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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2013-05-09, Collections de BAnQ.

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[" Gérard Bérubé et le nouveau régime d\u2019impôt minier Page B 1 ri J i -> www.ledevoir.com ?- Michel David et le financement des partis politiques Page A 3 LE DEVOIR Vol.C I V 1 0 2 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 MAI 2013 1,09 $ + TAXES =1,2 5$ Coupes à l\u2019aide sociale La pression pourrait mener à de la discrimination Les organismes en employabilité craignent en plus que les places ne suffisent pas pour répondre à la demande MARIE-ANDREE CHOUINARD Les modifications prochaines à l\u2019aide sociale ne suscitent pas l\u2019inquiétude seulement chez les prestataires visés par les coupes.Les organismes en employabilité, dont les parcours de formation en emploi de- vraient permettre de «n'échapper personne», selon la formule de la ministre Agnès Maltais, craignent non seulement que les places ne suffisent pas pour l\u2019afflux de nouvelles demandes, mais que la pression créée par la réforme entraîne une discrimination dans la sélection des travailleurs en formation.Le Devoir a appris que ces préoccupations ont été discutées lors d\u2019un entretien qui s\u2019est tenu mardi entre la ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale Agnès Maltais, et des groupes représentant les organismes en employabilité.La ministre s\u2019est faite rassurante, mais ses propos n\u2019ont pas atténué toutes les craintes puisqu\u2019ils n\u2019ont pas été étayés par des données officielles.«Les organismes en employabilité sont déjà aux prises avec un surcroît de demandes, alors nous ne voyons pas comment un ajout de prestataires va alléger la situation.On a déjà des VOIR PAGE A 10 : PRESSION Rapport Léonard Une culture qui encourage la corruption Soixante recommandations pour accroître l\u2019imputabilité des hauts fonctionnaires de Montréal BRIAN MYLES La culture de la Ville de Montréal est marquée par une absence d\u2019imputabilité et d\u2019éthique qui est à la source des problèmes de corruption et de collusion.L\u2019ex-ministre péquiste Jacques Léonard jette un pavé dans la mare avec son rapport sur l\u2019octroi et la gestion des contrats à Montréal.Il déplore des «dysfonctionnements» politiques et administratifs, une «vision confuse» de la délégation d\u2019autorité et de l\u2019imputabilité, et «un manque de rigueur» des gestionnaires qui n\u2019assument pas leurs responsabilités.«Il faut clarifier les lignes d\u2019autorité», a dit M.Léonard, qui en appelle à un plus grand sens du devoir de la haute fonction publique à Montréal.«On vise à créer une haute fonction publique très imputable.Qu\u2019ils soient des hauts fonctionnaires de la Ville dignes de ce nom !», a-t-il dit, mercredi, lors de la présentation de son rapport en 60 recommandations.La Ville de Montréal a parcouru beaucoup de chemin depuis 2009, estime M.Léonard.La remise à l\u2019honneur du code d\u2019éthique, la création d\u2019un poste de contrôleur général et l\u2019adoption d\u2019une politique de gestion contractuelle ont entre autres permis d\u2019assainir les mœurs.Les révélations accablantes de la commission VOIR page a 10 : CORRUPTION Bientôt une majorité pour le parti de Coderre?Des démissions à Union Montréal laissent croire à son sabordement Page A 4 Aujourd\u2019hui Le Monde > Le PKK amorce son retrait historique de la Turquie.La deuxième phase du processus de paix est engagée.Page B 7 Culture > L\u2019ONF veut redéfinir l\u2019espace public du XXI® siècle.Page B 10 7\t______________ -r Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku.B4 B8 B5 B2 B8 B6 Cleveland : le jour des retrouvailles Ÿ EMMANUEL DUNAND AGENCE FRANCE-PRESSE Enlevée il y a une décennie à Cleveland, Gina Dejesus est rentrée chez elle mercredi sous les applaudissements des curieux qu\u2019elle a salués en levant le pouce.Pendant ce temps, les autorités de l\u2019Ohio ont accusé Ariel Castro, son présumé ravisseur, d\u2019enlèvement et de viol.Page A 7 Enquête auprès DES MÉNAGES 2011 Les premières données accueillies avec scepticisme ¦\tStatistique Canada appelle elle-même à la prudence ¦\tLes localités rurales sont privées d\u2019informations GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ est avec beaucoup de scepticisme qu\u2019ont été accueillies mercredi les premières données tirées de l\u2019Enquête nationale auprès des ménages (ENM) , qui a remplacé le recensement long obligatoire.Même Statistique Canada appelle à la prudence dans l\u2019utilisation des informations \u2014 qui brossent le tableau d\u2019un Canada plus que jamais mosaïque culturelle.Sur le fond, pas de grandes surprises.Entre 2006 et 2011, le visage du Canada a continué de se diversifier.Pour la première fois dans l\u2019histoire, plus d\u2019un Canadien sur cinq est né à l\u2019étranger.Les grandes lignes de l\u2019ENM montrent que c\u2019est l\u2019Asie qui fournit l\u2019essentiel de la population immigrante, que les minorités visibles sont de moins en moins minoritaires, et que le portrait religieux du Canada se modifie rapidement.A travers ces indicateurs, le Québec se distingue souvent.Mais à cause de la forme, le portrait est peut-être inexact.Plusieurs doutent ainsi que les données dévoilées mercredi soient aussi fiables que celles produites par les recensements précédents: l\u2019opposition à Ottawa, des spécialistes.et même Statistique Canada, qui reconnaît que certaines données peuvent être VOIR page a 10 : STATISTIQUE Lire aussi > 200 000 immigrants ne parient pas français.De Courcy prend acte.Page A 2 La hausse des droits aurait freiné l\u2019ardeur des cégépiens Le printemps 2012 a bouleversé tout le Québec, y compris les aspirations des étudiants.Une étude longitudinale de l\u2019Université Laval démontre que la hausse des droits de scolarité, qui a été vivement contestée dans un vaste mouvement de grève générale, pourrait avoir découragé bon nombre de cégépiens à poursuivre des études universitaires.LISA-MARIE GERVAIS Ctt est ce qu\u2019on appelle une décou-/ verte fortuite.La professeure à la Eaculté des sciences de l\u2019éducation à l\u2019Université Laval, Erance Picard, et son équipe avaient démarré un vaste projet de recherche longitudinale et comparatif pour étudier les aspirations des étudiants qui ont connu des difficultés de parcours et qui sont passés, contrairement aux étudiants «réguliers», par la session d\u2019accueil et d\u2019intégration (SAI).Les intentions d\u2019études \u2014 idéales et réalistes \u2014 d\u2019environ 1000 étudiants pour chacune des deux cohortes étudiées (2009 et 2010) ont été analysées au moyen de questionnaires Internet et téléphoniques.Or, le printemps étudiant est soudainement arrivé.VOIR PAGE A 10 : CÉGÉPIENS Lire aussi > Printemps érabie: Enquête à huis clos sur les débordements policiers.Page A 3 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les ardeurs universitaires des étudiants ont-elles été freinées parce qu\u2019ils ont été rebutés par une éventuelle hausse ou parce que ce temps d\u2019arrêt qu\u2019a constitué la grève les a démotivés ?77831302832419 A2 LE DEVOIR, LE JEUDI 9 MAI 2013 ACTUALITES ENQUETE AUPRES DES MENAGES De CourQf prend acte des problèmes de francisation GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ Le Québec n\u2019en a visiblement pas terminé avec la francisation de ses immigrants: plus de 200000 d\u2019entre eux (soit un sur cinq au total) ne parlent pas français, indiquent les dernières données de Statistique Canada, dévoilées mercredi par l\u2019Enquête nationale auprès des ménages (ENM).Il ressort de cette étude que, parmi les immigrants vivant au Québec, 160000 ont déclaré ne parler que l\u2019anglais, et 43 000 ne maîtrisent aucune des deux langues officielles du Canada.Le Québec est autrement la terre d\u2019accueil de 275000 immigrants qui s\u2019expriment uniquement en français.À Québec, la ministre de l\u2019Immigration et ministre responsable de la Charte de la langue française, Diane De Courcy, a dit voir dans les nouvelles données de Statistique Canada la preuve que le gouvernement doit modifier son approche en matière de francisation.«Il faut varier la façon de franciser les personnes», es-time-t-elle.Le Parti québécois avait promis en campagne électorale d\u2019intensifier les efforts de francisation des immigrants allophones.«Nous ne couvrons au ministère de l\u2019Immigration et avec tous les partenaires que 60% des besoins en francisation.[.] Dans le 40%) des personnes qui ne maîtrisent pas le français chez les immigrants, il y a beau- coup de femmes à la maison, isolées, avec des difficultés d\u2019accès.Des mesures sont nécessaires et c\u2019est attendu pour la fin juin», a-t-elle dit.Pas juste les nouveaux Parmi ces immigrants qui ne maîtrisent pas le français, environ 30000 sont arrivés entre 2006 et 2011, selon les données de l\u2019ENM.D\u2019autres, établis depuis plus longtemps, peinent néanmoins toujours à apprendre le français: 35000 immigrés dans les années 1990 ne parlent que l\u2019anglais ou une langue étrangère.Cette situation découle du fait que des immigrants arrivés il y a longtemps ont décidé à l\u2019époque de s\u2019orienter vers l\u2019anglais et ont vécu leur vie Le Québec, province à part Le Québec se distingue du reste du Canada à plusieurs égards dans le premier volet de l\u2019Enquête nationale sur les ménages.La province se révèle ainsi moins métissée : alors qu\u2019un Canadien sur cinq est né à l\u2019étranger, la proportion est d\u2019un Québécois sur dix.De même, la composition des minorités visibles est différente au Québec qu\u2019ailleurs au Canada.Les Sud-Asiatiques (1,5 million), les Chinois (1,3 million) et les Noirs (945000) représentent 61,3% de la population des minorités visibles du Canada.Au Québec \u2014 à Montréal, en fait \u2014, ce sont les Noirs qui forment le plus fort contingent, suivis des Arabes et des Latino-Américains.Autre différence?La religion.Les Québécois sont en effet plus nombreux à revendiquer une appartenance chrétienne (82%) que les Canadiens (67%).Ils sont 12% à n\u2019avoir aucune affiliation, contre 23,9% au Canada.dans cette langue, explique Jean-Pierre Corbeil, responsa- ble du programme linguistique à Statistique Canada.Il fait toutefois valoir que la loi 101 a eu ses effets.Chez les nouveaux arrivants allophones au Québec, beaucoup plus apprennent désormais le français avant l\u2019anglais.Statistique Canada évalue cette situation en demandant aux immigrants laquelle des deux langues officielles du Canada ils ont apprise en premier.Parmi les immigrants arrivés avant 1996, 33 % se tournaient alors vers l\u2019anglais.Cette proportion n\u2019est plus que de 20%.Et l\u2019inverse est vrai pour le français: en 1996, 46% apprenaient le français d\u2019abord et la proportion n\u2019a pas cessé d\u2019augmenter pour atteindre 58% en 2011.D\u2019après La Presse canadienne Le Devoir La population autochtone est en hausse Seulement 17 % des membres des Premières Nations maîtrisent une langue autochtone HEATHER SCOEEIELD à Ottawa Les autochtones sont de plus en plus nombreux au Canada, mais leurs langues sont en déclin, selon les données de VEnquête nationale auprès des ménages, menée en 2011 par Statistique Canada.Par ailleurs, la structure familiale au sein des Premières Nations est considérablement différente de celle des autres familles canadiennes, avec moins de la moitié des enfants autochtones qui vivent avec leurs deux parents.Les autres vivent dans des familles monoparentales, avec des proches ou des beaux-parents, ou alors dans des familles d\u2019accueil \u2014 la moitié des enfants âgés de moins de 14 ans qui vivent dans des familles d\u2019accueil au Canada sont autochtones.Les enfants âgés de moins de 14 ans comptent pour 28% de la population autochtone, comparativement à 16,5% dans la population non autochtone, selon l\u2019enquête de Statistique Canada.D\u2019autres études ont démontré que moins de la moitié de ces jeunes termineront leurs études secondaires.D\u2019autre part, si la population autochtone a bondi de 20% au cours des cinq dernières années, pour se chiffrer à 1,4 million, seulement 17% des membres des Premières Nations ont dit pouvoir s\u2019exprimer dans une langue autochtone.Il y a toutefois des signes que l\u2019enseignement dans les S NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE Un signal d\u2019arrêt en anglais et inuktitut à Iqaluit, au Nunavut.Les langues autochtones sont en déclin au Canada.langues traditionnelles a contribué à raviver les langues autochtones.En 2011, 240815 membres des Premières Nations ont dit pouvoir s\u2019exprimer dans une langue autochtone, mais seulement 202495 personnes ont indiqué qu\u2019il s\u2019agissait de leur langue maternelle.Statistique Canada conclut donc que plusieurs ont appris à maîtriser une langue autochtone en tant que langue seconde.Surpeuplement L\u2019enquête ne montre pas la gravité du surpeuplement, même si les statisticiens fédé- raux ont beaucoup d\u2019information reliée à cette question.Davantage de données sur le surpeuplement dans les réserves pourraient être dévoilées cet été, selon l\u2019analyste de recensa ment Jane Badets.L\u2019Ontario compte la plus importante population autochtone, mais, toutes proportions gardées, c\u2019est au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest que la part de gens provenant des Premières Nations est la plus grande.Statistique Canada prévient que les résultats de ce sondage volontaire \u2014 qui remplace le formulaire détaillé obligatoire du recensement, aboli par le gouvernement conservateur en 2010 \u2014 pourraient produire une sous-représentation des populations autochtones au pays.Le changement de méthode de cueillette de données fait aussi en sorte que les résultats sont moins fiables, et les comparaisons entre les années sont risquées.Chez les autochtones, plusieurs réserves ont ainsi refusé de participer à l\u2019enquête ou ne pouvaient physiquement y prendre part.La Presse canadienne Le Nord pour tous : les engagements du PQ envers renvironnement s'amenuisent ALEXANDRE SHIELDS A peine 24 heures après avoir lancé son «Nord pour tous», le gouvernement Marois a modifié le site Web vantant son plan, a appris Le Devoir.Certains éléments portant sur la protection de l\u2019environnement ont tout simplement été supprimés.Mardi, le Parti québécois s\u2019est engagé à «compléter le réseau d\u2019aires protégées afin de constituer d\u2019ici à 2020 un réseau d\u2019aires protégées représentant au moins 20%) de la superficie couverte par le développement nordique».Cet aspect avait disparu du site du gouvernement mercredi après-midi.Or, Québec comptait justement sur cette protection accrue du Nord pour atteindre les objectifs de la Conférence des Nations unies sur la diversité biologique, soit consacrer 17% de son territoire à des fins de conservation d\u2019ici 2020.On compte maintenant consacrer 12% du Québec à la création d\u2019aires protégées en 2015.D\u2019ici là, il est question de «définir de nouvelles orientations en matière de conservation et de mise en valeur de la biodiversité à l\u2019échelle de tout le territoire du Québec, notamment du territoire nordique».Les péquistes ont par ailleurs effacé la date butoir de 2035 pour l\u2019atteinte de la protection de 50% du territoire nordique.Plus aucune date n\u2019est fixée et on a rayé l\u2019engagement à adopter une loi pour atteindre cet objectif.On a aussi coupé le bout de phrase précisant que, sur ces 50%, on pourrait permettre «divers types de développement qui ne font pas appel à des activités industrielles».Enfin, sur le site «Le Nord pour tous», on pouvait lire mardi que Québec comptait «consacrer 12%) de la superficie de la forêt boréale continue, d\u2019ici à 2020, aux fins de création d\u2019aires protégées».Cet aspect a disparu de la refonte de la page vantant la volonté du gouvernement péquiste d\u2019assurer «la protection de l\u2019environnement» sur un territoire de 1,2 million de kilomètres carrés.Le ministre du Développement durable, de l\u2019Environnement, de la Laune et des Parcs, Yves-Lrançois Blanchet, était absent lors du lancement de la nouvelle mouture du Plan Nord, imaginé à l\u2019origine par les libéraux.Mais en entrevue au Devoir mardi, il a dit n\u2019avoir «jamais même pris en considération» la cible de 20% d\u2019aires protégées.«Je ne me sens pas lié par les engagements du Parti libéral.» Sur le site du Nord pour tous, cette cible était alors indiquée clairement.Le Devoir Radio Ville-Marie 91,3 fm Montréal \u2022 89,3 FM Victoriaville \u2022 89,9 FM Trois-Rivieres \u2022 100,3 FM Sherbrooke \u2022 104,1 FM Rimouski 1350 AM Gatineau 18® Radio-don SAMEDI 11 ET DIMANCHE 12 MAI Objectif : 140000$ 1-855-212-2020 Avec Marcel Leboeuf et Jean-Marc Chaput Commanditaire officiel LES RÉSIDENCES GROUPE SAVOIE Le commissaire au lobbyisme dit manquer de pouvoirs ALEXANDRE ROBILLARD à Québec Le commissaire au lobbyisme s\u2019est insurgé, mercredi, contre le manque de pouvoirs dont il dispose, ce qui a entraîné des délais de trois ans dans le traitement de poursuites judiciaires contre la firme de génie BPR.Lrançois Casgrain a déploré qu\u2019il ait fallu autant de temps pour que les tribunaux se saisissent de ces dossiers qui avaient fait l\u2019objet de constats d\u2019infraction en 2010.Le cas BPR «Je trouve aberrant que, dans certaines poursuites, dans certains constats d\u2019infraction signifiés par exemple dans un dossier en 2010, le dossier n\u2019ait été ouvert devant la Cour qu\u2019en 2013», a-t-il dit en révélant les résultats d\u2019une étude sur les activités de lobbyisme.Pour illustrer ses pouvoirs limités, M.Casgrain a donné l\u2019exemple de ce dossier touchant BPR qui avait eu un grand retentissement en raison de l\u2019implication du député libéral Jean D\u2019Amour.Le commissaire avait constaté 84 manquements à la loi, mais, de ce nombre, seulement 27 pouvaient faire l\u2019objet de poursuites pénales.Pour les 57 autres, leur délai de prescription était écoulé, les faits remontant à plus d\u2019un an.M.D\u2019Amour avait rapidement plaidé coupable constat d\u2019infraction stipulant qu\u2019il avait effectué du lobbyisme illégal auprès de titulaires de charges publiques du Bas-Saint-Laurent, alors qu\u2019il représentait BPR.Pour obtenir que les constats contestés soient traités par la Congédié?Voyez François Gendron avocat LL.L., M.A., Ph.D.Vieux Montréal 514.845.5545 justice, M.Casgrain a dû insister auprès du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).«Le DPCPfait un travail qui est important.Nous avons de bonnes relations, mais on continue d\u2019estimer que le commissaire au lobbyisme devrait prendre ses propres poursuites, c\u2019est lui qui est le spécialiste, c\u2019est lui qui a à administrer sa loi, a-t-il dit.Je pense que c\u2019est le commissaire qui est le mieux placé pour éventuellement amener ces cas et les défendre devant les tribunaux.» Clarifier les responsabilités M.Casgrain souhaite aussi que la Loi sur le lobbyisme soit modifiée pour prolonger les délais de prescription et clarifier les responsabilités des fonctionnaires et élus qui sont exposés aux activités d\u2019influence des divers repré- sentants d\u2019entreprises ou de regroupements.Port d\u2019une nouvelle étude, M.Casgrain a constaté que les titulaires de charges publiques ne sont que 23% à consulter le registre des lobbyistes pour s\u2019assurer que les représentants qui les sollicitent sont inscrits, comme l\u2019oblige la loi.Pourtant, l\u2019étude indique aussi que 96% des titulaires de charges publiques estiment qu\u2019ils ont la responsabilité de veiller à l\u2019application de la Loi sur le lobbyisme.Selon M.Casgrain, la loi devrait être clarifiée afin que les titulaires de charges publiques soient davantage conscients de leurs responsabilités.«Il faut mettre une disposition plus concrète indiquant que les titulaires de charges publiques ont une responsabilité à cet égard», a-t-il dit.La Presse canadienne Sus aux paradis fiscaux Ottawa \u2014 Le gouvernement fédéral a confirmé mercredi la création d\u2019une escouade sp^ ciale de fiscalistes à l\u2019Agence canadienne du revenu (ARC) pour traquer les contribuables pratiquant l\u2019évitement fiscal en cachant leurs avoirs à l\u2019étranger.Une somme de 15 millions de dollars sur cinq ans (prise à même le budget actuel de l\u2019ARC) servira à créer une équipe de 6 à 10 fiscalistes sp^ cialisés.Le ministre d\u2019État aux Petites Entreprises et au Tourisme, Maxime Bernier, a comparé cette équipe à un groupe d\u2019intervention tactique policière.«C\u2019est un peu la SWAT Team du système fiscal canadien.[.1 Ce sont des gens connaissants qui vont appuyer les enquêteurs sur le terrain», a-t-il dit.Une autre somme de 15 millions sur cinq ans, de nouveaux fonds cette fois, servira à mettre en place un système de surveillance des transferts de fonds à l\u2019étranger de 10000$ et plus.Le Devoir LE DEVOIR, LE JEUDI 9 MAI 20IS A3 ACTUALITES La vertu par nécessité Michel é David Il est plus difficile d\u2019imaginer Philippe Couillard s\u2019abaissant à faire la tournée des bureaux de la Place Ville-Marie pour solliciter des contributions à la caisse libérale, comme Jean Charest n\u2019hésitait pa,s à le faire quand il était chef de l\u2019opposition.A la lecture des extraits de ses agendas de 2001 obtenus par La Presse, on comprend mieux qu\u2019une fois devenu premier ministre, il en soit venu à imposer des objectifs de financement aussi compromettants à ses ministres.À l\u2019époque où il était ministre de la Santé, M.Couillard avait cependant paru très embarrassé quand une de ses anciennes employées avait confié à un journaliste de Radio-Canada nommé Bernard Drainville que le personnel de son propre bureau s\u2019adonnait à la sollicitation.Interrogé à son arrivée à un hôtel de Toronto, il s\u2019était précipité dans un ascenseur pour éviter les questions.Autres temps, autres moeurs.Le successeur de M.Charest promet maintenant d\u2019éliminer le financement «sectoriel», qui J\t.\ta donné lieu depuis des dé- Le r y aussi\tcennies à un recours systé- devra changer matique aux prête-noms sur ® lequel tout le monde a pré-ses habitudes féré fermer les yeux.En réalité, cette «rupture» pour s adapter avec l\u2019ère Charest a bien peu I\tà voir avec la vertu.Le res- au nouvel serrement des règles de fi- environnement nancement imposé par le meme Bernard Uramville, devenu entre-temps ministre des Institutions démocratiques, et le climat de suspicion créé par la commission Charbonneau forcent tous les partis à revoir leurs méthodes.Il est clair que des contributions limitées à 100$ sont nettement moins rentables, aussi bien pour celui qui signe le chèque que pour celui qui l\u2019encaisse.Même en utilisant ses employés comme prête-noms, une firme de génie-conseil pourra difficilement espérer un retour d\u2019ascenseur pour une contribution totalisant 2000$ ou 3000$.Il était tellement plus simple d\u2019organiser des cocktails-bénéfice à «35@1000» ou à «25@1000», comme ceux qui apparaissent à l\u2019agenda de M.Charest.Le PQ aussi devra changer ses habitudes pour s\u2019adapter au nouvel environnement, mais cela exigera un effort nettement plus important de la part du PLQ, dont le montant moyen des contributions a toujours été plus élevé, et surtout de la part de la CAQ, dont le financement est actuellement très problématique.En 2011, après que le plafond a été abaissé de 3000$ à 1000$, la contribution moyenne a été de 224 $ au PLQ, de 147 $ au PQ et de 81 $ à Québec solidaire.Dans le cas de la CAQ et d\u2019Qption nationale, les chiffres du Directeur général des élections ne couvraient qu\u2019une période de deux mois en 2011.Le montant moyen des contributions était de 242$ et de 131$ respectivement.Même au PQ, le nombre de contributeurs avait cependant diminué de 18%, de sorte qu\u2019on s\u2019en remettait pour l\u2019essentiel au «club des 400 $», dont les membres pouvaient bénéficier d\u2019un crédit d\u2019impôt de 310$.Dans les circonscriptions représentées par un député péquiste, deux ou trois ^os événements suffisaient à atteindre l\u2019objectif.Seul Québec solidaire avait vu le nombre de ses contributeurs littéralement exploser, passant de 3070 à 5561, soit une hausse de 81 %.Il est vrai que l\u2019augmentation substantielle du financement public couvrira l\u2019essentiel des dépenses du «national», mais il faudra maintenant compter sur un financement réellement populaire pour subvenir aux besoins des associations de comté, qui dépassent le million au PQ, alors qu\u2019on a amassé environ 200000$ depuis le début de l\u2019année.Dans l\u2019entourage de M.Couillard, on reconnaît que les nouvelles règles constituent un sérieux défi, alors que des élections pourraient être déclenchées dans la prochaine année.Le PLQ traîne une dette de 2,5 millions et les militants bbéraux ont déjà été sollicités par les trojs candidats à la succession de Jean Charest.À la mi-juin, un conseil général d\u2019une journée sera entièrement consacré à la situation financière du parti.D\u2019une manière ou d\u2019une autre, le PLQ devra lui aussi réapprivoiser sa base.Si M.Couillard entend favoriser «une participation plus grande de tous à la vie démocratique du parti», c\u2019est aussi qu\u2019il souhaite une participation plus grande de tous à son financement.Assez paradoxalement, le PLQ ne peut redevenir une machine à sous que s\u2019il redevient une machine à idées.Sur ce point, le chef libéral et Bernard Drainville se rejoignent.Dans l\u2019esprit du ministre des Institutions démocratiques, qui est aussi le président de la campagne de financement du PQ, la nécessité de renouer avec le porte-à-porte et les assemblées de cuisine pour amener les militants à contribuer est précisément l\u2019occasion de ramener les partis à leur vocation première, c\u2019est-à-dire l\u2019animation politique.Et si tous les libéraux sont d\u2019accord, tant mieux : le Québec tout entier s\u2019en portera mieux.mdavid@ledevoir.com Printemps érable Enquête à huis clos sur les débordements policiers JESSICA NADEAU Correspondante parlementaire à Québec GAÉTAN POULIOT à Montréal Une commission spéciale d\u2019examen se penchera sur les dérives et débordements lors des interventions policières du printemps érable.Mais contrairement à ce qui était réclamé par plusieurs, elle se tiendra à huis clos, ce qui a suscité de vives réactions, tant à Québec que chez les anciens leaders étudiants.«Je demeure persuadé que la très grande majorité des policiers du Québec ont agi avec tout le professionnalisme requis dans les circonstances», a soutenu le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, en point de presse mercredi après-midi.«Cependant, des situations parficulières ont été évoquées.» À ce jour, quelque 200 plaintes ont été formulées au commissaire à la déontologie, estime le ministre qui dit avoir été «interpellé à maintes reprises» à cet effet depuis sa nomination.Enquête il y aura, mais elle ne sera pas publique, car le ministre estime qu\u2019il a «le devoir de préserver l\u2019intégrité du processus déontologique existant».Les auditions se feront à huis clos, ce qui permettra aux citoyens de témoigner «librement, sans que la moindre pression soit exercée et sans crainte de représailles».Le PQ pointe le PLQ La commission n\u2019aura pas de pouvoir de contrainte et devra notamment «identifier les facteurs ayant contribué à la détérioration du climat social».Dans son discours de présentation, le ministre Bergeron a clairement indiqué sa position.«Au cours de cette crise, le gouvernement du Parti libéral, alors au pouvoir, s\u2019est montré extrêmement réticent à négocier avec les organisations étudiantes.[.] S\u2019en est ensuivi un dialogue de sourds qui n\u2019a fait qu\u2019accroître la tension.» Questionné de toutes parts sur cette affirmation, le ministre s\u2019est défendu de vouloir teinter les conclusions de la commission, affirmant que les facteurs de la crise étaient «multiples» et qu\u2019il serait «hasardeux» de tenter d\u2019en venir à des conclusions à cette étape-ci.Le comité sera composé de trois membres qui ont été sélectionnés «pour leur expertise, leur vaste expérience, leur crédibilité et leur objectivité».Il s\u2019agit de l\u2019ancien ministre péquiste de la Sécurité publique, Serge Ménard, de l\u2019ex-juge Bernard Grenier et de l\u2019ancienne présidente de la CSN, Claudette Carbonneau.«Patente à gosse» La nouvelle a soulevé l\u2019ire des partis d\u2019oppositions à Québec.Robert Poëti, porte-parole de %, JACQUES NADEAU LE DEVOIR Arrestation musclée d\u2019un manifestant en juin dernier à Montréal.A ce jour, quelque 200 plaintes ont été formulées au commissaire à la déontologie à la suite des événements du printemps érable.l\u2019opposition officielle en matière de Sécurité publique, parle de «récupération politique» et ridi-cubse le fait que des citoyens témoignent à huis clos «parce que la pression policière serait trop forte» alors qu\u2019à la commission Charbonneau, «on vient asseoir des gens qui viennent témoigner de choses graves, criminelles, à la télévision ».Du côté de la CAQ, l\u2019ancien policier Jacques Duchesneau a parlé d\u2019une commission « biaisée», s\u2019inquiétant notamment de la présence de Claudette Carbonneau, «une ex-présidente d\u2019une organisation syndicale qui a organisé et financé des manifestations ».Même le député de Québec solidaire, Amir Khadir, qui a réclamé à plusieurs reprises une commission d\u2019enquête publique, s\u2019est dit «extrêmement déçu» par cette «patente à gosse pour noyer le poisson ».Ex-leaders étudiants déçus Du côté des anciens leaders étudiants, on juge le mandat trop large et bien loin de l\u2019enquête pu- blique indépendante réclamée.«Je doute fort que des corps policiers viennent volontairement confesser leurs erreurs ou leurs dérapages», estime Gabriel Nadeau-Dubois, ex-porte-parole de la Coab-tion large de l\u2019Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE).«On a l\u2019impression que le Parti québécois ne veut pas faire la lumière sur les abus policiers qui ont eu lieu, mais plutôt empêcher à l\u2019avenir qu\u2019il y ait d\u2019autres mobilisations citoyennes», a-t-il affirmé au Devoir.Martine Desjardins, qui était présidente de la EEUQ lors du conflit étudiant, reconnaît pour sa part qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une petite avancée, mais se demande néanmoins si le comité d\u2019examen n\u2019est pas qu\u2019un «outil politique» pour accuser le Parti libéral.«C\u2019est un spectacle, déplore de son côté Maxence L.Valade, qui a perdu un œil lors des émeutes de Victoriaville.On va analyser ce qui s\u2019est passé sans rien changer.» Le Devoir Couillard prend ses distances du financement à la Charest L\u2019ancien ministre n\u2019a participé qu\u2019à des activités légales, soutient-il ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Philippe Couillard a soutenu qu\u2019il n\u2019a jamais fait de financement sectoriel en faisant la tournée de bureaux de comptables, d\u2019avocats ou de chefs d\u2019entreprise, à l\u2019instar de Jean Charest.«Quand on parle de financement sectoriel, on veut dire cibler un secteur particulier.Je n\u2019ai jamais vu ça.Je n\u2019ai vu que du financement légal avec des gens qui recueillaient des fonds selon les directives du DCE [Directeur général des élections] », a déclaré l\u2019ancien ministre de la Santé et des Services sociaux.Le chef libéral réagissait à la divulgation par La Presse d\u2019informations provenant d\u2019anciens agendas de Jean Charest alors qu\u2019il était chef de l\u2019opposition officielle, agendas dont le quotidien a obtenu une cinquantaine de pages.Ces agendas montrent que Jean Charest était impliqué au quotidien dans le financement «sectoriel» du parti, selon ce qui est rapporté, avec un de ses proches et un collecteur de fonds émérite du PLQ, Marc Bibeau, chef des entreprises Shockbéton et Beauward.Ainsi, le 28 novembre 2001, le chef libéral s\u2019était programmé, à compter de 14 h, une tournée des bureaux de la Place Ville-Marie où loge le cabinet du chef de l\u2019opposition officielle.Il va serrer les mains de hauts gradés chez Desjardins Valeurs mobilières au 26® étage, Transconti- JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Philippe Couillard s\u2019est dit heureux des changements apportés dernièrement au financement des partis politiques nental au 33® et Samson Bélair au 30®.Inscrit à l\u2019agenda du chef bbéral: «Marc Bibeau-sectoriel» ou encore «sectoriel-MB».Pour sa part, le chef de la Coalition avenir Québec, Pran-çois Legault, a rappelé que le Parti québécois recourait également au financement sectoriel quand il était ministre.«Par contre, se promener d\u2019étage en étage à la Place Ville-Marie, c\u2019est assez particulier», a-t-il fait observer.Selon lui, Marc Bibeau est «quelqu\u2019un qui devrait être entendu à la commission Charbonneau».532 entreprises Dans un décompte qu\u2019il a rendu pubbc au début d\u2019avril, le directeur général des élections du Québec (DGEQ), Jacques Drouin, a évalué que des employés de 532 entreprises et leurs proches ont versé près de 13 millions à des partis poli- tiques entre 2006 et 2011, surtout au PLQ.Le financement dit sectoriel provient de plusieurs personnes liées à des entreprises \u2014 firmes d\u2019ingénieurs, entreprises de construction, cabinets d\u2019avocats, bureaux de comptables.Ce financement peut être fait en toute légalité, mais il peut aussi être intimement lié à l\u2019usage des prête-noms, avait prévenu le DGEQ, qui mène actuellement une enquête.Philippe Couillard s\u2019est dit heureux des changements apportés dernièrement au financement des partis politiques.«L\u2019environnement dans lequel on va faire de la politique maintenant [.] est considérablement plus agréable lorsqu\u2019on n\u2019a pas cette pression de financement qui existait auparavant», a affirmé le chef bbéral.Le Devoir Haro sur l\u2019attaché politique de De Courcy ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Les libéraux ont exigé la démission d\u2019un attaché politique de la ministre de l\u2019Immigration et des Communautés culturelles, Diane De Courcy, qui a écrit, avant son embauche, une chronique ironique qu\u2019ils jugent méprisante à l\u2019endroit des anglophones.Le député de Jacques-Cartier, Geoffrey Kelley, s\u2019est indigné, à l\u2019Assemblée nationale mercredi, d\u2019une chronique écrite par Akos Verboczy pour le journal Métro sous le titre «Ils sont fous ces Anglos».Sur un mode humoristique, l\u2019auteur écrit: «Je ne suis pas psychiatre comme le fut jadis Camille Laurin le célèbre anglopologue, mais fai toujours trouvé nos Anglos un peu fous [.].Sont pas fous à lier comme cet infâme Richard Bain, mais seulement atteints d\u2019une sorte de trouble léger parano-obsessif déclenché dès qu\u2019il est question du Québec.» «En tant que membre de la communauté anglophone, je trouve ces propos profondément blessants», a déclaré Geoffrey Kelley.Le chef libéral Philippe Couillard n\u2019entendait pas à rire non plus.«Ce n\u2019est pas une façon de bâtir un consensus, ce n\u2019est pas une façon de partager une identité, a-t-il dit.Ce que nous voulons voir, c\u2019est un Québec uni, tous les Québécois, de toutes origines, s\u2019unissant autour de valeurs communes.» Diane De Courcy a défendu son attaché politique, qu\u2019eUe a connu il y a dix ans à la Commission scolaire de Montréal, un «enfant de la loi 101 », a-t-eUe signalé, fils d\u2019immigrants juifs hongrois.«Ceci commence à paraître [comme] de l\u2019acharnement, de l\u2019intimidation, a dit la ministre.Il s\u2019agit de textes commis avec un humour qu\u2019on peut ne pas apprécier, mais manifestement, on cherche à bâtir de faux scandales.» Mardi, c\u2019est la députée de Jeanne-Mance-Vi-ger, Pilomena Rotiroti, qui dénonçait Akos Verboczy pour une autre chronique dans laqueUe il commentait le personnage de monsieur Lazhar, du film du même nom.«C\u2019est l\u2019immigrant parfait.Poli, respectueux, cultivé, vaillant, jamais un mot plus haut que l\u2019autre, francophile, flegmatique devant les femmes, qui passe son temps libre à lire Hubert Aquin.Pas le genre à réclamer des lieux de prière au travail, à trouver la loi 101 inhumaine ou à noyer femme et enfants dans une écluse.» Le Devoir A4 LE DEVOIR LE JEUDI 9 MAI 20IS ACTUALITES MONTREAL Bientôt une majorité pour le parti de Coderre ?Une nouvelle vague de démissions à Union Montréal laisse croire au sabordement du parti JEANNE CORRIVEAU Avant même les élections de novembre, le parti de Denis Coderre pourrait obtenir la majorité au conseil municipal de Montréal.Pour l\u2019instant, ce scénario est hj^jothé-tique, mais la nouvelle vague de démissions à Union Montréal augmente d\u2019autant le nombre d\u2019élus indépendants au conseil municipal, et plusieurs d\u2019entre eux sont susceptibles de joindre le parti de Denis Coderre lorsque celui-ci sera officiellement reconnu.La lente agonie d\u2019Union Montréal se poursuit.Dans la journée de mercredi, l\u2019ancien parti de Gérald Tremblay a perdu sept membres, soit tous les élus de LaSalle, dont le chef du parti, Richard Deschamps, ainsi que le maire de l\u2019arrondissement de Lachine, Claude Dauphin.La mairesse de LaSalle, Manon Barbe, a annoncé la décision des élus de son arrondissement dans une entrevue accordée au Messager de LaSalle.«C\u2019est une décision unanime et difficile parce que le parti et nous, on a toujours partagé les mêmes valeurs, a indiqué Mme Barbe au journal local.Avec rUPAC, la commission Charbon- neau et ce qu\u2019on a découvert, ce n\u2019est pas intéressant.D\u2019aucune façon nous n\u2019étions partie prenante de cette façon de faire.» Outre M\u201c® Barbe, les conseillers Richard Deschamps, Alvaro Fa-rinacci.Josée Troilo, Laura Pa-lestini et Vincenzo Cesari siégeront désormais comme indépendants.Joint par le Devoir, Richard Deschamps a été peu loquace: «Je vais vous confirmer tout demain», a-t-il dit.Le maire de Lachine, Claude Dauphin, a pour sa part remis sa démission à Union Montréal et entend briguer un autre mandat en novembre prochain.Réunion du caucus Mal^é la rafale de défections, le président du caucus d\u2019Union Montréal, Bernard Blanchet, affirme que les jeux ne sont pas encore faits.Une réunion du caucus est prévue à llhSO jeudi et sera suivie d\u2019un point de presse.Les membres du caucus doivent prendre connaissance des conclusions du «comité de transition» créé pour examiner tous les scénarios à envisager pour l\u2019avenir du parti.Les élus du parti comptaient prendre une décision «en bloc» au mois de juin, a indiqué M.Blanchet, mais de toute évidence, les évé- Déficit d\u2019information La décision de Transcontinental Média (TC Média) de mettre à pied 11 des 22 journalistes oeuvrant au sein des hebdos menace la qualité de la couverture de l\u2019actualité locale à Montréal, estiment les maires du Plateau-Mont-Royal et de Rosemont, Luc Ferrandez et François Croteau.Par l\u2019entremise d\u2019une motion qui sera déposée le 27 mai, les deux élus tenteront d\u2019obtenir l\u2019appui du conseil municipal afin de demander à TC Média de reconsidérer sa décision.Leur nombre étant restreint, les journalistes ne pourront plus couvrir les réunions des conseils d\u2019arrondissement et les conférences de presse, ce qui privera la population d\u2019informations précieuses, déplorent les deux élus.nements se sont précipités, le bloc se désagrégeant un peu plus chaque jour.Rappelons qu\u2019au cours des derniers jours, trois élus de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord ont donné leur démission, soit Jean-Marc Gibeau, Monica Ricourt et Clementina Teti-Tomassi.Bernard Blanchet refuse de dire si le parti se sabordera jeudi, mais la fin semble proche poiu ce parti éclaboussé par les révélations de financement occulte entendues à la commission Charbonneau.L\u2019arrivée de Coderre Au moment d\u2019écrire ces lignes.Union Montréal, avec 10 élus au conseil municipal, perd son titre de parti majoritaire au profit de Vision Montréal, dirigé par Louise Harel (14 élus).Louise Harel perd du même coup le boni de 40000$ par année versé au chef de l\u2019opposition.Si d\u2019autres démissions surviennent chez Union Montréal, Richard Bergeron, de Projet Montréal (10 élus) pourrait devenir le chef de l\u2019opposition, pour quelques jours du moins.Tous ces événements surviennent à une semaine de l\u2019annonce officielle de Denis Coderre comme candidat à la mairie de Montréal.11 ne fait pas de doute qu\u2019Anie Samson et Gilles Deguire se joindront à son équipe, et plusieurs autres ont laissé entendre qu\u2019ils envisageaient cette option.Malgré les démissions chez Union Montréal, le maire Ap-plebaum n\u2019entend pas modifier la composition de son comité exécutif de coalition.«Mon choix est fait pour le comité exécutif et les commissions, a-t-il dit.Je ne veux pas commencer à rentrer dans tous les débats politiques.Mon objectif, c\u2019est de travailler avec tout le monde.» Les partis d\u2019opposition ne s\u2019étonnent pas de la déconfiture d\u2019Union Montréal \u2014 « Ce qui est surprenant, c\u2019est que ça ne soit pas arrivé plus tôt», a commenté le leader de Projet Montréal, Marc-André Ga-doury \u2014, mais ils se sont interrogés sur le sort des quelque 300000$ qui restent encore dans les coffres du parti.« On va voir ce qu\u2019il adviendra de leur trésor de guerre, en partie constitué du 3% de Bernard Trépanier», a souligné Louise Harel.Pour sa part, Marc-André Gadoury souhaite que le parti remette aux Montréalais ses surplus accumulés.Avec Brian Myles Le Devoir L\u2019UMQ réclame un bureau d\u2019évaluation des prix JEANNE CORRIVEAU Comme la Loi sur l\u2019intégrité en matière de contrats publics est inutile pour la grande majorité des villes québécoises dans sa forme actuelle, l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) réclame du gouvernement la création d\u2019un bureau d\u2019évaluation des prix.Un tel système donnerait aux municipalités l\u2019accès à un registre des contrats accordés partout au Québec et permettrait aux villes de comparer les prix offerts par les entreprises.Les municipalités pourraient alors détecter les écarts importants et agir en conséquence.«Ce n\u2019est pas quelque chose de compliqué», a expliqué le président de l\u2019UMQ, Eric Forest, qui a fait cette proposition à la veille des 92®® Assises annuelles de l\u2019UMQ qui se tiendront à Montréal au cours des trois prochains jours.L\u2019UMQ, qui réclame la mise sur pied d\u2019un bureau d\u2019évaluation des prix depuis 2009, espère que son message sera enfin entendu.Plusieurs autres thèmes sont à l\u2019ordre du jour des Assises, dont les régimes de retraite des employés municipaux, la fiscalité et la diversification des sources de financement pour les villes.La première ministre Pauline Marois et le maire de Montréal Michael Apple-baum donneront le coup d\u2019envoi de l\u2019événement jeudi matin.Le Devoir ELECTIONS CLES EN MAIN Le maire de Sainte-Julienne se défend GAETAN POULIOT à Sainte-Julienne C> est sous les huées que le maire de Sainte-Julienne, Marcel Jetté, a fait son entrée dans la salle du conseil municipal, mercredi soir, suivi de ses six conseillers.«J\u2019ai toujours agi en toute légalité, de bonne foi et au meilleur de mes connaissances.Toujours dans l\u2019intérêt des citoyens de la municipalité», a-t-il tenu à dire dès le début de la séance, déterminé à se défendre contre les allégations de son ex-organisateur politique, Gilles Cloutier.«Il est très regrettable que M.Cloutier mette tant d\u2019effort à ternir la réputation de Sainte-Julienne», a-t-il ajouté, confirmant que ce dernier avait organisé ses campagnes électorales de 1999 et de 2003.La petite municipalité de moins de 10000 habitants a été donnée en exemple la semaine dernière lors des travaux de la commission Charbonneau par Gilles Cloutier, qui l\u2019a choisie pour expliquer le fonctionnement des élections clés en main.Employé par la firme de génie-conseil Roche à l\u2019époque, l\u2019homme a opéré une double comptabilité afin de dépasser, sans être repéré, le plafond des dépenses admises par le Directeur général des élections.L\u2019objectif: recevoir en retour des contrats municipaux.Une tour de passe-passe qu\u2019il a fait pour l\u2019équipe de Marcel Jetté, a-t-il dit sous serment.«Je n\u2019ai rien à me reprocher.Peut-on en dire autant de lui?», a aussi dit Marcel Jetté, affirmant que des aveux de ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR De nombreux citoyens présents au conseil municipal de Sainte-Julienne mercredi soir, hostiles au maire, arboraient une petite enveloppe brune à la boutonnière pour dénoncer la corruption.Gilles Cloutier même, les maires et les agents officiels n\u2019étaient pas au courant de cette situation.Lors de la mouvementée période de questions, une citoyenne a demandé la démission immédiate du maire.Une requête refusée sur-le-champ, mais accueillie avec beaucoup de bruit par les quelque 150 personnes présentes à l\u2019assemblée.De nombreux citoyens présents, hostiles au maire, arboraient d\u2019ailleurs une petite enveloppe brune à la boutonnière pour dénoncer la corruption.«Non aux en- veloppes brunes», pouvait-on lire.Un lac-à-l\u2019épaule sur le bras de Roche Le maire Jetté a aussi reconnu que lui et ses conseillers avaient profité à l\u2019été 2002 d\u2019un chalet à Pointe-au-Pic, dans Charlevoix, appartenant à Gilles Clouder.11 s\u2019agissait toutefois d\u2019une réunion de travail, et l\u2019offre de M.Clouder avait permis de faire des économies, a-t-il expliqué.«Autre temps, autres moeurs», a-t-il laissé tomber, laissant entendre que cela ne serait plus possible aujourd\u2019hui.Le chalet qui appartenait à M.Cloutier était loué à Roche diuant l\u2019été, a-t-on appris lors de la commission Charbonneau.Ni Gilles Cloutier ni Roche n\u2019ont obtenu de «retour d\u2019ascenseur» a-t-il tenu aussi à dire, questionné par un citoyen.«On nous prend pour des cruches», a alors lancé quelqu\u2019un dans l\u2019assemblée.«C\u2019est assez, le dictateur », a lancé un autre.Dès la houleuse période de questions terminée, plus de la moitié de la salle a quitté les lieux en guise de protestation.Le Devoir REEORME DU EINANCEMENT DES PARTIS Trop peu pour une campagne BRIAN MYLES Le doyen du conseil à Montréal, Marvin Rotrand, met Québec en garde contre les lacunes de la réforme du financement des partis politiques.M.Rotrand a passé en revue les lois électorales des dix provinces pour constater que le Québec a déjà les lois «les plus sévères» pour encadrer les élections municipales.Le financement par les entreprises ou les associations est strictement interdit depuis 1977 (du moins sur papier).Le plafond de contributions individuelles, fixé à 1000$, sera ramené à 300$ à partir du D® juillet.11 est même question de rabaisser le plafond à 100$, comme c\u2019est maintenant le cas au provincial.Selon Marvin Rotrand, ces mesures ne produiront pas les effets recherchés.«C\u2019est une limite tellement grande qu\u2019elle est déraisonnable.Ce sera impossible de financer une campagne et de rejoindre les électeurs», craint le conseiller du district de Snowdon.Budget nécessaire M.Rotrand évalue à environ 15000$ par district électoral le budget nécessaire pour mener une campagne à Montréal.11 estime qu\u2019il n\u2019y aura pas assez d\u2019électeius intéressés par la politique municipale pour financer les besoins des partis qui se livrent une rude conciurence.Du coup, la liberté d\u2019expression des formations sera limitée au point où il anticipe une contestation fondée sur la Charte.«Le système va limiter la visibilité d\u2019une élection en freinant les dépenses publicitaires de partis.L\u2019idée de la démocratie, c\u2019est de donner aux citoyens l\u2019information nécessaire pour qu\u2019ils puissent faire des choix éclairés», esdme-t-il.Le financement illégal, décrié à raison devant la commission Charbonneau, reviendra par la porte d\u2019en arrière.« C\u2019est comme la Prohibition.Tu peux interdire aux gens de boire, mais ils trouveront un moyen de le faire», dit-il.Le directeur général des élections du Québec (DGEQ), Jacques Drouin, a exprimé des réserves similaires, en d\u2019autres termes, lors de l\u2019étude du projet de loi 26.Le gouvernement devra compenser les pertes de financement public des partis municipaux afin de prévenir une recrudescence du financement occulte, a expliqué M.Drouin en commission parlementaire.Le maire de Granby, Bernard Sévigny, a aussi exprimé ses appréhensions en commission parlementaire.11 craint que la réforme «ampute de façon majeure» la capacité des partis et des candidats «de mener une campagne digne de ce nom».Marvin Rotrand invite les députés provinciaux à débattre de la création d\u2019un système entièrement fondé sur l\u2019octroi de fonds publics, plutôt que de plafonner les dons à 300$.Le Devoir Engager les entreprises pour un avenir durable Iman Stratenus Directeur exécutif, World Business Council for Sustainable Developmen (Genève) LE CONSEIL DES RELATIONS INTERNATIONALES DE MONTRÉAL Déjeuner-causerie de la série Environnement présentée par : En association avec : Hydro Québec Jeudi 16 mai 2013 \u2022 de midi à 14 h Avec l\u2019appui de : OINS L'Institut Nord-Sud Le Conference Board du Canada Pour y voir clair ?)) SNC*LAVAUN Bdl RioTintoAlcan *stm .=o la francophonie CPE^^ @1 Enerkem LE DEVOIR Pour VOUS inscrire : www.corim.qc.ca \u2022 514-340-9622 http://goo.gl/iWZCO porter raffinée sur toute la ligne Porter tranche ses tarifs menu et vous traite aux petits oignons.Porter vous a mijoté des rabais irrésistibles.Mettez du piment dans votre vie et goûtez le grand confort à bord.Réservez d\u2019ici le vendredi 10 mai 2013.Vols au départ de Montréal.Réservez d\u2019ici le 10 mai 2013.Voyagez d\u2019ici le 3 septembre 2013.Le rabais est compris dans les tarifs.Porter peut exiger un achat jusqu'à 14 jours à l'avance.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Tarifs aller simple incluant les taxes, surcharges et frais obligatoires.* Tarifs à partir de : HALIFAX 3 par jour TORONTO ï SAULT STE.MARIE Y ST.JOHN\u2019S 17 par jour SUDBURY Y THUNDER BAY TIMMINS WINDSOR BOSTON Taxes et frais compris À Taxes et frais compris i Taxes et frais compris 184$\t138$ 207$ 248 $ 207$ 207$ 207$ 173$\t225$ Taxes et frais comoris Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris i Taxes et frais compris i Taxes et frais compris \\ Taxes et frais compris Jl Taxes et frais compris Jl Taxes et frais cornons Taxes et frais comoris CHICAGO T MYRTLE BEACH T NEW YORK T WASHINGTON |- Dulles\tPRIX 241 $ 262 $ 220 $ 225 $ Taxes et frais compris Taxes et frais compris Taxes et frais compris l Taxes et frais compris 1 Taxes et frais compris PRIX TOUT 1 COMPRIS Réservez en ligne ou contactez votre agent de voyages.flyporter.com Nouveau ! porter Économisez sur les forfaits vol-hôtel à evasionsporter.com \u2018Réservez d\u2019ici 23 h 59 heure de i\u2019Est le 10 mai 2013.Voyagez d\u2019ici le 3 septembre 2013.Porter peut exiger un achat jusqu\u2019à 14 jours à l\u2019avance.Les tarifs sont fonction de la disponibilité.Les tarifs annoncés peuvent ne pas être disponibles pendant toute la période de voyage.Le rabais s\u2019applique au tarif de base sans frais ni taxes.Description détaillée des tarifs pour tous les itinéraires sur flyporter.com.Tarifs aller simple en classe Fixe au départ de la ville.Les tarifs à destination de la ville peuvent être différents.Nouvelles réservations seulement.Les tarifs incluent les taxes gouvernementales et les frais obligatoires.Ces montants peuvent aller jusqu\u2019à 150 $ par aller simple selon la destination.Les taxes étrangères fluctuent selon le taux de change en vigueur.Les frais pour des services optionnels, tels que les changements d\u2019itinéraire, les bagages supplémentaires, la présélection de siège ou d\u2019autres demandes spéciales, peuvent s\u2019ajouter au montant total.Tarifs non remboursables.Il est possible de changer d\u2019itinéraire moyennant des frais allant jusqu\u2019à 200 $ par personne et par trajet, plus toute différence de tarif.Certaines conditions (incluant des frais de 20 $ pour l\u2019enregistrement d\u2019un deuxième bagage, et les frais pour bagages excédentaires et/ou trop lourds) peuvent changer sans préavis et ne sont garanties qu\u2019à l\u2019émission du billet.Renseignez-vous auprès de Porter ou de votre agent de voyages.En cas de divergence entre le tarif de nos annonces et le tarif affiché sur notre site Internet au moment de la réservation, ce dernier prévaudra.* Évasions Porter est une entreprise agréée par TICO. A 6 LE DEVOIR LE JEUDI 9 MAI 20IS ACTUALITES CONGRÈS DE L\u2019AcFAS Le tabou du non-allaitement Un enfant sur quatre n\u2019est pas allaité ISABELLE PORTER à Québec Selon une chercheuse, les pressions pro-allaitement sont si fortes que les parents qui nourrissent leur bébé autrement sont laissés pour compte par le système de santé.Spécialiste de la santé des familles, Francine De Monti-gny a commencé sa présentation à l\u2019Acfas en soulignant qu\u2019elle n\u2019était pas «contre l\u2019allaitement» et avait allaité ses propres enfants.Or, elle plaide qu\u2019il est «important» de parler des alternatives autres que l\u2019allaitement même s\u2019il ne s\u2019agit pas de la norme dominante.« Un enfant sur quatre est alimenté autrement, mais on n\u2019en parle pas.On fait comme si ça n\u2019existait pas », dit la professeure de l\u2019Université du Québec en Outaouais.Sa recherche menée auprès de 28 familles entre 2007 et 2009 montre que parmi les parents qui ne recourent pas à l\u2019allaitement, seulement 20% ont pris leur décision avant l\u2019accouchement.Un autre groupe de 40% ont abandonné tôt parce que ça ne se passait pas bien.L\u2019autre groupe de 40% s\u2019en est détourné après 1 mois dans le découragement et, souvent, l\u2019épuisement.Ces personnes, note-t-elle, éprouvent un grand sentiment d\u2019échec, voire de honte.«Ce qu\u2019on a trouvé le plus dur, c\u2019est d\u2019entendre dire que l\u2019allaitement était la meilleure chose au monde», a raconté un père.Le rôle du père Selon De Montigny, le discours dominant suggère qu\u2019il faut absolument allaiter pour être «de bons parents».«Ça réduit l\u2019expérience du couple à l\u2019expérience physiologique», dit-elle.Elle ajoute que des parents qui ont des problèmes d\u2019allaitement (et surtout ceux qui abandonnent) «ne consultent plus de peur d\u2019être jugés».Elle invite d\u2019ailleurs les professionnels de la santé à être vigilants en ces matières et déplore que, à la sortie de l\u2019hôpital, on ne parle pas aux parents des alternatives autres que l\u2019allaitement.La recherche qui a été menée seulement auprès des pères montre par ailleurs que le recours au biberon peut changer leur rôle en les rapprochant de l\u2019enfant.Elle avance que cela favorise le partage des tâches et leur donne un rôle plus égal à celui de la mère.«Le message social est tellement centré sur l\u2019allaitement que les pères ont l\u2019impression que s\u2019ils ne peuvent pas alimenter leur enfant, ils ne peuvent pas être aussi proches de lui.» Le Devoir FRANK GUNN LA PRESSE CANADIENNE Plusieurs études visant à évaluer l\u2019efficacité de la mélatonine à réduire l\u2019insomnie ont été effectuées, mais elles ont donné des résultats contradictoires.La mélatonine, nouvelle piste contre l\u2019insomnie PAULINE GRAVEL à Québec Des chercheurs de l\u2019Université McGill sont sur la piste d\u2019une nouvelle substance qui pourrait devenir un excellent somnifère exempt des effets secondaires indésirables des Valium et cie, a-t-on appris dans le cadre du congrès de l\u2019Acfas qui a lieu à Québec cette semaine.Depuis 50 ans, les benzodiazépines, dont font partie le Valium, l\u2019Ativan, le Serax et l\u2019Halcion, sont couramment utilisées comme somnifères.Ces médicaments entraînent toutefois une dépendance, une tolérance et même des troubles cognitifs et moteurs.Qn dit même qu\u2019ils sont responsables de la première cause de mortalité chez les aînés, car ils seraient souvent à l\u2019origine de mauvaises chutes aboutissant à des fractures fatales.Pour éviter tous ces désagréments, plusieurs personnes se tournent vers la mélatonine, qui est accessible dans toutes les pharmacies sans ordonnance.r Etudes contradictoires De multiples études visant à évaluer l\u2019efficacité de la mélatonine à réduire l\u2019insomnie ont été effectuées, mais elles ont donné des résultats contradictoires.Certaines menées chez l\u2019animal ont montré que la mélatonine a au mieux un effet soporifique qui aide à induire le sommeil, mais qu\u2019elle n\u2019a pas d\u2019effet hypnotique à l\u2019instar des benzodiazépines.Des chercheurs ont par ailleurs découvert que la mélatonine, qui est produite par la glande pinéale située à la base du cerveau, agit sur deux types de récepteurs particuliers (MTl et MT2).En collaboration avec des chercheurs de l\u2019Université de Montréal, Gabriella Gobbi du département de psychiatrie de l\u2019Université McGill a montré que ces récepteurs étaient présents notamment sur les neurones du thalamus réticulaire, une région du cerveau qui intervient dans l\u2019induction du som- meil profond à ondes lentes, qui est le sommeil le plus récupérateur car c\u2019est durant cette période de sommeil lent \u2014 aussi appelée sommeil nouREM par opposition au sommeil paradoxal REM (pour rapide eye movement), durant lequel le corps est en atonie complète, les yeux font des mouvements rapides et réguliers, et ont lieu la plupart de nos rêves \u2014 que les battements cardiaques ralentissent, que la respiration se fait plus profonde, que l\u2019organisme produit de l\u2019insuline et que le corps se repose vraiment Selon des études antérierues, des substances capables de se lier aux deux types de récepteur à la fois n\u2019avaient pas d\u2019effet significatif sur le maintien du sommeil.Gabriella Gobbi s\u2019est alors appliquée à étudier l\u2019effet d\u2019une «Le système à mélatonine n\u2019intervient pas dans le phénomène de la dépendance nouvelle substance qui ne se fie qu\u2019au récepteur MT2.Elle a ainsi observé que cette substance dénommée UCM 765 augmentait la durée du sommeil profond nouREM total sans toutefois modifier le sommeil REM, contrairement «aux benzodiazépines qui aident à dormir mais qui détruisent les ondes lentes delta qui surviennent lors du sommeil le plus profond, qui est aussi le sommeil le plus important», a précisé la chercheuse tout en rappelant que «les meilleurs hypnotiques seront ceux qui augmenteront le sommeil profond nonREM sans changer l\u2019architecture du sommeil comme le font malheureusement les benzodiazépines».découvert que les récepteurs MT2 intervenaient principalement dans le sommeil profond nonREM tandis que les MTl agissaient plus spécifiquement sru le sommeil paradoxd REM.«L\u2019inefficacité de la mélatonine à réduire l\u2019insomnie chez certaines personnes est probablement due au fait que la mélatonine agit sur les deux récepteurs (MTl et MT2) à la fois, lesquels semblent avoir des effets antagonistes, a avancé M\u201c® Gobbi.De plus, des études ont montré que la proportion de récepteurs MTl et MT2 peut varier d\u2019un individu à l\u2019autre, certaines personnes possédant plus de récepteurs MT2 que de MTl, ce qui expliquerait la diversité des réponses à la prise de mélatonine.» Ces travaux nous indiquent que «le récepteur MT2 est une cible à viser, c\u2019est-à-dire à activer, par des médicaments pour accroître la durée du sommeil profond nonREM».Et «il est permis de croire que ces médicaments n\u2019induiront pas les effets indésirables des benzodiazépines, car le système à mélatonine n\u2019intervient pas dans le phénomène de la dépendance», a dit M\u201c® Gobbi en entrevue.La molécule n\u2019est toutefois pas encore tout à fait au point pour être expérimentée chez l\u2019humain.«Il nous faut améliorer ses caractéristiques physico-chimiques.Mais surtout, il nous faut trouver le financement nécessaire pour mener des études cliniques, lesquelles coûtent très cher», a indiqué la chercheuse.Le Devoir Effet variable M\u201c® Gobbi a ensuite montré chez des rongeurs que l\u2019UCM 765 augmentait l\u2019activité électrique des neruones du thalamus réticulaire.Et poru confirmer le rôle spécifique des récepteurs MTl et MT2 dans le sommeil, elle les a inactivés.Elle a ainsi IA Lire aussi > institutions \" cuitureiies.Le délicat enjeu de la succession.À ledevoir.eom/aefas DÀ ne pas manquer > Toute la semaine, nos journalistes suivent l\u2019actualité du congrès de l\u2019Acfas et rendent compte des résultats inédits de certaines des recherches présentées en journée.À ledevoir.eom/aefas PROFESSIONNELS DE LA SANTE Prêts ou non pour la sélection d\u2019embryons ?AMELIE DAOUST-BOISVERT Syndrome de l\u2019X fragile, hémophilie, maladie de Tay Sachs.Depuis que Québec rembourse les traitements de fécondation in vitro (FIV), la demande de parents porteurs de maladies génétiques rares pour la sélection d\u2019un embryon en santé a explosé.Devant ce phénomène appelé à prendre de l\u2019ampleru, l\u2019anüuo-pologue médicale Chantal Bouf-fard a interrogé les généticiens, les conseillers en génétique et les obstétriciens québécois sru l\u2019ouverture à ces nouvelles technologies.Les résultats préliminaires de son étude, qu\u2019elle présente à l\u2019Acfas ce jeudi, montrent que le niveau d\u2019ouverture des professionnels varie.La plupart juge aussi que ces pratiques doivent être réglementées.«Avec la technologie qui progresse, les interrogations vont exploser dans les prochaines années», andcipe la professeure à l\u2019Université de Sherbrooke.Pour éviter de transmettre un gène défectueux à leur progéniture, les parents porteurs d\u2019une maladie génétique doivent faire appel à la FIV.En laboratoire, on conçoit un embryon à partir des ovules et du sperme du couple.Ensuite, lorsque l\u2019embryon a de trois à six jours, on prélève délicatement une de ses cellules pour analyser son ADN.Une véritable biopsie à la loupe du microscope \u2014 c\u2019est le diagnostic préimplantatoire, ou DPI.Les médecins choisissent ensuite un embryon non porteur de la maladie pour l\u2019implanter dans l\u2019utérus de la femme.Les chances de grossesse tournent alors autour de 30%.Ouverture variable Qutre le diagnostic de maladies génétiques graves et incurables, la DPI permet la détection de certaines maladies chroniques ou même de prédisposition à des maladies qui se déclarent plus tard dans la vie, comme l\u2019alzheimer ou le cancer du sein.La sélection du sexe est aussi techniquement possible, mais au Québec, la loi limite le DPI à des maladies génétiques graves.Selon Gail Quellette, directrice générale du Regroupement québécois des maladies orphelines, à la loterie génétique, certains parents sont particulièrement malchanceux : «Le but du DPI, c\u2019est d\u2019éviter des interruptions de grossesse.Quand des parents sont passés trois fois par le dépistage prénatal et qu\u2019ils tombent toujours sur un bébé atteint, ils pensent très sérieusement au DPI.Ça évite les avortements thérapeutiques à répétition », relate-t-eÛe.Chantal Bouffard a sondé plus de la moitié des généticiens et des conseillers en génétique québécois, ainsi que La demande de parents porteurs de maladies génétiques rares pour la sélection d\u2019un embryon en santé a explosé près du tiers des médecins obstétriciens qui travaillent en fertilité.À quel point sont-ils ouverts aux possibilités offertes par le DPI?«Les plus conservateurs sont les généticiens.Ce sont les moins susceptibles de penser qu\u2019un DPI est nécessaire pour une maladie donnée.Les conseillers en génétique sont plus proches des besoins des patients, alors que les obstétriciens sont les plus ouverts jusqu\u2019à maintenant», explique la chercheuse.Le généticien Régen Drouin, qui participera à la conférence à l\u2019Acfas, n\u2019est pas étonné des résultats du coup de sonde.«Plus les tests se perfectionnent, plus il peut y avoir des pressions de sélection pour des raisons sociales plus que médicales.Ce n\u2019est pas parce que les outils existen t qu\u2019il faut les utiliser.C\u2019est ça, la réserve que les généticiens ont! On fournit l\u2019information et, ensuite, on perd le contrôle sur ce qui en est fait » M\u201c® Bouffard observe que les maladies létales ou gravement invabdantes font davantage consensus poru le recorus au DPI.Accès difficile Avant que Québec ne décrète la gratuité, GaU Quellette estime qu\u2019une vingtaine de dia^ostics préimplantatoires avaient été faits au Québec en tout.Mais depuis 2010, la demande explose.Au Centre de reproduction McGill, le seul à offrir le service, l\u2019attente est d\u2019une à deux années.Qn y réalise tout de même 60 DPI par an.«Nous avons des demandes de consultation venant de partout au Québec, mais nos ressources sont très limitées.Le euSM est en train de collaborer avec le MSSS et d\u2019autres centres afin de favoriser l\u2019accessibilité de ce service au public», indique la coordonnatrice des communications, Julie Robert.L\u2019accès «n\u2019est pas très structuré», juge Chantal Bouffard, qui indique que, plutôt que de se soumettre à une attente de deux ans, «les gens se tournent vers des laboratoires privés américains», où la procédure peut coûter de 5000 à 10000$.Le CHU Sainte-Justine espère devenir le «centre désigné» pour le DPI au Québec.Il attend, pour cela, une importante subvention de Québec.Déjà, une trentaine de personnes attendent le début des services.L\u2019hôpital vient tout juste de démarrer sa clinique de FfV.Gail Quellette rappelle que le DPI n\u2019est pas la seule option.«Si l\u2019homme est porteur, on peut avoir recours au don de sperme.Si c\u2019est la femme, on a recours au don d\u2019ovule, mais c\u2019est plus complexe.On a aussi accès au diagnostic prénatal, et n\u2019oublions pas, à l\u2019adoption ! » Le Devoir Faire une place au passé dans le culte de l\u2019instant présent EABIEN DEGLISE Le paradoxe est amusant.À une époque qui aime carburer à l\u2019instant, par l\u2019entremise des réseaux sociaux, l\u2019engouement soulevé en ces lieux par les images ou documents issus du passé fait forcément sourire.Provenant de fonds d\u2019archives nationales, de celles des villes ou encore de musées internationaux, ces fragments du passé, lorsque mis en circulation par des institutions ou de simples internautes, semblent avoir un effet d\u2019attraction qui tranche avec le culte très contemporain du présent, ce qui est loin d\u2019étonner la responsable des archives de l\u2019Université de Montréal, Diane Baillargeon.«Les gens ont besoin d\u2019avoir un certain ancrage, lance-t-elle à l\u2019autre bout du fil.A toujours être dans l\u2019instant présent, dans l\u2019éphémère, dans l\u2019urgence, on finit par se retrouver dans le vide.Les archives numérisées qui circulent sur le Web 2.0, c\u2019est une façon de donner du sens à tout ça, mais aussi de répondre à ce besoin de se distraire de façon intelligente.» Patrimoine archivistique L\u2019univers des archives est-il en train de trouver un deuxième souffle en se forgeant une place appréciable dans les communautés numériques ?C\u2019est la question que va poser M\u201c® Baillargeon dans le cadre d\u2019un colloque portant sur l\u2019exploitation et la mise en valeur des archives à l\u2019ère du numérique, tenu dans le cadre du 81® congrès de l\u2019Acfas.Et les résultats de l\u2019expérience menée par l\u2019université dans les dernières années vont certainement donner une teinte positive à sa ré- RAISONS StK IALFS 19.39 PEDRO RUIZ LE DEVOIR De plus en plus d\u2019archives numérisées circuient sur ie Web 2.0.ponse, tout en relevant au passage quelques écueils auxquels les archivistes vont devoir prendre garde à l\u2019avenir, pour ne pas trop se diluer dans le numérique.Les archives de l\u2019Université de Montréal, comme bien d\u2019autres, ont investi récemment les réseaux Twitter, Facebook ou encore Flikr \u2014 dédié au par- tage de photos \u2014 pour rapprocher son contenu d\u2019une population qui fréquente de moins en moins les salles d\u2019archives et de plus en plus les tablettes, les écrans d\u2019ordinaterus ou des téléphones intelligents, «qui semblent être devenus une extension d\u2019eux-mêmes», dit-elle.«Dans ce contexte, c\u2019est une façon que nous avons trouvée pour dire, nous aussi, que l\u2019on existe, pour accroître notre notoriété, intéresser les étudiants et les chercheurs à notre patrimoine archivistique, à l\u2019histoire de l\u2019établissement.» Recette payante La recette a été payante.En un an, explique-t-elle, le site des archives a été crédité de 20 000 visiteurs uniques supplémentaires, dont un grand nombre est sans doute, croit-elle, arrivé là en passant par ces nouvelles portes d\u2019accès au savoir et à l\u2019information que sont en train de devenir les réseaux sociaux.«Tout ça est très encourageant», dit M\u201c® Baillargeon, qui reste toutefois vigilante quant aux effets pervers possibles que cette nouvelle communication pourrait bien engendrer.C\u2019est que, pour attirer les regards dans des univers où l\u2019information circule à haute vi- tesse, où le bruit est omniprésent, les services d\u2019archives doivent bien souvent faire leur représentation en format 2.0 par l\u2019entremise de contenus «plus légers», «plus ludiques», «plus esthétiques», au risque un peu de sombrer eux aussi dans cette superficiabté que le numérique nourrit facilement, reconnaît-elle.«Il faut faire attention avec ça, dit M\u201c® Baillargeon, et surtout s\u2019assurer que les gens aient envie d\u2019aller plus loin.Le défi est là: les archives numérisées, c\u2019est la pointe de l\u2019iceberg, une partie infime d\u2019un tout qui en contient beaucoup plus, mais que la numérisation tend à faire oublier.Il faut donc accrocher l\u2019œil et surtout lui donner le goût de chercher plus que ce qu\u2019il voit.» Une stratégie qui, si elle réussit, risque bien sûr de passer à l\u2019histoire et du coup d\u2019être un jour archivée.Le Devoir LE DEVOIR LE JEUDI 9 MAI 20IS A7 ACTUALITES CEGEP La littérature reste essentielle, assure le ministre Duchesne LISA-MARIE GERVAIS Le programme arts et lettres ne disparaît pas, mais il se modernise et change de nom, a tenu à préciser le ministre de l\u2019Enseignement supérieur, Pierre Duchesne.11 répondait ainsi aux inquiétudes suscitées par le nouveau programme d\u2019étude collégiale culture et communication, dont Le Devoir a présenté les grandes lignes mercredi.«On rebaptise le programme culture et communication et, dans les options, il y a toutefois l\u2019option littérature», a-t-il assuré.M.Duchesne admet toutefois que, pour ce programme pré-universitaire « redessiné », le nom «culture et communication» était davantage «ras-sembleur».«Dans culture et communication, il y a communication, qui était un concept qui semblait être plus rassem-bleur», a dit le ministre.À ceux qui craignent que renseignement de la littérature ne diminue, Pierre Duchesne se fait rassurant, rappelant que 30 heures seront ajoutées aux formations spécifiques, donc à chacune des options (théâtre, multidisciplinaire, cinéma, langues, médias, littérature, arts).«N\u2019y voyez pas une volonté de dévaloriser la littérature et les arts, ce n\u2019est vraiment pas l\u2019objectif.Je dirais qu\u2019au contraire, dans la formation générale qu\u2019on va donner au cégep, en lien avec le futur cours d\u2019histoire, la littérature est essentielle parce qu\u2019on a au cégep de jeunes adultes et ils doivent comprendre dans quelle société ils sont.» Actuellement, le programme arts et lettres, à moins que l\u2019étudiant ait choisi le profil création littéraire ou lettres, ne comprend pas des cours de littérature autres que les quatre cours de français obligatoires du tronc com- mun.11 en sera de même pour le nouveau programme rebaptisé culture et communication, qui entrera en vigueur dès 2014 dans certains petits cégeps, mais en 2015 pour la majorité des établissements.L\u2019histoire obligatoire S\u2019il réitère la place de la littérature, le ministre a également rappelé qu\u2019il souhaite imposer un cours d\u2019histoire obligatoire pour les cégépiens.«Ça peut prendre de deux à trois ans», a précisé le ministre en indiquant que plusieurs scénarios sont à l\u2019étude.Actuellement, ce ne sont pas tous les étudiants qui font de l\u2019histoire au cégep, à moins de choisir un cours complémentaire dans le domaine.Un étudiant en arts et lettres peut obtenir son diplôme d\u2019études collégiales sans jamais avoir suivi un cours d\u2019histoire.Par ailleurs, en entrevue à Radio-Canada, le président de la Fédération des cégeps, Jean Beauchesne, croit qu\u2019il était nécessaire qu\u2019un programme «vieux de 15-20 ans», comme celui d\u2019Arts et lettres, se mette au «goût du jour».11 reconnaît toutefois les défis liés à son implantation.«Notre défi, c\u2019est de s\u2019organiser d\u2019ici 2015-2016 pour avoir toute l\u2019organisation scolaire et les enseignants pour dispenser [les cours] », a-t-il soutenu.La Fédération nationale des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN), qui représente de nombreux profs de cégeps, souligne qu\u2019elle n\u2019était pas «au jeu» ni directement consultée dans la refonte du programme.Amorcée il y a deux ans, cette révision s\u2019est faite à travers des comités consultatifs nationaux, auxquels siégeaient des représentants des cégeps et, à l\u2019occasion, des enseignants.Le Devoir Agences de placement : Emploi-Québec estime en faire assez ISABELLE PORTER à Québec Le ministère de l\u2019Emploi juge qu\u2019il fait déjà suffisamment d\u2019efforts pour contrôler la présence des agences de location de personnel sur le site d\u2019Emploi-Québec.«On est conscients que ça arrive qu\u2019il y ait des offres problématiques, a commenté mercredi le porte-parole David McKeown.C\u2019est pour ça qu\u2019il y a un mécanisme de vigile.» La veille à l\u2019Acfas, des chercheurs avaient souligné que beaucoup d\u2019agences de location de personnel recrutaient par le site d\u2019Emploi-Québec.Or, disaient-ils, ces agences permettent à des employeurs de se soustraire à leurs obligations à l\u2019endroit des travailleurs, notamment en matière de santé et sécurité au travail.Dès lors, le rôle du site d\u2019Emploi-Québec devait être «questionné».Actuellement, le portail ne permet pas aux chercheurs d\u2019emploi de savoir dès le départ si une annonce vient ou non d\u2019une agence.Or, selon M.McKeown, le personnel de vigile se réserve le droit de retirer une annonce s\u2019il constate que son but «est de constituer une banque d\u2019employés et que ce n\u2019est pas mentionné».11 rappelle que le portail demeure un outil en libre-service, mais que les efforts de vigile sont déjà importants.«Par exemple, si une offre est offerte à répétition, on va mener une surveillance approfondie», dit-il.Le Devoir ^5 ¦S.aC-iP.LE.PRoifflOi/JJ; Ei'bQOb De CH are DE LA SAWrf DES verso'Villes.JACQUES NADEAU LE DEVOIR La réforme de l\u2019aide sociale proposée par la ministre Agnès Maltais crée un climat d\u2019inquiétude et d\u2019incertitude chez les prestataires.SEMAINE DE LA DIGNITÉ DES PERSONNES ASSISTÉES SOCIALES Marcher pour sa dignité MARIE-ANDREE CHOUINARD Robert Roussel.41 ans.Vit à Québec.Caresse le rêve de travailler dans le monde des médias, la radio ou la télé.Est présentement bénéficiaire de l\u2019aide sociale et considéré comme inapte au travail en raison de problèmes de santé contraignants.A fait la roue des formations en emploi, du retour aux bancs d\u2019école, des tentatives de stage qui avortent, et du retour à l\u2019aide sociale.Milite en ce moment aux côtés de ses comparses pour des conditions de vie potables et, surtout, pour la fin des étiquettes et le retour de la dignité des personnes assistées sociales.«Je suis pogné avec des étiquettes, je me sens tabletté, exclu, fai perdu des amis à cause de mon statut», a expliqué M.Roussel mercredi, en pleine rue Sainte-Catherine, à Montréal, lors de la marche visant à souligner la 40® Semaine de la dignité des personnes assistées sociales.Les manifestants ont démarré devant la tour de Radio-Canada, se sont arrêtés ensuite au bureau du député péquiste Daniel Breton {«Les députés du PQ ont honte d\u2019eux avec la réforme de l\u2019aide sociale! On vous lâchera pas!», ont-ils scandé), puis devant le Centre local d\u2019emploi Sainte-Marie-Centre-Sud.De la violence «Les préjugés envers les personnes assistées sociales sont de plus en plus forts», déplore Amélie (Jhâteauneuf porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales, qui participait à la marche.Elle en veut pour preuve cette vidéo ayant récemment circulé sur la Toile mettant tristement en vedette un prestataire violenté par un voisin, celui-ci se fdmant littéralement en train de tabasser l\u2019homme et l\u2019associant à un être ayant moins de droits «qu\u2019un chien».«Parce qu\u2019elles sont exclues du marché du travail, les personnes assistées sociales sont de plus en plus la cible de violence», ajoute M\u201c® Châteauneuf La prochaine réforme de l\u2019aide sociale proposée par la ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, crée un climat d\u2019inquiétude et d\u2019incertitude chez les prestataires.«NP'\u201d- la ministre va procéder à ses coupures», a dit M\u201c® Châteauneuf aux manifestants, prenant le micro.«Mais dans cette lutte, vous avez été d\u2019un courage exemplaire, d\u2019une force incroyable.Je suis fière d\u2019être avec vous! a-felle lancé sous les cris et les vivats.Vous êtes les personnes les plus courageuses que je connaisse.» Le Devoir MISSING TONY DEJAK ASSOCIATED PRESS La maison de la sœur d\u2019Amanda Berry, à Cleveland, était décorée pour son retour.EEMMES CAPTIVES À CLEVELAND Ariel Castro est accusé Cleveland \u2014 Ariel Castro a été accusé d\u2019enlèvement et de viol après que trois femmes qui avaient disparu depuis environ une décennie eurent été retrouvées à son domicile de Cleveland, en Qhio, lundi.L\u2019homme de 52 ans fait face à quatre chefs d\u2019accusation d\u2019enlèvement, qui concernent les trois femmes et la fille dont l\u2019une d\u2019entre elles a accouché pendant sa captivité, et à trois chefs d\u2019accusation de viol contre les trois femmes.Les autorités policières ont aussi arrêté les deux frères de l\u2019ancien conducteur d\u2019autobus.Pedro et Qnil Castro, en lien avec cette affaire.Ils étaient toujours détenus mercredi soir, mais aucune accusation n\u2019avait encore été déposée contre eux.En conférence de presse, mercredi, peu de détails ont été fournis sur les conditions dans lesquelles Amanda Berry, 27 ans, Michelle Knight, 32 ans, et Gina Dejesus, âgée d\u2019environ 23 ans, auraient été gardées captives dans la maison depuis qu\u2019elles étaient adolescentes ou au début de la vingtaine.Attachées Les policiers n\u2019ont pas précisé comment les femmes ont été enlevées.Sur le plateau de l\u2019émission Today, mercredi, le chef de police Michael McGrath a signalé que les femmes étaient attachées à l\u2019intérieur de la résidence et qu\u2019elles étaient laissées libres dans la cour arrière de temps en temps.M.McGrath s\u2019est également porté à la défense du corps pohcier de Cleveland, qui a selon lui «absolument» tout fait pour retrouver les jeunes femmes.Un conseiller municipal mis au courant du dossier.Brian Cummins, a pour sa part affirmé qu\u2019elles avaient été victimes de sévices sexuels et de violence psychologique pendant des années.«Nous savons que les victimes ont confirmé avoir fait des fausses couches, mais de qui, combien et dans quelles conditions, nous l\u2019ignorons», a ajouté M.(Jummins.Le chef de police adjoint, Ed Tomba, a quant à lui affirmé que les femmes se souvenaient d\u2019être sorties de la maison seulement deux fois pendant toutes les années où elles ont été séquestrées dans la maf son.Avant lundi, elles n\u2019avaient jamais eu l\u2019occasion de tenter une évasion, a-t-il ajouté.Les trois femmes n\u2019étaient pas dans la même chambre, mais elles savaient qu\u2019elles n\u2019étaient pas seules.M.Tomba a précisé qu\u2019Ariel Castro se soumettrait à un test de paternité afin d\u2019établir s\u2019il est le père de la fillette de six ans à qui Amanda Berry a donné naissance.r Emouvantes retrouvailles Deux des trois jeunes femmes séquestrées sont par ailleurs rentrées chez elles mercredi, sous les applaudissements et les cris de joie de nombreux voisins.Amanda Berry et Gina Dejesus ont retrouvé leurs proches, tandis que la troisième, Michelle Knight, restait pour l\u2019heure hospitalisée.Amanda Berry, 27 ans, est arrivée en fin de matinée en voiture à l\u2019arrière de la maison de sa sœur avec sa fille.De «Je ne peux pas décrire la joie que c\u2019est de la voir, de savoir qu\u2019elle est là» nombreux ballons flottaient et des banderoles «Welcome home» étaient déployées.Dans la plus grande confusion et sous les applaudissements, sa petite sœur Beth Serrano s\u2019est adressée aux très nombreux journalistes présents alors que les chaînes d\u2019information retransmettaient l\u2019événement en direct.Beth Serrano a remercié les médias et les voisins pour leur soutien, tout en demandant qu\u2019on respecte la vie privée de sa famille pour qu\u2019Amanda prenne le temps de se remettre, avant de fondre en larmes.« C\u2019est un jour joyeux et triste aussi pour Amanda, car sa maman n\u2019est plus là», a confié une cousine d\u2019Amanda.La mère d\u2019Amanda, Louwana Miller, est morte en mars 2006, «de chagrin» selon ses proches.En début d\u2019après-midi, Gina Dejesus, très attendue, rentrait à son tour chez ses parents.Là aussi de nombreux ballons et des banderoles avaient été attachés sur la barrière du jardin.Le visage dissimulé sous un pull à capuche, Gina Dejesus était soutenue par une autre femme lorsqu\u2019elle est sortie de la voiture qui la ramenait.La jeune femme, qui n\u2019avait que 14 ans lorsqu\u2019elle a été enlevée, a simplement levé le pouce en direction de la foule avant de disparaître dans sa maison.Plusieurs personnes ont pris la parole quelques minutes plus tard devant la demeure familiale.«Je me pince toujours pour y croire, a dit Nancy Ruiz, la mère de Gina, très émue.Je ne peux pas décrire la joie que c\u2019est de la voir, de savoir qu\u2019elle est là.C\u2019est mon plus beau cadeau de fête des Mères.» Associated Press Agenee Franee-Presse Tribunal populaire » en Colombie : une pétrolière canadienne au banc des accusés {{ CLAUDE LEVESQUE L> USD, qui est le principal syndicat du secteur ' pétrolier en Colombie, projette de «juger» à compter du 13 juillet une société canadienne devant un «tribunal populaire».Les audiences, auxquelles la Pacific Rubiales Ener^ (PRE) est invitée à présenter sa version des faits, se tiendront à Puerto Gaïtan, dans le département de Meta, où la pétrolière exploite l\u2019un de ses principaux gisements de pétrole et de gaz.Le syndicat, dont une délégation s\u2019est rendue à Montréal récemment, reproche à la pétrolière des pratiques qu\u2019il juge antisyndicales, tout en dénonçant les conditions de travail des ouvriers du pétrole dans cette région.D\u2019autres organisations de la société civile sont également impliquées dans l\u2019organisation de ces audiences prévues en Colombie, qui se veulent «dans la lignée du Tribunal permanent des peuples des années 2000».La Pacific Rubiales est accusée par certaines de ces organi- sations de ne pas respecter l\u2019environnement et les droits fonciers des populations locales., La PRE, en association avec la société d\u2019Etat Ecopetrol, produit environ 40% du million de barils qui sont extraits quotidiennement du sous-sol colombien.La société, dont les actions se transigent aux Bourses de Toronto et de Bogota, compte environ 12 000 employés en Colombie, dont 90% doivent signer avec une nébuleuse de sous-traitants des contrats de travail renouvelables d\u2019un mois en moyenne.Pas de renouvellement de contrats L\u2019USQ a convaincu 4000 de ces employés indirects de signer des cartes d\u2019adhésion en vue d\u2019une accréditation sjmdicale.Selon les délégués de l\u2019USQ, la Pacific Rubiales a réagi en demandant à ses sous-traitants de ne pas renouveler les contrats des ouvriers ayant adhéré au sjmdicat.Les conditions de travail dans les installations de la PRE seraient en deçà des normes interna- tionales : longues heures de travail, contrats à court terme, mauvaise qualité du logement et de la nourriture.Selon César Loza, secrétaire aux Affaires internationales de l\u2019USO, la société contreviendrait à au moins deux conventions de l\u2019Qrganisation internationale du travail, une agence de l\u2019QNU.Le Canada a signé avec la Colombie un accord de libre-échange qui est en vigueru depuis 2011.«L\u2019USO a demandé des rencontres avec les entreprises et les autorités canadiennes, mais il n\u2019y a pas eu beaucoup de dialogue.Pendant ce temps, on a assisté à une augmentation de la répression contre les syndicalistes», a expliqué Rodoho Ve-cino, le président de l\u2019USQ.«Nous demandons votre solidarité pour que ces choses soient dénoncées au niveau international, plus précisément pour que soient dénoncés l\u2019Etat colombien qui laisse faire la Pacific Rubiales et ses sous-traitants, et le gouvernement canadien qui laisse des entreprises canadiennes commettre ces violations des droits dans les pays étrangers», a plaidé Cesar Loza, faisant remarquer que des fonds de retraite de salariés canadiens détiennent des actions de la Pacific Rubiales.«En signant un accord de libre-échange avec la Colombie [.], le gouvernement canadien s\u2019est engagé à promouvoir le respect des droits de la personne dans un pays tristement reconnu comme étant l\u2019un des plus dangereux pour la défense de ces droits et où un conflit armé perdure depuis plus de 50 ans», fait valoir le Projet Accompagnement Solidarité Colombie dans un communiqué où il déplore le fait que les agressions commises contre les syndicalistes et les défenseurs des droits fondamentaux sont en hausse en Colombie.Selon la Confédération syndicale internationale, 35 syndicalistes ont été assassinés dans ce pays en 2012.En décembre, un membre de rUSQ a trouvé la mort dans le département de Meta.Le Devoir A 8 LE DEVOIR LE JEUDI 9 MAI 20IS EDITORIAL FIN DU PROGRAMME ARTS ET LETTRES Nécessaire Renaissance Le changement de nom du programme «arts et lettres» pour «culture et communication», au niveau collégial, n\u2019est que «cosmétique», s\u2019est défendu le ministre de l\u2019Enseignement supérieur Pierre Duchesne.Car le nombre d\u2019heures d\u2019enseignement de la littérature y augmentera.«Ce sont des mots qui ne me font pas peur», a-t-il ajouté.Pourquoi alors expulser les « lettres » du nom du programme ?Pourquoi faire de la littérature une simple option dans ce nouveau cursus ?L r \\ Antoine Robitaille orsqu\u2019il a eu à expliquer ce changement de nom, le ministre a soutenu qu\u2019il fallait «moderniser» les intitulés.Dans le même esprit, David Descent, conseiller pédagogique au cégep régional de Lanaudière, à Terrebonne, a soutenu en entrevue au Devoir que « lettres » faisait un peu «vieilli».L\u2019aveu est plus grave qu\u2019il en a l\u2019air.On y décèle une sorte de mépris envers un esprit qui a fondé l\u2019Occident moderne, celui de la Renaissance.A cette époque, c\u2019est en se replongeant dans les œuvres objectivement «vieillies», celles des Grecs et des Romains, que les auteurs ont repensé l\u2019Occident.Pour avoir accès à eux, il leur semblait nécessaire de passer par Platon, Thucydide, Virgile, Cicéron, etc.Il y avait là une conception profondément humaniste : des siècles de transformations historiques et techniques avaient beau séparer les auteurs Grecs des auteurs de la Renaissance, ces derniers y redécouvraient, y redéfinissaient leur humanité.La notion de «classique», de cette liste d\u2019œu-.s 7 vres à discuter et à rediscuter, à transmettre et retransmettre de génération en génération, - T était emacinée dans l\u2019esprit de la Renaissance.Cet esprit se retrouvait aussi dans la notion de «culture générale», défendue chez nous brillamment par Gaétan Daoust et Fernand Dumont, entre autres, à une certaine époque.L\u2019idéal du classique, de la culture générale, fait comprendre à l\u2019étudiant qu\u2019il est né «dans un monde plus vieux que lui», comme l\u2019écrivait Hannah Arendt.Et qu\u2019il doit s\u2019abreuver aux livres des plus grands génies de la pensée que l\u2019humanité a sélectionnés à travers les âges.Qu\u2019en reste-t-il aujourd\u2019hui?Même le Coke peut être «classique», ironisait Jean Larose dans les années 1980! Une très grande partie des professeurs du réseau collégial sont encore animés par l\u2019idéal de la culture générale.Mais ils sont souvent comme des résistants face à la « révolutionnite» aiguq des programmes qui anime en permanence le ministère de l\u2019Éducation du Québec.Dans ces officines, l\u2019idéal de la «culture générale», aujourd\u2019hui, ne semble plus être vraiment défendu.La notion très mécanique de «compétences» à acquérir en 15 semaines \u2014 dont les formulations sont souvent absurdes ou tellement générales qu\u2019elles en sont insignifiantes \u2014 semble avoir fait des ravages.Ainsi, dans le texte de présentation du nouveau programme de « culture et communication», on affirme ce qui suit: «Les arts, les lettres et les langues s\u2019inscrivent dans un processus de communication : d\u2019une intention émerge une production qui, lorsqu\u2019elle est diffusée, peut être appréciée différemment par celles et ceux qui la reçoivent ou l\u2019examinent.» Qn comprend de ce jargon que la notion d\u2019« œuvre » est tout simplement impossible.D\u2019ailleurs, une des compétences liées nous le fait comprendre.Il faut apprendre à «comparer des objets culturels en synchronie et diachronie».Comme l\u2019écrivait une lectrice du Devoir: il est paradoxal que le ministre Duchesne insiste sur l\u2019importance de l\u2019histoire \u2014 car il souhaite imposer un cours obligatoire d\u2019histoire du Québec au collégial \u2014, «mais n\u2019hésite pas à supprimer le mot \u201clettres\u201d [.] sous prétexte qu\u2019il fait \u201cvieux\u201d».En effet, on jurerait que ce passionné d\u2019histoire s\u2019est fait jouer un tour par ses fonctionnaires.Rien ne l\u2019empêche de ramener à l\u2019avant les beaux mots d\u2019arts et de lettres.DRAME AU BANGLADESH Les damnés M U Bangladesh, le nombre de damnés de la terre qui ont péri sous des tonnes de béton fabriquées à la va-comme-je-te-pousse a été multiplié par 4, pour atteindre ainsi les 800 morts.Dans la grande majorité, ces derniers étaient en fait des dernières.Des femmes qui gagnaient, si l\u2019on peut dire, 40$ par mois en fabriquant des vêtements pour des entreprises étrangères.Des femmes qui vivaient, si l\u2019on ose dire, la peur au ventre, les accidents étant légion au sein des 4500 usines qui font de ce pays le deuxième exportateur de textile au monde après la Chine.À l\u2019instar de ce qui a été constaté à plus d\u2019une reprise au cours des vingt dernières années, ce drame a suscité son lot de ques-\u201e\t_ lions sur les agissements des compagnies occi- \\ dentales, qui s\u2019avèrent les donneurs de contrats, Ç\u2014indirectement il est vrai.Toujours est-il que, î\t' comme Nike, Gap et IKEA hier, ici et là on cri- T - - tique, avec raison il va sans dire, l\u2019indifférence cultivée par la britannique Primark, l\u2019espagnole Mango et la canadienne Loblaw à l\u2019endroit des sous-traitants qu\u2019elles avaient choisis en raison, Serge\tprincipalement, de deux critères : la rapidité Truffaut d\u2019exécution et les bas coûts de production.Cela rappelé, ajoutons que, dans une analyse consacrée au sujet qui nous occupe, la revue Foreign Affairs souligne que le politicologue Richard Locke est arrivé à la conclusion, après étude des gestes posés au cours des quinze dernières années par Nike et consorts pour discipliner les sous-traitants, que «la réglementation par le privé avait eu des impacts limités».Et d\u2019une.Et de deux, que toute tentative d\u2019inclusion de clauses sociales et environnementales dans les accords commerciaux était généralement perçue comme «du protectionnisme déguisé».En ce qui concerne strictement le Bangladesh, tant l\u2019Union européenne GJE) que les États-Unis ont enfin martelé que les autorités de ce pays ont l\u2019obligation d\u2019imposer des conditions de travail qui ne soient plus ce qu\u2019elles sont aujourd\u2019hui, c\u2019est-à-dire celles de l\u2019esclavage.Gn,se rappellera qu\u2019à force de pression sur la Chine par l\u2019UE et les É.-U., on a assisté à une certaine amélioration du sort réservé aux ouvriers de ce pays, notamment sur le plan financier.Chose certaine, il faut espérer que les pressions exercées sur le gouvernement du Bangladesh seront maintenues aussi longtemps qu\u2019il le faudra.Car si on laisse les entreprises, et elles seules, établir les balises en matière de sécurité et de normes environnementales, alors d\u2019autres accidents se produiront.Et ce, pour une raison toute simple: le souci aussi méticuleux que maniaque accordé à la compétitivité.En fait, tant et aussi longtemps que la déflation salariale constituera l\u2019alpha et l\u2019oméga des Loblaw, Mango et compagnie, le contingent des damnées du travail ira en augmentant.LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, finances et administration CATHERINE LABERGE Directeur de l\u2019information ROLAND-YVES CARIGNAN Directeurs adjoints de l\u2019information PIERRE BEAULIEU, LOUIS LAPIERRE, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, PAUL CAUCHON Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE aUMf oFFRC FuLîNAiRf 'A LA HAuTfuli Pf LA RepiiTAHoN\tPf MONTREAL-» -LA V*LL£ Pf MeNT( Construction À la défense de la Charte du bois ! Il est logique que le gouvernement du Québec se préoccupe du traitement équitable du matériau bois : nous sommes un pays forestier et 63 000 emplois en dépendent ! ANDRE TREMBLAY Président-directeur général du Conseil de l\u2019industrie forestière du Québec oit-on vraiment s\u2019étonner que l\u2019industrie du ciment s\u2019inquiète de l\u2019arrivée d\u2019un matériau concurrent pour la construction des édifices de cinq et six étages et qu\u2019elle craigne de perdre des parts de mqrché au profit de l\u2019industrie du bois.Évidemmenf personne ne se surprendra non plus d\u2019apprendre que nous ne partageons pas l\u2019opinion du lobby du ciment par rapport aux possibilités qu\u2019offre le matériau bois en construction.Sans entrer dans une guerre de chiffres et d\u2019interprétations techniques, nous ne pouvons cependant rester passifs devant le dénigrement que fait l\u2019Association canadienne du ciment de la «Charte du bois » et des politiques de développement durable que nos gouvernements mettent de l\u2019avant.Dans un premier temps, et contrairement à ce que l\u2019industrie du ciment prétend dans son article, la Charte du bois du gouvernement du Québec n\u2019oblige pas la construction en bois, pas plus qu\u2019en ciment ou en acier.Elle prescrit simplement que le bois soit considéré et évalué, au même titre que les autres matériaux, pour la construction de bâtiments publics et ceux subventionnés par l\u2019État.Reconnaissant les avantages environnementaux du bois, à savoir que c\u2019est une ressource locale, renouvelable, recyclable et qui requiert peu d\u2019énergie à fabriquer.Cette politique vise à s\u2019assurer d\u2019un choix plus éclairé au moment de concevoir un édifice public avec un minimum d\u2019impact sur l\u2019environnement.Plus de 63 000 emplois N\u2019est-il pas plutôt logique que le gouvernement du Québec, ou de la Colombie-Britannique, se préoccupe du traitement équitable du matériau bois dans le contexte où nous sommes un pays forestier générant plus de 63000 emplois au Québec seulement.Tout comme il est cohérent que nos politiciens se préoccupent de développement durable dans le domaine de la construction.Dans son article, l\u2019Association canadienne du ciment soulève l\u2019importance de considérer l\u2019im- Le déclencheur «La politique \u201cbois d\u2019abord\u201d est aussi le reflet du lobby intensif de l\u2019industrie du bois, un lobby largement financé par des fonds publics, pour convaincre les politiciens de contourner le processus du Code du bâtiment.En agissant de la sorte, ces efforts ne tiennent pas compte de l\u2019expérience et du jugement professionnel de bien des architectes et ingénieurs.De plus, les sérieuses réserves au sujet de la sécurité incendie semblent être ignorées.» Les risques de la Charte du bois, Michael McSweeney, président et chef de la direction de l\u2019Association canadienne du ciment.Le Devoir, 1 mai 2013.pact environnemental d\u2019un bâtiment du berceau au tombeau.Mais du même souffle, il suggère de ne pas considérer l\u2019impact environnemental du choix des matériaux de construction.Cette industrie suggère que le bilan environnemental d\u2019un bâtiment ne se limite qu\u2019à son efficacité énergétique ou à l\u2019énergie requise pour le chauffer.Qn doit se questionner sur les motifs de l\u2019industrie du ciment pour remettre en question les fondements mêmes dp principe de l\u2019analyse du cycle de vie (ACV).A quoi bon atteindre une haute performance énergétique si en contrepartie on le fait avec des matériaux polluants, faits à partir de ressources non renouvelables, non recyclables ou encore importées sur de grandes distances ?En ce qui concerne les présumés risques de sécurité incendie et d\u2019intégrité des bâtiments en bois qu\u2019entraînerait un changement au Code polu permettre la construction de bâtiments de cinq et six étages en bois, rappelons que les codes de construction ne sont pas statiques et ils évoluent avec les avancées scientifiques.N\u2019en déplaise à l\u2019Association canadienne du ciment, la construction bois a évolué depuis trente ans avec de nouveaux produits en bois d\u2019ingénierie, et la mise à niveau du Code n\u2019est qu\u2019un processus normal.Il est pour le moins étonnant de voir le lobby du ciment prétendre que les changements en cours sont de ï«improvisation» et que les professionnels et autres spécialistes des codes de constructions qui acceptent ces changements sont «irresponsables» et mettent en danger la sécurité du public ; on peut se demander qui, du gouvernement ou de l\u2019Association du ciment, a une vision étroite et faussée ! Efficace, sécuritaire et économique Les propositions de modification du Code de construction pour faire passer la limite du nombre d\u2019étages poru les bâtiments en bois de quatre à six sont justement basées sru plus de 20 ans de recherches scientifiques, non seulement au Conseil nationaj de recherche du Canada, mais également aux États-Unis, au Japon, au Royaume-Uni, en Italie et en Australie, pour ne nommer que quelques pays.C\u2019est d\u2019ailleurs dans les régions situées dans des zones à forts risques séismiques que les scientifiques et les professionnels retiennent les constructions bois comme une solution efficace, sécuritaire et économique.Rappelons que la majorité des bâtiments résidentiels de trois et quatre étages au Canada sont déjà en bois et autorisés par le Code et qu\u2019ils sont tout à fait sécuritaires.Rehausser cette limite à six étages sur la base des nombreux essais scientifiques réalisés ne constitue pas une révolption.Ce tjqie de construction se fait déjà aux États-Unis et ailleurs dans le monde.La Colombie-Britannique construit depuis quatre ans des bâtiments en bois de six étages et les seuls qui s\u2019en préoccupent à l\u2019heure actuelle sont les autres lob-bys.Contrairement à ce qu\u2019avance l\u2019industrie du cimenL ces édifices sont de construction privée et les professionnels qui ont fait ce choix ne sont pas tous des imbéciles.Enfin, plutôt que de critiquer à tout vent le jugement de nos politiciens et de nos professionnels impliqués dans la rédaction des codes de construction et dans l\u2019établissement des politiques de développement durable, j\u2019invite M.McSweeny à faire ce qu\u2019il prêche; soit de laisser aux professionnels qualifiés le soin de déterminer les règles de sécurité dans le domaine du bâtiment, à nos politiciens d\u2019établir les politiques de développement durable et, finalement, à nos architectes et ingénieurs de choisir d\u2019utiliser le bon matériau au bon endroit.Le vrai visage de Québec solidaire ANDREE FERRETTI Brigham une marxiste chevronnée telle que vous, na^ère intégriste, je m\u2019étonne A de devoir rappeler que dans toute lutte, il faut, pour la mener à bien, savoir distinguer l\u2019ennemi principal des ennemis secondaires qui peuvent, selon les circonstances, être des alliés.Qr, vos attaques constantes, parfois vicieuses, contre le Fard québécois ne font pas que nuire au projet indépendantiste, elles sont également néfastes pour le développement économique et social de la nation québécoise et pour la cause féministe.Non contente de vous approprier l\u2019objectif du Parti québécois (inscrit dans son programme) d\u2019un développement économique du Québec par l\u2019électrificadon des transports, vous en retardez la mise en œuvre, en favorisant le retoru des libéraux au pouvoir.Non contente de prôner la laïcité ouverte, politique qui maintiendrait la domination exercée sur toutes les femmes soumises aux lois et aux com-portements des intégristes de toutes les religions, vous retardez, en favorisant le re-toiu des libéraux au pouvoir, l\u2019adopdon d\u2019une véritable Charte libératrice de la laïcité, objectif du Parti québécois.Car, en dépit de votre désir effréné de prendre le pouvoir, vous ne pouvez pas ignorer que vous n\u2019y arriverez pas de sitôt.Par conséquent, en attaquant le PQ comme s\u2019il était l\u2019ennemi principal et en favorisant par ricochet le retour au pouvoir du Parti libéral et la reprise de son œuvre de destruction des institutions et des richesses matérielles et humaines du Québec, telle qu\u2019accomplie au cours de ses derniers mandats, vous révélez le vrai visage de Québec solidaire.Et, sachez qu\u2019il n\u2019est pas très beau aux yeux d\u2019innombrables patriotes, travailleurs et femmes, de même qu\u2019aux miens.Pourtant, j\u2019ai voulu croire en lui et je l\u2019ai même soutenu dans un moment d\u2019aveuglement fondé sur l\u2019espoir.Je vous souhaite, madame David, d\u2019avoir le temps de relire votre maître et d\u2019en retenir, cette fois, les leçons les plus constructives.Il faut savoir distinguer l\u2019ennemi principal des ennemis secondaires L\u2019EQUIPE DU DEVOIR REDACTION Antoine Robitaille (éditorialiste, responsable de la page Idees), Jacques Nadeau (photographe), Michel Garneau (caricaturiste) , information générale : Mane-Andree Chouinard {chef de division), Dominique Reny (adjointe au directeur de l\u2019information), Caroline Montpetit (affaires sociales), Lisa-Mane Gervais (education), Alexandre Shields (environnement), Amehe Daoust-Boisvert (santé), Pauline Gravel (sciences), Fabien DeghseésoceefeJ et Jean Dion (sports) , information politique Marco Fortier (chef de division), Michel Dav\\d(chroniqueur), Helene Buzzetti et Mane Vastel (correspondantes parlementaires a Ottawa), Robert Dutnsac et Jessica Nadeau (correspondants parlementaires a Quebec), Jeanne Cornveau et Bnan Myles (affaires municipales, Montreal), Isabelle Porter (affaires municipales, Quebec), Guillaume Bourgault-Côte (reporter) , information culturelle Louise-Maude Rioux Soucy (chef de division), Odile Tremblay (cinema), Stéphane Baillargeon (médias), Fredenque Doyon et Isabelle Pare (reporters), Jubé Carpentier (pupitre) , information économique Gerard Berube (adjoint au directeur de l\u2019information), Marco Belau* Cinno, François Desjardins et Enc Desrosiers {reporters), Gerald Dallaire (pupitre) , information internationale Serge Truffaut (éditorialiste), Claude Levesque et Guy 'TaxWeier (reporters), Jean-Pierre Legault (pupitre international, page editoriale et cahier Perspectives), section art de vivre: Diane Precourt (responsable des cahiers Week-end et Plaisirs), Emihe Eohe-Boivm et Louis Gagne (pupitre) , équipe internet: Laurence Clavel, Mane-Pier Erappier, Benoît Munger et Philippe Papineau, (pupitre), Sophie Chartier, Karl Rettino-Parazelli et Genevieve Tremblay (assistants) , correction : Andre^ne Bedard, Christine Dumazet et Michele Malenfant, soutien à la rédaction: Amehe Gaudreau (secretaire), Elorence Eerrans (commis) DOCUMENTATION Gilles Pare (directeur) fbAasxoxv Derome (Montreal), Monique Bherer (Ottawa), Dave Noel (Quebec) PUBLICITE Cehne Benoît, Claire Breton, Jean de Billy, Jean-François Bosse, Marlene Côte, Evelyne De Varennes, Amel Ehmam, Amehe Maltais, Claire Paquet, Catherine Pelletier, Chantal Ram ville, Nadia Sebai, Ousmane C Toure (publicitaires), Sylvie Laporte (avis legaux), Ehse G\\rard(secretaire) PRODUCTION Christian Goulet (directeur), Ohvier Zuida (directeur adjoint), Michel Bernatchez, Danielle Cantara, Richard Des Cormiers, Donald Eihon, Carohne Guunond, Yannick Monn, Nathahe Zemaitis INFORMATIQUE Yanick Martel (administrateur web), Hansel Matthews (technicien informatique) PROMOTION, DISTRIBUTION ET TIRAGE Jean-Robert Divers (responsable de la promotion),ls/iaxiYsi-0\\xviçT Leclerc (responsable duservice a la clientèle), Manon Blanchette, Nathahe Eihon, Mane-Lune Houde-Bnsebois, Isabelle Sanchez ADMINISTRATION Stéphane Roger (contrôleur), Olena Bilyakova (reponsable des services comptables).Claudette Behveau (adjointe administrative), Moïse Bastien, Claudme Chevner, Cehne Euroy, Ghislaine Lafleur et Véronique Page A 10 LE DEVOIR LE JEUDI 9 MAI 20IS ACTUALITES CORRUPTION SUITE DE LA PAGE 1 Charbonneau appartiennent au passé de la métropole.«Beaucoup de travail a été accompli, mais il en reste à faire», estime M.Léonard.Les recommandations Le comité-conseil ressasse des sujets de préoccupations déjà identifiés dans les désormais célèbres études secrètes sur la collusion, réalisées à partir de 2004.11 innove cependant en mettant le doigt sur la permissivité des fonctionnaires.Les dérives éthiques ne sont pas repérées, et encore moins sanctionnées.«La Ville ne peut rester dans cet état plus longtemps.Ces problèmes peuvent et doivent se corriger», écrit M.Léonard en préambule.Le comité-conseil fera certainement grincer des dents avec quelques-unes de ses recommandations, entre autres pour transférer la supervision finale des appels d\u2019offres à la Direction des appro-visioimements, ou pour accroître les pouvoirs de la ville centre, notamment dans l\u2019embauche des directeurs généraux dans les arrondissements.Les principales recommandations sont: Assujettir au code d\u2019éthique le personnel des partis politiques ; Exiger une enquête (habilitation sécuritaire) par la Sûreté du Québec pour les nominations au comité exécutif; Identifier les postes vubiérables à la collusion et la corruption et favoriser la rotation du personnel; Exiger des fournisseurs qu\u2019ils respectent le code d\u2019éthique de la Ville ; Accroître l\u2019implication du Service des finances, en lui donnant autorité sru les paramunicipales et en l\u2019impliquant en amont dans l\u2019anatyse des projets; Faire passer le contrôleur général sous la responsabilité du politique (comité exécutif) au lieu de l\u2019administratif (directeur général).Elargir ses pouvoirs aux paramunicipales ; Revoir le partage des compétences entre les arrondissements et la ville centre ; Renforcer l\u2019imputabilité des gestionnaires et uniformiser les méthodes de gestion; Permettre les enquêtes (antécédents judiciaires et dossiers de crédit) sur les employés pour les embauches et les promotions ; Constituer, à Québec, une équipe d\u2019estimation du coût des travaux publics, avec une base de données référencée poru comparer les marchés; Modifier les lois pour permettre plus de flexibilité dans l\u2019adjudication des contrats, en fonction du prix ou de la qualité.Assurer une surveillance à temps plein de tous les chantiers de Montréal.Le maire de Montréal, Michael Applebaum, appuie l\u2019ensemble du rapport.11 a tout de suite annoncé la création d\u2019un comité de suivi auquel siégeront le directeur général, le contrôleur général, le responsable des finances et un représentant du Conseil du trésor.M.Applebaum s\u2019est dit « très heureux» d\u2019avoir mis en place le comité-conseil présidé par Jacques Léonard, après son élection en novembre.«C\u2019est une des bonnes choses que j\u2019aurai faites comme maire de Montréal», estime-t-il.Accueil favorable Les deux partis d\u2019opposition appuient le rap- port de Jacques Léonard, à l\u2019exception de nuances importantes au sujet de la centralisation/ décentralisation.Le groupe de travail «a fait une bonne job», a dit Louise Harel, chef de l\u2019opposition officielle.« On peut s\u2019en réjouir et s\u2019en féliciter.» Vision Montréal appuie la centralisation des pouvoirs à la ville centrale au détriment des arrondissements.M\u201c® Harel relève cependant quelques lacunes en matière d\u2019éthique.Le rapport reste muet sru la création d\u2019un commissaire à l\u2019éthique, une revendication de longue date du parti.«Montréal a besoin d\u2019un commissaire à l\u2019éthique, à l\u2019instar de Toronto, avec des pouvoirs d\u2019enquête et de sanction à l\u2019égard des élus, des fournisseurs et des fonctionnaires», estime M\u201c® Harel.Poru l\u2019avenir de Montréal, elle souhaite que les séances du comité exécutif demeruent publiques.«La culture du secret, c\u2019est ce qui alimente le retour à la collusion et aux pratiques délinquantes.Les fonds publics doivent s\u2019administrer en public», dit-elle.Projet Montréal réserve aussi un accueil positif au rapport.Le parti de Richard Bergeron craint cependant que certaines recommandations mènent à une centralisation des responsabilités qui se fera aux dépens de l\u2019autonomie des arrondissements.« On sent une tentative de centralisation indue», déplore le leader parlementaire du parti, Marc-André Gadoury.Projet Montréal se méfie également d\u2019une tutelle indirecte de la Ville par le gouvernement du Québec, qui doit dépêcher un observateiu au comité de transition.«Depuis trois ans, on a une chef de l\u2019opposition qui n\u2019en fait qu\u2019appeler à Québec en matière de structures et de gouvernance», a-t-il déploré.Le Devoir CÉGÉPIENS SUITE DE LA PAGE 1 «Aucun chercheur n\u2019était en mesure de prédire cet événement et ça nous a ouvert une belle fenêtre sur les effets possibles de l\u2019augmentation des droits de scolarité.On pouvait en faire l\u2019hypothèse et penser que ça allait affecter les aspirations.Et nos trouvailles sont suffisamment solides pour pouvoir enquêter davantage», explique M\u201c® Picard, qui présente les résultats de ses recherches dans le cadre du 81® congrès de l\u2019Acfas.«C\u2019est sûr que la hausse n\u2019a finalement pas eu lieu, mais ça a été un beau terrain pour observer le comportement des étudiants par rapport à cet événement contingent » Plus particulièrement, c\u2019est la 4® session de la deuxième cohorte (2010) d\u2019étudiants analysés qui a coïncidé avec la grève générale illimitée, influençant de façon importante les résultats de l\u2019enquête.«J\u2019ai été très surprise.Je ne m\u2019attendais pas à avoir des résultats tangibles, mais plutôt des résultats parasités», indique-t-elle.Qr, les données sont sans équivoque.Les étudiants réguliers de la cohorte 2010, touchée par la crise, ont revu à la baisse de façon tangible leurs aspirations universitaires.Ils étaient 79,9% à la 4® session à viser un diplôme universitaire comparativement à 88,3% des étudiants de la cohorte modèle de 2009, qui n\u2019a pas été touchée par la grève.Le tout au profit du diplôme d\u2019études collégiales (DEC) et du diplôme d\u2019études professionnelles (DEP), qui ont connu une plus grande popularité, alors que normalement, ils ne font pas plus d\u2019adeptes de la 1®® à la 4® session.«On voit une diminution importante au niveau des études universitaires.[.] On voit que le but vers lequel les étudiants se dirigeaient change énormément et que, selon nos calculs statistiques, la différence significative est du côté des étudiants réguliers», confirme Prance Picard, qui a collaboré avec son collègue Pierre Canisius Kamanzi et Julie Labrosse, du Centre d\u2019étude des conditions de vie et des besoins de la population (ECQBES).Les chercheurs résument la chose en parlant «d\u2019un refroidissement des aspirations universitaires pour la cohorte 2010, qui a vécu cette crise, jumelé à un repli vers des aspirations de niveau secondaire (DEP) et collégial».La résilience des SAI Chez les étudiants SAI, il y a certes une diminution des aspirations universitaires, mais elle est très peu significative.Ceux de la cohorte 2010 aspiraient à un diplôme universitaire dans une proportion de 54,9%, contre 61,8% poru ceux de la cohorte précédente.Poruquoi les étudiants en difficulté ayant suivi une session d\u2019intégradon sont-ils moins ébranlés dans leur choix de carrière que ceux du régulier?«Ce sont des étudiants qui ont déjà vécu beaucoup de contraintes.J\u2019avais déjà démontré dans une autre étude que ces étudiants, qui ont connu beaucoup plus d\u2019interruption, arrivent au cégep et doivent compléter leur diplôme d\u2019études secondaires (DES) ou ont été refusés dans le programme de leur choix, développent une certaine résilience.Ils sont habitués à ce que leur parcours scolaire se déroule sous les contraintes alors pour eux, une hausse des droits ou une crise comme il y a eu au printemps a moins d\u2019effet.Ils ont aussi moins d\u2019aspirations universitaires», explique la chercheuse, dont l\u2019étude devrait être publiée à l\u2019au- tomne 2013 dans la revue Lien social et Politiques.Il est néanmoins difficile d\u2019évaluer l\u2019impact réel d\u2019une hausse des droits de scolarité, comme l\u2019ont montré le Sommet sur l\u2019enseignement supérieur et ses rencontres préparatoires.Les résultats de recherche de l\u2019équipe de l\u2019Université Laval s\u2019ajoutent au lot d\u2019études existantes, sans toutefois constituer une preuve.«Quant à savoir si le comportement aurait suivi ensuite, on ne peut pas le dire.Nos recherches ne vont pas jusque-là, mais c\u2019est important au moins de montrer que ça a eu un effet dissuasif dans ce cas-ci», a-t-elle dit.Les ardeurs universitaires des étudiants ont-elles été freinées parce qu\u2019ils ont été rebutés par une éventuelle hausse ou parce que ce temps d\u2019arrêt qu\u2019a constitué la grève les a démotivés ?«Bonne question!», lance la chercheuse en admettant la limite de ses découvertes liées au printemps 2012.Des réponses et hypothèses sur le sujet seront présentées par ses collègues chercheurs aujourd\u2019hui jeudi lors du colloque intitulé « Luttes étudiantes, persévérance et réussite en enseignement postsecondaire.Dommages collatéraux?Bénéfices marginaux?».Le Devoir Le printemps étudiant refroidit les aspirations universitaires Les chercheurs ont demandé à des étudiants quelles étaient leurs aspirations scolaires.La question a été posée aux étudiants de deux cohortes lors de leur l'®puis 4®session au cégep.À la l'\u2018session collégiale À la 4\u2018session collégiale Diplôme SAI\tDEP\tDEC\tuniversitaire\tDEP\tDEC\tuniversitaire Cohorte 2009\t3,2%\t43,2%\t53,6%\t9,2%\t29,0%\t61,8% Cohorte 2010\t2,3%\t45,5%\t52,2%\t15,8%\t29,3%\t54,9% Régulier\t\t\t\t\t\t Cohorte 2009\t0,7%\t9,5%\t89,8%\t2,0%\t9,7%\t88,3% Cohorte 2010 Source: Université Laval\t0,2%\t11,4%\t88,3%\t7,1%\t13,0%\t79,9% STATISTIQUE SUITE DE LA PAGE 1 «surestimées».Et qui a dû sacrifier tout un pan d\u2019informations \u2014 celles concernant les régions de moins de 25000 personnes.Jusqu\u2019en 2006, répondre au formulaire long du recensement était obligatoire au Canada (un foyer sur cinq le recevait).Plaidant le respect de la vie privée des Canadiens, le gouvernement conservateur a aboli en 2010 le recensement long, remplacé depuis par l\u2019ENM.Cette enquête a été envoyée à 30% des ménages canadiens, soit 4,5 millions de questionnaires.Mais il n\u2019est plus obligatoire d\u2019y répondre.Plus des deux tiers des Canadiens interpellés (68,6%, soit près de trois millions de questionnaires) ont tout de même accepté de se prêter à l\u2019enquête.«C\u2019est la plus grosse enquête volontaire de l\u2019histoire», indique Prançois Naulfi directeru de la Division de la statistique sociale à Statistique Canada (SC).Mais cela ne fait pas d\u2019elle la plus fiable.Distorsions D\u2019un point de vue scientifique, M.Nault croit que SC a «le nombre de questionnaires qu\u2019il faut» pour obtenir des données valables.Mais il fait du même souffle une «mise en garde».«Le danger avec des enquêtes volontaires, c\u2019est que les non-répondants soient différents des répondants [qui seraient plus nombreux à souhaiter participer au sondage].Il y a un risque d\u2019erreur.» Par exemple: Statistique Canada se dit convaincue qu\u2019on «surestime le nombre de Philippins au pays», note Prançois Nault.L\u2019agence se base sur les données de Citoyenneté et Immigration pour en arriver à cette conclusion.Pour éviter trop de distorsions.Statistique Canada a comparé les données recueillies avec d\u2019autres données en banque.«On connaissait déjà beaucoup d\u2019informations sur ces non-répon-dants, dit M.Nault.Ces informations nous ont permis de faire les meilleures hypothèses possible.Mais je ne peux pas affirmer à 100% qu\u2019on a fait les bonnes hypothèses.» Et c\u2019est là un problème fondamental, affirme Céline Le Borudais, directrice de la Chaire de recherche du Canada en statistiques sociales et en changement familial de l\u2019Université McGill et membre du Conseil national de la statistique.«Pour cette année, on a pu corriger les distorsions parce qu\u2019on a encore des données fiables provenant du recensement de 2006.Mais à partir de 2016, on va commencer à comparer avec des informations moins solides.Si on ne corrige pas la situation, on court à la catastrophe», croit-elle.M\u201c® Le Bourdais note déjà que les informations publiées mercredi donnent peu de détails sur la composition des petites municipalités.Statistique Canada a en effet décidé de ne pas publier d\u2019informations lorsque le taux de réponse des groupes ciblés ne dépassait pas 50%.«En bas de 50%) de réponse, nous ne sommes pas capables de donner le bon portrait», dit Prançois Nault 1128 mimidpalités sont touchées.De manière générale.Statistique Canada suggère que «la comparaison des estimations de l\u2019ENM aux chiffres du recensement 2006 doit être faite avec prudence, tout spécialement lorsque l\u2019ana-lysç s\u2019intéresse à de petits niveaux de géographie.» À Qttawa, l\u2019opposition a profité de la publication de l\u2019ENM pour accuser le gouvernement d\u2019avoir saboté la valeur du recensement.«Nous voyons aujourd\u2019hui les conséquences de la décision rétrograde des conservateurs d\u2019abolir le formulaire long obligatoire, a lancé Thomas Mul-cair en Chambre.Les experts de Statistique Canada reconnaissent que les données sont imparfaites.» Selon le chef du NPD, c\u2019est d\u2019ailleurs «l\u2019objectif du premier ministre de baser ses politiques sur des informations erronées».Le chef libéral Justin Trudeau a pour sa part soutenu que les craintes évoquées en 2010 se sont matérialisées.«On se retrouve avec des données peu fiables, particulièrement dans les régions plus rurales et éloignées».À cela, Stephen Harper a répliqué que Statistique Canada avait obtenu «plus de réponses qu\u2019avec l\u2019ancienne formule», et il a félicité l\u2019agence pour le «succès de son approche».Le premier ministre a ajouté que le gouvernement améliorera le processus, «mais toujours de manière à trouver l\u2019équilibre entre le besoin d\u2019informations et le droit à la vie privée des Canadiens».Avec Hélène Buzzetti Le Devoir DLire aussi > La mosaïque canadienne : l\u2019immigration, les minorités visibles, les religions, ledevoir.eom PRESSION SUITE DE LA PAGE 1 listes d\u2019attente!», a dit Prédéric Lalande, directeur général de la Coalition des organismes communautaires pour le développement de la main-d\u2019œuvre (CQCDMQ), dont la mission est de combattre l\u2019exclusion sociale et professionnelle des citoyens en favorisant le retour à l\u2019emploi.Cette coalition regroupe 13 organismes nationaux, qui, à leur tour, sur le terrain, représentent environ 1000 groupes.Ils reçoivent des handicapés, des immigrants, des prestataires d\u2019assurance-emploi et d\u2019aide sociale.«En 2011-2012, il y a eu 136000 participations [aux mesures d\u2019emploi] », explique M.Lalande.«Les changements [proposés par Québec] ajouteront à terme, dans trois ans, 25000 prestataires de plus dans les mesures.Sans ressources additionnelles, il sera impossible d\u2019accueillir tout le monde.» La frilosité est grande La pression causée par cet étranglement pourrait entraîner une sélection inacceptable.«On se demande si la pression mise sur les services publics d\u2019emploi ne pourrait pas amener à donner la priorité à certains prestataires par rapport à d\u2019autres», confie Prédéric Lalande, qui trouverait cette discrimination «inacceptable».Au Pront commun des personnes assistées sociales, les échos entendus par Amélie Châteauneuf vont carrément en ce sens.«Dans le milieu de l\u2019employabilité, on nous dit qu\u2019il y a déjà des mots d\u2019ordre qui circulent selon lesquels il faudra donner la priorité aux prestataires touchés.Mettre en priorité certains citoyens par rapport à d\u2019autres, c\u2019est quelque chose que nous ne pourrions pas accepter.C\u2019est de la discrimination ! » Sous couvert d\u2019anonymat, tant la frilosité est grande dans ce milieu d\u2019employabilité, trois sources nous confirment que les mots d\u2019ordre ont circulé.«Oui, on a entendu que la priorité devait être mise sur les prestataires touchés», explique une source travaillant dans un organisme.«Ce qui est important pour nous, c\u2019est qu\u2019il y ait des places suffisantes», nous explique une autre.«Parce qu\u2019on ne veut pas se retrouver à faire des choix déchirants.Un jeune qui est allé à l\u2019aide sociale serait soudainement plus important qu\u2019un jeune qui n\u2019y est pas encore allé, mais qui frappe à notre porte ?Qu\u2019on ne se retrouve pas avec l\u2019obligation de donner la priorité à un travailleur par rapport à un autre, parce que ça n\u2019aura pas d\u2019allure.» Plusieurs personnes ont refusé de commenter le dossier.Rappelons que les changements proposés doivent entrer en vigueur le 1®® juin ; ils prévoient entre autres la disparition d\u2019une allocation de 129$ (en sus de la prestation de base mensuelle de 604 $) pour la contrainte à l\u2019emploi des prestataires de 55 à 57 ans, et des familles comptant un enfant de moins de cinq ans.Cette omission serait compensée par le versement d\u2019une prestation de 196$ par mois le temps que dure une mesure d\u2019emploi, l\u2019objectif étant bien sûr l\u2019entrée sur le marché du travail.Des places pour tous, dit Maltais En entretien mardi, M\u201c® Maltais aurait laissé entendre qu\u2019il y aurait des places pour tous, quitte à en ajouter.Elle a assuré aussi, selon des participants aux entretiens du matin et de l\u2019après-midi, qu\u2019il ne serait aucunement question de mettre des candidats en priorité par rapport à d\u2019autres.Mais les données manquent pour appuyer ses propos.«Nous attendons toujours de voir les chiffres, parce que tant Agnès Maltais qu\u2019on n\u2019a pas ça, c\u2019est dommage, mais on ne peut pas la croire.Ça ne concorde pas avec la réalité du terrain», explique Amélie Châteauneuf, qui confirme, car elle était de l\u2019entretien du mardi matin, que M\u201c® Maltais a promis que personne ne serait laissé sur le carreau.Autre question préoccupante : pour certains groupes, comme les entreprises en insertion, 60% de la clientèle est constituée de «sans chèque», soit des citoyens ni prestataires d\u2019assurance-emploi ni bénéficiaires de l\u2019aide sociale.Ces gens arrivent de leur plein gré dans une entreprise, pleinement motivés.«Nos premiers critères de placement comptent la motivation, dit une source.Allons-nous devoir laisser tomber un \u201csans chèque\u201d motivé, décidé à trouver un emploi, pour faire passer un prestataire qu\u2019on force à entrer dans une mesure, sans garantie de succès ?» C\u2019est sans compter la conjoncture préoccupante que créent les réformes combinées de l\u2019assurance-emploi, au fédéral, et celle de l\u2019aide sociale, au Québec.«On a dénoncé pour le fédéral ce qu\u2019on a appelé l\u2019effet indésirable des \u201cfausses participations\u201d, c\u2019est-à-dire ces gens qui se retrouvent dans des mesures par obligation, sans motivation aucune, et qui prennent la place de gens qui sauraient en tirer profit», explique Erédéric Lalande, de la CQCDMQ.«Avec l\u2019aide sociale, c\u2019est la même logique.C\u2019est une fiction idéologique totale ! Il n\u2019y a rien qui soutient le fait qu\u2019en privant les gens du minimum vital, on les transforme magiquement en travailleurs.» Le Devoir LE DEVOIR Les bureaux du Devoir sont situés au 2050, rue De Bleury, 9® étage, Montréal (Québec), H3A3M9 ® Place-des-Arts Ils sont ouverts du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h Renseignements et administration : 514 985-3333 D Le Devoir sur ledevoir.eom GG sur Facebook et sur Twitter La rédaction Au téléphone 514 985-3333 / 418 643-1541 Par courriel\tredaction@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3360 Publicité Au téléphone\t514\t985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais)\t1 800 363-0305 Par télécopieur\t514\t985-3390 Avis publics et appels d\u2019offres Au téléphone\t514\t985-3344 Par courriel\tavisdev@ledevoir.com Par télécopieur\t514\t985-3340 Petites annonces et publicité par regroupement Au téléphone\t514\t985-3322 Par télécopieur\t514\t985-3340 A.bonnenientS (lundi àvendredl, 7h30 à 16h30) Au téléphone\t514 985-3355 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 463-7559 Par courriel\tabonnements@ledevoir.com Par télécopieur\t514 985-5967 Agenda culturel Au téléphone Par télécopieur 514 985-3346 514 985-3390 Le Devoir peut, a l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnes a la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service a la clientele.Le Devoir est pubhe du lundi au samedi par Le Devoir me.dont le siege social est situe au 2050, rue De Bleury, 9® etage, Montreal (Quebec), H3A 3M9.Il est imprime par Imprimerie Mirabel me., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québécor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal, qui a retenu pour la region de Quebec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Quebec, 450, avenue Bechard, Quebec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montreal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement n° 0858.Dépôt legal.Bibliothèque et Archives nationales du Quebec, 2007."]
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