Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier H
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (8)

Références

Le devoir, 2013-04-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ENVIRONNEMENT VILLES VERTES K Un futur nouveau schéma d\u2019aménagement pour Laval Page 2 \\ A Longueuil, on mise sur l\u2019agriculture durable Page 3 -j; Vancouver veut être la ville la plus verte du monde ?d\u2019ici à 2020! Page 6 CAHIER THEMATIQUE H > LE DEVOIR, LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AVRIL 2013 Les villes, moteurs du développement durable « Quand on parle de développement durable, d\u2019environnement, de lutte contre les gaz à effet de serre, il est clair que cela atterrit dans la cour des villes, affirme Eric Forest, président de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) et maire de Rimouski.Quand on regarde les actions en matière d\u2019aménagement, les gestes et les initiatives en matière de recyclage, au niveau du traitement des matières organiques, des infrastructures qui permettent la mobilité active, comme les sentiers pédestres ou cyclables, les pistes de ski de fond, l\u2019aménagement de nos artères et des espaces verts, les structures de loisir, c\u2019est vraiment au niveau des municipalités que les enjeux se matérialisent de façon concrète.» HELENE ROULOT-GANZMANN La gestion des matières résiduelles, de l\u2019eau potable et des eaux usées, la réduction des gaz à effet de serre et l\u2019adaptation aux changements climatiques sont autant de problèmes écologiques que les municipalités, quelle que soit leur taille, sont obligées de prendre à bras-le-corps.Dans ce dossier, l\u2019UMQ se doit d\u2019être active et de soutenir ses membres en les outillant et en les représentant auprès des autres partenaires, principalement les gouvernements et la société civile.«Notre objectif est de faire émerger, en travaillant notamment avec des scientifiques, des approches transversales à la fois novatrices et respectueuses des singularités territoriales, explique Eric Forest.En renforçant la mobilisation des membres autour des problèmes contemporains et en développant des modalités de partage des connaissances et la mise en commun des ressources, nous permettons aux municipalités de disposer d\u2019outils pouvant capter les innovations prometteuses de solutions d\u2019avenir aux défis actuels.Clairement, l\u2019environnement représente plus que l\u2019eau, l\u2019atmosphère et le sol ou toute combinaison de l\u2019un et l\u2019autre.A titre d\u2019exemple, les infrastructures vertes offrent des possibilités non seulement comme moyens de répondre aux problèmes techniques de gestion des infrastructures, mais également comme outils stratégiques de médiation et de dialogue avec les parties prenantes pour favoriser l\u2019acceptabilité sociale des projets de développement, tout en améliorant la santé publique.» Un arbre de «bienvenue» Et le maire de Rimouski de parler de ce qu\u2019il connaît finalement le mieux, soit sa propre ville.qui ne doit d\u2019ailleurs pas être un mauvais exemple, puisqu\u2019elle se classe depuis deux ans au premier rang selon l\u2019indice relatif du bonheur (IRB).Là-bas, les nouveaux propriétaires reçoivent tous un arbre mature et ils sont ainsi encouragés à fleurir leur environnement.«Ce n\u2019est pas unique-nient nettoyer les rues, estime Eric Forest.Il faut qu\u2019on ait, comme collectivité, le souci de stimuler, d\u2019encourager et d\u2019accompagner notre population, qui devient un partenaire du développement de la ville.La revalorisation de nos déchets, l\u2019éducation en matière écologique, les espaces verts dans notre milieu et dans les propriétés privées: tout cela ne peut fonctionner que si tout le monde s\u2019y met, la société civile, les municipalités et les différents ordres de gouvernement.» De ce point de vue, le président de rUMQ fustige Québec, qui, d\u2019un côté, se dote d\u2019une loi-cadre en matière de développement durable et, de l\u2019autre, accepte que la SAQ ferme r Eric Forest en est certain : les municipalités du Québec ont une volonté profonde d\u2019être plus vertes des comptoirs au centre-ville, accessibles via la mobilité active, pour en ouvrir en périphérie des grands centres urbains.«Ily a comme une dichotomie!, tonne-t-il.De telles choses, nous devons les dénoncer, et c\u2019est encore là le rôle de l\u2019UMQ.Adresser au gouvernement du Québec les demandes, sensibiliser les autorités à nos réalités.Dégager des consensus et représenter l\u2019intérêt municipal au niveau des ordres de gouvernement.Nous avons également tout un volet de formation, de sensibilisation auprès de nos membres, avec l\u2019organisation de colloques sur le développement durable, une formation en ligne, de la documentation, etc.Enfin, c\u2019est ce que, moi, j\u2019ai développé depuis que je suis président de l\u2019UMQ.Nous développons ainsi une sorte de vitrine des idées novatrices, notamment en matière de développement durable.Si une municipalité aménage un nouveau stationnement avec une technique de récupération des eaux pour arroser le parc situé à côté, nous le notons.Pour que les gens puissent s\u2019inspirer d\u2019idées brillantes que des collègues ont mises en place ailleurs au Québec.» Initiatives locales Eric Forest en est certain : les municipalités du Québec ont une volonté profonde d\u2019être plus vertes.Les milieux veulent prendre un virage vers le développement durable, au-delà des grandes intentions décrétées par le gouvernement provincial.Parce que les villes constituent l\u2019ordre de gouvernement le plus proche du citoyen et que le citoyen pousse en ce sens.Il veut changer ses façons de faire, il veut améliorer sa qualité de vie, il n\u2019accepte plus de subir les conséquences de la pollution et des modes de vie sédentaires.Rimouski vient notamment de se doter d\u2019un plan stratégique en développement durable qui l\u2019obligera à faire un bilan annuel des actions menées, petites et grandes.Toutes les initiatives sont bonnes, qu\u2019elles viennent de la municipalité ou d\u2019un citoyen.«C\u2019est une énergie qui vient parfois de npus, parfois du citoyen, note Eric Forest.Ici, les habitants de Rimouski ont lancé, il y a quelques années, un projet-pilote sur le compostage, et la Ville va déployer en septembre la cueillette des matières organiques.Un employé de la municipalité a également mis au point une espèce de vente de garage virtuelle de dons réutilisables, que la Ville a reprise à son compte.Si je change mon téléviseur, au lieu de jeter l\u2019ancien, je l\u2019inscris dans le site Internet de la Ville pour en faire don à qui le voudra.C\u2019est toujours ça de moins qui part aux vidanges! Il y a donc, d\u2019un côté, les gros projets de développement autour de la gestion de l\u2019eau et des déchets, du transport en commun et actif, de la réduction des gaz à ef fet de serre, etc., et, de l\u2019autre, nombre de petites initiatives locales qui, reprises à une plus grande échelle, peuvent vraiment améliorer la qualité de vie.Les deux sont tout aussi importants, parce qu\u2019il y a toute la question de l\u2019adhésion et de l\u2019apprivoisement de ces objectifs.En matière de développement durable, on dit souvent: \u201cPensons globalement, agissons localement\u201d.La traduction de ça, c\u2019est bien que l\u2019action, elle se passe dans les municipalités.» Collaboratrice Le Devoir à P PEDRO RUIZ LE DEVOIR Selon le président de l\u2019UMQ, Éric Forest, le citoyen veut améliorer sa qualité de vie et il n\u2019accepte plus de subir les conséquences de la pollution et des modes de vie sédentaires.\t\t JACQUES NADEAU LE DEVOIR Plusieurs problèmes d\u2019ordre écologique, comme la gestion des matières résiduelles et recyclables, sont du ressort des municipalités. H 2 LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AVRIL 2013 VILLES VERTES UNIVERSITE MCGILL La Mac Farm approvisionne tout le campus Nourrir McGill est un modèle de service alimentaire durable Nourrir McGill est un partenariat enü'e le Service de restauration de l\u2019Université McGill et la station de recherche horticole du campus MacDonald, à Sainte-Anne-de-Bellevue.Depuis 2009, la ferme horticole, appelée Mac Farm, approvisionne en fruits et légumes le Service de restauration en vue d\u2019offrir une alimentation locale aux résidences de McGill et à la communauté universitaire.Cette utilisation d\u2019aliments locaux contribue à la durabilité du service alimentaire de McGill, tout en réduisant l\u2019empreinte écologique de l\u2019université.Unique en son genre.Nourrir McGill répond à une sensibilisation grandissante désirant faire mieux en matière d\u2019alimentation.JACINTHE LEBLANC Cy est en visitant le campus MacDonald qu\u2019Oliver de Volpi, le chef exécutif du Service de restauration de TUniversité McGill, a rencontré Mike Bleho pour la première fois.Quand ce technicien horticole lui a demandé si des fruits et des légumes de Mac Farm étaient achetés pour nourrir la communauté universitaire, M.de Volpi, qui a répondu par la négative, a tout de suite su qu\u2019il fallait le faire.« Une semaine plus tard, raconte le chef exécutif, Mike est venu ici [au centre-ville] avec sa camionnette, pour les premières livraisons de cantaloups, de pastèques, de pommes, de poivrons, de tomates.» Puisque McGill existe depuis plus de 100 ans, pourquoi Tinitiative n\u2019a-t-elle pas eu lieu plus tôt?Les deux hommes ne le savent pas.«Il y a toujours eu de la nourriture servie au centre-ville.Il y a toujours eu une ferme à Sainte-Anne-de-Bellevue.Les deux appartiennent à McGill, mais personne n\u2019a jamais mis les deux ensemble», explique Oliver de Volpi.Nourrir McGill sort de l\u2019ordinaire, reconnaît M.de Volpi.Ce projet sans précédent au Québec leur a valu récemment un prix, décerné par l\u2019Institut d\u2019administration publique du Canada et par Deloitte, pour leur leadership dans la ca- m %.C\u2019est de Runion du travail des gens du Service de Mac Farm, qui appartient à l\u2019université, qu\u2019est né tégorie «Education dans le secteur public».Un exemple à suivre Le Service de restauration de McGill agit certainement comme agent de changement.Les nouvelles habitudes prises depuis quatre ans ont des impacts, que ce soit chez les étudiants ou chez les fournisseurs.Pour les étudiants et le personnel, outre le fait de mieux se nourrir, «ils connaissent les conditions dans lesquelles leur nourriture a été produite», souligne M.de Volpi.En plus de réduire l\u2019empreinte écologique de l\u2019établissement, Mac Larm utilise le moins possible de pesticides et de fertilisants et favorise le compostage.«J\u2019ai des tas de compost ici en arrière, indique Mike Bleho.C\u2019est tout du compost qu\u2019on met sur nos terres et ça me permet de ne quasiment pas utiliser de fertilisants chimiques!» La ferme n\u2019a toutefois pas de certification biologique.Toujours dans une perspective de durabilité, le technicien horticole utilise depuis deux ans MANGEZ MIEUX ET BIEN VIVRE POUR UNE ÉCOALI MENTATION 10 belles histoires Sous la direction de LUCIE SAUVÉ, NAYLA NAOUFAL et EVA AUZOU\t'\u2018l POUR UNE ECOALIMENTATION Lucie Sauvé, Nayla NouafaI et Eva Auzou (dir.) On comprend de mieux en mieux que santé humaine et santé des écosystèmes sont indissociables.Basé sur des enquêtes menées auprès des artisans de dix initiatives d ecoalimentation du Québec, ce livre met en évidence leur dimension éducative.Il célèbre la créativité et le courage de ces gens qui contribuent à réinventer le rapport au monde, du champ ou du jardin, celui de la campagne ou de la ville, jusqu'à l'assiette.214 pages | 978-2-7605-3703-3 \"f **ttQ.CA Presses de l'Université du Québec SOURCE MCGILL restauration de l\u2019Université McGill et de ceux de le projet Nourrir McGill.un système de récupération de l\u2019eau de pluie dans sa ferme et il s\u2019en sert pour la production de plants dans les serres.«Et, cette année, on va acheter une autre pompe pour se servir de cette eau-là pour irriguer nos champs», ajoute-t-il.Non seulement les fruits et les légumes sont fraîchement cueillis lorsqu\u2019ils arrivent au centre-ville, mais la proximité de la ferme et la possibilité de parler directement au producteur constituent de grands avantages pour Oliver de Volpi.Il peut ainsi savoir ce qui s\u2019en vient et de quelle façon se déroule la saison.De plus, à la suite d\u2019une rencontre de tous les chefs, Mike Bleho achète les graines selon ce qui a été décidé pour les menus des prochaines sessions.D\u2019un côté, le technicien horticole se retrouve parfois avec des fruits et des légumes qu\u2019il n\u2019a jamais cultivés.De l\u2019autre côté, les chefs du Service de restauration reçoivent des fruits et des légumes avec lesquels ils ne cuisinent pas souvent.Les apprentissages et les découvertes ne sont jamais bien loin.Quant aux fournisseurs, ils ont dû s\u2019adapter au virage pris par le Service de restauration.«Les fournisseurs qu\u2019on a ne sont pas toujours sûrs de ce qui est local et de ce qui ne l\u2019est pas, note M.de Volpi.Quand on posait la question il y a deux ans, il fallait aller dans l\u2019entrepôt et regarder sur la boîte.Maintenant, ils savent un peu plus et peuvent même nous envoyer des rapports.» Leur four- nisseur de services alimentaires, Aramark, a même emboîté le pas et fait aussi affaire avec Mac Larm, le temps des saisons correspondant avec le calendrier universitaire.Un défi de taille Le principal défi de Nourrir McGill est d\u2019adapter la saison agricole au calendrier scolaire.Heureusement, le côté universitaire n\u2019est jamais bien loin pour aider.«La beauté de faire quelque chose comme ça dans une école, avance M.Bleho, c\u2019est que nous sommes capables d\u2019y associer d\u2019autres départements, comme le Département d\u2019ingénierie, où il y a beaucoup de professeurs et d\u2019étudiants qui sont intéressés à [comprendre] de quelle façon l\u2019ingénierie est liée à l\u2019agriculture.» En effet, plusieurs projets de recherche sont menés pour aider à pallier certains problèmes, telle l\u2019extension de la saison agricole, ou encore pour améliorer les connaissances sur différentes espèces de végétaux.Lorsque la saison à Mac Larm prend fin, Oliver de Volpi comble les besoins avec ses autres fournisseurs qui offrent le plus possible des produits locaux.Avec le temps, le Service de restauration fait aussi affaire avec les autres fermes du campus MacDonald.En effet, depuis maintenant deux ans, les œufs en coquille sont achetés directement de la ferme.Aussi, depuis trois ans, Oliver de Volpi reçoit du bœuf de la ferme laitière.«La première année, deux bœufs ont été envoyés ici.La deuxième, c\u2019étaient huit, et maintenant, on a douze bœufs qui viennent de la ferme», pré-cise-t-il.Cette année, en plus de poursuivre les partenariats actuels avec les fermes, M.de Volpi aura du miel du campus MacDonald.Par ailleurs, McGill est la première université au Canada à avoir obtenu, en février dernier, la certification Chaîne de garantie d\u2019origine, du Marine Stewardship Council (MSC).T^nsi, tous les produits de la mer servis par le biais du Service de restauration de McGill et d\u2019TVamark sont certifiés MSC pour une pêche durable.Cette démarche, qui a pris deux ans, s\u2019est appuyée, entre autres, sur des recherches étudiantes et sur la participation des deux fournisseurs de poissons et de fruits de mer de l\u2019établissement.Avec tous ces virages, Oliver de Volpi voit le Service de restauration de l\u2019Université McGill comme «un des leaders en durabilité des services alimentaires».Avec la préparation d\u2019environ 10000 repas par jour, sept jours sur sept, «si je n\u2019achète pas des produits locaux et que je n\u2019appuie pas les fermes locales, qui va le faire ?On a le pouvoir», conclut-il.Collaboratrice Le Devoir VILLE DE LAVAL Un nouveau schéma d\u2019aménagement sera adopté d\u2019ici au printemps 2014 Bien que, au cours des derniers mois, elle ait été critiquée pour sa gestion des milieux humides, la Ville de Laval consent en 2013 plusieurs efforts pour améliorer son bilan écologique.La bonification de subventions, l\u2019amélioration de la gestion de la qualité de l\u2019air et de la consommation d\u2019eau ainsi que la mise en valeur de milieux naturels font partie de sa stratégie.EMILIE CORRIVEAU Ce n\u2019est pas d\u2019hier que Laval propose des subventions à ses résidants pour améliorer son bilan écologique.Depuis 2009, elle offre une remise postale pour le remplacement d\u2019une toilette standard par une toilette à faible débit.Depuis, d\u2019autres remises se sont ajoutées : la Ville subventionne notamment les barils récupérateurs d\u2019eau, les composteurs domestiques ainsi que les couches lavables.Ses programmes étant particulièrement populaires, la municipalité a décidé de bonifier son offre cette année.«Comme les programmes originaux ne prévoyaient pas que les besoins soient aussi grands, on a dû ajuster le tir.Nous avons augmenté la participation financière de la Ville et permis de doubler le nombre de produits subventionnés par ménage.Nous avons aussi décidé de rendre les couches lavables plus accessibles aux familles », souligne M.Gilles Benoît, ingénieur et directeur du Service de l\u2019environnement de la Ville de Laval.Peu importe le produit subventionné, le principe est le même.Les Lavallois font l\u2019acquisition de celui-ci et font parvenir leur facture à la Ville.Une vérification est faite, puis un remboursement est émis.Dans le même d\u2019esprit visant l\u2019amélioration de l\u2019environnement par le versement de sub- ventions pour certaines activités, la Ville de Laval a contribué financièrement au démarrage de la Chaire de cardiologie environnementale du docteur Lran-çois Reeves, cardiologue à la Cité de la santé de Laval.Le rôle de celle-ci est d\u2019étudier la pollution atmosphérique comme facteur des décès liés à des maladies cardiovasculaires.«La Ville de Laval souhaitait appuyer les recherches du docteur Reeves.Celui-ci commence à diffuser ses résultats et nous trouvons cela très intéressant», commente M.Benoît.Egalement, en 2013, Laval participe au nouveau programme de l\u2019Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique, «Changez d\u2019air», lequel vise le retrait ou le remplacement des appareils à combustion lente non performants.Une aide financière allant jusqu\u2019à 600$ est prévue pour inciter les propriétaires à se départir de leurs vieux appareils et à les remplacer par de nouveaux systèmes certifiés de chauffage à bûches, à granules, au gaz ou à l\u2019électricité.Eau potable Au plan de la gestion de l\u2019eau potable.Laval a adopté en août 2012 une stratégie d\u2019économie calquée sur la politique provinciale.Celle-ci commande une réduction de 20% de la consommation moyenne d\u2019eau potable SOURVE CRE DE LAVAL Laval veut contribuer à protéger les milieux naturels sur son territoire.à travers le territoire lavallois d\u2019ici à 2017.«On va aller voir les citoyens et on va regarder avec un certain nombre de participants volontaires leur consommation résidentielle, explique M.Benoît.On l\u2019avait fait dans le passé avec un programme qui était lié à Hydro-Québec.Maintenant, on aimerait savoir comment ç\u2019a évolué.Les gens intéressés à participer un peu plus finement à notre étude vont être accompagnés.On va leur fournir des outils pour qu\u2019ils puissent réduire leur consommation d\u2019eau.» De la même façon.Laval accompagnera, au cours de l\u2019année 2013, ses plus grands consommateurs d\u2019eau: les commerces et les industries.Des conseillers écologiques s\u2019intéresseront de près à leur profil de consommation, dresseront un portrait de leur VOIR PAGE H 3 : LAVAL LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AVRIL 2013 H 3 VILLES VERTES LONGUEUIL Priorité au développement de l\u2019agriculture durable La Ville de Longueuil travaille sur plusieurs fronts pour que le développement durable soit davantage qu\u2019un beau concept; on souhaite que les gens se l\u2019approprient et le vivent au quotidien.MARTINE LETARTE Les résidants et les visiteurs de Longueuil ont vu arriver l\u2019an dernier un petit marché public dans l\u2019arrondissement Saint-Hubert, voisin de l\u2019aéroport.Cette initiative peut sembler banale, mais elle prendra de l\u2019ampleur et elle est liée à tout un projet de déploiement d\u2019une agriculture durable à Longueuil.«Les gens pensent à Longueuil et ils voient des maisons unifamiliales, mais notre territoire est beaucoup plus riche et plus diversifié, affirme la mairesse, Caroline Saint-Hilaire.Vingt-quatre pour cent de notre territoire est zone agricole, même si nous sommes très près de Montréal.» Puisqu\u2019aucun marché public n\u2019existait sur le territoire de Longueuil, les producteurs écoulaient leurs produits ailleurs.«Nous trouvions que ça n\u2019avait pas de bon sens et nous avons cherché des moyens pour rapprocher les consommateurs de la terre et pour qu\u2019ils n\u2019aient plus besoin d\u2019aller au marché Jean-Talon », explique Saint-Hilaire.L\u2019an dernier, une quinzaine de producteurs étaient au rendez-vous.Ils seront cette année une vingtaine et, en plus des fruits et légumes, plusieurs fromages québécois, des viandes et des poissons feront leur arrivée sur les étals.Le marché accueillera le public dès le 12 mai cette année pour la saison estivale et, en 2014, on inaugurera la phase permanente du marché qui sera ouverte à l\u2019année.La création du marché public sert aussi de locomotive au développement du secteur de la production agricole à Longueuil.En juin dernier, la Ville a annoncé, avec des ministres du gouvernement du Québeç, le lancement du projet-pilote Eco-Territoire 21 pour développer une agriculture durable dans le respect des milieux naturels, en remettant en culture des terres qui étaient à l\u2019abandon.«Nous ferons beaucoup d\u2019agriculture biologique, précise Caroline Saint-Hilaire.Nous avons donné le mandat à Pascale Tremblay [agronome et ex-ani-matrice notamment de l\u2019émis- W- \\lleors.' goût f.SOURCE VILLE DE LONGUEIL Depuis l\u2019an dernier, l\u2019installation d\u2019un marché public à Longueil a permis aux producteurs agricoles du territoire de vendre leurs sion de télévision La vie en vert] de mettre sur pied le marché, de créer des ententes avec les producteurs et de cibler des produits intéressants à cultiver.» Le développement de l\u2019agriculture durable est ainsi devenu une priorité de l\u2019administration municipale actuelle.«Pour faire avancer les choses, ça prend une volonté politique, remarque la mairesse.Avec l\u2019ouverture du marché et le soutien gouvernemental qui est arrivé, tous se sont mis à s\u2019activer pour développer notre secteur agricole.» Quartiers verts Plusieurs quartiers verts sont aussi en construction ou en élaboration actuellement à Longueuil.La Ville souhaite construire un quartier LEED (Leadership in Energy and Environmental Design] dans le Pôle Roland-Therrien.«C\u2019est un terrain immense équivalant à 216 terrains de football qui est à redévelopper, indique Caroline Saint-Hilaire.C\u2019est situé près de la 132 et de Pratt & Whitney, donc c\u2019est un secteur industriel.Ce sera probablement le plus gros projet des 10 dernières années et des 10 prochaines à Longueuil.» La Ville a commencé à consulter les citoyens pour discuter du développement du secteur.«Nous voulons réaliser quelque chose de convivial.C\u2019est aussi un secteur près du fleuve.Nous avons une commande du gouvernement de densifier notre territoire, mais nous souhaitons le faire à l\u2019échelle humaine», explique Caroline Saint-Hilaire.Les résidants de ce quartier vert pourront bénéficier du service express d\u2019autobus circulant boulevard Roland-Therrien, qui se rendra à la station de métro Longueuil.«Nous refaisons tout le boulevard en prévoyant une voie réservée et, si tout va comme prévu, le service devrait être en vigueur en août ou septembre», précise la mairesse.Ce projet s\u2019inscrit dans la lignée des quartiers verts développés à Longueuil.Le premier écoquartier de la Rive-Sud, le Paubourg Cousineau, est en construction dans le secteur de l\u2019autoroute 30, des rues Ovila, Arlington et du boulevard Kimber.La première phase comprend 200 condominiums, des commerces de proximité et des bureaux.On y trouvera aussi des stationnements couverts pour vélo, des stationnements dédiés à l\u2019autopartage et des bornes pour recharger les voitures électriques.On optera pour l\u2019éclairage à l\u2019énergie solaire dans les parcs et pour un programme d\u2019économie d\u2019énergie pour l\u2019éclairage des rues secondaires.Le projet immobilier Vert urbain, qui inclut des principes de développement durable, est aussi en cours de réalisation.Il est situé près du boulevard Roland-Therrien et relié au Boisé du Tremblay.Grands espaces verts Les grands espaces sont un autre secret bien gardé de Longueuil, comme le Boisé du Tremblay.On y trouve notamment plusieurs espèces d\u2019oiseaux, énormément de chevreuils et la rainette faux-grillon de l\u2019Ouest, qui est vulnérable.«Nous avons augmenté la superficie du Boisé et nous continuerons de le faire avec la collaboration de Nature-Action Québec, qui fait l\u2019acquisition de terrains, explique la mairesse.Nous avons aussi demandé au gouvernement du Québec de protéger cet espace en le reconnaissant comme refuge faunique.Nous attendons la réponse.» Les citoyens et les écologistes demandent depuis longtemps la protection du Boisé du Tremblay, mais Caroline Saint-Hilaire aimerait maintenant qu\u2019ils s\u2019approprient le lieu.«Le Boisé du Tremblay est méconnu.Pourtant, il est presque deux fois plus grand que le parc du Mont-Royal.Notre défi sera de faire en sorte que les gens découvrent cet espace et sa richesse.Nous voudrions par exemple aménager des sentiers», indique Saint-Hilaire.La Ville de Longueuil multiplie aussi les efforts pour mettre en valeur le parc de la Cité.«Nous avons augmenté sa superficie de 50 % et, cette année, nous investissons dans des modules de jeu et dans l\u2019aménagement.Nous souhaitons que le parc soit plus sécuritaire, grâce à un meilleur éclairage, pour que les citoyens en bénéficient davantage.» Pour se promener à travers tous ces espaces verts en Bixi, les Longueuillois devront aiguiser leur patience et, surtout, continuer d\u2019utiliser pleinement les six stations existantes dans la ville.«Nous voudrions étendre le réseau, mais ça prend des sous, donc nous voulons nous assurer que la popularité des vélos Bixi à Longueuil n\u2019était pas seulement attribuable à l\u2019effet de nouveauté l\u2019an dernier.Si nous voyons que les citoyens intègrent le Bixi à leurs habitudes, nous étendrons le réseau sur le territoire.» Collaboratrice Le Devoir LAVAL SUITE DE LA PAGE H 2 usage et leur proposeront des mesures d\u2019économie.Les résultats des enquêtes menées seront rendus publics et pourront servir de modèles aux au-tre,s entreprises de la région.À titre d\u2019exemple, le Service correctionnel canadien de Saint-Erançois, un important consommateur d\u2019eau, recevra l\u2019appui des conseillers écologiques de la Ville de Laval.Ceux-ci tenteront de déterminer s\u2019il est possible de réduire la consommation du centre en examinant l\u2019usage qui y est fait, que ce soit dans les cafétérias, les buanderies ou les salles de bain.Laval travaille également à la mise en valeur des milieux naturels de son territoire.Notamment, ep permettant à l\u2019organisme Eco-Nature d\u2019utiliser près de 90 lots lui appartenant, elle contribue à l\u2019agrandissement du refuge faunique de la rivière des Mille-Îles et ainsi à la préservation de l\u2019intégrité d\u2019un habitat faunique d\u2019importance.Dans le même esprit, la Ville appuie la création, par le ministère de l\u2019Environnement, d\u2019un habitat floristique sur la rivière des Mille-Îles.Elle collabore également avec Nature-Action Québec, une entreprise d\u2019économie sociale qui œuvre pour la protection de l\u2019environnement.«Qn travaille avec cette entreprise pour faire de la prospection auprès de propriétaires privés qui désirent céder des milieux naturels à des fins de conservation et de mise en valeur.Pourquoi faire affaire avec eux plutôt que de le faire directement à la Ville?Parce qu\u2019ils sont bien au courant de toutes les démarches à mener auprès des différents ordres de gouvernement et des programmes qui existent.Leur expertise est très intéressante», précise M.Benoît.Schéma d\u2019aménagement Quant au schéma d\u2019aménagement que doit adopter Laval d\u2019ici au printemps 2014, afin de se conformer aux nouvelles exigences du Plan métropolitain d\u2019aménagement et de développement dont s\u2019est dotée la Communauté métropolitaine de Montréal, il est présentement à l\u2019étude et ne fera pas l\u2019objet d\u2019une consultation publique.«La Ville travaille à finaliser son schéma d\u2019aménagement et j\u2019insiste pour dire qu\u2019il sera durable, conclut M.Benoît.// va inclure un plan de développement de la zone agricole, un plan de mobilité durable, un plan de mobilité active, etc.» Collaboratrice Le Devoir LONGUEUIL 3.0 CAROLINE ST-HILAIRE Mairesse de Longueuil longueuil.ca ff] facebook.com/VilleDeLongueuil V@VilieLongueuil lonçueuil Ville dynamique et novatrice, Longueuil dessine l'avenir de son développement de façon durable et écoresponsable.Pour y arriver, elle entend faire les choses autrement, développer mieux et en partenariat.Parce que le développement durable est l'affaire de tous, elle convie tous les acteurs de son milieu à se Joindre à elle dans la réalisation de ce défi incontournable, stimulant et collectif.Cette vision d'avenir a un nom : il s'agit du Longueuil 3.0.» H 4 LE DEVOIR, LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AVRIL 2013 VILLES VERTES « On a essayé de redessiner la ville pour la marche » La capitale verte de l\u2019Europe a fait de la mobilité durable une réalité Le titre de capitale verte de l\u2019Europe en 2013, décerné à Nantes par la Commission européenne, est contesté par bien des écologistes, principalement à cause d\u2019un projet d\u2019aéroport controversé dans la région.N\u2019empêche, plusieurs des politiques que Nantes a mises de l\u2019avant pour favoriser la mobilité durable peuvent servir d\u2019inspiration.ÉTIENNE PLAMONDON ÉMOND La nomination de Nantes comme capitale verte de l\u2019Union européenne en 2013 a été accueillie dans la controverse.Le projet d\u2019aéroport à Notre-Dame-des-Landes y est vivement contesté par des groupes écologistes, entre autres à cause de la destruction de milieux humides qu\u2019il engendrera, et il est devenu l\u2019un des dossiers écologiques les plus sensibles en France.Paradoxalement, la région métropolitaine de Nantes pourrait donner de sérieuses leçons aux autres villes à propos de la mobilité durable.Son plan d\u2019action poursuit l\u2019objectif de réduire la part modale des déplacements en voiture à 50% du total des déplacements.De passage à Montréal le 20 mars dernier, lors de la conférence intitulée « Passer au vert.Des choix intelligents pour un avenir durable», organisée par l\u2019Union européenne en marge du salon des technologies écologiques Americana, Jean-François Retiére, maire de Mauve-sur-Loire et vice-président de Nantes métropole, a présenté les initiatives de sa communauté urbaine, s\u2019attardant particulièrement au dossier des déplacements et du transport, dont il est responsable.M.Retiére maintient le cap sur deux objectifs : réduire le nombre d\u2019automobiles conduites en solitaire et convaincre la population d\u2019accepter la densification autour des grands axes de transport.«On a hiérarchisé notre réseau», a expliqué M.Retiére, en entrevue avec Le Devoir à la suite de sa présentation au Palais des congrès de Montréal.Nantes fut la première ville en France à avoir réintroduit le tramway d\u2019une façon moderne, en 1985.Ses lignes s\u2019étalent aujourd\u2019hui sur 44km et desservent les quartiers et les villes les plus densément peuplés de l\u2019agglomération de 600000 habitants.Un réseau structurant d\u2019autobus sur des sites propres, avec des couloirs réservés ou des priorités aux feux de circulation, vient se mailler à ce squelette fait de rails.De plus, des navettes fluviales, nommées Navibus, naviguent sur les eaux de la Loire.«Notre politique de mobilité, c\u2019est une réflexion sur tous les modes de déplacement et leur coordination.» FRANK PERRY AGENCE FRANCE-PRESSE À Nantes, en France, la politique de mobilité a été conçue pour coordonner tous les modes de déplacement.Par exemple, au réseau de voies ferrées et aux autobus s\u2019ajoutent les Navibus, des navettes fluviales qui sillonnent les eaux de la Loire.Pour le stationnement, une politique assez rude a donc été mise en place Redessiner la ville pour les piétons Cette conception du réseau redonne une place de choix aux piétons.« On a essayé de redessiner la ville pour la marche, a expliqué M.Retiére.Dans les villes, on a des panneaux indicateurs pour les voitures.On n\u2019est jamais perdu en voiture.Mais on a toujours fait les choses comme si le piéton, lui, savait où il allait.Et ce n\u2019est pas toujours le cas.» Des panneaux signalétiques ont été installés à cette fin.Ils situent les marcheurs par rapport à certains sites et repères emblématiques de la ville, tout en indiquant le temps nécessaire pour s\u2019y rendre à pied.«Les gens trop habitués à se déplacer en voiture avaient perdu la notion des distances.Ils pensaient parfois que, pour faire un kilomètre, ça prenait une demi-heure.C\u2019était parce que le paysage urbain n\u2019était pas lisible.Et les correspondances avec les stations de transport en commun n\u2019apparaissaient pas évidentes», a-fil remarqué.Pour inciter ses concitoyens à adopter la marche, l\u2019intermodalité se doit d\u2019être efficace sur l\u2019ensemble du réseau de transport, a-t-il précisé.«Si les gens ont à changer de mode de transport une fois, deux fois ou trois fois, ce sera supportable à une condition : c\u2019est que les correspondances ne s\u2019éternisent pas.Cela suppose un réseau qui tourne en permanence, c\u2019est-à-dire qui n\u2019oblige pas l\u2019usager à lire des horaires compliqués et dans lequel il n\u2019est pas difficile de savoir à quel arrêt on est.Ça, paradoxalement, ça encourage la marche, a-t-il assuré.On a vu que, là où le transport n\u2019est pas très structurant, les gens arrêtent au bout de 300 mètres et se décourage de répéter le parcours à pied.Quand ils ont un service structurant et bien rythmé, ils vont accepter de marcher jusqu\u2019à 500 mètres, facilement.» D\u2019ailleurs, pour faire face au vieillissement de la population, le réseau de transport en commun nantais est conçu pour que la plupart des habitants puissent avoir accès à un arrêt, sur un réseau de transport en commun structurant, à moins de 500 mètres de chez eux.De plus, les horaires ont été adaptés aux nouvelles habitudes de vie des gens pour prolonger le service jusqu\u2019à plus tard dans la nuit.«On essaie d\u2019associer les salariés des entreprises à notre démarche.Ils se déplacent tous les jours pour aller au travail, donc ils ont une connaissance très fine du territoire.On voit avec eux de quelle façon on peut améliorer notre politique de transport en commun, mais on fait aussi des actions très fortes en direction des jeunes, car ce sont souvent les meilleurs vecteurs de changement.» Décourager l\u2019utilisation de l\u2019automobile N\u2019empêche, l\u2019attachement à leur voiture qui caractérise de nombreux habitants complique parfois les plans, a souligné M.Retiére.«C\u2019est le stationnement qui pose problème.On sait que le stationnement est un obstacle au transport public, parce que les voitures occupent sur la voie une place qui n\u2019est pas négligeable.On est sur des rues qui sont étroites et, si on veut faire passer du transport public dans de bonnes conditions, on doit faire disparaître des voitures.» Pour le stationnement, une politique assez rude a donc été mise en place.Les résidants du centre-ville jouissent de tarifs préférentiels, alors que des mesures dissuasives incitent les habitants des périphéries, qui se déplacent au centre-ville pour le travail ou les loisirs, à se rabattre sur les autres moyens de transport.Tout un chantier demeure aussi à mettre en place pour stimuler l\u2019utilisation des vélos.«On a décidé à Nantes, mais ce n\u2019est pas achevé encore, d\u2019avoir des axes structurants lourds, à l\u2019image de ce qui se fait dans les pays de l\u2019Europe du Nord, où la priorité sera vraiment accordée aux vélos, de façon très marquée, au cœur de la ville.» Pour atteindre son but, Nantes peut s\u2019inspirer de la ville dont le nom a déjà été dévoilé comme la capitale verte de l\u2019Europe pour 2014: Copenhague.Collaborateur Le Devoir SHERBROOKE La ville se veut « innovante et verte » Sherbrooke Innopole promeut le développement durable Il y a plusieurs façons de verdir une ville et l\u2019une d\u2019elles est de favoriser l\u2019émergence sur son territoire d\u2019entreprises engagées pour le développement durable.Voilà une des pistes choisies par la Ville de Sherbrooke, qui en a confié le mandat à Sherbrooke Innopole.PIERRE VALLÉE Depuis quatre ans.Sherbrooke Innopole agit en tant que centre local de développement (CLD) de la MRC de Sherbrooke.A ce titre, son rôle consiste à accompagner les entreprises, nouvelles et anciennes, dans leur développement.Cinq filières-clés ont été définies : les sciences de la vie, les micro-nanotechnologies, les technologies de l\u2019information et des communications, les industries manufacturières et de production de pointe et les technologies propres.Sans négliger l\u2019apport des autres, ce sont surtout les entreprises en technologies propres qui, de par la nature de leurs activités, œuvrent en développement durable.Technologies propres La filière-clé des technologies propres de Sherbrooke Innopole compte présentement quelque 90 entreprises et représente près de 2600 emplois.«Nos entreprises en technologies propres œuvrent dans plusieurs secteurs-phares», explique Chloé Legris, directrice du développement des affaires pour les technologies propres chez Sherbrooke Innopole.Ces secteurs d\u2019activité sont la valorisation des matières résiduelles, l\u2019énergie, la bio-industrie et la chimie verte, le traitement de l\u2019eau et des sols, le transport durable ainsi que le marché du carbone et les GES.«Des 90 entreprises qui composent notre filière en technologies propres, la majorité, soit environ 75 entreprises, étaient déjà en activité sur notre territoire, ce qui témoigne du dynamisme déjà en place dans ce secteur et de notre choix d\u2019en favoriser le développement, souligne Chloé Legris.Depuis quatre ans, donc, nous avons rajouté 15 nouvelles entreprises.Certaines ont été lancées par des chercheurs de nos établissements de recherche, d\u2019autres viennent de l\u2019extérieur et ont choisi de s\u2019établir à Sherbrooke afin de profiter du dynamisme du secteur.» Les services offerts Les services offerts aux entreprises par Sherbrooke Innopole sont très variés et couvrent la gamme des besoins d\u2019une entreprise.«Par exemple, s\u2019il s\u2019agit d\u2019une entreprise qui démarre, nous allons d\u2019abord l\u2019aider à bien réfléchir et à se construire un bon plan d\u2019affaires.Ensuite, nous l\u2019accompagnons dans toutes les étapes de sa mise en place.» Pour les entreprises qui viennent d\u2019ailleurs.Sherbrooke Innopole peut les conseiller dans la recherche de locaux, les aider à trouver les bonnes ressources, les mettre en contact avec VOIR PAGE H 5 : SHERBROOKE Office munici une vision du ©2 nov> L\u2019Office municipal d\u2019habitation de Longueuil (OMHL) gère des habitations destinées aux personnes à faible revenu sur le territoire de l\u2019agglomération de Longueuil.Avec le projet Vert chez nous l\u2019OMHL s\u2019est engagé sur la voie de l\u2019habitation durable.En été, la chaleur s\u2019emmagasine dans le béton, la brique et l\u2019asphalte.Elle produit des îlots de chaleur qui ont des effets néfastes sur la santé des enfants, des personnes âgées ou des individus vivant avec des problèmes respiratoires.L\u2019OMHL agit sur ces zones pour améliorer le milieu de vie et la santé de ses résidents.Près d\u2019une dizaine de projets de verdissement et d\u2019aménagements durables pour une ville plus verte seront réalisés aux habitations de l\u2019OMHL : -\tUn jardin communautaire pour favoriser l\u2019agriculture urbaine et la sécurité alimentaire.-\tUn premier essai de stationnement écologique.-\tLe verdissement des zones bétonnées pour réduire les effets de la chaleur accablante.Office municipal d\u2019habitation de Longueuil Semer l\u2019engagement chez nos résidents ¦ Compréhension des effets néfastes de la chaleur accablante sur la santé.I Sensibilisation à l\u2019environnement.H Engagement et fierté des résidents ^ envers leur quartier.^ Création de liens entre les résidents.H Bonification de la qualité de vie.Amélioration de la qualité de l\u2019a ir.©2 Soutenu par QuébecSS *\tMinistère tie la Santé et des Services souaiix *\tInstitut national de santé publique Coordonné par CENTRE D'ÉCOLOGIE RBAINEde MONTRÉAL LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AVRIL 2013 VILLES VERTES H 5 CONCORDIA L\u2019université est devenue une fabrique de compost Les deux campus génèrent 600 tonnes de déchets par année Afin de réduire au minimum l\u2019enfouissement des déchets domestiques, on cherche à composter le plus possible les matières putrescibles, c\u2019est-à-dire transformer ces déchets de table en engrais.C\u2019est ainsi que le gouvernement exigera que, d\u2019ici à 2021, les grands établissements compostent leurs matières putrescibles plutôt que de les expédier à l\u2019enfouissement Depuis six ans déjà, et à l\u2019initiative d\u2019étudiants enthousiastes, l\u2019Université Concordia s\u2019attelle à la tâche.CLAUDE LAFLEUR râce à une subvention ^ Vj du gouvernement, nos étudiants ont acheté un composteur industriel qu\u2019ils ont utilisé durant cinq ans, rapporte Marc Champagne, chef du service des opérations non mécaniques de l\u2019Université Concordia.Il avait été convenu que, après cela, mon service en hériterait.C\u2019est ainsi que, depuis un an, c\u2019est nous qui l\u2019utilisons.et je dois vous dire que ça nous cause des maux de tête!» « Garbage in, garbage out!» «Nous compostons environ 80 tonnes de matières putrescibles par année, poursuit M.Champagne, ce qui nous donne environ 40 tonnes de compost.» Les matières putrescibles sont mises dans un hio-réacteur \u2014 le composteur industriel \u2014 dans lequel on ajoute la «poudre» nécessaire pour faire du compost.«Nous appliquons une recette, indique le responsable de l\u2019opération, recette qui varie quelque peu selon les matières qu\u2019on met dans le composteur.» « Voyez-vous, c\u2019est littéralement du «garbage in, garbage out», c\u2019est-à-dire que ce qu\u2019on obtient à la fin dépend de ce qu\u2019on met dans le composteur, poursuit-il.Ainsi, si on y jette des cannettes, celles-ci ressortiront au bout.Si on y met du papier et du carton, cela contamine aussi le compost.Il est donc très important que ceux qui utilisent les bacs de récupération pour les matières putrescibles sachent exactement ce qu\u2019il faut mettre dedans.Et, au bout du compte, je me dois d\u2019analyser la matière qui sort du composteur afin de m\u2019assurer de sa qualité.Ça, c\u2019est très important!» En fait, ce qui sort du composteur industriel n\u2019est pas du compost utilisable tout de suite.Il faut laisser celui-ci se reposer durant trois à quatre mois dans des piles de maturation.«On obtient alors une sorte de terre noire, du compost, que je redistribue par la suite à des jardins communautaires», indique Marc Champagne.Il rapporte que les deux campus de l\u2019Université Concordia \u2014 le campus Sir-George-Wil-liams, situé au centre-ville, et le campus Loyola, à Notre-Dame-de-Grâce \u2014 génèrent près de 600 tonnes de déchets par année, déchets qui contiennent environ 200 tonnes de matières putrescibles.«Il faut savoir qu\u2019il nous en coûte 120$ la tonne pour envoyer nos déchets à l\u2019enfouissement et 150$ la tonne pour transformer les matières putrescibles en compost, précise le chef de service.C\u2019est dire que le compostage a un coût et que, si on vise le tout-compostage, il faut en être bien conscient.» Notons que M.Champagne n\u2019a rien contre le compostage, au contraire même, puisqu\u2019il le pratique à la maison.«Mais il y a une grande différence entre ce qui se fait chez moi et ce qu\u2019on peut faire à une échelle industrielle.Chez moi, nous contrôlons de près ce que nous mettons au compostage, tandis que, sur un campus universitaire, on recueille un peu n\u2019importe quoi.Chez moi, le compostage se fait sans problème.mais il faut dire que c\u2019est ma femme qui s\u2019en occupe!», lance-t-il en riant.«Ça sent» Le service des opérations non mécaniques que dirige M.Champagne est confronté à une foule de problèmes.«Premièrement, dit-il, 70% des déchets que nous produisons à Concordia proviennent de notre campus du centre-ville.Or notre composteur industriel se trouve à Notre-Dame-de-Grâce, sept kilomètres plus loin.Il faut donc transporter les matières putrescibles, et ce, chaque jour.» Autre problème : les odeurs.Pas question d\u2019installer un composteur au centre-ville, dit-il.«On pourrait bien sûr installer des biojiltres, mais il y aura toujours des odeurs.» Et, lorsque le lundi matin son équipe prend charge des matières putrescibles accumulées depuis vendredi, «ça ne sent vraiment pas bon.ça sent les vidanges!» Marc Champagne rapporte qu\u2019il faut en outre payer une personne pour s\u2019occuper du -k .V.H .V-\ti\u2018.- S.V '.¦ f Cf'\tj hi » -l/ \\ '\t'.\u2019¦h'*\t^\t.ï.' r '14:\t-.H '\\« -\t, * .-'O\t^ G'' ^ 4^\tS/tf ih.\t, ¦¦ - ¦ - ASSOCIATED PRESS À Concordia, CHARLES KRUPA 80 tonnes de matières putrescibles sont compostées chaque année.composteur industriel, un travail qui nécessite une vingtaine d\u2019heures par semaine.«Lorsque c\u2019étaient des étudiants qui s\u2019occupaient du composteur, ceux-ci étaient très motivés, ils y croyaient.Mais, pour nous, c\u2019est une]oh.et pas une]oh très plaisante.Il faudra donc y penser le jour oû on visera à composter toutes les matières putrescibles que l\u2019université génère.» Qui plus est, s\u2019il est relativement facile de récupérer la première tranche de 40% de ces matières, comme le font actuellement les employés du service de l\u2019entretien de Concordia, ce sera un tout autre défi que de chercher à recueillir de 75 à 80%, et ce sera encore nettement plus exigeant si on vise le « toqt-compostage ».«A vrai dire, c\u2019est un vrai mal de tête!, n\u2019hésite pas à lancer celui qui est chargé du dossier.Remarquez que je ne suis pas contre le compostage, mais je considère qu\u2019il est de mon devoir de dire ce qu\u2019il en est vraiment, de dire les choses telles qu\u2019elles sont.Il est important de savoir dans quoi on s\u2019embarque!» Collaborateur Le Devoir SHERBROOKE SUITE DE LA PAGE H 4 d\u2019autres acteurs locaux afin de faciliter le ré-seautage, etc.En ce qui concerne les entreprises locales déjà en place, le soutien de Sherbrooke Innopole se fera plus pointu.«Ce sont des entreprises qui sont bien implantées, elles ont leurs produits, leurs créneaux, leurs carnets de commande.Ce sont surtout des problèmes ponctuels auxquels elles sont confrontées, par exemple, une pénurie de main-d\u2019œuvre spécialisée.C\u2019est donc sur ces problèmes spécifiques que nous travaillons avec elles.» Sherbrooke Innopole peut aussi aider les entreprises dans la recherche de financement, soit en faisant appel à ses propres fonds d\u2019investissement, essentiellement destinés aux jeunes entrepreneurs, soit en guidant les entreprises vers les bons bailleurs de fonds.«Nous sommes en mesure d\u2019accompagner ces entreprises et de les diriger vers les partenaires financiers qui leur conviennent le mieux.La présence de Sherbrooke Innopole dans un dossier est un gage de crédibilité et d\u2019assurance pour le partenaire financier.» De plus, l\u2019approche préconisée par Sherbrooke Innopole repose sur le principe des ventes.«Il faut que cette technologie propre trouve preneur et débouche sur des ventes.Notre connaissance du marché des technologies propres et nos instruments de veille technologique et de prospection nous permettent de conseiller nos entreprises dans la recherche de marchés pour leurs technologies.Nous sommes donc aussi un spécialiste des ventes.En résumé, nous sommes en mesure d\u2019accompagner une entreprise dans toutes les étapes de sa vie.» Depuis quatre ans, quatre ou cinq nouvelles entreprises en technologies propres se sont Sherbrooke Innopole cherche aussi à favoriser le maillage entre entreprises jointes à Sherbrooke Innopole, un rythme de croissance pour le moment jugé approprié par Chloé Legris.De plus.Sherbrooke Innopole ne fait aucun démarchage au Québec dans le but d\u2019attirer des entreprises.«Il n\u2019est pas question de faire concurrence aux autres régions du Québec.Les entreprises québécoises de l\u2019extérieur qui viennent s\u2019installer à Sherbrooke le font en raison du dynamisme de la région et parce que cela leur convient.Nous faisons par contre un peu de démarchage en Europe et en Californie afin de voir quelles entreprises pourraient être intéressées à venir s\u2019installer à Sherbrooke.Ce ne sont, pour le moment, que des premiers pas.» Sherbrooke Innopole cherche aussi à favoriser le maillage entre entreprises.«Nous essayons de favoriser les collaborations entre nos entreprises pour l\u2019exécution d\u2019un même projet.Ce partenariat inter entreprises, oû souvent des tech- nologies complémentaires sont mises à profit, nous apparaît prometteur pour l\u2019avenir.» Tout comme l\u2019est le fait d\u2019attirer des entreprises traditionnelles, comme les manufacturiers, vers l\u2019économie verte.«Cela se fait par le biais de la sous-traitance.Par exemple, une entreprise spécialisée dans l\u2019énergie solaire pourrait confier la fabrication et l\u2019assemblage de ses panneaux solaires à un manufacturier spécialisé dans la fabrication de structures métalliques.Cela a l\u2019avantage d\u2019amener au manufacturier un nouveau client, mais aussi de l\u2019introduire aux possibilités de l\u2019économie verte.» Tous les gestes posés par Sherbrooke Innopole visent évidemment le développement économique de Sherbrooke.Mais ils sont teintés par une même volonté.«Sherbrooke se veut une ville innovante et verte.C\u2019est le choix de tous les acteurs de la ville et Sherbrooke Innopole y contribue.» Collaborateur Le Devoir \u2019\u2019S ¦ ^ -a\t\u2022 t ' \u2022'¦¦a' :J\t: sherbrooke innopole sherbrooke-innopole.com/RVtechspropres 2^ rendez-vous TECHNOLi ÉNERGIE ET STOCKAGE MATIÈRES RÉSIDUELLES EAU, AIR, SOL SHERBROOKE 28MAI2013 GRAND HÔTEL TIMES DECOUVREZ LES ENTREPRENEURS SHERBROOKOIS DE L\u2019ÉCONOMIE VERTE DE DEMAIN Formule dîner Présentations-éclairs Période de réseautage PRESIDENT D\u2019HONNEUR Mihai Rasidescu M.Sc Président, Tecplus Capital Ancien PDG du Centre de Technologies Avancées (BRP-UdeS) Ancien VP Exécutif, BRP Desjardins Innovatech reqen >rbrooke ^ I CYCLE CAPITAI MANAGEMENT œm Centre d'entrepri ation de Montréal H 6 LE DEVOIR LES SAMEDI 27 ET DIMANCHE 28 AVRIL 2013 VILLES VERTES CANADA Vancouver sera la plus ville la plus « verte » du monde Tous les bâtiments érigés à partir de 2020 devront avoir une empreinte de carbone nulle Devenir la ville la plus verte du monde d\u2019ici à 2020: voilà l\u2019ambitieuse cible que s\u2019est fixée la Ville de Vancouver.Tour d\u2019horizon du plan d\u2019action de la métropole britanno-colom-bienne à ce sujet.ETIENNE PLAMONDON ÉMOND En juillet 2011, la Ville de Vancouver a adopté un plan d\u2019action en droite ligne avec son objectif de devenir la ville la plus verte du monde d\u2019ici 2020.Lors de la conférence intitulée «Passer au vert.Des choix intelligents pour un avenir durable », qui s\u2019est déroulé le 20 mars dernier au Palais des congrès de Montréal, en marge du salon des technologies écologiques Americana, Penny J.Ballem, directrice générale de la Ville de Vancouver, est venue présenter le modèle et les ambitions de la métropole britanno-colombienne.Réduire, réduire Dans la lutte contre les gaz à effet de serre (GES), la municipalité souhaite éliminer sa dépendance envers les sources d\u2019énergie fossiles.Pour 2020, le but consiste à réduire de 33% ses émissions de GES par rapport à 2007.La ville semble engagée dans la bonne voie, puisque, malgré l\u2019accroissement de sa population, ses émissions de GES ont diminué depuis 1998.Dans la foulée.Vancouver tente de se placer à l\u2019avant-garde dans le domaine de la construction écologique.«Vancouver a son propre code du bâtiment», a précisé Ballem.Le village olympique, construit pour la grand-messe du sport hivernal en 2010, «a été le premier quartier certifié LEED Platine», s\u2019est vantée Ballem, qui y voit une expérience exemplaire.Tous les bâtiments qui seront érigés dans la métropole à partir de 2020 devront être conçus de façon à avoir une empreinte de carbone nulle.Réduire la consommation d\u2019énergie des bâtiments déjà construits et diminuer de 20% les GES qu\u2019ils émettent figurent aussi parmi les cibles que s\u2019est fixées la métropole.Ce dernier aspect est pris au sérieux, puisque la municipalité a estimé, en 2008, que les bâtiments étaient responsables de 54% des GES émis à Vancouver.Du côté du transport.Vancouver veut qu\u2019en 2020 plus de la moitié des déplacements sur son territoire s\u2019effectuent à pied, à vélo ou en transport en commun.Elle a cessé d\u2019investir dans la construction de nouvelles routes pour concentrer ses efforts sur l\u2019élaboration d\u2019infrastructures favorisant ces moyens de locomotion durables.Dans ses projections, la métropole souhaite réduire de 20% les distances parcourues en automobile par ses habitants à l\u2019intérieur de la ville.C\u2019est sans compter la bonification d\u2019un million de dollars qui a été accordée à l\u2019enveloppe destinée à mettre en place des bornes de recharge pour les voitures électriques.Plus globalement, un des objectifs fondamentaux consiste à réduire de 33% l\u2019empreinte écologique des Van-couvérois par rapport à 2006.Or la Ville a constaté que le secteur faisant le plus grimper l\u2019empreinte écologique de ses habitants se révèle être celui de l\u2019alimentation.C\u2019est pourquoi elle met en place tout un chantier pour favoriser les circuits courts et souhaite développer un plan local d\u2019approvisionnement alimentaire.Si la vallée du Eraser a toujours été le berceau d\u2019une importante industrie agroalimentaire, les Vancouvérois n\u2019avaient pas l\u2019habitude, jusqu\u2019à tout récemment, de chercher à manger des produits d\u2019origine locale.Mais la tendance tend à se renverser.La Ville met en place des mesures pour soutenir l\u2019agriculture urbaine, les jardins communautaires, les cuisines collectives et la création de marchés publics pour la vente des produits de la région.M\u201d® Ballem, Montréalaise d\u2019origine, a confié en entrevue au Devoir qu\u2019elle a souvent fréquenté le marché Atwater durant son enfance et qu\u2019elle croit que Vancouver aurait avantage à importer cette formule et cette culture.Pour réduire l\u2019empreinte écologique, le changement de comportements est considéré comme un facteur important.M\u201d® Ballem assure qu\u2019actuelle-ment la stratégie en vigueur dans le secteur alimentaire est, «de loin, la plus populaire».La question alimentaire, selon elle, est un levier efficace pour commencer à inciter les ci- toyens à se mobiliser et à les convaincre d\u2019adopter de nouvelles habitudes.«Nous avons eu des changements importants dans une période très courte.La discussion avec les collectivités avance.Quand on leur parle seulement d\u2019énergie, ça les ennuie.Mais quand on leur parle de la nourriture, ça les intéresse.» Verdir Vancouver est aussi souvent cité en exemple comme un endroit où la densification en douce de certains quartiers a été bien acceptée par la population.Le secret du succès de l\u2019opération?«Nous avons ajouté des espaces verts, des services, des logements sociaux, des parcs, des pistes cyclables.Il y a toujours quelque chose qui accompagne la densification et que les gens peuvent observer en se disant: \u201cJe vois.Nous recevons quelque chose pour cette densité.\u201d» Il y a beaucoup de municipalités qui ne comprennent pas ça.Seulement la densification, tout de suite, c\u2019est difficile à vendre.» Comme autres pistes d\u2019action mises de l\u2019avant pour diminuer son empreinte écologique, la Ville expérimente un projet-pilote pour inciter les entreprises locales à rendre leur voisinage plus vert, réserve un fonds de deux millions de dollars pour subventionner des initiatives vertes et travaille à l\u2019élaboration d\u2019applications basées sur les données ouvertes {open data) en ce sens.Dans la même veine.Vancouver espère réduire de 50% le volume des déchets solides terminant leur trajectoire dans les dépo- il SOURCE TOURISME VANCOUVER La ville de Vancouver tente de se placer à l\u2019avant-garde dans le domaine de la construction écologique.toirs ou les incinérateurs./ Economie verte De plus, la ville veut se forger une réputation de Mecque de l\u2019économie verte.Elle espère doubler le nombre d\u2019emplois verts d\u2019ici à 2020.En 2010-2011, 14900 emplois dits verts étaient dénombrés à Vancouver, soit un peu moins de 4% du total des emplois.Vancouver espère aussi doubler le nombre d\u2019entreprises s\u2019engageant à rendre leurs activités plus respectueuses de l\u2019environnement sur son territoire.Pour arriver à ces fins, la Ville s\u2019engage à soutenir les grappes d\u2019économie verte et à créer des pôles d\u2019activité reliés aux innovations technologiques, au recyclage et à l\u2019innovation sociale.La sauvegarde et la revalorisation des écosystèmes aussi préoccupent toujours le gouvernement municipal.M\u201c® Ballem a donné l\u2019exemple de la baie de Ealse Creek, «qui était l\u2019une des zones les plus polluées de notre pays».AYaïàe de règlements plus stricts et d\u2019une revalorisation du territoire mise en œuvre dans la foulée de la conception du village olympique, des espèces d\u2019oiseaux et de poissons sont revenues y faire leur nid.« Ça démontre tout ce qui peut être réalisé.Même au niveau municipal, il y a beaucoup de choses qu\u2019on peut faire avec les ressources qu\u2019on a.» M\u201c® Ballem a tout de même insisté pour dire que, pour atteindre tous les objectifs de son plan ambitieux, le gouvernement municipal «ne peut pas y arriver seul.Nous avons besoin de partenaires.» Collaborateur Le Devoir LE MONDE EST PETIT NOUS VOYONS GRAND IMAGINEZ UN BÂTIMENT QUI GÉNÈRE QU\u2019IL EN CONSOMME ENSEMBLE, REPENSONS LE MONDE SIMULATEUR SOLAIRE ET CHAMBRE CLIMATIQUE UNIVERSITÉ r CONCORDIA.CA ^Concordia Xr\tUNIVERSITY l'EAU DU ROBINET des LAVALLOIS.- 5 ÉTOILES ^\t- (onglet Environnement) vvww .ville.laval.qc-ca Visionnez la vidéo ^6 .viUedelavalqc 7\\ » / '
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.