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Titre :
Le Monde illustré
Prenant la relève de L'Opinion publique (1870-1883), Le Monde illustré occupe une place importante dans la vie intellectuelle du Québec au tournant du xxe siècle. En 1902, il devient l'Album universel. [...]

Le 10 mai 1884, le réputé typographe et imprimeur Trefflé Berthiaume, en collaboration avec Napoléon Sabourin, lance Le Monde illustré. Il souhaite répondre à la demande d`un lectorat francophone à la recherche de journaux plus policés, mieux rédigés et faisant appel aux nouveautés techniques pour leurs illustrations.

Le Monde illustré constitue une source unique pour l`appréciation de l`art de l`illustration québécoise au tournant du xxe siècle; gravures, dessins et photographies y sont reproduits selon un procédé de phototypie breveté.

Bien que l`hebdomadaire publie des photographies pour la première fois en 1888, la place accordée aux dessins y demeure prépondérante. Grâce au concours des meilleurs artistes canadiens, ceux-ci sont empreints d`un réalisme indéniable. Ils se composent de scènes urbaines et villageoises, de paysages et de portraits de personnages influents. Avec une contribution s`élevant à 237 dessins, l`illustrateur Edmond-Joseph Massicotte est particulièrement prolifique au sein du journal.

Ses objectifs sont fidèles à ceux de son prédécesseur. Composé aux deux tiers de textes littéraires, l`hebdomadaire se définit d`abord comme un journal visant l`affermissement de la littérature québécoise. Il cible l`intellectuel canadien-français et désire contribuer au développement du bon goût par l`initiation aux arts et aux sciences.

Léon Dieu, directeur de la populaire chronique « Entre nous » de 1884 à 1898, et Jules Saint-Elme (pseudonyme : Amédée Denault), directeur du journal de 1892 à 1895, invitent les plus importants auteurs de l`époque à leur soumettre des textes. Le public découvre ainsi les écrits des Régis Roy, Édouard-Zotique Massicotte, Mathias Filion, Firmin Picard, Benjamin Sulte, Louis Fréchette et Albert Ferland.

Une grande place est également accordée à la reproduction de romans-feuilletons. Occupant généralement deux pages du journal, ceux-ci participent au développement du goût littéraire ainsi qu`à la démocratisation de la lecture du roman populaire dans la francophonie canadienne de la seconde moitié du xixe siècle. Richement illustrés, ils portent la signature des plus grands auteurs français tels Jules Verne, Jules Mary, Paul Féval, Zénaïde Fleuriot et Xavier de Montépin.

Précurseur de la presse illustrée du xxe siècle, l`hebdomadaire propose un contenu fort varié. Les numéros se composent d`actualités, de poèmes, d`articles scientifiques, d`une chronique variété, de biographies, d`annonces, de jeux de société, de chroniques mode, de recettes et de conseils culinaires.

En 1902, afin de s`adapter à une société changeante et de plaire à un plus large public, Le Monde illustré adopte le nom d`Album universel. Avec ce titre dit « de tous les pays et de toutes les branches du savoir humain », l`hebdomadaire désire satisfaire la légitime curiosité des lecteurs faisant partie des nouvelles classes sociales issues de l`extension du suffrage, de l`organisation ouvrière et de la démocratisation de l`éducation et des sports.

Voir aussi :

L`Opinion publique

Album universel

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l`Université Laval, 1973, vol. 3, p. 95-96.

BOIVIN, Aurélien, « Les périodiques et la diffusion du conte québécois au xixe siècle », Études françaises, vol. 12, n°s 1-2, 1976, p. 91-102.

« Denault, Joseph-Marie-Amédée », Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

LEMIRE, Maurice, La vie littéraire au Québec, Sainte-Foy, Presses de l`Université Laval, vol. 4, 1991.

MICHON, Jacques, Histoire de l`édition littéraire au Québec au xxe siècle, Saint-Laurent, Fides, vol. 1, 1999.

« Trefflé Berthiaume», Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :Berthiaume et Sabourin,1884-1902
Contenu spécifique :
samedi 19 novembre 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal du dimanche,
  • Successeur :
  • Album universel
Lien :

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Références

Le Monde illustré, 1898-11-19, Collections de BAnQ.

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[" LE MONDE ILLUSTRE ABONNEMENTS: 16ux ANNEE, No 769.\u2014SAMEDI, 19 NOVEMBRE 1898 | ANNONCES : Un an, $300 - + = Six mois, $1.50 | La ligne, par insertion - + .10 cents Quatre mois, $1.00, payable d'avance BERTHIAUME & SABOURIN, Proprietaires Insertions subséquentes - 2 = 5 cents Vendu dans les dépôts - = 5 cents la copie Bureaux : No 42, PLAGE JAGQUES-GARTIER, MONTREAL I Tarif spécial pour annonces à long terme ê >= - - Le - - - | - Ld Cd - - ed ad Ce Pi LE SAINT-SÉPULORE A JÉRUSALEM LTPP PE peg no mr 45e LE MONDE ILLUSTRE MONTRÉAL, 19 NOVÆMBRE 1898 SOMMAIRE TexTe.\u2014 Entre-nous, par L.Lodieu.\u2014 Chronique parisienne, par R.Brunet.\u2014Onsis merveilleuses, par Paul Herda de Croix.\u2014 Poésie : Novembre, par J.Archambault.\u2014 Chateaubriand et Veuillot, par Grégoire le Solitaire.\u2014 Le serment, par L.de Saulinière.\u2026\u2014 Le Saint-V\"Sépulere.\u2014 Poésie : L'ap- partition, par S.Durautel.Influence littéraire sous Charles X, par de Marchy.\u2014 A l'ombre du nystère, par Enéri.\u2014Fragment de lettre, par J.- S, Blais.Toilette de réception.\u2014Théâtres.Jeux et amusements.\u2014Jeux de dominos.Devi nette.\u2014Foilleton.\u2014Clioses et autres.- Nouvelles à la rain.\u2014 Le jeu de dames.Guavures : Le Saint-Sépulere à Jérusalem.\u2014 Le couvent des Carmélites à Montréal.\u2014La case de Dreyfus et l'établissement des gardiens à l\u2019He-an- Diable.\u2014 Scène de la vie des Champs (double page).\u2014 Gravure de _mode.\u2014 Devinette.\u2014 Jeu de dominos.PRIMES A TOUS NOS LECTEURS LE MONDE ILLUSTRE réserve À ses lecteurs mêmes l'escompte où la commission que d'autres journaux paient à des agents de cireu- lation.Tous les mois, il fait ln distribution gva- trüite, parmi ses clients, du montant ainsi éconumisé.Les primes mensuelles que notre journal peut, de cette sorte, répartir parmi ses lecteurs sont au nombre de 94; soit, 86 de une piastre chacune, et puis un des divers prix suivants : 32, 83, 84, 85, 810, 815, 825 et 250.Nous cunstituons par la, comme les zélateurs du MoNDE ILLUSTRE, tous nos lecteurs, et pour égaliser les chances tous sont mis sur le même pied de rivalité ; c'est le sort qui décide entr\u2019eux.Le tirage se fait le ler samedi de chaque mois, par trois personnes choisies par ls- semblée, Aucune prime ne sera payée après les 30 jours \u2018jui suivront chaque tirage.H ya quelques semaines une femme «l'un âge très mûr, fardée, parfumée, enluminée, peinte, teinte, dans l'espoir de détruire le microbe de la cinquantaine qui la travaillait visiblement, se présenta au domicile d'un ministre protestant, escortée d\u2019un jeune homme imberbe, à l'air Assez niais, mais robuste, et demunda au pasteur s\u2019il avait le temps de procéder à un mariaze.\u2014\u2014Certainement, répondit, le clergyman, je suis prêt à officier.Les future n'ont qu\u2019à se présenter avec les documents exigés par la loi.\u2014 Voici les documents et nous sommes les parties interressées, \u2014 Vous \u2018 Et son œil allait de l\u2019un à l\u2019autre regardant avec stupéfaction ce couple étrange, mai ot décembre, qui voulait s\u2019unir par les liens du mariage.\u2014 Vous ?mais, madame.\u2014Pardon, mademoiselle.\u2014Mademoiselle, votre âge vous permettrait d'être la grand\u2019mère de cet enfant.Ÿ avez-vous réfléchi ?LE MONDE ILLUSTRÉ Parfaitement, monsieur, mais là n'est pas la question, Voulez-vous nous marier, oui où non ?\u2014Non, Pour se marier, il faut avoir toute 8 raison et vous ue me semblez l'avoir ni l\u2019un ni l'auire.« * + La vicille, maugréant, s\u2019en alla suivie du\u2019 jeune hébété qui ne voyait en elle qu'un sac d'écua ropré- sentant la douce perapective de vivre à ne rien faire, en attendant la mort de sa conjointe et, conmie rien ne s'opposait à l'union, ils trouvèrent facilement[àse marier quand même.*,* Niles tristes héros de cette lamentable aventure que je viens de citer étaient des protestants, il faut se bien garder d'y voir une question de religion ou de nationalité, car liélas, on voit malheureusement partout et trop souvent des unions de ce genre.J'ai pris le cas où je l'ai trouvé, voilà tout, et la réflexion cu pasteur m'a parue pleine de bon sens, mais les lois civiles et religieuses qui déterminent le minimum d'âge des personnes pouvant se marier, out oublié d'en fixer le maximum, et c'est grand dommage.Les mariages aussi disproportionnés que celui dont il est question ont presque toujours pour hase une question d'argent, et les exceptions honorables, quand il s'agit, par exemple, pour un homme déjà âgé, de ne pas Inisser éteindre son nom \u2014 sont très rares.Les cas de vicilles filles riches épousant de pauvres dlinbles, sas le sou mais jeunes, sont les plus fré- queuts et les plus laide, et l'on se demande souvent lequel des deux conjoints est le plus à llâmer, de celui qui achete ou de l'autre qui se vend.Il semble cependant que la question soit facile à résoudre, car si l'on peut admettre que la vieille éjrise de rage d'amour ait le cervenu légèrement endom- muagé, il n\u2019en est pas de même d'un jeune homme, nu printemps de la vie, qui a dû espérer épouser une jeune fille aux idées et aix couleurs fraiches.La vieille fille en ce cas est proche parente de celle dont La Fontaine nous a si bien conté l'aventure : Certaine ville un peu trop fière Prétendait trouver un mari, Jeune, bien fait et beau, d'agréahle manière, Point froid et point jaloux : notez ces deux points ci, Cette fille voulait aussi Qu'il eût du bien, de la naissance, De l'esprit, entin tout.Mais qui peut tout avoir / Le destin se montra goigneux de la pourvoir : II vint des partis d'importance, La belle les trouva trop chétifs de moitié : Qui?! Moi! Quoi! Ces gens-là ! L'on radoto, je ponse.A moi les proposer ! hélas ! ils font pitié ! Voyez un peu la belle espèce ! L'un n'avait en l\u2019esprit mille délicatesse ; L'autre avait le nez fait de cette façon-là : C'était ceci, c'était cela.C'était tout, car les précieuses Font dessus tout, les dédaigneuses.Apres les bons partis, les médiocres gens Vinrent se mettre sur les rangs.Elle de se moquer.Ah ! vraiment, Je suis bonne De leur ouvrir la porte ! Ils pensent que je suis Fort en peine de ma personne ; La belle se sut gré de tous ces sentiments, L'âge la fit déchoir : adieu tous les amants.Un an se passe, et deux, avec inquiétude ; Le chagrin vient ensuite : elle sent chaque jour Déloger quelques ris, quelques jeux, puis l'Amour, Puis ges traits choquer et déplaire ; Puis cent sortes de fards.Ses soins ne purent faire Qu'elle échappât au temps, cet insigne larron.Les ruines d'une maison Se peuvent réparer : que n\u2019est cet avantage Pour les ruines du visage ! Sa préciosté changea lors de langage.Son miroir lui disait : prenez vite un mari, Je ne sais quel désir le lui disait aussi ; Le désir peut loger chez une précieuse.Celle-ci fit un choix qu\u2019on n'aurait jamais cru, Se trouvant à la fin tout aise et tout heureuse De rencontrer un malotru.Point n\u2019est besoin d'aller plus luin, c\u2019est La Fontaine qui à trouvé le mot.*,* Et quelle peut-être l'existence d'un couple uni dans de pareilles conditions ?= I faut absolument que l'un dos deux éléments ait raison de l'autre.Est-ce ln vieille qui rodeviendra fraîche et avenanto ou lo jeune qui so ridera, se cour.Lbera et arrivers à être vieux avant l'âge ?Lequel sera l'esclave de l'autre, puisqu'il ne Ion étre question d'amour ?En vévité, si nos lois sont bien mal faites, I'l, , unité est encore plus mal bâtie ! *,+ N\u2019est-il pas assez étrange de voir que c'est » .tement au moment où l\u2019empereur de Russie fair appel à toutes les nations pour désarmer que l'on pau le plus de guerre et que l'on semble à la veille d' conflit épouvantable ?Jo ne crois pas à In guerre, car elle serait territ mettrait probablement toute l'Europe en feu, «1 pays qui la déclaverait endossernit une bien ra: responsabilité.Une guerre entre In France et l'Angleterre serait grand malheur car, en dépit de ce que disent les A mands, une alliance offensive et défensive des d.nations les plus civilisées et les plus éclairée monde, serait la sauvegarde de ln paix en Europe.Il ne faut jus ajouter grande créance aux racon des dépêches, car les organes principaux de la pr, des deux pays sont beaucoup plus calmes que les pr journaux toujours avides de nouvelles it sensi qu'il s'agisse de guerre ou d'assassitiats.Ce n\u2019est pas la première fois que des bruits d.genre sont mis en circulation, mais toujours hommes politiques de sang froid ont tempéré lard des chauvins trop oxaltés des deux pays.Néanmoins, comnie il faut que les pires choses « un résultat heureux pour quelques-uns, ce son courtiers de bourse qui, en ce moment, se frottent mains et font des affaires d'or en exploitant les n velles qu'ils font circuler eux-mnêmen.Que leur importe, à eux, de semer l'inquictade de paralyser le con,merce.Ce qu'ils veulent, c'est les cours de ln bourse haussent et baissent brusu.ment.Ayons coufiance ct espérons que les liens d'anu- et d'intérêt qui unissent la France et l'Angleterre resserreront bientôt plus solides que jammin, Les meilleures unions ne sont-elles jamais exon; - de nuages ?#,* La guerre ! Il suflit de prononcer ce mat gn qu'aussitôt tous ceux qui aiment la France se rappelle la funeste journée du IH juillet 1570, alors que xuerre fut décidée par la Chambre des députés et Sénat, avec une légèreté qui semble aujourd'hui a été de la démence.Les républicains seuls s'y opposèrent, mais ils fure: écrasés par le nombre, Le discours de Thiers est une des grandes page à l'époque et malgré les insultes et les outrages dont fut l\u2019ohjet, il lutta jusqu'au bout.Voici la tin de cette discussion célebre, il est bon relire ces lignes : M.Tl'hiers.\u2014 Si vous ne comprenez pris que, dans.moment, je remplis un devoir, et le plus pénible + ma vie.je vous plains.Oui, quant i moi, je suis tranguille pour ma mémoirs je suis sûr de ce qui lui est réservé pour l'acte auque .Je me livre en ce moment ; mais pour vous, je sur certain qu\u2019il y aura des jours où vous rogretterez votr- précipitation.M.Le Marquis de Piré.\u2014Vour êtes In trompet antipatriotique du désastre.Allez à Coblentz * M Thiers.\u2014Offensez-moi.inaultez-moi\u2026 je sw prêt à tout subir pour défendre le sang de ies con toyens, que vous êtes prêts à verser si itnprudemment.Je souffre, croyez-le, d\u2019avoir à parler ainsi.M.Le Marquis de Firé.C\u2019est nous qui souffron de vous entendre.M.Thiers.\u2014 Lorsque je vois que, cédant à vos pas sions, vous ne voulez pas prendre un instant de ré flexion, que vous ne voulez pas demander la connaissance des dépêches sur lesquelles votre jugement pourrait s'appuyer, je dis, messieurs, permettez-moi cette expression, que vous ne remplissez pas dans toute leur étendue les devoira qui vous sont Imposés.M.Jérôme David.\u2014 Gardez vos leçons ; nous les récusons. LE MONDE ILLUSTRE 451 M.Thiers.Dites ce que vous voudrez, mais il est bien imprudent & vous do lnisser soupeonner au pays ue c'est Une résolution de parti que vous prenez aujourd'hui.; .Co M, Dugué de la Fauconnerie.\u2014 C'est vous qui n'étes qu'un parti ; nous sommes la nation, nous sommes J7U, Vous n'êtes que quatorze ! M.Thiers.Jo suis prêt à voter au gouvernement tous les moyens nécessaires quand la guerre sors déti- nitivement déclarée ; mais je désire connaitre les dépèches sur lesquelles ou fonde cette déclaration de cuerre.La Chambre feru ce qu'elle voudra ; je n\u2019attends à vo qu\u2019elle va faire, mais je décline, quant i mai, lu déclaration d'une guerre aussi peu justitiée.C'est alors que M.lanile Ollivier répondit par ces paroles : ; M.E.Ollivier.De ce jour commence, pour les ministre mes collègues et pour moi, uno grande responsabilité, Nous Pacceptons le cœur léver.M.Boduin.Dites attriaté ! M.Esquiros.- Vous avez le cœur léger, ot le san des nations va couler ! ll ue couts que trop, le sutg des deux uations +,* L'entrevue de l'emporeur Guillaume Tempe.reur errant, comme appellent ses sujets sultan, © été des plus cordiales, munis les journaux minoncent que ce dernier paraissait tres fatigué.- Avec le Dame ! dit l'un d'eux, on le serait à moins.Un hounme qui à plus de quatre cents helles meres HZ \u2014 - \u2014\u2014\u2014 CHRONIQUE PARISIENNE Paris, 21 octobre PSUS Hy a toujours tant de choses nouvelles à Paris, que quand on en veut parler, on ne sait plus par laquelle commencer.Mais que peuvent vous faire les racontars des journaux ornés des potins de toutes les concierges de Paris / L'intérêt n'est done pas grand de ce coté, Mais, ce n'est plus un intérèt parisien seulement, .Pour LE MONDK HLUSTRE INFLUENCE LITTÉRAIRE SOUS CHARLES X INTRODUCTION DU RÉALISME Les siècles de Léon X et de Voltaire autoriseront 1a postérité à invoquer un jour le siècle littéraire de Charles X.La période qui précéda la Révolution de 1830 fut d'une richesse de productions littéraires qu'aucun règne ne put atteindre pendant le NIXe siècle.De 1820 à 1823, Lamartine faisait paraître ses Meditations puis les Harmonies poétiques et religienses, Charles Nodier ses reyrges pittoresques, Smarra, Trilby et l'Histoire du roi de Bohême.Victor Hugo composa : ses Odes, ses Bulludes et son Cromurell qui fut le manifeste de l\u2019école romantique.Alfred de Vigny réunis- Sait ses poèmes «ntigues et modernes et créa Cin- Mars.Sainte-Beuve publiait les Consolations et son tableau de la poésie française nu X VIe siècle, Théophile Gautier son premier recueil P\u2019uésies.Pendant qne l'Ecole des Vieillards et la Marino Faliero au théâtre consacraient le talent de Casimir Delavigiie, le romantisme entrait en vainqueur au théâtre français avec Henri LIT et sa cour d'Alexandre Dumas et Hernani de Victor Hugo.Prosper Mérimée composait la Chronique de Charles IN et ses nouvelles qui sont considérées comme ses œuvres les plus ciselées.En mème temps Balzac so révélait par ses premières œuvres anonymes, le dernier Chouan où la Bretagne en 1800 et les Scènes de lu vie privée, Chateaubriand, après avoir soulevé l'admiration de l\u2019Europe par son mérite littéraire, agitait les esprits par l'incoustance cles événements politiques qui, alternativement, le mettaieut en faveur ou l'exilaient.Victor Cousin, Villemain, Guizot professaient à la Sorbonne.Cuvier après 15 ans de silence repreuait ses cours au collège de France pendant que Geoffroy St- Hilaire enseignait « la faculté des sciences.Armand Carrel, Thiers et Mignet écrivaient au Nativnal.Sacy St-Mare, Emile de Girardin collaboraient au Jurernal des Debats.Laurentie et Jules Janin étaient à la Quotidienne.Charles de Montalembert tit son début à la Revue Française.Guizot et Berryer abordaient la T'ri- bune.Jules Janin improvisait son Précis de littérature et commençait son feuilleton hebdomadaire aux Débats.Boyer se distinguait comme traducteur de Shakespeare et d\u2019Eschyle qu'il expliquait à livre vuvert en brillant helléniste.La violation de la charte par Charles N fmi- sant suite à des tentatives successives du même genre, réparties sur les années précédentes, produisit une réaction en faveur de la liberté et de l'émancipation du peuple ; cet entraînement révolutionnaire gagna 1a littérature, esprit d'utopie pénétra les podtes comme les politiciens, chaque autour franchit les barrières possibles, où arriva à une réaction littéraire violente qui devait engendrer cette funeste école que la désillusion de ls7üdéveloppa.On célébrait en 18: comme aujour- d'hui, bon pas le peuple, mais la canaille.Népomucène Lemercier, fils d'un secrétaire de la princesse de Lam - balle, adopta avec d'autres écrivains les principes de Ja révolution qui déteignirent dans plusieurs de ses poù- mes faussant le goût par l\u2019exagération.I] fournit à Auguste Barbier le fond de cette admirable satire d'un esprit si droit : la Curée, qui cingla terriblement les ivresses de l'assaut que subissait le gouvernement nouveau.\u2018Ce mouvement était le reflet de l'esprit révolutionnaire, mais était-il justifié par les produe- tions littéraires qui l\u2019avaient précédé / Non, car le bon sens, l'esprit de liberté et la distinction des ceri- vains de la tin du 15me siècle et du commencement de celui-ci n'étaient pas douteux.En effet, depuis André Chénier jusqu'à la tin de l'époque romantique, je trouve, sur cent écrivains à peine, un cinquième de partisans de l'ancien régime qui sont dissiminés sur les époques de la premiere révolution, du premier Empire, de la Restauration, du règne de Charles X et de Louis-Philippe.L'esprit d'indépendance et de liberté qui dominait l'elite intellectuelle de la nation aurait dû s'infiltrer lentement dans les nixsses, au lieu d'avoir à subir une brusque immixtion de l'esprit factieux dans la direction morale du peuple mal préparé, élément qui devait en- trainer ces abus de la liberté que nous déplorons aujourd'hui dans les sphères politiques, sociales et littéraires, si intimenient liées.Voyons maintenant quelle influence pouvaient exercer sur ce peuple les genres si variés de cette illustre phalange d'écrivains dont ces énergumènes tentèrent d\u2019enrayer l'essor.ANvrE CHENIER, par sa culture, était un ancien, appartenant au paganisme : il discutait la religion sur le tun de Lucrece dans Hermès, pour retomber ensuite dans des côtoiements athéistes, il écrivit son épitre aux frères de Pange pour réclamer l'enterrement civil, fut le fondateur du Journal de Paris pour combattre à In fois les royalistes et les jacobins, ce qui ne pouvait le rendre suspect aux révolutionnaires politiques où littéraires.Comme poete, il avait la simplicité antique, mille choses naïves et charmantes inaperçues par les profanes attirèrent son génie adorateur de Palés et des Muses, en prenant des formes d'une élévation et d'une pureté de style dont je lJoute que ses contemporains aient subi tout le charme.CHanLES NOntER, ce conteur si doué, inépuisable dans tous les wenres, d'un esprit actif, riche, impeccable dans la forme harmonieuse et souple, jui s\u2019éparpilla sur mille sujets divers, était à la fois le philologue et le naturaliste qui fouillent, avec cette curiosité intelli gente «jui trouve toujours le point intéressant à traiter, la note juste de leurs critiques.Dans l'intimité, il cultivait avec délices le paradoxe sans autre but que le besoin d'exercer sa vaste intelligence qui, au fond, n'avait que l'amour du heuu et du vrai.\u2018 TAMARTINE dota la France d'un pocte lyrique dont l\u2019œuvre et la vie s'unissent intimement.(\u201cétait un croyant, un idéaliste d\u2019une sincérité qui touchait à la candeur.II prouvait tout par sentiment, non par argument, voyait la nature gracieuse et charmante sans jamais vouloir condescendre à envisager les réalités de la vie rustique, dont l'élément lui était familier depuis son enfance.Ces épisodes variés de la vie de ferme et des champs, dépeints si allègrement par Jean Aicard et d'autres, n'eurent pas de prise aur lui.Cette nature éprine d'idéal l\u2019empêcha d'apercevoir les Inideurs de In vie ; défaut, poussé à l'exagération qui enraya dans sa pensée toute conception large, puissante, complète des hommes et des choses, et lui enleva en outre ln ressource dos contrastes qui relèvent, accentuent les si- \"tuations en prévenant toute diffusion nuageuse dans la phrase.Il décrit les êtres, tels qu\u2019il les sent, minis »; ces êtres n'ont pas In sensation vive qui détornine la joie débordante ou Is douleur violente qui s'élève en cris déseapérés, ils se maintiendront dans los senti ments doux, ticdes, monotones, peu communica is tels que ln douceur de la satisfaction, 1a mélancolie iudéfinie qui expriment tout, excepté la chaledr et 1, puissance de la vie.Ses vers sont une délicicuse harmonie, d'une sur rité qui jamais ne détonne, d'un génie poédtique Jd.l'élévation atteint les sommets de l'idéal à certa passazges ; ça et li quelques révories vagues, indétitu incolores semblent fastidieuses ; copendant l'ensen est doublé de sentiments inetlables, touchants, d'u.exquise délicatesse «ans la forme, imprégné de ve simplicité naive et de cetto tendance à immatérial les moindres détails de la vie.Je me demande st passages vagues où la pensée flotte indécise, où lise laisse aller à cet état voisin de la langueur physis ne sont pas des effets de dépression inhérent:\u2026 nature «es vrais poètes et s'ils sont accessibles à « tres tempéraments qui n'atteignent niles haute ni l'état de dépression des premiers.Que de char, ces élus jouissant des facultés poétiques, décousr.dans ces longueurs incomprises par les profanes © quelle témérité ces dernicrs peuvent être nccuxés leurs jugements.Lamartine jamais ne veut toucher terre, cet poète par excellence, suivant l'ancienne manière, ; nant toujours là-haut, tout la-haut ; de la, ce dét de force qui séduit dans les réveries de sa pren enfance, où la terre natale, lu maison paternelle dessinent dans un langage tendre rempli de recue ment et de ce culte du souvenir qui rappelle la sol tude de son entourage et les premiers élans de cœur vers Dieu, vers sa mere et cette nature don subit tout le rharme ; son adolescence vous entra vous berce, das une suite d'impressions délicieu- parsemées d'incidents inévitahles dans la vie poète jeune.beau, élégant, d'une intellisence sou; d\u2019un caractère fier, brave et généreux, puis il te ramcne Apres ses voyages i son point de départ sut, sant cette mème propension à la réverie mélancolique portant Res aspirations vers un reve qui jus s'achève.Son œuvre poétique, ÿ compris ses créations plu sophiiques, peu marquantes, est comparable à un qui déborde lentement dans les terres fleuries de que que pays mervvilleux, sans que le moindre cbsti vienne détruire la cadence de ses tlota, Ce grâce, ce charme constituent un deli d'une exquise sensibilité dans le fond qui laisse u.impression séduisante.toute de honté, mais ~ œuvre enticre révèle ce défaut de volonté, d'esprit genre suite qui caractérisa Lamartine comme écrivain comme politicien.El sulit des poussées pleines d'e thousiasme suivies de relichement pendant tont cours de sa longue existence : la contexture de cha de Res poèmes s'en resseutit, il n'eut jamais ce concentration profonde qu'il faut pour mürir grandes conceptions, les idées maîtresses qui ports loin et restent inébranlables à travers les siceles.Victor Hugo a défini son école : le lébéredisu- littérature, Par l'introduction du rounntisme, il él git et aflranchit les idées de l'écrivaiu de toutes regles iniposées par les écoles classiques anciennes, cette pitoyahle école classique del'empire dont il re- à peine des débris après le ridicule dont il Patteizn en attaquant toutes les rècies arbitraires qui emp chait l'écrivain d'affirmer sa personnalité sans on.traves.Il substitus à ces pales abotractions de l'éco preudo-classique, lu vérité de l'histoire dont chao des personnazes fournissait un modele autrement puis sant dans le récit quelle qu'ait été la part de l'imagina tion qui en ait rehaussé l'éclat.Victor Heuo à fait vibrer tous les sentiments aves une personnalité incomparable ; ce fut un humair entre Lous, mais essentiellement français, tout entier de son pays qu'il avait fouillé jusqu'aux moindres re plis, et lui consacrant entièrement son génie, grâce auquel il aurait pu être redoutable, tandis que »+ LE MONDE ILLUSTRÉ 455 yrande œuvre toute entière n\u2019est dominée que d'une seule pensée, l'amour de sa belle France qu\u2019il pleurs si longtemps dans l'exil.Chacune de ses pensées, qu'elle soit traduite en prose vu en vers, est rehuusséo de ce seul objectif : la France, toujours, partout, enseignant à son peuple ce qui doit le rendre fort et lo mettant en yarde contre ses faibleuses.11 soutint et entretint dans le peuple cette confiance en soi-même, ce sentiment du devoir euvers Dieu, son prochain et sa patrie, le sontiment de dignité personnelle, l'horreur du vice, do l'hypocrisie surtout et de la trahison d'aucun des siens ; la générosité envers les déshérités, la charité envers les pauvres, l'oubli de soi- même pour le bien de tous, le néant de lu vanité, de l'ambition personnelle, et l'abnégation quand le devoir l'ordonne ; la protection des petits et des failles qu'il chants dans des vers inoubliables qu\u2019il savait accessibles à tous les cœurs français.Il soutint tout coln en quels termes, avec quels accents, avec quelle éloquenice pénétrante, quelle imagination, quelle richesse d'exposition, quelle logique, quels développements savants, quel esprit de suite et quelle gradation dans la forme, quelle profondeur de sentiment, avec quelle solidité dans les assises de cus monuments littéraires qu\u2019on appelle Notre-Mame de Paris et les Misérables.Comme tous lus faits convergent vers un même but longuement prévu ; comme tous ses personnages ont leurs caractères taillés dans le granit lo plus pur, connue chacun de ces hommes garde nettement son caractère, fut-ce au détriment de la vraisemblance des moyens qui nouent l'action : quelle philosochie se dégage, de la contingence des événements, qu'il analyse au point de vue social, ou des caractères qui 5e dessinent au milieu des différents incidents nécessités par le récit.Et dans le style descriptif, quelle abondance, quel coloris, quelle lumière, quelle peinture saisissante de l'ensemble des lieux ! Lui seul n atteint cette puissance d'imagination, d'assimilation et de reproduction des lieux, des evénements, des passions les plus tragiques, des sentiments les plus ineffables, les plus touchants et les plus sacrés.Na docte autorité ne s\u2019étetidit cependant pas jusqu'à engloher toute la philosophie ni les sciences politiques, Certaines tentatives qu'il fit data cette voie ne furent pas heureuses, muis la forme, lu richesse des images de sa poésie mitigérent la pensée de fond.Son œuvre poétique tout entière est moins substantielle que son œuvre en prose, et le petit nombre d'idées qui en constitue le fond affirme précisément la richesse et la variété de son imagination inépuisable dans ls forme puétique.Un s'occeupa du pocte qui était réel pour ne pas analyser le sujet fantaisiste du peu- seur, et on eut raison ; d'autant plus qu'il s'était remarquablement distingué en prose dans quelques branches de la philosophie : celles qui touchent à la raison, à la logique, à la morale ot à la psychologie, dont il fit une si belle application dans ses études historiques et sociales.Dans sa poésie, quel coloris, quel sentiment du rythme, quelle appropriation de l'image à l'idée ou aux sensations ; comme il incarue In nature en nous par ses symboles et la vigueur de ses métaphores inépui- swhles et toujours nouvelles.Grâce à sa prodigieuse mémoire, avec quelle sûreté devenue presque infaillible, il anime son vers d\u2019un mor qui est toujours celui do la situation, celui qui perte, qui relève, qui anime, vous interdit quelquefois.Cependant, tout cela s\u2019o- pore naturellement chez lui : on sent qu'il pense vite es juste.C'est peut-être à cause de co don subline que certains critiques lui ont attribué peu de disposition à peitidre les impressions de l'âme humaine et de l'esprit dans leurs conceptions subjectives.Ni ces critiques ont raison, smoindrissent-ils sa facilité de création, ses comparaisons si vives qui peuvent donner une âme à la feuille dusséchée, à la fleur fauée inerte aur le sol, les ranimant par son souffle puissant 1 Non, mais ils permettent de supposer que cet esprit fertile s'est toujours rebuté à vouluir pénétrer ce qui était imunnent, ce qui appartenait on propre à la divinité de Dieu devant qui il abdiqua toute volonté, lui- eût-elle été suygérée pur une conviction.Il discutait olontiers du monde physique, des êtres dont il se compose, deu phénomènes développés daus ces êtres, des luis et des forces qui les régissent, c\u2019est à dire des sciences physiques et naturelles, mais non pas des mondes invisibles ni des sciences vccultes devant lesquelles sa réponse était : ** peut-être \u201d ! Puis, le positivisme de sun intelligence, de ses analyses, quoiqu\u2019on ait tenté de le rapprocher des poètes allemands si nus- feux, pouvait-il consentir à atteindre des déductions logiques de son jugement précis, les causes intangibles des manifestations de l'âme?Il était orgueilleux, dit- on Ÿ son orgueil n'alls pas jusque là.Saisir le fond de l'âme, dépouiller de toute ombre ses replis les plus cachés, voilà une tâche arduve et bien inutile peut-être.Victor Hugo se contentait d'étudier les caractères limités à certains types primordiaux parfois en rapport avec leur complexion physique, il n'en prenait que lus grandes lignes, no s'arrétant pas à toutes les influences morbides qui viennent souvent jeter une perturbation dans l\u2019ordre d'évolution assigné à chaque individu.De propos nettement délibéré Gustave a Flaubert quoique d\u2019une autre école, circonscrivit comme Hugo son esprit d'analyse psychologique.Notre pauvre Guy de Maupassant qui voulut aller au delà en découvrant l'âme, nous laissa interdit par des pages superbes jendant la lecture desquelles le livre nous échappait en nous faisant murmurer tout pensif, tout réveur : peut-être.Mais que restera-t-il de ces pages tant fouillées, d\u2019une pénétration qui éblouit, qui saisit par cet au delà audacieux qui touche à l'infini et nous révèle l'inanité de nos solutions en métaphysique ?Il restera, au point de vue didactique, l'écrivain au style impeccable, a la phrase grammaticalement correcte dans sa forme originale, avec sa clarté d'expusi- tion, l'apparente logique des faits qui résultent de ses caractères soigneusement dépeints ; mais il ne restera rien des confessions iutimes de ces âmes ulcérées, torturées par les luttes j assionnelles dont le psychologue a étalé les plaies par son génie créateur, pénétrant, secondé d'une imagination excessive, morbide peut- être, tandis que Victor Hugo dans ses ouvrages en prose était doué d'un génie et d'une imagination plus tempérés, plus robustes, plus équilibrés, moins empaumés par les nerfs, plus sains, qui ont défendu uon seulement de grandes idées mais ont révélé à notre langue des propriétés semblables à celles que Shakespeare introduisit dans in langue anglaise, c'est à dire, presqu\u2019une transformation.Cela n'empêche qu'un ancien pion du collège Stanislas, improvisé critique littéraire, à passé à pieds joints sur tous cee trésors de science pour ne signaler en Victor Hugo que quelques travers de vanité qui n\u2019ont pas trouvé grâce à côté de tant de mérites et lui out valu le «ualificatif de ** bon bourgeois,\u201d dans son acception le plus ridicule.Qualiticatif idiot pour tous ceux qui ont connu Victor Hugo et au prix duquel ce pauvre conférencier impuissant et hargneux n'est pas arrivé à se faire prendre au sérieux, ni à a tténuer son caractère de pygmée qui l\u2019uppresse et le désespère de pouvoir jamais respirer sous les ailes de ce géant.ve MakcHy.(A suivre) \u2014\u2014 pe am A L'OMBRE DU MYSTÈRE A M.P.5.Le L'amitié est un don du ciel : elle vient sur la terre pour ensoleiller notre existence, diviser nus peines, multiplier nos jours, et donner de l'élan à nos cœurs : car un cour vide d'affections ne vit qu\u2019à moitié, ll en est encore de ces âmes généreuses qui se font de l'amitié un sentiment que ni le temps, ni la distance, ne sauraient altérer.Ne vous est-il pas arrivé de rencontrer cette jeune fille, a air franc et sincère Vous montrant dans ses yeux ce qu\u2019elle aurait voulu vous faire avoir /.N'avez-vous jamais senti que son âme était syinpathique, et que son cœur sensible aux émotions hourrissait pour vous un sentiment d'attachement véritable /.Ne vous aurait-elle jamais fait part de son désir ardent de vos visites ?.Ne vous aurait-clle jamais révélé combien elle était ravie de vous entendre jouer vos \u2018*Sérénades\u201d harmonieuses !.De cette amitié solide et bien fondée, grandie à l'ombre du mystère, dites, n'avez-vous rien deviné 7?L.Malgré son silence un peu obstiné, n\u2019'avez-vous point compris # / LL.Uni cœur, de son penchant, offre pourtant assez de lumière pour percer les voiles d'un tel mystère.Kt votre cœur, lui, est-il toujours resté muet /\u2026.Je ssuis peut-être un peu curieuse, (comme toutes les femmes) mais si en retour de cette découverte, elle vous demandait l'aumène, dites, la lui refu- seriez-Vous L.Si non, Vous pourriez alors chanter à l'unisson les vers sublimes que Lamartine nous à laissés dans son testament littéraire : ** Mimons-nous, hos rangs s'éclaircissent, Chaque heure emporte un sentiment : Que nos pauvres âmnes s'unissent Et se serrent plus tendrement.\u201d ENÉRI.\u2014\u2014 >.me Les Français connaissent peu la ruse dit : la pertide France ?\u2014A, DELrrr.:a-t-on jamais L'ILE AU DIABLE.; \u2018.th LA CASE DE DREYFUS ET LE BATIMENT DES GARDIENS me ue mc a, x 3 di 368 TN A ès CE 2 Ry 5 3 Sh i, NE té > 5 = Gol, hoy ve Ong n £ \u2014 Ay 4, 4 | i 2 RY hy 3 ; st $ E = Il y4 Kneis Fret SIT ~ Fal NG te, 2 aE ® > EN A+ Soom 2 \u2019, ed » BRA æ ne, PR ei 11 chibi ç RS ro H Qu A x y+ 8 3k 12% 1 va J a À se , LA PRE : oh La, a Lhe : 7 Ry ba -y 2 sage \u201c7 3] raw: REE \u201c+ I] 5 af A $ vi EY + ta % ie A v J vs de \u20ac foe x Cu e CALE k ] 8 PSN a EN 5 a \u20ac J vi \u201cik ce 2 Ve em 2 A La vi Si, - æ 2 5 H a & \\X as NJ 4 2 pe = { y * A ve Pr.* \u201cx / Né ( gir, ER [ Cd + 2 = lat ; of AN | 4 À h a er ee wht bad ñ ! 4 fo ih I / TE ME u © i ft) Rr ~~ 1 : + A KJ W ow ri iy © \u2014 SN LA 4 à Lhd wi.a A ri) vas ret 1 ng J 3 pe ; & Nu T M; 2 4 Sp ( t of 7 i xX 3 it My i a if 4 .+, 8 ! .i NE i, fad 3 4 3 # pat ly at © ih \u201c a : fs 7 745 At 3 ÿi LM an de 4 %/ 4 2d ig Hal 2 if i y 3 tif i i IF hat A c va A 5 i \" Bo or WF i | ain ! \u2018 LV pe] A fe W hp ho et 3 K pei x ue gE 4 0 Mh LR qq bi; 4 y > eo i gi a ita\" | J A th iy 4,4 wih + 0) 2 re à 4 à i i Ir H i De % ed Sl J fot £0 } k ge 2 i at 4 Ai j ih LY 1 Fh A A un LA v ig ; i ao ah A (3 15 = TJ 3 4\" \u2018 M { 4 A vhs AN # À 3 il LR) [a Hi Ji + ia 4 Hl if Li | 1 I fi fo + \u201cP * » th #1 A Ti J bi i i NO Hi | I; g J YZ a te \"Reit) sd il J | i ¢ : À f .À + i \" / F i hh! j ÿ vs i 1 oh b Lh W iit % 4 j Wh Mew a Ÿ Th 4 a i kit A # pr Hi \u201c : 4 d Rk 1 4h { Hi 42 Ww 4 im I ne at fh! ! 14 x so dé» À ni # il vi Ÿ Th 4 Va iF i, \" # Th wh | ! ; i ul 4 ) à ji ' « Pi 0 i Ht | i i Hf i I th ; ; fi Ÿ 7 ' kot 7 » A X Jil il il | I, hi | wi di Li ill i | pr vs fy hi iy FR $ a | ! dl i : fi} 7 i ] hi fl H! i; il A « ¥ 4 >, i ¥ \u201d SR i Ÿ i ! A ] | il fl (2 Ta i # i h i Nin Ni 4 il | 4 5 foi pri A TM he 4 yl ¥ | 3 D i Laon my i ; il A | | | ï hy lg : ! ! i pt i] Hy J f : ; ; Ut | | il, ne il va) Ta Fe yi ÿ A £ W lu ji in | H \u2018 I i j À Pen | 3 it | ; 77 Py « À J ; | | il | J i i J Li | 1 rl %E 4 A ; ; il Ji à # | Uk i\" : i | | li : | ; | 34 } I 0! M fli | | Ï | | y ) » gh th It) Ny » = = | Us Mu | A | il i) I Hin Fhe [oh 4 | v \u20ac | ÿ i sa A pi | N i ?Lio i > i pe * 1h § i + ÿ ÿ ry W Vi bot ou f iy J 4 3 ) Lÿ Qu ee ÿ LA hp ¥ it \u2019 3 pal fy ¢ j À À > | ¥: [A If A | jh ia f 3 il » x: \\ Ci gl Wildy > 4} w Bi & Ww 7% fl f+\u201d Hi À \u20ac, li i I i id f Ii pra # Uy AM Wh hil A br J } i il i ht jo i i x ; 4 A I A | i i f 4 ie | | In 1 i! i» W, i th, i | ; \u2018 Ce | | 4 j i i Ti Ji ; i ! j I i x i À À i 4 \" i i f : i , 1 EU RY van Hi in A Guy xr Vl al ad ol | 4 ig! | I | ik + 1 i % ik.Ÿ i if vi i hy Ir fs Na, Kg A | | | sy i! { iv ¢ i ih | | |] ; i fi, fi J | il | ll i | i\" i li ti, | i ih \" i i li fi.| i gi | bi jit i 1 ÿ Con vil ri] | i il | i ba ç - 1j } CAE, AJ} i | .| A : ! li ji js i | i I Ih sé it ns 2 y , i) | il bn! \\ ji ' » £: A f | H il 4 | i 0 il] | | bi | ¢ | Ii fl Fa A i i i 0 ) al : y ; ; J i } + il ph i | Th ir 4 | Ty) fe i i | I hy ly i d qe ut 4 À , X à ul 3 il a t I id i ' » t | \" i M | Ni N i 4 il ) - i # ae pK 7 I 2 | ÿ \u20ac NY À WY ! li i ) 4 § Wl h i i i 4 I i f | | * % i 4) r | } } N Ny IA » i fi | i ! a LE ; ; 4 in WN } | | | il | } I il h # EE \u201c% ER i il i ARN WA à 3 I | 1 i j ] a 7 2 à ne | | il i r ! I | | ds it | Ny I 4 Ez pe a l tl fl il i il i » Ee il | À il À \" un ne i ) \u2019 Sie Hh fi Tn 1j} 1 i | | 0 fi pa Ud | Ci = | i i HIN 7 dl EUR wh ag Pa.+# in > itl hy i il i i NN 8 il US hated H il dt 1 i\" Ww cil a SCHEIN DE L DES CHAMPS 458 LE MONDE ILLUSTRÉ FRAGMENT DE LETTRE HISTOIRE D'AMOUK (Suite et fin) \u2018Je n'étais rien ; je voulus être quelque chose, croyant, dans mon amoureuse confiance, qu'elle m'aimerait avec plus de raison ; j'avais son cœur, je voulais son dime, toute Ron âme, son intelligence, sa volonté, son estime.Je voulais qu\u2019elle n'eût rien à envier aux autres femmes ainiées.Je voulais être désiré par toutes | our n'aimer qu\u2019elle seule.\u2018Tous ces sentiments s\u2019agitaient dans mon cœur, concouraient à augmenter mon amour.Je résolus de lui faire part d'un projet qui avait germé en moi dans tes pénibles veilles.Je voulais aller étudier la peinture en France, et je ne lui laissai rien ignorer des motifs de cette subite détermination.J'ai toujours eu un goût très prononcé pour la peinture, tu le sais, c\u2019est la seule belle chose que j'aimais et que j'ai continué à cultiver dans ma jeunesse libertine.\u201cUn mois après ce jour, je partais.Nous nous étiuns fiancés, et la veille.la belle, en ma donnant un baiser d'adieu, me dit, les yeux remplis de larmes : ** \u2014V'a, ami, étudie, travaille et reviens triomphant.Je serai toujours à toi alors comme je le suis en ce moment.* J'étais heureux, quoique je partais pour des années.Vuilà comment je l'aimais \u2018 et jusqu'à quel point l'adoration que je lui vouais était poussée.\u2018* A Paris, je devinis élève de N.Au dernier Salon, deux de mes peintures étaient primées.J'avais travaillé ferme, et le peu de talent dont Dieu m'avait gratifié, aidé, fortifié par l'ardeur qui me consumait, me fit, à la fin de la quatrième année, obtenir une première place parmi les artistes nouveaux.Mon désir était comblé, mes vœux exaucés, je sentais sur mon front les doux rayons de la gloire.Mon nom parut sur toutes les feuilles, on critiqua, on vanta mes toiles.Bref, je devins célèbre, et ma renommée, accrue par la distance, me précéda au pays.Que m'importait alors tout le bruit, toutes les sympathies et les haines ! Je ne voulais qu'une chose : revenir bien vite déposer aux pieds de celle qui devait être ma compagne les lauriers conquis pour elle.* Et je disais aux flots verts couronnés d'écume, qui grondaient parfois autour du navire qui me portait vers le pays : \u2018\u2018 Qu'elle est belle, ma tidele fiancée, que ses yeux sont profonds, plus profonda que ton onde, 6 mer ! Son cœur renferme dlus de trésors que ton sein.Pourquoi vous agiter, flots jaloux ?Ma bien-aimée est là sur la grève qui attend plein d'émoi, voilant de sa main ses cils noirs et regardant si la voile qui blanchit à l'horizon lui apporte le bonheur.Qu'elle est belle, ma fiancée, 6 mer.\u201d Je disais a Ia mouette rapide qui s'enfuyait a tired'aile : \u2018* Va, rapide oiseau, va vers elle et dis-lui que je reviens heureux et couronné, dis-lui que je lui ferai oublier les longues années d'attente.que mon cœur est plus ardent que les larmes brûlantes qu'elle à versées sur mon absence, que je l'adore et que bientôt elle sera ma femme.Va!\" ** Mon anxiété était extréme, et je crus mourir de joie quand le rivage du Canada, un matin, se déyagea de la brume.Dans quelques heures, j'allais serrer sa main, j'allais entendre sa voix, quel bonheur ! \u201c Enfin, on anive, wille questions agitent mon cœur : son amuur, conne le mien, a-t-il grandi ?estelle toujours aussi belle ?ses yeux ont-ils toujours la même douceur et sun sourire ln même fraîcheur ?* Je cherchais des paroles ardentes à lui dire et les mots d'amour les plus fous muntaient à mes lèvres qui tremblaient.** On accoste au quai.Depuis longtemps mon regard anxieux et brûlé de fièvre fouillait Ja foule curieuse qui s'entassait, pour reconnaître les deux yeux bleus de ma fiancée.* Rien !.Personne à ma rencontre ! et, peu à peu, la foule se disperse, et à moitié fou, regardant l'eau noire clapoter, je restai seul, oublié.** Hélas ! hélas ! jour à jamais funeste ! J'allai rapper à sa porte et j'appris qu'elle était mariée de la veille de mou arrivée !.\u2026.C'est incroyable, c'est inoui n'est-ce pas ?une telle trahison : et pourtant, c'est ainsi \u201c Lâche abandon, action vile, chose sans noms amour maudit, femme cruelle et aans cœur | Que tous mes pleurs retombent en larmes de sang sur ta tête insensée, et que l'éternelle justice qui juge\u2019les douleurs te fausse ressentir les horribles tortures d'une Âme délaissée ! ** Méconnaître ainsi mon amour, oublier ses serments, faillir à ses promesses ! \u2014 elle que je croyais si fidèle et si bonne, tromper un cœur qui s'était donné à elle tout entier ! Quelle déception ! que; profond désespoir * quel abîtie s'est soudainement creusé sous mes pas ! L'insulte, la malédiction et le blasphème brûlaient ma bouche.\u201d Ici l\u2019écriture est devenue presque illisible, tant ces caractères sont tracés d'une main tremblante ; on sent qu'une puignante émotion étreint le cœur de cet homme qui racutite ses douleurs.** Ah ! ami ,quand j'eus compris que je l'avais per due pour toujours, ce n'est qu'alors que je sentis la grandeur et la force de mes sentiments ! J'avais fait pour elle tout ce qu'un homme efit pu faire pour une femme adorée.( Dieu ! vous savez avec quel plaisir je lui aurais donné mon sang et ma vie ! \u2018* Je l'aurais passée à ses genoux, cette vie qui lui appartenait, en l\u2019aimant, la contemplant, l'adorant, trop heureux si un regarl de tendresse, un mot d'affection, un baiser d'amour fut tombé par instant de ses yeux ou de sa bouche divine.Oh * comme je l\u2019aimais ! Elle est à un autre.pour toujours ! Pour toujours ! ! | ** Le comprends-tu bien, ami / pour toujours pendue aux bras de cet autre, elle redira les douces choses qu'elle murmurait à mon ureille ; ses baisers serunt tous pour lui ; il aura ses bras pour collier et son sein pour oreiller.Enfer ! désespoir ! rage impuisssnte ! J'ai perdu pour jamais toutes ses caresses, je n'entendrai plus sa voix, je ne verrai plus l'éclair de ses yeux, à lui son sourire, à lui son âme, malédiction ! ** Tout ce que j'avais rèvé lui dire, un autre le lui dira.Elle devait m'attendre, mon nom devait être le sien, ma maison sa maison, et dans mon cœur déjà je la nommais ma femme.Quels rêves délicieux j'ai faits quels beaux projets je méditais et comme je croyais être heureux un jour ! Nous être l'un à l\u2019autre un monde, une patrie, Un ciel !\u2026 Vivre ignorés dans un lieu de son choix Y cacher un bonheur à faire envie aux rois \u2018 ** Tout ce bonheur rêvé, en un jour s'est évanoui, tout s'est évaporé, enfui, flétri, tout est tombé conne ln pâquerette pleine de vie tomle sous la faux! hélas I.\u2018Tu ne peux comprendre tous les sentiments qui m'agitérent en cet inetant suprême où je vis ayoniser mon cœur et sombrer mes chères illusions, nu l'immense dégoût de la vie ut des hommes qui pénétra dans mon esprit.La haine, la colère, l'amour, le désespoir vinrent tour à tour faire vibrer cette âme à jamais brisée.** Ah ! que je te hais, que je te méprise, folle fille d'amour, volage, frivole, indigne adulatrice\u2026 Je te hais et je te méprise de toutes les fibres de mon être ! Jet'en veux de mon bonheur brisé, de ma vie détruite, «le mes illusions déchues ! Que je te hais '.\u201c* Non.je t'aime encore et je pleure !\u2026 \u2018* Hélas ! ma haine n\u2019est que de l'amour \u2018\u2026 Par toi, j'ai connu l'amour et la douleur : l'amour dans ton premier baiser, la douleur dans ton dernier accent, Les premiers troubles de mon cœur et les premiers sanglots de ma douleur seront les plus doux souvenirs de mon existence.Ton visage m'a sauvé de l'abime où j'allais tomber, ta trahison a fait de moi un homme, elle complète l'œuvre de tes yeux.\u201c Un enfant ne devient homme que quand il aime ou qu'il souffre : nimer et souffrir, c'est la vie, c'est l'humanité, c'est le monde.\u2018* C'est lu sainte rosée des larmes et le soleil de Ua- mour qui font croitre en nous ce que Dieu y n mis de grand et de noble, ce sont eux qui font éclore I'étincelle du génic ou ln purcelle du talent.C'est Pétrarquo pour Laure, Musset pour Ninon, c'est Dante pour Béatrix, Lamartine pour Héloïse, c\u2019est Rodrigue pour Chimène.Homme, tu n'es grand que par le malheur, » dit Chateaubriand.T'u nos quelque chose que par lu tristesse de ton âme et ln mélancolie de ta pensée.\u2018* Quel abime profond, quel mystère que le cœur humain, quelle vivante énigue que l'homme ! Je veux hair, je ne puis qu'aimer : je veux maudire, et Ia malédiction qui part de mon âme expire sur mes lèvres en paroles d'amour ! Je suis destiné, comme lu damné, « toujours bénir ce que je veux hair, à toujours sentir mes entrailles brûler d'un feu maudit sans pouvoir l'éteindre.* Qu ! que je souffre ! Je ne trouve plus rien de beau dans le monde : je hais tout, excepté Elle.Le bon heur des nutres m'exaspère, les rires me font pleurer, les pleurs me fout rire ; je suis devenu éguïrte et mé.chant, les malheurs d'autrui ne me touchent plus, je me dis : Nul ne souffre comme moi ! \u201cJe le répète : ma vie est un supplice insuppor table, cent fois pire que celle d'un forçat dont les jours sont rives à un boulet d'infamie, qui.\u201d lei, une page manques,.devant mon bonheur détruit, maudissant la vie, croyant devenir fou, j'ai jeté mes pinceaux, brûlé mes toiles, jurant que jamais cet art acquis pour elle ne me tenterait désormais.Voilà pourquoi, cher ami, revenu au pays après une absence de quatre ans, tu m'as vu tout aussitôt reprendre le chemin do l'exil.Je cherche à m'etourdir, j'essaie d'oublier, je veux des joies factices pour extirper de mon cwur le germe qui » croit encore ; c'est pourquoi j'ai parcouru l'Europe en tous sens.** J'étais a Monte-Carlo la semaine dernière, et je suis à Nice pour un mois.A Monte-Carlo, mes au- ciennes habitudes, encore indomptées, m'ont entiaine.J'ai joué, j'ai perdu, j'ai gagné \u2014 beaucoup / - je ne sais.Une pensée m'occupe continuellement ; ELLE.et me distrait de tout autre.Je l'aime : et si je ne parviens pas à l'oublier, je inourrai.** J'ai visité Rome, Jérusalem, j'ai vu le Saint-Père et le Naint-Sépulcre : partout, dans l\u2019antichamibre du Pape cu sur la route du Calvaire, dans les sables du désert ou sous les lubris dorés des palais, au milieu des jours et des nuits, à travers la fumée bleue des cigarettes ou les vapeurs du champagne, toujours et partout, je vois une forme vague et gracieuse, un visage de madonc sourire et se moquer !\u2026 \u201c* Cette vision constante de mon esprit halluciné est pire que la mort.Parfuis j'écoute la mer qui m'invite doucement du haut du rocher qui se dresse là-bas.Je suis sauvage, j'aime la solitude, et quand je suis seul elle me dit à travers le clapotis de ses vagues bloues qui lèchent mes pieds : \u2018* Viens, viens, c'est dans mes bras, dans mon sein que tu trouveras l'oubli.Viens, viens, sois courageux, un pas et tout sera fini.Viens.viens.** Ma pauvre tête s'égare, mon intelligence sombre dans ce supplice affreux.Au secours ! ami, la mer est une sirène dunt le chant m'attire, au secours ! ou je tombe en ses bras ; écris-moi, trouve-moi un moyeu d'oublier, ou je meurs, la mer est si belle ot on doit si bien oublier dans ses flancs, et si bien dormir du grand sommeil dans son lit d'algues vertes.\u201d Ici la lettre s\u2019interrumpt.Je ne continuai pas ma promennde et, penaif, je rexa- gnai mon logis ; quelque temps après, les yeux fixés sur un portrait de femme, je descendis en mon cœur pieusement comme un entre dans un sépulcre.J'eus souvenance que moi aussi j'ai aimé, qne j'ai souffert, ot je me disnis tout has, en présence de cette grande douleur dont je venais de lire la relation, cen vers de François ter qui s\u2019y connaissait en femmes : Femme varie, Fol qui s\u2019y tie Un seul instant Depuis, eu relisant cette lettre, j'ai toujours pleuré avec cet homme, cet inconnu qui a souffert jusqu\u2019 vouluir mourir.Québec, 1898 Joss.Bras Cy $ 459 LE MONDE ILLUSTRÉ TOILETTE DE RECEPTION Toilette de réception ou de diner pour jeune femme ou dame d'âge moyen.de mousseline de soie rose ; corsage forme blouze en crèpe de Chine bropé de petits rubans ; Robe en velours ou satin noir ; tablier en crêpe de Chine rose brodé de petits rnhans froncés noirs ; autour du tablier, petits ruchés berthe croisée en mousseline de soie rose.-(Extrait de Le Mode Pratique, T9, boul, St-Germain, Paris.) TOILETTE DE RÉCEPTION Il est toujours très ditticile de trouver une jolie toilette pouvant être portée montante ou décolletée pour assister à un mariage, cérémonie du jour, réunion du soir.Voici un modèle qui convient tout à fait à cet emploi, si l'on y met une une guimpe mobile en mousseline de soie ou en tulle sur satin.Dans le cas où on aurait de la dernière saison une jolie robe de velours ou de satin peu portée et encore très fraiche, on pourrait la moderniser et la changer d'aspect en faisant un tablier de tulle, \u201ce crêpe de chine ou de gaze brodée.Ou bien encore, si on a une belle laize de dentelle, on l\u2019empluiers pour le tablier ; en ce cas, lo corsage aurait une blouse également en Inize do dentelle.Le tablier, disposé ainsi que le représente notre gravure, AVARtAgers, en l'amincissant, l\u2019ensomble de la jupe.Matériaux : velours 16 verges ; tulle en laize de 48 à HW pouces ; mousseline de soie Z verges ; ruban de satin No 5, 2 verges ; soie doublure 18 vergen.AMUSEMENTS THEATRE FRANÇAIS La comédie mondaine ** Le bénéfice du doute,\u201d du A.-W.Pinero, est le prétexte au début d'un nouvel orateur destiné à remplir les premiers rôles sur ls scène du Théâtre Français, M.Kendal Weston.M.Westun n déjà figuré, avec beaucoup d'avantage, sur la plupart des grandes scènes américaines, et la direction du Théâtre Français a dû s'imposer d'énormes sacrifices pour s'assurer sa collaboration.M.Weston arrive à Montréal bien décidé de gagner d'un seul coup la aympathie du publie canadien, dans le principal rôle de \u2018* Le bénéfice du doute,\u201d la nouvelle pièce qu'introduit M.Phillips en cette ville.D'excellents acteurs de Vaudeville ont aussi été en- yagés pour cette semaine.THÉATRK DÉ SA MAJESTÉ C'est la fameuse troupe de Francis Wilson qui tient l\u2019affiche au théâtre le Sa Majesté cette semaine.Le rival de Hooper joue le rôle de Napoléon dansle ** Petit Caporal.\u201d Il est secondé par Luln Glazer et Dennis Sullivan le ténor.Voilà un trio d'artistes et une pièce qui ne manqueront pas d'attirer lu foule au théâtre de Sa Majesté.Le \u2018 Petit Caporal\u201d est un opéra comique qui tnérite d'être vu.M.Wilson a, dit-t-on, le rôie qui lui convient le mieux dans cette pièce.Les premiers artistes sont fort secoudés par les ch«eurs exercés et plusieurs groupes de jolies figures tandis que les décors sout de vraies merveilles.Les premiers artistes sont fort secondés par des cliceurs exercés et plusieurs groupes de jolies figures, tandis que les décors sont de vrais merveilles.\u2014 +.-D.A FERRISS, Etc, Etc.| C.-J.GRENIER 2310 Ste-Catherine, \"2, * 7° 1613 Ste-Catnerine, pte de la rue St-Hubert. 464 LE MONDE ILLUSTRÉ Un bienfait pour le beau sexe Aus Bisto-Unis 8.-P.60 Masfigny, Manshooies, NX.B.Poitrine parfaite ar les Poudres rientales, les seules qui assurent en $ moia le déve- > loppement des formes chez la femme et guérissent la [Xx dyspo sie ot lu 'na- \u201c3 ladie du foie Prix : Unetooite, avec notice, 81.00; Six boites, $£.00, Dépôt géréral pour la Puiss«nce : L.1.BR/ WARD, 1682, rue Sainte-Catherine, Montréal HOMMES FAIBLES jeunes et vieux-\u2014 Guérison permanente, assurée, de perte de vitalité \u2014faiblesse, impotence, débi- tité, perte de mémoire, etc.25 Ans de succés en Europe.Ecrivez pur notre livre \u2018\u201c Hommes abies,\u201d gratis sur demande.PASTILLES JEAN $1.00 le flacon.Per la molle, cachete, franc de port Seuls dépositaires : Gle Medicale du Dr.Jean Adressez: B.Poste Bolte 187, Montréal, Can.Kn vente ches A, DECARY, coin Sainte.Catherine ot Saint Denis ; B.K.Mctale, 2123 Notre-Dame ; C.-O.Dacier, coin Saïnt-Denis ot Duluth ; Jos, Contant, 1475 Notre-Dame, VGTOR ROY & ALPH.CONTENT Arohitectes ot évaluateurs 151, RUE SAINT - JACQUES, TéLÉrHoNE 2113 CHAMBRE 4 Couronnes en or ou en porcelaine posée eur de vieilles racines.Dentiers faits d'après les procédés les plus nouveaux.Dents oxtraites sans douleur chez J.G.A.GENDREAU, Dentiste, 20, rue St-Laurent, Montréal.Tél.Bell 2818.23545 G oun 0 £ ™ GR del DYs FIEV TROUVÉ leS pour a HU BILE ux-Ponts, RTHER Dif ARY, DR BERNIER DENTISTE 00, rue Saint-Denis MONTREAL OBTENUES PROMPTEMENT _ Avezevonaune idée?Sioul, demandez notre \u201cGuide des Inventeurs* pour savoir comment s'obtiennent les patentes Informations fournirs gratuitement.MARION & MARION, Exports .Edifice New York ite, Montréal.Bureaux: 1% Atlantis - to 0, Washington, D.C.U.PERREAULT \u2014 RELIEUR \u2014 No 40, Place Jacques-Cartier, Montréal complet.Spécialités : Reliure de Bibliothèque.Re- lure de Luxe, Livres, Blancs, Reglage, Etc.Relieur pour Li MONDE ILLUSTRE, L'outillage le plus complet et le plus nouveau de la ville.Une visite est sollicitée.Un prix spécial aux Commnrantés No 227, rue LE +ee N°360 RUE ST DENIS TEL GEL 2283 MONTEZAL = MAGCHMAMD 842 PQ.80 YEARS\u2019 EXPERIENCE La Parifcalen: Taie NY, Du Dr Lussier Traoe MARKS DESIGNS COPYRIGHTS &¢e, noma sending à sketch and Jenzription may Quita.y ascertain our Opinion free whether an tuvention 1a probably patentable.Communten- tionaktretly contident(al.Handbook on Patents sent free, Oldest gency for securing patents Patents taken throuzh Munn & Co.recei-e special notice, without charge, in the Scientific American, Est une préparation au vin de Sherry, tras agréable au goût.C'est le résultat de 30 ans d\u2019expérience et d\u2019observation.C\u2019est le meilleur remède du jour pour toutes les maladies dues A I\"tmpureté du sang.Fortement recommandé.Certificats et circulaires descriptifs soumis sur Ail thy naomi Fraenat Ferma era | demande.ear ; 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