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Titre :
La Tribune : journal hebdomadaire
Catholique et libérale, La Tribune oeuvre au développement de sa région.
Éditeur :
  • St-Hyacinthe :[s.n.],1888-1922
Contenu spécifique :
vendredi 10 août 1894
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Tribune : journal hebdomadaire, 1894-08-10, Collections de BAnQ.

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[" ! Yol.7.VYendredi-10 Aout 139/L.No 16 FEUILLETON \u2014UNE\u2014 ERREUR FATALE XXV CŒURS HEROIQUES ( Suile) ll monta en voiture et arriva chez Mme Dambrun an moment où le\" pauvre corbillard prenait la route du cimetière de Saint.Ouen \u2026 Pendant ce temps Alexine rejoignait su mère et ses sœurs.\u2014dJe te demande pardon, dit elle à Mme Ferral, d\u2019avoir montré si peu de courage.Ce que vient de m'apprendre mon père bouleverse mes idées et change mes résolutions.Dermets-moi de faire de la bibliothèque une chambre pour ma brodeuse.\u2014Nocllie ?demanda Claudie.\u2014Elle-même, fit tranquillement Alexine.\u2014Je croyais que ce qui s\u2019est passé.! \u2014Le vent de la douleur a soufllé sur nous; Dieu veuille apaiser l\u2019oroge.\u2014 Fais ce que tu voudras, dit Mme Ferral, pourvu que tu reprennes la santé, le courage et la vie.\u2014Viens, Nicette, dit Alexine, tu m\u2019aideras.Claudie mit un long baiser dans les cheveux de sa sœur.Puis toutes trois commencèrent l\u2019aménagement de la chambre de Noellie.L'une apportait un petit meuble, l'autré des fleurs, celle-ci une statuette ; celle là un oiseau.Nicette cacha le métier sous un tapis, afin que rien ne rappelât à la jeune fille qu\u2019on l'y recevait, comme jadis, en qualité d'ouvrière.C'était non la protégée, mais l'amie qui rentrait.Mme Ferral avec l\u2019admirable confiance qu'elle gardait en son mari, jet la tendresse exclusive qu\u2019elle portait à ses filles, laissait celles-ci suivre les prescriptions du docteur.Tout ce qui pouvait arracher Alexine à sa torpeur était regardé par elle comme un bienfait.Un moment elle vint regarder les préparatifs de ces filles et avec son tact exquis de femme et de chretienne, elle apporta un crucifix.Cette œuvre collective de tendresse et de charité était à peine jachevée quand Nicette entendit rouler dans la cour la voiture du docteur.\u2014Voici mon père ! lit- elle, Elle se pencha a la fenêtre.\u2014Ii n'est pas seul! ajouta-t- elle ; le cocher et le concierge lui viennent en aide.On soulève une femme qui semble morte.Ncellie ! c\u2019est Noellie ! Claudie et Alexine se regardèrent.\u2014Allons! dit 1'airée, voici l\u2019heure de se montrer vaillante \u2014Ah ! répondit Alexine, ceia est facile pour toi qui n\u2019as jamais aimé.\u2014Qu'en Claudie.Une sorte d\u2019effroi se lut sur le visage d\u2019Alexine.\u2014T'a aurais aimé sans le confier à personne ! \u2014BEt souffert sans le dire.\u2014Toi ! \u2014Pourquoi pas ?\u2014Mais alors tu es une sainte \u2014Je suis une fille redoutant d'alammer sa mère; une sœur disposée à tout sdcrifier pour ses sœurs.Peut-être Alexine allait elle demander l'explication de ces paroles, mais au même moment la porte de la bibliothèque s'ou vrit.\u2014Doucement ! doucement ! fit le docteur Ferral en s\u2019adressant aux deux hommes portant le corps sans mouvement de Mlle Dambran.Posez cette enfant sur le lit.Je smis content de vous, mes filles.Déshabillez ma malade.Tout eet fini poar Mme Dambrun, et je ramène Noellie du cimetiére.C'est une orpheline que je vous charge de consoler et de ramener a la vie\u2026 Des bouteilles chaudes aux pieds, des frictions légères Elle recouvrera toute seule le sentiment.Dien lui accorde une trève\u2026 Les douleurs de la vie ne la ressaisiront que trop tôt, Il s'éloigna, et les deux serviteurs fermèrent la porte derrière lui.Les trois sœurs s\u2019empressèrent alors doucement autour de l\u2019orpheline.Tandis que Nicette enlevait ses bottines, Claudie dégrafait sa robe et Alexine relevait ses longs cheveux.Le peigne qui les retenait venait de \u2018se briser sur le parquet.En un instant Noellie:fat cou- sais-tu?demanda chée dans le lit aux draps de fine batiste, et sa téte pile reposa sur l'oreiller garni de den- tellvs.On eût dit un ange endormi.Après avoir abaissé les rideaux les trois sœurs se groupèrent autour de la couche de Mlle Dum - brun ; Nicette tenta de lui réchauffer les pieds, Alexine demeura debout debout à son che vet, Claudie s\u2019agenouilla, priant à voix basse le front caché dans ses mains.Une demi heure se passa de la sorte ; le docteur Ferral était sorti, et bien qu\u2019il eût allirmé à ses enfants que la situation de Noel- lie ne présentait aucun danger, celles-ci se demandaient avec angoisse si ce lourd sommeil ne prendrait pas bientôt fin.Alexine surtout demeurait en proie à une émotion extraordinaire.Après avoir rassemblé toutes ses forces pour tenir tête à l'orage, elle ne savait pas s1 elle n\u2019allait pas retomber sur elle-même et se trouver plus malheureuse que jamais.E-le aussi priait, mais moins ardemment, moins purement que Claudie.Un levain humain restait dans son âme.Le secret qu\u2019elle venait d'apprendre la meurtrissait encore.À l\u2019invocation qu'elle adressait à Dieu se mélait la révolte inavouée de son cœur.Elle subissait l\u2019épreuve de la vie dans toute son âpreté.Prête à remplir son devoir, elle trouvait ce devoir amer Et puis elle sentait en elle un aiguillon terrible : la jalousie.Son père lui venait d'apprendre que Noeliie avait été dans la pensée de su famille fiancée à Gilbert; et quand elle regardait ce visage si beau, si pur, ces cheveux noirs opulents couvrant l'oreiller de leur masse ondoyante, ce cou délicat, ces mains charmantes, elle se disait que Gilbert n'aurait pas de peine à accomplir son devoir.Qu'\u2019il l'eût aimée, elle ne le niait point, elle l'avait senti, dans leurs âmes s\u2019était fait un mutuel échange de tendresse ; sans doute il avait souffert à la pensée de renoncer à elle, de remplacer la fille du célèbre docteur Ferral par l'héritière d'Hector Dambrun que rivn ne pouvait empécher d\u2019avoir été exécuté comme coupable d\u2019empoisonnement.Mais elle vût préfé ré que Noellie fût moins belie, moins digne d'inspirer la ten.dzesse après avoir.excité la pi.tié.Toutes ces pensées se confondaient dans son âme sans qu\u2019elle s'en rendit un compte exact, et qu\u2019il lui fût possibls de les aus- lyser.Elle en éprouvait l'impression plutôt qu\u2019elle ne les détaillait.Mais en dépit de la résolution prise, de sa volonté de sacrifice.elle sentait la plaie ouverte daus son cœur.Llauvre noble enfant ! elle eût nié à qui eût tenté de le lui faire comprendre, que cette lutte continuait en elle; il se passe souvent an fond de l'âme des combats dont nous ne savons ni l'origine ni la fin.Téésolue à se sacrifier, Alexine ne s\u2019élait pas engagée à ne point souffrir de son immolation.Au lieu do sentir pénétrer en elle le calme qui d'ordinaire suit les résolutions viriles, elle sentait s\u2019enfoncer plus avant le jaive qui la transperçait.Et pourtant ele demeurait résolue, et si on Ini eût offert de revenir sur sa décision elle s'y für refusée.Qui de nous tout en acceptant le calice ne l\u2019a regardé avec craiate ?Qui de nous l'ayaut -approché de ses lèvres ne l'en a éloigné avec terreur, après en avoir constaté l\u2019amertume ?Noellie demeurait toujours jours immobile, cependant il semblait à Claudie qu\u2019une faible rougeur montait à ses joues.Ce premier symptôme fut bientôt suivi d\u2019un second, ses doigts se crispèrent sur la courtepointe de soie.Enfin ses lèvres s\u2019ouvrirent see paupières battirent; il fat possible de voir ses grands yeux noirs, maie la raison ne les éclairait point de son divin rayon, on n'y voyait briller que l'éclat de la fièvre.\u2014Je suis bien ici ! fit-elle.Qui donc disait que je quitterais Versel et que ma mère et moi nous reprendrions notre marche sur la grande route, comme au temps où nous étions pauvres, si pauvres que nous manquions de pain.Est-ce possible, d\u2019ailleurs ?Jo suis la nièce du comte Ostrog, et le comte Ostrog est le bienfaiteur de toute une contrée.C\u2019est lui qui me dotera.Je le sais\u2026 Il l\u2019a dit un jour à ma mère.Et quand je serai riche, bien riche, j'épouserai Gilbert.Voyons, allons dans le parterre, dans le jardin, le long des oaies, je dois cueillir ma couronne de mariée : blanche ! toute blanche ! Les enfants du pays m'siment, ils m'en apportent\u2019 plein les .\u201c IY : mains.Oh! je voudrais être belle pour plaire davantage à (rilbert.Je le vois là-bas.Il paste un livre à la main, sans me voir Il ne me voit jamais qu\u2019à l\u2019heure où je me tronve en face de lui.Moi, je sais toujours où le trouver, je le devine, je le pressens.Mais qu'ai-je donc dans les mains ?Les lis, les jasmins, et les roses sont teints de saug.Le sang pleut autour de moi.Il souille ma robe, il rejaillit sur mon visage De l'eau ! de l'eau! Lavez-le.Ma robe de fiancée en est couverte.Gilbert a peur de moi, Gilbert me fuit, Elle poussa un cri désespéré et se renversa en arrière.Puis ses mains se joignirent, et elle reprit avec l'accent de la prière : \u2014R-viens! reviens! ce n\u2019est pas ma fante ! Ai-je commis un crime ?Personne n\u2019est coupable ici.Ta ne sais pas ?On m'a dit que c'était toi qui avais taché de sang ma robe d'épousée, mais je ne veux pas le croire.Tu as couvert mes genoux de Toses rouges, Voilà tout Ce que c'est pourtant, on me répète des mots qui m'\u2019effraient.Tu me voulais du mal, moi qui t'aimais tu m\u2019as perdue.Perdue! C'est pour cela que tu me fais.Oi vas-tu ?Je te pardonne! Est:ce qu'on ne pardonne pas toujours quand on aime.Allons.c\u2019est assez pleurer et souffrir.Mettons- nous en marche et cherchons Gilbert.J'ai prié la Vierge, elle me le fers trouver.Mes pieds sont meurtris.J'ai le cœur broyé, la tête lourde.Sur les durs pavés, j'ai marché longtemps.Qui me barre ici le passage.la foule.du monde encore, du monde toujours! et puis! ah ! de grands poteaux rouges.rouges comme ma robe je chancelle, mon front s'y heurte, et là, là, qu'est-ce que Je vois ?une téte pile.Cette tête parle, que dit-elle 2.\u2014Je suis innocent! Je suis innocent! Gilbert! qui-donc est: - criminel, sinon toi ! toi ! toi ! Elle se rouls sur son lit, en proie à un horrible spasme.Alexine bléme et mourante l'écoutait avec épouvante.Nicette pleurait.Claudie s\u2019efforçait' de ramener sur la malade les couvertures qu'elle repoussait au\u2019 sein \u201cde son délire.2° Tout à\u2019coup Alexine se leva.Une.idée bienfaisante traversait son esprit presque aussi fatigué \u201cuv .- ER EW AUS /S SA a .Ld iME re FUI RSS Arete \u2018 RECRUIT rea ey re me J Sr suIe votes an Rm yet CNEWZERA Tee tab re ae ern Lowel JT ERE = \u2014 rs Camden: ARTE, ree AAR ENT «1 nap.1 immaculées.que celui de Noellie.Elle quit- tals bibliothèque, entra dans le salon et se mit à chanter.\u201cD'abord la malade ne sembla pas faire attention à cette mélodie ; mais peu à pou elle agit sur elle, comme la harpe de David sur la folie farieuse de Saül.Son visage se détendit, ses mains demeurèrent inertes sur la batiste des draps, elle ferma ses yeux, \u2018et ses lèvres en s\u2019agitant laissèrent passer ces mots : \u2014Les anges passent! les anges me bercent ! Oui, c'était bien un ange qui la berçait, un pauvre ange souf- trant comme elle-même, et qui lui donnait à cette heure ce qu\u2019il existait de meilleur en elle: son Ame jaillissant de ses lèvres en un chant divin.Calmée par cette harmonie, la jeune fille s\u2019endormit, et quand le docteur rentra, il la trouva paisible, au milieu de ses trois filles.Un grave sourire effleura d\u2019abord ses lèvres à la vue de ce tableau.Mais quand il eur pris le poignet de Noellie, il secoua la tête: \u2014Quelle fièvre ! dit-il.\u2014Et quel délire ! ajouta Clau- die.\u2014Je guérirai la fièvre, reprit le docteur : Dieu seul peut calmer le délire.Une créature plus robuste que cette enfant eût été brisée par les luttes qu'elle a subies et les épreaves qu'elle a subies et les épreuves qu\u2019elle vient de traverser.Sa mère nous l'a léguée, gardons-la.Nous y sommes d'autant plus obligés qu\u2019une dernière grande douleur, la plus horrible peut-être, l\u2019a frappée ici.\u2014Tu peux compter sur moi, père, dit Alexine d\u2019une voix ferme.Le docteur posa une de ses mains sur le front de sa fille qu'il renversa doucement comme s\u2019il voulait mieux lire dans son regard.Elle ne ferma point les yeux, Elle savait.la noble et pure enfant, qu\u2019en trouvant la douleur telle qu\u2019elle était, immense, inguérissable, il trouverait aussi la force du sacrifice.Elle tenait trop de lui pour faiblir à son devoir.Huit jours se passèrent de la sorte : la fièvre persistait, et avec elle le délire.Il changeait de nature et semblait perdre de son caractère sombre.La jeune fille Voyait moins souvent se dresser l'échafaud d'Hector Dambrun, et se retrouvait plus vite dans les allées ombreuses du parc de Versel.Mais alors commençait pour Alexine une rude épreuve : le nom de Gilbert revenait sans fin sur les lèvres de lu malade.Refrain d'ane longue chanson dont chaque couplet ramenait la mélodie.Mais il n\u2019y avait jamais rien de brûlant ou d\u2019excessif dans cette passion.Cette enfant pure gardait même dans le délire l'exquise chasteté des êtres angéliques.Il lui semblait être transportée dans un des jardins mystiques où los fleurs mans cesse renaissantes sont cueillies par des mains de vierges et ca- éhées dans les plis de leurs robes Elle parlait du ciel où toute affection s s'épure, plus que de la terre où tout s\u2019é- \u2018tiole ot se vicie.Rien ne pouvait :mieux(révéler 1 ciractire ado- rable de Noellie que cet état de souffrance et de fièvre, où, sans avoir conscience de ce qu'elle disait, elle laissait voir le fond de ss pensée, plus pure que la neige tombée sur les attitudes des Alpes.Un soir le docteur dit à sa femme qui s\u2019effrayait de la du- rte cette maladie étrange : \u2014Ma science est à bout, il ne me reste qu\u2019un moyen de la sauver.\u2014Emploie-le.\u2014J'ai reculé jusqu\u2019à ce jour dans la crainte de faire souffrir Alexine.\u2014Veux-tu donc rapprocher Gilbert de Noellie ?\u2014Oui, si je tardais davantage, je craindrais de voir le delire amener la folie.\u2014Alexine est résignée à tout, dit Mme Ferral.Du reste, chaque soir elle chante pendant deux heures afin de calmer Noellie ; tu pourrais profiter de ze moment pour introduire M.Favières, si tu crains que notre fille se souvienne trop des projets passés \u2014Grilbert viendra donc ce soir.Le docteur écrivit immédiatement au jeane homme.Celui-ci se trouvait en proie à un chagrin sans nom.Depuis que Noellie l\u2019avait chassé de sa maison, il avait rôdé la nuit dans les rues, et s'étant hazardé à entrer chez la concierge, il y apprit avce stupeur que la jeune fille n\u2019y était point rentrée.Les suppositions les plus terribles et les plus folles traversèrent son cerveau.Sans nul doute un dernier malheur était arnvé.Il avait couru à la Morgue, à St- Cloud, demandant, s'informant, la croyant perdue, morte où enfuie.Il commençait à perdre l\u2019espoir de réparer son crime involontaire.Noellie ne Ini permettait pas de le racheter.Une seule chose l'aurait consolé : retourner chez le docteur Ferral, mais il ne l\u2019osait pas.Là encore n\u2019avait-il point semé des larmes ?Quand il reçut le bil'et le conviant à se rendre chez le docteur, il lui sembla qu'il était sauvé.Que pouvait-il lui vouloir ?Qu\u2019allait-il lui dire et lui apprendre ?Il courut chez M.Ferral.À peine s0 trouva-t-il dans l\u2019antichambre qu\u2019il entendit s'élever la voix suave d\u2019Alexine.défaillant contre la muraille.Mais entre les draperies d'une portière apparut la tête de Ni- cette, et, sur un signe de la main de l'enfant, Gilbert se dirigea vers la bibliothèque.Excepté Alexine, toute la famille e'y trouvait.\u2014Noellie, chez vous ! s\u2019écria Gilbert.\u2014Qui la soignerait avec plus de pitié ?\u2014Oh! vous bonté angélique.\u2014Nous sommes justes, monsieur Favières, cette enfant ne doit pas porter la peine des fautes d'autrui.\u2014Dieu me permettra-t-il de racheter les miennes ?\u2014Nous vous y aiderons.\u2014Noellie est bien malade ?\u2014\u2014J'ai cru que votre présence possédez une la guérirait, dit le médecin, et:je.vous ai à prié de venir.LA Il reçut une violente | - commotion au cœur, et s\u2019appuys.\u2014\u2014Vous avez ou raison, répondit le jeune homme.Il était d\u2019une pâleur livide.À la vue de Noellie étendue sur cette couche brûlante, il comprenait, et la grandeur de sa faute, et le devoir qu\u2019il devait remplir; mais tandis qu\u2019il prêtait l\u2019oreille à la voix d\u2019Alexine, il se souvenait que celle- là, et celle-là seule avait été l\u2019élue de son âme.\u2014Âeseyez-vous près de son lit, Gilbert, parlez-lui, souvent il est possible de guider pour ainsi dire la marche de-son délire.On la dirait plongée tantôt dans une catalepsie absolue, et tantôt jetée dans un accès de somnambulisme ; elle pourrait alors suivre logiquement un entretien, pourvu qu'il correspondit avec les idées qui s\u2019ébauchent dans son cerveau, et les tableaux qui se succèdent devant ses yeux.Comme si la malheureuse enfant eût senti que Gilbert venait d'entrer dans le cercle d'amis au milieu desquels elle vivait depuis la mort de sa mère, ello se souleva et dit d'une voix faible : \u2014On est bien à Versel, je voudrais y vivre, et être certaine d'y mourir\u2026 Ah! si Gilbert avait voulu, nous ne l\u2019aurions jamais quitté.Il y avait assez de pauvres pour que chaque jour il nous fit possible de nous dévouer.C\u2019est là que je l'ai connu, là qu\u2019il me releva mourante de faim, là qu\u2019un soir j'avouai à ma mère qu'après lui je ne saurais aimer que Dieu.J'aurais dû lui préférer Dieu qui ne trompe pas, qui ne manque jamais à sa créature.Gilbert ! Gilbért! vois donc comme la campagne est belle ! Des fleurs ! des fleurs plein la chapelle pour notre marisge.Je vois des jeunes filles en blanc, j'entends le chant des orgues.Est-ce un mariage ! Mais non! on pleare.ce sont des funérailles.Elle ébaucha un geste de lassitude.\u2014Je suis morte.On est bien dans la tombe.Au-dessus de moi j'entends des pas.Je les reconnais.ce sont ceux de Gil- bart\u2026 Il apporte des fleurs à la trépassée\u2026 la trépassée\u2026 Pendant ce temps, Alexine chantait d\u2019une voix dont l\u2019expression ne se peut rendre, l'air si connu d\u2019Ay Chiquita : On dit que tu te maries, Ta sais que j'en puis mourir\u2026 Elle ignorait que Gilbert la pouvait entendre, et mettait tous ses sanglots dans sa voix.\u2014\u2014Parlez-lui, mais parlez-lui donc! fit le docteur \u2014Je ne peux pas! j'étouffe! murmura le jeune homme.\u2014II 1e faut ! répêta le docteur, il le faut! Nous avons déjà trop de douleurs ici\u2026 Favières prit ls main de la jeune fille \u2014Ouvrez les yeux, Noellie, dit-il, ne me reconnaissez-vous pas?C'est moi Gilbert, moi que voire mére envoie pour vous guérir et vous chercher.\u2014Oh ! je vous reconnsis biea ; je l'ai dit tout à l'heure, vous marchiez sur ms tombe, douce- went, si doncement.Votre voix semble un murmure, semblable \u2018à celui de l'oiseau qui s\u2019est niché dans les rosiers.Mais vous x BRIBES Wr NE 2) 0 n'êtes pas seul\u2026 Avec qui par- lez-vous done.De l'autre côté de la muraille, Alexine poursuivait .En passant devant ma porte Si tu vois prier le soir, Ah ! songe à la pauvre morte, La morte de désespoir.Gilbert frémit de la tête aux pieds.- Mais Noellie poursuivit : \u2014Je la reconnais maintenant, c\u2019est Alexine, voire femme; vous m'apportcz des fleurs, elle me fait l'aumône de ses prières.\u2014Mais vous vivrez, Noellie ! fit Gilbert que ces paroles et ce chant rendaient fou.Vous vi- Vrez, vous guérirez, je vous emmènerai loin, bien loin.Elle répéta docilement : \u2014Loin, bien loin, jusqu\u2019au ciel, n'est-ce pas ?Il tomba sur les genoux, et serra ses mains brûlantes avec une volonté capable de dompter sa fièvre et son délire : \u2014Regardez-moi! Ecoute z- moi! fit-il.Je perdrais à mon lour la raison au milieu de ces sinistres folies.Quel que soit le lien qui nous unit, nul de nous ne peut le briser.Vous serez ma femme.Votre mère l\u2019a promis, et il ie faut pour que je ne Teste pas maudit de Dieu ! Lentement elle s'était soulevée, et laissant ses mains dans les mains du jeune homme, elle le regarda d'abord avec égarement, ensuite avec une expression de souffrance dans laquelle battait déjà une ombre de raison.Enfin, elle poussa un grand cri, et éclatant en sanglots.elle cria par trois fois : \u2014Gilbert ! Gilbert ! Gilbert ! \u2014Elle vous reconnaît, dit le docteur, elle est sauvée.XXVI LA NOVICE La santé refleurissait sur les joues de Noellie.Enveloppée d'habits de deuil elle paraissait plus belle que jamais aux yeux de tous ceux qui la rencontraient dans le salon de Mme Ferral.Un l\u2019avait présentée à un petit nombre ; nul d\u2019entre eux ne se souvenait du drame de Versel ; d\u2019ailleurs, par un subterfuge bien pardonnable, et dans l\u2019unique but de dérouter les soupçons, le docteur avait légèrement changé la façon d'écrire le nom de la jeune fille.Elle 1'orthographiait ainsi : Noellie Daubrun.Oui, vraiment, elle était belle, avec la profondeur de son regard, et ce sourire plein de pensées qui fait le\u2019charme énigmatique de la tête de la Joconde.Gilbert Favières venait chaque jour chez le docteur; il vovait Noellie, et s'entretenait avec elle de l'avenir.Elle le laissait dire, et lui répondait d'une fagon vague.Jamais une pro- messo formelle n\u2019était tombée de ses lèvres.Il savait, à n'en pouvoir doutér, à quel point il était chéri de la jeune fille, mais celle-ci gardait comme une ar- Tière-pensée qui lui interdisait d'engager l'avenir.Quand elle croyait que Gilbert ne pouvait s\u2019en apercevoir, elle le regardait avec une fixité inquiétante.Plus d'une fois elle pris Alexine de chanter, dans l'unique but d'étudier pendant ce temps l\u2019attitude et la physionomie du jeune médecin.Celui-ci ne se démentit jamais.Rempli d\u2019égards et de respects pour Alexine, il la traitait en sœur, et ne paraissait point garder pour elle de préférence.On eût dit même qu\u2019il aimait mieux la grave Claudio ou le rieuse Nicette Mais on ne pouvait guère la reconnaître cette Nicette au rire d'enfant, aux yeux vifs, à la tournure de bergeronnette.En présence des douleurs d'autrui elle avait subitement changé de caractère.Sa ponpée avait été abandonnée pour jamais, et le docteur la raillait maintenant de ea tenue austère, de sa coiffure sobre et de ses robes longues.Non, Ni- cette ne riait plus.Elle allait de l\u2019une à l\u2019autre des jeunes filles, comme si elle devait en apprendre le mot d'une étrange énigme Mais Claudie gardait comme le syhynx antique le secret de sa tristesse, et Noellie, enveloppée de ses voiles de deuil, retrouvait à peine sur ses lèvres pâles le pli discret qui semble l\u2019ébauche du sourire Alexine chantait encore par bontade, avec une sorte de pass sion sombre.Elle ne jouait plus que de la musique de Chopin, et son père s\u2019effrajait de la façon dont elle traduisait ce grand mélancolique.Au milieu de cette famille qui gardait toute I'apparence de la force, de l\u2019union et du bonheur, on sentait une soufs france latente, une ombre dangereuse sous laquelle mouraient les plus pures fleurs de la joie, Noellie avait tout d\u2019abord interdit à Gilbert de lui parler mariage avant la fin de son deuil ; mais ce denil allait se terminer ; elle aurait pu dejà égayer ses toilettes noires de rubans lilas; elle ne le faisait point, reculant toujours devant la décision à prendre Aimant-elle donc moins Gilbert?Pau-re Noellie! Jamais, même dans ses heures de joie à Versel, elle ne l'avait trouvé si bon, si grand, si aimable.S'efforçant d\u2019oublier dans !'étude ses chagrins et ses remords, Gilbert faisait dans la science des progrès dont s\u2019émerveillait le docteur Ferral.A coup sûr ce jeune homme deviendrait à son tour un de ces médecins que l'Europe entière nous envie.Le temps qu'il pouvait consacrer au travail lui semblait le meilleur de sa journée.Il ne quittait plus le docteur Ferral, et sa clientèle commençait à s'étendre.Les riches l'estimarent savant; les malheureux le trouvaient d'une bonté angélique.Il avait réformé sa façon de vivre, n\u2019accordait plus rien À ses plaisirs, jugeant que sa fortune devait appartenir à Noellie d'abord, aux souffrants ensuite.Depuis les derniers évènements son visage demeurait couvert d\u2019un masque impénétrable, nul n\u2019aurait pu lire au fond de cette âme formée hors Dieu qui lui donnait la force de suivre son chemin épi- ueux.Derrière lui s\u2019étendait le passé riant de la vie; un paradis de fleurs au milieu duquel il avait vu se promener Alexine, l'enchanteresse de ses rêves.Mais ces images fuyantes lui semblaient loin, toujours plus loin.(A continuer. | À qui s\u2019adresser pour la revision des listes?Pour l'information du public, nous publions aujourd\u2019hui la li-te complète des reviseurs fédéraux pour toute la Provinc-, avec leur adresse : Argent: uil, George E.Brampton, Lachute.Arthabaska, J.E.Méthot, Arth:- baskaville.Bagot.H.Lippé, Acton-vale, Beauce, A.Pacaud, St Joseph de B:auce.Beauharnois, L.Marchand, Val leyfield.Bellechasse, E.M.McKenzie, St- Gervais.Berthier, P.Tellier, Berthier.Bonaventure, G.F.McGuire, New Carlisle.Brome, John E.Fay, Knowlton.Chambly, P.Brais, Longueil.Champlain, D.T.Trudel, Batis can.Charlevoix, M.Bouchard, Baie St Paul, Chatcauguay, L.J.L.Derome, St Chrysostôme.Chicoutimi, L.Tremblay, St Ai- phonse.Compton, J.I.Mackie, Cookshire.Deux-Montagnes, A.Fortier, Ste- Scholastique.Dorchester, J.B., E.Fortin, St- Anselme.Drummond, E J Hemming, Drum.mondville.Gaspé, juge Billy, New Carlisle.Hochelaga, J.J.Beauchamp, Montréal.Huntingdon, J.K.Elliot, Beau- harnois.Jacques-Cartier, À.N.Le Pailleur Lachine.Joliette, À.Fontaine, Joliette.Kamouraska, P.V.Tuché, Fra- serville.Laprairie et Napierville, A.J.A.Roberge, Laprairie.L\u2019Assomption, juge Delorimier, Joliette.: Labelle, H.N.Raby, St André Avelin.Laval, A.E.Léonard, Ste Rose.Lévis, F.X.Couillard, St Joseph de Lévis.L'Islet, J.I.Lavery, Québec.Lotbinière, L.Lemay, Ste-Croix.Maskinongé, E.M.Chapdelaine, St Justin.Maisonneuve, À.Gagnon, Montréal.Mégantic, A.Schambier, St Ferdinand.Missisquoi, G.Caprey, Bedford.Montcalm, G.A.Archambault, Ste Julienne.Montmagny, C.Darveau, Lévis.Montmorency, J.Gosselin, Québec.Montréal, Ste Anne, H.J.Kava- nagh, Montréal.Montréal, St Antoine, Juge Archibald, Montréal.Montréal, Ste-Marie, F.X.Perras, Montréal.Montréal, St Laurent, Jas.Crank- shaw, Montréal.Montréal, St Jacques, juge Mathieu, Montréal.Nicolet, J.L.Tourigny, Gentilly.Pontiac, J.T.bt Julien, Aylmer.Portneuf, L.À.Lacourcière, St- Casimir.Québec-Est, H.A.Turcotte, Québec.Québec-Centre, Québec.Québec-Ouest, L.Stafford, Québec.Comlé de Québec, juge J.Larue, Québec, Richelieu, juge Gill, Montréal.Richmond et Wolfe, F.A.Brien, Danville, Rimouski, R.A.Drapeau, Ri- mouski.Rouville, C.Pepin, St Césaire.Saguenay, R.P.Vallée, Québec.Shefford, J.H.Lefebvre, Waterloo.V.W.Larue, Sherbrooke, J.A.Archambault, Sherbrooke.Soulanges, J.E.Dumesnil, Cô- teau Landing.ER Stanstead.J.R.Gendron, Coati- cook.St Hyacinthe, A.O.T.Beauche- min, St Hyac:nthe.St Jean et Iberville, E.G.Pelle tier, St Athanase.Témiscouata, L.B.Dionne, Ri- viere-du-Loup Terrebonne, B Nantel, St Jérôme T ois-Rivières et St Maurice, L.P Grillet, Trois-Rivièr«s, Vaudreuil, F.de 8.Turcotte, Vaudreuil.Wright, G.L.Dumouchel, Aly- mer.Yamaska, J.L.Belcourt, Baie du Febvre.Aux portes de la mort Comment une jeune demoiselle fut guérie d'une terrible maladie alors qu'elle était sur les bords de de tombe.Cette grande riche résidence en brique au No 86 de l\u2019avenue Miami, en cette ville, est la demeure de l\u2019hé- roine de cette intéressante histoire.Elle s\u2019appelle Mlle Margaret Sten- baugh et ses intéressantes expériences pendant les dernières quatre années sont publiées ici pour la première fois.« II y a quatre ans,\u201d dit-elle, \u201c* j'étais une souflrante au plus haut degré et je ne pensais revenir en aussi bonne santé que je le suis aujour- d\u2019hui.A la vérité, à cette époque, j'étais une enfant si débile, si chétive, rendue pâle et amaigrie par une maladie qui nousest particulière à nous femmes, que mon père et ma mère croyaient sincèrement que j\u2019allais mourir, Le médecin de la place (je demeurais en ce temps à Scotland, comté de Brant, Ont ,) dit que ce n\u2019était plus qu\u2019une question de quelques jours pour que l\u2019on aille me coucher au cimetière et je souffrais tellement que je me souciais peu de vivre ou de mourir; de fait, je crois que j'aurais préféré ceîte dernière alternative.Je ne pouvais marcher et, régulièrement, tous les soirs, mon père avait coutume de me porter en haut des escaliers jusqu\u2019à ma chambre.Te me souviens de lui avoir dit qu\u2019il n\u2019aurait pas à me porter ainsi bien longtemps, et comme ses yeux s\u2019étaient remplis de larmes quand il me dit qu\u2019il préfèrerait me transporter ainsi toujours, s\u2019il pou- vail seulement me conserver à son affection.Il étuit évidemment prévu que je ne mourrais pus À cette époque, parce que une transformation miraculeuse qui s'opéra chez moi devint le sujet de conversation des alentours.Je lus les guérisons merveilleuses qui étaient opérées par les Pilules Roses du Dr Williams pour les Personnes Pâles et mon père se rendit à Brantford où il en acheta une couple de boites de Jas.A, Wallace.Je commengai à en prendre et je crus pendant un certain temps qu\u2019elles ne me faisaient aucun bien, vu qu\u2019elles me rendirent malade dès l\u2019abord, mais, peu après, je remarquai un grand changement dans mon état.Elles commencerent à agir sur ma maladie et dans le court espace de six mois j'étais capable de marcher.Je continuai à prendre des pilules et en six mois j'étais dans l\u2019état où vous me voyez maintenant.Je crois entièrement qu\u2019elles aeules m'ont sauvée de la tombe et vous nous trouverez toujours ainsi que les autres membres de la famille prêts à parler du bien que les Pilules Roses du Dr Williams m'ont fait.\u201d Assermentée et signée devant moi ce 15ème jour de déçembre 1893.D.A.DELANEY, Notaire Public, Comté de Wayne, Michigan.En vente chez tous les marchands ou envoyées par la malle, franco, pour 50 cents la boîte ou six boîtes pour $2.50 en s'adressant à la Dr Williams Medecine Company,Brock- \u2018| vilie, Ont, ou Schenectady, N.Y.Méfiez-vous des imitations et des subatituts qu\u2019on dit être \u201c aussi bon.\u201d HS LA TRIBUNE, Se CORDEAU et LAJOIE Fabricants de Bières de Gingembre Sodas et liqueurs de tem.Bérance de toutes sortes \u2014Rue Pliétét\u2014= ST-HYACINTHE, L.P.MORIN MANUFACTURIER DE PORTES, CHASSIS CADRES Moulures, Plinthes,\u2019 '&c \u2014AUSSI\u2014 BOIS DE SCIAGE Séché à la vapeur, prépaté et brut Blanchissage, Embouvetage, Sciage.Tout ouvrage fait promptement, et satisfaction garantie.Coin des rues St Foseph et St Antoine, ST HYACINTHE Cour a Bois \u2014-DU\u2014 COMTE DE DRUMMOND ST-HYAGINTHE \u2014TENU PAL\u2014 T.G.HARVEY, et Cle (TErnaIN DU Grann-Tnono.) rresqu'au prix coutant : Lattes, Bardeaux, Déclin, Bors de sciacE de toute sorte et Bois de CHARPENTE de toute dimension.CEDRE à LAMBUURDES, ETO BOIS DE CHAUFFAGE : =BOIS FRANO ET BOIS MOU\u2014 Croûtes et Delignures pour Boulangers.CHAUSSURES -:- -3- POUR DAMES | LE GRAND Magasin de Chaussures D J.A.GUERTIN, RUE CASCADES [Vis-à-vis ls Banque de St-Hyacinthe) Est le meilleur endroit pour acheter au plus bas prix les chaussures les plus nouvelles, les plus élégantes et en même temps les plus durabler.SPECIALITE ; 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Un an.sou 81.00 6G mots.50 ANNONOE£ ire Tnsertion.1n ligne: Lnsertion subs.\u2018 Annonces Slongtorme\u2019d prix modérés, A.DENIS Directeur-Froprittaire 160.Sr-HvaACINTHE, 10 Août 1804 La requête des Evêques rejetée Tous ceux +qui s'intéressent à la question des écoles et dont les sympathies sont \u2018en faveur de la minorité catholique apprendront avec peine que le gouvernement refuse obstinément de se rendre à la demande des évêques.Il vient, dans Un rapport qui a été rendu public ces jours der- miers et que l\u2019on avait refusé de communiquer aux Ohambres pendant la session, dans la crainte sans doute que sa pusilanimi- té ne fût vertement condamnée, de faire disparaitre à tout jamais les espérances que ses amis reposaient en lui.Pour notre part, nous avions bien prévu ce qui arrive, nous savions bien que Sir John .Thompson était trop ocoupé à faire la cour aux fanatiques : d'Ontario pour songer un instant à venir au secours de scs coréligionnaires du Manitoba et du Nord-Ouest.Mais nous ça- vons d\u2019un autre côté que quelques uns de ses partisans, dans notre province surtout, ne voulaient pas se rendre à l\u2019idée qu\u2019un catholique comme Sir John Thompson sacrifierait de gaîté de cœur ceux qui lui étaient unis par les mêmes convictions religieuses.Quelqu\u2019 un qui connaît bien A nol ÿ premier Ministre nous disait un jour qu'il avait abandonné la religion \u2018protestante pour faire son avancement politique.Voici maintenant que pour se procurer des amis dans ces parties de notre pays où le nom catholique est exéoré, il eacrifie encore une fois ses cotéligion- naires.Voulez-vous avoir des .preuves de sa duplicité ?À peine avait-il apposé sa si- goalure au fameux document qui a été publié hieret qui est le coup de mort des écoles ca- iliôliques, qu\u2019il s\u2019en allait se réfugier daus quelqu'tle de la baie _Geéorgicnne ou il est I\u2019héte d'un sénateur dont les accointances avec les loges orangistes sont bien connues.Il signe l'arrêt de mort de ses coréligionnaires et s'en va fos- toyer avec'nos ennemis, Personne n\u2019osera sérieusement prétendre que ce jugement rendu sur la requête des évêques ne prononce pas virtuellement la \u201cdéchéance des catholiques aux droits que leurs pasteurs ré- _ olamaient.En effet que demandait cette requête ?Quant au Manitoba elle vou- :lut : 1o Le désavou de la loi de +1894 ; 20 L'intervention da gouvernement quant à la législation passée par \u2018cette province en \"891% et quant au Nord-Ouest Tie.RUE RE PE les év ede voulaient aussi faire intervenir le gouvernement pour empêcher l\u2019exécûtion: des lois passées par la- législature - des Territoiresen, 1892.Les évêques.demandaient donc au gouvernement fédéral d'exercer le désaveu et d\u2019adopter une législation de nature à porter remède à leurs plaintes.Que fait-on ?Est ce que l\u2019on désavoue cette loi ainsi que les autorités ecclésiastiques le requièrent ?Est-ce que le gouvernement intervient pour restaurer lvs catholiques dans leurs droits ?Non, il n'ose seulement pas admettre que Ja législation du Nord-Ouest et dv Manitoba est inique et porte préjudice aux catholiques.Pour tonte réponse aux évi ques il leur dit : nous allons référer votre requête aux gouvernement du Manitoba et du Nord Ouest, c'est-a-dire aux inèmes gouvernements qui vous persécutent, et si ces gouvernements irouvent que vous avez raison de vous plaindre, eh bien, nous espérons qu'alors ils changeront leurs lois.Voila ce & quoi se réduit tout: cet ordre en conseil qui vient d'être adopté.Cette manière de décider la question n'est pas nouvelle.U'est la même réponse qu\u2019ils avaient déjà donnée à Mgr Grandin et à Mgr Taché en janvier dernier au sujet des écoies du Nord-Ouest.Mgr Taché et le Père Leduc, qui cst grand -vicaire dans le diocèse de Mgr Grandin, ont protesté énergiquement alors contre celte idée du gouvernement fédéral de renvoyer leurs plaintes à la Législature du Nord Ouest.\u201cLe Comité du Conseil Privé, écrivait notamment le Pere Leduc, nous recommande à la merci, à la générosité des ennemis bien avoués de nos institutions religieuses, de nos écoles, de nos couvents ; ils ont fait leurs preuves.ÆE maintenant ils sont priés d'amender soit l'ordonnance, soit les règlements du Conseil de l'Instruction Publique, afin de remédier À nos griwefset à nos appréhensions, s\u2019il est prouvé qu'il en EXISTE.\u201c Est-ce là, en vérité, ce que nous étions en droit d'a:tendre ?Est ce une décision pareille qui pouvait sa- lisfaire la requête des pétitionnaires ?Est-ce conforme à la justice ?Est- ce un spécimen du lant vanté british fair play ?\u201c NOUS SOMMES SACRIFIÉS au souflle si regrettable du fanatisme qui passe sur nos Territoires ; NOS DROITS SONT MÉCONN US ; NOS ÉCOLES CATHOLIQUES, EXISTANTES DE PAR LA LOI, N\u2019EXISTENT PLUS QUE DE NOM.IL AURAIT PU EN ÊTRE AUTREMENT ; LE GOUVERNEMENT D'OTTAWA NE L'A PAS VOULU.\u201d Ce langage énergique de cet éminent prélat aurait dû éveiller quelque peu au moins nos traitres Angers, Caron ect Oui.met.Mais non ils n\u2019en ont rien fait.Ils auraient pu sauver les écoles catholiques mais comme le père Leduc l\u2019affirme ils ne l'ont pas voulu.Ils ont préféré sanctionner et approuver le décret prononçant la déchéance des catholiques à leurs droits.Ît même, ils reviennent à la charge aujourd\u2019hui en répondant à tous les évêques ce qu'ils avaient répondu à Mgr Grandin en disant en substance : \u2018\u2018 Pour notre part nous ne pouvons rien faire mais si ceux qui ont adopté les lois dont vous .vous plaignez veulent les rappeler nous en serons très heureux.\u201d Tl est bon de remarquer qne pendant ique sir John Th>mp- son signait ainsi le envoi de la req: 8te des Lvéques, son bras droit, son alter ego, Clarke Wallace s'écriait devant une assemblée d'orangistes en-Angleterrs que les otangistes nè devraient jamais se soumettre à un gouvernement catholique.Peut-ou être plas cynique ?Cependant voilà un des ministres et un des collègues de M.Ouimet, de M.Augers et de M.Caron.Ou ne doit donc pas être surpris si la requête des évêques a été si cavalièrement traitée.La Putrie.\u2014-ee 04 Les dernières volontés d'in journuliste Tout le monde lira avec émotion le testament écrit par M.Gorman, le regretté directeur du Free Press d'Otiawa, sur son lit de mort.Testament de \"I.P.Gorman Some laugh while others mourn, Some toil while o:hers play, One dies and one is born, Thus runs the world away.On me donne cet avis: c'est qu\u2019un testament, même pour celui qui est venu au monde avec rien et n\u2019a fait toute sa vie que tout juste garder sa place, cst une chose qui ne peut faire do mal à personne et peut même faire quelque bien.Jeremets mon âme à Dieu dont j'implore la miséricorde, et mon corps à la terre, et je désire que mon enterrement ne donne lieu à aucune dépense inutile, aucune autre cérémonie que celles voulues par le rite de l'église catholique.Je lègue mes meubles et autres effats personnels a ma fom me, à l'exception de ma montre d'argent avec sa chaîne, que je donne à mon second fils Tom comme messento de la promesse qu'il m\u2019a faite de ne jamais faire usage de tabac ni de spiritueux d'aucune sorte, ainsi que de chercher à soulager sa mère et ses sœurs.J'espère que Tom tiendra ses promesses et que Louis et Joe suivront son exemple.C\u2019est mon désir que la somme de cinq mille dollars recouvrable de ma police d'assurance à la \u201c Foderal Life Insurance Com- pauy \u2018\u2019 soit ainsi appropriée : Cent dollars à ma sœur, Mme William Brown, de Port Hill, Ile du P.EE, au bénéfice de ma vieille mère Mme Anne Gorman.Autani qu\u2019il faudra pour payer mes dettes légitimes à Ottawa, et la balance (probablement $4,- \"700 ou $4,600) pour être placée par les exécuteurs testamentaires de manière à rapporter le meilleur intérêt, de sorte que la somme de huit cents dollars soit payable à ma femme et à ma famille tous les ans, à même le principal et les intérêts gagnés, pour les supporter jusqu'à ce que la somme entière soit épur- sée.C'est mon désir que chacun de mes enfants apprenne quel- que métier utile aussi jeunes que possible, de sorte que chacun soit en état de se subvenir et d'assister les antres membres de la famille quand ils seront laissés À leurs propres ressources.Je demaude à mes amis, le rév M.J.Whelan, pasteur de la paroisse St Patrice, et Charles W, Mitchell, du Free Press, d\u2019Ottawa, d'agir comme mes exécuteurs testamentaires, et je recommande mes enfunts aux soins de leur mère, les conjurant de lui être bons et obéissnuts en tout Ceci est mon seul testament THomas P.GORMAN.10 juillet 1894.Témoins : D.À.Macdonald, F.R Latehford.>= Un inventeur canadien Les journaux des Etats-Unis nous apportent la nouvelle qu\u2019un nommé Charles Lemoine, natif de Farnhaimn, est l'auteur d\u2019une invention dont les services sa- raient d\u2019une valeur presque incalculable et qui devra lui rapporter de très grauds revenus : il s'agit d'une machine à éplucher le coton.\u201c11 réalisera plusieurs millions de dollars cette année, dit un correspondant de L'Indépendant de Fall-River, Mass, et avant longtemps, si Dieu lui prête vie, Charles Lemoine sera le Canadien le p.us riche da monde entier.\u201d On sait que la culture du colon se fait sur une grande échelle dans les états du Sud ; on l\u2019évalue à huit mil- livns de balles par année.Outre des améliorations très grandes, l'invention de M.Lemoine rapporte une économie de $1.00 à $1.50 par balle de coton.Ila oblenu un brevet aux Etats- Unis et un brevet pour 14 ans dans les Indes.L'invention de M.Lemoine se manufacture actuellement par la Cutaway Harrow Co.à Higganum, dans le Connecticut.\u201c M.Lemoine, dit le même correspondant, a obtenu une médaille en or et un diplôme de l'Académie des sciences de Paris qui lui a fait en outre l\u2019insigne honneur de l\u2019élire membre honoraire ; l'Association of American Inventors, de Phila- delphie, lui a aussi décerné une médaille d'honneur.\u201c M.Lemoine est aujourd\u2019hui sur la voie de la fortune et de la gloire et ses compatriotes, tant ceux qui sont restés au Canada que les Canadiens émigrés, sont fiers de ses succès récents et applaudiront de tout cœur à son triomphe définitif qui est maintenant assuré.\u201d ee La Guerre en Coree Londres, 4 \u2014La légation japonaise en ceite ville vient de recevoir une dépêche de Tokia, l\u2019informant que le général Oshi- ma, commandant des troupes on Coree déclare qu'après une terrible bataille qui a durée de 3 à 8 heures du matin, le 29 juillet, il a remporté une victoire décisive sur l\u2019armée chinoise retranchée à Kashan.Tous les avant- postes défendus par les Chinois ont été enlevés et plus de 500 soldats ennemis ont été tués ou blessés.Les Japonais ont eu 5 officiers et 75 soldats tués ou blessés.Les Chinois ont été mis en déroute et contraints de chercher un refuge sur leurs vaisseaux.De nombreuses manitions - de guerre, plusieurs drapeaux et quatre canous sont tombés aux mains des japonais, dans une autre rencontre à peu de distau- ce de Gensa.Berlin, 4\u2014Le ministre de la Chine en cette ville a reçu une dépêche officielle annonçant que le cuirassé chinois Eing Yuen a aitaqué et coulé un vaisseau de gnerre Japonais à l'embouchure du golfe Jerome, le 29 juillet.Paris, 4 \u2014Plusieurs vaisseaux de guerre français vont se rendre incessamment sur le théâtre des hostilités pour surveiller les évènements Shanghai, 4 \u2014 Des depêches reçues ici disent que Li-Hung- Chang a encouru la disgrâce de l\u2019empereur.Celui-ci est furieux de ce que le vicu-roi ait laissé le Jon devancer la Chine dans les préparatifs de gaerre.Les mé- mes dépêches ajouteut que Li- THuvg Chang n'est pas encore révoqué.La disgrace de Li-Hang-Chang a produit nue profonde sensation à Shanghaï et l\u2019on craint que le vice-roi ne soit révoqué.On lo considère ici comme le seul chef capable de tenir tête aux Japo- .nais dans une guerre inévitable et longue.Un croit qu'une crise est imminente.L'empereur de Chine a été iuflaencé par les membres de sa famille, hostiles à la politique favorable du vice- | roi à l'égard de l\u2019Europe.Des déserteurs chiuois ont été décapités à Tien-Tsin.Avant l'exécution, on leur a ôté leurs uniformes et on a conpé leur natte.Cet exemple a terrifié l'armée.Un édit qui vient d\u2019être rendu dit que l'armée recevra une double solde pendant la guerre avec le Japon, et un boni considérable est offert aux officiers capables de commander les navires de guerre et les transports chinois.Berlin, 4 \u2014 Les navires de guerre allemands Alexandrine, Areona eb Marte, qui se tronvent en ce moment dans les eaux do la côte occidentale des Itats- Unis, ont reçu l'ordre de se rendre sur le lieu des opérations navales entre la Chine et le Japon.Londres, 4\u2014Le correspondant du Times a Tien-Tsin télégraphie ce qui suit : \u201c Dans le préombule d'un édit impérial qui vient d'être rendu, il est dit que la Chine ne réclame simplement en Corée que la suzsraineté qui existe depuis des centaines d'années.\u201c L'empereur place toutes les autorités militaires sous la direction de Li-Hang-Chang, qui ost chargé de protéger les droits de l'empire, et ordoune que tous les navires japonais rencontrés par les escadres chinoises, soient pris et détruits.D:s copies de l\u2019édit seront probablement envoyées aux puissances.\u201d Le Times dit que cette dépè- che somble être en contradio- tion avec la nouvelle annonçant la disgrâze de Li-Hung-Chaug.Tokio, Japon, 6 \u2014 Un rapport officiel du général Ohshims, qui a commandé les troupes japonaises dans le récant engagement où les Chinois ont été battus, déclare qu'après une torrible bataille qui s duré de 3 à 8 hzures du matin, le 29 juillet, les Ja- \u2014 4 wa.+ co me ESE LA TRI BUNE.3-84 ponais ont remporté une victoire décisive sur l\u2019armée chinoise retranchée à Chenhon.Tous les avant-postes défendus par les Chinois ont été enlevés et plus de 500 soldats ennemis ont été tués ou hlessés.Les Chinois ont été mis en déroute et contrainis de chercher un refuge eur leurs vaisseaux.De nombreuses munilions de guerre, et plusieurs canons sont tombés aux mains des Japonais, dans une autre rencontre à peu de distance de Gunsan.or GD +02 Behanzin à la Messe Les Colonies, journal de la Martinique qui se publie à Saint Pierre, signale la présence de Behahzin au service religieux qui a 6té célébré à l\u2019église de Fort de-France en l'honneur de M.Carnot.Je ne saurais vons dire, écrit notre confrère, toute l'émotion qua ressentie la population quand elle a vu arriver à pied l'ex-roi dn Dahomay, Behanzin, accompagné de ses filles, de son interprête ct de son compagnon d'infortune.L'ex-roi ayant appris par son interprète qu\u2019une grande cérémonie devait avoir lieu en l'honneur de M.Carnot, avoit lait demander à un des vicaires de notre puroisse s\u2019il pouvait y assister.Celui-c1 lui ayant {fait répondre aflinnativement, il décida donc d'y venir, et pour bien marquer sa douleur, il se couvrit d'un pagne mi-deuil et attacha a sa longue pipe et à son sceptre un crêpe noir.Une des filles portait devant lui, son fétiche, soigneusement enveloppé et garni de rubans noirs.Arrivé à l\u2019église, Behanzin débourra sa pipe pour ne plus la fumer pendant toute la cérémonie,ce qui est pour lui une grande marque de tristesse.L\u2019ex- roi fut placé dans une chapelle à côté du maître autel où il entendit la messe avec le même recueillement qu\u2019un catholique + 00-00 \u2014\u2014 La Balançoire Diabolique Un inventeur americain s\u2019est proposé, tout en gagnant des dollars, de montrer jusqu\u2019à quel point les hommes, et même lcs femmes, sont accessibles aux illusions et aux suggestions.Et, pour faire cette démonstration, il a eu recours\u2014qui lo croirait ?\u2014à une balançoire, à la balançoire diabolique.Il installe los amateurs du nouveau sur une large escarpolette disposée dans une cabine.Il leur suggère que l\u2019escarpoletto va osciller de plus en plus énergiquement et qu\u2019elle finira par faire plusieurs tours complets autour de son axe.Le public tournera dans l\u2019espace à la façon d'une roue.« L'inventeur imprime une oscillation a la balançoire, et il s\u2019en va, ferme la porte à clef.et la balançoire commence à s'agiter fortement ; les oscillations atteignent l\u2019horizontale, la dépassent, et les amateurs tournent entièrement la tête en bas, les pieds en l'air.Puis l'amplitude diminue ; l\u2019escarpolette oscille sagement, et la porte s'ouvre Ce petit exercice coûte un dollar.Eh bien! la balançoire est restée immobile ou à peu près.Ce n'est pas la balançoire qui a fait le tour complet dans l\u2019espace.C'est la cabine, ce qui ne saurait venir a l'idée de personne.L'expérience est fondée sur l'illusion que donnent les mouvements relatifs.Un train part à côté du vôtre qui est immobile et vous croyez avaucer en sens contraire.L'inventeur américain ne touche pas à son escarpolette, mais il fait tourner la cabine.Et lon éprouve absolument la même impression que, si la chambre étant fixe, la balançoire accomplissait un .cercle entier autour de son axe.Tout est combiné, du reste, pour entretenir l'illusion.La cabine est meublée : chaises, fauteuils, porcelaines sur les étagères, pots de [leurs, tableaux aux murs, lam - pes électriques allumées, etc Inutile de dire que tous les objets sont fixés de façon à ne pas tomber quand ils sont renversés seus dessus dessous La cabine tourne, entrainée par un moteur invisible autour de deux solides tourillons.Et tout est si bien combiné que l\u2019on jurerait, cn effet, que l'escarpolette vous emporte dans l'espace ! Hélas ! tout n\u2019est qu\u2019illusion.En ce moment, ce divertissement scientifique original fone- tionne à San Francisco.Inutile d'ajouter qu\u2019il sera prudent de ne pas quitter l'escarpolette : l'illusion prendrait fin si l\u2019on se faisait rouler dans la cabine à la façon d'un chat dans un tonneau.+ LE DRAPEAU Notre pauvre régiment, si bean quand il est entré en Intte, à pointe d'aube, a été décimé.En vain a-t-il chargé avec furie a cing reprises, a'est-il rué la baionnette au canon dans ces vergers coupés de-haies, dans ces ruelles de village où l\u2019ennemi nous fusillait à coup sûr comme une harde de chevreuils traquée par der rabatteurs.En vain, sans faiblir un instant, a- t-il tenté l\u2019'impossiblo, joué la partie un contre dix au moins.On bat en retraile.On s'en va la rage au cœur, abrutis de fatigues, souillés de sang et de pondre, n'en pouvant plus et se retournant par instants pour démolir un de ces gueux maudite.sao0ts0sevs0 0000 sm c00 Sc outongsccu0 vorcocuous Seules, la première du deux et la compagnie du drapeau ont tenu bon, résisté à ce choc terrible et forment tant bien que mal le carré.Le combat recommence, acharné, tragigue, dans la lente tombée du soir.Chacun a fait le sacrifice de sa vie, dit mentalement adieu à tout ce qu'il aime, est bien résolu à défendre jusqu'au bout l\u2019Aigle sacré.Le porte drapeau, Jean Baradoux, s\u2019est écroulé, frappé en plein cour par une balle de carabine, mnis le capitaine des Cormières a, d\u2019un élan, relevé le drapeau, le tient haut ct ferme dans sa main crispée, le brandit au-dessus des têtes avec des défis dans ses fières prunelles.Il chancelle à gon tour, s'abat en grommelant : * Ah ! les salote, j'ai mon compte! \u201d Le lieutenant Vareilles saisit la hampe, s\u2019écrie : \u201c Hardi, les enfants ! Feu pour le drapeau, toujours feu!\u201d Et bion- tôt, lui aussi, il tombe, lo crâne troné Des sept officiers il ne reste plus que moi, claquant de fièvre, avec deux blessures, l\u2019une à l'épaule et l\u2019autre au bras gau- che.Et lorsque je prends l\u2019Ai- ! gie, moi le.\u201c culot \u201d du régiment, qui n'ai pas trois poils de moustache, qui porte encore mon pantalon à bande bleue de \u201cfine galette,\u201d je me sens re- gaillardi comme si je venais de boire quelque longue lampée de vieille eau-de-vie.05650 00.$0000 ,000500808 Poses Secor ve see Que va devenir le drapean ?où le cacher ?où l'emporter ?Je confie les hommes à un sergent.Je leur donne l'ordre de rega- guer, par petites fractions, a tout : hasard, le gros de la brigade.Et ; ayant, d\u2019an coup de couteau, ar- | raché l'aigle et la soie tricolore, serré sous ma tunique ce précieux symbole, je pique, en courant droit devant moi, vers les taillis qui estompent l'horizon d\u2019unc frissonnante ligne bleue.O cette fuite dans l'obscurité vague, ces défaillances, ces chutes avec, à travers le profond silence de la nuit, les cris guttu- yanx des cavaliers lancés à ma poursuite, éparpillés dans toutes les directions, des bruits de galopade qui se rapprochent, qui glacent ! Et brusquement, à la lisière d'un boqueteau, au bord d'une rivière que cachent des saules, la joie d'apercevoir un vieux moulin, ou la fenêtre est éclairée, de se dire qu'on a trouvé un abri, qu\u2019il y a peut- être là de braves gens ! Je heurtai la porte close d\u2019un coup de poing.ll y eut dans Je iogis comme une hésitation à répondre, et une voix claire et douce de femme demanda avec de l\u2019effroi : \u201c Qui est là ?\u2014Un officier français qui s\u2019est égaré et qui est blessé,\u201d répliquai-je.On m\u2019ouvrit aussitôt, et je vis ceci dans une vaste pièce où dansait la vacillante clarté d\u2019une chandelle.Un grand vieux gué- tre, à moustache en brosse, la figure énergique, entaillée d\u2019un balafre, puis, raide, respectueux, avait posé sa pipe sur la table et m'\u2019accueillait avec le salut militaire.Puis, en face de l'âtre où se consumait une brassée de sarments, une femme jeune et jolie qui était vêtue de noir et avait de grands yeux bleuâtres, fixes, très ternis par les larmes.Et, derrière elle, s\u2019allongeait une barcelonnette, couverte de rideaux biancs Je n'avais pas une miuute à perdre.Je tendis la main au vieillard avec une effasion reconnaissaute, et je lui dis : \u201c Vous avez été soldat ?\u2014 Pendant vingt-cinq ans, mon lieutenant, fit-il, en Afrique, au huitième de l'arme, et malgré ma soixantaine, si je n\u2019étais pas perclus de rhumatismes croyez bien que j'aurais ropris Azor et le flingot pour cogner sur les Boches.Je les hais.Je voudrais pouvoir les détraire comme de la vermine, les uns aprés les autres.Ils m'ont tué mon gendre, le mari de.ma pauvre petite Rosalie, le père de ce p'tit qui dort là, dans ce berceau, saus se douter de rien, lé pauvre ! \u201d La femme sanglotait, comme s1 la douleur se fût tout à coup réveillée.Je murmurai quelques paroles de pitié et repris : \u201cEcou- tez-moi bien, parce que chaque minute qui s'écoule est un danger de plus pour moi et pour le trésor qui m'a été confié par mes camarades\u2026dJe suis poursuivi par l'ennemi\u2026.Peu m'importe pour moi, la vio m'est égale, mais voici ce que vous devez m'aider à sauver ! \u201d J'avais dé- bontonné ma tunique ot je lui montrai le drapeau déchiqueté, noirci, la noble loque où apparaissaient en lettres d\u2019or des noms de victoires, l'aigle aux ailes déployées que les balles avaient à demi éventrée.Le vieux devint tout pâle, fronça les sourcils, commanda : \u201c Rosalie, ferine- vite les verrous et donne deux tours de clef.\u201d (Au dchors, résonnait la lointaine rumeur d'une chevauchée ) Et serrant les poinrs, de grosses larmes dans les paupières, il ajouta: \u201c Daus un instant, ils seront ici, ils fouilleront partout, ils sarcageront les armoires, la huche, la grange\u2026Oh ! nom de Dieu ! où pourrais-je le cacher?\u201d J'étais tombé sur une chaise.la gorge sèche, les tempes bourdonnantes, les jambes cassées.Alors, grave, d\u2019un geste fier et simple, saus prononcer une parole, la veuve prit son cufant sur ses genoux, le démaillota, puis l\u2019enveloppa dans la soie tricolore Les langes soigneuse- meut épinglés, cachuaient le drapeau Le petit, replacé dans le berceau, se reudormit, tandis que la mère le berçait toute doucement, murmurant à mi-voix : \u201cIls n'iront pas le chercher là !\u201d Et ému jusqu'au fond de l'être, je les embrassai, je les pressai successivement contre ma poitrine haletante et je m'écriai : \u201c Nester plus longtemps ici ang- menterait le péril ; je repars, je vous confiie au nom de la France cette relique sacrée\u2026Ô Merci à vous deux! Je m'appelle George de Ravignac\u2026 Peut-être suis- je condamné à mourir dans cette terrible guerre, mais si j'en reviens, je vous promets de remplacer auprès de cet enfant celui qui est mort en faisant son devoir.Adieu, mes amis, adieu et encore merci!\u201d Le meunier m'accompagna à travers son jardin jusqu\u2019à une brèche du mur qui s'ouvrait sur le bois.Je marchai durant une heure à tâtons, au milieu des ténèbres et tom- Toutes ces races viennent avant le contingent de langue anglaise d'Angleterre, Ecosse et Canada.; Les Canadiens comptent 17,- 525.Une fausse impression encore est celle qui conteste à laisser croire que les enfants étrangers traînent les rues, sans iristrie- tion.Le recensement montre que sur les enfants de 12 à 21 aus, il n\u2019y en a que 2,905 sur un total de 715,920, qui ne savent pas lire, #24 +# C'est la mode, en Angleterre, de porter la barbe en pointe, à la Van Dyck.La \u201c Westminster Gazette \u201d\u2019 a recherché l'origine de cette mode et voici ce qu\u2019elle a trouvé : Le prince de Galles possède un barbier en chef, qui à la haute main sur le système pileux de Son Altesse Tovale.Il ya deux ou trois ans, cet ar- liste capilaire remarqua que son auguste client eugraissait.Il voulut remédier à cet inconvénient et s'avisa qu'une modification dans la conpe de la barbe produirait Pelfet désiré.Il communiqua ses vues au prince, qui les approuva.Le sort en était jeté : à dater de ce jour, l'héritier de la couronne d'Angleterre a porté une barbe à la Van Dyck.Aussitôt les gentlemans gras, à face ronde, découvrirent en effst que la barbe en pointe allongeait leur visage.Ils suivirent l'exemple du prince.Les gentlemen maigres en firent autant, sans trop savoir pourquoi.Puis ca fut le tour des gens non fashionables \u2014qu\u2019ils fussant maigres ou gras\u2014et, enfin, du pau- ple entier de la Grande-Brata- gne.+ Winnipeg, 4.\u2014II y a quelques jours, une délégation de citoyens catholiques romaius a eu une entrevue avec le gouvernement localet a demandé un octroi pour les écoles catholiques de la - ville, en offrant de se conformer à laloi des écoles sur la visite bai à la fin sans counaissance sur un amas de broussailles.Et ce fut 1a que me ramassèrent les ambulanciers allemands.Et quand je vevins de captivité, j'accomplis ma promesse, je retournai au moulin.Les Bara- rois avaient tout bousculé, tout éventré, tout brisé: mais ils avaient respecté le berceau où sommeislait le petit de la femme en noir, si triste.si apitoyante.Et le voilà - aujourd'hui, \u2018notre Jacquinet, un beau gars bien planté, enthousiaste, heureux de vivre, et près d'entrer au \u2018\u201c vieux Bahut !\u201d Ah! vive Dieu! ils auront le feu sacré ces nouveaux conscrits qui naquire nt en l\u2019Année terrible, qui sucèrent dans le lait de leurs mères et de leurs nourrices la haine sainte, le rève des représailles.RENE MAIZEROY.Chicago vient d\u2019être soumis à un recensement scolaire qui renverse bien des théories.La majorité de sa population n'est pas, comme on le croit d\u2019origine étrangère.Pas moins de 949,092 sur une population totale de 1,567,657 sont américains de naissance.L'élément Allemand vient ensuite : 216,324.Pais l'Irlande: 111,087.Puis: Suédois, 58,000 ; Polo- de leurs écoles par les inspee- teurs officiels.Les délégués exprimèrent l'espoir que le gouvernement permettrait aux instituteurs catholiques ds continuer leurs classes jusqu\u2019aux prochains examens de I'Ecole Normale, à la condition que le bureau des écoles publiques pourrait s'entendre avec les syadics des écoles catholiques au sujet des maisons d'école.Le bureau des écoles publiques de Winnipeg était disposé à accepter la proposition et avait convoqué une assemblée pour la discuter, mais hier le procureur- général Sifton est intervenu par une lettre adressée aux délégués, les prévenant qu\u2019il ne pouvait voir comment cette demande pourrait être accordée et que, s'ils voulaient bénéficier de l'acte des écoles publiques, ils devaient le faire d'une façon régalière, c'est-à-dire envoyer leurs enfaiits à l'école publique.On ne sait quel sera le résultat de ce refus, mais si les catholiques se décident à envoyer leurs milliers d'enfants aux écoles publiques, ce sera une véritable inondation et le bureau des écoles publiques de Winnipeg devra encourir de grandes dépenses pour ériger de nouvelles maisons d'école ou faire l'acquisition de \u2018celles des: catho- nais, 47,000 ; Bohémiens, 84,000.ligues © rile iS i } ! + xm wr TT ii Ar à Per rt EE | ' earn, TTT GUETTA = ren 4 LA AY TT ber REE ES TD Ce Qe TTA Snes ge Cat) : i t fl il: *L CE COMMERCE 4 Es difficultés\u20148 août 1894 BEAUHARNOIS & MONTREAL ~E.A.Manny & Co.Fondeurs, ont fait cession, ; CAUGHNAWAGA\u2014L M Jocks, magasin général, offre à composer à 25 cts dans la $, GENTILLY\u2014C B Poisson, meunier, a fait cession.Assemblée des créanciers le 15 courant.HULL\u2014D.A.Decosse, marchandises sèches, a fait cession à Kent et Turcotte.Montréal.HULL-\u2014H.Larocque, marchand de chaussures, offre à composer à 60 cts dans la $ comptant.QUEBEC\u2014F.Juneau, marchand de chaussures, composer 40 cts dans la $ comptant.\u2014P.Gosselin & Co.Marchandises Sèches, ont fait cession à N.Matte.\u2014Villeneuve & Fières, Marchandises Sèches, à composer à 50 cts dans la $.ST HYACINTHE \u2014A.T.Dubuc marchandises sèches, a fait cession à A.Lamarche.MONTRÉAI \u2014Armstrong Photo Engraving Co.ont fait cession.\u2014Bazinet & Delières, marchandises sèches, ont fait cession et une assemblée des créanciers est convoquée pour le 13 courant.\u2014Wm Byrd, Entrepreneur.Stock vendu.\u2014Coté & Laflèche.marchandises sèches, ont fait cession.\u2014J.Desjardins & Co.T'ailleurs.Stock sons snisie.\u2014Dougall & Lawton, Lamps &c, ont fait cession et une assemblée des créanciers est convoquée.\u2014W.R.Fee & Co Epiciers Stock à être vendu par encan le 10 courant \u2014J- Frappier & Co.Epiciers.\u2014 Stock à être vendu par encan.\u2014R.S.Kellie, Marchand Tailleur, a fait cession a J.Mc D.Hains.\u2014Philias Lapierre, Tailleur, Stock avertit pour étre vendu par action le 10 courant.\u2014E.H.Lesage, marchandises sèches.Stock vendu à 63 cts dans la $.\u2014M.Lesser & Son.Chapeliers.\u2014 Stock vendu à 45 cts dans la $.\u2014John M.Martin, Marchand, a tait cession.\u2018 W.H.Merrill & Co.Marchandises Cèches.Stock à être vendu par encan.\u2014T, W.Ness & Co.Electriciens.J- Mc D.Hains, nommé curateur, \u2014David Parkes, Maitre Chartier, a composer à 25 cts dans la $.\u2014Phillips & McGovern, marchandises sèches.Préparent leur état d\u2019affaires pour leurs créanciers.\u2014Wm Ryan, Salcon.Ave1tit pour être vendu par huissier.\u2014Robert & Jodoin, marchandises sèches, ont fait cession à Kent & Turcotte.\u2014Cyrille Sicorte.Demande de session.\u2014H.F.Spawn.Buanderie.Stock &c avertit pour être vendu par soumission.\u2014T.Sylvestre & Co.Epiciers, ont fait cession à Bilodeau & Renaud, \u2014D.Tracey.Epicier, succédé par A.Gannon.Entrepreneur, CANADA OHAMBLY L'épouse de M.Wildege Provost, cultivateur de Chambly, a donné naissance à trois enfants, deux gar- Cons et une fille, la semaine dernière La mère et les enfants se portent très bien.FARNHAM Un conducteur du C; PR, William McDonald, s\u2019est noyé le 1er courant, en prenant un bain dans la rivière St François, à trois milles en bas de cette place.Le défunt laisse Une veuve et un enfant.ST-IRAN-BAPTISTE ae Rouville La candidature pour le bazar de Suint Jean-Baptiste s\u2019est-terminée le deux courant.La popularité entre Melles Corine Lambert et Adrienne Collette a été l\u2019une des plus actives et des plus fructueuses que l\u2019on ait encore vue en pareilles circonstances.Ces deux jeunes filles se sont dévouées, com- \u201cme des héroinmes à l\u2019œuvre de l\u2019é- donné $465.11 et'sa vaillante con- - ducation:::: Melle.Corine : Lambest a.currente $463.13.L'on peut iuger \"par Ja du travail et dela popularité de ces deux aimables candidates.Victorieuses toutes deux, elles ont remporté pour palme mérité de leur dévouement, chacune un magnifique cadeau offert par M.le curé.Ce sera un souvenir de leur dévouement à la grande et belle cause de l\u2019éducation à Saint Jean-Baptiste.UN PassanT.ST SIMON M.H, Langelier, gérant de la Banque de St Hyacinthe à Iberville, était en promenade ici la semaine dernière, l'hôte de M.Upton Bru- nelle.QUEBEO La police provinciale a confisqué un certain nombre de tables de jeu dans l\u2019Ile d'Orléans, lundi.Les agents de l\u2019autorité ont légalement essayé de feriner la buvette de l\u2019hôtel, mais le propriétaire a refusé d\u2019obtempérer à l\u2019ordre de ceux-ci, prétextant qu\u2019il avait une licence de la municipalité pour vendre des li- Queurs quand il le voudrait.BRANDFORT, Ont.Mlle Minnie Beeny et M.Louis Tyson se sont noyés, mardi soir.en faisant une promenade sur l\u2019eau, dans une légère embarcation.On ignore complètement comment l\u2019accident a pu se produire ; le canot a chaviré, à un moment donné, et les deux jeunes gens ont été jetés à l\u2019eau.Leurs corps ont été retrouvés peu après.LOUISEVILLE Dimanche, la jolie petite ville de Louiseville était en liesse.Toutes les maisons étaient pavoi- sees en I\u2019honneur de la visite de Sa Grandeur Mgr Laflèche, évêque des Trois-Rivières.Monseigneur est arrivé samedi à Louiseville.Sa Grandeur a assisté à la grand\u201d- messe, uu trône, et a donné l\u2019instruction sur la gracde question de l\u2019éducation.À la messe il y a eu de beau chant et de jolie musique exécutée par la fanfare de Louiseville.Ce corps de musique qui comprend vingt-deux exécutants est certainement l\u2019un des meilleurs de la province.Dans l'après-midi a eu lieu la bé- Nédiction du collège et de la coquette chapelle intérieure.Cette chapelle, dont les décorations sont dues aux Frères de l\u2019êta- blissement, est un véritable bijou artistique.Les centaines de visiteurs Qui l'ont vue ne tarissent pas d'éloges.\u2014\u2014 wt Ee Ame ETATS-UNIS SAINT PAUL, Minn, La convention nationale de l\u2019Union Catho ique d\u2019abstinence totale a décidé, vendredi, de se réunir à NewW- York en août 1895.Dans ses résolutions elle loue la conduite de Mgr Satolli et de Mgr Walterson au sujet de la question de la vente de boissons alcooliques et demande que tous les cabaretiers soient exclus des sociétés catholiques.La convention a reçu un câble- gramme du pape et un télégramme ue Mgr Satolli approuvant l\u2019objet de la société.CHICAGO Un incendie a causé des dégâts considérables, le rer courant, dans le district des chantiers de bois, entre l\u2019avenue Ashland, la Rivière Chicago, I'avenue Blue Island et la ue Roby.L'incendie n\u2019a pas duté trois heures, et, cependant, il a semé la dévastation sur une espace d\u2019un de- mi-mille carré.Une grande quantité de bois, des appareils électriques, des wagons, de la fonte, des poêles, des bâtisses, etc, ont été réduits en cendres.Les pertes sont évaiuées à 83,000,000 et l\u2019on croit que les assu- taliçes ne se montent qu\u2019à $1,1 50,000 etviron.BURLINGTON Dimanche, Sa Grandeur Monseigneur l'archevêque de Montréal a assisté à Burlington a une magnifique cérémonie religieuse.Il s'agissait de la translation dans la Cathédrale de Burlington du _facsimile des chaînes de Saint Pierre qui sont déposées aujourd'hui a Rome dars la, célèbre eglise de Saint- Pierre aux Liens.Ce n\u2019est pas seulement un /ac-simile, car Mgr de Goësbriant, évêque de Burlington, a obtenu l'année cernière, à son passage à Rome, du Souverain Pontife, la remise d\u2019un anneau des .châîues authentiques du prince des Apôtres ; cet anneaz est enchassé dans le /ac- simile que pour Védification des fidèles de son diocèse le pieux évêque de Burlington a fait faire avec un soin tout particulier.\u201c0.db +0: TROUBLES A QUEBEC Nous empruntons au /A/onde le récit suivant des troubles qui ont eu lieu à Québec, le 6 courant.Québec, 7\u2014Depuis quelque temps les Anglicans et les Méthodistes sont très actifs.A Saint Roch, rue du Pont, le révérend Adam Burwash, ministre baptiste de langue françuise, a ouvert une mission.Une autre mission anglicane a été fondée au faubourg Saint Jean, coin des rues Saint Georges et Richelieu.Hier soir, le révérend Burwash, qui est surnommé le \u2018» grent evangelist\u201d de la Grande Ligue, assisté de M.Grenier, missionnaire, de Mme Grenier, Milles Desjardins et M.Taylor, ouvrit une seconde séance dans la mission de la rue du pont.Une trentaine de jeunes gens de St Rochet de Saint Sauveur étaient présents.Il y avait aussi deux ou trois hommes de police à la porte principale.: Apiés la prière d\u2019usage, au moment où le ministre allait commenter un verset de la Bible, des jeunes gens donnèrent à l\u2019intérieur le signal de l'attaque.Ce fut un vacarme infernal.Les chaises furent lancées à force de bras et tout fut mis sans dessus dessous.Les tapageurs sortirent ensuite pour rejoindre des compa- £nons cachés dans une ruelle très sombre et d\u2019où ils mitraillèrent missionnaires et mission av.c tout ce qui leur tombait sous la main : pierres, briques, tessons, etc.Le ministre et ses gens purent heureusement trouver place derrière une cloison, sans cela ils se faisaient tuer très certainement, Les hommes de police présents incapables de tenir tête à plus de trois cents assaillants, demandèrent un renfort qui arriva bientôt sous le commandement du sous-chef Walsh, mais il était trop tard, les émeutiers ayant pris la fuite dans la direction de l\u2019autre mission, rue Saint George, qu'ils saccagèrent dans le temps de l\u2019écrire.Li encore la police arriva trop tard.Les résidents de l\u2019endroit, surpris de cetle émeute si inattendue et ne voyanl pas venir Ia police, firent jouer le télégraphe d'alarme et les pompiers arrivèrent sur les lieux en même temps que la police.Au même moment, les émeutiers étaient rendus à la caserne de l'Armée du salut, Haute-Ville, dont ils brisaient les prtes et les fenêtres.Pend:int que toutes ces scènes se passa: ;nt 500 personnes étaient massées dans les environs de la mission de la rue du Pont, où les troubles avaient commencé etoù se trouvaient encore le missionnaire et ses gens.Le sous-chef Walsh fit redescendre ses hommes à cet endroit et il allait réussir À rétablir la circulation, quand des cris et des hurlements annoncérent 1\u2019approche des forts à bras qui revenaient enchantés de 1eur belle besogne.La police se porta à leur rencontre, en haut de la rue du Pont.Le sous-chef Walsh les somma de se disperser pendant que ses hommes, bâtons au poing, barraient le passage.Voyant qu\u2019ils ne pouvaient aller plus loin impunément, les forts à bras se dispersérent, et à onze heures les missionnaires protestants purent s0r- tir en toute sécurité.Aucune arrestation n\u2019a été faite.Les citoyens intelligents et respectables s'accordent a dire que ces gens de Saint Koch ont commis une déplorable action qui aura très certaine ment un mauvais eflet dans la population anglaise protestante de Québec ct d\u2019ailleurs.On appréhende encora du trouble.Le Chronicle, organe anglais protestant dit que si la police ne peut venir à bout des émeutiers, l\u2019on devrait faire intervenir les militaires.Il faut que tous les gens, de quelque croyance qu\u2019ils soient, reçoivent la protection des autorités.\u2014\u2014{}-e
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