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Titre :
L'Union nationale
Dirigé par Médéric Lanctôt, ce journal s'oppose au projet de Confédération dans un style que le peuple comprend et apprécie.
Éditeur :
  • Montréal :Société canadienne du microfilm
Contenu spécifique :
lundi 5 décembre 1864
Genre spécifique :
  • Journaux
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Références

L'Union nationale, 1864-12-05, Collections de BAnQ.

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[" - We OE PPTs Ra \u2014 \u2014 = _ re ; eens prraa tes CR.FU PE Lo.Coe, .Montreal, 18 Rue St.-Ctabriel.L'UNION NA TON A Bew-Lundi Ss Decembre 1864.Vel.X Wo: 26 =k - à ANNONC Des arrangements trds-faciles ot à bon marché pourront ôtro faits pour Ia p'iblication des snuon- t © Edition \u2018Quotiatenne.PA vo a : \u20ac 2 IA Le 0 - - 3 ; ; : .wn à dite 9 A SE ; : ; Le Ji.\u2026 .20° SE ; | i RE \u2018 1 .\\, fase +: 18 (payable d\u2019avance par semestre).$5 00 \u201c By Ra \u201cBari, d'avance ; ., ; Per am (payable a P rès échéance p semestre 600.ces dansootte édition.; Edition Bi-Mobäomadaire.; E dition.Mobdomadutre.M TR QE : 5 rs Les frais de poste sont\u2018à la charge de l\u2019Abonné._ Pour les Etats-Unis, y compris les frais de poste On exécute « cet établissement toutes sortes d'ouvrages, tel que : Livros, Pamphlets, Cartes d'Affaires, Billots do Faire Part, ete.Des Cartes do Visite sont imprimées en quelques minutes.le tout à plus bas prix que partout _.üsqu'à ls frontière, les abonnés auront à payer : Eh aillears.Pour !Baition Quotidienne, par an.oe $s @ di i , Toutes communications qui-ne nous seront pas Pour I'Edition Hebdomadaire.240 4 | adressées franco ne seront pas reques.at 3: © diteelle.hi \"avec une nuance de tristesse que rien n\u2019effaçait, +; , Æeuilleton ae .© oto \"LEDUC DE CARLEPONT \u2018dit la main à Henri.aucun soin ne lui a manqué, tout ce que l\u2019on a char I \u2018\u2019 nez de lire, j'avais seul mission de vous tout © dire.: * musit son cceur et fit voir qu\u2019elle l'avait tendre \u201c franc, ses yeux en gardaient l\u2019empreinte.tement sur son épaule et l\u2019ombrassa.Los deux -;n0.chambre soit préparée, réprit-clle; vous \"Tout avis de discontinuation d'abonnement dovra être donné un mois d\u2019avance.pie 3.+.- » L'UNION NATIONALE .\\- \u2018DU 6 DECEMBRE 1864.- ro \u2014 .An : > r Ch - DEUXIÈME PARTIE.XVIII.| Mort! et si loin de nous, qui l\u2019aimions RE .y .Mme de 1a-Morlaie, qui pledrait at ssi, ten- \u2014Grâce à vous Monsieur, poursuivit-elle, pu- faire pour adoucir ses derniers instans, vous l'avez fait ; mon cœur vous en remercie \u2014FEh ! Madame, qui n\u2019eût agi comme nou.en pareille circonstances !.:.Mais si vous cor - yez nous devoir quelque reconnzissance pour une action si simple, M.de Carlepont, mon père, soul la mérite.\u2014 Eh bien! Monsieur, vous voudrez bien porter à M.le duo de Carlepont l\u2019expression sincère de wa gratitude, reprit Mme de la Morlaie avec une visible effort ; à présent veillez me pardonnez la glace de mon accueil et vous considérer ici comme chez vous.vous y restorez quelque temps ct nous causerons de M.de Lorgeril.Hélas! qui m'eût dit, quand Je le voyais si jeune et si gai, que lui aussi mourrait de mort violente dans un désert ! Le regard d'Henri venait de glisser du côté de Léopoldine ; l'expression de chagrin qu\u2019on voyait sur son visage lui parut adoucie.Elle souriait dans ses larmes.Le visage de Mine de la Morlaie s\u2019était détendu ; elle fit signe à son hôte de se rapprocher.\u2014 J'ai lu dans la lettre de ge malheureux Gaston, dit-elle, le nom de.l\u2019un de vos amis, le plus cher, je orois.\u2014Celui de Gilbert de Lanta.\u2014II est ici ; M.de Bléré, notre voisin, nous l\u2019a prêté.\u2014Je ne croyais pas Pontkerlé si près de Mainegry- Une douzaine de licues à peu près séparent les deux châteaux ; mais, dans ces solitudes, ce n'est rien.\u2014Et M.de Bléré, vous a-t-il rendu visite ?\u2014Une fois ou deux.Je ne suis ici que par accident.Vous n\u2019ignorez pas que notre résidence habituelle est en Touraine.Dea affaires d\u2019intérê' .mais cnrtous \u2018Io Lautr ue me rapprocher d\u2019une personne qui m'est chère, m'a conduite à Mainegry\u2026 dy ai appelé une assez nombreuse cumpagoie pour que le séjour en fût agréable à ma fille.\u2014Je m'habitue au pays, dit Léopoldine.\u2014 Gilbert, dans les occasions qu'il a eu de causer avec vous, Madame, ne vous a donc jamais parlé de M.de Lorgeril ?\u2014 Jamais, et maintenant je ne m'explique pas, ce grand silence.\u201cEl Peut-ttre a-t-il pensé qu\u2019ayant été seul de vous remettre la lettre que vous ve- \u2014 \u2014Peut-être.\u201cMme de la Morlaie ramena la conservation sur M.do Lorgeril ; elle voulut connaître par le menu toutes les particulantés qui avaient marqué leur rencontre dans la Caucase, ot demanda que tout lui fût raconté dans ses moindres détails.Le souvenir qu\u2019il avait conservé de ses bontés la toucha vivement.Elle s\u2019abandonna à la pente de l'entretien qui re- et bon et tout plein des meilleurs sentiments, \u201cMalgré son sourire, et le sien était beau ot \u2014 À mon âge, dit-elle, on regarde en arrière ; on ne remplace plus ce qui s\u2019en va, M.de Lorgeril tenait une place dans ma vic.Lo fond, chez lui, valait mieux que la surface ; il l\u2019a bien prouvé en mourant.mais il apparte- naît à oetto race d'hommes inquiets que le moindre souffle ruite.il a passé à côté du bonheur sans le Voir.De nouveau ses yeux se remplirent de larmes.\u2014 La seule chose bonne, reprit-elle, c'est u'il ne laisse pas de vide derrière lui.On sait les morts qui font dans la vie d'autrui des : trous noirs que rien ne comble plus, Sa voix avait pris des sons d\u2019une gravité profonde et plaintive.Quelque choso d'intime tressaillit en elle ; Léopoldine se pencha subi- mains de la Mme de Morlaie se nouèrent autour de son\u2018cou et lui rendant son baisor : \u2014Que Dieu l'épargne, ma fille, dit-elle.Ce fut tout, mais ce fut assez pour éveiller.la sympathie dans le cœur d\u2019Heori, I! fit un mouvement comme pour prendre la main de Mme de la Morlaie ot la porter à ses lèvres ; elle s\u2019en aperçut et la lui donnant : \u2014 J'ai pleuré devant vous, Monsieur, dit- elle, vous n\u2019étes plus un étranger pour moi.et cependant ! : Elle se tut: Henri qui ne la perdait pas des yeux, attenda t ; Léopoldine no respirait plus.Mme de la Morlaie passa un mouchoir sur son visage et 8e remettant : .: \u2014 Ma fille va donner des ordres pour qu\u2019u- ,accepterez notre-hospitalité au nom:de M; de : Lorgeri Cu «iv Henri se.leva.oh \u2014:Eh! oui, je.l'accepterai, pensa-t-il, je -.Vaccepterai pour percer ce Becret qui est\u2019 entre nous; et jo.no sortirai d'ici que -lorsque \u2018jen seral le maitre.ce 50 =! Gilbert revint dans la qu'il fit dans le salon mier p < \u2018apergut Hon- , 2inUn grand trouble parut sur sa physionomie , lution qui était dans ses habitudes : Parlé ?dit-il, .| d'élection.\u201c|Mlle de la Morlaie.la soirée, et dès le re- |; LANCTOT, BOUTHILLIER \u2019 let THOMPSON\u2014Editeurs-Proprietaires lattirant l'écart et avee cette brusque réso- \u2014 Tu as vu Mile de-la Morlaie, \u2018tu lui as \u2014Oui.4 © \u2014 Etce que tu ponsais autrefois, quand nous dormions côte'à côte dans les montagnes du Caucase, tu le penses toujours ?\u2014Toujours ; et à présent que je la connais, plus profondément encore.C'était un.amour de pressontiment, c'est aujourd'hui un amour \u2014Tu as reçu ma lettre, n'est-ce pas ?\u2014C'est ta lettre qui m'a fait partir.\u2014Alors bataille ! Les traits de Gilbert prirent nne expression de farouche opiniâtreté.: \u2014 Je t'ai dit que je l\u2019aimais , reprit-il, je l\u2019aime comme un fou ot chaque jour davauta- e.Oet amour ost passé dans mon sang.il fait partie de mon être.il ine tient.me posséde.et celle qui l'inspire, je ne la cède- rai jamais ! \u2014 Non pas bataille alors, 1époriit Henri, mais lutte loyale, ot que le plus heureux tende la main à l\u2019autre.\u2014 Ah! tu vaux mieux que moi, s\u2019écria Gilbert qui secoua la tête ; il me somble que si tu l'emportais\u2026 je te haïrais ! Il passa violemment la main sur son frout âle.° \u2014 Ah! pourquoi M.de Carlepont ne m\u2019a- t-il pas laissé dans cette lande où il m'a ramassé ! reprit-il ; le louveteau y serait mort de faim et de misère, et il n\u2019aurait pas été exposé à déchirer la main qui l\u2019a nourri.\u2014 Gilbert, que dis-tu là ?s'écria son ami.\u2014Jo dis ce que jo pense ; je me hais d\u2019être ainsi, mais il m'est impossible d\u2019être autrement, et mon plus mortel ennemi, à présent, c\u2019est toi ! \u2019 Honri voulait répondre, mais, presque aussitôt Gilbert, l'écartant de la main , s\u2019éloigna et disparut.La compagnie réunie au château de Mai- negry était nombreuso et brillante.On y voyait des fils de famille qui se partageaient les pri- viléges du nom, de la fortune, de la position.Quelques-uns, plus favorisés, les réunissaient tous.Il était clair que la plupart pensaient à La raison, qui touchait À sa fin, les engageait à plus d\u2019empressement.Chacun de ces jeunes faucons voulait emporter la proie autour de laquelle ils battaient do l'aile.Mais la chose ne paraissait point aisée ; Mme de la Morlaie ne se hâtait pas de faire un choix, et Léopoldine vivait avec une grande liberté d\u2019esprit et une rare aisance au milieu de cette cour.Pendant la nuit qui suivit leur rencontre sous le toit de Mainegry, Henri et Gilbert ne dormirent pas plus l'un ane Vonss> \u2014 ; .; Ji he: om de a pr a inn my eit ng ge gong warp 7 pa tg erin 8e + tement tt tt rt TL ee gen pr te bre 82 sous, ce qui prailve qv) on ost du sauterno | mails qui Hé Veulent\u201cfas ont - Jamais pu-ac- | * pasque-] RUT iE nuk adi ir du:déssiis d° - a bas de la ville, puis; quatd toutes les pom-| du node Harper qu a it loué \u201d chambre comme du planner L pr \"ane, sopter tre conviotion ave Bas.rr dn.pgp délégués ea! iy Jun ti ota Da poten pre ate ne = u bas de Ja ville, puis, ; rte ; $100: .737 00 ù ; nde coinaît; gont tout lexmon ayle, démandait \u2018la dissolation*de l\u2019Union, il-l'ob- men oF .-chantai ; \u20ac e y des quartiers 1.44.174 oore:Unis.\u2014\u2014Un jéuve homme }le mon a ; 445 Lu ; ee EPA SPU NET y - ÇA Mais nous proposons d\u2019allor dans lo fleuve, chantait et grésillait'au éloi és, les ee suénlent embraté les| Hotel des ge oar js 1e sfeu dans lajet dont personnd ; thd ie big + 4 ER tiendrait Leur op ae 0 bee $brag nds HE ha fontaine impériale los pouvoirs | souvenir du gril sur lequel on rapa martyr.; ons nommé W.bs dette 3500, 72 +11 Loi bret pouf l'éléction dd houvean maf.|*a déc'aration lormelte de.McDougall, dne '~ nécessaires au gouvernement central afin Des pommes de torre, costuméos et déguiséey - hôtels du centre.* Quant-aux\u2019 ajouts \u20187 daccord A\u2019 ce sujet.t s'agit simplement d'une bande de brigands, chambre n.172} eh ing letèrre\u2014 8 | tro: général des Postes doit sortir dénain.*- Hôtel de la-Nou *- 8 tro-général de J nous avons \u2018publi, il yi lquelqio, tombs] as} ig LE roobtôds Ni Québec of \u2018ari Se Ves + du crimo,'on n'est pas claration \u2018qui allait à dire que.l'un - \u201c \u2018den obtenir une mesure qui définira les pou- de toutes les façons, vous \u2018faisnient des petite :Les uhs croient qu\u2019il # voirs du, gourethoment central ot des gou- signes irrésistibles, Un thé chinois pur sa 8 ; pad \u2018Joural de alter 71 | a Ve * olde To \u201c4 t ; : pertes ont étéjiosigoifiant1\".ait un lirt on es AOL FO ST tiativés \"do-la_situstign{ootusllé p= = ! \u201d bouillonnait dans de theières à i 5 ¢ ERE ; J ; wei rhe pes \u201cis serait vornements locabix.\"! .I ans de theléres au cou gracieux, auxquels les anclennos appréhensions de M.Hôtel I tna clarforol i 108, Deu 0 be ply irs our 1 Cibo de plus i moo de io Tiel ds Bion.) Ces- \"Nous ne pouvons mieux faire ressortir les| -Autour de cette table dressée sans douse Jo * Seword ont suggéré l\u2019idée\u2019 d\u2019incendior-In villo| à signalé lo feu, don dame ot son enfan{-ne| \u2014 Le Nava and Military Gazette anon- seron hiti in loss.Jue le; possibilité de enseignements que contiennent cos passages |par quelque maître d'hôtel jadis au service NA © pour profiter de \u2018la ' confusion.- Les auires s\u2019en est fallu quuoe dame 51 © la chambre ce que lo Major général, Sir John Michael cette, solution, [ails auront\u201d entendu M:|du discours du ministre des finances qu\u2019on | d\u2019Aladin, LE } ; | uriaient des physionomies \u2018 Pajent dans cetté:affaire une conjurntion sé- fussent suffoqués par là fumée dans K.C.B., a 616 nommé comrmendant en chef alt prononcer ee Lu paysionomies de tous .+ La : pr .° dar- - ume opinion encore plus for- rappelant co que la Gazette de Montréal di- les âges et do toutes les nationalités.\u2018Tout à 5 \u201c+ cessionniste, dont les fils\u2019 seraient tenus par voisine, Perle: $150 minuit on à essayé d'in- en Capada, ; .NE ou s .silo sens de nôtre, manière:de voir 7| sait ces jours derniers.J bout ct faisant les honneurs.uveo .une grâce et ) les confédérés du Canada, sinon par ceux de condier un atau chargé de foin sur la ris | \"Hier a eu l'installation de la\u2019 plus petite °\"*, our mettons sous les yeux le texte des| Aveo une constitution analogue à celle des une politesse do bon aloi, ; trônait lo digne ca.reales ve LL opinion\u2018 répondent que Ia presse do Richmond : a depuis longtemps menacé le Nord d'incen- \u201d, dinires, on représaille des exécutions faites Richmond.Les premiers font remarquer à l'appui de leur thèse que lesséparatistes n'auraient pas commencé par brâler les hôtels, où ils savent compter beaucoup d\u2019amis, mais Jes arsenaux et les édifices publics; que des conjurés politiques s\u2019y seraient pris avec plns d'adresse, otc, eto, Les partisans de la scconde daus le Sud par Sherman et Sheridan ; qu\u2019un :grand Lôtel de la \u2018villo, bien conñu pour être patroné par ln clientèle du Sud, a seul été épargné ; que, sur quatre individus arrêtés, il s'en trouve un qui à appartenu à la bande do .Morgan et a été logé pendant un temps au \u2018fort Lafayette qu\u2019on a découvert le trésorier de cette association criminelle et trouvé en sa possession des sommes en or que n'auraient pas possédées des voleurs ordinaires ; enfin que cet exploit de bandits est lié aux incursions méditées par M.Sandeurs sur les frontières du Nord, et que les compagnons des hommes do St.Albans sont les incendiaires de New- York.: CL.On sjouto qu'un.personnago distingud, ré- oemment arrivé do Montréal, a prévenu la police, ce qui n\u2019a pas peu contribué à faire échouer le plan des conjurés.\u2018Ç Quels que soient les auteurs des tentatives auxquelles la Ville Impériale a si heurcuse- ment échappé, on ne peut que désirer leur châtiment exemplaire.Si ce gont des sôses- sionnistes, ils se flétrissent eux-mêmes et renoncent à toute compassion en chosissant un vière du Nord, au pied de Beach street.quatre heures du matin, moins infructueuse, sur au pied de Franklin street.D'après certaines informations, le chef de la bande d'incendinires est un nominé Haynes, qui avait House, et qui passe te.La police ne pense tabli uartier-général & Astor pate Tour un 8 roellent chimis- pas quo les conjurés fussent au nombre de plus de 20 ou 25., Pour nous, nous refusons de croire jusqu à preuve du contraire que les autorités confédérées nient donné lo tnot d'ordre dans cette af- pour être le résultat d\u2019un plan mûrement concerté par des hommes tant soit peu intelligents.Si ces tentatives ne sont pas l'œuvre de voleurs purs et simples, elles sont peut-être le fait d'ugo bande de ces guerrilleros qui n\u2019ont ni foi ni loi, ne reconnaissent aucun gouveer- nement, et travaillent partout pour leur propre compte.II y a de ces bandes dans lo Missou- riet le Kentucky; il peut y co avoir qui se soit donné rendez-vous à New-York Dans tous les cas, il faut remercier la providence, ui à permis que les incendies fussent partout découverts à point nommé, comme si on les avait prévus depuis longtemps, et que Jes pertes fussent partout assez légères.\u2014 Courrier des E.-U.LAMENTABLE AFFAIRE.\u2014 Hier vers les cinq heures de l'après-midi, deux détonations de pistolet mettaient en ¢moi les habitants de pareil mode et représailles, Par quelque main ue soit portée la torche, que la Georgie, la Shanandoah ou New-York soient le théâtre des incendies, leurs auteurs sont dignes de l\u2019exécration publique.Les plus belles causes s\u2019aliènent les sympathies par de pareils moyens ; et nous ne sachions pas quo personne admire les Polonais, quand ils incendient des vil- \u2018les entières en Russie.Ce genro de vengean- ve est d'ailleurs un éclatant témoignage d'im- uissance, et nous ne voyons pas comment New-York en Nammes aurait pu réédifier lo capitole de Milledgeville ct la villo de Caaton incenciés par Sherman.Duaus aucun pays les incendiaires ae sont des soldats, et si réellement des confédérés ont joué un rôlo dans la nuit de vendredi et samedi, ils ne pourront ar- Quer de cette qualité et dos ordres reçus pour + défendre.Lo général Dix a pris les mesures los plns sévères, que justifient parfaitement les circonstances.On frémit en songeant aux résultats u'auraient pu avoir les tentatives des incendiaires.La perte matérielle se serait réparée, mais celle des existences! Lo géntral Dix est persundé qu> le complot a été médité et cxé- cuté par des émissaires du Sud.On les assimilir à des espione, soumis à la loi martiale, et aussitôt qu'ils amont élé découverts et cunvaineus par une commission militaire, on les pondra sans délai.De plus, tous les réfugiés du Sud à New-York sont sommés de so faire enregis trer au quartior du gévéral Peck, n.37.i wha) aravée.SHACH \"Hinquent, ils seront traités eu espions.Les maitres d'hôtel sont tenus de déclurer.au méme quartier\u2018 les citoyens du Sud qui logent chez eux, et ils seront respon- swb'es des cousôquences de leurs omissions.Prévenus par la police et iis cn garde par les dernières tentatives, les différents maîtres d'hôtel se sont cotisés pour offrir une récom- -\u2019Hense de $3,000\u2018à qui dénoncera les conspi- * rateürs, et les diverses compagnies d'assurance doivent ajouter à ectte somme.Enfin, on a parlé do la formation d'un comité du salut publio, - mais cette mosuro'extrême, qui pour- tait devenir dangereuse à son heure, est com- plétement inutile en présence de l'attitude de a police \u201cot dos autorités civiles et militaires, Voici maintenant un court aperçu des scènes de la nuit du 25 ou 26 : Astor House.\u2014Samodi matin, on a fait une perquisition dans toutes les chambres de l\u2019hôtel, ot on a trouvé le no, 204, donnant sur Vesoy street, eaveloppé par lea flammes.On suppose que ie feu, dont on s\u2019est facilement rendu maître, avait été mis par un nommé l'extrémité ouest de la rue Craig.Ces deux détonations partaient d'une inaison de pension, tenue par une dame Clarke, et les curieux qui étaient accourus, trouvaient dans la cour de cetto maison un homme, armé d'un couteau.Une femme demeurant dans la même maison racouta aux curieux que cet homme avait tiré deux coups de pistolet sur sn femme, qui habite aussi chez Mdme.Clarke; que le premier coup, qui n\u2019était qu'à poudre, avait brûlé la main do sa femme, et que la ballo du second était allée se loger dans le mur; que la pauvre femme s'était évanouie do frayeur, et que lui, la croyant morte, s'était frappé avec un couteau.Les agents de l'autorité arrivèrent bientôt après et le conduisirent au dépôt de police, où il donna son nom: Edmond Ducondu, avocat, de St.Jean.Il fut conduit à l'hopital, car il était blessé.Cet évènement nous afflige profondément.\u2014 Un correspondant nous écrit pour nous demander une réponso catégorique à cetto question : « Pourquoi, de tous les journaux français de Montréal, ln Minerve est-elle la seule qui ne proteste pas contre l\u2019injustice crisate faite à la population de Montréal, par la compagnie du Grand-Tl'ronc, qui no veut pas consontir à transporter du bois de chauffage à un taux raisonnable ?\u201d La raison en est simple, M.Cartier est en patron do fa Minerve.EnS Céblraie faire fort à Bes propres intérêts, on malmenant le client de M.Cartier.Il est étonnant que I'on trouve encore des gens qui souticnnent l\u2019échafaudage d'intérêts, d\u2019égoïsme et d'il- libéralité, qui réduit les classes pauvres à la misère et prépare do triste jours à notre pays.Quand le peuple sera appelé à faire justice, par le moyen électoral, de ceux qui ne lui témoignent que de la froideur et de l\u2019inimitié, il faut espérer qu'il sera assez sage pour les éloigner des fonctions publiques.INSTITUT-CANADIEN-FRANÇAIS.\u2014Ordre du Jour de la séance de ce soir: lo.Discussion do la question suivante : \u201c La réélection de Lincoln est-cllo avantageuse aux Etats du Nord 1\u201d 20, Lecture des rapports,\u2014Par ordre.\u2014A.H.Larivière\u2014S.À.1.C.F.\u2014Mardi, vers 1 heure du soir, un charretier du nom de Michael Meeban, alla se ficher avec son cheval dans l'égoût qu'on oreuse en ce moment entre la rue Wolfe et Amherst.Las police intervint et après avoir sué sang et À À des deux nouvelles cloches bénies dimanche nouvelle tentative, nON dernier à l'église paroissiale.Sa comr, le bateau Merchand, doit être hisséo cette après-midi, \u2019 \"saroles de M, Galt, avec P'espoir qu\u2019 l\u2019avenir personne ne nous dira : Lo rappel de l\u2019Union est impossible : il n'y a pas d'autre alternative que l\u2019anvexion, la représentation basée sur la tions doit avoir lieu aujourd'hui même, \u2014 Le capitaino Bell, arrêté dans le Haut- Canada, , sous soupçon d\u2019avoir- pris part'aux actes de piraterie commis surle lac Erié, a reçu sa décharge bier, faute de prouve suffi- |, sante pour le mettre en accusation.Arrêté |, de suite après pour assaut et vol sur le vapeur, |, il a été écroué, et son procès sur ces accuss-|, \u2014Uno dame, qui venait de quitter le bateau |.ire.ailleurs été trop mal exécutée d\u2019Oakland, en Oslifornie, montait en hâte, dans | 76 tio P 3 faire.Ello a datlleurs 0 le wagon du chemin de for contral, au moment ait tout simplemont au rappel de I'Union, et même où il partait.Mais à peine les chevaux prenaient-ils leur élan, que la dame effarée se leva en s\u2019écriant ; \u201c Stop, stop! Mr conductor ; oh ! arrôtez une minute ; il faut que je retourne au bateau ; \u201d Lo règlemont défendait au conducteur de déférer à la prière de cette dame, le moment du départ était sonné.\u2018 Où ! but you must stop ! indeed you must! reprit la dame ; P\u2019'm off and forgetten my baby.\" C\u2019ost-à-dire : \u201c Il faut vous arrêter ; je suis sortie du bateau eu oubliant mon enfant.\u201d Devant un tel appel le réglement fut suspendu.La dame, qui n'avait pas oublié quelques menus objets lors de son premier voyage, rovint cette fois avec son nourrisson: * Oh! Mr conductor, je vous suis si obl:vée! Qu\u2019aurait dit mon mari ei j'étais rentrs& à la maison sans son potit darling 7\" FRREUB.\u2014Halfriche, ce potit prévenu min- co et maigre, vêtu d'une blouso oleus de campagnard endimanché, est là sur le banc par Fuite d\u2019une déplorable erreur qu'il a commise.\u2014Vous avez battu la femme Nenotte ?\u2014Oui, monsieur.\u2014 Vons l'avez terrassée, roulée par terie, vous l'avez inême trainée sur le pavé ?\u2014Mon Dieu! oui j'étais ivre.\u2014 Et vous croyez que c\u2019est là une excuse ?\u2014J'étais ivre ; ça m'a fait tromper.Un témoin est entendu ; c'est lo sieur Ne- notte, mécanicien, le mari de la femme battue.II faut lui rendre justice, il n'y met pas d'acharnement.Il raconte que passant seule sur un trottoir, sa femme a été soudainement et sans provocation attaquée par lo prévenu, terrassée, frappée, trainée avec une brutalité et une fureur sans exeimnplo.Depuis ce temps madame Nenotte garde ie lit.M.le président.\u2014 Vous entendez, Halfri- che ?; Le prévenu.\u2014 Eh bien, oui, que voulez- vous?je me suis trompé, je Iai prise pour ma femme.(Rires daus l'auditoire.) VENDREDI, 2?DECEMBRE 1864.Le discours de M.Galt à Sherbrooke.Cw L'UNION DES DEUX CANADAS.colts Git Ae ron Le pos au Bas Canada par le gouvernemceat \u2018impérial pour mettre fin à des difficultés entre les deux provinces.Le défaut de l\u2019acte d'Union, dit-il, était de réunir le principe fédéral et le principe unitaire ou législatif, Tout en leur donnant chacuue leur représentation, l'acte d'Union ne considère cependant qu\u2019elles n'en font qu'une, tant pour les affaires locales que pour les affaires générales.Tout alla bien, dit M.Galt, tant qu\u2019il n\u2019y eut une grande différence entre la population et la contribution des deux pro- vinees ; mais du moment que l'équilibre disparut, du moment que le Haut-Canada fut plus populeux et contribua plus au revenu commun, l\u2019entente cessa.Le Haut-Canada demanda alors la représentation basée sur la population ; mais comme cela portait atteinte au principe fédéral de l'acte d'Union, la-ré- sistarce fut forte dans lo Bas-Canada.Nous ferons à cs sujet quelques remarques fort laconiques et qui seront trouvées justes.lo.M.Galt aurait dû dire quo tant que l\u2019acte d'Union nous fut défavorable, le Haut- \u201c basée sur.la: population, dit DEpopulation ou .la confédération ! * « Puisque je parle de la représentation t, comme \u2018un des remüdes 3 la situation actuelle, je ¢ dois aussi dire qu\u2019un autre remède qui au- \u2018 rait probablement suivi, immédiatement la * confédération, aurait été'la dissolntion de \u201c l'Union entre le Haut et le Bas-Canada.\u201d a Ainsi, d'après la doctrine de M.\u2018Galt, la Mprésentation basée sur la population condui- l\u2019union fodérale de toutes les provinces nous conduirait, d'après BI.:Galt même, à l'union législative.Nous aimerions à connaître \u2018à ce sujet la penséo de ceux qui prétendent qu'il faudra accepter la confédération de orainté qu'on nous impose la représentation baséo sur la population, qui serait caïse, d\u2019après M.Galt, de la dissolution de l\u2019Union.Nous convions respectueusement messieurs les journalistes ministériels à la discussion do cette proposition si intéressante ! si importante ! ! au milieu, surtout, des rumeurs sourdes de Pcomplots ourdis pour substituer la rep.by pop.à la confédération de toutes les provinces.ON SE FATIGUE AISÉMENT DES: BONNES \u201c CHOSES, .Les ministres canadiens n'ont jamais fait plus d'éloges de l'Uvion desdeux Canadas que depuis qu'ils frappent à bras raccourcis, avec le marteau, destructif de l'esprit d\u2019innovation, sur ce lien dont il ne cessent de proclamer les heureux résultats.Contradiction évidente et qui expose ses auteurs a celte question scabreuse : \u201c Alors pourquoi brisez-vous un sys- ème que vous trouvez si beau?\u201d Constatons donc qu\u2019il somble que, d\u2019après M.Galt, l'union des deux Canadas nous a valu toute la prospérité, toutes les améliorations, ct qui plus est toute l'augmentation de notre population: les fontaines mêmes de la vie n\u2019ont cessé, toujours d\u2019après M.Galt, de couler un seu] instant, sous cette union, dont les plus grands admirateurs sont en même temps les plus grands ennemis.Encore une fois, pourquoi briser un système.que vous trouvez si parfait, si merveilleux ?SILENCB SIGNIFICATIP DE M.GALT.Si M.Galt, attribue à l\u2019acto d'union tout ce qui s\u2019est fait de bion en ce pays depujs 25 aus, il semble accoptér tacitement la responsabilité du mal qui a pu s\u2019opérer.Il ne dit mot de sa malheureuse aventure de $100,000.Chose singulière, le ministère a étédéfuit à cause d\u2019un reproche grave que l\u2019opposition lui faisait, ct nous n\u2019avons pas éuicudu Un°seul mot d'explication depuis ce temps là pour montrer au peuple que la majorité de ses représentants était dans le tort.Le ministre mime, qui était le plus sérieusement impliqué par le vote de la majneith n\u2019an souflle pas la moindre syllable! Battu parce que 1.2 \u2014-j00108 dus ee poécan.tants du peuple trouva mal, très mal, qu\u2019une somme considérable fut sortie de l\u2019échiquier, sans que l\u2019on sût.quelle bourse elle était allée grossir, le ministère répond à cette grave imputation on faisant tous ses efforts pour changer le système qui permet un si scrupuleux examen de sa conduite ! Le tministère ne pouvait choisir, pour admettre la nécessité de changements constitutionnels, de pire occasion que celle qui venait de fournir la preuve de Pefficacité du aystème actuel ! Aussi toute cette partie du discours de M.Galt semble avoir été reçue avec beaucoup de froideur par son auditoire.Quel coup de foudre pour M.Galt, si au milieu de co silence de glace qui accueillait ses.paroles, une voix-s'était bravement étlevée pour prononcer \u2018ces paroles: \u201c Que ne parlez-vous du vote par loquel vous \u201c avez été accusé de no pouvoir rendre comp- \u201c te de la somme de $100,000, qui était *« daus le coffre public, qui n\u2019y est plus,- et que \u201c personne autre que vousme pourrait -trou- \u201c ver?\u201d Etats-Unis (disait la Gazette) où les législatives locales ont la plus grande part des pouvoirs souverains, les Canadiens-français pour- raiont législater comune ils l'entendraient, tan- disque sous la confédération proposée, les Anglais du Bas-Canads n'auront pas besoin de oraindre pareil iaconvénient.~~ wn.= C'est-à-dire que los Anglais du Bas-Canada seront tout aussi puissants et que les Français du Bas-Oanada seront tout aussi impuissants, sous l'union fédérale proposée par la conférence, qu\u2019ils le seraient sous l'union législative, Et on nous dit avec une bonne foi apparente: \u201c Il vaut mieux accepter la confédération proposée, de crainto qu\u2019on nous impose la rep.bg pop.\u2019 - Les doux systèmes nous :assujettiraient au bon vouloir de nos ennemis.Mais vaut-il mieux combattre contre cent que contre vingt-cinq ?L'union fédérale proposée n\u2019est rien autre chose, au point de vue des institutions particulières du Bas-Canada, qu\u2019une extension de l'union législative actuelle.Et serait-ce une vé- aitablo fédération, une fédération américaine, dans l'opinion de tous les ésprits patriotiques en même temps que réfléchis, il faudrait encore la repousser, car, en premier lieu, toute confédération est essontiellement ot par rapport au Bas-Canada surtout, mauvaise et nullement désirable ; en socond lieu, toute confédération bonne ou mauvaise nous conduit a I'union législative.Si vous ne pouvez nous en croire, consultez Lord Darham, M.Galt oi la Gazette de Montréal.Mépério LANCTÔT.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014re \u2014 Notre confrère de l'Ere Nonvelle a répondu à la première question que nous avons ou l\u2019honneur de lui poser, que la mise en opération du chemin de fer d\u2019Arthabaska l\u2019exemptait de toute perquisition pour s'assurer si le représentant de Trois-Rivières avait ou non reçu la balance qu\u2019il réclamait du Grand Tronc.ll va sans dire, en effet, que s\u2019il ne l'avait pas reçue, le chemin de fer ne serait pas mis en opération, comme on se propose de le faire dans quelques jours.Quant à lu seconde réflexion que nous avait suggérée l\u2019article du journal patriotique de \u2018Trois-Rivières, les explicatisns do notre confrère sont de nature à satisfaire les consciences les plus rigides.« Quant à la seconde demande dit I'Ere Nouvelle, que nous fait notre confrère (concernant ses vues sur la confédération) nous devons d'abord le remercier de la délicatesse Ge son r vertissement et lui dire que les compromis sont plus loin de nous que jamais.\u201d Nous n\u2019en avons jamais douté, et nous a:- rions été peiné que notre confiance ne fût pas partagée par tous nos amis.Mépénic LANcTÔT.\u2018La Compagnie ducRichelieu LANCE DU VAPEUR QUEBEC Mad: matin, nn messager de la compagnie du Richelieu nous remottait une gracieuses = vitation de la part de son courtois agent, M.J.B.Lamère, nous priant de nous rendre le lendemain matin à bord du vapeur Trois-Ri- vières, qui devait nous transporter a Sorel, pour y être témoin de la lance d'un nouveau Vapeur que la compagnie du Richolieu allait ajouter à sa flotte déjà si considérable.La lecture de ce pli neus causa une véritable joie et nous murmurimes intérieurement un chaleureux remerciement au bon génie qui venait ainsi nous arracher.pour tout un jour à l\u2019atmosphère caractéristique d\u2019un cabinet do rédaction, ot cela pour nous mettre en présence d\u2019un spectacle vraiment grandiose : la lance d'un palais flottant.Dès six heures du matin, le lendemain, nous étions sur pied, et nous constations, avec on désappointement moitié tragique moitié comique, que l\u2019astre du jour dormait pudiquement enseveli sous des monceaux de brumes grises jetées en désordre sur ses formes séculaires.Le vieux Juif-Errant de l\u2019autre monde pitaine Duval, le souverain du bateau qui nou, portait dans ses flancs.\u2018Une conversation intime, animée ot émaillée de gais propos noyait les bruits prosaïques et ogaçants des couteaux ot des fourchettes.On engloutissait une patate entre un bon mot ot lo franc éclat de rire qu; - (enflait les joues du charitable Voisin.Comme il arrive toujonrs dans les excursions de ce genre, viogt minutes après le départ, tout le monde avait presque envio de so tutoyur et de se dire des tonaresses.Preuve irrésistible que, les hommes gagnent toujours a se connat- tre E Comme tout déjeuner \u2014 quelque bon qu'il puisse être\u2014doit avoir un terme, les estomacs rassasiés se levèrent instinctivement afin de permettre aux garçons de table de procéder au déshabillé du couvert, Pendant ce temps les uns allèrent fumer un cigare ou caresser une vieillo pipe favorite sur le pont du bateau, les autres s\u2019étondirent nonchalamment sur de- causeuses pour fairo ln sieste.Une fois cette pieuse habitude satisfaite ct ce tribut payé à la nature, les intimes se groupérent autour des tables do jeu et so lancérent, le sérieux et la gravité au front, les uns dans une partie de piquet ou d\u2019écarté, les autres dans une joûte au whist ou au dix.Dès lors, les salons prirent une tointe et une physionomie monotone, le bruit régulier et fort peu harmonieux des cartes qu'on mêlé, n\u2019étant interrompu qu\u2019à de rares intervalles, par quelques saillies plus ou moins spirituelles jetées distraitement par un joueur moins sérieux que ses compagnons.Nous ne savons vraiment pas ce qui serait advenu de tout ce monde absorbé dans.l\u2019ioté- rêt immense de cette distraction inventée pour un roi blasé, si on ne fut venu nous annoncer que nous touchions au terme de notre voyage.Un soupir de satisfaction s\u2019échappa de notre poitrine quand nous vfmes l'effet électrique produit par ces paroles magiques.En un instant l'avant du bateau fut émaillé de prunelles démesurement tendues pour apercevoir la coquette ville de Sorel, encore invisible à travers le brouillard.Elle nous apparut enfin, pleuraicheuse comme une petite fille qu\u2019on aurait refusé de prendre au sérieux, ses deux bras enlaçant dans une étroite étreiate deux amoureux qu\u2019elle trompe à la fois : l\u2019humble Richelieu et le fier St.Laurent.Pour ce jour de fête, la grande coquette avait revêtu ses plus séduisantes parures.La petite flotte Je son port, couverte de pavillons de toutes couleurs, lui faisait un gracieux diadème ; ses quais, couverts d'une foule curieuse, égayéo ça et là par de douces et charmantes figures de femme, présentaient une apparence animée et réjouie.Bien loin, sur la rive apposée, se tenait rigide et froide la silhouette du noble vapeur, cause de tout ce gala.La distance nous le fit d'abord mal juger, mais à mesuro que nous nous en approchions, une impression plus favorable faisait place à ce premier desappointe- ment.Une fois entrés dans le port nous pû- mes admirer ses formes à la fois colossales et gracieuses.L'historique de co géant et roi de notre navigation intéricure, intéressera sans doute nos lecteurs.\u2019 L'année dernière, M.J.B.Lamère, l\u2019intelligent directeur de la compagnie du Richelieu, se rendait à Glasgow, en Ecosse, pour y contracter avec la maison Barcley, Curle et Cie., Ia construction d'un nouveau navire en fer devenu indispensable à la compagnie.Il em- ortait avec lui un plan da bateau, dessiné par a célèbre maison Inglis et Cie, de New-York, d\u2019après les magnifiques vapeurs \u2018clippers qui font le service sur l'Hudson.Les innombrables pièces du nouveau vapeur, fabriquées avec le meilleur fer par les MM.Barclay, et soigneusement étiquetées, arrivaient à Sorel dans le mois de juin dernier, pour y être assemblées.Cette difficille et importante entreprise fut confiée à la maison Barclay.et Cie, de Sorel, affiliée, nous a-t-on dit, A la maison Barclay, Curle et Cie, de Glasgow.De toutes ces pièco détachées et grandes de quelques pieds seulement, on'a fait une co- lossalo coquille de 285 pieds de long, pres- \u201cHai .4 Canada le troura juste, et que nous ne pûmes i \u201cinscrire | ¢ ù EE , .\"Haines, Perte: $1,000.eau, réussit à retirer notre homme at son équi- .rol ee Qui se chargera donc d inscrire le mane |réparaît obstinément ses forces épuisées dans QU'AUSsI gracieuse et séduisante qu'une taille de \"Hôtel Belmont.\u2014 À minüit, dans la puit pge \u2014 le premier, ayant tous les dehors dun en Paré nie EN thecel furès sur le frontispice de l\u2019échafaudage | une noco de trois jours, célébrée à l'occasion du femme.a largeur ello niesure 34 pieds et la .L6tait le locataire\u2019.Perte: 3500.L'alarme a restait encore ct 8, \"de vendredi et samedi, la fuméo a commencé à s\u2019échapper de la chambra no.28.où habitait un individu du nom do -Lewis, qui s'était donné pour lieutenant dans l\u2019armée du Nord.Perte : 8100, : .Musée de Barnum.\u2014 Un pou après neuf \u201cheures, le feu à pris dans le cabinet de lecture - du Museum, quo la foule remplissait.Du phosphore et des matières inflammables avaient \u201cété Jetés sur lé parquet dans divorses pièces \u2018de \u2018l'établissement.L\u2019alarme a été grande, et plusieurs personues ont été gravement contusionnées dans la cohue qui so précipitait vers \u201cles portes.Dommage insignifiant.Hotel Lovejoy.\u2014Deux tentatives d\u2019iucen- - die ont eu lieu dans la nuit ; lo feu a pris nais- _ sauce dans la chambre n.121.La chambre Btait'occupée.par un nommé William E.War- \"xen.Parte ; $500.Un peu plus tord, on a \u201caperçu \u2018des flammes dans la chambre n.91, omme qui a pris quelques verres de trop.\u2014 Deux embaucheurs pour l\u2019armée américaine, nommés respectivement Antoine Goyet- te et George Mathurin, ont été arrêtés hier.Cette \u2018 affaire doit être instruite aujourd\u2019hui môine : les témoins sont les nommés Ed.Roy, A.Roy, et un autre dont nous ne connaissons pas le nom.\u2014 Hier soir, un cheval stationné sur la graude ruc St.Jacques, prit tout à coup le inors aux\u2019 dents et vint s'arrêter dans les vitraux de le magnifique épioerie de M.McGib- bon, brisant en éclats tout un pan de verres.\u2014Dans le.grand banquet royal de Saint Sébastien, sorvi par la maison Potel et Chabot de Paris, on avait fait défiler devant S.M.Catholique un spéciment de nos meilleurs vins de Franoe, en fait de bourgogne, de médoc, lui fit trouver l'acte d'union défavorable, il se trouva des gens assez peu soucieux des intérêts bas-canadions pour céder aux prétentions haut-canadicanes et leur accorder beaucoup plus qu\u2019ils ne demandaient.20.Le défaut de l'union des deux Canadas sera celui de la confédération que M.Galt préconise et Ini otern toute stabilité.En effet ! la conférence a voulu établir tout simplement une union législative avec une infusion du principe fédéral.Si l\u2019union des doux Canadas n\u2019a pu tenir à cause de ce défaut, M.Galt pourrait-il nous dire commont la confédération, atteinto du même vice, pourra mieux durer 1\u2014 homme qui préconiserait la confédération dans la ferme conviction que c\u2019est le meilleur système possible, et qui aurait l'intention de fôn- der une œuvrestable ; mais elle n'est nullement Cette question serait embarrassante pour an |, fédéral ?M.GALT PROUVE QUE LE SYSTÈME QU'IL PROPOSE N'EST PAS LE SYSTÈME .FÉDÉRAL, MAIS UNE UNION LÉGISLATIVE.M.Galt a dit au banquet de Toronto que pour le présent il fallait so contenter de I'union telle que proposée, et que l'union législative viendrait plus tard, À l\u2019assemblée de Fherbrooke, M, Galt à été plus circonspect à ce sujet ; il n\u2019a pas répété cette «déclaration, mais il a prouvé que le plan qu\u2019il proposait équivalait à \u2018l'union légis- lativo même.\u201c Le terme fédération, dit M.Galt, est ¥ mis en usage pour indiquer \"union proposée, \u201c parce que ce mot fédération est celui aveo \u201c lequel l\u2019esprit public est le plus familier, « Mais il ne faut pas oroire parce qu\u2019on se mariage d\u2019une do ses potites-nièces à laquello il avait enfin, dit-on, réussi à trouver un mari.Incapable de lo contrarier dans son dodo, nous primes lo parti de nous amuser et d'être gai sons lui ce jour-là.Nous empoiguâmes done un riflard, et, en compagnie d\u2019un ami, nous nous dirigéâmes vers le port.Le joli vapeur Trois-Rivières, impatient de prendre sa course, secouait sous le vent sa noire crinière et faisait des bonds fiévreux pour rompre ses amarres.Les eaux bleues da fleuve battaient et léchaient ses flancs polis ot blancs comme l'ivoire, et -retombaient en écume pour recommencer incessamment.la même lutto inutile et folle, .Enfin, la cloche du bateau jeta ses sons argentins dans l\u2019air, l'équipage readit le-mors à l'impatient coursier, et quelques secondes profondeur de a cale est de 11 pieds.Trois ponts s\u2019appuieront aur cetté charpente.de fer, dont deux auront une double rangée.de magnifiques cabines au nombre de 154.En ajoutant à co chiffre les couches- pläcées\u2019 dans lo salon des dames, on arrive à un total de 4 à 500 lits, : La force des machines du nouveau .vapeur sera un peu plus considerable que celle du Montréal, Maintenant que nous avons dit ce que sera le futur roi de notre navigation intérieure, voyons un peu comment il va faire son entrée dans son nouveau domaine.Il est midi et demi ; on entend sur la rive opposée; la-chaz- son monotone des travailleurs chargés de briser ses liens, La dernière clef vient \u2018de.voler ea éclats sous un vigoureux coup;de hacho-et le , À 1s ; dour: 8 voilà qui s\u2019avance frissonnanb.sur ea-couche erçu de barrassante pour M.Gält;qui'ne manquerait \u201c *ert du mot fédération, qu'on propose d'in- après il bondissait sur les vagues, mordant de gigantesque.A The qu'hapitait un certain J.Jones, Perte : $150.| de champagne et de sauterne, afin de donner | °° pour 22.tall, q q \u201c« i ni 1eprinoipe.- i : : boui era ee ~ Hotel St.Nicolas.\u2014A.neuf beures et de-| au roi d\u2019Espagne une idée do l\u2019exrellenco ot P2S de nous répondre : « Geral i teen rojotéo le ei po £6.sa _proue acdrée Ia plaine liquide qui \u2018bouillon- | - Le Richelieu l'attend\u2019arec impatience et le mie, lo fou a éclaté à Ja fois dans les chambres Nos 128, 129, 189 et 174.L'incendie n fait d'assez ads rivages, car les pertes, assure- ton, s'élévent & $10,000.: Hgtel Métropolitain.\u2014A dix heures, le feu peat ällumé, dans Ia chambre n.862, donnant \u201csur \u2018Broadway, et ocoupée par le nommé James Simon.Perte: $1,500.'La représentation du théâtre de Niblo, sontigu- à Phôtel, à été in- \u2018terrompue, \u2018et il a falla Pintervention du directeur pour calmer les appréhensions des spècta- de la supériorité des vins français.Mais, comme le roi ne boit guère, en fait de vins extra, que du porto, on avait placé près do - M.un flacon de Pichard-Lafaurie, l'un de nos premiers grands crus de Sauterne.Le roi d'Espagne, émerveillé de co vin, a maniferté lo désir d'en avoir.\u2014 Ce Pichard- Lafaurie était, à ce qui paraît, de 1858, une des années les mieux réussies à Sauterne.\u2014 Des ouvertures ont donc été faites au propri- étairo de Lafaurie, qui est un des spirituels \u201cJe sais parfaitement que la confédération que nous proposons d'établir ne sera qu'ane œuvre passagère.C'est même parce que j'en ai la certitude que jo dois faire tous imes-efforts .| Rour l'établir ; car l\u2019homme doit viser à la per- foction ; or In protection pour un Anglki pour un protestant comme moi, c'est l'U- Dion législativo de toutes les provinces; comme je ne puis l'obtenir sans passer par l\u2019auion fédérative que je vous propose, ,ilime faut\u2019 bien.vous imposer oolle-oi avant que \u201cUnis, le gouvernement fédéral\u2018n\u2019exerée ue *« les pouvoirs qui lui ont été délégués pic les « différents Etats, lorsque l\u2019Union'américaine \u201ca été formée.Chaque Etat est regardé \u201ccomme un pouvoir\u2019 souverain, lequel a ju « à propos de déléguer au gouvernement cen.\u201c tral le droit de décider certaines questions \u201cexpressément définies.Tous les pouvoirs \u201cindéfinis, tous les droits souveraines, repo- \u201c sent dans les gouvernements locaux.\u201d - gé s\u2019évanouissaient les uns après les autres dans nait 8ous sa fidvreuse caresse.: ' Les rives du fleuve, mornes ot.désolées comme lo ciel qui les \u2018surplombaient, fayaient derrière nous avec un vertige effrayant.Les villages et les hameaux jetés sur leurs côtes Gu orizon de brouillards opaques.Nous nous tenions sur le pont pour jouir de cette course furibonde ; un vent du nord, rendu plus furieux encore par la marche, du vaisseau, nous fouettait la bigure et lançait nos mâchoires et celles baise au front au moment où :il se penohe sur lui.Sa large poitrine vefoule amoureusement les ondes \u2018de la-coquette riviére, et bientdt il s'assied compluisamment sur son vaste sein.À le voir ainsi calme, majestueux ét positif, on dirait vraiment qu\u2019il a toujours été ainsi mol- lemeat bercé par le flot qui le porte.Mais voyez donc, on dirait \u2018qu\u2019il semble dé- ji avoir la conscience de \u2018l\u2019admiration qu'il crée autour de lui, ct qu'il tient à noùs laisser I ¢ oo.voir dans tous cas gracieux détails los riches- \u2026 eur pour \u20ac C u a : PAR M, Galt prétend ensuite que \u2018o\u2019est le\u201dprin-|de nos voisins dans un cancaj désordonné teurs et faire continuer la pidce.= colborateurs du Courrier de la Gironde, M.|J¢ Vous impose velle=là.\u201d | eipe de 1 i qui à occupé cancan lésordonné.| sos de ses contours.tae 2 Lafarge Hose Lie Li SA pris dan la Saint-Rieut-Duposy.pour l'acquisition\u201d d\u2019un|, Du reste M.'Galt a lui-même déclaré que cipe ele souveraineté des Cats quia causé Toop préoccupé par le spectacle que nous| Semblable à la jeune fille qui tremble qu'une \u201cchambre n.104, dont un nommé Richardson \u201c646 grande \u2018dans la\u2018sélle du Winter * Garden.tonneau de ce vin; mais, une seule barrique 'M.le roi d\u2019Espagne l\u2019a acquise pour la minime somme de six mille tel était son but, et quand\u2019 nous :citorons ces paroles À ce süjel, on aura plüs de.doute .que es Anglais du Bas-Canada\u201d acceptent I'upion roposde ; 10.parce qu\u2019elle est bien loin de faut conolure que suivant M.\" Galt; le Sud n'aurait pas été menacé \u2018et'forcé de\u2019se\u2019 révol- our patler au] Jeux, pour nous arracher à ces sensations d\u2019un désagréable charmant, nous restions là xveo des figures renfrognées et impossibles, et.il \u2018pe perfection ou qu\u2019un délicieux détail de :sa personne écha le soin de fire à oil de ses admirateurs, il a une.charmante pirouette qui A I its > Otel St-James \u2014On croit qu'un Mary- francs, ce qui fait Juste vingt-quatre mille vr \u2018Jandais, nommé John Schools, à mis le feu dans franes le tonneau bordelais, -.-.cu, \u201c1&:cbambre n.84, qu\u2019il'Avait louée le soirmô-| \u2018 Ceci nous remet.en mémoire le tonneau d'Y- \u201cme.Perte insignifiante.* - em de 1847, quo le, marquis do Saluces ven- \u201cHotel de la cinquième avenue.\u2014C'est là dit 20 mille francs, en 1859, au grand-duc qu\u2019ôn a trouvé, outre les matières inflamma- Constantin, frère de l\u2019empereur de Russio, \u201cbl partout découvertes, uuè boîte\u2019 de car- lors de son passage à Bordeaux.ter par les injustices du Nord ( point de vue de la sécession) si fos \u2018états n\u2019ous- sent pas été souverains ! Ce raisonnement et cette logique sont au-dessous'd\u2019ün hômimo d'é- Be fallut rien moins que,la met en relief toutes les beautés et les finesses voix grèle de la\u2019 elochette_.dadYjeÂuer.pour exiprisonnées dans sa tailles Après nous.avoir nous rendre à .nous-mômes, e£, rendre-; nos ainsi brûlé la prunelle, il nous tire une profonde physionomies\u2019 apoplectiques leur- calme et leur [révérence et s'éloigne de nous.No le dérangeons placidité habituelles.\".: pas dans \u2018sa fuite, et retourncns a bord du \u2018Trois-Rividres,: ol une surpriso .nous-a été ménagée par l\u2019aimable.gérant de.\u2018la compa- leur être défavorable ; 2o.,parce qu\u2019ils sont certains que c'est le moyen d\u2019obtemr l'union législative et d'en finir \u2018enfin; avec céttà\u2019race française rostée fidèle jusqu\u2019à présent aux\u2018traditions de la vicille mère-patrie, oy LA, DISSOLUTION DE: L'UNTION © \u2018 Puis M:Qalt montrôi corabieii il y a loin Reoueilli et à jo de la souveraineté de chaque état dana )'union nar Et de on faato conro- nance d un\u2019 excollent déjeuner quand l\u2019éstomac- pb .pes) PAY ER BG, DOE 30, care | lo 0 2 ) x A EE es EE , a américaine, A Vexistence éphéindrd qu'auront Pappell tous le \u2018entrimes: + .ope oF de de (rdbenthine.i Les On a bien raison de dire que les grands vins! : Ces \u2018esprits timides, qui\u2018ne-peurent 88 les gouvernements lôcäux dans la confédéra nouseau \u2018dans les lon hots ones de Bu anne capitaine Daval.vd ra fat A ae Le 01\" des premiers crus do Sautern sont des vins de soudre À mettre tôut-simplerient leur confaice |tion britannique.i.i | ottante: Sur dès nappes d'ano éclatante.blan- chissements de toutes soytes, depuis le cétillant- us Hôtel: Hooard-=-0u ssouptonné ui; judiyi: parton meer Pose costs prie 4 ne ie Juslege\u201d abuclus duns\u201d cause: ou dun Sipe JI: Galty'on jotant 165 Bites do cheur, était jetée ça:et là dans ;un (désordre | et, sournois cham nue jusqu'à d'ande- pare et.EEE EE EE ee eee prep oct Sys: ao emoltar Léon dc proies, ni pt hogs, sur erantmint eho pov inl qua frache dE Sur Lnrnh aient if dues es * ; , : 5 et es ; \u2026 \u2018 .Lt 3 : IRR \u201c nL! Le Lt, La 3 - At i ° .Died me 0 ma tea ae (ae Ba che abe sng dni 0.a Cm apite mel ef a Sc iY an eee ss pi 4 65 the LPO WIT Ay ad AER Pog ened sag CE À.CL tee pie . > LURI6N RARTON ke + dus ee 4 ET, ee oy 1, Lad ukdi 8° = Deédembre 188d, .entr CELL = CURE PR SON TE ES aénn mer An a \u201c a > Ye Daa Fe Jini les dafons du Îrois-Ridières, A la table d'hongetlt; présidait M.{Sinocennes, président de\u2019 1a\u2019compagnie.A ses côtés fizuruient M.John Pratt, vice- président, M.David Torrance, M.Adolphe Roy, et M.Wm, McNaughton, membres du bureau des directeurs, ot M.J.1B.' Lamère, rant.On remarquait aussi à la même table son, maire da Sorel, le Dr.Leclerc, lo colonel David, de la maison de la \u2018Trinité, la capitaiue Rudolph, le capitaine Labello, le conseiller 'MéGautras M; Fourniér, de la maison Fournier ct Cie, M.Désiré Girouard, et plusieurs autres citoyens tant de Sorel que de Montréal.M.Kittson occupuit la tête de l'autro table.Chacun prit place \u2018avec un entrain réellement remarquable, et l'instant d'après, les santés loyales d\u2019usage étaient accueillies avec l\u2019enthousiasme ordinaire.La première santé régulière qui fut ensuité proposée fut celle de M.Kittson, maire de Sorel, qui répondit par quelques paroles bien peusées, et fit d\u2019élogo do la compagnie du Rs .chelieu ou termes qui soulovdrent des applau- dissoments enthousiastes.=~ = +.À cette santé succéda celle du président de la compagnie, M.Siocennes, proposée par M.J.B.Lamère.Inutile do dire que les invités firent honneur à l'énergio et à l'esprit d\u2019entreprise de celui qui en était l\u2019objet, ot que cette santé fut enthousiasto comme celles qui _ l'avaient précédée.-: JL sauté de la maison Barclay et Cie, les constructeurs de la coque du nouveau vapeur, fut ensuite proposé par M.Sincenues, après que ce monsieur erit répondu courtoisomont à la sauté qu\u2019on venait do lui porter.M.Barclay en répondant à cette santé, dit qu\u2019il ne doutait pas qu'avant peu d'années on n\u2019aurait pas besoin du secours de l'étranger pour, fabriquer en entier des navires en fer comme celui qui venait d\u2019être lancé.à A la santé de la presse, proposée par MI, J.B.Lamèro, répondirent AIM.Barthe, de la Gazette de Sorel, M.Perry, de la Gazette de Montréal, M.McDonald, du Montreal Herald, M.Royal, de la Revue Canadienne, M.Provencher, de la Minerve, M.Génand, de l'Ordre, et le représentant do l'Union Nationale.M.W.Dorion, appelé ensuite à prendre la parole, ft un magnifique éloge de la compagnie du Richelieu.Après avoir, analysé ses progrès étonnants, il prophétisa qu'avant peu d\u2019aunées elle serait capable de rivaliser avec les plus célèbres compagnies de navigation intérieure des Etats-Unis et du vieux continent européen.En terminant, il proposa la santé de la compagnie.Cette santé fut enlevée au milieu d\u2019applaudissements chaleureux, et M.J.B.Lambre, appelé à y répondre, nous donna en quelques mots le secret de la prospérité de cette populaire compagnie.Cetto prospérité, dit-il, est assise sur la confiance que nous avons toujours cherché à nous mériter du publio.Si nous avens si bien réussi dans cette louable ambition, c\u2019est que nous avons toujours eu pour motto que la politesse était la meilleure politique et que celui qui paye a droit do s\u2019attendre en retour & être courtoisement traité par celui qui reçoit.Ses réflexions si pleines de justesse et de vérité furent vivement applaudies.M.D.Girouard fut ensuite appelé à prendre la parole ot fit à grands traits l'historique do la compagnie du Richelieu.Le manque d'espace nous ompôche de publier au long l\u2019allooution pleine d'intérêt qu\u2019il prononça à cette occasion.M.Fournier se leva ensuite pour proposer la santé des Dames.Dans une spirituelle improvisation AL.Ovide Porrault fit honneur à sa réputation d'homme galant et d\u2019admirateur du beau sexe, et: M.Joseph Daly chanta avec un goût charmant la - jolie*chauson : Bat elier, dit Lisette.Sr A cetto santé succédèrent celles des directeurs de la compagaie, proposéo par M.'T.G.Coursolles ; celle de M.J.I$.Lamère, proposée par DB.J.Daley ; celle de M.Jos.N.Beaundry; proposée par M.J.B.Lamère ;'celle du colonel David, proposée par M.Jos, :N.Beaudry, colle de M.John Young, proposée pac le colonol David ; celle du capitaine Labelle, futur capitaine du nouveau vapour Québec, proposée par M.Perry ; celles des MM.McNaughton, John Pratt et Torrance, ditecteurs de la compagnie, et erfin celle du digne capt.\u2019 Cotté, maintenant attaché à la commission du: hâvre, qui futproposéo par M, Roy.i Ces différentes santés furent reçues avec un enthousiasme croissant, et chacun y répondit avec l'éloquence du -cœur, Toutes les santés étant épuisées, on se leva d'un commun accord pour entonner le God save the \u2018Queen; -\u2018chacun faisant une partis quelconque dans ce concert improvisé.Quelques minutes plus tard nous échangions des adieux!touchants aveo les habitants de Sorel, le Trois-Rivières tournait de nouvaux sa proue vers le St Laurent et nous voguions a toute vapeur du côté de Montréal, contrarié #8 dans notre marche par une violente bourrasque Pe du sud-est.Partis a 24 heures de Sorc), nous & entrions dans le port de Montréal un peu avant ¥ huit beures, juste à temps pour courir ad\u2019 con- 3 cert do Mlle.Camille Urso.à Avant de terminer cette imparfaito esquisse J d'une exoursion qui restera toujours vivace dans M34 notre mémoirre, nous croirions manquer à no- 3} tre devoir si nous no rendions pas un hommage.YX public à \u201cM.J.B.Lamère, au capitaine Du- Ra val, au-capitaine Labelle à M.J, N.Beau- Aq dry et autred-employés de la compagnie, pour, pa) les délicatesses sans nombre qu\u2019il ont prodigué; KA à leurs hôtes dans le oours de ce voyage.ES Avec de paroils employés, la compagnie du ims Richelieu, dont la prospérité a été jusqu'ici vraiment merveilleuse, ne peut que voir ses progrès et sa popularité grandir,\u2014avenir que nous lui souhaitons dd'fond du\u2018 cœur.T.Troxeson.tr = M.Berryer en Angleterre, Nous avons annoncé, le voyage de M.Ber- ryer en \u2018Angleterre.Le barreau anglais a vou.i |u dignement fêter une des gloires du barreau # fançais, et lui a offert un grand banquet.Nous, PRE en empruntons le compté-renda à l\u2019Interna-\u2019 RM tional de Londres.his Le fauteuil était occupé par sir Roundell Palmer, qui avait à sa droite M.-Berryer, et À sa gauche lord\u2019Brougham.: Parmi;les consi- | ve, on remarquait- Je.chancelier, de l\u2019Echi- quior, M: Desmarets, bâtonnior de l\u2019ordre des: avocats\"de \u201cPärid,\" M: Phillimore, avocat \u2018dela reine, etc, etc.Cu Après les toasts à la reine et au prince de Galles, le président 'a'dit qué; pour.montrer le respect de \u2018l'assemblée pour la grande*Ta- 4 M.E.Atwater, Wilfred Dorion, R.K.Kit- |.|: Aprés le\u2019 service, ils sont rétou chait à une alliance amicale avec cette graude nation, il proposait la santé de l'empereur des Français.ho sa rds 2 A8 1 EE \u2026 Ce toast a ôté accueilli par- un: tonnerre audissements.Cia de M.- d'appl \u2018 président a ensuite dépeint la vie' , Berryer, et porté sa santé.M.Berryer a répondu en ces termes : Messieurs.- _ Vous ne croirez'quand je vous dirai que je suis profondément ému à l\u2019aspect de cotte imposante et presquo fraternelle réception.Applaudissements).Je me vois accueilli au miliou dola grande et libre Angleterre ; vous ne vous étonnerez pas qu'il y ait du trouble duns ma manière d'exprimer mes remorciements, Hier.M.l'attorney-général, jo vous félicitais et je félicitais ce grand ot noble pays de voir l\u2019at- tornoy' général, (spectacle rare pour nous) déployer un zèle aussi éclairé que sage pour seconder les associations qui ont pour objet de perfectionner la'loi.(Applaudissement).Au- jourd'hui, comme avocat, je me sens ému de vous voir parler, commo chef du barreau, au nom des avocats.Grand et beau spectacle, qui me rappello que telle étuit la coutume de mon pays quand les prooureurs-généraux et les avocats généraux s'appelaieut eux-mêmes les généraux des avocats.En me parlant au nom du barreau anglais, vous daignez me complimen-, ter sur los travaux de ma vie.J'avoue que je me sens humilié de ces compliments; je me rappelle quo ce furent les avocats anglais, ceux qui m'ont honoré de leur amitié; que ce fut lord Lyndhurst, que nous pleurons tous\u2014(Applaudissement)\u2014et cet autre grand homme qui \u2018a voulu im'initier à toutes les grandes choses de co pays\u2014co noble propagateur de tous les progrès, de toutes les institutions libérales même dans cette libre Angleterre, ce .grand homme quo je salue dans lord Brougham ! ) Ap- blaudissements.) Après cinquante ans de tra- paux, j'ai reçu de mes confrères de France un témoignage de fraternelle sympathie.Mais là Pétais au milieu des miens.J'étais soutenu par cinquante années de relations amicales.Encore une fois, j'étais auprès des miens ; mais près de vous je ne saurais dire ce quo je sons.Si, laissez-moi dire ce que j\u2019éprouve en ce moment ; il me semble que c\u2019est la voix de la postérité que j'entends tomber de vos lèvres.(Applaudissements.) Il y à une pensée plus féconde pour l'avenir qu\u2019un hommage rendu à un seul homme: il y a l'alliance des barreaux des deux nations les plus civilisés du monde.J'ai assisté à toutes les cours de justico'de votre pays, à toutes les délibérations judiciaires ; jai été frappé de la situation qu\u2019on y fait au barreau.Rien ne pouvait plus me toucher que ces entretiens familiers entre le juge ct l'avocat.Cela prouve à ce dernier l\u2019attention qui lui est accordée, et j'y vois une garantie pour le sentiment d\u2019indépendance qui doit appartenir a cette noble profession.Jo fais des vœux ardents pour que l'alliance des deux barreaux vicnne à se cimenter.(Applaudissements.) Nous ne pouvons, en France,avoir de ces réunions que la loi autorise dans\u2019ce pays ; mais nous pouvons nous mettre en cominunication les uns avec les autres, et de ces communications naîtra, je l'espère l\u2019union des intelligences.Le bureau français n\u2019a pas, comme le barreau anglais, fourni des hoimmes à tuutes les situations de la vie politique.Au milieu de nos révolutions, les hommes qui se respectent n\u2019ont pas voulu accep- tor d'emplois.Le barreau a resté l\u2019asila do ceux qui, froissés dans leurs convictions, n\u2019ont pas voulu fléchir.On compte parmi eux les plus éminents.(Applaudissoments.) Nous possédons le libre échange, mais il no faut pas qu\u2019il se borne à l\u2019échange des soicries et dos cotonadca, il'faut'que ce soit le libre échange des idées.(Applaud.) Vous pourrez trouver chez nous beaucoup de choses -bonues À prendre.Nous rencontrons chez vous des écri- Vains iustruits, éclairés; une presse puissante, que nous ne connaissons pas.Je vote pour l'alliance des deux barreaux, et je prie inon collègue do seconder mon vote.(Longs applaudissements.) Le président porte ensuite la santé de lord Brougham qui, dans réponse, so défend de comparer M.Berryer aux avocats des temps anciens et classiques, parce qu\u2019il ne peut l\u2019assimiler qu'à l\u2019Arglais Erskine, le premier avocat que le monde ait produit.Et le noble lord part de là pour établir la comparaison, entre les deux orateurs.Daus cette comparaison lord Brougham a commis un léger lapsus linguæ, en disant que M.Berryor était un des orateurs los plus distingués du Sénat fran- ais.s On a ensuite porté d'autres toasts, entre autres celui de la chambre des communes, auquel M.Gladstone à répondu en faisant un arallèle entro le barreau, qui a défendu à Pintériour les libertés de l'Angleterre, ot le parlement, qui a défendu lo principe do liberté sur tous les points du globe, Dans lc cours de son discours, le chancelier de l'Echiquier a dit également qu\u2019un des principaux motifs de cette réunion était le désir de prouver que l'union oordiale de cœur et de sentiment entre los deux grandes nations de France et d'Angleterre allait toujours en se fortifiant.L\u2019assembléo \u2018s\u2019est ensuite séparéo, après le vote d'usage do remerciements au président.\u2014 \u2014La cour d\u2019appel s'est ouverte hier matin à dix heures, ainsi que la cour des sessions tri niestrielles, sous la présidence de Son Honneur lé juge Coursol.,( * \u2014Les Ecossuis ont gaiement fêté \u2018la SL.\u2018André, mardi._ En dépit da mauvais; temps, ils.se sont formés en.proocssion à l'Institut: des \u2018Artisans ot\u2019 précédé de la bande de: Prince, sous Phabile direction de \u2018notre joune compatriote \u2018ét'artisté M.Lavallée, ils so sont rendus à Péglise- du Dr.Taylor, rue Lägauchetière, où un sermon-de circonstance leur: a été - donné.ar rnés au même institut; et\u2019s\u2019y sont \u2018dispersés., ==Les codificateurs viennent de faire distribuer Jeur septième rapport qui termine lo Code | Civil.- Il ne leur reste plus qu'à terminer le Code de PracéQüro qui est déjà très-avancé.Ainsi nous posséderons bientôt en entier cette Brande-œuvre à :laquello restera attaché le nom de\u201ciM, Morin, déjà-biglorieûx'dans notre Dee poli és.et coux de MM.Caron et ayx- Canadiens - 1 aa 1 1 IRONDATION AU beds tus, Lundi soir des ouvriers travaillaient, dans le quatrième.étage, aux tuyoux de pompe du Séminaires quand un\u2019enfant cut P'idée de faire tournor une partie du conduit principal qui s'adsptaient eb vis; aussitôt l\u2019on vit se prévipiter aveo une force \u2018térrible, un volume d\u2019eau -de\u201d\u2019quatré \u2018ou cinq joucen de diamètre.En ui instant îl y got dans a salle près d\u2019un pied d\u2019eau: Bientôt l\u2019eau s\u2019infiltra dans les voûtes, descendit au.troisième étage, puis au dernier; en altéradt'dans sa route plu- tion à laquelle appartenait l'hôté illustre, sass à leur table, ainsique Invaleur qu'elle atta- i ¢| ait pu.y, apporter remdde.\u2014Minerde.mmr mr + \u2019 - > 3 sans, efficacité, ot il s'écoula ad mains dix minutes, et plusieurs, tonnes d'eau, avant qu\u2019on + r+ \u2014Nous apprenons quo MM, Laurier\u2019 et rAréhambault avocats de cette ville viennont de \u2018s'adjoindre comme associé M.Henri Lesieur Desauluier qui fut admis à fa pratique \u2018do\u2019 Ja profession.au mois dernier.2, 1, : MM.Laurier Archambault et Desquliers ot ouvert un bureau au coin des rues St.Vin- \u2018dont et Ste Thérdce, au dessus dn bureau oo- \u2018odpd par-M.J.Duhamel.Co LP\u2019acquisition -que.viennot de fairo MM.Laurier et Archambault dana la personne de M.Desaulniors -ne permet das de douter du sucoès, toujours.assez! certain d\u2019ailleurs; dans -ils mienaoërent de lui tiror un coup de pistolet, un centre comme le nôtre surtout, des trois jeunbs débutants dans -la profession.Les talents brillants qui distinguent nos jeunes \u2018amis leur sont un goge d'avenir, car le publie saît assez apprécier le mérite pour:ne pas laisser en arrière trois des jeunes avocats los plus capables assurément qu\u2019il ait été nis en do- meure d'encourager.- ;Ç Nous nous félicitons dd \u2018sucoès.qui ' attend nécessairement ces Dfossieurs, et \u2018nous leur souhuitons une clientèle brillante et \u2018riche, car do substantiel est.devenu, paraît-il, ne des nécéssités do notre pauvre humanité.1d at me buf Hell a Sik .\u201c.\u2014 Neuf pridonnier ont, réussi a s'échapper de la prison de Belleville, dans la soirée du 30 après avoir scié les barreaux do for des fénê- Tres.Un prisonnier ayant refusé des Îes suivre, #\u2019il donnait l'alarme.La police est maintenant sur\u2018les traces des prisonniers.\u2014Je serais urieux db savoir lequel d'Adam \u2018ou d'Kve\u2014trouvant lo temps long\u2014a demandé'Je premier à l\u2019autre quolle heure il était.Uno'chose qui m'humilie profondément est de voir que le génie humain a des\u2019 miles quand la bétise humaine n'en a pas.DIALOGUB.\u2014Nous glanons le dialogue sui- vaut entre deux journaux qui occupent uno certaine position dans la prosse : \u201c \u2014Il est dispendieux d\u2019ôtre malade : Lincoln a mis un impôt sur la maladie.Il n\u2019est pas moins dispendieux do se bien porter.Lincoln à tmis un impôt sur la santé.\u201d \u2014(Journal de Louisville.) \u2018 « \u2014 Mais il reste uue consolation au Journal ; c'est qu\u2019il n'y n pas d'impdt sur le mep- songe.\u2019\u2014(Chronicle do Washington.) ¢- \u2014Cela tient & ce que le parti qui cultive le mensonge est celui qui établit les impôts.\" \u2014 Journal de Louisville.\u2019 \u2014 \u2014 Lo Rationalisme et la Confederation.Nous disions, il y a quelque te.nps, que le rationalisme ot le protestantisme accepteraient la confédération qui doit naturellement amener ls réalisation de leurs idées et de leurs es- rances communes.Marchant tous deux vers e même but, l'émancipation de la raison humaine, travaillant à établir lours doctrines sur lee ruines de l'autorité religieuse ; ils no pouvaient manquer de sc rallier à un système destiné à détruire l'influence cléricale qu'ils combattent avec tant d\u2019acharnement.Nous venons d'assister à une lcoture qui confirme nos prévisions et démontre clairement ce que le clergé peut attendre de la confédération.Cette lecturo avait lieu à l'Institut Canadien, et elle avait pour sujet : \u201c la nationalité.\u201d Si nous n'avions pas été à l\u2019Institut Canadien nous aurions été surpris des marques d'approbation données par plusieurs membres aux prinoipes proclamés par l\u2019auteur de cette leo- ture.Mais nous avons applaudi avec eux à l'idée de la reproduire sur les journaux.Nous pouvons les assurer qu\u2019ils ont \u2018tort de croire qu'aucun journal no voudra se prêter à leur désir, nous sormmes prêts à leur rendre co service ; les colonnes de notre journal leur sont ouvertes.Nous l\u2019avouons humblement, cette lecture servira mieux que nos articles la'cause que nous défendons ; elle prouvera la sincérité des motifs qui nous ongagent, à dévoiler les funestes résultats de la Confédération, au pont de vue national et religieux, puisque ce sont ces\u2018résultats même quis lont accepter par les | rationalistes.Lo Comme il serait trés long de démontrer la faussetéde tous les principes et de tous lesraison- ments qui la composent et les contradictions bizares dont elle, fourmille, nous n\u2019en donnerons aujourd'hui qu\u2019une faible idée.; Foulant aux piods les sentiments les plus nobles de la nature humaine, attaquant l\u2019ordre même établi par la Providence, le savant Jec- lureur pose en principe: yuo les peuples com- 106 les individus ne doivent avoic d'autre but que le progrès matériel, et qué les distinotions nationales s'opposant à 8e progrès, on doit chercher à les faire disparaître.C\u2019 surdité, d\u2019après lui, de prétendre que la langue et la religion constituent la nationalité d'un peuple, c\u2019est un préjugé, une chimère funeste qui entrave la marche de l'humanité vers la.perfection mais qui s'efface de jour en jour devant lo progrés de la raison humaine.Partant de ces données il condamne, il fté- trit les peuples qui, pour rester fidèles à Jours traditions nationales, aux souvenirs glorieux de leurs ancôtres, sacrifient leurs intérêts matériels et conclut en disant que les Canadicns- Français devaient s\u2019élevant au-dessus de ces \u2018préjugés vulgaires, chercher ln prospérité et le progrès dans la fusion des races de l'Amérique Britannique du Nord.Il est toujours choquant d\u2019entondre proela- mer des principes et des sentiments si flétrissants, mais quand ils partent dé la bouche d'an jeune homme, on éprouve plus de pitié que de colère.Ces sentiments ne sont point naturel dans le cœur du jeune homme, l'amour propre, le désir- de se fairo une réputation d\u2019caprit fo:t peuvent seuls les inspirer.Il est de bon ton araît-il, maintenant de se vieillir pour excuser a froideur de ses sentiments et-le scepticisme ridicule dont on aime à l\u2019entourer ;- on rougit de cette vivacité de sentiment et de oe noble enthousiarme pour lo beau et lc vrai, si naturel aux jeunes âmes que le vice ou de sordides intérêts n'ont pas desséchées.On veut parat- tre homme sérieux, homme positif à tout prix, en se dépouillanti même du plus bel apanage de ln jeunesse.Mais sachez donc, précoces vieillards, que tout s\u2019enchaîne dans l\u2019ordre moral, comme dans l\u2019ordre ybysique et politi-' ique,\u2018et\u2018qué détruire le sentiment national; c'est \u2018affaiblir'at briser le lien qui unit ontre gllér.jes familles\u2018et les sociétés.-° er .er .On aime son pays, on , A 'aitache aux glorieu- Jes traditions de ses anobtres, a la langue,:dlla.\u2018religion\u2019 ét aux meeurs qu'ils \u2018nous ont\u2019 transmises, comme le fils aiine son père, et s'attache au nom, à l'héritage qu'il lui lègue.L'honneur et la patrid\u2018et l'extension, l'ensemble de toutes les affections \u2018qui honorent Ia\u2018nature humaine, sieurs objets:de prix; des bibliothôques entières: \"On essays'à-férmer la\u2019élé\u2018de cave; méiséilé fat \u201cc\u2019est l\u2019océan où vont se perdre et se confondre.ost uno ab- | les sentiments du oœur humain.Aussi nior l'un c\u2019ost nier l\u2019autre, tant ils se touchent et s'entrelacent, brisex un anncau la chaino cst romipue et Ia société croule.Si un peuple i le droit de renoncer à la languo à lo religion do ses pères, le fils à le droit de renoncer au nom de son père, de sacrifior la famille à son égois- me.\u2018Lo citoyen qui trahit sa patrio eat aussi lâche quo celui qui trahit sa famille.L\u2019hon- nour do la patrie n\u2019étant que l'extension de tous les autres sentiments de l'âme, celui qui no lc\u2018possède pas.ne possède pas les autres et par conséquent manque de cœur.Or l\u2019amour do la patrie n'étant autre chose que l'attacho- ment i la langue, A la religion et à tous les éléments constitutifs do sa nationalité, celui qui proche lo sacrifice de ces éléments nationaux manque nécessairement d\u2019un des plus nobles attributs de la naturo humaine ct il ne dovrait pas s\u2019en vanter.Mauvais fils, miuvais père, mauvais Ghoux, mauvais citoyen, dit-on souvent, c'est naturel, on est l'un ou l\u2019autro on vertu du même principe.Æt on s\u2019en vient dire aprës cola que l'attachement d\u2019un peuple aux éléments cssentiols de sa nationalité est un préjugé, ua ohstacle au progrès de l'humanité ! Hais alors accusez en Dieu lui-même, prenez- vous en à l\u2019ordre établi par sa divine Providence.C\u2019est lui qui a mis dans tous les êtres de la création cet instinct de consorvation, qui les attache à leur existenco, or un peuple est un être moral composé d'un grand nombre d'êtres qui lui font uno existence A part qu'il cherche à consorver.Et d\u2019ailleurs comment ôser préteudre que cet attachement sacré d\u2019un peuplo À sos aftributs distinctifs est un obstu- cle au progrès universel ?Au contraire n'est-ce pas par la divorsité des ôtres de la création, par Ia différence de leura aptitudes quo s'opère ce.progrès.De même qu\u2019il n\u2019y a pas deux ôtres, deux espèces, deux genres semblable, ainsi il ne peu y avoir deux peuples semblables.Chacun\u2019 à ses attributs, ses tendances caractérisques, ot.c\u2019est cet an- fagonisme, cette juxta position d'idées et d'intérêts divers qui opère dans le champ de l'intelligence humaine ces inventions ol cos perfectionnements admirables.C'est par l'application de leurs aptitudos différentes, c'est en travaillant, chacune dans la sphére qui convient à son génie, au développement des soien- ces et des arts que ln France et l\u2019Angletorre ont élevé l\u2019Europe à un si haut degré de civilisation, Il doit en être ainsi en Amérique.Ceux qui préchent la fusion des races, ceux d\u2019entre nous qui paraïssont prêts À sacrifier nos distinctions sociales, non seulement foulent aux pieds les sentiments les plus nobles, mais encore ils se mettent en contradiction avec eux-mêmes, ils voulent la destruction d\u2019un élément essentiel de ce progrès dont ils sont les fervents adorateurs.Nous ne parlons pas que du progrès matériel, mais surtout du progrès moral et intellectuel qui imérito bien, après tout, qu'on s\u2019occupo de lui.Car, quo:- qu'en dise M.le lectureur, il y a autro chose que des intérêts purements matériels dans le monde, il y a les intérêts moraux ot intoilec- tuels, et autaut l\u2019Âme l\u2019emporte sur le corps, autant ceux-ci l'emportent sur ceux-là.Au risque de vous déplaire, nous vous dirons que Dieu 8 bien fait ce qu\u2019il a fuit, ot croyez-moi il est un peu tard, maiutenant que le monde marche depuis six mille ans, do défaire son ouvrage.Nous n\u2019aurions pas relové les errours de cette lecture dans toute autre ocirconstanco, nis nous croyons que lu majorité des membres da l\u2019Institut-Canadien partage nos opinions ot nous saura gré de les avoir exprimées.Nous espérons «que les doctrines anti-nationales ct anti-rcligieuses de quelques-uns des partisans de la confédération ouvriront des yeux à la lumière et des cœurs à la conviction.Nous publierons prochainement un article écrit aussi sous l'inspiration du rationalisme et qui offrira à l\u2019autorité religieuso une brillante perspootive dans la confédération.Puissent tous ces aver- lissements mottre les omis de leur pays sur leurs gardes ! L.O.Davin.sem Oo ~\u2014 Nous faisons les extraits suivants\u2019 des deux dermers articles du Canadier, à propos des articles du Courrier du Canada en faveur du divorce : 4 8j nous nous en étions douté, tout en relevant ce qui, dans son article sur lo divorce, uous avait justement froissé ce blessait la conscience publique dans ce qu\u2019elle a de plus délicat et de plus cher, sù susceptibilité religieuse, nous nous serions abstenu de méler un.grain do plaisantorie aux reproches que prôvoquait son incoñcovable et audacieuse argumentation.\u201d \u20183, RI * Mais nous ne saurions permettre an Courrier d\u2019éluder, & la faveur d'une querolle per- sonnello, la question principale, 'et nous de- \u20ac « « \u201c \u2018 question de publicité relativement à la:nouvelle constitution, il veut maintenant esqui- \"ver la question bien autrement importante du divorce, nous ue lui luisserons point opérer cette seconde évasion en paix comme la première, .\"Nous avons incriminé en le citant l'arti- cledu Courrier du 11.Notre confréroe nous accuse do mauvaise foi, mais comment pou- vait-il y avoir mauvaise foi loraqu\u2019en reproduisant intégralement son article, \u201cnous mettions nos lecteurs à même do corriger uotre interprétation d'après son texte, si elle était erronée:\u2019 Nous l'avons do plus acousé de chercher pour se sauver à rejetor, dans son second article, la responsabilité de _ ses opinions kétérodozes sur lo clergé.Notre confrère no s\u2019est ni rétracté ni justifié.La.preuve que cette double accusation a portéet qu'elle était juste, c'est que le Courrier.«st hors de lui-mdmé.Ce ne sont pas nos plaisäntéries seules qui l\u2019ont mis en cet état, ce sont les reproches qu\u2019il a réçus, c'est le désaveu dont il est menacé de deux â = - = sa = i) \u2018 forts.\u201d iY : , pew eee 1 \u201cCanadien s clos par co paragrapho la discussion qu\u2019il avait engagée .âvoc le Courrier du Canada au sujet du divorce: Ainsi lo Courrier n'ose ni justifier, ni ré- \u201c tracter ses opinions; sur.le divorce.la « peuren les, mainfenant de \u2018{roiser la\u2019 don.\u201cscience cätholique.et.il n\u2019& pas.le, éourag \u2018chrétien d'avouer qu'il,a été trop loin, Bil \u201cavait laissé pércer le moindre\u2019 regret, loin \u201c de l\u2019embarrasser nous l'aurions à coup.8ûr| \u201caidé à sortir du mauvais pas qu'il a fait.\u201c Mais il,n'a laissé percer quo de la: colère.\u201cIl'disait l\u2019autre jour, en lovant:les yéux au « ciel\u2019 ou en, les Baissant very) son Jivre d\u2019abon.\u2018\u2018\u2019nement; nous ne Savolis pasau Juste, wil ne: vait de zéle que pour lareligion et la patrie.ès belles déclarations :ne.prouvent rien, le premier intrigant venu én ferait, tant\u2019 qu'on i FEkdrlt, pares ue Cok soit Ad debe alolr piainte- of en = .cèmmé autabt de fleuves de\u201crivières;?tous {Une rétractation ;seule.- L ( voüdrait, prürvu que celà 5 Re Pie 0 MIRE SIL a peut Vus i \u201cnant quelque ohose;'êt cotte rétratation, ceux vons l'y ramener au risque de prolonger en- | core un peu le débat.Il.à déjà esquivé la |.souvent 60.prolongent pendabt une.p \u201c qu\u2019il protégont lo Conrrier, sous là jrôzomp- \u201c tion qui est animé de bonnes intentions ser- \u201c vies par de faibles moyens, ont droit£de l\u2019at- \u201cétendro, ont droit do l'exigor.\u201d mat pue 6m Le Conoert de Camille Urso.Le concert do mercredi soir était vraiment une des plus charmantes soirées que nous ayons eu l'occasion do passer depuis longtemps, Il serait difficile d'exprimer l'enthousiasme avec laquelle cette.grande artiste a été acoucillie par le nombreux auditoire qui som- bait l\u2019écouter avec uv vif plaisir.Madame Urso a vortuinement remporté un des plus brillants succès qu\u2019aucun artiste ait encoro obtenu, ct son séjour (trop court, hélàs!) à Montréal, nous laisse les souvenirs los plus sympathiques.11 est difficile de réunir en soi plus do modestie ct de talents.Aussi, ello exdeute avee une exquise délicatesse \u2014 son staccato ost d'une nolteté ot d\u2019uno égalitd parfuite.\u2014Dans P'exdoution du Carnaval de Venise, morcenu tant aimé à Montréal, elle s'est surpassée et toutes les grantos dii- cultés do cette composition lui semblaient faciles à rendre.Les applaudissements étaient tels qu\u2019elle a été obligée du venir le répéter.En ua mot, clle est l\u2019égale des grands artistes quo nous avons déjà entondua à Montréal, Nous aussi, nous pouvons nous glorifior d\u2019avoir nos talents dans l\u2019aimable personne de Milo Re- gnaud qui, vraiment, fait honneur à notre jeune pays.La manière habile dont elle a oxéouté l'air neerlandais, Wi o valu le bis.Son ox6- cution ost d'une expression distinguée ot très brillante, accompagnée de beaucoup de feu ot d\u2019énergio.Mile, Regnaud est non-seulomont uno excellente pianisto, mais elle a aussi parfaitement chanté In Serenade de Gounod, qui nous un démontré qu'elle possédait une fort bella voix.Nous félicitons M.Lotondal, notro excellent professeur, d'avoir formé uno si bonno élève.Du reste, elle n\u2019est pas la seule avec qui il ait cu du sucoès; nous voyons en tôte notre ami Dommnique Ducharme, M.Saucier, Mlle.Derdmeo, oto., etc, qui lui font grand honneur.Cela prouve qu\u2019il n\u2019y a pas que ceux qui voient clair qui peuvent bien en- scignor le piano.On ne peut pas en dire autant de tous ceux qui exercent le proftssoiat.M.Lavoie, comme de coutumo, s'est surpassé.Quelle maguifiquo voix que celle ou'il pos- sôde! Aussi on est toujours à so demander pourquoi un musivien doué d'un tel organe n'est pas duos le cercle où il dovrait être, ct la triste réponse dit que les éléments d\u2019enseignement pour le chaut ici sont insuffisants pour créer un artiste.Quel dommage pour nous tous, ct je répéterai avec cet individu en parlant do notre baryton, qu'il avait uno fortune dans son gosier.M.Barricelli a parfaitement rendu son moil Zhou art gone from my gaze.Lo hautbois est un instrument si ingrat, qu\u2019il faut êtro récllement artiste pour pouvoir cn tirer parti, aussi M.Barricelli réussit si bien à le faire parler, qu\u2019il semble très facile entro ses mains, Maintenant, un mot de notre confrère Gustave Swith, LI est trop bion connu ici pour qu\u2019il nous soit nécessaire d\u2019ea faire V4- loge; néanmoins, un artiste do sa capacité ne doit jamais passer inaperçu.M.G, Smitha présidé au piano comine il le fait toujours avec le cachet artistique.Plusiours persounes pensent que ln partic d'accompagnement ost facile ; détiv.upez-vous chers lecteurs, ot sachez qu\u2019accompagner est un talent tout particulier et quo ce talent n\u2019est pas donné à tout le monde.voit souvent de bons artistes dont la manière que les doux instruments n\u2019en formaient qu'un.L'apparition dus fanfares do nos chassours canadiens dans un concort est quelque chose de tout a fait nouveau.Il me semblo bon do leur donner quelques petits conseils.Je no pré- tendy pas les décourager, au contraire.II serait bien fâcheux qu'une bando ne puisse réussir ici, et je leur souhaite tout le succès qu'ils méritent ; soulement, leurs instruments pour - raient être un peu plus d'accord et les nuances dans l\u2019oxécution Fun morceau un peu moins négligées.Néanmoins, pratiquez, jeunes gons, et vous ferez honneur non-sculement au corps auquel vous appartenez, mais encore à notre belle villo de Moauréal.Enfin, le tout ensemble a été une des soirées agréables dont nous jouissons assez souvent.On dit qu\u2019à son retour de Québec, Camille Urso a l'intention de donner un autre et dermor concert.Nous l\u2019espérons tous et nous som res certain qu\u2019elle aura une salle digne do ln réputation qu\u2019eilo s'est aoquise à plus d'un titre.C.LAVALLEE.Italie.(Correspondance particulière.) Venise, 8 novembre.Les récentes nouvelles, vraics ou fausses, arrivées de Hongrie, ont.produit ici une certaine agitation.Ün inomont on a paru oublior la convention, le transfert de la capitale, les discussions au Parlement, tout co qui constituo le bagage de lu politique du jour, pour ne B\u2019occupor que de la Hongrie.On commentait aveo avidité la moindre phrase des journaux antrichiens.Jo ne puis rien vous dire de bien positif à propos do la Hoogrie, mais évidemment il doit y avoir quelque .chose, puisquo beaucoup do fevilles, lo Dalmazia, de Zara, & Tempo, de Triesto, ot méme des fouilles de Vienne se font l'écho des rumeurs qui:cireulent à ce sujet.L'agitation, à Vénise (je parlo de l'agitation sérieuse), no 86 manifeste pas comme partout.\u2018Ailleurs, la population so réunit sur un même point, parle fort, les rues.sont encombrées, tout est bruit et animation.À Venise, au contraire, point de foule ; co jour-là, la place St.-Mare est désorte ; quelques agens ou quelques étran- gors entourent seuls la musique do régiment Jans lea lagunes, los gondoliers so taisent, et] des, files: 'de- gens, silencicix descendent dos ponts 86 dirigeant vers lo quai des Esclavons.Quand \u201cles, vieux officiers autrichiens voient areille chose, ils.tournent la tôte; et rentrent dis \u2018quartiers pour y consignet Jes;troupes.ile, our consiga x he to \u2018cents poutiq cone.3 Beaucoup de cos boptiquea:soif GONE.dine Shp Lie SO ond Le: foule s'arrête de \u2018préférence.davant col- les-lk, et alors, scus prétexte; do, vendre et d'acheter, s'engagent à voix basse et en \u2018dia lecte,vénitien des gonversations, politiques qui artls faa \u2018nuit.\u201cDimanche, toile Ia \u2018population bourgeoi- ues en.plein.vent.s'y alignenf avr | Dieu.La, mit uX rangs.; cos i grand âgo, était une surdité assez, arabes de stares en, papier.aux couleurs | x; \u2018ilationnge.:* so somblait a\u2019ôtre donné\u2019 rendez-vous dévant los boutiques vraiment surobargées de lanternes veries-blanches-rouges;: couleurs d'Italie, et blanches et rouges, couleurs hongroines.Je mo suis nôlé à quelques.groupes ; la Hongrie faisait sculo le fond do la.convorsation.- Enfin, et ceci à Voniso,-est-regardé comme un siguo caractéristique, les gondoliers et les portefaix ont oossé pour un moment, les uns do rangonner los voyageurs, les autres de les Jmportuner, pour s'occuper oux aussi do la nouvelle du jour.En s'embarquant\u201csur la Piozetta, à l\u2019anglo formé par le dordier portis quo do la Zorea, l\u2019on tourno cot édifice et l'on arrive dans lo grand canal.Après une centaine de coups d\u2019avirons l'on tourne à-droi- te ot suivant uno lagune étroits et bordéo de hautos maisons, l\u2019on arrive à un carrefour formé par la jonction de plusieurs.canaux, C\u2019est une placo assez grando où pouvent tenir À peu près soixanto goudoles.,( Les seules lumières qui dissipent un peu les ténèbres do cob endroit viennent des fenêtres + mal éolairées d\u2019un cabaret borgne dont la perto s'ouvre à fleur d\u2019eau, et d\u2019uno lampe qui trem- bloto-devant uno vieille imadone ruinéo.Ce cabaret ct le club des gondoliers; les soldats autrichiens anciens à Venise n\u2019en parlent qu\u2019a- vee terreur : le fait est qu\u2019aucun d'eux n\u2019y en- tro jamais, ou n'y ratourno s\u2019il y est déjà vo- nu.Le carrefour est l\u2019ondroit des dolibérations en ploin vent.Au fur ot à mesure qu\u2019un gondolier sort du cabaret, il monte dans sa gondole ot va prendro son rang le long des murail- less; là, il s'appuie à l'avant sur sa rame, l\u2019oil au guet, l'oreille tendue, et la discussion s\u2019ou- vro en un dialecte autre quo le dialecte vénitien.Si les voilleurs des lagunes signalent une apparition suspecto, los gondoles s\u2019éloignent et se dispersent parmi les différents canaux.Mais il est rare que la polico intervienno dans ces cousiliabules nocturnes.Une réunion semblable a eu lieu dans Ia uuit de dimanche à lundi, et l\u2019on dit même, mais je n\u2019en crois rion, que des gondoliers ont voté des secours aux familles hongroises dont les chefs ont été emprisonnés.Venise est, vous le voyez, ln ville toujours originale, toujours sombre en ses allures.Les concilisbules du quai dos Esclavons ont été moins favorists de lu police ; le soir même quolques arrestations (tant est grand la force de cotto habitude chez ln polico nutrichienne) ont été opérées et d\u2019autres ont suivi ces premières lé lendemain.En résume, le situntion morale est assez ton- duc.La Hongrio fait parlor d\u2019elle et le mou- rement do l'rioul se continue.Un petit nombre d'hommes, une vingtaine, assure-t-on, tous du distriot de Bollune, ont pu rejoindre Tovaz- zi.Un patriote, ancien combattant de Veniso, le nommé Audreucer, du village de Favarrons, s'est mis à leur tête et demeure avec eux.II ost résulté de cela pour le village une occupation militaire, laquelle à député par saccager la maison d'Andreucci.La famille, qui était on fuite, a été prise ; actuellement ello est tout entière en prison ; la femme, la vieillo mère et les petits enfants y restoront sans doute comme otages jusqu\u2019à la prise du mari.Hier sont arrivés à Venise environ trente prisonniers politiques venant des cachots de Pulma Nuova, dans le Frioul, pour être jugés.Leur procès va commencerŸd'ici a peu, mais on dit quo lo public ne sera pas admis aux au- dienses.S'il no s'agissait que d'une histoire Aussi l'on d'accompagner est plus que médiocre.Li n\u2019en est pas ainsi avec notre confrère ; daus les nc- compagnements de Camille Urso, on aurait dit \u2018 hâque.dimanche soir:.Jé quai ressemble assez |'qu'àvait également que:sa douce; et pieuse- ng ee til wile.Deux \u201coù trois] dns y Lo \u2018droit, il était lang, \u2018eœur de coux qui ont ou jetant ; Baltes, Co vertu couple à eu, À lamentable cn porspoctivo, il y a dans la chasse à laquelle se livrent les Autrichiens des épisodes qui prôteraient à rire.Ces jours derniers, Andreucci et los siens furent aperçus, au sommet d\u2019une montagne, laquelle est flanquée do potites collines où sont des moulins à vent.Les Autrichiens, désespérant d'atteindre lo sommet où se trouvaient les volontaires, assoue virent leur mauvaise humeur sur les moulins ; ils enjoigniront aux meuniers d\u2019avoir à los ar- rôter ot de los laissor ainsi tant qu'il y aurait des insurgés dans In montagne.Le motif de ce ropos forcé imposé aux pauvres moulins ost qu\u2019on veut empêcher \u2018lo sin- urgés de s\u2019approvisionner do farines.dle ade Lites = Obituaires.Décédé à St.Thomas de Mewramcook, N.D.le 25 septembro, Dame Aune Robin, âgée de 99 ans, épouse de Piorre .Gauttros, et, au même lieu, lo 24 octobre, sieur Pierrg Gaut- tros, à l\u2019âge patriarcal de 10G ans, après 74 ans de maringo.Pierre Gauttros était né en 1758 dans celte partic du Nouveau-Bruswiok, connu aujourd'hui sous 10 nom do Sackville.II s0 maria à l'âge dé 32 ans à Dile Anne Robin, âgée do 25 ans, née par conséquent en 17:75.La pureté do,leur vie, leurs mœurg douces et simples étaient un gage assuré des bénédictions surabondantes dont le ciel se plut à les combler.\u201c| Huit garçons forts et robustes et trois filles \u2018| furent lo fruit dé Tour: union.Dépossédé, enco- \u2018| ro jeuno, du jen db 853 pt : en do ses pères; par la gruauté barbaro des persécuteurs de ceux de son prigi- ne, Pierre Gauttros vint s'établir sûr fes bonds d\u2019une charmante rivièré, ayant nom Petitcodiao ct dont les \u2018environs forment aujourd'hui la, plus riche et la plus populèuse partie de la paroisse do Mowrancook.Ces contrées n'étaient alors que de sombres forôts.Mais le coptage,.ne inanquaît pas au jeune Gauttros, TI avait résolu de disputer chaudement aux bêtes sauvages un petit coin pour, y jotor les bases de son hon- heur domestique.Ce fut apres avoir défriché, à graude peine, un coin de cette nouvelle terre qu'il épousa Anuo Robin qui, elle aussi, s\u2019était vuo contrainte de fuir ayec quelques mem- bros de sa famille, devant.l\u2019onnemi,, commgn.* -Cotté terre, fecondée.do.leurs et de * rare \u2018eur rude travail a toujours\u2019 suffi aux, besoins defleur.uombreuse famille, et a; 6t6 Je; témoin do\u2019 lours'doraicrs adioux, Au mois de.soptems.bre dernier, apres quelques jours de sonliranobs, la pieuse \u2018Anne: Robin expirait an milieu des plourr et des gémisements de ses enfants, \u2018et arrières petits'enfants, acettirus aupids dé son lit de douleur pour recevoir ses derniers avis.Quoiqu'âgéo de'99 aus, elle-jouissait de toutes qui joue chaque soir au pied du campanile.|ses.facultés mentales.Elles fit d\u2019une manière.\u201d touchante ses dorniers adieux au, vieux: corgpa- gnon de son long pélérinage;surcelte tesre, on l'invitant, à Je.venir, pajoiädre bientôt; dans.un monde meilleur, Ces.vœux, opt:ôté qnien- nus.Quatre semaines après, Éierres Gauttros, muni, des sacrement, de,la, Ste.Eglise, grâce dit, doucement sa bello :Amo, à: jeu.La,seulo inflrmité: qui lui fit ston prononcée.| ua jugement.de,.sa localité.\u201d omme d'un esprit éel TR alFe \u2018 concilialsur, Aussi son, souvenir ne; s\u2019efflacera jamais du\u2019 do-Je.coc-.our de voir sa cinquiême gépératio so , héritage de des yoriusud conta de ses descendants.bon vy Ns Je - Vol, 1.CT ne! Ce A tante > _ L'UNION NATIONALE-Samedi, 3 Decembre; 1864.\u201c.ENous apprenons avec.peine In mort de «Dame Marie Julio Anna Fortier, épouse de -+1tLs, Delorme, Eor; avocat, de Ia paroisse de 2zNotre-Dame de St.Hyaciothe, arrivée, mer-|ici ce matin et a de suite été conduit ou fort c'e credi, matin, subitement, des suites d\u2019une af- «3+» feotion pulmonaire.Elle n\u2019était Agde que de A ! vl : \u201c82 ans.Par ses belles qualités;\u2018elle était un des ornements de notro société, comme elle en : faisait l'édification par ses vertus.-Sa mort laisse dans le douil un époux, des jeu- \u2018nes enfants ot un grand nombre de paronts et d'amis.Lo , 2 Ses funérailles ont eu lieu ce matin sur les \"neuf heures, à l\u2019église de N.-D.de St.Hya- :.cinthe.-.: , our 3 aT + A ELa Gazette des Campagnes qui ne parle pas souvent de politique canadienne s\u2019exprimo ainsi'au sujot de l\u2019appel au peuple : * Quant à notre pays, le fait le plus mar- - quant reste toujours le projet de confédération que l'on commence déjà à appeler la Constitre- \u2018tion .C\u2019est allor un peu vite en besogne, peut- - être, sil'on a égard toujours, comme cela doit être, et comme cela à \u20act6 promis aux phases diverses que le projet doit encore subir au point de vue constitutionnel.On no voulrait pas sans doute que ceux qui d\u2019après notre constitution actuelio se disent avec raison responsables au pouple, comme étant s°s ministres, prissent sur oüx de lui faire une nouvello constitution sans son avis.Une telle tâche ne saurait être assumée ni par çux-mêmes, ni par nos mandataires actuels, qui n'ont pas été appolés, certes, pour faire une constitution nouvelle, comme tout le monde sait.\u201d*\u2019 .\u2014Une curieuse affaire est récemment arrivée au Nouveau-Brunswick.Le maire de St, Jean acquilta un individu, accusé d'avoir es- .sayé d\u2019embaucher des soldats anglais pour l\u2019armée du Nord.Il exprima aussi In pensée qno le soldat avait dévalisé l'embaucheur.Le gou- - verneur blâma le naire d'avoir fait élargir l'ac- .- cusé.Le maire répondit au ouverneur qu\u2019il n'avait rien à voir dans les Secisions qu\u2019il lui semblait bon de rendre.Le gouverneur s\u2019emporta et dit que tous les Nouveaux-Brunswic- - kois étaient des traitres ct des annexionnistes ! Le conseil de ville s\u2019assembla et passsa une résolution dans laquelle il affirma que le gou- vorneur avait calomnie et injuré la nation, Et voilà ! \u2014 Le Messager Franco Américain nous apprend que le révd N.Cyr, de Montréal, vient d\u2019être choisi comme pasteur de l\u2019église évaugéliquo française de Philadelphie, ANNALES DE LA VIE D'UNE VIEILLE FILLE.\u201415 ans.Ello brûle du désire de grandir et de fixer l'attention des hommes.\u2014 16 ans.Elle commence à se former l'idée de ce qu\u2019on nomme une passion.\u2014 17 ans.Elle parlo de l\u2019amour dans une chaumière et d\u2019une tendre affection pure de toute pensé d'intérêt.\u201418 aus, Elle rêve une douce liaison d\u2019amour avec un joli gandin qui lui a fait quelque politesse,\u201419 ans, Ello devient un pou plus di- fioile et beaucoup moins aimable, parce qu\u2019elle commence i être un peu plus fêtée \u201420 ans.Comme ello cstà peu près ce qu'on nomme la beauté à la mode, elle se oroit obli- Ré d'être beaucoup plus fière d'elle-même ct -de ses charmes.\u201421 ans.Elle croit encore plus fermement à l\u2019empire de ses beaux yeux et rêve déjà un brillant mariage.\u2014 22 ans, Elle refuse un excellent parti parce que le rétendant n'est: pas un homme tout à fait à la mode.\u201423 ans.Elle fait la coquetto avec \u2026 tous los jeunes gens.\u201424 ans.Elle s\u2019étonne de n'être pas encore mariée.\u201425 ans.Elle .devient un peu réservée dans ses manières.\u2014 86 ans.\u2018Elle commence à penser qu\u2019on peut \u2026 - À la rigueur se passer d\u2019une grande fortune.\u2014 27 aus.Elle préfère la sobiêté des hommes .raisonnables aux charmes de la coquette-ic.\u201428 ans.Ello se borne à faire des vœux pour une modeste union avec uno honnête aisance, \u2014\u201429 ans.Elle perd peu à peu l'espoir d\u2019en- \u2018trer dans la vie conjugale \u201430 ans.Elle commence à craindre pour elle le nom de vieille fille \u2014 31 ans.Elle redouble de petits soins |\" pour sa toilette.\u201432 ans.Elle affecte un &.profond dédain pour le.bal et ee plaint du mal won a 4 trouver de bons dansours.\u2014 33 ans.êlle s\u2019étonne quo les hommes puissent laisser là une femme raisonnable pour aller papillonner autour d\u2019une petite poupée.\u201434 ans.Elle affecte la meilleure et la plus joyeuse humour \u2018du monde dans sa conversation avec les hom- / me\u201435 ans.Elle devient jalouse de toutes les femmes qu\u2019on loue devant elle.\u201436 ans.Elle se \u2018brouille avec sa meilleure amie, parco que celle-ci vient do se marior.\u201437 ans.Élle se trouve un peu isolée dans le monde.-==38 ans.Ello aime a parler de celles de - Bes amies qui ont fait co mauvais mariages, ot «leurs 33 tion.- he infortunes lui donnent un pou de consola- \u201489 nus.\u2018 Sa mauvaise humour rodou- hve \u2018 ans.\u2019 \"Elle dovient envicuse et in- -\"trigante, deux verlus quine font ordinairement \u201cr que croître dé' jour én\u201cjour.\u201441 ans.Comme .+ \u201celle est Fiche, \u201cil \u2019lui resto encoro l'espoir I vi .d'attirer à elle quelque bel adolescent qui \" (tm\u2019aurait pas do fortune.\u201442 ans.Cetto os- Bois même est degu; elle commence alors à *\u201cdéclamer contre un sexe orgueilloux et perfi- -de\u2014 43 aus.\u201c Elle prond goût aux cartes et * A'ls'-médisance.\u2014 44 ans, Elle se montro - tres sévère pour les mœurs de son tems.\u2014#5 \u2018ans.Ello se prend d\u2019une passion subite pour \u201cun beau lioutenant a domi-sole qui est presque .*\u201cSoh\"nevéu.\u201446 ans.L'abandon et le maria- jen date du28, \".ge de ce nouveau favori Ia mottent en fureur.\u2014 «\"&7 ans, Elle commence à désespérer de son |.\u201c\u2018\u2019avenir et à \u2018prendro du tabao.\u201448 ans.Tou- - tes\u2018ses'äffeétions se concentrent sur une deini- - douzaine \u201cde chiens ot de chats \u2014 49 ans.\u201cElle prend avec elle une pauvre parente pour * \u2018soigner sa ménagerie et supporter lo poids do \"sn mauvaise humeur.\u201450 ans.Elle ge retire l-tout'à fait du monde et meurt quelques annéos \u201c-plns tard, sans être regrettée de personne, pas «* mênie des collatéraux auxquels elle laisse à * partager une assez jolie fortune.Copa se [ Tn - \u2014\u2014 \u201cTELEGRAPHIE GENERALE.-.Hahfax, 80\u2014Le vapeur Delta est arrivé \u201cie 0a matin avec des nouvelles de la Bermude +7 Ligs courours' de blocus Armstrong \u2018et Tales- \u201cman y étaient arrivés le premier avec 750 * balles de coton, et le\u2019 second \u2018:avoë 450.\u2018Le # Chiekamauga avait eu maille à, partir aveo la: \u201cflotte du blocus, mais \"il avait rénssi à \u2018entrer ait à 6 à prendre une\u2019 cargaison de :- coton\u2019pour\u2019 la'Bérmoüdé,\"#-\"0
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