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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 15 janvier 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
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Références

Le Monde illustré, 1898-01-15, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS \"lux ANNÉE, No 715.\u2014SAMEDI, 15 JANVIER 1898 ANNONCES: veaux 55 90 Te mous.8: où ; ; | La ligne, par insertion - - - - - 10004 quatre must, E1.00, payurie d'avance BERTH:AUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.| Insertions subséquentes - - - - bem Vendu dans lez aépôts * cents ia some | BURNAUS 42 PLAUE JACQUESAARTIER.MONTREAL.| Tarif spécial pour annonces à Jong terme l'hoto Laprés & Lavergne, \u2018HV, rue Saint-Denis, Montréal.L'HON.JUGE JETTÉ, nouveau Liev;enant-Gouverneur de la Province de\u2019 Québec 594 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 15 JANVIER 1s9s SOMMAIRE Texte.Kntre-nous, par L.Ledieu.\u2014Zénaide Fleu- riot (avec portrait), par K.-Z.Massicotte.- Poésie : Soirée Castillune, par A.de Bussières.Conte acadien : La cloche qui pleure, par F.Picard.Réverie, par Myosotis.\u2014 Les cinq plaies de saint François, par A.G.-Poésie : Son cœur, par J.-T.-0.Saucier.M.Wilfrid Larose (avec wretrait), par L.Fréchettte.Dans nos forêts : Dorignal, par F.Picard.Petite poste en famille.\u2014-Au revoir, par Paul Herda de Croix.\u2014 L'honorable juge Jetté, par F.Picard.\u2014 Deux menus.La derniere nuit de Pan, par Mac.Richard.\u2014Courrier de la mode -\u2014 Descriptions des gravures de mode.\u2014L'art culinaire.-Conseils pratiques.Théâtres.Jeux et nmusements.- Feuilleton : Les deux gosses, Graveres, - Portrait de l'honorable jure Jotté, notre nouveau licutenant-gouverneur, \u2014 Les cing pluies de saint Francois d'Astises.- Dans les forêts canadiennes : Une famille d\u2019orignaux (double page).Gravure de mode- Devinette.-Iustration du feuilleton.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve à ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres journaux paient À des agents de circulation.Tous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre jour anl peut, de cette sorte, vépartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 82, §3, &4, 85, S10, S15, 825 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MoNnE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et por égaliser les chances tous sont mis sur le mème pied de rivalité ; c\u2019est le sort qui dévide entr\u2019eux.Le tir«xe se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'ns- semblée.Aucune prime ne sera payée après les 30 jeurs qui suivront chaque tirage, pre Le nombre des médecins augmente tous les ans et il semble que les Facultés luttent entre elles pour obtenir le *\u201c record \u201d de production du plus grand nombre de docteurs.Aucun pays ne possede autant de fabriques de médecins que le nôtre, aucune ville du monde n\u2019a trois facultés de médecine, comme Montéal, alors que Paris, wen a qu'une, non seulement pour la capitale de la France, mais aussi pour huit ou dix départements circonvoisins, le tout représentant une population d'environ six millions d'âmes.Quéliec à aussi une faculté et, si Pon fait l'addition des manufactures de médecins qui existent dans les autres provinces, on arrive facilement à la douzaine pour tout le Canada.C\u2019est beaucoup.N'est-ce pas trop / La plupart de ces médecius entrent dans la profession par la grande porte, mais, ce qu'il y a d'assez étrange, c'est de voir quelques uns de ces docteurs vouloir, malgré les facilités d'entrée, s\u2019y introduire par une issue dérobée et demander ensuite à la Législature de légitimer l'illégalité de leurs débuts.Cette année, il y en a environ deux douzaines qui, LE MUNDE 1LLUSTRE n'ayant pas passé l'examen À l'étude, demandent qu'une loi les dispense de cette formalité.Les députés se trouvont dans une singulère pe- sition : Rofuser d'accéder à la demande des requérants, paraît cruel au premier abord, attendu, dit on, que Ces jeunes gels sont exposés à perdre ainsi tout le fruit de leurs études médicales ; mais, d'un autre côté, il ne faut pas perdre de vue que si l\u2019on fait droit à ces requêtes, autant vaut rayer la loi qui exige Un examen à l'étude.[] faut en finir d'une manière ou de l'autre.** Et pendant qu'au Canada l'engouement pour ln profession médicale menace de devenir un danger, non seulement pour les clients, mais pour les docteurs eux- mêtues, où constate en France que le nombre des médecins duninue tous les ans.En 1842 on avait relevé un chitfre de 18,000 médecins en France ; actuellement où n'en compte plus que 11,000, Sur 36,000 communses, 29,000 n'ont ni médecin, ni offlcier de santé, dit Brouardel, et cela paree- qu'ils n\u2019y pourraient pas vivre.\" Ce n'est pas seulement en France qu> les médecins souffrent de la pénurie d'argent, car on commence à souffrir du même mal aux Etats-Unis, dans le nouveau comme dans l\u2019ancien continent.Le docteur Chs.Phelps, de New-York, qui a étudié la question, donne comme causes de cet état de choses : la maltiplieation des spécialistes, des dispensaires, des sanstaria, l'augmentation du nombre des médecins ete.ete.Mais il en est une autre qui a bien sa valeur, c'est la diminution et la disparition progressive d'un grand nombre de maladies aiguës, et chacun sait que ces maladies représentent le plus clair des hénétices du médecin praticien.Que de fois entendons-nous des Lonnes femmes nous dire très sérieusement que, de leur temps, on n'enteu- dait pas parler de grippe, de diphtérie, de neurasthénie etc.Ces vieilles se trompent ; autrefois on donnait d'autres noms aux maladies et, le plus souvent ou ne leur en donnait pas du tout, se contentant de dire que quand quelqu'un mourait, c'est que le bon Dieu le voulait ainsi.{ {Cette rétlexion digne de M.defLaPalisse, suffisait.mais, il n\u2019en est pas moins vrai que l\u2019on mourait dru comme mouches et que la durée moyenne de la vie était moins élevéo que de nos jours.Mais j'en reviens au médecin New-Yorkais.*,} Le métier ne nourrit plus son homme.La dyssenterie épidémique, dit M.Phelps, est au- jourd'hui inconnue.La variole à disparu devant la vaccination obligatoire.La fièvre typhoïde devient une rareté.Ln dipthérie, vaiacue par les injections de séruni, ne crée plus de foyers de contagion.L'isole?tent et la désinfection systématiques, l'hyciène scolaire, rendent de plus en plus rares les cas de searla- tine, de rougeole et les autres maladies de l'enfance.La diarrhée infantile diminue tous les étés, à mesure \u2018que se répand la notion que sa vraie cause est l'impru- reté du lait.Bref, de 1895 à 1897, de 30.000 déces causés par les diverses maladies que M.Brouariel à qualifiées d\u2019évitables, la mortalité à New-York est tombée à 26,000, Qu'on calcule ln proportion de malades que reprée seutent 4,000 cas mortels de maladies aigües, et l'on verra que si la melecine no nourrit plus son homme, ce n'est pas seulement parce qu'il y a trop de médecins, c'est aussi parce qu'il y à moins de malades, La médecine est donc une profession qui devient de moins en moins rémunératrice, i mesure que l\u2019on connaît mieux les principes de l'hysiène, et il ne faut pas être grand prophète pour dire qu'un grand nombre «le Jeunes gens qui seront reçus docteurs en médecine d'ici à quelques années, se verront forcés de recourir à d\u2019autres moyens d'existence.Aussi suis-je d'avis que la Légisiature n'aurait pas sujet d'éprouver do remords si elle adoptait tous les bills qui lui sont soumis à ce sujet.On ne pourra pas \u2018accuser d'empêcher les jeunes médecins de gagner eur vie, et il est à peu près certain que les six dixièmes d\u2019entre eux seront bientôt obligés de veu cor à leur profession, faute de malades.L'avenir n\u2019est pus rose pour les disciples d'Iésculape, mais l\u2019humarité devient plus saine ot c\u2019est le principal, Les morts durent bien peu ; laissons-les sous la pier.Hélas ! dans le corcueil ils tombent en poussicrs Moins vite qu\u2019en nos cœurs.Pardonnez-moi, mes amis, de jeter dans Unie causer.qui devrait être gaie, Ces vers Ki tristes, Bi tan du grand Victor Hugo, mais je me souviens de commotion qui ébranla tout notre pays, il y a six a en apprenant ln mort si sou line do l'apôtre d colonisation, du roi du Nord, du curé Labelle.Déja six ans ! que c'était hier et je revois envore les passants s'arre comme le temps passe | ib me sen les uns les autres, pour parler de l'événement, le triste nouvelle qui venait de se répandre en |! saison des fetes, Je le revois encore, ce bon cnrs nuit de son agonie, dans sx modeste cleumibre, sep geant le front en disant d'un voix faible : + Ce les sueurs de la mort!\u201d et au milieu des hognets un tant .Quelle nuit ! Quels souven, murmurant nam ii + Maman * maman sinistre augure, Xix ans seulement * Et déjà son non n'est pron que de loin en loin.Personne n'a encore éerit sa et cela s'explique un peu, car il faudrait un écriva 8a taille pour entreprendre pareille tache, Sa ue lui à pas encore élevé de monument, et les en gers qui l'ont connu en Europe, demandent en x où est la statue qu'on lui x érigée.Et c'est avec autant d'émotion que de plaisir «que lu dernièrement le discours prononcé à Saint-Jér par le Dr Emmanuel Fournier, que je ne connais + houreusement pas, mais dont j'apprécie le patriot.et lu noblesse de cour.Le Dr Fournier, après avoir esquissé les ra lignes de l'œuvre du curé Labelle, s'élevant zou de de toutes les passions et des préjugés politiques, ! avec énergie cet appel it ses concitoyens .Voilà, messieurs, cet hounue extraordituiire qu mort nous à enlevé il y asix ans ; voilacet h de bien que les vivillards et les enfants de =, Jérôme pleurent encore.Voila cet homme don souvenir est encore si Vivace au milieu des pros tions des cantons du Nord.Et cet home sides si distingué, si noble, si patriote et si chrétien n'a uno seule pierre qui indique aux étrangers ou re sa dépouille mortelle.Ah! compatriotes ! cite: de Saint-Jérome ! il me semble quil est granden temps de songer à élever un monument à la méto de ce grand homme, C'est un devoir sacré pour les vieillards qui vécu avec lui pendant vingt-cinq et vingt-huit c'est un devoir sacré pour les enfants qui ont wo sous sa protection et qui ont été dirigés par lad les sentiers difficiles de In vie ; c'est un devoir 1 toute la population du Nord qui lui doit le bin dans lequel elle se trouve : c'est un devoir pour la ; vince entiere, car un des premiers le curé Label: franchi les 1uers pour faire connaitre a notre ancien mere patrie et à l'Europe les ressources que pos- la province de Québec.Ce sont de bonnes et suites paroles, et c'est uu + C'est un des- en effet, que d'élever à Saint Jérôme, un monumne et juste sentiment qui les à dictées, celui que les hommes de eœur reconnaitront tou] comme le plus grand bienfaiteur de ln colonisation cet appel sera entendu.Le peuple entier de la province de Québve de joindre à cutte œuvre de bien.Ce n\u2019est pus seulement aux tueurs d'houmes faut élever des monuments, on doit penser aussi 4 défricheurs des forêts, et nous ue pourrons jau trop nous rappeler que si tel homme de guerre av rité de son pays pour avoir tué dix mille entenn-.coups de fusil, le curé Labello en a fait vivre cent au avec In charrue.Enfants de Saint-Jérôme, montrez-vous disnes © roi du Nord ! *,* Après les grandes fêtes religieuses, In plup a #« À ¥ ¥ E des journaux nous donnent des comptes-rendus tres détaillés de la manière dont les uffices religieux ont été célébrés \u201cdans les (églises des villes, et ce qui ro- yarde la partie musicale, mais on ffait tant de compliments à tout le monde, qu\u2019en fin de compte personne n'a son dû, tant l'éloge devient banal.C'est peut-être bien pour cela que bien peu d'abonnés lisent cen détails, puisque l\u2019on sait d'avance que solistes, choristes, organiutes, ete, ont fait un peu \"lus que merveille, tout au moins.Or, je causais justement de cela, l'autre soir, avec an ami, quand celui-ci w'interrompit : \u2014Alors, ce n'est pas In peine de vous dire que la usse de minuit, à laquelle j'ai assisté cette Année, -issers dans mia mémoire une trace profonde ?Expliquez-vous.-Vous connaissez mes idées.J'ai toujours nimé la esse do Noel, jamais je n'y ai nauqué et j'espère -n y assister longtemps oncore.Je l'ai vu célébrer à Mutréal, Québec, Paris, Rome, ote\u2026 ete, j'ai vu des -\u2018endeurs, et cependant jamais je n'ai été aussi im- - vessionné que cette année.Où étiez-vous donc, au Gesü, à Notre-Danie * Non, en pleine campagne.Dans un village pas n d'ici, vit mes affaires m'avaient appelé : à Saint- Claire.Charmant endroit, l'été.Eh l'hiver ! mon cher ami ; c'est charmant, cette -atude, cette montagne.la plaine blanche, le ciel -riblé de pointes de feu\u2026 ce soir là, du moins, c'était noenifique.> Minuit approchent, je m'en fus solitaire à l'église, .mné moi-même de me trouver ninsi à la campagne la nuit du grand anniversaire.+ Je vous fais grâce de toute description, pour arri- : au fait.* L'orgue était bien touché, on sentait la main d\u2019une viusicienne et, tout surpris de mue trouver en si bonne \u201c-anpagnie artistique.je me Inissai bercer par les notes su s'envolaient sous les voûtes, auand une voix d'une fracheur et d'une justesse remarquable s'éleva à son \u2018our.** Avez-vous jamais éprouvé une émotion subite, ir- r pressible, délicieuse, à ln vue d'un beau panorama inattendu quand vous faites le voyage du Saguenay et que vous arrivez & la baie des Ha © Ha ' ou que, vous promenant dans la forét, le chant richement modulé u'un oiseau vous arréte dans votre marche { Oui, n'est- ce pas { Kh bien, c'est quelque chose de mieux encore, c'est un sentiment plus doux, pius pénétrant qui ma saisi quand, data cette mudeste église de village, j'ai entendu le Noël d'Auguste Holmes, que vous ne con- nalssez pas\u2014 vous profane, mais que tous les musiciens savent par cœur\u2014ce joli Noël délicieusement rendu par une voix charmante.Je m'en souviendrai longtemps: \u2014Etle nom de la propriétaire de cette voix si belle / -Au fait, vous la connaissez, vous m'avez souvent ; srlé de eon père, c'est Mlle Jeanne Ouimet.Parbleu ! Elle à de qui tenir ; on voit bien que le sg des Do anne coule dans ses veines.('e brave Gustave (uimet, dont les lecteurs du MaospE ILLUSTRÉ ont déjà lu la prose, est un heureux Pipa.F.S.\u2014Au moment oil j'envoie ma causerie, j'Apprends que la Législature de Québec s\u2019est prononcée sur les bills présentés par les étudiants.lls seront admis dans le collège dos médecins après avoir passé les examens à l'étude et à la pratique exi- és par la loi.Rien de plus juste.\u2014L.L.-\u2014\u2014 ee ÉPIGRAMME CÉLÈBRE De poursuivre Damon la fortune se lasse : Un emploi lucratif se présente ; il l\u2019obtient.S'il ne remplit pas bien aa place, Sa place le remplira bien.LE MONDE ILLUSTRE n 595 > ZÉNAIDE FLEURIOT Il cat encore temps de parler de cet excellent auteur, puisque Hon nom revient dans la plupart des journaux français, à l'occasion de l'apparition d\u2019un volume contenant le récit do sa vie, d'après des lettres et des documents rassemblés par son affectueux neveu, M.Francis Fleuriot-Kerinou (1).Ce travail, qui n\u2019était pas très facile, à été heureusement mené à bonne fin, et il nous est aujourd\u2019hui loisible de pénétrer dana le sanctuaire intime de cette énigmatique romancière qui ne cessa, pendant un quart de siècle, de produire un nombre prodigieux de romaus intéres- salits et de bon aloi.A Un certain point da vue, il eut peut-être mieux valu avoir l'histoire de sa vie écrite par elle-même, mais jatuais on ne put décider ce trop humble écrivain à nous raconter les drames et les bonheurs de ua modeste existence.Cependant, s'il est vrai que nous ayons perdu là un livre charmant, nous pouvons nous consoler en lisant sa correspondance qui, loin de faire du tort à son auteur, nous le montre sous un jour peut-étre plus sympathique encore.Ceci dit beaucoup en sa faveur, car il est peu d'écrivains qui ne perdent de notre estime lorsque nous pénétrons dans le tréfonds de leur caractère.En effet, le véritable individu apparaît tel qu\u2019il est dans ses lettre où la spontanéité laisse voir des laideurs que la prudence cache au public, dans les écrits qui lui sont destinés.Ici, rien de tel ; et pour être compris en un wot : Zénaide Fleuriot était bretonne.C'était une enfant de cette vieille Armorique qui a fourni au monde tans d'héroïques soldats pour l'armée du bien.Elle naquit le 28 uctobre 1829 à Saint-Brieuc.Son père était un avocat distingué et un écrivain d'une certaine valeur.Il à laissé un grand nombre d'opuscules qui dénotent un beau caractère et une nature généreuse.L'enfance de Mile Fleuriot fut très lieureuse, mais I'avénement de Louis-Philippe au trône et l'exil des Bourbone furent le signal de revers de fortune qui brisèrent pour toujours le bonheur de sa vaillante famille.Sa fidélité aux Bourbons l'empècha d'accepter des postes officiels, et ses clients qui le considéraient comme un ennemi du gouvernement lui firent faux bond.La misère entra alors par la grande porte et vint s'asseoir à ce joyeux foyer d'autrefois.Au milieu de ce désastre, la petite Zénaïde qui n\u2019avait pas encore vingt aus entra comme institutrice dans une famille noble des environs.Malgré la douleur que lui causait cette séparation, elle se consola d'avoir dû quitter des parents chéris en songeant qu'elle n\u2019était plus à leur charge.Elle demcura dans cette tamille de 1849 à 1K58.Durant cette dernière année elle commença à écrire, sous un pseudonyme, des nouvelles qui attirèrent l\u2019attention du public.En 1859 elle réunit ces nouvelles et publia son pre- (1) Zénaide Fleuriol, su vie, ses œuvres, su correspon- dunce.Paris, Hachette mier volume sous le titre : Sourenirs d'une doudirière* Ce livre lui ouvrit grandes les portes de In Senutine des Familles, revue qu\u2019elle affectionna toujours et à laquelle elle à contribué jusqu'à sa mort arrivée à Paris, le 19 décembre 1596.Profondément catholique, elle ne transiges JAMAIS AVEC KR CONSCIENCE, ef sol CUVE BI considérable, qu\u2019elle 56 compose de quatre-vingt trois oavrages, peut être mise dans toutes les mains, Elle était fière de sa classe de lecteurs et disait finement un jour : \u201c* Quand les femmes qui ont jeté leur bonnet par dessus les moulins out une classe de lecteursa olles, n'est-ce point charmant de se créer une clientele de jeunes filles et d'honnêtes fenmunes à laquelle beaucoup d'homures sérieux ne dédaignent pas de se joindre ?\u201d Ses talents d'écrivain et ses qualités de romanciecre n\u2019ont jamais été niés.Chez elle, la clarté et l'aisance du style concouraient avec l'intrigue savamment nouée à faire de chacun de ses récits un véritable vézal porn l'esprit et le cœur.Elle excellait surtovt dans l'art de peindre les uiœurs et les caractères : et toujours ses personnages étaient bien vivants.On pourrait peut-étre lui reprocher la persistance des sentinients élevés chez ses héros, car il est remarquable qu\u2019ils n'ont jamais ou presque tmuais de défaillance, tuais encore l'auteur nous accorderait-elle ce droit si l'ont considère le but qu'elle poursuisait Elle fut logique avec ses principes voilà tout © lt puisque tout se rencoutre dans la vie terrestre, il se pourrait bien qu'elle eût autant raison que les au teurs qui, sous prétexte de réalisme, nous présentent des héros et des hévroines mauvais depuis l'alpha j'squ'à l'otméga du récit.Mais, comme notre intention n'est pus ae chicaner sur les genres et les évotes littéraires.ni de nous mettre à dos celui-et ou celui-le nous nous contente rons, modestement, de citer l'opinion du scerctaire per pétuel de l\u2019Académie française CDrqui discas de Fauteur dont nous causons, en couronnant son volume intitulé Aigle ot Colonde (2) Mlle Zocode Flenrie: douée d'une imagination féconde, avait de peplus d'une fois appelé l'attention de l'Académie.Le moment était arrivé où elle devait attemdre cvne récompense poursuivie par de si constantsZet de .Ayapepsieet la maladie du foie.Prix : Une boîte, avec notice, $1.00; Six boîtes, $5.00, Dépôt général pour la l\u2019uissance : L.A.BERNARD, 1882, rue Sainte-Catherine, Montréal ILLUSTRE Fausses dents | SANS PALAIS Couronnes en or ou en porcelaine posée sur de vieilles racines.Dentiers faits d\u2019après les procédés les plus nouveaux, Dents extraites sans douleur chez J.G.A.GENDREAU, Dentiste, 20, rue St-Laurent, Montréal, Tél, Bell 2818.\u2014a ov & Ç g C © (RAND RS LIQUEURS ET ELIXIR VEGETAL DEL: E GHARTREUSE EN VENTE Chez tous les Importateurs de Vins et Liqueurs, Epiciers en gros et en detail.SE MEFIER DES ~EUL AGENT AVEC MONO fa Compagnie d'Approvisio CONTREFAÇONS POLE FOUR LE CAXADA cnomenmts Alicientairesuu 242, 244 et 246, rue Saint- Paul Montréal.vence «ca pm oe T= Jp 10 LEP Nouveautés.Chapeaux.Cravate Gants, Parapluies 8, Corps et Calecons Fourrures, etc.CHEMISES SUR MESURE Généreux & Cie, 227 Rue St Laurent.F.PAQUETTE, \"1420 CHIRURGIEN-DENTISTE 249 Rue St-Laurent coin Ste-Catherine Dentisterie dans toutes ses branches dentier en Allumi- nium plus léger que le caoutchouc, Extraction de dents sans douleurs, «'u- Près les procedes les plus nouveaux.Spécialités dentiers et couronnes en or.Extraction gratuite de dents | tous lea lundis.| CBTENUES PROMPTERENT Envoye zun timbre pournotre \u201cGuide des Inventeurs.\u201d Nous obtenons plus de patentes pour les inventeursque tous les autres ingénieurs ensemble, et nous faisons une spécialité des applic ations, que les autres agents n\u2019ont pas rétiasi À obtenir.Pas de patonte, pas de paye.MARION & MARION, EXPERTS.| No.185 rue St, Jacques, Montreal.Tel.2398, Mentionnez ce Journal, 50 YEARS\u201d EXPERIENCE JUS TRADE MARKS DESIGNS COPYRIGHTS A, Aveana eonding « sketeh and dea~ription way que seertain our opinion free whether an invention ie probably patentable, Communications strictly confidentinl, Handbook on Patents xent free, Oldest agency for securing patents, Patents taken through Munn & Co, receive apecial notice, without charge, int Scientific American.A handsomely illustrated weekly.Largest cir.cuintion of any scientific Journal, Terme, $3 à year: four months, $l.Sold by all newsdealers.MUNN & Co,26teroscvar.New York Branch Office.625 F &t., Washington, D.C, LE SEUL frornal lustre des Dames ne! publie efviroo Leal gravure incdiles de Modes, ltavaux da.dis CIC.Pas Numéio \u20ac! 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