vertu m'inspire, Car c'est un des devoirs de tout barde chrétien Que de faire en ses vers la louange «lu bien.Eufaut, prrsente-moi tou frout ch .ste et modeste, Où la pudeur reluit comme un reflet céleste.Je veux le couronner, montr-r à tous \u2018es yeux Combien une ver(u rend uu front gracieux.J'aunerais de ton cœur ouvrir ls paze entière, Pour y moutrer comment l'ame ur et la prière Peuveut harmoniser, sous le rayon divin, Le devoir au plaisir, | angélique à 1 humain.Je t'offre comme exemple à toute «demoiselle, Car ce sont ] s vertus qui font la femme belle.La frauchise en tes yeux trahit tes seutiments, Et tu méles tant ame a tes discours charmante, Que l\u2019on peut toujours voir au foud de ta pensée Comme au sein de l\u2019éther quand la nue est passée, Delicatesse, amour, caudeur, humilité Ra«yonocnt dans ton être et forment ta beauté.Comme au moindre contact la vive sensitive Referme en un moment sa corolle craintive Tu ne pourrais souffrir l'etileurement du mal Sans que l'incarnat brille à ton front virginal, Puisses tu, jeune fille, aux luttes de la vie Garder comme un trésor ces vertus qu'on t'envie.Hè as ! l'homme est toujours pur e.tendre au matin, Mais souveut ne l\u2019est plus mème a\\ant son déclin.Sois puissante d'amour et f rte d'espérance ; Prie avant que Lon cœur se brise à la souffrance ; Prie et crains ce vain monde où l'un joue à l'atfront ; Prie et passe toujours avec des fleurs au front ! LE MEDECIN HAssE de cet Eden délicieux où son Créateur avait bien voulu le placer, en le comblant de biens sans nombre et d'un bonheur sans mélange, l'homme, courbé sous le poids desa grave désobéissance, soumis à mille micères, s\u2019en va par la terre, maudit par Dieu en son travail.Que de mauvais penchants éclosent en lui ! Que de remords ?que d\u2019afflictions viennent l\u2019assaillir ! Mais, par un sentiment naturel qu'il ressent au fond de son cœur, par la connaissance de son Meigneur qui s\u2019est révélé si bon et si juste, l'homme s\u2019émeut du malheur de l'homme, et plus tard le catholicisme ravive le feu de cette charité par le sang de Jésus-Christ.Chaque souffrance a son remède.Eu indiquant le ciel, le prêtre met le baume divin sur les plaies de l\u2019âme, et répand la semence des saintes vertus qui doivent croître à mesure que le chrétien avance dans le sentier qui y conduit ; le riche ouvre sa porte au pauvre et lui douane l'abri, le vêtement et le pain ; le fort essuie les sueurs du faible et l\u2019aide en son labeur ; et le médecin guérit les maux de l'humanité déchue.À peine adolescent l'élève sent s'éveiller en son coeur uno grande admiration pour cette vocation qu'il entrevoit pleine d\u2019attraits, bolle entre toutes.Voila désormaia le but qui, de bonne heure, le rend sérieux, ange et d\u2019une application qui ne lui laisse pas perdre une minute de son temps.Il sort du collège, libre dans lu vaste arène de ce monde où se livrent toutes sortes de combats.Bien des voies brillantes s'ouvrent devant lui, Il pourrait eutrer au barreau, s'y illustrer par son savoir ou son éloquence : en servant son pays, il pourrait, dans l'art militaire, se couvrir de lauriers glorieux.Mais il ne court pas après la gloire, non plus après les richesses.Il aperçoit un champ où il peut satisfaire les ambitions de son âme chrétienne.Son désir & toujuurs été de travailler pour sa patrie en souls- geant les malades, en \u2018les guérissant.Il ue se laisse éblouir par aucun éclat, et muni d\u2019un brevet, fruit de tant de fatigues, qui le remplit de joie et d'espérance, il entre à l\u2019université, et pendant quatre longues années s'adonne aux péuibles études de la science d'Esculape.De combien de plaisirs il se prive, de ces plnisirs qui font le charme de la vie d\u2019un trop grand nombre de jeunes hommes qui ne se soucient guère d'autre chuse !.Après ses travaux excessifs, la récompense est son diplôme qui lui permet de parcourir ce chemin, où son cœur tressaille à là seule pensée du bien qu'il pourra faire à ses semblables.Il s\u2019est tracé la ligne du devoir, il ne dévie pas.Soucieux de pénétrer dans ce labyrinthe scienti- tique où devant chaque pas se découvrent de nouvelles maladies qui demandent de nouveaux re mèdes, il ue manque pas un moment d'agrandir en lui les connaissances qui peuvent servir au soula- gemeut d'autrui.Voyez-le, toujours prêt à l'appel, jour et nuit, par les temps de pluie, de neige, par les fruids les plus rigoureux, par les chemins impraticables, quelquefvis dans de mauvais vehicules qui me- naceut «le se briser, voyez-le, oubliant la nourriture pour réparer ses forces, se rendre à des dis tances éloiguées.Il considere son patient avec une sullicitude admirable, s'iufurme, ne lsisse au cun détail pour bien connaître le mal et le combattre avec les armes nécessaires.Au milieu de l\u2019immensc bonheur quil ressent d'avuir rendu au père et la mère et l'enfant, d\u2019avoir conservé leurs parents à de pauvres petits êtres dont il a entsndu les sanglots à la veille de devenir orphelins, d'avoir rameué le frère et, la sœur daus les bras l\u2019un de l'autre, il accepte la modique somme que le riche verse en sa main.Si les richesses le favorisent, il les emploie à faire la vo lonté de notre Père à tous.Sans être appelé, il se dirige vers le pauvre que la souffrance et la honte retiennent, nécessiteux êén sa chaumière : il s\u2019en-quiert, et avec les médicaments qui | aideront à revenir à la santé, lui porte les aliments dont il le sait avoir encore plus besoin.Il se réjouit au son de la cloche qui annonce l'entrée au monde et la régénération d\u2019ua chrétien, et pleure, quelques heures après, en entendant le glas qui publie le départ d'un pélerin qui vi-nt de terminer sa course.Voyez-le, durant les maladies contagieuses et les épidémies : il ne se Fouvient plus de lui, il vole au plus fort du danger, s'ingénie à découvrir les moyens d'enrayer le fléau, ne regarde aucun trouble, prodigue ses avis pour les précautions hygiéniques, se multiplie pour répondre au besoin et donne l\u2019exemple du plus beau dévouement.Oui, le médecin est grand devant les hommes ! Dans l'exercice de son ministère, encore plus rempli du désir du salut des âmes que de la guérison corporelle, après avoir reconnu l'inutilité des remèdes, avec des paroles d'une bonté touchante, il avertit le moribond de la gravité de son état, lui conseille pieusement de demander le prêtre, pour recevoir les sacrements de la vie éternelle qui pourront aussi influer sur sa san'é, et le ramener à la vie présente.Si c\u2019est un infidèle, il le presse de se reconnaître en lui prouvant les erreurs où il ae jusqu\u2019à ce jour et la miséricorde infinie de ieu.Que de tristes scènes se passent sous ses yeux ! Que da douleurs morales il dévoile sous le masque des douleurs physiques ! Son cmur s'émeut des confidences qu'on lui fait, et des peines que sa sensibilité lui découvre quand on voudrait lew lui cacher.Il verse des larmes avec ceux qui gé missent ou sur la mort d'un être chéri où sur quel qu'autre grand malheur, les aide de ses sages et teudres conseils, et réussit à guérir des chagrins qui peut-être les auraient conduits au tombeau.Afin qu'il soit un instrument dans ses mains adorables, le Seigneur se plait à le protéger viui- blement, à lui faire comme un bouclier de sou ab négation : on dirait.pendant longtemps, que la wort ne peut rien contre lui.Oui, le médecin a bien du mérite devant Dieu ! Il à vieilli, ses cheveux ont blanchi, ses jambes plient sous le fardeau des infirmités dont il n\u2019est pas plus exempt que les autres.I! s\u2019est uré dans les sacrifices, au service de sas nobles fonctions, mais walgré sa vieillesse, il n'est jamais sourd 4 la voix qui réclame ses soins.Il oublie son état, et mu plutôt par la charité qui lui donne une seconde vigueur, il exerce son ministère jusqu'à la mort, jusqu\u2019à la mort qui vient à lui douce et calme, fi dele image de sa vie.Et quaud la cloche tinte au clocher de la pa- ruisse pour annoncer la fin de cet homme ver tueux, que tout le monde a aimé, un profonde, regret saisit le cœur des paroissiens.Pertransivy hene/uciendo : et leurs pleurs silencieux disent qu'ils comprennent la perte qu'ils viennent de faire.Une foule numbreuse l'accompagne à sa der nière demeure.Il a laissé sur la terre un exemple sans tache à suivre pour ceux auxquels est dévolue sa sublime vocation, et, du tertre en fleurs où il sommeille, de coutinuelles prières de reconnaissances muntent au ciel pour le repos de son Ame.LA PEUR Avez-vous jamais eu peur / Avez-vous enduré ces terribles souffrances que cause la peur Ÿ Non, n\u2019est ce pas ; on n'avoue pas cette passsion basse qui dégrade l\u2019homme et dont il peut si ditlicile- ment s'affranchir.11 me souvient d\u2019une peur extraordinaire, folle, que j'ai eue étant enfant, à sept ans.Il était huit heures du soir, et l\u2019on venait de me coucher dans mon petit lit, dans la chambre de mes parents.Eux, étaient à table avec des amis La salle a manger communiquait directement aveu ls chau- bre, et on avait laissé la porte entr'ouverte.Je tardais à m\u2019encdormir, suivant curieusement la conversation qui se tenait à côté.J'entendais mon pere parler de la pêche qu'il ferait le lende main, car c'était un grand et bon pécheur.Une fenêtre faisait face à mon lit, et machinalement je regardais du côté de cette fenêtre.Tout à coup, un nuage qui cuuvrait la lune glissa et un rayon de clarté entra duns la chambre, Je sautai sur mon lit, pour retomber bientôt anéanti, pâle, \u2014je devais être pâle Ce dont je me souviens bien, c'est que mes dents claquaient furieusement.Derrière le rideau de la fenêtre, je venais «'apercevuir le corps d\u2019un homme.À la vérité, je ne voyais pas le corps tout entier.Ce n\u2019était qu'un demi-corps, un bas de corps ; mais je me représentais parfaitement le haut, que l'épaisseur du rideau devait me masquer.Vite je pris les précautions usitées en pareil cas par les enfants pour se soustraire au danger qui paraît les menacer : je levai mon drap sur ma tête.Alors je me calmai.Au bout de quelques instants, je hasardai un œil, puis les deux.L'homme était toujours là.Mes tremblements me reprirent, j'assayai d\u2019appeler, mais je ne pus articuler aucun son.De temps en temps, l\u2019homme remuait légèrement.Je m'attendais à le voir sortir d'un moment à l'autre de sa cachette et fondre sur moi pour m\u2019étrangler.Qui sait ?Peut-être me plongernit-il dans le corps un long couteau.Je frissonnais à cette sinistre pensée.Dans la salle à manger, on causait : les éclate de rire arri- vaient jurqu'à moi.J'avais peur, j'avais bien peur ! Ces transeu terribles durèrent jusqu'à minuit.J'essayais de réfléchir, je voulais doinpter ma peur.Je me rassurais un peu en voyant que le temps se passait et que l'homme restait toujours en place Je me dituis qu\u2019il ne devait pas être dangereux puisqu'il no me faisait rien.J\u2019arrivai mème à penser qu'il était mort.ui, c'était cela ; il était venu sa pendre derrière le rideau- Mais pourquoi avait 1! choisi cette chambre pour se suicider ?Je ne pouvais me l'expliquer.Alors ma terreur augments de me trouver avec un mort, et pour échapper à cette nouvelle peur bientôt je préférai cruire qu'il était vivant.Enfin les invités partirent et mes parents vinrent se coucher.Quand mou père cut posé sa lampe sur ls che minée, jo fixai attentivoment la feuètre.L'homme avait disparu.Je n'osai pas dire ma peur, parler de cet homuie qui était dans la maison, par crainte que l'on ue me traität de poltron.Je tis semblant de dormir.Mon père soutlla sa lampe, et aussitôt j6 revis l'homme, toujours ls moitié d'homme Mes terreurs redoublérent.La grosse horlogn sonna la demie, puis une heure, puis deux heures.Oh * que ces heures étaient longues et que le jour tardait à venir ! Je souffrais terriblement.L'homue était encore là.Il me semblait qu\u2019il alluit quitter an cache te pour venir nous assassiner tous.Et P'nvain alors le remords de ne pas avoir prévenu mes parents.J'étais complice de l'assassin ! A trois heures, n'y tenant plus, je me fis violence \u201cte réussis à crier : Maman.Ma mère se réveilla.Quest ce que tu as, me ditelle ?Veux tu hien te dépèvher de dormir.J'aurais voulu lui repondre, misis Je ne pouvais pas.J'avais ln gorge serrée, le gosier see, Je cro vais à tout moment que j'allais étouffer.Une sueur froide me couvrait tout le corps.Mon lit en var mouillé.La lune avait disparu, mais le petit jour \u201ctait venu.Heureusement, car je pouvais surveil ler l'homme.Tammobile derrière le rideau, it était encore là me regardant, .Jde uv voyais pas ses yeux, Minis j'avais lu zen ation qu'il me regardait.T1 dev:ut voir que je ne dormais pas, et certainement il atwadait mon sommeil pour commettre son crime.de souhaitais m\u2019endormir, quitte a ne pas me réveiller.Mais ma peur me cau ait une telle souf france que cela m'était inpossible.\u2018quatre heures scntèrent, mon pere ee leva Je me dis il vient d'apéercevoir lPhomure.11 va ini faire son affaire Je commençais à me rassurer un peu et j'admirais le courage de mon pere qui, sans parler, sans appeler au secours, se dirige it vers la fenétre.11 n'en était plus qu'à un pas, l\u2019oursur, la lutte allait être terrible Je me dressai sur mon lit, ha gard.Je n'avais plus de souille.le suffoqunis lit téralement Tranquillement, sans émotion apparents, mon père souleva le rideau et décrocha sa culotte de pvche.qu'il avait, la veille au soir, pendur a Fos psgnolette de Ja fenetre de retombar sur won lit, et je m'endoruris D.Massonkai rte UN CONSEIL PAR SEMAINE l\u2019our combattre le transpiration des mars.11 ne s'agit point de supprimer la sueur, \u2014ce qui re- rait se xposer à remplacer un inconvénient par un autre plus grave,-mais d'en modérer latilux 1 suffit, dans ce but, de se front r de temps en temps lg mains avec anr tranche de citron, où bien avec de l\u2019alun réduit en poudre tres tine Ces substances out pour effet de resserrer les pores de la peau et d'assécher celle-ci, de manière que les travailleurs sujets à une transpiration exagérée, qui les emploieront, ne -'apercevront pas de trop leur incommodité.L'existence du peuple canadien-français est in tumement liée à celle du clergé \u2014E Z Mass COTTE !P MONDE ILLUSTRE UNE CEREMONIE A CALCUTTA La Nouws-Ne revu publie le récit d\u2019un voyage dans | Inde anglaise, dont nous détachons le croquis suivant qui « tout l'attrait d\u2019une photographie «l'après nature Un soir, nous nous promenions, mon ami et noi, dans les quartiers indigènes, lorsque notre attention fut attirée par une vive lueur et un grand bruits.C'était le cortège d\u2019un jeune Indien se rendant processionnellement à la demeure de sa fiancée.Kn tête s'avançaient des chars allégoriques entre deux rangs d'énormes fleurs de lotus artiti- civlles ; puis, sur une estrade, deux bayadères en carton su dandinaient, avec des mouvements de ventre, remuées par un homme caché dessous : elles remplacaient les danseuses absentes.À leur suite, les musiques : les indigènes, aux instruments bizarres ax ec des sons en mode mineur, singuliers, mais justes, et: par ostentation, un vrai orchestre européen et méme une garde d'Indiens déguisées en solilats anglais.Aux lueurs de mille lampions, les riches étoftes chatoyaient.la imarié arrivait à la fin, précédé de ses serviteurs tenant tous de gros batons, insignes de commandement D'énormes candélabres en carton l'illuminaient de leurs trois rangs de bougies, protégées chacune par une enveloppe de mica et ornees de petites poupées en mariées.Vita d\u2019habita splendides, éventé par deux suivants avec les grands éventails en plumet de paon, il était porté sur une haute estrade par une foule d'Indiens nus.Après une longue course, agr-mentée de feux de Bengale et de magnésium, qui attiraient toute la populstion a\u201d : feuêtres ce qui nous permeturait d'admirer de délicieux profils d'Indiennes, nous arrivämies à lu demenre des parents de là mariée, vaste maison à l'européeane, en pierres de taille.Dans la cour, une foule lurlaute casse les lanternes.C'est à qui arrachara une bougie : la terre en est seimée ainsi que de miettes de mica.Nous hésitons à entrer : mais le babou se préci pit# à uotre rencontre : \u2018\u201c Entrez, nous dit il, vous étes ies bienvenus \u201d C'est un grand honneur pour un In sien d'avoir un blanc à ses noces.Nous pénétrons dans la cour intérieure.Les parents sont 1a, assis sur des nattes, Un vaste et magnifique lit s'étale dans un angle et, au pied, les riches présents du père de la mariée : bagues, colliers, jonille- rie, riches étoffes.Ie garçon, Un jeune homme de s'aggenouille au bas du lit.sur une petite natte.Un brahuie, à ses côtés, parle d'une voix lente et monotone, avec des pauses fréq entes et un conti nuel balancement de corps.Il dit la généalouie des deux familles Puis le jeune hawmme défait ses vetements .il en revèt d'autres de soie rouge, présent du père de la mariée, et se laisse coiffer par le bralime d\u2019une +rosse tiare en étain qui ressemble assez à celle de nos évêques À ce moment, se produit un arrêt On attend Ia fiancée, (On eu profite pour nous faire mille aances, nous asperger d'eau de roses, nous mettre des coliiers de jasmin odorant : finalement, on nous offre d\u2019exrellents cigares et une collation in dieune : noix d\u2019acajou, gâteaux bizarres, lait fer menté et.du champagne : Mais, reprenons nos places, car voici ln tuariée, petite fillette de neuf ans, toute gaie, toute contente, surchargée \u2018le bracelets posants.Les tian \u2018és sont assis vis-à-vis l\u2019un de l'autre et assistés de chaque côté par trois brahmes.L'un d'eux otlicie, tandis que =un Voisin répète en sourdine.Tout à coup ils r'arrètent : le beau-père vient donner des roupies au brahme-chef, qui les comp e soigneuse- went et les ompoche.Puis, les brahmes déroulent un voile de soie, le tendent audessus de ln tête des mariés qui re regardent tour à tour au-dessus du vuile Ensuite, un fait du fou et, dans la flamme, dix huit ans, ils jettent quelque gouttes d'eau du Gange.On donne une coupe de riz au jeune homme qui en verse les grains dans la flamme.Le riz se consume en crépitant, signe de prospérité et d'abondance.Alora la fillette w'assied à droite de son mari : un brahme lui arrange ses vêtements et lu voile céré monieusement.Et maintenant, c'est fini, petite ; de toute ton existence, tu ne verras d'autre homme que œ mari, Accepté sans savoir seulement.ce qu'étaitle mariage! Tu seras uon seulement su compagne dans la vie, mais Après sa vie : car s'il meurt, tu porteras son deuil jusqu'à ta propre mort ! On paie de nouveau le brahux, tandis qu'un \u201c private gentleman \u201d entonae un chant d'\u2019allégresse de sa composition ; et la jeune fille s\u2019en va, et ses compagnons courent et se poussent pour aller la féliciter.Elle restera chez ges purents jusqu'à sa nubilité ; alurs son mari vien-lra la prendre et le mariage s\u2019accomnplira effectivement.LA PLAINTE D'UNE VIOLETTE Ah! pourquoi done, grand Dieu! m'avoir ainsi sans pitié jetée sur cette misérable terre quand, heureuse, là-haut, je m\u2019enivrais de ton regard, adorant en silence la grandeur de ton inaltérable génie * Ton soutlle divin me berçait si doucement, quand vers moi ta muain caressaute s\u2019abaissait pour me cueillir.Je me sentais tressaillir sur ma faible tige en recevant le baiser de paix qu'en ta bonté supréme tu daiguais poser sur ma lèvre inassouvie.Hela- \u2018 de ce rien enchanté il ne reste plus à mon cœur que le regret de le voir s'effacer peu a peu et.«i-paraitre enfin comme un rayon de lune derrière un nuage.C'est qu'ici has, pauvre violette ' tu n\u2019es plus que Pobscure !l-urette qui croît sous | hierbe et passe inaper ue.L'orgucilleuse tulipe se rit de ton abandon, tan dis que la ruse superbe et cruelle t'accable de son mépris.Ces teurs, mialignes autant que brillantes, ne cessent de te répéter : l'auvre feurette, que ton surt est pitoyablr ! Tu n'as pas mème un rayon «de soleil pour égayer ta triste solitude.Si quelque fois le soleil te fait l'aumône d'une goutte de rosée, ta pauvre coralle se penche et laisse tomber comme un pleur qui, sur nos pétales veloutés, revêt l\u2019é clat du diamant ; tu t'étioles avant l'heure, car la Lrise elle-même passe loin de tui.Oh! va, pauvre sœurette ! l'altière et capricieuse lurtune t'a bien dotée.l'ailleurs, tu n'as que faire d'espérer, l\u2019illusion d'aujourd'hui est trop souvent, hélas ! la déception de demain.L'ombre et l'oubli, voilà ton 1 unique partage.Triste consolation ! V'IGLETTE.d\u2019'oult au gros #1.\u2014 Apres avoir visé, també et troussé un puulet, le mettre à cuire (aus une casserole avec eau, sel, carotte, oignons, bouquet yar- ui et gros poivre, le faire mijoter environ trois quarts d'heure, ensuite l\u2019égoutter, le débrider ct le laisser au chaud, puis passer le jus, le dégraisser et le faire réduire des deux tiers, servir le jou let avec du gros sel et le jus dans une soupière.Filets de monton à lu paysanne.\u2014 Un fait reve nir dans un plat à sauter quelques tranches de lard maigre, puis on les retire et l'on y met les filets de mouton que l\u2019on aura préalablement salés et poivrés ; après les avoir retournés on y met des mauviettes dont on aura retiré le noyau, on fait cuire à feu assez vif, puis on y ajoute des tranches de lard et on laisse finir de cuire pendant un quart d'heure.Puis on dresse en couronne les filets de mouton, par-dessus on met les tranches de lard et les mauviettes.Presser duns la cuisson lo jus d'un demi-citron, un demi-verre de vin biane en arr.ser le tout et servir bien chaud. [oon = f A Aas AAMAS #0 0 re 870 Briques en verre souffle M.Falconuier, architected Lyon, viant de créer un nouveau prrdait pour le Lä'iment : la brique ea verre remplie d'air qui n\u2019est autre chose qu\u2019une bouteille, aouffise comme les bouteilles or linaires, mais à laquelle on donne toutes les formes voulues de façou à pouvoir les assembler.La grande difficalté qu'a dû vaincre l'inventeur des bri jues de verre soufflé et do les faire tenir les unes contre les autres, de trouver une matière, qui coulée das la rainure que ces briques portent sur leur pourtour, doit en se soli litiant les 8 eller solidement M Fa'conuier « d'abor i e.anyé d'employer le platre de Paris ; mais cette matière est perwéable à l'eau et ne p-ut par conséquent être utilisée lorsqu'il s\u2019agit de construire des toitures.Il croit avoir trouvé un produit dont l'usage donnera des résultats eativfai-ante en ayant recours à une matière bitumeuse, À base d\u2019asphalte.+ +.A propos de MacMahon A propos de la mort du vainqu¢ur de Mageuta, il nous paraît intéressant de citer un extrait du dictivnnsire biograz hique de Berton, très répandu en Angleterre : \u201c Apres le combat du col de Terchia, le maréchal de MacMahon, qai était alors aile d- camp du général Achard, reçut de celui-ci l'ordra de porter un pli à Blidah, au colonel Bullières Et comme la mission étai' d «ngerente, le général offrit À son uffisier un escsdron de chasseurs pour escorte.\u2018* Le jeune aide de camp refusa l'escorte, en dé- clsrant que c'était trop où trop peu, et i! voulut partir seul A mi roate, il se vit entouré de cava- lire ennemis ; mais, fonçant sur eax, les dé oncer- tant par son audace, il traversa leurs rang: da-s l'esprir da g«gner, avant d\u2019être rejoiat, un précipice prufoud appelé le ravin de Blidah.\u2018 Et il pous-a son cheval, une bête ds pur rang, vers le gouffre.L'animal s\u2019élança et franchit le ravin avec son cavalier ; aucon Arabe nosa tanter ce saut désespé:é et le jeune officier gsgna Bliinh sain et sauf.+ + + + Les ongles et le caractère Il existe, d\u2019après certains savants, une relation entre les ongles et le caractère.Les ongles longs et effilés veulent dire: imagination et poésie, ainour des arts et paresse.Longe et plats : eagesse, rai-on ct toutes les a- cultés graves de l\u2019e-prit.Larges et courts : colère et brusquerie, contre- verse, opposition et entètement.Bien culorés: vertu, santé, bonheur, courage, libArahté.Ongles durs et cassants: colére cruauté, rixe, meurtre et querelles.Recourbé: en forme de griffes : hypocrisie, méchanceté.Mous : faiblesse d'esprit et de corps.Ongles courts et rongés jusqu'à la chair: bétise et vice.Caches vou ongles, messieurs, quant À vous, mesdames, vous avez tout intérêt, n\u2019est-ce pas?à montrer vos aimables \u201c griffes \u201d.+ + + + Anecdote Le Nouveau Temps, de Saint-Pétersbourg, raconte l'anrodote suivante, qui donne une ussz juste idée de l'état d°s esprits en Russie : Passant pac 'a perapective Z «gorodny, je fua té moin de la scène suivante : Un gorodovot ( sergent de ville ) mor'gène un marchand ambulant, qui porte devant loi un éven- vsire avec des pommes et des prunes.LE MONDE ILLUSTRE \u2014 On t'a dit cent fois qu'il n'est pas permis da stationner ici.Allons! eu marchs vers is dépôt ! Le pauvre disbe eat tour consturné Tout à coap son visage s'illuwine : *\u201c Vif la France \u2018 \u201d sé crie-t-il le touts sa force de ses pouwions.\u2018\u201c Vif lu France ' et il agits ea casquette.Aussitôt, deux ouvriers ac 'oururent : \u2018Il à raison cet homme, de crier .Vif ln France ?\u201d En peu de temps, vn ra:semblement re forme et c'est au tour de l'agent d'être fort embêté.Un marchands aporoche ** Vousavez tort, monsieur l'agent, C t homme fait très bien de crier Vif la France ! Et pour preuve, nous lui ache'ons toute &s war handi-e Au bout d'ur \u20ac où deux minutes, le co-ps du dé! t avait disparu et 'a foulv aussi.Neul, l'agent restut, cherchant À rassemb'er 8e 8 csprite.+ + + + Fantaisie Un journal de Paris publie l'amu ante fant visio que voici : Heur ux suivant ses goats : Lorsqu'il a pa'pé un héritage, l'aronaute se porte aux nues ; L'an stomisto prend un air crâne ; Le boucher se tord les côtes ; Le chauff ur mène grand train ; Le comiuissionnsire se montre aux coursés ; Le chiffunnier se tient aux rentes sur les tas : Le chansonnier se donne des airs ; Le chur:utier fait le grand saigoeur .Le chemi-i-r se pousse du col : La culottière arrive à doubler ses fonds : Le ti'ateur quitte le métier ; {e fabricant de crayons chat ge de mine : Le fruitier fait sa poire : Le fahrisuant de vis sliurge le pas ; Limprimeur changa de caractère ; Le joueur d'échecs devient fou : Le mreureur te permet de vous toiser ; Le naturaliste chasse lis espèces ; Le peaussier ne fait plus de cas du tan ; La t-inturier détache de nouveaux coupons : E* le maria \u2014 frat.cais ou russe \u2014 ne se laissa plus abardar.Notre spirituel confrère a'oublie et nous oublie.Remplissons la lacune.Le journaliste pêce à 1a ligne.+ +++ Combat d'enfants chrétiens et musulmans I \u2019histcrien arabe Boha Eddin rapporte an fait arsez Curienx qni se pasa devant Saint-J.and'Acre, en 1189 Cette ville, alors au pouv ir des Sarra-ins, é ait assiégéa par les chrétiens, et vi goureu-eneut défendue.Près d\u2019un sièc'e de guerr s acharrésa avai* fair disparaitre les haines aveu gles qui, dans les prem ères croisades, divissjent si profondément lea Frarcs et les infi!èles, et, come des engagements mnltipliéa avaient liea sans cesse de part et d'autre, les as-iégeante et les adciégés avaient fini par se connaître ct lier conversation entre eux.\u2018\u2018 Lorsque les combattants étaient.fatiguée, «it Boh+s Eldin, ils quittaient leura armes et se mélaient indistinctement Ile danesient, chantaient, se livraient à la joie : en ut mot, 1ss deux partis devernient amis jusqu'au moment où l'on donnait de nouveau le rigual dn combat.Un jour, qu'aprés un choc opiniâtre, les Chrétiens et les misu mins cherchaiert À se distraire da leurs fat'gues, un chrétien dit aux soldats de la garnison : Jusques à quand les granda se battront iia?Que ne fai-ons nous battre aussi les patita?Al'ons, mettons nos enfants aux prises avec les vO res \u201c Alors plusicurs enfants sortirent de la vile, les chrétiens en n\u2018uentreut d+ leur camp \u201d et la Intts commença, Le p'us grand courage fat déployé de part et d'autre.Un enfant musu man, entre au res, saisit son antagoniete de toutes ses forces, l'enleva de t/rre et le terrausa, Or, chosn singalière, le vaincu fut considéré comme prisonnier et see parents donnèrent de ux pièces d'or pour le racheter.Le vainqueur faïsait de grandes dfficaltés pour recevoir le prix de cette rançoa : on fut obligé de lui dire que le vaincu était son prisonnier et il prit l'argent.\u201d Caractères, mœurs, usages et coutumes des différents peuples Les 7'artares sont très afonnés au brigendege et au vol ; ilu habitent sous des tentes ou dans des chariots, sont frisndu de ln chair de cheval et des liqueurs fortes; ile wont firt«ot robustes, mais peu pu'icés at n'a-t presqu'aucuno idés de Dieu.Les Japonais sout grands, mal fa\u2018ts, out le teint olivAtre, les yeux patita : ia sont adruits, spirituels, proprea aux sciences, hons cultivat urs Ls Egypti-us wont fourhes, itd lents, voleurs | lea Cophites, quoiqua chrétiens, vont aussi fort sujets À ces vices .mais ila sont plua epirituela et plus suscrptib'es d'une eut vre cisi isution : In pa triche du Caire à juritiction sir eux.Les Nubiens sont forts es robustes; mais les excès auxquels 115 ve livevnt dès leur bas à çe, cau sent À la plupart une mort prématurée La guerre, le vol ot la teshison semblent êtrs lobj-t epécial de leur éducation.Les Abyetniens ont le teint olivâtre, sont grands, re bustes habitent des hutteu ou des ten- ten.mangent Is chair crue des animaux et boivent leur sa ng; ils ont un granit mépris pour les étran @rs, \u20ac croiraient ne souiller de manger avec eux.Les habitunts due Côtes Orientales de l'Afrique ont p-1s ds « aura plus réglées par leurs rapporte avec lee Furop ens : ile sont méme hospitaliers et s'exercer.t a | agriculture ot aux arts.LE CHERCHEUR.NOUVELLES A LA MAIN Un médecin de province causait da tran.f rt de l hospic+ avec l'administrateur de celui-ci : \u2014Ah\" daciare tout à coup ce d\u2018rnier, si tous vos voufrères sois ressemb aieut, le mieux serait dé supprimer notre hôjita!.\u2014 Oh! proteste avec mudestie le docteur.-\u2014.Et de cometruire un second cimetière.+ + + N.à enterré sa troisième f-mme.Or, l'aûtre Jour, il était cité corume témoin devant les tribu naux.Et voila que, macninalement, au président qui lui demande su profession, il répund : \u2014Veuf.+ * \u2014Tu sais, je me marie.\u2014 Pour de vrai ?\u2014Pour de vrai.\u2014Ah ! \u2014Tu ne me demandes pas ce qu» fait mon fatur \u2014Oh! je le sais, va.bétise.T1 fait une fameure +.+ * Le pauvre docteur Z.avrit confié ses économies à un banquier véreux Hi-r, il va constater, avec le commissaire de police, le départ du financier.Tl erre, navré, dans la pièce, aperçoit le coffre- fort vide et, tapant dessus : \u2014Tl n\u2019y à plus d'espoir !.Pourtant, le coffre était bon! NOS PROVERES Il est aussi ditlicile aux rich x d'acquérir la sa gesse qu'aux sagen d'scquérir les richesses, Mais les wages et len ri hes peuvent acquérir ane bonne santé en sa servant de l'ÆAmu'sion Boulanger d'hoile de luie de morue.Oa reconnait les tours à leur ombre et les grands hommes à l'ours envieux.On reconnaît l'Ærmud- sion Boulanger à son goût exquis et À ses proprié tés restoratives.Il n\u2019est rien comme in parole, comme le geste empreints de simplicité gracieuse pour ajouter à In forame une poérin physique dure grande séduc tion.Tl n'est rien comme Le Vido, eau de brauté, pour lai rendre au teint l\u2019éclat de la beauté et de la jeunesse.Dema-d.z en une bouteille à votre pharmacien.; LE MONDE 1ILLUSTRE 371 4 - \u2014 BOUDRON J trates ir omar \u2018 nai mess se pis Jeux d'esprit ot de combinaison ta GU YOT Baiger l'adreuse JV, 1.Jacob, Pass.| J ohnMurphy & Cie CHOSES ET AUTHES FRANK-J.MARSHALL \u2014La dernière invention en bicycles VISIT EZ vient d» Lesvenworth, Kansas.Clest le bicycle d'hiver ! Notre grand bazar qui eat sotusllement \u201c EN POUDME CT EN PASTILLES, AP.La portrait ci dessous est celui d'un jeune joueur d'échecs, dont la répu 1 991 Co 0 9 et Une nouveautés on fait de CHARBON noust ET RECOMNANUE PAR L'AC, tation grandit de jour en jour psrmi nos s'uateurs.PT Jouete de toutes sortes.1 ; N ; .ou UE aie de d'estoinne la du Ca futar chempion, Frank J.Marshail, cat tils de M.Alfred Marshall, MANTEAUX, MANTEAUX pepsie, lu diarrher, la dysente de cette ville, et n'est à ç6 que da seize ans.Malgré sa jeunesse, il a prouvé, vo BELLOC ie, la chulrrine.le chol a, en maintes cir:onstances, qu'il pouvait combattre sans crainte, à pièces \u2026 Vidduz no \u2018ro i Partement de mantesur JV, 8.Jucub, Paris eUTULTLS FU\u201c.\u2018égales, avec nos mei'le-ra joueurs locaux.ment.\u2014 La qualité de l'avoina cultivée à Manitoba est supérieure, dit on, A celle de toutes les autres provinces.PILUL ESA\"PRoovÉES PAR L'ACAD.DE MÉD.DB PARIS, CONTRE l'Anemue, la ( hlo- rose, où pâles couleurs, l'Epuise- LE ment des forces.LES PILULES DE VALLET VRAIES SONT BLANCHES ETSUR VALLE CHACUNE EST ECRIT LE NOM VALLET.ly,.r.Jacut Paris ot TOUTES PHARMACIES \u2014A la co onie anglaise de la Nou-! velle Zé aude, les femmes ont le droit de vote maintenant tout comme les hommes, une loi à cet effet venant d'être pazsée par la législature.& ™ FÉARTTUSE, TONIQUE DITES \u20ac { \"Tif.APPROUVE PAR L ACADLMIE N QQ) DE MEDECINE DE PARIS, pour les convalescruts et tons ceux Notre assortiment de poupées est immense ct les prix sont plus bas que ceux du gros.Visitez notre dente'le en roie noire de 44 pouces «le largeur, vendue 93c la verge, Visitez notre département de jouets MOUCHOIRS Nous venons de recevoir 100 douzaines ; de mouchoirs \u2018\u2018 Initiales,\u201d pour être vendus comme suit : 6 mouchoirs pour 50 cts ou 10 cts chaque Ainsi que 50 douzaines de mouchoirs de soie japonnette, pour ètre vendus 10 cents qui sou/fren: de faiblesse de chaque, 3 & l'estomac, d'anenue, d' puisement cause par l'âge, les te excès, le tramul, la fievre.| ~ EN BOUT.ET ¢ 2 BOUT.19, rue \u2018 Jacub, Pans et TOUIES Puce, Visitez notre département dejouets qui comprend un assortiment immense.JOHN MURPHY & OIE Bsin des rues Notre-Dame ot St-Pierre Aa sumpsact et à un seul prix sett Bel, 2103 Foderai Bel.58 Dre MATHIEU & BERNIER Ohirurgiens-dentistes, coin des rues du Ohamp-de-Mars et Bonsecours, Montréal.Extraction de dents par le gaz ou l'électricité.Dentiers faite avec on sans palais, Restauration des dents d'après les procédés les plus modernes.Nouveaux prooédés américains pour plombage de dents, en porcelaine et en verre, lus résistable que le ciment, imitant par aitement la dent, - - Banque Ville - Marie _ ! 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