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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
mardi 15 mai 1855
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
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Références

La Minerve, 1855-05-15, Collections de BAnQ.

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[" JOURN vos XXVH.AL POLITIQUE AVIS.M.LEMOINE & CIMON, on l\u2019honneur d'informer le Commerce et le public en général qu\u2019ils sont entrés en Société, et ont loué, à com) da ler de MAIL B, ces grands et spec! Hangards faieant face à la rue St, Pierre Ne.Jÿ, et à ln rue Sauit-au-Matelot No.27, maintenant occupés par M.H.Benjamin, june.sur is Row St, Pierre, ot par 3.Robert Middleton sur la Rue Gault-au-Matelot ; où ils se proposent de faire Le commerce comme MARCHANDS A COMMISSION, ENCANTEURS ET COURTIERS.Para longue expérience des deux, et verteut de M.LE MOINE, qui à Sté pendant plusieurs années chargé de la direction de l'Etubliw- semet de MM.G.& H.Gibsone, ils espérent donner toute satisfaction, môme aux personnes les plus particulières.Ile seront,préts à (aire deu avances raisonnables sur toutes Marchandises confiées à leurs soins, et ils feront tous leurs efforts pour en effectuer promptement la vente.MARCHANDISES SÈCHES.ju*ile ee proposent de limiter leur commerce nux Marchandises Sôches, néanmoins ils donne- rout leur attention à toutes sort-e d'effets que l\u2019on voudra bien déposer dans leur établissement, Île sa flettent que par leur attention aux affai- Tes et des paiements réguliers, ils rencontreront l\u2019encouragement qu'ils atrront mérité.L.D.LEMOINE.F.X.CIMON, Québec, 30 mare 1835.\u2014tm NOUVEAU MAGASIN DE Marchand-Tailleur et de Hardes EF ANKE AUK McGILL, No 69, ENSEIGNE DU MOUTON NOIR.Où Pop trouvers en Gros aten Détailun as- \u201c\u201d sottlimant blen choisi de Drape, Casimi- res, Patrons de Vestes, Gants, Cravates, Collets, Chemises, &o.et aussi un assortiment de hardes faites, des plus complgls, ke.ES soussignés.tout en remerciant leurs pra tiques, tant de la ville quedels campagne et le publie en général, ont l'honneur d\u2019annencer qulile viennent de recevoir par les derniers arrivages, un assortiment cousidérable de MAR- CHAHDIRES d'AUTOMNE, consistant en : Draps kin, Whiteney, Castor, et un grand amortiment ŸÉLOURS da SOIR.ot de couleurs, &e., Ke.L'assiduité et la régularité qu\u2019- ilsont toujours apportées dans la uite de leur commerce leur fait espérer pouvoir mériter et obtenir une part du patronage de leurs amis et du public en général.[ls osent aussi se flatter par four attention et I\u2019emploie de bona ouvriers, de n'être pas surpassés dans leurs ouvrages, tant sous te rap du goût que pour la durée.; Îls informent de plus, leurs nombreuses pratiques, cant de la ville que de la campagne, qu\u2019ils continneront comme par le passé à servir les pratiques qui aimeraient à fuire choix de leurs drape ou é ailleurs que dans leur établissement, et qu\u2019elles seront tout aussi bien servies.Le public est prié de venir visiter ce nouvel établissement, vu que les propriétaires pourront i de à bes-prix.disposer loos EN VENUE d LE BLANC.96 oet.\u2014a \"8 = ~WVIPATON \u2018Ua ( *! \u201cauqær Ig) \u201cjuammer] 1g 13 vod | A on | > A a Fi H \"1S \u2018puny 2 4 7 3 a.528 4 ** \"29 \u2018mouregorag \u2018£ 00] PA 3p saa ly \u201cop faim mag 9 \u201cauTe990 \u201c15 \u2018Aqua \u2018zquset \u201canus \u201c15 \u2018ampiyyy, ed mora FP INIT J \"1G'agamcosepç \u2018anvogazrez - ony sinfinunsiEnsle E icf 2 1 se; °5%% go sa PCYZULKON 20 SATIVK SAC LUVZIG LE BF AIURV Waxd ung \u2018snel 63) mo) x a VOS papas, \u2018pasa © PEER NREE Ly EERERR EXE SY loess] i TR i» 8 x - ë * Tp senofsa] 9801 °K ¥ 00:6 SAINAIS bo AXepaage I; etd] see es H = à restes t° *Les Sacs supplémeniaira pour letires des Condusteurs seront fertiés à 10h A.M.t Les Secs nupplémentaires pour lettres des Conducteurs seront fermés à 5:00 A, M.HUITRES FRAICHES- L\u2019'EMPIRE SALOON, (Restaurant Francieco,) SUR LA RUE BONSECOURS, DES HUITRES FRAICHES Venant de Portland, UOUARDI POISSONS FRAIS Venant de Le Mer.On peut fournir les familles privées À toutes Heures dans ce Restaurant et avec des mets les plus recherché, d'une qualité aupérieure à celles Que l\u2019on peut tiouver sor nos marchés et à moil- leur marché que l'on pourra les acheter-ld, Mr.Francisco à ponr evite fin louer toute le maison qu\u2019il occhpe actuellement, 2 avril\u2014a F.FRANCISCO.| pour lea plénipoten Nouvelles de l\u2019Etranger.\u2014_\u2014\u2014 Suspendues pendant quelques jours, les conférences ont bé réouverles Je 17 avril, dit une co:respondance de Vienne.Les mem- Lres ont tenu, à une huvre, leur dixième séance.À s\u2019en rapporter aux bruité les plus accrédités, les inelruclions envoyées par ie gouvaruement de Saia!-létersbourg, seraient 9; à des concessions, ayaui poor but la dimiaution de la puissance russe dans ja mer Noire.Le Frencdenblalt du 17 (it que, ('aprés ces instructions, la Russie n\u2019est disposée à faire aucune concession au aujelt de s4 marine militaire.Ce n\u2019est pas seulement à Vienne, dit le Journal den Délais, mais aussi à Saint-Pé- tersbourg, que la grande question ide paix ou de guerre donne lien aux plus vives dis- cussious ; à Saint-Pétersbourg, il y a aussi deux partis en présence: celui de ia guerre et celui de la paix.; Le premier, quia pour lui lo prestige de l\u2019espril national, repousse avec énergie toute proposition d\u2019amoindrissement de l\u2019iniluenco moscovite.Le second énumére, mais avec timidité, les dangers de la guerre, dans laquelle ia Russie Va se trouver seule engagée contre toute l\u2019Europe : il invoque les dernières pensées de Nicolas, qui n\u2019était pas éloigné, dit- il, d\u2019acoéder à un arrangement pacifique.Le parti de la guerre, ajoute le Journal des Débuts, à le dessus : on sesure que l\u2019empereur Alexandre à répondu par un refus formel aux propositions des plénipotentiaires ailiée, qui lui out été envoyées par le prince : Gortschakofl.De leur côté, les plénipotentiaires aliiés paraissent déterminés à ne faire aucune concession, au aujel du troisième point, qui reste toujours la pierre d\u2019achoppement des négo- ,ciations.Les dillicultés ne font donc que © s'accrolire, se multiplier, et si le canon des Anglo-français ne tonnait pas en ce moment i 4 Sebastopol, nous courrions risque de voir la | diplomatis nous préparer des prutucoles pour plusieurs anné + La préssuce 1.Drouyn de Lhuys pourrait seule hâter la solution.L'objet de la mission de M.Drouyn de Lhuys, dit uo journal du matin, n\u2019est plus mystérioux pour pessontte : l\u2019interprélation donnée aux quatre garanties a cessé d\u2019être le secret de % diplomatie.Tout le monde sait aujourd\u2019hui que c\u2019est sur le lioisiéme point que se concentrent loutes les résistances ut toutes lea diffiouliés Jes négociations, Limitation des forces russes duns la fer Noire, ou neutralisation de cette mer, tel paraît être le dilemme poré par les puissances occidentales.[1 va sane dire que la neutralisation signifie interdiction de la mer Noire à tout vaisseau de guerre, quel que roit son pavillon, .D'après le Paye, la France et l\u2019Anglelerre ;ne font pas de la destruction de Sébastopol la condition indi«pensable de lu puix.Celle [ place tombera 1dt on tard an pouvoir den ale (liée; en réalité, dit le même journal, Sébas- topoi n\u2019est qu\u2019une question de détail, qu\u2019un incident dans ia grande question de paix où de gverrs qui s'agite anjourd\u2019hui ; pour tout esprit sérieux, Sébastopol n'existe plus que de nom.Ce n\u2019est plus la Russie, ce sont les alliés | qui occupent la mer Noire et la dominent { avec une liberté et une puivsance que ln flotte ; dû czar n\u2019a pas même cherché à entraver.i Oui, Pintluence morale de la Russie se trouve pour le moment anéantie sur tout le | littoral de le mer Noire; muis est-ce une | raison suffisanie pour renoncer à la deatruc- tion ou du moins à l\u2019oecupation de Sébasto- ! pol?Nous ne le pensons pas, El ne suffit | pas de vaincre un ennemi aussi dangereux ue Ja Russie ; il faut le mettre hors d\u2019état de recommencer seu allaques.Ce résultat, comment l\u2019oblenir?Paria prise de Sébas- topol.Cet oracle sera plus sûr que celui de lu diplomatie.Deux dépêches de Vienne, que nous recevons à l'instant, annoncent que le prince Gurtschakoil n reçu de son gouvernement des contre-propositions.D\u2019après une version, elles seraient dictées dans un d\u2019après l\u2019autre, elles se ns pacifiques ; inacceptables és.Ajoutons, en terminant, que l'attaque de Sébastopol aplanira bien des difficultés.Ni la ville est empuriée, le rôle des diplomates | n\u2019aura pas longue durée.| Aujourd\u2019hui, les journaux de Londres sont ; presque entièrement remplis cle récits @latife | a0 voyage de l\u2019Empereur et d\u2019Impératrice des Français.La revue passée par Espariero à Madrid a êté magnitique: \u201825,000 hommes s'y trou- |vaient réums.Les eris de: Vive Ia reine! \u2018vive la liberté! vire Espartero ! n\u2019ont pas cessé de retentir.L'urticle ler «du projet relatif à la vente des biens ecclésiastiques a été adopté par 159 voix contre 13.Cet gitcle embrasse ia partie essentielle du projet.L'organe du gouvernement, daus sa parffe non officisila du 20 aveil, contient une nous velie dépêche du gén.Cunrobert : Le 14 avril, dit lu commandant en chef de l\u2019ermés française, upd iorité de l\u2019artillerie des armées all tait de plusen plus ! assurée.Les Fran dans lu nuit précé- | dente, aprèe avoir chassé à deux reprites les | ennemis de leurs fortes positions de gauche, en étaient restés maitres ; ils se trouvaient notablement rapprochés de la place.Vue dépécho de Vienne en dute du 18 avril, arle d\u2019une bataille sanglante qui auzail eu ieu en Crimée, el daus laquelle les Russes auraient été battus : une autre dépéche du | 19, annonce comme olliciel que le 12, la | floite des alfiés s\u2019est rangée en ordre de ba- ; taille devant Sébaetopol.À celle époque, le | bombsrlement contre ls tour Malakoft s'était oontinué sans tésultat apparant.Enfin, le : bruit à couru hier à la Bourse, que les Alliés étarent meîires de la moitié de Sébastopol, probablement de la partie méridionale, Nous attendrons que le juurnal officiel ait publié de nouvelles communications des généraux en chef, avant d\u2019admetire toutes ces nouvelles qui nous parsissent vraiss, mais \u201cqui n\u2019en out pas moitia besoin d'être contir» jrées par les gouvernemens de France et d'Angleierre.Ainsi que nous le disions dans notre dernier numéro, ie grand drame du siége paraît avoir ntleint ea péripêtie ; du veste, presque tous les journaux vignalont l\u2019activité énergique avec laguelie les alliés poussent l\u2019aita- que cie Sébaslopul.Hier, la Journal des Débais cherchait à se rendre compte de la prolongation du siège, lil o°oat livré, à ce sujet, a une longue discussion alratégique : cs qui a reinrdé le siêge, dit-il, et principalement l\u2018inlérierté du calibre de l\u2019artillcrie des alliés ; puis lhi- ver, beaucoup plus rude qu\u2019il ne l'est ordinairement sous cotta latitude à forcé les ue- siégeans à suspeudre le feu, aans cesser pourtant les travaux.Le feu ouvert le 1 avril, dit ie Times, a produit de puissane réauitals ; le prince Jortachakofl, dont lea rapporte semblent plus exacia que ceux de son prédécesseur, annonce, Rinel que ous l\u2019avons déjà dit dans notre dernier numéro, une perte de 883 hommes ; se chiffre, peu considerable dans un engage ment en rase campagte, prend des proportions beaucoup p:us grandes lorsqu'on songe qu'ile'agit seulement de l\u2019effet du canon sur soldats couverts par des fortifications.Les alliés, dit le même journal, ont pu ouvrit le feu avec 500 pièces de canons et mor- i ienrs à ceux employés précédem- aucun autre siège.[I n\u2019y a pas de batleries aussi étendues, armées de celle manière contre nne place forte ; ai l\u2019opinion exprimée a Vienne pat sir John Burgoyne mérits quelque créance, la place ne pourra résister au feu que les allies vont diriger coutre elle, Da resie, ajoute le T'imes, à l'heure où nous écrivone, toutes ies conjectures sont vaines, el leu événemens ont amené un succes ou uu revers.Nouv uvons déjà exprimé ln même opinion dans notre dernier numéro, et aujontd\u2019hni nous somines presque certains que nos prévisions se trouveront réalisées dans un avenir très prochain, On assure que le prince (Goitschakoil à de- maida de tiouvelles troupes, et que, par suite, tous les régimana disponibles de Besen- rubie mmarcheront vers Pisthime de Pérécop ; ils seront remplacéu par le \u20182e corps d\u2019infau- terie et les grenadiers de la garde, qui viendront da Pologne.Le général whideberg venait d\u2019arriver, el devait repartir ie soir mé- me pour lu Crimée, porteur d\u2019iustructions pour fe prince Gortechakofl.| Evidemment, il wopere un grand mouvement de troupes du côlé des Russes, surtout depuis que les alliés ont commeucé le bom- On so defnande maintenant quelle sera Pattitude de l'Autriche, que! parti prendra la Prusse, qui sera probablement pressée de ce prononcer pour où contre.l'incertitude est grande à cet égard, et les journaux ont pu- lié les versions les plus contradictoires, Un avenir très prochain nous révélera toute Ja vérité, ct la double question de guerre et de paix sera promptement résolue.(Corrsspondance particulière du Courrier de Lyon.) Devant Sébastopoi, ?avril 1856.Monsieur le rédacteur, C'est de la dernière redoute d\u2019Inkermann, bien entendue du gôté français, que je vous écris.Trois zouaves la gardent, ue rasutrant ue de temps à autre leurs 1êles au-desuus de épaulement.Car l\u2019ennemi est à peine à êtres, et los tiraillenrs russes eunt fort i À nos pieds, la Tchernaïa coule en serpentant à travers de belles prairies qui commencent à verdir.Malgré les nombreux accidens du lerrain, on découvre sur la droite Proque jusqu'à l'extrémité de la valiée vers alaclava ; gauche, on voit pataitement le fond du port de Sébastopol, dans lequel se jetle la rivière de la T'ehernuïa.En fuce, ve dresse à pic uae colline peu élevée couronnée par les ruines génerses du château d\u2019Enker- twann, À en juger par l'étendue de l'enceinte et les tours carrées encore en partie debout, ce devait être une furteresse considérable.Du château, on detcent par un escalier 1ailié dans le tof à nne chapelle creusée dans te rocher mme.Sa façade, que snrmonte un petit clocheton, se compose de 1rois fené- tres, une au inilieu aosez large, les Jeux autres trés étroites.Ce'le du milieu est ornée d\u2019un bardement de Nébastopel.La Presa de Vienne annonce, an sujet de l'ouverture de l\u2019atlnqne générale deu alliés, que, le 9, ils ont fait une brèche entre le centre des ouvrages russes et lu fort de la Querantaine.Omer-Pacha 2 débarqué à Kamiesch avec 15,000 hommes qui doivent prendre parti Passat.l'Indépendance belge du, au sujet du voyage l\u2019empereur des Français en Crimée, qu\u2019à moins d\u2019un résultat sanglant et décisif venu de Sébastopol, «on départ aura lieu u- van: la visite de la reine Victoria à Paris, Le correspondant ajoule que !a souverains de la Grande Bretagne ne viendra que vers ia din de juit, Au retour de Napoléon (11.Le roi de l\u2019russe se propose, dit-on, de convoquer la diète, et de souinettre à sa discus- siun les propositiona faites par la Ruseis et de lui faire décider si elles ue sont pas de patu- re à satisfaire les puissances allemandes.L\u2019organe du gouvernement contient, dans sa partie non officielle, une dépêche du gé- Lérai Canrobert au maréchal ministre de la guerre, Cets «lépéche porte la date du 17 avril.Le leu des alliés continuait à maintenir en alpérivrité, sans que lenrs munitions fussent pradiguées, Jusqu'à cette date, l\u2019attaque s\u20196- tait faite particoliérement par l\u2019artilleris ; mais lu génie combinait sen efforts et pratiquait des clieminements qui raprochaient les asiègeaus de la place.Ces Travaux marchaient réguliérement, malgré les dilficultés du terrain.Le généralimme russe, dit dans xes dépêches que le feu Jen assiégeans était tfès vif et ne discontinuart pas les batteries de la place à peine démontées étaient rétablies.Nous voilà done réduits à attenire de nouveaux détails sur ln marche et les effets du bombardement de Sébastopol ; nous aurions désiré que ln dépêche du général Cantobert fût plus explicite ; quinze jours se sont écon- lés depuis le commencement de l'attaque, et | on conçoit aisément les profondes inquiéludes qui tourmentent l\u2019opinion publique, Et pourtant, lex premieres dépêches faisaient supposer que les eflets du bombardement avaient été d\u2019abord terribles : qu\u2019est-il udvenu depuis ?de nouvelles difficultés ont- elles surgi?C\u2019est ce quo nous apprendiont les prochaines correspondances, Conelatons, toutefois, que la dernière communication du général Canrobert, malgré son laconisme, est de nature à tranquillixes les uiessnces occidentales sur I\u2019issue dn bom- rlement.Nuns nul doute, len alliés auront rencontré des obstacles formidables ; loa Russes ont usé de tous leurs moyens pour assurer la défense de la place ; et nos lecteurs saveut déjà que la prise «le Sebastopol devra étre considérée comune le plus étonnant fait d\u2019armes des temps modernes.Le gouvernement rasse continue ses arme- mena ; on ussure que l\u2019empsreur Alexaudre duit se rendre sous peu de jours à Varsovie, et qu\u2019à cette occasion le prince l'askiévitech recevra des pouvoirs plus étendus peur réor- aniser la Pologne: le territoire de Bessara- ie, déclaré en état de siège dès 1853, sera placé sous le gouvernement du prines.Sur la Baltique, Revel a été conaidézable- ment fortifié l\u2019année dernière; néanmoins, où n\u2019a pas jugé les Moyens de «létonse assez considérables pour résister à une attaque des Hottes combinées: du nombreux ouvriers bliévent ces uvrages supplémentaires qui sont établis dans l\u2019intérieur des terres ; en outre, le génie militaire à jugé qu\u2019il élail urgent de doubler la défensu de la province d'Esthionie, limitrophe de celle de Saint- Pétersbourg.Annei, la Russie, pendaisst que ses plénipo- tentiuites ndgociaient & Vienne, n\u2019a pas cessé ses armemens, et d\u2019une extrémité de ce vaste empire à l'autre, on signale d'immenses mouvemens de troupes.Depuis quelques joure, la presse française, anglaise et méme autrichienne ne cachast pas son peu d'espoir dans l\u2019accession des plénipotentiaires russes au troisième point des garanties, D'après le Morning-Poet, lon instructions communiquées par le prince Gurtschakoff n\u2018admettaient aucune limitation des forces navales russes dans In mer Noire, ni aucune condition relative 8 Sebastopol.Cependant jeudi, aur la demande formelle des alltés dans la conférence, le prince aurait demandé vingt-quatre heures pour réiléchir sur la question de limitation de ia flotte, eans doute pour avoir le tempa «l'en référer À s0n gouvernement avant de donner son refns formel, Que celte version noit vraie où finsardée, peu importe aujourdhui ; en eflet, hier nous avons regu de Vienne une dépéche en date du 22, qui annonce que la vonférence «e na- medi n'a pu aboutir; que les séunces sont auspendues; enfin, que ford John Russell et M, Drouyn de Lhuys ont pris congé des membres du congrès.Cette solution brosque, mais prévue par les personnes tant soit peu iniliées aux pro.cédle diplomatiques de la Russie, nous dispense d'apprécier les opinions émises par les principaux journaux sur len dernières confé- venues, Si la nouvelle publiée ce matin par tous journaux se confirme, ai le congrès est définitivement rompu, toule appréciation sur cella matière devient par lo fait complète ment inutile : la presse ne vit pas de rélrose pestivité, mais cles événemens du jour.W'aitleurs, plus les positions sont tranchées, plus la chronique politique devient in.téressanie : et la rupture de congrès ne peut menquer d'être enivie de fuite qui auront un grand retentissement dans toute l\u2019Eu- Balcon.À l\u2019intériur, un rideau blanc, agité | pr moment, comme soulevé par la main i \u2018ue personne cachée derriere, intngue beaucoup les trois zouaves, Peut-être un ti- raitleur ennemi su tieut-il embusqué dans la chapelle.Muis, l\u2019agitation se renouvelant à | chaque soutlle de vent, on en couclut que \u201cC'est simplement eflet de 1'air pbuétrant par queique carreau brisé.Au-deid des ruines, une succession de mamalons s\u2019étage par gradins jusqu\u2019au pla- \u2018teau élevé où s'éteud la forêt d'Iukermaon.Ce vuste plateau va no prolongeant avec quelques legéres ondulations vers la partie nord du port de Sebastopol, an fond duquel s'élève sur le deruier mamelon un phare et une forte batterie qui balvie les routes de Sébastopol i Balaclava, tant per les hauteurs d\u2019Inkermann occiipées par les alliés, que pur la vallée de la Tcheruala, en travgrsant le pont de pierre coupé par l\u2019ennemi.Entre la allerio du phare et le sommet du grand plateau, sunt étu\"ilios, par étages, d\u2019autres latleries formidab'es armées de pièces d'un calibre énorme.A partir des ruines du château d'Ivkeimann.lu lisière de la forêt, presque partout très escaipée, est défendue par toul un syslème de foriifications qui remonte la vallée vers Balaclava en susvant les pointe culminans, Ces divers ouvrages sont armés a la fois de piéces de campagne et de siège.lly a comme purée extraordinaire une batterie qui lauce des projectiles de près d\u2019une lieue: c'est la batterie féringalét, ainsi nommée par les aoldots, parce qu\u2019à l\u2019origine son tir était souvent trés court, Tol est À peu près l\u2019ensemble du vaste camp retranchée où l\u2019armée rune d\u2019abord | protégée pur une rivière étroite mais profes.| de, puis par des rochers escarpés, se Lieut, dissimulant son vendre, à couvert, dans une forét immense couronnés par les sommets neigeux des montagnes qui semblent se dresser & l\u2019horizon comme une doublu bar- riére infranchissable, Au moment où je quittai la redoute pour rentrer au camp, un capitaine de gendarme- tie, accompagué de son ordonnance, venait visiter le ravin dit de la Boucherie, à quelques cents mètres à droite, et où tant de Rosses vit été tués le 5 novembre.[la fallu | que le rombre en soit grand, puisqu\u2019à chag:e pas ce tie sont que tombes vù lu terre recouvre si peu lu masse des cadavres qu'ici passe un pied à moitié déponillé, là une main, plus loin nne tête.C\u2019est affreux, hideux et d\u2019une odeur pestilentielle.Le capitaine de gen- durmerie s\u2019avança jusqu'au milieu du ravin afin de voir xi on avait enterré les derniers cadavres qui pourrissnient eur le sol.Les zouaves me dirent: attendez un instant, car, à la vus de deux ravaliers, les tirailleurs russes vont certainement faire feu.Ils crièrent au Cupitaine de ne pas s\u2019avanturer davantage ou de mettre pied à terre.Il suivit leur couveil et retourna eur ses pas en s\u2019abritant d\u2019un pli de terrain.Bien lui en prit, car cing a aix bulles vinrent labourer la terre à la place qu\u2019il veuait de quitter.Je ne vous arle pas de la bawailie d\u2019lukermann, Depuis [engiem s tout le monde en conneit jee bul- letine oflicieis et les récits particuliers, Do siege rien de nouveau, et il est probable que rien d\u2019important ne sera entrepris d'ici à quelque temps.Tous len efforts des assiégeaus «| ceux des asxiégés se portent toujours aux abords du Mamelon Vert, dont In prise est indispensable pour commencer ré- guliérament le siéga de la tone Malakoff, ia véritable clef de Sébasiopol.Muis ce ne sera pus sans le grandes difficultés que nous arvietdrons à nous emparer de ce formida- Be Mamelon Vesl.Ses aborde deviennent de plus en plus dangereux.Les feux d\u2019écharpe et d\u2019enfilade des batteries ennemies, élabltes aur les hanteurs de l\u2019autre côté de la Tehernaïa, rendent presgne nuis, comme ubri, les buyaux et tranchées.En outre, In disposition du terrain est telle qu\u2019on peut difficilement s\u2019y garor der balles qu\u2019envuient incessamment les embuscades russes.Cette nuit même, M.de Saint-Laurent, chef de bataillon «lu génie, chargé de diri- er les ouvrages en avant de ia grande redoute Victoria, à été atteint daun lu sape d\u2019une baile à ln tête, Tout prét de fii un officier dont j'ignore le nom et le grade en recevait nine dans la cuisse.La blessure dn commandant est de la plus extrême gravité ; à midi on désenpérait de sa vie.Chaque jour le tombre des liommes mis hors de combat aux approches du Mamalon Vert, a\u2018élève à Une trentaine, landia que sur toute l'étendue de l'attaque de gauche, où les soldais soni à peine en moyenue à quatre-vingis mètres des tirailleurs russes, le chitlre des morts ue dépasse pan deux ou trois par 24 heures.vous le répdie, quoiqu'on parle beaucoup ici d'une attaque immédiate et générale contre Sébustopol, n'y croyez pas.Mat lement du côté de In place, il faut \u20ac plus de quinze jours pour que les travaux soient suffisamment avancés.Quant à entreprendre quelque opération importante contre l'armée exlérienre, nous ne sommes pas en mesure de le faire, du mois actuellement.RENE, Devant Sébantopol, 10 avril.Enfin l\u2019action générale eat engagée.Hier, à 5 heures \u2018u matin, toutes nos Daitaties ont ouvert un feu teriible contre la place.Lea Russes n\u2019y attendaient si peu qu\u2019envirou trois Quarts d'hieuru Re sont écoulés avant qu'ile aient été en mesure «l*y répondre.Vous ne pouver vous faire qu\u2019une imparfaite idée de vet épouvantable tempête d'artillerie.Voilà 23 heures que In lutte a commencé sur toute la ligne, taut de notre côté que du cold des Angiaie, ol le leu & continué nuit et jour avec Tope.ARDI MATIN 15 MAI 1855.une grande vigueur.L'inaction de l\u2019ennemi nous à permis de rectifier notre tir dés le com- mencetnent, el je puis vous assurer que sur ce point nous avons gardé constament une grande supériorité sur les assiégés.Je ue connais pas exatement ce qui s'est passé da côté de la Quaraniaitie, mais je sais qu\u2019à l\u2019attaque de droite nous avons eu très peu de blessés, et que nus batturies ont éprouvé fort peu de domma, Je ne puis pas vons donner beauconp de détails en ce moment.Je serstun peu plus long dans ma prochaine lettre.Depuis l\u2019uuverture du feu, le lenipa est horrible, et onla nous coutrarie fort.La pluie et le veut n\u2019ont pas cessé un seul instant, et les Russes les ont reçus en plein visage aussi bien gus la fumés de nos batteries.Cette derniére circonstance w'explique pourquoi ils nous ont luit si peu de mal ; en eflet, ils ont dû tirer sans trop savoir où allaient frapper leurs boulets.Nous comptions qu'ils lentetaivnt une diversion aur les hauteurs d'Inkermann où de Balaklava, et nous avions pris nos mesnrea pour déconcerter leur plan; mais ile n'ont par essayé la moindre sortie, A vrai dite, il eur est ditheile Je faire un mouvement au delwrs de la place, car les chemina sont ret- dus impraticables par la pluie, et la valiée dela Tehernaïa est comme 108 tranchées, c\u2019est-à-dire pleine d\u2019eau : on dirait un grand lac.Le sol est si détrampé qu\u2019on marche très difficilement surtout sur les terrains en pente.Le pied n\u2019enfonce en glissant, en sorte Qu'on avance peu et on se fatigue beaucoup.flier soir, le vent a uni peu \u20ac hatigé, et nous espérions que le temps deviendra meilleur, mais notre attente à été trompées avons lancé des bombes toute la nuit : elles doivent avoir fait d'affreux ravages dans SéLasiopol.Devant Sébasto Grande nouvelle! Je vous écris ces mois tout harassé, tout rompu, tout trempé, mais sussi tout joyeux ! Bonne nouvelle.Le feu estouvert! Vuici dix-huit heures que nous palaugeons dans \u201cune boue liquide, un vrai inarais, sous une pluie diluvienne, sur un Terrain tellement détrempé qu'il est difficile des\u2019y maintenir pour peu que le plan soit ineling : voilà dix-huit heures que nous supportons des fatigues incroyables et wn3 allons passer la nuit à séparer les petits dégâts que uous avons soutferts, Eh! bien, personne ne se plaint; nous sommes motiilés jusqu\u2019aux of, mais noud avon li fièvre du combat, nus canons tous enivrent et nous ne songeons qu\u2019à l'ennemi.J'ai une demie heure de li- Derté ; je vous ia consacre.Aussi bien, qui suit ai je pourrai demain reprendre ia plume ! C'est Hier soir, assez tard, que nous avons été prévenus, à gauche, de ce qui était décidé punr le lendemain.A 1 heure Ju ina- tin, nous étions aur pied.Le temps, qui était magnilique jusqu'à minuit, changes tout-à-coup et la pluie commença à tomber par torrents ; elle n'a pas uncore cessé.Au- Cou contre-vrdre n\u2019arrivant, Nous nous mirmen # l\u2019œuvre ; nos hommes ue esvaient que la moitié de le vérilé.Pour démasquer les bat- Teries, on prétexta la crainte d\u2019une gottie des Russes fondant la nuit de l'âques.À deux heures, lu besogne était terminée.Vers 4 heures 112, \"ordre de ccmmencer lv fou fut transmis el nos batteries de marine commen- céreut à ronfler d\u2019une façon formidable.Jugez de noire étonnement quand nous n\u2019enteudi- mes pas immédiatement la réponses de l\u2019en- nomi; nous avons profité de ce moment de calme pour rectifier notre pointage et diriger tiotre tir dans les ineiilenres conditions: tout cela sans cesser le feu, Main 110s canonmers ne pouvaient mulhenreusemert pas pointer exactement leurs piéces, Ia plnie batante enievaut à la vue toute su nelteté.Les Russes, du reste, étaient plue à plaindre gue nous ; le vent venant du S.(), leur lançait la pluie eu plein visage.Entin, après dix minotes, montre eu main, los battècies aises à la droite du bastion de Ia Quarantaine, cu bastion et le bastion Central commencèrent à répondre, Le feu a été poussé «es ce moment, de part et d'autre, avec une vivacité terrible.is tous avions évidemment un avantage margué et par la supériorité et parla quautité des coups.Je parierais que les urlilleuis russes d'aujourd'hui ne sont pas ceux de l\u2019attaque du 17 octobre.Cet avantage bien notable nots est resté pendant toute [a journée.Je voudrais pouvoir vous envoyer quelques détails ; mais vous devez vous imaginer que chacun R rempli son devoir, à son poste, ce qui se passait sur notre droite, où même dans les points intermédiaires.Je tächerai de vous éclairer plus complètement demain.Quant a ce qui s\u2019est passé sous mes youx, la batterie 28 dont le développement est considérable, à beaucoup souffert sus les feux convergents du bastion Central et du bastion de la Qua- vante ; elle à eu des pièces démontées, une partie de la batterie a été labourée et coupée par les bouiets ; mais le resin n'a pas vessé de faire fen, et demain matin, les pièces seront teplucées au complet en faca de l\u2019ennemi.Celle n.11, que bat je bastion du Mat, a éprouvé, dit-on, de grands dégâts, moins grands que les nôtres cependant.Voilà, ce qu\u2019il y « de plus sérieux.En revanche, nous avons dû faire beaucoup de mai au défeuses de la place.Se rendre comple serait im- pusaible.La pluie, d\u2019une part, éteint le jeu de nos lunetles et la fumée de nus batteries, d'autre parl, esi jetée par le veut sur les tra vaux de l'ennemi.Ou m\u2019assure que le mur crénelé à beaucoup souffert ; je vous en reparlerai demain ai je puis le voir, Dans la journée d'aujourd'hui, la marine a eu 5 hommes tuée et 22 blessée.Parmi ces derniers, nous comptons trois cama: M.de Tetson, lieutenant de vaisseau, qui n lait preuve «l\u2019une grand bravoure en venant reprendre son poste Je bataille après avoir été ansé à l\u2019ambulance ; M.Je Moitille, et M.Jassel, aspirant.Leur situation n'est gisve.Un capitaine d'urtillerie à élé tué dans une batterie voisine.Quel temps ! ues trauchees sont de petites rivières ; l'eau tombe à lortents.Le fracas de l\u2019artillerie ne cesse pas un imoment, Apres avoir ut peu diminué dans l\u2019aprés-midi, i! a redoubld vers & h.; en voilà pour la nuit.Je vous quitte pour courir à mon poste, sous le feu et dans la boue : les extrêmes s8 touchent ! 1, d'avril, 10 mars, av soir.Tout va bien! All right ! comme disent nos alliés de la droite.La noit s\u2019est passée dans de bonnes conditions.Le feu ne s\u2019est pas ruienti de notre côté ; nous ne voulions pas permettre à l\u2019ennemi de se réparer.II nous semble cependant qu\u2019ila dû a\u2019occuper de quelques tra- vanx urgents ; car ii n'a Wépondu que très mollement à notre artilletiv, et celle noit a présenté co phénomène remarquable d'un état-néant pour les biersés.Nox pertes ne sunt pas considérables.Un officier d'état-major nous assurait tout à l'heure qu\u2019elles ne dépassent guère une centaine d'hommes dont 41 tués, parmi lesquels u d'officiers ; j'ai retenu le nom de M.Frayaat, heutenant d'artillerie.Les officiers de marine blessés dont je vous ai transmis los nome, se (touvent aujourd\u2019hui dans un btatostisieiennt.Un crie encure parmi les blessés, un officier du 10e, je orvie.Noire feu, pendant ls nuit, à été moine vif, mais bien nourti.On dit qu\u2019à la droite, nos COMMERCIAL a Silinerve., LITTERAIRE, AGRICOLE, marre MONTREAL, BAS-CANADA, M batteries et les baîte: anglaise ont presque réduit la tour Malakoff.x vaisseaux qui étaient sortis de leur position abrités preudro part au feu ol qui s'étaient erni sès Jans ce but, n\u2019ont pu louir contre lo canon des batteries de l\u2019Eparou et Ju Carénage.Au ceutre, les batteries Nos.10, 11, 27 et 33 de la marine ont fait un feu lerrible sur le bastion du Mat.Tout d\u2019abord, il à fait one belle défense; il avait Pais de se rappeler les rudes coups qu'il avait reçus, à la première attaque, cle la batterie No.LI et elle à été l'objet de son attention particulière, Aussi a-t-elle souffert sérieusement.Mais on à tépoudu vigoureusement et à cetle houre le bastion a presque cessé son fer.Esl-cs v jeu, où bien sex pièces eont-elles réelie ra de service Ÿ c\u2019est que chacuu se maude ; maw Daus pensons tous qu\u2019il ne se- rail pas suge ile s\u2019y fier.Le bastion Central n\u2019a pas oppued in résistance à laquelie nous devions nous attendre.Sos pièces, les deux palits ouvrages, qui fui sont accotés, le bastion de la Quarantaine et ses batteries de drvite onl fait cependant beauccup de mal a la batierie No.28, que son wéveloppement çousidérable exposait davantage.les cunous russes étaient bien pointés à vet etdroit; ila éguevlaient uos embrasures, bonleversaient nos plateformes, ébréchaient les inorluns avec un euccès qui aurait découragé d\u2019autres que nos ma Mais l\u2019incomparable léaucité de ces braves solduts pare toul, et après avoir employé tout le jour & combatite, ile travaillent courageusement la nuit à réparer embrasures, et merlous et plate-formes.Malgré ie \u2018eu de lPennemi, ia ballerie No.28 1°a pas intes- roinpu eut feu el aile va prendre viguureuse- ment aa revaiiche.Nous avons eu dés le début un brillaut succés sur le bastion Centra! ; une aiguille, placée en avant du ban- \u2019 tion, à été bouleversée en un clin d'œil ; c'était magnitique à voir.Du bastion Central su bastion de la Quarantaine a\u2019élend ot a\u2019élage un mur crénelé que lus avons fortement gudonmagé.Noos y voyons une brèclie d\u2019une certaine étendue ; nous ailuns nous efforcer de l\u2019élargir.Quant au bastion de ia Quarantaine, il fait beaucoup de bruit ; il est solidement scutenu par les bastions wv s que tions apperce- tons au-delà du ci e Voilà à peu jnés tous les renseignements que j'ai pu réurie jusqu\u2019à ce moment, C\u2019est fort incomplet; Mais chacun est odoupé, et res- le à son poste, at noue ne recevons que de rares Tisilea ; partout, les nouvelles aont rares.J'ai entendu parier aussi parmoi les blessés d\u2019un officier du 12e régiment.On a lancé beaucoup de bombes dans la ville et quelques-unes de ces fameuses fu- saées-comèêtes dont les essais avaient paru si satiefuisante.Le mauvais temps ne améliore pas ; la pinie dégrade beaucoup nos plates-formes et rend la manœuvre des pièces très difficile.Je ne vous dis rien du fracas bpouvanta- ble quo produit ie jeu de toutes les batteries de l\u2019attaque et de la défense.Cela dépasse toute imagination ; il n\u2019y a pas de mots pour exprimer cet etlroyable vacarme.ne partis des troupes est constamment sous les armen, le gabion en avant; elles formant douze colonnes qui ont leur direction tracée d\u2019avance.Ën floite se prépare à entrer en scène.Le Montebello n'est pas loin du fort de la Quarantaine, hors de poriée cependant ; il attend des signaux, en compagnie des vaisseaux à hélice français et anglais.Vous savez saus doute qu\u2019Omer-Pacha est arrivé avec quinze mille hommes ; on attend encore huit mille Turcs pu Egyptiens qui ne seront pus de trop au grand moment.Un officier anglais écrit : Bulakiave, samedi 14 avril, La canonnada et le bombardement ont duré depuis lundi.Chaque canon tire cent-v ingt coups par jour.Néanmoins le feu de l\u2019ene uemi n'a pas beauconp diminué.Les Russes ont reçu récemment «lsox convois d\u2019approvisionnements de toute espèce.Leur feu est trés bun.Tes Français ont détruit les faubourgs vis-à-vis «l\u2019eux, et ils ont presque entièrement démoli le bastion du Mat.Nutre perte est de 6 officiers et 120 hommes lués et Liensés.Une furieuse bataille n eu lieu hier entre les Français et las Russes.Les Français ont enlevé une position aur les hauteurs.On dit qu\u2019un corps russe «avance de Simphéropel.Deux conseils de guerre ont été tenus ceite semaine.\u2018On prépare des échelles et des ponts volants.Le feu du mamelon n été réduit au silence et la tour ronde endommagée.Chaque pièce tire huit coupe de canon par heure, Le bombardement continue pendant la nuit.\u201c Un supplément du Journal de Constantinople du 16- avril donne les nouvelles eni- vaules comme dernier bullelin reçu à cette date : Sons Sébastopol, 14 avril, h.du matin.* Après avoir duré toute la journée du (I, le feu diminue vers le soir.« Dans la nuit, la canonnade reprend avec srdeur à gauche du côté de ia ville, et surtout contre le bastion du Sud, au milieu, \u201c La 12, à six heures du matin, le fea so ralentit de toutes parts, La tour Malakoff et wen battetirs, où l\u2019on remarque de nombreux décombres, sont complétement silencieuses.Hyatrtre.« A dix heures, le fou reprend.\u201cOn annonce que les Russes ont attaqué Eupatoria ; mais cu bruit est reconnu faux.«Toute ja journée et toute la nuit, le feu est enirelenu, mais faiblement.\u201cLe 13, le teu le la Quarantaine josqu\u2019à la droite de la ville est presque éteint.Le bastion du Sud est silencieux ; il est fort endommagé.«Ou remarque que les forts Constantin, Catherine ot de In Quatantaine ne donnent pas signe de vie.\u201cVers le soir, nos balteries ne tirent plus que de tempe à autre, \u201c\u2018Lu division ottomane est partie avec Omer-Pacha pour Baluklava \u201cLe 14, le feu « repris, _ \u201c La division égyptienne est allés rejoin- re Omer-Pacha.«Dix compagnies d'élite françaises, qui avaient reçu dre de se rendre devant ia tour Malakoff, se sont emparées pendant la nuit des embuscades à gauche, après une lutte dee plus acharnées.\u201cToutes jeu baiterie russes sent fort en domtnagées.\u201d* Dernières dépêches Télégraphiques.Le ministres de In marine reyn la dépé- che suivaute de l\u2019ansical Broa «\u20ac 17 avril.« Le feu de nos Latieries maintient sa on- périorité.« Devant le tour cenirale, nous avons enlevé une série d\u2019embuscades, et ces ouvreges, où nois sommes établis, sont maintenant comptis dans nos lignes.+ Nous avons couronné, dans celte direction, un ravia qui louge Je fortifsation ne Juris où l\u2019ennemi précédemment din > teié ses Teatro, Devant le bastion du mbt, ET D\u2019ANNONCES.eee \u2014 ro ok | Ne 90 nous avons fait eauter, à 50 métros environ.de fourneaux «de mine ; ceite opération, qui s Parfaitement rénesi, nous a donné auseu- Yelle paralièle qui n été heure reliée aux autres.Du 12 au 14, et print flora tours offensifs des Russes, nous n'avons eu que 30 homrmes environ mis hors de com- 1.En publiant cette dépéohe, lo Momitewr ajoule : x \u201c Le commandant de la (i jui n\u2019por- u ces nonvelles [(] Commoner @ situation étai rajemont comrne très satisfaisante.** Le ministre des affaires étrangères à reçu la dépéche suivante : « Péra, le OL avril.+ J\u2019apprende par l'Asmodée, i lo 19 de Crimée) que les Ftsidgeants vines iont sen jours e1 que leur pusition ee consolidait.L'uni y dans la nuit da 18 au 19, une sortie promiement repoussée.** La Gazette Autrichienne, journal semi-ofi- ciel, publie les lignes suivantes dans son pa méro du % avril : \u201c Des nouvelles authentiques de Sébasto- por Qui vont jusqu\u2019ao 17, annoncent que le mbardement continuait avec de grandes pertes de part vi d'autre, mais avec une sy.Périvrité marquée de l\u2019artillerie anglo-frañ- çuise et que, dans un conseil de les a sur Un point très avantageux, ce qui preadrait encore une semaine.*\u2019 Dépéche Russe.< Saint-Pétersbourg, 24 avril, Le prince Cortechakoff mande du 19 aveli, que le 14, 17 et 18 evil, lo fan de l\u2019onnemi était moins soutena que les jours précédents.« Nos batteries y ont répondu avec un pleis succés, urine = un feu croisé devant le de bastion, dirigé co point contre les travaux que l'ennami avaitexécutés activement con- ire ce bastion.** Les dégâts causés par son feu durant le jour, sunt réparés Ia nuit.Dans celle du 18 vil, un de nos bataillons effectud, aves el une perle minime, une porte se les travaux d\u2019approches nemi.néral, les pertes de la i ont été mcins considérables, ces derniers jours, qu\u2019au commencement du ment.* Le Toulonnais à décrit la fête de Toulon dans un article dont voici les fragments : \u201c Où va donc tont ce peuple?Celui qui venait de parler était un jeune Arabe, qu\u2019un canot de la rade avait à l'instant dé sûr le quai, pendant que les croix d'or des se, paroisses brillaient sur la port, aux rayons de couchant, que la brise du soir agitsit \u201cdoucement les floitantes bannières et que les chants de tout un peuple montaient au ciel, comme un immense et mélodieux concert, avec les derniers bruits du jour.« Ce spectacle l'étonne, Abdul, dit l\u2019officier français qui l\u2019accompagnait.Te déplait-il ?\u2014Etrange religion que la vôtre, Français ! Elle vous donrie tout : à l\u2019homme, aû civilisae tion, aa puissance ; à la femme, la liberté, celle surtout da répand sein de la famille et au grand jour de ie publique cetig auavité, ce charme de langage ot de nur ui, Unie à votre impétueuse bravoure, a fal © vous le premier peuple du monde.\u2014 Votre rophète, Abdul, n\u2019a pas compris les belies lestinées do la femme.Voilà, à mes yung, l\u2019une des preuves de la fausselé de as mission.\u201d Abdul restait pensif.Tout-d-coup il teee- saillit, Le canon du vaisesst amiral venait de tonner.La foule avait fait entendes va maurmure approbateur, Portée par des hommes vêtus de blanches uniques, Pimage de Marie s'était avancée sur le bord de ls mer comue pour la bénir, at la marine, reconnaissante, saluait ea protectrice.Le soir avait étendu son voile sombre sur la ville, mi jour durait encore.Les fenêtres du Cours et bientôt de la ville entière s\u2019étaiem illuminées.Les arbres, à défaut de verdure, avaient paré leurs tronce nousux de blanches draperies.La comme toutes len rues, d\u2019élégantr reposoirs nt reçu la statue vénérte, à laquelle des groupes de petites filles offraient, à che- Que station, quelque don de leurs mains, on bouquet de fleur, une écharpe, un voile auz riches broderies.Abdel portait ça et là, des regards aiten- tifs, En ce moment, ils se portérent sur de longues files d'hommes qui marchaient dans un recuerllement profond.¢ Que sout ces messienrs ?La plupart ont les insignes du commandersent ou portent à la boutonnière, l\u2019étoile de l\u2019honneur.\u2014C\u2019est une société religieuse, qui paraît rarement dans de pareilles cérémonies.Amis da uvre, coneclateurs des malheureux, ile vitent volontiers les regards, et, dociles au précepte de Jésus, leur Dieu et le mien (que ne puis-je bieniôt njouter et le Lien, file de Yacoubl), ils aiment que leur main quushe ignore ca que fait ia droite.Sans bruit, sane.éclat, ile éludient la loi divine, l\u2019obsecveat - à sllégent, salon leur pouvoir, les maux de human ee Noa deux amis étaient arrivés eur la place de la cathédrale.« Eet-ce la porte de votre paradis ?s\u2019écria | Abdul.\u201d \u2026.L'église offrit à leurs veux, ses longues nefs où, dans un ordre admirable, étaient assises, un cierge à la main, les jeunes files ui vensient d'o:ner le triomphe de le Vie, es cieux.Du haot des voûtes pendaient lustres resplandiseants, mais, su fond, éclipsait tout.Au-dessus d\u2019an flambeaux et de'Yirondotes, la ; je semblait planer dans les aire, d\u2019une radievss aurbole.Le go, 00U- | lant en d\u2019invisibles canauz, faissit scintiller sur sa iêle, une couronne de diamants et jo 3 tait autour d\u2019elle douze brillantes étoiles.Le anisissement fut général.II ft à l'aitendriesement, quand de belles v pétérent, à trois réprisee, l\u2019invocation : Maria vine labs concepta, ora pro nels.Le peuple entier redisait avee émotion eg\" mois, expression de sa foi.IV is l\u2019archiprêtre monte en chai 8 là, d\u2019une voix pénélrante, consacre à .ot la cilé et celte paroisse qui vieat confiée à son zèle éclairé et à son à \u2018 Enfin le Dieu eucharistique monta dur Pau- tel, d\u2019où il bénit tout un peuple ivre de ealateg * émotions, et le Te Deum, hymne de le re- | connaissance et de l\u2019adoration, olétora magai- fiquement journée dont ie souvenir vivre \u2026, longtemps dans aos more.En wriant de Ia osthédrale, Abdul était silencieux.\u201c \u201cEh bien! fils de Yaooub, dit l\u2019ofitelec | française.\u2014 Silence à prècent, dit l\u2019Arabe, abeurbé daus ses portes.Demain, noble ja Deuter ches 8, jo pousrai le pass rol \u2014\u2014memmmeepe LA a = MINERVE 15 MAI 1858.\u2014\u2014\u2014\u2014 i __ Mouvement des Steamers Transotlantiques DUSAU19BMAIIBSS.ATTEMDUS D'EUROPE AUX ATATA-UNIS, Stesmare Départ de bier Date i i 1.New-York.Deion, - Hawn! .New-Yoik.8 America.Liverpool.Boston.North Star Havre.Now-York.Part de Pacific, New-York, 8t Louis, Now-York, Pour ; Liverpool, 2 mai.Brème vis Cowes, 5 mat.Affriea.Boston, via Hal, Liverpool, nai, Atlantie, New-York, Liverpool, 18 mai, Hermann, New-York Hivee via Cows, 19 gai, Boston, via Hel, Liverpcol, mai.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Payez votre gaz, le ou avant le 16 .t, mercredi, au bureau de la compa- guie, coin des rues St.Gabriel et Petite rue St.Jacques, si vous voulez avoir droit à l\u2019escompte de TRENTE pour ceat.LA MINERVE.Bamodi matin, 19 Mai 1856.Jeudi étant fête d'obligation, le pro- ehain numéro de la Minerte sera publié esmedi matin.LA PRESSE ET LA POSTE.\u2014g\u2014 Pendant que, grice aux efforts du chel du département des postes, la légisiature du Canada passa une loi qui doit affranchir la 830 des frais de posts à compte: du ler juillet prochain, on s'occupe en Angleterre d\u2019ua projet qui à pour but d'assurer la pro- iété littéraire, pour ious articles publiés par [2 prove, à ceux qui les impriment ou qui tes font imprimer, de manière à leur donner Je droit de poursuivre en dommages-intéréls toute personne qui reprodvirait ces arti dans une autre publication durant les vingt- quatre heures de la première impression ans x feuille où ces articles auraient d\u2019abord ga! parc.Pendant cet espace de temps, la reproduction sera interdite à tout autre journal sons quelque forme qu\u2019on vouille la présen- senter.L\u2019abolition du timbre, taxe qui, fort heureusement ne pèse pas sur la presee en Amérique, est une sore question e réforme taire qui ocoupe In pen: les politiques » Ties éditeurs de | Grande-Brotague, bien que l\u2019époque actuelle ne fui pernette pas, engagée comme eile l\u2019est dans une guerre des plus coûteuses, de songer à dimi- auer aucune des sources de son revenu.En Canada, la suppression des frais de poste non seulement sur les journaux.mai aur tous les documents parlementaires les communications entre les membres de la législature ainsi qu'entre las représentants du peuple, d\u2019une part, et de l\u2019autre leurs consti- suants, est } regardée comme une des meilieu- res réformes dont la présente session aura doté le pays.La presse en particulier l\u2019a pertout accueillie nvec des témoignages d\u2019approbation unanime, et elle n\u2019a pas cessé d'exprimer lovte sa reconnaissance en faveur du maître général des postes qui le premier a inté cette me ° VOITURES DE LoO U À G | escaliers, tapis de \u2018table, tabliers carrautés, noirs TEINTURE INSTANTANÉE ET INIMITA.| équises de venir PAYER sous ie plus brer délai [L'un tombeau prémaiuré, of épargnerait des $1 Chacune.a ai SERONT VENDUS à constitut, dans le cours TENU Pan soie cirée, capote prelas, rideaux pour voitures, AN TR entre lea maine du eoussigné ; et celles qui ont peines poiguantes à plus d'un parent.Je crois e lére classe, 31à de l'été prochain, environ \u2019 toiles de chapeaux et toutes sortes toiles cirées BLE DE BANSLEY POUR LES CHEVEUX, -\u2014Aprés vingt-sept ers d\u2019Expérience, l\u2019inven- seur a, enfin, mis cet article d perfection.i donne immédiatemen: aux cheveux où favoris gris une ovo fermanente soit Brune ou noire, Quelques réclamations contre la dite succession vont priées de les adreser au souseigné.T.J.I.LORANGER, Tuteur aux enfauts mineurs du dit F, M.Bélinge.ans éeindre la Montréal, 14 avût 1834 Geb Ie pn ci | Matson de Pension.\u2014 LEY POUR LES DENTS, est uu sûr remède F.soumigné vient d\u2019ouvrire une MAISON centre Ia iture et autres maladies des 84 de PENSION, rae du Coliege vis-d-vis le DENTS, wile que Uécoration, &e., leur donne D9!it séminaire.Se table sere ra fournie pase des plus blanches et donte un par- de CC que lan trouve de mieux sur les rourchés fam plaisant dans l'haïeine.Manulecturée seu- 98 Moutréal.JEAN LOUIS CARON.Lement par D.BANSLEY, 112 rue Notre-Dame, \" ; 5} 28 juin tyéal.5- PERRUQUER UBTENU Fru PAIX A LA GRANDE EX- ur POSITION DU MONDE EN 1851,\u2014 Attention : Aucun des Articles eidereus n'est pur à moins} DEMOISEDLE MATILDE MENOCHE qu'il ne porte sur lo ticket de la bouteille le nom ayurt servi nt À ans somme COUTURIE- u Marofactarier, AuksTs à MonTREAL:\u2014S- Palmer, Peru Queer, Cain des rues Notre-Dame et Bt.Gabriel \u2014\u2014 eat ECRITURE.LES personaes qui attraient l'intention d'enga- les vervices de M.L.PELTIER sou\u2019 prices Se adiremer à ta nouvelle desneure, chez Me, BERTRAND, No83 lus SL Lows, pres du Champde Mars, où il enseiguers eo clare, mais it ventinue austi à dunnet des leçons à domicile, fi museigne toujours avec beaur Oup dde suvecs, li est ; heureux d'anaoncer que deux gersontes qui a\u2019 valent jamain écrit, où* obtenu un Usage aur prenant de lu plume l'espace do deny sumaines, Elio Secivent irftomait navet benvevup d'aisaure et de rapidité une tres belle expédiée eonverable pour les affaires commerciales at la correnpondai- ve, Vive Ly Prive, St.Constant, Noses affaires sitr un KE chez Mame Provendier, we chargera à l'a- venis de tous ouvrages concernant cette branche.Nes prix seront trés-modérés.S'adresser, rue 2, pres de la rue Dorchexter, Montréd!, 10 av \u2014mk \u20182.NM.POULIN MARDE BERN LE EOER, DOIT DEMENAGER nue IES \"STEPHENS RUVE NOTRE DAME, FIS-A-VIS L'EGLISE DES RECOLLETS.Où il se propose de continuer comme à présent pied plus étendu, il aura toujours Montréal, 19 avrit 35 4 À Exposition Provineiale L'INDUSTRIE ET DE L'AGRICULTURE QUI AURA LIEU A SHERBROOKE, LES 19, 13 ET 13 SEPTEMBRE 18 IL COM PE LES entrées pour Animaux, Produiis Agnes tes et de l\u2019Induetrie, dec, devront être fautes avant le ter saptembre prochain, et non plus tard, au ; uvassiyné, au Bureau de la Kociété d\u2019 Agriculture, | Montréel, où à Sherbrooke, à Charles Brookes, éer., le secrétaire dans cette place pour I\u2019Fixpo- sition.Gn peut se procurer es formes d'enirées imprimées au bureau de le Société d'Agriculture ou chez M.Brookes, Sherbrooke.Dey listes de prix en français et en anglais ont Été envoyées à toutes les maciétés 4\u2019 Agriculture du Bas-Canads, pour être distribuées \u20ac au bureau d'Agricuitaré pour le Maut-Canads, à Toronts.Par ordre, Wu, EVANS, Sec.Trés.de meubles de ré eription, et donne ceux qui le favoriser nt mains us grand assortiment le la plus élégante « # plus stricte attention a 5 avrig, P.i.CARPENTIER, NOTAIRE, TIENT son Etude au-dessous iles Bureaux de La Minerve.\u201d 12 déc.\u2014emk \u2018 FABRIQUE OTIVES MONTREAL.30 50e LES soursignés, outre fa confection «de locomo- vives pour Chemins de Fer, sont prêts à fournir MACHINES A VAPEUR, CHAUDIERES A BOUILLOIRES, &c- de ie MEILLEURE QUALITÉ et de ln DES- SRIPTION le plus RECOMMANDABLE pour 0.MOULIN A SOIES ET A PARINE Bureau d'Agriculture et Association Agricole, (el aussi tout ve qui sert au mouvement des nae Montréal, avril chines de toutes espèces \u2018le moulins.nee semer te mt mmm arma am KINMOND, FRERES, A VENDRE, 27 fév\u2014tm_; ropriété de valeur (veant le Ouest dem ruen du Port et de: UNE coin md ; mm l'Eau, de A5 x V0 pinde, Û de trois maisons de briques, de aix {oe bs nut ln Quarré Papineau, ' Une ferme située à trois mitles du village do, su Pepa du Chemin de for de Rr aman?0 pritvbyviid he bone | eon tees bâtiments.no \u201c \u201cA CONSTUEUT : \" Barren, différ.nts Inte \u20ac bâtir sur! or eo et ht.Domini omni : dens 3 regi bocrage entry fa barniere ot Mi.A LOUER.be | nt dane one bâtisse en bri- cd aoe drugs de neuf appertements sur Je quarré Papineau.«STS usin avec logement, faisant a NDRE OÙ A LOUER.its C ue Bezvon, sur la Dee pein pad re Radmin KM.LIONAIS, Meatral 14 sopt\u2014ak ©éwau Barron, Ingénieurs, \u2014\u2014 BUBERT DEAN, 238, AUF.NOTRE-DAME Monica! Et 108.RUE YONGE\u2014 Foronta.27 rmore\u2014tas Dr.D.C.MaeCALI.UM, AT dy dans ls (ce Craig, No, 182, seconde porte de la Côte 81.Laurent.| 18 satabre.que cette médecine est lu mesileure qu existe pour toutes les maladies de gorge et des poumons, Crest par un sentiment de la plus profonde ratitude que je m'em le vous adresser ces fence.Saus voire découverte importante mon eutant serait sujourd'bui dans l\u2019autre monde.Avee le plus profond respect, \u2018otre ke, J.D.POWELL, Sur.Trans L.R.R.Rocky Hill, {Somerset Cn.] N.J,, 21 Juillet 1452, Da.J.C.Aven.\u2014Depuis que votre méieci- ne est connue dans cette ville, je n'ai joruais vu un Jébit ausai extraordinaire que celui que nous inisons.Il en est parlé d\u2019une maniere tout-d-fait étonnante et je connais plusieurs cas où elle a fait merveille.J'éprouve du plaieis à la vendre par.ceque je sais que je donne aux pratiques la va- teur de leur argent et c'est avec plaisir que je vois le profit qu\u2019elles es retirent, Envoyez-moi un nouvel assortiment et croyez- moi, Votre etc, JOHN C.WHITLOCK.©, 5.Je pourrais vous envoyer autant de cer.titicats que vous en désireriex, Wilkebarre, Pa, 33 Sept.1860, De, J.C.Aven.\u2014Mon cher Monsieur.\u2014 Votre médecin 0it ict une approbation générale de ceux qui en font usage, et sa compreilion est tele le qu\u2019elle assure et maintient se réputation.Je le rerommanie invarisblement sur les affections pulmoraires, comme font un grand nombre de nos médecins distingués.Je suis votre ami, CHAS.STREATER, M.D.Préparé par lo Dr, J.C.AYER chimiste LOWELL, MASS, 28 janv.\u2014qm KING, REED & CIE, AGFNTS A COMMISSION, DE DOUANES DE TRANSPORT, &e., ke, No.67, rue des Commissaires, viseR-vis le Bassin des Stramboats.MONTREAL.R£rraances MM, W.& J.SMITH & Cie, GILMOUR & Cie, FROTHINGHAM & WORKMAN, EDMONSTONE, ALLAN & Cie.N° B.Droite et charges avancés.-6 avril.AVIS.| ! LF sousnigné a transporté son magasin au No.163, rue St.Paul.où il a en mains et offre ca vente un assortiment étendu de (Groceries, Vins, Brandies, Peintares, &e, mars H.L.SHARING SR SFR V0-GR 1854 Ligue centrale Vermont ROUTE DE LA MALLE ANGLAISE et AMERICAINE Du Nord et de l\u2019Orent.EPUIMet après te 8 Juin 1684, ice \u2018Trains font te sers vice romgne ouil t Allant Nord et Ouest.\"EL ROSTUN § oi AM, errivent à Durimeton #1.Rouerta Point 0 Montrédie8, ot tg.8 Midi.New.Vora ah, Ve erarnvent & Burlings Monttéet à 10, A.M, et i M lemtesmant.Allant a 1'Est et au Sud PARTENT DIE ROUSEX POINT 08h A, M.ta 3 ur hy #1 eay Aver Ira Jeans de Monstréai es Hptenetumir, arrivent usta v1 New Vork LE NE J eine Fr MA Met To Tendeman vi Frans Bette ! WLLET LE Ja Apes Doe vi fen Pr, ate.dresse PAUL ons of T.HOLT.Ageuts, où Burress.No.64, Rite Ava C'omnvsanures, Mont Fg Trains de Fre ous beujuuts ; JAMES MOORE, 20 jain Surtntendant CP, C,V.2000 Grand Trefle Allemand M0 long do du Vermont Le trèfle ci-desaus murit avec le mil 560 Trône du Haut-Canaila 500 Ognon Rouge Betteraves à vaches, Belleraves à aucre, Carotte blanche de Belgique, Peroil blanc, Choux he- tife, Mul, Big-d, Inde, .J.LYMAN & Cie., tue, cité de New-York 12600 22lots à bätir dans les 100 101èmes rues, Cité de New- York, de 25x100 pieds à 100 Sites de Villas contenant 1000 gs de ité de New-York, et ayant une belle vue sur in Rivière Hudson et du passage de Long fs) 20 prêts perpétuels dd\u2019 itérêt ou séeuri- 50 30000 $250 chacun 5000 109 « B00 \u201c «\u201c 5 ou 500 \u201cu on © 5005 10000 Pour informations au sujet des propriétés fone cières s'adresser à F.J.Vixacun & Cik., courtier de propriété foncières à New-York.Les or- portjà J.W.HOLBROOKE, Sec.505 Bromdway N.-Y.XO est maintenant prêt à liver les gravures qui lrouvent inscrites sur le catalogue, 5 Août ° Le soussigné paiera le plus haut prix COMPTANT, pour du CUIVRE JAUNE et ROUGE.ROBERT MITCHELL, Fondeur en Cuivre, &e., Rue St.Henry et Marché à Foin.N ADAME VEUVE A.BRAÛLT tout en remerciant ses nombreuses pratiques et la publie en générai de l\u2019encouragement Hibéral qu\u2019elle en à reçu, les informe qu\u2019elle recevia par les premiers eclivages un des meillenrs ssorti- meut de marchandises Française, anglaise et umé- ricaine, qu\u2019elle vendia à bien peu «l'avance et vee ra très libérale envers les marchands de la campagne qui voudront bien l\u2019encoursger.Kua Notre-De ALMANACH DU PEUPLE POUR 1955.FF ALMANACH contient vne foule se conseignements.En vente à 15%, la groase chez EAUCHEMIN & PAYETTE, Rue St, Paul: Et chez 7.CHAPELEAU, 1 nov.Rue Notre-Dame NOUVELLE COMPAGN.E BU GAZ DE LA Coke livre dans les limites de la Cité.A 66 PAR CHALDRONS.DANN tous les cas, depuis cette date, les cone ditions sont COMPTANT AVANT QUE LE COKE KOIT LIVRE ; mais pour sauver des tne convénients aux personnes qui ont hesoin de coke.il serait démrable que l'argent fat envoyé en même temps que l'ordre.W.R.FALCONER.Actuaire, 10 avr:l A VENDRE, A Nt, Janvier de Blainville, maison, emplace- meut, Etude de Notaire, bureaux et livres de Ini, S'aclregser sans délas, sur le A.SEGUIN, N.P, à St, Thérèse de Biainviile.14 avril-
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