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La Minerve
Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération. [...]
Trois périodes distinctes et trois vocations ont marqué l'existence du journal La Minerve. Organe du parti patriote à l'origine, La Minerve entame sa deuxième vie, après une interruption de cinq années (de novembre 1837 à septembre 1842), comme organe officiel du parti réformiste de Louis-Hippolyte Lafontaine, puis elle devient l'organe du parti conservateur de George-Étienne Cartier et de John A. Macdonald.

La Minerve patriote (1826-1837)

Avec la disparition du journal Le Canadien, en 1823, le parti patriote ne peut plus compter que sur le Canadian Spectator (qui disparaîtra à son tour en 1829) pour défendre ses intérêts, ce qui pousse Augustin-Norbert Morin (1803-1865) à convaincre ses amis de la nécessité de publier un journal de langue française à Montréal. Morin, alors jeune étudiant en droit de 23 ans, fonde La Minerve à la fin de 1826.

Après la parution de quelques numéros et une brève suspension, le journal est acheté par l'imprimeur Ludger Duvernay, qui en sera l'âme dirigeante jusqu'à sa mort, en 1852. Même s'il ne le dirige plus, Morin continue, après son départ, à écrire des articles pour le journal.

Malgré une campagne de boycottage de la part du clergé, La Minerve compte environ 1300 abonnés en 1832. Elle est considérée comme l'un des plus importants journaux du Bas-Canada. Ses articles ne sont habituellement pas signés, mais, outre Morin, tous les principaux chefs patriotes y contribuent, notamment Denis-Benjamin Viger, Louis-Hippolyte La Fontaine et Louis-Joseph Papineau.

Duvernay, qui assume la responsabilité entière du contenu, est emprisonné trois fois pour libelle, en 1827, 1832 et 1836. En novembre 1837, suite aux événements violents qui se sont déroulés à Montréal, un mandat d'arrestation est émis contre lui. Il abandonne son journal à deux collègues et s'enfuit aux États-Unis. Quelques jours plus tard, La Minerve est interdite de publication. Elle ne reparaîtra que le 9 septembre 1842.

La Minerve réformiste (1842-1854)

Après les rébellions, plusieurs anciens patriotes s'éloignent de Papineau et de son radicalisme. Ce sont les idées de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864) que La Minerve soutient alors, surtout parce qu'il a négocié le retour d'exil de Duvernay. Le journal reprend sa position au front, entre autres lors de l'impopulaire projet d'union du Haut et du Bas-Canada, adopté au Parlement de Londres. La Fontaine se sert de La Minerve pour promouvoir l'idée d'un gouvernement responsable, dirigé par les élus du peuple.

Appelés à s'allier au clergé dans les dossiers relatifs à l'éducation et aux biens des Jésuites, La Fontaine et Duvernay infléchissent le caractère anticlérical de La Minerve, qui s'oppose dorénavant à l'Institut canadien de Montréal. En 1848, le journal va jusqu'à accuser Louis-Antoine Dessaulles d'athéisme, ce qui entraîne un procès en décembre 1849.

Même une fois devenu premier ministre du Canada, La Fontaine continue d'écrire pour La Minerve, qui diffuse les idées de son parti. Après l'amnistie accordée aux patriotes exilés ou arrêtés, les dossiers chauds de cette époque dont le journal se fait l'écho sont l'indemnité aux victimes des rébellions et l'usage de la langue française dans les débats parlementaires.

La Minerve conservatrice (1854-1899)

En 1854, l'alliance des conservateurs et des réformistes modérés donne naissance au parti libéral-conservateur. L'ancien patriote et organisateur politique de La Fontaine, George-Étienne Cartier (1814-1873), devenu l'homme le plus influent de la section bas-canadienne, reçoit l'appui de La Minerve, elle-même principal adversaire du journal de l'Institut canadien de Montréal, Le Pays.

Favorable au projet de Confédération, mené par John A. Macdonald, La Minerve appuie les conservateurs et leurs politiques de protectionnisme, d'expansion vers l'Ouest et de construction d'un chemin de fer transcontinental (elle prend ainsi la défense du « scandale du Pacifique »). Le journal disparaît en 1899, après la victoire des libéraux de Wilfrid Laurier, au détriment du parti conservateur.

Radical dans sa jeunesse, modéré dans sa maturité et conservateur en fin de parcours, le journal La Minerve a reflété l'évolution politique de trois grands hommes d'État, Augustin-Norbert Morin, Louis-Hippolyte La Fontaine et Georges-Étienne Cartier, tous issus des rangs du parti patriote.

Considérée comme l'un des journaux les plus influents de son temps, La Minerve a appuyé trois événements majeurs de l'histoire du Québec et du Canada : les rébellions de 1837-1838, l'entrée en scène du gouvernement responsable et la Confédération.

Références :

Beaulieu, André et Jean Hamelin, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, t. 1, p. 55-59.

Bonenfant, Jean-Charles, « Sir George-Étienne Cartier », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Lamonde, Yvan, Histoire sociale des idées au Québec, Montréal, Fides, 2000, t. 1.

Lebel, Jean-Marie, « Ludger Duvernay », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Monet, Jacques, « Sir Louis-Hippolyte La Fontaine », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Paradis, Jean-Marc, « Augustin-Norbert Morin », dans Ramsay Cook et Réal Bélanger (dir.), Dictionnaire biographique du Canada en ligne.

Éditeur :
  • Montréal :[Augustin-Norbert Morin],1826-1899
Contenu spécifique :
mardi 27 mars 1860
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
deux fois par semaine
Notice détaillée :
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Références

La Minerve, 1860-03-27, Collections de BAnQ.

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[" ed Boe JOURNAL POLITIQUE, LITTERAIRE MONTREAL, BAS-CANADA, vor, XXXI mél SSSR Wa Minerve, \u2014 AGRICOLE, COMMERCIAL ET D\u2019ANNONCES.Concours sous le patrouage L'Institut Canadien-Français.UN CUNCUURS est ouvert à lu jeunesse ca nadieune par Nr.Chariea Diou, Artiste, sous te patronage de l'Institut Canadien-Françals., Bujet :\u2014Quels sont les meilleurs moyens d'en- cournger los Beaux-Arts au Cansda ?Le Coneuurs est ouvert jusqu'au 5 Juin 1860, Le prix du Concours ters un portrait à Thuile de l'auteur du tmeilleur Essai, ou d'un membre de sa famille, où d'un homme publie à son choix.Trois où cing Juges seront vommnés par l'Insti- t ot leur décision sera sans appel Chaque Essai devra être signé d'un Pseudo.Ayms et accompagné d'une lettre cachutée con tenant de nom de l'auteur.Lalettre du concure rent heureux sera seule onverte, Les autres cou- aurrents auront droit de retirer leurs Essais : ils n'auront pour cela qu'à s'adresser su Secrétaire- Arghiviste, dépositair.des essais et lettres.ar ordre, PF.X.A.TRUDEL, 15 mars Bec.A.I.C F.POLLES AMERIC AINS.FOURNAISES À AIR CHAUD VENTILATEURS xT PUELES DE FANTAISIR POUR SALON.=\u201d GRILLES.GRANDE REDUCTION SUR LE Prix des pocles de toute espece Le STATESMAN Consumeur de Gax, Le ALBANIAN, do de Gaz et de fumée, Le \u201c PRINCESS, \u201d Cooking pour le Charbon, Le CROWN OF THE WEST, Ls WOODLAND FARMER, Le CLIPPER AIR TIGHT, Le FIRE WITCH, SUPÉRIEURS Pocles de Cuisine pour te bois, et un Grand Assortiment de Poéles de Salon de tous patrons et de tous prix.A vendre à l'Etablissement de UJ.MARTINEAU.RUE NOTRE-DAME, No.277, MUNTREAL, PLOMBAGE et TOITURES de toutes sortes exécutés dans le plus bref délai.U- J.MARTINEAU, Étameur, Plombler et Couvreur, 37 oct.1389, HOTEL DE L\u2019EMPIRE, No.12, RUE BONSECOURS, \"OR VASTE ÉTADLISSEMENT conticat des Cabinets particuliers pour les voyageurs pressés, où l'on pourra être servi en quelques minutes, de Lois les mets que l\u2019on peut se procurer dans nu- cun Restaureur de première classe.La table d'hôte du Grand Salou de l'Etablisse- ment sera ouverte depuis MIDI jusqu'à TRUIS Treures, chaque jour.PRIX POUR LE DINER 30 SUUS.Le service de ce vaste Hôtel se finit avec toute le régularité et la courtoisie possibles.LE SALUN AUX LIQUEURS.Les personnes qui tiennent le Salon aux Liqueurs sont trés-versées dans la préparation de toutes esnèces de bolssous où breuvages selon le #ystème des grande Hôtels d'Europe.VA DR CHAMPAGNE, UEXIEVRE, RAU-DE-VIS, ET TOUTES SORTES LR VING, AINSI QUE LIQUEURE VRANÇAIBSE, 4C.On tent & ce cumptuire : Cigares de toutes COMPTOIR AUX HUITRES.Ou peut avoir dans le plus court délai, des Ruitres d'en bea de Portland, do New-York, ke.ALLEES DE JEU DE QUILLES.Les personnes qui désirent preudre une agrén- ble ie de Jeu de Quilles peuvent venir & YHôtei de l'Empir.Esles y trouveront les quatre malleures Allées que possude Muntréul : Je plus grande tranquilité y regne constamment.Cet Ftabl \u2018ent possède un grand nombre de chambres à coucher, à la disposition des voyu- geurs qui se trouveront logés à bon marché et aussi confortablement que dans aucun autre grand hotel de cette Cite, Le propriétaire est aotuell-ment à faire construite de nouvelles chambres pour les voyageurs.ÉCURIES, Le Propriétaire a 4 Ia disposition du public plusiours places pour chevaux, daos sea magnifiques Ecuriezet prendra le plus grand soin des chevaux qu'on voadta bien lui confier.J.B.EMOND, Propriétaire de l'Hôtel de l'Empire.20 déc Encourageons nos Manufactures.EMPOIS COLONIAL A PATENTE Munufacturé par LA CONPAGNIE CANADIENNE D'EMPOIS, DE MONTREAL.* CET EMPOIS excellent est supérieur à tous cons lnportés, «t v'exige qu N RRNAL pour le .Matire en ussge dans toutes les famliles.17 janv AVIS D'ASSURANCE.CONPAGNIES D'ASSURANCE \u201c MERCANTILE HANOVRE HOPE CAPITAL COMBINE AVEC UN SURPLUS LX Soussigné continue artuellement à efce- toer des assurances et fournir des polices à des taux réduits des premières Compagnies ci-dessus ni bois dans les faubourgs sont BAS PRIX.AUSTIN CUVILLIER, .Agent.L.I FONTAINE, lsspecteur, 24 janv.1800 AVIS D'ASEURANCE.LA COMPAGNIE D'ASSURANCE ROYALE CONTINU A ASSURER LES PROPRIKTES À des termes encore plus favos rables, et a des taux auxsi ba- que ceux exigés par aueunis autres bonnes Compagnies an- Montréal, 17 copt 1080 VENTE Par Autorite de Justice.AVIR PUBLIC est donné jar ces présentes que LUNDI, le LEUX AVRIL prochain, à MIDI, su Bureau du Nutaire soussigué, No, 20, rue St.François-Xavi r, de cette ville, seront vendus, au plus offrant et dernier enclhériseeur, les 1%2- MEUBLES suivants, dépeudent de la succession de feu JUSEPH KN ADP, en son sirantt du dit ieu de Montréal, Ecuier, Marchand, savoir : DEUX TERRAINS ou EMPLACEMENTS situés ou lu dite cité de Montréal, formant partie de lu propriété MeKenzie et lécigués sur un plan fit par Mr.Jl H.McFarland, Arpen teur Juré, daté le vingtseplicme jour de Mai, mil huit cent cluquante-un et déposé daus l'Uilice d'Isanc Jones Gibb, Notaire, à Moutréul, par acte de dépot daté le viugt- seuvieme jour de mai,mik huit cent cinquante-trois ; lesquels lots sont contigus et bur- nés comme suit : prenant en front au cle min conduisant de Montréal à la Cote ded Neiges, aboutissant en profondeur à une ruelle où pussage de dix-lruit pieds de largeur, propriété de Sir George Simpson ou ses représentants, joignant d'un coté, au eud-est, par le lut numéro ringt-neuf et de l'autre coté, au nord-ouest, par une autre ruelle ou pause de dis-huit pieds de largeur aussi a propriété du dit Sie Geurge Simpson vu ses représentants.Ces dits terfuins ou em- Tlacemeuts sont connus suus les lots numéros trente et treutr- n, et contiennent cent vingt pieds de front sur quatre-vint huit pieds de profondeur, cent quatre-vingt douze pieds dans la ligne sud-est et deux cent sept pieds dans la ligue uord-ouest, mesure française et plus où muins ; avec le druit «'enirée et le sortie sur les dits ter- reins où emplacements pars ruelle en profondeur et avec aussi droit de passage dans les ruelles conduisant au dit chemin de ln Côte des Neiges, le tout tel que montré sur de plan.Ces lois suut comimués.Titre incontestable.Puur les conditions, s'atresser au Soussiqué, T.DOUCET, Montréal, 12 mare 1850\u2014tad A LA ROYALE, COMPAGNIE D'ASSURANCE.CAPITAL : \u2014DEUX MILLIONS STERLINGS.LE Soussigné à l'honneur d'informer le publie que M.J.LEANDRE BRAULT, de cette ville, est autorisé à prendre des assu rances de lu partde celte compagnie.H.L.ROUTH, Agen.No.35, dans le même burean que la Société ae Construction Canadienne.nee d'Etat c-ntre le Feu, (STATE FIRE INSURANCE,) BUREAUX PRINCIPAUX\u20143, PALL MALL ET 31, LUDGATE UILL, Londres.Etublie en 1856, pur uns charte du Parlement Impérial.Capital,-$2,500,000, AVEC AU-DELA DE 1000 ACTIONNAIRES.Président, \u2014Le Tros-llunorable Lonp KRaxk.Directenr-Clérant, x.Ber, Secrétaire \u2014 Wi O peut voir tous les joursle livre de fonds eur le comptuire au Bureau Principal, Branche Canadienne, Toronto, Syndies et Burcan des Directenrs en Canada : Honoruble John Kuss: W, I.lowland, Revier, John Crawford, Ecr., MP, Wi.McMaster, Fer, William Ross, Ber, Wim.Henderson, Her.Banquiers\u2014ba Banque de Montréal, Avucats.\u2014Russ, Crawford & Uromble, Cette branche n'a été ouverte qu'en Javier der- uler el & nrinienant vu revenu de $75,000! Qui sont retenues dans ce paye.L'Augmentation des affsires en Angleterre est sans précédent, cotutne on le verra par les retours parlementaires et ce qui n paru dans le rapport de septembre dernier : : L'on verra par ce qui suit que le montant total d'affaires durant les derulers neuf 1wuls des opérations de cette Compagnie à été de vi deux milles, neuf cents et une nouvelles polices, produisant un revenir annuel additioncl de $150,000 Représentant des propriétés assurées au montant de \u2018Trente Millions de Piastres, Le rapport dit en outre, que \u201cles Directeurs folicitent fes actionnaires sur l'augmentation satisfaisante dans les affaires dela Compagnie et ils ont toutes los raisons de croire qu'avec ses tue Jations bien cououes, Ja compagnie ne peut manquer de cuntinner dans les memes proportions.Le Capital dela Compagnie est cutidrement effecté aux dettes du feu, sans réserve au dépar- tement de la vie, Toutes pertesen Canada sout soumises aux 01 en examinont messienurs composant le Bure leo particularités, et si trouvés suite\u201d en ordonue le paiement.fait recevoir us grand nonibre de lettres de remer- ciments.81 quelques dificultés s'élevaient entre les rée clamants et la Compagnie, le Géraut a plelo pouvoir d'accepter tous les procédés en loi.ALÉXANDRE RTEWART, Gétant de l'Amérique-Hritanaique-du-Nord.SIMPHON & BETHUNE, Agents.36 Rue St.François-Xazier, Montréal.2 Décembre.\u2014qtok A VENDRE \u201c PROPRIETE LATOUR, \u201d VENTE CUNTINUEE.ON continue Ia vente des superbes lots ae Is PROPRIETE LATOUR,\" Besver Mall, à vente privée \u2014Fon titre.\u2014 Termes faciles.\u2014 Pour plan et conditions, s'adresser à D.B.&C.F.PAPINEAU, 26, Petite Rue Bt, Jacques.Montréal, 81 fér\u2014k A WES AN PROPRIETAIRES DE MOULINS Manufactures, &e NICOLAS LACROIX, = EUR ET UCUNSTRUCIEUR DE Mouling, 57 Îtue Notre-Dame, Mouiréal l\u2019ateuté de Sa Majesté le 10 Avril 1855 pour une nouvelle roue bydrolique nommée Turbine à flélicos, suprrieures à toutes celles coustruites jusquà présent, elle à plus de furve, beaucoup plus de vitesse et marche mieux daus l'eau, convient mieux aux chutes les plus basses et s'y place avec beaucoup d'urantages.Toutes tes partivs de cette roue et purliculicrement les hélices sul \u20ac :1#- teuites de matiere à donner le plus grand résul- wt des furces d'imputslun de gravité et de ré tion elle se place aussi de maniere à tirer } de lu cbûte plus bas que la rove per aspiration.Par sa force etsa grande viwsse elle est la meilleure pour les scies circulaires, parce qu'eile & Les in de peu de multiplication, 11 en est de meiue pour les moulinsa farine, elle se place tres avantageusement dans les chutes depuis 5 à 15 piedu immédiatement sous la moulauge, sana eugrenage.Par la nouvelle maniere de sou pivotage tant pour la roue que pour lu monlange, elle marche sans replumnber son arbre et beaucoup Plus longtemps qu'avec des eugrenages, sa marche eut si tranquille qu'on entend que % muimure des graiue qui se froissent sous Ia woulange, il w'y à rien à @ aisser que Je frulteutent de l'œil- lard du lit de la muulange, lequel peut marcher tres longtemps saus renouveler l'huile et sans re- plomber son arbre.Les premieres roues que j'ai j'incées sous lu moulange n'out encore eu aucun dérangeuent et aucun soli pour leur marche, elles vnt le méme avantage pour toutes especes de 1uanufactures, avec beaucoup d'écunumie dans les engrenages, poulies et frottement pour ubteuir la vitesse.\u2018expérience m'a fait faire depuis peu un perfectionnement à sa turbine qui l'a beaucoup améliorée, je la place aussi sous fe smut mill, lequel eat perfectionnéd de matiere que le Smut, le ven tilateur, les sas ctlcs élévateurs sont réunis sur la inème charpente et vccupeut peu de placed'ai aussi perfecliunné mes blûteaux de manicre que le métme blûteau peut blüter le blé, seigle, sarrazin, orge et blé-d'inde comme si le meme blüteau était fait expres pour claeun de ces grains, etle même dbiüleau est principalement fait pour Ia farine pour le 1ourché, pour donner lu plus belle qualité et le plus de rente qu'il soit possible de retirer du grain.J'ai également perkctionné et simplitié le mécanisme de In scie circuluire pour les billuts, de sorte que je puis le fournir à trée-bas prix et le- 1 eat le meilleur pour lu justesse et la beautd juge ; je construit aussi den écies à chafses simple et double, et tout ce qu'il y « de plus vou- venus ell cn gente, Je fourais le méeanisme do toutes espèces de moulins, manufactures etmachiueries a des prix tres-Modérés, je garantis mon ouvrage et je mets et tuarche mnvi-tueme les moulins à farine el À scies, vu ma grande expérience daus lu pratique de ces muulius, et éguiement pour les muuliue à carder la laine.Je fournis nussitoute autre roue en usage cn Europe et en Amérique, tel que la roue turbine françaine (fourneyrons 4: ! n'est pas connus en Cnosdaot y-ii eu Hrance, éat arrivée au plus haut degré de perfection, ainsi que ln rope de Jouval.Je construis toute espece de roue verticale et hurizoniale, et les meilleures qui soient en usage, j'en fournis les plans et la fonts et je puis donner des pl ne de moulins dont presque toute la marche est en bois, vu le simple mécanisme pour aa rouc sous la moulange et par conséquent à des prix tres-modérés, et quand d e& marche, ole sera aussi bonue que pour le prix le plus éle- v ie Je suis en mesure de livrer de bonnes moutan- ges du plerve linnçaise, façon en nsage dans le pays et nouvelles moulauges peifectionnées re- cement eu France, lesquelles suni à meilleur marche et peuvent woudre pres du double de rain avec la meme furce que ceux co usage, jo va garanti.Je fournis aussi les toiles à blûteaux mivai que tout te mécanisme.: Par ma tongue expérience cn France, en Iel- gique et on Canada, j'ai l'espoir de antisfaire ceux a voudront tien me contier la construction vu réparation de leurs moulins et manufactures, je fournis egalement les plaus pour toutes esjuces de mouling et manufactures ct je donne des avis sur les constructions, lea pouvuirs d'ean, &c, &c.De l'honorable J.Paxaxay, sciguenr, St.leary de Nuscouche.Je certifie que M, N Lacroix m'a fait des répu- rations et améliorations dans tmes invutins « farl- ne et à scles à différentes repr.res depuis tn grand nombre d'années avec le plus grand succes et n ma plus grunde satisfaction, il a placé dens roves écossuises à mon moulin a farine à Mascouche, perfectionnées par lui, desquelles je puis (rose satisficit, Il a placé des bLlitenux aussi perfece tlonnés sur un nouvean bysteme, lerquels ont dunné une grande renomuée à mon moulin tant pour Ja qualité que pour la bonne rente, ll a aut- ol plucé sa premiere Turbine à hélice, de son iu- tention, à mon tavulin à scies.J'en ai fait le dépense pour lui faciliter d'en faire l'essai, vû lu confiance que j'uvalsen lui, Laquelle roue fuit marcher cr voie cireulaire et en conséquence + succes ubtenu Jen al fait placer une à non mo lig & scien, à SL Lit, pour une acie circulaire avec ls méme antisfaction.M, Lacroix m'a Ffrirni, pour mon moulin farine de Ht.Lin, quatre de ses Tuibines & hélice ef lous les mouvements nécessaires pour qualre monlanges et trois blutenux ainsi que Jes plans de In construction que MMH.Panza et J.Parkin ont exéeuté avec succes, lesquelles Tur- hines, Blûteaux et tout le inécanisine marchent on ne peut désirer Inieux Je me (ais aussi uv piaieir de lui reconnaître le mérite d'être excellent meunier et fariuier pour Ia fabriention de in farine et sa capacité pour mettre ua moulin à fe- rine cn marche avec la jilus grande précision et justesse.J.PANGMAN, St, Henry de Mascouche, 3 mars : 860 GU.1 Mosk éculet, seigneur de Ste.Tuérése de Blainville.Je eenitic gue M.N.Lacroix m'n construit denx moulins à farine da lesquele il n'a placé sept de ses Tucbines à hélices que je recon.ais pour lus économiques pour la dépense de l\u2019eau ; et pour marcher le mieux davs l'eau, \u2018ai fait placer trois de ces roues à la place de trois autres qui dépensaient plus du double d'eau pour dunner la même force.Ellen marchent un tier plus vite yne In mouta»ge ; trois -lane le se ennd moulin marchent sous In moulange et la 75.sous le amus mill, Inquelle fait environ 390 tours par minute.11 m'a guest construit quatre blôteaux pour Is fatine de blé, sur un nouveau systems.Ces bli- teaux ont un avantage cousidérable pour Jes habitants et pour le marché, vû que le même blé büté de cette maniére donne plus de farine d'une qualité supérieure et se vend plus cher au marché que celle blètée ot moulue de la maniere ordinaire.Q.HL.MONK, Je certifie que M N Lacroix m'a construit un moulin à scies dans lequel il n'a placé trois Tur- bloes à hélices desquelles je suis tres-entisfait, ayant une grande force of nine grande vitesse et peu de dépeuse d'eau.BAZILE PICHE.Sauit au Récollet, 6 mars 1866 M.Ÿ.Lacroix tn'& constrnit nr moniln à farine dans lequel il m'a placé une Turbi- 6 à hélices 1s- quelle avec 14 pouose «le châte d'eau fait laire à une moulange siz minots de blé pac heure.Le moutiu dane toutes les parties fonciionne d'une macière admirable et donné à sen pratiques toute le satisfaetion possible sous tous le # rene .JOSKPH LALONDE.Plautagenet, lor avril 1/87 Je soussigué declares que M.N.Lacroiz » fait pour le compagnie du tuoulin à vapeur de Belœil, uu moulin à farine contenant quatre moulanges.UD à carder et un à fouler, lesque-s moulius sont mus jar un engin de vingt furces, le lout fait et place par lui comte l'eutrepreneur, lequel vngis fait mouvoir trois des dites woulanges, les cardes et le toulon avec force, vitesse et satisfaction : lequel engin, pour faire mouvoir les vbjets ci- dessus, dépense environ quat e cordes de buis ch -4 heures et que ces moulin fonctionnent à wa grade satistaction.J.H, ALLARD,S.du M.à V.de It.Melæil, 23 fer 1857 Je certifie que M Lacroix à été che» moi pendant deux années cutnive meunier el cons tructeur de moulin et pour le cousetver le le nn ° ace j'ai doublé ses mpciateme nue pe: dant ve temps nous avous fuit hosucoup d'amélivrution avecious fes su qu'on pouvait désirer, et comme meunier j'ai 9 asses pour me feliviter de ls dépense que te Les deux moutius que je tiens et qui ont été réparés et améliorés pur lui marchent anjour- d'ici avec ln plus graude précision possible, une moulange peut marcher saus «tre réparée et fait d'aussi Lun ouvrage que les premiers jours.Le boitier de luillard marche quelquefois isola et quatte mois weme plus ssus 9 toucher.Toute la arche est ei tectquitle que lon entend que le muruure de lu muulange qui froisse le grais.Ces moulinsout inrilleure tenunimée pour In qques et le produit de Ie farine, lis Marchent avee use grande force et une grande vitesse et avec peu de dépense d'eau, EUSEBE PAUZE.Moulin du Lapide, 3 mars 1560, Rerenexces:\u2014L'ho orable 5.Pellraujeu, sei- gueur de Nouvelle-Longueuil et de Soulnoges ; lhou, U.R.Ilarwood, seigneur de Vauderuil : Mme veuve de Thou, Musson, seigueuresse de Terrebonne ; Mme, veuve de Thon, Viger, sei- gneuresse de L'Assomption ; Jon Atkinson, écr, Montréal ; J, Converse.éet., Montréal.Montréal, 15 mars-u La Passion de N.8, J.C.Le Calice\u2014Méditatione d'une ame chrétienne sur les souffrances «t la mort du auteur, pré,aration pour le tetops parchal, par Elise Votart, 1 vol.in-l9, br ère lraire.\u2014 Considérant les souffrances de J C el trouvant au ried de la Croix Ia consolation dues ses peines, par l'abbé Dau- denud, | vol in-12, r Considérations sur ta Passion de N 8 J fr CG de In Luzerne, | vob iu-iz roché 10 {dem relid Le douloureuse l\u2019assion de NB JC d'u- prhs les méditutions d'Agne-Caile- tiue Emmerich, par l'abbé de Cazs- les, 1 ro\u2019 i0-12, br 1tortoge de Ia Passion (petite) ou manière de méditer dévutemeut et avec fruit la l\u2019ussion de NS JC à tou- tea les heures du jour et de le , par le Eévd PJ lasserat, in-12, de 64 parce gravures Hologe de ts Passion où réflexions et _affections sur les souffrances de JU, per & A da Liguori, | vot in-18, © doté sur tra.che Jésus du haut de lu ervix au cour du mon- duin, parle I JL A.Machesetli, L vol in-33, doré sur tranche Journal! de 1a Pussion où récit simple, fait d'aprés les Krangiles, de ce qui s'est passé Jour par jour et heure par lieure.par le KR.D, Ed.Terwe- coren, M.J.1 vol in-l8, Ur Méditations sur la l\u2019ussio de NB 4 C, par le Pére P, A.Fandermersch 8 J, | vol in-12, br Méditations sur la Passion de N 8 J C, pur M l'atbé Scheliens, | fort vol, in-03, br Eu vente chez 0 100 feo 28 0 30 In Jo Ii.ROLLAND & FILS, 7 mars COVENTE Pac Autorité de Justice.L'IMMEUBLE cl-apres désigné, dépendant de lu communauté de biens qui & cxisté entre feu Charles Lalande dit Latreille et Dame Marie Goyer dite Belisie, son épouse, UNE TERRE sise et située au nord-est de le Cuncession Ste.Marie, dite paruisse de St, Polycarpe, en In Seignenrie de 1a Nouvelle Longueuil et faisant partie de ln terre dési née No 21, de ln contenance de deux are ents de front sur vingt arpents de profondeur, plua où moins, sans garantie do mesure précise ; tenant devant au chemin de ba.eu d'icelie Cote, en arrivre nu township de Newton, jolguant d'un côté au Sr, Amable Martin et d'atitre côté au Sr, Antoite Felx ; avec une maison, cuisine, hangard, grange et autres batiments dessus construite.Le dt {immeuble sus-désigné, vera vendu à je Lure de Thine de in paroisse Ft.Polycarpe, ARDI, le DOUZIKME jour d'A VRIL prochain, & DIX heures dy matin.Pour les cunditious, s'adrearer au notaire Soussigné, F.0.RANGER, NP 8t.Polycarpe, 18 wars 1660\u2014 dp Maison meublec a Louer UNE MAISON presyue veure, en pierre de taille, a deux Guiges, pres Beaver contie:t des bains et antres comodités.Si cela était désiratle l'auteur «le cette aunon- loneront 1a maison, ¥undeesser, hoite 509, Lurean de l'uste.Pusavssion immédiate, fa Hall, bille eat entirrement meubiée et ce serait disposé u pensiunuer aveu ceux qui 20 mars\u2014ly COMPAGNIE D'ASSURA NCE MUTVELLE DE LA CITE DE MONTREAL.LES DIRECTEURS soumignés informent leurs concitoyens que is surdite Compagnie est MAINTENANT KN PLEINE OPÉRATION TRES-BIEN PATRONISÉE BT FRÊTK \\ ASSURER LES MAISONS, ET LEURS DÉPENDANCES, BOUTIQUES, ke.His invitent ceux qui ne sont pas assurés à B'ADRESSER DESUITE AU BURKAU, No.1, RUK 8T.BACREMENT, ol toutes les informa tions hécessaites seront dunnées.Les taux sont d\u2019une A trois plas.tres par cent fouis pour trois .BENJ.COXTE, Président.J.L.BEAUDRY, J.B.HOMIKR, HUBERT PARR, GALBRAITH WARD, FRANÇOIS BKNOIT, G.L.ROLLAND, V, 18.BADBAUX BUG.LAMUUKEUX, P.LL.LaTOURNELUX, Secrétaire.Montréal, 4 fév.1860 \u201d Imstituteur Disponible.L.DESLAURIERS, muni d\u2019un diplôme pour école-modéle supérieure, et pourant \u20ac toute autre branche nécessaire on 5 pays, une place.B'adresser, franco, à 0 Bureau.30 déo\u2014v Nouvelles Etrangères.FRA Ne BE, Varie, 19 février Is10, Démarche de plusieurs meuibres du C< rps- Législatif représeutaut dans ee corps le pacti catholique.\u2014 Demaude d'au- dieuce à l'Empescor, \u2014 L'Empereur refuse.\u2014Ils écrivent à Sa Majesté.Des membres du corps-legislatil, répré- sentant dans celle assemblée le parts calhu- lique, s'éfaient révois au nombre de quinze ou dix-buit, pour © xamiver en comwus ce qu'ils pourraient avoir à faine au sujet de lu questicn romaine.|6 s'etaieut rapprochés duns une prusée comuisne d'opposition à la politique du gouvernement fançats sur cette question.À ce titre ils avaient eru pouvoir | oposer & q wns de lews collègues, Que avusent dejà fait preuve d'indépendance en se pronong ul contre quelques projets de loi p.escutes par le gouvernement, de se Joiudre à eux, Mais ces honorables membres x'accordérent jour répondre que c'était, en général, Jans tus sentiment libéral ou pour reclamer un conuôle plus ellicace sur la gestion dea fuances publiques qu'ils avaient combatiu ces projets de lov; mas que, n'up- pattenant pas arti catholique, ils ne pou- vient pas s'associer à ses renslances rl à ses manlertations.C'est inei que la réu- bon n'a pas pu compter plus d'une quiuzaine de membres, Après avoir examiné la situation, ces députes deléguèrent trois d'entre eux qui de- vair nt demusider une au hence à l'Emprreur.C'etaient MM.Anatole Lemercier (de la Chareute Infétiee ) de Curervilie (des Côtes-du-Nord) Fi, ineller (da Haute Rin), Ils étaient chargés d'exprimer, au now de ln réunion, les regrets et les inquiétudes qu'iospirnient aux catholupres\u2014de leur par- 14 \u2014la pofitique suivie pue le gouvernement danish question romaine, ot pus licul.éiv la sanction qui sernit donnee à la séparation d'und partie des ltats de l'Eglise.Ces trois députés adresséreut ane demande d\u2019audience à l'Empereur.oe réponse du duc de Bassano, grand-chambellan, leur it bientôt savoir que les occupations de l'empereur ne permeltairol pus à Sa Majssté de les recevoir ; «aix que, b'ils voulatent hi dire, à lui- même, ce dont ils se propasaient d'entretenir Sa Majisté, elle l'avait chargé de les euteudre et de lui transmettre leurs observations où leurs demandes.Le duc de Basen no pjoutait qulen conséquence il se tiendrat à leur disposition Au jour ef 8 une li~ure qu'il dénignait, si ce jour et cutle heure leur con- veuaunt.Les trois députés communiquérent cette réponse à la réunion, 11 y fut declare que c\u2019etait à l\u2019empereur, von au chambellan de 3.M,, que la réunion avait désiré adresser ses respectueuses vbservations ; qu\u2019eu conséquence, les députés délégués devaient écri re à l\u2019empereur ce qu\u2019is c'avaient poist été admis à avoir l'houneur de lui dire.Ces dépuies se rendireut, toutefois, au reudez- vous que M.le duc de Bassano leur avait propose, mais simplement pour lui déclarer que ce ne serail pus la mêsie chose, à leurs yeux, de s\u2019cxpliquer devant lei, comme ils avaient demands 3 Penjeceur la persion de le faire devuot S.M, elle-même, «t pour le prier de vouloir bien rem (te à, M.la lettre qu'ils avaiert preparée pour elle.Le duc de ljassauo reçut, en effet, de leurs mains cette leitre, qu\u2019il se chargea de se- metire à l\u2019empereur, leu voici le texte : « Sire :\u2014Voire refus de nous recevoir nous uillige profoudément.Nous venions des points Jen plus éloignés de la France avec l'espoir d'entendre sortir de voire bouche un mot qui puisse caîmer les alarmes de nos populations.Malgre loutes les circons- luvces qui ont produit et maintenu cen alar- tes, nus ne pouvons perdre lu confiance que nous avons placé e dans la sagesse élevée de Votre Mojeaté et dans les engagements solennels contractés en votre nom devant lu corps législatif et toute ls France.Aujour- d'hui, l'uaposibilité où vous rosnnies d\u2019uc- coinplir nos vœux et ceux de vos constituants Dous cause du malaise à nous mêmes et semble confirmer leu a; p:élirnsions qui esis- tent dans fant de vus dévoués à Votre Majesté.Certes, , ti une populstion vous est dévouée, c'est la populstioncatholi- que \u2018de la France.Sa foi lui inspire ce respect pour l'autorité qui est lu plus solide défense des trônes, ln protégeant le Saint- Siège, vous lui avez inspiré une affection et vn: confiance qui assurent votre pro-périté future et celle du pays.l\u2019arce que, au mi- leu des institutions et des tatérôts qui peuvent changer, la religion seule fait appri au cœur du peuple,\u2014c\u2019est eile qui fonde et perpétue lus empires, La foi catholique, sire, à un ennemi que vors cou 5 ; cet ennemi, c'est la révo.lution\u2014ta révolution dout lu défaite a constitué votre jouror\u2014qui a depuis si fré- queminenl menacé voire vie, el qui, spain- tenant, déchaloée en Italie, se flatte elle- même de pouvoir bientôt reprendie partout son 1êgne fatal.ln la voyant s'attacher même au souverain pontife\u2014au plus auguste représeniant de l\u2019autorité, du droit et de la véritable liberté\u2014les honuêtes geus sont confondus.Île rentent que wil lyi est pure mis de toucher aux États de Pie IX, rien ne lui sera plus snc.é\u2014rien ne poursa plus échapper à ra ronquête.Sire, la révolution vous presse de lui livrer le trône qui est le fondement de tous les autres, L\u2019Eglise vous sdjure de le défendre et de vous défendre vous même.Entre ces deny partis, il n'y a oint de place pour Phésitation.Puime Vntre Majesté bien peser ler conséquenres de celte détermination, et ne pus abandon ner ls politique à laquelle à toujours été liée la grandeur de la France.[a France à eu le remarquable privilège de fonder le pouvoir temporel des papes, et chaque fois qu\u2019elle a tenté de porter la moin sur sa pro- re œuvre, elle s\u2019est infligée à elle-même les plus terribles coups.\u2018* En conséquence, ce n'est pas pour l\u2019E- ge que nous sommes alarmée, car elle a les promesses qui ne failliront pas.C'est pour notre patrie bien aimée\u2014c\u2019est pour votre dybastie que nous déplornns l\u2019incertitude qui règne en ce moment, et qui, en se prolongeant, séparerait de vous tous les cas lholiques sinvères, Nire, où tente peut-être de vous tromper.Les eusenis de l\u2019ordre et de votre gouvernement sont seuls satisfaits.Vos verdublex uwix sont dans là tristesse, Nous nvous l'honneur d'étre de ce nombre, et nous somes, avec Île plus profond respect, sive, de Votre Majesté, les Uds bum- len et tré>-obéissauis serviteurs et sujets.« L, ve CuvenviLLE, * deputé des Côtes du Nord.« Vicomte ANATULE lIEMERCIER, \u201c dépuie de la Charente Inlérieure.ELLER, deputé du Haut Rhio.\u201d\u201d Faris, ler mars 1560, Les trois députés rigoataices de lu lettre à l'Empereur, qui out cie si vertement tau.cés dans le rapport de MP le emvistre de l'intérieur (MM, de Cuverrille, Keller et Aontole Lemeteier), vieauent de publier et de distribuer ieur répouse.Cette répouse consiste dans une lettre urdiessée à leurs commettauts ; elle est précédée de quel ques paroles dont voici les principales : \u201c Attaqués dans notre lnuneur à la lace de la France, il nous est impossible de ue pas réjoudre.« Ea temps et livu, nous truiterons devant le Corps-Législatif la question roma ; nous rappelerons les promesses tuiles au debut de Ia guerre ; nous dusisnterrous que le debut ne porte pas moins sur le terrain politique que aur le terrain religieux.\u201c Aujourd'hui, ce nout d'honuêles gens justement émus, qui s'udress nt à leurs com- patrioles, \u201cLes faits août plus éloguents que les phrases, « Test vrai que, dès les premives jus de janvier, nous sommes vence à exposer au chef de l'Etat nos sur In politique suivie par son go dang res relations avee le Saint.Sige.1 est vem gue USwpereur w'ayunt pu uous recevoir, nous lui myons Fait remettre uue lettre pur von grand chasb ag.+ Cette lettre, que M, le avinistre de in.léneur appelle une sorte de protestation, nous vous la anumetions vec measicurs : sa lecture sera notre meilleure justitication,\u201d Suit la lettre pour laquelle l'Océar et lu Bretagne ont été supprimés : Apres cette lettre, MM.les députés ajoutent les réflexions susrantes : sé Las rapport ministériel cite, en supprimant le commencement, une seule phrase de celle lettre où nous fai-ions preaseatic nos craintes de voir le gouvernement de l'im- pereur séparé des catholiques.+ Qu'rntendions-naus par ces mots 1 « C'était uu appel à la eagusne du nouve- rain lui meine.C'utau l'expression des alarmes d'amis aflligés, 7 4 Cette dismdence, quelque compiète qu'elle soit sur ce point de politique exté- riere, donne-t-elle le droite qui que ce soit de nous accuser d'avoir manqué à nos sers 1 Nous avons prêté serment au gouver- nemest impérial sans nrrière-pensée.Mais est-ce que lu serment d'un député aurait pour vilet de le furcer à approuver toutes les tmesvies, bonnes où mauvaises, du gou- veinement ?\u201c Lans ce cas, à quoi servirait le Corps- Léggistatif 7 # Le deputé n'est pus un fonctionnaire.Ce n\u2019est pas pas une fonction qu\u2019il #xerce ; c\u2019est une mission qu'il remplit, la plus haute et le plus libre.\u201c Son serment est chose sacrée.Mais c'est précisément là ce qui oblige & n'¢- ter que la voix de an conscience daus l'appréciation des actes du gouvernement, « Ce n'est pas à nous qu'il appartient de décider si, en fiappant trois deputés d'un biâtne public, M.le ministre de l\u2019intérieur n'a pas uiteint la chambre tout entière.Nos honoraltes collègues sont juges de la digui- 1& de notre corps, nous nus reposons com- plèter ut sur eux du soin de le faire res pecter, « Quant À nous, nous aes bornons à pro- tenter contre l'accusation dont nous summes l'objet : d\u2019un côté, parce qu\u2019elle est injuste ; de l'autre, parce que nous ne reconnaissons pas à M.le ministre de l'intérieur le droit de nous l'adresser.Nous apprécious comme nous le devons inualion du rappport qui teudrail à nous faire donuer noire démission.Il serait très commode de se débarrasser des députés opposés à telle où telle mesure, en les som mant de s'adresser de no-ireau à leurs électeurs « Vous ne nous avez pas imposé de tman- dat impératif, messieurs ; nous n\u2019en aurions pas accepté.« Loir des élections générales, nous vous rendrons compte de notre mission.En attendant, nous ne rele vons que ile notre conscience et notre conscience est tranquille.« Nous resterons au poste que vous nous avez coulé ; ce n'est pos le momeut de le déserter.\u201d Ce document à été distribué hier à tous lex membres du Corps-Législatif présents à Paris.(ue préange til 1 Ure discussion, sans doute, sur le fond du la question ; peut.dice meme unc deinande en autorisation de poursuites de la part du gouvernement, Néanmoins, je cruis prru à celle dernière mesure dont la portée dépassersit, ce me semble, l'intention qu'ont ene les
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