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Titre :
La Minerve
Éditeur :
  • Montréal :Compagnie d'imprimerie de La Minerve,[1857-1872]
Contenu spécifique :
vendredi 23 décembre 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Successeur :
  • Semaine agricole (1869)
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Références

La Minerve, 1870-12-23, Collections de BAnQ.

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[" LA MINERVE ÉDITION HEBDOMADAIRE.Revue Politique, Littéraire, Agricole ct Industrielle de la Semaine, JOURNAL A BON MARCIIÉ POUR LA LECTURE DU SOIR.PS ee EEE MONTRÉAL, VENDREDI, 23 DÉCEMBRE 1870.Vou.XLII.No.52 L'Ingénieur du Département des Travaux Publics a soumis le rapport euivant au comité exécutif des chemins de fer : Bureau des Travaux Publics et de l\u2019Agriculture.Québec, 10 Décembre 1870.S.Lesage Ecr., Secrétaire du Comité Exécutif ds chemins de fer de la Province de Quebec.Monsieur, J'ai 'honneur de vous informer que suivant les instructions qui m'ont été données, j'ai inspecté le chemin à lisses de Québec à Gos- ford, les 21 et 26 novembre dernier, Dans le cours de quarante années de prali- que dans des ouvrages publics de tous genres, c'est la première fuis qu\u2019il m'a été donné d\u2019in 3- pecter un chemin de ce genre ; aussi est.ce le premier chemin à lisses de bois qui se soit construit dans le pays.Ce chemin long do 25 3L10;5280 milles a uue largeur de 66 pieds, la voie 484 ct la sur face embrassée par les traverses el les lisses comprend 12 pieds de largeur.Le ch:min est bien nivel et les déblais et rembiais du terrassement fails avec soin et offrant toule la solidité requise, Dans le but de diminuer le coût de l\u2019ouvrage on a fait des rampes qui peuvent paraitre fortes de primo abord ; mais quoi qu'elles aient en certains endroits jusqu'à un pied dans 25, alles n\u2019alteignent pas encore les limites autorisées par l'expérience dans ces sorles de chemins ; Le seul inconvénient de cette inclinaison est d'occasionner un ralentissement de vitesse.Sur toutes les rivières et ruisscaux que traverse le chemiu, des ponts eb pongeaux ont été faits ; ils sont construits solidement et de manière à ne nullement nuire au cours nalu- rel des eaux.L'on à aussi eu le soin de fuire de chaque côté du chemin, des fossés assez profonds pour protéger lus terressamen*s, et empêcher que les pluies et les euux provenant de la fonte des neiges, ne les dégradent el ne causent des éboulis.Sur le Kivière connue sous lu nom d\u2019/n- dian River est construit un pont supporté par un pilier qui à été erigé, sans que le lit de la rivière fut nivelé et creusé, vu que la rivière à cel endioit a un fort courant.de suis d'opinion qu'il serait important de faire emploi de pilier do pierres avant la crue dés eaux du printemps ; aussi de faire inspecter souvent sa base ; el si l'on s'apperçoit que l'eau le dégrade, ce qui est probable, il faudra l\u2019entourer de fuscines protégées par de grosses roches.Si l\u2019on excepte la partie qui se trouve dans St.Sauveur, le chemin est suffisamment égou- té par les ponçeaux et fossés qui y ont été fans et l'on n\u2019a pas à y craindre l\u2019elfet de la gelée, ll n'en est pas ainsi pour St.Sauveur, endroit marécageux et inondé Lousles printemps.A cet endroit, il faudra nécessairement qu'il sott creusé des fossés profonds qui conduir ut les eaux à la rivière St.Charles.Daus les parties basses du chemin où il était possible de se procurer du bon bois de construction, l\u2019on à posé les lisses sur dus cheva lets dont la hauteur varie de 10 à 45 pieds, évitant pair là un (raversement trés-dispen- dieux.Quoique le tout soit bien fait, j'ai remarqué queiques défauts.Ainsi les chevalets qui sont construits à la sortie du pont de la Rivière Jacques Cartier et qui sont les plus considérables ne sont pas appuyés sur une basé suffisamment solide ; j'en ai fait la remarque à l'entrepreneur M.[lubert qui m'a promis d'y rémédier sans délai.Catle partie du chemin se trouve à une hauteur de 40 pieds au- dessus du sol, et les chevalels sout appuyés sur des bases d\u2019une hauteur variant d'un à quatre pieds, consistant en blocs de bois superposés sans même être croisés en quelques endroits.L'on conçoit que cette base n\u2019est pas aussi solide que sur le reste du chemin où les chuvalets sont appuyés sur le sol.Pour prévenir tout accident, il faudra une sérieuse surveillance car ces bases sont susceplibles d\u2019être dérangées par la sécheresse, la gelée, la pression, et par la vibration occasionuee par le passages des convois ; il serait même facile à une personne mal intentionnée de faire échapper un de ces blocs sans qu'il y paraisse de prime abord, et par là même, ôter toute la solidité des chevalets, et causer de très-graves accidents, vù la hauteur d\u2019où seraient précipites les chars.Le pont qui traverse la rivière Jacques-Cartier a 209 pieds de longueur.Ii est fait en deux travées d'après le principe de Howe, en usage sur plusieurs voies ferrces el avania- geusement counu.Les piliers qui le supportent ont de 45 à 50 pieds, au dessus «lu niveau des eaux.Ce ponlest d'une solidité remarquable et bien que les piliers qui le suppor- Lent suient d\u2019une construction de beaucoup plus légère, je n'ôse pas dire aujoord\u2019hui qu'avec les guettes qu\u2019ou y a placés.l'ensemble offre ce la sécurilé aux convois.En géné- rel, les courbes sont bien faites et tracées, d\u2019après les règles, autant que la nature du ter- raina pu le permettre excepté celle qui se trouve à la sortie du pont Jacques-Cartier el qui n\u2019a que 650 pieds du rayon, at comme je l'ai dit est à une hauteur de 40 pieds du sol.Des courbes aussi prononcées servent bien à éviter ds ouvrages considérables, mais elles fournissenl aus:l des Occasions conlinuelles de danger, surlout dans ces sortes de chemins où les lisses sont en bois et les roues en ler et la moindre négligence des conducteurs pourrail causer de graves accidents.Je re- gretlo beaucoup que l\u2019on n'ait pas pu eviler Une courbe aussi prononcre,sur:outl orsqu'elle passe sur des chevalets & 40 picds au dessus du sul, car elle sera loujours un sujei de crainte et do dangers pour les passagers.A part les accidents qui psuvent en resulter, ces sortes de cuurbes sont toujours une Cause continuelle de détiérioralion du matériel roulant et du matériel fixe.Les lisse8 sont d'érable, sciôcs sur les quatre faces à vive-arrête : elles ont 14 pieds de longueur sur 7 pouces de hauteur el À pouces d'épaisseur.Elles sont posées sur des traverses de pruche et d'épinette, distantes d'environ 15.À chaque bout «le ces traverses est pratiqué une entaille dans laquelis elles sont poses buut à bout.Ces lisscs sont retenues par deux coins placés à l'encontre l\u2019un de l'autre à chaque entaille.Ces coins peuvent être ressurrés ou enlevées à besvin.Le tout est d'une solidité surprenante, vu la simplicité de l'assemblage, et le renouvellement en est des plus faci'es.Queiqu'une partie du chemin soit en usage depuis 4 à 4 mois, avec un bon nombre du chars lourdement chargés, aucune détérioration n'est visible encore sur les lisses, si ce n\u2019est sur celles des courbes où l'on voit quelques éraillures.11 n'est pas étonnant que dans une courbo aussi prononcée que colis qui se trouve à la sorlie du pont du Jacques-Cartier, dont lo rayon n'est que de 150, quo les lisses se détériorent ; car les roues «és chars produisent une tello résistance le long de ces lisses, em tendant toujours à dérailler, que la fric(on est de beaucoup plus cousilérable qu'ailleurs.Pour empôcher le déraillement, l\u2019on à placé sur celte courbe deux lisses entre lesquelles l'on fait passer les roues.11 est liors du doute que ces lisses se détériorent rapidement et que le double frotiement nécessitera une plus grande force motrice, ce qui ne peul ôtre évite avec une semblable courbe, Des doubles voies pour les rencontres ont été construites & plusieurs eglroits ; elles sont munies d'aiguilles mobiles qui servent à relier les lisses.Le tout vst fait solidement, ot les aiguilles fonctionnent faciloment.Mais les lisses qui seront ainsi déplacees pour les changements d voie seront expostes à êlre délériorées en bien peu do temps \u2018par la friction des roues des locomotives ot des chars le long de ces lisses, Toutelvis, il est si facile de les ranouva- ler, ginisi que celles des courbes que leur détérioration sera de peu «d'importance, Il n'y a encore ni clôture nt barrière pour empécher les animaux do venir sur le chemin, el ju «lois futre remarquer que jusqu'à ce qua ces clôtures el ces bariières aient élé posées, la compagnie sera responsable de tous les dommages qui pourront ètre causés par le jas sage des convois.Les gares et les plate-furmmes des stations ne sont pas encore coustruites.Org siilions se- roul au nombre de quatre : La première est située à hu * Longue Queue\u201d à 3} milles de Quebve ; la deuxième & Juc- \u201cques-Cartier (Ste.Gallierine) à 15 43 milles de Québec ; la troisième à 19} milles de Québec, sur le Te rang de la Riviere aux Pins ; la quatrième au terminus du chienun Gosford a 204 milles du Québec.Une bonne tible tournante a été faite à chaque extrémits du chemin pour tourner l dans lous ses allegations et qu'il lus miail Lunes.M.SIMARD dut qu'il s'oppose à la lecture de c-Ate pétition, purcequ'ello demandait le renvoi du rapport du comité ; et dit que lui- méme étant un des divecleurs de lu compa- nie, et qu\u2019il n'u junais eu connaissance qu'il y ait existé une entente entre la Cu: poration de Québec ct les directours de la Comjagnie du chemin de fer du nord, La lecture de cette petition ful rejelee.L'orire du jeur étant ensuite appelé pour Jes résolutions conc-rnant curlaines ligues de chemin de fer, L'llon M.CHAUVEAU en amenant ces ov.solutions devant la chambre dit: Je ue parlo- vai pas de leur influence sur les destinées du pays, j'ui dejà defini la position du gouvernes ment à l*gard des chemins de fer et au park - ment fétégal «4 dans cetto enceinte, Lors do la formation de ce gouvernement nous nous somes (rouvés en face de grandes Obliga- tions contrictées par l\u2019ancienne province du Canada.Les alministrations uniérieures au gouvernement acluel ont accorde des concessions de Lerres à plusirurs compagnies de che wins de fer et Lout en étant obligé «le maintenir leur décision, ces charges «ui BOUS encombraient étaient très courles.La province du Canada qui vail imposée ces obligations avait & su d.spusition es pes- sources que nous n'avons pas, eb il lui était loisible do recourir à la taxation pour se eréer des ressources au Larif sur le revenu de l'inlé- rieur,sur les importations.La province de Québec n'a que trois esphecs de revenus, lo le subside fedéral, 20 les terres, le revenu «donne par les limbres'et les licences.Après une étude de la loi, apres avoir me- SUPE NOS ressources eb Co que nous pauvions fuire, nous avons établi une grand.distine- tion entre les divers chemins de fer, cb au point de vue de l\u2019intérêt de lu j rovinee de Québee dus services qu'ils claient appeles i nous rendre alin d'établir ce que Lous pou- vious donner à chaque chemin à lis-vs, Le gouvernement élabli comme ulministra- teur du domaine publica du s'oppriser à tout effort tendant à les séquestrer cles rendre accessibles aux culons et ne concèle que les terres qui sont en dehors du rayonnement ac- tnoi de le colonisation, C'est guise pur lous ces intérêls et ces coustdérations que nous avons formulé ces résulutions.La première compagnie avec laquelle nous avons eu & traiter est celle du chemin de fer du nord cl de la navigation des teres du SI.Maurice.ll y à quelques années on s'ést ef force de prendre une partie des leries arcor- does a la compagnie du Clicmin de fer du nord Jour construire le seul chemin des Piles, nous avons repoussé ect effort.Dlustard lu compagnie du chemin de fer du nerd pri des arrangements pour construire le clranin des Piles et de Québec, Le gouvernemeut lui a doun* aux teins de la lère résolution 2,000,000 d'âcres de ters res au nord du St.Laurent el au haut de POI tawa.Les terres de l'Outaouais sont d'une grande richesse.Le gouvernement a fait cel octroi aux coniilions suivantes, pour ue pas entraver le mouvementaclucl de la colon:sa- tion.lo, Que le gouvernement ne soit pas tenn de faire le dit octroi que lorsque ls dits clic mins de fur auronl etd completés el mis en opération à son entière salislaction et que la navigalion à vapeur sur le St.Maurice aura ûlé misu en opération.20.Qu'il soit cependant loisible au Lieute- nant-Gouverneur en corseil, lorsqu'il sera cta bli que la dite compagnie procède avec aclivi- té à la construction de ses lravaux, de luinc- corder à mesure que Vingt cinq milles ds chemin auront été faits, un octrsi de tars vor respoudant à celle étendue ot gue lr gouvery uement nommera un bers des directors de la compagnie sans tenir compte Luulefois des directeurs ex-officiers ; mais qu'aucune cité, ville où municipalité ne pnrisse être représen- tee dans la dite compagnie par un plus gral nombre de direcleurs que le gouvernement ; que tous les outrois de terres accurdes à la dile compagnie ou à la Compagnie du chemin de for el de navigation du SL Maurice elle subside accords pour la construction d'un chernin à lisses de buis entre los Trüis-[tivières el les Grandes Piles par l'acte le subi tion des chemins à lisses de colonization dn 1869, soient revisés.tnutile de füre valoir l\u2019inportance de ce chemin que le pays connait, il vendra des ser- vico immenses à la vrospèritèé de Quebre, de Montréal, des Trois-Rivières et sera le bien du Haut et du Bas-Canada.Nous trouvons aussi Un autre chem n° bien importiaut, le Canada Genteal, nous hn avons accords 10,000 acres por mille depuis Montréal jusqu'à Aylmer.Un jour ca chemin nous reliera au chemin du Paclique et suivant les desirs des directeurs de cetle comjagnio Je gouvernement est décide a l\u2019ailer à prolonger su ligne jusqu\u2019à la Kivière Creuse.C'Lte comp'agnie est sonmise aux mêmes conditions que \u201cA MINERVE HEBDOMADAIRE.! esllés du chemin du no:d par la résolution ; suivant: «Qu'il sera loisible au Li-ut- nant- fouverueur en conseil, s'il l« juge à propos, à mesure que la dite compagnie aura lait vingl cine mnilles de chemin ds lui faire un octro proportionnel de terre pour cette éle sine al que payr cet ohjel, les travaux de bi dite com pagnie soirnt divisés en deux sections: ha première s'étendant de Montréal à Goeuville ; et la secouds de Grenville a Aylmer; Is oc trois à être faits daus la première section ue devront etre Fails que sar de pied de chu wilie acres par ucllo et la balance ajouice aux ve trois; pour li secondu section, les terivs con- véilées à celle campaguie S'elèvent à 1, 100,600 Jai defini la politique du gouvernement con- curnant les chemins de fer qui rapproeherant Québec d'Aylner, embécheront ie comamerer de l'ouest d'aller aux Etats Unis par la vole « de Pivsoit, Les raisons pour les-pelles nor D'EVOES jus voulu nous avancer l'avantage des celle fout sont au nowhere de dees: Nos Fe ssoUrces pueMniaires nous le permetlng LAS, NOUS N'AVONS pus CHE Une © Hd stn.ce eancle de nos ressources: ull vus accuse d'extravagance.Nos uecusatenrs cependant, seroul obbgés d'admeilre ceci , sinous faisons des dépenses, c'rst pour aider Fagricullure, developper In colonsation el augmenter le.richesses du nutre pays; Je: ch-mios de for nous feront une grande position dans le pays.Nous pensons que nous ayons les moyens n- cessiaires pour mener à bonne fin colle entr prise, Cette voir ferree de Quebec a Aylmer #st une route nationale dont l\u2019anportanice mi- Hitaire n'échappe à personne \u20ac qui scra d'une grande valeur stratégique Jans be cas d'uue #uerre.Passons maintenant à la 56 réso'ui nn.À l'Est de Québre «st nue province, be Nouveau Brunswick, gui par intérèls el la position géu- graphique cherche à se rapprocher de nous et nous à demande de Ini aider à construire un chemin de ter de ta Rivière du Loup i \\Verds- tock, qui devra servir du st ppiément à laters colonial: ce chemin de St André sera plus court que l'Intercolonial vi nous cuvrira les ports du Nouvrau-Biunswick j'a-sera en ov.tre à Lravers Un pays propre à la colonisation el sera constr dans espace de quatre ans.La r.soiulion 4 fluie ce qe nous lui donne Pous.; Resolit qu'il est expédient dace thr a a compagnie du chemin de fer de Québee Lada Nouveau-Brunswick in orporée par acte vu Parlement du Cana la, Viroctroi deterres de lu couronne de «dix mille acres par mille qe che-! min de fur, qui sera constriit depuis la fron-.lière de ete province jusqu'à la Kivière-lu- Lip ; les dites terres à être prises dans les Township de Packmgton, Bousford et Robinson et dans la territoire avoisinant la frontière de cette provicee et du Nouveau-Brunswick, à l'est du dit chemin.Voilà notre conduile concernant les ch, mins de fer, Ce gouveru ment 1cgrette de ne pouvoir dunner un nouveau subaile pour porn t- te a la cempaguie du chemin Gostord, de continuer sa ligne jusqu'au lac SC Jean ; il ne peut que jui octroyer 5,000 plasires pour pourvoir aux frais d'explorations, À a session ros chaine le guuveruement fera fous sus clfoils pour lui accorder Un octroï annuel etil est à esp rer que la cetspagnie pourra rabser ses prop ts.Qpant à ce qui \u20ac DC MIE os dale.COMpagnies de chemins de fer, Nous aVous étendu les détais de 1572 à 1S74, La compagnie de Kennebee alandonnanl sen puenter projel nous avons modifié les conditions afin de lui permettre de continues le cacmin de SL l'runçois à Mégantie.Test résolu qu'il convient d'ataretlre à tons les avantages necordes aux chemins mentionnés dans l'acte en dernier lieu cite, y compris Fextention de lélgi et la compagnie du chhüsin de fr lotereolomai de St, François el Mégane tic incorpor ¢ jur acte du parlement du Canada ob que lo subisi lo accorde en faveur du chemin de la Vallés de St.Franço:s eb de Ken- néhece soil revoiue, M.PICARD demande si ee Pintertion du 819 gouvernement de pont rd li station de Richmond, Provinces de Québec an agent d'iumigration durant environ trois mois de la prochaine saison de la pavgation clsi c'est d'atention du gouvernement de doter à l'agg- nt d' colonisation de Ceaccoëko de Heva, M, Charter un agent de tebiot, hr qu bescin sen fera seutr, L'Hou M CHAUVEAU répendit qu'et pron- draitles deux demandesen con-il La chatisbre se forme en camit> genér te hi pour amender les lois de tt chesse L'esresr tisse son futetil à GUr- SÉANCES LU SUR, Los dalla poe nap or Gell pede ph op wri de Qe bey Peur ner rer} Com, ener da ctemn he fer de dneton du cata et Mie Oarnd sue bi seul tetr goss + de ture elsonl passe, La chautées foon cn coute general sur le hill peur ameuder Cacte te La eslevanit Province du Coaurauda, puest dons la Sime aes nee durégne de Sa Magestt, telle cute pour incorporer la Socicte Bivnvaliantecls Neure- Dame de Bons conrad Monte il.Lee bill est!a pou Dito sine lus el est pass, Lo bd pour anes ber les dispositions de l'acte d'iucorporatiou de Ly cite de SU yacin- the subit sa Yrio lecture 6 est env ye di un coutite genorat pour dourtin, La chnnbre sr loeme Gen uveuu eu comilé sur le bili pour aneucdordes lois de la chasse, Le Bb vag poate du emit avee quelques merde nls, cat là pour da tres fme fois el passe, dev la chats! eos pares i 8:30, Québe, 5 Dre.L'OGANTLU SN frend Lon taueul à 3 heures minutes, L'HON.M.TRNVENE presente ua hall pour au Haler des lois concernant ls nin, pass eo eu ISt7 et en 1570, La secondo lecture est fisee à déemeuin.- M.CAUTEIE présente br dazituee rajport du comité des bals prvos, M.CARTER prose que le d lai pour I ns troduction des hils priv s devant le comile des Lille privés sa at pac'ong + usp Fau l\u2014 aoplè.M.PICARD demande i c'est l'intention du gouvernement lu chatzer en tout O1 en par- Le cet ordie en consvil du bureau des torres du ta Convene, qui dit qu tout colou avant Jo pouvoir older ses leltres patentes devra fournir à ses hh ua «rilicit des condi- tons de dfrict-meut vt tel certificat ne pourra être doau- qu + par agent ds tens de ta Couronne ottun apralear provineild, en tenho de arinière à ceque cs Coriis lieats puissent au st êtr donnés sol par le mur ou tn jus dequux de lalocaie oûet sil le terrain, as de res he puis facile el beauceuy mous dis, euious Te vise lane sur des eux el l'obtention de certificat, qui perle mode guixi aujourd Ho ne coûte aa c= lou jamais moins de quatre pia -lres.L'HON.M.CHAUVEAT reponsl que ce w'étil pus l'intention du gouvernement de Charentes réguenmrouts dee ants, Ce règiee inccls épargne becucenpal deperses au dé- parlement de tepes test Lo! à l'avantage du colo: M CLEMENT déemaacdde 10 gouverocnent à l'intention de dogner iust tclion à Puu des sents dea terres de ta Conroy pour la dive sin dau Sage ny de fixer sen bureau dass une paroise di coms de tha sv ix où st les deux ag ul: pear celte mine rovision devront continuer à demeurer daus le combed de Chi- contimi contre ies interé's les colons de Ghar- lovoix ?L'HON.M.GHAVEACU répond qu'il était probabie que l'ayent actuett-sueut à St.Jean lorsqu'il auex b'raniné ses lreutux serd apis lé à Charlevoix.Le Diil pour amender l'A te des chemins de fer de Quebec 1869, refulivem ne a la manie- rede [wire da tére clection des de cledis, ou.Lit sa dme lecture ol esl passé, L'or-tre du jour étent aprele jour la secon + SEW.4 \u2014 AR AR RARER: SAT 0m vag s20 de lecture du biil pour permettre pour les fins judiciaires au comté de Bellechasse de faire partie des districts de Québec et de Montimo- gny, sur proposition de l'hon.Procureur-Géné- ral M.Peltier retire gon bill.La Chambre se forme ensuile en comité général sur le bi) pour amender les actes ayant rapport à la corporation de la cité de Montréal et pour d'autres fins.Le Comité rapporte le bill avec «es amendements et demande la permission de siéger de nouveau demain.La chambre se forme de nouseau en comité général sur le bill pour amender les disposi- lous de l'acte d'incorporation de la cilé de SL.Hyacinthe, Le comité rapporte le bill avec des amendements, subit su 3mu lecture ct est passé.L'orlre du jour étaut appelé pour la seconde lecture du bill pour donner de nouveaux pouvoirs à la compagnie du chemin à lisses de colonisation du nord Je Montreal, M, BELLINGHAM soulève une question d'ordre en disant qu\u2019on n'a nullement denmn- dé la suspension de la Sline règle et qu'on n'a donné aucun avis de motion de ce bill.L'llon.M.IRVINE dit que lorsque lu chambre, à qui l'on demande d'alopter uns pétition est ungnnns a adopter, cle est par là mè- me vnumme à consentir à ce qu» la règle soit suspendue, et lorsque la chambre reçoit une petition sans des documents y concenant, celle est constquemment unauime a suspendre en même Llemps la 52ème.La question d'ordre est perdue el te bill subit sa Zine lecture.Les biils pour amender «de nouveau la Compagnie du chemin de la J-inction des comtés sui+st ; pour auloriser la compagnie du che- win à lisses le Québec à Gosford à prolonger sa ligne jusqu'au Lac SL Jean ; pour autoriser lu compagnie des mines de Huntinglon à faire un certain chemin à lisses depuis leurs mines dans Boiton jusqu'au ch min do fir de Stanstead, Shelford et Chambly, ot les eaux uaVigables de Momphramagog, eubissent leur seconde lecture el sont renvoy\u201cs & demain peur leur 3me lecture.Lit fa Chambre s'ajdtirne & demain.Québec, 16 Dee.LORATEUR prend son fauleuil 3 3 heures el 10 minutes, M.CAIFER présente lu IGème rapport du comilé des bills privés.M, His ARN propose quo la pétition du Bév.M, McGauxran soit reçue.M.CARTER propose que la pétition de M Forbes Mcikrnzie suit reçue.M.CARTER propose que la pétition du Maire et des Conseillrrs de lu cité de Moutréal suit reçue, M LARUE précente ur Lil\u201d pour ameuder le chapitre G des Statuts relondus, en ce qui regarde la demande d'un poll pour les élections des membres de l'Assemblee Législative.L'Iton.M, CHAUVEAU présente cnsuile une résolution ad-litionnelle concernant l\u2019aide à ètre accordr à certains chemins de for, à savoir : lo.Que lu subvention accordée comme aid: à la compagnie au chemin à lisses du Itiche- leu, Drummond, et Arthabaska par l'acte 12 Vict, chap, 12.peut aussi être accordé comme aide à la consiruvlion d'aucune des lignes mentionnées dons Facle de cetle session amendant 1a 32 Viel.eliap 56, pourvu que le subsiste mentionne daus le dit act» cité en pre- micr lieu ne soit pus payé, ui payable sur an- enue partie de chenun plus grande que celle qui est acinellement coustruile of ne soil en tenetue en aucun cas à plus de 150 tuilles.20, Que des lisses de fer pourront être sub- stiluées aux lisses de bois sur aueun des chemins mentionnes dans ie dit acte 32 Viet.chap 52, saus que la compagnie c3.se d'avoir droit au subside.M.FORTIN dit qu'il a toujours engagé le gouvernement à prendre uu soin très scrupuleux de nos furêts et de les aliener qu\u2019avec une prudence très grande etle temps arrivera bientot jour la republique voisine où elle ne pourra plus fournir le bois de service alors nous serons les seuls sur ve continent qui au- LA MINERVE HEBDOMADAIRE, rons à notre disposition Une source abondante de richesses, si nous savons en user avec dis- ceruement.M.Fortin parle ensuile d'une attaque dirigée contre lui par le Constitutionnel ; il dit qu\u2019on l\u2019a accusé d'être oppo:é à toute entreprise naliorale, non, dil-il, je ne suis pas opposé aux grandes entreprises nationales, je suis en faveur du chemin de fer du nerd, mais je sus davis que l'on ne doit pas faire de sa- crilices excessifs, mais qu'ils doivent être proportionnés aux résultals qu'ils doivent produire.M.BDELLINGHAM dit : je felicite l\u2019honorable premier de sa politique libérale envers les voies ferrées, mais je ne puis croire que le chemin du nord forme jamais partie du chemin de fer du Pacilique, voir si la position du gouvernement a accordé des octrois de terre à deux compagnies particulières et il n\u2019a pas dit quels élaient ces chemuus de fer.Je lui demanderais de fournir à lu chambre tous les plans, les détails el les informations exacts.Je n'ai jumais demande an gouvernement Je les priver de leurs terres mais je lui ai demandé de prendre des actions.L'Hon.PREMIER dit qu'il ne peut rxag- rer la valeur de ces terres, mais le gouverne- meut donne a deux coupagnies particulières 3,000,000 acres de terres que possèdent le bois de service le plus beau du monde sans cou- naitre la valeur de ces terres, J'ai entendu dire qu\u2019elles valaient 10 dollars l'acre : qe pense done que leur valeur devrait en être d>- signée.Je n'ai jamais vu une provocation plus oulrageante, en supposant que c«s terres valent 3,000,000 dollars, le gouvernement est il prêt à voter cet argent à \u2018eux compagnies particulières.M.CHURCH.Je regrette d'avoir una opinion différente de l'hon.Député pou: Argen- teuil.Je nesui- pas satisfait de que le ce chemin ne se rende pas jusqu'à la Rivière Creuse et je ferai tout en mon pouvoir pour prolonger cotte ligne jusqu'à cetle rivière.J'accepte cependant lu déteru.ination du gouvernement qui ne veut pas pousser le chemin jusqu'à la Iivière Crou- se et le remercie de ce qu'il a fait pour le District d\u2019Ottawa.M.POUPORE.\u2014La pélition qu'on ma présentée est que le chemin devra êlre conduit Jusqu'à la Rivière-Creuse, mais les pelition- naires protestent conlre tout prix de terres duns le comté de l\u2019ontion à moins qu\u2019ils ne partagent dans les bénifices du chemin.M.RUSS proteste contre les résolutions pré- sertées par le Député d'Argenteuil, par ce qu\u2019elles comprenaient en même temps le ch: - min de SL, François et Mégantic.Il pense que ce chemin ne s'elend pas assez loin.L'ilon.M.I VINE.La discussion présente n'est pas finale, et il n'y a aveune apparence qu\u2019on passe les résolution.depuis dire que l\u2019hon membre pour Ollawa u toujours demandé, avec force que le chemin s'étendit jusqu\u2019à la Riviere Crease, il accepta repeudant la décision du gouvernement qui disuit que pour le moment ou + pouvait faire plus.M.Bellingham.Jde ne dis pas qu\u2019on n'a pas donné assez de lerres, cles devront servir à construire Lout lé Chernin, mais, Je ne Veux pas qu'on donne des terres àfde simple compu.gnies.L'HON.M.FRVINE\u2014On nous à demandé de donner 150,000 dcres de terres pour le chemin des îles, mais nous n'avous pu acceder à celle demande, eb nous maintenons que l'octroi de Lerres n\u2019a pour objet que la cous- Lruction de co chemin de for, tel que le dit la résolution.M.BEAUBIEN se prononce en faveur des résolultons el est très surpris de ce que l'honorable membre pour Argoulenil se plaigne de Ce que l'octroi des terres est trop consid ra- \u2018ble, lorsqu'auparavant il a, en présence de plusieurs témoins, suggérer de donner 12,000 au lieu du 10,000 au chemin de fer, depuis Montreal jusqu\u2019à la Riviere Crouse, Sur motion d'aller en comité, M.BELLINGLUAM propose tn amende ment portant qu\u2019il n'est pas expédient d'accorder dus Lerres à des compagnies privées, vû notre position financière et vù quo l'on a pas déposé TIED TTT I ET meme devant cette Chambre aucun détail ou do cu ment de l'exploration de ces terres.Biant six heures, la chambre s'ajourne.SÉANCE DU SOIR.Los bills pour autoriser la compagnie du chemin à lisses de Québec à Gosford à prolon- fer sa ligne jusqu\u2019au lac SL Jean ; pouramen- der la charte Je la ville d'Iberville; pour amender de nouveau la charte de la compagnie du chemin de for de jonction des «omlés du sud-est; pour autoriser la compagnie des mines se Hunting-lon à effectuer un certain chemin à lisses, depuis leurs mines, dans Bolton, jusqu\u2019au chemin de fer de Stanstead, Shefford et Chambly et leseaux navigabies de Memphrarmagog, subissent leur 3me lecture et sont passés.La Chambre se forme de nouveau en comité general sur le bill pour amender les actes ayant rapport à la Corporation sie la cité de Moutréal et pou.d\u2019autres fins.Le comité rapporte progrès ek demande la permission de sièger demain.Le bill pour donner de nouveaux pouvoirs à lu compagnie du chemin à lisses do colonisation du Nord de Montréal, passe en comilé général et ust renvoyé à demain pour subir sa 3me lecture.Les débats sont repris sur 'amendement.M.BELLINGIAM.\u2014On a dit que j'agissais dans celte opposition par intérêt personnel ; celu n\u2019est pas Vrai.Jde ne m'occupe pas de revenir en cetle chambre à l'âge du 60 années, ou parfaitement désillusionns à ce sujet; ce n'est que par intérêt public que j'agis ainsi.Je ne vois pas la garantie qu\u2019il reste au gouvernement aujourd'hui, la compagnie est bivn obéissante, parce que le gouvernement a encore le terrain ; mais «lu moment que le terrain scra lonné, comment contrôlerez-vous la compagnie qui ira tratiquer ces terrains aux Etats-Unis: c'est pourquoi, tout en retirant mon amendement pour le présent, je le renouvellerai en comité, M.JOLY.\u2014Je regretle que cet amendement soit retiré et j'en présenterai un autre, comme suit: Qu'il ust important que le chemin du Nord soit loculisé aussi loin que possible du fl uve, que les intérêts publics l'exigeront.L'ORATEUR ayant déclaré la motion, irré gulière.M.JOLY propose alors qu\u2019instruclion soit donnée au coinité de changr la première résolution présentée au gouvernement par la rè- solution ci-\u2018essus.M, FORTIN dit que cetle motion détruit entièrement le chemiu du fer et varalyse la politique généreuse el sage du gouvernement concernant le chemin de fer du Nord.M.PICARD dit qu\u2019il s\u2018rait dans les intérêts \u2018le la compagnie mème, si le chemin était la- calisé le plus loin possible dans les terres et le chef du tracé devait être laissé au Lieute- hant-Gouverneur en conseil.Ce chetnin en suivant le fleuve ne rapporlerait rien en été pærcequ'il aurait à lutter contre les lignes de bateaux à vapeur qui lui feront une vive concurrence.La ville de Québec et los autres municipalités en recueilleront beaucoup d'avanges, le tracé à l\u2019intérieur rendrait plus facile l\u2019exploi- lalion dus Lois et favoriserait la colonisation, M.CHAPLEAU.Jde suis surpris que I'hon.depute pour Lotbinière qui disait que les octrois qui pouvaient être fuils du chemin des piles, detruiraient des droits acquis à la com- jugnie du chemin du nord et qu\u2019il s\u2019y oppo- Suit de Loules ses forces, vienne aujourd'uui préseuler une motion, en opposition avec ses priucipes d'autre fuis comme l\u2019hon.membre pour Gaspé, Adopter cette motion serau tuer en mème lemps les elfurts surhumalas de ceux qui favorisatent ce chemin.Ou veut que lv chemin passe le plus avant dens les Lerres, mais laissons s'établir la concurrence entre les municipalités.Car chaque municipalité à intérêt d'amener chez elles ce chemin de fur- Je ne pense pas que personne ne puisse blâmer aujourd'liur la conduite généreuse et prudente qu'il a adoplée, concer- es \u2014 nant les chemins de fer et qui est contenue dans les résolutions.L'Hon.M.CHAUVEAU.Je vois qu\u2019on ne veul par tous les moyens possibles «le délour- né le chemin de fer du Nord, je ne douts nullement de la sincérité de l\u2019hon, membre, mais je juge par les faits ; il fail laisser à lu compagnie la liberté de passer le chemin là où ses intérêts l\u2019exigeront.Si on passe le chemin à l\u2019intérieur,la compaguir sera menacée dans son existence, les municipalités qui fout des souscriptions et s'imposent desconditions,clles veulent que la ligne passe dans leurs limites el menacent de ns pas souscrire.Dans Je cas contraire la compagnie serait placée dans une position très dillicile, il faut que la compagnie soil parfiitement libre de choisir son trac la où ses interéts 'exigeront.M.DÉSAULNIERS sa prononce en faveur d'un tracé qui serait fixé par uu compromis entre la compagnie, les municipalités et le gouvernement, M.LABERGE dit qu\u2019il votera er fuveur du chemin de la Rive Nord, pour deg raisons de commerce et de colon salion, il se prononce cependant en faveur de la molion présentée par l'Honoradle Deputé de Lotbinière, il dit que la ligne ne doit pas suivre la rive du St Laurent mais s\u2019avancer quelque peu à l'intérieur.M.BACILAND.\u2014Ceulte question est très importante et à un lel point, que nous avons le droit de poser nos conditions ; la valeur des lerres oclroyées pour cetls voie ferrée n ête d\u2019après l'honorable député d'Argenteuil, évaluée par des hommes experts à treize millions, celle somme est assez grande pour que le gouvernement institué le gardien du domaine pubic, y veille avec soin.Je suis persuadé que le gouvernement f'uvo- risera ce chemin dans le but d\u2019ai-ler la colonisation et pour aiier la colonisation ce chemin doit pénetrer dans l'interieur : ce sera un moyen de développer lus richesses intérieuros.L'Hon.M.CHAUVEAU dit que le gouvernement ne peul accepter cet amendement ; on doit laisser à la compagnie loute sa liberté alin qu'elle obtienne tous les secours possibles des diverses municipalités.La motion de M.Joly est perdue sur la -livi- sion suivante : Pour\u2014MM, Bachand, Bellingham, Dugas, Joly, Laberge, Lufontaine, Lavallée, Marchand.Picard, Robert.CoNTRE\u2014MM, B-aubien, Bellerose, Berge- vin, Bessette, Blais, Carter, Cartier, Cauchon, Chapleau, Chauveau, Church, Clement, Cou.tlée, Craig, DeLotbinière Ilarwood, Désaul- niers (Maskinongé), Désaulniers (SL.Maurice), Dunkin, Fortin, Gaudet, Gendron, Genesl, Hearn.Hemming, Irvine Sol.-Gen., Godin, La- rue, Lecavalier, Quimel, Pelletier, Pozer, Ithe- aume, Robertson, Ruy, Simard, Thérien, Ver- reault.\u201410 contre 38.La chambre ensuite se forme en comité gr- déral sur les résolutions, 8 comité se leve et vapporte progrès et demande la premission de sivger de nouveau.L'Hon.M, CHAUVEAU propose ensuile 1a résolution suivante : Que la chambre se forme en comité général pour prendre en consideralivn la résoiution suivante : Résolu : Que la période de trois ans suivant la passution de V'acte des sociétes de colonisi- tion qui est délerminée par la onzitme section du dit acte, comme étant l\u2019espace de temps durant lequel il sera accordé de l\u2019aide à ces sociétés soit prolongées de manière que celle subvention puisse être accordée durant la pe- riode de quatre ans, à compter de l'expiration de l\u2019année linancière actuelle\u2014Adopté.Le bill pour continuer pour un temps limité les divers uctes y mentionnés, adoplé en comité, subit su Jine lecture el est passé, M.ROY demande au gouvernement si la compagnie de Québec et du Nouveuu-Bruns- wick, qui a oblenu a la dermère session du parlement fedéral par sa charte, le droit du fixer son terminus entre la Riviere du Loup et Kamouraska, sera privée de ce droit par les présentes résolutions.LA MINERVE HEBDOMADAIRE L'HON.M.CHAUVEAU répond que le gouvernement désire voir le terminus 3 la Rie vière du Loup.Et la Chambre s\u2019ajourne.SEANCE DE L'APRES-MIDI.Québec, 17 décembre.L'orateur prend son siége à 2 heures el 20 minules.M.CHURCH présente le dix-septième rape port du comité des bills privés.M.POU PORE présento une pétiticn des ha- bilants du comté de Pontiac, demandant l'ex- lension du cheuln du Norl jusqu'à la KRivière Creuse, La Chambre se forme en comité général sur le bill pour amender les actes ayant rapport à In Corporation de la cité de Montréal el pour d'autres fins, M.CIIURCH est au fauteuil, M.CHAPLEAU s'oppose à la clause qui donne à la Corporation de la cité de Montréal un contrôle indu dans le bureau des «directeurs de la Compagnie du chemin de fer Central et possède une influence plus granle que celle du gouvernement.qui donne à la Compagnie deux millions.Il s'elève contre l'octroi de tels privilèges à la Corporation de Montréal.L'HHON.M.CAUCIION dit que bien qu'une Corporation dans une Compagnie a, en vertu du montant souscrit, le pouvoir d'élire un certain nombre de dirccteurs, il faut restreindre ces priviléges par une disposition spéciale,atin de l'empêcher de contrôler par elle seule toute la direction de la Compagnie, si on lui laissuit par exemple le droit d'avoir droit «le voter vn nombre «le fois égal au numbre de ses actions, elle contrôlerait nécessairement toute la div Le tion au désavanlage des autres municipalités, Le bill est rapporté avec amendements, subit sa dine lecture ol est passé, La Chambre concourre dans le rapport du comité sur la résolution concernant les So- Crélés de Colonisation.L'HON.M.CILAUVEAU pr sente un bill pour protéger le délai pendant lequel la sul- vention anauvlle est donnée aux socivlés de culonisation.L'ordre du jour étant appelé pour l'adoption de certaines resolutions concernant les licen- Ces, M.JOLY fait quelques remarques.Ia pris toutes les donnves fournies par l\u2019Ionorabte Trésorier danis son exposé financier et dit qu'il ne peuten arriveraux conclusions de l'Honorable Trésorier.Il croit que pour sortir de la difficulté linancière dans laquelle se trouve la province de Québec, il faudra recourir aux taxes directes, mais elles doivent être la dernière ressource que nous devons employer.I! laudrail, avant de recourir à ce moyen extré.me, chercher à diminuer les dépenses conlin- gentes du service civil, ® M.Joly propose que la Chambre ne se forme pas en comité, mais «qu'elle soit d'opinion qu'avant de recourrir aux laxes, il esl plus expédient de cherchrr à diminuer ses dépenses propres et celles de s°s départements M.CHAPLEAU s'élève avec force contre les remurques soumises par l'Ion, député pour Lotbiniére, II se demande pourquoi l'Îlon.depute a laissé voter le budget, entré sans luire attcunu suggestion, sans oser consviller la moindre diminution dans les comptes publies.On peut considérer sa politique comme visenso et maladroite.Il agil comme Ir chien infidèle qui aboie quand le danger est passe.La molion de l'hon.Députe est un vole direct ds non confiance de la manière avre lu- quelle elle est présentée, car l'hon.Député s'oppose à la demande qui est faite de laxer les ivrognes et les cabarèts et il propose de nous taxer préférablemeni aux hôteliers et ol aux ivrogues.Ju suis persuadé quo celle honurable Chambre fera justice de cetle motion et saura Papprécier à son vrai mérite, L'Hon, Député, qui pose comme chef d'opposition, s'il avail vraiment à cœur d'opérer une réduction dans les dépenses de In legislation serail alle duns los divers comités el departe- ments pour faire des observations, mais non, telle n'a pas été la concluite de l'hon.membre al je puis dire qu'il n'est pas anime d'un vérie 821 tuble e-prit public; mais que la ligne de con- dutle qu'il suit est vus politique maladroite, L'Hon.M.CIHAUVEAU dit qu\u2019il est surpris de voir l\u2019hon, Député pour Lotbinière, présenter une semblable motion surtout lorsque lo budj-ta été vots; lorsque leé rapports du cote des contingents out êlé adoptés sans aucune apposition de sa part, Hespere que la chambre fra une prompte justice de colle motion.Après quelques remarques sévères du Députe pour Laval la motion de M Joly est mise aux Voix et jerdue sur la division suivantre : CONTRE :\u2014 MM.Beaubien, Bellerose, Berges vin, Besselle, Brigham, Cautwell, Carlier, Cau- chon, Chapleau, Chauveau, Church, Cheanent, Coullée, Craig, de Lothivière, Tlurwood, De- saulniers, (Maskinongé), Dugas, Dunker, Fore tin, Garon, Gaudet, Gehnas, Gendron, Genest, Hamilton, Hearn, Ienimng, levine, (Soll.Gén.) Jodoin, Larue, Luvailre, Mailloux, Mathieu, Molle, Quimet, (Pro Gén.) Pelletier, Picard, Poupore, Pozer, lthéaume, Robertson, Simard, Therien, Tremblay, Verreault.\u2014 49, La Chambre se forme en comilé sur les résolutions concernant les licences, Le comite rapporte progrès el demande la permission de siéger de nouveau ct lu chambre s'ujourue à 6.30.Québec, 19.L'Orateur met devant la Chambre un état des affaires de Fhospice du Joliette.M.MOLLEUR présente une pétition des électeurs du comté d'Ib-rvilie, demandant l\u2019abolition «tu conseil Tégrslanit M.MARCHAND presente uno pétition des citoyens dela ville de St deun, demandant l'abolition du consmil leg if.M.MARCHAND lit le IGrrappert du comité des ordres permanents, M.PUZER presente un bill pour amener l'acta des mines de 1570.\u2014Adopte, L'Hox, M.CILAUVEAU propose quo la Chambre tienne régulièrement deux seances chaque jour el que les ordres du gouvernement aient la prel-rence sur les autres atfii- res.Sur molion Je lion, M, Chauvean, la chambre se forme en comité géneral sur la resolution suivante : Qu'à l'avenir, la Corporation de lu cité de Montréal aura pour l'entretien \u201cdes écules de la dite cité, au lieu d'une somme tripie de la part de l'allocation du gouvernement aux dites écules, suivant te pourvu dans la section Vingt-troisième de l'acte de cette province, beniv-leuxième victor.a, chapitre seize, Une sonne égale à un dixième de centin dans la piastre, sur la valeur totale de la propriete foncière, impassible pour les fins des dites écoles dans la dite cilé.\u2014Adoplé.Le comite rapporte la résolution sans amen- demeuts.L'Hon.M.CAUCHON dit que le Maire ol les Conseillers de la Corporation de Yaébee, Jui ayant demandé de leur donner la liberté de voter ou not el de les antoriser seulement à voler, il a accepts celle proposition, ot propose que la Chambre se forme maintenant en co- mile général sur le bill cencernant le chemin du norl,\u2014adopté, Le comité rapporte le bill avce des amendements.M.HHEXAUME 1it quelques remarques concernant les chemins de fer.Mit voir les avantages qu'a recuvillis la république voisine sillonnée d'ins toute son étendue d'humenses voies ferrées, Il dit que le chemn de fer du nord en étant le salut de la ville de Québec, sera une source de prosprrité pour la province de Québec, M.CHAPLEAU jropose d'introduire l'amendement suivant comme provisoir, que rien dans cet acte n'aura l'effet d'aifecter tes droits acquis par des tiers contre ln CG mpagnie du chemin du norl, Après quelques discussions - la Chambre fut d\u2019avis de Pinelure dans be hii comte clause spéciale, La Chambre concours dans le rapport du comité et renvoie le bill à demain pour sit Je te - ture, Sur motion de M.CARTER les amend-ments faits par le Conseil Légistalitf au bid pour in- ah Leu 1° \u2014 822 corporer \u201c The Montreal Young Mon Assc- ciation \u201d sont lus pour la scconle fois, \u2014cu ieuture densiin Le bal pour amendes x alt positions «as divers acles Cois*isaot mrorpotation de la eid de Québec qe 0 ea coute général sans aunmenteimnent, I est recu 1 we spe du Casil dod informant cole lisémeut repoussos.I! n'y eu que de simples escarmouebus.L'enneurii se retire et Bourbaki s'avanee.Les Lroupes françaises ont repris Vierson Ou a rveu des nouvelles oflicielles de Paris jusqu'au 17 déc.La ville vst calme rt le peuple est confiant °{ désire ardemament se battre.Des dépêches de Gambetlt ont éth resues à Paris depatis 1» jus qu'au 15 donnant tous les dotails des réceuls éveucmonts mitilaires, >.\u2014\u2014 -\u2014 flotes Locales ASSEMBLÉE.-\u2014C'CSL loujours avec nae Vive si.tisfaction que nous faisons parlä nus lecteurs des généreux efforts des eitoyrns irlandais ce Montréal pour venir en aides aux blessés francis.Mardi dernier avail lieu dans ce bul une grande assemblée à la Sille de la Société St, Patrice, et on y remarqua t la présence de nus plus influents concitoyens trlauiais, MUNI, Ryan, M.P., fut élu président, et M, O, A.Devlin fat prié d'agir comme sverctaire, M lo Présid mt prononea un cloquenliliscours el expliqua le but de cotle ussemblee qui était de continuer le mouvement orzttise pour ke sous- criptisn d\u2019une somme d'stinee au soulagement des Dlegs*s de l\u2019artuve de Franco el en rappioct aves 'milaeaes des citoyens iclandais de Montreal, En Lrtan te, dit-il, ou à dejà souseril fie bèralement, et il n'y a pas ane cite où un vil- lag qui n'ail dejà cavoye de généreuses contributions, Leos citoyens d'arigme irlanlaise de da cité cle Montréal imiteront ce nobles exemple, ob pour Lt ese de la Prance qui a loules leurs sympathies, ts centiimeront eux atest gen reusement, Cos paroles de M, Myau Lan Inediss meats, M.Donovan tré-ocier, foforma ensuite Pas.condor que la some de 5500 avait dejà été sotteerle par un certain sonbre de persons et que le popr'lation wlandaise de La partie» n'atten lait que l'occisian de Verser ses of frin-les, Ou tome rustite plusi ues persames des plus inthis on = pour rroueillr des souseriptions datis Lots 15 quartiers de Lu cité avec stra tion de Five rapport dans dix jours.L'assemblee sapurna eusiit a que qu'au 7 conrad, far nt couverts sait a: anes 17 cou raut-\\Wns, flart T1.Earl, larcin, le premier 6 sg maines de pri son rt le second 3 semaines 3 Frederic Gatis penn, méme offense, 2 mois de prison : dohn Dunkin, méme offense, paint de preuves soli sanles.Les rt s.\u2014Lee mugasins de be rue Notre- Dame et de la vue SL Jucques commencent à prendre nn nr de fête, surtout les épiciers qui vlatent sur boars table L = fout ce qu'ils ont ERVIN + - 824 \u2014\u2014_-.- _\u2014 gosse = ee eee MORT.\u2014Ferdinand Dubord, âgé de vingl- six ans, est mort hier à l'Hôpital-Général, des suites de la blessure «qu\u2019ilu reçue samedi après midi dans ls mcgasin de chaussures de M.McLarin, sur la rue St.Maurice.Une enquête doit avoir lieu sur son corps.COUR DE POLIOE du 19 courant \u2014Jos, Dupont, larcin, 6 mois dc prison commune aux travaux forces; Lawrence Whelan, soupgonné avoir volé la somme de $43, renvoyé aux Sessions Je Quartiers.COUR DU RECORDER du 19 courant \u2014Il y avait foule aujourd'hui, Les prisonniers et les spectateurs étaient nombreux.51 délinquants figuraient sur la liste.La première appelée ut : Mary-Ann O'Donneil, qui prit une seule larme, elle peut la Juisser couler pendant un mois ou payer $5 pour la fuire sécher ; Margareth Burns, Mary McGuinniss, Célina Michaud et Mary Mcluerney, subissent deux mois de prison ou $10 d\u2019amende pour leur conduite exemplaire.leurs verlus qu\u2019elles pronent, mais qui malheureusement ton.bent comme un château de curles devant le Lémoignage des poursui- vunls ; Joseph Larose, Célina Michaud, revenant de fêter à la barrière, se sont douillettement assis dans un sleigh, le whiskey aidant, Larose fouetle sa rosse, Célinachanle à tue Léte, quand course et refrain sont arrêtés par la police.$10 ou 2 mois de prison chacun ; Amélina Dajenais et Hose-Anne Desjardins, étalant leurs grâces en pluine rue, le vertueux policeman les arréta, $3 ou | mois de prison ; Thomas Urghart, tenant une maison de désordre dans la rue des Allemands, à commis un assaut sur le déteclive Lafond, et en lui faisant échapper un prisonnier qu'il avait entre les mains pour vol, 6 mois de travaux forcés pour la première oflense, eL $20 ou un mois de prison pour Ia seconde ; John Beatly, se trouvail en gognetle dans la rue Gain, entre dans une maison malfuméety brise les vitres, $10 ou 2 mois de prison ; Louis Fortier, charretier, s'exerçait à une course au clocher dans la rue St.Juseph, $5 ou un mois de donjon ; John Ryan, un gamin de 14 ans, pour désobéissance aux ordres de la police, S5 ou un mois de prison.LANGAGE DE LA VIEILLESSE ET DE LA JEUNESSE, \u2014À celle saison on ne parle que de froids et de fêtes.La vieillesse parle que du froid et veut s'en préserver ; la jeunesse parla des (tes prochaines et veut se munir de cadeaux pour Noël ou le Jour de l'An.Les deux âges puu- vont satisfaire leurs besoins et leurs goûts en allant visiter les belles pelleleries qui se vendent à la maison F.X.Dubue et Cie, Au No.217, rue Notre-Dame, ou le gros chien blanc esla la porte.CONVEUSATION ENTENDUE\u2014Jean Pierre el David vont au marché, à Montréal \u2014Dis donc, nraman, si David voulait passer chez R.W.Cowan, manchonnier, No.194, rue Notre- Dame, pour savoir si le manchon el la colle- retle de vison sont prêts de les apporter, ils sont payés.\u2014Oui du ! avec plaisir, ma fille,car on parle partout des fourrures, des pelleteries, surtout le beau goût dans la fabrication, et par dessus tout l\u2019exquise polilesse de la maison.\u2014Il y à un gros ours noir assis à la porlv, vis-à-vis la pharmacie de MM, Duvins et Bollon.SIROP COMPOSÉ OU HYPOPHOSPITITE DE FELLOW \u2014Nouvelle découverte pour guérir les maladies nerveuses et la débilité.Ce sirop fuit progresser l'appétit, aide & la digestion, avance l'assimilation, réveille le fuie, donne de la force aux nerfs et aux muscles, purilie le sang donae de la vigueur a l'action du cœur.Il 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chantier de M.IL.Dinning, à Québec, plusieurs grandes barges, que l'on destine à la navigation des lacs du Haut-Canada et au transport du bois.KElies auront une capacité suflisante pour transporter chacune 25,000 pieds cubiques de chène.RETOUR AU FAYS.\u2014 Nous lisons dans le Pionnier de Sherbrooke du 16 décembre I'entrefilet suivant que nous reproduisons avec plaisir.M.Augustin Lemery, autrefois de Drum- mondville et fixé aux Elals-Unis depuis une quinzaine d'années, vient d'acheter, près de Gookshire, en ce district, une mag ailique terre de «eux cents âcres, sur laquelle il entend venir habiter au printemps.M.Lemery est un bon citoyen et un homme de moyens.En lui la Mission de Cookshire fait une excellente acquisition.; M.François Lamothe, de l'État du Connee- ticut, vient aussi d\u2019acheter, dans Dillon, en ce District, la propriété de M.H.French,\u2014sur laquelle se trouve l\u2019hotel de Ditton, et de 3000 dcres en superlicie\u2014au prix de $1,350 comptant, en argent américain, par l'entremise du zélé missionnaire de Cookshire, le Revd M.Gendreau, Bonne aubaine pour ies Townships que ces vaillants et richies colons.LE CHEMIN A LiSSEs.\u2014Près (le 300 personnes travaillent actuellement au chemin à lisses.Sur tout le parcours, dit-on, on va déployer la plus grande activité ; on charroie la pierre pour le pout sur I'Yamaska, ainsi que le bois, et l'on va commencer de suste sa construction; M.Fréchette de cette ville en aurait le contrat ; le pont terminé el mème pendant sa construclion, on continuerait des deux côtés du pont à fuire les travaux du- chemin.Toujours est-il qu'avec un contracteur comme M.Sénécal, il laut que le chemin avance bon gré mal gré; il nous assure qu\u2019au mois de septembre, nous pourrons, gens de Sorel, prendre assurément notre billet pour Montréal, et zela par le chemin à lisses de Richelieu à Drum- mond.\u2014Courrter de Surel.HAUTES MERS\u2014On craint tellement les prochaines hautes mers à Québee, que plusieurs marchauds importants ont cru prudent de transporter au second et (troisième élage les marchandises qui se trouvent dans les caves etaupremier.Voilà peu d\u2019annèes l'eau est montée jusque dans la rue SL Pierre et étalt sulisamment haute pour permettre de naviguer en canol.SOCIÉTÉ D AGRICULTURE DU COMTE DE CHATEAL- GUAY.\u2014A une assemblée générale des membres Je la susdite société tenue à Ste, Martine le 15 décembre courant, furent nommés les officiers et directeurs suivants : L'Ilon.Ls Itenaud, Président ; Joseph New.land, Vice Président ; 1 8 Magnuter, écr Sec.Trés, (ré-élu) ; James Easdon, William Keese réelu) llyacinthe Vallée, Frs Plante; A A ePallieur, Ecr, Antoine Ilébert fils, et Siffroy Marcile, Directeurs, La susdite société le 21 janvier 1867 se trou- vail en dette de 1264 ct rien en main, depuis elle à payé $7368,40 et à maintenant en main $636.40 et un étalon Percheron de couleur noire, pour lequel elle refuse $2,000, sigue de Progrès.BULLKTIN RELIGIEUX.Ordinations par Mgr.de Montréal au Grand Séminaire de Montreal, le 17 déc 1870, Prétris-\u2014MM Marie Alexandre Hainault Deschamps, diocèse de Montréal ; Thomas John Bannon, Chatham ; Patrick Finegan Hartford ; Thomas Lawrence Lynch, do; Pe, ler Paul Slaban, do; Amedée Guy, de la Congrégation des Pères de Ste Croix.Diaconat \u2014MM.Hugh Smyth, Boston ; Patrick William Dixon, Chatham ; Fintan Dow- ling, do ; Hugh McGuire, Chicage ; Denis Des mond, Hartford ; Henry Francis Kinnerney, do ; Henry Joseph Lynch, Jo; Francis Patrick O'Keeffe, do; John RusseH, do; Amédée Harnois, Montréal.Sous-liaconal\u2014MM Thomas Michael Carroll, Montréal ; Pierre Poissant, do; Thaddce Amable Thibeault do ; Stanislas Manassès Kane, Alton ; Donald James Gregory McDonald, Charlotietown; Andrew Brady, Hartford; Michael Augustin Nolan, New York ; Thomas Henry Wallace, Portland.\u2019 Ordres Mineurs\u2014MM Martin Callaghan, Montréal ; Daniel Kennedy, Boston; John Mundy do: Michael Forhan, Chicago, Thomas Joseph Grace, Halifax ; Charles John Underwood, do ; James Shea, Hamilton ; James Buaven, Hartford John Keegan, do ; Peter Kennedy, do; Dominic Jeremiah Casey, Kings ton ; Cornelius John Cronin, Springfield; Daniel Francis Cronin, do; James Thomas Shee- lian, do; Edward! James Spelman, Vincennes ; Louis Drummond, de la Société de Jésus ; Joseph Pare, do ; Charles Klein, do; Eugène Rbuillier, do.TonSure :\u2014 MM.Pierre Omer Chagnon, La- rose, diocese de Montréal; John Brennan, do Albany; William Brennan, do Hamilton; Denis Crémin, Hartford: Patrick Corcoran, London; Charles Louscher, Vincennes; William Kennealy, Boston; Louis Drummond, de la Société de Jésus; Joseph Paré, do; Charles Klein, do ; Eugène Rhuillier, do.Au mème lieu, par Mgr- de Montréal, le 18 Déc, 1870, Prétrise,\u2014 MM.Hugh Smyth, diocèse de Boston ; Patrick William Dixon, Chatam ; Henry Francis Kinnerney Hartford; Henry Joseph Lynch, do; Francis Patrick O'Keelïv, do; John Russell, do.Draconat :\u2014MM.Stanislas Manassès Kane, diocèse d\u2019Alton.- pe = Le Chemin de Colonisation du Nord de Montréal.Nous détachons des résolutions préseulées par M.Chauveau, relativement à l'octroi de Lerres aux chemins de fer, ce qui suit concernant le chemin de colonisation du nord de Montréal : Résolu.\u2014 Qu'il est expédient d'accorder à la Compagnie de lu Colonisalion du Nord de Montréal, pour la constiuction d\u2019un chemin de fer de Montréal & Aylmer par la rive nord de l\u2019Ottawa, dix mille dcres de terres par mille du dit chemin de fer ; les dites terres à être choi- sics en égale proportion quant à la quantité et à la qualité avec celles qui seront accordées à la compagnie du chemin de fer de la rive nord, en verlu de la première résolution, dans les territoires décrits dans la dite résolution.Résolu\u2014Que cet octroi devra être fait aux conditions suivantes : lo.Que le gouvernement ne sera tenu d\u2019octroyer les dites Lerres que lorsque le chemin de fer entre Montréal et Aylmer sera complété et en opération.20.Que le dit chemin de fer soit relié à celui de la rive nord de Québec à Montréal, mentionné dans la première résolution, à un point qui sera fixé par les directeurs des deux compagnies de la colonisation du nord de Montréal et du chemin de fer de la rive nord mentionné dans la première résolution, LA MINERVE HEBDOMADAIRE.825 le tout sujet à l\u2019epprobation du Lieutenant- Gouverneur, en Conseil.30.Qu'il sera loisibte au Lieutenant-Gouver- neur en Conseil, s\u2019il le juge a propos, à mesure que la dite compagnie saura fait vingt cinq milles de chemin, Je lui faire un octroi proportionnel de terres pour celte étendue, et que pour cet objet, les travaux de la dite compagnie soient divisés en deux sections, la pre- ralère s\u2019élendant de Montréal à Grenville, et la seconde, de Grenville à Aylmer ; les octrois à être faits dans la première seclion ne devant être faits que sur le pied de cing mille acres par mille et la balance ajoutée aux octrois pour la seconde section.40.Qu'un tiers des directeurs de la compagnie soit nommé par le gouvernement, sans lenir compte cependant des directeurs ex-o/fi io; mais qu'aucune cité, ville ou municipali- lé ne puisse être représentée dans la dite compagnie par un plus grand nombre de directeurs que le gouvernement, 5o.Que le subside accordé par l\u2019eacte des subventions des chemins à lisses de 1869, pour le chemin à lisses de colonisation du nord de Montréal soit révoqué en ce qui concerne toule cette partie de ce chemin qui fera partie du chemin de Montréal à Aylmer Les zouaves au Lac Masson.L'Honorable Edouard Masson, qui s\u2019est si bien distingué par son empressement à aller au devant des zuuaves à leur arrivée à New- York, et qui depuis, n'a cessé de leur témoi- goer les marques de la plus vive sympathie, réunissait à Terrebonne la semaine dernière, les zouaves dont les noms suivent : MM.Cap- bert, de Francs ; Joseph Edouard Masson, Alphonse Forget, Michel Desjardins et James McKenzie, de Terrebonne ; C.A.Guilbault, de l'Assomption ; J.Legris, de Ste.Thérèse : Henri Desjardins, de Ste Scholastique ; Char- bonneau, Germain et Ls Bazinet, de St.Vincent de Paul ; et le 7 courant, à 8 hs.a.m.; ils laissaient Terrebonne, accompagnés de M.et Mad.Masson, de leur famille, et de Irs.de Sales Prévost, de Terrebonne.Le voyage se fitau milieu des chansons et de la plus franche gaimé: le soir, ils arrivaient au « Lac Massun,» où de magniliques arcs de verdures avaient été préparées, avec les inscriptions les plus flutieuses pour la cause de Pie IX et ses défenseurs.Le jour de la fête de l'Immaculée Conception, les zoua ves qui avaient apporté leur uniforme et des fusils que le Capt.Roy, de la compagnie volontaire du Collége Masson, avait eu l'obligeance de leur fourmr, allèrent à la messe eu armes, dans la jolie chapelle que l'Hon.M.Masson y a fait bätir.Le 10, il y eul une grunde messe, à laquelle assistèrent tous les zouaves ; ensuite ils parlèrent un peu, dans la chapelle, de leur voyage, de la vie mililaire, des beautés de Rome, du si:ge et de la prise de la Ville Eternelle.Toul le temps qu'ils ont passé au Lac Masson, les zouaves lurent conlinueliement l'ub- jut des démonstralions les plus chaleureuses de la part de ses bons ciloyens, qui mirent leurs voitures à leur disposition pour les conduire dans diflérente- parties du Township, leur faire visiter ies chantiers et les lacs cavr ronnants.Le Lac Musson est situé daus le Township de Wexford, qui est en voio de colonisation rapide, le chemin qui y conduit ess excellent et tout fait présager qu\u2019avant peu d'années\u2018 ce \u2018Township sera un des plus beaux, grâce aux travaux intelligents de l'Hon.Ed.Masson, qui depuis six aus s\u2019est Lout à fuit dévoué à la colonisation de celte partie du pays.Ila bien été recompensé de son travail, car l\u2019établissement du Lac Masson compte maintenant une église, UN moulin, un magusin et plusieurs belles maisons, au nombre desu.Iles est la magnifique résidencu Je l\u2019Houorable S.Masson.Les zouaves sont revenus à Terrebonne le 13, enchantes de leur voyage, et charmés de la généreuse et cordiale fiospilalité que leur ont offerte M.et Mad Masson.Situation de la France.Tous et chacun ont à peu-près dit leur mot sur la situation de la France, depuis le commencement de la guerre ; jo reclame, moi aussi, le même privilège, do pouvoir «ire franchement mon opinion à ce sujet, sans m'occuper de ce que les autres en ont «déjà dit ou pensé.I! est difficile de prévoir où et quant aboutira ce formidable étranglement, eependant il peut être permis Loules fuis à quiconque veut s'aventurer, sur les ailes du temps qui pourtant file assez vite, d'aller seruter dans l\u2019u- venir pour y découvrir et le bouheur qui attend la france ou le malheur qui la menace.Si j'étais tireur d'horoscope, jongleur ou magicien, je ne me lnisserais pas longtemps tirer l'oreille et je vous dirais bel et bien tout ce qui doit arriver à celte pauvre France et ai il y aura autant de douzaines de Prussiens qui s'en retourneront qu'il y en à eu de cent nulle qui sont venus.Ils prolongent peut-être un peu leur visite contre le gré des Français ; mais ces derniers n'auraient jas dù les inviter el non plus aller les chercher chez eux .c\u2019est là la faute et c'est une faute de la part des Français, on le dit du moins ; mais à quoi sert de tant le répéter ; en effet il y a eu des fautes de commises par les divers pouvoirs qui ont gouverné la France depuis quatre mois.Mais les fautes se pardonnent, elles s\u2019oublient même; ce qui ne se pardonne pas, ce qui ne s'oublie jamais, ce sont les lâzhetés, les trahisons.Le gouvernement impérial, n\u2019est pourtant pas aussi coupable que l\u2019on a voulu le fuire croire et que l'on parait le penser, pour avoir déclaré la guerre.La guerre était devenue une névessité, une fatalité même entre la France et !a Prusse ; il n\u2019y avait pas à reculer.La France ne pouvait avec une opposition telle que celle qui existait dans son sein, s'armer et se préparer, plus quelle ne l'était, sans avouer la guerre et elle ne pouvait avouer la guerre sans la déclarer.Dans\u2018ce cas la France eut-elle retardé la guerre d\u2019une année ou deux qu\u2019elle n'aurait pas été plus forte qu'au mois de juiilet dernier.Au contraire la Prusse sans opposition ou s'inquiétant fort peu de l\u2019opposilion armait continuellement, armait sourdement, armait dans l'ombre.Bismark savait qu\u2019il n'y avait pas moyen de parer le coup ; qu'il fallait une guerre, un égorgement entre les deux peuples, et il s'y était préparé bel et bien, Ilétait prêt au mois de juillet dernier et l'aurait été encore lus au mois de juillet prochain.Ainsi pour a France il valait mieux vider te différend de suite, commencer ce grand duel sans plus tarder, il aurail valu mieux encore, le commencer plus Lot, : Le prélexte n'était pour rien entre la France et la Prusse ou pluldt il n'y avait pas besoin de prétexte pour la guerre.Il n\u2019y en avait pas d\u2019apparent et cependant il en était né un, un prétexte, de guerre entre eux et ce prétexte était né de circonslances, des évenements depuis quatre ans.Il avait grandi, muri avec les préjugés des deux nations.LI était devenu colosse, c'était un fantôme que l\u2019on fuyait et que l'on rencontrait partout, on le cachait pourtant, on ne voulait pas se l\u2019avouer.Ces prélextes là ne se noniment pas, parce qu'ils n'ont pas de noms; ils ne se discuteut point, ne s'effacent point; ils éclatent, detruiseut et sont irresistibles.Ce n'est pas une guerre de souverain a souverain, ce n\u2019est pas une difficullé de famille; non, c\u2019est une guerre de race ; c\u2019est une guerre à mort entre lu Germain, le franc et le Gaulois : Et les Prussiens de toutes les parles du monde et les Français de l\u2019univers soit de la Prusse ou de la France, des Etats-Unis et du Canada comme de la Louisianne l'ont suffisamment prouvé.non-seulement par l\u2019interêt, mais par l'ardeur qu'ils ont apporté à la lutie ; on aurait dit que leur nalivnalité allait être attaquée dans sa racine même, du coup qu'allait se purler les doux nations, el s'eteindre avec le dernier souflle du vaincu.On à aussi prétendu que la France n\u2019était pes préparée à la guorre.La France était mieux préparée à celte guerre qu'elle ne l'avait jamais été pour aucune guerre qu\u2019ele a entreprise avant cette époque.Au mois de juillet dernier la France avait sur pieds au moins quatre cent mille hommes de troupes régulières, des mieux armés de l'Europe.Sa flotte élait formidable, contre celle de la Prusse qui était presque nulle.Tcut le monde, a quelgu\u2019exception près, æ applaudi à la declaration de la guerre : c'est que tout iv monde savait que cetle guerre élalt suspendue comme une calumité comme une catastrophe qui tenait l'univers entier «ans l\u2019auxièls, dans la torpeur : on avait hale de voir la foudre éclater et tomber, lin de pouvoir respirer ensuite.EL c'est pourquoi on na applaudi à la guerre ; c'est pourquoi des home eminenls de toutes les nations et mêmes les repregen- ta.\u2026.ls de la nation américanie, assemblée, en congrès, out aussi applaueli à la declaration de la guerre, Ce n'ost pas que ces hommes là eussent soif de sang et de carnage; ce n'est pus qu'ils fussent avides de voir la France ou la Prusse humiliée ; non, mais c'est qu'ils préféraient la guerre pour avoir la paix ensuite : mieux vaut la triste realité que l'incertitude, Ainsi donc la France etait prèle à la guerre el elle devait la déctarer ; elle ne pouvait reculer sans honte : elle ne pouvait la retarder sans danger.Il est difficile d'expliquer les désastres que la France a subis depuis le commencement de la guerre ; cependanton l'a interpr- té de deux manières : l'une divine et Loute providenlielle el comme élant un châtiment que Dieu envoyait à la France impie, à lu France corroy- pue, à la France dégenérée, c'est peut-dtre là l'explication la plus vraie, des désastres de la France, toujours est-il, que c'est la plus facile On à aussi allégué le manque de discipline elde préparatifs pour lu guerre comme je viens de le dire ; il semble pourtant qu'il y ail une autre cause matériclle à laquelle on pourrait attribuer aussi les revers que lu France à subis.La France avait bien assez do soldals, assez de bataiilons ; muis ces bataillons étaient sans chefs, sans commanmdants.Elle possedait bion des corps d'armée furmi- dables el solides ; mais crs cor,s-là n'avaient pas de tête.L'armée Francaise avait biea la bravoure : mais la valeur du soldat sans la tactique du chef, c\u2019est inulile, les deux reunis sont invincible.On voit par l\u2019histoire de lu France que ce n'était pas lorsqu'olle était la plus preparée, quells fut le plus heureuse à la guerre.Qui n\u2019a pas encore vivace, dans son iminagiation, l\u2019exemple du petit caporal escalaant les Alpes â la tête de ses trente mille voloutaires en guenilles et écraser les quatre vaillantes armees du vieil Archiduc Charles d\u2019Autriche, fortes de quatre vingt mille hommes chacune.Quels sont donc les hommes que les armées Françaises avaient à leur tête, à leur entrée en campague ?Aujourd'hui qu\u2019ils se sont tous (lévoilés, à l'univers, on peut les juger Napoléon vrai homme d'état et grand diple- mate ; n'a jamais été un grand général, au- juurd\u2019hui surtout qu'il est usé et infirme, 1] n'aurait pas du apparaître sur une scéne au:- si glissante, son rôle élail joué et bien joué ; mais il a obscurci sa rénommeée.li y à cette différence entre les ruis el les restes des hommes qu'on ne pardonue jamais aux premiers de s'être trompes.Le Bœuf, trop vieux et décrepit n\u2019est pas, ni n\u2019a jamais été un talent militaire do premier ordre ; il n\u2019était pas de taille à remplir le rôle qui lui était assigné.Comme il arrive quelques fois à l'acteur médiocre, il à bien pu être up- plawdi sur une petite scene ; mais sur un grand théâtre il fait manquer la pièce; MacMahon & qui on n'aurait véritablement rien à reprocher etail aussi trop vieux : il n'avail plus ce coup d'œil sûr, cette impétuosité, cel élan du jeune homme.C\u2019est lu précision, l'élan, l'impetuosité, qui quelquefois, peuvent sauver une armée du péril, et remporter de brillants succès.Bazuine un lâche, un traite, trots fois trai- tre, un ambitieux, Un Judah, qui a vendu la France.À lui seul, il a fait plus de mai à la 326 France que toules les armées Prussiennes ré unies.Mais on dira pourquoi ne pas avoir donné de bons généraux anx armées l\u2018'runçaises ! Pourquoi ne pas avoir su leur chois'r des chefs! Ah.c'est qu\u2019il ne dépendail de personne de le faire : c\u2019est que l\u2019homms de la circonstauce, ne se choisit poiut, I! serévêls ou bion se ramasse sur la route ; il sort de l\u2019ob-curité de la foule ; Il se trouve ou on ne le cherche pas ot quand on ne ls cherche point.La paix de vingt aus quo Napoléon 4 procurée à la France, avait bièu pu la faire se contenter d'hommes ordinaires à lu dle de ses armées ; mais art militaire ve s'appren t pas par la paix, il g'apprend par la guerre.Si ln révolulion de quatre-vingt-neuf n'eut déchai- né la guerre sur l\u2019Europe; Napol-on serait peut-être mort simple lieutenant ; membre du barreau ou bien maire de quelque commune de la Corse.Tel général qui en lemps de paix fera un assez bon commansarit, qui possêde- ra la science et tactique militaire, et qui peut aussi connaitre la théorie de la guerre et du camp , et qui cependant se montrera absolument incapable el n\u2019éprouvera que des mécomptes à la guerre.C'est que la théorie :le la guerre n\u2019est rien, la pratique même n\u2019ost pas assez, il faut le génie militaire du chef pour farcer la victoiru à passer sous sos drapeaux.Que la guerre actuelle se prolonge et l'homme de la circonstance, un génie militaire, n'y en eut-il qu\u2019un seul de la Manche à la Médi- terrannée , se révèlera et suuvera la Frauce, Napoléon est un homme de mérite, un grand diplomate, qui grâce à la paix avrait pu encore longtemps, non seulvurent commander à la France; mais encore dirigger Les «1-stinées de l'Europe , deux mois de guerre ont suffit pour faire pâlir dix huit annuées de prospérité.Il est Lombé et déjà où ns parle de lux que pour se rappeler qu'il a disparu de la scène du monde cummo s'il avait cessé d\u2019exisler, Les guerres quo la France a eu dépuis vingt ans sont p«u de chose en comnparaisou de celle-ci.LI n'y a pus b -soin dde beaucoup de tactique pour faire la class à l'arabe du désert ou gumpter ls mexicam, Dans \u201cses guerrss de Russie, d'Hlaiis où d'Autriche la France n'a pas eud s\u2019en oceu- per, c'etait une expédition, ou luissait faire l'arimés et la guerre allail sun tram.On ne con- nuissait de lu guerre que ce qui so publiait ou que le véterun nous en disait au retour, on avait jamais vu dans ces guerres l'ombre d\u2019un ennemi mettra le pie: sur le sol de la France on aurait crié à la profanalion, Mais au- jpurd\u2019hui, c'ust bien dill ren, la France est débordée, envaliie, son soi est souillé, ses provinces saccagées el brulées: du Rhin à Ver- saille c'est une lungue trainée de ruines.Le Hulan fusille, pend les onfants et les vieillaris,- le Bavarois rangonne le paysan, le Prussion dashonore les femines.Celui «qui il y à quatre mois aurait prédit à la France ce qu'il lui esl arrivé, aurait excilé bivn des ris, Qui, pauvre France, vile à essuyé une rude tempête qui n'est pas encore épuisés ; mais le calme re levien lra, la tempête ne soufll s pas toujours la morl el la destruction, et la France aura vacors ses beaux jours.Tout n'est point perdu, ni l'honneur, nu l'esprrance.L'aquilon ne souflls pas toujours I: lat, la mer mn à vu Loutes ses Luimpêtes se calmer.La Frauce à subi bien des desastres et des huni- liations ; mais elle peut resister encore longtemps et vaincre à la lin Kilo peut résister toujours si elle veut, Paris mème l'ut-il livré à l'ennemi que ce no ser:it pas lu fin de la guerre.La France pourrait encore faire la guerre à là Prusse dix aus, vmgl ans mème - après la prise de Paris et de dix autres de ses plus grandes cités.Ah! on ne fait pas passer sous le joug quarante millions de français.18 grand Cesar aurait tnis trente années à subja- guer la gaule saûvage et il suilirait à lu Prusse barbare du quittre mois pour corquérir la France.° Plus la France sera d'solèu, ruinée, sacca- gre, plus lu Français puisera de patriotisime dans son mallicur, ev plas la Prusse y troave- ra la ruine et lu banqurroule.Si la France ut reine, Hrulé et detruit elle- LA MINERVE UEBDUMADAIRE, même ses provinces de l'Est, depuis le Rhin jusqu'à Paris: si elle eat demantelé et détruit Strasbourg, Sedan, Metz, Neutbrisack, Thionville et Versailles ; si ello elit saccagé, brûlé ses champs, ses forêts et ses maisons ; si elle eut seme y artout la forpille, la wilraille, le poison el lu peste ; si elle ent laissé lus eada- vres des chevaux ct -les sollats se décomposer sur lo sol ; si elle cut exilé de leur demeure, les femmes, les enfants et les vieillards des provinces envahies en y curégimentant les hommes valides, aujourd\u2019hui la guerre serait pont-être terminée et les Prussiens n'auraient pas quatre cent mille prisonniers ct les tros quarts des aimes, fusils, canons et mitrailleuses de l'urmre française, mieux valait anéantir toutes ces choses qua de les laissèr prendre par les prussiens ; ct les prussiens n\u2019uu- vaienl pas assouvi \u2018er passion brulala, de fusiller, saceuger et sov \"\"r ; ct ils n'auraient pas saisi le paysan | l'envoyer en avant servir de chair aux \u201catoùs français, On dira : tout ceci aura-télé barbare et impossible mêtne : C'est pourtant ce qui sativa la lrance déjà et c\u2019est cs qui n sauvé la Mussie en mit huit cent douzs : Aux grands maux les grands remèdes J'ai dit que la France était prête a la guerre; oui ; mais 4 une guerre orldinaire, comme elle en avail vit deja; el'e était prête a trancher [ pur les armes un dilfren:! qui existait entre Clio et la Prusse, La Prusse plus ambitieuse, plus barbare, plus jalouse du prestige que posscdait la France, s'était préparée, nun à vider une diffi- eulté, à Lancher un diff-rend ; mais à écraser, tu«r, anéantir la France su sœur uinée; * et son hypocrisie, sa haine lui avaient donné la j force de cacher à la Franc.ses desseins perli- : des.5 Napoleon u'vst jamais descendu ass-z bas, \u201cpour ÿ découvr.oluts lu fange, les dessins de la noble Pr.s'y vantrant ; sûre de son incognito.C'est «\u2026, \u2018ue des utes de Napo- {lon dans cette qu'a: mais des l'autes qui \u201cn\u2019en à jimais ceminis .qui n'en à pus coul \u2018mis avant el qui nc.shammettia polit apres i lui, { Nupoléon a don:ié à la France vingt années de prospérité et de paix; c'est plus quelle n'en avait jamais vu avant lui.!l l'a fuile la plus riche d'entre les nations du monde el la première pur le coramerce et la civilisation.Saignée aus quaire membres par la grande révolution de quatre-vingi-nuf et garollée par la coalition de l\u2019Europe en 1815; lu France élait encure faible et chancelante du sang quelle avait perdu, lorsque Napoléon entreprit sa tutells.Si Napoléon n'était pas aussi bien prepare qu\u2019il aurait dû l'être à l\u2019ou- Vorturo de colle guerre, il ne faut pus l'en blà- mer, il a hien fait son possible ponr réorganiser l'armée et la marine, mais nous devons lui Lonir compte, aussi de opposition, lit ler- rible opposition qui lui faisuit de l'opposition par principe, par ambition par haine et qui Criail sans c>sse de dusarmer ln France lorsque ta Pru-se se preparait à l\u2019envahie.Eten effet Ja Frauce est envahic el souilive ronan: au temps des Larbares, Et les barbares d'uu- jourd'hui serout-ils pius heureux qu» ceux d'autrefois, reussironi-ils à lui douner des fers 2 Parviendront-ils à en faire une seconde Pulogne ?d'est là la question qui surgit de sieurs; mais à Cela l'on peut répondre inva- riabl-ment : Non.\u2019 Vouloir démembecr la France, ce serfit le désespoir du lu foties La France soulfre au.jJourd'hui des maux, ea a déjà subi bieu des revers, mais le démembrement, allyns donc.Que deviendrait l'Europe ?Que deviendrait ta civilisation ?I furdrait donc s'en retonrner au Lempa des Vandales ?L'Europe redeviens drait Asie.Qui alors ouvrirait la marche aux autres nations du moude vers la civilisation ?Listeen l'Angleterre qui seule retrinchée dans son ile, vegarde dun œit in tillerent lrs autres peuples s'entr'égorger: ne se laissant émouvoir que par lus fluctuations de ja bourse et les inlérèls dde son commerce ?Est-ce ln Russie gui pourra guider es pen.ples dans 1a voie sivilisatrice de l'avenir ?La tous côl 8 cb C'est aussi appréhension de plu | Russie, qui, depuis des sciècles souffle à pleins poumons sur le flambeau de la civilisation, pour l\u2019éteindre, et laisser le monde dans les ténèbres.Est-ce l'Autriche encore à dd mi-ireintée sous les coups du Prussien ?Elle n'a pas même pu lendre une main protectrice à la Franco qui l\u2019a sauvé en 1866.Sera-ce l'Espagne anarchiqne, où l\u2019Halie révoiutionnaire ?Non.Sera-ca donc la Prusse! Culte noble Prusse qui est la honte de l'Furope et le péché du monde, comme j'ai vu quelque part.Celle vaillante Prusse qui les mains teintes du sang Polonais ; suit encore spolier, voler el écraser les faibles.Crtle Prusse égoiste qui s\u2019est agrandie des débris de la Pologne, du Danemark.«de l'Autriche rt qui pour couronner son œuvre sacrilége veut déchirer un lambeau du sol sacré de la France.Muis ce beau rêve pour la lruss# 16 se rén- lisera pas ; 1! y n un obstacle à c°la, il y u la France.La Fruncene célera pus le pas à la ! russe et la Prusse ne le prendra point.Fratricide, la Prusse a bien pu vouloir donner la mort à la France, su sœur «le qui elle & tout rreu et où elle à tout épuisé; mais plus la Prusse fra couler le sang de la France, plus celte «lornière sortira régénérée de la lutto pour continuer sa mission civilisatrice à travers le mone.Dela plaie que la France a reçue dovra s'exhaler un baume viviljunt, qui fera revivre la France catholique, la France chrétienne de St.Louis.La guerre peut durerencore longtemps ; des années, des lustres même.La Prusse n'est pas assez généreuse pour offrir une paix honorable \u201cà la France, el cette derniére n'est yas assez lâche pour accepter une paix honteuse.On se fait A tout, on ec fait à In guerre comme aux plaisirs, à la promenade, au lra- i vail.La France en prendra son parti lorsqu'elle verra qu\u2019il n\u2019y à plus de juix à espérer- Elle acceptera la guerre comme tne nécessité, se briséra à la guerre, exceliera dans cet art, comme elle excelle dans les sciences, la lilté- rature et la poésie.Si le Prussien l\u2019y force, la France deviendra un camp, nais un camp for- lifié.Chaque français à qui le sort aura refusé un chassepol, décrochera le vieux mousquet et se rendra au camp, sa demeure future.La Vendée allumera sa torche ; le Brelon saisir sa croix; Marseilles redira son chaut de guerre, et le Parisien entassura ses vieux pavés, Ah! on n\u2019écrase pas 'e peuple français en quatre mois, on n= baillonue pas la France comiue un coupable.Prussiens, il ferait bon de vous rappeler qu'il a fallu 30 ans aux orgeuiileux Homains pour Vaincre les Francs sans les dompter.Comment la France, qui est zussi populeuse que la Prusse el dix fois plus riche, sr laisge- rail forger des chaines par le vieux Guillaume et son Fritz dans l'espace de quatre mois?Comme deux corbeaux de mauvais augure, 11 leur aurait suffi de passer sur la France, en y faisant entendre leurs croassements lugubres, pour paralyser ce peuple le braves et lui faire courber la tole, Non, les soldats tombés sont une semence qui produira des guerriers, qui se dresseront, menacants, partout devant et derrière vous prussiens.La France se ro'ève du mauvais pas qu\u2019elle a Fait.Elle s'organise rapidemert ; avec de la prudence et dee la patience surtout, le succès est certain.Que les chefs tiennent formes les rènes le l'Elat, Qu'ils modèrent impatience du soldat, Ii faut savon altendrs le moment favorable , le succès vst pour ceti qui sait attendre, Queles français se contentent de décimer, de harceler les prussiens purlout sans qu\u2019ils ne puissent les atteindre nulle part, Qu'ils les tuent en détail : qu'ils travaillent de concert avec la peste, 11 fawine, la mauvaise saison ; mais que l'on aille pas risquer une bataille décisive, une bataille rangée avec louts l'armée pressienne, eladl'où pourrait dépendre le sort de la Frauce ; en perdant la bataille la Pru-se ne port que ses sollals et lu Praice pourrait tomber avecson ant\u201ce vaincue, J.C.GaunoN ee EN FUMANT, (Causerie pour La Minerve).| } La guerre a.tnelle entre ta france et la Prusse est-elle iv fruit de l'ambition de Bismark, ou de l\u2019orgueil de Napoléon, ou de la haine des Allemands pour les Francais, où de la jalousie des Francais envers la Prusse gran- dissunte ?À ces quatre points d'int-rrogation font le mon:le se charge de réporiire- c'est-à-dire qu'il existe à l'heure presents quatre opinions sur la cause du cotlr gigantusque et déplorable lulte.Nous savons touts que les Francais et los Al- lemunds sede destentavee rage, avec turie, avec .amour ! L\u2019histuire nous le prouve surabondamment.Mais pourquoi se détostent-ils?C'est là Une affaire qui remonte loin dans l'âg> des peuples d'Europe, et je n'ai pas fantaisie de vous en entret-nir, Mais toujours cst- il qu'entre clnens et chats il règne beaucoup plus do sympatliie qu'eutre Allemands el Fran- Quis.Si Napoléon elBisna:kontexploité, chacun du sun cote, cetle malleureuse aversion de leurs peuples, lu ciel les fugera ; en attendant reconnaissons que les deux races ont été depuis cinquante ans au moins dans un état d\u2019hostilite continuelie, «3 servant pour cela dus armes que fournissent L: the dtre et ta httéra- ture da lous les genres.Un coup d'wil de Co CÔLÉ n\u2019est pus sans valeur; il peut même faire oublier Napoleun et Bismark que nous bld-mons trop maintenant parce qu'ils sout lus hommes du jour.La litt rature d'un p uple est la demo.Lra- tration la plus clawe dos goils, des deésirs, des mœurs et des haines de ce peuple, À ce com.le, veuillez live Ios auteurs Allemamds el Frau- clis\u2014ils vous édificront pleinement sur les tendances des deux natiuns eL vous y verrez partout l'impatience do deux lulteurs qui ate tendent l'instant d'en venir aux prises, Depmis les sommets du puëne épique jusqu\u2019au bus niveau du ceuplel de cabaiet, des deux côlès «lit Îtlnn les pcêtes ont lancé des traits vigoureux qui soul Lumb-gà boune enseigne de purl et d'autre.L'on ne mo lera pas cruire que tant d'invectives lulmites avec Une Verve sans Gesst rentissante ne sigmitient rien.Cu ne sont pus ld 128 expressions d'un lutigage orginaire - pour parler aiusi il laut se haïe puissamment, Lus verivains n'out pu porlur les attaques qu'avec la couviction que bientôt apres la plume vien bat le sabre,\u2014el après l'encre le sang ; Ce jui n'a pas m ngue durriver, Les vers lo.plus énergiquemnent frappés sont devenus populaires en France et en Allemagne dès qu\u2019ils ont eu pour obj-t de soulever ve sentimeut nation il calre cos deux pays.Dins notre loiatain Canad, tes cehios de gues chants provocaleurs uous arrivent à prine.La chanson ailemrande de Becker et la répii- que que lui decocta Alhe ide Mussel sont à peu près loul ee que nous en savous\u2014nais qu\u2019il en reste cucop*, et des plus ates Au pue blie Français, dont per-Otitie de cu Côte ici de l'Atlantique n'a pris couu \u2018isstuce, Parmi les plus lertibles strophes ds cer pertoire i Laub meatier celles guia prise siëtr À écrites: «Nous relo ra rous cu Brine \u201ccelo La haine du nom français, le souvenir des d Faites d l'All-megne +t l'Apre ressentie vanent du soudard y Cclatent daus tarèbis près tique «de toute brauté.En les tisant je songeeis inalgré moi-acx vers de Béranger.C'est tn cosaque ou vu ultan qui dit à son cheval + Retourne boire à lu Seine rebzllo, OQ, tout sanglant, La l\u2019es b'algné teuxfo ss!\u201d El je niv disais : ce rêve d's populations allemarsles se reutise ; ju grande France, Lue miliée brusquement, voit r.venir chez clie les armées que Lunt de fuis crie a vté disperser jus- quo duns ks murs de Lipzig et de Borlin.Un LA MUNERVE HEBDOMADAIRE.immense revers succide A des anntes de gloire B-ruuger pourait chante de nouveau : * Dars nos pa'ais, où, près de tn Victoire, Darivntent, les 114, doux fruits cles beaux-clim-ts, Ja vols dn Nord tes peupliutes sans gloire De leurs manieaux secouer les fHliauts.\u201d Le vieil Auguste Barbier peut répéter avant de famories yeux à la lumière de ce mond » le cri d'indigeations pal prof ra ily a plus de Lente aus, dal vu l'invasion À l'ombre de nos marbres t.ilussor ses founds chariots Je l'a} vite arracher © © rce de nos arbres Four la jeter & Ses chevaux, Jal valhmmeü la lèvre farouche Jusqu\u2019aut sang nous meurtrir la chair ; Nous inatigee notre pain, 6tjaxque davs la bouche s'en veulr respirer votre udr ! aou0 wcsc0e0c4 ArOLH 200000000000 0 ec 0 0000 sacotenss Eh blen ! dics tous ces jours d'abulssement, de Pour tous ces outrages suns nom, Lhelne, Je wal Jumals chargé qu'un être de mu lualn- + Sois maudit, Ô Napoléon ! \u201d Cette dermière ligne est devenue, hélas ! trop populiire en France.Il est juste de se souvr- nir que des conlaines de voix puissautes ent excité l'antipathio dus Français coutre les AI- leraan«s et que Napoléon n'a commis (ue la faute «de cédor enfin 4 ce mouvement qui al lait déburder, Ce qu'il faut maudire au jourd'hu: c'est autre chose que le nonr de l'em- percur.Que les Français se raniment en cha:ztint avec mile Dub: eaux : \u201cTe gnuvient-il qu'aux champs de l\u2019allemagne Nos batatllons arr.ant impromptu, £n quatre Jours ont fut ane chi pagne?Dis-Tuol soldat, dis-iuol ven souviens-tu,_?\u201d Te souvient-I[ qu\u2019en jour votre patrie Vivante encore, descondit au cercueil Et que Pon vit dans la France asservie Les étrangers marc>er avecorgueil ?Garde en Lon cœur ce jour pour le maulire, Et quand e.fin Bellone aur : paru Q aucune voix n'ait besoin de te dire : Lis-moi, soldat, dis-inoi L'en souviens-tu ?Tels sonl lesacceuts qui autrefois appelaient Lu vengrancs au cœar du peuple franctis et l'en ne croyait pas à ors avoir à ls rajeanir de sitôt, sinon jumais.Malheureusement, comme Ja Mirseillaise ques l'on à voulu ressusciler, leur prestige est puut-être éteint dans ce monte où Lant et de st étranges Lransformalions se sont op'rées of.- puis lrois quarts de siècles Espérons, cependant.Quelle campagne que celle de 1807 ! Lin quelques jours Napoléon | avail frauchi le thin, traversé «teux où trois duchés, anéanti l'arme prussienne et se trouvait devant Berlin sans défonss.Il lit appeler le maire de calle ville; et voici, & pou pres la conversalion qui eut lieu : \u2014M, le maire, quand la capitals se rendra- t-elle ?\u2014 *ujourd'hui si vous le voulez, Sipe, \u2014Bien.Avez-vous du la police ?\u2014 Qui, la policu ordinaire.Je vous adjoin:trai miile hommes qui auront s-ulyment pour devoir de maintenir la paix, Cir je Veux que ni presence ne provoque aucun trouble para vous.=-Comment sert administré notre corps de police prussienne, Siro ?\u2014Par vos chels ordmaires.La police fran= caise sera fils sépurentent\u2014ce ns sert pour vous qu'ut renfort en cas de besoïn.Vail leurs, touts mon armée vaut cv hours des mors et lus soidals ne serout aduns à viiter [4 ville que munis d'un passeport \u2026\u2026.Et er quete con pu mnt prom tait s romains.En noliliant au soussigné cardinal secrétaire d'Etat, par lettre du 7 courant, que le conseil des ministres, après mûr examen, avait délibéré à l'unaninuté que lo palais du Quir:- na) devait être considèr comme appartenant au domaine de l'Etat, le général Läinarmiora nous engagetil à prendre les mesures nécessaires.pour que l'Etat entrdl en possession du palais, à remettre les clefs de celui-ci et & dé- légner une personne chargée d'assister aux formalités vonlues, ainsi qu'à l'inventaire des meubles et objets existant.À cel est, il établissait le jour suivant et indiquait l'heure de Lu prise de possession.On est vraiment élonné de voir un conseil de ministres s'ériger en jug* pour definir les droits de propriète d'autrui, 6L spécialement au sujet d'un palais qui appartient aux pon- iles romains, qui, étant leur résidence, est nommé apostolique, qui cst destiné depuis trois sièeks, à teur habitation d'été, et qui est consacré dopuiis longtemps aussi à l\u2019usage des conclaves el des svcretarials apostohques.Le soussigne, fort des raisons valides irré- fragabies qui le soutenaienl en repoussant la demande, n'hésita pas, par devoir de son ofli- ce et comme préfet des sacrés palais apostotis qu 's, à declarer qu\u2019il ne su prèterait jamais à aucun acle de nature à fournit un dice, meme éloigné, d\u2019assentiment à uns spulintion semblable ; pur consequent, il refusæ de remettre les clefs des appartements du Saiul- Père, dont ls portes avaient dejà ête arbitrairement gecllées, \u2018Funtefuis, malgré cette déclaration, «L con- traicernent au respeel ol anx prérogatives de souveruinete, d'immunilé, d'extraterritorialité el de préeminence princière dont on prétend faire croire au mouda qu'on veut entourer le chef suprème de l'Eglise, le genéral Lamar- mora procé-la à la violence la plus condammna- ble.L'heure désignée étant à puine écoulée, ses a-lrgues, après avoir brisé les serrures des portes, ont penélré dans ls palais, et ils ont pris possession du Quirinal, propriété des pon- iles romains.C'est pourquoi le Saiut-lère, ne pouvant rés sister à lu fore, vi na voulant préjugar le droit de propriete du «it palais et tous les ef- fils qui der.vent do ce droit, a ordonué au cardinal soussigné d'émellro une protestation formelle, et d'en donner communication à Vos tre Excellence avec prièro de lu porter à la connaissance de son gouvernement royal, pour ie persuader de plus en plus des outrages que souffre Sa Saintutè, et l\u2019exciter à fuire en sor- rp LA MINERVE HEBDOMADAIRE, \u2014\u2014=\u2014 mme eme ee Sa Le qu\u2019on mette fin une bonne fois à l\u2019insupportable état de choses, qui a été créé pour elle, dans ses propres domaines, parle gouvernement de Florence.Le soussigné saisit celte occasion pour confirmer les sentiments, etc.Cardinal G.ANTONEI LI.Une encyclique du pape en dale du ler novembre formule l\u2019excommunication majeure contre tous ceux qui ont perpétré l\u2019Invasion, l'usurpation et l'occupation des Etats Poctili- caux el proleste en ces termes contre l'annexion : Nous déclarons de nouveau devant Vous, V.F., avec toule la solennité possible, que Notre intention, résolution et volonté est de retenir dans leur intégrité, inlscls et inviolablement tous les domaines el les droits de ce Saint-Siége, et de les transmettre à Nos sttcces- seurs ; que toute usurpation de ces droits, récente ou ancienne, est injuste, Violente, nulle et sans valeur ; el que tous les actes des rebelles et des envahisseurs, accomplis «éjà ou à,accomplir pour conlirmer d'une minière quelconque cette usurpation, sont par Nous, dès a présent condamnés, annulés, cassés et abrogés.Nous déclarons en outre et Nous protestons duvant Dieu el devant l'univers catholique, que Nous subissons une captivité telle qu'il Nous est tout-à-fait impossible d'exercer Notre autorité pastorale avec sécurité, facililé et liberté.Enfin, suivant l\u2019avis de suint Paul : \u201c Quelle participation y @-l-il entre la justice et l'iniquité : Ou quelle societé entre la lumière el les ténèbres ?Quel contrat entre le Christ et Belial?Qua partici palio justiliciæ cum iniquilale ?aul que socie- tas luct ad lenebras ?Quæ autem conventio Christi ad Belial ?(2 Cor.VI.Là et 15),\u201d Nous énonçons el drclarons publiquement et ouvertement, que, fidèle à Notre uflice et au serment sulennel qui Nous lie, nous ne consentons ou ne consentirons à aucune conciliation qui, d\u2019une manière quelconque, delruise ou diminue Nos droits qui sont les droits de Dieu el du Saint-Siège ; el nous professons du même que, prêt, grâce au secours divin et malgré notre grand âge, à buire jusqu'à la he pour l'E- glise de Jésus-Christ, le ralice qu\u2019il a bu le premier pour elle, Nous ne ferons jamais la faute de véder ou d\u2019acquiescer aux injustes demandes qui nous sont adressées.> 2 _- Echos de la guerre.Le Rappel publie la lettre de M, Rochefurl 9 novembre : « J'avais tenu à me retirer sans souffler mot, mais j'ai reçu tant de luttres, jui subi tant de questions qui me demandent si j'ai réellement donné ma démission aux membres -du gouvernement de la defense nationale, que je me vois obligé de répondre, une fois pour toutes : Oui, j'ai donné, le ler novembre, ma démission, et je n'ai pas songé à la reprendre.Tout à veus, RocHEronT., Le général Cambriels, qui vient de subir à Montpellier la douloureuse opération du 1ré- pan, à été, à son passags à Luzignan, pour aller achever sa guerison dans le departement de l'Aude, l'objet de vocilerations et d'in- sulles qui prenaient la proportion d'une émeute.On l'accusait de trahison.Il a écrit im médiatement au ministre de la guerre une lettre qui justifie ses derniers actes militaires et se termine par cas lignes : ** Si j'ai été incapable, qu'on me destitue ! + Si j'ai été traître, qu\u2019on me fusille ! * Citoyen, je demande justice au nom de la consience el de la Liberté! « Boldal, je Wéfen:s mon honn ur! .On dépouille& Tours, à l\u2019uministration des postes, de gros ballois de correspondances prussiennes intrrceptées par la garde nationale d'une ville de l'Est, les unes venant d\u2019Allemagne en l\u2018rance, les autres allr nt de France en Allemagne.C\u2019est la garde nationale d'Auxerre qui est parvenue à faire dérailler un train prussien, dans lequel se trouvaient 57 bullots de dépêches, tant officielles que privées.On va trouver là-dedans de précieux renseignements ; en attenant qu'on traduise lettres et journaux, on décachète, et c'est plaisir de voir sortir des plis les gilets de laine, les paires de bas, le chocolal, je thé, les blondes mèches, les fleurs séchiées et les photographies : souvenirs envoyés de Prusse, provisions des vaillants d\u2019AI- lumagne.Une scène caractéristique s'est passée sur la promenade du Mail.Le gouvernement républicain tient évidemment à ne perdre au- eune des traditions impériales.Or, le gunéral Bourbaki se promenail avec un de sus amis, lorsque passe à côlé de lui un homme de mau- veise mine.Le général ui met vivement la main sur l'épaule : * Ah !imisérable, lui dit-il, Voilà trois jours que tu me suis, tu es done payé pour faire ceite besogne.\u2014Qui, moa gi- néral, balbutie 'agent de police,\u201d Ainsi voila le gouvernement pris en flagrant delit d'espionnage vis-à-vis du général BourLaki, qui est passé à l\u2019êtat de suspect.Pa a On ne peut s'empêcher d'admirer le sérieux avec lequel les Prussiens parlent de bombarder ou de ne pas bombarder Paris, absolument comme si la chose ne dépendait que de leur bon plaisir.Nous croyons inutile «le répéter pour la centième fois que, si les assi\u201cgeants n\u2019ont pas bombardè Paris, e'est parce qu\u2019il ue l'ont pas pu: que s'ils ne la bombardent ras aujourd'hui, c\u2019est qu\u2019ils ne le peuvent pas davantage ; et que s'ils ont jamais la possibilité de commencer le bombardement avec quelque chance de succès, ils n'hésiterout pas une minule.La seule et la véritable raison qui, depuis le commencement du siège, einpéche les Prussiens de bombarder, ce sont nos canonniers de marine.Les généraux du roi Guillaume ont beau parler un jour de raisons politiques el un autre de raisons militaires, prétextes et mensonges ! [| n\u2019y a jumais eu dans le passé, il n\u2019y a actuellement et il ne contiuuera à y avoir à l'avenir qu'un seul em- pêcement capital: Les Prussiens n\u2019ont pas osé, n\u2019osent pas et n\u2019oseront probablement pas essayer d'installer leurs butleries à portée des nôtres.C\u2019est pour cacher ce secret de polichinelle qu\u2019iis inventent chaque jour quelque nouveau subterfuge.Le général Chauzy a télégraphié à Tours, le 11, que le résultat des quatre jours de combat près de Beaugency a éte en definitive une victoire française.Lvs positions de l'armée ran raise, le 11, n\u2019étaient distantes que de 5 milles de celles qu\u2019elle occupait au commencemnt.Le 7, les allemands ont atlaqué les français le long de la ligne de Beaugency à St.Laurent- des-130is, sans aucun succès, IL: à, ils ont renouvelé leur attaque avec un peu plus de succès que la veille.Le 9, les français, prenant l\u2019offensive à leur tour, ont remporté l\u2019avantage.Le 10, ils ont encore commencé l'attaque et ont obtenu d'autres avantages.Le IGe corps seul a pris part à ces divers combats.Les perles des français, pendant ces quatre jours de batailles, n'excèdent pas celles des allemands.Gambetta est auprès du général Chauzy, qui vaêlre renforcé par le 2L: corps, général Friereck, venant du Mans, el par le 25e corps, général de Paladiues, venant d'Or- lcans.La force de l'armée du l\u2019rince Frédéric- Gharles se trouve considérablement réduite.La ?2e division n'a plus que 6,000 hommes au lieu de 16,000.L'armée se compose \u201cde cinq corps, complant ensemble 105,000 hommes, plus «deux divisions de cavalerie.Les rapports de la population strashour- groise avec la garnison allemande, loin d\u2019être devenus plus faciles dans ces dernières semaines.ont pris une froideur et une Lonsion qu'ils n'avaient pas au debut de l'occupation.Ce u'est pas que le moindre excès ait été commis contre les soldats allemands, ni que ceux-ci aient à se plaindre d'aucune vexation maté.térielle ; mais on leur fait voir en toute occasion que les sentiments de fraternité nationale avec l'Allemagne n'existent point ici, el qu\u2019il faudrait beaucoup de temps et de peine pour en pénétrer les Alsaciens.On s'éloigne ls plus qu\u2019on peul des officiers et \u2018les so!dats, et dans les endroits publics, ou fuit le plus souvent le vide autour «d'eux.C'est surtout dans les classes élevées que cet éloignement est sensible.Il est probable que beaucoup de familles strasbourgcoises émigreront.Lesjeunes gens en assez grand nombre continuent, malgré la surveillance rigoureuse exercée par les aulo- rités allemandes, à aller rejoindre les corps francs dans les Vosges.- * On sait que le Général! Kératry qui avait lc commandement des forces de la Bretagne qu'il avait réussi à réunir pour marcher contre l'ennemi, à résigné avec toul son état-major.Les procédes le Gambetta à son égard ont été lu cause de sa démission.M.de Ke- ratry publie à ce sujet une longue lettre qu\u2019il à adressée à Gambetta et qui se Lermine comme suil : La douleur que j'avais d'abandonner l'armée que j'avais formée avec mon brave et ancien collègue Carré-Kérisouel, qui a cru devoir me suivre dans la retraile a été profonde; mais elle ne me fait pas oublier mes devoirs impérieux.Rentré ans la vie privée, j'ai retrouvé ma liberté politique, que j'avais aliénée complètement sous l'uniforme.En appelant mes citoyens à la défense du la patrie, j'avais con- racté charge d'âmes, aussi j'ai l\u2019honneur de vous annoncer que, dès que les évènements vont me le permettre, je ferai traduire en cou- seil de guerre les hautes administrations de la guerre et de la marine : un même coup, elles et moi, nous comparailrons à la barre du pays et aucun des documents que j'ai sous la main ne sera écarté.J'ai entre les mains les décrets el les arrêtés que vous avez signés comme ministre ; vous avez eommis l'insigne faiblesse de les laisser tous protester, et, cela, par une administration dont M.de Loverdo est le véritable chef, et qui, pour tous les yeux clairvoyants, per- sonuifie la trahison, vis-à-vis de la France non impérialiste.Il n'y a que vous quine vous en soyez pas aperçu, malgré mes averlisse- ments réilèrés et télégraphiés.e .Une lellre d\u2019Eugène Pelletan.membre du gouvernement provisoire, adressée au préfet de la Charunte Inférieure donne les nouvelles qui suivert sur la situation à Paris.La population de cette gran le cité est décidée à résister jusqu'à le derniére cartouche et la dernière bouchee de pain.Il y à des provisions pour deux mois de plus.ll y a dans la capitale trois journaux qui supportent le gouvernement, et ce sont, Le Journal des Débats, L'Opinion et le Nutional.Ce dernier est fermement résolu a remplir son programme en dépit du parti de la reaction et de la paix à tout prix.Trochu est une graude dme, Le Paris d\u2019aujourd'hui est capable de tenir en respect un million de prussiens et il n\u2019y a pas d'armée capable de s'en emparer.+ +» »+\u2014\u2014\u2014\u2014 L\u2019Impiété Parisienne, (De l'Univers, \u2014 Paris, 6 novembre 1870,) P\u2019onr alléger autant qu'il Fourrail ie fardeau de l'oisiveté militaire, si pesante durant les siéges, surtout le soir, l'aumônier du fort d\u2019Au- bervilliers avait organisé quelques exercices religieux dans l'Isgliss neuve, à SL Denis.Les nombreux soldats qui s\u2019y réunissaient chantaient des cantiques et ensuite écoutaient une exhortation propred les distraire et à tes forti- = \u2014 == fier.En présence de l\u2019ennemi et de la mort, il est bon d'entendre parler des cxigences héroïques du devoir mililaire et d'entrevoir les récompenses de la vie éternelle.Mais quelques citoyens libres de Saint-Denis, grands républicains, de ceux qui demandent que le bourgeois les habille et les nourrisse et que le soldat meure pour eux.ayant estimé gne ces conférences étaient «réaclionnaires,» ol dé- eulé qu\u2019elles cesseraient.TI n'en a pas fallu d'uvantage.Ces messieurs ont commencé par faire une perquisition das l'Eglise sans autre mandat que leur volonté avec l'assistance bénévole du muire, lvquel parait appartenir à l'école aragouine.Quelques mobiles parisiens étnient avec eux.Ils ont visité la sacristie, les confessionnaux, l\u2019église souterraine.Ils voulaient voir sans doute si les soldats n\u2019y avaient pas cache leurs armes au détriment de la patrie.Tout cela ne s'est point passé sans beaucoup d'in- sol-nce, et il a fallu qu'un mobile, engage vo- lontairs, les avertit d'ôter leurs augusles cas- queltes.Le maire leur disait: «Mes amis, pas de bruit.L'Eglise est un edifice national, respectez l'édifice.Quant aux conlèrences, je les interdis, il n\u2019y en aura plus!» Quelques observations lui furent adressées par le volon- laire qui venait de fairé décoiffer \u201c ses amis.\u201d Il revendiqua son droit d'assister aux conférences el du prier Dieu dans la seule église du pays qui soit ouverte au public ; mais un maire aragodin a bien souci «de ces raisons-là ! Sorti de l'église insultée, le maire répéla son discours à un citoyen aviné qui lui exposuit comme quoi le \u2018* part clériculveut abruur le peuple.\u201d \u201c Triste spectacle, ajoute le suldat qui nous écrit ces details ; triste speclacle que celui d'une population affiiblie au moral, cernée par l'ennemi, refusant de revenir à Die'1 qu'elle oublie et qu\u2019elle blasphème, et qui, now con.lente de ces stupidités accumulées, prétend encore interdir: aux autres le culte divin que méconnaissent sont abjection et sa folie.Voiià le grand danger.Dieu nous fustigera tant que nous ne demanderons pas miséricorde.-> La Province de Québec en Angleterre.(Du Standurd de Londres du 14 novembre.) Une intèressante publication revêtue d'un caractère officiel est sur le point d'être mise en circulation en Angl terre el dans (autres parties de l'Europe.C'est un pamphlet volumineux, concernent l\u2019emigration, et publié par ordre du gousernement de Québec, Nous sommes heureux de voir que cette province du Canada prend des mesures spéciales pour aturer Vers elle une partie du flot de l'emigru- tion de l\u2019Ancien-Mond.Les avantages qu\u2019offre celte province sont bien exposés dans ce pamphlet et confirment surabondaimnment lu teneur générale des rapports envoyés ici par les ouvriers el autr.s personnes qui ont luissé Londres et d'autres parties du Hvoyaume pour aller chercher fortune duns lu Puissance.Un rapport publié il y a quelques semaines par le Comite du Fonds \u201cEmigration Anglaise et Cotouiale, contietl une preuve évidenle du succès qu\u2019on rencoutre, à aller travailler au Canada, Le pamphlet de Quebec esl tres propre & nous faire connalire d'une maniere claire et pricise colle partie de la Puissance.La seule dilliculié sera de faire connaitre ces faits à ceux qui y sont le plus particulièrement intéresses.M.Wm.J, MeGuire qui arrive de Québec pour distribuer ce livre publié par son gouverutImenl, verra que eu n\u2019est pas une tâche très lacile de répandre ces bonues n-uvelles pari les masses de la population vuvrière, On dira peul-être pour lu cenliènie fois que le Cauaida n\u2019a pas besoin de nos pauvres, mais seulement de la classe supéricure des où riers et des pelits capitalistes.Le, gouvernement de Québec parle des «ffurts qu\u2019il fait pour Men.couragement de la colonisation, comme offrant de grands avantages pour ceux qui peuvent débarquer sur ses rivages, \u201c\u2019 saus moyens, mais en quête de travail.\u201d Il dit « qu\u2019il y a du travail pour ceux qui veulent travailler, ef le LA MINERVE HEBDOMADAIRE, travailleur ici est bien rénuméré, parce que son Lravail est en bonne demande.\u201d Qu nous dit qua la richesse et l\u2019aisance qui, en Europe, représeutent les-lubeurs de plusieurs généra- lions, sont souvent acquises par les elforts d\u2019un seul bouime qui, peut-être, s'était rendu dans le puys sans argent ou amis, et qui daus l'espace de 15, 20 à 30 années a umassé des richesses presque princières.La population du Canada augmente rapidement.En 1861, elle était de trois millions et actuellement elle atteint le clnffre de quatre millions.En 1861, la Province de Québec contenait plus d'un tiers de la population entière le la Puissance.En ce qui concerne le climat, on nous assurs que lu Canasla est la partie lu plus salubre de l'Amérique.« Eu'y a pas un Européen,\u201d dit l\u2019ecrivain, * qui après avoir deineuré ici Un an ne préfère notre ciel brillant et nos froids vivifiants aux frimats ot aux brouillards de quelques uns des plus populeux pays de l'Europe.\u201d Cet extrait lu par une journee comive il s\u2019en présente quelquefois en novembre à Londres, sembierait avoir quelque chose d'iron que.La neige parait-il, diminue annuellement au Canada, obéissant, croyons-nous, à la même loi qui rend plus rares les pluies dans ceriai- ne parlies de l'Europe.Nos amis familiers, les moineaux bravent la rigueur de I'h- ver du Canada el on les voit volelant sur les toits des maisons et les quarrés publics de Québec «au grand amusement «es habitants du pays oil ils ont été apportés.» L'été de Québec est semblable à celui de Toulouse dans ie sud de la France,et l\u2019étè de Montréal peut être comparé à celui de Marseilles, Les fièvres et Ics mala- lies si dangereuses duns plusieurs élals de l'Union Americaiue sont inconnues dans la Province de Québec, et les maux de tous gun- res sonl extrômemenit rares.\u2019 C'est un circonstance étonnanto que nous voyons se répéter en Canada la même chose qu\u2019en Europe.Ainsi nous lisons : \u201c Des familles entières écrasées sous le poids des dettes el de la misère laissent les villuges et les pa- ruisses le long du St, Laurent pour aller cher- her dans la forêt plus de confort et des jours meilleurs qu\u2019elles ne manquent jamais de trouver, si elles sont économes.\u201d C'est justement cu débouché dont nous paraissons avoir be- svin en Angleterre © \u2018unis pour l'avoir il nous faul traverser la mer.L«s'cullivateurs, niême en Cana-Ja, qui prospéreul semblent tirer profit dv la vente de leurs terres et d'aller s'élu- blir de nouveau dans la forêt.Une des raisons de ceci su trouve dit-on dars le fait que les canadiens ont des familles énormes puis- qu'il n'est pas raro de voir aulelà de quinze enfants dans la même maison el appartenant à ja mème famille C'est ainsi que le Canada | est préservé de cette agglomération de population qui est 'a cause de lant de maux saui- Laires et économiques duns les pays plus vieux.Dans ces circousiances il ny a pas lieu de redouter un excédaut do population.Les gouvernements fédéral et local votent de l'argent, nomment des agents et prennent d'autres mesures pour «ncouruger l'émigration ile l\u2019Europe au Canada, ce qui est très sage et qu'on devrail imiter plus qu\u2019on ne le fait.Un exemple tres 1cwarquat le de la faveur avec laquelle sont accuvillis les nouveaux colons est lu loi du patrimoine franc laquelle toutes les fuis qu\u2019un cn reçoit un oetroi de terre le protège coutre les dangers de l'hypothèque et contre Lout risque durant dix ans, de voir les arlicles essenlieis à son confurl et à la culture de su ferme saisis et venus.Nous voyuns aussi ici, une description des chemins à lisses de bois du Canada dont l'idée vieul de lu Norvège et à élé adoplee pratiquement daus la tuissance, il ya deux ans.Suns doute uti homme avec un petit capital,el $200 suffisent pour une famills el à meilleure chance pour s'etublir, Mais voici comment l\u2019appel est fait : \u201cQuelques limilés que sorent ses moyens, nous dirons à l'artisan el au travailleur, venezau Canada el empioyrz vos ressources d\u2019une manière intelligeuie.Enrce cliissez lu terre par votre tiuvail et vous reli.rercz un mtérél quadruple de celui que vous auriez réalisé si vous eussiez continué de de.829 meurer en Europe.Vous vivrez dans l'aisance ici et vos enfants vous béniront d'avoir eu le couragu d'être venu chercher pour eux une fortune preferable a celle que vous avez laissée derrière vous.\u201d (eux méme qui, durant les dernières années ont déserlé de l\u2019Europe et qu\u2019on représentait comme \u201c décim \u2018s par la maladie et alfaiblis pur la faim.\u201d sont, parait-il, à l'abri de l'intigence el quelques unis mêtie sont dans une condition prospere, Mainlcnant que lu vuie est ouverte, nous espés cons que les résultals seront salisfaisants, Les rapports ainsi publiég desraient être lus svi- gueusement par lous ceux ui pourraient pru- iter de leur lecture.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 a.PETITE GAZETTE, \u2014Un vieux sauvage des environs d'Otla wit dit que depuis trente sept aus il n'a pas vu les lacs aussi libres de glace.\u2014La Nilsson, cette charmante canlalrice, accompagnée de Vieuxtemps, donne un concert à Toronto.Lu prix des places est lIxé à $4 el $3.On voit qu\u2019elle ne chante pas pour les pauvres, cette bonne Christine.\u2014Jos, Caburn et Jon Mace se battront à coup de poings, le 11 avril prochain dans la province Ontario, à Une distance de pas moins de 50 el pas plus de 100 milles de Bullalo, pour le titre de Champion du moude et une bourse do 1000 piastres, \u2014L'hon.M.Carling a dit en chambre à Toronto, vendredi dernier, que pas moins do 25,000 émigrants s'étaient établis dans lu province d'Ontario durant ! année écoulée.\u2014Le Sur de New-York publie un document tendant à démontrer que le Président Grant a distribué dans sa famille plus de 461,- 950 prastres de l'argent du public, durant l'année qui vient de s\u2019écouler, \u2014Les pièces de 20 ceutins sont graduellement relirées «le la circulation par le gouvernement, el remplacées par les pièces de 25 centins.Depuis le mois dernier la circulation de ces pièces a beaucoup diminué.\u2014On compte aux Etats-Unis 11,000 manufactures de cigares en opération, \u2014Durant l\u2019année 1869 il y a eu à Chicago 658 cas du divorce, et jusqu\u2019à ce moment en 1870, 558- C'est sans doute à cause des dispositions «e celte ville pour ls divorce que les conilucleurs des trains de chemins de fer qui y passent crient «dans les chars: \u201c Chicago, dix minutes pour divorcer,\u201d \u2014On chante dans les rues de Paris uno complainte sur la chute de l\u2019Empiereur qui a pour litre : Le Sire de Fiche-Ton-Kang.\u2014 Le Daily News, de Londres, possède à Paris un correspondant trés spirituel qui lui envoie, par ballon, des croquis fort amusants.Voici sa durnière boutarte : Les chials montent ; on paie maintenant un bon chat «lix francs.Ceux qui restent de fanti- liers qu\u2019ils étaient deviennent sauvages.On \u201cdirait qu\u2019ils devinent dans les yeux de lours anciens amis des desscins meurtriers, J'ai déjeuné ce matin avec deux journalistes ; on nous a servi un zalmis de rats.C'est un plat excellent, qui tient le milieu entre un ragoùt de grenouilles ot le lapin saulé, Je servis d'abord une palte de rai à un de mes deux confrères, qui après l'avoir mange était aussi avide d'en avoir encore qu'un chien terrier.C'est si bon que bientôt on ne mangera plus du clat qu\u2019au Café Anglais.Tout ce que pourra s'offrir un homme de moyens orlinai- res, ce sera, de temps à aulre, une souris, Le déjeuner terminé, j'étais curieux de voir si sur la route le restaurateur aurait le courage d'appeler rat un rat.Il n\u2019en eut pas le courage et mit sa/mis de gibier.\u2014 NAISSANCE ~Fn cette ville, lo 15 du courant, t Danie da M.Napo.6on Babourin, Typogra;h-, nue fille.-\u2014En cette ville, dimanche le 38 coura!, la Dume de M, Louis Roy, boucher, un fils, \u2014En cette ville, le 17 couraut, ln Dame \u2018te T.C, de LorImier, Ecr, Avocat, Un fits, \u2014Au Coteau du Lac, au Manoir de Benufsu, le 16 courant, M:dame la Vicomtesse de Beaujeu, tu mis su moude un fit, M À LL 1 A GE.\u2014£n cette ville, le 15 courant, à l\u2019Év;eh\u201d, par le Révérend Ch inoîne labre, Joseph A, Foisy, Los, Avocat, de Luprairie, à Deils.los -Anne Colin, Le Docteur Hébert conduisait le marié, eù Liu sn- riée fut couduite par L.Monat, ker.DIC ILS \u2014A Montréal, le 17 courant, à l\u2019âge de 33ans 7 moiset 19 jours, ame Mary Flora Mcbouuld, épouse de L.A.Forgette, Ecuier, Notalre.\u2014Samed{ matin, le 17 dècoembre courant (1870) û la résidence de : .F.Papineau, écr, son gendre: Dame Marie-Louise Lodel, veuve de feu Anslrew Skeane McDonald, éer., à l\u2019êge de 76 ans «t 3 mois.\u2014En cette ville, hier, le 18 courant, 4 1'lge de 8 mois et 2 jours, Charles- Henri-Arthur, cuf ni de Monsieur Alplionse À.UC.LaRivière, murchand- ferronnier.\u2014A Bt, Bruno, le 15 Décembre, À l\u2019âge de 72 nus, aprôs une longue et douloureuse maladie soufferte avec résiguation, Madame Marie Riendean, épouse de M.Jusephi Jett6, anclen el respectable cultivateur.\u2014Le 19 courart, À Yamachiche, Dume Adèle Bellemare, épouse de Barthélemy Caron, écrs un des notables de In sse.Cette vertueuse Dame était sœur de MM.les curés de St.Justin et de St, Di-tace, et de M.&.Balletnare, de Montré«l.Elle n'était âgée que de 7 aus \u2014A Lanorale, le 11 du courant, À l'âge de 15 ans, et après une maladie soufferte Avec une résignation toute chrétienne, Aririenne, flile de Jean Baptiste Gulien, instituteur de cet endroit, Le nombreux concours de pertonnes qui l\u2019ac- compagnèreut À sa dernière demeure, le 18 cous rant, at-este au plus buaut degré l'eetime dont elle Juulssait.=A St.Hubert.A l\u2019Âge le 62 ans, M.Laurent Henolt, Cultivateur, père de f, B.leuoit, Eur, L'agriculture fait une perte sensible, parce qtte M.Benoit était l\u2019un des c itivateurs les plus ine telligents, et les plus utiles à lu sociétS Doué d'un jugemnent remarquablement sûr, énergique et actif, il fusait de Pagriculture wu art, tandis que les affaires publiques trouvulent toujours en lui un consetller éclairé et pratique.Mudeste, vertueux, 11 pourruitètre donné comme le modo le du cultivateur et là Paroisse deist, Hubert con- nervera longteln ps le souvenir de cot homme de bien.COMMERCE.MAIL HES MONÊTAIURIEH \u2018 Montréal, 21 Décembre 1575, L'Oy ouvert à 110}, monté à UN et fcruié de 119$ à O0.ureenbiacks ont été achiotés de 09 à IG, ef vite dus de $1 à 00 d':scompte, Change sterling de® 4 94 Change sur News York vendu 0 At} Traites d\u2019Ur de pair & descomnpte, Gros Argent.Américain 84 a6 ; Petit deSA 9 Auglus 63 Lapartidt $1.16 pur one: La MARUITAND & FLIM, \u201c'Curtiers, coin der Rues 8 Jin * ent, François-Xavier.\u2014\u2026\u2014- 14 0 - _ Hoes tes de ta Dovane posr la se maîne fint-sant te 17 Décembru 1870: Lunde.cee pION0.E5 Mardi.\u2026 1,760,06 Mereredl .8, 03.14 Jeudl.6,431.30 Veudred h,72l.%4 \u201c10.1416.78 oo 86552 BAMOUL sasescrrarornrre corres To].00000 encens scan sens LA MINERVE ILEBDUMADAIRS.MARCHE BONSECOURS Corrigé expressément pour La Mincrue, par lo Clerc du Marché.Montréal i Leic-mbre, FARINE.sb sp De Blé @ quintal.4 0814 6 IPAvoine, mis.\u2026 18 0@13 6 Blé-d\u2019Inde do .LoL Un 3) 6 Sarrasin do .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.BUW 90 GRAINS.Blé # minot 50% 00 Pois do 4 8m 4 6 Orge do 2 9% 80 Avoine # 40 1b 262 29 Sarrasin # mi 268 29 Lin do .s 7 6@ #0 Mil do 17 6&133 0 Blé-d'Iude du tus 1 6 LEGUMES, Patates ¢ poche .02 2 Fèves 5 minot.7 Ge 5 4 Ulgnons 4 tresse 9 82 0 7) LAITERIE.Ful frais # dow, nee 1 1@ 1 à Beurre frais ¢ .veer 131) 8 Beurre salé du oeeennnn.lal 0 92 O1 DIVERS, Sucre d'érable # Wb.5% 06 Miel do.8æ@ 07 Saindoux dn 9@ vi Lard frais + 100 fs.0@4 0 Bœuf do do \u2026 25 0230 Lièvres # couple.\u2026.\u2026.1 va 13 VULAILLES.Dindes @ couple.\u2026\u2026.\u2026.11 0 Æ 12 0 Dindes jeunes do ee.70@80 Olen do.6 0@ 90 Canards do.» bé à 6 Poutes du.\u2026 802888 Puulets doen.202 30 GISI EIRE, Canards snuvages,.0 62 0 0 Pieuvlers couple .\u2026 \u2026 ox ve llécassives do oe \u201c02 00 Cogs de Bruyères.00@ 0 0 Pigeons P couple .\u2026.1 va 1 8 Pordrix do \u201ca \u2026 304 36 Tourtes ® dOZ cesse 0000 Ve VU 0 BCOAHSES see ccs scene u rs» eens VO UE 000 AVIS SPECIAL.LA PERSEVERANCE COURONNNE LE SUCCES.~].a persévérance continue du Dr, Briggs dans ses efforts pour soulager l'hamanité et fournirun remède sûr pour conserver In vle et donner de la force à unsystème épuisé reçoit maintenant sa réecm- pense, Dr, Brigg\u2019s Tront & lung Henter, est un eomposé purement végétal doux et agreable duns son action, l'est palsant au godt et gacrit toutes les maladies do la gorge, du poumon, de la pode trine, du fole, ete, chasse la nintudie, puritie et enrichit le sang, donne de hit vigueurnu foi et de la satisfaction au patient, 11 est regardé comme te tucilleur remède dout un mrlade puisse febre usage.NEVRALGIE.\u2014] vor nerfs setablent
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