Journal de Waterloo, 15 février 1946, vendredi 15 février 1946
[" , LE SEUL JOURNAL CANADIEN-FRAN- ÇAIS IMPRIME DANS LE DISTRICT DE BEDFORD PENDANT AU-DELA DE 49 LE JOURK ANS.= ajoars partou! nase\u201d FF Publié par l'IMPRIMERIE DE FORMULES LEGALES Enregistrée 1 ABONNEMENTS Canada: 1 an, $1.50 \u2014 6 mois, $1.| Etats-Unis: 1 an, $2.00 \u2014 6 mois, $1.50 fy 006 0-0 + AL DE WATERLOO 65e Année, \u2014 No 4.WATERLOO, P.Q., VENDREDI LE 15 FEVRIER 1946.TROIS CENTS L\u2019EXEMPLAIRE Démission du secrétaire Jolin et retraite de M.P.Breault La situation serait devenue intenable pour l\u2019un de nos plus importants serviteurs C'est en tout cus ce que M.Jolin luisse entendre au représentant ; du \u201cJournal\u201d qui le pressait de questions quant à son départ.\u2014 Le surintendant Breault recevra une pension mensuelle de $75.\u2014 Son remplaçant.+ La démission de M.Philippe Jolin, secrétaire trésorier, la mise à sa retraite du surintendant Pierre Breault, son remplacement par M.Delvica Goyet et le rengagement du chef Georges Lemay, directeur de la sûreté municipale et du service des incendies, Tout cela s\u2019est passé à la réunion ajournée du conseil, lundi soir, et à laquelle le maire et ses collègues, excepté l'échevin Léonard Adam, étaient présents, en plus d\u2019une foule de contribuables.Le cas de M.Breault Après avoir discuté en caucus le cas de M.Pierre Breauit, surintendant des travaux publics, dont l\u2019état de santé laisse à désirer depuis assez longtemps déjà, nos édiles en sont venus à la conclusion qu\u2019ils ne pouvaient laisser partir ce dévoué serviteur sans lui accorder une pension.Celle-ci a été tina- lement fixée à $75 par mois sa vie durant.M.Breault est depuis 27 ans a l'emploi de la municipalité et son départ ne l\u2019empêchera pas À l'occasion de prêter main vor- te au nouveau surintendant, M.Delvica Goyet, qui entre immédiatement en fonction.M.Goyet recevra un traitement de $90 par mois, temps régulier, et 50 cents l'heure pour temps sup- plémentaire.Il est depuis environ un an assistant de M.Breault, Le chef reste Le chef Georges Lemay, qui remplit les doubles fonctions de directeur de la sûreté munic:pale et du service des incendies, reste à son poste, avec un traitement légèrement accru, Il recevra désormais $32.80 par semaine, logement, chauffage et éclairage compris, au lieu des $30 qui lui étaient payés antérieurement.Décision irrévocable Quant à M.Philippe Jolin, qui avait, quelques minutes avant l'ouverture de la séance, averti le maire et les échevins réunis dans ses bureaux qu'il songeait sérieusement à s\u2019en aller, il devait ramener la question sur le tapis et lui donner un caractère plus précis encore au cours des débats qui suivirent.On ne voulut pas d\u2019abord prendre au sérieux sa déclaration, mais, devant l\u2019insistance qu'il y mit, il faut bien en venir à la conclusion que le se- erétaire trésorier ne badinait pas.L'échevin Gévry, qui semblait accueillir cette nouvelle avec beaucoup de chagrin, comme du reste la plupart des au- (Suite À la page 4) Stone hésite et balbutie mardi devant le tribunal H comparaît comme témoin dans la cause de James Pearson, accusé de négligence criminelle à son endroit.\u2014 Une foule nombreuse à l'enquête.On a commencé mardi l\u2019enquête préliminaire de James Pearson, 60 ans, cultivateur, d'Iron Hill, accusé de négligence criminelle à la suite de mauvais traitements qu\u2019aurait re- ous Fred Stone, un pauvre d\u2019esprit.Une foule nombreuse remplissait le prétoire quand le procureur de la défense, Me J.-J.Bertrand, interrogea le premier témoin de la Couronne.Le magistrat Anatole Gaudet, qui présidait à l'enquête, a maintenu l'objection du procureur de la Couronne, Me Patrick Delaney, concernant certains articles de journaux que la défense voulait entrer en preuve.Quand on appela dans la boite Fred Stone lui-même, il se produisit une espèce de commotion dans la salle.Plusieurs femmes se mirent à trembler, d'autres se mirent à pleurer.Le témoin faisait pitié avec son visage déformé, ses bégaiements.On lui demanda s\u2019il savait ce que c'était qu\u2019un serment.Il murmura des mots incompréhensibles, On lui demanda d\u2019une voix un peu plus forte s\u2019il savait ce que c'était le Bon Dieu, Il hésita, puis répondit en désignant le plafond de son index: \u201cC\u2019est l\u2019homme d\u2019en haut.\u201d Le président du tribunal donna alors ordre aux gardes de ramener le témoin.+ En marge d'un récent achat par Ie conseil L'échevin Bélanger dit pourquoi àl s'est prononcé contre l'achat de la nouvelle pompe dont disposeront désormais le chef Le- may et ses hommes.Nous recevons de l\u2019échevin Wilfrid Bélanger le communiqué suivant: They had the tools and they did the job.La dernière édition du Journal de Waterloo, dans un éditorial intitulé \u201cUne meilleure protection\u201d, paraît faire un plaidoyer en faveur du chef Lemay et de ceux qui ont fait acheter récemment pour Waterloo une nouvelle pompe à feu qui coûtera plus de $5,800, Je ne viens pas critiquer le chef des pompiers, ni ces derniers, car, comme tout le reste de la population, j'apprécie hautement leur travail et leur dévouement, pas plus que je ne veuille jeter du discredit sur ceux qui ont été en faveur d'acheter de l'équipement additionnel pour le Département des incendies dans Waterloo.Mais je suis d'avis que le public doit être mis au courant de la »i- tuation exacte, en ce qui concerne les dommages par le feu en 1945 et depuis.D'abord, l'on ne doit pas laisser entendre que certains échevins auraient lésiné quand il s'est agi de fournir ce qu\u2019il faut pour lutter avec succès contre les incendies à Waterloo, car avant la réunion mémorable du conseil tenue le 6 février, les échelles et boyaux dont Waterloo avait besoin étaient déjà dans la station de pompes à feu, et ces échevins n'étaient pas contre l\u2019achat d'une autre pompe.Mais, il y a pompe.et pompe.Ces échevins que l\u2019on vise étaient d'avis, comme c\u2019est le cas, que la pompe actuelle n\u2019est pas désuète, et la preuve c'est qu'avec cette pompe l\u2019on réussit à maîtriser de gros incendies, récemment, qui, dans un grand nombre de villes de l'importance de Waterloo, auraient peut-être tourné en conflagration, Nous devons done en conclure que notre conseil est allé un peu trop vite, et surtout un peu trop largement.Comme je disais plus haut, \u201cil y a pompe.et pompe\"; si l'on voulait tant acheter une pompe aussi dispendieuse, pourquoi n\u2019avoir pas demandé des soumissions?Après tout, une dépense de $5,800 et plus, c\u2019est quelque chose, et les contribuables auraient été bien plus satisfaits.Ensuite, pourquoi une ou deux petites pompes de tout au plus $800.00, pour aider notre chef et ses hommes, n\u2019auraient-elles pas été suffisantes ici comme dans d\u2019autres villes, en admettant toujours, et c\u2019est exact, que notre bonne vieille pompe de $14,- 000.00 est encore assez serviable pour avoir évité récemment des conflagrations dans Waterloo.Enfin, moi-même et ceux que j'ai appuyés à l\u2019assemblée du conseil le 8 février, nous ne voulons pas que Ia population de Waterloo croit que hous sommes préts à lésiner en matière de protection contre le feu; ce que nous voulons, c'est la meilleure Protection possible au plus bas prix possible, WILFRID BELANGER, échevin, N.D.LR.\u2014 Nous n'avons jamais mis en doute la bonne foi de l\u2019échevin Bélanger et des autres membres du conseil qui ont cru devoir, à leur réunion du 6 février, se prononcer con- (Buite & Ia page 4) \u2014\u2014_; A dents blanches | | Cherchez la femme et vous le trouverez an comptoir des aubaines, * Le médecin malgré lui ne devrait soigner que des malades imaginaires.* Il y « parfois toute lu différence du monde entre wie poire pour la soif et un fruit.* Ce serait une erreur de croire que lu confusion des langues est circonscrite à Babel, * Si encore le rationnement du beurre empéchait les politiciens de nous servir des tartines! * Le grand ennui des réunions électorales est qu'on y voit trop de gens \u201cabonder\u201d dans le mé- me sens.* Les villes de demain auront, comme celles d'aujourd'hui, leurs quartiers opulents et leuvs taudis.\u2018 * Ay train que vont les choses a Nuremberg, Goering et ses comparses ont le temps d'y mourir de leur belle mort, * L'aliéniste aurait beaucoup de chagrin s'il savait tout ce qu\u2019on pense et dit de lui dans les petites maisons.* Staline essaie de renvoyer à leur point de départ les compliments qu\u2019on distribuait naguère encore aux pays totalitaires.* Tous les grands Etats sont, dans une certaine mesure au moins, responsables de la guerre, Muis allez donc le leur faire admettre! * I nous semble que le comité des Finances est un peu trop passif quand il s'agit de montrer au contribuable où il en est avec son actif, POUR VOL A LA MACDONALD M.Trois employés de cet établissement industriel subiront leur procès en cour criminelle, \u2014 Brûleurs et parties de bri- leurs escamotés.Accusés de vol de brûleurs et de parties de brûleurs, trois employés de la Macdonald Metals & Plastics ont comparu cette semaine en cour de magistrat à Sweetsburg et ont été condamnés à subir leur procès aux prochaines assises criminelles.Les trois inculpés ont été remis en liberté sous un cautionnement respectif de $500 en argent ou de $950 en valeur im- mobilière, LA DEMISSION M.JOLIN Le secrétaire trésorier Philippe Jolin vient de donner sa démission au conseil.Après ce qui s\u2019est passé depuis quelques mois à l'hôtel de ville, où la division, pour ne pas dire la zizanie, s'est installée au tout début de la présente administration, on ne saurait s'étonner d\u2019une telle décision.Elle était prévue par ceux qui sont au courant de lu situation faite à certains employés municipaux et en particulier à M.Jolin.Le fait est qu'à la place de celui-ci, bien d\u2019autres auraient attendu moins longtemps pour s\u2019en aller, On semble en effet s'être évertué pour rendre son poste intenable au plus important de nos fonctionnaires, à qui maints embarras et embétoments inutiles ont été créés.Que, dans ces conditions, il ait finalement décidé d'abandonner la partie, nous le comprenons autant que nous le déplorons, La ville a beaucoup plus besoin des services de M, Jolin que M.Jolin a besoin des maigres émoluments qu\u2019on lui sert.Excellent comptable, avec des clients disséminés dans toutes les parties de nos Cantons, nous ne voyons pas comment il consentirait À subir éternellement Ja méfiance ou l\u2019antipathie tes uns, les doléances et les récriminations des autres.Nous ne voyons pas comment il consentirait à subir éternellement les contrecoups de la lutte ouverte ou sournoise que se livrent quelques- uns de nos représentants municipaux.Nous ne voyons pas comment il consentirait à subir éternellement Fintrusion de ceux qui voudraient, jusque dans son propre domaine, imposer en tout et partout leurs vues étroites.Passe encore si cette intrusion ne touchait pas à une aphère d'activité où M.Jolin devrait, à raison de sa compétence et de son honnêteté reconnues, pouvoir agir avec plus de liberté! Passe encore si ses relations avec celui-ci n'étaient pas souvent mal interprétées par celui-là! Passe encore si la sympathie qu'on lui témoigne en tel milieu ne lui rendait pas la vie impossible en tel autre milieu! Si la division existe au sein du conseil actuel\u2014et il ne sert à rien de vouloir le cacher plus longtemps \u2014 on aurait tort d'agir envers M, Jolin comme s\u2019il était responsable de ce triste état de choses.Il à servi sous d\u2019autres administrations et jamais, au grand jamais, il ne lui est arrivé d'essuyer à ce sujet le moindre reproche, Qu\u2019il ne veuille pas devenir un bouc émissaire et préfère abandonner son poste avant d\u2019avoir usé ce qui lui reste de nerfs, nous le comprenons aussi parfaitement.C\u2019est quand même un bon serviteur que le conseil laissera partir s\u2019il permet à la démission de M.Jolin de prendre effet, un serviteur qu\u2019il lui sera bien difficile de remplacer.Et qui nous garantit que ce qui vient de se passer pour M.Jolin ne se répétera pas pour son successeur, quel qu\u2019il soit?Tant que le secrétariat municipal ne deviendra pas permanent, qu\u2019il échappera par le fait même à ceux qui youdraient s'en servir comme d'un ballon, les choses iront mal à l'hôtel de ville.Et elles iront d'autant plus mal que la bonne entente et l'harmonie tarderont à y régner de nouveau, Waterloo à souserit plus de $27,000 à la Croix-Rouge C'est ce qu'on « rappelé à la réunion annuelle de l« succursale de cette ville, \u2014 Le nombre d'objets confectionnés ici et expédiés à Montréal depuis 1939.\u2014 Nouveaux titulaires.L'assemblée annuelle de la Société Canadienne de la Croix- Rouge, tenue le 12 février courant, à la salle du comité, rue Court, a été des plus intéres- rantes.La salle était décurée d\u2019un grand drapeau de la Croix- Rouge ainsi que de tous les vm- blémes des Nations-Unies et de la Légion canadienne, L'assistance était nombreuse.La présidente, Mme R.-B.Moysey, dans son rapport, dit que des sentiments bien différents l\u2019animent, cette année, comparativement 4 ceux des années de guerre et que maintenant des activités du temps de paix succéderont aux veu- vres du passé, Elle exprima toute sa reconnaissance envers Mme R.\u2026B.Moysey, présidente de la Croix-Rouge à Waterloo de 1939 à 1948 des.La dernière campagne de tous ceux, femmes et hommes, \u20ac souscription a rapporté la qui ont si généreusement ac- aniescé à ses multiples deman- {Suite & is page 5) ne ER ECRIVAINS AMERICAINS On dit parfois chez nous, même dans les milieux qui se piquent de culture, que la littérature américaine ne merite qu\u2019une attention secondaire, Ce jugement sommaire traduit une ignorance qui se devait cacher.Au vrai, la littérature américaine ne le cède aujour- d'hui à aucune.Bien que postérieure à la découverte de l'imprimerie, elle réclame sa place parmi les plus grandes de l'univers.On lui reconnaît trois époques principales: la coloniale, au cours de laquelle les écrivains imitent les modèles européens; celle de la Nouvelle-An- gleterre, dominée par l\u2019école de Concord et de Boston; celle d'après 1870, qui voit l'éveil du sens national.Comme la guerre civile de 1861-1865 transforme l\u2019économie du pays, elle engendre par voie indirecte le renouveau intellectuel.[ Après 1870, un large fossé se creuse entre la littérature de la veille et celle qui naît.La première résiste, s'indigne, fulmine von- tre la seconde, mais celle-ci l'emporte auprès du public.L'école hautaine de la Nouvelle- Angleterre se montre d'ailleurs si faible et passive que ses derniers représentants, sentant vagument leur épuisement, renoncent aux oeuvres personnelles pour se complaire à la traduction des auteurs étrangers.Les hérauts d'alors, apôtres d\u2019un réalisme que personne n\u2019eût osé jusque là, s'appellent Mark Twain, Francis Bret Harte, Edward Eggleston et Joaquin Miller.Ces hommes appartiennent à l\u2019ouest, par la naissance ou l'adoption; Mark Twain au Missouri, Harte & la Californie, Eggleston 3 I'Indiana, Miller aux territoires de l'Orégon.Ensemble ou presque, ils orientent les lettres vers Jes avenues non encore fréquentées.* Leurs disciples immédiats se trouvent les tenants de la couleur locale, précurseurs du régionalisme contemporain.Parmi les plus en vue: Georges W.Cable en Louisiane, Joel Chandler Harris en Géorgie, Thomas Nelson Page en Virginie.Et nous arrivons peu a peu a la période moderne, soucieuse à un degré élevé de régionalisme, depuis les réussites de Willa Cather dans le Nebraska, en 1913-18.Les écrivains d\u2019au- jourd'hui, régionalistes et autres, atteignent à une renommée nationale, même internationale.Ne voit-on Sinclair Lewis obtenir le prix Nobel de littérature en 1930, Eugène O\u201d- Neil en 1936, Pearl S.Buck, en 1988?Dans son plus récent ouvrage, Les Ecrivains américains de l'entre-deux-guerres (1), M.Pierre Bordin, professeur au Lycée français de New York, présente onze d\u2019entre eux, parmi les meilleurs.D'abord le poète régionaliste Rabert Frost, natif de la Californie, et gui s\u2019identifie avec le New Hampshire rural.Ensuite Sinclair Lewis, aussi Américain, a dit quelqu'un, qu'une automobile Ford et critique amer de la civilisation matérialiste du ven- tre-ouest; le dramaturge Eugène O'Neil; les romanciers John LE JOURNAL DE WATERLOO, VENDREDI LE 15 FEV.1946 Dos Passos et Ernest Hemingway, le premier ambitieux de peindre toute la vie américaine, le second poète de la brutalité, si l\u2019on peut rapprocher ces deux termes.Les autres sont des romanciers que le régionalisme le plus humain réclame: Thomas Wolfe, géant de son temps, interprète de la Caroline du Nord; Erskine Caldwell, réaliste et cru, sociologue aussi, romancier de le Géorgie; James T.Farrell et la ville de Chicago; John-P.Marquand et la région de Boston, en réaction contre la tradition puritaine; John Steinbeck et la Californie, en passant par YOkla- homa.(1) Editions Bernard Vali- quette, Montréal, * Ces écrivains se classent parmi les plus représentatifs de leur pays.Sauf Thomas Wolfe, mort prématurément à l\u2019âge de 38 ans, les autres débordent de vie et entendent continuer leur oeuvre, Wolfe mourut le 15 septembre 1938 d'une banale pneumonie, contractée au cours d\u2019un voyage dans l'ouest.Si Frost et Lewis comptent respectivement 70 et 60 ans, O\u201d- Neil 57, les autres sont relativement jeunes et permettent encore de beaux espoirs.Steinbeck n\u2019a encore que 43 ans, Caldwell 42, Farrell 41.Tous ont beaucoup travaillé, beaucoup voyagé, beaucoup vu, et possèdent une vaste expérience des hommes et des choses.Leur activité littéraire se trouva quelque peu paralysée par la dernière guerre.Ils servirent à leur façon, les uns dans les bureaux dy gouvernement, les autres comme correspondants de journaux et revues.Ainsi Steinbeck en Afrique du Nord, Caldwell en Russie.Quelques-uns publiérent quand méme des livres, mais ils se renouvelérent assez peu.Ils entrent dans une ère qui leur permettra sans doute des réalisations de premier ordre, On ne peut attendre moins d\u2019eux.En les faisant connaître chez nous, le livre de Brodin rendra service.Nous vivons trop près des Etats-Unis, nous subissons trop leur influence, dans des domaines variés, pour nous désintéresser de leurs valeurs spirituelles et eulturel- les.Aux familiers de la littérature américaine, Brodin apprend peu de chose.Il s'inspire abondamment des critiques Joseph Warren Beach, Fred B.Millet, Alfred Kazin, Maxwell David Geismar et autres, Mais il révèlera aux profanes un monde inconnu, extrêmement vivant et riche.L'Ilettré.(reproduction interdite) L'administration du rationnement à la Commission des Prix tient à rappeler aux von- sommateurs qu\u2019au cours du mois de février les coupons \u201cR\u201d pour le beurre et \u201cS\u201d pour le sucre seront utilisés.Voici les dates de validité de ces coupons: le 14 février, vou- pon R-1; le 21 février, coupon R-2.Le coupon S-1 pour le sucre deviendra valide le 21 février en même temps que le coupon T0.Pour la viande, les coupons M-24, 25 et 26 devien- dront valides respectivement les 14, 21 et 28 février.iF5 FILLES MODERNES ONT TOUJOURS PARADOL LET SELL Dr St ® TELL] arad POUR MAL DE TETE ET AUTRES DOULEURS SIGNAUX SOLAIRES Parmi les secrets militaires de Ja dernière guerre, on note la découverte par un groupe de savants de réputation mondiale d\u2019une méthode pour prédire, par observation du soleil, les périodes d'interférences radiophonique.C\u2019est un fait bien connu que les variations dans l'irradiation solaire entrainent des perturbations électromagnétiques terrestres.Celles\u2014ci se manifestent par des phénomènes comme les aurores boréales, l\u2019affolement de l'aiguille aimantée et le brouillement des communications télégraphiques, Des 19286, le Dr Ralph E.DeLury, de l\u2019Observatoire du Dominion, prédisait des effets analogues sur la radio-réception.Les faits ont d'ailleurs amplement justifié ses appréhensions.La méthode de pronostic par l'observation du soleil fut découverte au début de la guerre et mit un puissant levier à la disposition des Alliés, Ceci explique le secret jalousement gardé autour des travaux de construction et d'équipements d'observatoires.Aux yeux des stratégistes, l'interruption des communications radiophoniques rendait l'ennemi sourd et muet, c'était alors le temps de l'attaquer; par contre, si leurs propres opérations exigeaient des communications ininterrompues, la prudence réclamait d'ajourner l'heure de l\u2019assaut.La fin de la guerre a laissé entrevoir certaines applications courantes de cette méthode, Ainsi on dit qu'elle améliorera la réception radiophonique, atténuera les risques du voyage aérien, protégera les navires contre les icebergs et aidera à pronostiquer la température longtemps à l\u2019avance.Le soleil émet des rayons ultra-violets et peut-être d\u2019autres radiations qui agissent sur les communications radiophoniques terrestres.Ces radiations influent sur l\u2019ionosphère, la eou- che gazeuse supérieure qui enveloppe notre planète.Cette couche tient lieu normalement de réflecteur pour les ondes radiophoniques à faible fréquence: elle les réfléchit vers la terre, où elles sont captées par les récepteurs de radio, Mais lorsque se déchaîne un orage électromagné- tique d'origine solaire, la réflexion est interrompue et la communication à longue distance se trouve interceptée.Pour obtenir des données po- gitives sur les radiations solaires et mettre au point une méthode qui permette de prédire leurs effets sur la réception radiophonique, les savants ont dû filmer la couronne solaire avec : ses taches et protubérances flammées, à environ dix minutes d'intervalle pendant quatre ans, dans un observatoire érigé à cette fin sur un sommet des Rocheuses du Colorado.Pour ces prises de vues, ils se sont servis d'un instrument compliqué et délicat que l\u2019on appelle coronographe, Celui-ci comprend une lunette d'approche munie d'écrans-filtres spéciaux et combinée avec un appareil cinématographique qui fixe l\u2019atmosphère solaire et son spectre sur une pellicule ordinaire.Un viseur électronique hautement perfectionné tient le télescope braqué sur le soleil.Son fonctionnement repose sur certaines propriétés de la résine thermoplastique transparente de méthacrylate de métnyle \u201cLucite\u201d, dont sa faculté de courber les jets de lumière, Une tringle de \u201cLucite\u201d est en- chissée dans chaque quadrant d\u2019un disque de cuivre sur lequel on centre l'image du soleil.Lorsque l\u2019image se déplace, il y a une tringle qui reçoit plus de lumière que les autres et ce résultat s'enregistre sur sa cellule photo-électrique.Un \u201ccerveau électrique\u201d ou intégrateur opère alors la rectification nécessaire, (L'Ovale C-1-L).LA TONTE DE 1946 L'office canadien des laines a annoncé qu\u2019il prendra la laine en toison en 1946, sur la même base qu\u2019en 1945, mais il cessera après le 31 juillet de prendre de la laine tirée.La prise de possession de laine en toison de 1945 avait été terminée par l\u2019Office en novembre 1945.La revue de la situation agricole canadienne dit que ces stocks, à l\u2019exception de la catégorie \u201cfine à peigne\u201d, sont entrés rapidement en consommation.Le manque de moyens de peignage est la raison principale de la difficulté que l'on a éprouvée à écouler cette catégorie.L'EAU CHAUDE EN ABONDANCE LA PREMIERE TRAVERSEE D'un nouveau cargo du CPR.Le nouveau cargo rapide du Pacifique Canadien, le \u201cBeaver- dell\u201d, de 10,000, dont on achè- ; ve en ce moment la construction: en Ecosse, fera bientôt son premier voyage sur l'Atlantique.11 ;partira de Liverpool le 28 février à destination de St-Jean, NB.Ce cargo à propulsion électrique très moderne, est construit dans les chantiers de la rivière Clyde, en Ecosse, et sera en service entre le Canada et la Grande-Bretagne, Il servira au transport de grandes quantités de vivres dont on aura un besoin urgent dans les I- les Britanniques durant les prochains mois.Le \u201cBeaverdell\u201d est propulsé par une seule hélice, actionnée par des turbines à haute pression.Vingt treuils électriques, six paires de poteaux Samson et trente grues en acier faciliteront le chargement et déchargement rapides du navire.Des quantités imposantes de marchandises peuvent être remisées dans les cales modernes du \u201cBeaverdell\u201d.[Quant aux produits périssables, que le \u201cBeaverdell\u201d chargera au Canada, ils seront placés dans des chambres frigorifiques.Une ventilation parfaite dans tout le navire gardera la cargaison en parfaite condition.NOUVELLES DU C.N.R.(Is partent pour la France Il y a loin des premiers temps de la colonie alors que les premiers chevaux venus d'Europe débarquaient des bateaux à voile sur le soi de la Nouvelle- France, Ce fut vers 1565 que fut amené à Tadoussac le premier cheval et les habitants en firent présent à M, de Mésy, alors gouverneur de la petite colonie.Aujourd'hui, les rôles sont renversés.C\u2019est le Canada qui fournit à la France des chevaux de travail tout autant que des chevaux d'abattoir.Au début de la semaine, 374 chevaux venant des provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan ont quitté les Montreal Stock Yards par train spécial du Canadien © Instantanée © Automatique * Sûre * Propre ® Economique ) ° Sans difficulté ceux qu'elle sert\u201d LESCONNEE M 65e Année.\u2014 No 4.eee National composé de 22 fourgons à bestiaux.Un autre lot de chevaux quittait le Canada quelques jours plus tard, à destination de la France, Ces expéditions se répéteraient toutes les deux semaines en autant qu'il y aurait de l\u2019espace disponible dans les navires.\u2018Tous ces chevaux sont en excellente santé et aucun ne pèse moins de 1,700 livres.* M.W.F.English, vice-président d\u2019Air-Canada, a déclaré que lorsque sa Compagnie prendra livraison de gros avions quadrimoteurs qui survoleront les Grands Lacs, le temps d'envolée entre Toronto, Montréal et Winnipeg sera réduit de moitié.* Nombre de demandes de sen- seignements ont été reçues par le service industriel du Canadien National de compagnies à la recherche d'endroits situés le long de l\u2019emprise de la compagnie et qui seraient propices à l'établissement de nouvelles industries.+ Sept agents du service des passagers d\u2019Air-Canada, tous anciens membres de l'Aviation Royale canadienne, ont suivi un cours spécial leur permettant d'assumer le poste de commis- saire-steward à bord des avions Lancaster affectés au service aérien transatlantique exploité par Air-Canada.* Le service des wagons-lits entre la gare Centrale, à Montréal, New-York et Niagara Falls, service qui avait été suspendu à la demande du ministère des transports des Etats-U- nis, sera remis en vigueur le 15 février.* Se servant de sa cravate comme d'un tourniquet, George Snow, menuisier à l'emploi des ateliers du Canadien National à la pointe St-Charles, à sauvé la vie dune homme dont le pied avait été amputé par un tramway.Le conseil des chemins de fer de Association Ambulancière St-Jean lui a décerné, en récompense de ce geste, un certificat de mérite.* M.S.O.Martin, surintendant général des messageries du Canadien National, a été élu président du Toronto Rail- Préparez-vous maintenant à acheter les nouveaux appareils électriques qui seront bientôt en vente, way Club. 65e Année.\u2014 No 4, | Le coin des cultivateurs LA CULTURE EN FRANCE AVANT LA GUERRE I n\u2019y à nulle part de meilleur cultivateur que le cultivateur français.Nul assurément n\u2019aime autant la terre ou n\u2019appurte autant de zèle à sa culture.On dit que le rendement des recol- tes en France est plus élevé que partout ailleurs par acre, par homme et par dollar dépeusé.Cependant en ce qui concerne les récoltes de grande culture, le rendement par homme et par acre n'atteint pas celui que l\u2019on obtient en Allemagne, au Danemark, en Belgique ou aux Pays bas.L'agriculture française qui est basée sur de petits lopins de terre et la polyculture, n\u2019a pu tenir tête à la concurrence de la grande production mécanisée, La coopération appliquée à l'achat des fournitures et à la vente des produits permettra peut-être de réduire les frais d'exploitation et \u2018d\u2019augmenter les profits.La France est un pays de eul- ture intensive, Les récoltes occupent au moins 46 pour cent de la terre, les pâturages, les prés et les herbages, 3 pour cent et les forêts 19 pour cent.La plupart des pâturages sont dans les régions montagneuses.Toute la plaine est en culture, même autour de Paris.Quand l'année est bonne, le cultivateur français, qui est l'individualiste à outrance, pro- \u2014 | | duit presque tout le blé, l'avoine, le seigle, l'orge et le sucre de betterave qui sont nécessai- rs à la nation, et la France a toujours été fameuse pour les fruits, si nombreux, ses noix et ses légumes.Quand les ravages de la guerre auront été réparés, sa production de vin sera encore la plus forte et la plus lucrative du monde.Le sud produit une bonne huile d'olive et des agrumes, Les fleurs y sont cultivées en grand nombre pour la fabrication de parfums.En fait, en des temps normaux, la France a en abondance tous les genres de récoltes, depuis celles de la zone tempérée du nord jusqu\u2019à celle semi-tropicale \u2014 presque toutes les cultures exigent un maximum de main-d'oeuvre et un minimum de machines et pourtant, malgré toutes ses richesses et sa diversité, l\u2019agriculture française a eu bien des difficultés à surmonter \u2014 la erise de main-d\u2019oeuvre provoquée par une natalité décroissante et les gros frais de productions, tous deux encore intensifiés par les ravages de la guerre.Dans les temps de la paix, les fermes françaises avaient un gros cheptel \u2014 environ 3,600,- 000 de chevaux, 16,000,000 de (boeufs et de vaches; 10,000,000 de moutons, 7,000,000 de porcs et 1,300,000 chèvres.Avant la guerre, la France songeait fortement à se sutfire à elle-même, \u2018Ca, ce \u201cdu bor, Rm LE CAFE LE JOURNAL DE WATERLOO, VENDREDI LE 15 FEV, 1946 PRIX DES PORCS ET DU BACON En ces six dernières années, de 1940 à 1945, le Canada a expédié plus de trois milliards de livres de bacon à la Grande- Bretagne.En une seule année, celle de 1943, le Canada a expédié plus de bacon à la Grande-Bretagne qu\u2019au cours des quatre années de la première guerre mondiale.Ces détails sur l'importance des exportations de bacon canadien ont été révélés par M.L.- W, Pearsall, gérant de l'Office des viandes à la dernière convention annuelle, tenue à London, Ont, de la Fédération canadienne d\u2019agriculture, M- Pearsall a fait remarquer que la tâche de l'Office des viandes ne consiste pas seulement à acheter de la viande pour expédier en Gran- de-Bretagne, et à en maintenir la qualité, mais aussi de veiller à ce que les producteurs reçoivent des prix équitables pour leurs bestiaux.Pour faire comprendre à quel point l'Office des viandes protège le produe- teur, il a comparé le prix reçu par la salaison pour le bacon à celui que le producteur reçoit pour ses pores.Pour la plus haute catégorie de bacon, No LA Wiltshire de bonne grosseur, l'Office des viandes paie $26.55 au port de mer pour 117 livres, la quantité moyenne de bacon que l'on tire d\u2019un porc de la catégorie A rendant 150 livres de lard à l\u2019abatage (en réalité un porc de 150 livres donne en moyenne 118 livres de bacon, mais on dédurt 1 pour cent pour la perte de poids au cours de la conservation et du transport).Les cultivateurs \u2018livrant a Toronto des porcs de la catégorie À, de poids abattus préférés de 150 livres, et recevant des salaisons un prix de $17.65 les cent livres, moins la déduccion pour Passurance, se font un $26.44 par pore.| prix net de Lorsque le marché est à ce niveau les cultivateurs livrant à Winnipeg se font un rapport moyen de $25.10 \u2014 la différence de prix en moins s'explique par la longueur de transport au port de mer, Ceci signifie qu\u2019en moyenne la salaison paie au cultivateur expédiant à Toronto, onze cents de moins seulement par porc que le prix reçu pour le bacon fait avec ce porc, et 26 cents de moins à Winnipeg.M.Pearsall a expliqué que la salaison augmente cette marge par l\u2019habileté et l'ingéniosité qu\u2019elle apporte à la vente des sous-produits du pores: roghuns, coeur, langue, foie, filet, tête, pieds, os, graisses et rognures.Il a affirmé que sur la vaste quantité de bacon exportée par l\u2019Office des viandes, le producteur reçoit un prix plus juste qu'avant l\u2019entrée en fonctions de l'Office, Ces prix équitables ont rendu deux grands services à l'industrie porcine: ils lui ont permis de se faire une réputation pour la régularité des livraisons de bacon à la Grande-Bretagne et ils ont mis le Canada en mesure de conserver, en temps de paix, une bonne partie de ce commerce d'exportation, Avant la guerre, la Grande- Bretagne achetait au Denamark 50 pour cent du bacon qu\u2019elle importait; elle faisart venir le reste des Pays bas et de la Bal- tique (30 pour cent) et du Canada (20 pour cent).Comme le Danemark manque de grain, il est peu probable qu\u2019il puisse, avant quelque temps, faire des expéditions aussi considérables qu'avant la guerre.Minaki Lodge, situé dans le district du Lac des Bois, dans le nord de l'Ontario, sera ré- ouvert aux touristes le 20 juin prochain.LA CASSE DES OEUFS La casse est la plus grande cause de perte dans le commerce des oeufs au Canada.Il y a perte non seulement par le fait que les oeufs sont fendus, ébréchés ou cassés, mais aussi parce que leur contenu souille les autres oeufs et les matériaux d'emballage.ll y a aussi la perte inconnue au point de vue production, dans les nids, au cours de la récolte, et dans les manutentions sur la ferme et dans la maison du consommateur, La question n\u2019est pas de savoir si les coquilles d'oeufs sont plus faibles maintenant qu\u2019elles n'étaient avant la guerre, le point qui importe, c\u2019est que les coquilles des oeufs que nos poules pondent aujourd\u2019hui ne sont pas assez solides pour résister aux risques du transport.Les trains sont plus lourds, les secousses plus fortes, les manutentions moîns soigneuses.Il faut faire quelque chose jour renforcer la coquille, par la sélection, la reproduction et I'alimentation, Toutes les phases de l\u2019industrie peuvent venir en aide, On ne devrait jamais taire incuber des oeufs coquille mince et poreuse, NOUVELLES AGRICOLES Les ptines, un insecte nuisible De tous les insectes qui s'attaquent à la farine et aux produits des céréales dans les magasins, les ptines sont peut-être les plus nuisibles.Il y a plusieurs espèces de ptines, leur nombre variant beaucoup d'une saison à l\u2019autre, et d'un endroit à l\u2019autre, C\u2019est dans les Provinces des Prairies qu\u2019ils sont le plus répandus et qu'ils causent le plus de pertes.Les techniciens de la Division fédérales de l\u2019Entomologie qui ont étudié les moyens de les combattre recommandent l'emploi de contenants en papier, de poudres d\u2019oxyde et de D.D.T.Les pulvérisations de contact au moyen de substances toxiques organiques, comme la léthane, sont, pour le moment, les principaux moyens employés pour protéger les produits contre ces insectes.à * Action communale pour combattre la mouche à scie La Station expérimentale de Swift Current, Sask., a fait de grandes recherches pour connai- tre les circonstances qui favorisent I'attaque des récoltes de blé par la mouche à scie.Dans les régions très infestées il a été ré- montré bien clairement que les efforts individuels ne valent pas grand chose pour combattre cet ennemi; l\u2019union des efforts est nécessaire.Les essais de l\u2019ordre des semailles, répétés pendant 17 ans, ont fait voir que l\u2019avoine devrait être semée en premier dieu, puis l\u2019orge, le lin et en dernier lieu le blé, C'est cette succession de semailles qui a donné les meilleurs résultats et qui réduit au minimum les dommages causés par cette mouche.Les récoltes d'avoine et d\u2019orge ont rapporté tout autant que celles de blé, et comme elles sont réfractaires à la mouche à scie, leur culture a été recommandée de préférence à celle de blé pour la récolte de 1945, Les eultivateurs établis dans la région des sols bruns ont en général suivi fidèlement ces recommandations.Robert Alexander Surgeon, agent de district du service des réclamations de marchandises du Canadien National, à Montréal, a pris sa retraite, récemment, après près d\u2019un demi-siè- cle de service avec la Compagnie.ea | P ROFESSIONS ET A Frames demo Vérification, Organisation, Perception Administration de Succession Prix de Revient da Fabrication PHILIPPE JOLIN BA.LSC.COMPTABLE PUBLIC et SYNDIC LICENCIE Commissaire Cour Supérieure Impôt sur le Revenu SYNDIC DE FAILLITE TELEPHONE 206 \u2014 CASIER POSTAL 21 \u2014 WATERLOO, P.Q GEORGES DESRANLEAU LLL AVOCAT Au bureau de Me Joseph Gingrus WATERLOO, P.Q.TELEPHONE 201 i POUR VOS ASSURANCES FEU- \u201cAUTOMOBILE \u2014 ACCIDENT, ETC, CONSULTEZ JEAN-LOUIS ROBERT Représentant exclusif de LUMBERMEN'S MUTUAL CASUALTY CO.Bond de garantie 180 rue Principale GRANBY TELEPHONE 431 Successonr de Elisée Gaudet TEL BUREAU 73 B.MARCHESSAULT AVOCAT WATERLOO rg J.-A.BOUCHARD, 0.D.OPTOMETRISTE GRANBY À la PHARMACIE ROBERT le mercredi de 1 heure pm, à 6 heures p.m, EXAMEN DE LA VUE 169 Principale TEL.832 REPARATIONS DE VERRES 463 rue Principule, Waterloo, LEO-PAUL LEDOUX DIRECTEUR DE FUNERAILLES ET EMBAUMEUR D'EXPERIENCE Chambre mortuaire et fleurs pour toutes les occasions Service d'ambulance WATERLOO Pierres tombales 454 Principale TEL.384 SI VOUS CONSTRUISEZ OU REPAREZ, CONSULTEZ ED.DELORME & CIE ENTREPRENEUR EN CONSTRUCTION INSTALLATION DE SYSTEME DE CHAUFFAGE PLOMBERIE ET AUTRES TRAVAUX SIMILAIRES Prix raisonnables et satisfaction assurée, 58 ST-ANTOINE-SUD GRANBY, P.Q.TEL 2814 $ Serre Dr JACQUES JOLIN B.A, D.D.S.CHIRURGIEN-DENTISTE e RAYONS X \u2014 GAZ \u2014 ETC, e 286, rue Principals WATERLOO Td 174 Gustomsnt svt Rpoins 154 RUE PRINCIPALE -TEL.} DESSUS DU MAGASIN DE WA.FORTIN
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