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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2015-03-17, Collections de BAnQ.

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[" L\u2019inexorable effritement du Likoud de Benjamin Nétanyahou Page B 5 Ristigouche risque la faillite dans son combat l\u2019opposant à Gastem Page A 3 www.ledevoir.corn LE DEVOIR Vol.C V I N° 5 7 LE DEVOIR, LE MARDI 17 MARS 2015 1,13 $+TAXES= 1,30 Aux armes, citoyens Stephen Harper est favorable à l\u2019autodéfense par arme à feu, mais des policiers le mettent en garde HELENE BUZZETTI Correspondante parlementaire à Ottawa Les citoyens devraient-ils utiliser leurs armes à feu pour se défendre eux-mêmes ?Le premier ministre Stephen ffarper l\u2019a laissé entendre et au moins une association policière met en garde contre un tel encouragement à l\u2019autodéfense.Stephen ffarper a fait sa déclaration jeudi dernier, alors qu\u2019il était de passage au congrès annuel de l\u2019Association des municipalités rurales de la Saskatchewan (SARM).fl s\u2019est prêté au jeu d\u2019une entrevue devant un auditoire piloté par Ray Orb, le président de la SARM.M.Orb en arrive à poser, en ricanant, une question sur le registre des armes à feu désormais aboli.M.ffarper a alors cette réponse : «Ma femme vient d\u2019une région rurale où, évidemment, la possession d\u2019une arme à feu n\u2019était pas que pour les besoins de la ferme, mais aussi pour assurer un certain niveau de sécurité lorsqu\u2019une assistance policière immédiate n\u2019était pas disponible.» Signe que la déclaration n\u2019était pas fortuite, le lendemain soir, la directrice de campagne nationale du Parti conservateur, Jenni Byrne, envoyait un courriel aux militants les invitant à faire un don sur la foi de cette déclaration.«Il a dit que la possession d\u2019armes à feu est importante pour la sécurité de ceux qui n\u2019ont pas accès à une aide policière immédiate, dit le courriel de Byrne.Notre Parti conservateur reconnaît que les armes à feu sont importantes pour le mode de vie, les loisirs et la sécurité de nombreux Canadiens.» L\u2019Association des policiers provinciaux du Québec, qui représente environ 5400 agents syndiqués, trouve cette déclaration inappropriée.«Je suis un peu surpris par ce genre de dé- VOIR PAGE A 8 : ARMES SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Présenter les armes comme un moyen de défense en cas d\u2019imprévu est une forme d\u2019incitation à les entreposer de manière imprudente, selon l\u2019Association des policiers provinciaux du Québec.Plan Nord Québec dit oui à Miue Arnaud Le gouvernement investit 120 millions dans le projet qui déchire Sept-îles ALEXANDRE SHIELDS Le gouvernement Couillard met la main à la poche pour relancer son Plan Nord.Investissement Québec injectera au moins 120 millions de dollars dans le démarrage du controversé projet Mine Arnaud, à Sept-fles.Même si les groupes citoyens et le maire de la ville estiment que plusieurs questions demeurent sans réponse sur ses impacts, le gouvernement y voit «un projet exemplaire de développement durable».Après des années de controverse et la publication d\u2019un rapport particulièrement sévère du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), le gouvernement a donc finale- Pierre Arcand ment signé le décret autorisant la construction de la plus grosse mine à ciel ouvert en milieu habité au Québec.Les travaux devraient débuter dès 2016 et l\u2019exploitation est prévue pour une période de 30 ans.Le démarrage du projet nécessitera des investissements totaux de quelque 854 millions de dollars.Ce montant exclut cependant les coûts associés à la construction d\u2019un nouveau quai qui servira au chargement du minerai d\u2019apatite, qui sera exporté à l\u2019état brut vers l\u2019Europe.VOIR PAGE A 8 : MINE Lire aussi > Manque de distance.Un éditorial de Josée Boileau.Page A 6 Aujourd\u2019hui _______ Économie > Rogers remboursera 5,4 millions aux clients facturés sans droit pour des services de messagerie texte.Page B1 Culture > MusiquePlus et MusiMax ne produiront plus leurs contenus à l\u2019interne.Le groupe V licencie ainsi 23 employés.Page B 8 Actualités > Procès de Boisbriand.La défense veut savoir ce qu\u2019a dit Michel Lalonde.Page A 2 Actualités > Le dos large.Une chronique de Michel David sur la volonté de la CAQ de resserrer les conditions d\u2019admission des migrants.Page A 3 Avis légaux.Décès Météo Mots croisés.Petites annonces.Sudoku .A4 B4 B6 B6 B4 A4 Un laboratoire mobile pour capter les récits dans la ville ISABELLE PARE Allez vous perdre dans le trafic!» C\u2019est par cette injonction lancée à ses étudiants que Simon Karel, directeur du Département de littérature comparée à l\u2019Université de Montréal, inaugure la première sortie du Laboratoire sur les récits du soi mobile, une expérience de « pédagogie radicale » qui vise à saisir au vol les discours issus de la mobilité urbaine.Une réalité en croissance exponentielle dans les métropoles vibrant au rythme des réseaux sociaux et de l\u2019hyper- connectivité que même les universitaires ne peuvent plus ignorer.A deux jets de pierre de la rue Sainte-Catherine, ses étudiants piaffent et plaisantent sur le trottoir, postés à côté d\u2019une camionnette aux vitres teintées, bardée de caméras et de micros, qui a davantage l\u2019air d\u2019un camion de police banalisé que d\u2019un haut lieu du savoir.Ce drôle de véhicule, c\u2019est le tout nouveau laboratoire « sur roues » du Département de littérature, équipé du nec plus ultra en matière de technologie mobile grâce au soutien reçu de la Eondation canadienne de l\u2019innovation (ECf).VOIR PAGE A 8 : LABORATOIRE ANNIK MH DE CARUEEL LE DEVOIR L\u2019expérience de «pédagogie radicale» vise à saisir au vol les discours issus de la mobilité urbaine.Cri du cœur pour les victimes d\u2019agressions sexueRes JESSICA NADEAU Les différentes tentatives de Québec pour amener les femmes à dénoncer leur agresseur sont un échec, constate le Regroupement québécois des Centres d\u2019aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) qui réclame de meilleurs outils pour aider les victimes d\u2019agression sexuelle.«Les statistiques révèlent que seulement 1 femme sur 10 choisit le recours judiciaire [à la suite d\u2019une agression sexuelle].Il faut tenir compte de ces contraintes et cesser d\u2019imposer aux femmes le recours judiciaire comme réponse idéale.» Ce constat d\u2019échec a été mis en avant par le Regroupement québécois des CALACS, qui présentait son mémoire en commission parlementaire sur le Plan d\u2019action gouvernemental 2008-2013 en matière d\u2019agression sexuelle.Le mandat de cette commission est de se pencher sur les bons coups et les ratés du dernier plan d\u2019action afin que le prochain soit plus efficace.Neuf femmes sur 10 «Les 90% de femmes agressées sexuellement qui n\u2019empruntent pas le parcours du système judiciaire sont les grandes oubliées de ce dernier plan d\u2019action [.]// est plus que temps de corriger cette situation et de venir en aide à cette proportion écrasante de femmes agressées sexuellement qui ne dénoncent pas leurs agresseurs aux services policiers et qui ne se rendent pas dans les centres désignés.Ces femmes ont aussi le droit de recevoir de l\u2019information et l\u2019aide de leur choix.» VOIR PAGE A 8 : AGRESSIONS 77831303443112 A 2 LE DEVOIR LE MARDI 17 MARS 2015 ACTUALITES INFORMATIQUE L\u2019UPAC arrête un huitième suspect L\u2019Unité permanente anticorruption (UPAC) a confirmé, lundi matin, l\u2019arrestation du huitième et dernier suspect qui était recherché pour son implication présumée dans une affaire de corruption et de collusion entourant l\u2019octroi d\u2019im contrat informatique du ministère du Revenu.Mercredi dernier, l\u2019UPAC avait procédé à l\u2019arrestation de sept individus, dont deux employés de Revenu Québec, soupçonnés d\u2019être liés à ce contrat de 24 millions attribué à un consortium composé des firmes informatiques EBR et IBM.Daniel Létoruneau, qui se trouvait à l\u2019extérieru du pays au moment des arrestations, fera face à des chefe d\u2019accusation de fraude, d\u2019abus de confiance et de complot poru fraude.La Presse eanadienne Opération SharQc: plusieurs Hells plaident coupables Une vingtaine de membres et sympathisants des Hells Angels, qui avaient été arrêtés lors de l\u2019opération SharQc en 2009, ont plaidé coupables lundi matin à Montréal à une accusation réduite de complot poru merutre.En échange, la Coruoime a abandoimé les accusations de merutres prémédités qui pesaient contre ces individus.Cinq autres accusés devraient plaider coupables au corus des prochains jorus.La très grande majorité des accusés sont détenus depuis six ans et plusierus d\u2019entre eux seront libérés très rapidement Certains accusés ont été condamnés à un joru de prison et d\u2019autres à nenf mois de détention, en raison du temps passé en détention préventive.La Presse eanadienne PROCES DE BOISBRIAND La défeuse veut savoir ce qu\u2019a dit Michel Laloude BRIAN MYLES Le Bureau de la concurrence du Canada (BCC) a recruté un témoin de haut calibre dans son enquête sur le trucage des contrats de construction à Montréal : l\u2019ex-ingénieur Michel Lalonde.M.Lalonde, un témoin-vedette de la commission Char-bonneau, a fait au moins sept déclarations aux enquêteurs du BCC.Ces nouvelles informations ont une incidence sur le procès pour fraude de l\u2019ex-maire de Boisbriand Robert Poirier et l\u2019ex-ingénieure de Roche Erance Michaud.Michel Lalonde est un témoin important pour la poursuite.11 aurait été impliqué dans le partage des contrats publics à Boisbriand entre Roche, BPR et Séguin (connu maintenant sous Genius).En raison de sa collaboration avec la police, il n\u2019a pas été accusé.M.Lalonde devait témoigner la semaine dernière au procès de Robert Poirier et Erance Michaud.Leurs avocats ont appris tardivement que l\u2019ex-p.-d.g.de Genius avait fait sept déclarations au Bureau de la concurrence.La défense a présenté une requête, afin d\u2019obtenir la totalité des documents et des enregistrements vidéo faits par M.Lalonde, le cas échéant.Pour le moment, elle n\u2019a obtenu que deux déclarations, datant de janvier et mai 2014.Les avocats de la défense, Charles Levasseur et Luc Carbonneau, veulent utiliser les informations pour tester la crédibilité de Michel Lalonde lors du contre-interrogatoire, et tenter de voir s\u2019il y a des contradictions ou des incohérences dans le fil de ses déclarations.Selon leur requête, déposée au procès, «la crédibilité et la fiabilité des dires de Lalonde seront importantes dans l\u2019évaluation de la preuve à charge par le tribunal».C\u2019est d\u2019autant plus vrai que l\u2019autre témoin vedette de la Couronne, Gilles Cloutier, a éprouvé de sérieux problèmes de crédibilité lors de son témoignage.Le Bureau de la concurrence s\u2019oppose à la production des documents, et il a demandé à se faire entendre à huis clos devant le juge Normand Bonin pour des raisons qu\u2019il est impossible de rapporter publiquement.Le juge a accordé le huis clos, une mesure exceptionnelle.La requête de la défense est cependant publique.Un témoin redoutable Michel Lalonde, un ancien p.-d.g.de Genius, pourrait écrire à lui seul un chapitre de l\u2019histoire de la collusion dans l\u2019industrie du génie-conseil.Lors de son témoignage à la commission Charbonneau, il s\u2019est décrit lui-même comme le «coordonnateur de la collusion » à Montréal, ou encore le «porte-parole » des firmes de génie-conseil auprès de l\u2019administration Tremblay-Zampino.m JACQUES NADEAU LE DEVOIR L\u2019ex-ingénieur Michei Laionde a été un témoin-vedette de ia commission Charbonneau.li a fait des déciarations au Bureau de ia concurrence du Canada et témoignera dans ie procès de Boisbriand.Ü^La crédibilité et la Jîabiüté des dires de Lalonde seront importantes dans l\u2019évaluation de la preuve àcharge)} Extrait de la requête De 2005 à 2009, Rosaire Sau-riol (un ex-dirigeant de Dessau) et lui ont orchestré le partage des contrats entre les grandes firmes de génie-conseil, avec la bénédiction du président du comité exécutif.Prank Zampino.M.Lalonde a reconnu que les plus grandes firmes de génie ont formé un cartel, pour éviter «une guerre de prix» à la suite de l\u2019adoption de la loi 106, en 2002.Genius, Dessau, SNC-La-valin, CIMA -i-, Tecsult, Genivar, SM, BPR, Roche, Claulac et Teknika HBA auraient fait partie de ce club fermé.Toujours à la commission Charbonneau, M.Lalonde a avoué sa participation au financement illégal d\u2019Union Montréal (le parti de l\u2019ex-maire Gé-rald Tremblay), à qui il remettait une ristourne de 3% sur la valeur de ses contrats, par l\u2019entremise du collecteur de fonds Bernard Trépanier.Le financement illicite du parti nécessitait la complicité des entrepreneurs pour dégager des faux extras sur les chantiers.Selon les évaluations de M.Lalonde, le quart des liquidités générées par les faux extras étaient remises aux partis politiques.M.Lalonde pourrait aider les enquêteurs du BCC à briser l\u2019omerta qui règne au sein des entrepreneurs montréa- lais.Comme le révélait récemment Le Devoir, au moins 16 entrepreneurs sont dans la mire du BCC, qui s\u2019intéresse à quelque 190 contrats d\u2019asphaltage, d\u2019égouts et de trottoirs accordés à Montréal de 1997 à 2010.Le Bureau peine à recruter des témoins dans cette enquête qui n\u2019est toujours pas terminée.La contribution de Michel Lalonde s\u2019avère donc encore plus importante.M.Lalonde n\u2019en est pas à ses premiers rapprochements avec les policiers.Impliqué de près dans la collusion et la corruption pendant plus d\u2019une décennie, il a toujours réussi à s\u2019en tirer.11 s\u2019est jeté dans les bras de l\u2019escouade Marteau au bon moment, pour l\u2019aider dans ses enquêtes sur la vente au rabais des terrains du Eaubourg Contrecoeur et sur le partage des contrats à Boisbriand.Le Devoir CAMPS D\u2019ETE BCS Camp d été de langues Camp de vacances pour les garçons et filles de 11 à 16 ans 28 Juin au 25 Juillet 2015 4^ L\u2019enseignement en dasse en anglais ou en français 4^ Programmes bilingues Sport et Activités\t' 4^ Classes avec nombre réduit d\u2019étudiants provenant du monde entier ' www.BishapsCollegeSchaol.cot Summer@BishopsCollegeSchool.com .819-566-0238 ext.210 .Sherbrooke, QC camp ValEstrie 4 Nouvelle programmation CAMPS DE VACANCES Camp médiéval fantastique - Grandeur Nature - tbkS Séjours 3 ou 5 jours 5 à 15 ans Inscription en ligne : camp-val-estrie.com Etfucatron, El El Québôc U ?MWS DEPUIS 1983 CAMPS D\u2019IMMERSION EN ANGLAIS Pour étudiants de 7 à 17 ans Pour information: Centre-ville de Montréal et Toronto à Toronto: (416) 921-6998 Camp de jour et résidence\tà Montréal: (514) 531-4193 vwvw.mwscamps.com office(gmwscamps.com 4^ieci SEJOURS U.ML fiï dfiéciaudjieitmcMMni.(Té fil fi J A Ateliers pour auteurs-compositeurs-interprètes Avec Luc De Larochellière et Andréanne Alain Du 14 au 20 juin Écriture Avec Marc Chabot Du 5 au 11 juillet Interprétation Avec Marie-Claire Séguin et Jean-Luc Éthier Du 5 au 11 juillet LE CAMP CHANSON DE PETITE-VALLÉE, c'est aussi 5 séjours destinés aux 7 à 17 ans www.campchanson.com / 418'393-2592 1 m i Uiuez l'expérience Katag! P A.Colonie de vacances OU Camp (Médiéval - Ninja - Pirates) à la semaine KAtAG Infos : 514 402-9209 ©jeu d\u2019épées'inousse\twww.katag.ca Pour annoncer, communiquez avec Evelyne De Va rennes au 514.985.3454 ou edevarennes@ledevoir.com Les accusés du CUSM devant le juge JULIEN ARSENAULT L> enquête préliminaire des ' principaux acteurs dans le scandale entourant l\u2019octroi du contrat de construction de 1,3 milliard du Centre de santé universitaire McGill (CUSM) a été frappée d\u2019une ordonnance de non-publication dès sa première journée, lundi.Au palais de justice de Montréal, le juge Salvatore Mascia, de la (Üour du Québec, a rapidement acquiescé à la demande des avocats de la défense, ce qui empêche de divulguer tout élément de preuve de la Couronne.Ce qui a été qualifié par l\u2019Unité permanente anticorruption de «la plus grande fraude de corruption de l\u2019histoire » au Canada concerne le versement de pots-de-vin estimés à 22,5 millions par d\u2019anciens hauts dirigeants de SNC-Lavalin à l\u2019ancien directeur du CUSM, Arthur Porter.L\u2019ex-président-directeur général de la firme d\u2019ingénierie, Pierre Duhaime, ainsi que Riadh Ben Aïssa, Yanaï Elbaz, Yohann Elbaz, Jeremy Morris, Stéphane Roy et Martin Saint-Clair Armitage font face à dif férents chefs d\u2019accusation de fraude, complot, corruption et commissions secrètes.16 témoins sur 3 semaines Au total, la Couronne compte interroger 16 témoins au cours de l\u2019enquête préliminaire, qui devrait s\u2019échelonner sur trois semaines \u2014 jusqu\u2019au 2 avril.«Nous allons tenter de prouver que les accusations sont fondées et que les [accusés] devraient être cités à procès», a expliqué la procureure de la Couronne, Marie-Hélène Giroux, qui n\u2019a pas fait plus de commentaires.Le premier témoin appelé à la barre était un fonctionnaire du gouvernement du Québec.De leur côté, les accusés ne se sont pas adressés aux journalistes en sortant de la salle d\u2019audience.Un des coaccusés, Yohann Elbaz, a par ailleurs renoncé à son enquête préliminaire.En échange, la Couronne a retiré un chef d\u2019accusation relié aux SNC-Lavalin: le président du c.a.démissionne Moins de deux ans après être entré en fonction, le président du conseil d\u2019administration de SNC-Lavalin, lan Bourne, quitte ses fonctions.La firme d\u2019ingénierie montréalaise a fait savoir lundi que M.Bourne ne serait pas candidat à sa réélection lors de la prochaine assemblée annuelle des actionnaires.Les raisons entourant son départ n\u2019ont pas été dévoilées.Il est remplacé par Lawrence Stevenson, qui siège au conseil d\u2019administration de SNC-Lavalin depuis 1999.En 2012, M.Bourne avait été chef de la direction de la compagme par intérim jusqu\u2019à la nomination de Robert Card au poste de président et chef de la direction.La Presse eanadienne commissions secrètes à son endroit.La suite des procédures dans le dossier de M.Elbaz est prévue au début du mois d\u2019avril.Le huitième accusé dans cette affaire est Arthur Porter, qui est détenu au Panama et continue de contester son extradition vers le Canada.M® Giroux n\u2019a pas fourni d\u2019autres détails quant à l\u2019arrivée de M.Porter au pays.«Il fait l\u2019objet de procédures d\u2019extradition et nous attendons qu\u2019il soit extradé», s\u2019est-elle contentée de dire.L\u2019enquête préliminaire de l\u2019ex-directeur général du CUSM commencera ainsi seulement lorsque ce dernier sera rapatrié au Canada.L\u2019autre accusée, Pamela Porter, l\u2019épouse d\u2019Arthur Porter, a plaidé coupable, en décembre, à des accusations de blanchiment d\u2019argent.Elle avait alors été condamnée à trente-trois mois de détention.La Presse eanadienne LE DEVOIR, LE MARDI 17 MARS 2015 A 3 ACTUALITES Le dos large Michel David Le sort du français dépend d\u2019abord et avant tout des francophones n novembre dernier, François Legault avait invité les délégués au congrès de la CAQ à effectuer un virage nationaliste, qui allait se traduire par des positions plus musclées sur le plan identitaire.C\u2019est dans cette perspective que s\u2019inscrivait sa récente proposition de modifier la Charte des droits et libertés de la personne pour interdire le «déni à répétition» des valeurs québécoises et permettre aux municipalités d\u2019interdire l\u2019implantation d\u2019un lieu de culte sur leur territoire si une enquête démontrait que les-dites valeurs pourraient être menacées.Lundi, la CAQ a proposé une série de mesures relatives à l\u2019intégration des immigrants, qui conditionneraient notamment l\u2019octroi du certificat de sélection à la réussite d\u2019un examen de français.Sur le fond, il s\u2019agit là d\u2019une exigence tout à fait légitime, même si l\u2019évaluation et l\u2019éventuel renvoi de ceux qui échoueraient au test pourraient être problématiques.La loi fédérale sur la citoyenneté prévoit que les nouveaux Canadiens doivent avoir «une connaissance suffisante d'une des deux langues officielles du Canada».Au Québec, il n\u2019y en a qu\u2019une, et c\u2019est le français.De la même façon, l\u2019examen sur les «valeurs québécoises» proposé par la CAQ s\u2019apparente à celui qui est imposé aux futurs citoyens canadiens.Cette proposition constitue néanmoins un pari.Actuellement, la connaissance du français est valorisée dès le départ.Accorder une période de trois ans pour en faire l\u2019apprentissage permettrait d\u2019accorder plus d\u2019importance à l\u2019employabilité, mais les candidats risquent d\u2019être moins francotropes.?D\u2019ici quelques années, l\u2019augmentation de la population québécoise reposera exclusivement sur l\u2019immigration.Il est donc impératif de prendre les moyens d\u2019assurer la pérennité du français.Il serait cependant injuste d\u2019en faire porter la responsabilité uniquement aux nouveaux arrivants.Ils ont le dos large dans les régions sur lesquelles mise la CAQ, où ils sont relativement peu nombreux, mais le sort du français dépend d\u2019abord et avant tout des francophones eux-mêmes, comme le résultat du référendum de 1995 dépendait d\u2019eux.La plus forte opposition à l\u2019extension des dispositions de la loi 101 au niveau collégial n\u2019est pas venue des immigrants, mais plutôt des parents francophones, qui tiennent à ce que leurs enfants soient bilingues.Lors du débat sur le projet de loi 14 présenté par le gouvernement Marois, la CAQ semblait très peu encline à donner plus de mordant à la Charte de la langue française.Pas question de limiter les admissions des francophones dans les cégeps anglais en accordant la priorité aux anglophones.Elle s\u2019opposait même à ce que les enfants des militaires francophones soient tenus de fréquenter l\u2019école française au Québec, alors que l\u2019armée canadienne a fait de sérieux efforts pour faire en sorte que l\u2019enseignement en français soit disponible à proximité des bases militaires ailleurs au pays.Imposer la francisation aux entreprises de 26 à 49 employés les aurait soumises à un «harcèlement bureaucratique» insupportable, soutenait également la CAQ.Pourtant, si la connaissance du français était indispensable pour trouver un emploi, les nouveaux arrivants se montreraient sans doute plus empressés de l\u2019apprendre.Au bout du compte, le PQ a préféré abandonner son projet de loi plutôt que de faire adopter la coquille vide qui aurait satisfait la CAQ.?Le plus étonnant n\u2019est pas le nombre de personnes incapables de parler français au Québec, mais qu\u2019il soit aussi facile d\u2019y vivre uniquement en anglais, y compris de communiquer dans cette langue avec les divers organismes qui relèvent du gouvernement du Quél)ec.Il est vrai que l\u2019omniprésence de l\u2019Etat fédéral, qui fait la promotion active du bilinguisme, ne facilite pas les choses.Précisément, un parti qui se veut nationaliste, mais qui rejette la souveraineté, devrait être d\u2019autant plus intransigeant sur la protection du français que l\u2019appartenance à la fédération canadienne ajoute à la difficulté.Le problème est que la CAQ semble surtout chercher à régler son propre problème politique, pour ne pas dire électoral.L\u2019assainissement des finances publiques, qui était son principal cheval de travail, ne sera vraisemblablement pas un enjeu important à l\u2019élection d\u2019octobre 2018.La chute du dollar canadien et du prix du pétrole aidant, on peut également s\u2019attendre à ce que l\u2019économie prenne du mieux durant la deuxième moitié du mandat libéral.L\u2019élection probable de Pierre Karl Péladeau comme chef du PQ aura pour effet de polariser le débat autour de la question nationale encore plus qu\u2019en 2014.Pour éviter la marginalisation, François Legault tentera de se présenter comme le champion d\u2019une identité québécoise forte et d\u2019une économie prospère sans le risque de l\u2019indépendance, ni l\u2019aplaven-trisme face à Ottawa.mdavid@ledevoir.com Poursuivie par Gastem, Ristigouche craint la faillite ALEXANDRE SHIELDS Le maire de Ristigouche, François Boulay, lance un cri du cœur au gouvernement du Québec : il serait carrément acculé à la faillite s\u2019il devait perdre le procès intenté par la compagnie pétrolière Gastem en raison de l\u2019adoption d\u2019un règlement de protection de ses sources d\u2019eau potable.Le gouvernement refuse toutefois de venir en aide à la municipalité gaspésienne.«Est-ce qu'une municipalité peut faire faillite ?Je ne le crois pas, mais nous le serons techniquement si on devait être condamnés à compenser Gastem.Nous n'aurons pas d'autre choix que de remettre les clés de Ristigouche au ministère des Affaires municipales», a-t-il affirmé au Devoir, lundi.«Si on devait perdre, nous ne sommes pas en mesure de payer.Nous n'en avons absolument pas les moyens», a martelé le maire Boulay, à la veille d\u2019une table ronde sur les problèmes vécus par les municipalités confrontées à des projets pétroliers.Celle-ci a lieu mardi à la Maison du développement durable.Protection de Peau Ristigouche-Partie-Sud-Est, située dans le sud de la Gaspésie, est en effet sous le coup d\u2019une poursuite intentée en 2013 par la pétrolière Gastem, dirigée par l\u2019ancien ministre libéral Raymond Savoie.Les démarches judiciaires ont été lancées après l\u2019adoption d\u2019un règlement sur la protection de l\u2019eau potable.Ce règlement a eu pour effet de bloquer les projets d\u2019exploration de Gastem.Selon le libellé de la requête déposée en Cour supérieure, la municipalité «a outrepassé ses pouvoirs en créant de toutes pièces une nuisance par la prohibition d'une activité d'exploration ne présentant aucun inconvénient sérieux et n'étant aucunement susceptible de porter atteinte de quelque manière que ce soit à la santé publique ou au bien-être de la communauté».L\u2019entreprise réclame donc 1,5 million de dollars en guise de remboursement des investissements qu\u2019elle dit avoir effectués en vue d\u2019un projet de forage.Elle ne souhaite toutefois pas poursuivre les travaux dans ce secteur, puisqu\u2019elle a cédé ses permis d\u2019exploration à l\u2019entreprise Pétrolia.Cette dernière n\u2019a manifesté aucune intention de reprendre les travaux jusqu\u2019à présent.CLEMENT ALLARD LE DEVOIR Québec refuse de répondre à Tappel à Laide du maire François Boulay.Même les procédures judiciaires sont lourdes à porter pour la municipalité de 168 habitants.1,5 million Somme réclamée par Gastem en guise de dédommagement 275 000$ Budget annuel de la municipalité de Ristigouche-Partie-Sud-Est Pour Ristigouche, le montant réclamé est exorbitant.Son budget annuel avoisine les 275 000$.La municipalité a donc lancé une campagne de solidarité, afin de se défendre devant les tribunaux.Celle-ci a permis d\u2019amasser jusqu\u2019à présent 146 000$, a précisé François Boulay.L\u2019objectif est de 225 000$.Les démarches judiciaires sont néanmoins lourdes à porter, selon lui.«L'inquiétude est omniprésente», résume le maire de cette municipalité de 168 habitants.Et le procès Si on devait perdre, nous ne sommes pas en mesure de payer )) François Boulay, maire de RIstIgouche-PartIe-Sud-Est pourrait ne pas avoir lieu avant 2016, voire 2017.\\ A Tamiable Selon M.Boulay, Gastem aurait, par l\u2019entremise de ses avocats, proposé l\u2019automne dernier un règlement à l\u2019amiable.«Ils voulaient qu'on leur transfère la totalité de ce qui avait été amassé dans le cadre de la campagne de solidarité, a précisé le maire.Nous avons refusé catégoriquement.» Le maire Boulay a en outre tenté à plusieurs reprises d\u2019obtenir l\u2019aide du gouvernement Couillard.Mais le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a refusé d\u2019aider la municipalité.«Vos arguments ne me permettent pas de justifier une intervention du gouvernement dans cette cause», affirmait-il dans une lettre envoyée à Ristigouche en octobre dernier.«Je vous rappelle que, par souci d'équité et dans un esprit de neutralité, le gouvernement n'intervient pas dans une cause qui fait l'objet de procédures judiciaires», soulignait aussi le ministre libéral.François Boulay n\u2019en estime pas moins que le gouvernement a un rôle central à jouer dans cette saga judiciaire.«C'est lui qui est le responsable de tout cela.C'est lui qui a émis les permis d'exploration sans même consulter les municipalités.» En fait, l\u2019ensemble des permis d\u2019exploration pétrolière et gazière délivrés au Québec l\u2019ont été sans consulter les municipalités.Près de 72 000 km^ du territoire font actuellement l\u2019objet de permis.Le Devoir PQ : la question identitaire divise Drainville et Cloutier JOCELYNE RICHER à Québec avenir du Parti québécois passera par l\u2019af- ' firmation identi,tàre, notaniment en proclamant la laïcité de l\u2019Etat, selon le député de Ma-rie-Victorin, Bernard Drainville.C\u2019est la pertinence du PQ et du mouvement souverainiste dans son ensemble qui se jouent sur cette question fondamentale, affirme le candidat à la direction du parti.Il est d\u2019avis que le sujet ne saurait donc être mis de côté à aucun prix, surtout pas durant une course à la direction.En entrevue à La Presse canadienne, lundi, le candidat à la succession de Pauline Marois a vivement réagi aux propos tenus à la radio de Radio-Canada en matinée par son collègue et rival Alexandre Cloutier.Sur les ondes de la radio de Radio-Canada, M.Cloutier a pris ses distances des positions identitaires de sa formation au micro de l\u2019animatrice Marie-France Bazzo.Le débat identitaire, «il faut en revenir», a dit M.Cloutier, mettant en garde ses rivaux contre la tentation d\u2019adopter des «positions extrêmes», en cédant le pas à la «partisanerie».Il disait privilé^er les positions consensuelles.M.Drainville, qui revient de Paris où il était in- vité à participer samedi à un colloque sur la laïcité, se dit en «profond désaccord» avec le discours tenu par son collègue député de Lac-Saint-Jean.Pertinence du mouvement Au contraire, au PQ, «ça prend un chef qui est capable de prendre les questions identitaires à bras-le-corps», soutient le père de la charte des valeurs au sein de l\u2019ancien gouvernement péquiste.Il s\u2019agit là, à ses yeux, d\u2019un «enjeu fondamental pour l'avenir du Parti québécois et pour l'avenir du mouvement indépendantiste».C\u2019est «la pertinence même du mouvement indépendantiste» qui est enjeu.Le parti commettrait donc une «grave erreur», selon lui, en choisissant délibérément de tourner le dos à toutes ces questions, sous prétexte de ne pas déplaire à certains.Selon lui, ou bien le PQ fait clairement de la différence identitaire des Québécois son cheval de bataille, ou bien il sombre dans le multiculturalisme à la canadienne.Quand on aborde ces sujets, «il faut être capable de faire preuve de nuance, de la rigueur, de la hauteur», a rétorqué à son tour M.Cloutier, lors d\u2019un entretien téléphonique.M.Drainville, ne devrait pas «glisser vers des raccourcis» sur cet enjeu, comme il a Mt par le passé, a insisté M.Cloutier.La Presse canadienne Iiranigration : la CAQ veut plus de français.et des valeurs La Coalition avenir Québec a dévoilé lundi un plan pour resserrer les conditions d\u2019admission des immigrants, qui devraient maîtriser le français et comprendre les valeurs québécoises afin de demeurer sur le territoire.Le chef de la CAQ, François Legaidt, croit qu\u2019il frut revoir l\u2019entente sur l\u2019immigration conclue avec Ottawa afin de prévoir la création d\u2019un nouveau certificat d\u2019accompagnement transitoire.La CAQ rehausserait les exigences de connaissance du français en plus d\u2019imposer la réussite d\u2019un cours portant sur les valeurs québécoises véhiculées notamment par la Charte québécoise des droits et libertés.Trois ans après leur arrivée, les immigrants devraient ainsi répondre à ces exigences de manière satisMsante en plus de prouver leurs efforts d\u2019intégration du marché du travail.M.Legault a affirmé que son parti serait prêt à investir 80 millions pour atteindre ces objectifs.«B y a actuellement une inquiétude fondée au Québec, a-t-il dit.Veut-on avoir de futurs immigrants qui pourraient devenir des prédicateurs, qui viendraient dénigrer des valeurs fondamentales comme l'égalité entre les hommes puis les femmes ?Je pense que les Québécois ne souhaitent pas ça, donc je pense que c'est important.» Un syndicat dénonce le «profilage social» dnSPVM Observatrice à la manifestation contre la brutalité policière, dimanche à Montréal, la présidente du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Dominique Daigneault, dénonce le «profilage social» exercé à l\u2019endroit du Collectif opposé à la brutalité policière.«J'ai pu observer que la manifestation se déroulait tout à fait calmement lorsque nous avons été pris en souricière rue Berri», affirme M\"\"^ Daigneault, qui a reçu une contravention de 504$.La manifestation s\u2019est terminée avec une seule arrestation et près de 100 contraventions.Le Service de police de la Ville de Montréal se justifie en disant que l\u2019itinéraire n\u2019avait pas été fourni et que les manifestants entravaient la circulation.Le Devoir D\u2019autres plaintes contre Bertrand Charest Trois nouvelles présumées victimes ont déposé une plainte contre l\u2019ex-entraîneur de ski Bertrand Charest, dont l\u2019enquête sur remise en liberté pour des accusations de nature sexuelle se poursuivra mardi à Saint-Jérôme.Cela porte à onze le nombre de jeunes femmes qui ont ainsi rompu le silence.Neuf chefs d\u2019accusation supplémentaires ont été déposés, pour un total de 56.La Presse canadienne Fouille: l\u2019adolescente ira dans une école spécialisée Le juge Bernard Godbout, de la Cour supérieure, a rejeté l\u2019injonction provisoire demandée par la famille de l\u2019adolescente ayant subi une fouille à nu dans son école parce que la direction la soupçonnait de trafic de drogue.«Il [.] serait dans l'intérêt immédiat [de l\u2019adolescente] que celle-ci puisse immédiatement intégrer [un établissement spécialisé] où elle pourrait bénéficier de tout le soutien dont elle a besoin», a indiqué le juge.C\u2019est ce que réclamait la Commission scolaire de la Capitale, alors que la famille souhaitait qu\u2019elle réintègre son école.La famille se range tout de même derrière la décision du juge.Le Devoir A 4 LE DEVOIR, LE MARDI 17 MARS 2015 AVIS LEGAUX ET APPELS D'OEFRES Boucherville APPEL D\u2019OFFRES SP-15-08 La Ville de Boucherville, demandes des soumissions pour : ENTRETIEN ET GESTION DES OUVRAGES D\u2019INTERCEPTION ET DE TRANSPORT DES EAUX USÉES DE LA VILLE DE BOUCHERVILLE Ouverture des soumissions : MERCREDI AVRIL 2015 À 14 HEURES Ne sont considérées que les soumissions préparées sur les formulaires fournis par la Ville de Boucherville et distribués par le site internet SEAO (Système électronique des appels d\u2019offres).On peut commander les documents d\u2019appel d\u2019offres à compter du MARDI 17 MARS 2015 sur le site Internet du SEAO à l\u2019adresse www.seao.ca.Pour toute information, veuillez composer le 514 856-6600.Toute soumission, pour être valide, devra être accompagnée d\u2019une garantie de soumission sous forme d\u2019un chèque visé ou traite bancaire, au montant de DIX MILLE DOLLARS flO OOP payable à la Ville de Boucherville.Chaque soumission doit être déposée au bureau du greffier de la Ville de Boucherville, situé au 500 rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville, avant 14 H LE MARDI 17 MARS 2015 (horodaté par la Direction du greffe), dans une enveloppe scellée portant l\u2019inscription « Entretien des trottoirs réparation de fissures, joints et éclats».Les soumissions seront ouvertes publiquement à 14 H LE MARD117 MARS 2015 à la salle Pierre-Viger du Centre administratif Clovis-Langlois, situé au 500 rue de la Rivière-aux-Pins, Boucherville.Le Conseil Municipal de la Ville de Boucherville ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni la plus haute ni aucune des soumissions reçues, sans encourir aucune obligation ni aucuns frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.La Ville peut, s\u2019il est avantageux pour elle de le faire, passer outre à tout défaut de conformité de la soumission si ce défaut ne brise pas la règle de l\u2019égalité entre les soumissionnaires et elle n\u2019est pas tenue de motiver l\u2019acceptation ou le rejet de toute soumission.Pour tout renseignement supplémentaire concernant cette soumission, veuillez communiquer avec Mme Marie-Josée Nolin au 450 449-8100, poste 8005.Donné à Boucherville ce 17 mars 2015.Marie-Josée Salvail, Directrice Direction des travaux publics et des approvisionnements Ville de Boucherville AVIS LEGAUX & APPELS D'OFFRES \u2022 HEURES DE TOMBEE Les réservations doivent être faites avant 16h00 pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi: Réservations avant 12 h 00 le vendredi I Publicalions du mardi: Réservations avant 16 h 00 le vendredi Té/.514-985-3344 | Fax: 514-985-3340 | Courriel : avisdev@ledevoir.com Sur Internet : www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics I www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres CANADA PROVINCE DE QUEBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 505-22-022609-152 COUR DU QUEBEC (CHAMBRE CIVILE) PROCUREURE GÉNÉRALE DU QUÉBEC Demanderesse MICHEL VAILLANCOURT et GILLES HUARD Defendeurs ASSIGNATION (139 C.P.C.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL : ORDRE est donne a MICHEL VAILLANCOURT et GILLES HUARD de comparaître au greffe du tribunal, au palais de justice de Longueuil situe au 1111, boulevard Jacques-Cartier Est, Longueuil (Quebec) J4M 2J6, dans les 30 jours de la publication du present avis La requête introductive d'instance amendée sera presentee devant le tribunal le 6 mai 2015 a 9h15 en salle 1 19, du palais de justice de Longueuil Une copie de la requête introductive d\u2019instance amendée a ete remise au greffe, a l\u2019attention des defendeurs MICHEL VAILLANCOURT et GILLES HUARD.A Longueuil, le 11 mars 2015 SARAH LEDUC G A C Q CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LAVAL CAUSE NO 540-22-022373 145 COUR DU QUÉBEC (Chambre ci vile) BANQUE ROYALE DU CANADA Partie demanderesse c.KRAMIERZERU QUIROGA ZABALA Partie défenderesse ASSIGNATION ORDRE est donne a KRAMIER ZERU QUIROGA ZABALA de comparaître au greffe de cette cour situe au 2600, Boul St-Martin O , Laval, Quebec, dans les 30 jours de la publication du présent avis dans le journal LE DEVOIR, A defaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai Soyez avisé que la présente REQUÊTE INTRODUCTIVE D'INSTANCE, AVIS AU DEFENDEUR ET DEMANDE DE TRANSFERT RELATIVE A UNE PETITE CREANCE sera presentee pour decision devant le tribunal le 23 avril 2015, a 9h30.en salle 2.10, au palais de justice de Laval Une copie de la procedure décrite ci-dessus a ete laissée au greffe de cette cour a l'intention de KRAMIER ZERU QUIROGA ZABALA Laval, le 13 mars 2015 CAROLINA COCULLO GREFFIER ADJOINT AVIS DE LA PREMIERE ASSEMBLÉE (paragraphe 102(4) de la Loi) Dans faffaire de fa faiffite de : PM IMPORTATION INC.1397, Place de Madère Terrebonne (QC) J6X4A5 « DEBITRICE » AVIS est par les présentes donné que la faillite de la compagnie débitrice est sun/e-nue le 12 mars 2015.La première assemblée des créanciers sera tenue le 2 avril 2015 à 11h(X) au bureau du Syndic, 1102, boul.Moody, #200, Terrebonne.Daté à Terrebonne, ce 12^ jour de mars 2015.Gilies Noiseux, C.I.R.P., Syndic NOISEUX SYNDIC iNC.1102, boul.Moody, #200 Terrebonne (QC) J6W3K9 Tél.: (450) 492-0200 1 (666) 492-0200 W Noiseux syndic inc.Syndic de iaSiSte * Utjuldiievr CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE LONGUEUIL NO 505-17-007907-159 COUR SUPERIEURE SOCIÉTÉ DE FIDUCIE COMPUTERSHARE DU CANADA/ COMPUTERSHARE TRUST COMPANY OF CANADA Partie Demanderesse c.ULTI GEKIR, anciennement domicilie et résidant au 10 623, de London, Montréal [Québec) H1H 4He et maintenant de domicile inconnu; Partie défenderesse ASSIGNATION A ULTl BEKIR, anciennement domicilie et résidant au 10 623, de London, Montréal (Québec) H1H 4H8 et maintenant de domicile PRENEZ AVIS QUE les procureurs de SOCIÉTÉ DE FIDUCIE COMPUTERSHARE DU CANADA/ COMPUTERSHARE TRUST COMPANY OF CANADA ont dejoose au greffe de la Cour supérieure du district judiciaire de Longueuil, 1111, boulevard Jacques Cartier Est, Longueuil (Québec) J4M 2J6 une copie d\u2019un préavis d exercice d'un droit hypothécaire de vente sous contrôle de justice (art 2757 et suivants Cc.Q ) a votre intention conoernant la pne-pnete situes au 7045, chemin de Chambiy, Unite 102, Saint-Hubert, province de Quebec J3Y 3R6.A moins que vous n\u2019ayez remédié au defaut énoncé audit préavis dans un delai de soixante (GO) jours a compter de l\u2019inscription de ce préavis au bureau de la publicité des droits concerné, il pourra être procédé suivant la loi.Longueuil, le 13 mars 2015 SARAH LEDUC GREFFIER ADJOINT C.S.L'ENGAGEMENT A LONG TERME VOUS FAIT PEUR?Soyez famille d'accueil! La Société pour la Prévention contre la Cruauté envers les Animaux (SPCA) recherche des familles d'accueil pour héberger à court terme chiens, chats, lapins et autres animaux sympathiques jusqu'à ce qu'ils puissent être placés pour l'adoption.Le service de soins vétérinaires est disponible en échange d'une contribution minime.La nourriture et l'équipement peuvent également être fournis.L'hébergement peut durer quelques jours ou plusieurs mois.Pour en savoir plus sur le programme des familles d'accueil de la SPCA, visitez www.spcamontreal.conn ou téléphonez au ggi 514.735.2711, poste 2237.mm Sudoku par Fabien Savary 5\t6\t\t2\t\t\t\t\t \t\t\t\t\t1\t2\t\t \t1\t7\t9\t\t\t\t3\t 3\t7\t\t\t6\t2\t\t9\t \t\t\t\t\t\t4\t\t 6\t\t\t\t\t\t7\t\t \t\t8\t\t\t\t3\t\t \t\t\t\t3\t\t\t\t 9\t\t4\t1\t8\t\t5\t2\t Niveau de difficulté : DIFFICILE 2938 Placez un chiffre de 1 à 9 dans chaque case vide.Chaque ligne, chaque colonne et chaque boîte 3x3 délimitée par un trait plus épais doivent contenir tous les chiffres de 1 à 9.Chaque chiffre apparaît donc une seule fois dans une ligne, dans une colonne et dans une boîte 3x3.Solution du dernier numéro 2\t3\t1\t8\t4\t9\t6\t7\t5 7\t6\t9\t2\t3\t5\t1\t4\t8 8\t5\t4\t7\t1\t6\t2\t3\t9 5\t2\t7\t3\t8\t4\t9\t6\t1 4\t1\t8\t9\t6\t2\t3\t5\t7 6\t9\t3\t1\t5\t7\t8\t2\t4 3\t8\t2\t4\t7\t1\t5\t9\t6 9\t7\t6\t5\t2\t8\t4\t1\t3 1\t4\t5\t6\t9\t3\t7\t8\t2 2937 Aide aux devoirs gratuite partout au Québec! primaire ET secondaire 514 527-3726 1 888 776-4455 www.alloprof.qc.ca SUDOKU : le logiciel 10 000 sudokus inédits de 4 niveaux de difficulté par notre expert Fabien Savary En exclusivité sur le site des Mordus www.les-mordus.com QUAND LA TOXICO MANIE PREND TOUTE LA â filH = APPEL D'OFFRES PUBLIC - TRAVAUX Arrondissement de Côte-des-Neiges Notre-Dame-de-Grâce Montréal DIRECTION DES SERVICES ADMINISTRATIFS ET DU GREFFE PARC ROSEMARY-BROWN - TRANSFORMATION DE LA PATAUGEOIRE EN JEUX D'EAU 6660, AVENUE MCLYNN - INDEX 0173-000 Soumission: CDN-NDG-15-AOP-DAI-004 Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 8 avril 2015, au bureau Accès Montréal, 5160, boulevard Décarie, rez-de-chaussée, Montréal (Québec) H3X 2H9.Les soumissions seront ouvertes publiquement immédiatement après l'expiration du délai fixé pour leur réception.Renseignements : Amar Bensaci, gestionnaire immobilier Téléphone : 514 872-9783 Les documents relatifs à cet appel d'offres seront disponibles à compter du 17 mars 2015.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat doivent obligatoirement se procurer les documents de soumission en s'adressant au Service électronique d'appels d'offres (SEAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents doivent être obtenus au coût établi par le SEAO.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette fin et placée dans une enveloppe cachetée, clairement identifiée, et portant l'identification fournie en annexe du document d'appel d'offres.La Ville de Montréal ne s'engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n'assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 17 mars 2015.La secrétaire d'arrondissement Geneviève Reeves, avocate I Avis public Montréal Avis est donné qu'une assemblée ordinaire du conseil d'agglomération aura lieu : Date\tle jeudi 26 mars 2015, à 17 h Lieu\tSalle du conseil de l'hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Une période de questions du public est prévue au début de l'assemblée.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter entre 15 h et 16 h 30 au rez-de-chaussée de l'édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d'inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l'hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l'accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l'ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est à compter de 16 h 30.Il est impératif d'avoir en sa possession une preuve d'identité avec photo aux fins de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d'identification qui leur permettra d'accéder à la salle du conseil municipal afin de pouvoir poser leur question.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l'hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d'un système d'aide à l'audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d'interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d'interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l'avance, au 514-872-3142.Montréal, le 17 mars 2015 Le greffier de la Ville, M® Yves Saindon I Avis public Montréal fsa Avis est donné qu'une assemblée ordinaire du conseil municipal aura lieu : Date le lundi 23 mars 2015, à 13 h Lieu Salle du conseil de l'hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est (métro Champ-de-Mars) Veuillez noter que la période de questions du public n'aura pas lieu au début de l'assemblée mais à 19 h.Les personnes qui désirent poser des questions doivent se présenter entre 17 h et 18 h 30 au rez-de-chaussée de l'édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est pour obtenir un numéro d'inscription.Toutefois, les personnes à mobilité réduite peuvent se présenter à l'hôtel de ville, situé au 275, rue Notre-Dame Est, en utilisant l'accès situé au 510, rue Gosford.Le tirage au sort déterminant l'ordre dans lequel les personnes pourront poser leur question se déroulera au 303, rue Notre-Dame Est à compter de 18 h 30.Il est impératif d'avoir en sa possession une preuve d'identité avec photo aux fins de son inscription.À défaut, une personne ne pourra être inscrite.Les personnes inscrites recevront une carte d'identification qui leur permettra d'accéder à la salle du conseil municipal afin de pouvoir poser leur question.Prenez note qu'en prévision de la séance du mardi 24 mars 2015, la période d'inscription débutera à 8 h 30 et le tirage au sort se déroulera à compter de 9 h, et ce, au même endroit, soit dans l'édifice Chaussegros-de-Léry situé au 303, rue Notre-Dame Est.Les personnes inscrites à la période de questions ainsi que les personnes intéressées à assister aux délibérations du conseil accèdent à l'hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d'un système d'aide à l'audition.Pour y avoir accès, il suffit de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande FM de votre baladeur.De plus, un service d'interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives est offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d'interprètes.Veuillez communiquer, au moins 3 jours ouvrables à l'avance, au 514-872-3142.Montréal, le 17 mars 2015 Le greffier de la Ville, M® Yves Saindon AVIS A TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immédiatement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa responsabilité se limite au coût de la parution.I Avis public Rivière-des-Prairies S ¦ Pointe-aux-Trembles Montréal?AUX PERSONNES INTERESSEES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE D'APPROBATION RÉFÉRENDAIRE PROJET DE RÈGLEMENT NUMÉRO RCA09-Z01-021 REGLEMENT MODIFIANT LE REGLEMENT DE ZONAGE DE L'ARRONDISSEMENT DE RIVIERE-DES-PRAIRIES-POINTE-AUX-TREMBLES (RCA09-Z01, TEL OU'AMENDE) DE MANIERE A MODIFIER DES DISPOSITIONS SPECIFIOUES AUX USAGES TEMPORAIRES 1.\tOBJET DU SECOND PROJET ET DEMANDE D'APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l'assemblée publique de consultation tenue le 25 février 2015 sur le premier projet de règlement numéro RCA09-Z01-021, le conseil d'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles a adopté, le 10 mars 2015, un second projet de règlement lequel porte le titre ci-haut mentionné.Ce second projet contient certaines dispositions pouvant faire l'objet d'une demande de la part de personnes intéressées des zones visées et de leurs zones contiguës afin qu'un règlement qui les contient soit soumis à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.Une copie de ce projet peut être obtenue, sans frais, par toute personne qui en fait la demande.2.\tDESCRIPTION DES DISPOSITIONS ET DES ZONES CONCERNÉES L'objet de ce second projet de règlement vise à prévoir un encadrement spécifique à l'aménagement des stationnements temporaire qui sont situés hors du domaine public et générés par des situations particulières, comme par exemple un chantier de construction.Ce second projet de règlement s'applique aux zones où des usages de la classe P.6 (utilité publique) sont autorisés sur le territoire de l'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles, situées dans les zones visées mentionnées ci-après.Les personnes intéressées des zones visées numéros 013, 050, 102, 103, 111, 127, 144,161, 162, 169, 182, 216, 227, 260, 261, 262, 325, 331, 515, 518, 519, 520, 526, 528, 529, 532, 533, 534, 536, 539, 541, 545, 550, 559, 581, 582 et de leurs zones contiguës, incluant les zones numéros P-102 et P-601 de l'arrondissement d'Anjou pourront demander à ce qu'une et/ou l'autre des dispositions du règlement fassent l'objet d'une approbation par les personnes habiles à voter des zones visées et des zones contiguës d'où provient une demande valide.3.\tCONDITIONS DE VALIDITÉ D'UNE DEMANDE Pour être valide, toute demande doit : \u2022Indiquer clairement la disposition qui en fait l'objet et la zone d'où elle provient; \u2022\tÊtre reçue au secrétariat du bureau d'arrondissement situé au 7380, boulevard Maurice-Duplessis, bureau 102, au plus tard le mercredi 25 mars 2015 à 16 h 30; \u2022\tÊtre signée, dans les cas où il y a plus de 21 personnes intéressées de la zone d'où elle provient, par au moins 12 d'entre elles ou, dans le cas contraire, par au moins la majorité d'entre elles.4.\tCONDITIONS POUR ÊTRE UNE PERSONNE INTÉRESSÉE Est une personne intéressée : 1.\t- Toute personne qui, le 10 mars 2015 et au moment d'exercer son droit, n'est frappée d'aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit une des deux conditions suivantes : \u2022\tÊtre une personne physique domiciliée dans une zone d'où peut provenir une demande valide et, depuis au moins six mois, au Québec; \u2022Être, depuis au moins 12 mois, le propriétaire d'un immeuble ou l'occupant d'un établissement d'entreprise situé dans les zones concernées; -\tUne personne physique doit également, le 10 mars 2015 et au moment d'exercer ses droits, être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.-\tUne personne morale qui est habile à voter exerce ses droits par l'entremise de l'un de ses membres, administrateurs ou employés qu'elle désigne à cette fin par résolution.La personne ainsi désignée doit également, en date du 10 mars 2015 et au moment d'exercer ses droits : \u2022\têtre majeure; \u2022\tdétenir la citoyenneté canadienne; \u2022\tne pas être en curatelle; et \u2022\tne pas être frappée d'une incapacité de voter au sens de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (L.R.Q., c.E-2.2).-\tLes copropriétaires Indivis d'un Immeuble qui sont des personnes habiles à voter des zones concernées désignent parmi eux, au moyen d'une procuration signée par la majorité d'entre eux, une personne n'ayant pas le droit d'être Inscrite prioritairement à un autre titre, à savoir : 1° à titre de personne domiciliée; 2° à titre de propriétaire unique d'un immeuble; 3° à titre d'occupant unique d'un établissement d'entreprise; et qui a le droit de signer la demande en leur nom et d'être inscrit sur la liste référendaire.-Les cooccupants d'un établissement d'entreprise qui sont des personnes habiles à voter des zones concernées désignent parmi eux, au moyen d'une procuration signée par la majorité d'entre eux, une personne n'ayant pas le droit d'être Inscrite prioritairement à un autre titre, à savoir : 1° à titre de personne domiciliée; 2° à titre de propriétaire unique d'un immeuble; 3° à titre d'occupant unique d'un établissement d'entreprise; 4° à titre de copropriétaire indivis d'un immeuble; et qui a le droit de signer la demande en leur nom et d'être inscrit sur la liste référendaire.2.\t- Les personnes morales, les copropriétaires et cooccupants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu'elle n'est pas remplacée.3.\t- Sauf dans le cas d'une personne désignée comme représentant d'une personne morale, ou pour la personne désignée comme représentant de plusieurs personnes morales, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d'un titre conformément à l'article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.5.\tABSENCE DE DEMANDES Les dispositions du second projet de règlement qui n'auront fait l'objet d'aucune demande valide pourront être incluses dans un règlement qui n'aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.6.\tCONSULTATION DU PROJET Le second projet de règlement de même que la description et l'illustration des zones visées et des zones contiguës de l'arrondissement, ainsi que celles de l'arrondissement d'Anjou, sont disponibles pour consultation au bureau d'arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles situé au 7380, boulevard Maurice-Duplessis, bureau 102, Montréal ainsi que dans les bureaux Accès Montréal situés au 3445, rue Robert-Chevalier à Pointe-aux-Trembles, et au 8910, boulevard Maurice-Duplessis à Rivière-des-Prairies, aux heures régulières d'ouverture, soit du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30.Le plan ci-dessous illustre les zones visées et leurs zones contiguës, incluant les zones situées sur le territoire de l'arrondissement d'Anjou.Donné à Montréal, ce 17e jour du mois de mars 2015.Julie Boisvert Secrétaire d'arrondissement substitut Cet avis peut aussi être consulté sur le site Web de l'arrondissement à l'adresse suivante : ville.montreai.qc.ca/rdp-pat Du bénévolat, oui ! Mais où 514.842.3351 CENTRE D\u2019ACTION BÉNÉVOLE DE MONTRÉAL cabm.net Alternatives _ ensen un moni Construire ensernble.rr*' * nde aifferent Pour nous appuyer : www.alternatives.ca \u2022 514.982.6606 LE DEVOIR LE MARDI 17 MARS 2015 A 5 ACTUALITES VILLE DE QUEBEC L\u2019opposition accuse l\u2019amphithéâtre de vampiriser les autres infrastructures ISABELLE PORTER à Québec La Ville de Québec a décidé de réduire la cadence de ses travaux d\u2019infrastructures notamment pour ménager les automobilistes.Mais l\u2019opposition impute cette décision à la pression des emprunts pour financer l\u2019amphithéâtre.La Ville de Québec prévoit investir cette année 100 millions dans ses routes, égouts et réseaux d\u2019aqueduc.C\u2019est 20% de chantiers en moins que l\u2019an dernier et deux fois moins d\u2019investissements qu\u2019en 2010.«On est rendus là», a résumé le vice-président du comité exécutif, Jona-tan Julien.«On a fait un gros rattrapage et, là, il tire à sa fin.» Le maire Régis Labeaume était absent lundi en raison d\u2019une mission à New York, mais il avait dit dimanche au Journal de Québec vouloir ainsi ménager les automobilistes dérangés par les entraves.Qr selon l\u2019opposition, il s\u2019agit d\u2019un écran de fumée.Le chef de Démocratie Québec, Paul Shoiry, plaide qu\u2019en 2010, la Ville disait que cela prenait au minimum 170 millions par année pour garder les infrastructures en état.«On recommence à prendre du retard.Pourquoi ?Parce que l\u2019amphithéâtre pèse lourd sur la dette de la ville.» Cette année, la ville a prévu investir 577 millions dans l\u2019ensemble de ses immobilisations, dont 44 millions dans l\u2019amphithéâtre.Le souterrain se porte bien Des 100 millions prévus pour les infrastructures une bonne partie sera consacrée à l\u2019entretien des chaussées.Le directeur du Service de l\u2019ingénierie, Daniel Lessard, a expliqué que la situation était «problématique » sur ce plan (27 % étaient en mauvais état en 2012, 34% étaient jugés « passables »).Les représentants de la Ville ont ajouté que l\u2019accent avait été mis sur les égouts et les aqueducs ces dernières années pour profiter au maximum des programmes de subventions du gouvernement du Québec.Aujourd\u2019hui, seulement 2,7 % des conduites sont jugées vétustes.Interrogée sur ce qu\u2019elle ferait de plus que l\u2019administration en place, l\u2019opposition a donné l\u2019exemple du bris d\u2019une énorme conduite l\u2019automne dernier sur le boulevard Cha-rest qui avait causé un important dégât d\u2019eau.Qr en conférence de presse, M.Julien avait dit que cet accident «n\u2019aurait pas dû arriver» et n\u2019était pas lié à la vétusté des infrastructures puisque la conduite n\u2019avait pas atteint sa durée de vie utile.Les réparations à cet endroit ont été réalisées depuis l\u2019incident.Le Devoir Un conseiller de la Ville de Montréal candidat dn PC Alors que le ministre conservateur des Affaires intergouvemementales, Denis I^bel, se prépare à annoncer qui sera le candidat de son parti dans la circonscription de ^ Ville-Marie-Le Sud-Quest-Ile-des-Sœurs, des informations qui circulent indiquent qu\u2019il s\u2019agira de Steve Shanahan, conseiller au municipal dans Ville-Marie, dans l\u2019équipe du Vrai changement pour Montréal, ancien parti de Mélanie Joly.Joint par Le Devoir, il a indiqué, «avec regret», ne pas «pouvoir» confirmer la rumeur ni la démentir.11 ne pouvait pas non plus affirmer s\u2019il avait démissionné de son poste de conseiller ni s\u2019il prévoyait le faire.Le Devoir Le FSC met en demeure Résolu ALEXANDRE SHIELDS Le Forest Stewardship Council (FSC) met en demeure Produits forestiers Résolu de cesser ses attaques contre la crédibilité de cette norme internationalement reconnue en matière de saine gestion forestière.«Nous mettons en demeure Produits forestiers Résolu de cesser immédiatement ses activités et communications discriminatoires et de prendre les mesures correctives et préventives appropriées pour se conformer à l\u2019ensemble des statuts du FSC», écrit son directeur général, Kim Carstensen, dans une lettre publiée lundi sur le site officiel du FSC.11 rappelle ainsi que des représentants de Résolu s\u2019en sont pris à plusieurs reprises à la crédibilité du processus d\u2019audit du FSC.Ils ont égale- ment «alimenté ces attaques, notamment en regard de la gouvernance du FSC ainsi que de l\u2019équité et l\u2019impartialité du processus d\u2019audit».«Nous ne pouvons plus tolérer de tels incidents», conclut M.Carstensen.«La portée et Saint-Jean.L\u2019entreprise a notamment connu des ratés en matière de respect des droits ancestraux de la nation crie.La forestière aurait aussi manqué à ses devoirs en matière de protection de l\u2019habitat critique du caribou forestier, une espèce une mesure volontaire mise à la disposition des sociétés forestières qui veulent démontrer leur engagement à l\u2019égard d\u2019une gestion responsable des forêts en faisant évaluer par une tierce partie indépendante la conformité de leur planification », rappelle-t-il d\u2019entrée de jeu.«La portée et la crédibilité de la certification FSC dépendent de l\u2019intégrité à la fois des sociétés qui demandent la certification et des organismes qui accordent cette certification» la crédibilité de la certification FSC dépendent de l\u2019intégrité à la fois des sociétés qui demandent la certification et des organismes qui accordent cette certification.» Résolu a effectivement attaqué à plusieurs reprises la crédibilité de la norme FSC depuis que l\u2019entreprise a perdu quatre certifications, dont deux concernent ses opérations au Lac- menacée de disparition.Son président-directeur général, Richard Carneau, a toutefois accusé le vérificateur Rainforest Alliance d\u2019avoir cédé devant les demandes de Greenpeace, qui aurait déposé des plaintes concernant les pratiques de l\u2019entreprise.11 n\u2019en est rien, rappelle le directeur général du FSC dans sa lettre.«La certification FSC est 20 ans et 30 000 certificats «A ce jour, ajoute M.Carstensen, le FSC a décerné plus de 30 000 certificats en vertu de ses programmes d\u2019aménagement forestier et de chaîne de traçabilité.Les audits transparents et indépendants du FSC font de ce dernier un leader mondial en matière de systèmes de certification forestière.» La norme, mise sur pied il y a plus de vingt ans, a établi des critères à respecter pour les forestières, après des décennies de destruction de vastes étendues de forêts dans plusieurs régions de la planète.Ces critères comprennent notamment le maintien à long terme de la viabilité économique des forêts, le respect de la biodiversité liée aux milieux forestiers, mais aussi des traités internationaux et des droits des peuples autochtones.Ces principes sont reconnus et acceptés un peu partout dans le monde.Au Canada, par exemple, Rona, Home Depot et IKEA exigent de leurs fournisseurs qu\u2019ils respectent la norme FSC).Même chose pour les achats de papier de banques comme la CIBC, RBC et la Scotia.Le Devoir a contacté Résolu pour obtenir une réaction à la mise en demeure signifiée par FSC, mais en vain.Le Devoir ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Robert Brunet, prestataire, dénonce la mesure qui le forcerait à déclarer un deuxième colocataire.L\u2019aide sociale ou l\u2019itinérance Une coalition demande à nouveau au ministre Sam Hamad de renoncer à réformer le règlement sur l\u2019aide sociale LAURA PELLETIER Les changements au programme d\u2019aide sociale annoncés par le gouvernement du Québec entraîneront de l\u2019itinérance», craint Robert Brunet, 65 ans, lui-même prestataire.Ce dernier s\u2019est joint au cri du cœur de huit organisations, lundi matin.À l\u2019occasion de la dernière journée de dépôt de mémoires sur le projet gouvernemental, sept organisations membres du Collectif pour un Québec sans pauvreté et le Front commun des personnes assistées sociales du Québec ont exigé une fois de plus que le nouveau ministre de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Sam Hamad, abandonne le projet de modification du règlement sur l\u2019aide aux personnes et aux familles, annoncé par son prédécesseur, François Blais le 28 janvier dernier.«Les coupes annoncées appauvriront des personnes qui se trouvent en bas de l\u2019échelle», dénoncent-ils.Ils demandent plutôt une bonification des prestations.Accès au logement Avec les nouvelles intentions gouvernementales, un prestataire devra notamment déclarer les revenus qu\u2019il obtient à compter de la deuxième chambre louée, plutôt que la troisième, et ce, dès le juillet.Cette mesure inquiète particulièrement Ro- bert Brunet, qui a pris la parole lors de la conférence de presse des différents groupes sociaux.«Lorsqu\u2019on est sur l\u2019aide sociale, il est déjà très difficile de se loger.Prenez un prestataire qui détient le bail d\u2019un cinq et demi.Le nouveau règlement ne lui permettra de sous-louer qu\u2019une chambre.Il n\u2019arrivera plus à payer son loyer.Les quatre et demi et les logements pour une personne ne sont pas une solution, puisqu\u2019ils sont trop dispendieux.» M.Brunet a vécu cette «difficile recherche de logement» à la suite d\u2019un épuisement professionnel qui l\u2019a forcé à quitter son emploi et qui a été suivi d\u2019une recherche de travail infructueuse.11 a d\u2019abord fréquenté des refuges pour sans-abri, puis a trouvé un logement de deux pièces et demi, qui lui coûtait 80% de ses prestations.«J\u2019allais encore manger à la Maison du Père, en échange de bénévolat, pour arriver», raconte-t-il.La.solution pour lui a été de trouver un logement social, «une denrée rare», précise-t-il.Sam Hamad a refusé d\u2019indiquer s\u2019il était ouvert ou non à changer les propositions de son gouvernement, qui visent à «assurer une plus grande équité entre les prestataires d\u2019une aide financière de dernier recours et les travailleurs à faible revenu».«Il va analyser les commentaires des citoyens, découlant du processus de consultation, avant de se prononcer», a précisé son porte-parole.Le Devoir TERRES AGRICOLES L\u2019UPA appelle Québec à freiner les financiers ROBERT DUTRISAC Correspondant parlementaire à Québec Ly Union des producteurs ' agricoles (UPA) juge que le phénomène de l\u2019achat des terres agricoles par des groupes financiers est en croissance au Québec et qu\u2019il faut le contrecarrer.«Pour nous, la situation, elle s\u2019accentue, et on ne peut pas parler de phénomène marginal», a déclaré, lundi, le président de rUPA Marcel Groleau, qui comparaissait devant la Commission de l\u2019agriculture, des pêcheries, de l\u2019énergie et des ressources naturelles.Cette commission parlementaire, qui s\u2019est donné un mandat d\u2019initiative, doit entendre jusqu\u2019à mardi 18 groupes au sujet de l\u2019accaparement des terres agricoles par des fonds d\u2019investissement.L\u2019UPA propose de limiter à 100 hectares, pour une période de trois ans, l\u2019aire maximale d\u2019une terre que pourrait acheter un individu ou une entreprise, le temps de définir les moyens d\u2019encadrer et de contrer la «financiarisation» des terres agricoles.Selon Marcel Groleau quatre indices montrent qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un phénomène grandissant: la hausse fulgurante du prix des terres, l\u2019augmentation du nombre de transactions foncières agricoles, la présence accrue de fonds d\u2019investissement dans le marché des terres et l\u2019ampleur des transactions.Explosion de 600% Ainsi, le prix des terres a augmenté de 600% depuis 1990 (les dernières données sont celles de 2013), ce qui dépasse la croissance de la valeur de la production.En cinq ans, le nombre des transactions a progressé de 1605 à 2678, un bond «Il faut toujours rester dans la perspective d\u2019une occupation dynamique du territoire, ce qui veut dire des fermes familiales» de 67 %.Pendant cette période, 15 sociétés financières, dont la Banque Nationale, PANGEA (un fonds dirigé par Charles Si-rois), Agriterra, Partenaires agricoles S.E.C., Solifor, Haig et FIRA, auraient acquis plus de 27 000 hectares de terres en culture, a colligé l\u2019UPA.«Pour un fonds d\u2019investissement, c\u2019est intéressant d\u2019acheter ou d\u2019avoir dans son portefeuille des actijs aussi sûrs», estime son président.«Dans ce contexte, un jeune de la relève peut difficilement espérer rentabiliser l\u2019achat de terres.» PANGEA a déboursé 26,3 millions pour acquérir 4131 hectares, dont la moitié au Lac-Saint-Jean, soit l\u2019équivalent de 40 fermes familiales.Cette société s\u2019associe à des agriculteurs pour cultiver les terres, mais la plus-value foncière lui revient totalement.Les régions du Té-miscamingue, de Ka-mouraska et du Té-miscouata sont également dans la mire des spéculateurs.La Fédération québécoise des municipalités a proposé d\u2019empêcher des investisseurs d\u2019acquérir des terres agricoles le temps de bien documenter le phénomène.Son pré-sidenL Richard Lehoux, s\u2019en inquiète.«Il faut toujours rester dans la perspective d\u2019une occupation dynamique du territoire, ce qui veut dire des fermes familiales», a-t-il fait valoir.En revanche, le Conseil des entrepreneurs agricoles, qui recoupe 2500 agriculteurs hostiles à l\u2019UPA, a défendu le libre marché.Son président, Jacques Cartier, a dit s\u2019opposer à tout contrôle des achats de terres, bien qu\u2019il ait des doutes sur le modèle d\u2019agriculture préconisé par les fonds d\u2019investissement.Le Devoir Piétons : les rails jugés plus sécuritaires que les viaducs JEANNE CORRIVEAU Les piétons préfèrent traverser illégalement les voies ferrées plutôt que d\u2019emprunter les viaducs parce qu\u2019ils s\u2019y sentent davantage en sécurité et qu\u2019ils n\u2019aiment pas les détours.C\u2019est ce qu\u2019a fait valoir lundi un spécialiste en santé publique devant le juge de la Cour du Québec qui entend la cause d\u2019une citoyenne ayant reçu un constat d\u2019infraction de 146$ pour s\u2019être trouvée à proximité des voies ferrées qui séparent le Plateau Mont-Royal et Rose-mont-La Petite-Patrie.Nathalie Casemajor s\u2019était fait épingler par un policier du Canadien Pacifique (CP) le 26 février 2011 alors qu\u2019elle circulait sur l\u2019emprise du CP dans le secteur du Mile-End.Cofondatrice du Collectif pour les passages à ni- veau, M\u201c® Casemajor a soutenu que, ce jour-là, elle cherchait à documenter la nécessité d\u2019une traverse piétonne dans ce secteur du Mile-End.Lors de la deuxième journée d\u2019audience lundi, M\u201c® Casemajor a fait témoigner deux experts favorables à l\u2019aménagement de passages à niveau.Médecin spécialisé en santé communautaire à la Direction de la santé publique de Montréal, le D\"^ Patrick Morency a expliqué que les piétons choisissaient leur itinéraire en fonction de la durée du chemin à parcourir, mais que le sentiment d\u2019insécurifé guidait aussi leur décision.À Montréal, la majorité des piétons sont blessés sur les artères achalandées telles que la rue Saint-Denis et le boulevard Saint-I^urent.lœs rails paraissent donc plus sécu- ritaires aux piétons même s\u2019ils risquent un constat d\u2019infraction, a-t-il soutenu.Accidents rares De son côté, Jean Décarie, urbaniste à la retraite de la Ville de Montréal, a rappelé qu\u2019à l\u2019époque industrielle les passages de trains étaient fréquents dans le secteur du Mile-End et que les ouvriers traversaient les voies constam-ment sans entraves.Aujourd\u2019hui, les trains sont moins nombreux, mais les piétons ne sont plus libres de circuler.Pourtant, les accidents sont rares et, dans ce secteur de la ville, le dernier incident remonterait à plus de 15 ans lorsqu\u2019un adolescent avait eu la jambe sectionnée alors qu\u2019il tentait de peindre des graffitis sur un wagon.lœ juge Louis Duguay a rai> pelé à plusieurs reprises qu\u2019il n\u2019avait pas à se prononcer sur la pertinence ou non d\u2019aménager des passages pour piétons, mais qu\u2019il devrait déterminer si Nathalie Casemajor avait une «excuse légitime» pour justifier sa présence sur le terrain du CP M\u201c® Casemajor espère que, dans sa décision \u2014 qui doit être rendue le 4 juin prochain \u2014, le juge fera des commentaires sur l\u2019implantation d\u2019un passage piétonnier dans le secteur.Rappelons que la Ville réclame depuis des années des passages à niveau.En février dernier, lors d\u2019un voyage à Toronto, le maire Denis Coderre avait rencontré le chef de la direction du CP, Hunter Harrison, pour discuter de cet enjeu.Le Devoir 60 000 $ et des possibles Une entente pourrait bientôt être officialisée entre le CP et la Ville de Montréal au sujet de la remise en état du Champ des possibles, situé dans le Mile-End, dont une portion avait été rasée par erreur par la compagnie ferroviaire en octobre dernier.L\u2019entreprise ferroviaire avait utilisé le terrain qui appartient à la Ville pour effectuer des travaux.Elle avait par la suite admis son erreur et présenté ses excuses.L\u2019arrondissement du Plateau Mont-Royal a conclu une entente de principe avec le CP pour que celui-ci verse 60121,32$ pour la réhabilitation du terrain qui appartient à la Ville.Le comité exécutif devra approuver la proposition. A 6 LE DEVOIR LE MARDI 17 MARS 2015 EDITORIAL MINE ARNAUD Manque de distance Le gouvernement a beau s\u2019emballer, le projet de Mine Arnaud à Sept-Iles reste aussi opaque, en ce lundi où le feu vert lui a été donné, qu\u2019il l\u2019est depuis un an.Il faut faire confiance, semble-t-il.Tout un acte de foi alors que Québec est non seulement juge et partie du projet, mais en démarche de vente de son grand œuvre : le Plan Nord.La distance manque dans cette affaire et il faudrait être confiant?Q Josée Boileau ui a vraiment douté que le controversé projet de mine d\u2019apatite à ciel ouvert à Sept-Iles serait autorisé?En dépit du rapport du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE) qui, en février 2014, posait une foule de questions sur ce projet qu\u2019il jugeait inacceptable et à modifier, les libéraux de Philippe Couillard lui ont toujours donné leur appui.De toute manière, Sept-Iles ou ailleurs, le scénario ne change pas : la perspective de créer des emplois l\u2019emporte sur toutes les réserves, et rares sont les élus qui y résistent.Sept-Iles s\u2019est déchirée sur Mine Arnaud, et des manifestations ont été organisées tant par les pour que par les contre.Mais c\u2019est à la manifestation d\u2019appui au projet que s\u2019étaient rendues les candidates libérale, péquiste et caquiste de la région lors de campagne électorale du printemps dernier \u2014 même si elles s\u2019abritaient derrière la nécessité que les exigences du BAPE soient respectées.Elles le seront, a finalement dit lundi le ministre du Développement durable et de l\u2019Environnement, David Heurtel, flanqué du ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, et du ministre délégué aux Mines, Luc Blanchette.Mais le dévoilement des études qui corrigent les lacunes notées par le BAPE est à venir et Québec ne nous dit pas comment il s\u2019assurera que les engagements pris par Mine Arnaud seront respectés.On va de l\u2019avant avant d\u2019être transparent et, en cas de problème, il y aura un système de gestion des plaintes.«Soyez rassurés.répétait le ministre Heurtel.Mais ce n\u2019est pas une affaire de confiance ! Il faut s\u2019en tenir aux faits.Et ceux qui touchent la contamination de l\u2019air et de l\u2019eau, la stabilité des sols, le niveau sonore (U y aura une explosion par jour pendant les 28 années d\u2019exploitation de la mine), la cicatrice en ville (la plus grande mine à ciel ouvert en zone habitée au Québec) et la viabilité économique même du projet (le prix de la tonne de phosphate qui sera exploité ne cesse de baisser vu l\u2019importance de la production mondiale) n\u2019ont pas été mis sur la place publique depuis le rapport du BAPE.Et même s\u2019il s\u2019agissait de confiance.C\u2019est le gouvernement qui, par l\u2019entremise d\u2019investissement Québec, s\u2019est lancé dans cette affaire pour créer, en partenariat avec la firme norvégienne Yara, Mine Arnaud inc.(Un troisième partenaire, exploitant de mine, se joindra à eux, apprenait-on lundi.Qui ?Encore le silence.) Les millions déjà investis par Québec et sa détermination à lancer le Plan Nord en se posant lui-même comme modèle à suivre annonçaient l\u2019affaire entendue : non, le bras droit gouvernemental n\u2019allait certainement pas bloquer ce que le bras gauche faisait! Québec n\u2019avait aucun intérêt à se montrer transparent, comme l\u2019exigerait pourtant l\u2019idéal démocratique pour un projet aussi important, aux conséquences environnementales indéniables et qui aura cours pendant des décennies.On comprend que la région a besoin des emplois promis, et l\u2019économie est évidemment un facteur dont il faut tenir compte.Mais le rôle des élus devrait être d\u2019encadrer les entreprises avant de les applaudir, de rassurer les citoyens preuves à l\u2019appui avant de donner des feux verts.Et d\u2019avoir une vision moins univoque du développement: au XXI® siècle, s\u2019assurer de la qualité de vie et de l\u2019environnement, c\u2019est aussi miser sur l\u2019avenir et la prospérité du Québec.ÉGYPTE Le Moubarak nouveau Egypte réinventée?Tandis que le monde se désolait en fin de semaine du conflit épouvantable qui déchire la Sjnie depuis maintenant quatre ans se tenait au Palais des congrès de Charm El-Cheikh, sur la mer Rouge, la Conférence économique internationale sur l\u2019Egypte, un exercice immoral de légitimation du nouvel autocrate égjqjtien A^del Eattah Al-Sissi \u2014 exercice auquel participaient 25 chefs d\u2019Etat et quelque 2000 investisseurs, consultants, diplomates, représentants gouvernementaux.Une vraie farce, mais une farce sinistre \u2014 à laquelle s\u2019étaient jointes l\u2019ensemble des oligarchies occidentales que nous élisons et qui nous gouvernent.Il aura été plutôt dérangeant d\u2019entendre le secrétaire d\u2019Etat américain, John Kerry, pleurer tout à la fois sur la Syrie, ouvrir la porte à des négociations avec son président, Bachar El-Assad, et encenser la volonté «réformiste» d\u2019Al-Sissi, «élu» aux élections de mai 2014 avec 96,94% des voix: «Je vous promets, au^ nom du président Obama, le plein soutien des Etats-Unis dans ce voyage vers la sécurité, la prospérité partagée et la paix que le peuple égyptien désire et mérite», a-t-il déclaré tout en annonçant à demi-mot que l\u2019embargo imposé au Caire il y a deux ans sur l\u2019aide militaire américaine allait être bientôt levé.Autre morceau choisi parmi les discours admiratifs prononcés pendant cette conférence, celui de Tony Blair, ex-premier ministre britannique: «Je crois que, pour la première fois.vous avez en Egypte un leadership qui comprend le monde moderne.» Christine Lagarde, directrice générale du EMI, a elle aussi rendu hommage au maréchal, un homme que Human Rights Watch a jugé responsable du massacre, d\u2019un millier de manifestants, commis au lendemain du coup d\u2019Etat militaire de juillet 2013 contre la brève présidence de Mohamed Morsi et son gouvernement des Erères musulmans.Porteur de paix et de modernité?Le Printemps arabe de 2011, fondé sur des revendications de démocratie et de justice, a pourtant été écrasé, et bien écrasé, en Eg5q)te.Il y a des limites à réécrire l\u2019histoire.La traque à tout ce qui ressemble de près ou de loin à un « islamiste » n\u2019a rien épargné.C\u2019est par milliers que les opposants politiques croupissent en prison.Par tout cela les consciences n\u2019ont pas été troublées à Charm El-Cheikh, où les contrats ont plu en dizaines de milliards de dollars.La répression peut poursuivre sa course.La corruption aussi.Pourvu qu\u2019Al-Sissi continue, avec détermination, de libéraliser son économie.Comme s\u2019y était en fait appliqué avant lui Hosni Moubarak, dont le PMI louangeait en son temps la dictature pour son modèle néolibéral fondé sur l\u2019investissement étranger.Il y aura d\u2019autres printemps, inévitablement.Guy Taillefer LE DEVOIR FONDÉ PAR HENRI BOURASSA LE 10 JANVIER 1910 > FAIS CE QUE DOIS ! Directeur BERNARD DESCÔTEAUX Rédactrice en chef JOSÉE BOILEAU Vice-présidente, développement CHRISTIANNE BENJAMIN Vice-présidente, ventes publicitaires LISE MILLETTE Directeur des finances STÉPHANE ROGER Directrice de ^information MARIE-ANDRÉE CHOUINARD Adjoints PAUL CAUCHON, JEAN-ERANÇOIS NADEAU, DOMINIQUE RENY, LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY Directeur artistique CHRISTIAN TIEEET Directeur de la production CHRISTIAN GOULET mImE.AdWAwP'A ÇEPT-itÊÇ- LETTRES Santé : la bonne entente à Sherbrooke Dans l\u2019excellent article du 14 mars «Le mauvais karma du CHUM », le professeur émérite Pierre Audet-Lapointe fait référence aux solutions que leurs autorités ont trouvées, dès la fondation de la Paculté de médecine de Sherbrooke et du CHUS, pour assurer l\u2019atteinte de leurs objectifs particuliers et la croissance dans l\u2019harmonie des deux institutions.Et ce, d\u2019ailleurs, sous l\u2019impulsion première de trois médecins montréalais les docteurs LaSalle, Beauregard et LeClair déçus des atermoiements incessants du projet d\u2019un CHU à l\u2019Université de Montréal: il y a de cela plus de 50 ans ! Depuis, la faculté de médecine de Sherbrooke et le CHUS, en partenariat, ont eu une croissance remarquable, dans l\u2019harmonie, et ont su, par leurs enseignements avant-gardistes et l\u2019exemplarité de leur approche, répondre aux attentes et aux besoins de la population québécoise.[.] En 1966, ce système de gestion était nouveau au Québec, mais pas ailleurs : je l\u2019avais vécu pour ma part, à ma demande, dès 1960, à l\u2019Université Queen\u2019s de Kingston, Ontario.Et il a été adopté mutatis mutandis par de nombreux milieux médicaux universitaires.Bien sûr, au début, d\u2019aucuns ont regimbé accusant le système d\u2019être socialisant (lire: moins payant!).Mais, à l\u2019expé- rience, même à l\u2019occasion de la fusion des hôpitaux de Sherbrooke, tout s\u2019est fait en harmonie et le milieu médical sherbroo-kois ne connaît plus de dissensions town and gown.Pour plus de détails sur le système sher-brookois qui n\u2019est en somme qu\u2019une variante d\u2019un système plus généralisé en Amérique du Nord (et de plus en plus en Europe), lire de Denis Goulet.' La Eaculté de médecine et des sciences de la santé de l\u2019Université de Sherbrooke 1966-2006.40 ans de leadership et d\u2019innovation pour une société en santé.Jean de Margerie Le 14 mars 2015 De la propagande Le Parti conservateur ne recule devant rien pour justifier l\u2019adoption du projet de loi C51 sur le terrorisme.L\u2019ineffable ministre de la Sécurité publique, Steven Bla-ney, en fournit la preuve en se servant de l\u2019Holocauste pour justifier certaines mesures contenues dans la législation.M.Blaney aurait intérêt à lire la littérature sur la propagande nazie, notamment les textes se rapportant au chef de la propagande, Joseph Goebbels.Celui-ci a développé la théorie du grand mensonge, à savoir que plus le mensonge est gros et plus il est répété, plus les gens auront tendance à le prendre pour la vérité.Philippe Dorais Sherbrooke, le 14 mars 2015 Un allié bien malcommode Contrairement à la Suède, le Canada a peur d\u2019irriter un (étonnant) allié dans la lutte contre la barbarie (!) et surtout, peut-être, un client bien friqué.Mais en maltraitant un homme que nous considérons déjà comme un des nôtres, l\u2019Arabie Saoudite, elle, n\u2019est-elle pas en train de nous irriter souverainement?François Thérien Montréal, le 13 mars 2015 Le niqab doit être interdit Je ne comprends vraiment pas pourquoi il y a toujoms un débat autoin du port du niqab.Le port de ce vêtement ne devrait être permis qu\u2019en privé, soit dans sa résidence ou dans un lieu de culte.Pour tous les autres endroits, y inclus sin la voie publique, il doit être interdit.Poinquoi?Parce que, en Occident du moins, la vue du visage découvert fait partie intrinsèque des rapports sociaux en public.C\u2019est un prérequis pour l\u2019exercice de ses droits et libertés.Ceux-ci s\u2019insèrent toujours dans le monde réel et ce monde exige que les rapports interpersonnels se fassent à visage découvert.Ce qui me semble une évidence sur laquelle il ne faut pas transiger.Sur cette question, Justin Trudeau et le ministre conservateur Tony Clement se trompent complètement.Michel Lebel Entrelacs, le 11 mars 2015 LIBRE OPINION Vers un Bloc orange ?SIMON COUILLARD Enseignant en philosophie, cégep de Victoriaville Ceux qui découvrent aujourd\u2019hui que Thomas Mulcair, avec son récent appui au port du niqab lors des cérémonies d\u2019assermentations de citoyenneté, n\u2019est peut-être pas un « champion du Québec » devraient écouter ce que dit et répète le principal intéressé depuis toujours.Dans une entrevue réalisée avec Evan Solomon pour l\u2019émission Power and Politics du 5 mars 2014, soit alors que débute la campagne électorale au Québec, Mulcair se défend tjqiiquement d\u2019abriter des nationalistes dans son parti.Il se fait aussi accuser de promouvoir la règle du 50% +1 qui s\u2019appliquerait lors d\u2019un éventuel référendum québécois.Et que répond-il?La règle aurait pour but de clarifier, dans la tête des électeurs confus, l\u2019impact dramatique d\u2019un vote pour la souveraineté.«J\u2019ai une réputation », répète-t-il en référence à sa feuille de route fédéraliste.Mulcair fait ensuite une pause, fixe l\u2019animateur droit dans les yeux et ajoute en appuyant sur chaque mot: «Je me suis battu pour garder le Québec dans le Canada.C\u2019est une partie de ma vie et ça fait partie de l\u2019histoire ! » Les Canadiens anglais peuvent donc être rassurés.Mais l\u2019animateur n\u2019est pas convaincu et presse le chef du NPD de questions sur son refus de donner son appui au PLQ (ce que M.Solomon semble souhaiter très fort) pour les élections qui s\u2019en viennent.Mulcair tente une pirouette : comme il n\u2019y a pas de NPD-Québec, il s\u2019abstient de donner la consigne à ses députés de prendre position.Cependant, il insiste pour dire que l\u2019élection du PQ serait un événement «tragique».Son intervieweur reprend alors la balle au bond : «Si c\u2019est si tragique, pourquoi ne pas appuyer ouvertement Philippe Couillard?» C\u2019est à ce moment que Mulcair perd contenance et balbutie: «Le passé étant garant de l\u2019avenir» [en français], Je laisse les gens deviner pour qui je voterai», avant d\u2019ajouter que le candidat libéral de sa circonscription est un très bon ami.Ce n\u2019est là qu\u2019un des exemples du genre d\u2019écartèlement auquel s\u2019oblige le chef du NPD.Ses souhaits pour la fête nationale du Québec en juin dernier, alors que se tenaient des élections partielles où les candidats du parti se sont fait lessiver, avaient la même allure étrange que son appui au PLQ.Il semble bien que le NPD n\u2019en profite pas, d\u2019ailleurs : alors que le parti se situait aux alentours de 25% à pa- reille date l\u2019an dernier, selon le site three-hundredeight.com, sa moyenne est d\u2019un peu moins de 20% aujourd\u2019hui.Le NPD étant premier dans le Québec francophone, le pourcentage est substantiellement plus bas dans le ROC {Rest of Canada) où il se trouve troisième partout, et de loin.Il n\u2019y a qu\u2019en Colombie-Britannique que son score est supérieur à 20% des intentions de vote (21,7% en moyenne, contre 33,4% pour les libéraux) .Une course à deux se profile aujourd\u2019hui au Canada, entre conservateurs et libéraux.Le vote pour le NPD en 2011 portait un espoir : celui d\u2019une collaboration entre fédéralistes et indépendantistes au Québec pour tendre la main au ROC.En 2015, la lutte qui se profile jette une nouvelle lumière sur ce compromis.Si les Québécois peuvent infléchir le résultat des prochaines élections, ils subissent néanmoins un duel qui a été décidé par d\u2019autres.Peut-être que Michael Ignatieff avait raison quand il déclarait à l\u2019émission Newsnight Scotland en avril 2012 que «le problème est que nous n\u2019avons plus rien à nous dire désormais ».Dans ce contexte, ni les Québécois ni les Canadiens n\u2019ont d\u2019utilité pour le parti de M.Mulcair. LE DEVOIR LE MARDI 17 MARS 2015 A 7 IDEES ACCORD DE LIBRE-ECHANGE CANADA-EUROPE Les risques des réticences françaises RICHARD OUELLET Professeur titulaire de droit international économique, Faculté de droit, Université Laval e 4 mars, dans le cadre de sa visite officielle en France, Philippe Couillard rencontrait Matthias Fekl, le secrétaire d\u2019Etat français chargé du commerce extérieur.M.Fekl a alors présenté au premier ministre québécois l\u2019essentiel des réticences françaises à l\u2019égard de l\u2019Accord économique et commercial global Canada-Union européenne (AECG) signé en septembre 2014 et que les parties signataires doivent maintenant ratifier.Parlant au nom du gouvernement français, M.Fekl a fait valoir que le mécanisme d\u2019qrbitrage des différends entre investisseurs et Etats que prévoit l\u2019AECG doit être entièrement repensé ou retiré de l\u2019accord.Prudemment, le premier ministre s\u2019est contenté d\u2019indiquer qu\u2019il ne partageait pas tout à fait les vues du secrétaire d\u2019Etat.Le contexte diplomatique ne permettait sans doute pas à la délégation québécoise d\u2019aller plus avant sans froisser ses hôtes.Mais maintenant qu\u2019une réouverture des négociations est demandée, il est peut-être temps que certains arguments soient présentés de façon un peu plus directe à nos cousins français.Les dispositions de l\u2019,AECG qui prévoient l\u2019arbitrage investisseur-Etat ne sont pas particulièrement novatrices.Des dispositions du même genre existent dans plus de 3000 traités bilatéraux de par le monde.Des dizaines d\u2019accords de libre-échange contiennent aussi ce type de recours.Avant que le traité de Lisbonne ne prévoie que la protection des iqves-tissements relève de l\u2019UE et non plus des Etats membres de l\u2019Union, la France avait signé 104 accords de protection des investissements, dont un grand nombre comportaient des clauses de ce type.Sur le plan multilatéral, la Convention pour le règlement des, différends relatifs aux investissements entre Etats et ressortissants d\u2019autres Etats (Convention ClRDl) de 1965 prévoit une procédure d\u2019arbitrage finement réglée que les Etats parties peuvent voir appliquer dans les conflits les impliquant ou impliquant leurs nationaux.La France est partie à la Convention ClRDl depuis 1967.Encore récemment, elle a désigné huit de ses plus éminents juristes pour être arbitres ou conciliateurs dans des procédures ClRDl.Au moins 31 fois, des entreprises françaises se sont prévalues d\u2019un mécanisme ClRDl.On se souvient qu\u2019en 1998 le gouvernement Jospin avait largement contribué à faire capoter les négociations de l\u2019Accord multilatéral sur l\u2019investissement (AMI).Pourtant, dans les années qui ont suivi, la France a maintes fois ratifié des dispositions identiques à celles qu\u2019elle NICOLAS TUCAT AGENCE ERANCE-PRESSE Philippe Couillard a renconfré Matthias Fekl (à droite), secrétaire d\u2019État chargé du commerce extérieur.avait dénoncées.Et les accords de protection des investissements ont proliféré dans le dernier quart de siècle.On peut se demander aujourd\u2019hui ce que la France espère du rejet d\u2019un système qu\u2019elle a à la fois décrié et promu.Le rejet d\u2019un système éprouvé Pour expliquer les craintes françaises, Matthias Fekl a évoqué des recours engagés contre l\u2019Allemagne (retrait de programmes nucléaires) et contre l\u2019Australie (règles d\u2019étiquetage neutre pour les paquets de cigarettes).Les décisions finales ne sont pas rendues dans ces affaires.Certes, des décisions arbitrales parfois choquantes ont pu être rendues en faveur d\u2019investisseurs qui demandaient réparation après l\u2019application de mesures gouvernementales bien légitimes.Certes, le système de règlement des différends par l\u2019entremise d\u2019arbitrages n\u2019est pas le plus transparent.Mais les reproches que l\u2019on fait à l\u2019arbitrage investisseur-Etat peuvent être faits à bien des organismes.11 faut répondre aujourd\u2019hui aux représentants de l\u2019UE que la jurisprudence en droit des investissements étrangers est désorpais plus prévisible et plus équilibrée.Les Etats peuvent arriver à démontrer que leurs mesures d\u2019intérêt public, si elles portent atteinte aux intérêts des investisseurs étrangers, ne donnent pas forcément droit à, une réparation.Les Canadiens, liés aux Etats-Unis par l\u2019ALENA et son fameux chapitre 11, sont bien placés pour en témoigner.L\u2019affaire Centurion n\u2019a pas ébranlé nos systèmes universels d\u2019as- surance-maladie.Le recours de Dow Chemicals n\u2019a pas empêché le gouvernement du Québec d\u2019interdire le pesticide 2,4-D.Au lieu de se mettre en marge d\u2019un système qui gagne en ampleur et en précision, la France et l\u2019UE auraient grand avantage à contribuer à construire un droit international des investissements permettant un juste équilibre entre protection des investisseurs et nécessaires pouvoirs publics.Après cinq ans de négociations, demander le retraif des dispositions sur l\u2019arbitrage investisseur-Etat est particubèrement maladroit et envoie de bien mauvais signaux aux partenaires économiques de l\u2019UE.Que vaut le mandat des représentants de la Commission européenne à la table des négociations?Que valent l\u2019accord de principe de 2013 pt la signature officielle de 2014?Les Etats-Unis \u2014 qui ont entamé avec rUnion les négociations en vue de conclure le Transatlantic Trade and Investment Partnership (T-TIP) \u2014 risqueraient de ne pas comprendre cette volte-face européenne et, face à un partenaire semblant inconstant, pourraient vouloir ralentir les négociations.Le pouvoir exécutif américain pourra se consoler en consacrant tous ses efforts à faire aboutir les négociations du Trans-Pacific Partnership, qui regroupe 12 pays, dont le Japon, l\u2019Australie, et Singapour.L\u2019UE n\u2019a pas de telle option de rechange.Pour le Canada et le Québec, l\u2019heure n\u2019est pas à concéder quoi que ce soit à l\u2019UE.Le contexte politique, économique et juridique met toute la pression de l\u2019autre côté de l\u2019océan.Autour des soins, une nouvelle éthique féministe L MAITE SNAUWAERT Professeure adjointe.Université de l\u2019Alberta éthique du « care », parfois traduite par éthique du soin, du souci, de la sollicitude, de l\u2019attention, place au cœur du projet politique et social le lien humain, la préservation de l\u2019environnement et des espèces, la prise en compte des vulnérabilités.Un constat la fonde : pour que certains parviennent à réaliser l\u2019idéal occidental de l\u2019individu libre, entrepreneur et volontaire, sur lequel repose l\u2019édifice idéologique et économique néolibéral, il faut que d\u2019autres, dans l\u2019ombre, garantissent l\u2019entretien des conditions matérielles de cette réussite.Par les soins prodigués aux enfants, aux malades, aux personnes âgées ; le souci pour l\u2019alimentation, la santé et l\u2019hygiène ; l\u2019entretien des lieux de vie et de travail, ils libèrent et autorisent l\u2019efficacité de ceux qui produisent les richesses.Qr, cette nouvelle éthique montre qu\u2019un seul de ces aspects du fonctionnement social est valorisé tandis que l\u2019autre, considéré comme subsidiaire, est faiblement salarié, non déclaré ou non rémunéré et réservé à des tranches de population elles-mêmes considérées comme subsidiaires : femmes et hommes immigrés de couleur.Le projet de cette nouvelle éthique est de faire reconnaître et de revaloriser le caractère essentiel des activités de « soins » pour la préservation et la croissance du monde humain.L\u2019éthique du soin naît en 1982 Des Idées en revues liberté Chaque mardî.Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un pérîodîque afin qu\u2019îls présentent leur perspective sur un sujet qui les préoccupe ou dont Ils traitent dans les pages de leur publication.Cette semaine, un extrait du dernier numéro de la revue Liberté (n\u201c 307, printemps 2015, revueliberte.ca).La moitié du monde Comment le féminisme pense la société de la critique féministe, proposée par la psychologue Carol Gilligan.Elle s\u2019inspire du modèle dominant de l\u2019éthique de la justice.Dans un exemple célèbre de la psychologie du développement moral, le « dilemme de Heinz», Lawrence Kohlberg interroge deux enfants pour savoir si Heinz, homme sans argent, à l\u2019étranger, dont la femme est mourante, devrait voler le médicament qui permettrait de la sauver.Le garçon, Jake, est favorable à ce vol, espérant une clémence ultérieure du juge basée sur les circonstances atténuantes.La fille, Amy, considère une alternative : Heinz devrait en parler avec sa femme, devrait chercher une façon d\u2019emprunter de l\u2019argent ou de s\u2019entendre avec le pharmacien.Cette réponse, au lieu de reposer sur le système de justice établi, demande à chacune des parties en présence de participer à la résolution morale, faisant de la relation entre les personnes impliquées l\u2019assise de la décision.Pourtant, sa réponse est jugée moins morale par Kohlberg, qui estime que «le degré le plus élevé de raisonnement moral met en oeuvre des principes de justice abstraits et impartiaux».Résistante, obstinée, la voix d\u2019Amy sort du schéma universaliste qui place le principe théorique avant les situations particulières; la loi avant les personnes qu\u2019elle est censée protéger.Une éthique féministe, mais pas féminine Cette voix différente s\u2019inscrit dans l\u2019interstice laissé vacant par la polarité de l\u2019éthique de la justice.Au cœur de l\u2019évaluation morale et de la prise de décision, elle place la considération pour l\u2019humain et les situations singulières qu\u2019il vit.Refusant de déshumaniser le politique, elle préfère la jurisprudence à la loi.Si elle est utopique, c\u2019est en ce qu\u2019elle part du principe que toute situation peut être résolue dans la relationalité qu\u2019elle implique entre des individus humains, vivants, réels.Aussi difficile leur conciliation soit-elle, c\u2019est cette tâche qu\u2019elle situe au cœur du processus d\u2019effectuation de la justice, et dont elle fait la modalité et la finalité mêmes du travail moral.L\u2019éthique du «soin» place la vulnérabilité au cœur de sa conception de l\u2019humain et, partant, au cœur de sa conception de la jus- tice.En considérant que chaque individu est à tout instant immergé dans un réseau de relations qui lui permet d\u2019être et de devenir, «elle creuse les dessous de l\u2019individualisme et en révèle les présupposés négatifs», écrit Fabienne Brugère.Dans des sociétés occidentales qui mettent l\u2019accent sur la réussite, le succès, l\u2019autonomie, et considèrent la fragilité ou l\u2019interdépendance comme des faiblesses et des obstacles à la productivité et à l\u2019efficacité, les pratiques reliées aux soins ont été jugées comme indignes d\u2019occuper le devant de la scène politique.Pourtant, l\u2019efficacité tant valorisée socialement est possible grâce à l\u2019effacement de personnes dans des emplois de service, de maintien, d\u2019assistance.Le terme anglais de «care» rend bien ces multiples fonctions essentielles au maintien du corps social : prendre soin de quelque chose ou de quelqu\u2019un {to care for), se préoccuper d\u2019une chose ou d\u2019une personne, la considérer comme importante {to care about), s\u2019en occuper {to take care of).La prise en charge du soin a été dévaluée et rendue invisible parce qu\u2019elle a été confiée aux femmes \u2014 longtemps considérées comme subalternes, voire juridiquement mineures \u2014 et à la sphère privée.Vouloir la réhabibter aujourd\u2019hui comme un domaine d\u2019activités crucial à la préservation de l\u2019espèce et plus largement du monde (santé, environnement) exige non seulement une réorganisation politique, mais un déplacement radical des priorités.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Ecrivez à arobitaille@ledevoir.com.LA LANGUE DE MOMMY Parti pris et après LISE GAUVIN Écrivaine, critique littéraire et collaboratrice au journal Le Devoir 1 y a une cinquantaine d\u2019années, les ré-dacteius de la revue Parti pris, reprenant à leur compte le diagnostic du Frère Untel concernant l\u2019état de la langue parlée au Québec, considèrent que cette question ne saurait se discuter sans une analyse préalable de la situation politique et du statut social accordé à cette langue.Prenant conscience de l\u2019état de demi-colonialisme dans lequel se trouve alors le Québec, ces écrivains perçoivent la dégradation de leiu langue comme effet de cette domination.Elle devient pour eux symptôme et cicatrice.Poètes et romanciers s\u2019engagent alors dans une pratique volontariste d\u2019une « langue humiliée », langage vernaculaire montréalais appelé jouai et parlé par les classes laborieuses.Dans la situation particulière du Québec des années 1960, leur pratique diffère de l\u2019usage du parler populaire utilisé jusque-là dans Jes romans, «effets de réel» à portée décorative.Ecrire est alors un acte de dévoilement qui s\u2019affirme tout autant acte de rébellion et de contestation.Le désir de réabsme, ou l\u2019intention de «faire vrai», s\u2019y affiche comme un réel parti pris.Décrire devient d\u2019écrire, soit une interrogation sur le pourquoi et pour qui écrire.Une pratique du soupçon.La polémique qui suivifi la fameuse «querelle du jouai», fut déterminante: elle a servi de catalyseiu à une génération d\u2019écrivains qui, sans vouloir proposer un «système bttéraire» fondé sur le parler populaire montréalais ni ime nouvelle langue différente du français, a tenu à revendiquer la bberté entière du créateiu.Et Gérald Godin de préciser: «Le bon français est l\u2019avenir souhaité du Québec, mais le jouai, c\u2019est son présent.» Cependanfi on s\u2019est vite rendu compte que cette langue humiliée était devenue, sous la plume d\u2019un Jacques Renaud dans Le cassé, un véritable blues de la dépossession et avait donné beu, dans Les cantouques de Godin, à une poésie démaquibée, parodique et tendre.Quelques années après l\u2019aventure de Parti pris, alors que la revue cesse ses pubbcations, en 1968, des Belles-Sœurs en colère font leiu apparition siu la scène d\u2019un théâtre subventionné, le Rideau-Vert, et relancent la polémique.Et Tremblay d\u2019avoir à son toiu besobi de se défendre et d\u2019expliquer.11 dit faire un théâtre de «claque sur la gueule» et du jouai une arme pobtique, une arme bn^istique, mais au second degré, sans démonstration apparente.11 avoue aussi avoir bttérarisé le jouai.Bien vite, le succès hors frontière vient légitimer son projet.Le critique du Monde Jacques Cellard écrit en 1973 que «la pièce est en jouai comme Andromaque est en alexandrins parce qu\u2019il faut une langue à une œuvre et une forte langue à une œuvre forte».Les coups de poing de Mommy Qn croyait le débat clos.Vobà qu\u2019b surgit de nouveau avec Mommy, du très talentueux Dolan \u2014 qui lui-même s\u2019exprbne aussi bien en français qu\u2019en anglais.La langue des personnages fait problème et attire l\u2019attention.Qn reproche au cinéaste ses dialogues que l\u2019on pourrait décrue comme ayant recours à «une langue verte, populaire, et quelquefois française», mots avec lesquels Godbi expbqua ses Cantouques.Mais cette langue, qualifiée de «sabir argotique» par le critique de Libération qui dit en comprendre la musique plus que le sens, est surtout réservée aux situations de choc entre l\u2019adolescent et sa mère.A côté de ce re^stre de l\u2019excès, de l\u2019outrance, de la démesiue, existe celui de l\u2019aphasie, de l\u2019bnpuissance à parler représenté par la voisbie, bicapable de dire ses sentiments.Celui encore de la duectrice d\u2019établissement à l\u2019accent pointu et au discours condescendant.Celui enfin de la langue normative, évoquée par la possi-bibté d\u2019im travab de traduction effectué par la mère avec l\u2019aide du dictionnaue.Traduction présente également dans les sous-titres rendus nécessaires pour le pubbc francophone hors Québec (même parfois poiu le pubbc québécois).11 est difficüe de croue que cette thématisation de la langue n\u2019a pas été consciemment orchestrée par un réalisateur soucieux du mobidre de ses effets.Emprisonnés dans leur relation fiision-nelle, la mère et le fils entonnent un nouveau blues de la dépossession, ou plutôt une sorte de rap urbain désespéré et provocant.Mais alors que pour les écrivains de Parti pris, il s\u2019agissait au départ de dénoncer l\u2019état de désintégration d\u2019une langue, le propos, ici, sert davantage à dévoüer l\u2019indifférence d\u2019une société devant la souffrance en utibsant les mots comme autant de coups de poing lancés au visage des specta-teius.Une langue sjunptôme, là encore, qui renvoie à plus de questions que de réponses.
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