Le matin, 7 janvier 1922, samedi 7 janvier 1922
[" ABONNEMENTS Unan.$2.50 \u2026.$1.50 s'abonner au bureau, 162, rue Saint-Denis, 162.Téléphone Est 893.Six mois.On peut \u2014 IE y REDACTION: rue S.-Jacques, 7la Téléphone M.7309.ADMINISTRATION.162 rue S.- Denis.Tél.E.893.Toute correspondance doit être ainsi adressée: LE MATIN, MONTREAL Vol.I \u2014No 207 MONTRE AL, SAMEDI, 7 JANVIER 1222 Le Numéro o sous REVEILLONS NOUS AUX AFFAIRES _ Maintenant que les élections sont finies, ou à peu près, que les fêtes sont passées, occupons-nous, n\u2019est-ce pas, de notre réveil économique, car les affaifes, tout est là, savez-vous.Nos forces industrielles, notre dévelonpement| ethnique, les relations entre le capital et le travail, nos.ressources naturelles, le problème de l\u2019immigration, sont là autant de sujets qui intéressent non plus seulement une élite mais les masses jusqu\u2019ici apathiques ou tout au moins indifférentes.Trop longtemps nous ne nous sommes passionnés que pour les questions politiques.Nous n\u2019avions jamais trop de temps pour suivre les derniers développements dans le monde d ela politique.Des questions plus importantes demeuraient en souffrance par suite de cette obsession.Les choses sont changées depuis quelques années.Que d\u2019obstacles n\u2019avons-nous pas vu se dresser sur notre route dans le passé justement par suite de notre indifférence ou de notre apathie! Nous laissions faire.On Bait ce que nous a coûté cette expérience du \u201claisser- faire\u201d! Mais c\u2019est déjà de l\u2019histoire ancienne.Une conception nouvelle s\u2019est fait jour chez le capitaliste comme chez l\u2018épargnant, chez le chef d\u2019industrie comme chez le modeste artisan.Tout n\u2019est pas encore fait.Tant s\u2019en faut! Nous sommes cependant dans la bonne voie.Il nous faut mainenant orienter notre marche et agrandir nos connaissances pour nous armer mieux pour les luttes économiques de demain.Personne ne contestera que dans le seul domaine de la finance nous ayions marché à pas de géants depuis quelques années.Si nous avons réussi à nous tailler une place assez importante dans le champ de la finance il n\u2019y a pas de raison pour que nous restions en arrière ailleurs.Nous avons en mains les matériaux nécessaires.Il ne suffit aue de les mettre à profit.BUSINESS.FEU MME GORDIEN MENARD Nous présentons nos plus sincères condoléances à M.Gordien Ménard, avocat et ançien échevin de la Ville de Montréal, pour la perte de sa ferfime, née Corinne Mercure, décédée après une longue et douloureuse maladie supportée avec le stoïque courage d\u2019une grande chrétienne.IL NY A QUE CHEZ MEUMER .\u2014Veux-tu me dire, mon vieux, où tu prends tes cigares, tes cigarettes, tes pipes et ton tabac?Ca doit étre rue Sain- te-Catherine.\u2014Oui, mon vieux, à cette exception près qu\u2019il n\u2019y a qu une place, rue Sainte Catherine-Est, où l\u2019on trouve les pareils.\u2014Où ça?; quer les textes ou même de les \u201cErie dus dâcfies * ~ Furtnuie Gardez vos On tronque les textes et! même on les fabrique à la Conférence de Washington.La presse anglaise, afin de mettre la France en mauvaise posture, à propos des sous- marins, ne craint pas de tron- fabriquer de toutes pièces.Du | reste, la délégation Balfour al Washington lui en donna elle- même l\u2019exemple, en citant comme du capitaine de mar!- ne français Castex,cette phrase qui aurait paru dans la \u201cRevue Maritime\u201d.\u201cGrâce aux sous-marins, nous possédons l\u2019instrument, le martingale, qui renversera définitivement et à tout jamais la puissance navale de l\u2019empire britannique.\u201d Le plus piquant de l\u2019affaire, affirme le \u201cTemps\u201d, de Paris, c\u2019est que cette phrase sensationnelle ne peut pa être trouvée ni dans le text du Capitaine Castex, ni dans les articles critiqués par Lord Lee.Pendant ce temps, les journaux américains, beaucoup plus sympathiques à la France qu\u2019à l\u2019Angleterre, avant la conférence, hurlent comme des possédés \u2014 et le tour est joué! La France ne se reconnait pas les moyens de construire des navires de haut bord coûtant des dizaines et des dizaines de millions de francs.On a appelé le sous-marin l\u2019arme du faible; on pourrait aussi, et à plus juste titre, l\u2019appeler l\u2019arme du pauvre.Les argumentg invoqués par les délégués britanniques et par la presse londonnienne, contre l'emploi des sous-marins sont pour le moins singuliers.Nous connaissons déjà le cliché sur le sous-marin, naive qui voulait faire admettre que le torpillage d\u2019un \u201cLusitania\u201d par un sous-marin allemand devrait faire condamner & jamais une arme défensive des plus efficaces.En élargissant ce raisonnement, on pourrait étre amené aussi bien à interdire l\u2019a- sur le dos du Québsc le rétablissement des tires?(Du correspondant p: rticulier du \u201cMatin\u2019\u2019) Ottawa, 7.\u2014 Il n\u2019y a y as que l'Irlande, il n'y a pas que l\u2019Ecosse qui soient rem lies de clans.Nous avons, nous aussi, au Canada, les nôtres, et le moins intéressant, n\u2019est pas ce clan qui, dès qu\u2019il a une bêtise à lancer, dès.qu\u2019il veut connaître le sentixient public sur cette bêtise, | commence par la mettre a1 compte de la province de, Québec.\u2019 la province de Québec est la seule à porter le poids de cette stupidité.Le true pouvait avoir un serrhlant de roublardise au dé-| but, mais il est devenu si vi>ux jeu, si usé, qu\u2019il en craque sur toutes ses coutures, le pauvre ! La dernière bêtise qu\u2019en a voulu nous coller, c\u2019est de vouloir le rétablissement des titres décernés par Sa! Majesté a ceux de ses sujet: qui ont commis de grandes actions.Evidemment Sa Majesté n\u2019a guère le loisir, encore moins la possiblité c'étudier les droits de chacun .aux titres qu\u2019elle est prête à, distribuer de sa main géné-! reuse.Elle doit s\u2019en remettre à des conseillers dont la vision n\u2019est pas toujours claire, C\u2019est ainsi que nous avons eu des gens titrés qui n\u2019étaient que des bandits de grands chemins; que nous en avons eu d\u2019autres dont l\u2019impérialisme outrancier s\u2019accomod::it fort bien de la ruine éco- diens dans les tranchées où au fond des eaux, pourvu que ça rapportât un titre de sir ou de lord; que nous en avons eu d\u2019autres, enfin, parvenus bouffis, prêts à se mettre à quatre pattes pour un peu de gloriole.Le \u201cGlobe\u201d de foronts, qui fait semblant de combattre le rétablissement des titres \u2018demandé par la province de Québec\u201d, est peut-êcre l\u2019inspirateur de cette belle idée.Le \u201cManchester Guardian\u201d d\u2019Angleterre, qui est tombé dans le panneau, accuse les \u201chabitants\u201d de la province de Québec de se croire du \u201csang bleu\u201d dans les veines et de n\u2019aimer rien tart que les hochets.Eh bien! il est à parier que les députés de la province de Québec, un vote fut-il pris, aux Comraunes, sur le rétablissement des titres, se prononceraien: neuf sur dix contre cette ab- suide \u2018propsaitiei.ES =r MAX.sous-marins francais constitueraient une atteinte à la sécurité de la Grande-Bretagne.Alors, autant dire que les mers sont l\u2019apanage exclusif de la Grande-Bretagne.ont bombardé la population civile de Paris et de Londres.Mais où la presse anglaise va vraiment trop loin dans sa propagande pour l\u2019affaiblissement naval de la France, c\u2019est viation, parce que des gothas lorsqu\u2019elle insinue que les Capitaine OX.betises pour vous DE PLUS EN PLUS FORT Quel est ce clan de rasts quouères qui veut coller LA GUILLOTINE | nomique du Canada ou dc l\u2019envoi en bloc des Cana-| ! | | i AU THEATRE Son apparition n\u2019a pas tout: le succès rêvé.Au cours de la répétition générale, au théâtre du Grand-Guignol, à Paris d\u2019une pièce intitulée: \u201cAu petit jour\u201d, dans laquelle figure une guillotine et où l\u2019on simule une exécution capitale, des protestations se sont élevées dans la salle.Le préfet de police ayant été informé de ces faits, et après avoir pris connaissance du compte rendu de la répétition générale de cette pièce, a décidé de convoquer aussitôt à son cabinet le directeur du théâtre du Grand-Guignol.Voici le compte-rendu de cette pièce: \u201cAu petit jour\u2019 est un drame en trois tableaux de MM.André de Lorde et Jean Bernac.Un vilain homme abusa jadis a Marse\u2018lla d\u2019une pure enfant dont le père vo.\u2014 bagne pour faux.La pure enfant est Mlle Maxa, qui se réfugié dans un bar à Paris.Le vilain homme surgit.Horreur! Mlle Maxa, pour- il ne nous reste plus qu\u2019à savoir comment il la défigurera et fera ruisseler le sang sur sa jolie figure, devant tous suivie par M.Paulais! Ce sera cette f à coups de poignard et à coups ® bouteilles.Au quatrieme acte, M.Paulais est dans la cellule des condamnés a les spectateurs.mrot, prét a expier ses innombrables forfaits.Mais la peine capitale serait insuffisante au Grand-Guignol.Il faut, en plus, de l\u2019angoisse.On donnera donc, à M.Paulais, pour compagnon de cellule, un vieux prisonnier, M.Maxudian, que l\u2019on a fait revenir sans doute tout exprès du bagne et qui affirmera au tremblant criminel que sa grâce est si- Et quand M.Paulais commence à faire des projets d\u2019avenir, gnée.M.Maxudian se découvre, c\u2019est lui qui est le père de la jeune fille assassinée! Et en voyant le rictus de cette belle tête de vieillard, l\u2019assasin comprend que son exécution aura lien dans, quelques heures.Au point de vue dramatique, on aurait pu s\u2019en tenir là.On a malheureusement profité des idées sombres du condamné pour faire un changement au noir et offrir un troisième tableau: celui de l'exécution.Dans le petit jour, appa- rait une magnifique guillotine en carton que l\u2019on fait tout d\u2019abord fonctionner devant ces messieurs et À QUEBEC DE PAYER SA DETTE Nous répéterons que les membres du comité exécutiï avaient raison de demander plus d\u2019argent pour administrer la chose municipale et que le Conseil avait également raison de le leur refuser.Que M.Ernest Décary soit parti en laissant non seulement une caisse vide, mais un large déficit, voilà qui est admis, car on ne saurait nier l\u2019évidence.M.Décary, en pince- sans-rire d\u2019un admirable synisme, s\u2019est même moqué à la fois et du public et de ses successeurs éventuels en faisant adopter par la Législature, l\u2019an dernier, un amendement d\u2019apparence inoffensive, mais dont la portée était de grever le budget de cette année d\u2019un demi-million, prix que nous coûte cette grève des pompiers, des policiers et de l\u2019aqueduc, due au seul orgueil de M.Décary et que celui-ci, audacieux en petit cabinet, mais lâche devant le peuple, n\u2019avait pas le courage de soumettre au Conseil ostensiblement.A la Législature de Québec, qui se vante toujours de sa richesse, surtout depuis qu\u2019elle est devenue cabaretière; à la Législature de Québec qui a vécu de Montréal, surtout depuis 1911, date de la chute de sir Wilfrid Laurier; à la Législature de Québec, qui a plongé Montréal dans le trou en lui imposant des expropriations et surtout des annexions ruineuses; à la Législature de Québec, qui est cause que sur une taxe de $1.35 nous payons 21 centins pour le seul Maisonneuve, qu\u2019elle nous aæollé; à la Législature de Québec, qui a décrété l\u2019an dernier que les compagnies d\u2019utilité publique n\u2019auraient plus rien à verser pour les privilèges dont elles jouissent dans nos rues, nous faisant perdre ainsi un revenu annuel de $300,000; à la Législature de Québec, qui taxe nos théâtres, nos automobiles, et confisque les amendes de nos tr\u2018bunanv: à la Législature de Québec donc de nous tirer du gouffre insondable où nous sommes enlisés.CIVIS.NOUVEAU DOLLAR AMERICAIN.dames comme un coupe-cigares.On amène le malheureux M.Paulais qui, mal entravé, se débat comme un ver non encore coupé.Après une belle lutte qui ne rappelle en rien les exécutions capitales, une tête en carton roule dans le panier! On aurait ri si la salle avait été elle était certains éclairées mais comme plongée dans l\u2019obscurité, invités de la générale en profite- rent pour siffler.Protestaient-ils littérairement contre l\u2019inutilité de ce troisième tableau?Je ne le pen- ils sifflaient la guillotine.donc là une offense Je n\u2019ose le penser.se pas: Voyaient-ils personnelle ?En tout cas, je n\u2019ai pas très bien Le nouveau dollar d\u2019argent américain, le dollar de la paix, a été mis en circulation mardi.Cette pièce de monnaie a été frappée en souvenir de la conférence du désarmement.Elle porte une tête de la Liberté sur un côté et de l\u2019autre une colombe tenant dans son bec un rameau d\u2019olivier.C\u2019est la première pièce d\u2019un dollar nouvelle depuis 1878.La loi permet de frapper une nouvelle pièce à tous les vingt-cinq ans, Il y en aura 180,- 000,000 dont la moitié portera l\u2019année 1921.Le premier dollar fut envoyé par messager spécial au président Harding.x x % ALLIANCE FRANCO-ANGLAISE, compris pourquoi ce genre de supplice leur était odieux puisqu\u2019ils venaient là, comme toujours, pour voir arracher des yeux, scier des cous d\u2019enfant sur des coins de table ou voir des gens mourir de maladies innombrables et tropicales l qui couvrent la figure de blanc gras ei du paîns à cachoter.L\u2019autorité s\u2019est émue, paraît-il, de cette concurrence faite par un | théâtre à l\u2019un des plus glorieux monopoles de l'Etat français.Pour une fois que le Grand-Guignol tentait de devenir officiel dans ses supplices, on conviendra que celh ne lui réussit guère.Les rumeurs à l\u2019effet que la conférence de Cannes pouvait avoir comme résultat une alliance anglo- française, ont été portées à l\u2019attention de la délégation de l\u2019Empire Britannique à la conférence des armements mardi.Aucun commentaire ne fut fait, si ce n\u2019est que cette alliance serait probablement bien accueillie en Grande-Bretagne.L\u2019opinion cependant a été exprimée que l\u2019on ne pouvait espérer de Ia conférence de Cannes rien de mieux qu\u2019une entente économique, PATCHOULL atk se 1 te) | Pri 72 2 BY COURTESY OF C.AR \u2014Lord Lascelles (à droi- dont le mariage avec la ncesse Marie aura lieu bientôt, 2\u2014Une magnifique photographie de la Princesse rie, Ma- , 8\u2014La Princesse Marie venant de recevoir un bouquet de fleurs lors de l\u2019inaugura- , tion d\u2019une maison de garde- malades dont elle est la fondatrice, 4\u2014Lord Lascelles qui sera probablement le Premier Gou- verneur-Général de l'Irlande, 5\u2014La résidence d'exil de l\u2019ex-empereur Charles d\u2019Autriche, 6\u2014Lloyd George (au cen- M AY COURTESY OF CAR tre) partant pour une courte vacance.7 \u2014 Mademoiselle Lloyd-George.Megan Les commissaires du port Les commissaires du port de Montréal, MM.W.-G.Ross et le brigadier-général A.-E.Labelle, ont tour à tour donné leur démission, afin de s\u2019éviter de la recevoir du nouveau gouvernement d'Ottawa.Il s\u2019agit maintenant de les remplacer.Nous estimons, pour notre part, que le chiffre de la Population de langue française a Montréal donne droit aux Canadiens-français à deux des leurs dans \u201ccette commission.Nos compatriotes de langue anglaise, à force d\u2019afficher partout une supériorité audacieuse, nous ont fait croire à sa réalité.Pourtant, selon le vers de Voltaire: \u201cNotre crédulité fait toute leur science\u201d, Nous avons parmi les Ca- nadiens-français, d'aussi bons administrateurs qu\u2019eux.Nous n\u2019avons donc aucune raison, dans une ville aux trois-quarts canadienne-française, de leur céder deux sièges sur trois, à moins d\u2019afficher un renoncement qui n\u2019a plus sa place sur notre globe prosaïque.2 Pour citer deux noms qui seraient bien à leur place dans la commission, mentionnons M.J.-B.Lapointe, gérant du Canada et de l\u2019Imprimerie Perreault, reconnu comme un homme d\u2019affaires de premier ordre, et M.Hec_ tor Racine, de l\u2019importante maison du méme nom.Que le gouvernement #dé.ral nomme cez deux messieurs et il sera bientôt démontré que MM.Ross et Robertson ont trouvé des successeurs qui les valent.LST A VY COURTESY OF C.RAR.PERTINAX.ee RECETTES DIMINUEES.Les réductions de taux de transport pour les produits de la ferme diminueront de près de $80,000,000 les recettes des compagnies de chemins de fer aux Etats-Unis.Les réductions de taux ont été swdon- nées, comme on le sait, par - mission du commerce entr / / / es BY COURTESY OF C RR.A CA Page 2 AUTOUR DE SAINTE-HELENE LES CUISINIERS DE NAPOLEON L'empereur n\u2019avait point passé, durant son règne, pour aimer une cuisine délicate ni recherchée.Il se contentait de quantité de ducs et de comtes de sa façon; mais, à Sain- te-Hélène, il entendait vivre en empereur, de la façon dont il avait vécu ci-devant, ne pas déchoir.Cette préoccupation, qui était d\u2019orgueil personnel et de prévoyance dynastique, fut, peut-on dire, l\u2019unique.Elle domina toutes les autres.Napoléon subit le fait de la captivité, mais il se refusa à tout acte par lequel il reconnût le droit de l\u2019Angleterre et de l\u2019Europe à le retenir prisonnier.Invalidée par les événe- ments, son abdication, d\u2019ail leurs conditionnelle, était non avenue.Il était l\u2019empereur, il resta l\u2019empereur; mais il ne pouvait conserver, malgré l\u2019Angleterre et l\u2019Europe, la figure d\u2019empereur qu\u2019il se donnait que si, autour de fui, l\u2019étiquette impériale était maintenue, si, à cette espèce de maison composée de six à sept courtisans et de douze domestiques, il imposait les règlements, les traditions et les apparences de sa maison impériale.: Pour les courtisans, il exigea une tenue analogue à celle qu\u2019ils auraient eue en campagne, pour les dames le plus de toilette possible.On lui plut avec des robes neuves et es parures.Chacun des courtisans reçut son service, comme à la Cour; cabinet, direction générale ou grande mai- trise, écurie.C\u2019était à table que se déployait toute l\u2019étiquette, même lorsque l\u2019empereur était seul avec ses compagnons de captivité; à plus forte raison lorsqu\u2019il se trouvait un invité.Le maître d'hôtel et l\u2019officier, avec l\u2019habit vert, brodé en argent, le gilet blanc, les culottes de soie noire, les bas de soie blanche, les souliers à boucle, étaient de service dès que l\u2019empereur ne dînait pas dans son intérieur; avec eux, les deux valets de chambre, Saint-Denis et Noverraz, même costume, sauf la broderie en or, au collet, parement et baguette.Et il n\u2019y avait point que les serviteurs: l\u2019apparence aussi devant être impériale.On servait le dîner en vaisselle plate et il y avait abondance, non seulement d\u2019assiettes, mais de soupières, de plats et de cloches à aigles.Au dessert, on relevait avec le service de Sèvres à vues de villes et de champs de bataille, dit le service des Quartiers Généraux, et avec le vermeil, dont il n\u2019y avait, à la vérité, que vingt- huit couverts, mais tous les accessoires: cuillers à compote, à sucre et à punch: et pour le café, qu\u2019on servait dars les cafetières de vermeil, on avait les tasses à vues d\u2019Egypte, dont les soucoupes représentaient les portraits de beys ou de notables Egyptiens, d\u2019après les dessins qu\u2019avait pris en Egypte Vivant Denon.Tel était l\u2019aspect de la table impériale lorsque, au début de l\u2019installation à Long- wood, l\u2019empereur recevait jour- nellemet un ou deux officiers du 53e et qu\u2019il conviait à diner sir George Bingham, le colonel du régiment.\u201cC\u2019était le plus superbe diner\u201d, écrit Bingham surtput pour les tasses à café, dont chacune, écrit-il, coûte en France vingt-cinq guinées, Ü y eut, par la suite, un relâchement dans cette magnificence, parce que l\u2019empereur cessa bientôt d\u2019inviter qui que ce fût, parce qu\u2019il dut faire briser et vendre une partie de l\u2019argenterie, parce qu\u2019il renonça à se servir du Sèvres, si précieux par les souvenirs qu\u2019il éroquait et réservé pour de rares présents, parce que les compagnons s\u2019égrenèrent, puis parce que certains domestiques rentrèrent en Europe, que d\u2019autres moururent; mais, tant qu\u2019il fut à peu près volide et tant qu\u2019il prit ses repas hors de sa chambre, le décorum resta pareil et l\u2019empereur exigea la même tenue et la même étiquette de ceux qui l\u2019approchaient.Lepage n\u2019avait trouvé personne à Sainte-Hélène qui put le seconder, hormis deux garçons chinois qui, même après trois années d\u2019apprentissage, furent incapables d\u2019accommoder un dîner mangeable.Or, il n\u2019avait point à nourrir que l\u2019empereur, il était seul pour tout le service.Mis à part les auxiliaires chinois, qui faisaient cuisine Tél.Bell Est 5487 WILLIAM HAYNES Armurier et Mécanicien Marchand d\u2019Articles de Sport Spécialités: Chargement sur commande de cartouches de câl.4 à 44.La célèbre poudre anglaise sans fumée.237 AVE HOTEL DE VILLE MONTREAL.a part, et les auxiliaires anglais, dont plusieurs avaient été renvoyés a leur bord, le cuisinier n\u2019en avait pas moins, en 1815 et 1816, à faire la cui-! sine pour soixante personnes, réparties en huit tables.A la table de l\u2019empereur, on servait: un potage, un relevé, deux entrées, un rôt et deux entremets, dont un de douceur; le grand maréchal avait un cuisinier chinois, qui préparait, à Hutt\u2019s Gate, un potage, un relevé et un plat de rôt, et qui envoyait son garçon chercher tous les jours, à cinq heures, à la cuisine de l\u2019empereur, deux entrées et deux entremets, dont un de douceur; à Montholon, et à Gourgaud, s\u2019ils ne dinaient point avec l\u2019empereur, on servait, dans leurs appartements respectifs, un potage, deux entrées, un rôti, deux entremets; a la table du médecin, outre les plats préparés par les Chinois, deux entrées; à la table des offices, un potage, le boeuf, deux entrées, deux entremets.Pour le déjeuner, l\u2019empereur prenait un potage, souvent un potage au lait très sucré, avec beaucoup d\u2019oewfs, un plat de viande et un plat de légumes; mais les généraux voulaient bien plus de cuisine et des plats plus nombreux.Comme on voit, le cuisinier ne chômait point, à Long- wood; ce n\u2019eût rien été s\u2019il avait eu des outils de bonne fabrication et des vivres de bonne qualité.Mais le fourneau était d\u2019une construction rudimentaire et ne se chauffait qu\u2019au charbon de terre, ce qui causait au cuisinier des maux de tête insupportables; point de bois pour un vieux four à la française, et, par là, des difficultés infinies pour la pâtisserie.Point de rétameurs dans l\u2019île et des casseroles qui manquaient d\u2019empoisonner toute la colonie: des organisations rudimentaires et qu\u2019on ne pouvait améliorer, faute d\u2019ouvriers compétents.Pour les vivres, peu ou point de légumes du pays; le peu qu\u2019on en cultivait était dévoré par les rats ou brûlé par le soleil.Toute la viande: boeuf, veau et mouton, arivait sur pied du Brésil ou du Cap de Bonne-Espérance, après trois semaines ou un mois de navigation ; les meilleurs morceaux étaient prélevés par le gouverneur, dont la table était supérieurement servie.Une seule ressource : le porc, de race chinoise, excellent en côtelettes, en boudins et en saucisses.Pour la bassè-cour, poulets, dindons et oies étaient aussi maigres que les boeufs, veaux et moutons, sans les mêmes raisons, et on ne parvenait pas à les engraisser.Très peu de gibier, quelques perdrix rouges, si Gourgoud, Piontkowski ou Santini arrivaient à en tuer, mais cette réserve vite usée, et plus de chasseurs après leur départ.Un faisan faisait événement ; mais il n\u2019y en avait que pour le gouverneur.Aucun des bons poissons d\u2019Europe: ni huîtres, ni coquillages ni homards, ni écrevisses ; seulement un poisson que les Français appelaient bonne femme, et un autre, très long et mince, qu'ils nommaient aiguille; de petits maquereaux secs et de mauvais goût; tout le reste, en gros poisson, comparable à du chien de mer.Point de fruits du sol.La farine, de deux sortes, également mauvaises: celle qui venait d\u2019Europe gardant le goût échauffé qu\u2019elle avait pris pendant la traversée ; celle qui arrivait du Cap, moulue sous de mauvaises meules, croquant sous la dent à cause du sable qu\u2019elle contenait.Le pain, par suite, détestable.Tout ce qui arrive d\u2019Europe gent le vieux, après des mois de navigation; macaroni, fromage de Parmesan, beurre surtout, malgré qu\u2019il soit salé; il faut, pour le rendre mangeable, le laver à plusieurs eaux et l'éponger.Les truffes et les champignons arrivent entièrement usés dans les bouteilles de conserve: point de glace, par suite impossibilité de conserver la viande, qu\u2019on fournit pour trois jours, et dont, généralement, un tiers est pourri; impossibilité, ou presque, de faire des gelées d\u2019entrées et d\u2019entremets et de la cuisine.Il y avait, pour le cuisinier, de quoi succomber à la tâche.Frédéric MASSON, de l\u2019Académie française.!quer.LE MATIN, samedi, 7 janvier 1922 SI JAMAIS!.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 , \u2014Infamie! cria M.Ginel en lan- icant sur la table le roman qu\u2019il venait d\u2019achever.\u2014Quest-ce qu\u2019il y a, mon Dieu?demanda Suzanne.\u2014Ce livre! Un livre ignoble! L'histoire d\u2019un mari abandonné par sa femme qui, non seulement ne la punit pas, mais la reprend a son foyer! - \u2014Littérature, sourit Mme Ginel; et puis est-ce si affreux?.une faute n\u2019est pas un crime.Il l\u2019interrompit durement: \u2014C\u2019en est un! Quant a ta littérature, c\u2019est avec des livres semblables qu\u2019on forge des excuses aux coupables et voue au mépris des imbéciles les braves gens qui raisonnent clair et jugent net, je te le dis \u2014 tu sais pourtant combien je t\u2019aime \u2014 si jamais tu me trompais, je te tuerais, et sans remords.Tant de véhémences la stupéfia, et elle ne sut que murmurer: \u2014Mais je n\u2019ai jamais eu cette intention, mon ami.\u2014Je le crois, je le crois, dit-il encore secoué de fureur; mais il faut que tu saches que si je peux être bon, indulgent, je peux aussi être implacable.Elle regarda son visage contracté, ses mains tremblantes, baissa là tête et se remit à broder; lui, alluma une cigarette et tisonna le feu.Depuis un mois qu\u2019ils étaient mariés, c\u2019était le premier nuage.Le lendemain, Gipel n\u2019y pensait plus; elle y pensait encore, et comme le libre, le livre abominable, trainait sur la table, elle profita de ce que son mari était sorti pour le parcourir.En l\u2019entendant entrer, elle le repoussa; il vit son geste, et aussitôt le sourire s\u2019éteignit sur ses lèvres: \u2014Ah, tu lisais ¢a?.Tu sais ce que je t\u2019ai dit?Si jamais.Elle se cabra, toute rouge: \u2014Je suis une honnête femme, je te défends.\u2014Je l\u2018espère bien, répondit-il en dépliant son journal.Mais aussitôt la colère le reprit, et, saisissant le livre, il le jeta au feu.Cette seconde scène laissa Suzanne sous une impression de malaise et de ressentimnet.Elle bouda jusqu\u2019au soir; il haussa d\u2019abord les épaules, puis tenta de se faire pardonner.Il savait bien, parbleu, qu\u2019elle était une brave petite, incapable de trahison, de légèreté même.\u2014Alors, finit-elle par dire, pourquoi ce ton, ces menaces?.\u2014Parce que je suis un sot; nous ne parlerons plus de ça.Une semaine ne s\u2019était pas écoulée qu\u2019à propos d\u2019un fait-divers, il oublia sa promesse.Suzanne atten- reur et soupira avec pitié: \u2014Ricane, ricane, dit-il, n\u2019empêche que si jamais tu me trompais.\u2014Tu me tuerais, acheva-t-elle en pliant posément sa broderie.2 2 > \u20183 \u201cat 7 La peur des premiers temps avait fait place à une rancune sourde, à un besoin de le narguer tel que, loin de chercher à écarter les sujets de querelle, elle sembla, à dater de ce four, prendre plaisir à les provo- Tous les prétextes lui étaient bons: une amie qui divorçait, un propos entendu dans la rue, l\u2019argument d\u2019une pièce.Lui, écoutait les mâchoires serrées, balançant s\u2019il devait rire ou s\u2019emporter, puis, tout d\u2019un coup, n\u2019y tenant plus se dressait, blème de rage: D'abord elle lui laissait prononcer les premiers mots de sa phrase et la terminait; ensuite elle le dispensa même de cette peine et formula la conclusion intégrale: \u2014Si jamais je te trompe, tu me tueras, c\u2019est entendu.Ironie?Habitude?le futur remplaçait le conditionnel, Il sentit la nuance et hurla: \u2014 Certainement! Certainement! La femme de chambre qui entrait s'arrêta interdite; Mme Ginel la rassura d'un sourire, puis, son mari ayant claqué la porte, expliqua indulgente : \u2014Rien.une lubie de monsieur.Elle ne jugeait pas la chose plus grave, en effet, et prenait son parti de ces violences de langage.Un jour qu\u2019il s\u2019était emporté avec plus de férocité encore que de coutume, elle lui dit, du ton le plus sérieux: \u2014A ta place, je consulterais un médecin; cela tourne à la maladie.Ce fut sa dernière protestation ; les scènes devenant quotidiennes, elle dédaigna de répondre, de dis- euter.Alors, une jalousie d\u2019autant plus lancinante qu\u2019elle restait sans objet précis, s\u2019installa dans le coeur de Ginel.Tout lui fut suspect: un mot, une attitude, un coup de téléphone.Il lui arriva de partir pour une heure et de rentrer l\u2019instant d\u2019après en coup de vent, sous un vague prétexte: \u2014J\u2019ai oublié mon portefeuille.Une lettre laissée sur mon bureau.\u2014Comme tu deviens distrait! souriait Suzanne.Dans ces moments, il la haïssait pour son ton narquois, la volonté fermée qu'il devinait derrière son front, mais se faisant violence, descendait, puis, au retour, lui demandait l\u2019émploi de son temps, radieux de trouver des réponses satisfaisan- tse, mais torturé déjà à la pensée de lui poser les mêmes questions le lendemain.Au printemps, ils partirent pour la campagne.L'éloignement lui rendit le calme: ici, pas d\u2019amis, pas de visites, rien que la douceur de vivre dans une jolie maison, au fond d\u2019un beau parc, et de la retrouver le soir, sur le quai de la gare, en revenant de Paris.Un jour, il ne l\u2019y dit qu\u2019il eût donné cours à sa fu- prit pas, et, en pénétrant dans le jardin, il constata que des pas marquaient le sable d\u2019une allée; leurs empreintes, inscrites d\u2019abord au milieu du chemin rejoignaient bientôt \u2018la pelouse, et s\u2019y perdaient.Il pensa: Drôle de façon de marcher, et appela: \u2014Suzanne! Suzanne descendit sans hate, lui i offrit son front à baiser et s\u2019étonna qu\u2019il revint de si bonne heure.\u2014 Comment, de bonne heure?I est sept heures.Quelle journée! Tu as eu de la chance de rester ici! Qu\u2019as-tu fait?\"Tu n\u2019a vu personne?\u2014 Qui veux-tu que j'aie vu?Il n\u2019osa pas parler des traces.\u2014Comme tu n\u2019es pas venue au train, je croyais.\u2014Je ne suis pas venue parce que j'ai eu la migraine.\u2014Ah! Et tu vas mieux?Justement je suis obligé de retourner à Paris; mon correspondant repart demain pour Londres et il faut que je finisse de traiter.Je voulais te téléphoner, mais la ligne est interrompue; je dînerai donc là-bas.\u2014Alors dépéche-toi, si tu veux prendre sept heures quarante.tompaient le jardin, il dit: - \u2014Je ne serai guère de retour avant une heure du matin; tu n\u2019auras pas peur?.\u2014Peur! Et de quoi?.vite.\u20ac Ea KOHOH Sur le point de monter dans son compartiment, il eut une hésitation.Si quelqu\u2019un était venu, pour- itant?\u2026.Ces pas sur le sable, cette hate de le voir partir.Mais cela lui parut absurde, et il haussa les épaules.Comme il descendait à Paris, un ami l\u2019aborda: pas de nuovelles de Mme Ginel que j'ai rencontrée tantôt! \u2014Impossible, ma femme n\u2019a pas quitté l\u2019Isle-Adam\u2026.mais je file, je suis très pressé.Il demeura sur place, abasourdi.Sa femme, à Paris, aujourd\u2019hui?Le retard, la migraine, ne seraient-il: qu\u2019un prétexte?Au diable le dîner, le contrat; savoir d\u2019abord! Il avisa un employé: \u2014A quelle heure le premier train pour l\u2019Isle-Adam?' \u2014Vingt heures trente-neuf.Deux heures d\u2019attente, deux heures de torture pendant lesquelles doutes, soupçons s\u2019amalgamèrent en certitude.Le train partit enfin.Il n\u2019était pas arrêté que Ginel sauta sur le quai.Il courut jusqu\u2019à sa maison, gravit l\u2019escalier en quelques enjambées et, ouvrant d\u2019une poussée la porte de la chambre à coucher eria: \u2014C\u2019est moi! cement la pièce.Etendue dans son lit, un peu de trois quarts, Suzanne le regardait de ce regard narquois qu\u2019il connaissait si bien.Il marcha vers elle, et dit d\u2019une voix étranglée ! de fatigue et de colère: \u2014Où étais-tu tantôt?me répondre?Un petit soupir excédé souleva la poitrine de la jeune femme.Il devint menaçant: \u2014Ne me brave pas.prends garde! Tu sais ce que je t\u2019ai dit\u2026 Il faut parler, tu entends, il faut! Avoue que tu as menti?Avoue donc! Elle abaissa lentement les paupières, Alors, fou de rage, il lui saisit le cou, pesant de tout son poids, serrant de toute sa force.La bouche se tordit, la tête bascula.Soudain, la brusque douleur d\u2019une coupure au revers de la main le fit se jeter: en arrière.Une pensée horrible lui traversa l'esprit, puis un appel désespéré sortit de sa gorge.Car il venait d\u2019apercevoir un couteau à demi enfoncé dans la chair tendre et tiède, autour de lui, les tiroirs béants et leur contenu jonchant Je tapis, et, par la fenêtre, la silhouette d\u2019un homme portant un ballot, qui se sauvait.Veux-tu Maurice Level.Je ne vous demande \u2014C\u2019est que je me serai trompé; Une lampe veilleuse éclairait dou fi.! La nuit tombait; des ombres es- , Il n\u2019est jamais trop tard pour bien faire.Ayez de belles et bonnes dents., Trop de monde malheureusement ne connait pas les bienfaits d\u2019une parfaite dentition.Dentier Garanti à la Portée de toutes les Bourses DIALE.- .- On a découvert dans les mauvaises dents les microbes de la fièvre typhoide, de la tuberculose et de la PARALYSIE INFANTILE.TRENTE-DEUX BONNES DENTS.CE SONT TRENTE-DEUX MEDECINS QUI VOUS SOIGNENT.Si vous voulez avoir une BONNE DIGESTION, ayez de BONNES DENTS.L\u2019ART DENTAIRE a fait des PROGRES CONSIDE- RABLES depuis vingt ans.AUJOURD'HUI, on pose LES DENTS SANS PALAIS.AUJOURD°HUI, on extrait les dents sans douleurs.AUJOURD'HUI.on pose des dentiers qui remplacent à s\u2019y tromper les dents naturelles.AUJOURD'HUI, il n\u2019est plus nécessaire de se faire extraire les dents.ON LES TRAITÉE, on les soigne et on les guérit et cela SANS DOULEUR.TRAITEMENT BT EXTRACTION DES DENTS AU NCIIN DE NOTRE FAMEUSE HILCATNE.- Dentiers inusables, incassables qui font a la perfection, qui s\u2019adaptent a la perfection et avec lesquels vous pouvez manger et parler comme avec de vraies dents.Hommes, Femmes et Enfants Coffutez nos Dentistes experts Il y va de votre intérêt, de votre santé et de votre bonheur.PERES DE FAMILLE, les mauvaises dents de vos enfants -{mettent leur SANTE et leur VIE en DANGER.VOYEZ-Y.JEUNES GENS et JEUNES FILLES ne GARDEZ PAS VOS DENTS CARIEES.Les MAUVAISES DENTS nuisent à la BEAUTE.Vous vous LAVEZ LES MAINS, LAVEZ et NETTOYEZ VOS DENTS, C\u2019EST PLUS IMPORTANT.les dentistes de l\u2019Institut Dentaire tout.du tout.Sapristi, ne m\u2019ont pas fait mal du L\u2019HYGIENE DENTAIRL est de nécessité PRIMOR- Les mauvaises dents sont ia cause d'une foule de maux.- NOS PRIX SONT (00 p.c.PLUS BAS QU'AILLEURS DENTISTES DIPLOMES SEULEMENT-PAS D\u2019ETUDIANTS e © F _ L'Institut Dentaire iirc 162, SAINT-DENIS licorpure Un pou plus bas que Ste-Ca*\" srine - Heure de bureau: 9 a.m.à 9 p.m.- Tél.Est 1744 La om % cs Vol.I\u2014No 207.LE MATIN, samedi, 7 janvier 1922 UNE VICTIME voyez, meublé, conforta- vous serez parfaite- vez vous, dit la vieille à Pierre Douvray quand \u201ci eut montré la cham- ul etait a loner chez elle.wloir vous isole du reste l'appartement et je ne fais aleurs pas plus de bruit une souris.Vous serez, pour ns etudes, tout à fait tran- dille; audessus ce sont des tyeniers, au-dessous ce sont des bureaux.Le prix vous parait modéré, n\u2019est-ce pas?Je préfère qu\u2019il en soit ainsi et pouvoir choisir mon locataire.Je dys me mos:rer difficile.[I me faut quelqu'un de bien sér\u2018eux \u2014 pensez à Mon âge et seule.\u2014 Soyez tranquille, madame, commença P'erre.\u2014Je sais, je sais, vous êtes un jeune homme travailleur et rangé, vous m'\u2019êtes très recommandé par Mlle Herbelin.Je suis sûre que tout ira parfaitement\u2026 Ah! la femme de ménage vient le matin à 8 heures; elle vous apportera votre petit déjeuner et fera votre chambre plus tard pendant que vous serez à vos cours.Tout est bien comme cela, n\u2019est-ce pas, monsieur?Je vous laisse.Elle fit un petit salut et disparut.Pierre resté seul examina de nouveau la chambre.Il était ravi.Comme il serait bien là, pour travailler et rêver.Il ouvrit la fenêtre; elle donnait sur un coin de jardin dépouillé par l\u2019automne mais qui, au printemps, lui mettrait sous les yeux un peu de verdure.Il défit en partie ses malles, puis écrivit à sa famille en province.Vers sept heures il descendit, dîna dans un petit restaurant et remonta chez lui.Dans les jours qui suivirent, il acheva de s\u2019installer.C\u2019est le troisième soir, \u2014 un lundi \u2014 qu\u2019il entendit pour la première fois du bruit au travers du mur de sa chambre.Après le diner, assis devant sa table il lizait quand, soudain, des éclats de voix asour- dis lui parvinrent.Il leva la téte, surpris, et écouta.Il ne pouvait discerner les mots qui étaient prononcés mais reconnut qu\u2019il y avait deux voix, et qu\u2019elles se disputaient.L\u2019une était une voix de femme, parfois plaintive et parfois perçante; l\u2019autre, ample, violente, était une voix d\u2019homme.Pierre, intrigué, un peu ému aussi écouta attentivement.Les voix venaient du fond de- la chambre, Pierre quitta sa chaise, s\u2019approcha du mur.La dispute montait.Pierre, maintenant, distinguait les lambeaux de phrases.\u2014C\u2019est indigne, tu me fais trop souffrir.disait la voix de la femme.Non, non, je ne suis pas follel.C'est indigne.Non, je ne me tairai pas.La voix d\u2019home plus sourde, contenue d\u2019abord, essayait manifestement de lui imposer silence; puis elle s\u2019enfla, courroucée, menacante.sans que, cenendant, des mots nets fus- a-nt perceptibles.\u201cafin, il y eut une sorte de towu'te, un bruit de meubles -aversés, deux \u2018cris aigus, vs plus rien._\u2014-Mon Dieu! demanda Pier- «.que s\u2019est-il passé?:: resta encore longtemps v: (coutes; mais aucun bruit - venait plus au travers du \u201cwir: 11 regagna sa table de :\u2018avail mais essaya en vain de voprendre sa lecture.Agité, ému, il ne pouvait distraire sa pensée de ce qui avait eu lieu.I} n\u2019osa en parler le lendemain à la vieille dame.Du reste, gu\u2019aurait-elle pu savoir: elle était un peu sourde et n'avait jamais logé dans la pièce qu\u2019elle lui avait louée.Le \u201ceune homme, cependant, lorsqu\u2019il descendit, examina la maison.Le corps de bâtiment où il demeurait était au fond monsieur, de la cour avec deux escaliers, LE POT AUX ROSES Page Ÿ vie à souhait.Imaginez-vous que le décès de son fils à peine connu, une jeune femme arrivait chez elle, ac- , compagnée d'un garçonnet d\u2019une dizaine d\u2019années, et que cette per- i \u2014Lorsque Marillat fut nommé!avec Debon dont j'avais pu appré- sonne lui présentait le bambin com- l\u2019un à droite, l\u2019autre à gauche.ministre, nous dit M.de Follembray, cier fa droiture, le sens pratique et; Pierre habitait droite, au |il me confia la direction de son cabi-\u2018le labeur opiniâtre.Il vivait avec avait déjà, avec son père, une res- quatrième.De toute évidenc l\u2019appartement d\u2019où provenaient les voix se trouvait situé également au quatrième.mais à gauche.Qui l\u2019occup: : Les voix ne se fireat pas entendre ce soir-là, et pas davantage le soir suivant.Pierre commençait à oublier l\u2019incident, mais celui-ci se renouvela.Le jeudi soir, la dispute invisible reprit, toute de suite dramatique.La voix aiguë s\u2019éleva tremblante, éperdue, mouillée de larmes, irritée aussi.Et c\u2019était, du reste, parmi cette émotion, une voix harmonieuse et fraiche, une voix charmante de jeune fille ou de jeune femme.L'autre voix s\u2019y mela et, comme toutes les deux criaient : la fois, Piere ne put discerner aucun mot.Frémissant, l\u2019oreille collée au mur, il écoutait.et son émotion croissait à mesure que croissait en violence la scène chez ses voisins inconnus.Et puis cete foils encore, les paroles devinrent des cris, et puis il y eut un bruit de lutte, de coups.oui, de coups.Enfin, le silence.\u201cC\u2019est affreux, se disait Piere animé par l'indignation et par l\u2019angoisse.Il se passe là quelque horrible tragédie domestique que le hasard me révele.Que faire?Il y pensa toute la nuit.Au matin, il n\u2019avait pris d\u2019autre décision que celle de savoir au plus tôt qui étaient ses voisins\u2026 Il le demanda à la concierge, qu\u2019une petite somme d\u2019argent, discrètement offerte, lui rendit favorable.Elle lui révéla que les locataires du quatrième au fond de la cour à gauche se nommaient Sica- rel.\u2014Le monsieur est dans les affaires,et la plupart du temps il est dehors de chez lui toute la journée.C\u2019est un homme très bien mais il n\u2019est pas commode.Je crois qu\u2019il faudrait pas qu\u2019on regarde de trop près sa femme, mon cher monsieur, ajouta-t-elle d\u2019un ton significatif.\u2014Elle est jolie?demanda Pierre.\u2014Tiens, c\u2019est donc pas que vous l'avez déjà vue?.\u2026.Mais tenez, les voila qui sortent, Entrez dans ma loge, vous les verrez passer.Pierre suivit cette personne obligeante et, embusqué derrière les vitres de la loge, vit paraître un colosse \u2018au poil noir, aux épaules d\u2019athlète et aux poings énormes auprès de qui marchait une jeune femme blonde et toute menue, délicieusement jolie.\u2014C\u2019est pas souvent qu'\u2019ile sortent ensemble, déclara la concierge.Au fond, moi je crois pas qu\u2019il la rende bien heureuse.Pierre rentra chez lui en proie à une émotion vive.Sur le visage farouche de Sicarel il avait lu toute la violence d\u2019une brute despotique que la moindre irritation déchaîne ; sur le doux visage de Mme Si- carel il avait lu des souffrances muettes, mal dissimulées, sous un masque de froideur réservée.À présent qu\u2019il en avait vu les personnages, il comprenait mieux le drame qui se jouait à ses côtés.De- vait-il permettre plus longtemps à un tyran de torturer une victime?Son devoir n\u2019était-il pas d\u2019intervenir?Pierre hésitait, il n\u2019était pas pusillanime mais il manquait un peu de vigueur physique et il éprouvait la plus vive horreur pour la brutalité et le scanda- e.Il y songea pendant quatre jours au cours desquels tout resta paisible.Mais la scène qui éclata le dimanche soir chez ses voisins dépassa en horreur les premières.Pierre écoutait pantelant.Quand me étant son petit-fils.Et l\u2019enfant e |netet il m\u2019adjoignit, pour cette tâ-|sa mère, chez laquelle j'avais été semblance si frappante, qu\u2019on ne ;che, un de ses compatriotes du Dau-;invité un soir à dîner, et je vois en-|pouvait, vraiment, la mettre en dou- 'phiné, qui s\u2019appelait Debon.\u2018core cet intérieur modeste de bra- te.Le front haut, les yeux bleus, et \u201cCe collaborateur était un peu'ves gens: un petit salon Louis XV, surtout ce nez lilliputien qui don- | plus âgé que moi, mais il n\u2019occupait ministration.| faubourg Saint-Antoine, dont les nait à Debon un aspect si caracté- qu\u2019un rang assez modete dans l\u2019ad-'sièges, d\u2019un rococo en délire, étaient ristique.Grand, blond, pale, 'recouverts du plus invraisemblable \u201c_\u2014 Madame, disait la jeune fem- le front découvert, les yeux bleu satin à fleurs, une salle à manger, ! me, voici douze ans que nous nous rent, par les beaux dimanches caniculaires, les petits fonctionnaires conviés à des cérémonies publiques.Vous savez que je ne restai pas longtemps auprès de Marillat.Je | pays.comenca le bruit des coups il n\u2019y put tenir davantage, et, enfiévré, sans plus songer à la prudence, il se précipita hors de sa chambre, dégringoia l\u2019escalier, monta à toute vitesse l\u2019escalier d\u2019en face et, au quatrième, sonna.\u201cII va me jeter de haut en bas\u201d, songea-t-il avec un petit frisson, qui d\u2019ailleurs, n\u2019affaiblit pas sa résolution.Après un assez long temps la porte s\u2019ouvrit.Au seuil de l\u2019antichambre parfaitement éclairée Pierre vit, non pas M.Sicarel, mais la jeune femme blonde, menue, si délicieusement jolie.Elle regarda Pierre avec étonnement.Lui était surpris de ne voir sur elle aucune trace des violences qu'\u2019elle avait subies.\u2014Qu\u2019est-ce que vous voulez?lui demanda-t-elle.\u2014Madame, excusez-moi, ré- pondit-il haletant d\u2019une généreuse émotion, je suis votre voisin.J\u2019ai entendu.Ce misérable vous frappe odieusement.Je viens.ma protection.Avant que la jeune femmsu eût le temps de répondre, une porte au fond de l\u2019antichambre s\u2019ouvrit.Le colosse au poil noir parut.Pierer esquissa le geste de se mettre en défense, mais s'arrêta stupéfait.M.Sicarel présentait le plus lamentable aspect.De son faux- col défait pendait sa cravate, déchirée ainsi que le devant de sa chemise.Des plaques rougeâtres marquaient sur ses foues Tes erdetils 8 su Yarbe avait été arrachée et de longs sillons sanglants manifestes ment produits par- de petits ongles aigus, zébraient son front et son cou.\u2014 Monsieur, dit-il, j'apprécie la générosité courageuse de votre démarche, mais votre protection me rendrait ridicule et je ne puis l\u2019accepter.\u2014Comment cela?.balbutia Pierre ahuri.\u2014-Oui, dit M.Sicarel.Ce n\u2019est pas moi qui bats madame ,c\u2019est elle qui me bats.Et il ajouta: je savais bien qu\u2019on entendrait un jour ou l\u2019autre.\u2014 Vous êtes deux imbéciles! jeta Mme Sicarel gui quitta l\u2019anteichambre dont elle fit claquer la porte.\u2014 Elle me bat, reprit M.Si- carel en s'adressant à Pierre avec douceur et résignation ; \u2014 elle me bat parce qu\u2019elle est jalouse.sans raisons, je vous l\u2019affirme\u2026 Piere le regardait.\u2014 Mais.mais ne pourriez- vous l\u2019empêcher?\u2014De me battre?demanda M.Sicarel.Et comment faire, monsieur?.Regardez-moi: jai un mètre quatre-vingt- sept, et je pèse quatre-vingt- douze kilos et j'ai quarante et Lun de tour de biceps.Et regar- dez-la.Je vous demande en conscience: puis-je me défen- }dre?\u2026 Frédéric BOUTET.m\u2019évadai du ministère sous le pre-| mier prétexte, quand j\u2019eus acquis la ;saviez, monsieur, comme nous nous |mentait point.conviction que ce représentant du [aimons tous les deux! Il ne m\u2019a fait +].peuple était venu là pour faire ses qu\u2019une peine dans la vie: il n\u2019a jar) | | | Mais j\u2019emportais le meil- | puis une dizaine d\u2019années, on lui ait luer souvenir de ma collaboration présenté des partis fort convena- II, avec ses six chaises assorties, | guindées, prétentieuses et inconfortables.Mme Debon me remerciait en termes émus des bontés que j'a-! vais pour son fils: i \u201c\u2014Mon Pierre, disait-elle, si vous! propres affaires et non celles du!masi voulu se marier, bien que, de- bles.J'aurais tant aimé avoir des! petits-enfants! Ç'aurait été la joie: de ma vieillesse, voyez-vous.i \u201cDebon souriait vaguement en: mâchonnant son cigare.Sa mère lui donna une tape sur l\u2019épaule: \u201c_\u2014 Mais je suis bien fière de lui, tout de même, déclarat-elle.\u201cAu fait, c\u2019est vrai, me deman-: dai-je en rentrant chez moi, ce soir-! là.Pourquoi Debon ne s\u2019est-il pas marié?Il est ponctuel, sérieux, méthodique, et ne semble pas tourmenté par ce qu\u2019il peut y avoir de mystérieux dans l\u2019éternel féminin.Il aurait été un époux idéal pour beaucoup de femmes, en somme.\u201cC'est lui qui devint le chef de cabinet quand je quittai le ministère.En lui transmettant mes services, j\u2019appelai son attention sur plusieurs affaires assez délicates; je le mis au courant des manoeuvres de quelques forbans de haut vol que l\u2019on voyait rôder à tout instant dans la pénombre des antichambres, guettant l'heure propice a leurs desseins, \u201c__La tâche n'est point aisée, mon cher, lui dis-je.I faut, pour la mener à bien, avoir du tact, de l'honnêteté, du caractère.Vous ne vous trouverez que médiocrement soutenu par le patron.\u201c\u2014Je sais, me répondit Debon en me remerciant avec émotion.Je m\u2019inspirerai de votre exemple, monsieur le directeur, mais hélas! je n\u2019ai ni votre expérience, ni votre autorité, ni votre situation.\u201cJe partis bientôt pour Rome où j'allais représenter la France à une conférence internationale qui y siégeait alors en permanence.J'y restai deux ans.Quand je revins a Paris, plusieurs équipes ministérielles s\u2019étaient succédé au pouvoir, mais Marillat avait surnagé a tous les Haufrges\u201d De Ses Mrges Muihs aux doigts crochus, il tenait toujours son portefeuille.Le hasard me fit rencontrer, le lendemain de mon arrivée, un de mes anciens attachés de cabinet, le jeune Beau- quier, qui faisait le service de la Chambre, quand j\u2019étais auprès de Marillat.\u201c_\u2014Quelle boîte! me dit-il, en me parlant du cabinet.Vous parti, je m'étais juré de n\u2019y pas resté longtemps.Je me suis fait nommer sous-préfet aussitôt \u2018que j\u2019ai pu.\u201c\u2014Mes compliments, mon cher\u2026 Mais, qu\u2019est-ce qui ne vous plaisait pas, là-bas?\u201cIl renifla d\u2019un air un peu dégoûté: \u201c\u2014-L\u2019air de la maison, répondit-il.\u201c\u2014 Cependant, Debon était honnête?\u201c_\u2014-Debon?fit le jeune sous-prè- fet, et il me regarda comme pour chercher à voir si je ne me moquais pas de lui.Vous ne savez pas, continua-t-il, que le malheureux a été victime d\u2019un accident de voiture, lequel s\u2019est passé dans des circonstances si singulières que l\u2019on peut se demander s\u2019il y a eu accident ou bien suicide.Vous avouerez que ce n\u2019est pas banal d\u2019arriver à se faire écraser, à midi, avenue du Bois, par la seule voiture qui y passait à cette heure-là.\u201c\u2014 Mais, pour admettre l\u2019hypothèse du suicide.\u201c\u2014 Attendez! Vous avez connu sa mère, la pauvre femme qui se lamentait tant de n\u2019avoir point de faïence dans un visage camus, il bien exigué, elle aussi, que faisait connaissions, M.Debon et moi\u2026 Je avait l\u2019apparence un peu fruste, 'paraître encore plus minuscule une n'ai jamais aimé que lui.d\u2019abord sévère, et portait éternelle- énorme suspension de cuivre à abat | donné cet enfant, et sa mort nous !ment une de ces longues redingotes |jour de porcelaine, et que meublait \u2018laisse sans ressources, car je n\u2019ai désuètes et râpées, comme en arbo- .piteusement l\u2019inévitable bahut Henri qu\u2019une santé des plus pércaires et Il m\u2019a je me trouve dans l'impossibilité de travailler pour gagner notre vie.\u201cLa nouvelle venue n\u2019avait pas l\u2019air d\u2019une intrigante.Avec sa mise modeste, son air de lassitude et de douleur, on voyait bien qu\u2019elle ne L\u2019enfant était gen- Et dans l\u2019irréparable malheur qui la laissait désormais toute seule au monde, la pauvre vieille femnie sentait confusément que ce rejeton qui se révélait tout à coup à elle et de manière si inattendue, après avoir été tant désiré, c\u2019était le seul bien qui la rattacherait encore à la vie.Elle répondit: \u201c\u2014Je m\u2019occuperai de vous, madame, et de votre enfant.Je n\u2019ai que de bien petite rentes, mais je Ime priverai pour que vous ne soyez pas dans le besoin.\u201cLa jeune femme prit la main de Mme Debon, et, simplement, la porta à ses lèvres: \u201c_\u2014Merci, madame, dit-elle.Et maintenant, vous permettrez que nous fassions une prière pour le pauvre disparu?\u201cElle montra à son fils le cercueil qui était au milieu du salon: \u201c \u201c\u2014Va Pierrot, va dire une prière pour ton papa! \u2018Et, faisant le signe de la croix, elle s\u2019agenouilla.\u201cMme Debon reconduisait la jeune femme, lorsqu\u2019elle entendit des voix aiguës qui glapissaient dans l\u2019escalier.Deux nouvelles visiteuses s\u2019injuriaient; l\u2019une tenait par la main deux fillettes, l\u2019autre portait dans ses bras un marmot à la mamelle, et poussait devant elle deux bambins, \u201c\u2014 Moi, criait la mère aux fillettes, il m\u2019a séduite, j'étais sage avant de le connaître! \u201c\u2014Sage, sage! criait l\u2019autre, et qui vous dit que je ne l\u2019étais point, moi aussi?Est-ce que tout le monde n\u2019a pas commencé par être sage, même à Panam?Non.mais a-t-on jamais vu ça?\u201cMme Debon avait compris, avant même d\u2019avoir ouvert la porte.Mais quand elle vit cette tribu s\u2019engouffrer chez elle en rafale, l\u2019émotion, qui succédait à tant d\u2019autres, fut trop forte, et elle s\u2019évanouit\u2026 \u201cLe jeune Bauquier s\u2019interrompit: \u2019 \u201c\u2014Mais je vous conte tout cela au petit bonheur, fit-il.Vous voyez ce pauvre logement auquel une maigre lumière, filtrant à travers les volets clos, donnait un air lugubre.Mme Debon, étendue à terre sans connaissance, au milieu des trois rivales qui ne s\u2019étaient jamais connues ni même soupçonnése les unes les autres, et qui, venues là pour défendre leur pain, s\u2019effaraient d\u2019une telle concurrence.Et toute cette nuée de marmots pâles aux yeux bleus et au nez camus accusant également le type Debon.\u201c\u2014Mais, demandai-je, comment pouvait-il, avec son traitement, subvenir à tant de frais?\u201cTI ne le pouvait pas, et alors, pour donner à manger à cette smala, il s\u2019était mis à trafiquer de tout.des faveurs, des décorations, des subventions, des nominations, jusqu\u2019aux billets de théâtre dont on lui faisait le service.Comprenez- vous, maintenant, que, n\u2019y pouvant suffire malgré tout, ou bien poursuivi par quelque maître-chanteur, il ait perdu la téte?.\u201cJ\u2019étais abasourdi.Je demandai: *\u2014Et Maçtillat \u201c\u2014 Marillat, vous le connaissez.I] a édifié une fortune considérable en deux années de pouvoir, et il ne méprise point la canaille, loin de la.Mais il ne peut pas admettre qu'on | se fasse prévaricateur pour quel-! ques billets de mille.Quand il a su! tout cela.peu d\u2019heures apres le dé-; cès de Debon, car les langues se dé-: lient vite en pareil cas, il a levé les épaules en disant: l\u2019imbécile! Ce! qui ne l'a pas empêché, quelques; jours plus tard, au cimetiére, de faire le panégyrique de son collabo-' rateur\u2026 honnête homme.républicain éprouvé.patriote ardent.dévoué à la prospérité du pays!\u2026 Enfin, toute la lyre'\u2026.vent trmpoé, dans la vie, sur le caractère d\u2019un homme, conclut M.de Follembray; mais cette fois, je dois reconnaître que j\u2019ai été \u201cmis dedans\u201d, comme on dit, aussi profondément qu\u2019on peut l\u2019être.\u201d J.C.AVOCATS MITCHELL, CASGRAIN & Cle 107, rue St-Jacques YERRON & CIE 11, Place d'Armes.ELLIOIT & DAVID 189, rue St-Jacques, ousst \u201c\u2014Je ne crois pas m\u2019étre sou- = Vous obtiendrez toufours: Ya meilleure qualité, le service le plus efficace et des prix beaucoup plus bas qua les priz courants du marché, en faisant vos achats ches sua + (Dupuis Frère; LE MAGASIN DU FEUFPLE 44-449, STE-CATHERINE EST, MONTREAY Encaissements pour industriels La Banque des Marchands peut faciliter vos encaissements, en obtenant des acceptations, le paiement des traites et Effets de Commerce.Elle possède cent succursales au Canada, des bureaux à New-York et à Londres et des correspondants dans tous les pays.Ces facilités offrent aux hommes d\u2019affaires la garantie que leurs encaissements seront faits rapidement.LA BANQUE ves MARCHANDS Bureau-chef: Montréal DV CANADA Etablie en 18( BUREAUX DE LA VILLE :\u2014205 rue St-Jacques; 1255 rue Ste-Catherine Est; 320 : Ste-Catherine Ouest ; 569 rue Ste-Catherine Ouest; 1319 rue St-Laurent; 1865 rue St-Laure 672 rue Centre (angle Charlevoix) ; St-Denis et St-Zotique ; 1599 rue Ontario Est: Notre-Da de Grace; acifique.es Marre Verdun; Maisonneuve; Lachine.399 succursales au Canada, de l'Atlantique | BEAUBIEN & LAMARCHE | Rue Notre-Dame, 69, ousat.| Telephone Est 2205 { JACOBS, HALL & Cie Rue Craig, 83, ouest.| PETER BERCOVIECH Rue St-Jacques, 269.DESSAULLES, GARNEAK & Cle Rue Notre-Dame.83.ouest RULAND MAILLET Edifice LA SAUVEGARDE Main 2656 BEUNX & OLE Mue St-Jacques, 146.FONTAINE & DESJARLAIS AVOCATS 51 St-Jacques.Tél.Main 977 ALBAN GERMAIN, C.R.92 NOTRE-DAME EST Tel.Main 901, , HENLY WEINFIELD 126, £t-Jacques \u2014 Main 2394.Tél.Main 2287 Rés.Kockland 349 J.E.C.DAOUST ARCHITECTE successeur de GAUTHIER & DAOUST 180, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL Province de Québec, District de Montréal COUR SUPERIEURE No 1287 CHRIS MARSHALL, des cité et district de Montréal, cordonnier, Demandeur, contre FLORENCE SPRINGHER, épouse commune en biens de C.Marshall, et ledit Marshall pour autoriser son épouse aux fins des présentes, aussi des cité et district de Montréal, Défenderesse.Il est ordonné à la défenderesse Florence Springher, de comparaître dans le mois.T.DEPATIE, Député-Protonotaire.Montréal, 16 décembre 1921.LAVERY et DEMERS, Avocats du demandeur.petits-enfants?Ah! elle a été ser- BRITISH SMELTING AND REFINING CO.LIMITED STANLEY PROCESS TYPEMETALS BABBITT METALS SOLDERS Drummond Building MONTREAL | i | - Diplome de VX, A.+.Q Fr \u2018 : | | ! | Caisse de Dépôts à Primes PREMIUM DEPOSITS CORPORATION 23 ST-JACQUES MONT REAL Tél.Main 6892 | | 6 p.c.D'INTERET ET PRIME ANNUELLE DE 4 p.c.DEPOTS G ARANTIS.Fondateurs: Hon.M.Adélard Turgeon, M.L.Arsèue Lavallée, Hon.M.Antouin Galipeault, M.François Chasles Laberge, M.Charles Duquette, M.L.-H.Taché, C.R.Bons de la Victoire acceptés au pair pour Dépôts, ainsi que 8 d'autres Valeurs Débantures au Créances hypothécaires à des H taux spéciaux.H.E.Bourassa Ltée INGENIEUR MECANICIEN Réparations générales d\u2019automobiles.SPECIALITE: Pièces de rechange, roues d'engrenage et ruv* tification des cylindres, res {Cylinders Reground].1408 NATH\" NAME EST.\u2014 Ino.Achetez sss.Lh Ganadian Gramophone & Piano Co., 248 Si.Catherine E.& Cie agents pourle | A.A.GAGNIER, Gérant.Tél, E.3539 Charbon J, 0, LABRECOUE \u2018Greene 141, rue Wolfe, Montréal\u2014Tél.Est 2350\" Llemant, Noir\u201d F.X.LENOIR | i MARCHAND-TAILLEUR 161 Rue St-Denis Garage Savard - Vos disques et Graphophone des principauxdépositaires de à » mme peer La Bureau tél.est 9342 MONTREAL | | Réparage, storage, lavage i OUVERT JOUR ET NUIT DOCTEURS ; CHAR DE SERVICE 47 à 55 St-Timothée, (près Craig), Téléphonez Est 7580 pour consultation.Dr J, M.E.Prévost Des Hôpitaux de Paris, Now-York.Montréal Pour Poissor.FRAIS FUME ET SALE Londres, Téléphonez: Main 4439; dence, Est 3451, chez Amédée Charbonneaz 1 et 2 MARCHE CENTRAL | Coin Berri et Des Commissaires MONTREAL.Spécialité des maladies aigues et Rési- chron:ques de Estomac, des Reins, de la Vessie et des Organes Génitaux de l'homme et de la femme, aussi Maladies Vénériennes et complications.460 Rue St-Denis, MONTREAL.DANS CET Dr ALBERIC MARIN, des hôpitaux militaires vénériens.Fran.e, Angleterre.raitement des maladies de la peau, voies urinaires, syphilis.Consultations: 2 à 5, 7 à 9.Tél Est 6958, 291 rue St-Denis.Le journai 1e \u201cfAatin\u201d est\u2019 Publié par la eompagnie de publication je \u201cMatin, fimitée\u201d, ayant ses ateliers au No 71a, Saint-Jacques, et son bureau d'administration au No 152, rue Saint-Denis, vous-même.tiers en valeurs de tou Fe PRESSE pi Le \u201com, Profitez de la baisse temporaire du franc Achetez! Achetez!\u2026 Achetez!\u2026 Achetez !.\u2026 Credit Foncier de France.-Emprunt Communal 1912 \u2018 Gros Lots de 100,000 francs à 500 francs distribués en primes douze fois par année.Vous pouvez acheter ces Bons, au comptant, ou par versement de $4.00 par mois.Votre premier versement vous donne droit au tirage.Ne perdez pas la chance de devenir millionnaire avec un déboursé de $4.00 ou plus.Beaucoup de gens se sont trouvés riches du jour au lendemain, pour avoir acheté ces Obligations.Ne laissez pas votre voisin devenir millionaire, quand vous pourrez le devenir [al La \u201cPRUDENTIAL Messieurs, Que vous annoncez.DETACHEZ LE COUPON FINANCIAL SOCIETY\u201d 162, rue Saint-Denis, Montréal.Ecrire tres usioeiucut.Sans m'obliger en rien, veuillez m'envoyer les prospectus concernant les BONS du CREDIT FONCIER NOM ADRESSE .Incorporée en 1907, par un Acte du Parlement du Canada t re posai CE Tél.Est 893 162 EE La \u201cPrudential Financial Society\u201d , 5 pid AINT-DENIS, Page 4 LE MATIN, sameai, 7 janvier 1922 OTTAWA VANQUEUR DU CAADIEN.LA Bauchard joue une grande partie Devant la plus grande foule encore vue cette année à l\u2019Arena Mont-Royal, les Sénateurs d\u2019Ottawa on tvaincu le Canadien par le score de 4 à 2, dans une partie qui fut contestée jusqu\u2019à la dernière minute.Bouchard, la nouvelle recrue du Canadien, joua presque toute Ia partie et démontra aux 6,000 spectateurs présents, que la publicité qu\u2019on lui a faite était très méritée.Le sdeux points comptés par le Canadien sont dus au travail de; Bouchard qui, après de magnifiques courses, passa la rondelle à ses co-équipiers.Boucher fit, lui aussi, un travail de géant et nous croyons que la direction aurait dû le laisser plus longtemps sur la glace.Ottawa fut le premier à compter alors que Gérard déjoua Vézi- na au bout de deux minutes, après une magnifique course individuelle.Cependant Lalonde égalisa les chances une minute plus tard sur une passe de Bouchard.Les visiteurs ajoutèrent deux antres points dans la seconde période alors que Benedict arrêta tous les élans du Canadien.Dans la troisième période, chaque club compta un point.Suivent l\u2019alignement des équipes et le sommaire: ALIGNEMENTS Canadien Positions Ottawa Vézina Buts Benedict S.Cleghorn Défenses Gérard Corbeau Défenses Boucher Lalonde Centres Nighbor Bouchard Ailes gauches Denneny Pitre Ailes droies Brodabent O.Cleghorn Subs.Clancy Boucher Subs.Boucher Couture Subs.Bruce SOMMAIRE Premiére période 1.\u2014Ottawa, Gérard .2.00 2\u2014Canadien, Lalonde .1.00 Deuxiéme périod e 3\u2014Ottawa, Broadbent .12.00 4\u2014Ottawa, Denneny .7.00 Troisième période 5\u2014 Canadien, S.Cleghorn .§\u2014Ottawa, Gérard .Score final: Ottawa, 4; dien, 2, \u2026 2.00 .14.00 Cana- POSITIO DES CLUBS G P Pour Contre Ottawa .5 2 29 13 St Patrick .5 2 27 22 Canadien .3 4 16 29 Hamilton .2 5 i6 24 31.PATRICK DEFAIT HAMILTON Il est encore égal avec Ottawa Toronto, 7.\u2014 Les St.Patrick ont eu raison du club Hamilton ici ce soir par un score de 5 à 2.Dès l\u2019ouverture des hostilités, le club local se lança à l\u2019attaque et enrégistra trois points alors que Roach ne laissa rien passer.Dans la seconde période, les Tigers comptérent deux fois et les locaux une fois, et dans le troisième quart, nos gens augmentèrent leur avantage d\u2019un point.Suivent.\u2019alignement des équipes et le sommaire: ALIGNEMENTS St.Patrick Positions Hamilton Roach Buts Lockart Stewart Défenses Matte Cameron Défenses Mummrey Noble Centres Malone Denney Ailes gauches Reise Dye Ailes droites Prodgers Randa!l Subs.Wilson Smiley Subs.MeDonald Subs.Arbdur Subs.Carey Score final: St.Patrick, 5; Hamilton, 2.RESULTATS DES GOL \u2014\u2014 NOUVELLE-ORLEANS Nouvelle-Orléans, 7.\u2014 Suivent les résultats des courses qui ont eu lieu ici aujourd'hui: PREMIERE COURSE Micgey More, premier.Miss Rankin, troisième.Philander, deuième.Legacy, Lady Rochester, Charles NES D'AUJOURD HU SEPTIEME COURSE Our Birthday, premier.Wadsworth Last, deuxième.Scotch Verdict, troisième.Snapdragoon, Dehabiah et J.C.Stont ont aussi couru.HAVANE A.Byrne, Vansylvia, Ace of Aces, Chas.J.Craigmill, et Alverida ont aussi couru.DEUXIEME COURSE Jack Reeves, premier.Harvest King, Deuxiéme.Serbian, troisiéme.: Lorena Moss, Lackross, The Colleen Baron, Bond, Horeb et Great | Gull ont aussi couru.| 1 | TROISIEME COURSE Marvin May, premier.i Hight Cost, deuxième.John S.Reardon, troisième.Fort Churchill, Botheration, Courtship et Mercury ont aussi couru.QUATRIEME COURSE Tom are, Jr., premier.Com.McMeekin, dexuième.Modesty, troisième.Simplicity, Fly Ball, Yashmask, Devonite et St.Maurice ont aussi couru.CINQUIEME COURSE Bygone Days, premier.Bunga Buck, deuxième.Meddam, troisième.Qing\u2019s Champion, et Pimlico ont aussi couru.SIXIEME COURSE i \u2019 Pastoral Swain, premier.: Tantalus, deuxiéme.Balance Wheel, troisième St.Isidore, Wickford et Céruar- ron ont aussi couru, 1 Charles Few Team] i SANTE, 7 PREMIERE COURSE Lorena Marcellia, premier.Seth\u2019s Lemon, deuxième Carbonell, troisième.DEUXIEME COURSE Mooresque, premier.Mad Nell, deuxième.Last Bird, troisième.TROISIEME COURSE Endman, premier.Ramkin, deuxième.Koran, troisième.QUATRIEME COURSE Little Gink, premier Meadoworth, deuxième Bibbler, troisième CIQUIEME COURSE Dan, premier.Misericorde, deuxième.Zoie, troisième.SIXIEME COURSE Golden Chance, premier.Harry M.Stevens, deuxième, Dolph, troisième.Ouverture de la saison Moncton, N.-B, 7.\u2014 A l\u2019ouverture du circuit de la ligue Indépendante de hockey, qui se compose des clubs de Moncton, New-Glasgow et |Amherst, Moncton a défait Amherst par un score de 5 à bl DR UNE TENTATION $300,000 pour une joute de 20 assauts entre Harry Wills et Jack Dempsey.Tolon veut gLa Havane, 7.\u2014 Sammy que les deux hommes s\u2019en- =.un impressario en vue |traînent à La Havane durant porte \u201ca offre une bourse de [un mois avant le combat.FAR + CE DE L'AMATEURISME Je voudrais bien savoir, nous écrit un de nos lecteurs, quel est le joueur de hockey amateur qui n\u2019est pas payé pour ses services.AMEATEURS-SENIOR, BIEN ENTENDU.1 | \u201cLe Matin\u201d, : Montréal.Cher monsieur :\u2014 J\u2019ai vu, par vos annonces de cette semaine, que \u201cLe Matin\u201d entendait nous donner un sport parfait et que vous n\u2019avez rien épargné afin de nous satisfaire sous tout rapport.Je profite de vos annonces et viens vous demander si [vous voulez bien m'accorder ; Phospitalits de vos colonnes, afin de traiter quelque peu sur le fameux sujet \u201cAMATEURISME\u201d.Ct sujet passionne tous les esprits en ce moment, et à voir agir certaines gens de la \u201cCanadian Amateur Hockey Association\u201d, l\u2019on dirait qu\u2019il n\u2019y a que deux ou trois coupables dans les rangs des amateurs d\u2019aujourd\u2019hui.Si ces gens ont le pouvoir d\u2019enlever la carte d\u2019amateur d\u2019un tel ou d\u2019un tel autre joueur, je me demande pour quelle raison, il n\u2019y a que deux ou trois joueurs qui souffrent de cette anomalie, quand on sait et que même, la plupart des joueurs amateurs le chantent \u2018à qui veut l\u2019entendre, qu\u2019ils sont payés tant et tant par! parties auxquelles ils pren | nent part.Qu\u2019on place done tout le monde sur un même pied d'égalité, et nous, les partisans, qui payons de nos deniers pour entretenir ces clubs, ne serons pas privés de voir à l\u2019oeuvre certaines étoiles et ne verrions pas disparaître ainsi les piliers de certains clubs.Voulez-vous me dire, monsieur le Rédacteur, pour quelle raison l\u2019on s\u2019est acharné à Dufresne, Bouchard, Béchard, ete, afin de leur enlever leur carte d\u2019amateur, quand d\u2019autres qui ont dû recevoir de l\u2019argent, disant toujours que c\u2019était pour leurs dépenses de voyages, n'ont eu aucun treu- ble a obtenir leur carte.L\u2019on ne me fera jamais croire que la plupart des joueurs de la Ligue de la Cité ne sont pas rémunérés de quelque façon que ce soit, quand ces mêmes joueurs ne traviallent pas et qu\u2019on les rencontre un peu partout sur la rue Sainte- Catherine à toute heure du jour.Tous les jours nous apprenons que même certains clu's | de campagne se payent le luxe de rémunérer certains de leurs joueurs, et de plus, ils font même venir des joueurs de la Ligue de la Cité.Allez- vous me dire que ces joueurs de Montréal qui se transportent à la campagne le dimanche, font le trajet pour des prunes.Je dis que non, et je sais que j'ai raison.Ml me semble que si j'étais propriétaire d'un club, que je serais assez orgueilleux pour poséder sur mon équipe, les meilleurs joueurs, quelque argent que je sois obligé de débourser pour me procurer leurs services, je n\u2019irais pas par la suite dévoiler les transactions qui auraient eu lieu entrc ces joueurs et moi.Enfin, monsieur le Rédacteur, je tiens à vous dire que l\u2019amateurisme d\u2019aujourd\u2019hui est une farce.et qu'il y a 99 pour cent des partisans de sport qui ne croient pas à l\u2019amateurisme.Merci de votre hospitalité.J.R.ram ary | LA ROXE VA DEVEN Les boxeurs agissent a Si une Commission de boxe n\u2019est pas nommée d'ici quelque temps, le sport de la boxe deviendra certainement un fiasco avant l\u2019année 1923.Hl se passe des choseg extraordinaires à presque toutes les séances de boxe, mais le public n\u2019en a pas toujours connaissance.Que d\u2019intrigues se jouent en arrière des coulisses quelquefois même entre les boxeurs eux-mêmes, mais la plupart du tempg entre les gérants de ces différents boxeurs.Et le public est toujours celui qui souffre le plus de ces connivences, car il souscrit largement au maintien et au sou- \u2018tien de tous ceux intéressés 'dang ce sport.: Il est temps plus que jamais |que les autorités s\u2019en mêlent \u2018et nomment au plus tôt des hommes compétents afin que le sport de la boxe, si populaire à Montréal, ne meurt pas.L\u2019ASSAUT WILSON-GREEN Red Cap Wilson et Young Solly Green se sont mesurés | cette semaine au théâtre St- Denis, et cet assaut fut loin de donner satisfaction aux amateurs, car le boxeur local {1 di abandonner à la sixième \u2018onde, sous prétexte qu\u2019il s\u2019é- \u2018ait brisé la main droite, tandis que le Dr François De Martigny, qui l\u2019examina, déclara qu\u2019il n\u2019y avait rien de grave pour l\u2019empêcher à continuer son combat.| Il s\u2019est passé quelque chose, d\u2019extraordinaire, au sujet °° cette rencontre, ce soir-la, et, pour le moment il faut prendre les faits comme ils se sont passés, mais l\u2019avenir amènera peut-être des surprises, car il y a du mystère quelque part.Avant la rencontre, Green FIASCO DANS MONTREAL de suspension.SCLLY GREEN EST A PERDRE SA POPULAIRITE RUN leur guise sans crainte était gros favori chez les parieurs, mais à l\u2019entrée des boxeurs dans l\u2019arène, le tuyau cideula sur Wilson, qui, tout à coup fut fait gros favori à cinq contre quatre.On pariait cent contre quatre-vingt dollars que Wilson serait le meilleur.Red Cap Wilson est un Italien, et ses compatriotes ont grassement bénéficié de sa victoire, car ils ont fait un vilain trou dans le gousset des partisans du boxeur local.Ing.tile de dire que le clan juif, s\u2019ouvrit les yeux lorsqu\u2019on lui offrit mieux qu\u2019argent égal sur les chances de l\u2019étranger, et l\u2019argent italien fut couvert en un clin d\u2019oeil.Il y a des dessous dans la boxe qui font énormément tort à ce sport, et, encore une fois, c\u2019est toujours le public qui en souffre le plus.IL NOUS FAUT UNE COMMISSION DE BOXE.TOUS RICHES New-York, 7.\u2014 McGraw, des Giants n\u2019est pas le seul magnat qui dispose d\u2019une for- tuune illimitée, William Wrighley, des Chicago Cubs, vient d\u2019entrer en scéne avec un chéque de $120,000 et neuf FILLE RAPIDE \u2014 Panama, 7.\u2014 Un nouveau record pour cyclistes fémi- minins a été établi par Mlle Ama Mann, âgée de 12 ans, laquelle vient de traverser la zone du canal de Panama, soit une distance de 50 milles, en 16 heures et 26 minutes.C\u2019est une moyenne de trois milles à heure.Mlle Mann détient plusieurs championnats, dont le championnat féminin du canal à la nage.joueurs pour Anorld Steifz, le voltigeur sensationnel de Los Ageles de la Ligue du Pa-| cifique.LA BALLE RAPIDE Chicago, 7.\u2014 Ban Johnson, le président de la Ligue Américaine a donné aujourd\u2019hui la raison des balles bondissantes dont les joueurs et le public se plaignirent durant la saison de 1921.La cause véritable de cette rapidité excessive, est que les fabricants ont pu se procurer de la laine de qualité supérieure qu\u2019ils n\u2019avaient pas durant la guerre.Pendant le conflit, on se servait d\u2019une vilaine laine qu\u2019on enroulait étroitement autour du centre en caoutchouc.Quand la bonne laine fut encore mise sur le marché, les fabricants négligèrent de revenir à l\u2019ancienne manière de construction.Une autre raison, ajouta-t- il, c\u2019est que le caoutchouc était d\u2019épaisseur inégale, et quand le frappeur atteignait la plus grande épaisseur, la balle filait à vive atlure.Du nouveau à Windsor Windsor, 7.\u2014 Les magnats du champ à Windsor ont dé- lcidé d\u2019organiser une réunion ide courses sudky J\u2019an pro chain.Kenilworth fora pai tie du Grand Circuit qui rem- tant de succès aux Etats-Unis.\u2014\u2014 ry 8 PER RYT : 8 2 VR adn = We pe Cyr gd a ua vi 4 viva [AZAD yom BY asie.sauvegarde pour I désir d\u2019avancement contentement qu\u2019ell nomisent, en d\u2019épargne dans cha posant la somme d\u2019 sur lequel montant plus haut taux d\u2019int 4 oeil | | Aide a ceux qui economisent >.«oy - L\u2019économie est une habitude qui doit être encouragée non seulement comme pour l\u2019indépendance, le bonheur et le La Bank of Montreal aide ceux qui éco- ayant un département sales au Canada.Vous pouvez ouvrir un compte de ce département en dé- BANK OF MONTREAL ETABLIE DEPUIS PLUS DE CENT ANS, alii Aaa AT EE u a ' Br SAFARI r77e SPT sr HY wiv 23 sept.iy iv .CR IRS + In avenir mais comme et de succés et aussi e donne, cune de ses suceur- une piastre ou plus, il vous est payé le érêt.Ki Ht EE ! ÿ a 25 succursalzse à Montréal ct dans les environs.\u2018voi.I-\u2014NO ZOT.LA BOURSE Abitibi.\u2026 \u2026 \u2026 31 30% , Asbestos \u2026 .\u2026 \u2026 \u2026 \u2026 49 4935 do pfd .*75 *75 At.Sugar.26% 26% Bell Telephone .*104 *105 1 Brazilian .28% 28% B.E.Steel .9 *9 do 2nd pfd .23 23 - Brompton \u2026 20% *20% | ,Canada Car .18!2 18%; do pfd .47 47 Canada Cement .53 54 do pfd.*90 *90 Canada Steamships .14 15 do pfd.441; *45 Dominion Bridge .*59% 507s Dominion Glass .57% 57 Dominion Steel pfd .65% 66 Dominion Textile .135% 135 Lake of Woods .140 *141 Laurentide .74 73 Mont .Power .*8812 *88 Mont Tramways .*146% 146 National Breweries .56 56 Ogilvie .*185 \u201c185 Price Bros .*30 *30 Quebec Railway .\u2026.*234 23 Riordon .*5 *413 Shawinigan .*1041 105 Spanish River .56 56 do pfd .*69 68% Wayagamack .34 33% EXIGEANT ! New-York, 7.\u2014 Johnny Buff, le champion mondial poids-coq demande une garantie de $30,000 et une option de 35 pour cent sur les recettes pour une nouvelle rencontre avec l\u2019ex-champion poids- coq.ACQUISITION Toronto, 7.\u2014 Le club Toronto de la ligue internatioha- le vient de retenir les services de James E.Johnson, de Roc- key Mount, de la Ligue de la -fait des Virginie.UNE PLUIE DE CRIMES S ABAT SUR MONTREAL La vie de Gonzague Savard était en danger Le crime de Vincent Trescoli à 196 Demontigny est, vient d'entrer dans une nouvelle phase, alors qu\u2019à \u2018l'enquête tenue ce matin, le détective bien connu Gonzague Savard a, , ; ; i déclarations sensationnelles Trescoli et ses deux associés devaient recevoir la somme de $20,- 000 s\u2019ils réussissaient à tuer le détective Savard mais à cause d\u2019un malentendu dans la division du montant, l\u2019un des deux inconnus tira sur Trescoli afin de s\u2019en débarrasser.C\u2019est du moins ce qu\u2019a déclaré le détective Savard sur une information qu\u2019il reçut par téléphone.Il essaya en maintes et maintes fois de se procurer le nom de celui qui lui téléphonait, mais ce dernier ne voulut pas déclarer son identité, disant toujours qu\u2019il était un de ses amis.Le détective Savard revenait de la Pointe-aux-Trembles, mercredi soir dernier vers 11.45, et en entrant, il fut appelé au téléphone.C\u2019était encore la méme voix qui venait lui dire: \u201clls ont tué ce soir a 8.30.\u201d Savard essaya encore de se procurer le nom de celui qui parlait, mais ce dernier répondit toujours: \u201cC\u2019est un ami.\u201d LE MEURTRE DE RAOUL DELORME Un jeune étudiant d\u2019Ottawa, Raoul Délorme, qui était a passer ses vacances dans notre ville, a été trouvé ce matin dans un champ, a Notre-Dame-de-Graaces, les mains liées en avant du corps et la tête enveloppée dans des serviettes.Raoul Délorme était un jeune homme très modèle, et le frère du Révérend Curé J.-A.Délorme, 190, rue Saint-Hubert.On se perd en conjectures sur les circonstance de ce triste drame, vu qu\u2019on ne connaissait pas d\u2019ennemis à Délorme.qui était un jeune homme exemplaire.QUI A TUE F.-E.WINTERSON?Un autre meurtre qui passionne beaucoup les esprits, est celui de F.-E Winterson, qui a été tué dans sa demeure, située au No 2189 de la rue Waverley.Winterson a été frappé à mort alors qu\u2019il était seul dans la maison, les autres membres de la famille étant absents.Wintreson était collecteur de mauvaises dettes, et la police semble croire qu\u2019une vengeance a êté le motif du meurtre.L\u2019OPINION DE VILLEGAS La Havane, Cuba, 7.\u2014 Les combats de boxe, à La Havane, viennent d\u2019être défendus, en vertu d\u2019un décret arrêté au- jourd\u2019hui par le maire De Vil- legas.Le décret dit que la boxe est brutale et dangereuse.Il dit que la loi veut une amende ou l\u2019emprisonnement, pour ceux qui échangent des coups de poing sur la rue.La ville ne peut sanctionner de telles procédures même si les boxeurs sont isolés dans une arène.au Canada; et que par le commerce.Ni ces du monde.*Estimé.Mcntréal, P.Q.POUR VOYAGEURS $25,000,000.00 * DU CANADA 264 rue St-Jacques, Les Chemins de fer du Canada attirent votre attention sur LES NOUVEAUX TAUX DE CHEMINS DE FER! #4 L\u2019augmentation sur les billets de wagons-lits et de wagons-salon autorisée en 1920 a été diminuée de moitié \u2014 l\u2019augmentation effectuée sur les taux ordinaires, à cette époque, ayant été complètement supprimée il y a quelques mois.POUR LES EXPEDITEURS Le pourcentage de l\u2019augmentation accordée en 1920 aux Chemins de fer a été réduite de dix points, en plus de la baisse de cinq points au premier de l\u2019an.Ces changements sont effectifs depuis le 1er décembre.Votre Coût de la Vie VOTRE coût de la vie devrait être directement affecté par ces modifications.S\u2019il ne l\u2019est pas, c\u2019est que (1) comme les Chemins de fer l\u2019ont déjà signalé, l\u2019argent réellement versé pour leurs services est presque quantité négligeable dans la fixation des prix; et (2) que même l\u2019immense somme présentement déduite du revenu des Chemins de fer s\u2019élève approximativement à par an \u2014 devient une très petite fraction d\u2019un sou, quand on la Trépartit parmi les milliards et les milliards de petits et gros articles qui constituent le trafic annuel de fret des Chemins de fer (3) le Tribunal qui a le pouvoir de contrôler les taux de Chemins de fer n\u2019a pas celui de départager les bénéficiaires des redue- tions.En d\u2019autres termes, ni les sociétés ferroviaires ni le public ne peuvent savoir si les économies réalisées dans les taux des Chemins de fer sont appliquées au bien commun ou absorbées M AIS ce fait demeure: un très gros montant d\u2019ar- gent\u2014suffisant pour construire chaque année une petite ville, ou un pont de Québec, ou quatre cent cinquante des plus puissantes et des plus nouvelles locomotives \u2014 est maintenant soustrait des revenus des Chemins de fer du Canada et devrait se faire sentir, au moins jusqu\u2019à un certain point, dans le budget de famille de tous les Canadiens! vos Chemins de fer peuvent continuer à marcher sans le revenu ainsi perdu pour eux, c\u2019est un problème expérimental confrontant les différentes administrations.| dement des fluctuations du trafic et de l\u2019augmentation ou de la diminution des frais d\u2019exploitation.abordent volontiers ce problème avec la résolution de maintenir le service des Chemins de fer du Canada à meilleur marché, mille pour mille, et le classer parmi les chemins de fer les plus effic Cela dépend gran- Mais les administrateurs n \u201c= L'Association des Chemins de Fer 306 Gare Union Winnipeg, Man."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.