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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-02-19, Collections de BAnQ.

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[" Michel David aborde un tabou universitaue Page a 3 Hommage aux derniers disparus du rock\u2019n\u2019roll Page B 7 www.ledevoir.corn ^ LE DEVOIR Vol.C I V N\u201c 3 5 LE DEVOIR, LE MARDI 19 EEVRIER 2013 1,09 $ + TAXES = 1,25 PÉTROLE DES SABLES BITUMINEUX Marois ouverte à l\u2019idée d\u2019un nouvel oléoduc Des centaines de milliers de barils de pétrole pourraient traverser le Québec chaque jour vers le Nouveau-Brunswick ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement Marois démontre encore une fois son ouverture au pétrole albertain.La première ministre a convenu lundi de mettre sur pied un groupe de travail avec le Nouveau-Brunswick afin d\u2019étudier un projet d\u2019oléoduc qui ferait passer quotidiennement des centaines de milliers de barils de pétrole tirés des sables bitumineux en sol québécois afin d\u2019alimenter une raffinerie située dans la province de l\u2019Atlantique.«Aujourd\u2019hui, le premier ministre du Nouveau-Brunswick m\u2019a présenté un projet de construction d\u2019un oléoduc.Il nous faut cependant obtenir davantage d\u2019information et d\u2019analyses afin de nous assurer que toutes les questions techniques, environnementales et économiques de ce projet répondent aux intérêts des Québécois.Nous avons convenu de former un groupe de travail à ce sujet», a déclaré Pauline Marois dans un communiqué diffusé après une rencontre à Montréal avec son homologue du Nouveau-Brunswick, David AIward.«J\u2019attends avec impatience les renseignements qui seront recueillis par le groupe de travail pour nous aider à mieux comprendre l\u2019étendue de cette importante possibilité de stimuler la création d\u2019emplois et l\u2019innovation dans notre secteur des ressources naturelles», a ajouté M.AI- C\u2019est l\u2019entreprise albertaine TransCanada, maître d\u2019œuvre du projet controversé Keystone XL, qui pilote cet ambitieux projet VOIR PAGE A 8 : OLEODUC Aujourd\u2019hui Le Monde > La Commission d\u2019enquête de i\u2019ONU sur ia Syrie demande que la Cour pénale internationale enquête sur les crimes de guerre.Page B 5 Société > La chronique de Fabien Degiise : Ne pas croire tout ce qu\u2019on ne lit pas.Page A 4 Économie > Le marché des condominiums est sur le point d\u2019être saturé, prévient le Mouvement Desjardins.Page B1 7\t______ __________ - Avis légaux.Décès Météo Mots croisés Petites annonces Sudoku.B2 B6 B5 B8 B6 B3 I JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le fondateur de Mivela Construction, Nicolo Milioto, accompagné d\u2019une de ses filles, est allé témoigner devant la commission Charbonneau lundi.Commission Charbonneau Un autre témoin-clé récalcitrant L\u2019ancien entrepreneur Nicolo Milioto dit qu\u2019il remettait de l\u2019argent au parrain de la mafia Nick Rizzuto sans poser de questions BRIAN MYLES Dépeint comme l\u2019intermédiaire des entrepreneurs auprès de la mafia, Nicolo Milioto a banalisé ses liens d\u2019affaires et d\u2019amitié avec le défunt parrain Nick Rizzuto, en plus de fournir des explications abracadabrantes sur ses paiements en argent comp- tant aux membres du clan.M.Milioto n\u2019a pas mis de temps à se positionner comme un témoin récalcitrant à la commission Charbonneau.L\u2019ex-président de Mivela Construction, surnommé «M.Trottoir» pour la mainmise qu\u2019il exerçait sur ce type de contrats à Montréal, entend poursuivre dans la voie tracée par son prédécesseur à la barre des té- moins, Giuseppe Borsellino, dont le contre-interrogatoire a pris fin lundi sur ses liens d\u2019amitié avec l\u2019ex-ministre libéral Jaques Dupuis et Frank Zampino.Une phrase résume à merveille son état d\u2019esprit: «Je me souviens pas des noms, je suis pas VOIR PAGE A 8 : MILIOTO JACQUES NADEAU LE DEVOIR « C\u2019est important que les jeunes comprennent qu\u2019il faut s\u2019organiser au-delà des barrières raciales et nationales», a dit la militante Angela Davis, qui était de passage à Montréal lundi.Angela Davis dénonce le « racisme structurel » des États-Unis La militante américaine Angela Davis était à Montréal lundi dans le cadre du Mois de l\u2019histoire des Noirs.En marge de la conférence qu\u2019elle y prononçait, elle a expliqué qu\u2019il restait encore beaucoup à faire pour soutenir la cause des Noirs américains.CAROLINE MONTPETIT La militante pour les droits de la personne Angela Davis croit que, même si l\u2019élection çle Barack Obama à la présidence des Etats-Unis indique un progrès certain pour la cause des Noirs américains, le ra- cisme structurel envers les Noirs est plus présent que jamais dans la société américaine.«L\u2019exemple le plus dramatique de ce racisme structurel, c\u2019est qu\u2019il y a plus d\u2019hommes noirs en prison aujourd\u2019hui qu\u2019il n\u2019y avait d\u2019esclaves sous le régime esclavagiste en 1850.Sur les 2,5 millions de prisonniers des Etats-Unis, plus d\u2019un million sont des Noirs.Le racisme structurel se manifeste aussi en éducation.Qui projîte du privilège d\u2019être éduqué ?Qui va à l\u2019université et qui va en prison ?», demande-t-elle.Angela Davis était assistante professeure de philosophie à l\u2019université de Californie et proche du mouvement des Black Panthers, VOIR PAGE A 8 : DAVIS Fonte des glaces Le danger d\u2019une exploitation précipitée menace la région arctique Sérieux avertissement lancé par le Programme des Nations unies pour l\u2019environnement ALEXANDRE SHIELDS Le Programme des Nations unies pour l\u2019environnement lance un sérieux avertissement à la communauté internationale : la fonte accélérée des glaces de l\u2019Arctique rend de plus en plus probable une exploitation précipitée des immenses ressources énergétiques fossiles dans cetfe région du monde.Le problème, c\u2019est que les Etats impliqués semblent obnubilés par les retombées économiques qui pourraient en découler, au point d\u2019omettre d\u2019étudier les impacts à long terme de cette industrie.«Ce que nous voyons, c\u2019est que la fonte des glaces encourage une ruée vers les ressources en combustibles fossiles qui précisément, et en premier lieu, ont provoqué la fonte», a souligné lundi le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l\u2019environnement (PNUE), Achim Steiner, au moment de rendre public le bilan annuel de l\u2019organisme.Rapport après rapport, on constate en effet le recul du couvert de glace dans cette région autrefois quasi inaccessible.Le phénomène est tel qu\u2019à l\u2019été 2012, l\u2019étendue de la banquise arctique a été la plus faible jamais mesurée, tombant sous le précédent record de 2007.En fait, la couverture observée l\u2019an dernier était 50% inférieure à la moyenne des années 1980 et 1990.«Durant les cinq dernières années, les glaces de l\u2019Arctique ont fondu plus rapidement VOIR PAGE A 8 : ARCTIQUE 77831302830008 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 19 EEVRIER 20IS ACTUALITES VILLE DE QUEBEC Taxes commerciales : le maire Régis Labeaume est forcé de reculer ISABELLE PORTER à Québec Confronté à la grogne des petits entrepreneurs de Québec, le maire Régis Labeaume a décidé de réviser l\u2019ensemble des 5300 comptes de taxes du secteur commercial.Lundi après-midi, le maire a annoncé que, d\u2019ici à la fin mars, les propriétaires commerciaux recevraient un nouveau compte de taxes.«J\u2019ai passé des journées difficiles depuis une semaine.J\u2019ai trouvé ça extrêmement compliqué ce dos-sier-là, a-t-il dit.Les gens sont en colère, et ils ont raison.» Depuis le début de l\u2019année, de nombreux propriétaires d\u2019entreprises de Québec se sont mobilisés pour dénoncer les hausses de taxes de 2,9% et l\u2019augmentation élevée découlant de la dernière évaluation municipale.Certains font face à des augmentations de valeur allant jusqu\u2019à 250%, l\u2019équivalent de plusieurs milliers de dollars de frais de taxes par an.Lundi, ils menaçaient de manifester à l\u2019occasion du conseil municipal.Le maire a convoqué les médias pour dévoiler un compromis trois heures avant.\\ A la Robin des bois Après avoir martelé la semaine dernière qu\u2019il ne pouvait rien faire et n\u2019avait pas de contrôle sur l\u2019évaluation foncière, M.Labeaume a annoncé qu\u2019il avait trouvé une façon de réduire le fardeau des plus taxés des propriétaires commerciaux.«On taxe surtout des gens qui ne devraient pas l\u2019être.Ça peut causer des pertes d\u2019emplois.Ça n\u2019a pas de bon sens», a-t-il dit.Selon lui, la situation actuelle est «inéquitable» parce que les propriétaires de bâtiments mixtes et ceux des parcs industriels sont lourdement taxés alors que les grands propriétaires du secteur hôtelier, par exemple, ont eu droit cette année à des baisses notables.11 se prévaut donc des articles 2.53 et 2.54 de la Loi sur la fiscalité municipale pour imposer non pas un, mais trois taux de taxation.Dès lors, ceux qu\u2019il appelle les «gros» propriétaires verront leur facture augmenter et les «petits» verront la leur diminuer.«C\u2019est une formule à la Robin des bois», a-t-il ajouté Scepticisme Cette solution, a-t-il dit, est toutefois temporaire et la Ville n\u2019était pas en mesure de dire lundi exactement quels taux seraient appliqués.En attendant que cela se précise, il a demandé aux propriétaires de faire leur premier versement.L\u2019annonce a été accueilli^ avec un certain scepticisme.À 418;643.2158 Le Devoir inaugure ainsi une série de débats publics à Québec et\t\t à Montréal intitulée LE DEVOIR DE DÉBATTRE en lien avec des\t\tLe Devoir questions qui ont été traitées dans les pages «Idées», «Philo»\t\t et «Science» du quotidien.Trois invités échangent pendant une\t\tLibre de penser heure.S\u2019ajouteront 30 minutes de questions du public.\tQuébec H ra\t PEDRO RUIZ LE DEVOIR Caroline Martin, devant Toeuvre de Tartiste Jim Dine L\u2019art pour vaincre l\u2019intimidation Le MBAM joint ses efforts à ceux de la Fondation Jasmin-Roy ISABELLE PARE Le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) et la Pondation Jasmin-Roy ont annoncé lundi la création d\u2019un partenariat pour lutter contre le terrible fléau de l\u2019intimidation, qui touche des milliers d\u2019enfants de tous âges et de tous milieux.Dès l\u2019automne prochain, l\u2019art se mettra au service des écoles du Québec par l\u2019entremise d\u2019affiches et de la découverte d\u2019œuvres porteuses de sens.«Au-delà des formes, l\u2019art véhicule des valeurs qui nous inspirent.Nous utilisons nos oeuvres pour dire qu\u2019elles soutiennent des messages encore plus forts», a soutenu hier Nathalie Bondil, directrice du MBAM.Concrètement, cette alliance se concrétisera par l\u2019envoi dans 3000 écoles d\u2019une affiche arborant l\u2019œuvre Cœur dit Après le Déluge, de l\u2019artiste américain Jim Dine.Dès la rentrée, le musée créera aussi un parcours intitulé « L\u2019Art d\u2019être humain », qui fera découvrir aux jeunes des œuvres de la collection permanente à travers différents enjeux sociaux et culturels, dont celui de l\u2019intimidation.Bronze bleu Caroline, une jeune victime d\u2019intimidation, est venue confier comment l\u2019art lui avait permis de survivre à des années de violence et de retrouver confiance en ses propres moyens.Souf fre-douleur de ses collègues de classe, elle subit dès cjix ans, la violence verbale de ses collègues.À l\u2019école secondaire, Caroline encaisse les jambettes, les bousculades.«Je dessinais dans tous mes cahiers des visages de filles.J\u2019ai continué au secondaire à recopier des images de bédés, de mangas.Le dessin a été pour moi une «L\u2019art est un moyen d\u2019aborder des sujets délicats et souvent très complexes» porte de sortie pour exprimer ma colère et ma peine», a-felle dit.Aujourd\u2019hui, Caroline continue à dessiner et rêve de travailler dans une entreprise de dessins d\u2019animation.Jasmin Roy, qui a fondé l\u2019organisme de lutte contre l\u2019intimidation en décembre 2010, a rappelé que le théâtre lui avait permis de sortir du cercle de l\u2019intimidation.«L\u2019art est rassembleur.Il contribue à la socialisation et à la lutte contre l\u2019exclusion», a-t-il dit, ajoutant que toutes les écoles du Québec recevront l\u2019affiche arborant le cœur meurtri de Jim Dine.Acquis par le MBAM en 2012, ce cœur de bronze bleu, qui trône à l\u2019entrée des espaces éducatifs, évoque autant la nostalgie de l\u2019enfance que la violence.Affublée d\u2019une avalanche d\u2019outils sortis de l\u2019atelier de l\u2019artiste et d\u2019un Pinocchio disloqué, la sculpture est doublement porteuse de sens.En plus de rappeler l\u2019histoire du pantin naïf manipulé par un chat et un renard, elle sjmibolise le pouvoir que chacun a de changer les choses.«L\u2019art est un moyen d\u2019aborder des sujets délicats et souvent très complexes.Les jeunes n\u2019ont pas besoin de connaître l\u2019histoire de l\u2019art pour comprendre le sens de certaines œuvres.Ils réagissent de façon intuitive et nous savons qu\u2019une visite ici peut parfois changer bien des choses dans la vie d\u2019un élève.On peut dire que ce cœur a trouvé sa cause», a expliqué lundi Jean-Luc Murray, directeur des services éducatifs au MBAM.Le 25 février prochain, le musée offrira d\u2019ailleurs en partenariat avec la Eondation Jasmin-Roy une projection publique du film Bully, une œuvre-choc sur l\u2019intimidation, en présence de son réalisateur Lee Hirsch.Le Devoir Étude : les accidents de travail coûtent 4,6 milliards par année aux Québécois AMELIE DAOUST-BOISVERT Les accidents de travail pèsent lourd sur le portefeuille de la société québécoise: 4,6 milliards de dollars annuellement, au moins, ont calculé les chercheurs de l\u2019Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST).C\u2019est environ 1,5% du produit intérieur brut du Québec.Ce chiffre est probablement «conservateur», soutient le chercheur à l\u2019IRSST Martin Lebeau, et inclut les lésions déclarées à la CSST seulement.Les travailleurs essuient le plus gros de la facture, soit 3,2 milliards.Les lésions professionnelles coûtent près de 1,1 milliard aux employeurs et quelque 330000$ à la collectivité.L\u2019IRSST a voulu estimer les coûts tant financiers qu\u2019humains des accidents de travail et des maladies professionnelles.Coûts pour la CSST et pour les employeurs, productivité perdue, frais médicaux, frais funéraires et perte d\u2019un salaire pour les familles éprouvées par un décès prématuré, mais aussi coûts humains tels que douleur, anxiété, stress pour l\u2019accidenté et sa famille.Les dommages collatéraux sont souvent nombreux, mais on en tient rarement compte dans les analyses des conséquences des accidents de travail, selon les chercheurs, qui ont voulu y remédier.En moyenne, une lésion professionnelle coûte plus de 38000$, a calculé l\u2019IRÇST, qui a utilisé des données de 2005 à 2007.À ce titre.les maladies professionnelles, comme des cancers, sont beaucoup plus coûteuses en moyenne (161000$) que les accidents (33000$).Perte d\u2019audition Les chercheurs ont été un peu surpris de constater que la perte d\u2019audition est la plus lourde de conséquences, à 153 625$ en moyenne par personne touchée.Ce qui n\u2019apparaissait pas avec les indicateurs habituels.«Les gens qui développent une surdité continuent souvent à travailler, en portant un appareil.Les coûts pour la CSST sont faibles.Mais quand on tient compte des coûts humains, étant donné que c\u2019est une incapacité permanente, ça se retrquve en tête de liste», explique Martin Lebeau.À lui seul, le bruit coûterait plus de 370 millions par an à la société québécoise.Les troubles mentaux ressortent également de cette analyse, figurant dans le groupe des cinq «lésions» les plus coûteuses par individu.Certains domaines sont plus risqués que d\u2019autres: l\u2019extraction minière, de pétrole et de gaz est la plus coûteuse par travailleur.Mais en nombre absolu, c\u2019est l\u2019industrie de la construction et des télécommunications qui engendre la facture la plus élevée : les lésions qui surviennent dans cette industrie pèsent près d\u2019un demi-milliard par an.«C\u2019est certain que les professions manuelles arrivent en tête», dit Martin Lebeau.Le Devoir Décès de la militante franco-ontarienne Claudette Boyer Ottawa \u2014 Claudette Boyer, une fi^re marquante de la francophonie ontarienne, est décédée dans la nuit de samedi à dimanche à Qttawa à l\u2019âge de 75 ans.La directrice générale de l\u2019Association des communautés francophones d\u2019Qttawa (ACEQ) a rendu l\u2019âme à l\u2019hôpital Montfort, après avoir été victime d\u2019un accident vasculaire cérébral.Enseignante de formation et diplômée de l\u2019Université d\u2019Qttawa, M\u201c® Boyer a travaillé dans le milieu scolaire pendant 30 ans.C\u2019est à ce moment qu\u2019elle fait ses premières armes au sein de l\u2019AEEQ.Son désir d\u2019améliorer le sort de ses concitoyens la poussera à s\u2019impliquer en politique.Elle a été députée provinciale d\u2019Qttawa-Vanier, entre 1999 et 2003.Eemme de combat et d\u2019action, M\u201c® Boyer a d\u2019ailleurs été la toute première femme francophone à être élue à l\u2019Assemblée législative de l\u2019Qntario.Durant près de 40 ans, M\u201c® Boyer a cumulé les fonctions au sein d\u2019organismes militant pour la cause des francophones à Qttawa et dans la province d\u2019Qntario.Elle était directrice générale de l\u2019ACEQ Qttawa depuis octobre 2007.Elle laisse dans le deuil ses trois enfants.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE MARDI 19 EEVRIER 2013 A 3 ACTUALITES Le tabou Michel / David s\u2019apparente Les chiffres ne disent pas nécessairement tout, mais ils sont souvent éclairants.Si la proportion des étudiants qui fréquentent les universités francophones et anglophones était la même qu\u2019au niveau primaire et secondaire, il y aurait 37 000 étudiants de plus que maintenant dans les universités francophones, qui bénéficieraient d\u2019un financement supplémentaire d\u2019un milliard.A une semaine du Sommet sur l\u2019enseignement supérieur, le chef d\u2019Option nationale, Jean-Martin Aussant, et son ancien collègue pé-quiste Pierre Curzi ont jugé utile de rappeler une réalité qui constitue un véritable tabou : les universités anglophones, McGill en particulier, reçoivent la part du lion, alors qu\u2019elles forment à nos frais des étudiants dont une grande partie s\u2019empresseront de quitter le Québec sitôt leur diplôme en poche.Le refrain n\u2019est pas nouveau.Quand le projet de mégahôpital du CHUM a été lancé, plusieurs ont vainement contesté la nécessité d\u2019en construire un autre pour la communauté anglophone, dont l\u2019importance démographique ne semblait pas justifier un tel investiss^ement dans une ville de la taille de Montréal.A McGill, la moitié des étudiants pro-Le succès des viennent de l\u2019extérieur du Québec.universités\tBien entendu, personne .\t.\tn\u2019osera poser le problème anglophones dans ces termes au Sommet.Surtout pas le ministre Pierre Duchesne, qui serait à celui\taccusé de laisser libre cours à une anglophobie dont le de la saucisse PQ est toujours soupçonné, J\tcomme l\u2019illustrent bien les Hygrade\trésultats du sondage EKOS Research publiés lundi.Déjà, 84% des Anglo-Québécois estiment que le gouvernement Marois n\u2019attend qu\u2019une majorité à l\u2019Assemblée nationale pour restreindre encore davantage leurs droits linguistiques, au point que 42% d\u2019entre eux disent avoir envisagé de quitter le Québec après l\u2019élection du 4 septembre dernier.Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que Jean-François Lisée n\u2019est pas au bout de ses peines.?Tout le monde convient que les universités anglophones sont d\u2019une grande qualité et doivent le demeurer, mais est-il équitable qu\u2019elles accaparent 25% des effectifs et près de 30% de tout le financement universitaire, alors que la communauté anglophone représente seulement 8,3 % de la population ?Leur succès s\u2019apparente à celui de la saucisse Hygrade.Elles sont mieux financées parce qu\u2019elles attirent plus d\u2019étudiants et elles attirent plus d\u2019étudiants parce qu\u2019elles sont mieux financées, ce qui permet d\u2019embaucher plus de professeurs, dans des disciplines mieux subventionnées, qui reçoivent aussi plus de budgets de recherche.En 2008-2009, les universités anglophones ont obtenu 36% des budgets de recherche accordés par les organismes fédéraux, qui en accordent troi,s fois plus que leurs équivalents québécois.A elle seule, McGill a également reçu 43%, soit 96,4 millions, des dons faits aux universités québécoises par des organismes à but non lucratif ou des entreprises privées.Un rééquilibrage constitue cependant une opération délicate dans un contexte de ressources limitées.On aura beau dire qu\u2019il ne s\u2019agit pas de financer moins les institutions anglophones, mais plutôt de mieux financer les institutions francophones, cela signifie inévitablement un transfert des unes vers les autres.C\u2019est la même chose pour l\u2019affichage : augmenter la place du français, que ce soit en imposant l\u2019unilinguisme ou en appliquant la règle de la «nette prédominance», implique de diminuer celle de l\u2019anglais.On ne fait malheureusement pas d\u2019omelette sans casser d\u2019œufs.?Même si le PQ semble avoir définitivement renoncé à étendre au niveau collégial les dispositions de la loi 101 qui régissent l\u2019accès à l\u2019école primaire et secondaire, ce qui aurait réduit la fréquentation des universités anglophones par des résidents québécois francophones et allophones, il serait possible de les rendre moins attrayantes pour les étudiants étrangers ou canadiens non résidents du Québec, mais inclure un facteur linguistique dans le calcul des subventions est impensable.Adopter le critère dit de « première génération », qui consiste à adapter le financement des universités en fonction de la proportion d\u2019étudiants dont les parents n\u2019ont jamais fait d\u2019études universitaires, aurait toutefois le même effet, tout en favorisant l\u2019accessibilité.Sans surprise, c\u2019est dans les composantes de l\u2019Université du Québec qu\u2019on retrouve les plus hauts faux d\u2019étudiants de « première génération ».A Chicoutimi, en Abitibi et à Rimouski, il dépasse les 70%.A Montréal et Laval, il est de 49,5%.Pour l\u2019ensemble des universités anglq-phones, la moyenne est de seulement 35,8%.À McGill, le chiffre est de 20%.La principale de McGill, Heather Munroe-Blum, criera sans doute à la « farce » si le gouvernement retient ce critère, mais la situation actuelle n\u2019a vraiment rien de drôle.mdavid@ledevoir.com Usée défend son ouverture envers les anglophones Jacques Parizeau dénonce la dérive « bonne-ententiste » du ministre ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Piqué au vif par Jacques Parizeau, Jean-François Lisée a défendu la bonne entente qu\u2019il entend cultiver avec les anglophones à titre de ministre responsable de cette communauté.«On peut être pour l\u2019indépendance du Québec, pour le renforcement du français à Montréal, et faire ça avec de l\u2019ouverture et de la bonne entente.Je ne pense pas que la fermeture et la mauvaise entente soit une bonne pratique envers tous les Québécois, y compris les Anglo-Québécois», a-t-il affirmé lundi avant l\u2019étude des crédits qu\u2019allait défendre la ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy.Dans une entrevue publiée samedi dans Le Journal de Montréal, Jacques Parizeau a dénoncé la «dérive» qui a amené Jean-François Lisée à préconiser, devant un auditoire anglophone, que davantage d\u2019employés de la Société de transport de Montréal (STM) soient bilingues, compte tenu, notamment, des nombreux touristes qui utilisent les transports en commun à Montréal.«Le prétexte touristique ne tient pas la route», juge Jacques Parizeau.Il a signalé que son directeur de cabinet, Jean Royer, surnommait Jean-François Lisée «le conseiller à l\u2019ouverture».«Lisée a toujours été porté sur l\u2019ouverture aux Anglais.C\u2019est lui qui a rédigé le discours de Lucien Bouchard au Centaure», a rappelé l\u2019ancien premier ministre.«Dans toutes les sociétés, il y a des apôtres de la bonne entente.Des bonne-enten- JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Le ministre Jean-François Lisée tistes.» Rappelons qu\u2019en 1996, le premier ministre Lucien Bouchard avait fait un grand discours au Théâtre du Centaure, à Montréal, pour rétablir les liens avec les anglophones après le référendum.Langue française Un employeur, quel qu\u2019il soit, peut faire la démonstration de la nécessité du bilinguisme pour ses employeurs, a fait valoir Jean-François Lisée, ce que « Camille Laurin, dans sa grande sagesse, a mis dans la loi 101».Il a souligné que la STM procédait à l\u2019heure actuelle à une révision de ses pratiques en matière de bilinguisme.«Je suis contre la bilinguisation de la STM», a cependant tenu à préciser le ministre.Par ailleurs, Diane De Courcy a commenté la manifestation qui a réuni quelque 200 anglophones pour protester contre le projet de loi 14 qui renforce la place du français au Québec.« Je les appelle au calme, à la modération et surtout à partager leur point de vue et à l\u2019expliquer.Je crois beaucoup aux commissions parlementaires», a-t-elle dit avant l\u2019étude des crédits.De son côté, Jean-François Lisée a commenté le sondage de CBC qui montre que 42% des anglophones ont songé à quitter le Québec à la suite de la victoire du Parti québécois aux dernières élections.Il a rappelé qu\u2019en 1995, c\u2019est 80% d\u2019entre eux qui envisageaient de partir.« C\u2019est 42% de trop, mais c\u2019est un progrès mesurable», estime-t-il.L\u2019étude des crédits liés à l\u2019application de la Charte de la langue française a essentiellement porté sur le projet de loi 14 présenté cet automne par Diane De Courcy.Les libéraux s\u2019opposent au projet de loi 14 en bloc et à tout renforcement de la Charte de la langue française.«Au gouvernement, on voit le bilinguisme ou l\u2019usage de l\u2019anglais comme une menace qu\u2019il faut éradiquer», a-t-il dénoncé, alors que le Québec doit «tirer son épingle du jeu dans un contexte de mondialisation».Pour sa part, le député caquiste Eric Caire a défendu le droit des militaires francophones d\u2019étudier en anglais au Québec.Le Devoir JACQUES NADEAU ARCHIVES LE DEVOIR L\u2019UMQ ne croit pas que les dons aux partis municipaux, comme ceux de Montréal, devraient être limités à 100$ par année, comme c\u2019est désormais le cas au niveau provincial.L\u2019UMQ propose de fixer la limite des dons aux partis municipaux à 500$ JEANNE CORRIVEAU Québec entend revoir le financement des partis politiques municipaux afin de réduire les contributions annuelles des électeurs comme il l\u2019a fait pour les partis provinciaux en décembre dernier.Mais alors qu\u2019au provincial, la limite a été feée à 100$, l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) propose de fixer à 500$ la contribution maximale autorisée.Le ministre des Affaires municipales, Sylvain Gaudreault, compte déposer au cours des prochaines semaines un projet de loi pour encadrer le financement politique municipal.Les mesures seront transitoires, car le temps presse.Les élections municipales n\u2019auront lieu qu\u2019en novembre prochain, mais dans certaines municipalités, la campagne électorale est déjà commencée.Des mesures permanentes seront par la suite adoptées pour 2014, a précisé le ministre Gaudreault lors d\u2019une entrevue à l\u2019émission Larocque Lapierre dimanche.Candidats indépendants Québec souhaite revoir à la baisse non seulement les contributions des électeurs \u2014 qui peuvent atteindre 1000$ par année à l\u2019heure actuelle \u2014, mais également le plafond des dépenses autorisées lors des campagnes électorales.Pour l\u2019ins- tant toutefois, le ministre Gaudreault n\u2019a pas encore pris de décision quant aux montants qui seront autorisés, a indiqué au Devoir son attaché de presse, Yann Langlais-Laplante.L\u2019UMQ ne croit pas que les dons aux partis municipaux devraient être limités à 100$ par année, comme c\u2019est désormais le cas au provincial.La plupart des municipalités québécoises ne comptent pas de partis politiques, et les candidats indépendants seraient désavantagés par «Au provincial, ils nous font la leçon, mais ils ont des permanences de partis et du personnel» un tel système, estime l\u2019UMQ qui plaide plutôt pour une limite à 500$.«Au provincial, ils nous font la leçon, mais ils ont des permanences de partis et du personnel, signale le président de rUMQ et maire de Rimouski, Éric Forest.Pour eux, baisser la limite à 100$ n\u2019a à peu près rien changé parce qu\u2019ils ont augmenté leur financement public.» En prévision de la réforme qui se prépare, le conseil d\u2019administration de l\u2019UMQ, qui compte dans ses rangs les maires de Montréal, Laval et Longueuil, a entériné vendredi dernier une série de recommandations qui ont été soumises au ministre Gaudreault.Ainsi, l\u2019UMQ suggère de revoir le plafond des dépenses électorales des candidats en autorisant la moitié du montant accordé aux députés provinciaux, soit environ 0,60 $ par électeur, contre 1,35$ pour les élus provinciaux.Indemnités de départ L\u2019UMQ croit aussi que les candidats municipaux devraient bénéficier d\u2019un remboursement de 70% de leurs dépenses plutôt que de 50%, comme c\u2019est le cas avec le régime actuel.Éric Forest suggère même qu\u2019un candidat puisse être autorisé à contribuer à sa propre campagne pour une somme de 1000 ou de 2000$.Le ministre Gaudreault envisage de supprimer les indemnités de départ versées aux élus municipaux qui quittent leurs fonctions avant la fin de leur mandat.L\u2019UMQ croit que cette mesure ne devrait viser que ceux qui font robjet,d\u2019accusa-tions au criminel.Évoquant sans le nommer le cas de l\u2019ex-maire de Laval, Gilles Vaillan-court, qui a fait l\u2019objet de plusieurs perquisitions.Éric Forest suggère que, dans certains cas litigieux, l\u2019indemnité ne soit versée que lorsque l\u2019élu est blanchi de tout soupçon.Le Devoir PONT CHAMPLAIN Le ministre Denis Lebel Le train léger doit être une priorité pour être financé, dit Denis Lebel JEANNE CORRIVEAU Si le gouvernement du Québec et les villes de la région de Montréal veulent l\u2019aide d\u2019Ottawa pour financer l\u2019implantation d\u2019un système léger sur rail sur le futur pont Champlain, ils devront en faire un projet prioritaire dans le cadre du programme fédéral d\u2019infrastructures, prévient le ministre fédéral des Transports, Denis Lebel.Après l\u2019Agence métropolitaine de transport, c\u2019était au tour, lundi, de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) de réclamer du gouvernement fédéral qu\u2019il participe au financement d\u2019un mode de transport collectif durable pour le nouveau Champlain.Au cours des dernières années, le gouvernement du Canada a consenti 600 millions de dollars pour le projet de train léger d\u2019Ottawa et 450 millions pour le SkyTrain de Vancouver.Montréal devrait elle aussi bénéficier d\u2019une telle aide financière, croit la CMM qui regroupe les 82 villes de la région.Lors d\u2019un entretien téléphonique, le ministre Lebel a fait valoir que le contexte était différent dans le cas du train léger à Ottawa.«Dans le cadre de l\u2019enveloppe de Chantiers Canada dédiée à la province, l\u2019Ontario a fait un choix et a décidé de prioriser cette action-là.Au Québec, le gouvernement provincial a plutôt choisi de nous demander de mettre 700 millions dans l\u2019autoroute 30, a indiqué le ministre.Dans le futur, au lieu de mettre de l\u2019argent sur les autoroutes, est-ce que le Québec demandera que l\u2019argent aille vers du transport en commun ?» Quant au péage, le ministre maintient que les revenus serviront à financer la nouvelle structure.«Dans le partenariat [avec Québec et les municipalités], on va regarder ce qu\u2019il est possible de faire par rapport au futur, mais c\u2019est clair qu\u2019on veut revenir à l\u2019équilibre budgétaire.Je peux bien entendre tous les souhaits, mais on va rester avec l\u2019objectif qui est celui de faire un bon ouvrage à l\u2019intérieur de nos budgets dans les délais qui sont impartis», a-t-il dit.Design et tourisme Lundi, le ministre a par ailleurs rencontré des spécialistes montrédais en matière de design et de tourisme pour discuter des enjeux liés à l\u2019architecture du futur pont, mais Denis Lebel dit n\u2019avoir pris aucun engagement quant à la tenue d\u2019un concours d\u2019architecture.Une autre question pourrait susciter la discorde : le nom du futur pont.Lan dernier, le ministre Lebel avait évoqué la possibilité de baptiser la nouvelle structure du nom du hockeyeur Maurice Richard.«Il est encore trop tôt.On va voir ce que les gens vont vouloir.J\u2019ai joué au hockey en fin de semaine avec les anciens Canadiens de Montréal dans ma région.Il ne faut pas demander quel serait leur choix.Par contre, quand je vais m\u2019asseoir avec les historiens de la région de Montréal, on m\u2019amène d\u2019autres noms, de Jeanne Mance à Champlain.Il y a différents courants de pensée.On verra.» La semaine dernière, le ministre de la région de Montréal, Jean-François Lisée, avait indiqué qu\u2019Ottawa aurait fort à faire pour le convaincre d\u2019abandonner le nom de Champlain.Le Devoir A 4 LE DEVOIR LE MARDI 19 EEVRIER 2013 ACTUALITES #CHRONIQUEFD Ne pas croire tout ce qu\u2019on ne lit pas Fabien Deglise La modernité est parfois cruelle.Essayer d\u2019y survivre ne peut finalement pas en être autrement.Il y a ceux qui vivent la modernité à toute allure, tête baissée sur un iPhone.Et il y a les autres, qui observent cette époque un peu loufoque avec amusement et lucidité.L\u2019auteur Simon Paquet fait certainement partie de ces «autres», lui qui, récemment, a fait apparaître sur le réseau Twitter, sans doute l\u2019aphorisme le plus apte à capter, en moins de 140 caractères, toute l\u2019essence de notre présent numérique et social : «De nos jours, il ne faut pas croire tout ce qu\u2019on ne lit pas» ! Ce joli paradoxe est bien de son temps, il n\u2019aurait pas pu prendre forme ailleurs que dans l\u2019ici-maintenant technophile où les masses d\u2019information produite quotidiennement, liées au culte de l\u2019instant et à l\u2019obsession du présentisme, font désormais de «l\u2019écrémage» et du rapport superficiel à l\u2019information, «une nouvelle normalité», comme l\u2019a écrit Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l\u2019Université de Tufts, auteure de l\u2019essai Proust and the Squid (Proust et le calmar), qui dissèque, avec lenteur et réflexion, les mutations du cerveau dans un environnement où l\u2019écrit est également en profonde transformation.«Avec le numérique, on scanne, on navigue, on rebondit, on repère, explique-t-elle.[.] Cela réduit notre attention profonde.Nous avons tendance à moins internaliser la connaissance et à plus dépendre de sources extérieures», au point parfois de finir par croire ce qu\u2019on ne lit pas ou, pis, à croire ce que les autres ont lu \u2014 ou prétendent avoir lu \u2014 pour nous.Quelqu\u2019un a-t-il éteint les Lumières?Parler à l\u2019aveugle De la théorie à la pratique, un spécialiste des réseaux sociaux et du marketing en a fait une éloquente démonstration récemment en étudiant 2,7 millions de tweets, ces messages qui transitent sur le réseau Twitter, parfois sous la forme d\u2019un retweet \u2014 ça, c\u2019est quand on partage avec ses abonnés un contenu qui nous vient d\u2019un de nos abonnés.Or, ce partage d\u2019information, dans 15% des cas, se fait sans que l\u2019expéditeur ait cliqué sur le lien qu\u2019il s\u2019apprête pourtant à valider et à répandre.La transmission de textes non lus ou partiellement lus n\u2019a toutefois pas été prise en compte dans l\u2019étude.Mais au final, c\u2019est ce qu\u2019on appelle parler numériquement à l\u2019aveugle.Croire, sans lire, c\u2019est aussi ce que semble faire la majorité des internautes en se pliant aux politiques de confidentialité et aux politiques d\u2019utilisation d\u2019un service en ligne sans avoir réellement lu ce qu\u2019on lui met sous les yeux.Et pas question pour eux de prétendre le contraire.La science vient de les démasquer: Aleecia M.McDonald et Lorrie Eaith Cranor, de la Carnegie Mellon University ont en effet démontré que le temps nécessaire à la lecture de toutes ces «politiques» rencontrées et surtout «acceptées» dans une vie numérique ordinaire serait de.un mois, au rythme de 8 à 10 minutes par politique, écrivent-ils.Or, quand on a succombé à l\u2019immédiateté, dans un monde où le texto se partage avec frénésie et où un jeune dans la vingtaine peut changer 27 fois de média en une heure, 10 minutes, c\u2019est déjà plus que beaucoup trop.11 faut l\u2019admettre : à chercher, avec méthode et détermination, à croire ce qu\u2019il ne lit pas \u2014 ou ce qu\u2019il lit peu \u2014, l\u2019humain risque à la longue de frayer avec une douce folie, une euphorie naïve, mâtinée d\u2019un soupçon de manipulation qui pourrait être pilotée, elle, par ceux qui lisent vraiment.Et du coup, les quelques signes d\u2019éloignement de ces paradoxes numériques, signes visibles depuis quelques mois ici et là, gagnent désormais à être appréhendés avec le plus grand optimisme.Après la pause Ainsi, au début du mois, on apprenait que 61% des abonnés à Eacebook avaient fait une «pause» de ce réseau dans les dernières années; 20% ne sont même pas revenus.Le manque de pertinence des échanges, tout comme la surabondance de rumeurs, de messages conflictuels, négatifs et dramatiques \u2014 parfois induits par les choses qu\u2019on ne lit pas, mais que l\u2019on partage \u2014, a été invoqué pour justifier la prise de distance du réseau et de la technologie.Et ce recul lucide s\u2019incarne parfois de manière étonnante.L\u2019anecdote vient d\u2019une amie artiste et parfois surconnectée: en contexte social, dans un bar ou un restauranf les propriétaires d\u2019iPhone sont désormais invités, à Montréal du moins et dans certains cercles d\u2019amis, à empiler tous les appareils les uns sur les autres sur le coin de la table pour ne plus avoir la tentation en main et pour mieux se concentrer sur l\u2019instant présent, plutôt que d\u2019aller en chercher un autre ailleurs.Si quelqu\u2019un flanche en cours de soirée, en répondant à un appel, à une notification Twitter ou à un texto, tout le monde le voit.11 s\u2019expose aussi à une sanction: ramasser et payer la facture de la soirée pour tout le monde.La modernité est parfois cruelle.Essayer d\u2019y survivre ne peut finalement pas en être autrement.L\u2019idée est bonne, en général, mais aussi pour une particularité: le pacte entre les convives est verbal.Du coup, personne n\u2019est obligé de le lire pour y croire.Sur Twitter: @FabienDeglise VILLE DE QUEBEC Lacunes et confusion dans l\u2019accueil des réfugiés Depuis 2009, Québec est la ville qui a accueilli le plus gros contingent de réfugiés népalais au Canada, soit plus de 1000 personnes.Malgré leur volonté de réussir, ces réfugiés éprouvent des difficultés d\u2019adaptation majeures.En fait-on assez pour les aider?Dernier texte d\u2019une série de trois.ISABELLE PORTER à Québec Retraitée de l\u2019enseignement, Denise Blouin veille au sort des réfugiés népalais de son quartier.La plupart d\u2019entre eux hochent la tête lorsqu\u2019on leur dit «Denise».Souvent, c\u2019est la première personne qui les a visités à leur arrivée.Avec sous le bras des calendriers, quelques vêtements et des dessins.de sécheuses.La scène a quelque chose de surréaliste.Dans un petit appartement de Vanier, trois Népalais incrédules se font expliquer par mimes la programmation du Carnaval de Québec.«Ça, c\u2019est Bonhomme Carnaval», «festival», «sculptures dans la neige ».Denise Blouin fait partie de l\u2019équipe de bénévoles de l\u2019organisme La Ruche de Vanier.Cette femme énergique consacre un temps fou à faciliter la vie des réfugiés.Elle les aide à trouver des meubles, leur organise des activités et, souvent, s\u2019attache à eux.Dans son sac, Denise a une petite fiche verte pour chacune de «ses familles» avec leurs noms, leur âge, leur date d\u2019arrivée et leurs besoins.«Namaste», dit-elle en arrivant.Vite, elle lance une blague à la petite fille à l\u2019air espiègle qui ouvre la porte.«Moi, ce que f emploie, c\u2019est le langage du cœur.Il faut les aimer, et je les aime beaucoup.On se comprend avec le langage du cœur et puis des dessins.» Des dessins de la sécheuse qu\u2019elle va leur magasiner.Du chemin à prendre pour se rendre jusqu\u2019au centre la Ruche.De la case du calendrier où elle leur a donné rendez-vous.«Ils sont tellement accueillants.Si f avais bu toutes les tasses de thé qu\u2019ils m\u2019ont offertes, f aurais le système nerveux pas mal ébranlé!» Pivots, mais précaires Ce jour-là, une autre dame l\u2019accompagne pour leur parler de cours de français offerts non loin chez une voisine.Une fois installés, Içs Népalais sont un peu perdus.A Vanier, Denise et ses amies viennent combler les trous du système, mais qu\u2019en est-il dans d\u2019autres secteurs?Que font les familles qui n\u2019ont pas de Denise ?RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Denise Blouin veille au sort des réfugiés népalais de son quartier de Québec.Le Centre multiethnique est bien conscient de l\u2019ampleur des besoins.L\u2019organisme est responsable de l\u2019accueil des réfugiés pour les premiers jours.11 leur trouve un appartement, les loge dans un motel en attendant, met de l\u2019ordre dans leurs papiers, leur fournit des services de base.Pour la suite, beaucoup d\u2019organismes peuvent intervenir, mais il est difficile de s\u2019y retrouver.De savoir où s\u2019arrête le rôle des uns et commence celui des autres.Pour faire le suivi, le Centre a créé le poste d\u2019intervenant pivot.Une personne dont le rôle est de servir de référence aux familles, de les visiter «Ils sont tellement accueillants.Si j\u2019avais bu toutes les tasses de thé qu\u2019ils m\u2019ont offertes, j\u2019aurais le système nerveux pas mal ébranlé ! » et les diriger vers les bons services.Dans le milieu, tout le monde s\u2019entend pour dire qu\u2019ils sont indispensables.Qr le poste est précaire et le financement non garanti.L\u2019intervenante dans Vanier, Audrey Deschênes, a quitté son emploi en décembre pour un métier plus stable.Elle adorait son travail et la communauté l\u2019appréciait énormément.Lorsqu\u2019elle était en poste, elle s\u2019occupait de 107 familles.Quand on lui demande si elle était débordée, elle éclate de rire.«Tu ne fournis pas à la tâche.Il y a tellement de besoins.Tu rentres dans une famille pour régler un truc et tu en trouves un millier!» L\u2019intervenante pivot de Limoilou, Véronique Gagné-Bergeron, explique que, lors de la remise des paniers de Noël, elle a dû passer «au minimum une heure avec chaque fa- mille pour leur expliquer comment utiliser la nourriture».Au surplus, les réfugiés du Népal ont des besoins particuliers parce que beaucoup ont des problèmes de santé lourds.Lors d\u2019une visite chez une famille dont le fils est handicapé, Véronique explique au père comment lire le bulletin quotidien des éducatrices qui s\u2019en occupent pour savoir ce qu\u2019il a fait dans la journée, s\u2019il y a eu des problèmes.Après avoir lu une lehre envoyée par l\u2019école, elle essaie de lui expliquer qu\u2019il faut appeler la direction si son fils a de la fièvre et reste à la maison.«Il faut laisser un message sur la boîte vocale avant 8h30.Ça va ?Vous avez compris?» L\u2019employeur des pivots, le Centre multiethnique, concède qu\u2019il en faudrait deux fois plus.«Mais on a de la misère à financer leur salaire et pérenniser ce qu\u2019on a », explique la directrice.Contrairement à Montréal, Québec attire peu d\u2019immigrés volontaires.Le ministère de l\u2019Immigration a donc pris l\u2019habitude d\u2019y envoyer des groupes importants de réfugiés de Bosnie, de Colombie.Pour justifier l\u2019arrivée massive de Népalais à Québec, sa porte-parole souligne que la ville a une bonne «capacité d\u2019accueil» et une «expertise».Mais cet avis n\u2019est pas partagé par tous.Andrée Juneau a passé sa vie à s\u2019occuper des réfugiés de Québec par l\u2019entremise du Service d\u2019accueil des réfugiés, un organisme de réunification familiale.Elle connaît bien le milieu, et son travail lui a valu un prix québécois de la Citoyenneté du ministère de l\u2019Immigration.Elle se demande s\u2019il ne faudrait pas tout reprendre depuis le début dans l\u2019accueil des réfugiés.«Le système ne s\u2019est pas arrêté à faire la liste des besoins des réfugiés qu\u2019on ac- cueille, dit-elle.Il faudrait prendre le temps de réfléchir à la structure d\u2019accueil qu\u2019on a.Regarder les trous qu\u2019on a et travailler à les remplir.» Guichet unique A son avis, on gagnerait à créer une sorte de guichet unique dans la capitale.«Même moi, f aurais de la misère à diriger des gens là-dedans.[.] C\u2019est trop morcelé.Ça prendrait un organisme pivot qui gère l\u2019ensemble.[.] Un endroit où les réfugiés développeraient le réflexe d\u2019aller.» 11 y a quelques années, la Ville avait un projet de maison interculturelle, mais le projet a avorté.Le Centre multiethnique a toujours été opposé à ce projet, mais Dominique Lachance reconnaît que le réseau actuel est chaotique.«Ce n\u2019est pas organisé.Il y a plein de monde qui fait plein de choses.Plein de bonne volonté, mais il n\u2019y a pas d\u2019organisation.Pas de leadership.Chacun travaille en silos.» Selon elle, une stratégie s\u2019impose.«On a un engagement humanitaire, un engagement international.On les accueille ces gens-là, mais il faut qu\u2019on aille jusqu\u2019au bout de cet engagement-là, de s\u2019assurer qu\u2019ils deviennent des citoyens à part entière», ajoute-t-elle.En attendant, paradoxalement, M\u201d® Lachance s\u2019inquiète de la baisse du nombre de réfugiés envoyés à Québec par le ministère.Cette année, leur nombre est passé de 410 à 388.«On augmente le nombre d\u2019arrivées, mais on réduit les prévisions.Moi, ça m\u2019enrage parce que ça prend une masse critique pour développer des services.» Le Devoir rv Voir aussi > Les deux premiers \u201d textes de ia série et un reportage photo.A ledevoir.com Au moins 3000 jeunes autochtones seraient morts en pensionnat COLIN PERKEL à Toronto Au moins 3000 enfants sont morts alors qu\u2019ils se trouvaient dans des pensionnats autochtones au Canada, selon une enquête inédite dont La Presse canadienne a obtenu copie.Malgré le fait qu\u2019il était connu depuis longtemps que de jeunes autochtones étaient morts dans ces pensionnats, il s\u2019agit de la première fois que ces décès sont quantifiés à la suite d\u2019une analyse d\u2019archives des gouvernements, d\u2019écoles et d\u2019autres sources.«Il s\u2019agit de chiffres réels et confirmés, a déclaré le gestionnaire de recherche Alex Maass, du Missing Children Project, depuis Vancouver.Chaque mort est confirmée par une documentation de première main, indiquant qu\u2019il y a eu décès, le lieu et le moment où elle est survenue et les circonstances», a-t-il précisé.Le nombre de 3000 pourrait s\u2019accroître à mesure que de nouveaux documents d\u2019archives, notamment de sources gouvernementales, seront analysés.La cause première de décès, et de loin, fut la maladie.Durant des décennies, à compter d\u2019environ 1910, la tuberculose a fait les plus importants ravages, notamment en raison de l\u2019ignorance sur la manière dont les maladies étaient transmises.L\u2019épidémie de grippe espagnole en 1918-1919 a également fait des morts.Les documents montrent aussi que des enfants sont morts de malnutrition et d\u2019accidents.Les incendies étaient fréquents, décimant tant les élèves que le personnel.Les noyades ou l\u2019exposition au froid étaient d\u2019autres causes fréquentes de décès.Quelque 150000 enfants autochtones ont subi les affres du système dç pensionnats, établi et géré par l\u2019Église dans les années 1870 et en vigueur jusqu\u2019aux années 1990.La Presse canadienne Un stage photo spécialement pour ados *¦ Camp de la relâche du 4 au 8 mars ?Camp d'été à partir du 25 juin Le « Camp photo » de la relâche scolaire revient avec sa formule pratique.1,3 ou 5 jours de plaisirs photographiques.*7^ À deux pas du Métro Place d'Armes 514-567-3225 www.entrequatreyeux.com DEPUIS 1983 [XHa, CAMPS D\u2019IMMERSION EN ANGLAIS r- ^5 9» -r Congédié ?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 Pour étudiants de 7 à 17 ans Centre-ville de Montréal et Toronto Pour information: Centre-ville de Montréal et Toronto\ta Toronto: (416) 921-6998 Camp de jour et résidence\tà Montréal: (514) 531-4193 www.mwscamps.com office@mwscamps.com Pour annoncer dans ce regroupement contactez Catherine Pelletier _______^ 514 985-3502 ou à cpelletief@ledevoif.com_______ porter raffinée sur toute la ligne 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jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra.* Évasions Porter est une entreprise agréée par TICO. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 19 EEVRIER 20IS EDITORIAL Jean-Robert Sansfaçon SABLES BITUMINEUX Une sale réputation Ce n\u2019est pas un malheur de détenir l\u2019une des réserves d\u2019hydrocarbures les plus importantes de la planète.Encore faut-il savoir en user intelligemment et prudemment.Surtout quand on sait que la mise en valeur de la ressource s\u2019accompagne d\u2019effets secondaires majeurs auxquels les habitants de cette même planète sont de plus en plus sensibles.ier l\u2019existence du danger et se contenter de combattre les mouvements de résistance, cela s\u2019appelle se mettre la tête dans le sable et faire preuve d\u2019absence de jugement politique.C\u2019est pourtant l\u2019attitude qu\u2019a toujours choisi d\u2019adopter le premier ministre Stephen Harper en matière d\u2019exploitation d\u2019hydrocarbures, croyant sans doute que sa vision du monde l\u2019emporterait.Lors de la manifestation qui a réuni une quinzaine de milliers d\u2019opposants aux politiques environnementales du gouvernement américain, dimanche à Washington, on a pu constater que la cible emblématique des manifestants n\u2019était pas le charbon, le pétrole du golfe du Mexique, mais le projet canadien d\u2019oléoduc Keystone XL de la société TransCanada Corp.Pour les manifestants, dire non à TransCanada devrait être le premier geste concret d\u2019un président Obama qui serait sérieux lorsqu\u2019il promet de lutter contre le réchauffement climatique.Si Keystone XL est devenu la cible privilégiée des environnementalistes américains, c\u2019est qu\u2019il doit transporter ce que plusieurs qualifient de «pétrole sale».«Sale», parce que ni Ottawa ni le gouvernement albertain n\u2019ont consenti les efforts nécessaires depuis dix ans pour qu\u2019il en soit autrement.Pour des raisons essentiellement économiques, on a même encouragé les sociétés pétrolières à quadrupler leur production d\u2019ici vingt ans sans rien exiger en retour pour contrer les effets néfastes sur l\u2019environnement.Rien non plus pour stimuler le développement d\u2019énergies renouvelables.Au contraire, d\u2019arbitres des intérêts collectifs qu\u2019ils auraient dû être, les conservateurs sont devenus les ambassadeurs du lobby pétrolier dans le monde et ont abusé de leur statut de gouvernement pour militer contre toute entente susceptible de nuire aux pétrolières.En se retirant du traité de Kyoto et en faisant fi des dizaines de prix Fossile qui lui ont été attribués pour souligner le travail de sape auquel il s\u2019est livré lors des forums internationaux, le Canada est passé de leader à cancre.D\u2019autres pays développés qui ont pourtant de très importantes activités pétrolières, on pense à la Norvège, ne font pas l\u2019objet d\u2019autant de critiques puisqu\u2019ils ont fait leurs devoirs et davantage.Même les Etats-Unis, dont le gouvernement Harper aime répéter qu\u2019il suit la ligne de conduite, pourraient bientôt paraître plus progressistes si le président Obama donne suite à son dernier discours sur l\u2019état de l\u2019Union.Si le premier ministre avait compris l\u2019importance de faire partie des nations les plus engagées dans la lutte contre le réchauffement climatique précisément parce qu\u2019il est aussi un pays producteur; s\u2019il s\u2019était montré déterminé en adoptant une taxe sur le carbone et diverses mesures contraignantes ; s\u2019il avait du même coup restreint l\u2019appétit des compagnies pétrolières en ramenant leurs ambitions de croissance à un niveau socialement acceptable, le Canada ne serait sans doute pas menacé de se retrouver bientôt victime du boomerang avec lequel M.Harper s\u2019est cru capable de neutraliser ses adversaires.j-rsansfacon @ledevoir ca ABSENCE DE L\u2019HISTOIRE SUR NOS ÉCRANS Cinéma politique, SVP n ne tourne pas assez de films et de séries télévisées touchant à l\u2019histoire politique du Québec, de nos jours.Il faut le dire et le déplorer, dans la foulée de notre dossier de la fin de semaine portant sur factuel succès du filon historique au cinéma américain : Lincoln, Argo, Opération avant l\u2019aube et Django déchaîné se retrouvent tous en lice aux Oscar.Au Québec, tout se passe comme si l\u2019échec commercial de films comme la fresque Nouvelle-France (2004), ou encore les scandales des « Minutes du patrimoine » \u2014 liés à celui des commandites \u2014 avaient servi de prétexte pour évacuer presque totalement l\u2019histoire politique du petit et du grand _\t-= écran.w\t^ Cette quasi-fm de l\u2019histoire n\u2019est pas le ré- W SR f sultat d\u2019un choix des artisans ou même du public.Pour ces arts dans lesquels des orga-A\tnismes interviennent lourdement à chacune < wTTy (jgg étapes de la production, la liberté artis-tique a quelque chose de relatif Or, qu\u2019en-tend-on dans les milieux des producteurs et des cinéastes?«Les organismes ne veulent plus rien savoir de l\u2019histoire.» Des échecs \u2014 sur les plans artistiques et commerciaux \u2014 de films historiques (qui sont très coûteux), il y en a eu, certes.Mais tous les tjqies de cinéma connaissent des ratés.Ces dernières années, de nombreuses comédies grand public, même celles portant sur des sujets sensibles \u2014 la langue, par exemple \u2014 portées par des acteurs très connus, ont lamentablement fait patate.Tout cet argent gaspillé sur des navets aurait pu servir à la redécouverte d\u2019intrigues ou de personnages passés.D\u2019autant que le cinéma se trouve souvent utilisé dans les classes aujourd\u2019hui.Cela nous ferait du matériel scolaire ! Et les cinéastes talentueux ne manquent pas chez nous : en fin de semaine, c\u2019est Denis Côté qui a obtenu un Ours à Berlin.Certains rétorqueront que l\u2019histoire ne vaut pas la peine d\u2019être racontée au cinéma; que c\u2019est toujours une «histoire à dormir debout»; qu\u2019il est impossible de rapporter fidèlement un événement passé, tout étant toujours «biaisé».Rien de surprenant ici : c\u2019est l\u2019extrême difficulté de l\u2019histoire comme discipline, que ce soit dans les manuels ou au cinéma.Au moins faut-il garder vivante la discussion sur la grande question «Que s\u2019est-il passé?».Or, actuellement, à part quelques exceptions {Rouge sang, par exemple), ce qui s\u2019offre aux Québécois passionnés d\u2019histoire, qui veulent cultiver leur «Je me souviens», ce ne sont pratiquement que des récits états-uniens.Antoine Robitaille LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE ^ m LETTRES Être parent sans être monarqne La chronique de David Desjardins « Les petits trésors» m\u2019a tout d\u2019abord intéressée, comme d\u2019ailleurs l\u2019article de Lisa-Ma-rie Gervais sur les parents « monarques » du samedi d\u2019avant.Puis un doute m\u2019est venu.Pourquoi un tel article, pourquoi une telle chronique, sur un sujet plutôt rabâché?Pourquoi surtout mon plaisir renouvelé à lire la description de tels excès ?Pour l\u2019exotisme ?Car je ne connais pas de parents monarques, ni d\u2019enfants rois d\u2019ailleurs.Parce que j\u2019en sors rassérénée sur mon bon sens et ma raison en cette époque supposément individualiste et déboussolée ?Pourtant, la question de la participation des parents à l\u2019effort éducatif n\u2019est pas futile.Combien de fois peut-on lire ou entendre que c\u2019est l\u2019un des ingrédients de la réussite des jeunes, voire, pour prendre la nouvelle expression, de la persévérance scolaire.Mais concrètement, qu\u2019est-ce que cela veut dire?Jusqu\u2019où aller, et ne pas aller, dans les exigences posées envers le système scolaire et envers les enseignants ?Ayant participé régulièrement au conseil d\u2019établissement de l\u2019école de mon garçon, au primaire comme au secondaire, je me pose encore et toujours la question.plusieurs parents ont vécu, à un moment ou l\u2019autre, de l\u2019inquiétude devant l\u2019attitude de certaines directions ou de certains enseignants, devant la qualité ou l\u2019insuffisance de l\u2019encadrement voire de l\u2019enseignement.Faut-il poser la question collectivement, en sachant que les effets se feront peut-être sentir quand notre jeune n\u2019y sera plus?Faut-il tenter une approche plus ciblée, plus individuelle, au risque d\u2019empiéter sur un domaine que nous connaissons mal?Faut-il fuir le public pour un privé oû, en tant que client, nous aurions peut-être plus de pouvoir?Personnellement, j\u2019ai fait le choix du public, et je ne cherche pas le pouvoir.Je ne suis pas pédagogue.Fncore et toujours, je cherche la bonne manière d\u2019appuyer l\u2019école dans la recherche de la qualité, sans illusion ni empiétement.C\u2019est là-des-sus que j\u2019aimerais lire des articles et des reportages.Micheline Marier Montréal, le 16 février 2013 Une notion méconnne à la CSDM Dernièrement, la présidente du comité central des parents de la CSDM a déploré le problème de la moisissure qui touche une partie importante des écoles de Montréal.File réclame du même coup un milliard sur dix ans pour rénover ou construire des écoles.Il se trouve que je réside juste en face de l\u2019école Saint-Gérard dans Villeray.Tous les jours, j\u2019assiste à la ronde des autobus scolaires transportant les écoliers matin, midi et soir vers la poljwalente Georges Vanier qui a prêté ses locaux pour dépanner.Saint-Gérard est une belle école de quartier et je suis bien placé pour témoigner des profondes améliorations qu\u2019elle a subies au fil des ans.A ma profonde stupéfaction, j\u2019apprends qu\u2019elle va être démolie à cause de moisissures qui auraient pris naissance dans les combles au fil des ans.J\u2019apprends également que d\u2019autres écoles sont victimes du même mal.Cette stupéfaction se transforme en consternation lorsque je réalise que personne à la CSDM n\u2019était au courant de cette moisis- sure qui gangrenait ses édifices.Autrement dit, la CSDM ne connaît pas le terme « imputabilité ».Je ne peux en effet pas imaginer que cette moisissure puisse se développer durant des années sans qu\u2019un responsable quelponque des bâtiments soit au courant.A venir jusqu\u2019ici, ce responsable doit être bien caché puisque pas une fois son nom n\u2019a été mentionné.Fn attendant, le laxisme pour ne pas dire l\u2019incompétence de la CSDM va nous coûter des millions de dollars.Comble d\u2019ironie, je viens de recevoir ma taxe scolaire de plus de 800 dollars.Peut-être qu\u2019effectivement les commissions scolaires ne servent à rien.Daniel Gomez Montréal, le 15 février 2013 Qui doit payer pour les diplômés d\u2019université ?On entend souvent dire par les médias que les fonctionnaires se font payer leur fonds de pension par des travailleurs qui n\u2019ont même pas les moyens de s\u2019en payer un eux-mêmes (alors qu\u2019on sait que ça fait partie de la responsabilité d\u2019un bon employeur) .Alors, je me demande pourquoi la majorité des travailleurs qui n\u2019ont pas eu l\u2019occasion d\u2019aller à l\u2019université devraient payer pour les études supérieures d\u2019une minorité de futurs riches?Aussi, pourquoi ne pas imposer davantage les diplômés d\u2019université afin de financer ces études universitaires?Il me semble que ça ne serait pas trop exiger et très équitable de leur demander de contribuer à l\u2019institution qui leur a permis de gagner d\u2019aussi bons salaires.Ça serait un juste retour de l\u2019ascenseur.Luc Poisson Saint-Augustin-de-Desmaures, le 17février 2013 LIBRE OPINION Les aînés méritent d\u2019avoir leur ministre MARGUERITE BLAIS Députée de Saint-Henri-Sainte-Anne En tant que porte-parole de l\u2019opposition officielle pour les aînés, j\u2019ai terminé l\u2019exercice des crédits budgétaires du gouvernement en commission parlementaire, le 15 février dernier.J\u2019ai ainsi pu questionner le ministre de la Santé et des Services sociaux et responsable des Aînés, le D\"^ Réjean Hébert.Nous avons ensemble parcouru le Québec lors de la Consultation publique sur les conditions de vie des aînés, en 2007.Nous avons entendu des centaines de personnes qui avancent en âge, qui avancent dans leur vie.Un commentaire qui revenait fréquemment lors de ses rencontres était celui du regard que l\u2019on pose sur le vieillissement et ses répercussions.Le combat que l\u2019on doit mener contre l\u2019âgisme ainsi que les perceptions véhiculées selon lesquelles les personnes qui vieillissent sont généralement perçues comme étant un fardeau et un poids économique importants pour la société.D\u2019entrée de jeu, j\u2019ai observé, depuis toutes ces années, que les aînés ne font pas partie d\u2019un groupe monolithique et qu\u2019il y a différentes cohortes de per- sonnes qui avancent en âge.Certaines sont plus en forme que d\u2019autres et notons qu\u2019une majorité \u2014 plus de 96% des 65 ans et plus habitent à la maison ou en résidence pour personnes aînées \u2014 sont très actives : bénévolat, travail, activités d\u2019apprentissage, de loisirs, de culture, etc.Si je prends la peine de vous faire un si long préambule, c\u2019est pour vous faire part de mon inquiétude.Fn 2007, le gouvernement du Québec a voulu donner une voix aux aînés en nommant un ministre qui leur était entièrement consacré.Le gouvernement a ajouté, au fur et à mesure des ans, des programmes et des fonctionnaires qui avaient la responsabilité de percevoir le vieillissement comme étant un fait normal de la vie.Le Secrétariat des Aînés avait de plus en plus de pouvoir face aux autres ministères et prenait les devants dans plusieurs dossiers \u2014 entre autres la politique Vieillir et vivre ensemble, chez soi, dans sa communauté, au Québec, dotée d\u2019un budget de 2,7 milliards sur cinq ans.Depuis que le gouvernement de M\u201c® Marois est en place, le Secrétariat des aînés a quitté le ministère de la Famille et des Aînés et a été déplacé.Il se retrouve aujourd\u2019hui sous le large para- pluie du ministère de la Santé et des Services sociaux, alors qu\u2019il était auparavant indépendant et jouissait d\u2019une marge de manœuvre qui faisait en sorte que les aînés n\u2019étaient pas tous perçus sous l\u2019angle de la réparation, de la médicalisation et de clients potentiels pour les hôpitaux et les CHSLD.Je suis inquiète parce qu\u2019au même moment, la nouvelle première ministre de l\u2019Qntario, M\u201c® Kathleen Wynne, vient d\u2019annoncer la création d\u2019un ministère entièrement consacré aux aînés pour leur faire une place, celle qui leur revient.Nous avons un ministre qui cumule plusieurs fonctions : Santé, Services sociaux et Aînés.Non seulement nous avons perdu un ministre entièrement consacré aux aînés, mais un Secrétariat des Aînés indépendant du ministère de la Santé.Le Québec est la deuxième société au monde à vieillir le plus rapidement, après le Japon et je souhaite que le ministre Hébert révise sa position et redonne au Secrétariat des Aînés son indépendance et tous les outils et leviers nécessaires pour être en mesure d\u2019exercer pleinement son rôle d\u2019acteur social auprès des aînés actifs, qui ont besoin de se sentir utiles et fiers de vieillir. LE DEVOIR LE MARDI 19 EEVRIER 20IS A 7 IDEES La Romaine : l\u2019heure des décisions Le gouvernement Marois devrait classer certaines rivières de la Côte-Nord « aires protégées » et annuler les futures phases du complexe hydroélectrique CHRISTOPHER SCOTT L\u2019auteur est porte-parole d\u2019Alliance Romaine, organisme citoyen voué à la défense de la rivière du même nom.U cours des prochains mois, le gouvernement péquiste aura à prendre une décision concernant la poursuite \u2014 ou non \u2014 par Hydro-Québec des travaux sur le controversé chantier de la rivière Romaine, situé en Minganie, sur la Côte-Nord.Approuvé en 2009 au terme d\u2019une consultation publique hâtive, le projet de quatre barrages, évalué à 8,5 milliards, a connu un parcours trouble.Durant la seule année 2012, le chantier situé à l\u2019est de Havre-Saint-Pierre est devenu la cible de trois blocus, à savoir par des écologistes, par des membres d\u2019une Première Nation, et par des entrepreneurs locaux, outrés d\u2019avoir été exclus des contrats qjue leur avait pourtant fait miroiter la société d\u2019Etat.Plus récemment, alors que la société d\u2019Etat se prépare à se lancer dans la construction de deux centrales jusqu\u2019ici non entamées, soit la Romaine-1 et la Romaine-3, une commission parlementaire vient de confirmer l\u2019existence d\u2019importants surplus en électricité devant se perpétuer jusqu\u2019en 2020.À la lumière de ces faits, il s\u2019avère pertinent de réexaminer les prémisses qui sous-tendent le mégaprojet.Stratégie énergétique C\u2019est dans la Stratégie énergétique du Québec 2006-2015, publiée en 2006, que le gouvernement libéral affirmait son intention de séduire l\u2019industrie lourde moyennant un accès accru à l\u2019électricité.Entre 2006 et 2011, on projetait de commencer pour 4500 mégawatts (MW) de nouveaux projets hydroélectriques, dont le coût s\u2019élèverait à 25 milliards, dans le but d\u2019alimenter essentiellement les affineries et les compagnies minières.Avec le lancement du Plan Nord en mai 2011, c\u2019est une cible de 3000 MW qui s\u2019ajoutait pour un objectif global de 7500 MW, soit environ cinq fois la capacité du projet Romaine.Sur quelles rivières construirait-on ces nouveaux barrages ?De toute évidence la Côte-Nord sera visée de manière disproportionnée.Dans son Plan stratégique 2009-2013, Hydro-Québec lorgne tout particulièrement la rivière Petit-Mécatina, située en Basse-Côte-Nord, et dont le potentiel hydroélectrique est évalué à 1200 MW, qu\u2019on veut aménager une fois le projet Romaine terminé.D\u2019éventuels projets \u2014 de moindre envergure \u2014 sont évoqués, dont la majorité se trouvent, eux aussi, en territoire nord-côtier.Selon les libéraux, c\u2019est en garantissant un nouvel approvisionnement en électricité \u2014 à «ferais HYDRO-QUEBEC La reprise des travaux sur la Romaine est prévue pour ce printemps.des prix concurrentiels \u2014 que l\u2019État incitera les industries lourdes à s\u2019agrandir et, ce faisant, à effectuer plus d\u2019embauches.Pourtant cette vision comporte deux lacunes.D\u2019abord, dans une simple perspective de retour sur l\u2019investissement les chiffres relatifs à la création emplois sont décevants.Lorsque Jean Charest s\u2019est présenté à Sept-Iles en novembre 2011 pour annoncer l\u2019octroi d\u2019un bloc de 500 MW à l\u2019aluminerie Alouette afin de lui permettre de réaliser une expansion, il s\u2019est vanté du fait que cette mesure amènerait la compagnie à créer 300 nouveaux emplois permanents.Toutefois, ce bloc de 500 MW équivaut environ au tiers de la capacité présentement en construction sur la Romaine (1550MW).Si ces 500MW proviennent entièrement de la Romaine, nous déduisons que leur coût, qui sera financé par les contribuables, revient au tiers du prix global du projet en cours, soit 2,8 milliards, ou encore près de 9 millions pour chaque emploi généré ! Un paysage défiguré Le deuxième problème est d\u2019ordre structurel.Parce qu\u2019après cinquante ans de développement hydroélectrique, il reste peu de grandes rivières non aménagées au Québec, il est à parier qu\u2019après la Romaine et le Petit-Mécatina nous ne verrons plus de projets hydroélectriques de 1000MW ou plus.Résultat: pqur atteindre les 7500 MW exigés, la société d\u2019État se verra obligée de multiplier les projets sur un plus grand nombre de petites et moyennes rivières.Dans ce cas, les dégâts écologiques (inondation de forêts, contamination au mercure, perte de biodiversité)ne se limiteront plus autour de quelques grands bassins versants, mais se trouveront répandus sur un territoire autrement plus vaste.Ainsi, pour atteindre une cible aussi imposante que celle établie par les libéraux, Hydro-Québec aura à dénaturer la forte majorité des rivières qui restent sur la Côte-Nord et à défigurer durablement le paysage.Tout cela se fera-t-il dans le respect du milieu ?Nous avons vu comment, par le passé, Hydro-Québec a montré un empressement idéologique dans la réalisation de ses projets qui l\u2019a amené, notamment, à lancer les travaux sur le chantier Romaine sans avoir élaboré de stratégie visant à maximiser les retombées pour les entrepreneurs locaux \u2014 et sans avoir obtenu l\u2019approbation d\u2019une communauté innue affectée.Toutefois, il y a un autre cas qui inspire des craintes.En 2004, à la suite de consultations locales, le Bureau des audiences publiques en environnement a recommandé de préserver la Magpie, rivière de tajlle moyenne, située entre La Romaine et Sept-Iles et reconnue pour son potentiel récréotouristique exceptionnel.Le ministre de l\u2019Environnement s\u2019était mis d\u2019accord, une protection provisoire avait même été accordée, mais neuf ans plus tard le projet de parc ne s\u2019est pas réalisé en,raison de l\u2019obstruction faite par la société d\u2019État qui songe toujours à construire un complexe hydroélectrique à cet endroit.Dans les faits, il n\u2019existe à ce jour aucune rivière sur la Côte-Nord bénéficiant d\u2019un statut de protection permanente ! Plus que des moteurs à hydroélectricité N\u2019en déplaise aux idéologues, nos rivières sont beaucoup plus que de simples moteurs à hydroélectricité.Elles alimentent des écosystèmes, maintiennent la viabilité de secteurs importants de l\u2019économie, dont la pêche, et contribuent à la qualité de vie des gens qui habitent en région.Or dans la mesure oû nous assimilons notre stratégie économique à une expansion de l\u2019industrie lourde, nous serons à la merci d\u2019intérêts énergivores dont l\u2019appétit est trop géant pour admettre de compromis avec les autres usages du territoire.Au moment oû la reprise des travaux sur la Romaine est prévue pour ce printemps, le nouveau gouvernement devra donc statuer non seulement sur l\u2019avenir de ce projet-là, mais sur la poursuite de toute une stratégie énergétique qui s\u2019avère problématique.Il est à espérer que le gouvernement Marois saisira l\u2019occasion en désignant certaines rivières de la Côte-Nord comme aires protégées, en révisant à la baisse la cible de 7500 MW, et en annulant les futures phases du complexe Romaine, mettant terme ainsi à un projet coûteux et inutile.Ce serait là un geste courageux, et la population du Québec lui en saurait gré.Annuler la partie « illégitime » de notre dette ?Au Québec, une vérification citoyenne de la dette s\u2019impose, notamment pour estimer la portion due à la collusion et à la corruption CLAUDE VAILLANCOURT Professeur au Collège André-Grasset, auteur, entre autres, de Hollywood et la politique (Ecosociété) ien ne vaut une bonne dette souveraine pour restreindre la démocratie.Un pays endetté n\u2019est plus maître de ses choix.H doit appliquer des mesures qui satisfont d\u2019abord et avant tout les créanciers.H se plie aux critères d\u2019évaluation des agences de notation, fortement imprégnées de l\u2019idéologie néolibérale, afin d\u2019éviter une décote qui entraîne une hausse du taux d\u2019intérêt.Et tous assistent au spectacle d\u2019élus humiliés et soumis, incapables de gouverner pour le bien de la population.La dette s\u2019impose comme une grosse masse noire, un tout informe.Qn alarme le pubbc avec des chiffres effrayants, toujours très élevés.La dette brute du Québec, par exemple, serait de plus de 180 milliards de dollars et toujours en croissance.Le bon sens nous dit que toute dette doit être remboursée, que tous les sacrifices doivent être faits pour retrouver l\u2019équilibre budgétaire.La réabté, bien sûr, n\u2019est pas si simple.Dans différents pays, de nombreux citoyens et ci- Des Idées en revues Chaque mardi.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019une revue d\u2019idées afin qu\u2019ils présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont ils traitent dans les pages du dernier numéro de leur publication.Cette semaine, un extrait du dossier « Démocratiser l\u2019économie » d\u2019À bâbord!, dont le numéro 48 est en kiosque.La revue (ababord.org) célèbre son 10® anniversaire, lequel sera souligné, entre autres, par un colloque le 12 avril à Î\u2019UQAM, dont le thème sera « Les mutations dans l\u2019univers médiatique ».toyennes ont décidé de comprendre la nature même de cette dette en posant des questions élémentaires, mais fondamentales: à qui doit-on, au juste?Pourquoi a-t-on emprunté?Les conditions dans lesquelles on a fait les prêts sont-elles acceptables?Les taux d\u2019intérêt sont-ils justifiables?Qui profite de la dette ?Répondre à ces questions permet d\u2019éclaircir bien des choses.Par exemple, apprendre que notre dette nous appartient, principalement par l\u2019en- bâbord DEMOCRAT SER reconomie PIERRE CREPO «La dette s\u2019impose comme une grosse masse noire, un tout informe.On aiarme ie pubiic avec des chiffres effrayants ».tremise d\u2019obligations achetées par des compatriotes, est rassurant: la dette est à l\u2019abri de la spéculation et reste dans les mains d\u2019épargnants qui ne sont pas à la recherche de liquidité et de rendements très élevés.Ce qui n\u2019est pas le cas si la dette est transformée en produit financier et appartient à des étrangers qui spéculent, comme en Grèce, un cas extrême et dramatique.Il nous faut savoir aussi quelle est la part illégitime de la dette.Emprunter à des taux élevés, pour des contrats dans le secteur de la construction dont les coûts sont exagérés, est-il vraiment acceptable?Ne serait-il pas nécessaire, au Québec, d\u2019observer les effets de la collusion et de la corruption sur notre dette ?Peut-être serait-il tout simplement possible d\u2019annuler cette dette que l\u2019on pourrait qualifier d\u2019illégitime, ainsi qu\u2019on l\u2019a fqit dans certains pays, comme l\u2019Équateur.Il faut comprendre le ben entre les dépenses pubbque^ et la dette.Dans beaucoup d\u2019États, la dette a considérablement augmenté, alors que les dépenses sont restées stables.D\u2019oû vient cet écart?Comment expliquer l\u2019inflation de la dette dans un contexte de stabilité budgétaire?Il nous serait alors possible de révéler des choix douteux qui ne profitent pas à la majorité, notamment sur le plan des pobdques fiscales.Tout ceci nous montre l\u2019importance de bien saisir la composition d\u2019une dette qui sert trop souvent d\u2019épouvantail.Dans plusieurs pays, des ci- toyens et citoyennes se mobilisent et demandent une vérification comptable citoyenne de la dette \u2014 ou, dans le sabir angb-cisé de nos camarades européens, un audit de la dette.Ce travail devient fondamental pour évaluer plus efficacement les politiques budgétaires des gouvernements.Au Québec, cet exercice est tout aussi nécessafre, même si aucune mobilisation à ce sujet ne semble véritablement amorcée.Il suffit de constater à quel point le poids de notre dette a influencé les choix dans notre dernier budget Marois de novembre 2012.Sur son site Web, l\u2019Institut économique de Montréal affiche un «compteur de la dette québécoise» affolant tant les chiffres tournent vite.Qn ne cessera pas de sitôt de nous effrayer avec la dette qui pèsera sur nos enfants dès leur naissance, ou sur r«état de nos finances publiques» si désastreux qu\u2019on ne peut plus rien se payer.Comprendre la nature de notre dette est une façon de se réapproprier la démocratie, en évitant de se laisser berner par des chiffres qui ne veulent rien dfre si on ne parvient pas à les analyser.Des commentafre^ ?Des idées?Écrivez à arobitaille@ledevoir.com L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idées), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) ; information générale : Marie-Andrée Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Jeanne Corriveau (reporter), Caroline Montpetit (affaires sociales), lisa-Marie Gervais (éducation), Alexandre Shields (environnement), Amélie Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien DegliseésocféféJ et Jean Dion (sports) ; information politique : Michel Davidéc/^rowf-, Hélène Buzzetti et Marie Vastel (correspondantes parlementaires à OffatcaJ, Robert Dutrisac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires à Québec) ,^rian.Myles (affaires municipales, Montréal) ,lsahe\\[Q:Vort'er (affaires municipales, Québec), Guillaume Bourgault-Côté et Kathleen Lévesque (reporters) ; information culturelle : Louise-Maude RiouxSoucy (chef de division), Odile Tremblay (cinéma), Stéphane Baillargeon (médias), Frédérique Doyon et Isabelle Paré (reporters) ,I\\xh.Q: Carpentier (pupitre) ; information économique : Gérard Bérubé (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Bélair Cirino, François Desjardins et Eric Desrosiers {reporters), Gérald Dallaire (pupitre) ; information internationale : Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Lévesque et Guy ^eàWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page éditoriale et cahier Perspectives)-, section art de vivre: Diane Précourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emilie EoUe-Boivin et Louis Gagné (pupitre) ; équipe internet: Laurence Clavel, Marie-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-ParazeUi et Geneviève Tremblay (assistants) ; correction : André^ne Bédard, Christine Dumazet et Michèle Malenfant / soutien à la rédaction: Amélie Gaudreau (secrétaire)-, Elorence Eerraris (commis).DOCUMENTATION Gilles Paré (directeurj, Manon Derome (Montréal), Monique Bhérer (Ottawa), Dave Noël (Québec).PUBLICITE Céline Benoît, Jean de BiUy, Jean-Erançois Bossé, Marlène Côté, Amel EUmam, Amélie Maltais, Claire Paquet, Chantal Rainville, Nadia Sebai' (publicitaires), Sylvie Laporte (avis légaux), Elise Girard(secrétaire).PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Olivier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald EiUon, Caroline Guimond, Yannick Morin, Nathalie Zemaitis.INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Ugo GalfrascoH (analyste-programmeur), Hansel Matthews\tinformatique).PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion), Maxim-Olivier Leclerc (responsable du service à la clientèle), Manon Blanchette, Nathalie EiUon, Marie-Lune Houde-Brisebois, Isabelle Sanchez.ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables), Claudette BéUveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudine Chevrier, CéUne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Pagé. A 8 LE DEVOIR LE MARDI 19 EEVRIER 2013 ACTUALITES MIUOTO SUITE DE LA PAGE 1 hon avec les noms», a-t-il dit lundi, dès que la procureure en chef de la commission, Sonia Le-Bel, est entrée dans le vif du sujet sur ses liens avec le clan Rizzuto.M® LeBel a arraché une à une les concessions à l\u2019entrepreneur retraité.M.Milioto connaît depuis sa naissance l\u2019ex-parrain de la mafia montréalaise, Nicolo Rizzuto.Ils ont grandi dans le même village de Cattolica Era-clea, berceau des immigrants d\u2019origine sicilienne à Montréal.L\u2019ami Rizzuto Nicolo Milioto considérait Nick Rizzuto comme un ami, faisant peu de cas de son statut de chef du plus puissant clan maffieux.«Pour moi, c\u2019est un père de famille, c\u2019est une bonne personne.Il me respectait, et je le respectais.Je savais ce que le journal disait, mais ça ne m\u2019affectait pas», a-t-il dit.Nicolo Milioto était un habitué du Consenza, le quartier général du clan Rizzuto.Sa présence dans ce café de Saint-Léonard fait l\u2019objet d\u2019un sérieux malentendu.M.Milioto s\u2019y rendait pour «prendre un café et jouer aux cartes», tout en bavardant.«de cartes» avec ses compatriotes immigrés de la Sicile.M.Milioto croit avoir rencontré environ quatre fois son ami Rizzuto, qu\u2019il a présenté comme un vieil homme retraité.Il a nié tout lien d\u2019affaire avec ce «gentleman».«On prenait le café, on jasait comme ça.J\u2019avais pas de relation d\u2019affaires», a-t-il dit.Pour les enquêteurs et d\u2019importants témoins à la commission Charbonneau, Nicolo Milioto se rendait au Consenza afin de payer au clan Rizzuto un pizzo de 2,5% sur la valeur des contrats décrochés par le cartel des entrepreneurs à Montréal.Les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont filmé M.Milioto au Consenza à 236 reprises.«La police et les journalistes, ils aiment ça agrandir les choses», a-t-il dit.L\u2019entrepreneur s\u2019est rendu célèbre en échangeant des liasses de billets qu\u2019il cachait dans ses chaussettes avec le parrain ou son homme de main, Rocco Sollecito.Explication sommaire de M.Milioto : si les femmes dissimulent bien leur argent dans leur soutien-gorge, pourquoi n\u2019utiliserait-il pas ses chaussettes en guise de portefeuille ?« Je le mettais là comme une cachette, pour ne pas me faire voler», a-t-il expliqué.M.Milioto a adopté un ton de défiance lorsque M® LeBel l\u2019a interrogé sur ses visites au Consenza immortalisées par la GRC.« Vous l\u2019avez fait voir au Tout-Montréal.Pourquoi me demandez-vous ces choses-là ?a-t-il demandé.Pas besoin de tourner en rond.\u201cEnvoyé drette\u201d ce que tu veux savoir.» Pressé de questions sur la raison de ces échanges d\u2019argent qu\u2019il ne peut nier en raison de l\u2019accablante preuve vidéo, M.Milioto a expliqué qu\u2019il avait ramené de l\u2019argent au parrain à la demande de l\u2019entrepreneur Lino Zambito, de cinq à sept fois entre 2001 et 2006.M.Milioto ne posait pas de questions.«C\u2019est pas mon affaire de demander», a-t-il dit.Il avait sa petite idée sur les raisons incitant M.Zambito à se servir de lui comme intermé- diaire.«M.Zambito a tout le temps eu des problèmes d\u2019argent», a-t-il avancé, laissant entendre que l\u2019ex-patron d\u2019Infrabec avait contracté des dettes auprès du clan Rizzuto.Le témoin a reconnu qu\u2019il ne s\u2019agissait que d\u2019une intuition de sa part, dépourvue de tout fondement factuel.Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, Lino Zambito a jeté l\u2019opprobre sur Nicolo Milioto.Pour faire partie du cartel des entrepreneurs, M.Zambito a dû verser 2,5% de la valeur de ses contrats à la mafia, et 3% à Union Montréal, toujours en passant par Nicolo Milioto.L\u2019homme d\u2019affaires Elio Pa-gliarulo a aussi décrit Nicolo Milioto comme un intermédiaire incontournable auprès des entrepreneurs.Nicolo Milioto a immigré au Québec à l\u2019époque de l\u2019Expo 67.Après un court séjour dans l\u2019industrie manufacturière, il s\u2019est tourné vers la construction à titre de journalier.Les frères Catania, Tony et Lrank, aussi originaires de Cattolica Eraclea, lui ont donné sa première chance.En 1989, M.Milioto a fondé Mivela Construction avec Girolamo Vella et Alfonse Polezzi.La compagnie a connu une croissance importante dans les années 2000, alors que le cartel des entrepreneurs (et celui des ingénieurs) tournait à plein régime à Montréal.En 2009, le chiffre d\u2019affaires de l\u2019entreprise spécialisée dans les trottoirs, bordures et places publiques a atteint 10 millions de dollars.M.Milioto a pris sa retraite en janvier 2012, laissant le contrôle de la compagnie à sa fille et à son gendre.Un seul des trois fondateurs, M.Polezzi, est demeuré actif.Le Devoir OLEODUC SUITE DE LA PAGE 1 ward dans le même communiqué.Il a déjà évoqué la possibilité de créer 2000 emplois pendant les travaux de construction et quelques centaines par la suite à la raffinerie d\u2019Irving, au Nouveau-Brunswick.Projet ambitieux C\u2019est l\u2019entreprise albertaine TransCanada \u2014 maître d\u2019œuvre du controversé projet Keystone XL \u2014 qui pilote cet ambitieux projet qui relierait l\u2019Ouest canadien aux Maritimes.Cette dernière souhaite convertir un gazoduc actuellement sous-utilisé pour y faire couler du pétrole.Le tuyau en question passe par le nord de Montréal et se rend jusqu\u2019à Québec.Il faudrait donc construire un nouveau tronçon d\u2019oléoduc en sol québécois pour rejoindre Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.Peu de détails techniques ont jusqu\u2019ici été rendus publics, mais on estime pouvoir transporter entre 500000 et un million de barils de pétrole brut par jour.La première ministre n\u2019a tenu aucun point de presse lundi pour expliquer sa position.Mais toujours par voie de déclaration écrite, son gouvernement a fait valoir que «le Québec n\u2019est pas fermé à ce projet».Son attachée de presse, Marie Barrette, a précisé au Devoir que le comité qui sera mis sur pied est à l\u2019image de celui établi avec l\u2019Alberta pour étudier le projet d\u2019inversion d\u2019un oléoduc de la pétrolière Enbridge.Ce projet permettrait d\u2019acheminer chaque jour 300 000 barils de pétrole brut de l\u2019Quest canadien jusque dans l\u2019est de Montréal.Une partie de cette ressource fossile pourrait alors être traitée à la dernière raffinerie de file et une autre partie serait transportée par bateau jusqu\u2019aux installations d\u2019Ultramar, près de Québec.Selon M\u201c® Marois, le projet d\u2019Enbridge présenterait d\u2019ailleurs des avantages certains pour l\u2019industrie pétrochimique implantée en sol québécois.Les directions des deux dernières raffineries encore en activité ont déjà fait valoir que la possibilité de s\u2019approvisionner en pétrole albertain pourrait un jour être une question de survie.Les deux installations ont une capacité de raffinage totale de 400000 barils par jours.Si la première ministre a démontré une ou- .v.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La première ministre du Québec, Pauline Marois, et son homologue du Nouveau-Brunswick, David Alward, lundi, à Montréal.Ils ont convenu de mettre sur pied un groupe de travail pour étudier un projet d\u2019oléoduc qui transporterait du pétrole des sables bitumineux albertains.verture certaine au projet de la pétrolière En-bridge, son ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Laune et des Parcs, Yves-Lrançois Blanchet, a manifesté récemment certaines inquiétudes.«Il y a des enjeux importants qui ont été soulevés, qui ne sont pas pris à la légère et qui sont essentiellement le fait que c\u2019est une installation désuète, que le renversement mettrait une pression importante sur la structure et aussi que le pétrole brut qui y circulerait serait d\u2019une corrosivité très différente de ce qui circule normalement dans les oléoducs que l\u2019on connaît.Ce sont des enjeux significatifs», a-t-il expliqué récemment sur les ondes de la radio de Radio-Canada.Plusieurs groupes environnementaux ont dénoncé le projet d\u2019Enbridge.Tandis que deux projets de transport de pé- trole tiré des sables bitumineux sont désormais sur la table au Québec, TransCanada est toujours en attente d\u2019une décision du gouvernement américain concernant son oléoduc Keystone XL.Plus de 50000 personnes ont manifesté dimanche à Washington pour demander au président Barack Qbama de dire non à ce projet qui facilitera le développement de l\u2019industrie des sables bitumineux, réputée très énergivore et génératrice de grandes quantités de gaz à effet de serre.Les compagnies pétrolières actives en sol canadien comptent doubler leur production d\u2019ici la fin de la décennie, ce qui la ferait passer à 3,5 millions de barils par jour.Le Devoir DAVIS SUITE DE LA PAGE 1 dans les années 1970, lorsqu\u2019elle a été arrêtée et accusée de prise d\u2019otages et de meurtre à l\u2019occasion de la tentative d\u2019évasion de prisonniers, les frères Soledad, parce qu\u2019elle avait acheté les armes qui ont été utilisées lors de cette tentative d\u2019évasion.Au cours de la cavale de deux semaines qui a suivi, Angela Davis est devenue l\u2019une des personnes les plus recherchées du LBI.Son procès, au terme duquel elle a été acquittée, a suscité un mouvement de sympathie partout dans le monde, notamment auprès de Jean-Paul Sartre.Aujourd\u2019hui, Angela Davis dit souhaiter que les jeunes du monde entier comprennent comment sa cause a fait avancer les choses.«Je ne me préoccupe pas du fait que les jeunes d\u2019aujourd\u2019hui me connaissent, dit-elle.Mais je veux qu\u2019ils comprennent l\u2019importance de la campagne dont j\u2019ai fait l\u2019objet.[.] Les gens se sont unis et ils ont réussi quelque chose qui semblait impossible.Sous l\u2019un des présidents les plus conservateurs des Etats-Unis, Richard Nixon, et avec Ronald Reagan comme gouverneur de la Californie, personne ne croyait qu\u2019il serait possible de me libérer.C\u2019est important que les jeunes comprennent qu\u2019il faut s\u2019organiser au-delà des barrières raciales et nationales.» Au-delà de la cause de la communauté noire, Angela Davis s\u2019intéresse aussi à la cause des autochtones et des immigrants.« C\u2019est très important de lier le sort de la communauté noire à celle de la communauté autochtone, à celle des Latinos, et aussi à celle des immigrants.Nous avons à apprendre qu\u2019une lutte ne peut pas se faire de façon isolée du reste du monde».Angela Davis se réjouit d\u2019ailleurs qu\u2019un mouvement comme Qccupy se soit inspiré de luttes menées en Tunisie par exemple.«Nous [les Américains] croyons toujours que nous savons tout mieux que les autres.C\u2019est vrai aussi pour les militants!», dit-elle.Angela Davis s\u2019est particulièrement impliquée, ces dernières années, dans la cause palestinienne.«Nous avons beaucoup à apprendre des Palestiniens», dit-elle.D\u2019inspiration marxiste, Angela Davis attribue aussi au capitalisme global c,e «racisme structurel» qu\u2019elle dénonce aux Etats-Unis.«C\u2019est l\u2019émergence du capitalisme global, la désindustrialisation de l\u2019économie, le démantèlement de l\u2019Etat-providence.Il y a des villes où les gens de couleur travaillaient dans le secteur automobile, le secteur de l\u2019acier.Ces secteurs n\u2019existent plus, ils ont été déplacés dans d\u2019autres parties du monde où le travail n\u2019est pas organisé et où le travail ne coûte pas cher.C\u2019est une combinaison de racisme et d\u2019impulsion du capitalisme.Il faut voir la race, la classe et le genre ensemble», dit-elle.Qqant au Canada, ü suit trop souvent l\u2019exemple des Etats-Unis, croit-elle.Elle regrette l\u2019époque où le Canada accueillait favorablement les Américains qui boycottaient la guerre du Vietnam, comme il a accueilli autrefois des esclaves noirs qui fuyaient les plantations de coton du Sud.Aujourd\u2019hui, le Canada a pris un tournant «conservateur», dit-elle.Elle dénonce d\u2019ailleurs le fait que le président Qbama ait poursuivi la guerre en Afghanistan.En ce sens,,note-t-elle, ü a poursuivi le rôle impérialiste des Etats-Unis dans le monde.Quant au système de, santé, qui fait l\u2019objet de débats importants aux Etats-Unis,,ü devrait être accessible à tous, croit-elle.«Aux Etats-Unis, les gens croient que si le système de santé est accessible à tous, nous sommes dans un Etat socialiste.Soit dit en passant, je n\u2019ai rien contre le fait de vivre dans un Etat socialiste!», dit-elle.Les Montréalais étaient nombreux à s\u2019être déplacés hier pour écouter M\u201c® Davis.«Elle a fait beaucoup pour la communauté noire, dit Jessica, 28 ans, qui s\u2019était déplacée pour l\u2019occasion.C\u2019est une sorte d\u2019icône.» Le Devoir ARCTIQUE SUITE DE LA PAGE 1 que ce qui était envisagé par les modèles» de prévisions des climatologues, a aussi rappelé M.Steiner.Les glaces des terres émergées reculent également et le pergélisol fond.Ruée vers l\u2019or noir Selon le rapport, ce recul des glaces engendre un accès plus facile aux ressources naturelles, «provoquant ainsi une augmentation des activités humaines susceptibles de mettre en péril les écosystèmes et la faune d\u2019ores et déjà fragiles».L\u2019industrie de l\u2019énergie fossile convoite en effet plus que jamais les immenses ressources de pétrole et de gaz naturel qui se trouveraient dans le sous-sol de l\u2019Arctique.Les donnée^ émanant de l\u2019Institut d\u2019études géologiques des Etats-Unis ont d\u2019ailleurs de quoi attirer leur attention.L\u2019organisme estime que 30% des ressources mondiales en gaz naturel non découvertes se trouvent dans cette région, principalement sur les plateaux continentaux situés sous l\u2019océan Arctique.Les réserves pétrolières seraient elles aussi imposantes.Selon les évaluations disponibles, plus de 70% du pétrole non encore découvert en Arctique se trouve notamment au nord de l\u2019Alaska et à l\u2019est du Groenland.Mais le PNUE déplore que l\u2019engouement pour l\u2019exploitation des ressources de l\u2019Arctique, jusqu\u2019ici relativement épargnées, ne s\u2019accompagne pas d\u2019une véritable réflexion interétatique sur ce qu\u2019il convient de faire ou de ne pas faire.«L\u2019empressement à vouloir tirer parti de ces importantes réserves inexploitées a des conséquences auxquelles les pays du monde entier doivent mûrement réfléchir, au vu des implications et incidences en jeu au niveau mondial», prévient l\u2019organisme onusien.«Aucune mesure ne devrait être prise pour exploiter le nouvel état environnemental de l\u2019Arctique sans évaluer d\u2019abord la façon dont l\u2019exploitation affecterait les écosystèmes, les populations et le reste du monde, étant donné que le risque environnemental est élevé», ajoutent les auteurs du rapport de 80 pages.Cela impliquerait que les pays membres du Çonseil de l\u2019Ârctique \u2014 Canada, Danemark, Etats-Unis, Einlande, Islande, Norvège et Russie \u2014 se dotent d\u2019une «gouvernance renforcée».Enjeux territoriaux Qr, certains Etats, comme le Canada et la Russie, sont plus préoccupés présentement par l\u2019expansion de leur plateau continental vers l\u2019Arctique.Il faut dire qu\u2019une telle augmentation peut signifier un accès accru à des ressources pétrolières et gazières.Le gouvernement Harper ne cache d\u2019ailleurs pas sa volonté d\u2019ouvrir le territoire nordique aux compagnies pétrolières.Mais des rapports produits par des groupes environnementaux canadiens çt américains ont insisté sur l\u2019impuissance des Etats à réagir si une marée noire devait survenir dans l\u2019Arctique.L\u2019exploitation de sources énergétiques reconnues pour leurs impacts sur les bouleversements climatiques n\u2019est pas la seule menace environnementale qui devrait se développer au cours des prochaines années en Arctique.Le PNUE insiste aussi sur le fait que les activités de pêche devraient «augmenter de façon considérable», notamment parce qu\u2019on constate actuellement le déplacement vers le nord des espèces de poissons subarctiques, notamment la morue.Une étude prévoit une hausse de 30 à 70% des captures de poissons dans les hautes latitudes, y compris l\u2019Arctique, d\u2019ici 2055.Tout cela dans un contexte où le PNUE a prédit, dès 2007, un épuisement total des principales réserves halieutiques utilisées pour la consommation d\u2019ici 2050.Le Devoir Un procès au civil pour Thibault L\u2019ex-lieutenante-gouverneure Lise Thibault n\u2019a pas réussi à faire suspendre son procès au civil en attendant que sa cause criminelle soit réglée.Le juge Jacques Babin, de la Cour supérieure, estime que M\u201c® Thibault n\u2019a pas réussi à démontrer que le fait de procéder au civil causerait un préjudice irréparable à son droit à une défense pleine et entière au criminel, et la poursuite civile pourra donc aller de l\u2019avant en parallèle avec la cause criminelle.La partie poursuivante est la même au criminel et au civil, soit le Procureur général du Québec.Celui-ci poursuit M\u201c® Thibault au civil pour la somme de 92000$ pour des dépenses qu\u2019il considère comme injustifiées.M\u201c® Thibault est accusée de fraude au criminel relativement à l\u2019utilisation de ces sommes.Dans le dossier criminel, M\u201c® Thibault est devant la Cour suprême pour faire reconnaître qu\u2019elle avait droit à l\u2019immunité totale en tant que représentante de la reine.Si elle n\u2019y a pas droit, les tribunaux devront alors se pencher sur l\u2019application de l\u2019immunité de fonction dans le cas des gestes qui sont reprochés à l\u2019ex-lieutenante-gouverneure.La Presse eanadienne Rectificatif Dans le texte de Jean-Louis Martel intitulé «Université de Sherbrooke à Longueuil: erreur ou solution?», publié dans nos pagçs le samedi 16 février, l\u2019ancienne ministre de l\u2019Éducation du gouvernement Charest a été rebaptisée «Michèle Cournoyer».Il aurait évidemment fallu lire «Michelle Courchesne».Nos excuses.LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.com CO sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 Abonnements (lundi a vendredi, 7 h 30 à 16 h 30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc.dont le siège social est situé au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A 3M9.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt légal: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007."]
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