Le spectateur canadien, 11 décembre 1815, lundi 11 décembre 1815
[" Specta RESPICERE EXEMPLAR VITE.Vou.IL.MONTREAL : \u2019 , 4 IMPRIME ET PUBLIE PAR C.B.PASTEUR, & co.RUE sT.JACQUES.CONDITIONS.Ka prixde ln souscription est de Quinze Chelins par année, lorsyue le Papior estliveé is Montréal, ou envoyé en Cunpagne par occasion ; et de Quinze Cheliue eu les frais, lorsqu'il est envoyé \u2018pur li jioste, payables de six snols en six mois êt \u2018d'avance.ee, - Qoux qui \u2018veulent cesser de sonserire sbut obligés d'en donner avisau moius un mois avant leur- ute échue, uutsensent Us sont censés Luiz ache Spectateur de New-York; 8 Novembre.LETTRE INTERESSANTE CATACOMBES DE PARIS.Messns.Lewis & HALL.Messieurs, \u2014\u2014Dans un voyage en Angleterre ct en Françe pendant douze mois, je me suis amusé À faire des mémoires sur des différensévenemens et sur les diférens mionuinens, qui m'ont le plus frappé.Je vous envoye un extrait de mon journal, qui vet À votre service, si vous jugez à propos de le publier.J'ai choisi ce qui suit, parceque j'ai trouvé que beaucoup de personnes, qui visitent ln France n'ont jamais visité les Panis, le 27 Mars, 1815, Catacombes de Paris.Après vous avoir parlé de la splendeur et de la gaieté de la ville, je vous prie de Thes:tivre danssa partiesouterraine.Quoique cette visite soit pou engagcante, elle vous pourra uéanmoins être de quelque utilité.Je dois d\u2019abord vous informer que Pa- ais «st bâtie en graude partie de pierres tirées des carricres, qui sont situées sous la ville ; ct les excavations qui en sont sésultées, sont immenses.Autrefois le public fut dans la plus grande inquiétude à ce sujet, de craînte que plusieurs parties de Ju ville ne vinssent à écrouler frute de support.L'inquiétudedevintsi grande, il y a quelquesannées, que le gouvernement, en 1776, nomma quelques uns de ses citoyens les plus respectables, pour examiner cesexcuvations, ct faire rap- - port de leur situation.Le résultat de leur examin fut qu'il y avoit le plus grand danger que plusieurs \u2018églises et palais, qu'un grand nombre de rues.et d'édifices dans la partie sud de la ville, n\u2019engloutissent dans les aby- mesimmensescreusées dessous Paris.L'on flomma aussitôtune administration géné- tale pour la surintendance de ces carriè- tes, avec pleine autorité d'adopter telles mesures, qu'elle jugeroit i propos.Depuis ce tems cdgouvernement souterrain B\u2018est conduit avec autant de régularité, que Infpolice par rapport aux citoyens, et gous & surintendance de ces inspecteurs, Paris a été régulièrement soutenue par des colonnes innnenses faites de pierre ; etle mal tant redouté ne donna plus d'al- laçmes.Pour fairg voir que les craintes du public n'étaient pas sans fondement, dans le terms qu'on comntença l'ouvrage, .ilgécroula une maison, qui fut presque engloutie dans ces gouffres.C'est dans ces excavations souterraines que l\u2019on voit les Catacombes : et c'est la qu'ont été dépsés d'après une computation bien fondée, les os et les restes de \u2018deux imillions et demi de l\u2018espèce humaine.Ces cadavres avoient ét* entatsés pendant plusieurs siècles dans les différens gimitières ; et ces cimitiètes et surtout l'Eglise des Innocens, devinrent à la fin si injurieux à la santé, qu\u2019en 1786 le gouvernement donna ordre de ne plus enterrer dans la ville, II fit en même tems abattre l'Eglise des Innocens, et exhumer les corps de ce lieu, et le convertit en place publique.Il fut confirmé d\u2019après les enrégistremens publics, et les calculs faits là dessus, que dans le charniers des Innocens seulement, il y avoit eu d'enterrés pendant les sept derniers siècles un willion deux cent milles cadavres, ce lieu n'ayant été pendant une longue suite d'années, que lescul dépôt ou l'on enterrât les morts de toute la ville.Il se présenta d'abord de grands obstacles et des difficultés sans nombre ve- nantsurtout de la part de ceux- qui avoient des amis, dont les cendres .repo- soient dans ce lieu ; mais le gouvernement persévéra dans son plan, er,cet ou-, vrage immense propre à inspirer le te» ect ct In crainte, fut commencé le ler.écombre 1785 et futrégulièrement con- MoRuMQuR.Hor: fa LLoni A.i rs tinué jusqu'au mois de mai 1786.Les: A chaleurs firent remetire \u2018le travsil au're- \\tour de l'hiver suivant, pour le continuer.avec plus desureté, Lou continua iles | deux hivers d'ensuite, et le tout fut com- | plette en, Janvier, 1788.Te\u201d Quant aux corps, qui avoient été recem-: | ment enterrés, où étoient dépéris les, uns | furent inhumés de nouveau hors: de \u2018lu.\u2018ville, les autres furenttransportés aix \u2018ca-: | tabombes,.puivantle désir des.amis, qui: sugvivoient, i.ow nl AT SE Ces os ct cedtadavres furshl plein jour, ct.transportés sur le.soir: ans.deé churiots céuverts, uccompagués «de prêtres qui faiédient des cérémonies religieuses à cette occasion.Ils furent ensuite placés \u2018dans les catacombes, dans le même ordre qu'ils ont aujourd'hui, \u2018 avec la régularité et l'exactitude de la maçonnerie la plus fini.e \u2018 .L'on a exdumé depuis les corps de -Seize autres cimetières publics.Ce se- : cond travaille fut commencé dans l'année \u2018 1792, et continué en 1798.La révolution le suspendit pendant dix ans.En 1804, il recommença, et fut continué par liitervalles jusqu'en 1813, où l\u2018on cessa de troubler lus cendres des morts, en ' transportant les corps du cimitière de \"Hopital de la Trinité.\u2019 .Nous étantmunis, le jour d\u2019auparavant d'une permission du surintendant général des Cutucombes, et ayant fuit les arran- gemens nécessaires uvec notre guide, nous nous rendimes, mon ami ct moi, ab tems fixé, pour faire notre sombre visité Le lieu où nous décondimes, est près de lu Barrière d'Enfèr, nous étant pourvus auparavant chacun d\u2018une;lampe, nous sui- | : , souterrains.vinesavecsoin notreguide dans les d-tours escarpésd'un escalier de pierre de soixante jet dix dégres, situé dans Jes différentes sinuosités dus carrières.Ces détours correspondent exactemunt aux diffrrentes rues de Puris près la rue et Barrière d'Enfer, de manière que notre conduc- , teur pouvoit nous dire à chaque \u2018instant | sous quelle partio particulière de la ville nous étions.Nous marchâmes de cette muntère, suivant le rapport de notre guide l\u2019espace d'un demi mille, après quoi nous arrivames à une porte fermée, peinturée- en.noîr, sur laquelle, nous pouvions, à la faveur de la lumiète de nos lampes lire ces mots terribles écritsen grandes majuscules : Arrête! C'est ici l'empire de da mort.\u2018 Notre sombre visite suffisoit seule pour faire naître en nous des pensées sérieuses et solemnclles, suns le secours de ces terribles paroles.Vous tomburez cependant d'accord avec moi, que cette inscription est très propre au sujet.En ouvraut cetto porte, quiconduit au grand Ossuaire de la tombe Issoire, nous nous trouvames entre des murs et des colonnes\u2018 entièremeut composés de cranes et d'os humains, arrangés avec la précosion ct ln régularité la plus grande, dans In manière suivante.Un rang d'os d'une description semblable, les os de la cuisse par exemple, en forment la basse.Ensuite vient un rang d'os d'une autre \u2018description et jusqu'à luhauteur de quatre pieds, après quoi il y a alternativemeut un rang de cranés.et un rang d'autres os à lu hauteur de quatre pieds encore, \u2018et ainsi de suite jusqu'aû haut du mur.Ces dif- férens ds sont alternativement arrangés.de manière à conserver l'appareuce de l\u2019uniformité la plus exacte.Les rangs composés de cranes sont \u2018partout placés à unc égale distahce.Cette exactitude n'a lieu qu\u2018à l'extérieur des murs, formant en certains chs dbs masses à quatre\u2019 facés, © et dans d'autres, des masses ovales et oblongues: L'on jette les os pêle-méle dans ces murs, jusqu\u2018 ce que l\u2018espace vide soit remplie.Ces os sont très secs et sans aucun odeur, et sont à l\u2018extérieur des murs cimentés par une substance glutineuse, qui les retient à leur place, etleur donne un lustre éclatant, comme s\u2018ils étoient vernis, Nous parcourumes l\u2018espace d\u2018environ cent verges au milieu de ces sowm- bres murailles, et nous eumes une belle occasion de réfléchir sur la vanité de cet être que l\u2018on appelle Homme.Quelle leçon pour l\u2018orgueiul humain avions-nous devant nous.- Nous ne voyons là aucune \u2018distinction.Le sage ct l\u2018idiot : le \u2018chrétien et l\u2018infidole : la femme.la plus charmante et la plusaimableavec la prostituée ; tous sont entassés péle-wile \u201cvn, un même monceau., Les os d\u2019un.corps aux ceux d\u2018un autre, peut-ôtré coux de deux æhôrtels ennem's, sont.mélés en- - re 8 a ik A Pa chant semble:r-La ler : différence dant \u2018au:rarigiet a la fortune.préséance doivent piraitre petites ctanf- prisables aux yeux d'un: observateus! Mais vous me direz qué ces raflexionis sont \u2018fasse.\u2018se:continué donc.là description de mavitite.:.: 1° 0 -Chavtif-ea;vont séparé os BULTE -desmanieré que les amis du défunt, s'ils\u201c ne-soht pas en état de désigner ses difé- rentes parties, ontla pauvre satisfaction: de savoir que tel masse d\u2018os coutient ceuxfles amis auxquels ils s\u2018interessoient, Parexemplecoux quiétoiententerrés dans le cimetière des Innocens! forment une masse.Ceux de l\u2018Eglise du St.- Esprit en-forment une autre, et ceux du couvent des Blancs manteaux un troisieine &c.et sur chuque collection, il y à une inscription qui indique d\u2018où ct en quel teins ils ont été'exhumés.Tout sage et nices- saire que Pat ce plun, cependant un Home me sensible trouve quelque chose de rés voltant dans cutte arrangeinent.Parex- emplele crane d\u2018un\u2018individu est souvent à une graude distance des \u2018autres parties -de son corps, Peut-être aussi denx os, qui appartenoient à un même bom+ meorsont-ils prés l\u2018un de l\u2018autre, mais.le rung le sexe et les caractères - sont tous mêlés en un même monceau Sur ces- restes de mortalité, il y a des inscriptions, dont quelques unes sont très adoptées au sujet, et dont Ia lecture a prolongé votre promenade dans ces lieux Lus suivantes m'ont paru -reglamer unc une attention particulière.*Tcidaus le silence dela paix, reposent nos Aucètres.\u201cAu delà de ces Luracs, ils reposent en atteudantune autre vie.\u201cLe tombeau est L'arn de triomplie, pat où l\u2018on entre dans l'éternité.\u201d -Quofques inscriptions représentent les\u201d morts comme aréssant lu purole à ceux qui examinent leurs os.\u201cLa mort nous à Frapnéa, \u201cCraiqnez nussises coups.\u201cEllgest à vus côtés, \u201cMortels, préporez-vous.\u201d © \u201cLa port te suit a clique pas, comine l\u2019osnbre dé ton Curps.: ce moment, \u201c\u201cVole-trelle sur ta téte,et te menace-t-elle du coup fatal, .Ces différentes inscriptions sopt en rrand nombre, mais je n°en insererui pas | \u2018avitntuge de cruinte de fatiguer votrè, attention.Outre ces dix-sept différentes collections d'os, notre conducteur nous montra plusieurs monceaux de terre, où des corps qui n\u2018etoient pas, dépéris, étoiunt enterrés en innsse, L'un de ces tus contient les restes de ces infortunés qui furent massacrés le 28 et 29 Aout,1789, par la populace, à la Place de (sreve, et l\u2018Hotel de Brien- ne, &c.7 Un autre renfermentles corps de ceux qui furent tués par la populace, à l'attaque du chateau des Thuilleries, le 10 Aout 179%, Un autre ceux, qui furent massacrés par les sucobins sauguinaires, dans lus ditfé- rentes prisons, lc 2 et le $ Suptembre 1792, renfermant quelques uns des royalistes les plus nimubles et les plus res- nectables, quelques uns même ailiés à lu amille Bourbon, 1 .D'autres renferment des.cadavres, qui furent exhumés, avant d'avoir su: une dissolution complette, \u2018 Dans l\u2019un de ces appartemens soutor- raîns, on y conserve les os, quiont quelque chose de particulier, quant à leur forme, Nous y en uvonsvu, qui pendant la'vie de ceux à qui ils appaftenoient/ paroissoient avoir été fracturés, et \u2018nous pouvions remarqner ia maniére dont \u201cils: étoient liées ensemble.D'autres pargis-: soient bvoir appartenu à des personnes: difformes, d'une taille gigantesque &c.Notre guide nous en monta, qui avoient éte choisis par les medecins et- chirurgiens du Paris, apparence, pouvoicnt dire de quelle maladie, ou d« quelle maniêre, les personnes, auxquels ils appartenoient, étoient mor tes.Nous vimes plusicurs cranes, qui ARE \u2014F Totes D P 19 dre Eb ; J .Sie di \u201cnéy:arni>distinction; if sje; avec autant.de-certitude, :que s'il ordinaires, et qu'elles se\u2018présentent natü- | qu : réllenient \u2018à.vous: gans.yub je: vous-lés ta Baye des Oe BERTRAND, Rue St.Paul près le Nouveau Marché.Montreal, le 13:07.A815.| \u201c \u2014 > + ie , £50 Reward! * WY 'HEREAS some \u2018evil dispos | sed person or peisuns did on the nightof the 29th ult.enter the Shipyard of the \u201clate James Dunvor, Esq.and upset the Keel und Stern Post of a vessel now \u201cbuilding there, and otherwise damaged \"the other parts appertaining to the same.The above reward wil be paid to any person who wilgive information to the Mas.\u201cter Buililer at the Shipyard, of the per- \u2018fon or persons who are guilty of the ea.me, upon his or their being convicted.- December, 2, 1815.oo abeiitlic Lee « £50 de Récompense.; VU que quelques personnes.ou \u20183 personnes mal intentionnées ont, dans la : nuit du 29 de Novembre, \u2018renversé la = Quille et L\u2018étambord d'un Bâtiment maintenant en bâtisseau Chantier du feu JAMEs Dunuop, Êcr.la susdite récome pense sera donnée à aucune parsonne quai donnera information au Maitre Charpentier au Chantier, de la personne ou des personnes qui ont été coupables du fuit de munière à ce qu\u2019elles soient cons Vaincues.i th Decembre 2, 1815, Comité de la Vaccine, À VIS est donné aux habitants de Montréal et des environs qu'un Médecin se trouvera à l'Hotel Dieu tous les ManDis depuis ONZE heures du matin jusqu'a MIDI, pour vacciner Gratis tous ceux qui désireroient se grurantir des ef, fets terribles de la Petite Vérole, Pur ordre du Comité, M.PALMER, Secretaire del Institution, Montreal, le 24 Nov, 1815.J * \u2018 .LE Soussigné prend la liberté d'informer ses Amis et le Public, qu'il s'est étubli dans lu maison de Mr.Marion, Orfevre, Rue St Frangois-Xavier, od il se propose de suivre lu Profession d'HoR- LOGER dans toutes ses parties, telles que la façon et la réparation de toutes sortes d'Horloges simples et à r, pétition ; et il se flutte d'être en état de satisfaire par son, assiduité ct son attention.ceux qui lui feront l'honneur de j'employer.\" HUGH McQUARTERS.Moutreal, 25 Nov.1813.48-5%- À VENDRE par le Soussigné 30 \"Tonnes du plus fort ESPRIT DE LA JAM AIQUE; 10 Tonnes de Shrub, - et 25 Boites d\u2019une douzaine cha que de la meilleure Liqueur de la: Martinique.: F.GLACKMEYER, Junr Montreal, 1 Decembre, 1815.: Los Soussigués viennent de reces, 4 voir et offrent à Vendre d leur Mogasin No.44 Rue Notre Dame.Eu 200 Quintaux de Morue Verte, + ; 50 Ditto Sèche, Co 54 Tinnettes de Sardines, 20 Quarts de Harrengs fumés, a 10 do.do.Salés, : a 10 demi do.do.6 Tinnettes de Truite Saumoné, Et quelques Quarts d\u2018huile.; Gab.FRANCHERE Junr.& Co.Montreal, 25 Novembre, 1815.OT we Le Soussigué a l\u2019honneur d\u2019in- -.former Messicurs les Curés de\u2019 campagne = Xd Es qu'il a apporté de France des PA - dés \u2018\u2014Dands deSoié à Tusage Eglises.== , __ \u2014DEPLUS\u2014 200\u201d Douxaines de Bouteilles de, _ VIN de Bordeaux.05 ADAM A.GORDON., ~ S'adresser chez Mssrs.Hoolistetter & : Fils, vis-à-vis chez Mr.Fleming,trois pore tes plus haut que-le'Marché-Neuf.: mi Montréal, 7 Août, 1815.MAINTENANT sous\u2019Presse et à VENDRE dans péu à cette Imprimerie, LE CC CALENDRIER del\u2019 Année Bissextile J pour Montréal.1} Hy "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.