Le Monde illustré, 19 mars 1898, samedi 19 mars 1898
[" LE MONDE ILLUSTRÉ ABONNEMENTS : ' ; l4ue ANNÉE, No 724.\u2014SAME Ma 3800 Sees dle0) \u2014 oi meme | pu er ANNONCES: re mois, 81.00, le d'au - ee ns ; - .- - 106085 payable avanes BERTHIAUME & SABOURIN, PROPRIETAIRES.Insertions subséquenterz 8 ont Vendu dans les dépôte < - 5 cents la copie BURBAUX, 42, PLACE JACQUES-CARTIER.MONTRÉAL.Tarif spéciai pour annonces à song zerme matt erm mm i= em a Photographic Query Freres LE REVEREND PERE HEBERT, DOMINICAIN.\u2014Prédicateur du caréme a4 Notre-Dame 738 LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 19 MARS Is9s SOMMAIRE Texte.Lo Révd Pire Hébert, par Firmin Picard.Rêveries, par Lierre dos Bois.\\erostiche, par J.-H.Malo.\u2014 La charité, par Paul-Herda de Croix.\u2014 Une scène au temple, par Dora.A Jan- vière, par Raphacla.\u2014 Les coquilles typographiques, par Cubri-au-lait.Poésie : Les voix célestes, par Dr J.-N.Legault.Feu le Dr Péan, par François LeMoyne de Martigny.Fleurs du cloître, par Fauvette.Nécrologie, par Augustin Lellis.\u2014 Nouvolle canadienne : Les mangeurs de grenouilles (avec gravures), par Louis Fréchette.\u2014 Epigramme.\u2014 Poésie : Au bonheur de la solitude, par Marie Héroux.\u2014 Nos gravures.\u2014 Ecole littéraire.- L'wil d'une tempête, par J.Prouteau.\u2014 Théâtres.Gravure-devinette.-\u2014Jeux do cartes.\u2014dJeux de mains.\u2014Choses et autres.\u2014 Le sport.\u2014 Nouvelles à la min.\u2014 Notes acricoles.Gravures.-Portrait du Rév.Père Hébert, le prédicateur du carème à Montréal.\u2014 Portrait du Dr J.Péan.\u2014Une nouvelle défaite des Anglais aux Indes.\u2014 Les drames de ln pêche à Terreneuve : Abordage d'une barque par un steamer.Une mauvaise farce.\u2014Devinette.\u2014Gravare du feuilleton.Jeux de cartes.A TOUS NOS LECTCURS LE MONDE ILLUSTRÉ réserve À ses lecteurs mêmes l'escompte ou la commission que d'autres jouruaux paient à des agents de cireu- lation.Fous les mois, il fait la distribution gra- truite, parmi ses clients, du montant ainsi économisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, vépartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94 ; soit, 86 du une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 22, &3, &4, 85, S10, S15, 825 et 850.Nous constituons par là, comme les zélateurs du MONDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, es pour égaliser les chances tous sont mis sur fe même pied de rivalité ; c'est le sort qui dévide entr'eux.Le tirrge se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par l'assemblée, Aucune prime ne sera payée après les 30 jours qui suivront chaque tirage.LE RÉVD PÈRE HÉBERT (Voir gravure) Le prédicateur du caréme à Notre-Dame de Mout- réal, cette année, c'est le Révd Père Hébert, de l'Ordre de saint Dominique.Le Père ilébert est né dansle département de In Meuse, à l\u2019est de la France C'est donc un Lorrain, un compatriote de Jeanne d'Arc.Vous dirai-je, aimables lectrices, chers lecteurs, quelle hâte j'avais de voir cet excellent Père ?- Car je suis Lorrain aussi, d'origine.Sachant combien le bon Père est occupé ; combien il redoute les importunités des journalistes, je me présentai à la maison des messieurs de Saint-Sulpice, et priai le digne cerhère qui veille en ces lieux de demander une entrevue pour moi.Après un interrogatoire minutieux, je remis ma carte mentionnant : *\u201c Anciennement d\u2019Avioth, près Montmédy.\u201d Le pays du bon Père ! Pensez, s\u2019il est arrivé tout de suite ! J'étais triste de l\u2019avoir dérangé\u2014et plein de juie de le voir ! C'est une vaillante race, que cette race du Lorraine, résistant depuis Zwentibold, depuis le INe siècle, au puissant empire d'Allemagne ; produisant, au XVe siècle, la douce et gracieuse Jeanne d\u2019Arc, qui chassa les Anglais maitres de presque toute la France ; dont LE MONDE ILLUSTRÉ la cour, à Nancy, rivalisa de fuate\u2019 avec la cour de France, Dire l'extrême bienveillinee du Révd Piro Hébert serait chose assez ditlicile.Faissant 1 les journaux et le journalisme, nous vécümes un instant la vie de Lorraine ; le Père me donna des appréciations que je jui demandai sur certains faits, sur les grands événements politiques.N\u2019étant point reporter, je ne vois aucune nécessite pour personne, ni pour moi, de rapporter ces appréciations.Je men servirait, certes, dans des articles de politique générale, quand le moment sera venu et en dehors du Mosbe ILLUSTRE.Quels délicieux moments |.Combieu je remercie l'excellent Père Hébert de me les avoir procurés ! Le Père Mébert parait tout jeune : trente-huit ans, si je suis juger - mais jo suis si maladroit dans les âges, les couletirs des yeux et des cheveux ! Parce que, dans une personne, ce qui me frappe à l'exclusion de tout, c'est sa bonté où sA dureté.Or, le Père Hébert, c'est la honté : toute sa personne lu dégage.Il est de belle taille ; sn voix est très sympathique, ses gestes beaux sont cependant empreints de ce je ne sais quoi, indiquant la fermeté sans brusquerie : geste tant admiré chez les orateurs aîtnés comte Alhert de Mun, Mgr Turinaz (celui-ci, s'il n\u2019est Lorrain, est du moins évêque en Lorraine, à Nancy.) Le l\u2019ère Hébert, depuis 1880, prèche le carème tan- tot en France, tantôt en Algérie.En France, il à été tres goûté entre autres à Paris, aux célèbres églises de la Madeleine, do Saint-Augustin, à la Trinité, où il obtint de consolants résultats : ce qui démontre l'etti- cncité de sa parole.Car, s\u2019il est plus facile de convertir toute une nation qu'un seul Juif, on peut dire aussi qu'il est plus aisé de ramener au bien un village entier, Un bourg même, qu\u2019un Parisien ancré dans son voltairisnisme.Nous souhaitons que, de la meme manière, le carême du Pere Hébert à Notre-Dame, soit fructueux.Nous devons, à l'obligeance de MM.Quéry frères, la jolie photographie que nous publions du Rév.Père Hébert.Cette photographie fait honneur à ces messieurs.Éd -\u2014 re RÉVERIES Encore l'automne ' Pourtant ma fenêtre n\u2019est point close et la brise qui passe, heureux soupir du soir ! se fait suave et douce comme un écho des cieux.Phébé est lh qui brille, moirant les eaux du fleuve et bravant au passage les étoiles, ses sœurs, comme autant de rivales à sa blonde beauté.Rien n'égale, je vous le jure, cette mélancolie presque divine qui règne sur notre village en repos ; on entend ça et là, quelques pas attardés, le bruit leintain d'un flot battant la grève, le cri plaintif d'un oiselet perdu.On voit aussi tout là-bas, un point de lumière que l\u2019on n\u2019a pas éteinte et dont les reflets s'agitent sur l'onde capricieuse.Ici, tout est silencieux, mon âme seule chante ; elle seule est émue à cette heure où lu nature se fait de plus en plus mystérieuse et tendre.Coinme ma villa est belle ninsi, avec ses acacins fanés et ses feuilles jaunies ! et, comme j'aurais du regret de me retirer si tôt, sans avoir prèté l'oreille aux mille voix qui chuchotent dans l\u2019air, sans m'être, un instant, bercée au souffle de la nuit que Cupidon rendrait si poétique, il me semble.Avez-vous déjà songé un soir comme celui-ci, alors que, fatigués des vives clartés du jour, vous alliez, au gré de vos désirs, goûter un peu de fraîcheur et d\u2019ombre ?L\u2019illusion vous faisait battre le cœur, n\u2019est-il pas vrai ?et vous avez frémi plus d\u2019une fois, au contact d'un bonheur imprévu.Cependant Tout passe et fuit, beaux jours et roses, On voit tout naître et tout finir.Et je euis une de celles qui regrettont de 116 pus ip rêver toujours !\u2026 Pourquoi donc, puisque j'aime à vivre, do veges et de chimères, suis-je Ainsi, par la plaire, puivre Lierre des bois, dont los fouilles glacées palpiten: déjà sous le givre naissant ?Ne vaudrait-il pas mieux mur moi, me trouver à l'abri le quelques haies voisin.vu je sentirais moins le besoin d'un appui ft Air.ment, j'accoptersis un gite, mais.Que puis-je n un tonant {Jo suis lnase de combut et jo me seus fi.ip, 0 Dieu ! pitié pour moi, je ne veux pas mourir Un howe compatissant, sensible à ma pris + penche un peu vers moi, me parle et me relive, + cette sympathie profonde qui caractérise si bis |, charité libérale et la dignité arrépréhensible un dévouement qui raffermit et console.Aussi, c'es ve gratitude que j'enroule ma tige trop débile aut ie son trone vigoureux et puissant, Avec un tel soutien, je ne crains plus l'orage - Jouis avec délices des murmures délicats et variés - a forêt mystique où se joignent les agréables sympl: 4 de la spirituelle Aimée Patrie, les invocations et r.tirs de lu pieuse Madeleine, quelques poésieset ju signées de mains déjà célebres.Je respire plus a \"+ le parfuin de la Violette.dont la corolle vivace mortalise dans une habituelle retraite.Jo reco bien là l'humble fleur de nos champs, qui se dér \u20ac tout regard étranger atin d'avoir le plaisir de x chercher davantage.Je vous dirai, mais très ba.&œeur, que je vous trouve un peu coquette, car, tu aimant à vivre cachée, vous ne voulez pas qu'or oublie, et ce sont ces senteurs exquises et péncti qui trahissent votre présence et vous font si vive désirer par ceux qui h'en connaissent point le ch Vous êtes, j'en suissûre, une de ces fleurs privit que l'on presse une fois en passant et dont on cor toujours le parfum.J'avoue que je suis enchantée du paysage, et séjour ne pouvait m'être plus agréable.C\u2019est dir- j'aimo, près de moi, les buissons qui s'nviter ruisseaux indiscrets où puisent tant du lèvres « les sentiers sombres et reculés où, sur un he.e mousse, quelques amoureux s'inspirent.J'aime or tout ce babil animé que j'entends sous le feuillag- niseau leste et frêle dont les gracieuses voeal: glissent encore sous nos toits, malgré les friniu- froidure.Est-ce vous, Fauvette, qui chantez air On dit pourtant que votre jolie tête noire est f: et que nos bois vous sont inconnus l'hiver.D'or: donc que vos modulations soient si touchantes c: et que vos notes soient, comme en avril.toutes blautes d'harmonie et de fièvre printanières ' aurait-il quelque part, un arbre toujours ver vous aurait plu de percher votre nid 1.Alors, avez raison de ne pas vous soucier des inten, prochaines, car l\u2019aquilon, respecte ce que le cie.tège et vous devez gazouiller quand même, en de Ia neige et du vent.Que je voudrais, comme vous, posséder une des chansous *\u2014J\u2019épuiserais de suite mon ré;x et le recommencerais sans ceëse : munis, je sais que vous imiter, du moins, il faut avoir des ailes, pe l\u2019espace où vous planez a, pour vous, des secret vous êtes l'unique contidente.-\u2014 Mme de T'esse : \u201c\u201c Si j'étais reine, je commandersis à Mme de St me parler toujours.\u201d Eh bien ! moi, si j'ét« Fauvette, vous chanteriez toujours.* Vite, il ost temps de fermer ma chambrette « vrement du dehors :-Je m'aperçois que ma ver vacille impatiemment ot s'étonne de me voir si tar En effet, presque tous, déjà, se sont livrés au baise sommeil ; quelques uns Continuent de pleurer un chagrin de ln veille.tandis qu\u2019à côté d'eux un autre, plux naif, Caresse en souriant, un bonheur qui s'éveille.Je me retire, car, j'ai peur de céder encore « poésie du lieu : et il est trop tard, je crois.LiErre vEs Bo! LE MONDE ILLUSTRE 739 om \u2014 ACROSTICHE ranche elle sab, avant tout ; charitable, wn peu fière.irn ne peul Uemplcher de parler ow se Luire, lors que bui parait bon ou mancais le point, 6 Liuissant cu soupçon jamais la moindre prise, « que par-dessus tout chez son sexe elle prise, à qu'il soit, c\u2019est l\u2019honneur, objet de tout son soin.mplacable pour bout mauvais seigneur el maitre, + conduite, toujour , la fuit bien reconnaitre, t dans le grand sal n, et de Funchette au coin, J.-H.Mao.ci a PES ntréal, mars 1898, -\u2014 +pe LA CHARITÉ Les biens que je donne n qui m'aime Jumnis Dieu ne des retira, L'or que sur le pauvre je seme Pous le riche au ciel germera, Vicror Hugo, \u2026raque au dehors la tempête mugit, lorsque le vent lle avec rage et fait tourbillonner la neige, lorsque roid torrible dans ses étreintes douloureuses semble loir embrasser le monde : riches, dans vos rinisons .closes où la bise glacée ne pénètre jamais, n'ou- - pas ceux qui n\u2019ont pas de feu, ceux qui manquent \"ain ; les malheureux qui pleurent, torturés par + double souffrance : le froid, la faim.En baisant loigts roses et potelés de vos blonds chérubins, sez AUX enfants qui tendent leurs petites mains szres et bleuies par le froid, orphelins peut-être qui vnnaissent point ln douceur des caresses d'un père des baisers d'une mère ; et s'il vous est donné de voir contempler d'un regard attendri, un de ces Mards, hôtes vénérés, anges yardiens du foysr qui meurent ici-baa pour le bonheur des familles, que \u201cre vae 8'étende plus loin, jusque dans Ia masure vi, ihe sous le poids des années, un misérable porte vore le pesant fardeau de la pauvreté.Ecoutez la unte de l\u2019indigent, soulagez sa tnisère : et le Dieu qui ciipense un verre d'eau donné en son nom, vous dra au centuple les biens que vous aurez prodigués .nfortunés.H était six heures du soir.Au coin d'une rue, il y juelques semaines, une fillette demandait l\u2019aumône.La charité, #'il vous plait, disait-elle.nous n'avons \" chez nous.l\u2019armi les passants, il y eu à qui vont sans s'arrèter ; tres tournent ln tête, un seul a donné.Hélas ! peut sa faible obole pour soulager une telle mni- + Mais, voici une femme ; elle s'avance, vive ut lé- «v, Passera-t-elle sans répondre à la prière de la ite mendiante ?\u2026.Non, elle s'arrête, interroge l'enfant à la hâte, puis edit: Viens avec moi.\u201ca fillette, toute surprise, hésite à la suivre.Alors, d\u2019un geste amical, la charitable dame Fy in- e et, d\u2019une voix douce, redit : Viens, viens, ma fille.\u2018fu jille.Quelle exprossion ! th ! suis bonne, généreuse inconnue, tou qui lui tonnes les noms si doux des membres de ta famille.> 1x bénie ! \u2018ui, voilà bien la vraie charité, cette charité qui J+ etre sous le toit du pauvre, et lui apporte ces paroles duuces et sympathiques qui rendent moins amer le pran de l\u2019aumône, cette charité qui accueille les déshé- ries de la nature et, a force de dévouement, fait parler les muets, rend l'ouie aux sourds, instruits les aveugles et porte au loin, jusqu'aux peuplades barbares, les lunicres de l\u2019Evangile ; cette même charité qui, sur le champ de bataille, relève tous les blessés, panse les plaies de tous sans distinction.Qu'elle est belle et admirable ! C'est elle qui fait la gluire et la prospérité d'un peuple, c'est elle qui fit de la France, notre mère patrie, la fille aînée de l'Eglise, c'est encore et toujours la charité qui sauvera le monde.dfn bo Grow UNE SCÈNE/AU,TEMPLE LOUIS XVI S2I1 était près de dix heures.L'enfant royal dormait d'un sommeil réparateur.Son lit n\u2019avait point de rideau, mais un châle étendu par les soins de ss mère interceptait lu lueur pâle de la lampe pour l'empêcher de parvenir ju&u'à ses paupières futiguées.La soirée s'était prolongée plus que d'habitude.La roine et une de ges filles étaient occupées à ranger les vêtements de la famille tai.\u2018in que Marie-Thérèse, après avoir lu quelques passageh d\u2019un livre de prières, prenait la \u2018* Semaine Sainte \u2019.Quand la jeune fi'le faisait quelque bruit en tournant un feuillet la reine relevant ls tote, lsissait tomber son ouvrage sur ses genoux et purtait ses regards vers le lit où reposait le jeune prince.Tout à coup, des pas nombreux se font entendre dans l'escalier ; les cadenas, les verrous s'agitent avec fracas et la porte s'ouvrant, six municipaux se présentent devant la reine.\u2014 La commune vient d'arréter que le fils Capet se- ruit séparé de sa mère et de sa famille, dit brusquement leur chef.La reine, réunissant tout ce qu\u2019elle possédait d'énergie, dit : \u2014Me séparer de mon enfant ! non, non, mues- sieurs, cela te se peut pas.ll est si jeune, si faible, et mes soins lui sont si nécessaires.\u2014C'est ce qui à été convenu et on ne peut pas y revenir.La convention a ratifié la mesure et nous a ordonné de l'exécuter immédiatement.Déjà ils employaient la force pour remplir leur for- fuit.Toutes trois se précipitèrent devant le lit pour défendre l'héritier du trône de France.\u2014-Nous ne nous battrons pas avec des femmes, dit un de ces hommnes ; faisons monter la grande.Et aussitôt il se tourna du côté des guichetiers pour leur en douner l\u2019ordre.-Arrêtez ! s'écris Marie-Antoinette, il faut bien se résigner a ce que vous exigez de force ; mais cet en- faut a besoin de repos, laissez-lui passer sa dernière nuit ici, il ne saurait pas dormir ailleurs ; demain, on vous le remettra.Du moins, poursuivit la inalheu- reuse mere, prumettez-moi qu'il ldeme\u201cwrera dans cette enceinte et que je pourrai le Voir tous les jours, ne fût- ce qu\u2019au temps du repas.\u2014Nous n'avons pas de compte à te rendre ; il ne t'appartient pas de nous interroger.Et ils s'avancerent vers lo lit où l'enfant reposait.Le châle qui servait de rideau, violemment agité, se détacha et tomba sur la tète du jeune prince.L'enfant se réveilla, vit la scene épouvantable qui se déroulait entre ss mère et ces forcenés.Il se jota dans les bras de sa mère en disant : -Maman, maman, ne mme quitte plus.La reine le rassura, pendant que ses deux filles mélaient lours pleurs et leurs supplications pour attendrir leurs bourreaux.Cette scène touchante eût désarmé le cœur le plus endurci : mais que pouvaient- elles sur ces monstres / Aussi, durent-elles se résigner.La reine habilla done son tils et, quoigu\u2019elle fat nidée par ses deux filles, jamais toilotte d'enfant ne fut plus longue.Chaque vêtement qu'elles prenaient pour le lui mettre, était auparavant retourné en tous sens et ne sortait de leurs mains que mouillé par leurs pleurs, reculant ainsi le triste momont de la séparation.Lorsque In reine ofit fini, elle poss les mains sur les petites épaules de son fils et lui dit : -Mon fils, nous allons nous séparer.Souvenez vous de vos devoirs envers Dieu, ce tendre Père qui veillera sur vous lorsque je ne serai plus.Après lui avoir donné les meilleurs conseils qu\u2019une mère puisse donner à son fils, olle le remit à ses ravis- aeurs ; mais lo jeune prince, s\u2019échappant de leurs mains, courut se jeter dans les bras de sa mère.Un des municipaux l'en détacha rudement et dit à la reine : \u2014J'espère que tu t'as plus rien à lui dire concernant la doctrine, n'est-ce pas / Tu lui en as assez dit ! \u2014 \u2014 \u2014Donnez-le-nous done, votre fils, cria un deuxième, nous ne vous le tuerons pas, votre enfant.\u2014N'en soyez plus inquiète, dit un troisième, la patrie est assez généreuse pour lui fair donner l'éducation qui lui convient.Et ils emmenèreut le jeune prince en fermant}brutalement la porte.Qui diva les pleurs, les gémissements de l'infortunée mère ?Dans son désespoir, elle se roulait sur la couche déserte de son fils.Cet enfant avait été pour elle l\u2019objet de ses plus belles espérances.Il était sa joie dans ses sombres journées ; mais maintenant ses espérances déçues l'accablaient, son cœur de mère, brisé par la rage cle ses cruels bourreaux, se noyait dans un déluge de sanglots.Console-toi, à mere aîmante, tu reverras ton gfils dans la céleste Patrie.\u2014 Doxa.Kt-Henri, 1808._\u2014\u2014\u2014 \u20ac pe Ay i; \u201c \\ Sad 3 [3 2% > LA WA 4 2 #4 3 A Ey RY 7.7 7 4 A 4 SN À\\ \u201c3 = 7 # We ON \\ CAN we Nn 7?7 + ¢ 5 A ds 4 JAN 2 ZL RON 7 S 0 \u2014 pe Ae y A oF ; oN > £4, pen wok ~ 7 y a 4 = = [SVS os | {ol k 7 LAS i w = 6 7 RSE) SS * 4 IK SW ee A $ + A 2 / 1 VS N oY = A \u2014 NX Eat LE \\~ ES A 7) SN A la oN nH : us ND S J) > cé a 4) A \\ > Fa pg we & \\ An 7 UN 7 S » Ne 7 7 R 7 RX LY \\ Ÿ nm y 74 nr Ÿ 2 Wi Ÿ SN k [23 = i | / ç 4 | À / N % * # / $ 5 J i ; \u201c 4 * Nall %, a Wi 4 ÿ 7 2d.S 4 vy (7) N f/ Ca ii gis 7 \u201ca 1) VT mn ; LU \u20ac 4 L À 4 4 xa / H MN 3 iy V7: SN IZ \"74 2 ON Dh 47, ni , 7 al A EE pas 4 4 24 4 {/ S WN J < N A [LU £7 Za 4 Nain, WE .V AA A 5 h À, SN Ve A 7 Ta A) Ÿ Au Li lf] Ne 7 ih 7% DS 7 4 Yi of ¥ | GE 0 % a J À , 7 A A A / or y 7 4 / WW NN + Ba) CNP 7, wa 5 7 UM / i (> = 2 sÉ y 7 7 7 \\ M 7 l 1 x 4 > i PCA ÿ Ce / ISN 4) l= Wi 4 7 2 } 373 PA % A 1 1 | A 7 \\ A} og 2) 2 i; $ i 54 7 N \"ee pe 7 2 an ç M = LA al og vy 7 UN NOUVEI, ECHEC DES ANGT.AIS AUX INDES i i sr 47 + i 7 4 =: N° a 0 La % Wy \u2019 W * 4 J wi À 4 a 7 ao y A 9.7 7A 0, 77 $ + CLR A yp Lc J) % A =~ + 7 / 2 prs 1 2 hom LA ay, 4 7 Ë ft id (i 5 / 77 A4 26e 5 5, £7 Ru il «i # % A 7 hI (© i Za ç 4 7 RX) Tn 7% ta wt Vit 4 Wt + ; by i > en #, ¢ À KE = 3, Se y cé y # 1 ee À 4 v & < TE 74 7 / 7 We 7 LA a AHN % rr i) XJ 4 + 4 4 i 8) 10 % \"i y vi en À NN > Pv A zr 198 NX Ÿ \u201c4 pa 74 oF y > or \u20ac 7 # LE) 4 5 Vi J ; 9 4 A + \\ \u201c SA 7 74 4 # % 44 5 if » & 23 7 © 3 J pi y CA) hy 9 Y vl sh dl 4 4 È; \"\u201c ih Py #4 p Le Gd 4 y pou 7 A > { A kad 2 y/ 4; ae C8 nh 4 Nd 4 4 \u201c6 he of Liat ve 4 oi 5h 4.rate = on tid = 2 rz WAT wv OY [x + sn, = J ey 4 y+ 2 po] Dé 2 vi [35 2 + >, 2% i & Bhd ai ae : \u201cof 3 \u20184 À iE - LH fd À a + © 1 DA Vy \u2018By a 4 2 ; ie 3] Lab iy = Pay Cv js Pa g se A 25 As re i Pl 1 | a rw secs RY) i i ot 2% YX y; Sind Nn - Lac ; 4 SS of it Be be te 1e 3 yn ee #i ô } A à ur ds MT ey 0 i; #, wl J RX ; 2e p* Ly ; Fr NS \u20ac +L s : æ., \"1 0 4 y A x 4, \u201c : Vv © Le Te ! 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La petite lumière diaparut muvsitôt dann lu bouche de Jacques, qui g\u2019éveilla tout à coûp avec un eu si terrible, que mon pauvre oncle ne revint à lui que lo lendemain matin, Au petit jour, on le trouva sans connaissance, hléme comme un drap et enveloppé dans sa couverte, derrière ra corde de bois.La preuve qu'il y ava:t du suroaturel dans l'allaire, j'en répouds, c\u2019est que les hardes du bonhiotiie ve portait aucune trace de son plongeon dans la grenouillere.Huit jours après, le pauvre vieux ctaut encore au lit, avec une fièvre de chien.Le curé, qu\u2019on avait fai demander, prétendit ne rien savoir : les prêtres n'aiment pus à parler de ces cinq sous-là, c'est connu.Quant à l'Acadien, on reurarqua qu'il était un peu pâle, mais il travailla toute la semaine comme si de rien n'étaic.Seulement, le samedi suivant, il sortit de nouveau sur les minuit, et ne reparut pas.Des pistes toutes fraiches couduisaient du côté du marais.On les suivit, mais tout ce qu'on trouva, ce fut, à côté d'une glissade dans la vase, un petit sac rempli de cuisses de grenouilles \u2014- qu\u2019un fit brûler.Plusieurs jours plus tard, on découvrit le cadavre du sorcier, qui flottait parmi les jones.Tel fut le récit de Napoléon Fricot.Si on ne croit pas aux fi-follets apres ca, .Fa \u2014 - < = JEUX DE CARTES LE WHIST Le jeu du quatrième est ainsi composé : 0, lo 0 © C\u2019est carreau latout, et lus cartes sout tombées de cette manière : Roi de carreau, trois de cœur, deux de tretle.Comment jouerez-vous / \u2014\u2014 {pe re JEUX DF MAINS PROFH. 748 FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ LES DEUX GOSSES SARA SNS = 0 PREMIÈRE PARTIE CE QUE DURE LE BONHEUR (Suite) Le mouvement rythtié qui la poussait s'arrêta tout d'un coup.Carmen se trouva «debout, les pieds dans le sable ; puis, ce fut plus dur, plus résistant, ville marchnit sur des roches polies et glis- antes, Bientôt entin, elle n'etait plus dans l\u2019eau ; le sol était solide.\u2014 Vous êtes sauvée, lui dit Une voix qu'elle reconnut aussitôt, Alors Carmen, dit avec un accent infini de reconnaissance : \u2014Merci, M.d\u2019Alboize : C'étnit bien Robert d'Alboize qui l'avait sauvée.Ils avaient atteint un ilot, presque À fleur d\u2019eau à l\u2019endroit où ils avaient abordé, mais qui s'élevait plus loin à une certaine hauteur.L'ilot n'était pas aride ; entre les rochers, une végétation avait poussé.La jeune femme tremblait comme une feuille ; le séjour dans l\u2019eau, l'émotion, la brise qui s'élevait aux premiers rayons de l'aurore la glaçaient.Robert avait très froid aussi.Il jeta un coup d\u2019œil à droite et à gauche, inconsciemment ; il vit de petits arbustes.Machinalement, il porta la main à la poche de son pantalon trempé d'eau.I! eut un geste de satisfaction, suivi bientôt d'un mouvement de déception : cependant il dit & Carmen : \u2014Courage : Robert tira de sa poche une petite boite nickelée ; il fit jouer le ressort et tira une allumette bougie.Si la boîte était restée iniperméable, ce qui lui paraissait douteux le jeune homme allnit pouvoir empêcher sa compagne de succomber au froid, après l'avoir disputée victorieusement aux vagues.Il essuya la boîte sur l'herbe très sèche et frotta successivement et sans succès une douzaine d'allumettes.Entin il poussa un cri de joie.L'une d\u2019elles restée sèche au milicu des autres s'était enflammiée.Arrachant des branches, des broussailles et des Lrindilles, Robert eut vite fuit de former un bûcher, auquel il tnit ie feu.La flamme pétilla bientôt, Il était temps ; Carmen allait s'évanouir.La chaleur de ce foyer improvisé commença à sécher les vêtements des naufragés.XXXIX ÉPAVES La comtesse douairière, Georges et Hélène étaient revenus à Kerlor depuis dix jours.Il avait été décidé que l'enfant attendu par eux, naîtrait sur le sol breton, dane le château des aïeux, dont on espérait qu\u2019il aurait la vaillance et les vertus.Le séjour à Paris avait ravi Hélène pour qui l\u2019amour de Georges ne cessait de se manifester de la façon In plus passionnée.Le ciel avait héni cette union, puisque lu comtesse Georges de Kerlor allait être mère.Décrire les transports de Georges quand il apprit cette nouvelle nous paraît impossible ; sa joie tenuit du délire.Il étreignait sa femme et sa inère et leur prodiguait des baisers fous.La vieille maman avait pris une telle part au bonheur de ses enfants que sa santé parai-sait s'être détinitivement rétablie.Aussi n\u2019avait-elle pas hésité un seul instant à accompagner Georges et Hélène à Paris.Le Dr Laroche, consulté avant le départ, n'avait présenté que No 25 uelques considérations visant surtout le traitement à continuer ct iène spéciale qui s'imposait.the maman et pes enfants étaient restés six mois à leur hôtel du Pare des Princes, au Lois de Boulogne.; Quand tout fut réglé pour ln rentrée À Kerlor, le cœur de la douairière tressaillit d'aise.Georges et Hélène allaient continuer à l'entourer ; elle attendait un petit-tils ou une petite-tille, à la volonté du bon Dieu ; elle ali.surtout se retrouver dans ce domaine, qu'elle préférait à tous i.pays du monde.; _ Le voyage, accompli rapidement et dans les conditions de lu: que les heureux de ce monde trouvent réunies actuellement, ne fx:;- gua pas Hélène.i Jamais ses beaux yeux n'avaient mieux reflété l'azur céleste.Hélène étuit restée la bonne, modeste et douce créature que n.CONMAISSONS, Q and Georges célébrait la beauté de sa femme, elle sourin\u201d mais pourtant elle l\u2019écoutait, se disant que c'était grâce à ces char qu'elle exerçait sur lui cette influence constante qui le transfori: au point que ses emportements subits avaient cessé.Elle avait un geste si charmant, quand elle voyait poindre li.tabilité, que Georges, confus, prenait la mine d'un enfant grondé et mettait bientôt à rire.D'ailleurs, ses sujets de mécontentement étaient très rares.Hélène, qui avait laissé à la femme de charge, Mme Crépin.soin de gérer les dépenses de la maison, ou du moins du jeune ménu comprit la nécessité «e s'occuper d'une foule de petits détails, dont - ne soupçonnait pas l'importance.Mme Crépin, une parente de Monique Aubierge\u2014l'institutrie Mlle Yolande de Guidelvinee\u2014était entrée à Kerlor au moment mariage du comte Georges.Elle avait été recommandée et présentée par Mariana.Nous rons bientôt comment Mme Crépin justifiait In confiance dont avait été l'objet.La comtesse douairière ne souffrait pas de cette catastrophe fin.cière qui en eût terrassé tant d'autres ; le but rêvé par Georges, ! lène et Carmen était atteint.Cependant, M.de Kerlor était heauc moins résigné qu'il n\u2019en avait l'air.En sa qualité de grand seigneur, il méprisait la fortune ; mu la voulait pour sa femme, pour cet héritier attendu.Aussi, ava résolu de prendre un parti énergique dès que les circonstances lui | metteaient de mettre ses projets à exécution.Ces projets avaient été différés ; Georges en profita pour lus dier plus sérieusement, pour les mûrir davantage.Il voulait à tout prix regagner le demi-million que Jacques nan-Guinec lui avait enlevé.D'ailleurs, le jeune gentilhomme ne voulait pas rester dans | vité.Plus que personne, (ans son monde, il comprenait la néce- de mettre en œuvre toutes les forces latentes qui permettent à homme, si haut qu\u2019il soit placé, de ne pas rester un inutile.Ce n'était pus Hélène qui aurait combattu chez son mari louables intentions elle ne discutait que sur l'opportunité des mes à prendre.La maman et la jeune femme s'étaient réinstallées en Bret: avec une vive satisfaction, et Georges l'avait certainement parti mais s'était trouvé un peu désorienté au bout de quelques jours.Il n'avait plus de compagnie pour les longues chevauchées à vers les landes et les guérets, ou les délicieuses excursions sur les | de l\u2019Océan.Si Carmen avaitété là, au moins, le frère et la sœur eussen: pris en partie leur existence vagabonde d'autrefois ; mais Ge: restait isolé.À part quelques excursions en voiture, qui ne satisfaisaient «; complètement son besoin d'activité, et la promenade sous les gr arbres du parc de Kerlor, le comte était forcé de mener une exist sédentaire pour laquelle il n\u2019était pas fait.C'était Hélène qui le supplinit de reprendre ses habitudes trefois, en attendant qu'elle fÂt redevenue valide \u2014ce qui ne t: rait pas, ajoutait-elle avec un sourire.En effet, d\u2019un jour à l\u2019autre, le grand événement attendu pou: se produire., Au milieu de cette période d'attente, une lettre de Carmen .arrivée, annonçant son prochain retour avec son époux ; toutefui- + date n'était pas précisée.Fallait-il attribuer cette lacune À une distraction de la j: femme, d'autant plus qu\u2019eile désignait le navire qui les ramenait Carmen avait des moments d'étourderie.Quoi qu\u2019il en fût, © lettre avait été chaleurensement accueillie., Saint-Hyrieix et sa femme seraient à Kerlor au bon moment.= assisteraient au baptême.Firmin et Carmen étaient un parrain et v: marraine tout désignés.Après le déjeuner, Hélène et sa belle-mère avaient déclar« i Georges qu'elles ne sortiraient pas ; le ciel était incertain et des menaces d'orage planaient dans l'air.La jeune femme s'adres-a à son mari : \u2014 Nous ne voulons pas vous condamner à rester au château.\u2014Non, bien certainement, appuya la mère, et nous exigeons que tu fasses ta promenade habituelle.Georges se proposait de faire seller son cheval, lorsqu'il se ravisa, «t commanda à Toussaint d'atteler le \u201c buggy \u201d.M.de Kerlor con- Juirait, son serviteur l'acconpagnerait.Après avoir embrassé sa mère ct sa femme, il partit, déclarant iil ne resterait que deux heures dehors.En voiture, Georges pere à la lettre de Carmen ; il avait hâte Je revoir sn sœur ; sans doute à cette heure, elle n'était pas loin de la Bretagne.1] se souvint que le bateau sur lequel les époux devaient faire la raversée s'appelait le Prins-Hendrik.Georges allait tout simplement se rendre à Brest et demander Inns les bureaux de la navigation si l'on attendait ce navire, qui était veut-être déjà signalé.\u2014 Quelle surprise, se «lisait-il, si je ramerais au château Carmen t Firmin ! Il ajouta : \u2014Ce n\u2019est guère vraisemblable, Saint-Hyrieix nous aurait télé- \u2018raphié son arrivée.Il est vrai qu'il faut du temps au père Malarec, le piéton du télégraphe, pour gagner Kerlor.Quand j'y «ntrerai, le bonhomme sera peut-être venu.Le buggy suivait la route qui longenit In mer, esealadant les jalaises redescendant dans les vallées, courant tout près de ces grèves : ittoresques, parfois étranglées entre les rochers, parfois, au contraire, dominant une immense étendue de pays, d'où ln vue planait en même :mps sur l\u2019Océan et sur la campagne.Tout à coup, Georges de Kerlor s'interrumpit dans ses réflexions.A un coude de la route, il aperçut un groupe d'hommes et de femmes s'agitant tumultueusement.Les uns levaient les bras, d'autres couraient à toutes jambes vers .n but désigné, bref, cette pantomime animée annonçait quelque chose I'nnormal, car les paysans bretons sont généralement placides, pour ne pas dire inditférents.Georges tressaillit.\u2014\"l'u vois, Toussaint ?fit-il.\u2014Mais oui, monsieur le comte, m'est avis que ça a l'air de chauf- \u2018vr là-bas.Les gars sont tous en ébullition.\u2014 Qu'est-ce done ?se demanda M.de Kerlor.Il pressa l'allure du poney et atteignit bientôt un homme, qui, detaché du groupe, courait de toutes ses forces vers le village, encaissé lnns la vallée à quelque distance de la route.\u2014Hé ! Julian ! appela Georges.Que se passe-t-il donc ?Julian s'arrêta dans sa course, Il respira bruyamment et répondit : \u2014Ah ! monsieur le comte.Quel malheur :.Quel malheur, L'émotion de M.de Kerlor redoubla.\u2014Parle ! dit-il.\u2014Ah ! monsieur le comte |.\u2014Encore une fois, explique-toi.\u2014Uu abordage ! \u2014Un abordage ! \u2014Oui, expliqua Julian, cette nuit.iil ne peut s'agir d'autre chose.\u2014C'\u2019est près d'ici ?demanda Georges.\u2014Pas loin, bien sûr.La marée, en revenant, a déjà rejeté bon nombre d'épaves.C'est comme ça que nous avons appris le si- sistre.Nous avons déjà relevé trois cadavres sur la grève.Le flot monte encore, on s'attend à en trouver d\u2019autres.\u2014Et pas un vivant ?.Pas un de ces corps qu\u2019on puisse parvenir à ranimer ?; \u2014 Jusqu'ici pas un seul.Ceux qu\u2019on a trouvés ont bien rendu ame.\u2014Mon Dieu ! tit Georges avec la plus grande pitié.Julian reprit : \u2014Pour sûr les vagues en ramencront d'autres.On prépare des secours et des brancards.tandis que les gars vont battre lu côte et chercher sur les gréves d'alentour.\u2014Je vais vous aider ! s'écrin Georges.Et, jetant les rênes à Toussaint.le comte sauta à bas de sa voiture.\u2014Retourne au château, commanda-t-il à son serviteur.Explique à ma mère et À madame que je serai en retard.Elles me pardonneront en pensant que je vais peut-être sauver la vie à des malheureux.Et surtout, envoie par ici tout le monde disponible.Puis, tandis que le buggy s'éloignait, Geurges rejoignait le groupe et s'écriait : \u2014Allons, camarades !.à l'œuvre! Les Bretons accueillirent avec enthousiasme le jeune châteluin et s'apprêtèrent même à lui obéir.Sous sa direction, plusieurs détuchements se formèrent et, se Le temps était si beau FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRÉ 749 partageant les criques voisines, partirent dans des directions différentes, afin d'explorer la grève dans ses recoins les plus cachés.La funèbre recherche \u2018lurait depuis plusieurs heures.Cinq autres cadavres s'étnient ajoutés à ceux que le flot avait déjà rendus.Quant au nom du navire perdu, à une indication quelconque sur son origine ou sa destination.rien dans les épaves recueillies ne pouvait encore fournir le moindre renseignement.La nouvelle de la catastrophe s'était rapidement propugée, et les sccours étaient arrivés nombreux et actifs.Le jour commençait à baisser.Toute la population du littoral, échelonnée sur la côte, fouillait les moindres anses, cherchant dans le creux «es rochers, explorant les algues et les varechs.Au premier rang des travailleurs Georges se signalait, plus empressé, plus audacieux, plus entreprenant dans ses investigations que les pêcheurs ou les marins les plus aguerris.Son wil unxieux interrogeait l'horizon.Il se demandait s\u2019il n'allait pas voir apparaître des inalheureux cramponnés à une épave et qu'il pourrait sauver juste au moment atroce où les naufragés perdent le dernier espoir.Ce fantôme se coulait parmi les pierres.\u2014 l'age 750, col, 1 Il se disait qu\u2019il n\u2019était pas possible que le navire inconnu eit péri corps et biens.Le flot n'avait ramené que des noyés, mais des passagers ou des matelots avaient dû se jeter duns les canots, et, grâce au calme de l'Océan, ils n'avaient pu tous sombrer.Dans le plus grand désastre maritime, il y a toujours des êtres humains qui se cramponnent à un débris avec Wine énergie suprême.Ni l'accident ne s'était pas produit trop loin de la côte, quelqu'un finirait par y atterrir.Est-ce que la mer n'allait pas ramener au moins un vivant ?M.de Kerlor, dans son ardeur, s'était peu à peu, sans le remarquer, séparé du gros de la petite troupe qu\u2019il dirigeait.Il parvint ainsi jusqu'à une sorte de mole naturel, formé par des rochers amoncelés et se dressant comme une obstacle infranchissable entre la falaise ct la mer.Georges fit un violent effort ; ses deux mains s'accrochèrent a une épaisse touffe de lichens, poussée dans une anfractuosité du roe, ce qui lui permit de hisser le veste de son corps jusqu\u2019au faîte de cette muraille de granit.Il jeta les yeux autour de lui.Les flots, dont le choc était brusquement arrêté, déferlait dans l\u2019étroit chenal, rendus furieux par l'obstacle.Chercher là quelque épave n\u2019était-ce pas peine perdue ? 750 FEUILLETON DU MONDE ILLUSTRE Tout ce qui s\u2019y serait risqué n\u2019eût-il pas été sur-le-champ réduit en lambeaux ou bien emporté par le ressac pour aller se heurter encore sur d'autres brisants, puis enlevé de nouveau, ct sans cesse ainsi, jusqu'à l'anéantissement complet, jusqu\u2019à I'émiettement final 7 Néanmoins, Georges de Kerlor, obéissant à une impulsion irraisonnée, pénétra plus avant, Le jour tombait de plus en plus.Le comte avançait doucement pour ne pas glisser sur les petites roches dont le sommet était tapissé d'algues humides.Tout à coup il s'arrêta.Entre deux récifs, la mer avait creusé une sorte de canal voûté, très étroit, un boyau long de quelques mètres et aboutissant à une sorte de bassin naturel, absolumennt dérobé a la vue par 'amas de rochers qui le surplombaient.Pour pénétrer là, il fallait qu\u2019un hasard miraculeux eût engagé une épave directement dans l'entrée du canal, et l'eût portée asrez rapidement jusqu\u2019au milieu du bassin afin que le flot qui l'aurait amenée ne fut pas asssez prompt pour l'emporter en se retirant.Ce hasard extraordinaire était arrivé.Georges, les yeux agrandis par la stupeur, s'était arrêté.Il ne respirait plus en face du spectacle qu'il avait devant les eux.y Echoué sur un des rebords du bassin, un bordage brisé de chaloupe gisait.Cette épave tragique portait ces mots peints en blanc : Prins-HENDRIK.Brusquement, Georges se rappela ce nom, c'était celui que Carmen donnait au bateau sur lequel elle avait dû s'embarquer à Ams- terdain avec son mari.Georges poussa un cri de douleur et ses mains étreignirent convulsivement sa poitrine.Non ! il avait mal lu.Il était sous le coup d\u2019une effroyable obsession.Ces malheurs-là ne se produisaient pas.Tout à l'heure, parmi les cadavres déposés à ses pieds par les vagues, Georges n\u2019allait-il pas reconnaître celui de Carmen ?Sa sœur : sa sœur chérie !.Une angoisse mortelle lui poignait le cœur.Et, haletant d'émotion, il s'avança encore.Soudain, Kerlor se sentit cloué sur place ; et cet homme que nul danger n'avait jamais ému fut envahi par une épouvante qui figea le sang dans ses veines, qui le glaça jusqu'aux moelles.La nuit était venue, sereine, douce.Au ciel, les étoiles brillaient déjà innombrabler, leur lueur projetait sur les rochers comme une clarté timide.Calé en quelque sorte par la violence du choc entre deux pierres, à demi baigné dans l\u2019eau, un tronçon de inÂt se dressait.À ce débris lamentable, accrochés par leurs inains convulsivement crispées, l'embrassant dans la dernière étreinte d'une agonie affreuse, rivés par la terreur, pendaient une grappe d'être humains, noyés, blémis, les yeux béants, les faces effroyables, La lune, qui venait d'apparaître, frappait en plein ce tableau terrifiant.Sous la lumière blanche, dans ce décor romantique, les traits convulsés des noyés, leur enchevêtrement indescirptible, leurs attitudes suprêmes se détachaient brusquement, crâment.Trente mètres séparaient Georges des cadavres ; et cependant, il lui semblait qu\u2019il pouvait lire sur la face de chacun l'expression de sa dernière pensée : imprécations de rage, appels rugissant à la vie qui s'en allait, hoquets désolés d\u2019agonie.Se sentant chanceler, M.de Kerlor fit un violent effort sur lui- même et étendit lu main pour s'appuyer sür la paroi froide et gluante de la roche encore tout humide des baisers de l'océan.Il regardait d\u2019un œil fixe et hagard l\u2019affolant spectacle, s'efforçant de rappeler à lui son courage, de reprendre son sang-froid pour s'approcher de ces spectres qui évoquaient une vision du Dante.Tout à coup, dans les amas bruns des varechs, Georges entendit du bruit.Quelque chose remuait dans la direction des cadavres Etait-ce l\u2019un de ceux qui semblaient morts auquel la vie revenait ?Georges le crut un instant.Il allait s\u2019élancer, lorsqu\u2019en regardant avec plus d'attention, il vit sortir d'entre les rochers un être hideux.ous la mystérieuse clarté de la lune on eût dit vraiment quelque apparition démoniaque, quelque fantôme monstrueux.e fantôme se coulait parmi les pierres, plié, courbé en deux rampant comme un reptile, sans bruit, sans un craquement du sable mouillé sous le poids de son corps, glissait lentement, avançait obliquement comme un gigantesque crabe.M.de Kerlor, dans sa surexcitation cérébrale, fut hanté par le souvenir de certaines lectures macabres.Il se crut loin de France, loin de l'Europe, transporté en face d'un de ces épouvantables crustacés des pays tropicaux, vampires marins, sinistres économes entassant dans eurs gites immondes deg provisions de cadavres pour s'en repaitre aux jours de disette.Toujours plié en deux, cet être innomable se dirigeait du côté «les cadavres.; .Quand il fut auprès d'eux, il jeta un coup d'œil autour de ti pour s'assurer s\u2019il était seul et se dressa tout à fait.La lune le mettait nettement en relief ; c'était un homme, où lu moins il en avait lace.; M.de Kerlor, tapi derrière un débris de falaise tombé après \u2026 éboulement, observait toujours, le cœur terriblement serré.L'individu s'approcha des morts.Puis, se courbunt vers eux, il les remua un à un, les palpa, f lant les vêtements.Des doigts, il arrachait les bagues ; des poches, les bijoux et « portefeuilles ; des oreilles des femmes les diamants et les pierres | scintillaient comme des parcelles de ces étoiles qui continuaient à =.ler là-haut ! Il plaçait son Lutin dans une sorte de sac pendu à son côté.Sa besogne faite, tranquillement, méthodiquement, il saisissait corps dépouillé et le lançait dans l\u2019étroit chenal d\u2019où les vagues, er retirant, le remportaient peu à peu vers la mer.Tout & coup, dans l'horreur du silence nocturne, s\u2019éleva un : affaibli, mais d\u2019un accent si atroce, que les cheveux de M.de Kerlor fussent hérissés, s'il n'avait repris possession de lui-même depuis «;- ques minutes.Un des corps violés se révoltait.Alors, l\u2019ignoble détrousseur de cadavres leva le bras.Au bout de ce bras, Georges vit reluire l'éclair d\u2019une lame.Par un mouvement rapide, M.de Kerlor tira de sa poche revolver, ajusta le bandit et appuya sur la gâchette.Le coup partit, réperculé et nugmenté par l'écho sonore d.falaise.Le monstre se secoun comme une bête, pour s'assurer que sü } n\u2019était pas trouée.Puis, sans regarder derrière lui, il dévala entre les roches, pu les varechs, insaisissable.Georges avait entrevu le visage du gredin.M.de Kerlor bondit, franchissant les pierres, sautant les flag d'eau.Il avait bien moins pour obiectif de rejoindre l'homme.paraissait s'évanouir dans les ténèbres, que de voler au secour l'être dont il avait cru percevoir l'appel suprême.Au bruit de la détonation, les Bretons accoururent.Quel uns portaient des torches.On entoura le naufragé, sur la poitrine luquel Georges de K.était déjà courhé, épinnt le retour a la vie.Le cœur battait encore faiblement.\u2014-ÂAh ! nous sauverons celui-ci ! s'écrin Georges.Lis pêcheurs enveloppèrent le corps dans des couvertur: laine.Deux d'entre eux s'empressérent pour entrouvrir les li violettes ; ils desserrèrent les dents pour foire avaler un cordi: malheureux.Peu à peu, le froid qui le glagçnit commença à diminuer.Tandis qu\u2019on le soulevait pour le déposer sur un brancar( gars désigna du doigt à Georges un objet tombé sur le sable.C'était un portefeuille de cuir jaune, à chiffre et à coins d'or.Dans sa frayeur, surpris par le coup de revolver, et dans su f précipitée, le bandit, qui le tenait déjà, avait dû lnisser échapper objet.Georges regarda le chiffre.Trois lettres le composaient : F.S.H., surmontées d\u2019une cour\u2019 de baron.M.de Kerlor tressaillit longuement.F.S.H.N'étaient-ce pas les initiales du mari de sa sœur ?Il voulut regarder l'homme ; mais la figure de celui-ci, déc posée, couverte de limon et de végétations marines, était méconn.sable ; en outre, les deux pécheurs, portant le brancard, se mettai déjà en route.Georges ouvrit le portefeuille.Deux ou trois cartes de visite s\u2019en échappèrent.Le comte y jeta fiévreusement les yeux et lut : FIRMIN DE SAINT-HYRIEIX.Secrétaire d'umbussade.' PIERRE DE COURCELLE 4 suivre \u2014 \u2014 CHOSES ET AUTRES Sa Sainteté Léon XIII est entrée Juns aa SBe année.\u2014On estime à $20,04X),000 la quantité d'or qui sera retiré cette année au Klon- dyke.\u2014 Lorsque les Chinois font une visite, 1s ardent leur chapenu et ôtent leurs lsottes.C'est à \u2018* coups de proiuts \u201d que la chine bat les meilleures ouvrières.Son Eminencele cardinal Taschereau ent de célébrer le 78e anniversaire de naissance.On dit que les outardes et les canards hondent au Kiondyke au printemps et l'automne.Dans plusieurs pays Asiatiques, on nne la peau du saumon qui fournit un ar ressemblant beaucoup au maroquin.On à trouvé dans l'estomac d\u2019une \u2018rche noire, pesant plus de sept livies que l'on découpait à table, un serpent -nnettes de l'espèce la plus venimeuse.! Les Thessaliens furent le premier uple européen «jui se servit de chevaux ns la guerre.De là, prétend-on, l'ori- ne chez les Grecs de la fable du Centre.A Utah, Wyoming et différentes rties des Montagnes Rocheuses, on a :rouvé des chevaux fossiles n'ayant pas us de 20 pouces de haut.Dawson, ls capitale du Yukon, qui est encore qu'un village, va être bien- transformée.Une compagnie de- wnde incorporation pour l'éclairer à Jectricité, lui donner uni service de suway et de téléphone, ete.On annonce que des mesures radiales seront prises a la prochaine 1éyis- tire de la province d\u2019Ontario contre les ragasins à départements.Plusieurs can- \u201clats, par leurs programmes, se sont veagés à voter en faveur d'un projet de A Cll ce BONS.Eu France, on fabrique beaucoup un alier de dame qui porte le nom de wulier Viennois.C'est un soulier dé- avert jusqu'a la naissance des doigts \u2018> pieds et muni de deux petites brides 1 courroies pour le maintenir aur pied.\"tte chaussure est très élégante et d\u2019un « = en 3 mois le déve- ZEN fg: loppement des for- EUX | nes chez la femme et guérissent la : dyspepsie et la ma- ladle du fole Prix : Une ooîte, T avec notice, $1.00 ; Six boîtes, $5.00, Dépôt général pour la Puissance : tare I L.3.BERNARD, 1888, rue [Sainte-Catherine, Montréal Fausses dents Couronnes en or ou en porcelaine posée sur de vieilles racines, Dentiers faits d\u2019après les procédés les plus nouveaux.Denta ext\u2019 rites sans douleur chez J.G.A.GENDREAU, Dentiste, 20, rue St-Laurent, Montréal.Tél.Bell 2818.33501 2 Z va LIQUEURS ET ELIXIR VEGETAL 0 & DE LA 0 EL, GRANDE (JHARTREUSE Ur Chez tous les Importateurs de Vins et Liqueurs, Epiciers en gros et en detail.EN VENTE SE MÉFIER DES CONTREFAÇONS SEUL AGENT AVEC MONOPOLE POUR LE CANAL.Ca Compagnie d\u2019Approvisionnements Alimentaires(iree 242, 244 et 246, rue Saint-Paul Montréal.CHAPEAUX | CHAPEAUX ! 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