La Tribune : journal hebdomadaire, 7 novembre 1890, vendredi 7 novembre 1890
[" Yol.3.i \u2014\u2014 St-Hyacinthe, Que., Vendred; 7 Novembre.1890.JOURNAL HEBDOMADAIRE A.DENIS, Directeur-Propriétaire.FEUILLETON \u2014\u2014\u2014 nT & SHAME des SARALRS PREMIERE I PARTIE BE.UN AMOUR DECU \u2014 5 mer X ETIENNE DERIZOT [Suite] Quoique viciile, la tante l'rhnçoise était encore unc femme.de 1ête, qui ne se laissait diriger que par sa froide raison, Mülgré le ruban rouge qui ornail Ja boutonnière de la veste de son frère, elle ne se génait point pour se moquer de ses racontars qu'elle qualifiait de radotages, et le raillait sans pitié au sujet des fameuses prédictions de la bohémienne espagnole.Naturellement, elle ne partagrait en rien les illusions de l\u2018anéièn sergent, dcs époux Pérard el de sa pe- tile-nidce , au \u2018Contraire,- elle biâ- mait fort'son frère d\u2019avoir, par ses récis \u201cahsurdes, tourné la tête à la jeune fille et à ses parents.Elle souffraibde cela dans son affection pour Paule et ellu s\u2019effiayait de l\u2019avenir ; elle ne pouvait voir que des conséquences funestes.\u2014Oui, sans doute, disait-elle à son frère, ta pelite-fille est charmante, sa nature eit pleine de dis- tinclion et de charme, elle est élé gante dans toute ea (personne, J'en conviens volontiers que son éducation et son instruction la mettent au- dessus de {loutes nos paysannes.\u2014Eh bien, répondit Pierre Rouget, puisque de ton avis elle est au- dessus de sa condition, pourquoi ne chercherait-elle pas aen sorlir?Ponrquoi ne serait-elle pas aimée rien que pour elle-même par un homme du grand monde ?\u2014Paule cest merveilleusement belle, trop belle, hélas ! pour Ja fille d'un vigneron, Qui, cile peut inspirer une passion, une grande passion, à \u2018un homme de ce monde où lu vas, dans ton rêve, Ini chercher un mari.Mais Dieu veuille que cela n\u2019arrive point.\u2014Pourquoi cela, s\u2019il Le platt ! \u2014Parce que co serait un grand malheur.\u2014Un grand malheur, dis-ta ?\u2014Oui, \u2014Expliquez-moi oela.\u2014Si un homme du monde, un richard, un homme commettait la faute d\u2019épousar Paule, il serait bien malheureux tous les deux.Tune saisce que tu dis, ma pauvre sœur, dit le grand-père en haussant les épaules.\u2014C'eet Ici qui ne veux pas comprendre, mon fire.-\u2014Oui, encore nne fois, oui, Paule serail malheureuse, très malheureuse, parce quello n\u2019est pas de ce moude où loi, ta file et ton gendre voudricz la faire entrer ; parce que Pour n'âtre ; ns celes de nos paysan- N°8, s'8 habitudes, con éducation Bint « ncoro à cent lis nes de celles des jeunr s filles riches élevées à la ville, \u2014 Allons donç, elle se formora ?- ; Elle s\u2018ra ridicule ! \u2014Rid\u2018eule ! Paule la p: ti\u2018e-Aille de Pierre Kougt 1 \u2014Oui, cent fois oui.\u2014françoise, tu es foile ! \u2014Tâche de ne jamais être fou plus que jo suis folle.Supposons que Paule se marie selon votre de sir à Lous ; eh bin, Une fois gue la pas sion de son mari s.rn satisfaite, il s'appercevra bien vite que sa femme h'ust pas de son monde ; elle sera an-dessous de su position auprès de lui comme elle semble au-dessus de telle qu\u2019elle occupe ici; le mar, alors regrettera lu sollise qu'il aura faite et je Le laisse à examiner ce qui s'emsuivia, Ecoute, Mon fière écoute moi : En épousant un brave gurgon de si classe, de sa condition, Paule souffrira peut être un peu d'abord, mais elle conservera sa supériorité et aura la tranquillité d'esprit el des satisfactions d'amour propre au lieu des humiliations des déboires, de toutes sortes qui l\u2019attendent dans un monde qui n'est pas le sien\u2026\u2026 Muis au fait, je suis bien bonne \u2018e Le parler de cela.ll ne viendra pas, le prince que vons rêvez, il ne viendra pas, heureusament; ct ma fiileule sera très heureuse de deve- wir la femme d'un brave garçon qui Padorera; tiens, comme -» \u2014Comme Etienne Denizot n° st- pas ¢ \u2014Oui mon fiére comme Etienne Dènizot.\u2014Onssait qu\u2019il (st ton protégé.\u2014Mais je ne m'cn cache poim mon frère ; Etienne Drnizot est le mari qu'il faut à Paule, lo mari qui lui convient; je donnerais de graud cœur le peu de jours qui me restent à vivre pour voir ma filleuie maiiée à ce bonel honnête garçon dont vous êtes assez aveugles tous pour ne pas vouloir.Mais la tante Françoise perdait son lemps et sa peine élait navrée de voir qu\u2019elle préchait dans Je désert.Tous ccs raisonnements marques au coin de la sagesse étaient traités comme radotages de vieille fllle par son frère et les époux Pé.rard.La lante Françoise avail toujours un faible pour Etienne et, comme nous venons de le voir, elle se déclarait ouvertement 69 protectrice.Une circonstance devait enco re se produire pour rendre plus che; à la vieillle f'le ca prétendant évincé mais que rien ve découragrait, VI L'INCENDIE On était arrivé au mois d'août, Sans négliger le travail des vignes où de nombreuses et superbes grappes profes à mûrir pendaient aux ceps , les hubilants de Saint Amand se pressaient de faire la moisson, Ce jour-là, presque tout le monde était dans les champs.La chaleur était accablante, l\u2019atmosphère était chargée d'électricité et l\u2019on redoulait un de ces terribles orages qui, trop souvent, détruisent en moins d'une heure le fruit des labeurs d\u2019une année.On voulait que, le goir, les épis coupés fussent liés en gerbos àt celle-ci, autant que possible, entrssées dans les greniers.Derrière les faucheurs et les mojs- sonncurs, les femmes, les jeunes fi'- les, les vicillards ot jusqu'aux eu- fants levaient les javelles qu'i's pla- gaient sur les liens de paille de seigle, Ou linil, on réunissait les gerbes par douzaines ; les grands chars à quatre Youes arrivaieñt de tous lss-cûtés ; aussitôt chargés ils retournaient au village et revenaient vite prendre un nouveau chargement.Vers trois neures de l\u2019après-midi, ainsi arriver à son but, elle un être bumain seglissant derrière (BUREAU: 114 rue Cascades) les jardins, longeantles murs, low haies, les palissades, jetant autour de lui des regards isquiets sovrnois et méchants, se dirigeait vers la demeure de Jacques Pérard, Cette denicure, une des plus bulles de lu commune, avait, comme nous Pavous dit, un étage au-dessus du r.z de-chaussée, Au-dessus de l\u2019éta- re se trouvait le greitier à grains ot un autre grenier çù étaient culis:és dus fagots, des planch- set bhaucoup d'objets de ménage ou de busse- cour devenus inutiles ou eucom- brants : baquets pour le savonnage, vieilles futailles, ete.Cus greniers se trouvaient séparés päir une muraille, dans laquelle une p It2 était percée, d\u2019un autre grenier beanconp plus vaste, qui rece- vaitles fourrages, les céréal>s ou gerbes, el qui se trouvait au-dessus de la grangr, de l'écurie el d\u2019une remise.La tante Frangoise était scule à la maison.Ayant besoin d\u2019un tagoi, cllo était montée au gremer auquel on arrivait en grimpant une échelle et en ouvraut une trappe.La bonue vietile fille so trouvant subitement incom:inodée par la oha- leur étouffante, s'était reposée sur une b tte de piille de seigle destinée à fêire d s en: pu's s\u2019était endormie d\u2019un lourd ct profond sommeil.Le corps du logis avait deux issues, l\u2019une sur la rue, l\u2019autre sur le jardin.Avant de monter au grenier la tante Françoise avait poussé le verrou de la porte sur la rue, mais avait négligé de [rmer également la porte de derrière.D'aillenrs, à quoi bon tant de précautions ?Les voleurs étaient inconnus à Saint- Amand-les- vignes, Cependant ;a personne aux allures mystérieuses dont nous venons de parler, était arrivée derrière la haie de troënes dont le jardin de la maison Pérard était clos.C'était une jeune fille de seize ans environ, qui ne paraissait pas avoir plusde dix ou douze, rachitique, contrefaite, aux jambes cagneuses et sales, un véritable avortun.Elle était pauvrement vêtue d'un caraco de toile griseet d\u2019une jupe soaillée, déchirée, trouée, une loque, Ælle avait les pieds nus : ses bras longs et maigres pendaient le long de son corps ; ses mains et sa figure élaienl crasseuses ; sa tête était couverte de cheveux roux épais, ébouriffés, à travers lesquels lo peigue W\u2019avait jamais pnssé.Sa fice lait blème, avec des là- vrés pâles, pincées des yeux louches, un front déprimé,un museau de fouine.Cet csuôce de monstre n\u2019ûtait nu- tre que la petite bossue qui, un jour avait blessé Paule à la tête d\u2019un coup de pierre ct que Jacques Pérard avait voulu châtiercomme celle le méritait, Un sentiment d'implacable haine avait germée, grandi dans Je cœur gangrenée de crtte déshéritée.Elle avait jurée de se venger de Pérard et dessa fille, ctavee la patience du chat-ligre qui guette sa proie, elle avaitaltendu I\u2019heure favorable.Cette houre était sonnée.Ne pouvant s'attiquer anx personnes, elle avait résolu de s\u2019en prendre aux choses.Ruiner la fa mille Pérard était son idée, son but.Dane son intelligence du mal elle s\u2019élait dit qu\u2019 une lois pauvre comme elle, Fanchon la Princesse ne: trouverait pas de mari, et c'était là tout ce qu\u2019elle voulait.Or, croyant allait mettre le feu à \u2018a maison Après être restée un instant im mobile comme une statue, edre de n\u2019ètre vue par persoune, elle frun- chit la haie, qui était plutôt un ornement du jardin qu\u2019une clôture, ct à pas de loup, marcha vers l'iabita- tion.Flle regarda à travers les vitres de la fenêtre et ue vit personne.Elle tendit l'oreille et na pergut pas le moindre bruit à l'intérieur de la maisoz.Alors, pour entrer, elle n'eut qu'à faire jouer lu clanche et À poussor légèrement la porte.Au milieu de la p'èce elle s\u2019arrêla ct de nouveitn so milaux écoutes.Un silence profond régnait autour delle.\u2014 Personne, à personne.Devenue hardie, elle se dirigea vers l\u2019escalier du premier étage qu\u2019elle grimpa avec la légèreté d'un chat, de môme que l'échelle de meunier conduisant aux gten'ers.Son intention était d\u2019allamer le feu dans un tas de pail'e ou de foin; mais soit qu\u2019elle man ;uät de fo:ce ou d\u2019adrcs:e, elle ne parvint pas à ouvrir la porte en bois de chine qui fermait le grenier à fourrages.Cet obsttele ne la fit pas renoncer à accoimplir son œuvre horrible, Elle enflamma successivement plusieurs allumettes ct 1 s jo 1a dans les fagoiset les bourréee.Elle en avait trois dans sa mainä allumer lors qu\u2019elle apergut la vieille tante cou chée sous la boîte de paille de seigle.Xlle Lessaillit violemment, puis resta un instant comme paralysée par l\u2019épouvante.Mais lu vicille Frangoise avail ics yeux fermés cb ne faisait pas un mouvement.La misérable bossue comprit que lu sœur de Pierre Rouget était profondément endormie ; elle se rassura et se hita de s\u2019éloigner.Par une précaution diabolique elle abaissa la trappe avant de descendre l\u2019échelle.Un instant après, elle était hors de la maison.Personne ne l'avait apergue.Par de: chem\u2019ns détournés, elle se rendit duns les champs afin d'y faire constaler sa préee 16e, Le feu couva pendant près d'une demi-heure : enfin il Gelato.La lante Françoise se réveilla, mais à demi-aaphyxiée : elle ce traî na jusqu\u2019à la trappe qu\u2019elle n\u2019eut pas la force d\u2019ouvrir.Alors, folle de terreur, elle se mit à appeler désespérément au secours.Les flammes ayant percé la toi- lure commençaient à deployer dans l\u2019air au milieu d\u2019une énorme colonne de fumée noire cl épaisse.Presque aussitôt dans la rue re\u2018entirent ces Cris : \u2014Au feu !au fou ! Blienne Denizot arrivait avec un chariot chargé de gerbes.Il abandonna son attelage dans In rue et se précipila vers ln maison de Jacques Pérard dans laquelle se trouvail une dizaine do personnes, des vieil lards qui ne pouvaient rien faire.Mais des hommes valides no tarderaient pas à arriver, car le curé avait couru au clocher ot sonnait le Locsin.On dit à Etienne : \u2014La mère Françoise est dans la maison, elle appelle au secours ; elle doit se trouver dans le grenier, au milieu des flammes, \u2014Oh ! fit le jenne homme.Ne pouvant ouvrir la= porte; ver-, rouillée, comme 1:ous l'avons dit, il enfonça l\u2019mil-de-bœuf qui.éclairait l\u2019évier, et se ghssant par cette ouver ture il pénélra dans la maison.\u2014Mère Fränçoise, mère.Frangoi- se | appela t-il, Pas de répon-e.murinura -t-vlle, il n\u2019y A, J.DORION, Rédacteur Mais il erutentendre, venant d'eux haut, une plainie étoullés.Alors au risque d'être asphyxié par la fumée qui vemplissait la maison, Jétienne s'élançt vers les gre- Hiers où il parvint aprés avoir poussé la trappe d'un bras vigoureux.\u2018Trois fois les (lammes lui barrè- vent le passage.Mais il enten lait les plaintes, les gémissements de la tante l\u2019rançoiss, lénfin il avança et à la Iteur de Vincendie, i travers des tourbillons de fumée, il découvrit celle qu'il voulait sauver, étendue en Lraverg de la porte du grenier à fourrages el s\u2019atlendant à être brulbe vive.Le second corps du bâliment venait d'être envahi par les flammes et, dans un instant, l\u2019incendie allait redoubler de violence, Derrière Etienne, une partie du plancher s\u2019efondra lout d corp et l\u2019étage fut en feu.La retraite n°6- tait plus possible dece coté ; ct il n\u2019y avail pue une minute à perdre s'il voulait sauver la laute Fran- Çoise et ne pas périr lui-mümz au milieu deg flammes.| Il ouvrit la porte qui ét ul devant lui, prit dans ses bras la vieilie fille, qui avait perdu connaissance, et marcha rapidement jasqu\u2019à la Jucar- ne du grenier à fourrage qui était ouverte el par laquelle s\u2019échappaient des nuares de fumée, La foule s\u2019amassnit devant la Aaison incendie ; A: tous les cotés accouraieut les travailleurs des claamps, hommes et femmes affolés, poussaut le cri sinistre : \u2014Au leu ! L\u2019oflicier des pompiers, accompa- gué de quelques hommes, avait coaru chercher In pompe.On Pat- lendail ; mais il élait à craindre qu\u2019elle n\u2019arrivât trop tard.Quand Etienne parut 4 Is wucarne, des voix dans la rue cridreut : \u2014Ah 1 le voilà, le voilà 1 Puis ilyeut une immense clameur qui indiquait qu\u2019un savait le jenne homme dans la maison «.t que tout la monde avait craint qu'il n\u2019ûet été victime de son dévouement.Au-dessus de la lucarne, s'avan- gant sur la rue, il y avait une poulie de fer fixée à une potence à fourche solidement scellée à la mu- vaille.Cette poulie, c\u2019était le\u201csalut.Mais la corde Etienne la trouva presqu'à ses pieds el ieiega Gchajperun cri de join, Il mit la corde dans la rainure de la polie, la ramena à lui, lia ë tante lrançoise sous les bras, e toujours évadoui, la fit passer par A lucarne ; purs tivant sur la corde pour faire zontre-poids,il opéra, ax applaudissements, aux acclamations de la foule, la descente dela vieille Îille que recurent les bras de ceux qui étaient en bas.Sans rien perdre de ca présençe d'esprit, rapidement, le jeuue homme allache la corde à la potence, et oria d\u2019une voix forte : \u2014Amis, à la corde et.tenez ferme.\u201d Quatre hommes se pendirent-aus- sitôt£à l'autre extrémité de la corde.Alors avec la légèreté ct la forca musenlaire des bras d\u2019un matelot ou d\u2019un gymuaste, Etienne s'accrocha au cordage et, à son tour 2,Commença sa.descenle devenu exlr, Fimo: : [ment périlleuse, car maintenant tone brâlait et la toiture du second GOPps du bâtimeut s\u2019engloutit comme celle du.premier dans- Jar fournaise.a Sous les yeux de la foule anxieuse, frémissante, Etienne destondai], avenglé p por la, fiiméo \u2018et mord i, par Jes flammes ga \u2018glissaidnl la, Tong de ln muraille. \u201cTout à œoûp, a corde -brûlée se xompit, \u2018 sHeureusement le jeune Homme n'était plus qu'à trois mêtres du sol ; il'tombu, male sine se faire .aüçun mal.De nouvelles acçlamations reten- \u201ctient de toutes parle.\u201c En entourant le vaillant garçon, on le félicitait, tout le monde au- |.rait-votlu l\u2019embrasser.Ce fus In mère de Paul: qui, la ' première, en pleurant, s0 Jels À son cou, Paule À son tour, l'embrassa.Prompte à l'outhousiasme, la jeune fille lni témoignait une reconnaissance sans bornes.Si à ce moment, Etienne lai avait dit: : * .\u2014=Paule, voulez-vous être ma femme ?Ello aurait accepté spontiné- mont.Mais Elienne n'était pas homme à se faire payer uu service, si grand qu\u2019il fût, et il se borna à penser que son action plaiderait suffisamment pour lui sans qu\u2019il s\u2019en mô'A*.D'ailleurs, 1! n'était pas en état de parler bsauccup et de r ster Hag\u2018emps debout.Sans le blesser grièvement, le feu * Mavait atteint en plusieurs endroits = du corps et il avait les cheveux -brû- ls.De plus le frottement de la torde avait mis ses mains en sang.Il avait besoin de soins ; sa more et deux de ses amis l'emmonèrent.\u2018 La pompe était enfin arrivée et commençait à noyer l'incendie.La tante Françoise avait vite repris connaissance, mais sous lo coup des terribles émotions qu\u2019elle venait d\u2019éprouver, elle n\u2019avait pu prononcer que quelques parôles in cohérentes, Ou l'avait aussitôt transportée chez elle et couché dans son lit.L'habitation - de Jacques Pérard était détruite, Lsurousement ln maison de l'aucien sergont éiait assez grande pour donner asile à son père, à la mère et à la fille.Le soir môme les inoendiés s\u2019y instrllè- rent.Le érime de In bossue n'avait pas \u2018ruiné les Pôraré, comme elle l'espérait.La maisonet los denrées étaient assuréos, et les bâtiments recoustruits devaient plutdl gagner que perdre en valeur.L'incendie donua lieu à une enquête judiciaire, laquelle établit que ce sinistre devait être altribaé à la \u2018tmalvoillance.Mais ce fut tout, et l'auteur du forfait resta inconnu et par conséquent inpuni- La misérable petite bosaue ne fut môme pas soupçonnée + VIT LA MARRAINE L'eyénement avait \u2018fait grand brit dans le pays, comme on pense bien.Etionne-Dunizot était le héros du momént et toutes les mères auraient voulu le donner pour époux à leur alle.\u2018Mais on savait qu'il aumait Fanchon la Princesse.TI ost vrai que lon savait Gralement que la belle -Paüle lo tennit à distance ct que Te père et lu mère Pérard lui avaïent n>tlement refus?Ja main dé leur: fille.Oui, disait-on, avant l'incendie \u2018Îjene voulaient pas donner leur lle à Etionne Denizot ; mais Btion- je.le brave garçon, à enuvé la lante - Fffägoiso d'une mort cortaine.Aprds une si belle action, Fanchon la princesse n'a plusle droit de \u2018faire la dédaigneuse et.ses parents \u201cMe peuvent plus \u2018refuser sa main à Etienne.\u201cDone, presque lout ls monde s'aftendait à entendre diro que le mariage, de la belle Pauly avec lo sauveur de la tante Frangoiso était pire ES mee as \u201cAussi l\u2019étonnement fatil> grand lorsqu'on vit'que la situation res- \"ait la mème.\u2018Un matin Etienne Denizot regut une lettre de la Préfectüré.Le.pré- \u201cfot informait le joune homine, qui: = Certes ne \u2018pensait guère à cela, que, Mnipnat engl v.de-F Hla Rill une\u2019 o médaiils 4honneur, titibinemon \u201cavait.ilérerns a au) + LA TRIBUNE « \u201cune.\u2018médnilts d\u2019or \u2018 Cette médaille était une _téooïn- pense méritée par l\u2019acte de Courage et de dévouement d\u2019Etienne , mais c'était-une autre récompense, ardemment désirée, qu\u2019aurait voulu l\u2019amoureax de la belle Paule.En moios d'une lieure, Lout le monde dans la commune sit qu'une médaille d'or avait été décernée à Etienne Denizot pour su belle ac- Le jeune homme élait estimé et aimé du tous.Cefut un jour de fête à Sain:- Amand-les-Vignes.La medaille avait été envoyée au maire, et ce fut le chef de Is municipalité, assisté de son adjoint et escorté de son conseil, qui la remit solennellement à Etienne, en le félicitant d\u2019avoir su mériter celte distinction honorifique, en félicitant le gouvernement do savoir récompenser le mérite partout où ilse trouve.Etienne Denizot avait pour parrain un frère de sa mère appelé Firmin Mouillot.Ce brave homme aimait son neveu et filleul en bon oncle et bon parrain.fl admirait le jauno homme daus tout ce qu\u2019il faisait et disait.\u2014Mon neveu est le cog du canton répétaikil souvent dans son langage pittoresque de paysan.Il vit la médaille de sauvetage, la tint longtemps dans sa main et s\u2019en montrait si fier, si rempli d\u2019orgeurl, que l\u2019on eût dit que c'était à lui-même qu\u2019elle était donnée.Deux jours après, habillé comme un jour de fête, il vint trouver la mère d'Etienne et lui dit : \u2014Ma sœur.th vas venir avec moi.\u2014Où ccia ?\u2014Tu le veiras quand nous y serons.\u2014Mais, Firmin, il faut que \u2018ta me dises.\u2014Quoi ?\u2014Ce que tu as en tête, ce que tu veux faire, \u2014Eh bien, éeou'e :Eticnne se meurt d\u2019amour pour la belle Paule ; ça ne peat pas durer ainsi, il faut que cela finisse, 11 faut que nons sa- chious aujourd\u2019hu: même ce que pensent les Péra-d et si, ouiou non, ils douneront lear fille à ton fils.\u2014Mun frère, tu vas au-devant d\u2019un nouveau refus, dit la veure en secouant la tête.\u2014-Nous verrons, miis je veux en avoir le cœur net de toute cette his tôire-là.Mets t:s souliers, une coiffe blanche, un fichu sur tes épaules et viens.\u2014Tu le veux absolument ?Eh bien ! soit.La famille Pérard nous le savons demeurait maintenant chez le père Rouget, dont la maison se trouvait à l\u2019extrémité du village.La tante Françoise était toujours alitée ; elle avait été violemment secouée, la pauvre viciile, el le médecin avait déclaré qu\u2019il y avait peu d'es;-oir de guérison.- Paule avait une grande aflection pour sa mârrraine ct élail presque constamment auprès d'elle, lui prodiguant ses soins et s25 caresses, Plus d'une fois, la malade avait parlé à Paule de son sauveur, de cet honnête ct excellent garçon, qui sc- rait un si bon mri, Mais alors [la physionomie de la jeune fille changeait d\u2019expression ; soucieuse, inquiète, elle baissait la têle oi ne répondait rien.Paule renfermait en elle toutes ses pensées.Ni À en mère, ni à sa marraine, ni À personte clle n'avait parlé du jeuno et beau cavalier aperçu dans la rue une belle matinée de printemps.Elle n'avait pas revit cel inconnu ; mais quelque chose en olle Jui disait qu\u2019il reviendrait, ot sans cesse elle pensait à lui.La nuit illut apparaissait dans son sommeil ; le jour, à chaque instant, elle 8 imaginait qu\u2019il allait tout à coup paraître devant clle, et le pas d'un chieval dans la rue faisant battre gon cœur avec violence, Elle avait à peine vu sa figure, et capendant son image ôtait > restée gravée dans sa pensée et dans son, cœur, \u201d \u2018si ll ot haunt faire alt: dg desinons elle pe Nature ardents et romanesque, | elle avait ouvert son Ame aux délicieuses scngasions , presque lout de suite cllu s\u2019élait mise À aimer son bel inconnu ; l\u2019amour était dans son cœur et ls remplissait.Pérard et sa femme étaient cn- semble lorsque la mère es l'oncle d\u2019Elienne se pré:entèrent.Le père Rouget était absent.Les deux époux n\u2019eurent pas de peine à deviner le butde ia visite qui ieur était faite , ils allaient subir ua nouvel assaut, avoir à répon- dreà vnea nouvelle demande en mariuge, Les visiteurs avant demandé à ne parler qu: devant la tante Françoise et en présenso de Mile Paule, on les fit entrer dans la chambre de la malade, \u2014Mère Françoise, dit Firmin, je vous apporté une bonne nouvelle.\u2014A Moi fit-elle, en souriant mélancoliquement.\u2014Oui, à vous, et vous l'accueil'e- rez avec joie.\u2014Oh 1 alors, dites, dites vite.\u2014Eh bien, mère Françoise.voici la chose : le gouvernement à appris Comment vous avez été sauvée du-feu par mon neveu, \u2014Ah 1! le brave garçon, le brave enfant ! \u2014Donc mère Françoise, ayant appris l'affaire, le gouvernement a voulu récompenser Etionne.\u2014Le gotivernement a bien fait, dit siünplemeut la viville femme.\u2014Îla donné à mon oeveu la médaille en or que voici, tino médaille d'honneur.\u2014Ah ! c\u2019est beau, c\u2019est beau, et c\u2019est bien mérité ! s\u2019écria ia tante Françoise.\u2014Oui, bien mérité, apouya Dé.rard.Françoe Miug-t avat p ris la médaille d'une main tremblante; après l'avoir regardé avec de 1 mes dans lea yeux, elle la porta à ses lèvres.\u2014Est-ce que vous saviez qu'Elien- ve avail regu cette médaille?de manda-Lelle en portant successivement ses yeux sur le père, la mère etla fille, \u2014Nous le savions, mère de Paule.\u2014Et vous ne me-l\u2019avez pas dit! fit la malude lristementet avec un profond accent de reproche.\u2014 Maintenant, reprit Firmin Mouillot, autre chose ; il s'agit de savoir si, définitivement, vous vou lez donner votre fille pour femme à Etienne Donizot, mon neveu et mon filieul.Paule baissa les yeux et devint très pâle, Le père tt la mère gardèrent le silence.[ \u2014Eh bien, dit la tante Françoise suprise de cette attitude, pourquoi ne répondez-vous pas ?lt, Paule; pourquoi baisses Lu ainsi les yeux?pourquoi es-tu si ple ?Ne trouves- tu'ras gqu'Etienne soit digne de to ?\u2014Je ne dis pas celn, tante Vran- goisc.\u2014Tu ne dis pas, mais tu le penses peut-être, \u2014Vous vous trompez répliqua vivement la jeune fille.Certainement elle admirait Etien- né, le trouvait bien sous tous les rapports et s'avouait intérienrement que toute filie serait flore de devenir sa femme, Mais elle avait son rêve, elle avait son amour.\u2014Ah | Paule, Paule,j ne te comprends pas, fi tristement la malade De grosses lirmes roulaient dans les yeux de la jeune fille.\u2014Mais, ma tante,hasarda Pérard.vous savez bien.\u2014Ah ! oui, ah ! oui, la fameuse prédiction faite à mon frère 1.Eh bien, je vous le dis encore une fois, vous ot Pierra, vous êtes fous ?\u2014Onne peut pourtant pas nous contraindre À marier notre Âlle con tre son gré, À un paysan, dit la mère de Paule avec aigreur.\u2014Mais qu\u2019êtes-vous donc ?exclama la tante Françoise, \u2014En voilà assez, dit fièrement Mme Denizot, blessée dans sa dignité \u2018et son amour-maternel, C'est trop :d'hümiliätiors.Je sais ce que répondit la Taut mon fils et on \u2018ne le marchaude pas, C'est moi, maintenant, qui ne veux plus entendrefparlèr de ce mariage.Etisnne aime Pauly et il souffrira beaucoup, le pauvre garçon : tnais il faudra pourtant bien qu\u2019il se console.Tu vois, mon frère ; ab ! je L\u2019avais prévenu de ce qui nous attendait\u2026 Voilà, voilà ce gue \u2018hous sommes venu chercher ici.Enfiv, c'est comme ça !.Mais c'est bon je ne suis pas embarvassée, pour trouver à mon fils une femme qui lui (era oublier Mlle Fanchon la Princesse.Ce mot ctait de trop, et los parents de Paulo eurent un regard de colère.Pérard allait préalablement répondre par quelque dure parole : la ma- lad : l\u2019arrêta.\u2014T'aisez-vous Jacques, dit-elle ; tais-toi, ma nièce, ajouta-t-elle en regardant la mère de Paule qui allait parler ; j'ai quelque chose 3 dire, écoutez-moi, oui, é:outez-moi bien, car ce sont peut-être mes dernières paroles qne vous allez entendra, \u2014Oh ! tante Françoise ! proteste- rent Pérard et sa femme.\u2014Le médecin a dit qne je ne me remettrais pas, es moi je sens bien que je suis arrivé à la fin de ma vie, La machine est usé».Je n'ai pas peur de la mort, croyez-le bien.Celui qui durant ea vie a toujours rempli ses devoirs meurt doucement Je mourrais sans un scul regret, conte nte, ai Panle,ma chère filleule, qua j'ai toujours tant aimée, avait son bonheur assuré.Mais, hélas | je vois noir dans son avenir et j'ai peur qu\u2019elle ne soit un jour la plus malbeureuse des femm s.Paule, viens, approches-toi, ma poulette.La jeune fi l: qui avail son mouchoir sur eas yeux, s\u2019avanca et, mu.chinalemen*, s\u2019agenouilla devant le lit.~\u2014C'¢s* bien; dit la vicille, tu es 1a à la place.BE: continun © \u2014Panle, ma chérie, c'est une mouran'e qui te parle, et, tu le sais mon enfant, on doit se garder de ne pas tenir compte des paroles de ceux qui vont mourir.Ecoute-moi donc: Les rêves sont choses creuses el il n'y a dans la vie que des réalités ; s\u2019abandonner à scs rèves c'est se prépater de cruelles déceptions.Oa ne construit pas sur le sable mouvant, mais sur un terrain solide.fl en est de méme ds la vie ; elle ne peut pas sappuyer sur des illusions.Paule, ma chérie, si tu veux être heureuse, ne cherche pas le bonheur au paysdes songes, des chimères ; c'est ici, ict seulement, à Saint Amand-lez-Vignes que tu le trouve- l'as.Il existe pas un moilleir jeune homme qu'Etienne Denizot et qui te Convienne mieux.Paule, si tu deviens sia fenime, tu seras heureuse.Pour la femme, avoir un bon mari qui travaille et dont elle est aimée, voilà le bonheur.Je sais que lu pourrais me répondre comme to m'as déji répondu, que tu as de l'amitié pour Ehenne, mais qu tu ne I'aimes point comme tu venx aimer cclui que tu prendras pour mari, Eh ! ma chérie, qui te dil que, bientôt tu n'atmeras pas Etienne comme il mérite d\u2019être aimé, comme tu voudras l'aimer pour devenir sa femme?| A suivre Montres, [OrouArgeut] DE FABRIQUEs SUISSE ET AMÉRICAINE.Horloges, Reveils-matins, Etc, \u2014\u2014 BIJOUX de TOUTES SORTES (Patrons nouveaux,) Argenleries pour Cadeaux de Noces, Fêtes, Anniversaires, etc.Spécialité ; Lunettes de qualité supérieure,adaptées à toutes les vues.E.LAMARCHE, 116, Ruz CASCADES, © St-Hvacinthe REPRODUCTIONS PROPHETE DE MALEEUR Le prochain cataclysme en Amérique et en Europe \u2014 Le professeur J.R.Buchanan vient de publier dans 1'Aréna un article qui porte Ce titre peu rassurant: Le prochain cataclysme en Amérique : en Europe, M.Buchanan en est rendu à croire que notre société est condamnée à périr à bref délai.De 1910 à 1916 assure M.Buchanan, l'Amérique scra désolée par une guerre horrible, guerre du labeur et du capital, guerre du blanc et du nègre.Une grande marée ravageia tout le littoral de l'Atlantique ct balaicra comme des grains de sable New- York, Jersey Eine et toutes les villes qui ne seront pas situées à vingt-cinq cinq pieds au-dessus du niveau de la mer.Dans vingt-trois ou vingt-quatre ans toutes les villes riveraines auront disparu, comme dans le Roi d'Ys.Le Mississipi débordera et deviendra le fléau de l'Amérique, les terrains qui n'auront pas été déboisés et dévastés seront submergés.Au milieu des horreurs de la guerre et des inondations, le sol sera remué par des convulsions géologiques auprès desquelles tous les tremblements de terre du passé feront l'effet d\u2019une chiquenaude amicale.Après six.années de ce régime, guerre sociale ct guerre de race, agrémentée d'inondations avec accompagnement de tremblement de terre, on proclamera la nationalisation du sol.Il faut espérer que cela le fora tenir tranquille.Peudant que ces choses sc passeront de l\u2019autre côté d+ l'Atlantique, il ne faut pas se figurer que la vieille Europe coulera des jours paisibles.La tragédie cnropéenne, à ce que nous promet M.Buchanan, commencera avec le siècle etla guerre éclatera dans une quinzaine d'années.Deux années de révoulution sanglante serviront de soupape aux effervescences sociales; après quni la monarchie sera radicalemeat détruite : tous les trônes seront renversés, ex- centé celui du \u2018* malade.\u201d Le sultan restera, et l'empereur allemand se pliera peu à peu aux oxigences d\u2019un gouvernement constitutionnel, en attendant mieux.La reine Victoria ne dépassera peut-être pas l'année 18go, il est même possible qu\u2019elle vive jusqu\u2019en 1891.Ses médecins seront incapables de comprendre sa maladie et ne pourront rien pour la sougaler.Elle succombera à une attaque d\u2019apoplexie et s\u2019étcindra dans un état de coma.Le prince gentilhomme n\u2019au- * ra pas nn long règne, car l'Angleterre est mûre pour un changement de gouvernement ct le prince de Galles comprendra l\u2019opportunité d\u2019unc abdication.L\u2019Angleterre sera plus heureuse que \u2018le continent, où la situation deviendra de plus en plus mélodramatique, car après que des torrents de sang auront coulé et que les trônes auront Été renversés, au moment où la société commencera à se remettre de tant d'émotions, on Verra la nature entrer en scène.Un épouvantable calaclysme surviendra, la région méditerranéenne sera boulcver- sée par d'effroyables convulsions ; d'Afrique, l'Espagne, la France, l'Italie, l'Egypte, la Palestine, l'Asie Mineure, et l'Archipel seront dévastés.C'est alors que l'humanité ct la nature, toutes deux épuisées, cessc- ront leurs luites., Meubles! Meubles |! CHEZ W.BURQUE MAGNIFIQUE cueIx DE SETS DE CHAMBRE A COUCHER, Meubles de Salon er Peluche et cn Crin,\u2014\u2014 Sideboards Gans les plus nouveaux patrons TABLES & CHAISES DE TOUTES SORTES.LITS, COUCHETTES, SOFAS, LITS A RESSORTS, Matelas en Crin et en Laine, Lits de plumes sur commande, Plume en Gros et en Détail, Venez acheter chez moi et vous épargnerez 50700.WILLIE BURQUE, 32 a 38, Rue Cascades- ST-HYACINTHE.ABONNEZ VQUS A \u201c L\u2019ARTISAN,\u201d Journal gaotidien, St-Hyacinthe ADONNEMRNT $3.00 PAR AN. Le vent gronde sur la montagne, Et fait mugir sa triste voix ; , Il disperse dans la campagne, \u2018Les dernières feuilles des bois.Des brumes épaisses et sombres, Viennent s\u2019agiter dans les airs, De la nuit augmenter les ombres, Annoncer le froid des hivers.Aucune étoile ne svintille, Au haut du ciel silencieux ; Aucune lumière ne brille, Au seuil du berger soucieux.Mais dans le hameau solitaire, Où chicun sommeilleet s\u2019endoit, Il est une pauvre \u2018chaumière, Que visita l\u2019alireuse mort, LA, deux enfants veillent encore, Les yeux, hélas ! mouillés de pleurs, Les mains jointes, leur voix implore Le Dieu qui calme les douleurs.Depuis plusieurs mois, du village, La cloche annonça le trépas, De celle dont la douce image, Dans leur cœur ne s\u2019efluce pas.A leur mère toujours fidèles, Au cinctière du hameau, LA VEILLEE DES MOR'TS \u201c Bienheurcux ceux qui meurt dans le \u201c Ne suis-je pas aupr *¢ Peut-Ctre que parm * Vient couverte de * Sourire i notre am \u2018Où les mo.ts sortent * Quvrons la porte je \u201c Notre mère au coin + Reprendra sw place * Où nous aimons tou Seigneur !* ès de toi.! # Comple sur l\u2019amitié d\u2019un frère, \u201c Viens ma sœur, viens auprès de [moi.\u201d\u201d \u2014\u2018\u201c Frère, prions la sainte Vierge, \u201cQue sa main éloigne les morts ; + En son honneur,brûlons un cierge, * Klle bénira nos efforts.\u201d ises ombres, \u201c Notre mère vient nous revoir, * Les moits choisissent les nuits (sombres, * Ma sœur.c\u2019est elle, doux espoir ! *¢ Qui, notre mère b en simée son linceul, ¢ charmée, \u201c¢ Adoucir enfin notre den l.+ Car vois-tu ina sœur, c\u2019est bien {l\u2019heure, des tombeaux * Des humains hantent la demeure * Et souvent Iroublent leur repos.ten prie.du foyer, chérie s deux prier.Lao TRIBUNE Le juste brillera \u2018de l'éclat des étoiles, Dans son cœur \u2014_ rêgnera la paix, Mais le méchant, frappé par le Dieu des vengeancer, Au séjour des douleurs sera précipité, Et le terme fixé pour punir ses offenses, Hélas ! sera 1'éternité!! ** Quelles paroles effrayantes.! ! \u2018 Frère, est-ce la dernière nuit \u201c Où nos prières suppliantes De l'éternel qui nous poursuit ** Peuvent appaiser In colère.?« Les siècles vont-ils donc finir, ** Les morts sortir de la poussière Et sonder l\u2019affreux avenir ?\u201c Hélas! pas un mot d'espérance ! * Toujours de terribles arrêts.! *- Ma mère, & ma mère.! uses .% Silence} * Ma sœur, respecte c:s secrets.* Mais vois-tu labas dans fa pleine, * Cette torche dont la clarté * Guide les morts et les amène ** Au festin pour eux pr3paré ?Entends-tu le son de ln cloche ** Qu'on agite encore au hamean ?* II semble quele bruit s'approche ; « Je crois entendre un chant nou- (veau.« Ecoutons, écoutons encore.* Ces chants me paraissent plus [doux; \u2018* Au Dieu que notre cœur adore * Adressons-les à deux genoux.\u201d \u201c0 Roi dont la grandeur m'étonne.m'épounvante, lit qui veut nos mortels préparer le bonheur, Sauve-moi, je l'en prie ! à mon âme impuissante, Accorde un secours protecteur.Jésus, sois favorable aux cris de ma détresse, Tu sais que c'est pour Ne inv condamne pas moi qe tu voulus mourir : en ce jour de tristesso, Qu'au ciel je puisse te bénir ! \u2014$ Frère,la nuit est bien obscure ; © Le vent est humide, il est froid.* Entends-tu le triste murmure ?\u201c Feoute (t découvre l'endroit \u201c Où l\u2019on gémit-Ah! ferme vite, Tous deux,ils ont de fleurs nouve!les Ornë le modeste tomheau.Plusieurs printempsont faut renaître Les riches beautés de nos champs, Det uis qu\u2019ils ont vu di paraître, Daigne me séparer de 1n troupe coupable, Pour qui tu vas ouvrir l'abîme des enfers ; Des binis de ton père, 6 fils le plus aimable, Daigne m'uniraux doux concerts ! Celle qui de leurs jeunes ans, Savait éloigner les alarmes, Sur leurs pus semer les plaisirs, Essuyer les fréquentes larmes, Que faisait naître Ieurs d'isirs.Ilélas! à peine de li vie, Îls ont fomé l\u2019Âpre sentier, Que leur j unesse s\u2019est flétrie, Comme lu fleur d\u2019un beau rosier ; Et duns lear profonde tristesse, Ils ont lac leste beat?Des anges, que dans sa tendresse, Dieu {it p \u2018ur Li felicité, Quelle terreur religieuse, Semble venir les agiter?Leur âme\"parait soucicus® ; Qui vient soudain les attrister ?Depuis qu'ils sout seuls sur la terre Ce n'est pas la première fois, Qu'ils ont adressé leurs prières, Au cicl, dont i's aiment les lois.Souvent cette heure du silence, Les a vu près de leur foyer, Où, pour égay.r leur enfance, Leur mère, du muletier Disait l\u2019aimable chansonnette, Souvent cc triste souvenir S\u2019oflrit à leur âme inquiète, D'\u2019ennuit sema leur avenir.Mais jamais cette sollitude, Ne parut si triste à leur cœur.Pile tous deux, l\u2019inquiétu le, Vint s'ajouter à leur frayeur.Ils se regardent sans rien dire, Un frisson altère leur voix ; Leur poitrice à peine respire\u2026 .Ils s\u2019inclinent devant la croix, Que mit sur ses lèvres glacées, Leur mère pour mourir en puix, Lorsque de pénibles pensées, - Venaieut réveiller ses regrets.\u2014# N'as-tu pas entendu,mon frère, \u201c Un cri pläintif, dont les échos \u201cDe notre vallon solitaire, \u201c Ont répété tous les sanglots.\u201cIl m'a semblé qu\u2019un noir fantôme * Dont la tête tuchaiït aux cieux, « Avait fait bruire notre chaume, « Et que son soullle impérieux, + Avait frappé la lourde porte \u201cDe la chaumière où nous pleurons: \u201cIl me semble qu\u2019il nous apporte * Le souffle des morts.Ecoutons ! \u201c Je tremble \u201d \u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2014Etmoi sœur ador*s, J'ai ou que de lointnines voix « Murmuraicut un hymne sacré, \u201cNc tremble pas ainsi, ma chère, \u2018Tous les jours écrivit les crimes, les ve + Le buis de Lau Pique \u201c% Qui voudrait venir \u201cEt notre mère que \u201c Seule viendra nous \u2014# Fri re,cemment * Qu'ils ont perdu le ** Qu'ils n\u2019ont point [en \u2018* Qu\u2019il faut craindre Qu\u2019 le avait quand Foläâtrait au milieu \u201c Ou qui nous appela * Lorsque le soir Join \u201cNous invitait au ch s Qui brille?hélas! cease \u2026\u2026\u2026.\u201c On dirait que des v ** Ma sœur écoutons, (Us entantan\u2019 enviar oo Jour terrible, où Dien, l'éternelle justice Dans le Ciel placera l\u2019étendard de la croix, Où le monde brisé subira le supplica Qu'il ose braver tant de fois ! Oui, ferme, ferme, car jet peur.\u201d \u2014\u201cQu\u2019aucune crainte ne tacite, # Rassure toi ma chère sœur ; vs fleurir, + Que j'ui jeté d-ns le feu, é* Chassera fe mauvais géuie, en ce lieu, j'appel'e consoler.\u2019 sera-t-elle?\u201c* On dit que les mots font trembler ur chevelure ; d'yeux ct ven marchant ** Leurs os craquent ; oui on l\u2019assure les revenants.** Crois-tu que notre aimab'e mère, \u201cAit aussi perdu sa beaut?\u201d \u2014* Non, non, son linceul funéraire + Calmera ta timidités Elle viendra toujours aimable, * Avec les traits que nous aimions, ** Avec le sourire agréable nous arrivions * Des champs où le troupeau fidèle des fleurs ; * Avec cetic voix maternelle # Qui savait guérir nos douleurs it encore, du châlet, \u201c Du hameau la cloche sonore apclet.\u201d\u201d \u2014 Qu'elle vienne | mon cœur sou- [pire ** Car son repos est préparé ; \u201c J'espère encore ce doux sourire 3 Quic j'ai si souvent désiré.* Notre mère sera contente, ¢ Car avec l\u2019ordre qu\u2019elle aimait ¢ J'al tout disposé dans l\u2019attente 2 De la voir telle qu\u2019elle était.Mais qu\u2019as-tu donc mon pauvre [ frère ?** Tu crains.tu pilis comme moi !\u201d\u2019 * Vois-tu 1a bas cette lumière sais-tu pour- [Yuoi ?\u201c Ah! c\u2019est pouréclairer les ombres Qui se lèvent de leur tombeaux, \u201cQui vont au milieu des décombres, « S'asscoir à des festins nouveaux.\u201c Entends-tu de la cloche funèbre, * Les monotones tintements\u2026 ?C\u2019est notre prêtre qui célèbre, \u201c Pour le repos de nos parerts.oix humaines, * Font entendre de tristes sons, \u201c Des trépassés disent les peines.\u2026 ¢eoutons 17?qui suit) Les mortels Gtonnés trembleront d'épourante, Quand ils verront assis le juge souverain, Scrutant d'un œil égal et l'âme repentante, Et le cœur pervers du mondain.Et lorsque dans les airs la trompette des anges Au pied de l'éternei appellera les morts, Du fond de leur tombeau leurs lagubres phalanges, Comprendront ces tristes accords.Avec un saint effroi secouant leur poussière De leurs yeux étonnés ils fixeront le ciel : Ils viendront, chancelants, de leur Entendro l'arrêt \u2018solennel, + Le livre où le Seigneur, de sa plume sa S'ouvrira radieux, la foule éplorée, * i Fhe a.: on AS + .us, juge sévère, - i ~~.\" Dira les damnés, les élus: bi 0 Xa juge sans pitié déchirers \u2018les voiles: -.Neath méchant à toujours on couvrir os foris®h; = À tes pieds, inclinés, nous prions (a clémence De nu voir que nos pleurs, nos sincères regrets, Dane pas prononcer cette hotrible sentence, - Que mériterait nos forfaits.Quand brillra le jour de plaintes et d'alarme, Où l'homins devant toi viondra se présenter, Pour subir ta justice, uh ! consulte ses larmes Avant de lo rejeter, O Dien, pardonne lui ; que ta miséricorde Sucrède à tes rigueurs ; écoute ton amour ! Qu'à tous les trépassés ton jugement accorde Le repos du di viv séjour !! Seigneur Jésus, plein de tendresse, Donne le repos éternel Avx morts qui sur notre jeunesse Veillaient; ah! conduis les au ciel !\u201d Ainsi murmurèrent ensemble Les deux aimables urphelins Dont ln voix s\u2019affaiblit et tremble En répétaut ces chants lointains.Tout-a-coup la pofte ¢branlde Se referme avec un grand bruit Et de la chaumière isolée, Par le vent âpre d2 la nuit La toiture craque et chancelle Les enfants tressaillent de peur, Et leur âme innocente appelle L'ange qui veille à leur bonheur.Mais de leur lampe la lumière S'êteint, et dans l\u2019obscurité Ils sé confient dans la prière Qui calme leur timid:té.Puisune voix triste et plaintive | Se mèle encore au bruit du vent ; Leur Ame affaiséeet pensive Succombe au sommeil accablant.Et les bonnes gens du village Disent que lorsque le pasteur, De Dieu la consolante image, Vint pour soulager leur douleur, 11 les trouva près de la couche Où leur mère, faisant effort, Mit le crucifix sur sa bouche, Et les bénit avant sa mort.Tous deux agenouillés encere, Plongés dans un profond sommeil.Pour eux le bon pasteur implore Un doux repos, un doux réveil.CHRONIQUE DE LA MODE \u2014- 11 y a affolemont dans lo camp des femmca économes.De tous côtés ont vante les succès de la jaquette longue ; on dt que la jaquette courte est \u201cvieux jeu\u201d, ct qu\u2019une femme qui so pique d'élégance ne saurait lu porter.Il y a certainement exagération, et il ne faut pas trop s\u2019émouvoir de ce que peuvent dire ou faire dire dvs persotines int éiéssées, La jaquetle iongne est la grande nouveauté du moment , mals, pur ce fait même, on voit beaucoup plus de jaqueties courtes que de longues.Il serait vraiment fâcheux que, pour obéir à un caprice nouveau de la mode, on mette tonk de suite de côté ce que l'on possède dans sn garde-robe pour le remplacer de fond en comble par les d.rnières nouveautés parties.\u2018 Notre contiment est qu\u2019il faut se conformer aux dernières modes quand on fait quelque choscdo neuf ; On doit aussi transformer aulanl que possiblece qui est démodé ; mais une femme économe, une femme sensée, doit avant tout utiliser ce qu\u2019elle possède, ouand ce n\u2019est point suranné et ridicule.\u2026 : ; It est done bien convënu que lore- que nous signalons unc création nouvelle, nous ne voulons point dire qu\u2019elle s'impose au détriment de toute autre, mais- seulement - qu\u2019il faut s\u2019en rapprocher autant que possible, et s\u2019y conformer mine\u2019 \u2018pour: les obje!s wouvéius gre 'od désire] 17oogetnln, .Voilà qui cat établi, quand à la jaquette longue.'Si l'on aime celte forme, et si l\u2019on a une jaqueltz à faire, on fira bien de choisir ce modè'e.Dans le cas con'riire, on peut très bien fuir», même neuve, une jagneile courle.On fait 0-5 dernières en loutre ou peluche avec manches d'astenkan ; on les fait complètementen astrakan, el be: ucoup en drap brodé de bien des manières.On ne saurait s'imaginer la quan- titô de broderivs que l\u2019on met par- lout - Robes, vélements, chapeaux en gont couverts.7 Rien de plus joli qu\u2019un costume vu ces jours derniers chez une du nos couturières de prédilection : une toilette complète en beâu drap amazone noir, brodé d'acier.À la jupe, vu beau.motif irrégn- lier, eans symétiie, placé dans le bas de la jupe, sur le devant, quelque chose comme un ornement Louis XV, Au corsage, prascron.de broderie et motif sur les manches.bells pulisse bretonne, avec un grand .empiècement brodé, | - Nous avons vu une-robe de faille lilas, toute brodce de fine \u2018 soutache noire, d'un dessin :très léger .mais très serré, couvrant ,presqgue tout ; était-ce d'un effet indéfinissable) d\u2019un-velouté-charmant à wil.\u2014.Beaucoup de robes ont \u2018la petite veste Pissdoë, qui: habille A'marveil- le 4e s\u2019est gino lo Kigavo banal que Puis une |- Voilà une toilette très.distinguée | (et bien au goût du jour.; à DOUS avons si souvent vi, mais UD petit corsage à taille ronde par derrière, se rapportaut à la jupe sous un petit liséré de velours ou de soie.Les devants sont ceux d\u2019une veste tout droite, sans pince, mais s'arrû- tant juste à la taille.Ils sont de même longueur que le dos ; seulement ils sont libres el s'ouvrent sur une chemise ou Un plastron que l'on conçoit de bien des manières.Mais ce qui est plus élégant encore, «t que l\u2019on fait de bien des ma- nidres, c'est la grande colleretto Debureau, cn mousseline de soie imprimée d\u2019un cordon le largrs pastilles noires, Il est formée de deux volants amples, relombant un peu sur le devant ; le col est en même mousscling drapbe avec nœud de cravate sur le devant.On fait celte même collerette en crôpe noir feetonné ; on la fuit en mousselmedo soie de Loutes couleurs, en crêpe de Chine, on crôpe Jisse, C\u2019est l\u2019une des plus jolies fantai- sics du moment.Quelques femmrs élézantes la portent sur les robes décolletôce, dans un petit dîner, à l'Opéra, et leur exemple sera suivi par Lean- coup d'autres, GABRIELLE D\u2019'ÊZE Aux Forgerons À VENDHE, à St-Vominique de Bagot, à 3 arpents de l'église, I emplacements avec boutique de forge, maisou privée, éta- Mo ete, lo tout en bon ordre.Conditions facrles S'udresser } CASIMIR DESPARE, ne St-Dominiaue mr Ze À VENDRE Une terre située à St.Théodore d'Acton dans le 6 me Rang, à 3 milles de l'Eglise et 4 milles du village d'Upton, Garpents de largo 30 de profondeur dont plus des 3 quarts en culture, le reste en bois pour le besoin de la propriété avee deux mai- sOUS Neuves, Ÿ granges, écuries, re Inises ct autres dépendances.Conditions fuciles S'adresser à PAUL-COMEAU St.Théodore d\u2019Acton.A Vendre.Un moulin à farine ayant trois paires de moulanges neuves avoc un smutl de pre midre classe.Un moulin à scis avec scia rondnmachine à bardoaux et à clapboards, on parfait élat, avec maison, grange ol nutres bâtisses pour le propriétaire et l\u2019usage du moulin.Colte propriété est situve sur la rivière Yamaska, dans la parvisse de St-Huguos.\u2018 Ponr les conditions qui seront-très faciles S'adresser a PIERRE LAMOTHE St.Hugnes, 20.557, wiih À Vendre Uno terre de 200 acresr dans les towships de l\u2019Est, à quatre milles, du florissant village de Granby.100 ncres en oulture, et le reste bios frane de la meillonre qualité.Sucrerie de première classe et un bon jeune verger A proximitéds la maison d\u2019école et de ln fromngerie.Très-bous Lâtiments et-une belle maison à deux étages en parfuit étât.\u2018 Spiendide roulant de terre at ane source qui ne manque jamais, Sera vendue avec ou sans roulant au gré de l'acheteur.Pour plus amples: in- \u2018formations, s'adresser à JAMES FERGUSON, Box 48, Granby à 15-12 0(t) Que.Défense d\u2019avancer.° do donne avis que mon fils mineur Plèr- re-Raymond Cormier, ayant loigse mon .(10- micile, Jo vie sevai responsable d\u2019uuoune suite contractée par lui en mou nom sans mon consentement par ecrit: La T0\u201d CHARLES CORMIER.|StISyaoyathe, 28 juillet 1890 Guérison «du.Chanere.tdu Cancer.- SANS.OPERATION, ;, Parle Dé PH: BERNIE, À.REE EE ES Pie Bh got meen Pd pl TESTS PATENT 2 EDS AYE Nand : 1 LOTS rent LWT Ld SINE LL TGS PE apte Lien Ce EY or To >, 7 ARDY TNE SES + od TET A reg ee NRT Yee tr Pepe TUE 3 JOURNAL 'HUBDOMADAIRE .PUBLIE A ST-HYACINTHE, Que.ow * \u2018Pitkrs ve vinbegn, 17 \u2018Abonnement : (payable d'avance.) ee Lond glen Un an.-81.00.s mois., 50 oo , ANNONCES: | Are\u2019 Insertion.1a ligne 10 ©.Zmeortion subs .: * ' Bo., \u201cdmmenees à long terme à prix modérée.A.DENIS, Directeur~Lropriétalre, -ST-HvyacINTHE, 7 Nov'bre, \u2018go LE-DISCOURS DE M.DUPONT LA LOI MOKINLEY M.F.Dupont M.P.a fait mardi soir un long discours sur les effats\u2018do la loi MeKinley.+ \u2018Nous ne voulons pas entreprendre de réfater ce long discours qui, du reste n\u2019a fait auoun mal, puisque\u2014comme L'Hon, M.Laurier dans son discours à St Hyacinthe,\u2014le discours de M.Dapont a été fuit devant des convertis.Seulement nous tenons à si- gmalér deux ou trois points de son discours.D'abord il déplore la conduite de M.Laurier qui, suivant lui découragel nos compatriotes en erTagérant les effets du Bill Mc- Xinley et en met la faute sur le gouvernement d'Ottawa.M.Laurier déplore tout sim - plement la politique actuelle du gouvernement.Au lieu de dorer la situation il la peint sous son vrai jour, et il fuit entrevoir au peuple l'abime où on°;le conduit.Ce n'est pas du découragement que M.Laurier sème, mais c'est du courage et de l'espoir qu\u2019il donne à notre peuple, qni ne trouve plus de remède qu'en .\u201c Pexpartriation,en lui montrant le moyen de se délivrer du joug actuel, pour renaître à la prospérité.Le Canada par sa proximité des Etats-Unis eut dû êlre exempt de l'application dau tarif McKinley et nous accusons le gouvernement de Sir John d'avoir provoqué le gouvernement Américain, par son hostilité ot son'indépendance affectée, \u2018indépendance que le-Canada n\u2019est pas en état de montrer.M.Dupont est favorable am Bill McKinley et est content de son adoption, car dit;il, les cana- -diens seront forcés d'adopter des \u2018 daltures plus payantes que celle du foin ; als devront se chercher des marchés au delà des mers ; et nous pourrons prouver aux américains que nous n'avous pas besoin d'eux.\u2018C'est peut-être trop d'illusions, M.:Dupont.Notre peuple n'a pas Jes reins forts, pour employer.une expression valgaire ; nous ne sommes qu'aux pre- - Miers jours de l'application du Bill ; qui.nous dit que nos cana- - diens pourront passer heureusement cette transition ?; Pour nous, nons avons mioux, que'des belies paroles pour nous, prouver :que la situation, déjà' tehdue,n\u2019est que le prélude d'une .grande crise, nous avons des - faits.Et ces faits ce sont les nombreuses familles qui partent Qt Yes jours pour.les.Etats \u2018Unis, de, notre comté, da comt Cd Eh e pau sat Bagot, votre comté M.Dapont,| \u201cet de partout ailleurs.| vr level.2; 4 .igs, * ;aa Mais.léissorie faire l'avenir t nos.me 2 M.Dupon t dit quo lorsque Mi Et:rePonrquat état ment n'aurait qua Trapper la porte des Etats-Unis pour y tron- ver un marché a la main et suf fisant ?\u201d 1l'loi \u2018semblait.alors voir un mendiant, frappant-hum- blement à la porte d'une demeure pour y demander la charité.M.Dfipont n'est-il pas là un pen fier : Est-ce demander la charité que de travailler pour le bien de son pays et lui obtenir ies meilleurs avantages commerciaux ?Le commerçant, le manufacturier,l'industriel qui envoient leur agent demander à d\u2019autres maisons de commerce, à d'autres établissements industriels d'établir avec eux des relations commerciales, demandent-ils la charité ?Le premier épicier venu qui va demander à un concitoyen de lui accorder son patronage, de- mande-t-il la charité ?Ah ! cette charité-là plus on en obtient, mieux vont les affaires d\u2019un pays.Et il faut avouer que si le Canada demande la charité en faisant des propositions de réciprocité commerciales aux Etats-Unis, il faut constater, disons-nous, que le Canada est un bien mauvais mendiant.Nous nous bornons à ces remarques.Nous sommes heureux de constater que M.Dupont n'a pas d'arguments bien solides pour soutenir la politique suivie par Sir John, et qu'en somme, rien de neuf n\u2019est découlé de son discours.Ceux qui ont lu les correspondances d'un Agriculteur, de St Simon,publiées sur le Courrier, les ont entendues débiter de vive voix mardi soir.M.Dupont aura peut-être lu ces correspondances et il n'ya rien qui se propage vite comme les mauvaises idées.\u2014\u2014-\u2014\u2014\u2014\u2014.Resterons'nous Français ?Nous devrons à la générosité du sccrôtaire provincial, l\u2019honorable M.Charles Langelier, l\u2019envoi d'un exemplaire du dernier ouvrage de M.Faucher de St-Maurice : La Question du jour.Resterons-nous Françuis ?Nous empruntons à I\u2019 Evénement de la magnifique appréciation qu\u2019il fait de ce livre : \u201cDisons de suite que c'est un livre magnifiquement écrit, fourmillant d'observations ct dè statistiques de la plus haute importance, et dans lequel vibre la note patriotique dans ce qu\u2019elle a de plus pur ct de plus grand.La protestation de M.Faucher de St-Maurice contre les dernières ten-' tatives de suppression de ln langue française dans ce pays constitue un plaidoyer des plus éloquents que {chacun de nous pourra invoquer au besoin contre les ennemis de notre tacc qui rêvent de nous enlever Ce plus beau joyau de notre patrimoine national.Dans unc soixantaine de pages à peine, M.Faucher de St-Maurice a savamment préparé pour ceux qui ont la direction de l'opinion tout un arsenal \u2018où chacun peut choisir son arme de combat et entrer victoricuse- ment en lice avec tous les franconho- bes, de quelques taille qu'il soient.\u201cNous avons retrouvé avec un égal plaisir dans cette brochure le texte de la conférence donnée par M.Faucher de St-Maurice à l\u2019Unson Commerciale : Le Cañada et les Canadiens-français pendant la guerre \u2018franco-prussienne.Cette page appartient -à l\u2019histoire et M.Faucher de St-Maurice l\u2019a écrite avec son cœur.\u2019 ou À L'année 1870 cst'déjà-bier éloignée de nous et cependant l'on: sent l\u2019émo: |, tion\u2019 de-l\u2019auteurinous gâgner lorsqué de sa plume si :: fortement-trempéo:il tetrac® \u2018nos \u2018:{espérances, « puis \u201cno inquiétudes ot nosangoisses mortelles alors!que, comme un coup de foudre, da nouvella:noys arrive sun les .bords {du-St Laven rique la France: orp Jom vg of sig keo'e Uo Net | _ , LA TRIB TNE > ME - = _ } on me EE 75 iE ST ap ae - TRIBUNE les\u2019méré.\u201clorsque \u201cT6\u201d gouverne taldn des.Btuésiens!\" - Ÿ Et puis, comme tout est vrai, comme tout est bien fidèle duns les divers tableaüx/qui défilent sous nos regards.\u2018\u2019Les dépêches tantôt! rassurantes, tantôt alarmantes, dont parle M.Faucher de St-Maurice, et qui s\u2019étalaient sur des tablesux noirs, à tous les coins de rues, nous les avons tous lues,nous les avons tous commentées.Nous avons également souvenance des transports d'enthousiasme auxquels se livra notre population lorsqu'un jour\u2014le zo.août 1870\u2014unc gazette québecoise annonça dans son bulletin que \u201cdepuis dimanche les Français n\u2019avaient eu que des succes.\u201d \u201cCe soir-là, raconte l\u2019auteur,devant la porte d\u2019un banquier de St-Roch, M.Wm Venner, j'ai vu quatre ou cinq cents personnes chantant la Marseillaise et 1e Départ.M.Venner donnait Ini-même le signal.\u201d Et que d\u2019autres traits, que d'autres récits, pleins de vérité, cette époque douloureuse inspire à notre auteur.Le dernier chapitre de l'ouvrage de M.Faucher de St-Maurice est consacré à \u2018\u2018l\u2019élément étranger aux Etats-Unis.\u201d La conclusion de cette étude qui accusé un labeur sérieux est celle-ci : \u201cUn jour nous serons la France catholique américaine.\u201d C'est le vœu de Faucher de St- Maurice et c'est le nôtre.\u201d \u2014\u2014\u2014-\u2014\u2014< > \u201c0 \u2014 LA REPRÉSENTATION DE LA PROVINCE DE QUÉBEC Plusieurs de.nos confrères, dit le Momde, ramène sur le tapis la question du remaniement des districts électoraux après lo prochain recensement dti doit commencer en avril prochain.Depuis la confédération, on s'est contenté de remanier la carte électorale duns les autres provinces, sans toucher à la province de Québec dont le nombre de représentants est fixé à soiXante cing, Mais si le nombre de nos députés à la chambre des communes ue peut ni augmenter ni diminu- or, cela ne signifie pas que ses divisions électorales doivent rester éternellemeut les mêmes.Il y a eu beaucoup de changements dans la province de Qué- bac depuis 1867; le courant dé la population s'est porté dg préférence vors Montréal et quelques autres centres, et il se trouve au- jourd'hui que la population de certains comtés ne dépasse pas celle d\u2019un quartier municipal de la métropole.D'autres comtés ont une telle étendue et une si grande population qu'ils devraient avoir deux ou trois représentants pour être sur un pied d'égalité avec les comtés voisins, Sous le rapport de la population, Montréal aurait certainement droit au double de sa représentation habituelle.Depuis longtemps il est question de donner aux électeurs de Moniréal et autres grands comtés la part d'influence au parlement, auquel leur donne leur nombre, leur richesse et leur influence.Il est vrai que le nombre de la représentation de la province de Québec étant limité, ce remanie- mont est plus difficile à Ottawa qu'à Québec, puisque pour mettre plus de dépaté à un endroit il faudra en diminuer le nombre ailleurs.Nous espérons cependant que le gouvernement et la -chambre:ne reculeront pas devant cette tâche, toute ardue -qu'\u2019elle puisse être.: \u2018Mardi +8 \u201cheures pm, \u2018Son Honneur lo licutenant gou- } |'verneur.a ouvert la.premidre j'aession.du.septième parlement de * in Provinoe de nébec, anid ! 4.0 Ou eet.généralement d'opinion pate le yespion, sera porte.»: | .UTOSTON Y PT rt ay mère-pitrie,-a\u2014été écrasée: sous le\u2019 | MANDEMENT lr HE Oondamnant ceux qui importent ou vendent des boissons enivrantes contre la loi ELZEAR-ALEXANDRE TAS- CHEREAU, CANDINAL PRÊTRE DE LA SAINTE EcList ROMAINE, DU TITRE DE SAINTE MANIE DE LA Vic- TOIRE, PAR LA GRACE DE DIEU ET DU Saint Sick ArostoLIQUE,ARCHEVE- QUE DE Quénrc, Au Clergé Séculier et Régulier, et à tous les Fidèles de l'Archidiocèse de Québec, Salut et Bénédiction en Notre-Seigneur.Nos Très Chers Frères, Déjà, dans notre mandement pro mulguant les décrets du septième concile de Québec, Nous vous avons exposé les dangers et les funestes effets de l\u2019intempérance.\u201c* Les ivrognes, dit S.Paul, n'entre- vont point dans le royaume de Dieu : neque ebriosi regnum Dei possidebunt.{I Cor.VI.10.) L\u2019intempérance est une source perpétuelle de graves péchés, la ruine des familles, Ia cause de nombreux scandales et de la damnation de bien des âmes.Comme chrétiens et catholiques, comme bon citoyens, vous devez, Nos Très Chers Frères, ne rien négliger pour tarir cette source funeste de tant de maux spirituels et temporels.Veillez surtout à ce que vos enfants ne soient pas exposés à contracter une habitude si dégradante, si tyrannique et cause de tant de malheurs.\u201c Celui qui (aime le danger,dit le S.Esprit, y périra ; qui amat\u201d periculum inillo peribit.(Eccli.III.27.) II faut donc non-seulement éviter vous- mêmes les occasions, mais aussi favoriser et embrasser les sociétés de tempérance, commc moyen de prévenir les dangers ct de ramener dans le bon chemin ceux qui auraient eu le malheur de s\u2019en écarter.+ Ne négligez point ce moyen de * satisfaire à la justice divine, tout en * rendant un immense service à notre ** chère patrie.Tout le monde de- ** vrait faire partie de cette admira- * ble société: les gens sobres ponr * encourager la conversion dces ivro- ** gnes ; les gens intempérants, pour * briser la chaîne de leurs iniquités, \u201c\u20ac réparer le passé et s\u2019affermir dans \u201cleurs bonnes résolutions, hélas ! \u201ctrop facilement oubliées, quand \u201c rien ne vient en rappeler le sou- ** venir.\u201d ** O sainte croix de tempérance! \u201c quand donc aurons-nous le bon- \u201c heur d\u2019apprendre quetu occupes \u201cune place d'honneur dans toutes \u201c les maisons du diocèse et que cha- \u201c que jour les familles se réunissent \u2018\u201c i tes picds, pour adorer, Jésus et ** demander à son cœur divin la con- ** version et la persévérance des mal- * heureuses victimes de l\u2019intempé- \u201c rance! \u201d\u2019 \u201c L\u2019antorité civile a établi certai- * nes lois concernant l'octroi des li- ** cences et la vente des liqueurs eni- \u201c vrantes.Les conseillers munici- \u2018* paux et antres officiers chargés de * ce soin, auront un jour à répondre \u2018 devant Dieu, de la négligence ct « de la faiblesse qu\u2019ils auront mon- \u201ctrées dans l\u2019accomplissement de ** leurs devoirs.Ily a péché grave \u201c à accorder des licences là où elles \u2018* ne sont pas nécessaires, là où elles * peuvent introduire ou augmenter \u201c un désordre qui produit la ruine des \u201c* âmes ct des corps ; on ne peut don- \u201c ner l\u2019absolution aux conseitlers \u201c municipaux qui accordent des li- * cences a des personnes qui savent \u201c être incapables de maintenir le \u201c bon ordre.Les personnes qui ven- \u2018 dent sans licences ne peuvent être \u201c admises aux sacrements, si elles ** ne renoncent à leur trafic criminel, « Les personnes licenciéss, qui man- * quent aux lois civiles ou morales, \u201c sont également indignes des sacre- \u201c ments.En cette matière dange- * reuse il y a péril de tcus côtés, et ¢ celui qui veut faire son salut doit \u201cêtre toujours dans la crainte.\u201d (Mnnd.No 45, 16 juin 1875.) \u201c Suivant notre concile, on ne doit pas favoriser la licence d\u2019un homme qui ne mène pas une vie chrétienne ; d\u2019un homme qui.n'a pas assez d\u2019énergie pour teuir bon Ordre dans sa maison ; d\u2019un homme qui permet de mauvais jeux; d\u2019un homme qui tient ouverte lu porte de son auberge.les jours de dimanches et de fêtes; d\u2019un omme enfin \u2018quia plus .de peur de la loi civile que de la-loi:de Dieu.; .*\u201c Avant de demander une licence; un homme doit bie! a réfléchir eur les dangers que ce commerce ; entraîne pour le salut de son Ame cet de su fn« m.Île.Un bon chrétien cherche tou- jouts un aulre moyen de vivre.S'il est réduit à la triste nécessité d\u2019y avoir recours, il observera la loi qui lui ordonne de fermer son magasin les jours de dimanches ct de fêtes, de ne pas vendre aux jeunes gens, ni aux hommes el surtout aux jeunes gens qu\u2019il sait enclins à l\u2019ivrognerie; il ne souffrira pas dans son aubergé les blasphêmes, les malédictions, les conversations scandaleuses, \u2019 \u2018Le vendeur de boisson doit toujours avoir devant les yeux cette terrible menace de notre concile: + Si LL par sa faute où par su coopération \u201cla religion est Jéshonorée et les \u2018 Ames perdues, qu\u2019il sache que la ** justice divine le punira certuine- © ment d\u2019une manière terrible.\u201d Malgré ces avertissements solennels et malgré ila loi, on a, durant le cours de d\u2019été, Importé en cachette une quantité énorme de boissons enivrantes, qui se sont vendues à bas prix.Un grand nombre de jeunes gens entraînés par de mauvais exemples, se sont lnissés prendre dans les pièges qui leur ont été tendus.Des hommes, même des vieillards, qui jusque-là avaient observé la tempérance, ont été malheureusement entraînés dans cet abîme.A ces causes, et le rom de Dieu invoqué, Nous déclarons et ordonnons ce qui suit : 1.Sont coupables d\u2019une faute très grave ceux qui ont importé ou qui importeront des boissons enivrantes dans la province de Québec, contre la loi.z.Sont aussi très coupables ceux qui favorisent de quelque manière ce commerce illégitime, par exemple en aidant les vendeurs, en cachant dans leur maison ou ailleurs, ou laissant cacher ces buissons, ou bien en contribuant à les transporter pour les soustraire à la loi.Nous déclarons quejtoutes ces fautes passées ou futures sont des cas réservés à l\u2019archevêque ctà ses deux vicaires-géné- raux, de sorts qu\u2019un autre prêtre ne pourra en absoudre sans avoir reçu une permission spéciale, pour chaque cas.Sera le présent mandement lu et publié au prône de toutes les églises ou chapelles paroissiales ou autres où se font les offices publics, le premier dimanche après la réception, et de nouveau le dimanche après l\u2019Ascension.(Si MM.les curés le jugent à propos, ils pourront le lire plusieurs fois dans le cours de l'été.) Donné à Québec, sous notre seing, le sceau de l\u2019archidioctse et le contreseing de notre secrétaire, le vingt octobre, mil huil cent] quatre-vinst-dix.E.A.Cann.T'ASCHEREAU, Arch.de Québec.Par Son Eminence, B.Ph, Ganneau, Pitre, Secrétaire.Hardes Faites CHEZ MATHIEU FRERES, No 72 Rue Cascades, (Vis-à-vis le Banque de St-Myacinthe,) ST-HY ACINTHE.Le plus grand assortiment de la ville | Le choix le plus varié t Les marchandises les plus nouvelles | Los patrons les plus nouveaux | La coupela plus élégante | Mercerie, Chemises, Cols, Collets, Gants, etc, \u2014SUR COMMANDE\u2014 Frabillemonts fuit sur commande, à 24 heures d'avis, par dos ouvriers de ler classe.Cacles de modes de Paris reçues chaquo snois.L.H.GAUVIN MARCH AND-TAILLEUR ACTON-VALE Invite ses pratiques à venir visiter son assorliment de Hardes fuites et articles de mercerie, en mème temps qu\u2019un choix splendide de CAPOTS en FOURRURE, CASQUES.en MOUTON de PERSE, SEAL, LOUTRE, etc.MITAINES, ete.Prix très réduits.L.H.GAUVIN.a 1-12-0 (a.t.À Vendre.* Une maison à deux logements située.Tue St-Pasca!, No.83; Bt-Hyacinthe.Conditions faciles.\u2019 pat .B'adresser à \u201c \u201c JOS.LEDUC, ferblantier, A4 12-2 £8.8 ni Si-Hyaciothe.ah ea uti ne miotaos a dmededi et Je a a, ci : \u201d 7 Æ -PENSONS AUX MORTS L'église \u2018catholique célébrai- dans les deux derniers jours écout lés, les vertus et la gloire de ceux qui ont passé sur la terre et qui ont su mériter la couronne immortelle, et priait en même temps pour tous ceux qui furent nos concitoyens nos parents nos amis, pour les âmes de tous ceux, enfin, qui aprés avoir fait le grand combat terrestre, nous out quittés pour aller revivre une autre vie, dans un monde mystérieux où l'on ne connait qu\u2019un bonheur immense ou le châtiment des crimes que la justice humame n'a pas fait expier ou qu'elle a fait expier imparfaitement.Tandis que l'Eglise offre pour les morts ses prières bienfaisantes, devons nous les oublier de notre côté ?Ne devons nous pas nous souvenir de ces parents, de ces amis qui passèrent près de nous mais que la ,mort a fauchés un à un ?Ne devons nous pas leur accorder une pensée et faire un désir pour eux auprès de l'Eternel ?Et ce désir qui demandera leur bonheur vaudra une prière à deux genoux ! O vous qui lites mes amis, priez pour moi, dit ence jour chaque âme du malheureux sé- jourexpiatoire ! Quel bien immense pour ces âmes qu\u2019une priè re, un désir fervent et sincère ! Les morts vont vite ! Chaque année nous déplorons à pareille époque, les vides qui se sont faits durant les trois cent soixante- cing jours écoulés , sans songer que bien d\u2019autres de ceux qui vivent près de nous et qui pleurent avec nous les morts de l\u2019année seront pleurés à leur tour bientôt ! Le jour des morts apporte avec lui ses réflexions lugubres qui vous font regarder la vie tout en noir, lorsque manquant de courage vous oubliez le véritable but de l'existence.Mais quelqu'en soit le chati- ment ou la récompense, la vie malgré toutes ses jouissances n\u2019est qu'un combat continuel ou les plus heureux coudoient à chaque-pas les déceptions ot le désillusions.Heureux qui sait passer cetle vie avec philosophie.La vie n'est-elle pas bien peinte dans cetie histoire persane que nous trouvons dans un vieux bouquin : Un jeune shah, montant sar le trone de Perse, réunit les membres de l'Académie des sciences et leur dit qu'il voulait connaître l\u2019histoire du passé afin de gouverner avec sagesse.\u201c Ecrivez une histoire du monde, dit-il, et prenez soin de Ja faire complète.\u201d Ils se mirent à l'œuvre et revinrent trénte ans plus tard escortés de douze chameaux qui portaient 500 volumes chacun.\u201c Pour l'amour de Dieu, s'écria Ie shah, maintenant que je suis vieux comment trouverai-je le temps de lire tous ces livres ?Allez en faire un résumé.\u201d Les Académiciens se remirent au travail et après vingt ans de labeur ils eurent réduit les 6000 volumes en 1500.\u201c J'ai maintenant 70 ans.Est-il possible de lire tout cela! Essayez de nouveau !\u201d leur dit le shah Dix ans après le travail était résumé en 500 volumes.\u201c Je suis sûr, dit le doyen de l'académie, que - -Mous avons cette fois fait l'ou- Yrage le plus court qu'il soit \u201cpossible.\u201d \u201cJe ne doute pas, ui répondit le shah, que vous n'ayez fait de votre , mieux, mais à 80 \u2018añs puiéje espérer de lire \u2018toute une \u2018bibliothèque.\u2018 Si vous désirez que vôtre roi connaisse > d'hiatoiré Ad ge WINE, msn Vopie devez \u2018cnçoro SAT al ob vaoteu 54 Un arc OR ue j'aie lo temps re humsin avant réduire considérablement.ce travail.\u201d Cing ans plus tard, le doyen, chancelant lui-même sous le poids de l'âge, conduisait à la porte du palais un baudet sur le dos dugnel s'étalait un gros volume.Il trouva lo shah sur son lit de mort.\u201c Je vais mourir, dit- il, sans\u2018 connaître l'histoire du genre humain, à moins que vous ne me la disiez en peu de mots.\u201d \u201cJe puis, répondit le doyen, vous dire l'histoire des hommes en trois mots\u2014ils sont nés, ils ont aouffert, ils sont morts.\u201d Puisqu'il faut souffrir, tächons donc d'obtenir les mérites de ces souffrances et puisqu'il faut mourir, songeons, en nous souvenant de nos morts, qu\u2019un jour nous serons heureux d'être rappelés an souvenir des mortels de la terre.0 La France et l'Allemagne 11 se débat en ce moment en Europe une question purement commerciale, mais qui en réalité touche aux plus hauts problèmes de la politique générale.L'Allemagne et l\u2019Autriche, portées à concerter dans un intérêt commun des mesures défensives contre les nouvelles dispositions douanières des Etats-Unis qui atteignent leur commerce,et aussi, dit-on, contre la politique protectionniste de certaines autres nations, songeraient à formèr entre elles une sorte de zoll- vercin, où d\u2019union douanière.Le gouvernement allemand, qui est soumis à certaines obligations économiques envers la France en vertu du traité de Francfort, semblerait disposé à éluder ces obligations s'il trouvait dans la politique de la Fran ce un joint, un prétexte pour s\u2019y soustraire ; il penserait même trouver l\u2019'expédient désiré dans le projet du gouvernement français d'établir un tarif maximum et un tarif minimum en prévision de l'expiration des trai- tét de commerce en 1892.Un journal qui passe pour recevoir les inspirations de M.de Bismark,les Nouvelles de Hambourg, signale le danger qu'il y aurait À ne pas tenir compte, dans la négociation d\u2019une union douanière avec l\u2019Autriche, des obligations imposées par le traité de Francfort.\u201cIl est de toute nécessité dit ce journal en conclusion,de suivre une politique qui évite de créer des germes de différend avec la France par des arrangements avec l'Autriche.Si une fois une querelle s\u2019allumait à propos du traité de Francfort, qui pourrait prévoir les conséquences?\u201d Les conséquences sont bien faciles à prévoir.La France n'est plus à la merci de l\u2019Allemagne, et si l\u2019Allemagne est aujourd\u2019hui gênée par le traîté de Francfort, clle a un moyen très simple de se dégager des stipulations qui Pembarrassent, c'est d'en demander la revision.Donnant, donnant.Qu'elle offre à la France des concessions équivalentes aux faveurs qu\u2019elle sollicitera ; elle n'aura qu\u2019à y mettre le prix, et la France ne sc fera pas tirer l\u2019orcille.Mais quant à s'affranchir de ses engagements sans cérémonie, l'Allemagne sait très bien, comme le lui rappelle M.de Bismarck, qu\u2019elle n\u2019y doil pas songer.JOSEPH LEDUC FERBLANTIER Plombier & Couvreur RUE OASOADES Vis-à-vis chez HH.Pagnuclo Frères ST-HYACINTIE Couvertures en Ferblanc, Couvertures en Ardoises, Couvertures en Tole galvanisée, Couverteres en Bardeau Métallique Seu agent pour le Bardesu Métallique.+ .OUVRAGE-GAR ANTI fo 3 PRIE, o Ards + = .NODERES.af LA TRIBUNE es, XG + roe SN ant UNION ST-JOSEPH ST-HYAOINTHE Costré ve Rétie Dimanche, 2 novembre, 1390 Présidence de B.O.Béland, cr.président.: Présents MM P.Fiset, J.A.Casa: vant.J.A.Cadotte, Frs.Lajoic, Frs.Decelles Em.Boudreau, E.Clapin.Application pour bénéfices de M.Willy Burgue en dute du 29 octobre.Résolu de payer une semaine de maladie à M.Pierre Ducharme, du 12 au 19 octobre.Demandes d'admission et certificats du médecin pour les aspirants suivants qui sout déclarés admis.ST SIson Omer Bernatchez, cult.26 ans Michel Bois, menuisier, 24 Napoléon Gaudette, forgeron,40 STE ROsALIE Adulphe Lussier, cult.38 Napoléon Gosselin, * 34 Joseph Grenier, * 25 Joseph Léveillé, marchand, qo erdinand Corbeille, men., 28 ST-HYACANTHE Arthur Lamothe, comptable, Joseph Hébert, ferblantier, Eusèbe Bourgeois, commis, Valmore Dussault, fondeur, ST Ours 33 4! 21 24 Jean-Bte Allaire, cult., 44 Sr DOMINIQUE Jacques Beaudoin, journ., 33 BEustbe Durocher, cultiv.,, 24 David Hébert, u 37 Sr Pre Emery Drolet, \u201c 26 Nérée Bélisle, o 38 Hormisdas Petit, * 29 Jos.Pontbriand, journalier, 24 Albert Foisy, forgeron, 26 Horace Despars, * 21 Zacharie Brault, journalier, 44 Résolu que M.À.À.Bernard M.D.de St Ours soit nommé examinateur pour cetie paroisse.Résolu de payer les montants sui vants : Dépenses de bureau, frais de collection etc $5.33 J.B.Morin, 3.23 J.A.Casavant, 1.05 Et le comite s\u2019ajourne à dimanche le 9 novembre prochain.J.A.CADOTTE, Sec.-trés.Enéins & Bouilloires E.LEONARD & Sons \"Depuis 3 forces jusqu'a 100.PRIX TRES MODEREsS Conditions do paiement faciles.,SPECIALITÉ d\u2019Engins ot Bouil- loiros pour Fromageries, Imprimeries, Factoreries, ete.N.B.\u2014Dn peut voir Un des Engins ci- dessus en opération à l'Imprimerie de \u201c La Trinvse.\u201d C\u2019est Merveilleux.Le publie est étonné de voir que Noreau & Sicotte Vendent à 10 070 Meilleur Marché que purloul ailleurs.MEUBLES NEUFS ET DE SECONDE MAIN 59: Rue Mondor MM.NOREAU & SICOTTE sont les seuls représentants à St-Hyacin the d\u2019une manafactnare de meubles qui vient de s\u2019établir, ot lait des sacrifices énormes afin de faire connaître ses meubles dans le district de St-Hyacinthe.Ils peuvent vendre à un prix ex- traordinairemt réduit SETS DE CHAMBRE, SETS DE SALON, SIDE BOARDS, CHAISES.MATELAS.LITS A RESSORTS.Allez faire une visite chez NOREAU & SICOTTE 59} Mondor, St Hyacinthe.RS Billard \u2018a vendre Un:billard presque neuf 44 x 9 avec billes, etc.; à vendre.à.grand marché.Sladresser à y rc: 07 * Tatoues Turco, 115 StHyaclhthe.LEARN CA au LES ÉLECTIONS AUX ETATS-UNIS Les élections générales pour la Chambre d'Assemblée aux Etats- Unis auront lien demain dans tous les états de l'Union.La lutte électorale ouverte depuis un mois, à élé très active et à l'heure qu\u2019il est, il serait très difficile de dire qui, des démocrates ou des républicaius, 1'emporteront.Cependant le parti démocrate compte sur une majorité de quinze à vingt voix.Les forces des républicains se recrutent surtout dans les 95 comtés des états de l'Atlantique.Dans le reste de l'Union, les | démocrates auront lu majorité.I Le tarif McKinley a été le grand cheval de batuille pendant cette lutte Les démocrates sont favorables à une politique de protection basée sur les besoins de l'industrie et du revenu public pendaut que les républicains favorisent la politique d'exclusion, telle que mise en opération par le tarif McKinley.Le commandant de la milice Canadienne La Canadian Gazette de Londres confirme la nomination du colonel Ivor Herbert comme remplaçant du lieutenant-général sir Frederick Middleton, ex-com- mandant de la milice canadienne.La Gazette ajoute : Le colonel Ivor John Caradoc Herbert est actuellement attaché militaire à l'ambassade anglaise de Saiut Petersbourg.Le traitement actuel du colonel Herbert est de £500; comme commandant de la milice canadienne, il touchera £820 par année.Le nouveau dignitaire s'embarquera pour le Canady vers le milieu de novembre.Le colonel Herbert a déjà rempli les postes de major de brigade du Home District, puisla même charge dans le curps expéditionnaire d'Égypte.ll a aussi été commandant à l'Ecole des Forces Auxil- liaires des Casernes Wellington.Le colonel lerbert n\u2019a pas on- core atteint sa qgnarantiéme année, mt rete] ¢ Pees Une prédiction de lord Wolseley Le général Wolseley, | qui doit son uvancement, en partie, à la pacifique conquête qu\u2019il fit de In Rivière-Rouge, en 1870, ést main: tenant passé en Irlande, où il doit prendre le commandement militaire Ses occupations, nombreuses sans doute, lui donnent cependant des loisirs, qu\u2019il emploie à écrire dans les revues de Londres.Ne pouvant se contenter de son noble titre de Lord Anglais, le brave général veut aussi passer pour un prophète, même un prophète de malheur.EÉcrivant récemment dans la Revue des Revues, voici ce qu\u2019il dit à propos des Chinois : Les Chinois sont la nation de l\u2019avenir : ils sont appelés à couvrir ln terre.C\u2019est entre eux et les Anglais que sera jouée la partie décisive d'Armareddon.Il éclatera une nouvelle guerre entre la France et l'Allemagne et ce sera la plus terrible de toutes celles que l\u2019Europe a vues.Mais un de ces jours, il surgira en Chine un grand général on un grand\u2019 législateur et les Chinois qui, depuis des siècles, sont ros- tés stationnaires, s'élanceront dans la voie du progrès.Après s'être initiés au maniement des armes, ils se précipiteront sur la Russie, et_ l'ayant conquise, en- \u2018vahiront l'Inde'et nous réiette- ton t dans la mer.De co\u201d jour, \u2018l'Asie leur-appartiendra \u2018et'il ne \u2018restera \u2018plus \u2018aux Anglais: \u201caux \u2018Américains -et aux \u2018 australiens j'qu'à se rallier pour un::combat désespéré.Ce sentiment est: tel: lement .arrété chez.moi; que,:à mon avis, nous dovrions.! avoir Joh.BUY.2 aie Ge.pour politique de faire tous les- vÉForts possibles, voire même les plus grands sacrifices, pour rester au mieux avec le Céleste Empire.La Chine est la nation de l'Avenir.y Sem ED ee CONSPIRA@ION H se déroule en ce moment devant la cour d\u2019Assises du district d'Artbe- baska Un procès retentissant, \u2018don quelques journaux ont publié des rapports trop embrouillés, pour que ceux qui les ont lus aient pu saisir le fil le cette histoire, qui semble être grosse de révélations Il pourrait résulter de l'enquête qui se fait en ce moment devant la cour d'Assises d'Arthabaska la mise en accusation de plusieurs personnes de Montréal.Duns le cours du mois de juillet dernier, l'Hôtel de M.L.À.Plante, de Drummondville, devint la proie des flammes.Quelques scmaines plus tard, M.Duclos et M Roche- leau, d« Drummondville, furent accu- sûs d\u2019être les auteurs de cet incendie criminel.Ils protestèrent de leur innocetice.Vendredi dernier plusieurs témoins ont été entendus et leurs dépositions semblent dévoiler l'existence d\u2019une odictuise conspiration, qui aurait été tramée dans un hôtel du carré Cha- boillez.La nuit de l'incendie, Frédéric Poudrette, commis de buvette chez M.Sorel Mesnard, hôtelier du Carré Chuboillez, à Montréal, était à Drummondville.; C'est mademoiselle Ruelle, servante, originaire de Québec.qui le déclare dans sa déposition.Elle dit que Poulrette a veillé avec elle jus que vers minuit.Avant de la quitter, il lui a demandé des allumettes.Elle lui en a apporté deux.Tues bien avare de tes allumettes, lui a-t-il dit, donne-moi tout le paquet; j'em ai besoin ce soit pour gagner de l\u2019argent.: Peu de temps après le départ de Poudrette, le cri au feu retentissait dans le village.La déposition de Mlle Ruelle est confirmée par celle de l\u2019hôtelier Brodeur, chez qui logeait Poudrette.M.Brodeur déclare que Poudrette est rentré à sou hôtel environ 5 minutes avant l\u2019alarme.C'est grâce à M.Tarte, de Saint Hyacinthe que M.Rocheleau ct ses amis ont été mis sur lu trace de plu- sicurs autres témoins qui ont été in-' terrogés ou qui le seront demain, et dont les dépositions sont on ne peut plus compromettantes pour Poudrette et deux ou trois autres personnes.Il y a quelque temps M.Tarte et le frère de M.Rotheleau allèrent à Montréal ensemble.M.Rocheleau avait pris pour cette occasion le nom de Robert, un canadien récemment arrivé des Etats-Unis.; Ils descendirent à l\u2019hôlel Mesnard et là parvinrent à saisir de la part du propriétaire des déclarations très importantes au sujet dé ceratines sommes d'argent envoyées par M.Plante, propriétaire de l'hôtel incendié, à M.Mesnard.Ce dernier a déclaré À M.Stanislas Richardson, hôtelier de lu place Jacques-Cartier qu\u2019un jour il avait dit à son commis Poudre tte que s\u2019il n'allait pas jurer que Rochelenu lui avait offert $75 pour mettre le feu chez Plante, il le chasserait dc son emploi, ct qu\u2019au con- taire, s'il le faisait il lui donnerait une certaine somme d'argent.Poudrette est alors sorti dans la cour sans répondre.Peu après, il est rentré en disant : ** Qui c\u2019est vrai.\u201d C\u2019est M.Richardson, l\u2019hôtelier, dont nous parlons, qui a été le premier i découvrir les traces de ce com- lot.; P M.Frigon, entrepreneur de.ville a mis les amis de M.Rocheleau sir la trace des deux jeunes filles de Montréal, qui sont parties hier.pour Arthabaska avec le détective Cing- Mars, et dont les dépositions seront, d\u2019après ce qu\u2019on en dit, d'unë grande importance.i Au Bon Marché ! : Marotantises d'hutonne =\u2014ET\u2014 Jee Marchandises - d'Hiver.UN SUPERBE ASSORTINENT VIENT D'ETRE REÇU cars: Cea vue Etoffes à Robes; = -\u2014## - Btoffes-à Manteaux senda lenge end sel NOUVEAUX; PATRONS, ./ |! «+ DERNIERES:NUANORS.FL rite ody sud ap Seriado « or -p «RE, \u2018 a ca Mae ARE Py eve autre \u2014 a a wand LL \"LA SESSION À l\u2019ouvertnre de la première session du \u2018Tième Parlement de Québec, le cabinet est ainsi com- Riser Hon.M.Mercier, premier ministre et ministre de l'Agricul- fore.: Hon M.Garneau, ministre des Travaux publics.Hon.M.Shehyn, Trésorier provincial.Hon.M.Ross, Président du Conseil, , Hon.M.Robidoux, Procureur général.; Hon.M.Duhamel, ministre des Terres de la Couronne.Hon.M.C.Langelier, Secrétaire provincial.Le gouvernement a une majorité de 4 voix au Conseil législatif et de 27 à l\u2019Assemblée législative.L'Hon.F.G.Marchand na été réélu à l'unanimité orateur de l'Assemblée Législative.Un siège seulement est vacant celnide M.Lalonde, de Vau- dreuil, qui u donné su démission : MM.Cardin, député de Richelieu, et Morin, député de Charlevoix, ont êté élus whips i l'unanimité.: er 0s WP ser mmm Ls Elections aux Etats-Unis Les rapports sont encore incomplets sur les élections qui se sont faitesaux Ltats Unis Les Démocrates ont gagné plusieurs sièges mais les républicains semblent conserves une bonne rnajorité.\u2014\u2014\u2014\u2014.\u2014_- DE LA LUMIÈRE ! Il y a déjà longtemps que nous en demandons, mais nos supplications ne sont pas exaucées et \u2018nos édiles ferment les oreilles \u2014 oune les ouvrent pas à nos remarques.Nons avons à St Hyacinthe la lumière électrique, avec Jampes système arc et lampes incandescentes, et le gnz.Ces deux systèmes d'éclairage peuvent certainement fournir à notre ville une lumière suffisante, mais en tant que chaque lampe ou chaque bec de gaz seront placés, en une certaine quantité et distribués judicieusement par les rues.C'est de la quantité et de la distribution des lumières dont onse plaint aujourd'hui par la ville.Il y a certaines rues qui sont, dès 6 heures du soir, actuellement, plongées dans l'obscurité \u2018la plus complète.Nous citerons la rue Mondor particulièrement ; car sur cette tue demeurent six médecins, et Ion sait que chaque nuit des clients vont frapper à leur porte: celté rue esi, après 6 heures, un vrai casso con.La rue Girouard depuis le pare en montant, est très mal éclairée.Dernièrement, des voleurs ont pétiétré dans la manufacture Pa- .quette & Godbout ; l'obscurité No .HOLL dE! WETS complete de ln rue St Pascal a permis aux flous de n'êlre pas découverts.Une promenade dans la soirée permettra, à celuiqui la fera, de constater que sur Ja plupart des rues transversales allant à la rue -Girouard, on no voit goutte.\u2018Que l\u2019un ne s'étonne pas si \u2018dans des bagarres on autres mau- - Vais conps la police ne peut tou- c Jidrement, c'éet en fact de la sta- jours agir avecsucvès._ Une place où l'on devrait poser Bnelumière électrique et que Rpus tenons à signaler particu- , \u2014 goz et ce réverbire n'est pas suffisant, lorsque nos pompiers sont appelés pour un feu.Lorsque les voitures sortent avec une rapidité vertigineuse, on conçoit que l\u2019on ait besoin de bien voir clair pour les conduire.Cette insuffisance de lumière peut causer de graves accidents et il sera tard pour y remédier quand on aura à aéplorer un ralheur.Tandis que nous en sommes sur ce sujet de la lumière, nous nous permettons de faire une suggestion an conseil Dans tontes les villes où l'on se sert du gaz, à Sorel, Trois-Rivières, Sherbrooke comme à Montréal\u2019 et à Québec, on place un réverbère en face de la résidence du maire de la ville.Pourquoi ne lerait- on pas de même ici.C'est pent-être la seule marque apparente qui désigne, à l'étranger comme an citadin, le premier magistrat de la ville ; c'est une marque de respect et le maire de St Hyacinthe, qui rend tant de services à notre ville par son zèle et son dévouement,y a largement droit.Nous espérons que ces quelques remarques aftireront de MM.les conseillers toute l'attention qu'elles méritent et que du choc de nos idées aux leurs, jailliroÿ la lumière nécessaire à éclairer, sous tous rapports, notre bonne ville de St-Hyacinthe.\u2014\u2014 ana Eo one LE BIL, MOXINLEY Les effets désastreux du bill MeKinley se font déjà sentir aux Etats-Unis.Les journaux sont remplis du dépèches dans le genre de celles-ci : Mankato (Minnesota), 29 octo- bre\u2014Les propriétaires des mou- ling de Mankato ont été informés par leurs correspondants de Chicago que, en raison du tarif Me- Kinley, les marchands de larine de Hollande et de Belgique n\u2019achèteront plusde farine de seconde qualité faite dans ce pays.Cela nous ferme un marché qui enlevait aux seuls moulins de Mankato douze mille barils de farine par an.Voic \u2018maintenant pour le commerce des bestiaux : Kansas City, 29 octobre \u2014On\u2019 reçoit avis que le gouvernement mexicain a mis un droit de $500 par wagon de bœufs américains, en représuitles du bill McKinley.De nombrenx convois en route sont arrêtés à la frontière.Cette nouvelle canse une vive agitation parmi les marchands de bestiaux de Kansas City, qui font un grand commerce avec le Mexique.Nous né ferions que répéter ce qui est connu de tout le monde en multipliant ces citations.Illes sont assez significatives.JUGEMENT IMPORTANT CHEMINS DE FER Les conducteurs de trains responsables * L'honorable juge Mathieu a rendu mercredi matin un jugement très important dans la cause d\u2019un nommé Perrauit contre le C, P.R.Voici un résumé de ce jugement : Juse qu\u2019un passager qui, d\u2019une manière hâtive, est mis rudement hots du convoi, par le conducteur, parce quil n'aurait pas pu trouver tout de suite son billet: de passage, ! qu'il avait, pour l\u2019exhiber, a droit à * des dommages contre le p:opriétaire du chemin de fer dont le conducteur est emy loyé.Le 30 octobre, le demandeur, aicillard faible, acheta un billet & Trois-Rivigres ct prit le train pour Montréal.le conducteur, Ernest Robillard, lui demanda son billet.Perrault ne le trouvait pas.Peudant qu\u2019il fouilluit dans ses poches, le conducteur fit arrêter le train à deux milles de Trois-Rivières, ct contrai- git le vieillard à descendre en plein | champ.1 Gaissis a:ors presque auit.an: \\ « Tm 1 eam PARLEMENT PROVINCIAL | Assemblée Législative L'ouverture de la première session du 7ème parlement de Québec s\u2019est faite hier après-midi, à 3 heures.Après les cérémonies d'usage de l\u2019arrivée du lieutenant-gou- verneur au Palais Législatif.L'assemblée Législative se réunit sous la présidence de M.De- lorme pour procéder à l'élection d\u2019un orataur.M.Mercier propose, appuyé par M.Shehyn que M.Marchand soit reélu Orateur.Il observe que ce n\u2019est pas la coutume d\u2019accorder un second terme à l\u2019Orateur de cette Chambre, et que le fait est sans précédent ici du moins, depuis la Confédération.Cet usage n'est pas admis à Ot- wa ni dans les autres législatures du Canada.Mais il prévaul en Angleterre.Ii ne veux pas créer un précédent, mais les qualités distinguées de M.Marchand.l'engagent à établir cette exception.Il fait un éloge opplaudi de l'ancien Orateur.M.Blanchet approuve en tous points cet éloge au nom de l'opposition ajoutant quelques observations remarquables sur l'itn- portance des devoirs de l'Orateur de cette Chambre qui est le gardien de ses droits et de sa dignité.M, Robertson dit qu\u2019un second terme à déjà éléacrordé à Ottawa, à feu l'honorabls M.Dian- chet, élu Oratenr en 1863 et qui ut réélu en 1871.M.Robertson et M.Shehyn disent quelques mots à l'appui de la motion.Jhon.M Mercier répond à la remarque de M.Robertson.Le Dr Blanchet n'a pas été élu pour deux termes complels ni consécutifs Son cas ne constilue pas un précédent.Comme jo l'ai dit, on en agit tout différemment en Angleterre et au Canada.M.Marchand est alors déclaré élu.Il prend son siège aux applaudissements de la chambre et remercie les députés de l'honneur exceptionnel qu\u2019ils lui confèrent.La chambre s'ujourne jusqu'à trois heures cet après-midi.Le discours du trône sera prononcé aujourd'hui.L'adresse en réponse au discours sera proposée vendredi, la chambre ne siégeant pas jeudi, fête légale.QUI PAIE LES DROITS ?Le Albany Journal (républicain) fait remarquer que l'orge de l\u2019Ii- tat de New-York se vend 95 cents à Albany, et l'orge canadienne $1, apros avoir payé les droits qui sont de 30 ¢.par minot.Puis il ajoute : \u201c Cela a tout l'air comme si c'était le produe- teur canadien qui paic ces 30 cents.\u201d Pendant la fameuse campagne de ln\u201c politique nationale \u201d de 1876 à 1878, sir John et ses amis soutenaient que c'était le produe- teur canadien qui payait les droits sur l'orge comme sur \u2018ous les autres produits de la ferme.Le même paiti vient d'admettre, en enlevant le droit d'exportation sur les billots afin d'u- voir droit à Une réduction des droits américains sur le pin blanc, que c\u2019est également le producteur canadien qui paie les droits sar le bois qu'il exporte aux Liats-Uuis.En d'autres termes, le peuple canadien la Réciprocités'enrichirait du montant de droits quo supprimerait di-Hyacinihe Illustré.Historique St-Hvacinthe (Français et Anglais) Gontenant % 103 GFavares EN LITHOGRAPIIE Des Edifices Publics, Religieux, Munufacturiers.Etc, de St-Hyacinthe.\u2026 PRIX 25 Cts.,.Bis vente aoulement au Bureau de CE JOURNAL - Ww .Assez bon pour les Canadiens Une maison anglaise de Montréal a fait empaqueter\u2014on ne sait trop où\u2014des grains de millet, etc, pour les petits oiseaux, en paquets du prix de 50c.la douzaine.Sur le carton de l\u2019emballage sont collées deux bandes jaunes contenant la \u201cdirection\u201d, en anglais et en français.L'anglais, naturellement, est dans le style ordinaire du commerce, mais le francais ! nous le donnons ici textuellement : DIRECTION \u2018Tenez vos oiseaux dans une place gaie libre de vent coulis.Donnez-les nourriture et l'eau douce tous les jours Quand eaux laisser tomber leurs plumes trop franchement ou ont trouble avec irrégularité, mettez un clon roux ou un petit safran dans daus leur eau.Quand constipé, donnez-les une petite pomme, douce ou nonrriture frais.Tunez la cage et les perches propre et donnez le bain tous les jours.Le fond du la cage couvrez avec gravier pour prévenir la maladie des pieds et aider la digestion\u201d Nous nous demandons pourquoi, lorsque nos compatriotes de lungue anglaise veulent faire du français, ls ne s'adressent pas à quelqu'un qni connaisse bien cette Iangnte : il ne doit pas leur êire dillisile de trouver dans leur «ntourage immédiat quelque: canadien français connaissant sa langue et connaissent aussi l'anglais, qui ferait une traduction convenable.S'ils s'imaginent que les Canadiens français parlent la langue dont nous venons de donner Un échantillon, ils ss trom - peut beaucoup.Nous nu blamons pas, bien entendu, l\u2019idée de faire traduire en français les instructions qui accompagnent les paquets destinés à la clientèle française ; uous désirerions seulement que l\u2019on prit la peine de les faire traduire d'une maniére intelligible.\u2014\u2014\u2014\u2014 > 4e La théiére automatique La Nature nous présente une théière à versage automatique imaginée par un Anglais, M.Royle, puur éviter aux maîtresses de maison lu p ine qu\u2019elles prennent à servir les invités sont nombreux et la théière un peu lourde ; \u201cL'aspect de l\u2019eppareil est à peine diflérent de celui d\u2019une théière o-di- naire, sauf la forme du bec qui puise à la partie inféricure du récipient et s: recourbe vers sun extrémité pour que le jet soit presque vertical, de haut en bas.\u201cLe couvercle de la théière est constitué par un cylindre creux formant piston dans la paroi supéri ure du vase; ce couvercle est surmonté d\u2019un bouron en bois ou en ivoire, percé d\u2019un petil trou de cinq à six millimètres de diamètre.Peur verser le breuvage, une tasse est placée au dessous du bec de la théière, puis ayant verticslement soulevé le couvercle en le saisissant par le bouton, entre le pouce et le médius, on Pen- fonce dc nouveau en bouchant le trou avec l\u2019index.\u201cLair qui s\u2019est introduit par le trou dans le moment d'ascension du couvercle, ne pouvant plus s\u2019échapper pendunt la descente, exerce une pression sur le liquide ct le fait cou- ier par le bec.L'écoulement s\u2019arrête instantanément en soulevant index, ce qui supprime la pr-ssion exercée par l'air sur le liquide.\u201d Un peut ainsi, sans changer la théière de place, verser le liquide jusqu\u2019à la dernière go tte.Le jur- Wal qui décrit ce petit appareil, recommande seulement aux dames quelques exercices préalables, à blanc, pour ne pas verser le thé sur la nappe.Il leur dit aussi de ne point oublier de mettre une tasse au-dessous du bees il paraît que ces distractions ne sont pus rares, pour jeu que la causerie soit ihtéressante el animés, quand on est en train, jar exemple, de \u201cbécher\u201d une bonne amie.Aux Fromagers Pour vos fournitures de Fromageries allez voir C.ROULEAU, \u2018 - - (nada \u2014 ST-CESAIRE Dimanche, le 26, a eu licu une assemblée des membres de Ja société St-Jean-Baptiste de St-Césaire.On procéda à l\u2019élection des officiers.M.Pierre Denis fut réélu président de la société.Dr A.Dorval, 1er vice-président ; Joseph Charbonneau, ze vice-président; O.G.N.Ostiguy, secrétaire.VALLEYFIELD Jean-Baptiste Brunet, autrefois du St-Hyacinthe, doit s'embarquer prochainement pour l\u2019Europe.On nous dit qu\u2019il a l\u2019intention de passer l'hiver en Italie et dans le sud de 1a France.Nous lui souhaitons un bon voyage.ST-JEAN St-Jean, 4 nov.\u2014 Le nommé Blais, qui a été logé en prison ici pour assaut meurtrier sur le shéri Lareau et le constable Lajeuness: à Lacolle, mercredi dernier, s\u2019est suicidé, vendredi matin, On l\u2019a trouvé dang un corridor, sans vie, suspendu à une corde qu'il avait faite avec les couverture de son iit et attachée à un soliveau.Aux dernières nouvelles les victimes de Blais étaient dans une condition très précaire.\u2014\u2014 et SALT) PS Prt rin = - .\u2018 .2017 «151 +1 ln LJ ~ tell MANCHESTER Alfred Gaudet, te jeune homme qui à poignardé W.lbrod Paris, à la danse de mereredi dernier, =u 11i- bernian hal*,** à été artêté jeudi et a donné une cautio 1 de 5200.\u2014La nouvelle église catholique de West Manchester seta ouverte au culte, dimancae prochain.Les fonds de construction ont été fournis par Sa Grandeur Mer Bradley, et l\u2019église portera te nom de St-Patricl.\u2014Dans le concours de tir qu\u2019il y eut mercredi dernier, entre les différentes compagnies du ter régiment; I compagnie des Gardes Lafayette a remporté la palme.Sur l\u2019ensemble des points conservés, les Gardes Lafayette sont sorties du conteste avec 18 poi.ts de plus qu\u2019aucune autre compagnic.\u2014Mardi dernier, un déplorable accident a j té dans le deuil, la famille Poudrier, tue Central.Tandis que Mde Poudrier était à étendre son linge dans Ia cour.sa petite fille Dora, est tombée dans une cuvelte remplie d\u2019eau, et s\u2019est noyée.La famille Poudrier reçoit les sympathies générales dans le malheur qui vient de la frapper.B:DDEFORD \u2014Le bal donné vendredi dernier, par notre corps de police a été un vrai succès.\u2014Unc magnifique propriété a été achetée par M.J.B.Morir, pour en faire une résidence privée.\u2014L'œuvre de l\u2019incendiaire se fait sentir ici depuis quelques jours.Plusieurs bâtisses ont êté Jétruites par lu feu.\"I.A GUERTIN Vient de recevoir un bel assortiment de Grandes Bottes POUR HOMMES ET GARÇONS.Ainsi qu\u2019un lot considérable do CLAQUES ! Pour Hommes, Femmes ct Enfants VALISES En grande viriété dans tous les prix.80 Rue Cascades.ANCIENNE PLACE DE ALEXS Dion.Lettres et Numéros EN PORCELAINE DE TOUTE GRANDEUR Depuis 1 nouce a 14 pouces.affectés par le us durableset ne sont id où la chaleur.8t-Hyacinthe.\"E Pour | d'adresser à° 1° ® oil relate 6 burn de La Tribane © _ oe Ne A Che \u2019 Moa 6 \u2018et Numéros \u2018en lettres LA TRIBUNE D CA \"ie Cadcarx Mde Jos.Guillet et Mde Joseph Cadoret, ont gugné chacune un présent d'argent vie chez M.Jos.Brodeur.Parlement Leole L'Hon.P.B.de la Bruère a annoncé, au club conservateur, mardi soir qu\u2019il était question de former un parlemtent-école en cette vill>.Le siège du parlement serait au club conservateur.Cette innovation eu notre ville égaicrait en même temps qu'elle ins truirait la jeunesse de la ville de même que tous ceux qui assisteraient aux séances, surtout si la discu-sion 33 faisait entre les d'-ux partis.Feu Vers 2 h.a.m jeudi, le constable Maillet appergut de 1a fumée qui sortait par une fenêtre du logement de M.Benoit, restaurateur.11 s'ap- perçut que le feu était pris dans le magasin de M.Lajoie, ferblantier, et il donna immédiatement l'alarme à la station centrale.En'deux minutes les pompiers furent rendus sur les lieux, et en quelques instants s'étaient rendus maîtres du feu et avaient éloigné tout danger.Une fumée épaisse et étouffante sortait par toutesles issues de la maison, ct acaus* du dommage chez M.Benoit.On croit que le feu a originé dans un pupitre où il y avait des alumettes ui auraient été grugées par les souris.Les pertes de M.Lajoie s\u2019élèvent à deux ou trois cents piastres, couvertes par unc assurance.Nous devons féliciter le constable Maillet de la promptitude avec laquelle il a doncé l'alarme.Quelques minutes plus tard ct nous aurions peu\u201c-être cu un grand incendie à déplorer.Ivropnerie et contrebande Nous reproduisons sur une antre page, le texte du mandement de Son Eminence le Cardinal Faschereau sur l'ivrognerie ct la contrebande.Ce mandement à été lu dans toutes les églises de l\u2019archidiocèse de Qué- bee, dimanche dernier.Son éminence déplore les ravages causés par l'intempérence ct détermine la grave et lourde responsabilité qu'encourent les fonctionnaires muni- paux et les citoyens qui multiplient sans nécessité le nombre des aubur- ges.Le mandement de son Eminence vise aussi ceux qui font le commerce de boissons par contrebande et pro- pageut par ce moyen l'ivrognerie.Folnilles Il existe un réglement qui défend de tenir dea volailles atlachées par couples.Nos cultivateurs l\u2019efrei- gnent assez souvent, ainsi nous avons vu voir hier soir plusieurs couples de ces volatiles ainsi attachés et qui ont passé la nuit au marché.Few Henry Beaupré Les funérailles de feu Henry Beaupré,hôtelier,ont cu'lieu dimanche,huit jours après qu'il recevait le coup fatal qui a été la cause de sa mort.Les porteurs des coins du poitle étaient MM.I.EH.Poitras, Adélard Charpentier, O.Lamoureux, Josepu Reeves, F.Jarret, J.Charron, Alp.Gervais, Jos.Gosselin, Un cortège nombreux accompa- gnaït sa dépouille mortelle.Les charretiers dont le défunt faisait partie, avaient tenu à assister el l'on voyait une longue filée de voitures formant partie du cortèsre.Un libéra fut chanté à la cathédrale, puis de là la dépouille du défunt fut conduite au cimetière sa dernière demeure.drop vite Les gens qui mèneut leurs chevaux à une allure desordounée ne diminuent pas leur train, malgré certaines cxemples.Famedi dernier, encore, un médecin faillit se faire écraser ! 1 faudrait un exemple sévère.Etudiants Plusieurs jeunes gens de cotte'ville, qui suivent leurs cours universitaires à Montréal out profité des quelques jours de vacances que leur donnait la \u2018Toussaint, pour venir les passer à St-Hyacinthe.En hivernement Les yachis Eagle el Yamaska se reposent maintenant tranquillement de leur longue saison de labeur.On les a mis en quartiers d'hiver, tout enveloppés de toiles.ct dans cette toilette curieuse ils ont l'air à déplorer tristement le retour trop prompt des choses et des saisons ici-bas.Personnel Nous avous cu le plaisir de recevoir la visite de M Charles Lalime, directeur-propriétaire du Travailleur de Worcester Mass, Maison pour les pauvres D'après une résolution adoptée par le conseil-de-ville, M.le- maire Dessaulles a écrit au gouvernement lui demandant son aide pour l'établissement d'une maison des pauvres à St-Hyacinthe.Cette maison servirait de refuse aux nombreux mendiants qui tmcttent notre ville à contribution, de même j que l\u2019on y ferait travailler bon nombre de gens qui vivent des aumônes que recucillent leurs femmes et leurs enfants ct en -buivent souvent le produit.Cet établissement serait pour le comté comme pour la ville, et it n\u2019y a aucun coute que la réalisation de ce projet produirait des bicufaits marqués.Espérons donc que le gouvernement accueillera favorablement la demande du Conseil et que l\u2019établissement de cette maison en cette ville n'est qu'une question de temps.Alarme Une alarme a été sonnée dans le quartier No 3, lundi vers 4.15 heures p- m.Les pompiers se rendirent sur es lieux, muis n\u2019eurent pas même la peine de dévider les boyaux.C'était simplement un feu de tuyau À la résidence de M.Alexis Dubé, employé à la manufacture de laine.Auouns dommages.Nos pompiers ont répondu à l'appel avec une promptitude vraiment digne d'éloges.Ecoles du soir Les c'asses des écoles du sont ouvertes hier soir.Les professeurs sont MM, Thumas, D.Boucher, ct S.Carreau.Ces professeurs sont sous le contrôle immédiat du Rév.Frère directeur de l\u2019Acadénue Girouurd, qui a la direction générale de l\u2019enseignement.Banque Jacques Cartier M.de Martiguy,fils de M.À.L.de Martigny, caissier du bureau principal de la banques Jacques Cartier, remplace à Ia succursale de celte ville, M.Larochelle,qui a lnissé te bureau, soir su Néyligence punie Certains propriétaire ou locataites, sont d\u2019une négligence impardonnable en ce qui concerne les vidanges de fu sses d\u2019nisances.Plusieurs de ces gens là nous sont signalés.Aujourd'hui une poursuite doit être signifiée à l\u2019un d'eux Si l'exemple ne suffit pas onen fera d'autres.Orphelinat Les sœurs de l\u2019Hôtel Dieu doivent commencer la construction d\u2019un orphelinat.Les enfants qu'elles ont sous leurs soins habitant l'hôpital, sont en conatct avec les malades ct très à l\u2019étroit.Les besoins de notre population qui va toujours ev ercis- sant, nécessitent cette nouvelle construction.Le blessé Noel Le nomm* Noûl qui est tombé du haut d'un poteau de téléphone est parti pour Québec, Il souffrait beaucoup de la jambe droite et a dû sc procurer des béaguil- les pour se supporter.Station de police La station de police -donae abri chaque nuit à des trumps de diverses trempes et conditions.C'est le froid qui les (orc +, probablement.La banque Molson Il pourrait se faire que d'ici à peu de temps la banque Molson retirerait sa succursale à St-Hyacinthe.La banque Molson ct la banque du Peuple sont actuellement en pouparlers à ce sujet et si l\u2019on arrivait à une entente, la première fermerait sa suceursale ct la banque du Peuple lu remplacerait à St-Hyacin- the.L'affitire sera résolue d'ici à quelques jourset nous tiendrois 1s lecte ars au courant.Une lecon Deux jeunes garçons de 13 à 14 ans, s'amusaient @ insulter u: vicil- lard sur Ia rue, Une plainte a été immédiatement formulée contre les petits polissons et les parents savent aujourd\u2019hui qu\u2019il en coûte un peu cher lorsque l\u2019on ne surveille pas assez les cnfants.On rit encore Un cultivateur vendait hier à un citoyen de la rue St-Denis un voyage de foin monstre.Malgré que la charettée fut deux fois grosse comme l\u2019entrée du passage de la dour était large, il s'obstina, à vouloir y faire passer la charge.Mal lui en prit car sile cheval entra un peu vite même dans la cour c'est qu\u2019il y entra seul, ayant laissé fain et brancard à l\u2019entrée du passage.Cette aventure a créé quelques minutes d'hilarité parmi les témoins de ce déchargement d'un nouveau genre.Fête légale Hier, jour d'action de grâces, tous les bureaux publics, palais de justice, banques, bureau de poste etc.,étaient fermés.Poursuite Une sommation de comparaître devant le recorder, a ête signifiée à M.L.Gariepy, pour avoirtenu ses latrines duns un état concraire nux 1èles de l\u2019hygiène, de même qu'aux délices de l'organe olfactif des voisins.L\u2019accus! \u20ac t sommé de comparaître lundi prochain.BOOLES DU SOIR Les classes dn soir on \u201cCours d'Adultes,\u201d de la Cité d= St Hyacinthe.snus le contrôle d'un comité nommé à cet effet,\u201d s'ouvriront le 6 nevembre à 8h.du soir.Les MM.qui désireront suivre les cours devront donner leurs noms avant celle époque on pour le plug tard le 9 courant, de manière à ce que les hassce soient organisées au plus tot, RÉOLEMENTS DES CLASSES Apr.ter Les classes aurout lieu de $h à Ob, soir.Ant.2e Lrs professeurs devront être à | leur poste 10 minutes avant l'heure tt ne permettront jamais aux élèves une fois entrée, de sortir où de se promeuer dans la maison.Aux.3e.Les jours de classe mardi, mercredi, jeusli.Art.dr, Tous les élèves devront être rendus à8 h 10 m.pour le plus tard.Ant.5e.Passé & h 10m.les portes de l'A ca- démie seront fermés.Arr.be, Ne sont admis, à suivre les diffirents cours, que los jeunes gens au dessus de 10 ans, sont : Inndi, Ant.Te.Il est défændn de fumer dans\u2019 les pass:1jges, escaliers et classes à cause du danger pour le feu, ArT.8°, Il est défendu de cracher s:ir le plancher.partioulièrement à ceux qui ont lhabitude de chiquer.ART, De, Les livres apparlicunent à la Municipalité ; les élèves n'en ont que l'usage ; ils penvent devenir proprié- lé personnelle en en payant la valeur.Arr.{0e.Les livres qui seraient déterriorés par négligence, le possesseur en payera la valeur et ce on cos livres lui appartiend cont.Art.llr, Tout élève qui se montrerait insubordonné, ou qui après avoir êté averti par son professeur ne sè corri- geraît pas sera chassé.\u2014\u2014\u2014lf er fm Naissances.A Farnham le 25 octobre, madame J.E, Campbell, une fille.A Nashua, N.M.le 21 octobre dernier, l'épouse de M.Joseph Beauregard, comptable, à Mis au monde un fils.En cette ville, le 34 octabre, l\u2019épouse de M.Edmond Maheu, un fils.EES DECES Henry Beaupré a succombé à ses blessures vendredi,à 2.30.n m.henres, après cinq jours de soul- frances horribles.Durant tout ce temps il a conservé sa connaissance, quoiqu'il fût à peu pros privé de usage de la parole.Quelques mots comme \u201coui\u201d et \u201cnon\u201d ct des plaintes exprimant ses cruelles souffrances furent tout ce que l\u2019on entendit de lui depuis dimanche dernier.Ilenry Deaupré était âgé de vingt quatre ans e{ un mois.Il laisse une joune femme et un en- (ant âgé de-trois mois.L\u2019ARTISAN Parait tous les jours a 4hs.P.M Et est en vente aux endroits suivants : D.Dumaine, 56 Rue St-Antoine J.B.Garand, 16 \u201c Mondor, F.H.Poitras, 178 \u201c Cascades.Jos.Fournier, 2 \u201c Cascades.t Le tirage de nos I'rimes \u2014\u2014\u2014 \\ \u2014 Tel qu'annoncé dans les précédents numéros de LA TRIBUNE, le tirage des Primes offertes à nos dans le salle de l'Hôtel de Ville.Bor à ce tirage, qui s'est fait sous la su et Ed.Mathieu, juges de paix.abonnés a eu lion vendredi soir, 1 nombre de personnes assistaient rveillance do MM.J.E.Perrault .Voici la liste des abonnés heureux avec leurs numéros tels que tirés et lu désignation de l'objet gu CHJKTS Numerss {Noms gagnants Montre en or solide 602 Dme.Vve.Chs.Dion, St Hugues, P.Q.241 Jos.Beauregard, 782 J.B.Bergeron, Yen argent 408 8.Curreau, 154 Ferd.Paillé 280 en nikel ae \u201c Chaîne de montre Ke 1201 Dile M.L.} 1109 J.B.Latour 473 Jean Blain, on oh 4 .N.O.Fortin, 276 Michel Deneault, 227 M.G.Guillet, 108 1.A.Beauchamp, gent: RESIDKNCRS Nashua, N.H.St Pie, Bagot, 1.Q.St Hyacinthe, P.Q, : Drummondville, P.Q.Upton, PQ.Y antic, Conn.Winooski, Vt.Blanchard, St Hyacinthe, I\u201d Q., Farnham, P.Q.\u2018 Compton station, I\".Q.+ Berthierville, P.Q.tEpinglette 709 A.Danis, Acton Vale, P.Q.\u2018 199 Frs.Racicot, L'Ange Gardien, P.Q.* 658 À.Desmarais, St Pie, Bagot, 6 se 747 Jos.Lemay, Gilbertville, Mass.\u201c 1127 Pierre Guillet, New Bedford, Mass.s 1250 Ant.Laferté, fils, St Guillaume, P.Q.+ 137 Ged.Gobeille, Otterburne, Man.Boutons peur poignets 917 Arsène Paquette, St Hugues, PQ.* \u201c 244 E.F.Coderre, St Hyacinthe, \u201c \" * 609 Vict.St Roch, Ste Rosalie, 6 \u201c * 774 Hy.Hivon, St Hyacinthe, \u201c \u201c ee 6 Jos.Dansercau, New Hartford, Conn._ i 187 Phil.Bédard, Fulford, P.Q.\u201c« Chromu religieux 3 LE) 1166 J.M.Délang 163 Paul Rajotte, 425 Elz.St Onge, 1333 Adclard Chapdelaine, 146 Lévi Chabotie, St Eugène de Grantham, Qs St Dominique, P.Q.St Judes, < St asurnabé, Milbury, Masser, \u2019 395 Ludger Pag St Hyacinthe, + 786 P.Giasson, Laprésentation] \u201c .be 1160 Ls.Gélinas, Fitchburg, Mass, * \u201c 473 Fab.Laroche, Windsor Mills \u201c fantaisie 716 Dr Desjardins, St Judes, * \u2018 4 918 P.Côté, Laprésentation, és, \" be 778 Ls.Bernier, Holyoke, Mass.: .750 Ed.Lachance, St Liboire, 6 .720 P.E.Roy, St Pic, Barot, « 463 Eus.Rondea Nous soussignËs certifions que u, Roxton Falls, le 31 octobre 1890 à 7.30 heures, p.m dans la salle de l'Hôtel-de-ville de St-Hyacinthe, à la demande de M.À Denis, propriétaire de LA TRIBUNE, nons avons procédé au lirage au sort des primes offertes aux abonnés.Ce tirage a été fait soas notre surveillance personnelle et de la maniére la plus juste et la plus impartiale.En foi de quoi nous avons délivré le présent pour servir ce quo de droit.J.& PERRAULT, J.P,, EDOUARD MATHIEU, J.P.Nous offrons nos remerciements à M.le Maire G.C.Dessaulles, pour l'usage de la salle de l\u2019Hôtel-de-Ville et à MM.Perrault et Mathieu, juges de paix pour le, ser la circonstance.Nous félicitons aussi ceux de vice qu\u2019ils nous ont rendu dans nos abonnés qui ont été favorisés du sort, et nous remercions tous ceux qui, quoique n'ayant pas été heureux n'en ont pas moins encouragé notre œuvre, et auxquels nous souhaitons une meilleure chance pour le prochain tirage que nous annoncerons dans quelque temps.Le Grand \u2014- Trone.ALLANT A MONTREAL 5) 5 B02 21 2131= JAMIPM.G 3013 03 5,6 47/3 25 St-Liboire.\u2026 .ING 5513 33 Britannia Mills 7 00j3 43 Ste-Rosutic.ve forseesnd| T 12 à OÙ St.l[yacinthe \u2026 05110°30/7 18 4 08 Ste-Ma-toleine.\u2026.28/10 5017 354 30 StIlnire ceenien A811 07(7 504 55 Balasil, c0\u2026u00.s vosaco wens OTL HIT 53 5 GO St-Lambert.a.40/11 50/3 306 15 Montesal \u2026 00;12 lu]8 50,6 45 ALLANT A RICHMOND.v J
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