Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le matin
Éditeur :
  • Montréal :Le matin,1920-1926
Contenu spécifique :
samedi 19 août 1922
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Petit journal (Montréal, Québec : 1926)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le matin, 1922-08-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" A ALAN POLITIQUE ET LITTERAIRE MONTREAL, SAMEDI, 19 AOUT 1922 Rédaction et Administration 164 RUE SAINT-DENIS MONTREAL Abonnements par la Poste : $ 2.50 1.50 Ur an .oo (oe [oe Six mois .so, 00 ee \u2018eo \u2018ee, ([e'a] [ee Téléphone: Est 893 Adresser toute correspondance.Atelier: Main 7309 Le MATIN, 164, S.-Denis, Montréal Redigé en collaboration.Ie svis vn chien qvi ronge l'os.VOL II\u2014No 30 La victoire (?) libérale dans Labelle Le Numéro 5 sous a LA VOIX DE ROME IN \u201cCOUPABLE NEGLIGENCE\u201d | Le Mâtin publiera la semaine pro- Il y a quelques jours, deux adultes et dix enfants! .age étaient brils vifs dans une institution de charité.En| chaine un conte inédit de M.Jean Au- | LE RATEAU MAGI- {moins d\u2019une demi-heure, l\u2019édifice incendié a été détruit: et, malgré le dévouement des directeurs et de quelques\u2018 bert Loranger: Charité \u2014 Les paroles du Souverain Pontife et nos syndiqués \u2014 Pie XI, Gor- \u2018citoyens ven ours, on laissé érir d 1 .ST [ames tie enfants apes des a 13 ame | QUE.ki, Nansen et Tikhon \u2014Reconnaissance diplomatique \u2014 Les petits se- Rien de plus significatif que l\u2019attitude Comme dans tous les cas de ce genre, IL N'Y | des deux ou trois cent personnes massées, jeudi soir, devant la \u201cPresse\u201d, dans l\u2019attente des résultats électoraux.La foule était nettement hostile au gouvernement: une grèle de lazzi, de poin- AVAIT PAS D\u2019ESCALIERS DE SAUVETAGE à l\u2019édi-, fice et aucun moyen de pénétrer dans un des dortoirs, sauf par l\u2019intérieur et par un escalier en bois.ront-ils toujours la proie des gros \u2014 Un livre remarquable \u2014 Le Pape n\u2019a cure des pouces baissés \u2014 Qu'ils vivent! CHRONIQUE THENTRALE I | \\ Au Théatre CANADIEN: Il existe dans notre province une loi qui ordonne (de placer des échelles ou escaliers de sauvetage dans toutes les usines, établissements 'industriels, couvents,' Nous n\u2019avons pas d'enthousiasme plus qu'il| est-ce que le Christ lui aussi n\u2019a pas jeté le désar- \u201cLe médecin desi tes, de calembours peu doucereux accueil- collèges, orphelinats, hôtels, etc.La province paie fort Dames\u201d, vaudeville en trois actes de M.Albert! lit la nouvelle de la \u201cvictoire libérale\u201d.Pas un hourrah ne fut poussé en l\u2019honneur du gouvernement.Un organisateur libéral avait déclaré, dimanche dernier: si nous ne pouvons pas gagner cette élection, nous la volerons! Avec le whisky, l\u2019argent, les menaces les plus indignes on a littéralement volé cette élection.Ce que le \u201cCanada\u201d appelle un triomphe \u201cdécisif\u201d n\u2019est qu\u2019une victoire à la Pyrrhus.Le ressentiment de la population mont- réalaise à l\u2019égard du règne des faux libéraux s'accroît très visiblement.Ni \u201cl\u2019organisation\u201d, ni les palinodies de la presse rouge ne pourront changer l\u2019opinion; de plus, la manière dont nos opportunistes ont remporté ce maigre succès dégoûtera bon nombre de partisans tenaces de même qu\u2019el-' le affermira l\u2019espoir des adversaires.\u201cNous en avons assez du régime\u201d, pense le gros pu-: blic \"et ceux qui, comme nous.demeurent invinciblement optimistes, répèteront le mot fameux: On les aura! Ajoutons: et plus vite que l\u2019on ne pense.Roger MAILLET.| I I 12 Août 1922 A Simplex.| | La grande pitié de Notre-Dame-de-Lourdes | Samedi dernier, dans un article bien senti vous déploriez de voir le mauvais goût, qui règne! en maître dans notre ville, prendre demeure dans nos églises.Vous signaliez quelques uns des \u201cattentats\u201d commis à Notre-Dame de Lourdes; vous donniez l\u2019éveil à notre somnolence en face de ce sanctuaire dont le caractère religieux et artistique est menacé et que nous pensons à bien regarder et à défendre alors seulement que le \u201csabotage\u201d y a déjà exercé son oeuvre.Quelle serait donc la matière de ce \u201cpamphlet\u201d.qu\u2019il faudrait intitutler \u201c La grande pitié de Notre-Dame de Lourdes, sanctuaire national\u201d?D\u2019une façon générale ce sont ces innovations intempestives qui détruisent l\u2019harmonie de son plan réalisée par le parfait accord entre les moyens esthétiques et l\u2019impression religieuse que l\u2019artiste avait su créer.Vous avez noté en hors d\u2019oeuvre le pavé pour salle de bain, les plaques de marbre blanc, les piédestaux \u201c dre n\u2019est pas celle de la facade dans son enveloppe d\u2019or, l\u2019inconvenance de la verroterie lumineuse: de cet encadrement d\u2019autel qui entoure la majesté; °°\" | d\u2019un mystère, etc.Poursuivons l\u2019énumération.Ce qui détruit! aussi ce sont ces réparations qui gâchent plus| qu\u2019elles ne réparent; parties remplacées ou ajoutées au petit bonheur sans tenir aucun compte du dessin des parties primitives; accouplement de mafériaux desparates, de profils divers: raccords mal faits;juxtaposition dé couieur fausses! sans cesse modifiées au goût de rapins d\u2019occa-! sion; retouches malhabiles aux décorations murales ou ailleurs; nettoyage imprudents etc.etc.| en un mot, tout ce qui transforme graduellement! une oeuvre consciencieusement exécutée au dé-' but, en un rapiècage incohérent et informe.Meurtrissures d\u2019échelles, coups d'outils qui attaquent l\u2019ornementation et les enduits, ouvrent' les crevasses, fendillent le marbre et la pierre, tous révélateurs d\u2019essais en tout genre sont les compléments de ces sortes de travaux.Nous ne mentionnons que pour mémoire les piqûres et pointes de clous qui nous apprennent le rôle de panneau pour annonces que la porte! principal aux motifs sculptés a trop souvent joué ceci n\u2019entre évidemment pas dans le chapitre des réparations.A l\u2019intérieur, une cause directe de détérioration est l\u2019abus des cierges et lampions.Ce sont ces massifs fumants qui déposent depuis trop longtemps déjà leur couche néfaste sur la décoration si délicate des murs.L\u2019usage de draperies noires, le placement et déplacement de cercueils, catafalques, etc., en sont une autre.Ce qui brise l\u2019ordonnance générale et détourne l\u2019attention de la pensée maîtresse de toute cette composition religieuse si bien liée c\u2019est l\u2019introduction d\u2019objets multiples (statues, cadres, plaques, etc.) objets respectables, sans doute, mais étrangers au culte spécial que l\u2019on avait voulu mettre en honneur.Je ne reviendrai pas sur l\u2019éclairage à contresens du choeur qui a brouillé toutes les valeurs établies par l\u2019artiste pour servir un jeu de lumière qui , lui, n\u2019a rien de bien respectable.; Ce qui amoindrit encore l\u2019impression esthétique et religieuse, c\u2019est l\u2019intromission d'objets de commerce banals et voyants là où la lumière s\u2019était faite humble et pieuse au service d\u2019une idée, exprimée symboliquement dans les moindres détails jusque dans les objets d utilité, tels que le grillage de la table de communion, les ga- zeliers simples et menus ete.Ceux-ci ne prétendaient pas rivaliser d\u2019éclat avec l\u2019or fin des arabesques ou des champs avec fleurs de lys.Que signifient donc ces grossières appliques de métal bronzé, introduits à coups de couteau sous les têtes des chrérubins, symboles d\u2019amour et de prière?Elles avaient été placées à dessin au dessus des jolies colonnettes du choeur.Ces têtes sont l\u2019oeuvre du sculpteur de mérite qui a donné les prémisses de son talent à cette chapelle.Et les pompiers\u201d, les statues dont la moin-!° _ cher une demi-douzaine d\u2019inspecteurs chargés de faire respecter la loi, mais la loi demeure lettre morte.Les grandes usines, certaines communautés et beaucoup de particuligrs se fichent absolument de la loi et, ce qu\u2019il y a de plus curieux, c\u2019est que les inspecteurs, même s\u2019ils le voulaient, ne pourraïent arriver à la faire respecter.Nous savons des cas où des rapports ont été faits par des inspecteurs pour forcer tel ou tel établissement à placer des échelles de sauvetage et où certaines influences québecquoises ont empêché le rapport de l\u2019inspecteur de se faire jour.Notre gouvernement provincial pourrait peut-être employer une partie de ses revenus immenses à poser des échelles de sauvetage aux usines, collèges ou couvents qui refusent d\u2019en poser.Cela coûteraït, sans doute, assez cher, mais ce serait de l'argent bien dépensé.Du reste, on pourrait, avec le concours de M.Perron, les faire construire en giment.A la devanture d\u2019un bijoutier, d\u2019un marchand de pipes, ou d\u2019un magasin une grande coupe en simili argent, en forme d\u2019oeuf avec deux bras malingres, l\u2019éternel style amphore, destiné au club vainqueur de la grrrrande partie de \u2026 parchési.Une coupe?Mais nous sommes en une ère de demi- prohibition.L\u2019habitude du vin a créé la coupe: pas de vin, pas de coupe.Alors pourquoi une coupe?Je suggère une tabatière pour cocaïne.En l'occurrence, l'un vaut l\u2019autre.Le candidat-député Crook, connu de tous comme tel, voudrait être député: une tare ne lui suffit pas.Les compatriotes ne veulent pas de lui; ils le connalssent trop.Mais ses complices affirment qu\u2019il sera élu par acclamation.Les indécis voteront pour lui.Les indécis c\u2019est la masse.Crook est élu.Nouvelle tare.pour le pays.Pourquoi est-il élu?Parce que chacun, dans son for intérieur, désire être du côté de la Force, près du Pouvoir.L'Humanité esclave n'a pas encore libéré sa raison, x OK kK La vieille Irlandaise qui ne veut pas quitter sa hutte de la Pointe St-Charles émeut le coeur des Social Service Guild.Il y a bien des dizaines d\u2019années qu\u2019elle vivote dans cette hutte sans qu'on s\u2019occupe d\u2019elle.Pourquoi donc cette subite pitié?, Et bonnes gens, c\u2019est tout simplement parce que sa hutte est dans la ligne d\u2019une rue projetée.Cette misérable hutte gêne les profiteurs.C\u2019est une verrue sur le bout de leur nez.Tenez bon, la vieille.très, très cher, votre hutte.Qu'ils vous la paient très, Ce ne sera jamais assez = J = Un gamin de 15 ans préfère aller en prison plutôt que de dénoncer ses complices qui vendaient des drogues.La parole d'honneur n\u2019a plus de Valeur que dans le monde des apaches.Avis à M.Taschereau, le atin.* * * \u201cNotre mentalité d\u2019eunuques, notre manque de fierté nationale, notre servile et vaniteus> pleutrerie\u201d\u2026 Ces paroles sont de M.Bourassa.(\u201cDevoir\u201d du 10 août).* Que va dire M.Magnan, son excellence M.Magnan?ll faut qu\u2019il récoite dans sa valise notre mission \u201cprovidentielle.\u201d .» * Lors de son récent voyage en Allemagne, Lord Northcliffe a refusé de serrer la main d\u2019un Allemand.Si c\u2019eut été word Georges il I'elit embrassé ce cher Allemand.N'oublions pas que Lloyd Georges a voté contre la participation de l\u2019Angleterre à la guerre et en 1918 il y a retenu à ne rien faire, en Angleterre, plus de 800,000 hommes exercés, alors que le maréchal Haig rés clamait des renforts a cors et à cris.On dit que son prochain prêche, à Lloyd Georges, développera le thème suivant: Ne frappez jamais un Allemand, même avec une fleur! - » * Si les navires de guerre anglais se buttent dans les côtes en essayant de traverser le Détroit de Beile-Isle, notre confiance augmente en la terrible flotte dont la supériorité réside, plutôt dans sa quantité que dans sa qualité.Car, depuis Trafalgar, elle se Tepose .sus ses lauriers.trois globes blancs qui, pour les étouffer se dressent vers les saints inspirés dont la pensée se porte ailleurs, justifient-ils l\u2019importance de lew rôle par l\u2019immolation de ces motifs sculptés ?Du reste, nous n'en sommes pas à chercher la justification de tout ce qui sacrifie la noblesse du culte à nos fantaisies mondaines ou à nos étroites manies dévotes, de notre fureur d\u2019abattre tout ce qui exprime la meilleure pensée d\u2019autrui de notre lâche abdication de nos devoirs publies en face de tout ce qui abaisse notre idéal religieux et national.Nous constatons et nous déplorons.\u201cEsprit moderne\u201d prononçait le correspondant du Devoir; \u201cbarbarie ambiante\u201d, rectifie-vous sans en marquer la cause.Pauvre esprit\u201d! coup sûr, qui ne vient pas d'en haut et ne saurait animer d\u2019un souffle bien puissant nos aspirations vers les sommets du bien et du beau.VERAX | mande à Bichard la main de sa belle-soeur.| Carré.La saison s'ouvre brillamment au Théâtre Canadien par un joyeux vaudeville qui porte.aussi le titre de \u201cDocteur Jojo.\u201d Le spectacle: n'est pas long mais de meilleurs qualité.Le docteur Bichard vient d\u2019épouser la fille de M.et Mme Courtelin.Bichard a de la fortune, cependant il a fait un mariage d\u2019amour.C\u2019est: aussi l\u2019intention de son ami Armand, lequel veut épouser la jeune demoiselle Courtelin.Le père Courtelin a de vastes projets en tête.Trouvant son gendre oisif, il le décide à reprendre la profession de médecin qu\u2019il avait abandonnée pour le mariage.Bichard finit par accepter avec l\u2019idée qu\u2019il dégoûtera bien à tout jamais son beau-père de la médecine.Mme Docteur Bichard est certaine de la fidélité de son mari.Une voisine, Mme Cocherel, femme du commissaire de police Cocherel et ancinne actrice des Variétés, \u2014\u201cLa preuve?demande cette naive Mme Bi-/ ghard.\u201d\u2014La preuve: envoyez-moi votre mari pour une visite de nuit.Il ne sera pas long à me, déclarer sa passion!\u201d Mme Bichard, tout en protestant du contraire, accepte le défi de Mme.Cocherel.Armand amoureux de mademoiselle\u201d; (comme dit le domestique en l\u2019annoncant) de- Bi- chard veut bien intervenir pourvu que ce brave: Armand \u201cliquide le passé\u2019 Le passé d\u2019Armand ne tient pas à grand chose: une actrice à qui il écrivit des vers.de Victor Hugo! C\u2019est au, cours de cette conversation entre Armand et Bi- chard que ce dernier fait une révélation importante.Avant son mariage, il était le docteur Jogo le médecin des cocottes parisiennes.Le défi de Mme Cocherel se présente - sous la forme d\u2019un billet adressé au Docteur Bichard, le demandant pour une visite de nuit.Bichard, quitte le domicile conjugal pour se rendre a cette! malade.Il \u2018part avec les bénédictions de papa, | Courtelin que s\u2019écrie en se frottant les mains:\u201cII, est sauvé!\u201d.Mme Cocherel, habillée d'un, dés-j habillée vaporeux est couchée toute languissante; sur un divan rouge.\u201d On sonne.\u201cLe Docteur Bi-i chard\u201d annonce la femme de chambre.C\u2019est Ar-i mand.Il vient liquider le passé.Cette actrice à qui il écrivit des vers n\u2019est autre que Mhe Co- cherel.Se faisant passer pour Bichard, il tâte le pouls de la femme du commissaire jusqu'au moment où celle-ci le fait entrer dans sa chambre en lui disant qu\u2019elle ira le rejoindre.Mais au lieu de s\u2019y rendre, elle écrit vivement à Mme Bichard : ! Venez vite.Votre mari est un monstre.\u201d Lorsque Mme Bichard arrive, Mme Cocherel la fait entrer & sa place dans la chambre où est Armand croyant que c\u2019est Bichard.Le véritable docteur se présente.Mme Co- \u2018 cherel reconnaît son Docteur Jogo.Bichard proteste en affirmant qu\u2019il est bien le Docteur Bi- chard.Mme Cocherel comprend sa gaffe et se jette sur le divan rouge, en proie à une violente.attaque de nerfs.Pour réparer la gaffe elle fait: entrer Bichard dans la salle de bain.Avant qu\u2019el-; le ait le temps de délivrer Mme Bichard, M.et Mme Courtelin se présentent et réclament à grands cris leur fille qu\u2019ils savent être chez la femme du commissaire Mme Courtelin, dans son affolement, entre dans la salle de bain pour \u201cy trouver sa fille.Le commissaire, qui a des soup- Cons et veut en avoir le coeur net au sujet de sa femme, revient à l\u2019improviste de la perfecture où il devait passer la nuit.Il rencontre papa, Courtelin qu\u2019il veut tuer puisque Courtelin a tout l\u2019air d\u2019un amant surpris.Courtelin se sauve mais il laisse sa redingote.Cocherel y trouve une carte de visite du Docteur Bichard.Armand sort de la chambre de Mme Cocherel.\u201cQui êtes- vous?\u201d hurle le commissaire \u201cJe suis le docteur Bichard.\u201d Nouvelle me- ;nace dassasinat.Armand se sauve aussi.Reste :le véritable Bichard qui sort de la salle de bain | en éternuant (car il vient de recevoir une douche) jet qui rencontre Cocherel.Cocherel en présence d\u2019un troisième Docteur Bichard devient fou fu- \\ rieux et tire des coups de pistolet à droite et à gauche pendant que Mme Courtelin et sa fille retrouvée se consolent entre elles.Enfin, Bichard apprend que sa femme s\u2019est trouvée enfermée dans une chambre noire avec Armand.Il chasse Armand.Courtelin apprend égalemente que son gendre a passé quelques minutes dans la salle de bain en compagnie de maman Courtelin.Voilà de quoi disloquer toute la famille.Mais tout s\u2019arrange.La petite Mme Bi- chard avait gifflé Armand et Mme Courtelin avait douché Bichard.Armand épousera la cadette des Courtelin.Bichard ne fera plus de médecine.Quant au commissaire qui a découvert dans un tiroir les vers que le jeune Armand avait adressé à sa femme, il jure de retrouver Victor Hugo pour lui demander une explication.Ce vaudeville d\u2019excellente venue ne manque pas d\u2019esprit et de verve.Le rire est continu et l'action se déroule dans la plus amusante des fantaisies.Il ne se dégage pas de la tradition; il se rapproche par son intrigue de plusieurs comédies de la même marque.I! peut être qualifié de très habile à cause de l\u2019'enchaînement vertigineux de son second acte qui est le meilleur des trois.\u201cLe médecin des dames\u201d est joué avec beaucoup d\u2019entrain par Mlle Zlata, d\u2019abord, très a l\u2019aise dans le rôle de femme du commissaire et dont le comique est plaisant; par Mlle Giroux, un jeu jeune pour Mme Bichard mais délicieuse et vive; par Mme.Rivière, habile à doucher son gendre et drôle à souhait; par Mlle Prégent, in-' différente comme toute jeune fille bien élevée; par Mme Nozière, toujours sur le pont et ne manquant pas de saveur ; par M.Filion, qui a montré \u201c1?(suite à la page 4) lui assure que tous les hommes sont des farceurs' ; si noble précédent.n\u2019en faut pour la charité organisée, Il est un lieu commun trop souvent cité et qui ne dit pas grand\u2019- chose: les petits ruisseaux font les grandes rivières .Nombre de sources claires ont été bues par les terres ou aspirées par le soleil avant d\u2019arriver | à destination et nous nous sommes demandé nombre de fois ,sans avoir jamais eu de réponse à notre question, si l\u2019argent donné à la Belgique et à à la France avait été touché par les malheureux qui agonisaient sous le joug allemand.Trop d\u2019entremetteurs entre les miséreux et leurs bienfaiteurs ne laisse pas de nous inquiéter quelque peu.L\u2019impuissance de la charité à combler le gouffre qui se creuse de plus en plus dans ce volcan qui est notre monde est manifeste.L\u2019aumône comme certains onguents entretiennent l\u2019infection et la purulence dans la plaie du paupérisme depuis vingt siècles.La parole du Christ: \u201cil y aura toujours des pauvres parmi vous\u201d sera vraie, \u2018\u201cl\u2019ordre\u201d social actuel durera.Quoique nous soyions persuadés que le superflu des riches quand il atteint les nécessiteux n\u2019est qu\u2019un palliatif, nous trouvons opportun et en même temps admirable l'intervention de Pie XI auprès des catholiques en faveur des affamés de Russie.Les termes mêmes de la lettre apostolique honorent leur auteur.\u201cBien que séparés depuis longtemps (les Russes) de notre communion, nous avons voulu leur transmettre avec la parole de réconfort les voeux ardents de notre coeur.\u201d Plus loin: \u201cEnfin pour encourager par l\u2019exemple une oeuvre si nécessaire, nous voulons participer nous-mêmes à cette bonne oeuvre par une somme de deux millions et demi de lires.Les subsides seront distribués aux plus nécesiteux sans distinction de religion ni de nationalité.\u201d Nous espérons que cette lecon de tolérance et d\u2019humanité portera des fruits dans Québec.Ces membres des unions catholiques qui ne veulent des avantages et de la protection que pour ceux de leur confession devront rougir de leur exclusivisme en lisant la lettre du Souverain Pontife! Mais avant Sa Sainteté, Maxime Gorki avait adressé ce manifeste: \u201c\u2018Aux ouvriers français.Par l\u2019inflexible volonté de l\u2019histoire, les travailleurs russes accomplissent, en ce moment, une expérience sociale dont les enseignements seront extrêmément féconds pour la classe ouvrière du monde entier, La famine \u2014 conséquence d\u2019une sécheresse sans précédent \u2014 menace d'interrompre cette grande expérience; la famine risque d\u2019anéantir les meilleures énergies du pays incarnées dans la classe ouvrière et dans ses hommes de science ; la famine y tuera des milliers et des centaines de milliers d\u2019enfants.Vous, les représentants de la nation qui, la première, tenta d\u2019accomplir la grande oeuvre de justice sociale, vous les descendants des hommes de 1848, vous comprendrez la nécessité de venir en ces jours redoutables à l\u2019aide du peuple russe.\u201d Nansen a multiplié ses appels au monde civilisé en faveur de la patrie des soviets.Ce n\u2019est pas sans une certaine surprise que nous voyons le chef de la chrétienté, Maxime Gorki, le célèbre Nansen, le patriarche Tikhon communier dans un même sentiment de pitié pour le malheureux pays sur qui le bras du destin s'est apesanti.Ceux qui n\u2019ont pas voulu préjuger les actes du nouveau gouvernement doivent -s'en féliciter aujourd\u2019hui en voyant que Pie XI,ne traite pas çomme des damnés ceux qui tentent aujour- d\u2019hui la régénération du monde.Si l'aventure russe devait avoir le chaos pour épilogue, le pape s\u2019engagerait-i] sur un terrain aussi incertain?Ceux qui savent lire entre les lignes des documents officiels donnent au geste papal une signification que l\u2019on n'avait pas prévue.Les mots comme dans tous les actes diplomatiques ne disent pas grand chose, mais l'inspiration qui les a dictés est sourtout d\u2019une haute importance.C'est à ce .\u2018 alors qu\u2019il importe de savoir lire entre les lignes.Il y a eu des famines du temps des tsars \u2014 en sorte qu\u2019il ne faut pas entenir Lenine et Trotski responsables.Le fléau a sévi également dans les Indes et l'Algérie, d\u2019où vient que les papes n'ont pas tendu la main à leur intention?C'est qu ily a une différence entre une crise purement économique et celle qui est compliquée d\u2019une mystique, où les victimes souffrent avec une sorte de ravissement, un peu comme les premiers chrétiens.Les Irlandais sont en révolution depuis toujours.Ils se battent pour l\u2019indépendance d\u2019un clan et une portion de liberté, mais les Russes ont un idéal de plus haute envergure, ils veulent la libération du monde.Le chef spirituel ne pouvait se désintéresser de cette expérience décisive qui remet le communisme chrétien à l\u2019actualité.C\u2019est l\u2019évangile vécu, l\u2019adveniat regnum tuum que l'Eglise attendait.Quand même on a cru avoir dépouillé le chrétien, on entre davantage dans l'esprit et dans la lettre du christianisme.Nos pharisiens qui décbi- rent leur robe et se voilent la face à l\u2019énoncé du mot bolcheviste vont en faire une tête en voyant que le pape passe non pas le chapeau.mais la tiare pour ceux qu\u2019on nous dépeignait sous les plus sombres couleurs.Voilà une surprise pour ceux qui sur la foi de la presse impérialiste, accu- salient ces martyrs de tous les crimes de leurs bourreaux.Instinctivement, comme les grands tourne-sols dressent leur carolle vers YVastre du jour, les masses interrogent la douce figure qui se révèle à eux dans une nouvelle lumière pour les orienter vers la vérité.Ceux qui sous la pression impérialiste retenaient leurs sympathies, vont s\u2019affivmer maintenant qu\u2019ils peuvent invoquer un Dans les milieux bourgeois comme a Downing Street, on se demande pourquoi cette sollicitude touchante pour des iconoclastes, des novateurs dangereux, des boute-feu qui s\u2019en prennent | l\u2019ordre établi?La lettre du { pape n\u2019est pas sans causer quelque scandale, mais roi parmi sa nation, quand dans sa sainte colère, il leva sur les vendeurs du temple le fouet de sa sainte colère.La sainteté comme la bonté est intelligente.Elle sait que le sang et les larmes sont une rançon.Elle sait que ce qui est semé dans les pleurs est moissonné dans l\u2019allégresse.Les Monts Ourals en travail enfante- ront-ils un titan, une souris ou peut-être rien qu\u2019un peu de fumée mêlée de cendres et de bitume, l\u2019infaillibilité nous fait défaut pour nous prononcer ex-cathedra.Le règne lumineux de Tolstoï et de Manning sortira-t-il de l\u2019abstraction?Ou bien retomberons-nous plus avant dans la nuit?Est-il vrai que depuis Pharaon jusqu\u2019aux rois de l\u2019acier, la masse des hommes comme celle du menu fretin soit condamnée à être la proie des grosses bêtes ?Le pape sait bien que traiter d\u2019utopie le bonheur possible des petits, des humbles, c\u2019est nier la justice divine et renier le divin Maître.Est-ce un nouveau gouffre qui se creuse en Russie ou une voie qui s\u2019ouvre?Est-ce un monde qui finit ou qui naît à la lumière?Nous n\u2019en savons rien, mais nous devons nous incliner devant cette gestation laborieuse, quel que soit le fruit des entrailles de terre coupée de traychées douloureuses, car jamais une autre tentative ne se renouvellera si celle-ci avorte.Jamais peuple ne pourra comme celui-ci s\u2019adapter à la souffrance pour accomplir une telle mission.Ne serait-ce que par curicsité philosophique ayons le dernier mot de ce qu\u2019on a jusqu'ici appelé une utopie.C\u2019est bien vite fait de déclarer péremptoirement que le communisme est une folie.On en disait autant du christianisme du siècle de Celse et de Mare Aurèle.Qui sait si du feu de la révolution, le catholicisme orthodoxe ne sortira pas épuré?Sommes-nous obligés d\u2019épouser les) principes des Russes, si nous sommes satisfaits de nos trustards, de nos limitées illimitées, de nos fauteurs de grèves qui se disent victimes des conflits qu\u2019ils suscitent?Ici les capitalistes sont plus aimables que dans les steppes asiatiques, ils nous laissent du pain assez grassement beurré: autres pafs autres moeurs.Mais pour les malheureux qui avaient opter entre une mort lente et une mort violente, ne leur en vou lons pas s\u2019ils ont choisi cette dernière.Envoutés par leur chimère ils ont cru (idéalisme d\u2019orientaux) qu\u2019ils n\u2019avaient comme Moise qu\u2019à lever le marteau d\u2019airain pour pulveriser la statue du veau d\u2019or.À la recherche de l\u2019absolu, ils n\u2019ont pas vu l\u2019isolement et l\u2019effroi des fléaux de la guerre, la peste et le choléra creuser un abîme entre leur pays et les autres du vieux monde.Quand ils se sont réveillés de leur hypnose un spectre au crâne rongé les guettait d\u2019un côté et la mer rouge de l\u2019autre côté menaçait de les engloutir.M.André Morizet, député communiste de France, délégué de son parti pour étudier sur place le fonctionnement de la République soviétique et qui a fait le livre le plus documenté, dit-on, sur la Russie actuelle, et dont voici la conclusion de 297 pages d'un intérêt angoissant: \u201cPour les bolchevites l\u2019avenir reconnaîtra ce qu\u2019ils ont accompli de solide et de beau.Il dira qu\u2019ils ont pris en charge un pays que ses maîtres avaient amené à une déliquescence complète et que, comme ls tsars du XVe siècle.\u2019ils se sont fait les rudes rassembleurs des territoires que se disputaient les aventuriers.Il dira qu\u2019ils ont tué la féodalité et détruit la suprématie d\u2019une caste privilégiée méprisable entre toutes.Il dira qu'ils ont libéré le prolétariat des champs et des villes et qu'après avoir brisé ses chaînes, ils l'ont affranchi de l'alcoolisme, ils ont commencé à l\u2019instruire spirituellement.Il dira qu'une Russie d\u2019escldVes est devenue par eux une Russie d'hommes debouts comme la France de la Révolution contre les tvrans.Puis il examinera les erreurs qu\u2019ils auront eux-mêmes signalées.Il jugera la part qui leur incombe et celle qui ne leur revient pas.Quand il aura pesé le tout dans une balance exacte, au-dessus des préoccupations dont les spectateurs actuels sont assaillis, il déclara que les bolcheviks ont été les bons serviteurs de leur pays et du progrès humain.\u201d Avec les éditeurs, nous dirons: \u2018Dans les grandes causes, tous les témoins doivent être entendus.\u201d Jusqu'ici on n'avait ouï qu\u2019un son de la cloche, on ne pouvait se faire qu\u2019une opinion incomplète du drame qui se passe en Russie.Elle apparaît déjà sous un meilleur jour maintenant que le pape l\u2019enveloppe de sa pitié avisée laquelle lui sera rendue au centuple si les Russes sortent victorieux de l\u2019épreuve.Ce pape au moins a compris que la neutralité n\u2019était pas un asile inviolable et qu\u2019il faut quand on est chef spirituel prendre parti pour le faible et l\u2019opprimé.Bien que les termes de sa lettre ne soient pas explicites, son attitude l\u2019est.Nous n'avons pas à décider si sa sympathie est justifiée comme il serait prématuré de dire que l\u2019entreprise de Lenine et de Trotsky est viable ou non.Parce que l'appel du pape aura de profondes répercussions dans les consciences des fidèles tous ceux qui croient au salut du monde par la liberté lui seront reconnaissants de ne p£s se mêler à veux qui disent que les Russes doivent être punis de mort pour avoir voulu innover un mode de gouvernement condamné par les impérialistes de tous les pays.Des patriciens impitoyables ont même abaissé leur pouce aplati par la manipulation des pièces d\u2019argent pour condamner ces gladiateurs qui jouent une si passionnante partie.Et le pape a répondu pour neutraliser les effets de ces anathèmes capitalistes: Qu\u2019ils vivent ces malheureux enfants éloignés de nous par l\u2019injuste souffrance pour que l\u2019amour et la foi les ramènent à Dieu, UN VIEUX LIBERAL, fon \u2014 GH SVS.VN.CHIEN .QVI .RONGE .L'OS.Le Mâtin POLITIQUE ET LITTERAIRE PARAIT TOUS LES SAMEDIS REDIGE EN COLLABORATION 164, rue Saint-Denis TEL.EST 893 a se Matin est une tribuñe libre pour les esprits libres.Chaque rédacteur est responsable de ses propres articles.EVOLUTION DES PARTIS Que signifie le mot parti?Existe-t-il seulement un bon parti?St l\u2019on est d'un parti.Autant avouer qu\u2019on est de parti pris, Le pire des partis.De l\u2019\u201cIlustration\u201d (29 novembre 1919) seme eon Ul faut que vous sachiez que, depuis plus de soixante et dix lunes, il y a eu deux partis opposés dans cet empire, sous les noms de \u201cTramecksan\u201d et de \u201cSla- mecksan\u201d, termes empruntés des hauts et bas talons de leurs souliers, par lesquels ils se distinguent .\u2026.Sa Majesté a résolu de ne se servir ques des bas talons dans l'administration du gouvernement et dans toutes les charges qui sont à la disposition de la couronne tout le monde convient que la manière primitive de casser les oeufs avant que nous mangions est de les casser au gros bout; mais l\u2019aieul de Sa Majesté régnante, pendant qu\u2019il était vivant, sur le point de manger un oeuf eut le malheur de se couper un des doigts, sur quoi l\u2019empereur son père donna un arrêt pour ordonner à tous ses sujets, sous peine de graves peines, de casser leurs oeufs par le petit bout.Le peuple fut si irrité de cette loi, que nos historiens ru- content qu'il y eut, à cette occasion, six révoltes, dans lesquelles un empereur perdit la vie et un autre la couronne.On suppute que onze mille hommes ont, différen- les époques, aimé mieux souffrir la mort que de se soumettre à la loi de casser leurs oeufs par le petit bout.Plusieurs centaines de gros volumes ont été écrits sur cette matière; mais les livres des \u201cgros boutiens\u201d ont été défendus depuis longtemps, et tout leur parti a été déclaré, par les lois, incapable de posséder des charges., SWIFT (Culliver à Lilliput, ch.IV) \u201cLes vieux partis sont morts\u201d: voilà ce que l\u2019on entend dire tous les jours, et par une infinité de gens.Et quand tout le monde s'accorde à dire ainsi une même chose, il y a de grandes chances pour que cela soit bien près d\u2019être vrai.Notre antique système de politique à deux compartiments étanches ,importée d\u2019Angleterre, \u2014 \u201cmade in England\u201d \u2014 a vécu.Même dans nos hautes sphères administratives fédérales, on répudie ce mode caduc de gérer la chose publique, et l\u2019on aspire atrouver mieux.Mais ce quelque chose de mieux on n\u2019est même pas encore parvnu à en donner une définition satisfaisante.On a bien trouvé un nom; on a lancé ces trois mots: National, libéral, conservateur.Et l\u2019unionisme étant encore de mode, on a enlevé les virgules et on les a remplacées par des traits d\u2019union.Ainsi, tout le monde devrait être d\u2019accord.Mais comme nom, surtout comme nom de parti, c\u2019est un peu long.0.Nous avions pourtant assez souvent entendu dire qu\u2019imiter l\u2019Angleterre en tout c\u2019était le commencement de la loyauté.Or, dans l\u2019antique Albion, quand on a baptisé les deux grands partis politiques, on s\u2019en est tenu, dans les deux cas, a des mots de quatre lettres chacun: on a désigné les uns sous le nom de whip, et les autres sous le nom de \u201ctories\u201d.Ici en Canada, on s\u2019est d\u2019abord servi abusivement, des mots: \u201clibéral\u201d et \u201cconservateur\u201d mais dans le langage ordinaire, on disait le plus souvent: \u201cbleu\u201d (quatre lettres) et \u201crouge\u201d cinq lettres) ce qui était se tenir dans la bonne tradition anglaise, et faire de l'impérialisme alant la lettre.\u2014 Ce n\u2019est que plusieurs années - : LE MATIN, Samed! 19 Août 1922 u après l'établissement du gouvernement responsable, à une époque de dissension et d'incertitude, \u2014 vers 1854 \u2014 que l'on eut pour la première fois l'idée de joindre par un trait-d\u2019union les deux mots les plus longs qui servaient à désig=er nos partis.Ce fut une grande trouvaille: ce mot double: \u2018\u2019libéral-conserva- teur\u201d signifiait tout ce que l\u2019on voulait et rien du tout.Si le nom de \u2018\u2019Inational-ibéral-consersateur\u201d est un peu long, ce que l\u2019on désigne par ces trois mots est tellement vaste que c\u2019est un peu vague.Ce que le grand cheï du nouveau parti replâtré aurait bien aimé c\u2019est que sous les drapeaux d'un si vaste parti, tout le monde vint se ranger.C\u2019est bien là l\u2019idée de derrière la tête de l\u2019ancien premier-ministre, s'il faut prendre au sérieux ses récents discours.Mais il ne nous a pas encore dit par quel stratagèm il aurait fait s'accorder ensemble les intérêts si divers et opposés d'une pareille macédoine de partisans.Il n\u2019est pas néressaire de remonter bien haut dans notre histoire politique pour trouver la date où l\u2019on commenca à avoir des doutes sur l\u2019excellence de cette théorie ces deux grands partis uniques qu\u2019on pourrait définir le monde politique en deux compartiments.plus ou moins étanches.Nul n\u2019ignore que l\u2019Union de 1840 (avec un grand \u201cU\u201d: ia théorie de l'unionisme ne date pas seulement de 1a Grande Guerre, \u2014 formant du Haut-Canada et du Bas-Canada une seule province, avait été conclue dans le but de mâter l\u2019élément canadien-français de la province de Québec fauteur de la rebellion de 1837-38.Dans notre première assemblée législative constituée sous l\u2019empire de l\u2019Acte de Québec de 1791, le parti tory était composé des Anglais (de la province de Québec) as- sisilateurs et dominateurs, qui formaient une vaste bureaucratie, dirigée par le Gouverneur, qui se consicfrait lui-même comme un simple fonctionnaire du Ministère des Colonies, à Londres (\u201cDowning Street\u201d); tandis que le parti libéral au contraire, était formé de l\u2019immense majorité des Canadiens- français, qui luttaient pour conserver leur langue, leur religion et leur place au soleil.\u2014 Cette époque fut la période héroique de notre histoire parlementaire; dans cet heureux temps: il 17y avait pas d\u2019erreur possible: un tory était un tory, et un libéral était un libéral.Dans le premier ministère formé sous le régime de l\u2019Union en 1840, le Haut-Canada, beaucoup moins peuplé que le Bas-Canada, était représenté par MM.Draper, Sullivan, Dunn, Harrison et Baldwin, \u2014 auxquels on adjoinit plus tard M.Killaly, (député de London) \u2014 tandis que le Bas-Canada n\u2019était représenté que par MM.Ogden, Daly et Day.À remarquer en passant, que dans ce ministère, il n\u2019y avait qu\u2019un seul catholique, M.Daly, (député de Mégantic) et pas un seul Canadien de langue française.\u2014 Hier encore, après quatre- vingt ans de gouvernement représentatif, et plus d\u2019un demi siècle du régime si riche en promesses de la Confédération, nous en sommes revenus à peu près à notre point de départ de 840.Près de deux millions de Canadiens et Acadiens de langue française, formant le quart de la population totale du pays étaient représentés, dans l\u2019ancien cabinet par un seul ministre, \u2014 un sénateur, innamovible et irresponsable, Nous entendons dire tous les jours que l\u2019histoire se répète; c\u2019est un truise.Les causes semblables produisant des effets analogues, notre vie politique donne le pectacle d\u2019éternels recommenements \u2014 Les chefs politiques de 1840, comme ceux de 1867 (voire de 1917 et de 1920) crurent devoir se mettre dans de grands frais de camouflage.En ces temps difficiles les \u201chomme du jour\u201d, les maîtres de l\u2019administration sentirent le besoin de dissimuler Jeurs buts de guerre, et de louvoyer sous de fausses coulurs.L\u2019idée leur vint de donner a leur parti un nom qui signifiait tout en général et rien en particulier, et d\u2019élaborer des programmes grandioses et d\u2019une envergure telle que le menu fretin de l\u2019électorat en erait facilement la dupe.Après la suspension de la constitution qui avait été nécessité par la rébellion de 1837, \u2014l\u2019état de guerre ne pouvant toujours durer, \u2014 il fallut songer à rafistoler la charte de 1792, (appelée \u201cActe de Québec\u201d) Le ministère Draper-Ogden (1840-42) se donnait comme ministère d'union, l\u2019ironie était un peu forte, ou de coalition, quand, en réalité, il était la résultante d\u2019une vaste conspiration dans le but de noyer sous le nombre, asservir et assimiler l'élément français du Bas-Canada M.Draper (député de Russel) et M.Ogden (député de Trois- Rivières) les chefs incontestés de l\u2019administration, étaient de purs tories, les créatures de la haute bureaucratie dont le chef était le Gouverneur, \u2014 un pantin administratif dont les fonctionnaires de Downing Street faisaient aller les ficelles.Deux ministres cependant, MM.Baldwin et Day, passaient pour professer des idées libérales.L'histoire se répète, et je ne crains pas de le répéter.\u201cQu\u2019allait faire dans cette galère?\u201d pourrions nous dire au sujet de \u2019lhon.M.Baldwin qui avait consenti à faire partie de ce ministère Draper?\u2014 Le souvenir de l\u2019hon.Robert Bald- Le Tabac à fumer le plus populaire au Canada OLD Chl Le Tabac de Qualite win, après tant d'années écoulées, est encore très cher à la mémoire des Canadiens de la province de Québec.Il est probable que circonvenu par des faiseurs avides de se parer de son amitié, et d\u2019utiliser à leur profit sa grande influence, il entra dans ce ministère ultra-tory comme de nos jours, l\u2019hon.M.Crerar fut induit à faire partie du ministère soi-disant unioniste de Sir R.Borden.Aussi, comme M.Crerar, M.Baldwin fut le premier à sortir du ministère Draper.\u2014 Dès 1841, il donnait sa démission.En 1842, l\u2019hon.H.Lafontaine formait un premier ministère libéral en s'adjoignant l\u2019hon R.Baldwin.Mais par suite de divergeance de vues avec le Gouverneur (Lord Syden- ham) encore trop puissant, M.Lafontaine crut de bonne politique de se retirer en 1844, pour faire place à un ministère Draper-Viger, \u2014éphémère coalition et ridicule tentative de \u201ccramponnage\u201d administratif.Dès 1848, M.Lafontaine et M.Baldwin revenaient au pouvoir, et formaient leur grand ministère qui devait faire triompher d\u2019une manière éclatante les vrais principes du gouvernement responsable.SAINTIXE LES PETITES CHOSES QUI FLATTENT qu\u2019un de connu, et se sentir regardé, chaque fois qu\u2019on donne son nom dans un magasin.Trouver sur la liste des lé.Hôtels de second ordre.\u2014 Constater qu\u2019après un coup d'oeil jeté sur votre personne, la dame du bureau vous a donné la chambre la plus chère.+ + - Etre léché avec insistance par le chien de quelqu\u2019un d'influent.+ Traverser une gare à toute vitesse, sous les yeux d'une foule qui attend le semi-direct.Etre cru par un employé de l\u2019octroi.pa XK .2 = A x x % Passer devant la terrasse d\u2019un café plein de monde avec un costume neuf qui vous \u201cavantage\u201d.+ Venir féliciter des amis d\u2019un 32 sé = 7 YUL 18 = ivv.OÙ petit succès auquel on a un peu contribué.Au théâtre, être discrètement salué, de la scène, par un comédien qui vous reconnait.= + = (Si l'on n\u2019a pas le sou.) Evo.quer aimablement, à l\u2019oreille d\u2019un homme très arrivé, le temps où l\u2019on l\u2019a, lui aussi, con nu pauvre, x x x Etre d'une famille où l\u2019on vit vieux.mo x Descendre de quelqu\u2019un qui a péri dans une grande catastrophe.Voir rire d\u2019étonnement des personnes devant qui Yon dit qu\u2019on n\u2019a pas les palmes.+ # Annoncer une mauvaise nouvelle, N\u2019avoir jamais été malade.- % x Habiter un quartier où \u201con trouve tout ce qu\u2019on veut\u201d.Avoir failli un jour constituer des témoins.Rencontrer l\u2019ancien ami de lycée, devenu homme célèbre, qui vous entoure le cou d\u2019un de ses bras et vous demande comment vous allez, en pensant à autre chose.* * * S'entendre appeler \u201cpatron\u201d par un cocher en maraude.Fok ox Tutoyer, \u2018devant le monde, un membre de I\u2019 Académie fran.caise.Emile Berr gionnaires de la dernière Ex- position, le nom de son tailleur.Æ OX Se sentir reconnu par un co- NE REMETTEZ PAS A DEMAIN CE QUE VOUS DEVEZ FAIRE AUJOURD'HUI.cher de fiacre.Hi ous HE Etre regardé par les personnes qui suivent un convoi funèbre, au moment où on le salue.Aidez une oeuvre de critique indépendante.Encoutagez un journal de débats politiques et littéraires.Abonnez-vous à une feuille jeune, vivante et combative.Voir un agent lever son bâton blanc à l\u2019instant même où Pon se montrait impatient de BULLETIN DE SOUSCRIPTION AU MATIN traverser.Vous trouverez cidnclus $.pour cesernns ¥ Kk mois d'abonnement.Se trouver en tête d\u2019une liste i avsonsacsre cor alphabétique.Signé reverses reerenaeas sees Etre chaudement remercié ACÜTESSE.\u2026.\u2026\u2026\u2026encrs vovshrrsansreraneansessorees rersreerasteraserarestsnares avessosss censesennnen par un camelot à qui on achète la Patrie.4 + .\u2019 MOSS Lines : 1.50 KH K ® Un an: \u2026\u2026\u2026 vesreavenne reersneraserees 2.50 Avoir un neveu qui ne réve Prix d abonnement * - que d\u2019aviation.A quelqu\u2019un qui vous demande: \u201cAvez-vous vu guillo- ] tiner?\u201d pouvoir répondre: Oui: et, devant un auditoire angoissé, raconter la chose.# x % Etre invité à signer une Adresse desss00020 000020 000002600000 sseccossecs évousescc #acsssctesenracosenuee sec.carte postale collective, à l\u2019adresse de quelqu\u2019un qu\u2019on NOT L.ccsessossssersesservessonvesnessreneravenavenens don ssersssemsmcneuss avcanssenss connaît peu.Jeter à un chauffeur d\u2019auto- taxi une adresse très parisienne.Etre l\u2019homonyme de quel- + Adresse .ccorsreseesens NOM _.\u2026\u2026.nonccevensenisssssrnsasensesansenenenencensens cnvanenerasrasnsences ADTESSE Lemeossccacsrreneees NOM L\u2026avssveccenverrarentensrssonvensrersoessensesnveevee Veuillez adresser un exemplaire de votre journal aux personnes suivantes qui me paraissent susceptibles de s\u2019abonner.esovcensocr secsouce so.VHUCHGONOBUNNS200 20000 VOOBANNOESOOSOSGADO GONE sstnccensneouseuves vessrsosccoa0us sseotoncesstossa vo.LL EY TY RT RYT PY) ®eescesvnesssrsessccnscene \u201ccc.VOCUUS0HHSENOONOTVOCCNHHNOLCOUHENONOO OOUCORCONOAHDUSONN0H000N00000 svocutessrretecancetttennocneoacencenances essere .\u2014_\u2014 REMINISCENCES Par Arthur Buies La livraison du 10 septembre débute par un article sur Léon Lorrain, estimable jeune homme que beaucoup d\u2019entre nous ont connu.Je me rappelle aussitôt que l\u2019auteur de cet article s\u2019était mis en frais de raconter, il y a deux ou trois ans, comme quoi des gens de l'Ile Verte s\u2019étaient trouvés pris sur les glaces et avaient failli périr.Le \u201cjeune\u201d du Glaneur avait essayé de décrire les angoisses de cette situation.Je ne crois pas avoir lu de ma vie rien de plus algonquin que cette discription-là.Grâce à des efforts de style ridicules, une situation des plus émouvantes et des plus tragiques tournait en une véritable bouffonnerie de cirque.Mais entamons l\u2019article \u201cLéon Lorrain\u201d,pour Voir si le \u201cjeune\u201d a réussi à apprendre quelque chose depuis trois ans.: Ld 2 1 \u201cAvec les roses qui parfument les alentours; (les alentours de quoi?) avec le chant des oiseaux multiples (des oiseaux multiples!) .\u201cJe ne suis pas de ceux que leissent indiffé- rentg le flot toujours montant d\u2019une mortalité désolante, qui enserre les plus méritants et les moins.\u201d .! Comment voulez-vous échapper à un gaillard comme celui-là ?\u201cJe ne suis pas de ceux que la fosse éloigne, que le tombeau fait fuir, que la mort épeurre.\u201cJe crains Dieu, cher Abner, et n\u2019ai d'autre crainte\u201d, avait dit Joad.Comparée au saisissant laconisme du Glaneur, la réponse des Gaulois: \u201cNous ne craignons que la chute du ciel sur nos têtes\u201d, n\u2019est qu\u2019une platitude, .Le \u201cJeune\u201d enfonce enfin le nommé Bayard, \u201cchevalier sans peur et sans reproche\u201d.Mais à quel propos dit-il tout cela?Ah! c\u2019est pour que tout le monde sache bien que: Je suis du nombre des âmes timides, mais anxieuses de savoir le pourquoi des chose et des événements; et devant la tombe d\u2019une mère chérie ou en face de l\u2019ouverture béante où vient de descendre le corps d\u2019un frère, d\u2019un ami, je m\u2019incline et je songe.\u201d Prenez garde de tomber, jeune homme.Vou- lez-vous me faire voir un peu quelle corrélation il put y voir entre ces attitudes si imposantes d\u2019abord, puis ces timidités avouées, et la mort de Lorrain?Ils ne se doutent de rien, ces \u201cJeunes\u201d, même qu\u2019ils n\u2019ont peur de rien.C\u2019est là ce qu\u2019on appelle prendre des poses pour attirer surtout sur soi-même les regards, sous le prétexte de parler d\u2019un ami.Maintenant, je vais aller au plus court et signaler rapidement quelques passages cueillis ça et là dans le cours de cet \u201cécrit\u201d, destiné évidemment à émerveiller les aborigènes.\u201cC'était aussi un croyant, non pas à la façon de ces visionnaires & double pourpoint.\u201d Hein! Vous dites?.Plas lein, Pauteur parle d\u2019Ernest Tremblay, énigme vivante et caressant des rêves de hautes I ) de sphères.Quelle sphère était-il en train de caresser, lui, le \u201cjeune\u201d, quand il écrivait son Léon ?\u201cJe m'\u2019attachai sincèrement à ce gros et jovial Alsacien blond, à l\u2019âme un peu assombrie par cette pensée désolante qu\u2019on retrouve un peu partout chez ceux que l\u2019exil empoigna jeunes encore; être incompris, se savoir perséeuté et sentir en soi une mer de poéSie et d\u2019idéal heurtant ses vagues sans cesse agitées aux récifs multiples des exigences de la vie de chaque jour.\u201d Dieu du ciel! qué que c\u2019est qu\u2019ça?Il est vrai qu\u2019après le flot qui enserre, on pouvait s'attendre à voir l\u2019exil qui empoigne; mais c\u2019est égal, c\u2019est trop à la fois.On a bien raison de dire que les Canayens sont toujours ma- ganés.Voilà bien cependant ce que les gens, qui n\u2019ont jamais été critiqués, s\u2019imaginent être du style! Comment voulez-vous?La critique n\u2019existe pas dans ce pays-ci; il n\u2019y a pas non plus de professeurs de style, et les \u201cjeunes\u201d sont convaincus qu\u2019ils peuvent écrire sans avoir eu de maîtres, sans avoir été cent fois corrigés et recorrigés.Ils sont convaincus qu\u2019il leur suffit pour savoir écrire d\u2019avoir traîné sept ou huit aus sur les bancs d\u2019un collège quelconque de la province, où les professeurs compétents sont aussi rares que les justes dans Sodome.Voilà pourquoi les insanités pleuvent dans Une foule de choses imprimées.Je connais des individus qui ont obtenu toutes les distinctions pseudo-littéraires, des \u2018individus dont les noms paraissent dans toutes les circonstances qui se présentent ou qu\u2019ils font naître, et qui écrivent à peu près dans le genre du jeune Glaneur.\u201cLe soir venu.nous allions au hasard, un peu bohémiens (il veut dire bohémes).cherchant.admirant.la rade et son agitation aux allures génées.\u201d\u201d (Misère! Mais arrêtez-vous donc, jeune homme.) \u201cEt il parlait toujours, il parlait sans cesse, ayant un sourire à tous et une bonne parole au besoin.\u201d (C\u2019est bien le moins que lorsqu'on parle sans cesse on ait une bonne parole au besoin.) \u201cParfois, sous l'influence dc ce je ne sais quel vent sombre montant du fossé (oh! la, là, là, là!) il s\u2019attristait et devenait rêveur.En bon ami, je respectais son silence.\u201d Comment, sacrebleu! Vous venez de dire qu\u2019il parlait toujours, qu\u2019il parlait sans cesse, et vous respectez son silencel.Un jour, il faisait nuit, le tonnerre en silence, Par des éclairs obscurs annonçait sa présence.Plus loin \u201cLes inconoclastes dans notre pays ne sont pas rares, et notre pauvre ami Lorrain en avait une peur atroce, qui l\u2019attristait.\u201cLa mort hideuse le guettait, un soir d\u2019hiver au bord de cette rivière qu\u2019il aimait tant (on n\u2019a jamais pu savoir au juste pourquoi; dans tous les cas elle ne l\u2019a pas payé de retour.) On pense tout naturellement à Napoléon qui voulait être enterré sur les bords de la Seine, au milieu de ce peuple français qu\u2019il avait tant aimé! \u201cAffolé, épeurré, croyant voir partout des être invisibles qui en voulaient à ses jours, il sortit et voulut aller au hasard.\u201d Ah! par exemple, fnissez, cette fois.Quoi! Voilà un homme entraîné sous leg glaces épaisses, et qui sort et veut aller au hasard!.Qu\u2019on l'arrête, qu\u2019on l\u2019arrête, il va se tuer!.\u2026.C'est qu\u2019il ne se contente pas de cela, le jeune que rien n\u2019épeure.II veut se citer lui-méme, et il rappelle un \u201cportrait\u201d qu\u2019il a fait de Léon Lorrain, le 28 novembre 1890 \u2014 la date est scrupuleusement indiquée pour qu\u2019on n\u2019ait aucune raison d\u2019ignorer ce monument \u2014 dans l\u2019Union libérale de Québec, ce qui a été probablement la cause déterminante de la chute de ce journal.En voici un extrait: \u201cNotre poète est blond, d\u2019un blond d\u2019Allemand; un peu grassouillet, à la Fréchette; teint animé, yeux bleus, démarche d\u2019abbé, manières aimables et polies, tout chez lui s\u2019harmonise parfaitement.On n\u2019y rencontre pas de ces heurts de nature qui blessent l\u2019oeil et font, de prime abord, un effet désagréable.\u201d Un blond d\u2019allemand! Est-ce que c\u2019est une couleur particulière, ça, le blond d\u2019allemand?En quoi diffère-t-il du blond ordinaire?Notre jeune homme, qui n\u2019a jamais vu d\u2019Allemands dans sa vie, jen suis presque sûr, a lu quelque part: Les blonds Allemands par ici, les blonds Allemands par là, et il est si convaincu qu\u2019un véritable Allemand doit être blond avant tout, que, s\u2019il en voyait un brun, il Je prendrait immédiatement pour un Ture.Et puis avouons que ce n'est pas trés aimable de dire d\u2019un Alsaclen qu\u2019il est d\u2019un blond d'Allemand.Ses mânes doivent en frémir, comme on dit en phrase étonnamment neuve.Il en est ainsi du \u201cgrassouillet à la Fréchette et de la démarche d\u2019abbé\u201d.I} est étonnant, comme lorsqu\u2019on est une fois parti à dire des machines comme celles-là, on ne peut plus s'arrêter ! Il paraît que tout cela, mêlé ensemble, s\u2019harmonise parfaitement et que les heurts de nature ne sauraient troubler en aucune façon cette harmonie savante qui résulte d\u2019un homme blond d\u2019Allemand, grassouillet à la Fréchette, au teint animé, aux yeux bleus (il a oublié de dire bleu \u201cde Prusse\u201d) et à la démarche d\u2019abbé.O lecteurs ! Pardonnez-moi, pardonnez-moi.X XX Maintenant, qu\u2019est-ce que cela me fait, à moi, que ce soit le jeune Calixte Radiguet ou monsieur Chrysostôme Pâturot qui ait écrit les choses inquiétantes que je viens de signaler ?Je ne connais pas leur auteur, je ne l\u2019ai jamais vu de ma vie, je ne sais pas s\u2019il est d\u2019un blond d\u2019Allemand ou d\u2019un blond de Cosaque.Le saurais-je que cela ne ferait absolument rien.Il n\u2019y a pas ici de question personnelle, mais une question extréme.ment sérieuse pour nous.Il s\u2019agit de mettre un frein à ce débordement soi-disant littéraire qui achève de nous faire passer pour des êtres réellement inférieurs, et qui révèle aux yeux de l\u2019étranger notre véritable condition intellectuelle, la plus déplorable qu\u2019il y ait au monde.Avec notre baragouin littéraire, qu\u2019on a proposé dernièrement d\u2019exhiber à Chicago comme on exhiberait les ustensiles d\u2019un troglodyte, nous mettons le sceau à notre misérable éducation et nous donnons aux autres peuples toutes les raisons possibles de ne pas savoir où nous classer dans la famille humaine.Si, comme le Canada-Re- vue et la Patrie l\u2019ont fait remarquer, à propos de la présence des marins français dans le port de Montréal, nous sommes les véritables enfants de la civilisation, qu\u2019est-ce donc en matière de litté- grands corps qui portent le titre pompeux d\u2019Uni- rature?On ne saurait croire tout ce qu\u2019il y a d\u2019enfantillages et de niaiseries, sans compter les énormes fautes de langue et de style, dans la plupart des ouvrages qu\u2019on aurait le malheur de choisir pour aller faire rire de nous à quatre cents lieues de ce qu\u2019on appelle l\u2019Athènes du Canada, une Athènes où il n\u2019y a pas la plus petite bibliothèque publique et où la lecture du Courrier des Etats-Unis est interdite ! Et comment voulez-vous qu\u2019il en soit autrement dans un pays où l\u2019on étouffe däns le germe toute indépendance de l\u2019esprit, tout essor intellectuel librement tenté?Nous sommes le peuple le plus arriéré du monde, comparativement à ce que nous devrions être, formés que nous sommes des deux races qui marchent à la tête de la civilisation.Nous donnons ce spectacle unique, parmi les peuples éclairés, d\u2019un peuple qui ne renferme pas de \u201cclasse\u201d instruite.Il y a chez nous des \u201cindividus\u201d instruits, voila tout; et encore ne le sont-ils que relativement au reste des Canadiens.Tout homme qui a réussi, dans notre petite province, à acquérir une valeur réelle et un fonds intellectuel sérieux, ne le doit qu\u2019à ses propres et pénibles efforts, sans aucune aide, voire même en dépit de tout et à travers tous les obstacles entassés gur sa route.Et l\u2019on prétendra que c\u2019est dans un milieu pareil qu\u2019il peut exister une littérature nationale ! Eh bien! Cette littérature, non seulement n\u2019existe pas, mais encore est radicalement impossible, et elle ne cessera de l'être que lorsque ceux qui se mêlent d'écrire auront pu se former dès leur jeunesse dans des collèges où du moins on le leur aura appris, en même temps qu\u2019une foule d\u2019autres choses qu\u2019on y enseigne pas davantage aujourd'hui.Et en tête de ces choses on peut compter l\u2019histoire, la géographie, la critique, l\u2019analyse qui développent et affermissent le juge- meent, enfin surtout la dignité humaine qui forme les caractères et permet à un jeune homme d\u2019affronter virilement les difficultés de la vie, de compter avant tout sur lui-même, au lieu de se faire dès le début un méprisable charlatan, un diffamateur gagé et 'esclave de tous les pouvoirs afin de gagner un pain trempé dans toutes les hontes.nee x XX | Je le répète: il y a ici une question de la plus haute gravité pour nous.Puisque nous sommes en train de nous dégourdir, d\u2019ouvrir les yeux, puisque nous avons retrouvé la parole enfin, et que nous n'avons plus peur de crier nos maux, voici entre mille autres, une réforme à opérer, et cette réforme cest essentielle.Il faut établir usa quarantaine rigoureuse autour de la \u201cjeune\u201d littérature comme celle que je signale dans le présent article, la littérature de \u201cnos plus fines plumes\u201d, qu\u2019on peut appeler \u201cla vieille\u2019, nous ayant fait à elle seule suffisamment de mal pour que nous ayons le droit de prendre toutes les mesures préventives contre un nouveau fléau.Au reste, tout est à refaire dans ce pays-ci, ou plutôt tout est à faire sur de nouvelles bases, depuis la plus petite école de village jusqu\u2019à ces versités.Nous n'avons aucune institution spéciale pour former la jeunesse, à qui toutes les carrières modernes sont fermées, si ce n\u2019est l\u2019Ecole Polytechnique de Montréal; et encore celle-ci est elle suffisante, puisque les jeunes gens qui en sortent sont obligés d'aller compléter Jeurs études en Europe, s\u2019ils veulent aborder l\u2019exécution des grandes entreprises, soit industrielles, soit scientifiques.Il y a infiniment à dire sur une question comme celle-ci, développée et envisagée sous toutes ses faces.Les productions littéraires, comme nous en voyons tant, sont le fruit de l'ignorance générale.Si l\u2019oisiveté est la mère de tous les vices, l\u2019i gnorance est la mère de toutes les sottes prétentions.On veut planer avec les aigles quand on à à peine l\u2019envergure d\u2019une chauve-souris, et l\u2019on signe \u201cAlexis Radiguet\u201d, avec la conviction que l\u2019on signe \u201cGérard de Nerval.\u201d * XX Pour ma part, je serais porté à toutes les indulgences possibles à l\u2019égard des \u201cJeunes,\u201d S\u2019ils ne nous fendaient pas la figure avec leurs prétentions outrecuidantes, s\u2019ils voulaient être modestes un seul jour, comme il convient à des gens qui savent assez peu pour avoir tout é apprendre; s'ils voulaient enfin se mettre dans la tête qu'ils sont très malades, et que s\u2019ils continuent de braver les lois de l\u2019higiène morale, ils courent le risque de devenir un objet particulier de sollicitude pour les municipalités dont ils relèvent.N'est-ce pas, par exemple, un symptôme extrêmement pénible de cette maladie que de voir le même \u201cJeune\u201d dont il est ici question, crier à tue-tête dans u ndes numéros du Monde illustré de 1890: \u201cPlace aux Jeunes.\u201d C'est-à-dire: \u201cVous hommes mûrs, qui, depuis vingt à trente ans, avez passé votre temps à l'étude, qui vous êtes formés qui avez acquis une valeur sérieuse et un fondg de connaissances considérable, qu iseuls, pouvez éclairer la jeunesse, la critiquer avec fruit et lui montrer les innombrables écueils de la pensée ct du style, faites place à de jeunes lévites qui n\u2019ont jamais manié que l\u2019encensoir, e tqui, lorsqu\u2019ils trompent et prennent la plume en main, fônt des pâtés à chaque ligne ou passent à travers le papier à chaque mot.XX x { Un journal de Québec demandait récemment, avec beaucoup de bonsens, qu\u2019on se procurât dans les colléges de vrais Anglais pour en- Seigner aux élèves la langue anglaise, devenue absolument indispensable.De grâce, commencez par nous donner au moins des professeurs de français, qui soient des Français et non pas des Canadiens ayant à peine finit leurs \u2018\u2018études.\u201d et que l\u2019on institue, dès le lendemain de leur cours, professeurs de toute espèce de choses dont ils n\u2019ont pas la moindre idée.Maintenant, je concours dans l\u2019opinion du lecteur, qui trouve que j'en ai dit assez pour au- jourd'hui. VOL.IT \u2014 No.30 Pages oubliées A PROPOS DE LORD BING-BANG (Du Larousse Illustré) ' BYNG (Georges, vicomte Torrington), amiral anglais, né à Wrothan, en 1663, mort en 1753.0.0000000000 Son fils, John BYNG, né en 1704, mort en 1757, fut aussi un marin est né Amiral en 1756, il fut chargé de secourir Mahon assiégé par les français.Il attaqua la flotte de La Galissonniè- re, mais il fut complètement battu, et Mahon capitula.Cet échec excita en Angleterre une telle exaspération que le gouvernement traduisit BYNG devant un conseil de guerre, qui le condamna à mort, bien qu\u2019il eût fait son devoir.Le malheureux amiral fut arquebusé à bord du vaisseau le Monarque.A rapprocher du texte suivant: \u201cEn causant ainsi ils abordèrent à Portsmouth; une multitude de peuple couvrait le rivage, et regardait attentivement un assez gros homme qui était à genoux, les yeux bandés sur le tillac d\u2019un des vaisseaux de la flotte; quatre soldats postés vis-à-vis de cet homme lui tirèrent chacun trois balles dans le crâne le plus paisiblement du monde, et toute l\u2019assemblée s\u2019en retourna extrêmement satisfaite.Qu\u2019est-ce donc que tout ceci?dit Cardide, et quel Démon exerce partout son empire?Il demanda quel était ce gros homme qu\u2019on venait de tuer en cérémonie.C\u2019est un amiral, lui répondit-on.Et pourquoi tuer cet amiral?C\u2019est, lui dit-on, parce qu\u2019il n\u2019a pas fait tuer assez de monde: il a livré un combat à un amiral français et on a trouvé qu\u2019il n\u2019était pas assez près de lui.Mais, dit Candide, l\u2019amiral français était aussi loin de \u2018amiral anglais que celui-ci l\u2019était de l\u2019autre?C\u2019est incontestable, lui répliqua-t-on Mais dans ce pays-ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.VOLTAIE (\u201cCandide\u201d chap.XXIII.) Cette citation forme le paragraphe 2 du chap.XXIII suivant immédiatement celui où se trouve le fameux mot de Voltaire \u201cquelques arpents de neiges vers le Canada\u201d qui ot rendu Voltaire si tristement célèbre de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.\u201cCandide parut en 1750, et l'amiral Byng fut arquebu- sé en 1757.\u2014 Indubitablement, Voltaire voulait faire allusion à ce fait historique quand il écrivit ces lignes qui n'avaient toujours semblé n'être qu\u2019une boutarde.La mémoire de cet amiral Byng n\u2019en est pas flétrie, mais la barbarie du militarisme qui régnait encore en Angleterre vers la fin du grand siècle de la philosophie, est pleinement démontrée.Ce n\u2019est pas tout.J\u2019ouvre encore le Larousse et je trouve ce qui suit: LA GALISSONNIERE: \u2014 (Roland-Michel Barrin, marquis de) marin français né àRochefort en 1695, mort en 1756.Capitaine de Vaisseau en 1738, il fut nommé en 1745 gouverneur du Canada et se signala par la douceur de son administration et son esprit d'initiative: il créa un arsenal et des chantiers de constructions à Québec, et relia une série de forts le Canada à la Louisianne.Rappelé en France en 1749, il fut nommé chef d\u2019escadre et directeur du dépôt des cartes et plans de la marine.En 1750, il fut chargé de délimiter avec les commissaires anglais les possessions de la France et celles de l\u2019Angleterre en Acadie.Après la reprise des hostilités, il commanda deux escadrons d\u2019évolutions dans l\u2019Océan (1754) et la Méditerranée (1755).Chargé en 1756, du commandement de la flotte qui transportait à Minorque le corps expéditionnaire du duc de Richelieu, il infligea une défaite complète à l\u2019amiral BYNG.Comme ça se trouve.Ce de la Galisonnière fut un de nos derniers gouverneurs français, celui que Bigot, d\u2019après l\u2019auteur du \u201cChien d'Or (Kirby) appelait ce \u201ccou croche\u201d de la Galissonnière.On dit que Vamiral Byng avait fait tout son devoir.La Galissonniére aussi avec cette seule différence qu'il fut plus heureux.Bonheur dont il ne put jouir longtemps, étant mort la même année de son grand triomphe.(Byng vécut un an de plus mais pour se voir mettre du plomb dans la tête.) LE VRAI MOT DE VOLTAIRE À L'EGARD DES \u201cQUELQUES ARPENTS DE NEIGE.\u201d Ah! Pangloss! Pangloss! Ah Martin! Martin! Ah ma chère Cunégonde! qu\u2019est-ce que ce monde-ci?disait Candide sur le vaisseau Hollandais.Quelque chose de bien fou et de bien abominable, répondait Martin.Vous connaissez l\u2019Angleterre, y est-on aussi fou qu\u2019en France?C\u2019est une autre espèce de folie, dit Martin; vous savez.que ces deux Nations sont en guerre pour quelques arpents de neige vers le Canada, et qu\u2019elles dépnsent pour cette belle guerre beaucoup plus que tout le Canada ne vaut.De vous dire précisément s\u2019il y a plus de gens a lier dans un pays que dans un autre, c\u2019est ce que mes faibles lumières ne me permettent pas.Je sais seulement qu\u2019en général les gens que nous allons voir sont fort atrabilaires.\u201cEn causant ainsi ils abordèrent a Portsmouth; une multitude de peuple couvrait le rivage, et regardait attenti- vu MATIN, Saneui 17 vement un assez gros homme qui était à genoux, les yeux bandés sur le tillac d\u2019un des vaisseaux de la flotte; quatre soldats postés vis-à-vis de cet homme lui tirèrent chacun trois balles dans le crâne le plus paisiblement du monde; et toute l\u2019assemblée s\u2019en retourna extrêmement satisfaite.Qu'est-ce donc que tout ceci?dit Cardide, et quel Démon exerce partout son empire?Il demanda quel était ce gros homme qu'on venait de tuer en cérémonie.C\u2019est un amiral, lui répondit-on.Et pourquoi tuer cet amiral?C\u2019est, lui dit-on, parce qu\u2019il n\u2019a pas fait tuer assez de monde: il a livré un combat à un amiral français et on a trouvé qu\u2019il n\u2019était pas assez près de lui.Mais, dit Candide, l\u2019amiral français était aussi loin de l\u2019amiral anglais que celui-ci l\u2019était de l\u2019autre?C\u2019est incontestable, lui répliqua-t-on Mais dans ce pays-ci il est bon de tuer de temps en temps un amiral pour encourager les autres.VOLTAIRE (\u201cCandide\u201d chap.XXIII) La page-titre de ce fameux livre se lit comme suit: CANDIDE OU LOPTIMISME Traduit de I\u2019Allemand De M.le docteur RALPH Par M.de V.\u201cLUCET OMNIRUS\u201d ¥ vs Son IR CREPITUS se fait entendre Moi aussi l\u2019on m\u2019honora jadis.On me faisait des libations.Je fus un Dieu: L\u2019Athénien me saluait comme un présage de fortune, tandis que le Romain dévot me maudissait les poings levés et que le pontife d'Egypte, s\u2019abstenait de fèves, tremblait à ma voix et pâlissait à mon odeur.Quand le vinaigre militaire coulait sur les barbes non \u2018|rasées, qu\u2019on se régalait de glands, de pois et d\u2019oignons crus et que le bouc en morceaux cuisait dans le beurre rance des pasteurs, sans souci du voisin, personne alors ne se gênait.Les nourritures solides faisaient les digestions retentissantes.Au soleil de la campagne, les hommes se soulageaient avec lenteur.Aussi, je passais sans scandale, comme les autres besoins de la vie, comm eMena tourment des vierges, et la douce Rumina qui protège le sein de la nourrice, gonflé de veines bleuâtres.J\u2019étais joyeux.Je faisais rire! Et se dilatant d\u2019aise à cause de moi, le convive exhalait toute sa gaieté par les ouvertures de son corps.J\u2019ai eu mes jours d\u2019orgueil, Le bon Aristophane me promena sur la scène, et l\u2019empereur Claudine Drusus me fit as- soir à sa table.Dans les laticlaves des patriciens j'ai circulé majestueusement! Les vases d\u2019or, comme des tympanons, résonnaient sous moi, et quand pleins de murènes, de truffes et de pâtés, l\u2019intestin du maître me dégageait avec fracas, l\u2019univers attentif apprenait que César avai dîné! Mais à présent, je suis confiné dans la populace, et l\u2019on se récrie, même à mon nom! Et Crépitus s\u2019éloigne, en poussant un gémissement.FLAUBERT.\u201cLa Tentation de Saint Antoine.LE CURIEUX NOS LECTEURS NOUS ECRIVENT.ASSEMBLEE DE MONTREAL DU PARTI OUVRIER DU CANADA Section de la Province de Québec COMITE DE PROPAGANDE ET D\u2019ORGANISATION A.M.le Président et Messieurs les Membres d\u2019organisations ouvrières du District de Montréal.Messieurs, La présente lettre circulaire est pour vous faire savoir qu\u2019une conférence sera tenue à laquelle sont invités toutes les orgamicaHons dont les membres croient à l\u2019avancement du Travail.A cette conférence on étudiera les causes du malaise qui existe actuellement parmi la classe ouvrière et salariée.La première assemblée sera tenue mardi le 22 août 1922 à 8.80 hrs.(huit heures et trente) de l\u2019après-midi au numéro 217 est, Ste-Catherine, Montréal.Nous souhaitons sincèrement votre présence à cette réunion afin de permettre à votre organisation d\u2019être au courant du travail ou des déclarations qui se feront, et qui, croyons- nous vous seront profitables.Vous savez sans doute qu'on ne peut compter sur l\u2019appui des journaux qui se font un point d'honneur de ne pas renseigner ou de la faire d\u2019une manière peki avantageuse pour leurs lecteurs: ces feuilles sont sous la férule de la haute finance ou des combines etc, etc, et par conséquent votre organisation gagnera d'être renseignée par sa délégation, Soyez assuré que la présence de votre délégation à cette première assemblée ne lui fera contracter d'obligation envers qui que ce soit.Aux Détenteurs des Bons de la Victoire du Canada, à 5 ans et à 5; pour cent d\u2019intérêt Émis en 1917 et échéant le ler décembre 1922 OFFRE DE CONVERSION E MINISTRE DES FINANCES offre aux détenteurs de ces bons, qui désirent continuer leurs placements sous la garantie du Dominion du Canada, le privilège d\u2019échanger à l\u2019échéance les bons de l\u2019une et de l\u2019autre catégories portant intérêt de 53 pour cent, payable semestriellement : (a) Les bons de cinq ans, datés du 1er novembre 1922, échéant le 1er novembre 1927.$ (b) Les bons de 10 ans, datés du ler novembre 1922, échéant le 1er novembre 1932.\u2018Tandis que lez bar.échéants rapporteront de l\u2019intérêt jusqu\u2019au ler déceru-ro 1922.les nouveaux bons commencerent à produire de l'interêt à partir du ler novembre 1922, CE QUI DONNERA UNE BONIFICATION D'UN MOIS ENTIER D'INTÉRÊT À CEUX QUI PROFITERONT DU PRIVILÈGE DE LA CONVERSION.Cette offre est faite seulement aux détenteurs de bons arrivant à échéance et non pas à d'autres prêteurs.Les bons à émettre en vertu de cette proposition seront virtuellement de même nature que ceux échéants, sauf que l\u2019exemptien de taxe ne sera pas appliquée à la nouvelle émission.! Daté à Ottawa, le 8 août 1922.a d'A TER ee PA eee (pl Les détenteurs des bons échéants, qui désirent profiter de ce privilège de conversion, devraient porter leurs bons, LE PLUS TOT POSSIBLE, MAIS NON PAS PLUS TARD QUE LE 30 SEPTEMBRE, à une succursale de toute banque chartrée au Canada, afin d\u2019en recevoir en échange, pour les bons remis, un reçu officiel contenant une promesse de distribution de bons correspondants de la nouvelle émission.Les détenteurs des bons échéants pleinement enregistrés, dont l'intérêt est payable par chèques émis à Ottawa, recevront, le ler décembre, comme à l\u2019ofdinaire, leurs chèques d\u2019intérêt.Les détenteurs de bons à ceu- pons détacheront et retiendront le dernier coupon non échu, avant de remettre le bon lui-même pour être converti.Les bons remis seront envoyés par les banques au ministère des Finances, Ottawa, où ils seront échangés contre des bons de la nouvelle émission, sous forme de bons pleinement enregistrés, ou de bons à coupons enregistrés, ou de bons à coupons au perteur, avec intérêt payable le ler mai et le ler nevembre de chaque année, pendant la durée de l\u2019emprunt.Le paiement du premier intérêt se fera le ler mai 1923, et les bons de la nouvelle émission seront transmis aux banques pour distribution immédiate après la réception des bens remis.Les bons de l'émission arrivant à échéance, qui n'ont pas été convertis en vertu de cette propositien, seront acquittés le ler décembre 1922.W.S.FIELDING, Ministre des Finances.BE [pe [i AUUL AV U Si votre organisation doit être représentée à la conven tion du Congrés des Métiers et du Travail du Canada, les mé- mes délégués pourront, si c'est votre désir, assister à la con.| férence.Espérant que vous ne manquerez pas de saisir cette occasion d\u2019être représentés à une réunion extraordinaire de l\u2019élé-' ment salarié afin de prendre connaissance des machinations! que l\u2019on suscite de toutes parts pour tenir les citoyens du Canada (comme par le passé et peut-être davantage) dans l\u2019éternel PE EE EE ES Un siècle d\u2019affaires de banque sentier des exploités.Nous nous souscrivons.Montréal 1er.Août 1922 1751b Châteaubriand.par le sécrétaire J.H.A.Foucher Vos dévoués LE COMITE Plan de conversion du Gouvernement On attire l\u2019attention des détenteurs des bons de l\u2019emprunt de guerre, a cing et demi pour cent échéant le premier décembre 1922, sur l\u2019offre de renouvellement de cet emprunt par le ministre des Finances, à des coraitions avantageuses.dernier emprunt canadien a été négocié à New-York à un prix avantageux.Le ministre veut que la présente opération financière soit une affaire entièrement domestique.Il offre d\u2019échanger les bons arrivant à échéance contre de nouveaux bons au même taux d\u2019intérêt, soit pour cinq ans, soit pour dix ans, au choix des détenteurs de bons.Le prêteur jouira, en outre, d\u2019une prime d\u2019un mois d\u2019intérêt.Les conditions offertes sont absolument favorables av prêteur; il est probable qu\u2019un grand nombre des bons arrivant à échéance seront renouvelés.Les échéances de bons peuvent être faites à toute succursale d\u2019une banque chartrée.Les détenteurs qui ne désirent pas renouveler leur prêt seront remboursés le ler décembre.Anecdotes Les troupes de j\u2019Empereur marchaient par pelotons sur toute la largeur du boulevard.Près de la Madeleine, une femme de cinquante ans environ, tenant le bras à un jeune homme de quatorze à quinze ans, regardait les soldats qui défilaient comme pour y reconnaître quelqu\u2019un.Au deuxième rang des grenadiers, elle s\u2019écria: \u201cHenri! mon fils! ah! laisse-moi te voir encore une fois\u201d, et elle marcha au pas près de la colonne, parlant tou jours à son fils qui était second du premier rang.Cette femme mettait son coeur à découvert.\u2014Mon fils, mon Henri, di- sait-elle, tu vas combattre pour la troisième fois les étrangers qui en veulent à notre France: rappelle-toi ton père que tu suivis, enfant encore, a Iéna, a Austerlitz, à Wagram.\u201cJe te vois peut-être pour la dernière fois, va mon fils, sois digne de ton père, fidèle au drapeau, à la patrie.\u201d Quand les soldats se furent éloignés, la femme resta seule avec son plus jeune fils.\u201cJe suis heureuse, dit-elle, que tu aies juré à ton frère de vivre et de mourir comme tous les nôtres, pour la France.\u201d Cette femme était la veuve d\u2019un militaire qui avait commencé comme soldat à Lodi et qui était mort lieutenant de la vieill> garde à Leipsick; elle se nommait madame Dallié.- .* Un jour où les troupes défilaient sur la place Vendôme, avant de se rendre à la frontière, un vieillard s\u2019approcha aes rangs et s\u2019écria, en étendant la main pour désigner la colonne de nos triomphes: \u201cJeunes camarades, rapportez encore assez de canons ennemis pour élever un monument pareil ala gloire nouvelle de l\u2019armée.\u201d 7R Le comte de Mercy ayant demandé à La Fayette quels devaient être selon lui les devoirs d\u2019un ministre rançais, celui-ci répondit: ( \u201cSon deuxième devoir est d\u2019apaiser la fureur du peuple.\u2014FEt le premier, vous l'oubliez?dit le comte de Mercy.\u2014Oh! le premier de tous, riposta La Fayette, c\u2019est de si bien atténuer le pouvoir des grands, que la fureur du peuple n\u2019éclate jamais.x #% X Napoléon disait au duc de Rovigo qui lui contait une de ses malchances: \u2014Jarrive à comprendre que vous avez pu être pris par cent cinquante hommes, mais comment avez-vous fait pour vous échapper?Ca, \u2014C\u2019est qu\u2019alors, Sire, ils n\u2019étaient plus que cinquante pour me garder.Tél.Bell Est 5487 WILLIAM HAYNES Armurier et Mécanicien Marchand d\u2019Articles de Sport Spécialités: Chargement sur commande de cartouches de cal.4 à 44.La célèbre poudre anglaise sans fumée.237 AVE HOTEL DE VILLE MONTREAL.Le Journa) l@ \u2018Cousus ve.Luuge par ja eompagnie de publication ig \u201cMatin, limitée\u201d, ayant ses ateliers au Ne 71a, Saint-Jacques, et son bureau d'administration au Ne 162 rua Saint-Denis, Voi) AM Le! Bureau tél.est 9342 Garage Savard Réparage, storage, lavage OUVERT JOUR ET NUIT CHAR DE SERVICE \u2019 | NOUS les avantages que peut offrir la Banque, toutes les connaissances et toute l'expérience qu\u2019elle a acquises en plus d\u2019un siècle d\u2019affaires de banque, sont consacrés au développement Mes intérêts du Canada tout entier.L'actif total est supérieur à $650,000,000 Siège Social: Montréal Succursales dans toutes les agglomérations importantes du Canada Département d'épargne dans toutes les succursales Banque de Montréal Fondée il y a plus de 100 ans.47 à 55 St-Timothée, (près Craig), Montréal F.X.LENOIR MARCHAND-TAILLEUR 161 Rue St-Denis MONTREAL | John A.Sullivan, C.R.AVOCAT 99 St-Jacques, Main 60 MONTREAL: Vous obtiendrez toufours: Ya meilleure qualité, le service le plus efficace et des prix beaucoup plus bas que les pris courants du marché, en faisant vos achats chea e < ARULS rerres LE MAGASIN DU PEUPLE 447-449, BSTE-CATHERINE EST, MONTREAR Tél.Main 2287 Rés.Rockland 349 J.E.C.DAOUST ARCHITECTE Diplôme de l\u2019A.A.P.Q.successeur de GAUTHIER & DAOUST 180, RUE SAINT-JACQUES MONTREAL E.DENIS, HORLOGER DIPLOME De l\u2019Iustitut d\u2019horlogerie Milwaukee et de l\u2019horlogerie nationale | » française.4 rue Ste-Catherine Est, | Montréal.TEL.EST 8958.EPARGNEZ AVANT DE DEPENSER Que votre livret de banque soit votre première occupation.Votre prévoyance vous sera piws que profitable dans les années à venir.Un département d\u2019épargne dans toutes les succursales de LA BANQUE ROYALE OU CANADA PLUS DE $440,000,000 EN DEPOTS Nous servons les meilleurs Vins, Bières et Repas de la Ville, Dimanche compris.i ST.JAMES HOTEL, En face de la Gare du Grand-Tronc Thouin et Fafard, Props.HVOCATS Gonzalve Desaulniers , Avocat 92 (est) rue Notre-Dame Tel: Main 2656 LEONCE PLANTE AVOCAT 83 Rue Craig Ouest TEL.M.7523 En vente dans toutes les pharmacies et librairies 8 a oo T Z m4 < © 8e On vu > Ye 2° 5 N un 3 © {4 Amirreqrron ss a Wl or l'Ain 2 = ~ Yente en Gros: ROUGIER FRERES, Montréal = -, LES BELLES FOURRURES Nos nouvelles séries contiennent les modèles les plus récents et les plus distingués, depuis la gracieuse petite cravate en taupe jusqu\u2019au luxueux tour de cou en renard ou en vison.EMMAGASINAGE DES FOURRURES La maison se charge de I'entretien et de la conservation des fourrures qui lui sont confiées par sa clientèle.CHAS.DESJARDINS & CIE, Limitée 130, RUE SAINT-DENIS Résidence: Tél.Lsalle 3787-W.GEO.ROBERT, L.L.B.AVOCAT Bureau du soir et résidence 4324 rue Notre-Dame Est (Coin Désormeaux) Tétreaultville Bureau du jour: 7la, rue St-Jacques, Tél.M.2402 Chambres 412 à 414.Montréal MITCHELL, CASGRAIN & Cie 107, rue St-Jzcques.FERHON & CIE 11, Place d'A-mes.ELLIOTT & DAVID 189, rue St-Jacques, euest.BEAUBIEN & LAMARCHE Rve Notre-Dame, #9, suest.Telephone Est 2205 JACOBS, HALL & Cie Rue Craig, 33, ouest.PETEE BERCOVITCH | Rue St-laoques, 280.DVEDMAULLED, GAKNEAY & Cie Rue Notre-Dame, 88, ouest ROLAND MAILLE Edifice LA SAUVEGARDE Main 2856 FONTAINE & DESJARLAIS AVOCATS i 51 St-Jacques.Tél.Main 977 | ALBAN GERMAIN, CB.| 92 NOTRE-DAME EST Tc:.Main 901, HENRY WEINFIELD 110, &t-Jacques \u2014 Main 3396 JOSEPH - L.GIROUARD, NOTAIRE | 35 rue S.-Jacques Main 5030 PAUL SURVEYER AVOCAT ET PROCUREUR 112 St-François-Xavier \u2018TANCREDE FORTIN, CR.H.E.Bourassa Ltée INGENIEUR MECANICIEN Réparations générales d'automobiles, SPECIALITE: Pièces de rechange, roues d\u2019engrenage et res- tification des cylindres.res [Cylinders Reground].14985 NOTPE.NAME EST.\u2014 15.0.TEL.LAS, 3348.46 NOTRE-DAME OUEST, MONTREAL L.Ad.MORISSETTE - Dessinateur, Graveur, Imprimeur EDITEUR d'ouvrages de luxe pour le Achetez == umm) Canadian Gramophone & Piano Co., 248 St.Catherine E.§ A.A.GAGNIER, Gérant.Tél.E.3539 @ RENE CHOPIN NOTAIRE 80 Rue S.-Gabriel TEL.M.3826 Clergé et les Institutions Publicite religieuses, le Commerce et la Vos disques et Graphophone des principauxdépositaires de DOCTEURS Téléphone Est 7580, Or J.M.E.Prévos! Spécialiste.Des Hôpitaux de Paris, Londre:;, New-York.CLINIQUE PRIVEE pour traitement des maladies des voies Génito-Urinaires: reins, vessie, maladies vénériennes, syphilis et peau.HEURES DE BUREAU: 10 heures A.M.à 5 heures P.M.460 RUE ST-DENIS, Coin Sherbrooke, AVOCAT Main 1818 97 S.-Jacques DENTISTES Docteur Edouard Latour Montréal.Chirurgien-dentiste 389 RUE ST-DENIS|Tel.Est 6958 Dr, Albéric Marin Des Hôpitaux Militaires Vénériens, France, AnBleterre.Tél.Est 238 2 ST-DENIS Vis-à-vis le carré Viger Dr.Martial Durand Chirurgien-dentiste Tél.Est 1695 MONTREAL Traitement des maladies de la peau, voies urinaires, syphilis, Consultations: 2 à 5, 7 à 9.Tél.Main 5166 295 RUE SAINT.DENIS, 1 -.l'age 4 LE MORT REGOIT Le mort reçoit.Etendu raide sur un lit d\u2019apparat, en plastron de satin blanc comme un bour-, geois 1830, un sourire figé sur sa face immobile, avec une majesté d\u2019idole, il accueille débonnairement tous ces visiteurs qui se penchent au-dessus de lui après avoir prié distraitement à ses pieds, avec un coup d'oeil circulaire autour de la cham-' t .- FN | bre pour en admirer le luxe funèbre, les bannières avec des sentences consolantes et élogieuses: Au ciel on se reverra \u2014 Il a passé en faisant le bien.Depuis deux jours la petite maison ne s\u2019est pas\u2019 vidée, Tous ont répété après l\u2019avoir regardé sous! le nez: Il n\u2019a pas changé! \u2014 Il est bien heureux ! \u2014 Je voudrais bien me voir à sa place.\u2014 On di-| rait qu\u2019il dort.\u2014 Comme it est beau! Est-ce une illusion, mais à la lueur dansante des cierges, on dirait que ses narines blanches comme des ailes! de papillon blanc s\u2019agitent sous le frisson d'un rire imperceptible.Après un soupir, une grimace, qui veut être sympathique, et une petite visite à la veuve et aux orphelins, les parents, les amis se parquent dans la salle, près de la cuisine, où des odeurs de rôtis, de tartes pénètrent jusque dans la chambre mortuaire et peut-être chatouillent encore le sens olfactif du défunt.D\u2019abord tous ces gens s\u2019examinent en silence, le visage long comme une journée sans gin, mais quand les petits verres ont commencé à circuler, ils s\u2019émoustillent, se coulent des regards en dessous.Quand soudain celui qui a le moins froid aux yeux déclare que les morts n\u2019aiment pas qu\u2019on les pleure, que le chagrin ne les ressuscite pas, on se met à conter des histoires rigolotes.Après une seconde tournée du cabaret, les histoires se font plus épicées.Tout le repertoire du Canard et de tous les autres journaux palmipèdes y passe.Les visitants gagnés par l\u2019hilarité générale se tordent.Mais tout s\u2019é- buise, méme le repertoire grivofs des Canadiens: et comme Île réveillon tarde et qu\u2019on ne peut partir avant de s\u2019être empiffrés de jambon, de porc frais, de fromages et de gâteaux et d\u2019avoir bu tout son soul a la santé du trépassé, l\u2019un propose pour \u201cpasser le temps\u201d de jouer une partie de cartes.Un des cousins issu de germain ouvre les tiroirs du buffet qu\u2019il fourrage pour y trouver ce qui faisait l\u2019amusement de Charles VII, sans succès.\u2014Mais pourtant, il doit être quelque part, car le bonhomme faisait sa partie de \u20acing-cents tous les soirs.Ç Tout à coup il pousse un cri de sauvage en l\u2019apercevant à côté de l\u2019horloge sur une tablette entre deux bouquets de fleurs en papier, une petite boîte en carton.\u2014Le voilà!., Quatre jeunes gens s\u2019installent à la table et le cousin ouvre la boîte.: .Un éclat de rire part comme une fusée de toutes ces poitrines.Po \u2014Le dentier de mon oncle, s\u2019écrie avec un air déconfit le cousin issu de germain.La veuve effrayée fait irruption dans la pièce croyant que le feu a pris dans les rideaux ou que le défunt s\u2019est dressé sur son séant.\u2014Qu\u2019y a-t-il?mon Dieu.Mais on se tord, une jeune fille tombe à bas de sa chaise, une autre se tient les côtes et crie: J\u2019étouffe! Celle-ci essuie des grosses larmes qui coulent de ses yeux, cette autre tamponne son mouchoir dans ga bouche, pour ne pas éclater.\u2014Le palais de mon vieux! gémit la vieille.Ses deux pauvres dents d\u2019or qui lui ont coûté vingt-cinq piastres.Je n\u2019ai pas voulu qu\u2019il l\u2019emporte en terre allez, ni qu\u2019il l\u2019avale, je le lui ai ôté de peine et de misère.Tenez, il m\u2019a mordu à deux places.\u2014Comme Delorme, souffle une petite à l\u2019oreille de son ami.\u2014Vous auriez bien pu lui qu\u2019il va nous servir.\u2014Mais il est tout flambant dame.\u2014J\u2019en ferais bien mes beaux dimanches, fait un de ces gros derrière moi qu\u2019on voit à toutes les enterrements.\u2014Moé itout! Une idée cocasse germe soudain dans la tête du cousin.\u2014Ma tante si nous le faisions râfler.Mon oncle n'avait pas grand chose devant lui quand il est mort, ça nous aiderait un peu.\u2014Si je pouvais seulement payer son service reprend la veuve en essuyant une larme, tandis que les autres ont vaincu leur hilarité.\u2014Laissez- moi faire, je vais arranger ca.Quand mouman a râflé son poêle qui lui avait coûté vingt cinq dollars, elle a gagné cinquante piastres \u2014Fais pour le mieux mon homme, c\u2019est vrai que je ne suis pas riche.\u2014AlÎlez vous coucher, ma tante, ça ne prendra pas goût de tinette.Voyons, qui veut prendre des coups, trois pour vingt cinq cents, Trois pour vous?Vous avez dit six.Bateau! vous y gagneriez si vous aviez un râtelier de ce prix pour cinquante cents, avec quelques petites réparations, il vous\u201drait comme un gant.Vous, la petite vous n\u2019en voulez pas parce que vous avez vos trente deux quenottes saines comme des balles, vous vous ferez une bague avec l\u2019or, Six pour vous, la grosse?C\u2019est pas pour vous chagriner, mais vous avez des dents de chinois, jaunes comme de l\u2019ôcre, ça vous changera à votre avantage quand vous aurez ça dans la bouche.Allez-y, les gars, c\u2019est pour une bonne oeuvre, \u201cKickez\u201d pas si vous le gagnez vous le mettrez dans le plateau laisser pour ce neuf, dit une =N DRI ça y va.Vous aussi! Vous é&tes des \u201cbloods\u201d Neuf piastres et demi! dans la cagnotte!.C\u2019est mieux que rienl.Tirons maintenant.Et i] sort de sa poche trois petits dés d\u2019ivoire.Tous alternativement viennent agiter les trois dés dans un gobelet et les jeter sur la table.\u2014Dix-huit, crie triomphalement une bonne] vieille édentée.: \u2014Dix-huit aussi, dit un grand blond dont la double rangée de dents chevauchait.\u2014Débattez entre vous deux! \u2014Tirez la première Les spectateurs se sont approchés de la table.\u2014Moi, je parie sur la bonne femme, déclara le cousin, elle a la luck dang le bras.\u2014\u2014Moi, sur le grand serin, quand on est laid comme ca on doit être chanceux.D\u2019une main qui tremmbla, elle lança les cubes sur la table \u2014Vingt-et-un.\u2014J\u2019ai gagné! Et avec un cri à réveiller le mort et des griffes d\u2019oiseau de proie, elle saute sur les dents, tandis que l\u2019autre dédaigne d\u2019aba- tre son gobelet.\u2014C\u2019est comme rien la mère vous avez dû piler sur un fer à cheval.\u2014Mais il me semble qu\u2019on ne dit pas le chapelet souvent, dit la veuve en anparaiseant dans la porte avec Un oeil qui rit vaguement et l\u2019autre qui pleure.Ailons, un petit coup de coeur.On vous rendra la pareille mes amis.POLEMARQUE | ; seur général.De plus la troupe avait été formée \"CHAUFFE LES COEURS DES ELECTEURS DU COM- NOMBREUX ARTISTES SUR LE PAVE.LE MATIN.Samedi 19 Août 1922 © UN SCANDALE THEATRAL A QUEBEC \u2014 LES CONTRATS DE THEATRE SERAIENT DONC SANS VALEUR?Il convient de signaler à l'opinion le scandale qui vient d\u2019avoir lieu à Québec dans le monde des htéâtres.M.le notaire Edmond Beaumont, de la rue St-Joseph, personnage très connu et directeur de deux théâtres Québecois, sera probablement l'objet d\u2019une violente procédure de la part d'artiste et même de personnalités étrangères au théâtre, Parmi celles-ci on compte un ministre, des avoBats et plusieurs journalistes.Ce notaire, étant devenu directeur d\u2019un troisième théâtre \u201cLe Canadien\u201d avait annoncé| une saison de comédie française pour laquelle il! avait engagé M.Jacques Vârennes comme directeur artistique et M.Henri Miral comme régis- les spectacles affichés, les décors ébauchés et M.Jacques Varennes avait engagé spécialement trois comédiennes de Paris.Au dernier moment, le notaire Edmond Beaumont annonça aux artistes sa résolution de briser tous les contrats.Il avait paraît-il signé au préalable une entente avec la compagnie américaine de cinéma \u201cFamous Players\u201d pour représenter au Théâtre Canadien les films de cette compagnie.On nous assure que l'affaire n\u2019en restera pas là.Le préjudice\u201doccasionné aux artistes et au théâtre français dang notre pays est fort grand.Il faut aux comédiens une certaine protection et nous espérons que les trois artistes paris'ennes n\u2019auront pas trop à souffrir de la mésanventure.Voilà déjà plusieurs fois que pareille affaire se \u2018présente icy Celq tenterait de démoitrer combien les contrats de théâtre ont peu de valeur Mais cela n\u2019empêche pas non plus les artistes d\u2019être d\u2019une extrême prudence lorsqu\u2019il s\u2019agit pour eux de signer un engagement.Malheureusement, les artistes sont pour la plupart des gens dont la confiance ne connaît pas de bornes.Les conséquences de ce scandale sont plus sérieuses que l\u2019on pourrait s\u2019imaginef.Au début de la saison, les troupes s\u2019organisent et le comédien français pour qui les situations heureuses sont assez restreintes cherche à se caser quelque part.Or ,il arrive souvent qu\u2019il refuse tel emploi dans un théâtre pour un poste meilleur dans un autre théâtre.Si le théâtre où il s\u2019est engagé ne fonctionne pas, le comédien demeure sans travail ou végète lamentablement.Et c'est une chose qu\u2019on ignore, c\u2019est une chose à laquelle ne pensent pas les gens qui vont au théâtre.Sait-on, par exemple, à quel trhvail forcené sont soumis les régisseurs de nos théâtres français?Une pièce par semaine! il faut que tout soit prêt: mise en scène, éclairage, décors, affiches, etc\u2026 Pendant que l'on joue une pièce, on en ré-, pète une autre.Bien souvent, alors que le théâtre Spectacle et quitte la scène le dernier sans aue pour cela le public lui accorde plus de mérite qu'au grand premier rôle, lequel se contente de jouer la comédie.| Quelqu\u2019un faisait remarquer tout dernière-, ment un point de statistique fort curieux.Presque tous les comédiens et comédiennes de nos thé-| leur métier jusqu'au bout.Tous sont tombés à leur poste aussi glorieusement que des soldats.\u2018 I! semble que ce fait remarquable est digne d\u2019être.publié hautement.Comment expliquer ce courage, cette tenacité extraordinaire?Le comédien n\u2019a' pas le droit d\u2019être malade.Le grand Molière mourut en jouant \u2018Le malade imaginaire\u201d.Et combien d\u2019autres cateurs et actrices dont le le nom n\u2019a pas été publié durent aussi donner; l\u2019illusion de la vie jusqu\u2019au dernier moment! C\u2019est\u2018 en présence de telles considérations qu\u2018on est en droit de se demander pourquoi ces artistes quimous font rire et pleurer, qui animent pour nous des personnages de la vie et du rêve, sont à la merci de la malhonnêteté précisément de ceux pour qui ils s'efforcent de représenter un tableau de l\u2019existence.- Il faut espérer qu\u2019une loi nouvelle protégera les comédiens français du Canada et assurera la validité de leurs engagements.Quant à ce récent scandale théâtral de Québec il indique clairement la mentalité d\u2019un certain groupe d'individus vis- à-vis les artistes de théâtre.C\u2019est grâce à l\u2019impunité dont bénéficient ces tristes personnages que de pareilles mésaventures arrivent si souvent.Les comédiens qui ont été victimes de ce coup de Jarnac feront bien de ne pas l\u2019oublier.Ce scandale ne manquera pas d\u2019être public en France et l\u2019affaire du Théâtre Canadien ae Québec aura comme résultat de nous priver d\u2019artistes nouvedux.Quel est le comédien et quelle est la comédienne qui osera franchir\u2019 l\u2019océan pour venir apprendre à ses frais que les contrats de théâtre sont sans valeur au Canada?Nous espérons qu\u2019une certaine importance sera attachée à ce scandale afin ou\u2019un terme soit mis à la malhonnêteté envers les artistes.CHRONIQUE THEATRALE (suite de la page 1) beaucoup de souplesse en papa Courtelin et dont la composition était à point; par M.Gury, amoureux timide et blond, épatant très drôle dans la scène de consultation; Par M.Derbil, acteur et auteur de traditions, qui a fait une silhouette étourdissante du rôle de Cocherel; par M.Pellerin, qui ressemblait à un prix de Rome et qui a joyeusement marqué un petit bout de rôle; par M.Jean Canon qui ne fait pas de bruit, correct et froid en domestique de grande maison.Le docteur Bichard, c\u2019est Miral.Il est impossible de jouer ce rôle avec plus de fantaisie, de comique et de naturel .Lorsque Miral est en scène on a l'impression que c\u2019est un monsieur que l\u2019on a croisé tout à l\u2019heure, en face du théâtre, et que ce monsieur est monté doucement sur les planches, qu\u2019il continue a vivre la comme il vivait auparavant, qu\u2019il ne change rien à ses habitudes en un mot: qu\u2019il ne joue pas.Tous les effets comiques de cet artiste sont tirés de ce naturel admirable qu\u2019il possède pleinement et qui en font le comédien le plus inimitable qui soit.Henri Letondal LE TRAIN QUI PASSE LA RECENTE CAMPAGNE DE LA COMMERE contre les provinces de l'Ouest suscite une riposte du \u201cPatriote de l\u2019Ouest\u201d.Veut-on un exemple typique de la pauvreté des arguments invoqués par les dénigreurs de l'Ouest?La \u201cPresse\u201d, de Montréal, consacre tout un article de redaction \u2014 on le trouvera plus loin \u201cin extenso\u201d \u2014\u2014 a démontrer que la production agricole de I'Ouest ne repre- sente que 39 pour cent de la production totale du pays, tandis que celle de l'Ontario et du Québec réunis repré: sente 53 pour cent, et clle conclut triomphalement que \u201cles intérêts supérieurs à considérer dans l'intérêt national devraient être ceux de l'Est.\u201d Cette loi du nombre est ce qué l'on appelle commu- ad- ; .L\u2019invoquer, c'est L\u2019AME EST PETRIE A L\u2019EGAL DE LEUR PETITES- 7 VENDRE, S\u2019EST ABATTUE SUR LE COMTE DE LABELLE.CE SONT DES OISEAUX DE PROIE DONT SE.Toutes ces gens, cet après-midi, à Papineauville, ONT DEVERSE PENDANT UNE COUPLE D\u2019HEURES, À l'issue de l'assemblée, tenue par le premier ministre et ses amis, LE TROP PLEIN DE LEUR FIEL.Qu'ils y aillent d\u2019ici à jeudi.À ce jour-là leur effort se terminera par un immense fiasco.L'ELECTEUR VENGEUR AURA SON TOUR ET TOUS LES AMIS DE M.SAUVE RENTRERONT DANS LEURS TROUS POUR EVITER LES RAYONS DE SOLEIL ECLATANT APRES LA VICTOIRE DE M.DESIRE LAHAIE, CANDIDAT LIBERAL DANS LABELLE.Rien d'étonnant, après ces grondements apocalyptiques, si, dans la ruelle des Fortifications, l\u2019on ne voit plus aux petites heures que trois ou quatre \u201cboggys\u201d calamiteux, trois ou quatre haridelles, qui collaborent à la diffusion de la ministérielle et tellement \u2018libérale\u201d parole.a xR HOR EN DEPIT de toutes les hypocrites sonnettes propagées par la grosse presse la pilule du verdict Délorme n\u2019est pas avalée et Diafoirus en attrappe pour son rhume.L'HESITATION D'UN SPECIALISTE Il paraît que le Dr Brochu, surintendant de l'Asile de Beauport, hésite à faire sienne l'opinion des experts qui ont été unanimes à démontrer, au moyen de mille subtilités, la folie d\u2019Adélard Délorme.Le détenu serait, au témoignage du Dr Brochu, trés calme et se conduirait comme tout homme parfaitement sain d\u2019esprit.Ne se fiant évidemment pas au témoignage infaillible des \u201cexperts\u201d montréalais non plus qu\u2019au verdict péremptoire des douze canayens pêchés dans la masse du plus commun des mortels et improvisés en juges de l\u2019état mental de l'accusé, l'aliéniste québécois tient à se rendre compte lui-même, par de longues et attentives observations, de ce qu'il n'est pas encore parvenu, de ce qu\u2019il ne parvient pas, lui, le vieux spécialiste expérimenté, qui en a tant vu d'autres, à voir aussi facilement, aussi clairement que les petits jurés de la Cour d'Assises de Montréal.Le \"Progrès du Golfe\u201d.ses sn KOT oS .~ Après un long voyage à l'étranger; M.Henri Bourassa est venu reprendre sa plume, qui on le verra, est toujours vigoureuse.* À première vue, la guerre semble avoir laissé peu de traces, exception faite, bien entendu, des régions dé- nément la méthode prussienne.mettre qu\u2019il y a opposition irrémédiable entre les deux parties du pays et que l\u2019une doit fatalement opprimer l'autre.Supposons que dans une décade ou deux les positions soient renversées et que l'Ouest soit devenu Je plus gros producteur, est-ce que les intérêts supérieurs passeront alors automatiquement de l'Est à l'Ouest ?\u2026 (Donatien FREMONT).L\u2019Ouest avec une population de 2,706,481 compte donc 61 pour cent, l\u2019Est avec ses 6,148,207 compte pour 53.Etablissez la proportion et vous vous apercevez que la vicille ribande s\u2019est encore mis le nez dedans.* - EN VOULEZ-VOUS DU FUMIER?En v'la: La visite du premier ministre à Papincauville et à Buckingham a REGENERE LES ESPRITS ET RE- TE DE LABELLE, et jeudi soir prochain M.SAUVE ET SA COHORTE recevront le CHATIMENT QU'ILS ME- RITENT.\u2019électorat de Labelle leur donnera, ce jour- là, le soufflet qu\u2019on inflige aux GOUGEATS POLITIQUES.Ce sera la JUSTE REPULSION D\u2019UNE POPULATION INDIGNEE QUI RESSENT L\u2019'INSULTE DONT ELLE SUBIT ACTUELLEMENT L\u2019OPPROBE, MAIS DONT ELLE SE DEBARRASSERA UNE FOIS POUR TOUTES EN RENVOYANT A SES APTITUDES D'AVOCAT M.Langlois, candidate de M.Sauvé, MAIS qui; n\u2019a pas le courage d'arborer ses couleurs au grand jour.| LES OISEAUX DE MAUVAIS AUGURE CHER-| CHENT D'HABITUDE DES CAVERNES ET DES.LIEUX SOMBRES.LES AMIS DE M.SAUVE, TOUS! OISEAUX DE MEME PLUMAGE, SONT A LEUR AISE | RONT RENVOYES LE 17 DU MOIS COURANT.| UNE NUEE D'INSULTEURS, ETRES SANS VER- Québec.Voir à l'intérieur la lettre que nous avons, GOGNE, EX-CANDIDATS BATTUS, VENDUS ET A vastées, Même là, le relèvement matériel est merveilleux.Partout, hommes et femmes travaillent, produisent, trafiquent, peinent et s'amusent comme autrefois.Moins de mutilés qu'on pourrait le croire; beaucoup de toilettes et de figures endeuillées, mais d'un deuil porté avec vaillance et dignité; moins de provocations à la vanité, à la luxure, aux folles joies.Les physionnomies sont plus sérieuses qu'avant la guerre, l\u2019apparence de santé morale et physique meilleure et certainement supérieure à ce qu'elle est ici, où la dégradation se marque avec une effrayante rapidité.Autrefois, à chacun de mes voyages, j'étais frappé du contraste entre les allures frustes, un peu sauvages, mais encore simples et honnêtes de notre peuple, et la physionnomie fatiguée, aigrie, souvent mauvaise des ouvriers et des paysans de là-bas.Aujour- d\u2019hui, hélas! le contraste est tout à notre désavantage- NULLE PART, PAS MEME A LONDRES OU A NAPLES, RENCONTRE-T-ON EN HUIT JOURS CE QU'ON VOIT A MONTREAL, EN UNE JOURNEE, DE FIGURES ABRUTIES, BASSEMENT VICIEUSES, DE est lcos, les lumières éteintes, le régisseur est pute la dans sa petite loge qui travaille au prochain| cont É-! juger son immense âtres français qui sont morts au Canada ont fait larité \u2014 v VOL.II \u2014 No.30 [ LA VIE SPORTIVE LE CHAMPIONNAT DU TENNIS Au moment où l\u2019équipe de France part dis- r aux Etats-Unis, à Boston, ntre la formidable équipe australienne, le Miroir des Sports m'a fait l'honneur de me demander de résumer pour ses lecteurs l\u2019historique de la plus grande épreuve sportive mondiale de l\u2019heure présente.Nulle part ailleurs que dans le sport du lawn- vitalité et son extrême popu- ous ne trouverez une épreuve suscitant un intérêt international d\u2019une telle ampleur.De-' puis plus de vingt ans\u2014la Coupe Davis fut jouée pour la première fois en 1900 \u2014 les divers pays pratiquant le Jawn-tennis ont cherché tour à tour à conquérir le titre tant envié attaché à cette belle épreuve.Le règlement de la Coupe Davis Le règlement initial de la Coupe est dû à l\u2019Américain M.Dwight F.Davis, de Saint-Louis, qui, en 1899, et devant les rapides progrès réali- Sés par notre sport, eut l\u2019idée d\u2019offrir une coupe destinée à être attribuée à l\u2019équipe gagnante d'un match entre l\u2019Angleterre et les Etats-Unis.Il prévoyait que cinq parties devraient être jouées, quatre en simple et une en double.Cette formule ofrait l\u2019avantage considérable de ne nécessiter le déplacement que de deux joueurs au minimum.Mais il laissait, par l\u2019article 15, la possibilité aux concurrents de nommer quatre joueurs, les deux joueurs de double pouvant ne pas être choisis pour jouer les simples.De plus, le règlement prévoyait que la \u201cnation-champion\u201d aurait le privilège de voir jouer sur ses propres terrains le match pour le titre.Telle est, dans ses très grandes lignes, le résumé de la formule choisie.Cette formule \u2014 primitivement conçue pour un match anglo-américain \u2014 laissait néanmoins la porte ouverte à d\u2019autres nations et les évèneuents ont surabondamment prouvé que l\u2019auteur avait vu juste .Le palmarès de l\u2019épreuvé La première déduction qui s'impose de la lecture de cet impressionnant tableau est que seuls trois pays n\u2019ont jamais inscrit leur nom sur la Coupe: Angleterre, Amérique, Australie.La chose est logique, puisque ce sont dans ces trois pays que le lawn-tennis (tennis de gazon) fut inventé et pratiqué dès 1877.Ils avaient donc une sérieuse avance sur les autres nations des diver continent.Ce sont de plus trois pays où, depuis bien longtemps, les sports étaient entrés dans les moeurs et dans la vie de la plupart de leurs habitants et étudiants.Les autres nations, plus jeunes dans notre sport, telles que la France, la Belgique, l\u2019Espagne, le Danemark, le Japon, pour ne nommer que les principales, ne sont venus au tennis que bien après et, de plus, ne pratiquent le jeu que sur terre battue, sérieux handicap pour leurs joueurs.Telles sont, probablement, les raisons maîtresses de leurs insuccès répétés.! L'histoire de la Coupe On peut déduire de la lecture de ce palmarès quatre phases principales dans la Jutte pour la suprématie mondiale: 10 de 1900 à 1908, supériorité de l\u2019Amérique; 20 de 1903 à 1907, supériorité de l\u2019Angleterre; 30 de 1907 a la guerre, supériorité de l\u2019Australie; 4o depuis la guerre, supériorité de l'Amérique.; Au début, en 1900, l\u2019Angleterre envoie Gare.Black et Roper-Barrett, qui perdent leurs trois matches (2 simples et 1 double, Black et Barrett).En 1902, J.Pim et les frères Dohertys.H.L.venant de gagner son premier championnat à Wimbledon, tentent en vain de ramener le trophé en Angleterre.Le match suscite déjà un énorme in-: térêt aux Etats-Unis; mais il y va de l\u2019honneur national! Les Anglais perdent de justesse par 5 matches à 2, les Dohertys gagnant leur double (3-6, 10\u20148, 6\u20143, 6\u20144) et R.F.Doherty son simple sur Larned (3 sets a 1).L\u2019année suivante, ils sont plus heureux et enlévent la Coupe aux Américains par 4 matches a 1.C\u2019est alors que, pendant cinq ans, les Anglais défendent jalousement le trophée tant convoité.Ce fut le règne de gloire des frères Dohertys qui supportèrnt les attaques répétées de tous leurs er 8.| ad SA cette époque, la France et la Belgique tentent timidement leur chance et ne réussissent pas.Des luttes épiques sont enregistrées pendant cette période: la lointaine Australie envoie, dès 1905, Brookes, Wilding et Dunlop à Wimbledon.L Amérique dépêche ses meilleurs: Ward.Clothier, Bealswright, R.Dalitte, W.Larned, Alexander et Hackett, prennent part à ces luttes de géants: ce n'est qu\u2019en 1907 que les Australiens, grâce aux services de Brookes e tde Wilding, parvinrent à triompher de l'Angleterre par 3 matches à 2.Dans ce combat, Gore battit Wilding 3 sets a 1) et Barrett-Gore eurent le meilleur sur Wilding- Brookes, mais ce dernier avait facilement gagné ses deux singles: les Dohertys n étaient plus là! Voilà donc la coupe parcourant, pour retourner en Australie, la moitié du globe.Elle y restera pendant cinq années, malgré les attaques réitérées des Américains, qui n hésitent pas à envoyer leurs champions aux Antipodes tenter leur chance.En 1912, VAng 1 2H kestone, par 4 matches à 1, notre seule vie oire tant celle de Gobert sur Gore.L Amérique renonce à la lutte et l\u2019Angleterre, bénéficiant ae cc walk-over, envoie Parke, Dixon et Beamish, Melbourne.Parke est éblouissant : il bat Broo ces, ne perdant que le troisième set et Heath (Wi ding habitant l'Angleterre, n'avait pu faire le dép ace- ment).Dixon bat également Heath, assurant la isie victoire nécessaire : ¢ \u20ac Davis traverse à nouveau les Océans et «evient à Londres, pour peu de temps, il est vrai! En 1913, la France.PAllemagne.lo Canal: | érique entrent en lice: celle-ct gag cile- ao éliminatoires, et, à Wimbledon, triomphe, grace a McLoughlin, R.N.Williams et .Hackett.de I\u2019Angleterre par 34 2.Ils en fallut ailleurs: Parke gagna ses deux singles, le FACES MALES OU FEMELLES OU S'ETALENT, EN de peu d\u2019 : 10.T\u20145, 6\u20144 .« , smier sur McLoughlin par 8\u201410, 7\u2014o, , EGALES PROPORTIONS, LA NIAISERIE, L'EFFRON- prom 7-5, le second sur Williams par 6\u20142, 5\u20147, TERIE ET LA PRETENTION.5__7 6\u20144.6\u20142.Ce dernier, à son tour, ne vint Diable! , _ | à bout de Dixon que par 846, 3-6, 6-2.a L'OEIL DE BEOUF.7_4 et Hackett-McLoughlin ue triompha de Barrett-Dixon que par 5\u2014T, 6\u20141,2\u20146, 7\u20145, 6\u2014 cv « 1.; AUX OUVRIERS 14 En 1914, l'Australie durant les premiers Une conférence du parti ouvrier doit tenuuv à Montréal, les orateurs seront MM.J W.Bruce, chef du parti, James Simpson, W de ette président de la section de la province reçue à ce sujet.! etre encore les deux I ohn jeune McLou ood-! morables, les Et qu\u2019un seul set ! ., .\u2018 i \u2019 qu u s ; .DANS LES MARECAGES FANGEUX ET ILS Y SE-{ worth et Irvine, députés et McAveland \u2014Lanou- McLoughlin ne perdit q erre (13,15, 15 août), bat l\u2019Améri- tches à 2.Brookes et Wilding sont héros de cette lutte épique où le ghlin battit, dans deux parties mé- deux grands joueurs australiens; jours de la gu cain par 3 ma Depuis la guerre Dès 1919, la lutte reprend; la France, la Belgique et l\u2019Angleterre s\u2019engagent: cette dernière sa demi-finalej leterre bat la France à Fol-| à son pays.La coupe nous bat par 3 à 2 dans la finale à Deauville et\u2014 | une fois encore \u2014 repart pour Sydney, sans succès d\u2019ailleurs.En 1920, l\u2019Amérique, qui s\u2019était abstenue l\u2019année précédente, rentre dans la lice: Johnston et Tilden, secondés par Garland et Williams, | triomphent difficilement de l\u2019Angleterre dans la finale: trois des matches vont jusqu\u2019à la limite des cinq sets.Parke et Kingscote se couvrent de , gloire par leur héroïque défense.Tilden et Johnston parcourent la moitié du globe et, marchant de tennis \u2014 et c\u2019est là un des points qui permet de, Succès en sdcces, triomphent à Auckland, des : Australiens Patterson et Brookes, par 5 matches à rien! L'Amérique reprend à vingt ans de dis- | tance possession du trophée tant disputé.' L'an dernier.vit l\u2019arrivée de nombreux pays désirant tenter leur chance: douze nations en- | voient leur engagement parmi les quelles l\u2019Argentine, les Philippines, l\u2019Espagne, les Indes, le Canada, le Japon et le Danemark.L'intérêt suscité par cette épreuve ne fait que croître, en même temps d'ailleurs que de grandes difficultés d\u2019organisation.Plusieurs nations, hésitant devant les frais énormes à engager et le risque de ne pas les voir couverts par les recettes, renoncent à la lutte.Mais, néanmoins, tous les pays qui peuvent faire un déplacement n\u2019hésitent pas: les Australieng viennent en Angleterre pour les Championnats de Wimbledon, puis se rendent aux Etats-Unis y disputer leur premier match à Toronto contre les Canadiens.Trois matches seulement sont joués en Europe: Angleterre-Espagne (Londres), Belgi- que-Tchéques (Prague), France-Indes (Paris), Tous les autres sont joués aux Etats-Unis: le Japon, grâce aux excellents services de Kamagae, Shimidzu et Kahio, parviennent au Challenge Round, après avoir successivement battu les Philippins par w.o., les Belges, les Indous, et les Australiens.Ni Brookes ni Patterson n\u2019avaient pu se déplacer : les Australiens envoyèrent Anderson, qui était loin d\u2019avoir atteint sa valeur actuelle, Hawkes et Todd; ils ne gagnèrent que le double.Dans le Challenge Round contre les Américains, les petits Nippons firent merveille et Shi- midzu fut à u ndoigt de battre Tilden, le grand champion américain.| ; Voilà en quelques mots, l\u2019histoire extraordi- | naire de cette Coupe qui suscite, surtout dans le public anglo-saxon, un enthousiasme extraordinaire, Comme je le disais au début, les pays latins plus récemment venus au sport, et surtout au lawn-tennis, ne connaissent pas encore \u2014 sauf naturellement les quelques spécialistes que la chose passionne \u2014 les mêmes enthousiasmes sportifs que leurs voisins, Anglais ou Américains.Peu à pep, pourtant, constatons que l\u2019évolution, très lente, se fait.Le jour, sans doute, où nous aurons une équipe victorieuse dans cette épreuve, il en sera autrement, et, du fait que l\u2019année suivante nous défendrons notre titre de nation champion du monde, les coeurs de nos nationaux commenceront de battre plus fort.La grande presse \u2014 pas seulement la presse spécialisée \u2014 se saisira de la chose; les organisateurs auront à coeur de montrer aux étrangers qu\u2019en France on peut également recevoir des milliers de spectateurs autour d\u2019un court de match et \u2014 heureusement sollicités \u2014 les pouvoirs publics sauront certainement donner tout l\u2019appui moral et matériel nécesssaire à la'digne réussite de l\u2019un des plus grands événe- ments sportifs de l\u2019année.CRITIC.LE DR.SANDRAIL et la METHODE NOEL | Lorsqu\u2019il vint au Canada pour représenter le gouvernement français au congrès des médecins vétérinaires à Montréal le Dr.Jean San.drail qui est en même temps un professeur émé- rité en son pays, eut le plaisir de visiter la classe du professeur Alcide Noel, 33 rue Cherrier.Depuis, il a fait connaître son opinion ces termes sur l\u2019enseignement qu\u2019on y donne: | \u201cJ'ai été frappé des résultats obtenus par | une méthode excellente.J'ai admiré le développement intellectuel des jeunes enfants, leurs connaissances multiples et déjà approfondies.Je suis heureux de féliciter leur maître.en Aujourd'hui plus qu\u2019hier.\u2026.Il faut dire la vérité, quitte à s\u2019at- Lirer d\u2019implacables inimitiés: la pros: est un des principaux obstacles au progrès intellectuel] du Canada, les plus grands journaux étant, dans leurs seize à trente-deux pages, des paquets d\u2019annonces qui coupent les dépêches, voire les articles de fond.Parmi ceux-ci il en est qui sont bien rédigés et intéressants, mais is se trouvent si irrémédiablement noyés, dans un tel fatras tout américain que de pareilles feuilles n\u2019inspirent que du découragement.Presque seules, les feuilles hebdomadaires s\u2019occupent sérieusement, sincèrement, d\u2019i dées.LOUIS ARNOULD.Le Mois littéraire et pittoresque\u2014 juillet 1908, p.108-111.CHEMIN DE FER DU GRAND-TRONC | Taux spéciaux réduits à cause des | EXPOSITIONS TORONTO \u2026 26 AOUT AU 9 SEPTEMBRE SHERBROOKE 26 AOUT AU 2 SEPTEMBRE Service commode de trains Pour informations sur taux réduits, etc., s'adresser a tout agent de billets du Canadien-National et du Grand.Tronc, ou a M.O.Dafoe, 230 rue St-Jacques, Tél.Main 3620."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.