Journal de Waterloo, 22 mars 1935, vendredi 22 mars 1935
[" Le\u2019 moi journal canadten-fran- cals imprimé dans le digtriet de Bedford pendant au-delà de : 49 ans.Co.-t Publié par \u201cLE JOURNAL DE WATERLOO, ENRG.\u201d LE OURNAL E WATERLO 1 an, $1.60 1 an, $2.00 menacer Ge ABONNEMENTS CANADA: 6 mois, $1.00 ETATS-UNIS: 6 mois, $1.50 \u201cTOUJOURS ET PARTOUT FIDELE:\" Bde Année.\u2014 No 9.La cänalisation Le projet de canaliser le Saint-Laurent jusqu'aux Grands Lacs est, aujourd'hui, plus loin de sa réalisation qu'il ne l'était il y a deux et même cinq ans passés, A proprement parler, le projet est \u201c4 l'eau\u201d, et c'est tant mieux pour le Canada, tant mieux surtout pour la province de Québec qui s'opposait catégoriquement à cette entreprise coûteuse et hasardeuse, , M.Taschereau fut le premier de nos hommes politiques à s'opposer à ce travail, disant qu\u2019il n\u2019y avait aucune raison pour que le Québec s\u2019associât aux Etats-Unis dans une entreprise dont nous n\u2019avions rien à attendre de pratique et de profitable.Plus tard, les choses allèrent de telle sorte que le premier ministre d'Ontario, M, Mitchell Hepburn, soutint le même point que M.Taschereau, approuvé en ceci par l\u2019immense majorité des électeurs ontariens, Or, en face de l'opposition conjuguée des deux principales provinces du pays, les gouvernements cna- dien et américain abandonnent, temporairement du moins, un projet qui leur était cher.Néanmoins, Québec et Ontario devront continuer de garder l\u2019oeil ouvert, au cas où il prendrait envie aux champions de la canalisation de revenir à la charge et de ressusciter le projet en question.\u2014 Bon commencement Les autorités américaines continuent de faire la guerre aux vendeurs et colporteurs de drogues nocives et de stupéfiants, Ces jours derniers encore, une dépêche annonçait que les agents fédéraux avaient réussi à pratiquer l'une des plus considérables saisies jamais faites et à coffrer environ douze cents trafiquants en narcotiques.C'est sûrement un très beau coup de filet el il convient d\u2019en féliciter Washington.Il serait cependant bien naif de penser que cette razzia va suffire à purger la république voisine de tous ses débitants de poisons: il faudra des mois, ou plutôt des années pour que cette purgation répétée donne les résultats attendus, car ils sont légion, au pays de l'Oncle Sam, ceux qui s\u2019enrichissent de la vente des stupéfiants.Ces profiteurs du vice et des goûts pervers poussent même, assez souvent, leur activité jusque de ce côté-ci de la ligne qua- rante-cinquième, pour introduire chez nous leur marchandise diabolique.Aussi bien, la police canadienne a-t-elle le devoir de se montrer de plus en plus vigilante et de mener, de concert avec celle des Etats-Unis, une campagne décisive contre les vendeurs de drogues malfaisantes.Get imp Notre confrère sherbrookois rétorque à propos à la \u201cMontreal Motorists League\u201d, qui critique constamment le gouvernement de Québec à cause de l'impôt qu'il prélève sur l'essence vendue aux automobilistes, que le ministère provincial de la Voirie ne peut construire, améliorer et entretenir un immense réseau de routes sans revenus @t qu\u2019il n'est que raisonnable que ces revenus soient, dans une bonne proportion du moins, constituées par la contribution bénévole des automobilistes eux-mêmes.Comme ce sont surtout les propriétaires d\u2019autos qui utilisent les routes, il semble juste au confrère qu'ils payent au moins une partie de ce qu\u2019elles ont coûté à la province, Nous sommes nous-même de cet avis.Si les critiques du gouvernement veulent seulement se rappeler que le ministère provincial de la Voirie, qui est sous les soins et la surveillance de \"honorable J.-E.Perrault, avait, l\u2019année dernière, 15,444 milles de chemins à entretenir, dont 5,615 milles de grandes routes et 9,829 milles de chemins régionaux et locaux, ils seront peut-être moins prompts à demander la diminution, voire l'abolition de l'impôt sur l'essence.Les taxes, de quelque nature qu'elles soient, ne sont jamais agréables, mais il en est, tout de même, de nécessaires, et celle sur l\u2019essence à véhicule-moteur appartient à cette catégorie.Le gouvernement ne saurait, sans revenus, nous donner de belles routes.Un peu de gros bon sens suffit pour le comprendre.Ou diable la \u201cMontreal Motorists League\u201d a-t-elle donc laissé le sien?LE Dr LAROSE PERD SA MERE Elle est décédée hier soir à Ver- chères à l'âge avancé de 92 ans et 9 mois.\u2014 Funérailles lundi prochain.En marge de cette enquête Le juge Alfred Forest, qui présidait l\u2019enquête royale tenue en notre ville dans le cours du mois de décembre dernier, sur la construction du bureau de poste de Waterloo, vient de transmettre son rapport.aux autorités fédérales.Comme nos lecteurs sont déjà, par la lecture des journaux quotidiens, au courant des conclusions du magistrat enquêteur, nous ne croyons pas devoir répéter aujourd\u2019hui tout ce qui s\u2019est écrit là-dessus depuis mercredi dernier.Fidèle à sa consigne de ne donner presque toujours que de J\u2019inédit, le \u201cJournal\u201d publiera tout probablement la semaine prochaine un document relatif à la même affaire et dont l'importance ne le cède en rien au rapport du juge Forest.Ce sera en quelque sorte le revers de la médaille et l'autre son de la cloche, Le Dr J.H.Larose vient d\u2019avoir la douleur de perdre sa vieille mère, Mme Timothée Larose, née Esther Guertin, décédée hier soir à Verchères, à l\u2019âge avancé de 92 ans et 9 mois.La vénérable défunte laisse, outre le Dr Larose, deux fils et deux filles: MM.Arthur et Wilfrid Larose, de Verchères; Mlle Anna Larose, également de Verchères, Mme Marie-Lout- se Lamoureux, de St-Denis-sur- Richelieu, ainsi qu\u2019un grand nombre de petits-enfants.Ses funérailles auront lieu lundi prochain à Verchères.Nous prions le Dr Larose et les membres de sa famille d'agréer l\u2019expression de nos plus vives sympathies dans le- deuil #4 glqui les frappe.WATERLOO, P.Q., VENDREDI, 22 MARS 1935.\u2014\u2014 |A dents blanches Ghez le voisin 8 Aux grands mots le dictionnaire! Un \u201cOrdre\u201d imparfait vaut cing \u201chong\u201d journaux.Il est difficile aux gens diffus de se résumer.| M.Bennett va mieux, mais Baptiste est bien malade.Les femmes ont généralement un grand pouvoir d'achat.Les beaux-parents nous en font souvent voir de belles.Le chef de train est moins qu'un autre exposé à le mun- quer.Apprenons beaucoup de choses afin d'en comprendre un petit nombre.Respirer, aspirer, soupirer, expirer: tel est le sort commun des hommes.La franchise est une bonne chose, mais il ne faut pas en ubuser avec ses amis.Quand deux poètes en gribouille choquent leurs vers, c\u2019est rarement pour trinquer.La.gloire de Mme Dionne n\u2019est rien à côté de celle du Dr Dafoe.Sic vos non vobis.Les fabricants de munitions auront toujours le moyen de se battre par procuration.Le grand inconvénient du salaire mininuon, c'est qu\u2019il faut le payer à tout minime homme, Avons-nous besoin de dire que la journée de huit heures n\u2019est pas pour les patrons?On multiple les bons souhaits parce qu'on sait bien qu'ils ne se réaliseront pus tous.H faut, pour devenir centenaire et surtout pour le rester, se priver de maint plaisir.Juyer l\u2019arbre à ses fruits est d\u2019un gourmand: les qualités du chéne valent celles du dattier.On entre dans la politique a vec un épiderme de fillette et l\u2019on en sort avec une peau d'éléphant.Autre voie d'évitement: wun débiteur qui traverse la rue pour ne pas rencontrer son créancier, Le poisson qu'on mous sert dans certains restaurants pourrait fort bien s'écrire avec un s de moins.Si le gouvernement fédéral a des déficits, c\u2019est probablement parce qu'il paie trop de commissions.Nous règlerons quelques petits comptes avec l\u2019annonceur Untel le jour où la télévision rendra toute méprise imposs- ble.La Fontaine est enfoncé: les animaux qu'il faisait parler autrefois peuvent aujourd'hui, grace à la radio, parler tout seuls \u2014 les ânes en particulier.|ces derniers mois, + AU MEXIQUE Germain List Arzubide, un des fonctionnaires du ministère de l'Instruction au Mexique, a publié un manuel d'irréligion à l'usage des écoles.L'auteur dit à la jeunesse que la religion est une fable au service des classes privilégiées et que | l\u2019école doit être dressée contre Dieu, \u201cDans la même lutte finale doivent succomber les deux sanglantes idoles\u201d: le ca- | vitalisme et la religion, Ajou- |tez à ce blasphème, les tracts | d'enseignement sexuel, instrv ments de dépravation, que le ministère met à Ja disposition des écoles dont les pages \u201csont à, faire rougir un forçat\u201d et que ne peut reproduire un ; journal qui se respecte, tant el- 1les sont de nature à \u201céveiller | les instinets les plus libidineux, et vous aurez une faible idée de l'action machiavélique et diabolique des maîtres persécuteurs d'un pays dont lu po- | pulation est de 90 ou 95 pour | cent catholique, [Le Patriote de l'Ouest].UNE LECON Il ne faut pas se réjouir du malheur des autres, mais nous devons toutefois en tirer, à l\u2019occasion, \u201cde grandes et terribles leçons\u201d.M.Benneti, qui est plus agité qu\u2019actif, s\u2019est tellement surmené au cours de qu\u2019il doit payer, lui aussi, son tribut à l'épuisement, tout comme le dernier de ses partisans.\u201cRien ne sert de courir, il faut partir à point\u201d, disait le fin La Fontaine, qui prévoyait sans doute que notre premier ministre fédéral ne réussirait jamais, même au prix de tentatives surhumaines, à rattraper tout le terrain qu'il a perdu dans l'estime de ses électeurs.Inutile de se fendre en quatre, de brandir des programmes stupéfiants et des réformes sociales, d\u2019incendier l\u2019espace de ses déclarations foudroyantes: il fallait simplement partir à point, c\u2019est-à-dire ne pas commencer par tout promettre, pour ne rien tenir.[Le Lotbinière].POINT DE VUE L'expérience de Henry Ford intéresse vivement les industriels européens.Le Temps insiste sur le fait que \u201cle grand industriel américain a lui-même ouvert à la campagne plusieurs ateliers qui ne réunissent que quelques centaines d'ouvriers et qui lui fournissent des pièces détachées.\u201d Le confrère parisien ajoute que pour Ford \u201cl\u2019idéal serait que l\u2019ouvrier pût travailler, selon les saisons, tantôt aux champs et tantôt à lPusine, et mener ainsi une vie plus saine et moins artificielle que dans les grandes villes.\u201d En Amérique on ne songe à la dispersion de l\u2019industrie que par souci du bien-être de l\u2019ouvrier, sans négliger toutefois l\u2019intérêt personnel, puisque Pouvrier satisfait et en bonne santé donne meilleur rendement.I! est clair que les Européens ne méprisent pas non plus ce point de vue, mais Îls y ajoutent une autre considération qui est pour eux de la première importance, à savoir que la concentration territoriale de l\u2019industrie serait tout à fait désavantageuse en cas de guerte.[Le Canada].E.Rochette et P, Gauthier.On ne lira pas sans un vif intérêt le spirituel discours que M.Robert Bachand, député de Shefford à l'Assemblée législative, a prononcé mercrodi dernier sur le vote féminin, après les éloquentes allocutions de ses deux collègues, MM.Edgar Rochette et Pierre Gauthier.notre comme Le représentant de cemté s'est exprimé suit: i Qu'on me permette tout d'abord de féliciter le parrain de ce bill sur la façon dont il s\u2019est acquitté de la tâche ingrate qu\u2019il avait assumée, ingrate parce que je la crois vouée à un nouvel échee, I a traité son sujet de main de maitre et jl'on peut dire que l'Association du Vote à la Femme [je ne sais pas si cest là sa désignation officielle] a eu lu main heureuse en le choisissant pour plaider sa cause, Je ne sais plus quel saint du calendrier on a appelé \u201cl\u2019avocal des causes désespérées\u201d.C\u2019est un fort beau litre, car il n\u2019y a guère honneur ni mérite à plaider des causes faciles.L'honorable député de Char- levoix, qui jouit déjà d'une belle réputation au Barreau, a prononcé une bien éloquente plaidoirie, qui lui a valu des applaudissements et peut-être même quelques adhésions, Sir Wilfrid Laurier, quand il adressait la parole à Toronto, ne manquait jamais d\u2019être ovationné.Malheureusement, cel enthousiasme, cetle admiration ne duraient guère, et nu jour du serutin, il n'en restait plus trace.Sans prétendre comparer cette Chambre à la vertueuse cité de Toronto, je crains fort que l'aventure de Laurier ne se répète pour notre collègue, Tout le monde à applaudi l\u2019orateur disert et éloquent ; beaucoup moins approuveront, je crois, ln mesure qu\u2019il propose à notre considération.Sans être supersti- t'eux, on ne peut s\u2019empêcher de réfléchir sur la coinefdence qui se présente entre le bill du suffrage féminin et les ides de mars.Quelques'uns croient que cette thèse du droit des femmes au vote est juste ct logique ; d'autres, plus nombreux, me} semble-i-il, estiment au contraire qu'il n\u2019y a rien de moins opportun.Mettons, pour composer ces divergences, que tout le monde est d'accord à considérer l'affaire comme une cause sacrée, quitte à différer plus tard sur l\u2019acception à at-| tribuer au mot sacré.Le moindre des compliments qu'on puisse adresser aux suf- fragistes, c\u2019est qu\u2019elle ne manquent pas de tenacité, de persistance, Et les misogynes qui prétendent que les femmes sont volages! ils devraient toujours reconnatre que, chez quelques- unes du moins, la convoitise du vote est autrement permanente que l\u2019ondulation de leur chevelure.Pour ma part, et bien que j'en sois à mon premier parlement, c\u2019est Ia quatrième fois, sauf erreur, que je suis appelé à me prononcer sur.cette mesure.3 SOUS L'EXEMPLAIRE.La femme québécoise n'a pas besoin du suffrage Et c'est cc que le député de Shefford à l'Assemblée législative, \u201ca.Robert Buchand, à prouvé d\u2019éloquente façon lors de son discours de mercredi à la Chambre.\u2014 Allocutions de MM.\u2014_\u2014_\u2014\u2014 Si averti et éloquent que se soit montré le parrain de ce bill, je dois dire qu'il ne ma pas convaineu ni, surtout, persuadé.Suns doute, la tentation est forte de se rendre aux pressuntes instances d'aussi gracieuses requérantes, mais la galanterie perd ses droits devant l'austère devoir et il faut savoir, ainsi que l'enseigne le \u201cGuide du Jeune Homme\u201d, \u201crésister aux blandices des dames, à leurs souris,\u201d Afin de ne pas provoquer la panique dans les galeries, je me hâte d'ajouter que j'entends le mot souris dans son neception poétique.Pour ma part, je suis toujours du même avis: le suffrage féminin, chez nous, ne se justifie en aucune façon.L'ar- |gumentation de l'honorable député de Charlevoix, pour plausible qu'elle puisse sembler, ne tient pas suffisamment compte de ce qu\u2019on appelle les impondérables.C'est une (théorie qui, quoiqu'en dise, repose sur \u2018un sophisme: l'égalité de l\u2019hom- jme et de la femme, Entre nous, ie n'est pas flatleur pour celui-ci, Si les femmes ne valaient pas mieux que les hommes ce sernit vraiment à désespérer de l\u2019humanité.La thèse du suffrage.11 y a à l\u2019encontre de la thèse suffragiste, des raisons d'ordre économique, social et même physiologique qui ont été exposées assez souvent pour que je me dispense de plus amples développements.Je sais fort bien que, comme thèse, cela a hon- ne apparence, prête à la rhétorique et à des tirades d\u2019un bel effet oratoire, Dans le domaine pratique, dans le terre à terre de la réalité politique, ça n\u2019est pas sérieux, Magnifique sujet de concours littéraire propre à développer l'imagination plutôt que [te jugement: rien de plus.Qu'on ne se méprenne pas sur mon attitude, Je ne suis pas de ceux \u2014 au fait, je ne crois pas qu\u2019il s\u2019en trouve dans cette enceinte \u2014 qui veulent confiner la femme dans la cuisine ou dans l\u2019alcôve.Bien au contraire, si je ne suis pas un suffragiste, je suis un féministe convaincu.J\u2019estime que la femme a un grand rôle à jouer non seulement comme épouse ou comme mère .de famille, mais qu\u2019elle a également un rôle social qui lui incombe et pour lequel] elle est éminemment bien douée, Je n'ai pas besoin d\u2019énumérer les belles oeuvres de charité, de bienfaisance sociale qui sollicitent son inlassable dévouement.Il ne manque pas, par le temps qui court, d'occasions de faire oeuvre sociale et éducatrice, c\u2019est-à-dire de jouer un rôle hautement méritoire et qui cadre si bien avec les aptitudes particulières de la femme.Parlez-moi, \u2018par exemple, de I'\"\u2018Aide à la Femme\u201d, de la \u201cGoutte de Lait\u201d et de tant d'autres qui ne suffisent pas pourtant à soulager toutes les soufffances, à enlever tôutes les défaillances, à secourir toutes les misères.Voila qut (Suite à la page 5) _ gs .ainsi que d'un petit vin de cas- LE JOURNAL DE, WATERLOO, VENDREDI, 22-MARS 1985.LEGENDES DU ST-LAURENT Pointe-aux-Originaux, telle est la désignation d\u2019un endroit faisant partie de la paroisse de la Rivière-Ouelle où se place le récit d'une légendaire \u2018pêche à la baleine\u201d qui ne fut sans doute qu'une capture de marsouins, Il appert en effet dans un vieux parchemin que \u201cce poisson capricieux et imprudent est si nombreux sur ces rives qu\u2019on le prend parfois par centaines.\u201d Cela faisait donc une proie profitable, et pour la mieux exploiter, un certain groupe de pêcheurs s\u2019arrangeait pour agir de nuit et ne pas mettre la population au courant des bénéfices importants qu\u2019ils y trouvaient.Or, il arriva un jour de Saint-Jean-Bap- tiste, \u201cO fête glorieuse\u201d comme a dit le poète, où les villageois se rassemblèrent, le soir, autour d'un feu de la Saint-Jean gigantesque, et dont les reflets durent être aperçus bien loin sur le fleuve.Autour du feu, \u201csur la verte fougère\u201d, on organisa des danses venues de l\u2019ancien temps et des vieux pays, et la réjouissance fut grande.I] faut dire aussi que la population de l\u2019endroit se trouvait augmentée des bonnes gens des paroisses voisines venues, moitié pour la célébration annuelle du 24 juin, moitié pour voir la belle pêche de marsouins réalisée la veille.Ils en avaient entendu parler, sans doute, par les \u201c\u2018quêteux\u201d et autres moyens de transmettre promptement les grandes nouvelles.Faut-il le dire, il y avait un peu de \u201cJamaique\u201d dans l'air, sis pour les dames, et selon le dicton en pareil cas \u201ctout le monde était riche\u201d et plein d\u2019entrain.Les violoneux étaient de la partie, bien entendu, et sous leur archet agile retentissaient La claire Fontaine, La belle Française, Auprès de ma boule, Le Bal chez Boulé, et mainte gigue écossaise qu'on dansait avec la souplesse et la précision qu'elles exigent.Le temps était beau, les étoiles sou- raient en se reflétant dans les yeux des jeunes gens et une partie de la nuit y passa, ainsi que le tonneau de \u201cJamaique\u201d qui allait disparaître, les chandelles pleuraient leur dernière larme et les étoiles ne regardaient plus que d\u2019un oeil affaibli.Quant à ce que valait la musique à ce moment-là nous aimons mieux n\u2019en pas parler.Du reste, elle s\u2019éteignit complètement, car soudain un phénomène étrange se produisit qui jeta l\u2019effroi dans tous les coeurs.Des fantômes flottants, surtout de jaune et de rouge, parurent au milieu des groupes effrayés: des mains crochues et ondoyantes s\u2019élevèrent, approchèrent, menacèrent: on se reculait et l\u2019on s\u2019enfuyait en vain devant elles, qui vous rattrapaient toujours de leur silencieuse et persévérante mé- nace, Ce furent les pêcheurs qui eurent l\u2019idée de fuir sur les eaux dans leurs embarcations, et les paysans les suivirent.En arrivant au fleuve, on constata que la marée était venue et que les carcasses des marsouins tués la veille flottaient et s\u2019em- mélaient au milieu des chaloupes.Pourtant les ombres continuaient de menacer et il fallait quitter le rivage.On enfourcha les bêtes mortes autant que les canots, et la mer balançait fortement cette troupe affolée.Comme pour mettre le comble à la panique, les yeux des marsouins s'allumèrent comme des phares, des flammes semblèrent sortir de leurs naseaux, et un sillage de feu les suivait sur les eaux.De frayeur beaucoup se jetèrent à l\u2019eau et furent sauvés difficilement, tandis que les flot emportait au large toute la belle pêche de la veille, Les gens de Saint-Denis et de Kamouraska retournèrent chez eux dans leurs \u201cquat\u2019- roues\u201d en jurant qu\u2019ils ne reviendraient plus à la pêche aux baleines: et longtemps la Poin- te-aux-Originaux eut aussi mauvaise réputation que la cage de la Corriveau elle-même, aux Quatre-Chemins de Saint-Jo- seph de Lévis.NOS POMMES DE TERRE La Coopérative Fédérée et les épiciers de Montréal adoptent une politique propre à stimuler le marché ee assurer un juste profit.Une initiative propre à améliorer le marché pour les pommes de terre de la province de Québec a été prise ces tout derniers jours par le bureau- chef de la Coopérative Fédérée de Québec, à Montréal.Il s'agit d\u2019une entente entre cette coopérative et les épiciers de la Métropole dans le but d\u2019activer la vente des pommes de terre dans le plus grand centre urbain de la province à un prix susceptible de laisser un profit raisonnable aux cultivateurs, aux épiciers, et ce sans affecter le budget des consom- mateurr, Communiquant cette nouvelle à la presse au nom de l\u2019honorable Adélard Godbout, ministre de l'Agriculture, M.L.-P.Roy, directeur des Services au ministère, a déclaré à ce sujet: vêtus de couleurs vives mais \u201cIl fut constaté en ces der- CONTRE LES JUSQU'A CE QUE J'EMPLOYAI JE M'EMPORTAI 528 Ke Stan tie Pari 4 HOARD BRANDS 2 a a ve RENVOIS désagrège les matières obstruantes \u2026 [| n'y a rien comme la Lessive Gillett Pure en Flocons pour dégager un renvoi d'eau en un rien de temps\u2019 Servez-vous en régu- lidrement, et vos éviers, cuves et bols de cabinet fonctionneront toujours bien.Versez la Lessive uit niers temps que \u2018les arrivages de pommes de terre sur le marché de Montréal diminuaient dans une proportion vraiment alarmante.Cette situation fut attribuée au fait que nombre d\u2019épiciers faisant partie de chaînes commerciales, pour une raison ou une autre, discontinuent d'annoncer les pommes de terre dans leur publicité hebdomadaire, Pour tenter de corriger cette tendance, le gérant général de la Coopérative Fédérée de Québec, M.J.F.Desmarais, convoqua en conférence les propriétaires ou représentants d\u2019un grand nombre d\u2019épiciries, dont beaucoup font partie d\u2019organisations À chaîne, et après leur avoir exposé la nécessité de promouvoir la vente de pommes de terre du Québec dans la Métropole, afin de soutenir l'effort des producteurs dans la voie de l\u2019amélioration et d'accroître leur pouvoir d\u2019achat, ces épiciers acceptèrent immédiatement d'adopter un prix uniforme de 79 cents pour le sac de 80 lbs de pommes de terre No 1 de l\u2019Est Canadien, et de l\u2019annoncer d\u2019une manière appropriée, Ce prix permet aux épiciers de réaliser un profit légitime et assure également au producteur un gain propre à le dédommager.\u201cLes producteurs de pommes de terre apprendront avec satisfaction, croyons-nous, ce que la Coopérative Fédérée vient de réaliser dans leur intérêt.II ne doit plus exister, si nous voulons que la classe agricole progresse, ce temps où les cultivateurs sacrifiaient leur production à raison de 25, 30 ou 40 cents le sac.Tout comme l'ouvrier de la ville, le cultivateur a droit à une juste rémunération pour son travail.Désormais le sac de 80 lbs sera le standard popularisé dans la Métropole pour les pommes de terre No 1 de l'Est Canadien, et tout laisse croire que ceci aura pour effet d'améliorer le marché.Les producteurs de lEst ont des approvisionnements considérables sur les bras depuis que le Canada a perdu le marché cubain, et il appartient aux citoyens de la province de faire quelque chose pour permettre à nos cultivateurs d'écouler leurs stocks chez nous, au lieu de laisser ces pommes de terre dans les caveaux pour faire de I'importation.\u201cLes nouvelles pommes de terre No 1 de l\u2019Est Canadien seront une garantie pour le consommateur qui sera certain d'en avoir pour son argent.Ces pommes de terre représenteront le choix de la récolte de 1984, et le ministre de l'Agriculture est convaincu que cette nouvelle classe stimulera la consommation et assurera un meilleur EROCHURETTE GRATUITE-La brochurette de la Lessive Gillett vous donne toutes sortes de suggestions pratiques concernant l'usage de ce puissant nettoyeur | et désinfectant.Contient ausel des Instructions complèles pour la fabrication du favon, les çros nettoyages et autres usages sur Îa ferme.Demandet-en une copie i 4 1e Standard Brands Limited, Fraser Ave., & Liberty St, Toronto, Ontario, LESSIVE GILLETT pure\u2014elle n'abimera ni l'émail nl la plomberie.Elle détruit les | germes et chasse les odeurs tout © en nettoyant.Gardez-en toujours une boîte à la maison.@Ne dissolvez jamais la lessive dans | l\u2019eau chaude.L'action de la lessive elle-même réchauffe l'eau.profit aux cultivateurs qui enverront de telles pommes de terre sur les marchés.\u201d CONSEILS AUX GRANDS-PARENTS .Parce que la tuberculose prend la plus grande partie de ses victimes parmi les jeunes adultes, on est trop porté à oublier qu'aucune période de la vie n'est exempte de cette maladie.Si lon considère que dans l'espace d\u2019une année au Canada, plus de 750 décès par tuberculose sont survenus chez des personnes de plus de soixante ans et que sur ce nombre près de 300 dépassaient 70 ans, on constatera que cette maladie ne ravage pas seulement la prime jeunesse.Il est généralement admis que, dans la plupart des cas, la tuberculose est une maladie chronique, mais ce qu\u2019on oublie c\u2019est que plus le malade est âgé, plus la maladie prend une forme chronique et latente; elle inquiète peu le malade parce qu'elle ne présente pas les symptômes apparents et funestes que l\u2019on rencontre chez les jeunes tuberculeux.D'habitude, ces cas comportent de la toux et de l\u2019expectoration, mais les personnes âgées attribuent souvent cet état de chose à la bronchite ou à l'astn- me ou encore à la saison frol- de, rhume d'hiver.Ces persun- nes sont peut-être amaigrles, mais on ne s\u2019en inquiète pas puisque, dans certains cas, il y a des années qu\u2019elles sont ainsi sans compter que Ia perte de poids n\u2019est pas incompatible avec l'avancement en âge.Mais le point le plus important à considérer est qu'il se trouvent des germes de tubercutose dans les crachats de ces personnes, Voila le grand danger.On sait combien les grands- parents sont attirés par les petits enfants et combien ils sont heureux de les prendre sur leurs genoux et de les embrasser tendrement.Ceux qui sont atteints de tuberculose transmettent ainsi sûrement les germes aux petits qu\u2019ils embrassent.Nous ne parlons pas ainsi pour effrayer les grands-parents pas plus que pour les tenir éloignés des enfants; nous savons, au contraire, que ceux qui aiment si tendrement leurs petits enfants ne voudraient pas les voir contracter une maladie qui les rendraient malheureux, mais qu\u2019ils sont prêts à tout faire pour les rendre heureux; si ces personnes toussent, qu\u2019il s'agisse d'une toux chronique ou récemment contractée, qu\u2019elles l\u2019appellent asthme, bronchite, ete, qu'elles s\u2019empressent donc de se faire examiner par leur médecin de famille afin de se rendre compte qu\u2019il n\u2019existe pas de tuberculose, Il est bien entendu que tous les cas chroniques de toux n'impliquent pas la tuberculose, mais il faut considérer qu'- elle existe dans certains cas et c\u2019est ceux-là qu\u2019il faut dépister; c\u2019est l'examen médical qui établira la situation exacte.Si la tuberculose existe, on prendra les moyens nécessaires | pour en empêcher Ia propagation et pour éviter qu\u2019elle ne soit transmise aux enfants.Le seul moyen satisfaisant pour combattre la tuberculose est la prévention, Chaque cas de tuberculose dérive d\u2019un autre cas.Les personnes Agées peuvent donc être une cause de propagation de la tuberculose parce que cette maladie, à leur Âge, est moins soupçonnée étant donné que les symptômes en sont moins apparents et semblent moins menaçants.Voilà un mot d'avertissement aux grands-parents.C'est presque une position sociale de nos jours de parler CHASSE |! LASALETE français à Ia perfection.\u2014 J.Novieow.LE SUCCES LUI SOURIT La Ferme-Ecole provinciale de la Gorgendière remporte trois des huit coupes de l\u2019Association des Eleveurs d\u2019Ayrahi- res.L'hon.Adélard Godbout, ministre de l'Agriculture, vient de recevoir du directeur de la Ferme-Ecole provinciale de la Gorgendière, M.Stanislas Cha- gnon, B.B.À., d'intéressants détails concernant les records établis au cours de l'année 1984 par le magnifique troupeau laitier formé par ses soins en ces dernières années.On sait déjà que cette ferme modèle est la propriété du gouvernement de la province de Québec.D'abord organisée en pépinière, elle fut transformée, peu de temps après que M.Godbout eut été nommé ministre de l'Agriculture, en ferme- école principalement spécialisée dans l'élevage.Elle possède ü- ne vaste porcherie, un poulailler moderne et considérable, mais son plus bel actif est son troupeau laitier de plus de cent têtes composé de deux races fort populaires en notre province: la race Aryshire et la race Canadienne.Dans son rapport au ministre de l'Agriculture, dont Ja teneur vient d\u2019être communiquée à la presse, M.Chagnon déclare : \u201cLa Ferme-Ecole provinciale, avec son troupeau Ayrshire, a établi un magnifique record de production de 1934, Une vache du troupeau, \u201cNetherall Sunshine 2nd\u201d, âgée de 5 ans, vient de terminer un record officiel de production de 20,253 lbs de lait, avec une épreuve moyenne de 4.45 pour cent de gras, ce qui donne un total de 902 Ibs de gras.Ceci constitue le plus haut rendement en gras réalisé en 1934 dans tout le Canada pour la race Ayrshire.C'est le quatrième record officiel consécutif qu\u2019établit cette vache, \u201cCette même vache a remporté le deuxième prix dans la classe des vaches laitières à l'Exposition provinciale de Québec l'automne dernier.Le troupeau Ayrshire, pris dans son ensemble, a donné une production moyenne de plus de 10,000 Ibs de lait durant l\u2019année.Pareil résultat ne peut s'expliquer que par la qualité des laitières du troupeau, une ration abondante et bien équilibrée, et d\u2019excellents pâturages.\u201cLe troupeau Canadien a pareillement établi un record qui N'a pas encore été égalé, croy- ons-nous.La vache \u201cBernier 2C\u201d a remporté à l'Exposition provinciale, en septembre 1984, le grand championnat contre le meilleur exhibit de: cette race qui y était exposé.Sa fille, \u201cPrincesse Bernier 2L\", a obtenu le championnat junior.De plus \u201cPrincesse Ber- nier 2L\u201d et une autre fille de la vache Bernier 2C\u201d, formant un exhibit de deux têtes dans la classe dite \u201cProgéniture d\u2019une Mère\u201d, a remporté le premier prix en dépit de la plus forte concurrence qui se soit jamais vue dans cette classe qui comprenait dix-sept entrées de deux têtes, ou trente-quatre: sus- jets en tout.Ceïte vache est considérée comme le spécimen le plus parfait de la race bovine Canadienne.Le record\u2019 de: \u201cPrincesse Bernier-2L™ ne: provient pas seulement du fait qu'elle est championne, mais: de: ce qu'elle reproduit ses belles: formes et sa: parfaite:conformation dans: ses descendants: Autre fait digne de mention: cet- | te vache détient le: record de: production laitière.pour: la race dans la.classe des: laitières de 4 ans; au Role d'Honneur, | avec une production de 12,377 lbs de lait et.505; gras.\u201d livres de: + .B4e Année, \u2014 No 9.ments au\u2019 ministère de l\u2019Agriculture, qu'il était informé par l'Association des Eleveurs - d'Ayrahires du Canada que trois des vaches de 1a Ferme.Ecole provinciale gagmajent trois des huit coupez offertes par cette association pour tout le Canada, comme suit; \u201cBeaconfield Star Sukey\u201d, 14,198 Ibs de lait et 605 Ibs de gras dens la classe de 2 ans, division de 365 jours de lactation; 7 \u201cBeaconfield Jannie\u201d, 12,268 Ibs de [alt et 572 Ibs de gras dans la classe de trols ans, dl- vision de 305 jours de lactation; \u201cPride de Ste-Méthode\u201d, 12, 196 lbs de lait et 5562 Ibs de gras dans la classe de 2 ans, division de 305 jours de lactation: Une quatrième coupe fut méritée par un éleveur de la province de Québec, et les quatre autres allèrent aux autres provinces.C\u2019est la première fois qu\u2019un tême troupeau gagne autant de coupes en une seule année dans ce concours de lactation ouvert annuellement par l'Association des Eleveurs d\u2019Ayr- shires à tous les éleveurs du pays.Un peu plus, le troupeau Ayrshire de la Ferme-Ecole en remportait quatre.La vache \u201cNetherhall Sunshine\u201d se classa deuxième, perdant par quelques points seulement la coupe pour les vaches âgées.\u201cCe sont là des résultats dont nous avons raison d\u2019être fiers\u201d, dit l'honorable M.God- bout en commentant ce rapport.Ils démontrent ce que peuvent réaliser \u2018tous les éleveurs dans la voie de l\u2019augmentation de notre production laitière, à la condition de choisir judicieusement leurs vaches, de pratiquer le contrôle laitier, et de donner à leurs troupeaux une alimentation rationnelle et bien équilibrée.\u201d AVIS PUBLIC Province de Québec, District de Bedford.Dans la COUR DE MAGISTRAT No 148.EUGENE A.BONNETTE, de la ville de Cowansville, district de Bedford, marchand, Dmdr.VB.H.W.CLARK, autrefois du\u2019 Canton de Brome, district de Bedford, et maintenant de lieu inconnu, Dfdr, Ordre est donné au défendeur H.W.Clark de comparaître dans le mois.Sweetsburg, ce 12 mars 1985, T.BIRON, G.C.M.HENRI FISET Avocat du dmdr, Contre 7 Max delete évraldies ™ ce Douleurs Achetezune boîtede Capsules Antalgine.Elles sonttrèsfaciles à prendre, préviennent les rhumes et soulagent vite los douleurs.4 ANTALGIN EN VENTE PARTOUT 25 PARTOUT Enrayée: M.Chagnon.venait à peine:| de transmettre: ces renseigne- TABLETTES BABYS OWN ju Dr.Williams \u2014 Quand toutes ces précautions 8Près la mi-septembre, cest- |Z ont été prises, rien ne peut|à-dire si nous faisons exception empêcher le sirop de se main-|pour quelques patates et peut- |?tenir en parfait état pourvu|être quelques citrouflles que qu\u2019il soit emballé proprement |l'on avait gardées pour l'hi- et conservé dans un endroit ver.bien sec et aéré.Placé dans un bidon ou une bouteille hermétique, le sirop d'érable conser- Le \u201c i RE Noa a pte Année.No9, wi ne .LE JOURNAL DE WATERLOO, VENDREDI, 22 MARS 1985.8 ee EE , = = = = \u2014 Le Canada venait aisément 4 À premier sur la liste des exportations d'avoine aux Iles britanniques en 1934; il en a fourni 1,941,279 quintaux.C'est là beaucoup plus de la moitié de Mais bien que nous ne soyons pas favorisés d'une longue saison de récolte, il est vrai nuits sont encore froides, mals L'érable canadien par FRANCIS ot ses produits | DESROCHES | publiciste au Ministère de l'Agriculture de la province de Québec.Une production soignée et bien équilibrée, un marché judicieusement organisé et une consommation intelligente et soutenue: sont les trois pivots essentiels de toute industrie.Que l'un d'eux fasse défaut, les deux autres s\u2019en ressentent immédiatement.Comme ils sont interdépendants, ils doivent donc fone- tionner dans la plus grande harmonie, sans heurt, sans secousse trop brusque, De même qu\u2019il serait malhabile de dé-| penser des sommes considérables pour annoncer un produit que l\u2019on n\u2019a pas sous la main, .il serait également peu sage de doubler d'un seul coup une production si l\u2019on ne dispose pas d'un marché pour l\u2019écouler dans des conditions avantageuses, ou si le public consommateur, qui représente la demande, devait demeurer réfractaire.Lorsqu\u2019une nouvelle industrie est créée, c\u2019est évidemment la production initiale qui provoque la demande Puis un marché s'organise, la publicité entre en jeu, des agents proposent la marchandise.Le mouvement est lancé.Il appartient ensuite au public acheteur d'assurer le succès de cette industrie par une clientèle continue et croissante, ou de l\u2019acculer à la faillite par son apathie, motivée ou non.Si les producteurs ont, par une trop grande confiance non justifiée en l'avenir, accumulé des stocks destinés à leur rester sur les bras, c\u2019est le désastre, On pourrait faire exception pour les armements que- l\u2019on entasse depuis des années.Une bonne petite guerre habilement amorcée par les fa- ECZEMA et Jrritations de la Peau promplement soulagés pas R'ONGUENT promptement soulagés par les + bricants dans le mystère des chancelleries, et tout s\u2019écoule rapidement et à haut prix.Le peuple paie forcément, tout en se faisant casser la figure.Mais d\u2019un autre côté, si les producteurs provoquent par une organisation méthodique du marché une demande soutenue, et s\u2019ils accélèrent Jeur rendement en relation avec cette demande, ils marchent vers le succès, L'industrie des produits de l\u2019érable au Canada n'échappe pas à cette loi.Nos pères la pratiquaient autrefois, mais sur une échelle réduite, = et plutôt comme occupation propre à assurer des douceurs à leur famille qu\u2019à leur rapporter un gain financier.Avec le temps, elle a subi des transformations et elle est aujourd'hui un organisme avec lequel il faut compter, un facteur commercial susceptible d\u2019améliorer le revenu du cultivateur et intensifier la circulation de l'argent entre la ville et la campagne, et vice versa, Les trois rouages auxquels il a été fait allusion tantôt \u2014 production, marché et consommation \u2014 lui sont indispensables.Elle les possède tous trois aujourd\u2019hui, mais lequel -d'entre eux est le plus important, le plus nécessaire?.D'aucuns diront: c\u2019est la production.Mais si le marché n\u2019est pas organisé, si la demande fait absolument défaut, pourquoi produire?.D'autres opineront: c\u2019est la demande.Mais si la production n\u2019existe pas, à quoi cela servira-t-il?.Ainsi préférons-nous placer ces trois facteurs sur le mé- me plan, convaincus que nous sommes que l'un ne va pas sans les autres, et aborder immédiatement l'étude de la production du sucre et du sirop d\u2019érable, sans favoritisme pour ce sujet.C\u2019est généralement vers la mi-mars que s'ouvre la saison des sucres, pour se continuer jusqu\u2019en fin d\u2019avri] dans les régions plutôt froides.En cette période de l\u2019année, les propriétaires d\u2019érablières surveillent avec un soin attentif l\u2019ap- } encor L'Hiver n'est pas Il s\u2019écoulera plusieurs mois encore avant que le printemps revienne, Ne manquez pas de réparer ou de remplacer au besoin votre système de chauffage.proche des jours de dégel.Les e fini TEL.91 & 281 Nous sommes en mesure de vous donner entière satisfaction sous ce double rapport.Voyez-nous et demandez nos prix.S.LEBRUN PLOMBIER WATERLOO, P.Q.le jour venu, le soleil brille et réchauffe la forêt.C'est le dégel, c'est le moment d'entailler afin de récolter la précieuse sève dont la coulée s'arrétera à la brunante pour reprendre le lendemain, au matin.C'est dans cette première opération que l\u2019on voit à l'oeuvre le producteur désireux de livrer au public un produit de goût agréable, propre et sain.Autrefois, le cultivateur pénétrait dans son érablière avec tout un be- zar de goutterelles de bois, de seaux qui n'avaient pas subi un seul lavage depuis la dernière saison, de chaudières souvent attaquées par la rouille.Le tout était installé à la va-comme-je- te-pousse, et laissons couler.Des poussières, des débris d\u2019écorce portés par le vent, des bouts de branche, la pluie, la neige \u2014 toutes choses peu propres à améliorer le goût d'un produit naturel \u2014 pouvaient tomber dans les récipients; on ne s'en inquiétait pas.On recueillait l'eau d'érable, on procédait à la cuisson, et un filtrage rudimentaire mettait le point final.Tant pis pour la saveur et la qualité.De nos jours, on fait mieux, beaucoup mieux, principalement dans les érablières qui produisent en vue du marché.On a le souci de conserver à la sève, au cours des manipulations qu\u2019elle subit, sa richesse, sa saveur, son arôme.D'où nécessité d\u2019une méticuleuse propreté.Plusieurs jours avant l'entaillage, le producteur consciencieux lave, polit, aseptise les chaudières, chalumeaux, évaporateurs, réservoirs, etc.Dans la majorité des cas, il a eu soin de munir les chaudières d\u2019un couvercle qui empêchera toutes les saletés que transporte le vent de tomber dans le récipient et d'affecter le goût naturel de la sève.L'intérieur de la cabane à sucre a été nettoyé, ventillé, l'air y circule librement.Tout est prêt.L\u2019entaillage ne se fait plus à la hache comme autrefois.A la hauteur d'environ trois pieds du sol, le producteur perce avec une vrille bien propre un trou dans le flanc de l\u2019érable.Dans ce trou, qui peut atteindre jusqu\u2019à deux pouces de profondeur suivant la grosseur de l'érable, il introduit un chalumeau ou goutterelle à laquelle il suspend une chaudière.Et la sève coule.A diverses heures de la journées, il fait le tour de l\u2019érablière, déversant le contenu des chaudières dans un réservoir ou chaudière de tole forte ou galvanisée installée sur un traîneau tiré par un cheval, un boeuf ou l'homme lui-même, suivant la capacité de cette chaudière et l'étendue de la sucrerie.La récolte terminée, la sève est transportée à la cabane à sucre où elle est versée dans un vaste réservoir.De là elle est conduite par des tuyaux à l\u2019évaporateur.Les évaporateurs modernes exigent une attention constante de la part du fabricant, mais par contre ils donnent un meilleur résultat que l'ancien chaudron de nos grands-pères 1ns- tallé en plein air.Pendant l'évaporation, la sève est maintenue automatiquement en mouvement au moyen de siphons et passe d'une casserolle à une autre.Quand le liquide, qui a pris entre temps une belle teinte dorée, arrive à l\u2019autre ex- {trémité de l\u2019évaporateur, il a été réduit à la densité voulue, soit 18 livres- et 2 onces au gallon.On le filtre alors avec soin en le faisant passer au travers d\u2019une sorte de sac en feutre spécia! qui retient toutes les impuretés.vera sa saveur et toute sa hau- passée la saison des veur et leur arôme, représente cuisson, le liquide casserolles supérieures et pas encore un solide, mais corps épais que.l\u2019on tranquillement après qu\u2019il achève C\u2019est dans ces moules qu\u2019il mis sur lé marché.rop et le sucre sont les présente une sorte la consommation cre, elle fait les délices les jeunes comme mais pour effet de la convertir sucre.I} existe toutefois fabricants en général, suere.res substances gie humaine, ils feu, l'élément ne devons infiniment variée, peu de frais.LE JARDIN me celui que vous voyez nouvelles pour et des tomates pour te valeur pendant plusieurs années.C\u2019est là une propriété que le public devrait apprécier.On a été pendant trop longtemps sous l'impression que les produits de l\u2019érable, une fois sucres, perdaient partiellement leur sa- La conversion de la sève en produits comestibles s\u2019opère en trois phases.Le sirop d\u2019érable le résultat de la première.Si l\u2019on poursuit la bouillant passe par les siphons dans des devient plus dense.Il n\u2019a plus la fluidité du sirop et n\u2019a pas encore la densité du sucre, Si on le retire alors de la casserole, il prend le nom de tire, cette délicieuse tire qui fond dans la bouche comme un bonbon merveilleux.La troisième phase de la cuisson produit le sucre.Ce n\u2019est plus un liquide et ce n\u2019est un remue l'avoir retiré de l\u2019évaporateur et que l'on verse dans des moules lors- de se refroidir.se solidifiera et qu'il prendra ces formes variées \u2014 pains de sucre, feuilles d'érables, cônes, et autres \u2014 sous lesquelles il sera De ces trois produits, le si- plus connus, ceux qui conviennent le mieux au commerce.La tire re- le produit intermédiaire plutôt propre à quasi-immé- diate, et la quantité fabriquée est infime comparée à celle des deux autres.À la cabane à su- des visiteurs.À la ville, elle régate les adultes, son règne ne dure que quelques semaines.Ceci est dû uw fait qu'elle subit forcément une évaporation lente qui a en des procédés de fabrication et d\u2019emballage qui permettent sa conservation pendant longtemps, mais ceci réclame un outillage spécial que ne possèdent pas les Les deux grands produits de l\u2019érable sont donc le sirop et le Riches en carbonates, qui produisent la plus grande partie de l'éner- renferment aussi des phosphates d'une assimilation facile, ainsi que du idéal de notre régime alimentaire.Ne les con- considérons donc plus comme des articles de luxe que nous nous offrir qu\u2019une fois par-ci par-Jà, pour satisfaire un caprice, mais comme des denrées alimentaires d\u2019em- loi courant.d\u2019une application et surtout propres à améliorer la santé à CANADIEN Dans les vieux pays, un calendrier pour les légumes, com- suspendu au mur, contient tous les mois de l'année.En d\u2019autres termes, le jardinier de l'autre côté de l'Atlantique obtient une réconte continuelle de son coin de légumes.Combien notre situation est différente ici, car on se croit bien heureux si l'on peut avoir des patates le commencement de joillet, du blé d'Inde la mi- août.On ne peut presque rien espérer avant la fin de juin, et qu'en compensation, le soleil est plus chaud ici et les journées plus longues, ce qui permet de cultiver plusieurs variétés que l'Angleterre, par exemple, doit importer.Et si nous voulons prendre avantage de la longue liste de légumes que nous pouvons semer, notre calendrier de culture \"eut s'étendre sur l'année entière.En hiver, en plus de pouvoir manger les légumes récoltés dans son jardin, comme les choux, les carottes, les patates, les navets et autres semblables, il est possible de servir de la rhubarbe fraiche et des champignons que l'on fait croître dans la cave.Si nous possédons une cou- che-chaude ou une petite serre, nous pouvons avoir de la laitue, du cresson et des radis pour la table en mars.Les asperges, la rhubarbe, les oignons et les panais vivaces arrivent les premiers au printemps.Ils sont suivis paré ln laitue, les radis et les épinards et autres légumes qui sont prêts deux à six semaines après la plantation.Cinquante jours après les semis, les pois les plus hâtifs sont prêts et si l'on emploie une variété hati- ve, médium et tardive, ou blen encore par des semis successifs, nous pouvons avoir des pois à manger pour des semaines.Les betteraves sont éclaircies six semaines après l\u2019ensemencement.Les jeunes ca- ployant une variété hâtive et tardive et en faisant plusieurs semis consécutifs, on obtient une quantité de légumes frais durant toute la saison de culture.Le blé d'Inde blanc tardif sera bon encore pour plusieurs semaines après la gelée, si nous coupons les épis avec les feuilles et les emmagasinons, Les tomates continueront à mâûrir jusqu'à Noel, si les branches sont arrachées et suspendues dans la cave.Si nous cultivons les légumes bien connus de cette manière et si nous ajoutons toujours à notre liste de nouvelles variétés, nous arriverons à faire donner à notre jardin tout le rendement possible.Plans généraux.Si la propriété est à nous, on place des plantes grimpantes et des arbustes vivaces, mais si nous ne sommes que locataires ou si nous devons déménager, il nous faut dépendre sur les plantes annuelles seulement et nous pouvons assez bien réussir, parce qu\u2019il y a des vignes qui grimperont de dix à quinze pieds dans une saison et des plantes longues commes les cosmos, les soleils du Mexique qui prendront n- vec avantage le place des arbustes.Même, si vous.êtes propriétaire, pour les premières années, on conseille de cultiver beaucoup de plantes annuelles, pour donner le temps aux variétés vivaces de pousser.Eviter d'avoir trop de système dans votre disposition, car il n\u2019y a que les plus habiles qui peuvent réussir dans ce genre et quelquefois même ils gâchent tout.Des bordures irrégulières avec des touffes d'une seule variété et d'une seule couleur avec les plantes de peu de hauteur en avant.Voilà la manière la plus simple et la plus facile.Sur le côté de la maison, montez une vigne et sur les murs du jardin, un rosier grimpant, de la chèvrefeuille avec de petits cèdres de la Californie tout près.la quantité d'avoine de toute provenance importée en Gran- de-Bretagne, Le cléome, ou plante-arai- gnée, une plante annuelle à pousse haute, fait un très bel effet au fond d'une bordure de fleurs dans le jardin.Les graines doivent être semées en chambre en avril et plantées en juin.Elle commence à fleurir vers ln troisième semaine de juillet et continue jusqu'aux ge- gées, Après la découverte d'un spécimen de malmignate, ou \u201clatrodecte\u201d, da seule araignée venimeuse que l'on connaisse dans l'Amérique du Nord, dans un champ de tomates à Sum- merland, C.B., d'autres spécimens venant de nombreux points de l\u2019intérieur de la province ont été reçus par notre entomologiste provincial; ces peints sont Nelson, Trail, Na- kusp, et à partir d'Enderby jusqu\u2019à la frontière internationale.\u2014_\u2014\u2014 tem Etes-vous fatigué par des impuretés dans votre sang?Si votre sang contient des impuretés, 51 est inévitable que vous vous wentiez fatigué, nonchalant, sans énergie.Bi tel est votre cas, le Composé d'Hypophosphites Fellows\u2019 sera pour vous up correctif efficace.Le Fellows\u2019 fournit les \u201c8 éléments vitaux\u201d (calcium, phospbore et fer) et autres matières minérales qui aident à enrichir le sang et à le débarrasser des impure- rottes sont délicieuses et on| tés qu\u2019il peut contenir.peut les arracher à peu près Quelques jours après avoir com- vers le même temps En em- mencé à prendre le Hirop Fellows\u2019, vous vous sentirez moins fatigué, plus dispon, plus fort.Ce vera la preuve que les \u201c8 éléments minéraux vitaux\u201d améliorent vraiment votre état.F218 TRIN Genoa a AMPLEMENT / L'opinion publique est-le seul critérium valable d'après lequel se puissent réellement mesurer les mérifes d'une cigarette.Et vand l'Opinion ublique accveil- le une cigarette avec la faveur immense et l'enthousiasme exubérant qui ont marqué l'apparition des Sweet aporals, vous pouvez avoir la certitude que celte cigarette possède des qualités qu'onne trouve pas dans n'importe quelle autre, Si vous voulez une cigarette bien arrondie et bien remplie de tabacs de choix müris à point, une cigarette qui soit réellement douce en même temps qu'exquisement agréable, essayez la Sweet Caporal.ous serez content d'avoir fait sa connaissance | CIGARETTES SWEET GAPORAL Callectionnes les \u201cMains de Poker\u201d | | i | H 1 { ve © te A SI RL rl ERT Jam \u2014M.Moquin, d'Eastman, en visite dans les familles Pagé.\u2014Mme L.Desrochers et son fils, Louis, de Montréal, les hô&- tes de Mme Ed.Hiller.\u2014MM.E.Emery et Paul Desjardins sont allés à Montréal, dernièrement.\u2014Mme W.Scully et Mlle 1sabelle Scully ont passé une semaine à Montréal.\u2014M.et Mme M.Guillet et M.Leslie Davignon, au couvent Maplewood, de Waterloo.\u2014Miles Alice et Louise Dal- pé sont revenus d'uné vacance à Cowansville.\u2014Mille Adrienne Renaud a passé quelques jours à Waterloo, chez M, et Mme Willie Gagné.M.et Mme Donat Renaud étaient également de passage à Waterloo.\u2014M.Joseph Héli est décédé à Montréal; ses funérailles eurent lieu lundi dernier.\u2014Un comité pour la colonisation vient d\u2019être formé dans la paroisse de Knowlton, II sera sous la présidence de M.le curé Martel.Les autres membres sont: M.le notaire E.E.Fleury, le notaire Sylva Té- treault, MM.J.A.Lefebvre et Donat Renaud.FOSTER \u2014M.et Mme Léonard Du- fresne et M.Conrad Dufresne, les hôtes des familles Z.Du- fresne et D.Bourbeau.\u2014Mme Amélia Dionne est revenue ici après avoir passé quelque temps à Waterloo.\u2014M.et Mme Alfred Moi.son, ainsi que Mlle Juliette Moison, tous de Waterloo, les hôtes de leurs cousins, M.et Mme Delphis Bourbeau.\u2014M.Cloutier, de South Stu- kely, dans les familles S.Cloutier et Théo.Amireault.\u2014M.et Mme J.-B.Côté, MM.Omer, Adéas Côté, Miles Léo- na et Yvette Côté, tous de South Stukely, rendaient visite aux familles D.Bourbeau et Z.Dufresne, ces jours derniers.\u2014M.Georges Boivin et son amie, Mlle Anne-Marie Gagné, à Waterloo, chez Mlle Aline Gagné, \u2014M.Pierre-Paul Gagné, à Waterloo, dimanche, rendant visite à ses cousin et cousine, M.et Mme Albert Gagné.\u2014M.et Mme Léo Bourbeau et leur fils, Bernard, à Montréal, pour une fin de semaine, visitant des parents et des amis.\u2014M.Edmond Benoit s'est rendu à Granby au chevet de son père malade.\u2014 Mlle Marie-Louise Gagnon et son neveu, Jean-Marie Benoit, sont de retour de Bonse- cours aprés y avoir passé quelque temps, \u2014Mlle Annette Benoit et son ami, M.Lucien Guay, de Gran- By, étaient les hôtes de leurs parents, M, et Mme Edmond Benoit.\u2014M.et Mme Léonard Benoit, de Cowansville, ici en fin .de semaine dans les familles Edmond Benoit et Laverridre.\u2014M.Conrad Ménard, de St- Pie, rendait visite en fin de semaine à son amie, Mlle Florl- \u201cda Toiselle, » \u2014Mme S.Cloutier, à Mont- ; réal, en fin de semaine, Vinvi- ,tée de ses parents., * Li%1le Aline Gagne, de Wa- \u2018vents eh\u201c promenade: Chez ses parents, M.et Mme Emile Gagné, \u2014M.Emile Gagné, à Waterloo, pour affaires.BEDFORD \u2014M, et Mme Hercule Cou- pal, de Saint-Jean, en visite chez M.E.J.Ferland.\u2014Le 4 mars eut lieu dans notre église paroissiale le mariage de Mlle Germaine St-Onge avec M, Georges-Léopold Gias- son, de Sault-aux-Récollets.Aux nouveaux époux, nos meilleurs voeux de bonheur, \u2014M.et Mme J.A.Aird, de Ahuntsic, en visite dernièrement chez M.L.H, Langevia.\u2014Mme F.Fortin de passage à St-Hyacinthe dernièrement, où elle visita sa fille, Jacqueline, à la maison-mère de la Présentation, \u2014Mme Martha Hall, mère de Mme Marvin Smith, fêta le 10 mars son 101ème anniversaire de naissance.\u2014La séance donnée par les membres de l\u2019A, C.J.C, ces jours derniers, a été réellement un succès.Un grand nombre de personnes y prirent part, Il y eut discours, chants, musique et déclamations.Les noms suivants figuraient au programme: MM.Emile Demers, Raymond Déry, Jacques Hallé, Roland Paré, Albert Demers, Albert Lafrance, Emile Déry, Bernard Larocque, Jacques Poissant, Roméo et Antoine Moreau, et Gérard Larocque, Mlle Lumina Hébert accompagnait au piano.A la fin du programme, une adresse fut lue à notre dé- let, par le président de l'A.C.J.C., M.Emile Demers, et un Demers.Cette marque de reconnaissance témoignée à notre pasteur de la part de I'A.C.J.C.était en l'honneur de son anniversaire de naissance.Nos sincères félicitations à tous ceux qui ont aidé au beau succès de cette soirée, | SAINT-CESAIRE | \u2014Un événement très important pour la localité se déroulait au cours de ces derniers jours.Une Chambre de Commerce fut fondée sous la loi du gouvernement fédéral.La première réunion avait lieu mardi soir.Les officiers élus sont: Président honoraire: M, Philippe Blais, maire; président: M, (Henri Grisé; vice-président: M.Euclide Nadeau; secrétaire: M.Z.E.Poirier; directeurs: MM, André Blais, Henri Phaneuf, J.Léonidas Chagnon, Adrien Grisé, Arthur Beauvais, Jos.Monty, Louis A.Fontaine et Hervé Authier, Cette organisa- tion fera beaucoup pour l\u2019avancement et le progrès des affaires dans la localité.; \u2014Les représentations ciné- ! ; matographiques sont une ré création fort goûtée des nombreux auditeurs qui se rendent chaque semaine au Cinéma, dans une salle spacieuse et en tous points conforme aux règlements.\u2014Mme Napoléon Nadeau, de Montmartre, Sask., visite sa mère, Mme Louis Auclair, après une absence d\u2019une douzaine dannées, ' Nous cachôns ce qui est en nous, le meilleur et le pire; le pire pour nétre pas méprisés, éules: \u2014Emile \u2018Fdjruet NE POUVAIT COU- voué curé, M.l'abbé A.Guil- magnifique crucifix de marbre lui fut présenté par M, Albert le mieux pour n\u2019être pas ridi- DRE UN BOUTON Ses mains étaient paralysées par le rhumatiome.Elle pensait même un temps perdre l'usage de sa main droite.Mais une merveille s\u2019opéra, grâce aux Sels Kruschen et elle redevint mieux.\u201cJ'étais vraiment mal\u201d, é- crit-elle.\u201cDe fait, je ne pouvais plus vaquer aux travaux du ménage, tellement j'avais de rhumatisme dans les bras et les mains.Je ne pouvais dormir la nuit et je craignis même de perdre l\u2019usage de la main droite.Je ne pouvais rien tenir dans cette main et ne pouvais même pas coudre un bouton.Mon bras était comme mort.On me conseilla de faire l'essai de Kruschen, et, en moins de trois semaines, il s\u2019était opéré un grand changement.J'ai continué le régime et, maintenant, je dors bien, grâce au soulagement que m'a procuré Kruschen.\u201d\u2014[Mme] J.H.Deux des ingrédients contenus dans les Sels Kruschen ont la propriété de dissoudre les cristaux d'acide urique qui causent les douleurs rhumatismales.D\u2019autres ingrédients favorisent l'élimination, par le canal naturel, de ces cristaux dissous.- EASTMAN \u2014M.et Mme Cyrille Bou- chard, ainsi que Mlle Antoinette Larose, se rendaient l\u2019autre jour à Lawrenceville visiter M.et Mme Raymond Gaucher.\u2014Mlle Lucienne Laramée, de St-Etienne de Bolton, a passé quelque temps chez M.et Mme Pierre Compagna.\u2014MM.Arthur et Adrien Martin, ainsi que Mlle Thérèse re.\u2014Mile Cécile Goyette, inst., ses parents à Magog.fils Victor, de Mansonville, et Mme Esdras Lavallière.\u2014Mlle Rita Martin est de des amis à Mansonville.Compagna, de Lawrenceville, visitaient récemment MM, Pierre Compagna et Léo Boisvert, St-Eustache, a passé quelques jours chez ses parents, M.et Mme Pierre Compagna.\u2014M.et Mme Léo Boisvert sont les heureux parents fils, baptisé sous les noms de Joseph-Jean-Guy; parrain et marraine, M.Georges-Emile et Mile Georgette Boisvert, frère et soeur de l'enfant; porteuse, Mme Paul Larochelle.CHEZ LES INDIENS Il y à dans la Vallée de Qu'Appelle, près de Lebret, quelques réserves isdiennes.Inutile de rappeler ici le pourquoi de la situation où se trouvent actuellement réduites ces antiques tribus nomades.Toujours est-il que ces Indiens de\u2019 la vallée de Qu\u2019Appelle se sont rapidement adaptés aux nouvelles conditions de vie sédentaire et agricoles qui leur ont été imposées.Or, pour exprimer de façon concrète leur reconnaissance des grands biens reçus pendant leur séjour dans nos é- coles-pensionnats, ils ont tout récemment manifesté de façon artistique, par le théâtre, leurs impressions intimes sur ce grand changement survenu dans leur vie sociale.Et voici témoins.\u2018-Dimanche, le Martin, étaient 4 Waterloo dans le cours de la semaine derniè- à passé une fin de semaine chez \u2014Mme Alphonse Cyr et son passent quelque temps chez M.retour dans sa famille après avoir passé quelque temps chez , \u2014MM.Joseph et Ferdinand \u2014M.Roland Compagna, de d'un\u2019 comment nous en avons été les nous assistions A 1a représentation, à la selle municipale de Lebret, d'une pièce théâtrale en sept tableaux, intitulée: \u201cThe First Indian Treaty\u201d, [Le premier traité indien].Cette pièce, conçue par un Indien de la tribu des -Sau- teux, de la réserve de Muscow- pitone, Patrice Cappo, a été rédigée en anglais par John Anaquod.\u2019 Après la sonore exécution d\u2019O Canada, par la fanfare de l\u2019école indienne de Qu\u2019Appelle, le rideau se lève.Notre aften- tion se porte sur le décor, exécuté par un Indien de Piapot; la toile de fond représente Hier et Aujourd'hui.Hier, ce sont les prairies immenses où paissent les buffalos, un vaste lac calme, des bosquets verdoyants.Aujourd'hui, les champs clôturés, une maisonnette rouge, une automobile, et dans l\u2019azur glisse un avion.Les panneaux, de chaque côté, sont décorés d'emblêmes indiens: calumets, haches de guerre, arcs et flèches, têtes de bisons, portraits de chefs célèbres, Les acteurs maintenant se présentent sur la scène.Quelques mots de bienvenue sont prononcés en sauteux, et aussitôt interprétés.Puis le rideau se ferme, pour se rouvrir sur le premier tableau: un groupe d'Indiens, brillamment costumés, sont assis autour d'un minuscule tipi.L'un d\u2019eux joue du tam-tam.A Eautre extrémité de la scène, trois blancs s\u2019approchent, mais ils aperçoivent les Indiens, ils les examinent à la lunette d'approche, comme si ces derniers étaient très é- loignds; au fond rampe un espion.Les blancs ont peur et se retirent.Intermède musical par les Indiens: guitare et danse de clown.Deuxième tableau: un commissaire du gouvernement canadien vient offrir à un groupe de chefs: Chikah, Peising; Paskwa et Piapot, les conditions d'un traité par lequel ceux-ci céderaient leurs terres, moyennant rétribution annuelle en argent.[Evénement hie- torique: ceci se passa au Fort Qu'Appelle, il y à 61 ans.] Troisième tableau: conseil de chefs; ils sont favorables au traité: un d\u2019eux s\u2019y oppose, et se retire, fâché.Quatrième tableau: la scène se passe en Angleterre.Conception très simpliste de ce qui se passa lorsque Sa Majesté la Reine Victoria fit pression sur ses ministres pour que ceux-ci acceptassent les traités signés avec les Indiens du Ganada.Sa Majesté, assise entre deux dames drapées de l'Union Jack, est à déjeuner.[Telle le veut la légende que les Commissaires du gouvernement canadien ont accréditée auprès des Indiens.] Sahs aucune cérémonie, la reine signe le traité.Cinquième tableau: le traité est accepté par les Indiens réunis chez un \u201ctrader\u201d du fort Qu\u2019Appelle.Dialogues en sau- teux, méprises, traits comiques, le tout interprété au fur et à mesure en anglais, Sixième tableau: le voyage de tous les Indiens de la région, qui vont recevoir l\u2019argent du traité.Détails amusants et caractéristiques: par exemple, le petit chien qui traîne un tra- voi.Les Indiens chantent une mélopée, Dernier tableau: rendus au fort, les Indiens recoivent leur argent, mais ils ne savent ce que sont ces billets de papier, et les rejettent avec mépris.Enfin, après plusieurs scènes CHASSEZ LE RUDE LABEUR qu\u2019entraine la JOURNEE du LAVAGE Procurez-vous une Laveuse Electrique ç is a PSS ge 13 janvier, : du plus grand intérêt, on s'entend, et ainsi finit ce premier traité du.Fort Qu'Appelle.Suivit une seconde pièce en deux tableaux: Le Père Hugo- nard, O.M.L, évangélise les Indiens.C\u2019est l\u2019expression de la grande affection qu\u2019ont les \u2018Indiens de la vallée de Qu\u2019Appelle pour leur \u2018cher missionnaire, Dans cette pièce, des mêmes auteurs que la première, on voit le P.Hugonard enseignant le signe de la croix à un Indien, puis la prière confiante de celui-ci qui n\u2019est pas exaucée, et sur ce le missionnaire survient, et après de nouvelles prières pour obtenir du pain, le bon Père lui fait une aumône que l'Indien croit tombée du ciel.Le R.P, Léonard, O.M.I, Principal de l'école indienne de Qu\u2019Appelle, adresse ensuite la parole à l'assemblée, et engage les Indiens à garder les conditions du traité, qui leur sont très favorables; aussi à garder leurs traditions sociales et catholiques.Telle est, en quelques mots, la manifestation remarquable de la vie sociale de nos Indiens, de leur désir de se conformer aux nouvelles conditions de vie de citoyens catholiques, ce qui est le plus sûr gage de leur survie et de leur adaptation progressive au milieu actuel.Le Père G.Laviolette, O.M.I, Si l\u2019opînion publique daignait s\u2019enquérir d'où elle vient et de quelle manière elle se forme, elle aurait honte d'elle-même.Cte de Belvèze.Finissez-en avec les tâches ardues qui vous épuisent.La journée du lavage sera tellement plus facile avec une laveuse électrique que vous en serez vraiment émerveillé, Et cela se comprend bien.Avec une laveuse électrique A.B.C.de la Northern Electric vous n\u2019avez qu\u2019à remplir la laveuse de linge et toucher le commutateur -.le linge est lavé automatiquement sans qu\u2019il y ait le.moindre effort de votre part.Vous réaliserez aussi que le linge est plus propre qu\u2019auparavant, Vous ne 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décrocher Ja lune.: Un faisceau d'oeuvres, La Fédération Nationale St- -Jean-Baptiste\u2019a groupé en fais- \u2018 ceau -un brand, nombre de ces |- oeuvres de bienfaisance qui s\u2019emploient avec succès à assurer le bien-être moral et même matériel des personnes du sexe.Elle trouve tellement de choses à faire et elle y réussit si bien qu\u2019elle ne songe nullement, la Fédération, à s'intéresser au vote féminin, qui n\u2019ajouterait rien à son utilité ni à son auréole.: Voilà des débouchés propicés où déverser le trop plein de son activité et de son exubérance, lorsque le foyer ou la famille vous laissent des loisirs, Je ne vois pas-d'oeuvre morale ou sociale pour la femme en politique.On a prétendu que l'exercice du droit de vote fournirait à la femme l\u2019occasion d'assainir la cloaque politique, de policer nos moeurs électorales, de réhabiliter l'électorat, d\u2019anoblir la démocratie.Illusion et grandiloquence! La femme ne pourrait que s'y ravaler.Elle aurait le sort de la tourterelle qui, bonne fille, s\u2019était donné mission d'aller adoucir les moeurs chez les éperviers.Non, il y a déjà assez de croix dans la vie d\u2019une femme sans y ajouter celle du bulletin du vote! ! Adoucir nos moeurs politiques! Mais songe-t-on que la députation, en Russie, se compose pour un dixième de femmes, Et tout le monde sait que le régime soviétique est Ie plus barbare et le plus sangut- naire au monde, Au reste, nous l'avons, Ja femme-électrice, puisqu\u2019une lof fédérale, conçue dans l\u2019iniquité et enfantée dans le fanatisme, nous l\u2019a infligée.Et quel en a été le résultat?Dans le domat- ne moral, cette loi néfaste, loin de relever le niveau de la femme, a baissé sa dignité en l'exposant aux sordides cabales et aux mesquipes intrigues des meneurs d\u2019élections, En pratique, la loi n'a fait que doubler le nombre des électeurs aussi bien que le coût d\u2019une élection et rien de plus.Ah! ceux qui s\u2019oceupent le moindrement d'élections savent à quel excédent d\u2019ennuis les candidats sont, de ce chef, exposés, Car ce n\u2019est qu'à force d\u2019instances, de pressions, d'odieuses manoeuvres qu\u2019on finit par les amener dans ces officines promiscues, souvent nauséabondes de senteurs et de relents d'alcool qu\u2019on appelle \u2018à proprement parler des bureaux de serutin.\u2018 Et si vous y escortez, en limousine, la veuve du cousin de l\u2019ex-maire, pensez-vous que la fille majeure du frère de l\u2019ancien marguillier consentira à s\u2019y rendre en Chevrolet?La cigarette et le coquetel sont défà venus égaliser la femme à l\u2019homme; la politique finirait par l\u2019encanailler tout à fait.Et la femme, elle, est pourtant tout ce qui reste de poésie dans la vie! Des croix tracées par des mains de femme sur du papier, j'en suis certes, seulement je préfère à celles qu\u2019elles font sur un chiffon mal plié celles qu\u2019ellés alignent au bas d'une douce missive.La charte de Montréal, Con- cordia, ne manque jamais son voyage annuel à Québec; d\u2019autres de.ses concitoyennes ont tendance à emboîter le pas.Je me demande si c'est JA une initiative à encourager.Parce que enn BPRS Sommes, À l'ouverture des proche, ça n\u2019est pas une raison pour s'affubler en Lydia Pank- burst.Je n'ai pas encore eu l\u2019occasion d'aller.me rincer AU CANADA En général, le monde des af- l'oeil dans les salons chica où faires est resté le mois dernier évoluent les modèles vivants, mais je ne crois pas que le sty- dans l\u2019expectative, - l'attention se concentrant sur deux fac- : teurs, le programme législatif le dit suffragette soit beau- ! coup porté cette année.Ca xe du gouvernement fédéral et la coiffe pas bien Josette, la répercussion possible au Cana- Canadienne-française, IL Y A MOINS Les chiffres émis par E.Alex Martel, officier en charge des statistiques d\u2019accidents d'automobiles pour la province de Québec, montrent une r& duction sensible des accidents survenus en janvier paraison avec les mois précédents.En effet, janvier 1935 accusa 327 accidents, 514 en décembre 1934.Est-ce un résultat des résolutions de prudence prises par] les chauffeurs à l'occasion de la nouvelle année?Peut-être, car le nombre des accidents mortels fut de 9 contre 12 en décembre dernier, Au cours de ce premier mois de 187 personnes furent 1935, blessées dans notre province, De ce nombre 89 étaient des piétons, 40 des automobilistes et de véhieu- les à traction animale.On doit aussi remarquer que pas un seul conducteur de voiture hip- 8 des conducteurs pomobile ne fut victime d\u2019une collision au cours de janvier.Moritréal enregistra le plus grand nombre d'accidents, soit 214.Les villes et municipalités sans rapport individuel viennent ensuite avec 26 accidents.Québec est troisième sur la liste, ayant emæegistré 21 accidents.Viennent ensuite West- mount avec 18, les districts ruraux 13, Outremont 13, Sherbrooke 9, Verdun 7, Trois-Ri- vières et Hull, chacun 3.Les officiers de la Ligue de Sécurité de la Province de Québec se déclarèrent satisfaits de la réduction enregistrée, et notèrent avec satisfaction que seulement trois accidents furent rapportés à Trois- Rivières où la Ligue a récemment organisé une succursale et a aussi collaboré à l\u2019institution d\u2019un \u201cCentre\u201d de l\u2019Association Ambulancière St-Jean dont le travail y a obtenu les meilleurs résultats, MALADIES QUI COUTENT CHER Certaines maladies occasionnent d'énormes déboursés de la part des compagnies d'as- surance-vie.On peut s\u2019en faire une idée par le fait que les bénéficiaires de polices de la Metropolitan Life, a qui des réclamations de décès ont êté payées en 1934, ont recu $153, 096,553 de la compagnie en ré- glement de ses engagements.En 1934, de même qu\u2019en la décade antérieure, plus d\u2019argent a été déboursé pour payer des réclamations de décès causés par la maladie de eceur que pour décès causés par d'autres maladies.De fait, en com- contre da d'une nouvelle perturbation de la situation monétaire aux Etats-Unis par suite de la décision de la Cour Suprême con- D\u2019ACCIDENTS ;cernant la clause-or.Devant la décision qui vient d'être rendue, les craintes relatives à la situation monétaire américaine sont disparues.Nonobstant l'incertitude qui a régné, l'indice économique établi par l\u2019Office fédéral de la Statistique était de 13 points plus élevé la deuxième semaine de février qu\u2019à la même époque l'an dernier, soit une avance d\u2019un point sur la semaine précédente.La contraction de I'embauchage fin décembre a été beaucoup plus faible que d'habitude; dans les manufactures, c\u2019est la plus fal- ble qu\u2019on ait vue depuis 1920.Parmi les indices favorables, le mois dernier, il faut mentionner un essor marqué de la production des autos; un nouveau record de la production d'électricité; une grande activité dans l'extraction et la vente des métaux, ainsi que les industries forestières; une hausse très nette des marchés de construceion; une nouvelle avance du tonnage ferroviaire ; un commerce extérieur plus considérable qu\u2019il y a un an; enfin, une reprise dans la perception des revenus ordinaires de Etat fédéral.On note une; amélioration des affaires dans le cas de plusieurs entreprises industrielles dont les bilans ont été publiés L'amélioration n'est pas uniforme, nombre des établissements dont les profits se sont accrus ou dont les pertes ont diminué notablement est bien plus grand que celui des entreprises le bilan est moins bon qu\u2019auparavant.La politique du gouvernement fédéral telle qu\u2019elle se traduit dans la législation nouvelle comporte une loi de l'assurance contre le chômage, un amendement à la loi du prêt agricole 1934, l'imposition à l\u2019industrie de la journée de huit heures et de la semaine de quarante-huit heures, ainsi que d\u2019une journée de repos hebdomadaire.La loi de Jl\u2019assurance-chômage crée une Commission qui s\u2019occupera du probléme d\u2019assurance contre le chômage comportant des cotisations de l\u2019ouvrier, du patron et de l'Etat, l'Etat assumant les frais d\u2019administration qu\u2019on fixe à au moins 12 pour cent.Nombre de catégories de travailleurs ne sont pas admises à bénéficier de cette assurance; d\u2019après le recensement de 1931, le projet embrasse une population ouvrière de 1,701, 884, le nombre des exclus étant de 864,167.Les amendements qu\u2019on apporte aux deux lois relatives à la finance des exploitations agricoles visent à rendre ces lois encore plus li- Férales à l\u2019égard des agricul- ces déboursés ont été d\u2019un six-|teurs en détresse.ième de la somme totale payée en réclamations de décès, L'augmentation du tonnage ferroviaire constatée en 1934 La maladie de coeur, la né-|fle total en a été de 2,319,936 phrite chronique et I'hémorra- |wagons au lieu de 2,031,970 en gie cérébrale ont occasionné |1933c se continue en 1985; pour 28.8 pour cent de la somme to-|les six premières semaines, on tale payée en réclamations de [relève 248,806 wagons contre décès en 1984, 286,835 durant la même pério- Voici les déboursés qui ont |de en 1934, Les recettes d\u2019ex- été faits l\u2019an dernier par la |ploitation des chemins de fer compagnie en réclamations de Jen 1934 sont en avance sur décès causés par certaines ma- [1933 de $28,000,000 pour les ladies: maladie de coeur, $23, recettes brutes et de $11,000, 513,611; le cancer, $17,193,978; {000 pour les recettes nettes, influenza et pneumonie, $10, |soit 11 et 40 pour cent respec- 212,677; hémorragie cérébrale, |tivement.$8,976,374; néphrite chroni- Le commerce extérieur du que [maladie de Bright], $9, Canada poursuit son ascension, 373,243; tuberculose, $8,889, [avec une; valeur totale de $1, 739; diabdte, $3,853,450; acci- 166,357,816 pour l\u2019année civile dents, $16,035,157; fièvre ty-|1934, une \u2018avance de plus de phoide, $192,321; diphtérie, [$233,000,000.En fin d\u2019annde, me mem cum eue ESSAI ion, mATQualt, $662, ./S-JOURNAL DB.WATERLOO, VENDREDI, 22 MARS 1936.SEE miodes et que la mi-carême ap-| LES AFFAIRES.470,588, laissant .une balance active de $189,416,640.Janvier a accusé un nouvel esso: et, à la fin de ce mois, la valeur du commerce extérieur canadien pour les dix mois de l'an- \u2014 \"|887,228 et l'importation, 3518, LE CREDIT AGRICOLE \u201c Le trédit agricole- est d'une telle importance que nous croyons devoir résumer les discours née financière s'élevait à $997,| de députés libéraux de langue 626,420, au lieu de $841,613, française.On verra que ceux- 498, Les exportations, produits ci s'intéressent sincèrement au étrangers non compris, ont monté de $483,863,021 a $564, sort des cultivateurs.M.Pouliot, d'abord, va au 656,918 et les importations, de fond même du problème quand $352,687,450 à $437,196,808.La conclusion d\u2019un nouveau contrat entre les importateurs anglais et la République soviétique pour la fourniture de 400, 000 standards de bois russe a |©mMPrunter.Les marchés appré- Vriraient pour eux.Mais pour causé une certaine hension, mais le premier mi- il déclare que si les cultivateurs n\u2019ont pas d'argent, c\u2019est faute de marchés pour écouler leurs produits.Avec une détente dans les tarifs, ils n'auraient pas à s'ou- cela il leur faudra\u2018 attendre nistre du Canada a fait à la l\u2019avènement des libéraux.D'ici Chambre des Communes la dé- elaration rassurante que la 1a, toutefois, il est toujours loisible à M.Bennett et à Sir place du Canada sur le marché George Perley d'imiter l'exem- anglais n\u2019est pas en danger.Le commerce avec les pays de l'Empire tient une grande place dans le volume et la valeur de l'an dernier, et la balance est fort favorable au Canada.ple de M.Baldwin en Angleterre, et de consacrer une partie de leurs immenses fortunes au soulagement de la classe agricole, Les disponibilités du prêt a- Il y a augmentation de 52 pour |gricole, dit encore M.Pouliot, cent dans nos exportations de |sont portées de 15 millions de bacon au Royaume-Uni.Un premier état de la balance des paiomonts du Canada | pour 1984 a êté publié à Of tawa en janvier.Le commerce des marchandises y accuse un solde favorable de $145,000,000, 4\" don que À quoi s'ajoute une exportation [fait aux dollars à 60 millions, Est-ce pour signifier que la détresse de nos qultivateurs s\u2019est aggravée en proportion?Saisissant commentaire.Pour le reste, ce n\u2019est pas le gouvernement cultivateurs \u2014qu\u2019on nette d\u2019or de $94,000,000.Le|\"e s\u2019y trompe pas! \u2014 mais u- tourisme laisse un solde à l'ac- |\"e bouée de sauvetge.M.Elie Bertrand, cott, fit un discours soigneusement préparé où abondaient les | réflexions sensées.En dépit de la réduction du coût de la vie, dit-il, il s'avère que les des cultivateurs se sont alourdies du fait des difficultés des dernières années.Il reste que le coût d\u2019exploitation diminué en proportion de l'affaissement dans produits agricoles, De là les ennuis des cultivateurs.En étudiant le problème, on ne saule prêt agricole de la récente loi d'arrangement cultivateurs tif de $84,000,000, au lieu de $60,000,000 en 1933, Au passif, le poste le plus lourd est celui des intérêts, à $230,000, 000, contre $225,000,000 l\u2019année précédente.Les paiements nets pour fret à l'étranger sont de $21,000,000.Sous la rubrique: mouvement des capitaux, les ventes et achats de titres entre le Canada et les pays étrangers ont atteint un total estimatif de $650,000,000, dont $350,000,000 pour les achats de valeurs canadiennes par l\u2019étranger, et $300,000,000 pour les achats canadiens de trtres étrangers.En outre, les gouver- entre rait dissocier le prix des nements et sociétés du Canada |ciers.Et cette loi doit être é- ont remboursé $75,000,000 d\u2019o- quitable pour les deux.bligations détenues à l\u2019étranger, Dès qu\u2019un cultivateur fait tandis que l'étranger a placé| une offre raisonnable au sé- directement au Canada environ $5,000,000.questre, on devrait lui consentir Bref, il est|un emprunt de façord à rendre sorti du Canada quelque $20,|un compromis possible.Et les 000,000 de capitaux.Le bilan des banques, en décembre, révèle la même Itqui-|Sans quoi, le dité de l\u2019actif qu\u2019à l'automne ; le portefeuille et l'actif touchent un nouveau sommet et les dépôts à demande sont en hausse, tandis que les prêts reculent.Les débits bancaires pour l'année civile 1934 se sont |tuel des prix, accrus de 9.6 pour cent.Le mois de décembre accusait à lui seul un essor de 22 pour cent, tan- taux d'intérêt devraient s\u2019adapter aux conditions actuelles.cultivateur devrait sacrifier ce qui lui reste; ses troupeaux ou ses machines aratoires, pour subvenir aux besoins de sa famille.Et le cultivateur, perdra même la terre qui le fait vivre.Au niveau ac- c\u2019est une façon de parler.Mais songeons qu\u2019il importe de tout faire pour que la jeune génération ne se désin- dis qu\u2019en janvier, leur total é-|téresse pas de l\u2019agriculture.tait de $2,682,000,000, au lieu de $1,969,000,000 en janvier 1984.Sur le marché des changes, les cours ont été relativement le concordat lui stables jusqu\u2019au moment où la faire banqueroute.Si Chez nous, conclut M.Bertrand, le cultivateur tient encore à l'honneur de payer ses dettes.Il ne faut pas croire que permet de cette i- Cour Suprême des Etats-Unis |dée allait s'implanter dans l\u2019es- a donné sa décision touchant la prit de notre population, il faut clause-or; le dollar américain a |dire bien franchement que nous alors baissé de 3-8 pour cent de |n\u2019aurons plus jamais de colons prime à 1-16 pour cent d\u2019es-|comme les câbles défrichèrent et agrandirent les compte, tandis que ceux d'autrefois qui sterling montaient de 4.88 à terres du Canada de façon à en 4.89.Le franc français, le |tirer les produits agricoles qui franc suisse, le belga et le flo- firent la richesse de notre com- rin ont monté d\u2019environ 3-4 |merce d'exportation.pour cent, tandis que le mark et les devises scandinaves sui-|Jean-d'Iberville, les D\u2019aprés M, Rhéaume, de St- amende- vaient la livre sterling.Il y a|ments à la loi du prêt agricole eu une réaction sur le marché [auront pour effet d'accentuer des obligations à long terme de |les retards.Il lui est arrivé de premier ordre, mais les cours |s'entremettre pour obtenir des des autres obligations sont res-|prêts, Il lui fallut huit mois a- tés fermes.Le 6 février, une |vant de réussir, et c'était faire nouvelle émission de rembour-|vite.Les demandes afflueront, sement de $4,500,000 d\u2019obliga-|à la suite de ces amendements, tions de première hypothèque |de sorte que amortissables les délais seront de 4 1-2 pour [encore plus marqués.cent, 1935, de la Dominion Tex- Pour ce qui est de la loi du tile Company, Limited, a été|concordat, elle a tué le crédit mise en vente à 99.Les sous-|du cultivateur.Ordre est donné criptions ont dépassé l'émis-|aux gérants de banques de ne sion.[Bulletin de la Banque de.Montréal).plus faire d\u2019avances à ceux qui sont sur les terres et n\u2019ont pas d'autre garanties à offrir.cp ger 5 prem \u2014\" M.'Girouard, de.Drummond- Arthabasks, montre.le fonctionnement de la loi d\u2019arrangement entre cultivateurs et créanciers.Un cultivateur, dit-il, se présente devant le syndic nommé par le gouvernement et dépose son bilan, Les créanciers sont convoqués pour une date déterminée.Si les créanciers ne s'entendent pas, il n'y a pas d'arrangement possible, Il reste au cultivateur à demander alors que sa proposition soit soumise au bureau de revision.S'il intervient un arrangement, el qui comporte un versement en argent, le cultivateur n\u2019a d'autre recours que le prêt agricole.S'il se bute à un refus, il ne peut remplir ses obligations.Cela constitue un acte de faillite, et ses propriétés seront vendues par le syn- die.Si l'on veut donc que les deux lois du prêt agricole et du concordat fonctionnent avec de bons résultats, il faudrait amender de façon à obliger la Commission du Crédit Agricole à avancer le montant requis en vertu de l\u2019arrangement sanctionné par le tribunal de revision, Si le gouvernement veut faire un beau geste en faveur des cultivateurs, suggère M.Parent, de Terrebonne, il devrait leur offrir l'argent à 3 pour cent ou à 3 1-2 pour cent, ce qui serait plus en rapport avec le mince bénéfice qu\u2019ils peuvent attendre de la vente de leurs produits.L\u2019ORIGINE On a donné de l\u2019origine de ce nom que signifie \u201cqueue de coq\u201d diverses explications.À l'origl- ne, dit-on, ce genres de breuvages rappelait les reflets variés et chatoyants de la queue d\u2019un cou.Certains répertoires anglais et américains disent que cocktail serait une expression argotique d\u2019origine inconnue.Une Américaine, Mme Bivan Hors, prétend l\u2019expliquer en disant que certains de ses compatriotes avaient coutume d\u2019oindre leur palais avec une plume arrachée à la queue d\u2019un coq et trempée dans un mélange fait de gin, de rhum ou d\u2019eau-de-vie avec du poivre de Cayenne, avant de s'ingurgiter de l'alcool.\u201cDe Wir cot, les habitants des Charentes nous apprennent qu\u2019il y a plusieurs siècles, on désignait, chez eux, du nom de \u201ccoquetel\u201d, une mixture de vin nouveau et de cognacyle vieux \u201cpiland\u2019 \u2019 ou \u201cpinaud\u201d, des Charentes.C'était, en somme, une cau-de-vie plus ou moins fine, ou plus ou moins vieille, adoucie par le sucre de ralsin, qui constitue, comme on le sait, la base du moût de vendangé.TROP TRISTE Dans une causerie, l'hon, M.David, secrétaire de la province, souligne une fois de plus l'importance d'égayer nos campagnes, chose à laquelle on pense trop peu, tandis que l\u2019on tente d'énormes efforts pour envoyer les gens sur des terres.La campagne, a-til dit en substance, a souvent l'air trop triste, et il n\u2019est pas étonnant que les jeunes gens des deux sexes soient attirés par la ville aux mille attraits.TI ne serait pas difficile de créer de bons divertissements pour les gens de la campagne.Ceux-ci n\u2019exl- gent rien de bien tapageur, mais réclament simplement le droit de se distraire d'une manière normale.[La Parole].Sur cent individus qui se sont enrichis, il y en a la moitié qui ont eu de la chance, les autres ne l'ont pas fait exprès; mes supérieurs, naturellement.PU COCKTAIL tous se prennent pour des hom- | dass es == me \u2014\u2026- ~ LE JOURNAL DE WATERLOO; VENDREDY, 22 MARS 1985._ Quêtes réclame des employés bilingues Le Conseil d'Agriculture demande que le ministère de l'Agrieul- ture à Ottawa ne place dans la province que des employés parlant les deux langues \u2014La classification des expositions.Deux importantes résolutions propres à assurer une meilleure coopération entre les ministères de l'Agriculture d'Ottawa et de Québec d\u2019une part, et la population agricole d'autre part, ont été adoptées par le Conseil d'Agriculture de la province de Québec lors de sa dernière réunion annuelle tenue le 12 mars en l'Hôtel du Gouvernement, à Québec.La première de ces résolutions se rapporte à la classification des expositions provinciale et régionales, et l'autre aux employés fédéraux ne parlant que l'anglais placés dans la province de Québec par le ministère de l'Agriculture fédéral, M.J.-Antonio Grenier, sous- ministre de l'Agriculture, qui assistait à la réunion, où il représentait l'honorable Adé- lard Godbout, ministre de 1'Agriculture, signala le fait que le ministère de l'Agriculture d'Ottawa avait récemment annoncé qu\u2019il augmentait les octrois par lui accordés aux expositions agricoles des classes A et B dans tout le Canada.\u201cOn ne peut pas, dit M.Grenier, reprocher au gouvernement fédéral d\u2019avoir pris une telle décision.Tout au contrat- re, il mérite d\u2019être félicité.Je signalerai entre autres choses qu'il accordera $500 aux principales expositions pour leur permettre d'encourager par des prix appropriés l\u2019effort des jeunes agriculteurs, ce qui est | de l'argent bien placé, parce que les jeunes fils de cultivateurs sont notre espoir de demain.Mais je rappellerai que la classification suivie par Ottawa ne correspond plus à celle qui fût adoptée il y a quelque trois ou quatre ans au cours d\u2019une conférence entre les représentants des expositions et des deux ministères de l\u2019Agriculture.Je crois donc qu\u2019il y aurait lieu de rencontrer le ministère fédéral à ce sujet afin d'en venir à une entente propre À assurer une plus grande uniformité dans la classification des expositions et une meilleure coordination de l\u2019encouragement à leur accorder!\u201d Le Conseil d'Agriculture, s'inspirant des justes remarques du sous-ministre de l'Agriculture, adopta une résolution proposant \u201cque la classification des expositions provinciales et régionales, telle que déjà adoptée par un comité composé de représentants des expositions des ministères de l'Agriculture fédéral et provincial, ne soit pas modifiée sans consultation entre les deux ministères intéressés; que les règlements régissant ces diverses expositions et les subventions auxquelles elles peuvent avoir droit, soient préalablement discutés par les officiers des deux ministères avant d\u2019être arrêtés et rendus officiels; que M.Georges Bou- chard, membre du Parlement et du Conseil d\u2019Agriculture, soit prié de se joindre aux officiers des deux ministères qui seront chargés de discuter ces questions.\u201d 11 est plus que probable que le ministère de l'Agriculture d'Ottawa ne repoussera pas cette suggestion et qu'une telle conférence pourra être arrangée dans un avenir rapproché.Entre temps, copie de cette résolution a été transmise à l\u2019honorable M, Robert Weir et à | honorable M.Adélard God- bout.L'autre résolution concernant les \u2018employés anglais unilingues du ministère de l'Agri- eulture fédéral dans la province de Québec fut le résultat d'une discussion sur un état de choses qui, dans l'opinion non seulement du Conseil d\u2019A- grieulture, mais aussi le jugement de diverses sociétés patriotiques et corps sociaux, devrait être corrigé le plus tôt possible, On sait que les neuf-dixièmes des cultivateurs de la province de Québec sont de langue française.Or un trop grand nombre des employés du ministère de l\u2019Agriculture d'Ottawa dans le Québec ne parlent que la langue anglaise.Il n\u2019est pas question des qualifications qu\u2019- îls possèdent au point de vue agricole technique, mais seulement du fait que l'efficacité de Quand ils célèbrent un anniversaire .que vous êtes absent depuis longtemps .et ne pouvez vous rendre auprès d'eux pour les féliciter .Formulez vos voeux par téléphone interurbain, @ Nail autre moyen n'aura la chaleur de votre voix Et comme le font voir les tarifs qui se trouveat aux premières Pages de l'annuaire, vous pouvez come æuniquer à 100 milles ou près pour 30 sous, f leur travail auprès des cultivateurs de langue française se trouve grandement réduite, sinon nulle, \u201cCe n'est pas une question de langue pure et simple que nous voulons soulever\u201d, dit M.Georges Bouchard, en exprimant le sentiment général de ses collègues du Conseil d\u2019Agriculture.\u201cNous avons Hien dans la province des hommes qualifiés pour occuper ces charges, mais nous ne demandons pas que les employés anglais fédéraux unilingues soient remplacés par des \u2018 employés de langue française.Tout ce que nous voulons, c\u2019est que le ministère fédéral ne place dans notre province que des représentants parlant les deux langues et pouvant se faire comprendre des cultivateurs cana- diens-français qui ne parlent pas l'anglais et ce pour le plus grand intérêt de la communauté agricole.\u201d Plusieurs membres ayant appuyé les représentations soumises par M.Bouchard, le Conseil d'Agriculture adopta finalement la résolution suivante proposée par M.Gustave Tou- pin, B.8.A, et secondée par M.R.-R.Ness: \u201cQue le Conseil d\u2019Agriculture de la province de Québec prie l'honorable ministre de PAgriculture et la Commission du Service Civil du Dominion de voir à remédier à cette situation intolérable pour les cultivateurs de langue française ; \u201cQue le Conseil d\u2019Agriculture charge un comité composé de MM.Bouchard, Toupin et Ness de poursuivre une enque- te sur cette situation, et de s'entendre avec les sociétés a: gricoles et patriotiques de 1a province de Québec pour mener une campagne contre cette anomalie linguistique.\u201d Lattitude prise par un corps aussi important que le Conseil d\u2019Agriculture de la province de Québec sur ce sujet ne devrait pas manquer d\u2019attirer Patten.tion du gouvernement fédéral sur la situation anormale exposée, et amener un changement de politique propre à donner satisfaction aux cultivateurs de langue française qui ont droit, tout comme leurs compatriotes de langue anglaise, à bénéficier dans leur plénitude des enseignements et services des représentants agricoles fédéraux.LES CHIFFRES QUI PARLENT Ce qui se faisait au Témis- camingue d y a 30 ans.En 1905, la société de Colonisation du Témiscamingue, la société Saint-Jean-Baptiste de Montréal et l'association des Marchands-Détaillants de Montréal avaient réussi à placer au Témiscamingue, 300 colons sur autant de lots partiellement défrichés.Pour fins d'imposition, ces fermes étaient évaluées par la municipalité du comté de Té- miscamingue à $621,459.00.À cette époque, il n\u2019était pas question du plan Vautrin ou de tout autre plan de colonisation.Le \u201cTrust and Loan of Canada\u201d consentit à financer l\u2019entreprise pour une somme de $300,000.00, à raison de huit pour cent d'intérét.Dix ans plus tard, cette somme était presque totalement remboursée.Comment les fondateurs de cette région purent-ile effectuer un tel remboursement, alors qu\u2019ils étaient en pleine activité d'organisation municipale, scolaire et paroissiale?Le sol fertile du Témis- camingue, fécondé par le labeur Incessant de ces pionniers, est la réponse à cette question.Trente ans plus tard, c'est-à- dire en 1935, si nous faisons le bilan rapide des résultats obtenus avec le placement de ces 300 colons, nous constaterons qu\u2019ils forment maintenant un rane=k- dont la richesse globale se chiffre à $5,178,854.00, repartis & raison de $3,571.00 par ferme, .Dans ce bref aperçu de la situation financière agricole du Témiscamingue, nous n'incluons pas plusieurs autres paroisses, organisées en dehors de ce mouvement et dont [a situation financière est excellente.Au Témiscamingue, la paroisse qui n\u2019est pas endettée est la règle et non pas l'exception, Deux traits suffiront pour illustrer la solidité du Témisca- mingue agricole: le premier, la déclaration de la Commission du Prêt Agricole Canadien, à sait que, de toutes les régions du Canada, le Témiscamingue était la seule à avoir satisfait complètement à ses obligations, à date d'échéance; le second, basé sur un rapport du gouver- groupe de 1,460 \u201céultivateurs, | \u2019 la fin de l\u2019année 1933, qui di- |, TE = miscamingue soit en tête du Canada pour le plus petit nombre de demandes de rajustement entre créanciers et débiteurs, exigeant [intervention du séquestre officiel.Le Témiscamingue se recommande comme d\u2019une de nos nement fédéral, veut que le*Té- ® NOTAIRE R.-R.Bachand BUREAU AU-DESSUS DU ASSURANCE GENERALE R.-Fred Shaw TOUS GENRES D'ASSURAN- meilleures régions de colonisation, et il invite le colon sé- rieux à venir prêter main-for-[ te à ses cultivateurs, à ses colons déjà établis, afin de contribuer à développer encore cette région, qui permet de devenir l\u2019une des plus productives et des plus prospères de notre province, DOCUMENT : A.Boulay Succeaseur de JODOIN ET BOULAY MAGASIN CLEMENT CES AUX TAUX LES ET FRERES PLUS BAS.WATERLOO, P.Q.WATERLOO, P.Q.> NOTAIRE INGENIEUR CIVIL Léon Desrochers ARPENTEUR-GEOMETRE Dépositaire du greffe de M.A.W.Mitchell 75, RUE ALEXANDRA, SUGGESTIF La mentalité allemande n\u2019a pas changé depuis Tacite.Les Allemands prétendent plus que jamais ne pas être responsables de la guerre, et pourtant, dès 1905 le kaiser préparait l'invasion de la Belgique, comme le prouve la lettre qu\u2019il envoya le 30 juillet 1905 au chancelier Bulow: \u201cSi l\u2019Angleterre déclare guerre, écrivait-il, votre Excellence devra envoyer aussitôt deux notes, l\u2019une à Bruxelles et l'autre à Paris, afin d\u2019inviter les gouvernements français et belge à faire connaître leurs intentions envers nous dans un délai de six heures.Immédiatement après la déclaration de guerre, la Belgique doit être envahie.Si la France consent à observer une attitude amicale à notre égard, nous étudierons la possibilité de lui céder une partie de territoire belge en compensation de l\u2019AIl- sace-Lorraine qu\u2019elle a perdue.\u201d Cette lettre est d\u2019autant plus intéressante qu\u2019elle contient.en outre l'aveu de Guillaume II que l\u2019Alsace-Lorraine appartient bien à la France.Il &- tait prêt, en effet, à lui donner une partie de la Belgique \u201cen compensation de l\u2019Alsace- Lorraine perdue\u201d.Mais tout cela m\u2019empéche pas nombre d\u2019Allemands d'au- jourd'hui de proclamer leur innocence et de réclamer l\u2019Alsa- ce-Lorraine, arrachée à la mè- re-patrie allemande.la Entre le ler janvier et le du Canada 24,584 caisses de volailles habillées inspectées.La quantité exportée pendant la période correspondante de 1934 avait été de 1,217 caisses, La loi fédérale des semences prescrit qu\u2019aucune variété nouvelle de grains de céréales ne peut entrer au Canada sous son nom variété a moins qu'elle n'ait été approuvée par le ministère fédéral de l\u2019Agriculture après des essais conduits par le Service des céréales des Fermes expérimentales fédéra- les.ler mars 1985, il s\u2019est exporté d REPAS Tél, 291.Service de 8 a.m, \u2018Tabacs de toutes sortes Arrêt d'autobus 299 RUE PRINCIPALE Dépôts de journaux Adam Légumes frais, aslade céleri, épinard, tomat: ses, carottes, pample: Granby.nais, etc., ete, betteraves, choux-fleurs, WATERLOO, P.Q.TEL.729 GRANBY, P.Q.> RESTAURANT Boucher BEAUREGARD Alfred Côté Iceberg, es, frai- mousses, pa- WATERLOO, P.Q.EMBAUMEUR oo Chambre mortuaire, corbillards, auto et chevaux.Fleura pour\u2019 toutes les occasions.Théo.Dupaul Tèl.247w\u2014WATERLOO, P.Q.Vos PATINS?Nous sommes en m vez actuellement.Prix raisonnables et satisfaction WATERLOO, P.esure de vous fournir les fameux pätins C.C.M.ou de remettre en bon état ceux dont vous vous ser- L.-J.Fournier Q & Dr IMMEUBLE DUPAUL L.-J.BACHAND MEDECIN-CHIRURGIEN EX-INTERNE DES HOPITAUX DE MONTREAL EX-INTERNE EN CHEF A L\u2019HOPITAL PASTEUR TELEPHONE 77 + Suocesseur de Elisée Gaudet .'B.MARCHESSAULT AVOCAT WATERLOO, Tel, Bureau 78 compa WATERLOO, Véwification, organisation de Les, industrielles prix de revient.\u2014 J.U.POIRIER, C, P, À.COMPTABLE PUBLIC LICENCIE et municipales a iliths eommevela- ae Brabant de Expertise incorporation de les.\u2014 Vérification de livres de mu- commissions scolaires, ités et ons SYNDIC Di FAILLITE PQ.TELEPHONE: 38 Bureau Vis-à-vis la Banque Canadienne Nationale LE JOURNAL DE WATERLOO, VENDREDI, 22 MARS 1985.UINES Quelquefois je suis plein de grandes voix anciennes Et je revis un peu l\u2019enfance en la villa; Je me retrouve encore avec ce qui fut là Quand le soir nous jetait de l'or par les persiennes.Et dans mon ame alors soudain je vois groupées Mes soeurs à cheveux blonds jouant près des vieux feux; Autour d\u2019elles le chat rôde, le dos frileux, Les regardant vêtir, étonné, leurs poupées.Ah! la sérénité des jours à jamais beaux Dont sont morts à jamais les radieux flambeaux, Qui ne brilleront plus qu'en flammes chimériques : Puisque tout est défunt, enclos dans le cercueil, Puisque sous les outils des noirs maçons du Deuil, S\u2019écroulent nos bonheurs comme des murs de briques! Emile NELUIGAN.===> LE BANDEAU SUR |trainement progressif et coura- LES YEUX oS Si donc nous voulons que nos Le vrai courage ne consiste- enfants, plus tard, soient des til pas à regarder bien en fa- hommes et des femmes capables ce le danger lorsqu'il se pré- d'affronter la vie, il faut avoir sente, au lieu de lui tourner le le courage de la leur montrer, dos?non pas comme un déroulement I} consiste, aussi, à savoir de plaisirs et de joies, mais regarder les événements et à comme un composé de satisfac- s'y préparer au lieu de se met- tion et de peines, les unes ai- ; dant à porte ila; tre volontairement un bandeau porter vaillamment les sur les yeux, croyant naive.autres, ment qui cela suffira pour dé- Sans doute, il ne faut pas tourner l'épreuve.pousser le tableau trop au noir: Nombreux sont pourtant les on irait ainsi contre le but que coeurs pusillanimes qui ne l\u2019on se propose, on décourage- cherchent à voir de la vie que rait au lieu de viriliser.Mais il ce qu'elle a d\u2019agréable, faisant faut, avec un tact infini, don- © ; ; ner de l\u2019avenir une notion aus- mine d\u2019ignorer les devoirs qu\u2019- r elle impose et les dangers et si juste que possible, en faisant ; produire à chaque âme, chaque ins qu\u2019on rencontre.|; © ; ; les chagr viennent ant de dé intelligence, son maximum, afin faillances au moment où le cou qu'elle aborde l'existence dans rage serait nécessaire pour les meilleures conditions.\u201cfaire face\u201d et lutter à plein Il va sans dore que cette édu- Ce cation du coeur et de la volon- coeur, victorieusement quelquefois, utilement toujours.té doit se faire avec une gran- Et c\u2019est la lourde de délicatesse, et je dirais, avec erreur, une grande bonne humeur.que commettent certains éducateurs, certaines éducatrices Si l\u2019éducateur est larmoyant, surtout, hélas! qui n\u2019ont pas le s\u2019il voit trop en'sombre, si, véritable Cassandre, il prédit ca- courage de mettre les enfants dont ils ont la charge en face lamités, il manquera totalement son but: au lieu d\u2019engendrer des des grands problèmes de la via forts, il engendrera des vaincus Sous le prétexte que cette dernière se chargera de les foret des apeurés.mer et qu\u2019à leur âge ils doivent N'oublions pas que les jeu- être heureux sans nuage, On nes êtres sont des instruments infiniment sensibles, qui vibrent noue solidement sur leurs yeux le funeste bandeau dont nous au moindre choc, Il est donc nécessaire de savoir toucher leurs parlions tout à l'heure; on écarte d\u2019eux tout spectacle attris- cordes intimes sans les briser ou sans les fausser, ce qui se- tant; c'est tout juste si certains |rait aussi graved\u2019entre eux savent qu\u2019il y a des Ne craignons pas de leur misères poignantes, des famil- laisser prendre contact avec les sans pain, des foyers sans joie.On ne leur apprend pas les pauvres, avec ceux qu\u2019un grand chagrin atteint.Faisons- que, si heureux soit-on, il faut, tôt ou tard, traverser des heu- leur comprendre qu'eux-mêmes peuvent déjà soulager des mires pénibles, savoir tendre la |sères et qu'il est beau de faire - main et consoler, savoir sol-|un sacrifice pour procurer à même tenir bon sous l\u2019orage.Mais, vous le savez bien, on des malheureux le pain ou le vêtement qu\u2019ils n\u2019ont pas.ne s'improvise pas lutteur, pas Apprenonseleur qu'une de plus au physique qu\u2019au moral, | leurs caresses, un mot venu de et les champions d'endurance ne Je sont devenus que par un en- leur coeur est un baume qui adoucit bien des peines et qu\u2019- A VOTRE CHOIX très doux \u2014 de se pencher ver que courbe une lourde peine.matériel, un ouvrier soulevan' Ces leçons de choses feron plus que de longs discours \u20ac c'est en les multipliant ment que nous formerons no ble.L\u2019AUTRE BEAUTE Ce n'est pas a tort que l'on fait aux femmes la tagèmes qui ont coquetterie.parent l'épiderme.\u2026.Pour d\u2019autres, il faut adou l\u2019éclat des yeux, des cils trop courts.sont brunes, brunes si sont blondes, couleur des cheveux, de violet.grossir, suivant la jour.quefois, que d\u2019efforts, penses, aussi, en crèmes, en pastels, ments de toutes sortes! rir.Je n'ai pas besoin de se route.et que, corriger la nature, elles s\u2019enla d'efforts! fions toutes à ce désir de cult ver \u2018notre beauté\u201d celle-ci n'existe que dans titude de réussir, fût-ce au pri ne ou dépense ne nous rait, si teint éclatant, un visage san rides, des cheveux ondés flous devaient compense.Nous oublions trop souven le désir nou possédons physique dont fascine, nous core que l\u2019autre, des soln nir ou pour la restaurer, nou nous qu\u2019avec profit, ~ ceux qui souffrent, depuis Ia petite soeur qui pleure sur sa poupée cassée jusqu'à l\u2019aieul Montrons-leur le beau spectacle des êtres courageux qui portent vaillamment leur fardeau: que ce soit, dans l\u2019ordre une pesante charge, ou, dans l\u2019ordre moral, un être humain restant serein sous l\u2019épreuve.\u2026 sage- enfants à la science de la vie et les prépareront à être eux- mêmes des vaillants en face du devoir et des l\u2019épreuve inévita- réputation d\u2019être coquettes, On reste même un peu confuse lorsqu\u2019on fait l'inventaire de tous les stra- été inventés pour venir au secours de leur Pour certaines, il s\u2019agit de corriger un teint défectueux, de guérir les petits bobos qui dé- Pour d'autres encore, il s'agit de devenir blondes si elles elles de transformer un teint qui s'allie mal avec Ia de donner aux ongles une forme parfaite, de les habiller \u2014 6 horreur! \u2014 de rose, de rouge ou Il faut encore maigrir ou mode du Et, pour arriver à ces transformations, bien difficiles quel- de patience, de massages! que de dé- fards, en en instru- Rien ne coûte trop cher et ne cause trop de peine, lorsqu\u2019il s'agit de soigner la beauté ou de l\u2019acqué- vous dire que, dans cet art difficile, beaucoup de femmes font faus- en voularit dissent au lieu de s\u2019embellir.Triste résultat couronnant tant [méme si nos réves], et quelle ne serait pas notre joie si nous avions la cer- des efforts les plus durs et les plus persévéranta!Aucune pel- coûte- nous savions qu\u2019un en être la ré- que, à côté de cette beauté une autre beauté, toute.morale, celle-là, et dont nous ne nous préoccupons pas assez, Elle demande pourtant aussi, et plus en- constants, et si, pour l'entrete- n\u2019avons à faire aucune dépense, dépenser beaucoup de courage, de générosité et d'effirts.Lorsque, penchées sur notre miroir, nous cherchons les imperfections de notre visage a-|tour, des réflecteurs de cette fin d'y porter remède, disons- plus de CCIE Profit encore nous pourrions 4 nous pencher sur notre âme et sur notre conscience pour en découvrir les points faibles.#|Rien ne vaut, pour cela, quel- Blques minutes d'examen sincère, Ml Elles suffisent pour faire le äl point et prendre les résolutions ils ont déjà le devoir \u2014 devoir efficaces qu\u2019il nous faudra en- 8 suite, quer.courageusement, appli Apportons à ce travail tout intime une patience et un zèle inlassables, jusqu'à ce que nous ayons obtenu le résultat voulu, Moins décevant que l'application des recettes de beauté, ce travail de réforme de nous- f|même ne manquera pas d\u2019aboutir à notre ascension vers le \u201cBeau\u201d.t| Ce sera, peu à peu, comme ¢ [un autre nous-méme qui surgira de l\u2019ancien, un nous-méme g grandi, transfiguré, duquel émanera un rayonnement de bonté, d\u2019énergie, de droiture, de valeur intellectuelle et morale.Si nous ne nous apercevons pas de notre transformation \u2014 Ia vraie vertu est modeste, \u2014 notre entourage, notre famille, nos amis en ressentiront le a|bienfait, Les angles de notre caractère adoucis par nos efforts renouvelés ne les meurtriront plus, notre charité empêchera les paroles malveillantes de s'échapper de nos lèvres et de blesser au passage.et, peu à peu, nous atteindrons la perfection de cette beauté morale qui, par son charme bienfaisant, fait si bien oublier l'absence de l\u2019autre cir une peau trop rugueuse, ef-| VOIR ET PREVOIR facer des rides précoces, aviver \u2014\u2014\u2014 faire croître Je traduis pour vous, aussi fidèlement que possible, cette pensée d\u2019un auteur anglais: \u201cPour cent personnes qui parlent, dit-il, il y en a une qui pense et pour mille qui pensent il y en a une qui voit.\u201d Voir est la grande prérogative de l'âme; elle est le partage des poètes, des prophètes, des religieux ou des hommes d'Etat, selon leur conception respective du grand pourquoi des choses.Une condition essentielle à la vision, c'est la lumière qui fait distinguer les objets; pour la vision intérieure des causes phychologi- ques ou autres qui président aux actions humaines, il faut aussi la lumière intérieure et celle-ci est faite de pureté, d'ordre et de charité.La pureté de l'âme, condition de la vision beatifique, l'est aussi de la conception vraie des évolutions terrestres et des gestes de l'humanité.L'ordre \u2018moral est la caractéristique des voyants ou des clairvoyants; il élimine ce qui est stérile et i-| superflu et range avec méthode les pensées, les désirs et les actes, La charité, qui \u201cnous fait sortir de nous-mêmes pour Plus ou moins, nous sacri-|entrer dans les autres\u201d, est la i-| grande dictatrice des oeuvres humanitaires.Elle est le rayon divin qui atteint la souffrance pour la soulager, l'ignorance pour l\u2019éclairer; elle s\u2019entoure x|tout à la fois de lumière et de piété dans son travail de bienfaisance universelle, Voir est une fonction com- 5 plexe; elle engendre l'action et directe et les voyants sont aussi les agissants dans ce bas monde, où, seuls, méthodiques tet fermes, ils travaillent.Pous nous qui cherchons 1a s |\u2018\u201clumière dans la charité\u201d, regardons autour de nous d\u2019abord, pour donner à nos proches leur part de charité éclairée qui les rendra heureux par nous; puis, élargissant notre 8\\| horizon, faisons entrer d'autres âmes dans le sillon lumineux s|qui fera leur vie fruceueuse et belle Combien de ces âmes n\u2019attendent qu\u2019un mot intelligent et sympathique pour diriger leur marche vers l'action efficace qui fera d'eux à leur charité, dont le propre est de se communiquer toujours.SOIGNONS NOTRE LANGAGE De tous les signes extérieurs qui nous livrent l\u2019âge et la condition d\u2019un homme ou d\u2019une femme, son langage est celui qui les trahit le plus sûrement: vérité souvent énoncée et parfaitement évidente.Mais outre qu\u2019elles nous décèlent sa naissance, son éducation, son métier et sa catégorie sociale, la prononciation et la composition du vocabulaire de quelqu'un nous en dit plus long sur ses goûts, ses habitudes, ses amis et ses amours que ne le feraient les confidences les plus circonstanciées, Très contagieux.En effet, rien n\u2019est plus contagieux que les tics et les manies du langage.Un mot, une expression que l'on a attrapés, on ne sait pourquoi, comme un microbe de saison, et que l'on répète trop souvent, se transmettent plus aisément encore que la rougeole ou la coqueluche, et gagnent de proche en proche jusqu'à ce qu\u2019ils aient contaminé tout un milieu.E- pidémie créant une sorte de jargon particulier qui devient l\u2019idiome nature] d\u2019un groupe d'amis et aussi incompréhensible pour un groupe que ne l'est le breton, par exemple, pour un basque.Pauvreté.Ce sont encore les mêmes, ou leurs pareils, dont le vocabulaire est si pauvre que pour prononcer un jugement, les expressions leur manquent au, point de leur faire perdre toute mesure et tout bon sens.Et, faute de pouvoir, par des termes bien choisis, nuancer leur opinion, ils déclarent avec une intransigeante autorité: t \u201cc'est abject\u201d ou \u201cc'est divin\u201d.\u201cTellement\u201d.Et ce sont ceux-lh à qui lu même indigence de paroles perpétuel paroxysme de sentiments, et qui commencent toutes leurs phrases par \u2018c'est tellement.\u201d ou encore les finis- nissent par \u201cmerci tellement\u201d.Toute une génération d'après-guerre semble née sous le signe \u201cformidable\u201d.Une chose n\u2019est pas belle ou laide, ennuyeuse ou amusante, elle est toujours \u201cformidable\u201d.Un bel Américain qui sait tout juste l'anglais el à peine le français, trahissart dernièrement le goût violent qu\u2019il avait pour une ravissante personne, et l'assiduité avec laquelle il la voyait, en répétant à tout bout de champ \u201ccest démentiel\u201d, Mot dont tous les amis de la ravissante personne savaient qu'elle l'avait emprunté à une jeune femme, qui le tenait elle- même d'un poète qui, lui, l\u2019avait inventé.Mais \"\u201cdémentiel\u201d traine maintenant dans tous les bars et sera ramassé par Dieu sait qui, pour finir peut- être un jour dans le Littré.Pourquoi pas?Mots nouveaux, Inventer des mots, et qui font fortune, n'est pas toujours facile, mais une certaine impropriété de termes donne sou- donne l\u2019air de vivre dans un: vent de la saveur et de.ls nouveauté au langage.Et nous connaissons une dame qui s\u2019est fait ue réputation d'esprit simplement par l'alllance inattendue qu'elle fait de certains mots et en leur faisant signifier des choses qui, dans leur sens primitif, n\u2019étaient sûrement pas prévues.Ce bizarre génie la fait briller à bon compte dans une société qui se dit pourtant \u201c\u2019follement\u201d intelligente et \u201ctellement\u201d cultivée.CONTE ARABE On raconte qu'un roi ore donna de préparer de la nourriture et fit venir une troupe de ses familiers.Quand on eut étendu la nappe, un serviteur s'avanga, portant sur son épaule un plat où il y avait de la nourriture.Quand il s\u2019approcha, il fut saisi de crainte, trébucha, et une partie de la sauce coula sur le pan du vêtement du roi.Celui-ci ordonna de trancher la tête du serviteur.Quand l'autre vit que c'était chose décidée, il prit le plat et versa le reste de ce qu'il contenait sur la tête du roi qui lui dit: \u2014Malheur à toi! que cela?\u2014Prince, répondit le serviteur, je n'ai agi que par passion et par zèle pour ton honneur, de peur que les gens disent, en apprenant la faute pour laquelle tu me fais perir: \u201cII l'a tué pour une offense 1é- gère et sans conséquence; le serviteur avait commis une faute, mais sans intention\u201d; et tu seras accusé de tyrannie et de cruauté, Mais j'ai commis cette faute plus grave pour que Lu aies une excuse pour me faire périr et que tu sois à l\u2019abri du bläme.Le roi baissa la tête un instant, puis il la releva et dit: \u20140 toi qui agis mal et qur t'excuses bien, tu es libre à Ta face de Dieu tres haul.COMMENCAIT A SE SENTIR MALADE \u201cIl y a six ans, je commengai à me sentir malade,\u201d écrit M.Frank Fuellerer, de New-York City, \u201cet aucun médecin ne semblait trouver la cause de mon mal.Je lus alors un article sup le Novoro du Dr Pierre ¢ en obtins une bouteille.Le résultat ful satisfaisant et m'encouragea à continuer son emploi.Bientôt après, j'étais de nouveau bien portant.Depuis que je prends cette médecine, de temps à autres, elle me maintient en bonne condition et me permet de jouir d'une bonne santé.\u201d Dans la vieillesse, l\u2019action de la digestion et de l\u2018élimination ont besoin d\u2019un certain stimulant et l'emploi du Novoro du Dr Pierre est à conseiller, parce qu\u2019il tonifie les fonctions de l'estomac, facilite la digestion et aide la fonction des intestins.Seuls des agents locaux désignés par Dr, Peter Fahrney and Sons Co, 2501 Washington Blvd., Chicago, Ill, peuvent le fournir.Livré exempt de douane au Canada.qu'est-ce EVITEZ LES DESAPPOINTEMENTS .donne un beat teas comm velui-cil Vous pouvez toujours vous fler à cette fameuse poudre à culinaire! te\u2014elle vous donne Invariablementdesrésultatauniformes.C'est pour cela que lesautorités canadiennes en art emploient et la recommandent exclusivement.Vous la trouvez chez votre épicier.NE CONTIENT PAS D'ALUN\u2014Catte déclaration eur e chaque boîte est votre garantie que Is Poudre à Pâte Magic\" ne contient ni alun, ni sucun ingrédient nul- J» aible.Fabriqués au Canads mmm te Abr rin en i \u2014Me Jos.Gingras est revenu ces jours-ci d\u2019un voyage de quelques semaines dans ie Sud.\u2014Mmes J, F.Clément, R.R.Bachand et H.R.Biron étaient à Montréal dans le cours de la journée de mercredi.\u2014Mme Amédée Dionne est retournée à Foster, après avoir passé quelque temps à Waterloo, en visite chez des parents et des amis.\u2014M.et Mme M.Guillet, ainsi que M.Leslie Davignon, de Knowlton, visitaient ces jours derniers des parents et des amis au couvent Maplewood.\u2014MM.Arthur et Adrien Martin, accompagnés de Mlle Thérèse Martin, d\u2019Eastman, étaient à Waterloo dans le cours de la semaine dernière.\u2014M.et Mme Donat Renaud, accompagnés de Mlle Adrienne Renaud, leur fille, sont retournés à Knowlton après avoir visité M.et Mme Willie Gagné.| \u2014M.et Mme C.A.Robi.doux ussistaient mercredi dernier, en la cathédrale St-Mi- chel de Sherbrooke, au service anniversaire de Mme C.A.E.Lefebvre, mére de Mme Robi- doux.\u2014Un comité de colonisation vient d\u2019être formé dans la paroisse de Knowlton, sous Ia présidence de M.l'abbé Martel.Font aussi partie de ce comité: MM.les notaires E.Fleury et Sylva Tétreault, ainsi que MM.J.A.Lefebvre et Donat Renaud.\u2014Notre ville a maintenant son comité de colonisation.Il est composé de M.l\u2019abbé Ernest Messier, curé de la paroisse St- Bernardin de Waterloo, de même que de MM.Ephraim Duval, Arsène Provost
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