Le Monde illustré, 18 mai 1895, samedi 18 mai 1895
[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS : En un, 83.00 - - .quatre mois, 31.00, payable d'avance Six mois.$1.00 = IZME ANNEE, No 576 SAMEDI, I< MAI 1x95 BERTHIAUME & SABOURIN P ., PROPRIETAIRES.Vendu dans les dépôts = = 5 eents la copie Brmeavx, to, PLACE JACQUES.CARTIER MONTRE Al Lu ligne, par msertion - Insertions subséquentes ANNONCES : 10 + = 5 emb cents Turif spécial pour annonces à long terme L'HONORABLE M, J-E RoBIbOUXN LI, NOUVEAU BATONNILR DU BARREAU DE MONTREAL ah 5 M.L'ABBÉ MOREAU i EX\u2014AUMONIER DES ZOUAVES | WONTIFICAUX, DÉCÈDE > 3 i 7 } # AF z a Co % A M J.MARMETTE HOUME DE LETTRES, DÉCÈDE 3 MONDE ILLUSTRE MONTREAL, 1s MAI 1895 20 LE SOMMAIRE Texte, Chronique ctrangère, pur A.d'Audeville, Galerie canadienne : L'henoralle JE, Robidoux : M.le chanoine Moreau, par P.Colonnier : M.Joseph Marmette, par PC Carnet da Monde iltustre, Memorial ne crologique.Poesie : Le printemps, par doseph A.Notes 4 voyages, par Raoul Bresseau, Carte des grauds lac, 1670, par Benjamin Suite, Océan de ter, Nouvelle ; Elle et lui avec gravure - par Paul Riel.Symphonie «du printemps, par Andre Theuriet, La meilleure position pour dormir avec gravure\u201d Etudes historiques : Notre-Date de Portneul, qar Pierre Georges Roy.La goutte et l'électricité, par Emile Gauthier, Petites inventions avec gravure .dot de wusées, Choses et autres.\u2014 Jeux et recreations.Fonitletons : La mendiante de Saint-Sulpice.par Navier de Montépin.-Le secret d'une tombe, par Emile Richebourg.GRAVURES.Galerie canadienne : Portraits : L'honorable M, J-F.Robidoux, le nouveau bâtonnier du barreau de Montreal : M.5.Marmette, hotante de lettres, de- cédé : M.l'abbé Moreau, ex-aumonier des Zouaves pon- titicaux, décedé, \u2014 PEN + Le service obligatoire a trans: forme la terre cn nn champ où IP ne pousse plus que flottes, artillerie, engins, cuirasses, cpres, Le Christ seul peut resoudre la question sociale en plantant sa croix pacitique sur cet ocdan de fers A travers le Ca- wada : Région du nord : Vues prises dans les environs de Saintes Agathe, PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRE réserve à ses lecteurs mêmes l\u2019escompte ou la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi éconoraisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94; soit, 86 de une piastre chacune, ct puis un des divers prix suivants : 132, $:3, 84, 85, $10, 815, 825 et 850.Nous constituons par 12, comme les zélateurs du MONDE ILLYSTRÉ, tous nos lveteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr'eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée, Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.CHRONIQUE ÉTRANGÈRE A paix semble sur le point de se conclure entre la Chine et le Japon ; cela serait même sans doute chose déjà faite, sans ln crainte de mécontenter les grandes puissances.Cette crainte n'est pas toujours, comme celle «du Seigneur, le commencement de la sagesse, mais elle n\u2019en est pas moins etfica-e.Les organes officieux de Saint-Pétersbourg assurent que le gouvernement russe s'opposerait à toute nnnexion territoriale ; ceux de Berlin affirment que le gouvernement allemand s\u2019associcrait à tous ceux qui protesteraient contre les prétentions excessives des Japonais : les Français, comme d'ordinaire, en ces derniers temps, se disposent à laisser régler la question, à laquelle pourtant ils sont des plus intéressés, sans s\u2019en mêler, et les Anglais au contraire se préparent à Agir.Car s'il «st difficile de prévoir de quelles provinces le Japon spoliera la Chine, on peut du moins Re EIR Tor SL aad Re A hd LE MONDE ILLUSTRE assurer que l'Angleterre ne lnissera pas ainsi dépouiller son excellente anne In Chine, sans vouloir conserver d'elle un souvenir, quelque petite ile ou quelque grand port : John Bull est de ces geus qui n'aiment pas quon vole les autres, quand ils n'ont nueune part au partage + - Puisque j'ai reparlé de l'Angleterre qui a déjà fait les frais dans une de mes précédentes entserie, il serait fâcheux «de passer sous si- tvnee une délicieuse nouvelle qui nous arrive d'Egypte.Dernièrement, par ordre, tous les Journaux égyptiens pabliaient, en tête de leur première page, cet avis officiel, émanant du service de lu police : i \u201c Tout indigène doit veiller à ce quaueun mal ne soit fait à un soldat anglais : il evitera de s'approcher d'un soldat en état d'ivresse, bien qu'il soit cependant tenu de lui porter secours, au ens où son état le nécessiterait.\u201d Chaque mot de cette admirable cireulaire mériterait d'être savouré D'habitude ce sont les soldats qui sont au besoin charrés de protéger ln population : ils peuvent être requis et seraient traités en criminels s'ils ne secouraient pas ceux qui les appellent à l'aide.Mais en Egypte, c'est bien différent, ear les Anglais ne s'étant, ainsi qu'on le sait, implantés dans le pays que pour protéger les indigènes, il est évident qu'en retour de tant de dévouement, ceux-ci doivent aide et secours à ces aimables défenseurs.Mettre l'armée sous la protection de la population lorsqu'on est en pays étran- er, est assurément une idée neuve.Mais que dire de cette touchante sollieitude de la police pour les ivrognes anglais.ll est vraisemblable que les sociétés de tempérance imaginées par ce peuple intempérant ont inondé l\u2019Egypte de leurs sages recommancda- tious : l'œuvre n'est-elle pas dignement complétée, par cet enseignement officiel du respect particulièrement dû aux pochards, lorsqu'ils sont Anglnis.Cette note qui nous explique comment l'armée d'occupation de l'Egypte est beaucoup plus vecupée qu\u2019on ne le pense généralement, donne une idée du nombre respectable d'ivrognes qui se rencontrent sous l'uniforme britannique, Mais si elle se montre vraiment maternelle dans sa tendre prévoyance pour ces titubants foudres de guerre, combien elle doit embarrasser les pauvres indigènes :\u2014Il semble en effet bien difficile de porter secours à quelqu'un, fût-ii ivre, tout cu évitant de l'approcher.et la seule façon d'interpréter cette double injonction est de se ranger poliment au passage des soldats, lorsqu'ils déaun- bulent par les.rues, en décrivant les zigzags, dont ils sont, paraît-il, coutumiers.Heureux ivrognes et pauvres Egyptiens ! +.» * De graves événements semblent se préparer entre In Suède et la Norvège ; ces deux nn- tions associées, mais non fondues, unies physiquement mais non de cour, paraissent marcher vers le divorce, qui ne se fera pas sans quelques déchirements.Mnis nous avons assez à parler des faits accomplis sans chercher à prévoir l'avenir.En Portugal, par exemple, c'est une véritable revolution que, très pacifiquement d\u2019ailleurs, vient d'accomplir le roi, en bouleversant lu loi électorale.Cela dépasse bien un peu les pouvoirs ordinaires d'un roi constitutionnel, Inais NE SAVONS NOUS pas, par notre réceate expérience, que le rôle ordinaire des gardiens attitrés des constitutions est de les violer, le jour où elles génent leurs intéréts où leurs passions.Il y a d'ailleurs d'excellentes choses, dans ce eroe-en-jumbe donné par le roi de Portugal à In loi éleetorale, Dans le but de diminuer les influences locales et les corruptions deg électeurs par les eandidats, on remplace en quelque sorte le serutin d'arrondissement par celui de liste, et, détail bien surprenant, on \u2014 limite à vingt le nombre des médecins et des 3 nvocats qui pourront siéger a ln Chanibre du députés.Le nombre total des représentants du peuple n'étant que de cent vinet, cette proportion de médecins et d'avocats paraître d'ailleurs large À mentsuffisanteaux personnesquin'ontintraissy quelles aptitudes spéciales appellent as ceatsut médecins À se dévouer en si grand noulre an § gouvernement de leurs concitoyens Voila pourtant une réforme qui nurait peu de chance\u201d d'être acceptée iei : Il y a trop d'intéres * ® * Sans chercher de transition de gens permettez-moi de vous annoncer, st vous fi gnorez, que les vulgaires moîneaux, qu lon.nent tant de gaité aux villes, menne tla Tunisie et l'Algérie d'effroyables dégit- Déjà, aux Etats-Unis, ils ont commis ter ribles déprédations, mais dans les pos oe question, on commence à craindre qu- > - On peut encore faire fortune eu Au-ral» d'ailleurs, en dépit des lapins.Le consul d'une puissance européen: viv qu'une femme de son pays, qui avait et.er cher sa vie dans cette contrée, venait DT riter d'un million, ne parvenant pas à la retr aver s'adressa finalement à In police, en prom: tant une prime à un agent habile.Notre homme se met en campagne et quel ques semaines après, vient réclamer si rite.\u2014 Vous avez retrouvé lu feumme ?\u2014dJe l'ai retrouvée.-\u2014Ou est-elle ?\u2014Chez moi : voici tous ses papiers en \"ee 1e l'ai épousée hier nu soir.A.D'Avpevt \u20ac \u2014
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